Coma Hyperosmolaire
Coma Hyperosmolaire
Coma hyperosmolaire
A. Carlier, C. Amouyal
Le coma hyperosmolaire est une forme grave de décompensation du diabète sucré définie par une hyper-
glycémie supérieure à 6 g/l, une hyperosmolalité plasmatique (supérieure à 320 ou 350 mOsm/kg selon les
critères retenus par les auteurs) et une déshydratation insuffisamment compensée par la prise hydrique
associées à des troubles de la conscience, sans cétose. Cet état se développe préférentiellement chez
des personnes diabétiques de type 2, dont le diabète était connu ou non et qui, pour différentes rai-
sons, ne parviennent pas à compenser les pertes hydriques liées à la diurèse osmotique secondaire à
l’hyperglycémie. La carence insulinique partielle entraîne l’hyperglycémie sévère sans cétose ni acidose.
Les facteurs déclenchants sont multiples (infection, affection médico-chirurgicale aiguë, médicament). Un
état de déshydratation sévère s’installe, entraînant des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au
coma avec collapsus. La mortalité est de 5 à 20 %, plus élevée chez les personnes âgées. Le traitement,
mal codifié, consiste d’abord en une correction de la volémie (par sérum physiologique ou sérum salé à
0,45 %) puis en une réhydratation (solutés glucosés enrichis en sodium et potassium). L’insulinothérapie
ne doit pas être trop précoce, elle n’a pour but que de stopper la polyurie en ramenant les glycémies à une
concentration inférieure à 3 g/l. Une réhydratation trop hypotonique ou une insulinothérapie trop précoce
peuvent entraîner un œdème cérébral. Le risque d’œdème pulmonaire est majeur. La prévention du coma
hyperosmolaire est efficace à condition de bien dépister les personnes à risque, d’informer le patient et
son entourage des signes d’alerte et de privilégier l’insulinothérapie pour le traitement du diabète chez
ces patients à risque.
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Volume 15 > n◦ 3 > juillet 2018
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↑ Substrats de la
Cétoacidose néoglucogenèse
Hyperlipidémie Hyperglycémie
Glycosurie
Déplétion hydrosodée
Déshydratation Hyperosmolarité
Insuffisance rénale
aiguë fonctionnelle
Coma hyperosmolaire
Cétoacidose
Le transport de glucose étant saturable, la concentration de glu- urinaires n’est plus assurée, une hyperosmolalité plasmatique et
cose dans l’urine primitive est élevée lorsque la glycémie dépasse une déshydratation vont progressivement s’installer. Il en résulte
la capacité de réabsorption du glucose par le TCP. une diminution du débit de filtration glomérulaire qui, en limi-
L’élévation de la concentration de glucose dans l’urine primi- tant la glycosurie, aggrave l’hyperglycémie.
tive entraîne une diminution de la concentration de sodium par Par ailleurs, si la polyurie est compensée par la prise de boissons
dilution. La réabsorption de sodium étant fonction de sa concen- sucrées, l’hyperglycémie et l’hyperosmolalité sont majorées.
tration, elle en est diminuée. Dans ces conditions, le gradient
cortico-médullaire ne peut pas se constituer. Étant donné son
importance dans la mise en place de la réabsorption d’eau au Adaptation du système nerveux central
niveau du tube collecteur, celle-ci est réduite.
Par ailleurs, le glucose en excès ne stimule pas la sécrétion à l’hyperosmolalité plasmatique
d’hormone antidiurétique. Le mouvement d’eau du secteur intracellulaire vers l’espace
Au final, la situation est caractérisée par une augmentation du extracellulaire s’accompagne d’une augmentation de l’osmolalité
volume urinaire, une perte de sodium et une perte d’eau. intracellulaire. Le système nerveux central possède des méca-
La polyurie osmotique provoquée par l’hyperglycémie est nor- nismes spécifiques d’adaptation à l’hyperosmolalité qui per-
malement compensée par une polydipsie. mettent de restaurer partiellement l’eau intracellulaire perdue.
Le cerveau s’adapte en produisant des osmoles « idiogéniques »
Hyperosmolalité et déshydratation dont le rôle est de retenir l’eau et de restaurer le volume cel-
lulaire sensiblement normal. Expérimentalement chez l’animal,
Suite à la polyurie osmotique, il existe un mouvement d’eau du cette adaptation apparaît après environ quatre heures [23, 24] .
secteur intra- vers le secteur extracellulaire permettant la préser- La dissipation des osmoles idiogéniques après correction de
vation des volumes extracellulaires et de la filtration glomérulaire. l’hyperosmolalité plasmatique demande plusieurs heures. Le cer-
Tant que l’apport de liquides compense la polyurie, l’osmolalité veau ne peut donc pas s’adapter à une diminution rapide de
plasmatique reste peu augmentée. Si la compensation des pertes l’hyperosmolalité extracellulaire.
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l’administration de sérum glucosé à 5, voire 10 %, préviennent à l’âge du patient ainsi qu’aux complications du coma hyperos-
par ailleurs l’apparition d’hypoglycémies. molaire.
Les facteurs de mortalité sont résumés dans le Tableau 2. Seul
l’âge est retrouvé comme facteur indépendant de mortalité lors
Œdème cérébral d’analyses multivariées.
Au niveau neurologique, le coma hyperosmolaire peut se
compliquer d’un œdème cérébral. Cliniquement, la première
manifestation de l’œdème cérébral est l’apparition de céphalées. Traitement (Fig. 2)
Il faut aussi l’évoquer devant une altération du niveau de consci-
ence. Son apparition est un facteur de gravité. La cause de l’œdème La prise en charge nécessite d’une part la correction de
cérébral au cours du coma hyperosmolaire n’est pas précisément la déshydratation et de l’hypovolémie, d’autre part le trai-
élucidée, comme cela a été vu précédemment. Le contrôle lent et tement de l’hyperglycémie et des troubles électrolytiques,
progressif de l’hyperglycémie et de l’hyperosmolalité plasmatique enfin, l’identification et le traitement du facteur déclenchant.
permettrait de prévenir l’apparition d’un œdème cérébral. Une Une surveillance rapprochée des patients est indispensable et
association entre le développement d’un œdème cérébral et un l’hospitalisation dans une structure de soins continus ou de réani-
volume important de sérum perfusé pendant les premières heures mation est le plus souvent indiquée du fait de la morbi-mortalité
a été montrée. Il est donc recommandé de limiter l’administration élevée de cette pathologie.
de soluté isotonique à moins de 50 ml/kg dans les quatre premières
heures de prise en charge [18] . Correction de la déshydratation
et de l’hypovolémie
Thromboses
La première étape de la prise en charge du coma hyperosmo-
L’hyperglycémie et la déshydratation favorisent un état laire consiste à corriger la déshydratation. Le déficit en eau peut
d’hypercoagulabilité entraînant une augmentation du risque être estimé entre 100 et 200 ml/kg. Une estimation plus pré-
d’ischémie mésentérique, d’infarctus du myocarde, d’AVC et de cise peut être calculée : déficit en eau = 0,6 × poids du patient
thrombose veineuse [28] . Plus rarement, quelques cas de throm- (kg) × (1 – [natrémie corrigée/140]).
bose artérielle des membres inférieurs ont été décrits, conduisant La perfusion de solutés permet de restaurer la volémie et la
à une amputation transtibiale [29] . perfusion rénale, entraînant une diminution de l’hyperglycémie.
En l’absence d’insuffisance cardiaque, une perfusion de sérum
salé isotonique doit être mise en place, avec un débit de 15 à
Autres complications 20 ml/kg par heure ou 1 à 1,5 l pendant la première heure.
Outre les infections favorisant l’apparition du coma hyper- Par la suite, les choix de perfusion doivent être faits en fonc-
osmolaire, des infections pulmonaires liées aux troubles de la tion de l’état hémodynamique et d’hydratation du patient ainsi
conscience peuvent se voir. Une rhabdomyolyse biologique, plus
rarement clinique, est parfois observée [30, 31] . Tableau 2.
Facteurs de mortalité du coma hyperosmolaire [7, 9, 32] .
Liés au facteur déclenchant Choc septique
Pronostic (Tableau 2) Accident vasculaire cérébral
Infarctus du myocarde
Le coma hyperosmolaire est une complication aiguë sévère du Liés au terrain Âge
diabète. Il s’agit d’une urgence qui est une cause importante de Terrain cardiovasculaire précaire
morbidité et de mortalité, en particulier chez les sujets âgés [32] , Liés au coma hyperosmolaire Hypotension artérielle
ne pouvant satisfaire leur soif ou avec un diabète méconnu ou Coma
négligé. Hyperosmolalité importante
Malgré une diminution de la mortalité, celle-ci reste élevée, Urée sanguine élevée
entre 5 et 20 %. Elle est liée au facteur déclenchant, au terrain,
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que des troubles hydroélectrolytiques. En général, la perfusion de prendre en compte le risque de coma hyperosmolaire devant
250 à 500 ml/h de sérum salé à 0,45 % est adaptée si la natrémie toute affection médicale ou chirurgicale chez un sujet diabé-
corrigée est normale ou élevée. Le sérum salé isotonique à 0,9 % tique de plus de 50 ans. Chez les sujets non diabétiques, la
est utilisé si la natrémie corrigée est basse. réalisation d’une glycémie permet de s’assurer de l’absence de
La surveillance de l’efficacité de ces mesures est jugée par diabète méconnu susceptible d’évoluer vers cette complication à
l’évaluation de l’état hémodynamique, le rapport des volumes l’occasion d’une pathologie intercurrente.
liquidiens des entrées et des sorties, l’examen clinique et la sur- Une attention particulière doit être portée aux sujets
veillance des paramètres électrolytiques. Le déficit en eau doit être âgés, surtout lorsqu’ils sont institutionnalisés ou dépendants.
corrigé dans les 24 premières heures. L’information et l’éducation des patients, des proches et des soi-
En cas d’insuffisance cardiaque ou rénale, la surveillance doit gnants permettent de réduire ce risque.
être encore plus rapprochée pour éviter une surcharge vasculaire. Enfin, le risque de coma hyperosmolaire doit être évalué lors
Après diminution de la glycémie à 3 g/l, une perfusion de sérum des choix thérapeutiques dans le diabète du sujet âgé. Dans cer-
glucosé à 5 % est ajoutée pour prévenir les hypoglycémies. tains cas, le recours à l’insuline plutôt qu’un traitement oral est
préférable, avec le concours d’un infirmier à domicile si nécessaire.
Insulinothérapie
L’insulinothérapie est initiée après instauration des mesures de
réhydratation. Elle se fait par voie intraveineuse en continue, par
Cas particulier du coma
seringue électrique. L’insuline ne doit pas être administrée par hyperosmolaire chez l’enfant
voie sous-cutanée au début de la prise en charge car elle serait mal
résorbée en raison de la déshydratation extracellulaire.
et l’adolescent
Deux protocoles d’insuline rapide intraveineuse peuvent être
Le coma hyperosmolaire est relativement rare chez l’enfant.
utilisés : bolus initial de 0,1 unités/kg suivi d’une perfusion de
Cependant, il existe une augmentation du nombre de cas décrits
0,1 unités/kg par heure ou absence de bolus et perfusion de
en population pédiatrique. Le taux de mortalité du coma hyper-
0,14 unités/kg par heure. On vise une diminution de la glycémie
osmolaire, très élevé en population pédiatrique (20 à 60 %), en
veineuse de 0,50 à 0,75 g/l par heure. Si la diminution est plus
fait une pathologie extrêmement grave [33] .
faible, le débit d’insuline est augmenté. Lorsque la glycémie vei-
Il survient préférentiellement chez des enfants ou adolescents
neuse atteint 3 g/l, le débit d’insuline doit être diminué de 0,02 à
obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur au 90e
0,05 unités/kg par heure et il faut ajouter une perfusion de sérum
percentile, avec des antécédents familiaux de diabète de type 2 et
glucosé.
d’origine afro-américaine [34] .
L’objectif, dans un premier temps, est de maintenir une glycé-
Le diagnostic de coma hyperosmolaire est souvent retardé chez
mie entre 2,50 et 3 g/l.
l’enfant. Ce délai est responsable d’une augmentation de la mor-
Tant que le patient est à jeun, la perfusion d’insuline en conti-
bidité, les enfants présentant alors une déshydratation sévère, des
nue doit être maintenue. Lorsque le patient s’alimente et que le
troubles hydroélectrolytiques profonds (hyperglycémie majeure
coma hyperosmolaire est résolu, l’insuline peut être administrée
entre 10 et 20 g/l, hyperosmolalité plasmatique marquée) et
par voie sous-cutanée. Les critères de rémission du coma hyperos-
des troubles de la conscience. Autre facteur de gravité probable,
molaire sont un retour à la normalité de l’osmolalité plasmatique
la polyurie est souvent compensée par des boissons sucrées ou
et de l’état neurologique du patient.
salées (sodas, boissons énergétiques) aggravant l’hyperglycémie
Pour prévenir la récidive d’hyperglycémies lors du changement
et l’hypernatrémie [35] .
de voie d’administration de l’insuline, la perfusion d’insuline
La réhydratation doit se faire avec du sérum physiologique et
intraveineuse est arrêtée une à deux heures après l’administration
l’insulinothérapie doit être différée de quelques heures pour éviter
d’insuline par voie sous-cutanée.
la constitution d’un œdème cérébral, dont l’incidence semble plus
importante chez les enfants [34] . L’insuline est administrée à la
Traitement des troubles électrolytiques dose de 0,025 à 0,05 unités/kg par heure en intraveineux avec
pour objectif la diminution de la glycémie de 3 à 5 mmol/l par
Malgré la déplétion potassique, la kaliémie avant traitement
heure [33] .
peut être normale ou élevée. L’instauration d’une insulinothé-
rapie et d’une expansion volumique va faire baisser la kaliémie.
Pour prévenir l’hypokaliémie, une supplémentation potassique
Déclaration de liens d’intérêts : C. Amouyal déclare avoir participé à des confé-
doit donc être mise en place dès que la kaliémie est inférieure à rences scientifiques financées par Lilly SAS et Astra Zeneca sans lien avec le
la limite supérieure de la normale du laboratoire. L’objectif est travail soumis.
de maintenir une kaliémie entre 4 et 5 mEq/l. Généralement, un A. Carlier déclare ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.
apport de 20 à 30 mEq de potassium par litre de perfusion permet
de maintenir la kaliémie dans cet objectif.
Contrairement à la cétoacidose, il n’existe pas de données
concernant l’intérêt d’une supplémentation en phosphate. Par Références
ailleurs, il n’y a pas d’indication à l’utilisation de solutés de bicar-
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A. Carlier, MD.
C. Amouyal, MD ([Link]@[Link]).
Service de diabétologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, AP–HP, Sorbonne Université, 83, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris, France.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Carlier A, Amouyal C. Coma hyperosmolaire. EMC - Endocrinologie-Nutrition 2018;15(3):1-7 [Article
10-366-H-30].
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