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Cette étude évalue la prévalence des avortements provoqués en Côte d'Ivoire, révélant une pratique répandue avec 42,5 % des femmes de 15 à 49 ans ayant recours à l'avortement, souvent clandestin et à domicile. Les principales raisons incluent la crainte des réactions parentales, le manque de ressources financières et le désir de poursuivre des études. L'étude souligne la nécessité de réformes politiques et juridiques pour améliorer l'accès à la contraception et réduire les complications liées aux avortements.

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Cette étude évalue la prévalence des avortements provoqués en Côte d'Ivoire, révélant une pratique répandue avec 42,5 % des femmes de 15 à 49 ans ayant recours à l'avortement, souvent clandestin et à domicile. Les principales raisons incluent la crainte des réactions parentales, le manque de ressources financières et le désir de poursuivre des études. L'étude souligne la nécessité de réformes politiques et juridiques pour améliorer l'accès à la contraception et réduire les complications liées aux avortements.

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ÉPIDÉMIOLOGIE DES AVORTEMENTS PROVOQUÉS EN CÔTE D'IVOIRE

Joseph Bénie Bi Vroh, Issaka Tiembre, Harvey Attoh-Touré, Daniel Ekra Kouadio,
Lucien Kouakou, Lazare Coulibaly, Hyacinthe Andoh Kouakou, Janine Tagliante-
Saracino

S.F.S.P. | « Santé Publique »

2012/HS Vol. 24 | pages 67 à 76


ISSN 0995-3914
DOI 10.3917/spub.120.0067
Article disponible en ligne à l'adresse :
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Épidémiologie des avortements


provoqués en Côte d’Ivoire
Epidemiology of induced abortion in Côte d’Ivoire
Joseph Benie Bi Vroh (1), Issaka Tiembre (1), Harvey Attoh-Toure (1),
Daniel Ekra Kouadio (1), Lucien Kouakou (2), Lazare Coulibaly (2),
Hyacinthe Andoh Kouakou (3), Janine Tagliante-Saracino (1)

Résumé : Cette étude avait pour objectif de décrire les avortements provoqués en Côte
d’Ivoire. Il s’agissait d’une enquête descriptive transversale réalisée sur l’ensemble du
territoire national en 2007 auprès de 3 057 femmes âgées de 15 à 49 ans sur leur recours à
l’avortement. Les résultats de l’étude montrent que l’avortement provoqué clandestin est une
pratique répandue chez les femmes vivant en Côte d’Ivoire avec une prévalence de 42,5 %.
Les femmes qui ont eu le plus recours à l’avortement avaient moins de 25 ans, étaient
célibataires, sans niveau d’instruction et utilisaient la contraception. Plus de la moitié de ces
avortements (52,1 %) ont été pratiqués à domicile par des avorteurs traditionnels ou par les
femmes elles-mêmes avec des plantes ou décoctions. Les motifs les plus évoqués par les
personnes pour justifier le recours à l’avortement étaient dominés par la crainte de la
réaction des parents (27,7 %), l’âge trop jeune pour avoir un enfant (22,2 %), le manque de
ressources financières pour assurer la charge d’un enfant (21,3 %) et la volonté de
poursuivre les études. Plus de la moitié (55,8 %) des femmes ont déclaré avoir déjà eu des
complications qui sont plus fréquentes à l’issue des avortements à domicile que ceux
effectués en milieu hospitalier. Pour prévenir ou traiter ce fléau social, il est nécessaire de
recourir à des actions et réformes politiques et juridiques à type de révision de la législation
relative à l’avortement en Côte d’Ivoire, et de promouvoir l’accès au planning familial.
Mots-clés : Avortement provoqué - Côte d’Ivoire.

Summary: The objective of this study was to examine induced abortion in Côte d’Ivoire. A
nationwide cross-sectional descriptive study of induced abortion was carried out in 2007
among 3,057 women aged 15-49 years. The study showed that induced abortion is a

ARTICLES
widespread practice in Côte d’Ivoire, with a prevalence estimated at 42.5%. The women who
had undergone an abortion were generally under 25, unmarried, and illiterate, and had used
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contraception. More than half (52.1%) of all induced abortions were performed at home by
traditional abortionists or were self-induced with plants or decoctions. The main reasons for
induced abortion were concern about the reaction of parents (27.7%), age (22.2%), a lack of
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

financial resources (21.3%) and the desire of women to continue their education. More than
half of the participants (55.8%) stated that they had suffered complications, which were more
common after a home abortion than after a hospital abortion. Political and legal measures or
reforms aimed at changing abortion laws in Côte d’Ivoire and better access to family planning
are required in order to prevent or treat the social issue of induced abortion.
Keywords: Induced abortion - Ivory Coast.

(1) UFR des Sciences Médicales, Université Cocody - Boulevard de l’université BP V 14 - Abidjan - Côte d’Ivoire.
(2) Association pour le Bien-être Familial - Boulevard Giscard d’Estaing - Abidjan - Côte d’Ivoire.
(3) Programme National de Santé de Reproduction - Immeuble le Général BP V 4 - Abidjan - Côte d’Ivoire.

Correspondance : J. Benie Bi Vroh Réception : 22/10/2010 – Acceptation : 02/01/2012


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68 J. BENIE BI VROH, I. TIEMBRE, H. ATTOH-TOURE et al.

Introduction
L’avortement provoqué est une interruption prématurée de la grossesse.
L’avortement provoqué à risque, se définit comme « une procédure pour
mettre un terme à une grossesse non désirée soit par des personnes non
qualifiées ou inexpérimentées, soit dans un environnement non conforme
à un minimum de normes médicaux ou les deux » [1]. Dans le monde,
l’avortement provoqué constitue une cause prépondérante de morbidité et de
mortalité maternelle, plus particulièrement dans les pays en développement.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, sur les 42 millions d’avortements
par an dans le monde, 21,6 millions sont à risque [2] dont 95 % dans les pays
en développement. En 2000, l’Afrique comptabilisait à elle seule 4,2 millions
d’avortements à risque par an dont 1,2 million en Afrique de l’ouest. En
Afrique plus de 46 % des besoins en planning familial sont non satisfaits et
cela est particulièrement aigu en Afrique de l’Ouest. De 1995 à 2004, la
prévalence contraceptive est passée de 7 % à 15 % dans cette sous-région ce
qui reste particulièrement insignifiant pour satisfaire les besoins [3]. Cette
situation fait le lit des grossesses non désirées conduisant facilement aux
avortements. L’accès à la contraception aurait pu réduire l’incidence de
l’avortement dans cette région [4].
La quasi-totalité de ces avortements, effectués en violation de la législation,
sont clandestins et pratiqués dans un environnement sanitaire inadéquat par
des personnes insuffisamment ou non qualifiées [5]. Environ 47 000 femmes
meurent par an suite à des complications de cette pratique. Pourtant
ces complications peuvent être évitées par l’accès à l’éducation, à la
contraception et aux services pour avorter [6].
En Côte d’Ivoire, en l’absence de registres officiels sur l’avortement provoqué,
en raison du caractère illégal de cet acte [5], très peu d’informations sont
disponibles sur l’avortement et ses complications. Ce qui rend difficile
l’estimation de sa prévalence à l’échelle nationale. Seules quelques études
locales ont montré l’augmentation du phénomène, notamment celle réalisée
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à Abidjan en 1999 qui a montré que la proportion de femmes ayant déjà subi
un avortement a triplé entre 1987 et 1997 [7].
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

Aussi, nous est-il apparu important de mener cette étude pour estimer
l’ampleur de ce fléau à l’échelle nationale en vue de mieux connaître le
niveau de recours à l’avortement provoqué pour une bonne prise en charge
de la santé maternelle en Côte d’Ivoire. Ses objectifs spécifiques étaient
de déterminer la prévalence et d’identifier les déterminants des avortements
provoqués en Côte d’Ivoire.

Méthodologie
Type et population d’étude
Nous avons réalisé une étude transversale prospective à visée descriptive et
analytique sur l’ensemble du territoire ivoirien, du 14 au 29 décembre 2007.
Étaient éligibles à cette étude les femmes âgées de 15 à 49 ans, résidant dans
le ménage depuis au moins six mois. Ces femmes ont été interrogées sur le
recours à l’avortement provoqué au cours de leur vie génésique.
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AVORTEMENTS PROVOQUÉS EN CÔTE D’IVOIRE 69

Échantillonnage

L’échantillon a été constitué de façon aléatoire par sondage stratifié à deux


degrés, le premier degré était constitué des districts de recensement
(stratifiés en urbains et ruraux), le deuxième degré des ménages. L’ensemble
des femmes éligibles d’un ménage étaient incluses. La base de sondage était
constituée de la liste des districts de recensement pour le premier degré et
de la liste actualisée des ménages issue du dernier recensement général de
la population et de l’habitat de 1998 [8] pour le deuxième degré. Dans
l’objectif d’avoir la même fraction de sondage par grappe, le nombre de
ménages à sélectionner par grappe variait de 200 à 700 en fonction de la
taille de la population de la région. Nous avons appliqué un facteur correctif
pour tenir compte de l’indisponibilité de données fiables due aux
déplacements des populations suite à la crise militaro-politique qu’a connue
le pays. Le nombre de sujets nécessaire à l’étude a été calculé pour une
prévalence attendue de 33 %, une précision de 2,5 % de l’intervalle de
confiance à 95 % de l’estimation de cette prévalence [9]. Compte tenu du fait
que le sondage en grappes présente souvent une moins bonne précision que
le sondage aléatoire systématique du fait de l’homogénéité fréquente des
individus composant les grappes [10, 11], nous avons pris en compte un
facteur multiplicatif de 2 pour tenir compte de l’effet grappe. Ce choix nous
a permis d’avoir un nombre minimum de sujets nécessaires de l’étude à
2 718. Ce nombre a été multiplié par un facteur correctif de 1/0,898 pour
tenir compte du taux de réponse attendu. Ce qui nous a donné un effectif
d’au moins 3 027 femmes à enquêter. Avec l’estimation d’un nombre moyen
de femmes éligibles de 1,4 par ménage [12], le nombre de ménages à inclure
était au minimum de 2 408. Nous avons choisi d’en inclure 2 427.

Outils de collecte de données

Les données ont été collectées à partir de questionnaires individuels


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anonymes pré-testés, administrés aux femmes par interview en face à face, à
domicile, portant sur les avortements et leurs déterminants. Le questionnaire a
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

été administré en français dans la majorité des cas ou en langues locales dans
certains cas. Les informations sur les caractéristiques sociodémographiques
des enquêté(e)s telles que l’âge, l’état matrimonial, le niveau d’instruction, la
religion, l’ethnie, le statut professionnel et sur les comportements en matière
de sexualité, fécondité et contraception, ont été recueillies.

Indicateur utilisé

La prévalence de l’avortement provoqué dans la population des femmes


enquêtées a été estimée à partir de la proportion des femmes déclarant avoir
avorté au moins une fois parmi les femmes de 15 à 49 ans. Mais cette
population renferme également des femmes qui n’ont jamais eu de rapports
sexuels ou qui n’avaient jamais été enceintes. Or l’avortement concerne les
femmes soumises au risque d’avortement, c’est-à-dire les femmes qui ont
été au moins une fois enceintes. Nous avons donc extrait cet échantillon
du dénominateur pour avoir une prévalence de l’avortement plus proche
de la réalité.
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70 J. BENIE BI VROH, I. TIEMBRE, H. ATTOH-TOURE et al.

Saisie et analyse des données

Les données ont été saisies à l’aide du logiciel CSPro 3.1 et ont été
analysées sur SPSS.12 et Stata.11. La relation entre la proportion de
femmes ayant avorté au moins une fois et les principaux facteurs
sociodémographiques (l’âge à la première grossesse, le milieu de résidence,
la religion, le niveau d’instruction, la connaissance des méthodes de
contraception, et l’utilisation des méthodes de contraception) a d’abord été
mesurée par analyse uni-variée : les taux entre les différents groupes ont
été comparés par le test du Chi2 avec un niveau de signification au seuil de
0,05. Une régression logistique a été ensuite réalisée avec ajustement sur les
différentes variables.
Le consentement éclairé verbal de chaque participante était obtenu avant
son inclusion dans l’étude. L’accord parental était requis pour les sujets
mineurs.

Résultats

Prévalence et caractéristiques de l’avortement provoqué

La prévalence de l’avortement provoqué était de 42,5 % avec 40 % en


milieu rural et 45 % en milieu urbain. Dans la moitié des cas (50,1 %), ces
pratiques ont eu lieu à domicile contre 47,9 % dans une structure sanitaire.
Majoritairement, elles étaient effectuées par une avorteuse traditionnelle ou
par la femme elle-même (49,4 %). Dans 32,5 % des cas l’avortement était
effectué par un médecin alors qu’il s’agissait d’un l’infirmier ou d’une sage-
femme dans 14,6 %. Le nombre de femmes ayant présenté des complications
à l’issue des avortements effectués à domicile était plus élevé que celui de
femmes dont l’avortement s’est pratiqué dans un établissement hospitalier,
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toutes complications confondues (Figure 1).
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

Profil épidémiologique des femmes ayant avorté et méthodes utilisées

Le profil des femmes ayant avorté est dominé par les femmes âgées de
moins de 25 ans (65,3 %), non scolarisées (36,8 %), célibataires (58,9 %)
(Tableau I). L’âge gestationnel moyen à l’avortement était de 21 semaines
d’aménorrhée.
Les méthodes les plus utilisées étaient les plantes et décoctions (50,1 %),
les injections (12,8 %) et la dilatation/curage (38,5 %).

Déterminants et conséquences de l’avortement provoqué

Les principaux déterminants des avortements étaient : la pression familiale


et sociale (27,7 %), le trop jeune âge (22,2 %), les difficultés économiques
(21,3 %) et la volonté de poursuivre la scolarité (15,5 %). Le tableau II montre
que les femmes âgées de 10 à 14 ans et celles de 15 à 19 ans à la première
grossesse avaient un risque significativement plus élevé d’avorter que celles
qui avaient 30 à 34 ans (OR = 2,3 et p < 0,05 versus OR = 1,6 et p < 0,05).
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AVORTEMENTS PROVOQUÉS EN CÔTE D’IVOIRE 71

700

A l’hôpital
600
A domicile

500

400
Effectif

300

200

100

0
Hémorragie Perforation Infections Lésion organes Douleurs Hystérectomie Stérilité Maladie Ensemble
génitaux pelviennes
Complications

Figure 1 : Distribution des complications d’avortement selon le lieu de l’avortement en Côte


d’Ivoire en 2007.

Tableau I : Caractéristiques sociodémographiques des femmes lors du dernier l’avortement,


en Côte d’Ivoire en 2007

Variables Effectifs Pourcentages

Âges
10-14 26 2,7
15-19 350 36,1
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20-24 258 26,5
25-29 156 16
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

30-34 57 5,9
35-39 27 2,8
40-45 13 1,3
Inconnu 85 8,7

Niveau d’instruction
Sans niveau 358 36,8
Primaire 263 27,1
Secondaire premier cycle 215 22,1
Secondaire second cycle 86 8,8
Supérieur 33 3,4
École coranique 17 1,7

État matrimonial
Mariée/union libre 390 40,1
Célibataire 572 58,9
Divorcée/Séparée/Veuve 10 0,9

Total 972 100


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72 J. BENIE BI VROH, I. TIEMBRE, H. ATTOH-TOURE et al.

Tableau II : Analyse bivariée et multivariée par régression logistique avec les Odds Ratios pour
les variables influençant le recours à l’avortement en Côte d’Ivoire en 2007

Modèle bi-varié Modèle multivarié


Variables IC 95 % IC 95 %
(OR bruts) (OR ajustésa)
Âge à la première grossesse (n = 2 058) ** **
10-14 4,0** [2,1-5,8] 2,3** [1,4-3,9]
15-19 3,0** [2,0-3,5] 1,6** [1,9-2,2]
20-24 2,3 (ns) [1,4-2,7] 1,1 (ns) [0,8-1,6]
25-29 2.1 (ns) [1,1-3,0] 0.9 (ns) [0,5-1,5]
30-34 (ref) 1,0 1,0
Milieu de résidence (n = 3 057) ** **
Urbain 1,3** [1,1-1,6] 1,3** [1,1-1,6]
Rural (ref) 1,0 1,0
Religion (n = 3 046) ** **
Musulmane (ref) 1,0 1,0
Catholique 2,0** [1,6-2,5] 1,8** [1,2-2,6]
Protestante 2,1** [1,7-2,7] 1,7** [1,0-2,4]
Témoins de Jéhovah 2,1 (ns) [0,8-5,4] 1,7 (ns) [0,4-6,3]
Animiste/traditionnelle 2,6** [1,5-4,8] 3,5** [1,2-7,0]
Pas de religion 2,0** [1,5-2,6] 2,0 ** [1,1-2,7]
Autres religions 2,4** [1,6-3,5] 1,9** [1,0-3,1]
Fréquentation scolaire (n = 3 057) ** **
Oui (ref) 1,0 1,0
Non 0,4** [0,3-0,5] 0,5 ** [0,5-0,8]
Connaissance des méthodes ** **
de contraception (n = 3 055)
Non (ref) 1,0 1,0
Oui 2,2** [1,8-2,6] 2,7 ** [2,2-3,4]
Utilisation des méthodes ** **
de contraception (n = 2 059)
Non (ref) 1,0 1,0
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Oui 2,0** [1,6-2,5] 1,6** [1,3-2,0]
a Les OR sont ajustés sur toutes les variables indépendantes.
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76
réf : groupe de référence.
** Significatif à 5 % - ns Non Significatif : p > 0,05.
IC95 % : Intervalle de confiance à 95 %.

Il en était de même pour les femmes vivant en milieu urbain par rapport à
celles résidant en milieu rural (OR = 1,3 ; p < 0,01). Les femmes qui ne
fréquentaient pas d’école avaient un risque 0,6 fois plus élevé d’avorter que
celles qui avaient au moins le niveau primaire. De même, celles qui utilisaient
la contraception avaient significativement plus de risque d’avorter que celle
qui ne pratiquaient pas la contraception (p < 0,001). Les femmes animistes
ou de religion traditionnelle avaient 3,5 fois plus de risque d’avorter que
les femmes musulmanes. Par contre, la variable ethnie n’était pas
significativement associée à l’avortement.
La fréquence des complications post abortum était de 55,2 %. Ces
complications étaient dominées par les douleurs pelviennes chroniques
(68,2 %), les perforations (58 %), les infections (17,6 %) et les hémorragies
(16 %).
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AVORTEMENTS PROVOQUÉS EN CÔTE D’IVOIRE 73

Discussion
Notre étude présente quelques limites dont la première est le biais de
mémoire. En effet, les femmes enquêtées peuvent avoir occulté leur recours
passé à l’avortement, d’une part parce que c’est un sujet potentiellement
douloureux, et d’autre part parce que le recours à l’avortement est un acte
illégal en Côte d’Ivoire. Ce biais va globalement dans le sens d’une sous-
estimation du recours à l’avortement.
La seconde limite est l’impossibilité de mettre en évidence la relation entre
le recours à l’avortement et la génération des femmes, du fait de la
transversalité de l’étude. Une étude longitudinale de type cohorte pourrait
éventuellement mettre en évidence ce lien.
En dépit de ces limites, une force de notre étude serait liée à son caractère
national, ce qui permettrait de considérer ses résultats comme représentatifs
de l’ensemble de la Côte d’Ivoire et donc de généraliser les résultats à
l’ensemble des femmes en âge de procréer.
La prévalence de l’avortement provoqué dans notre étude montre une
augmentation du niveau du phénomène par rapport à ceux de 1997 et 1999
que Desgrées Du Lou et Guillaume avaient estimés respectivement à 28 % à
36 % et 30,5 % dans deux grandes villes de Côte d’Ivoire et à Abidjan [7, 13].
Cette prévalence dépend fortement de l’âge. En effet, les femmes sont
d’autant plus susceptibles d’avoir avorté qu’elles sont plus jeunes : 65,3 %
des moins de 25 ans ont déjà avorté contre 16 % des 25-29 ans. Cela est
confirmé par Guillaume en 2002 où 32 % des femmes de moins de 25 ans ont
avorté au moins une fois [13]. Ce recours important à l’avortement par les
femmes les plus jeunes pourrait contribuer à expliquer la baisse de la
fécondité [14].
Par ailleurs, la probabilité d’avoir avorté dépend du niveau d’instruction de
la femme. En effet, plus ce niveau est élevée plus la probabilité qu’elle avorte
augmente. Ce résultat est semblable à celui retrouvé au Togo [15] et en Côte
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d’Ivoire où 48,1 % des femmes ayant le niveau secondaire ou plus ont
déclaré avoir avorté au moins une fois [14]. En analyse multivariée, la
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

différence reste significative entre les femmes sans instruction et les femmes
ayant été scolarisées. Cette différence peut s’expliquer par un accès difficile
aux informations sur l’avortement pour les femmes analphabètes à l’inverse
de leurs homologues scolarisées qui, connaissant les méthodes pour réaliser
cet acte et ne voulant pas abandonner leurs études à cause d’une grossesse,
y ont souvent recours [14].
Nous avons également trouvé une liaison entre l’utilisation des contraceptifs
et le recours à l’avortement. Étant donné que l’utilisation d’une contraception
traduit le désir des femmes de ne pas débuter de grossesse, leur attitude
serait de recourir fréquemment à l’avortement en cas de grossesses non
désirées ou d’utiliser la contraception suite à un avortement. Ce résultat met
en exergue les difficultés liées à l’utilisation des contraceptifs, notamment la
mauvaise observance et l’interruption sans motif de la contraception qui ont
entraîné des grossesses non désirées [16].
Le statut matrimonial joue un rôle dans le recours à l’avortement. En effet,
le statut de célibataire est un facteur favorisant du recours à l’avortement. La
même tendance est retrouvée chez Guillaume [7]. Les femmes célibataires,
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plus jeunes en général, sont désireuses de planification familiale [17], or le


recours à l’avortement est associé à l’utilisation des méthodes contraceptives.
Cette pratique pourrait les exposer au risque d’avortement.
Le fait que le recours à l’avortement soit plus élevé chez les femmes plus
jeunes, plus instruites et chez les femmes seules, confirme un changement
de mentalités en matière de procréation.
Contrairement aux résultats de Mendame au Gabon, l’ethnie n’est pas liée
à l’avortement dans notre étude [18].
Par ailleurs, nous avons noté une plus grande proportion de femmes ayant
eu recours à l’avortement en zone urbaine qu’en zone rurale. Cet écart
s’expliquerait par un moindre contrôle social sur les femmes dans les villes,
des conditions de vie urbaines peu favorables aux familles nombreuses et un
accès plus facile à l’avortement [14] ou un difficile accès à l’avortement pour
les femmes en milieu rural.
Malgré le fait que le taux d’avortement soit plus faible en Afrique de l’ouest
qu’en Afrique de l’est, l’Afrique de l’ouest a un taux de mortalité liée à
l’avortement le plus élevé du monde avec 140 décès liés à l’avortement pour
100 000 naissances vivantes [19]. Cette tendance pourrait être liée aux
résistances à la révision des lois sur l’avortement. En effet, depuis 1990, il n’y
a que cinq pays d’Afrique de l’ouest francophone (Burkina Faso, Tchad, Mali,
Niger et Togo) qui ont révisé leur loi sur l’avortement [20]. Des efforts ont été
faits par 16 pays dans le sens d’augmenter le nombre de situations dans
lesquelles l’avortement devrait pouvoir être autorisé en y ajoutant l’inceste,
le viol et la malformation fœtale. La législation en Côte d’Ivoire, en la matière,
par contre reste inchangée, n’autorisant l’avortement que pour sauver la vie
de la femme [21]. Cette législation trop restrictive pourrait favoriser la
prévalence élevée de l’avortement à risque se réalisant le plus souvent à
domicile comme dans notre étude. Ainsi, il est impérieux de réviser
la législation sur l’avortement en Côte d’Ivoire pour faciliter l’accès à cette
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pratique.
L’âge influence la survenue de l’avortement. En effet, les femmes jeunes,
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âgées de 15 à 24 ans, ont peu ou pas de moyens financiers pour subvenir à


leurs besoins a fortiori à ceux d’un enfant, d’où leur décision d’avorter, en
cas de grossesse non désirée. En moyenne, les femmes avortent au deuxième
trimestre de la grossesse contrairement aux résultats de Rutgers au
Zimbabwe qui montrent que l’âge gestationnel moyen à l’avortement était
de 11,3 semaines [22]. À titre de comparaison, la règlementation sur
l’avortement en France a fixé la limite de l’âge gestationnel à 14 semaines
d’aménorrhée selon la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001. Les raisons de cet
avortement tardif dans notre étude sont multiples : la méconnaissance ou le
déni de la grossesse par les femmes, le manque d’information sur les services
en charge de l’avortement, la pression de la famille qui pousse les femmes à
avorter, le manque de moyens financiers pour se rendre à l’hôpital et pour
avorter [21]. Ce retard à l’avortement constitue un risque additionnel pour la
femme, en plus du risque lié au profil de la personne qui procède à
l’avortement et aux conditions de l’avortement. Aussi, les structures offrant
des services pour l’avortement doivent être disponibles avec du personnel
qualifié et le matériel adéquat [23].
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AVORTEMENTS PROVOQUÉS EN CÔTE D’IVOIRE 75

L’attitude des parents est fréquemment la cause directe ou indirecte de


l’avortement. En effet, de nombreux parents menaçaient leurs filles
enceintes, leur demandant d’avorter sous peine d’être expulsées du domicile
familial ou d’interrompre leurs études [24]. Cette peur de la réaction des
parents qui considèrent une grossesse hors mariage comme un déshonneur
pour la famille, est davantage retrouvée dans notre étude que dans celle de
Guillaume (25 % vs 19 %) [7].
Les méthodes d’avortement les plus utilisées étaient les méthodes
traditionnelles comme dans l’étude de Grimes [4]. Les plantes/décoctions
représentaient 50,1 % des méthodes de notre étude contre seulement 18 %
dans l’étude de Guillaume [6]. Cette proportion s’explique dans notre
contexte où 80 % de la population a recours à la médecine
traditionnelle [25]. Plus de la moitié (52,1 %) des femmes interrogées qui
avaient déjà avorté, ont déclaré que leur dernier avortement a eu lieu à
domicile en adéquation avec les résultats de Thonneau en Côte d’Ivoire [24],
confirmant l’aspect illégal et clandestin de l’acte.
Près de la moitié des avortements enregistrés ont été effectués par des
tradipraticiens ou par la femme elle-même. Le caractère illégal de l’avortement
et les difficultés d’accès aux services de soins pourraient expliquer ce
résultat [26]. La proportion des avortements effectués par un personnel de
santé dans notre étude est inférieure à celle des études ouest africaines qui
rapportent une proportion de 50-80 % [27]. Cela pourrait s’expliquer par le
coût élevé de cet acte lorsqu’il est effectué par un agent de santé. Ce coût
variait de 20 000 à 50 000 FCFA (soit 30 à 76 euros) en 1999 [28].
Plus de la moitié des femmes (52 %) ayant avorté ont déclaré avoir eu des
complications, contre 27 % dans l’étude de Guillaume [13].

Conclusion
L’interruption volontaire de grossesse constitue un phénomène répandu en
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Côte d’Ivoire malgré son caractère illégal.
Parmi les principaux déterminants de ce fléau social, nous avons retrouvé
Santé publique 2012, volume 24, Hors Série, Avril-Mai, pp. 67-76

la crainte de la pression sociale et familiale, les difficultés économiques, le


trop jeune âge pour avoir un enfant et la volonté de poursuivre les études.
Par ailleurs, nous avons constaté que la femme qui a le plus souvent recours
à cette pratique, est jeune, instruite, célibataire et utilise les contraceptifs.
Pour prévenir le recours à l’avortement, il est nécessaire, de sensibiliser les
jeunes en milieu scolaire sur le danger des rapports sexuels précoces pour
éviter les grossesses non désirées et surtout les Infections Sexuellement
Transmissibles notamment l’infection à VIH. Il faut également recourir à des
actions et réformes politiques et juridiques à type de révision de la législation
par un plaidoyer auprès du législateur. En effet, il a été montré que la
légalisation de l’avortement peut considérablement améliorer la santé des
femmes, dans la perspective des Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD). Dans l’attente d’une réforme des textes de loi, les services de santé
devraient pouvoir faire bénéficier aux femmes ayant avorté de Soins Après
Avortement. Par ailleurs, il faut intervenir en amont par la promotion de l’accès
à l’éducation et à la contraception moderne chez les jeunes filles.
Aucun conflit d’intérêt déclaré
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REMERCIEMENTS
Les auteurs remercient la Direction de l’Association pour le Bien Être Familial (AIBEF) pour son
implication dans cette étude et surtout pour son financement. Ils remercient également la
Direction de Coordination du Programme National de Santé de Reproduction et Planification Fami-
liale et l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée pour leur expertise.

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