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Mon Cours

Le document présente le cours d'électrocinétique I, qui couvre les concepts fondamentaux de l'électricité, y compris le courant, la résistance, et les réseaux électriques en régime continu. Il se compose de cours magistraux et de travaux dirigés, avec des objectifs d'analyse des circuits électriques et de compréhension des signaux électriques. Les chapitres abordent les types de conducteurs, la loi d'Ohm, et les relations entre courant, tension et résistance.

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ELECTROCINETIQUE I

Dr Jean Claude ASSEKO USTM/EPM/SGI 1 2


SGI – PREPA I
UNITE D’ENSEIGNEMENT (UE) Physique/ Electrocinétique I
(S2)
Volume horaire Semestre 2 Hebdomadaire
Cours Magistral (C.M) 30 h 3h
Travaux Dirigés (T.D) 15 h 1h
Total 45 h 4h
Evaluation Interrogation (s)
Devoirs

USTM/EPM/SGI1 3
PLAN

INTRODUCTION
CHAPITRE 1 Courant et résistance électriques
CHAPITRE 2 Etude des réseaux électriques en régime continu
CHAPITRE 3 Régimes transitoires
CHAPITRE 4 Régime permanent sinusoïdal

4
Introduction

USTM/EPM/SGI 1 5
Introduction
L’électricité, au sens large, regroupe différents domaines :
Electrostatique Electronique

Electrocinétique
Electricité

Electromagnétisme

Electrodynamique Electrotechnique
6
USTM/EPM/GIM1
Introduction

Electrocinétique
Partie de la physique qui étudie les effets des charges électriques en
mouvement (par opposition à l’électrostatique).
L’électrocinétique comprend les études :
 De la topologie des circuits ;
 Ensemble des systèmes électroniques traitant des informations codées par
des grandeurs variables : tension, courant, fréquence, charge ;
 Des dipôles : classification, modélisation par des dipôles idéaux,
association,…
 Du comportement des circuits lorsqu’ils sont soumis à des tensions
particulières (type de régime),

USTM/EPM/SGI 1 7
Introduction

Les charges étudiées en électrostatique sont des charges


immobiles. Qu’elles soient liées à l’atome ou qu’elles soient « libres
», l’équilibre électrostatique implique qu’elles restent fixes. Quand
on veut étudier les charges mobiles, on doit introduire un autre
champ, le champ magnétique 𝑩𝑩 et aussi une densité de courant 𝐽𝐽⃗
rendant compte du déplacement des charges. Relier cette densité
de courant 𝐽𝐽⃗ en un point d’un conducteur, au champ électrique 𝑬𝑬
en ce point, constitue le but de l’électrocinétique :
𝐽𝐽⃗ = 𝛾𝛾𝐸𝐸 (1)
La relation de l’équation (1) est la loi d’Ohm dans sa forme locale
valable en tout point du conducteur avec 𝛾𝛾 Ω−1 . 𝑚𝑚−1 la
conductivité du conducteur. 8
Introduction

Objectifs
Êtres capable d’analyser un circuit électrique et en
déterminer les « courants » et les tensions au sein du
circuit ;

Êtres capable de connaître l’évolution temporelle d’un


signal électrique dans le circuit ;

Êtres capable de déterminer les circuits équivalents.


USTM/EPM/SGI 1 9
Chapitre 1 :
Courant et résistance
électriques

USTM/EPM/SGI 1 10
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques

I. Différents types de conducteurs

Il existe généralement quatre types de conducteurs :


 Les métaux
Chaque atome libère en moyenne un électron. Le volume du métal contient
deux types de charges de densités volumiques égales et opposées : les charges
positives, constituées par les atomes donneurs d’un électron, qui sont
supposées fixes et les charges négatives, les électrons libérés, qui sont des
charges mobiles. Le nombre d’atomes par 𝑐𝑐𝑐𝑐3 étant de l’ordre de 1023
(nombre d’Avogadro 𝒩𝒩 = 6,2 × 1023 ), la densité volumique de chaque type de
charge est :
𝜌𝜌 = ±1,6. 10−19 × 1023 = ±1,6. 104 𝐶𝐶. 𝑐𝑐𝑐𝑐−3
Dr J.C. ASSEKO 11
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques

I. Différents types de conducteurs

Les trois autres types de conducteurs que nous


n’aborderons pas dans ce cours sont :
 Les semi-conducteurs
 Les électrolytes
 Les gaz ionisés

Dr J.C. ASSEKO 12
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
2. densité du courant électrique
Rappelons que le courant est un déplacement de charges, c’est à dire
l’existence d’une vitesse organisée (par opposition à la vitesse d’agitation
thermique) de celles-ci.
Considérons donc un fil conducteur de section 𝑆𝑆, dans lequel se trouvent 𝑛𝑛
porteurs de charge 𝑞𝑞, animés d’une vitesse 𝑣𝑣⃗ dans le référentiel du
laboratoire. Pendant un instant 𝑑𝑑𝑑𝑑, ces charges parcourent une distance
⃗ .
𝑣𝑣𝑑𝑑𝑑𝑑

13
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
2. densité du courant électrique
Soit 𝑑𝑑 𝑆𝑆⃗ un élément infinitésimal de surface mesuré sur la section du fil, orienté
dans une direction arbitraire. La quantité de charge électrique qui traverse cette
surface pendant 𝑑𝑑𝑑𝑑 est celle contenue dans le volume élémentaire 𝑑𝑑𝑑𝑑 associé.
On définit le vecteur densité de courant en tout point du milieu par :

𝑱𝑱⃗ = 𝝆𝝆𝒎𝒎 𝒗𝒗𝒎𝒎


Avec :
𝑣𝑣⃗𝑚𝑚 la vitesse moyenne de l’ensemble des
électrons mobiles (on dit aussi vitesse d’entraînement ou de dérive),
𝜌𝜌𝑚𝑚 la densité volumique de charge du milieu. 14
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
2. densité du courant électrique
Le module de ce vecteur densité de courant représente la charge qui
traverse par unité de temps, l’unité de surface perpendiculaire à la direction
de déplacement des charges mobiles. Il s’exprime en 𝑨𝑨. 𝒎𝒎−𝟐𝟐 .
On peut aussi exprimer la densité de courant en fonction de la charge
élémentaire 𝒆𝒆.
𝐽𝐽⃗ = −𝑛𝑛𝑛𝑛𝑣𝑣⃗𝑚𝑚
Car 𝜌𝜌𝑚𝑚 = −𝑛𝑛𝑛𝑛 où n est le nombre d’électrons par unité de volume et 𝑒𝑒 la
valeur absolue de la charge de l’électron.

Dr J.C. ASSEKO 15
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
3. Intensité du courant

• Le courant électrique correspond à un mouvement de charges dans


un matériau.
• L’intensité du courant électrique noté 𝐼𝐼 (ou 𝑖𝑖) se définit comme un débit
de charge à travers une surface. Il s’exprime en Coulomb par seconde (C/s)
ou en ampère (𝐴𝐴) :
𝒅𝒅𝒅𝒅
𝑰𝑰 =
𝒅𝒅𝒅𝒅

USTM/EPM/SGI 1 16
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
4. Expression de 𝑰𝑰 en fonction de 𝑱𝑱⃗
Soit Φ le flux de 𝐽𝐽⃗ à travers une surface (S) orientée (s’appuyant sur un
contour (C) orienté).
On a :
Φ = � 𝐽𝐽⃗ . 𝑑𝑑 𝑆𝑆⃗
𝑆𝑆
Or le flux élémentaire est :

𝐽𝐽.⃗ 𝑑𝑑 𝑆𝑆⃗ = 𝜌𝜌𝑚𝑚 𝑣𝑣⃗𝑚𝑚 . 𝑑𝑑 𝑆𝑆⃗

Dr J.C. ASSEKO 17
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
4. Expression de 𝑰𝑰 en fonction de 𝑱𝑱⃗
Ainsi le flux élémentaire de 𝐽𝐽⃗ représente la charge contenue dans le volume
du cylindre de longueur v s’appuyant sur 𝑑𝑑𝑑𝑑 ; c’est aussi la charge qui
traverse 𝑑𝑑𝑑𝑑 pendant l’unité de temps. On peut donc écrire :

𝑑𝑑𝑑𝑑
Φ𝐽𝐽⃗ = � 𝐽𝐽⃗ . 𝑑𝑑 𝑆𝑆⃗ = = 𝐼𝐼
𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐼𝐼 est l’intensité du courant électrique qui traverse la surface 𝑆𝑆 (ou le débit
de charge à travers une surface). 𝐼𝐼 s’exprime en coulomb par seconde
(𝐶𝐶/𝑠𝑠) ou en ampère (𝐴𝐴).

Dr J.C. ASSEKO 18
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
5. Différence de potentiel

• Dans un circuit électrique, le potentiel électrique V en un point, exprimé


en volt (V), est à l’origine du mouvement des charges.
• Autrement dit, le mouvement des porteurs de charges 𝒒𝒒 est dû à la force
𝒒𝒒𝑬𝑬 créée par le champ électrique 𝑬𝑬. Cette force dérive d’une énergie
potentielle 𝒒𝒒𝒒𝒒 définie à une constante additive près (voir cours
d’électrostatique).
• La différence de potentiel (𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑) ou tension électrique est une grandeur
algébrique indépendante de l’origine des potentiels électriques.
USTM/EPM/SGI 1 19
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
II. Courant électrique
6. Ligne et tube de courant
 Une ligne de courant est définie comme une ligne
tangente en tout point au vecteur densité de
courant 𝐽𝐽⃗.

 Un tube de courant est formé par l’ensemble des


lignes de courant s’appuyant sur un contour fermé
(C).

Ses génératrices sont donc tangentes à 𝐽𝐽⃗ en tout


point.
Dr J.C. ASSEKO 20
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
III. Résistance d’un conducteur
1. Loi d’Ohm microscopique
Dans la plupart des conducteurs, on observe une proportionnalité
entre la densité de courant et le champ électrostatique local,
𝐽𝐽⃗ = 𝛾𝛾𝐸𝐸
où le coefficient de proportionnalité 𝛾𝛾 est appelé la conductivité
1
du milieu. On définit également 𝜂𝜂 = , la résistivité du milieu. La
𝛾𝛾
conductivité est une grandeur locale positive, dépendant
uniquement des propriétés du matériau. Ainsi, le Cuivre possède
une conductivité 𝛾𝛾𝐶𝐶𝐶𝐶 = 58. 106 𝑆𝑆/𝑚𝑚, tandis que celle du verre
(isolant) vaut 𝛾𝛾𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 = 10−11 𝑆𝑆/𝑚𝑚.
USTM/EPM/SGI 1 21
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
III. Résistance d’un conducteur
2. Résistance d’un conducteur : loi d’Ohm macroscopique
La loi d’Ohm microscopique s’écrit :
𝐽𝐽⃗ = 𝛾𝛾𝐸𝐸

D’une part on a : 𝐼𝐼 = ∬𝑆𝑆 𝐽𝐽⃗ . 𝑑𝑑𝑆𝑆.
Si on a un courant permanant (𝐼𝐼 = 𝐶𝐶 𝑡𝑡𝑡𝑡 ) alors on a 𝐼𝐼 = 𝐽𝐽. 𝑆𝑆.
D’autre part 𝐽𝐽 = 𝛾𝛾𝐸𝐸.
Aussi on montre que la circulation du champ électrique est égale à la
différence de potentiel entre deux potentiels (c-à-d la tension 𝑈𝑈) :
𝑈𝑈
𝑈𝑈 = 𝑉𝑉𝐴𝐴 − 𝑉𝑉𝐵𝐵 = � 𝐸𝐸 . 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐸𝐸. 𝐿𝐿 ⟹ 𝐸𝐸 =
𝐿𝐿
USTM/EPM/SGI 1 22
Chapitre 1 : Courant et résistance électriques
III. Résistance d’un conducteur
2. Résistance d’un conducteur : loi d’Ohm macroscopique
La loi d’Ohm microscopique s’écrit :
𝐽𝐽⃗ = 𝛾𝛾𝐸𝐸

D’une part on a : 𝐼𝐼 = ∬𝑆𝑆 𝐽𝐽⃗ . 𝑑𝑑𝑆𝑆.
Si on un courant permanant (𝐼𝐼 = 𝐶𝐶 𝑡𝑡𝑡𝑡 ) alors on a 𝐼𝐼 = 𝐽𝐽. 𝑆𝑆.
D’autre part 𝐽𝐽 = 𝛾𝛾𝐸𝐸.
𝑈𝑈 𝐽𝐽 𝐼𝐼 𝑈𝑈 𝐿𝐿
𝑈𝑈 = 𝑉𝑉𝐴𝐴 − 𝑉𝑉𝐵𝐵 = � 𝐸𝐸 . 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐸𝐸. 𝐿𝐿 ⟹ 𝐸𝐸 = = = ⟹ =
𝐿𝐿 𝛾𝛾 𝛾𝛾𝑆𝑆 𝐼𝐼 𝛾𝛾𝛾𝛾
𝑈𝑈 𝐿𝐿
⟹ = 𝜂𝜂 = 𝑅𝑅
𝐼𝐼 𝑆𝑆 Fin du 1er Chapitre !!!
USTM/EPM/SGI 1 23
Chapitre 2 :
Etude des réseaux électriques
en régime continu

USTM/EPM/SGI 1 24
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/Notions de base

I. Notions de bases

1. Régime continu

Un régime est dit continu (ou permanent ou stationnaire) lorsque


les paramètres étudiés tels que la tension et l’intensité du courant
ne varient pas en fonction du temps.

USTM/EPM/SGI 1 25
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/Notions de base
I. Notions de bases
2. Circuit électrique
Un ensemble constitué :
Des sources (générateurs),
Des conducteurs (fils conducteur par exemple),
Des composants électriques (dipôles par exemple).

Fils conducteurs
Générateur

Moteur 26
USTM/EPM/SGI 1 Éléments d'un circuit électrique.
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/Notions de base
2. Circuit électrique
Le réseau est formé généralement de branches, reliées entre elles par des
nœuds, et formant des mailles. L’ensemble est appelé graphe du réseau :
• Plusieurs dipôles reliés en série constituent une branche ;
• Un point du réseau relié à trois branches au moins est appelé nœud ;
• Une maille est un parcours fermé, constitué de branches et ne passant
qu’une seule fois par un nœud donné.

27
USTM/EPM/SGI 1 Réseau électrique
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
1. Définition
Les dipôles électrocinétiques sont un ensemble de un ou plusieurs
conducteurs, qui comporte deux bornes.

Dipôles électrocinétique

Fonction caractéristique :
Effet
𝐈𝐈 = 𝐟𝐟(𝐔𝐔) Cause

On parle de caractéristique « courant-tension ».


On écrit habituellement la relation réciproque 𝑈𝑈 = 𝑔𝑔(𝐼𝐼) reliant la cause (𝑈𝑈) à l’effet
(𝐼𝐼). On parle alors de la caractéristique « tension-courant » d’un dipôle.
USTM/EPM/SGI 1 28
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
1. Définition
Quelques exemples de caractéristiques des dipôles :

Note : Si la caractéristique est une droite, on dit qu’elle est linéaire. On parle parfois
de dipôle linéaire.
USTM/EPM/SGI 1 29
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
2. Dipôles passifs et actifs

Lors du passage du courant, un transfert d’énergie s’effectue du dipôle vers le


milieu extérieur. Il existe deux familles de dipôles : les dipôles passifs et les
dipôles actifs.
a. Les dipôles passifs
Dipôle passif : l’énergie électrique reçue est complétement dégradée en
énergie thermique. Cas d’une résistance électrique qui transforme l’énergie
électrique en énergie thermique et énergie rayonnante.
La puissance électrique 𝑃𝑃𝑟𝑟 reçue par le dipôle est positive : c’est donc un
récepteur.
USTM/EPM/SGI 1 30
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
2. Dipôles passifs et actifs

La caractéristique tension-courant 𝑈𝑈 = 𝑓𝑓(𝐼𝐼) d’un dipôle passif passe par l’origine des
axes. En convention récepteur, elle appartient aux deux quadrants du plan :
𝑈𝑈 > 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐼𝐼 > 0 et 𝑈𝑈 < 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐼𝐼 < 0 .
USTM/EPM/SGI 1 31
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
2. Dipôles passifs et actifs
b. Les dipôles actifs
Dipôle actif : une partie de l’énergie qu’il fournit au milieu extérieur n’est pas
de n’énergie thermique. Il existe deux types de dipôles actifs :
• Le générateur : transforme de l’énergie (mécanique ou chimique, par
exemple) en énergie électrique (batterie ou pile). La puissance électrique 𝑃𝑃𝑔𝑔
fournie par le générateur est positive.
• Le récepteur : convertit l’énergie électrique en une autre forme d’énergie.
Par exemple, il y a conversion d’énergie électrique en énergie mécanique
dans un moteur électrique. La puissance électrique Pr reçue par le récepteur
est positive.
USTM/EPM/SGI 1 32
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
2. Dipôles passifs et actifs
b. Les dipôles actifs
La caractéristique tension-courant 𝑈𝑈 = 𝑓𝑓(𝐼𝐼) d’un dipôle actif ne passe pas par
l’origine des axes.

USTM/EPM/SGI 1 33
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
II. Dipôles électrocinétique
2. Dipôles passifs et actifs
b. Convention des dipôles
Convention récepteur
A 𝐼𝐼 B

𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴
Convention générateur
A 𝐼𝐼 B

𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵
USTM/EPM/SGI 1 34
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.
3. Puissance électrique d’un dipôle
L’énergie potentielle d’une charge 𝒒𝒒 passant du point A (au potentiel 𝑽𝑽𝑨𝑨 ) au point B (au
potentiel 𝑽𝑽𝑩𝑩 ) dans un dipôle AB varie de la quantité
𝒒𝒒𝑽𝑽𝑩𝑩 − 𝒒𝒒𝑽𝑽𝑨𝑨 = 𝒒𝒒 𝑽𝑽𝑩𝑩 − 𝑽𝑽𝑨𝑨 = 𝒒𝒒𝑼𝑼𝑩𝑩𝑩𝑩
Par définition de l’intensité du courant, la variation d’énergie totale des charges
traversant le dipôle pendant l’unité de temps est égale à la quantité algébrique 𝑰𝑰𝑨𝑨𝑨𝑨 𝑼𝑼𝑩𝑩𝑩𝑩 .
La puissance électrique 𝑷𝑷𝒈𝒈 fournie par le dipôle aux charges vaut donc :
A 𝐼𝐼 B
𝑃𝑃𝑔𝑔 = 𝐼𝐼𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵 = 𝐼𝐼𝑈𝑈𝑔𝑔 .
𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵
A l’opposé, la puissance électrique 𝑷𝑷𝒓𝒓 reçue par le dipôle AB des charges vaut :
𝑃𝑃𝑟𝑟 = −𝐼𝐼𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵 = 𝐼𝐼𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴 = 𝐼𝐼𝑈𝑈𝑟𝑟 . A 𝐼𝐼 B

USTM/EPM/SGI 1
𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴 35
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Dipôles élec.

II. Dipôles électrocinétique


3. Puissance électrique d’un dipôle

Le dipôle AB possède un caractère générateur si la puissance 𝑃𝑃𝑔𝑔 qu’il fournit


(calculée en convention générateur) est positive. La puissance 𝑃𝑃𝑟𝑟 = −𝑃𝑃𝑔𝑔 qu’il
reçoit (calculée en convention récepteur) est alors négative.
Le dipôle AB possède un caractère récepteur si la puissance 𝑃𝑃𝑟𝑟 qu’il reçoit
(calculée en convention récepteur) est positive. La puissance 𝑃𝑃𝑔𝑔 = −𝑃𝑃𝑟𝑟 qu’il
fournit (calculée en convention générateur) est alors négative.

USTM/EPM/SGI 1 36
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Association de dipôles

III. Association de dipôles


On distingue deux types d’association de dipôles :
1. Association série : diviseur de 2. Association parallèle : diviseur
tension de courant
Chaque dipôle est traversé par la même Les dipôles sont soumis à la même
intensité et la tension aux bornes du tension. Le courant total qui traverse
dipôle équivalent est égale à la somme l’ensemble des dipôles est égal à la
des tensions partielles. somme des courants individuels.
𝒏𝒏
𝑈𝑈 𝒖𝒖
𝒊𝒊⃗ 𝒖𝒖 𝒕𝒕 = � 𝒖𝒖𝒌𝒌 (𝒕𝒕)
𝒊𝒊⃗ 𝒊𝒊𝟏𝟏
𝒌𝒌=𝟏𝟏 𝒏𝒏
𝑈𝑈2 𝑈𝑈𝑛𝑛
𝑈𝑈1 𝒊𝒊 𝒕𝒕 = � 𝒊𝒊𝒌𝒌 (𝒕𝒕)
𝒌𝒌=𝟏𝟏

𝒊𝒊𝒏𝒏

USTM/EPM/SGI 1 37
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Association de dipôles
III. Association de dipôles
3. Association de résistances
a. Loi d’Ohm
La tension aux bornes d’une résistance est donnée par la loi d’Ohm :
𝑢𝑢 𝑡𝑡 = 𝑅𝑅. 𝑖𝑖(𝑡𝑡) (en convention récepteur). La résistance s’exprime en Ohm (Ω).
La puissance instantanée reçue par une résistance a pour expression :
𝟐𝟐
𝒖𝒖
𝑷𝑷 = 𝒖𝒖. 𝒊𝒊 = 𝑹𝑹. 𝒊𝒊𝟐𝟐 =
𝑢𝑢

𝑹𝑹
0 𝑖𝑖

Fonction caractéristique d'une résistance.

USTM/EPM/SGI 1 38
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Association de dipôles
III. Association de dipôles
3. Association de résistances
b. Résistance équivalente
Association de résistances en série Association de résistances en dérivation
𝑵𝑵 𝑵𝑵 𝑵𝑵 −𝟏𝟏
1 𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝑹𝑹𝒆𝒆𝒆𝒆 = � 𝑹𝑹𝒌𝒌 =� ⇔ 𝑹𝑹𝒆𝒆𝒆𝒆 = �
𝑹𝑹𝒆𝒆𝒆𝒆 𝑹𝑹𝒌𝒌 𝑹𝑹𝒌𝒌
𝒌𝒌=𝟏𝟏 𝒌𝒌=𝟏𝟏 𝒌𝒌=𝟏𝟏

1
Remarque : On définit la quantité 𝐺𝐺 = appelée conductance (unité : Siemens
𝑅𝑅
(S)). Par définition, la conductance équivalente des résistances montées en
dérivation est :
𝑁𝑁 𝑁𝑁
1 1
𝐺𝐺 = =� = � 𝐺𝐺𝑘𝑘
𝑅𝑅𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑅𝑅𝑘𝑘 39
USTM/EPM/SGI 1 𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Association de dipôles
III. Association de dipôles
3. Diviseur de tension, diviseur de courant
a. Diviseur de tension
Lorsque plusieurs résistances sont en série, la tension aux bornes de l'une d'entre
elle peut être déterminée par la relation :
𝑹𝑹𝟏𝟏 𝑹𝑹𝟏𝟏
𝒖𝒖𝟏𝟏 = × 𝒖𝒖𝑻𝑻 = 𝑵𝑵 × 𝒖𝒖𝑻𝑻
𝑹𝑹𝟏𝟏 + 𝑹𝑹𝟐𝟐 + 𝑹𝑹𝟑𝟑 ∑𝒌𝒌=𝟏𝟏 𝑹𝑹𝒌𝒌

40
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Association de dipôles
III. Association de dipôles
3. Diviseur de tension, diviseur de courant
b. Diviseur de courant
Lorsque plusieurs résistances sont en dérivation, la l’intensité qui traverse l’une
d’entre elle peut être déterminée par la relation :
𝑮𝑮𝟏𝟏 𝑮𝑮𝟏𝟏 𝟏𝟏⁄𝑹𝑹𝟏𝟏
𝒊𝒊𝟏𝟏 = × 𝒊𝒊𝑻𝑻 = 𝑵𝑵 × 𝒊𝒊𝑻𝑻 = 𝑵𝑵 × 𝒊𝒊𝑻𝑻
𝑮𝑮𝟏𝟏 + 𝑮𝑮𝟐𝟐 + 𝑮𝑮𝟑𝟑 ∑𝒌𝒌=𝟏𝟏 𝑮𝑮𝒌𝒌 ∑𝒌𝒌=𝟏𝟏(𝟏𝟏⁄𝑹𝑹𝒌𝒌 )

41
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Source de tension et de courant
IV. Source de tension et de courant
1. Source de tension (générateur de tension)
a. Source de tension idéale
 Un générateur de tension idéal délivre une tension indépendante du courant débité :
𝑉𝑉𝐴𝐴 − 𝑉𝑉𝐵𝐵 = 𝑢𝑢 = 𝑒𝑒 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ∀ 𝑖𝑖(𝑡𝑡)
 Cette tension, notée 𝒆𝒆 est la force électromotrice (f.é.m.) du générateur. Dans cette
configuration, la résistance interne du générateur est nulle, ce qui n’est
généralement pas le cas pour un générateur réel. 𝑢𝑢

A 𝒆𝒆

𝒆𝒆 𝒖𝒖
-

0 𝑖𝑖

B Caractéristique d'un générateur de tension idéal.


Symbole d’une source de tension idéale. 42
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Source de tension et de courant
IV. Source de tension et de courant
1. Source de tension (générateur de tension)
b. Source de tension réelle
Un générateur réel est modélisé par un générateur idéal monté en série avec sa
résistance interne. En convention générateur, la caractéristique tension-courant du
générateur de tension réel devient :
𝑢𝑢 = 𝑒𝑒 − 𝑟𝑟𝑟𝑟 A 𝑢𝑢
r
La résistance interne induite une chute de tension + 𝒊𝒊

𝒆𝒆 𝒖𝒖
-

0 𝑖𝑖
B

Symbole d’une source de tension réelle. Caractéristique d'un générateur de tension


réelle.

43
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Source de tension et de courant
IV. Source de tension et de courant
2. Source de courant (générateur de courant)
a. Source de courant idéale
Un générateur de courant idéal débite un courant dont l’intensité est indépendante de
la tension électrique aux bornes du générateur :
𝑖𝑖 = 𝑖𝑖𝑆𝑆 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ∀ 𝑢𝑢(𝑡𝑡)
𝒊𝒊 𝑢𝑢
A

Note : La résistance interne d’une


𝒊𝒊𝑺𝑺 𝒖𝒖 source de courant idéale est infinie.

0 𝒊𝒊𝑺𝑺 𝑖𝑖

B
Symbole d'une source de courant Caractéristique d'un générateur de
idéale. courant idéal.
44
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Source de tension et de courant
IV. Source de tension et de courant
2. Source de courant (générateur de courant)
b. Source de courant réelle
Pour un générateur réel on tient compte de sa résistance interne 𝒓𝒓, montée en parallèle
avec la source de courant idéale. En convention générateur, la caractéristique statique
courant-tension du générateur de courant réel est donc :
𝑢𝑢
𝒊𝒊 A 𝑖𝑖 = 𝑖𝑖𝑆𝑆 −
𝑟𝑟 𝑢𝑢

𝒊𝒊𝑺𝑺 𝒓𝒓 𝒖𝒖

B 0 𝑖𝑖

Symbole d'une source de courant réelle. Caractéristique d'un générateur de courant réel.

45
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales

V. Lois générales des circuits électriques

Ce sont des lois numériques qui permettent de calculer les intensités


(et/ou les tensions) dans un circuit quelconque (ni en série, ni en
dérivation). On se place dans le cas où les f.é.m. sont constantes avec
un régime permanent : les courants à déterminer sont donc constants.

46
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
1. Lois de Kirchhoff

Les deux lois de Kirchhoff traduisent :


o La conservation de la charge électrique (loi des intensités à chaque
nœud)
o La conservation de l’énergie (loi des tensions pour chaque maille).

47
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
1. Lois de Kirchhoff
a. Lois des nœuds (conservation de la charge)
Enoncé : La somme des intensités 𝑰𝑰𝒊𝒊 des courants algébriques arrivant à un nœud du
circuit est égale à la somme des intensités 𝑰𝑰𝒋𝒋 des courants algébriques s’éloignant de ce
nœud :

∑𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑰𝑰𝒊𝒊 = ∑𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑰𝑰𝒋𝒋 . On a donc ∑ 𝐼𝐼 ̅ = 0


𝐼𝐼1
𝐼𝐼5

𝐼𝐼4
𝐼𝐼3 𝐼𝐼1 + 𝐼𝐼2 + 𝐼𝐼4 = 𝐼𝐼3 + 𝐼𝐼5 + 𝐼𝐼6
𝐼𝐼6 𝐼𝐼2

Loi des nœuds


48
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
1. Lois de Kirchhoff
a. Lois des nœuds (conservation de la charge)
 Application 1 : Intensité du courant dans un circuit
Déterminer les intensités 𝑰𝑰𝟏𝟏 et 𝑰𝑰𝟐𝟐 non précisées sur le schéma ci-dessous.

B 0,8 A
Solution
1,2 A • Loi de nœuds au point B :
𝐼𝐼1
−0,3 A
A 𝐼𝐼1 = 0,8 + 1,2 = 2 𝐴𝐴
0,7 A • Loi de nœuds au point A :
𝐼𝐼2
2 − 0,3 = 0,7 + 𝐼𝐼2 ⇒ 𝐼𝐼2 = 2 − 0,3 − 0,7 = 1 𝐴𝐴

49
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
1. Lois de Kirchhoff
b. Lois des mailles (conservation de l’énergie)

• Enoncé : Dans une maille, la somme algébrique des différences de potentiel


mesurées en parcourant complètement la maille dans un sens donné est nulle.
� 𝑼𝑼𝒊𝒊 = 0
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
B C
A
(𝑉𝑉𝐴𝐴 −𝑉𝑉𝐵𝐵 ) + (𝑉𝑉𝐵𝐵 −𝑉𝑉𝐶𝐶 ) + (𝑉𝑉𝐶𝐶 −𝑉𝑉𝐷𝐷 ) + ⋯ (𝑉𝑉? −𝑉𝑉𝐴𝐴 ) = 0
D
𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝑈𝑈𝐵𝐵𝐶𝐶 + 𝑈𝑈𝐶𝐶𝐶𝐶 + ⋯ + 𝑈𝑈?𝐴𝐴 = 0

50
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
1. Lois de Kirchhoff
b. Lois des mailles
 Application 2 : Calcul d’une différence de potentiel

Déterminer la différence de potentiel U non précisée non précisées sur le


schéma ci-dessous.
Solution

A
𝑼𝑼𝑨𝑨𝑨𝑨
B
𝑼𝑼𝑩𝑩𝑩𝑩
C
𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵 + 𝑈𝑈𝐶𝐶𝐶𝐶 + 𝑈𝑈 + 𝑈𝑈𝐸𝐸𝐸𝐸 = 0 ⇒
𝑈𝑈 = −𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴 − 𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝑈𝑈𝐶𝐶𝐶𝐶 − 𝑈𝑈𝐸𝐸𝐸𝐸
𝑼𝑼𝑬𝑬𝑬𝑬 𝑼𝑼𝑪𝑪𝑪𝑪
AN :
E
𝑼𝑼 = 𝑼𝑼𝑬𝑬𝑬𝑬
D 𝑈𝑈 = −3 − 12 − 2 + 7 = −10 𝑉𝑉

𝑈𝑈𝐴𝐴𝐴𝐴 = 3 𝑉𝑉 ; 𝑈𝑈𝐵𝐵𝐵𝐵 = 12 𝑉𝑉 ; 𝑈𝑈𝐶𝐶𝐶𝐶 = 2 𝑉𝑉 ;


𝑈𝑈𝐸𝐸𝐸𝐸 = −7 𝑉𝑉 51
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
1. Lois de Kirchhoff
c. Méthode de résolution
i. Parcourir toutes les branches du réseau en définissant les courants algébriques et
en appliquant le plus possible la loi des nœuds à chaque fois que l’on rencontre un
nœud.
ii. Compter le nombre N de courants inconnues puis choisir N mailles avec un sens
de parcours.
iii. Ecrire N lois des mailles en utilisant les caractéristiques des dipôles. Notez que si
une branche contient une source de courant, l’intensité électrique dans cette
branche est alors déterminée, mais la tension aux bornes de la source est alors une
inconnue.
iv. Résoudre le système d’équations ainsi obtenu.
52
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
 Exercice d’application : utilisation des lois de Kirchhoff
À l’aide des lois de Kirchhoff, déterminons l’intensité du courant 𝒊𝒊 dans le circuit ci-dessous.

Solution :
Commençons par définir tous les courants.
Appelons 𝒊𝒊𝟏𝟏 le courant qui traverse le dipôle (20 𝑉𝑉, 5 Ω). En
parcourant tout le réseau, on s’aperçoit
qu’il n’y a que deux courants inconnus : 𝒊𝒊 et 𝒊𝒊𝟏𝟏 (notez qu’il y a
une source
de courant qui impose la valeur de l’intensité du courant dans
une branche).
Il suffit donc de deux relations pour les déterminer. On choisira
les mailles
53
USTM/EPM/SGI 1 représentées en couleur sur la figure.
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
 Exercice d’application : utilisation des lois de Kirchhoff
La loi des mailles donne alors

20 − 5𝑖𝑖1 − 5𝑖𝑖 = 0

5 − 5 𝑖𝑖 − 𝑖𝑖1 − 1 − 5𝑖𝑖 = 0
5𝑖𝑖1 + 5𝑖𝑖 = 20
⟹ �
−5𝑖𝑖1 + 10𝑖𝑖 = 10

En sommant les deux relations, on trouve


15𝑖𝑖 = 30, soit 𝒊𝒊 = 𝟐𝟐𝟐𝟐

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USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
Inconvénient de la méthode de Kirchhoff
 Résoudre un système de N équations, même si l’on ne cherche qu’une
seule grandeur électrique.
→Le risque d’erreur de calcul peut devenir important.
 Pour remédier à ce défaut, on peut utiliser de façon judicieuse
l’équivalence électrique entre une source de tension réelle et une
source de courant réelle. En associant les résistances quand c’est
possible et en répétant plusieurs fois la transformation Thévenin-
Norton, on peut simplifier une partie du réseau électrique étudié, et
donc diminuer le nombre de mailles. Quand le but est de calculer les
grandeurs électriques relatives à une branche particulière, cette
méthode est à envisager.
55
USTM/EPM/SGI 1
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
2. Théorème de superposition
a. Enoncé
Dans un réseau électrique linéaire, l’intensité (resp. la tension) dans
une branche quelconque est égal à la somme algébrique des
intensités (resp. des tensions) obtenus dans cette branche sous
l’effet de chacune des sources indépendantes prise isolément, toutes
les autres ayant été remplacées par leur résistance interne, c’est-à-
dire, les autres sources sont supposées éteintes.
Le théorème de superposition exige de pouvoir allumer une seule
source, ce qui suppose que les sources sont indépendantes.
USTM/EPM/SGI 1 56
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
2. Théorème de superposition
b. Méthode de résolution
Pour éteindre les sources on procédera ainsi :
• Une source de tension idéale "éteinte" est remplacée par un fil
(court-circuit e = 0 ∀i) ;
• Une source de courant idéale "éteinte" est remplacée par un
circuit ouvert (iS = 0 ∀u).

USTM/EPM/SGI 1 57
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
2. Théorème de superposition
c. Exemple

On considère le circuit électrique de la figure ci-dessous.


Appliquons le théorème de superposition afin de calculer
l’intensité i.

USTM/EPM/SGI 1 58
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
3. Théorème de superposition
c. Exemple
Solution

 Commençons par allumer seulement la source de courant. On obtient un diviseur de courant.


1⁄5 1
𝑖𝑖1 = × 1 = 𝐴𝐴
1⁄5 + 1⁄5 + 1⁄5 3

 Eteignons la source de courant et allumons la première source de tension. Les deux


résistances en parallèle étant identiques, elles sont traversées par le même courant (noté 𝑖𝑖2 ).
La source débite donc un courant d’intensité 2𝑖𝑖2 et la loi des mailles donne :
1
𝑈𝑈2 = 5 − 5 2𝑖𝑖2 = 5𝑖𝑖2 ⟺ 𝑖𝑖2 = 𝐴𝐴
3

USTM/EPM/SGI 1 59
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
3. Théorème de superposition
c. Exemple
Solution
 Enfin, allumons seulement la dernière source.

Pour les mêmes raisons que précédemment, la source débite un courant double de celui qui
traverse les résistances en parallèle.
La loi des mailles donne :
4
𝑈𝑈3 = 20 − 5 2𝑖𝑖3 = 5𝑖𝑖3 ⟺ 𝑖𝑖3 = 𝐴𝐴
3
Finalement, le courant produit lorsque toutes les sources sont allumées vaut
USTM/EPM/SGI 1 𝑖𝑖 = 𝑖𝑖1 + 𝑖𝑖2 + 𝑖𝑖3 = 2𝐴𝐴 60
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
3. Théorème de Thévenin et Norton
a. Théorème de Thévenin
Tout circuit à deux bornes ouvertes A et B composé de plusieurs sources et de
plusieurs résistances peut être remplacé par une f.é.m. unique 𝑬𝑬𝑻𝑻𝑻𝑻 du générateur
en série avec une résistance unique 𝑹𝑹𝑻𝑻𝑻𝑻 .
A B

A ⟺
B
Modèle équivalent de Thévenin

• La f.é.m. 𝑬𝑬𝑻𝑻𝑻𝑻 du générateur est égale à la ddp mesurée entre A et B quand le dipôle D est
débranché.
• La résistance 𝑹𝑹𝑻𝑻𝑻𝑻 est égale à la résistance mesurée entre A et B quand le dipôle D est
débranché et que les générateurs sont remplacés par leurs 1résistances internes.
USTM/EPM/SGI 61
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
3. Théorème de Thévenin et Norton
a. Théorème de Thévenin
 Exemple 1
Valeur de 𝑹𝑹𝑻𝑻𝑻𝑻 :
𝑅𝑅1 𝑅𝑅2
𝑅𝑅𝑇𝑇𝑇 =
𝑅𝑅1 + 𝑅𝑅2
Valeur de 𝑬𝑬𝑻𝑻𝑻𝑻 :
C'est la même que la valeur de la tension existant "à vide" entre A et B, c'est à
dire celle que relèverait un voltmètre idéal placé entre les bornes A et B.
Schéma équivalent : Nous ici un diviseur de tension (R1 et R2 sont en série) donc on a :
𝑅𝑅2
A B 𝐸𝐸𝑇𝑇𝑇 = × 𝐸𝐸
𝑅𝑅1 + 𝑅𝑅2

Modèle équivalent de Thévenin


USTM/EPM/SGI 1 62
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
3. Théorème de Thévenin et Norton
b. Théorème de Norton
On peut remplacer tout circuit linéaire, qui alimenté par les bornes A et B un
dipôle D, par un générateur de courant idéal 𝐼𝐼𝑁𝑁 en parallèle avec une résistance
R N.
A
⟺ A B

B
Modèle équivalent de Norton

• L’intensité 𝑰𝑰𝑵𝑵 du générateur est égale au courant de court-circuit entre A et B


quand le dipôle D est débranché.
• La résistance 𝑹𝑹𝑵𝑵 est égale à la résistance mesurée entre A et B quand le dipôle
D est débranché et que les générateurs sont remplacés par leurs résistances
internes. USTM/EPM/SGI 1 63
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
3. Théorème de Thévenin et Norton
b. Théorème de Norton
 Exemple 2 Soit :
𝑬𝑬
𝑰𝑰𝑵𝑵 = , 𝑅𝑅2 étant court-circuitée.
𝑹𝑹𝟏𝟏

Valeur de 𝑹𝑹𝒆𝒆𝒆𝒆 :
Valeur de 𝑰𝑰𝑵𝑵 : C'est la résistance équivalente à celle du
C'est celle de l'intensité qui circulerait à travers dipôle AB rendu passif, soit pour
un fil reliant les bornes A et B c'est à dire celle l'exemple celui de la figure ci-dessous :
mesurée par un ampèremètre idéal placé entre
A et B. Dans notre exemple on obtient :

𝑅𝑅1 . 𝑅𝑅2
𝑅𝑅𝑒𝑒𝑒𝑒 = 64
USTM/EPM/SGI 1
𝑅𝑅1 + 𝑅𝑅2
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
3. Théorème de Thévenin et Norton
b. Application Solution
On considère la figure ci-dessous. Il est plus judicieux de remplacer les sources de tension par
leur représentation de Norton comme suite :

Le schéma résultant de Norton obtenu est :

Déterminer la valeur de l’intensité du courant 𝑖𝑖. En associant les sources de courant ainsi que les résistances, on
aboutit à un simple diviseur de courant. La formule du diviseur
donne alors
1⁄5
𝑖𝑖 = × 6 = 2𝐴𝐴
USTM/EPM/SGI 1 2⁄5 + 1⁄5 65
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
3. Théorème de Thévenin et Norton
c. Equivalence Thévenin-Norton
L'application respective des théorèmes de Thévenin et Norton permet de
montrer l'équivalence de deux circuits suivants :

Avec :
𝐸𝐸𝑇𝑇𝑇 = 𝐼𝐼𝑁𝑁 × 𝑅𝑅0
USTM/EPM/SGI 1 66
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
4. Théorème de Millman

 Il permet de trouver le potentiel d'un point du circuit lorsqu'on connaît les


autres.

𝑉𝑉1 ⁄𝑅𝑅1 + 𝑉𝑉2 ⁄𝑅𝑅2 + 𝑉𝑉3 ⁄𝑅𝑅3


𝑉𝑉𝑋𝑋 =
1⁄𝑅𝑅1 + 1⁄𝑅𝑅2 + 1⁄𝑅𝑅3

∑𝑁𝑁 𝑉𝑉
𝑛𝑛=1 𝑛𝑛 ⁄ 𝑅𝑅𝑛𝑛 ∑ 𝑁𝑁
𝑛𝑛=1 𝐺𝐺𝑛𝑛 . 𝑉𝑉𝑛𝑛
𝑉𝑉𝑗𝑗 = 𝑁𝑁 =
∑𝑛𝑛=1 1⁄𝑅𝑅𝑛𝑛 ∑𝑁𝑁 𝑛𝑛=1 𝐺𝐺𝑛𝑛
USTM/EPM/SGI 1 67
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
4. Théorème de Millman
 Ce théorème très permet de déterminer la différence de potentiel aux
bornes de plusieurs branches en parallèles.

∑𝑛𝑛𝑖𝑖=1 𝐸𝐸𝑖𝑖 ⁄𝑅𝑅𝑖𝑖 + ∑𝑚𝑚


𝑗𝑗=1 𝐼𝐼𝑗𝑗
𝑈𝑈 =
∑𝑛𝑛𝑖𝑖=1 1⁄𝑅𝑅𝑖𝑖

USTM/EPM/SGI 1 68
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
4. Théorème de Millman
Application
Déterminer grâce au théorème de Millman l’intensité i du courant traversant le conducteur ohmique de
résistance r.
Solution
Sur le schéma, la masse impose l’origine des potentiels. Le potentiel VN représente la tension 𝑢𝑢 =
𝑉𝑉𝑁𝑁 – 0 = 𝑟𝑟 𝑖𝑖 aux bornes de la résistance 𝒓𝒓. On a en outre : 𝑉𝑉𝐴𝐴1 = 𝑢𝑢1 et 𝑉𝑉𝐴𝐴1 = 𝑢𝑢2 . D’où, d’après le
théorème de Millman :

1 1 1 𝑢𝑢1 𝑢𝑢2 𝑟𝑟 𝑟𝑟 𝑢𝑢1 𝑢𝑢2


𝑉𝑉𝑁𝑁 + + = + soit : 𝑖𝑖 1+ + = +
𝑟𝑟 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2

Finalement, on obtient :
𝑢𝑢1 𝑢𝑢2
+ 𝑅𝑅2 𝑢𝑢1 + 𝑅𝑅1 𝑢𝑢2
𝑅𝑅1 𝑅𝑅2
𝑖𝑖 = 𝑟𝑟 𝑟𝑟 ⟹ 𝑖𝑖 = 𝑅𝑅 . 𝑅𝑅 + 𝑟𝑟 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅
1+ + 1 2 1 2 69
USTM/EPM/SGI 1 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
5. Théorème de Kennelly (ou « transformation triangle-étoile »)
Ce théorème permet, entre autres, de calculer 𝑅𝑅𝑇𝑇𝑇 (théorème de Thévenin)
quand on a des résistances en triangles dans les circuits.
Soient 3 nœuds A, B, C formant un triangle. Chaque brin contient
uniquement une résistance (éventuellement équivalente), notées ici R1, R2 et
R3.

USTM/EPM/SGI 1 70
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
5. Théorème de Kennelly (ou « transformation triangle-étoile »)
Ce circuit triangulaire est équivalent au circuit en étoile entre les 3 mêmes nœuds, avec un
point « central », relié aux 3 nœuds par les résistances r1, r2 et r3 (remarquer les notations :
la résistance R1 est « opposée » au nœud A relié à r1).

Le théorème de Kennelly permet de calculer facilement les résistances r1, r2, r3 par les
relations :
𝑅𝑅2 . 𝑅𝑅3
𝑟𝑟1 =
𝑅𝑅1 + 𝑅𝑅2 + 𝑅𝑅3
USTM/EPM/SGI 1 71
Chapitre 1 : Etude des réseaux électriques en régime continu/ Lois générales
V. Lois générales des circuits électriques
5. Théorème de Kennelly (ou « transformation triangle-étoile »)
Les deux autres sont obtenues par permutation circulaire (la résistance r1 est égale
au produit des deux résistances « adjacentes » R2 et R3, divisé par la somme des 3
résistances R1, R2, R3).
Exemple : du pont de Wheatstone ne comporte qu’un seul triangle. Une fois que ce
triangle a été transformé en étoile, il n’y a plus de triangle dans le circuit, mais deux
branches en dérivation.

Fin du 2ième chapitre !!! USTM/EPM/SGI 1 72

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