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0 Introduction BP

Le document traite de la formation et des techniques de précontrainte du béton, en mettant l'accent sur la pré-tension et la post-tension, ainsi que sur les considérations réglementaires. Il explique les méthodes de précontrainte, les matériaux utilisés, et les classes de structures en béton précontraint selon leur résistance et leur capacité à gérer les fissures. Enfin, il aborde les implications de la précontrainte sur l'équilibre structural et les risques associés à la corrosion des armatures.

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Le document traite de la formation et des techniques de précontrainte du béton, en mettant l'accent sur la pré-tension et la post-tension, ainsi que sur les considérations réglementaires. Il explique les méthodes de précontrainte, les matériaux utilisés, et les classes de structures en béton précontraint selon leur résistance et leur capacité à gérer les fissures. Enfin, il aborde les implications de la précontrainte sur l'équilibre structural et les risques associés à la corrosion des armatures.

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Formation précontrainte du béton

GÉNÉRALITÉS – CONSIDÉRATIONS RÈGLEMENTAIRES

J.L. TRINH, 2025


J. L. TRINH, Maroc 2025

1
Reproduction interdite
Généralités - BETON PRECONTRAINT
Le béton a une faible résistance en traction, une précompression volontaire au préalable de façon artificielle et en
permanence, dans des zones où les charges extérieures, peuvent développer des contraintes de façon qu’au total le béton
reste comprimé ou assez peu tendu pour ne pas risquer de fissurer.
Néanmoins une compression excessive du béton très excentrée, peut générer le risque de fissuration longitudinale des
éléments précontraints par développement des tractions des fissures transversales au tracé des câbles. En pratique, les
actuels moyens sont :
- soit à tendre un élément métallique (câbles, barres), appelée armature de précontrainte, en s’appuyant
convenablement sur l’élément structural en béton,

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- soit en butant sur un massif rigide externe au moyen de vérins de compression plats ou avec une ceinture entourant en
permanence l’élément structural..
La nécessité d’un minimum de précontrainte dans une structure ne résulte en pratique que d’une limitation des
contraintes de traction dans le béton. Ce sont donc les états-limites de service qui sont déterminants pour le choix de la
précontrainte.
Les 2 techniques de précontrainte courantes actuellement en construction en béton, se font à l’aide de câbles ou de
barres en acier dur, soit en en pré-tension ou en post-tension

Reproduction interdite
PRÉ-TENSION EN USINE
Méthode utilisée pour préfabriquer en usine, des éléments précontraints destinés à être incorporés dans des constructions en
tant que produits, Difficile de dépasser des longueurs de poutres de l’ordre de 30 m.
Une armature est tendue préalablement au coulage de la poutre, sur un banc de préfabrication capable de reprendre les efforts
engendrés. Le profil de l’armature est souvent rectiligne ou dévié ponctuellement d’un bout à l’autre du banc de préfabrication. Vient
couler ensuite le béton de la structure, directement au contact des câbles. Après la prise du béton, les câbles sont relâchés à leurs
extrémités et coupés à la sortie de l’élément béton, entraînant le transfert d’effort par adhérence entre les câbles et le béton.
Cette précontrainte emploie des fils crantés à haute limite d’élasticité (HLE), ou de torons constitués de 3 ou 7 fils élémentaires.
La pré-tension s’accompagne des autres techniques de la préfabrication : formulation adaptée des bétons, étuvage du béton
pour accélérer la prise du béton et permettre un décintrement et une mise en précontrainte rapide.

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Les conditions d’emploi sont déterminées par plusieurs facteurs : possibilités de manutention et transport des éléments
structuraux du fait de leur poids et encombrement), dimensions des bancs de préfabrication en usine, …
vérin éléments précontraints préfabriqués Culée rigide

Banc de précontrainte
en usine
3

Reproduction interdite
POST-TENSION
La technique consiste à prendre appui sur le béton déjà durci pour tendre le câble de précontrainte. L’élément en béton est donc
coulé au préalable, avec des réservations (gaine) pour le passage ultérieur de la précontrainte ou disposé préalablement les câbles.
Lorsque le béton atteint une résistance suffisante, l’armature de précontrainte ou active, à enfiler ou déjà posée, est tendu à l’aide de
vérins hydrauliques par leurs extrémités libres.
La post-tension permet de mettre en œuvre des forces de précontrainte beaucoup plus importantes que la pré-tension, limitée
par la capacité du banc de préfabrication. Technique très utilisée in-situ pour des ouvrages d’art, des structures de grandes portées.
Les matériaux utilisés pour la précontrainte par post-tension peuvent être des câbles constitués : - de torons; - de fils boutonnés;-
des barres de précontrainte.
La précontrainte peut être : - intérieure au béton, les câbles gainés sont entièrement noyés dans le béton de la structure ; une

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fois tendus les gaines sont injectées au coulis de ciment, si l’adhérence au béton est recherchée ;
- extérieure du béton et les liaisons mécaniques à la structure ne se font que ponctuellement aux ancrages et déviateurs. Pour
leur protection, les gaines sont injectées de cire ou graisse.

Reproduction interdite
Câble à torons

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Ancrage actif et vérin hydraulique Ancrage fixe, noyé dans le béton

TECHNOLOGIE Post-contrainte du
béton (1)

Reproduction interdite 5
Corrosion des câbles extérieurs post-
tendus avec protection non pérenne

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Principales constructions en béton précontraint
Précontrainte : précomprimer l’élément structural en béton, destiné par la suite à travailler en traction sous son chargement.

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CONCEPT - Précontrainte d’une structure isostatique – Equilibre structural global (1)
La mise en tension d’un câble crée un ensemble de forces {F} exercées par le câble sur le béton.
- Post-tension : {F} = efforts P (ancrage) + efforts de frottement q + pressions p du câble courbe, en auto-équilibre : {F} = 0

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- Pré-tension : {F} id. = efforts de cisaillement q aux 2 bouts du câble, sur la longueur de transmission des forces + p si câble courbé
Action du béton sur le câble, flexible en équilibre par des forces {Φ} : {Φ} = - {F} = 0
Sous la seule action de la précontrainte {F} et des réactions d’appuis {R} de la précontrainte, le béton est en équilibre :
{F} + {R} = 0 . Donc {R} = 0
Les effets de la précontrainte appliquée à la structure béton, restent dans le béton. Par ailleurs, dans une structure
isostatique les appuis ne gênent nullement tout déplacement qui pourrait s’y développer : réactions individuelles sont nulles.

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CONCEPT - Précontrainte d’une structure isostatique – Equilibre local interne (2)
Soit une structure précontrainte par un câble longitudinal :
– L’ensemble « poutre + câble » est en auto-équilibre,
z
aucune réaction d’appui y P.Ԧt
– Le câble, seul, sans rigidité, en équilibre sous les forces G
d’ancrage et les réactions du béton, est funiculaire de ces ep x
actions.
A une section droite (Σ) partageant le câble en deux
tronçons Pg et Pd, , la structure en béton en deux blocs Bg et
Bd . L’action de la partie gauche de la structure sur la droite à
travers (Σ), est un torseur de forces internes de résultante

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tangente à la ligne du câble : P.Ԧt.
P 
1 - C’est la méthode interne du modèle mécanique de calcul. Dans le référentiel intrinsèque lié Vp= Psin ( <0)
à la ligne moyenne de la structure : Np = Pcos  ; Vp = Psin  et Mp = Peo cos 
En général,  l’angle que fait le tracé du câble avec la direction de l’axe de la poutre est faible : Np=Pcos 
cos   1,0) et Np = Po  cste ; Vp = Po tg et Mp = Poe0 (x), 𝑡Ԧ
Ces forces internes ne dépendent que de e0 (x) et non de la déformée de la structure, la poutre
est en équilibre indifférent vis-à-vis de l’instabilité (flambement). La précontrainte intérieure
n’entraine pas d’instabilité.
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Reproduction interdite
CONCEPT - Précontrainte d’une structure isostatique – Méthode interne (2)
Applicable uniquement aux systèmes composés de poutres
Torseur des efforts internes dû à la précontrainte dans la section droite se réduit à la force de tension du câble tangente à
son profil au point M (d’abscisse x) : Np = Pcos (x) ; Vp = Psin (x) et Mp =Pe0 cos (x)
En général,  l’angle que fait le tracé du câble avec la direction de l’axe de la poutre est faible : cos(x)  1,0 et sin(x)  0

y, eo(x)
Tracé parabolique
Pcos Pcos(x)  P cste ( Np effort normal )

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P
O x  Psin  (Vp , effort tranchant)  0
Psin eo(x) p
f pas de réaction d’appui de précontrainte

Moment fléchissant Mp x  Po eo x
l

Un câble rectiligne centré n’apporte qu’une compression uniforme de la section Si droit excentré il induit en plus
une flexion uniforme.
Parabole ? Un fil flexible du fait de la gravité terrestre. prendra dans le plan vertical une forme d’une chainette
approximée par une parabole. 10
Reproduction interdite
A - CONCEPT - Précontrainte d’une structure isostatique – Méthode directe (2)
Action du câble  p (réaction poussée du béton sur le câble) +
Modèle mécanique de calcul
p P (ancrage), considérée comme un chargement extérieur.
Un fil flexible du fait de la gravité terrestre. prendra dans le
plan vertical une forme d’une chainette approximée par une
parabole. 4f
y, eo(x) Tracé parabolique eo x = − 𝑙−x x Eq. d’une parabole
 𝑙²
Pcos d2 eo (x) 8f
O x p=P ≈P
dx² 𝑙²
Psin

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eo(x) f + effort normal Np : Pcos  P cste
+ Rp = Vp (effort tranchant )= pl/2 - Psin  = Pf/l - Psin  0
l + Moment fléchissant :
px 𝑙 − x 4f
Rp Rp Mp x = − = −P 2 𝑙 − x x = Peo x
2 𝑙
NOTE - Cet effet peut être pris en compte pour équilibrer une partie de charges permanentes
Un câble rectiligne centré n’apporte qu’une compression uniforme de la section droite. Excentré droit, il induit en
outre une flexion simple constante dans toute la zone du câble.
Méthode directe, plus générale avec la RdM, plus souvent utilisée par les logiciels de calcul de structure
11
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A - CONCEPT - Précontrainte d’une structure hyperstatique – Equilibre local interne
z
Soit dans une structure en béton, précontrainte par un y P.Ԧt
câble longitudinal, en un point donné on considère une G
section droite (Σ) qui partage le câble en deux tronçons Pg ep x
et Pd et l’élément en béton en deux parties Bg et Bd
A travers (Σ), l’action de Bg sur Bd :
{SP} : action du câble de précontrainte sur la partie Bd, {Rg}
se résume en une force tangente au câble en M : P.Ԧt . Rg
{Rg} : système des appuis surabondants sur Bg

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- Dans la portion Bg, le système d’action du béton sur le câble - {Φg} = {SP}
- Le tronçon de câble (Pg) est en équilibre sous les efforts {Φg} et {P. t } : {Φg} + {P.Ԧt } = {0}
- La partie béton (Bg) est en équilibre sous le système d’efforts {SP} et aux réactions d’appui {Rg} : {Φg} + {SP} + {Rg} = {0} .
Les appuis surabondants développent des réactions de précontrainte non nulles : {Rg}  {0} mais {Rgi} = {0}
Effets de la précontrainte : partie ISO partie HYPER ex. les effets moment fléchissant avec P = cste
Peo Mh
eo (x) : tracé du câblage
eoo (x) = eo (x) + Mh/P : ligne de précontrainte
Tracé concordant : Mh = 0 12
Reproduction interdite
Classement des structures précontraintes en béton (1)
Principe : précomprimer un élément structural en béton, destiné par la suite à travailler en traction sous son chargement.
Les Règles antérieures françaises BPEL séparaient nettement le béton armé et le béton précontraint total (sans traction
en service dans toute section droite ,).
Pour réduire les conséquences d’une forte précompression du béton (nécessité de résistance élevée à jeune âge, son
fluage, …), le Comité mixte C.E.B.-F.I.B. a défini 4 classes de constructions en béton,dont la Classe I différenciant des
classes suivantes par la conception par les situations admises pour l'allongement du béton tendu et les risques de sa
fissuration éventuelle, donc du degré de la précompression initiale .
Classe II (précontrainte partielle), traction du béton admise tout en la limiter suffisamment pour que sa fissuration soit
peu probable sous le chargement maximal en exploitation courante.
Classe III (béton armé précontraint), fissuration du béton tendu est considérée comme normale, tout en y limiter

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l'ouverture des fissures à 0,2 mm environ suivant l'agressivité du milieu ambiant.
Classe IV, est le béton armé classique
La distinction s’estompe, avec la norme européenne Eurocode 1992-1-1 qui traite dans un texte unique, globalement les
constructions utilisant le matériau béton renforcé par des armatures en acier, qu’elles soient passives ou actives.
Dans les classes intermédiaires II et III, des armatures usuelles pour béton armé (passives) sont nécessaires, en sus de
celles actives de précontrainte tendues en permanence pour assurer la compression. Ces aciers passifs servent à limiter
l'ouverture des fissures, à compléter la résistance vis-à-vis de la rupture et du feu. Mais se pose le problème de la durabilité
des armatures de précontrainte qui peut se retrouver dans du béton fissuré, risquent de se rompre de façon fragile :
- soit par corrosion sous tension, si se trouvant au droit des fissures, longtemps exposées à une atmosphère corrosive ;
- soit par fatigue, à couturer les fissures du béton s'ouvrant à chaque application des charges maximales. 13
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Comparaison de déformations de poutres post-tendues
à différents degrés de précontrainte

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R R’

Précontrainte partielle –Essais de poutres continues


J. L. TRINH, N° 530, Janvier 1995, Annales de l’ITBTP

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Redistribution des efforts internes due à la déformation élastique,
puis la fissuration dans une poutre continue post-tendue

R’ Appui intérieur

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R Appuis extérieurs

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Définition normative de la précontrainte des structures en béton : NF EN 1992-1-1

[Link] Armatures de précontrainte ‘ou acier actif, non adhérents et câbles de précontrainte extérieurs.
Eléments post-tendus non adhérents : conduits ne sont pas injectés et demeurent ainsi.
Précontrainte par aciers actifs extérieurs à la section de béton qui peuvent être enrobés de béton après la mise en tension, ou
comporter un revêtement de protection.

[Link] Précontrainte. Procédé consistant à appliquer des forces à la structure en béton, par mise en tension d'armatures
par rapport à l'élément en béton.
NOTA - Terme «précontrainte» désigne globalement l'ensemble des effets permanents du procédé, tant les efforts internes

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dans les sections que les déformations de la structure.

NOTATIONS : P0 : Force initiale à l'extrémité active de l'armature de précontrainte immédiatement après la mise en tension
fp : Résistance en traction de l'acier de précontrainte
fp0,1k : Valeur caractéristique de la limite d'élasticité conventionnelle à 0,1 % de l'acier de précontrainte
P : Coefficient partiel relatif aux actions associées à la précontrainte P
S : Coefficient partiel relatif à l'acier de béton armé ou de précontrainte
S,fat : Coefficient partiel relatif à l'acier de béton armé ou de précontrainte sous chargement de fatigue
uk : Valeur caractéristique de la déformation relative de l'acier de béton armé ou de précontrainte sous charge maximale
µ : Coefficient de frottement entre les armatures de précontrainte et leurs conduits
 : Rapport de la capacité d'adhérence des aciers actifs à l’adhérence des armatures de béton armé (aciers passifs)
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Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (1)

0 y
M = MEd+Pep P e
MEd y V
MEd M=0
G P G
es ep
P Ap V’
Pep P
Aire :B
As
Inertie de flexion : I

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Déplacement N : M est diminué de Pep ep < 0 e= 0 ep < 0 e> 0
N=P N=P
Torseur des efforts en G
M = MEd+Pep M = MEd+Pep- Pe = 0
e =MEd/P+ ep

Connaissant e et les caractéristiques géométriques de la section droite, on déduit (y)


la distribution de contraintes normales sur la hauteur de la section : y
P Pe G
𝜎 𝑦 = + y
B I
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Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (2)
Conséquences du constat précédent, par ex. une section en béton précontraint soumise à un
moment positif (fibre inférieure mise en traction) Mm et MM > Mm

Premier dimensionnement, pour de effets d’actions Deuxième dimensionnement :


Mm  M  MM = Mm + M Mm +Mm (> 0)  M  MM
Solution : béton B , P de précontrainte placée à ep Solution : même B et P de précontrainte mais abaisser la
Sous MM le diagramme de contrainte est déterminé position du câble de ep en considérant
par eM : ep = - Mm / P

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M + ∆M
m
eM = ep +
P Mm + ∆Mm + ∆M
e′M = ep + ∆ep + = eM
P

NOTE - A la limite, on peut commencer le dimensionnement en considérant Mm = 0. Si Mm > 0 , il suffit de


déplacer la position du câble d’une hauteur : ep = - Mm / P. A condition que le câble puisse encore dans la
section de béton avec un enrobage convenable pour le protéger de la corrosion
ep = v ′ − d′
d′ : distance de l′ axe de l′ armature de précontrainte à la ibre inférieure et d à la fibre supérieure,
18
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Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (3)
Noyau central d’une section droite symétrique, caractérisé par un rendement de la section :  = I / Bvv’
Section rectangulaire  =1/3
y y
σ1s 0 σ1s
σ2s σ2s
MEd y P v
V v
Mm MM
G 0 G v′ 0 G
P P v′
V’
σ2i σ1i σ2i

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0 σ1is

Détermination de la précontrainte : force P et son excentricité ep , dans le cas d’une section de béton considérée
admise de travailler en précontrainte partielle..
y 𝜎2𝑠
𝜎2𝑠
P (G+Q) P Limite supérieure
du noyau central
MM M* 0 G (0)=P/B
0 G (0)=P/B
I Notation
MM ∗ = MM + σ2i ′ (G+Q)
1 (G+P)
v
𝜎2𝑖 < 0 2 (G+P+2Q)
0
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Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (4)
Cas d’une section sous-critique : lorsque le moment appliqué varie de M*m et M*M le centre de pression
(point de passage) de la force normale P (force de précontrainte) parcourt la hauteur du noyau central
∗ ∗
MM − Mm ΔM + σ2i IΤv ′ + σ1s IΤv
PI = =
y ρ v + v′) ϱh
y
v v
v P v
M passant de Mm* à MM*
0 0 Noyau correspond au déplacement de P M * Noyau
Mm* 0 0
G central sur la hauteur (v’+v) M
G central

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-v’ -v’
P
v’
v’
v’ , v et d’ sont en valeur positive, ep est en valeur algébrique
Mm∗
′ ≥ −v ′ + d′
Position du câble de précontrainte ep (en valeur algébrique) : ep = −ρv −
P
Cas où Mm ne « coûte » pas
si MEd< 0 (fibre supérieure tendue) : ep ≤ v − d

20
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Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (5)

Cas d’une section surcritique : sous la variation du chargement de 0 à M*max , le centre de pression se déplace
sur une hauteur qui sort des limites du noyau central, mais reste dans la hauteur physique de la section droite
y y

v M (>0) passant de 0 à MM* P v


correspond au déplacement de P
Noyau MM* Noyau
Mm * 0 sur la hauteur : - ep + v 0
central central M*/P

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P ep -v’ MM∗
MM + σ2i IΤv ′ ep -v’
PII = = câble

ρv + v − d′ ′
ρv + v − d′ d’
câble d’
ep
Position du câble de précontrainte ep (en valeur algébrique) :
∗ Τ ′
M M M M + σ2i I v
ep = −ρv ′ − = −ρv ′ − ≥ −v ′ − d′
P P
Cas où Mm « coûte »
21
Reproduction interdite
Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (6)

Ces qualificatifs impliquent simplement la possibilité d’atteinte de 2 contraintes limites adoptées dans le
premier cas et d’une seule contrainte de traction dans le second.

Hypothèse d’une section sous-critique


∗ ∗
MM − Mm ΔM + σ2i IΤv ′ + σ1s IΤv
PI = = (A)
ρ v + v′) ϱh

MM Bσ2i MM Bσ1𝑠

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ep = ρv − = ρv 1 − − ′
= ρv 1 − (B)
P P P P
(B : ’aire de la section droite)
I ∆M I ∆M
= (C) = (D)
v σ2s − σ1s v′ σ1i − σ1i

(C) et (D) sont des équations de coffrage qui ne font pas intervenir la précontrainte. Elles permettent de choisir la
géométrie de la section droite.
(A) fournit la précontrainte et (B) son excentricité.

22
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Précontrainte de section droite en flexion – Eléments théoriques (6)
Hypothèse d’une section sur-critique
Se limitant au cas d’une flexion positive (traction en fibre inférieure sous MM)

MM + σ2i IΤv ′
PII = (A’)
ρv + v ′ + d′
ep = −(v ′ − d′ ) (B’)

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I ∆M
= (C’)
v′ σ1i − σ1i

MM + σ2i IΤv ′ B v ′ σ2s + vσ2i (D’)


PII = =
ρv + v ′ − d′ h

(C’) et (D’) définissent le coffrage , (A’) fournit la précontrainte et (B’) son excentricité.

23
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Normalisation de conception des structures en béton : Eurocodes 2 (1)
Normes NF EN 1992-1-1 (Règles générales – Règles pour bâtiments) et NF EN 1992-2 (Règles pour les ponts)
+ AN complément non contradictoire du pays d’emploi).
Partie 1-1 définit l’essentiel de la précontrainte des structures en béton, obtenue par la mise en tension d’armatures
(barres, fils et torons). Eléments indispensables sous forme de règles spécifiques, les particularités de la précontrainte par
pré-tension, post-tension interne ou extérieure et non adhérente, y sont abordées.
Partie 2 : compléments spécifiques nécessaires à la conception des ponts.
Les caractéristiques des armatures de précontrainte, sont conformes à la norme prEN 10138 (en cours de préparation),
ou à défaut définies dans une Evaluation Technique Européenne ÉTE (remplaçant l’ancien ATE).

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Le système de précontrainte kits , s’il n’est pas mis en œuvre par son producteur, doit bénéficier d’un marquage CE et
d’une ÉTE.
L’ ÉTE est délivrée par des organismes d’agrément (ex. en France le CEREMA , ex. SETRA), sur la base de certaines
expérimentations et du guide d’agrément technique européen ETAG 013.
Ensuite, le kit fait dans le cadre de la délivrance de l’ÉTE l’objet d’une attestation de conformité, certifiant la conformité
du produit mis sur le marché avec celui testé. Cette dernière étape aboutit au marquage CE , délivré par un organisme de
certification (ex. ASQQE en France).
Doté de ce marquage CE , le produit est présumé conforme aux exigences essentielles de la Règlementation des
Produits de Construction RPC utilisable sans avoir à subir de vérification de conformité à une règlementation nationale des
pays membres de l’Union Européenne.
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Précontrainte - Informations pour application de l’Eurocode NF EN 1992-1-1
Principales informations pour le calcul selon la norme (bâtiments) :
Clause 3,3 : Acier de précontrainte (Propriétés, Résistance, ductilité, fatigue, gaine pour armature, hypothèses de calcul)
3.4 : Dispositifs de précontrainte (ancrages et coupleurs et propriétés mécaniques, précontrainte extérieures
Clause 4.4 : Durabilité - Méthodes de vérification (enrobage)
Clause 5.10.2 : Force de précontrainte à la mise en tension, valeur maximale, contrainte limite du béton, mesures.
Force de précontrainte. Pertes instantanées par pré-tension. Pertes instantanées par post-tension (dues à la déformation
instantanée du béton, au frottement, glissement aux ancrages). Pertes de précontrainte différées en pré-tension et en post-
tension. Prise en compte de la précontrainte dans l'analyse structurale. Effets de la précontrainte à l'état-limite ultime. Effets de la
précontrainte à l'état-limite de service et à l'état-limite de fatigue

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Clause 6.8.4 : Fatigue – Justification de résistance des armatures de béton armé et armatures de précontrainte
Clause 8.10 : Armatures de précontrainte (Disposition des armatures de précontrainte et des gaines, …)
Armatures de précontrainte par pré-tension, gaines de précontrainte pour post-tension, Ancrage des armatures de
précontrainte par pré-tension (longueur d’ancrage, Transfert de la force de précontrainte), Ancrage de l'effort de traction à l'état-
limite ultime, Zones d'ancrage des éléments précontraints par post-tension, Ancrages et coupleurs pour armatures de
précontrainte, déviateurs)
Section 10 : Règles pour les structures préfabriquées en béton ( Acier de précontrainte - Propriétés mécaniques, effets du
traitement thermique sur la perte de précontrainte)
Clause 10.5.2 : Pertes de précontrainte
Annexe D (I) : Méthode de calcul détaillée des pertes de précontrainte par relaxation 25
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Précontrainte - Informations pour application de l’Eurocode NF EN 1992-2

Les principales informations utilisées dans le calcul dans la norme NF EN 1992-2 (ponts), en addition de celles
précédentes de NF EN 1992-1-1 :
Clause 4.3 : Exigences de durabilité (103) : armatures de précontrainte extérieures, Cf. ÉTE du système de
précontrainte
Clause 5.10.8 : Eléments et structures précontraints (Effets de la précontrainte à l'état limite ultime, Cf. 6.1 )
Clause 6,1 : Flexion simple et flexion composée (provisions contre la rupture fragile)
6.2.2 (101) : Éléments en pré-tension sans armature d'effort tranchant, effet de l’armature de pré-tension

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6.2.3 : Éléments avec armatures d'effort tranchant (effets des armatures de pré-tension)
6.2.3(107) : Éléments avec armatures d'effort tranchant (effets des armatures de précontrainte inclinée)
6.8.4: Fatigue - Procédure de vérification pour armatures passives et actives
Tableau 7.101N et note : Valeurs recommandées de wmax et règles de combinaison pertinentes
Clause 8.10.3 : Armatures de précontrainte - Zones d'ancrage par post-tension
8.10.4 (105) : Dispositions des ancrages et coupleurs pour armatures de précontrainte (Distance minimale
entre sections de couplage des armatures de précontrainte)
Annexe D (I) : Méthode de calcul détaillée des pertes de précontrainte par relaxation

26
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Précontrainte - Sécurité et Certification ÉTE
Fournitures des informations importantes tant pour la conception que la préparation du dossier de
chantier (contrôle et exécution)
- Usages possibles (précontrainte extérieure; câblage remplaçable; …)
- Gamme d’ancrage (par ex; de 3 à 37 T15 ou T15S)
- Description des systèmes, composants et dimensions
- Rayons de courbure minima admissibles suivant le type de gaine
- Longueur libre à respecter derrière l’ancrage, encombrement des vérins, ancrage en pré-tension, …

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- Longueur libre à respecter à la sortie de l’ancrage, cas de la pré-tension
- Coefficients de frottement k et :
- Rentrée d’ancrage lors de la mise en tension;
- Résistance minimale moyenne du béton fcm,0 , à respecter à la mise en tension;
- Entr’axe et enrobage des ancrages, fonction de fcm,0
- Frettage derrière l’ancrage , fonction de fcm,0 et possibilité d’adaptation,
- Type d’injection
- Recommandations, sur le transport, le stockage, la manutension, …
27
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EC0, clause 2.2 : ANNEXE Principe du calcul semi-probabiliste - Gestion de la fiabilité
Fiabilité différenciée : - 3 classes de conséquence pour tenir compte de la défaillance de la structures
CC1 (faible) à CC3 (élevée). - 3 classes de fiabilité RC1 à RC3 associées aux CCi
1) Les 3 classes de fiabilité RC, peuvent être définies en utilisant le concept d'indice de fiabilité  .
E/E Limite du domaine
Point de calcul de service R
= m
R −E
Ed/E  (indice de fiabilité)= m m Em
Ek = Em+ kE E R 2 + 2 R
F Df E k = k
Les phénomènes R et E Ek/E C d Ek
suivent des lois normales Ck

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de caractéristiques : Em/E Cm Rk
Rd =
(Rm,R) et (Em,E) Ds M
probabilité de défaillance (EC0, Tab. C.1) M Ed =  F E k
pf 0,1 10-2 10-3 10-4 10-5 10-6 10-7 R/R
 1,28 2,32 3,09 3,72 4,27 4,75 5,20 Rd/R  F Ek 
Rk
M
EC2 , ELU : 50 ans (3,8) 1 an (4,7) Rk/R Rk = Rm- kRR
Rm/R 28
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ANNEXE EC0, Tab. 2.1 - Durée indicative d'utilisation de projet

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*

* ouvrages en site maritime, ouvrages d’art … : durée à prendre en compte, 100 ans.
29
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ANNEXE EC0 - Vérification codifiée des Eurocodes
Situations

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ELU : sécurité des personnes et/ou la sécurité de la structure, incluant éventuellement les états précédant un
effondrement structural
ELS : fonctionnement de la structure ou des éléments structuraux en utilisation normale, confort des personnes,
aspect de la construction 30
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ANNEXE EC0, Tab. A1.2(B)/NA - Combinaisons des actions de calcul ELU (STR/GEO)

Permanentes
Situations de
Principale (le
projet durable Dominante* Autres
défavorables favorables cas échéant)
et transitoire

NA : choix Eq. [6.10] 1,35Gkj,sup Gkj,inf Q,1 Qk,1 Sans objet Q,i o,iQk,i
NOTE 2 - Gj,sup = 1,35; Gj,in = 1,00; Q,1 et Q,i = 1,50 si défavorable (0 si favorable). Valeurs de  dans le cas des

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déformations imposées : Cf. NF EN 1991 à 1999.
NOTE 3 - Les valeurs caractéristiques de toutes les actions permanentes d'une même origine même de différents
matériaux sont G,sup en cas d’effet total résultant est défavorable et G,inf si favorable.

31
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ANNEXE EC0, Tab. A1.4 – ELS : Combinaisons des actions
Permanentes Gd Actions variables Qd
Combinaison
défavorables favorables Dominante Autres
Caractéristique Qk,1 o,iQk,i
Fréquente Gkj,sup Gkj,inf 1,1Qk,i 2,iQk,i
Quasi-permanente 2,1Qk,i 2,iQk,i

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ANNEXE EC0, Tab. A1.3 : Combinaisons d'actions accidentelles et sismiques

**) Les actions variables : Cf. Tab. A1.1 de l’EC1-1-1 *) choix NA


32
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ANNEXE EC0, Tab. A.1.1/NA – Ex. Coefficients partiels i pour bâtiments
Action o 1 2
Charges d'exploitation des bâtiments, catégorie (NF EN 1991-1-1)
Catégorie A : habitation, zones résidentielles 0,7 0,5 0,3
Catégorie B : bureaux 0,7 0,5 0,3
Catégorie C : lieux de réunion 0,7 0,7 0,6
Catégorie D : commerces 0,7 0,7 0,6
NA : Catégorie E1 : stockage 1,0 0,9 0,8
E2 : usage industriel - E2-a : installations et unités de production 1,0 1,0 1,0
E2-b : matériels roulants lourds pour la manutention des produits ou l’entretien des machines 1,0 1,0 0,3
E2-c : personnel, approvisionnement en produits, déchets et matériel roulant léger, liés au

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fonctionnement des machines. 0,7 0,7 0,6
Catégorie F : zone de trafic, véhicules de poids ≤ 30 kN 0,7 0,7 0,6
Catégorie G : zone de trafic, véhicules de poids entre 30 et 160 kN 0,7 0,5 0,3
Catégorie H : toits 0 0 0
Charges dues à la neige sur les bâtiments (NF EN 1991-1-3) : altitude H > 1 000 m a.n.m. 0,70 0,50 0,20
lieux à une altitude H ≤ 1 000 m a.n.m. 0,50 0,20 0
Charges dues au vent sur les bâtiments (NF EN 1991-1-4) 0,6(0,77) 0,2 (0,2) 0 (0)
Température (hors incendie) dans les bâtiments Cf. EN 1991-1-5) 0,6 0,5 0
NA : Charges de neige à Saint-Pierre et Miquelon 0,7 0,5 0,2
33
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BASE DE CALCUL, Clause [Link] : Coefficients partiels relatifs à la précontrainte
1) Précontrainte destinée, dans la plupart des situations, à avoir des effets favorables, donc utiliser le coefficient partiel relatif
P,fav pour la vérification à l’ELU. La valeur de calcul de la précontrainte peut être basée sur la valeur moyenne de la force de
précontrainte (Cf. EN 1990, Section 4).
NOTE - Valeur de P,fav à utiliser dans un pays donné, Cf. son AN.
La valeur recommandée pour les situations de projet durable et transitoire : P,fav = 1,0. Id. pour la fatigue F,fat. (Clause [Link])
2) Précontrainte extérieure, utiliser P,unfav .dans la vérification de l'état-limite de stabilité EQU
NOTE - Valeur de P,unfav à utiliser dans un pays donné, [Link] AN. Valeur recommandée pour l'analyse globale : P,unfav = 1,3.

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3) Coefficient partiel relatif aux charges de fatigue. Vérification des effets locaux; utiliser [Link] (1)
NOTE - Valeur de P,unfav (=1,2) à utiliser dans un pays donné, [Link] AN,

Clause [Link] : Coefficients partiels relatifs aux matériaux


1) Coefficients partiels relatifs aux matériaux Situation C (béton) S (acier ba) S (acier bp)
pour vérification C et S, aux ELU (Tab. 2.1N) ou Durable et transitoire 1,5 1,15 1,15
AN du pays Accidentelle 1,2 1,0 1,0
2) Coefficients partiels C et S matériaux pour vérification aux ELS, Cf. dans les articles spécifiques ou AN du pays .
NOTE - Si non définis la valeur recommandée pour des situations non couvertes par la norme : C = S = 1,0.
3) Valeurs plus faibles de C et S , à justifier par des dispositions réduisant l'incertitude sur la résistance calculée (Cf.
Annexe A (I) 34
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MATERIAUX, Clause 3.3.1 : Acier de précontrainte - Généralités
1)P S'applique aux fils, barres et torons utilisés comme armatures de précontrainte dans les structures en béton.
2)P Doit posséder un niveau faible de susceptibilité à la corrosion sous tension.
3) Suffisamment faible, OK si satisfait aux critères spécifiés dans le prEN 10138 ou donnés dans une ÉTE (ATE)
4) Exigences relatives aux propriétés des armatures concernent les matériaux en place dans la structure.
5)P Aciers conformes au présent Eurocode, la résistance en traction fpk, la limite d'élasticité conventionnelle à 0,1 % fp0,1k
et l'allongement sous charge maximale uk, spécifiés en termes de valeurs caractéristiques

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(9)P A la livraison, accompagnée d'un certificat donnant toutes les informations pour identification au regard des
caractéristiques (i) à (iv) du 3.3.2 (2)P et, au besoin, des informations complémentaires.
10)P Fils et barres, aucune soudure. Les fils constitutifs des torons peuvent comporter des soudures décalées, si
uniquement être réalisées avant tréfilage à froid.

Clause 3.3.2 : Propriétés de calcul


1)P Cf. prEN 10138 ou l’ ÉTE.
2)P Classées en fonction des caractéristiques suivantes : i) résistance, décrite par limite d'élasticité conventionnelle
à 0,1 % (fp0,1k); par la ductilité ( k= fpk/fp0,1k , = 1,1 ou AN du pays) et par l'allongement sous charge maximale uk
ii) Classe de la relaxation
iii) Aire ou section
iv) Caractéristiques de surface 35
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Clause 3.3.3 : Comportement non-linéaire et résistance des
aciers de précontrainte

1)P Valeur caractéristique = fp0,1k correspondant à charge 0,1 % d'allongement rémanent (limite d'élasticité conventionnelle
à 0,1 % / aire nominale de la section Ap): et fpk = valeur caractéristique de la charge maximale en traction directe/ Ap
σp
fpk σp
fpk

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fp0,1k fp0,1k fpk /s
fyd = fp0,1k /s
Diag. de calcul: uk 
Fig. 3.9

Contrainte
Fig. 3.10
195 GPa : torons
Ep= 205 GPa : fils et barres

0 ud 
0,1% uk Allongement uk 36
0

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Clause 3.3.5 : Fatigue
1)P Résistance de fatigue suffisante.
2)P Etendue de contrainte pour la fatigue, dans le cas des armatures de précontrainte, conforme à prEN 10138 ou
donnée dans une ÉTE (ancien ATE) appropriée

Clause 3.3.6 : Hypothèses de calcul

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1)P Analyse structurale réalisée avec l'aire nominale de la section des armatures de précontrainte et les valeurs
caractéristiques fp0,1k ; fpk et uk :
2) Module d'élasticité des fils et barres : Ep = 205 GPa, varier entre 195 et 210 GPa, Cf. certificat de livraison.
3) Module d'élasticité des torons Ep = 195 GPa , varier entre 185 et 205 GPa, Cf. certificat de livraison.
4) Masse volumique moyenne des armatures de précontrainte supposée = 7 850 kg/m3 pour le calcul.
5) Valeurs valables pour des températures  [– 40 °C ; + 100 °C] pour l'armature de précontrainte en place dans structure.
6) Valeur de calcul de la contrainte de l'acier fpd = fp0,1k /S (Fig. 3.10).
7) Dimensionnement des sections avec :- branche inclinée, avec une limite de déformation ud , calcul possible avec la
relation contrainte-déformation réelle, la contrainte au-delà de la limite d'élasticité étant réduite de manière analogue à la Fig.
3.10, ou
- branche supérieure horizontale, sans limite pour la déformation
37
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Clause 3.4.1 : Dispositifs de précontrainte - Ancrages et coupleurs
1)P Règles applicables aux dispositifs d'ancrage (ancrages) et d'assemblage (coupleurs) des constructions précontraintes
par post-tension. i) ancrages utilisés pour transmettre les efforts des armatures au béton dans la zone d'ancrage ;
ii) coupleurs utilisés pour assurer la continuité d'armatures individuelles
2)P Ancrages et coupleurs conformes à l’ÉTE du système de précontrainte concerné
3)P Détails constructifs des zones d'ancrage conformes à 5.10, 8.10.3 et 8.10.4.
- Propriétés mécaniques - Armatures de précontrainte ancrées

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1)P Caractéristiques de résistance des assemblages armature-ancrage et armature-coupleur, d'allongement et de fatigue sont
suffisantes pour satisfaire aux exigences du projet si :
2) i) caractéristiques géométriques et mécaniques des composants, conformes à l’ÉTE concernée sans rupture prématurée
ii) Rupture de l'armature non causée par sa liaison avec l'ancrage ou le coupleur.
iii) Allongement à rupture des assemblages est  2 %.
iv) Assemblages-armature-ancrage non situés dans des zones fortement sollicitées
v) Caractéristiques de fatigue des composants des ancrages et des coupleurs conformes à l’ÉTE concernée.
- Organes d'ancrage et zones d'ancrage
1)P Résistance des organes d'ancrage et des zones d'ancrage, suffisante pour permettre le transfert de la force de
précontrainte au béton, et que l'apparition des fissures n’altère pas le fonctionnement des ancrages.

38
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Clause 3.4.2 : Armatures de précontrainte extérieures (non adhérentes) .
- Généralités
1)P Armature extérieure est située à l'extérieur de la section de béton associée, et reliée à la structure par
des ancrages et des déviateurs uniquement.
2)P Système de précontrainte des armatures extérieures utilisé, conforme à l’ÉTE concernée.
3) Suivre les règles, données en 8.10, pour les dispositions constructives.

- Ancrages

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Dans la zone d'ancrage, l’ÉTE
concernée indique le rayon de
courbure mini de l'armature.

39
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ANALYSE STRUCTURALE, Clause 5.10.1 : Précontrainte par post tension - Généralités
1)P Dans l’EC2 : force appliquée au béton provient de la mise en traction des armatures .
2) Effet de la précontrainte, pris comme une action ou comme une résistance causée par la déformation et la courbure
initiale.
3) Effets agissant moment et effort normal considérés résultent des cas des charges des combinaisons d'actions, Cf. l’EC0
4) Limiter la contribution des armatures de précontrainte à celle apportée par leur surtension lors de la vérification de la
résistance de la section, calculée en supposant que l'origine de la courbe contrainte-déformation de cet acier est déplacée du

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fait de la tension initiale
5)P Eviter toute rupture fragile de l'élément par la ruine des armatures de précontrainte
6) En appliquant une ou plusieurs des méthodes citées ci-dessous :
- Méthode A : ferraillage minimal conforme à 9.2.1. NA
- Méthode B : armatures adhérentes précontraintes par pré-tension. NA
- Méthode C : accès aisé aux éléments précontraints pour vérifier et contrôler l'état des armatures
- Méthode D : démontrer de manière satisfaisante la fiabilité des armatures de précontrainte.
- Méthode E : si rupture devait se produire pour la combinaison fréquente d'actions du fait (accroissement de la charge ou une
réduction de la précontrainte), garantir que soit la fissuration se produirait avant que la résistance ultime. NA

40
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Clause 5.10.8 : Effets de la précontrainte à ELU
Considérer les pertes ci-après, se produisant lors de la mise en tension :
i) pendant le processus de mise en tension : perte due au frottement au niveau des déviations (dans le cas des fils ou
des torons courbes) et pertes dues à la rentrée d'ancrage ;
ii) avant le transfert de la force de précontrainte au béton : perte due à la relaxation des armatures de précontrainte
pendant la période entre la mise en tension des armatures et le transfert ; aussi par la cure thermique
iii) au moment du transfert de la force de précontrainte au béton : perte due à la déformation élastique du béton,.

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Clause 5.10.9 : Effets de la précontrainte à l’ELS et à l’EL fatigue
1)P Calculs aux ELS . Tenir compte des variations possibles par 2 valeurs caractéristiques de la force de
précontrainte : supérieure Pk,sup = rsup Pm,t (x) (5.47) et inférieure Pk,inf = rinf Pm,t(x) (5.48)
NOTE – ¨Pré-tension et armatures non adhérentes : rsup = 1,05 et rinf = 0,95
- Valeurs recommandées pour la post-tension avec armatures adhérentes : rsup = 1,10 et rinf = 0,90
- Lorsque des mesures appropriées sont prises (mesure directe de la précontrainte, par exemple prétension) : rsup = rinf = 1,0
NA : Situations transitoires de construction : rsup = 1,05 et r inf = 0,95, ou autres valeurs limitées à 1,00, sur justifications.

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ELU, Section 6.1 : Flexion simple et flexion composée (2)
1) - Armatures adhérentes … de précontrainte), tendues ou comprimées, ont les mêmes déformations relatives que
le béton adjacent
- Contraintes des aciers actifs se déduisent des diagrammes de calcul donnés en 3.3 (Fig. 3.10)
- Evaluation des contraintes des aciers actifs tient compte de leur déformation relative initiale
- Déformations des aciers actifs limitées à ud si cette limite existe
2)P Hypothèses pour la détermination du moment résistant ultime de sections droites en béton :

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— sections planes restent planes
— armatures adhérentes (aciers de béton armé ou de précontrainte), tendues ou comprimées, ont les mêmes
déformations relatives que le béton adjacent
— résistance en traction du béton négligée
— contraintes du béton comprimé, Cf. diagramme CC de calcul donné en 3.1.7.
— contraintes de calcul des aciers S ou p S ou p données respectivement en 3.2 (Fig. 3.8) et en 3.3 (Fig. 3.10)
— évaluation des contraintes dans les aciers actifs tient compte de leur déformation relative initiale.
3)P Déformation en compression du béton à cu2, ou cu3 , Cf. diagramme contrainte-déformation CC utilisé, Cf.
3.1.7 et Tableau 3.1. Celles des aciers passifs et des aciers actifs sont limitées à ud si cette limite existe, Cf. 3.2.7 (2) et
3.3.6 (7) respectivement.
4) Cas des sections droites comprimées par un effort, adopter une excentricité mini e0 = max{h/30; 20 mm}, h étant la
hauteur de la section.
42
Reproduction interdite
Section 6.1 : Flexion simple et flexion composée (2)
5) Dans les parties des sections soumises à une charge peu excentrée (ed/h  0,1), ex. membrures comprimées des
poutres-caissons, le raccourcissement relatif moyen limité à c2 (ou c3 , Figure 3.4).
8) Précontrainte extérieure, la déformation de l'armature entre 2 points de contact consécutifs (ancrages ou selles de
déviation) est constante est alors égale à la déformation relative initiale, immédiatement après l'achèvement de la mise
en tension, plus la déformation due à des déformations de la structure entre les zones de contact Cf. 5.10

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C
A
Fig. 6.1 : Diagrammes de
déformations relatives
admissibles aux ELU
allongement

A - limite de déformation relative en traction des armatures de béton armé


B - limite de déformation relative du béton en compression
C - limite de déformation relative du béton en compression pure
Reproduction interdite
0,2% 0,35% 43
Clause 6.2.2 : Effort tranchant (Cf. chap. 8)
Clause 6.8.1 : Efforts internes et contraintes pour la vérification à la fatigue
1)P Vérification effectuée séparément pour le béton et pour l'acier.
2) Vérification des structures et éléments de structure soumis à des cycles de
chargement réguliers (ex. chemins de roulement de grues, ponts soumis à des charges de
trafic élevées, …).

Clause 6,8.2
1)P Calcul des contraintes conduit dans l'hypothèse de sections fissurées, en négligeant

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la résistance en traction
2) Différence de comportement vis-à-vis de l'adhérence entre armatures passives et armatures actives par application
d'un coefficient 
(6.64) diamètre du fil 𝜙p = 1,6 𝐴𝑝 paquets ;
ou = 1,75 ∅wire monotorons 7 fils ;
plus grand diamètre des armatures de b,a 1,2∅wire (monotorons 3 fils)

3) Inclinaison des bielles de compression fatmodèle bielles-tirants ou (6.65) :

angle des bielles de compression avec l'axe de la poutre du calcul ELU


Reproduction interdite
Clause 6,8.2 : Efforts internes et contraintes 
pour la vérification à la fatigue armature Post-tension adhérente
Pré-tension
Tab. 6.2 : Rapport  de la capacité d'adhérence C50/60 C70/85
des armatures de b.p à la capacité d'adhérence Barres ou fils lisses Sans objet 0,3 0,16
des armatures de b.a Torons 0,6 0,5 0,25
Fils crantés 0,7 0,6 0,3
Barre haute adhérente 0,8 0,7 0,35

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Clause 6,8.3 : Fatigue - Combinaison d'actions
2)P Combinaison de base des charges non cycliques ni permanentes  combinaison ELS fréquente

(6.67)

3)P L'action cyclique doit être combinée avec la combinaison de base défavorable :

charge de fatigue considérée (trafic de


(6.69)
l'EN 1991 ou autre charge cyclique)
45
Reproduction interdite
Clause 6,8.4 : Fatigue - Procédure de vérification pour les armatures (1)
k1 1) L'endommagement déterminé à l'aide des courbes S-N (Fig. 6.30)
relatives aux armatures:
k2 - multiplier la charge appliquée par  F,fat ; et
- diviser par le coefficient de sécurité s,fat l'étendue de contrainte résistante
obtenue pour N* cycles : Rsk.
Fig. 6.30 : courbe S-N
NOTE 2 - Valeurs des paramètres à utiliser dans un pays , Cf.

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son AN, recommandées Cf. Tab. 6.4N

N* Exposant de la contrainte
Précontrainte Rsk MPa (N*)
cycles k1 k2
Pré-tension 9 185
Post-tension - Monotorons 9 185
dans gaine plastique
- Armature droite ou courbe 106 5 10 150
dans gaine en plastique
- Armature courbe dans 7 120
gaine en acier
- Dispositifs de couplage 5 80 46
Reproduction interdite
Clause 6,8.4 : Fatigue – Résultats expérimentaux
Diagramme de Haigh. Résistance à la fatigue des armatures
de précontrainte (C. 7 E.S.A.). Les puces blanches
représentent les contraintes extrêmes supportées sans
rupture durant un million de cycles ; les noires sont relatives
aux cas des ruptures de fils de précontrainte observées (les
chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de cycles sup

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porté jusqu’à rupture d’un premier fil).

J. FAUCHART, M. KAVYRCHINE et J. L. TRINH :


Comportement de poutrelles en béton armé précontraint
sous charges répétées. Annales de l’ITBTP, mars 1975

47
Reproduction interdite
Clause 6,8.4 : Fatigue - Procédure de vérification pour les armatures (2)
2) Pour des cycles multiples d'étendue variable, l'endommagement DEd est cumulé selon la règle de Palmgren-Miner
nombre de cycles d’étendue de contrainte i appliqué
(6.70) <1
nombre de cycles à la rupture pour l’étendue de contrainte i
3)P Si l’armature est soumise à des charges de fatigue, ses contraintes calculées < sa limite d'élasticité

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5) Evaluer la durée de vie résiduelle de structures existantes ou la nécessité d'un renforcement de corrosion amorcée,
l'étendue de contrainte peut être déterminée en réduisant l'exposant k2 (=5) pour les barres droites ou pliées

Clause 6.8.5 : Vérification à l'aide de l'étendue de contrainte équivalente / l'endommagement


48
3) Pour les armatures de béton armé ou de précontrainte et pour les dispositifs de couplage, la résistance en fatigue
est satisfaisante si (6.71) est vérifiée :
étendue de contrainte pour N* cycles de la courbe S-N (Fig. 6.30)
(6.71)

étendue de contrainte équivalente/endommagement pour des armatures, correspondant au nombre de cycles de chargement N*.
Cas des bâtiments, S,equ(N*)  S,max (étendue de contrainte maxi de l'acier sous les combinaisons de charges appropriées).
48
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Clause 6.8.6 : Autre vérification pour des éléments précontraints – Fretting-corrosion

Frottement répété du câble de précontrainte contre une gaine en métal

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Critère BPEL

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Clause 6.8.6 : Autres démarches de vérification

1) Fatigue des barres de précontrainte : - non soudées, tendues, satisfaisante si :


S (sous charge cyclique fréquente associée à la com binaison de base)  k1 (=70 MPa) NA :100 MPa.
- Cas de barres avec soudure travaillant en traction : S  k1 (=35 MPa)
2) Simplification du (1) ci-dessus, la vérification peut être menée en utilisant la combinaison fréquente de charges, si

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satisfaisant, aucune autre vérification n'est nécessaire.
3) Assemblages soudés ou dispositifs de couplage à utiliser dans le béton précontraint : éviter toute contrainte de traction
dans le béton jusqu'à une distance de 200 mm des armatures (de précontrainte ou de béton armé), sous la combinaison
fréquente de charges avec un coefficient de réduction k3 (=0,9) à appliquer à la valeur moyenne Pm.

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