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Ondes mécaniques et leur propagation

Les ondes mécaniques progressives sont des phénomènes de propagation de perturbations dans un milieu matériel sans transport de matière, incluant des types transversaux et longitudinaux. La célérité de propagation dépend de l'élasticité et de l'inertie du milieu, tandis que les ondes lumineuses sont des perturbations électromagnétiques se propageant à une vitesse spécifique dans différents milieux. La décroissance radioactive décrit la transformation d'un noyau instable en un noyau plus stable, suivant une loi de décroissance exponentielle.

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Ondes mécaniques et leur propagation

Les ondes mécaniques progressives sont des phénomènes de propagation de perturbations dans un milieu matériel sans transport de matière, incluant des types transversaux et longitudinaux. La célérité de propagation dépend de l'élasticité et de l'inertie du milieu, tandis que les ondes lumineuses sont des perturbations électromagnétiques se propageant à une vitesse spécifique dans différents milieux. La décroissance radioactive décrit la transformation d'un noyau instable en un noyau plus stable, suivant une loi de décroissance exponentielle.

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Les ondes mécaniques progressives

iv. Les ondes mécaniques


1) Définition
Onde mécanique : est le phénomène de propagation d'une perturbation dans un milieu matériel élastique
sans transport de la matière
2) Type d'ondes mécaniques progressives
Onde transversale Onde longitudinale
La déformation du milieu matériel est La déformation du milieu matériel est parallèle à la
perpendiculaire à la direction de propagation direction de propagation.

3) Dimension d’onde
Onde monodimensionnelle Onde bidimensionnelle Onde tridimensionnelle
La propagation a lieu dans une La propagation a lieu dans un plan La propagation a lieu dans l’espace
seule direction (deux dimensions) (trois dimensions)
4) L’onde sonore
L’onde sonore est une onde mécanique longitudinales tridimensionnelle sa propagation nécessite la
présence d’un milieu matériel
5) Superposition de deux ondes
Deux ondes mécaniques peuvent se superposer sans se perturber
v. La célérité de propagation d’une onde
1) Définition
La célérité (vitesse de propagation) 𝐕 d'une onde progressive dans un milieu monodimensionnelle est
V ∶ la vitesse de l′onde en (m/s)
𝐝 𝐌𝐌′
donnée par : 𝐕 = ∆𝐭
=
∆𝐭
avec { d ∶ la distance parcourue par l′onde en(m)
∆t ∶ la durée de parcoure (s)
2) Facteurs influençant sur la vitesse de propagation
Influence de l’élasticité du milieu
La célérité d’une onde augmente avec l’élasticité du milieu de propagation.
Influence de l’inertie du milieu
Plus l’inertie du milieu est grande plus la célérité est faible.
3) Le retard temporel
Le mouvement du point M’ reproduit le mouvement du point M mais
avec un décalage dans le temps ou retard τ exprimé par la relation :
τ: le retard temporel en (s)
𝐌𝐌′
𝛕= 𝐕
avec {MM′: la distance entre M et M ′ en(m)
V ∶ la vitesse de l′onde en (m/s)
La relation entre YM l'amplitude du point M et YM' l'amplitude du point M' est : YM’(t) = YM(t - τ)

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Les ondes mécaniques progressives périodiques
i. Onde mécanique progressive périodique
1) Onde mécanique progressive périodique
Une onde mécanique est périodique si la perturbation se répète identique à lui-même à des intervalles de
temps identiques
2) Onde mécanique progressive sinusoïdale
Une onde progressive périodique est dite sinusoïdale si la perturbation crée par la source entraîne une
variation sinusoïdale en fonction du temps
ii. Caractéristiques d’une onde progressive périodique
Périodicité spatiale (longueur d’onde 𝛌) Périodicité temporel (la période 𝐓)
la longueur d’onde est la distance séparant deux Le période est la durée qui sépare deux points
points consécutifs du milieu de la propagation consécutifs du milieu de propagation présentant le
présentant le même état vibratoire même état vibratoire

𝟏
Remarque : La fréquence est le nombre de périodes par unité de temps : 𝐍 = 𝐓
1) Vitesse de propagation d’une onde périodique
V ∶ la vitesse de l′onde en (m/s)
𝛌 λ ∶ la longueur d′ onde en(m)
𝐕 = = 𝐍. 𝛌 Avec
𝐓 T: la période en (s)
{ N: la fréquence en (Hz)
2) Mouvements de deux points du milieu de propagation
Deux points M1 et M2 d'un milieu vibrent en phase si : 𝐌𝟏 𝐌𝟐 = 𝐤 . 𝛌
𝛌
Deux points M1 et M2 d'un milieu vibrent en opposition de phase si : 𝐌𝟏 𝐌𝟐 = (𝟐𝐤 + 𝟏). 𝟐
iii. Phénomène de diffraction
Lorsqu’une onde mécanique franchit un obstacle ou traverse une
ouverture, il peut se produire le phénomène de diffraction
Pour avoir ce phénomène, il faut que : a ≤ λ
Les deux ondes incidente et diffractée ont même fréquence N et
même vitesse V et même longueur d'onde λ
iv. Milieu dispersif
Un milieu est dispersif si la vitesse (célérité) de l’onde dans le milieu
dépend de la fréquence de la source
v. Le stroboscope
Un stroboscope est un flash électronique capable d'émettre des éclairs à une fréquence réglable NS, il permet
d’étudier les phénomènes périodiques rapides, concèderons un mouvement périodique de période T :
Si T=k .TS Si T<TS Si T>TS
l’onde est immobile mouvement de l’onde est ralenti mouvement de l’onde est ralenti
dans le sens direct dans le sens inverse

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Propagation d’une onde lumineuse
i. Onde lumineuse
1) Définitions
L’onde lumineuse est la propagation d’une perturbation électromagnétique dans les milieux transparents
La lumière est une onde électromagnétique dont célérité dans le vide est : c=3.108 m/s
Lumière monochromatique : lumière constituée d’une seule radiation (une seule longueur d’onde)
Lumière polychromatique : lumière constituée d’un ensemble de lumières monochromatiques
2) Vitesse de propagation d’une onde lumineuse
La célérité dans le vide La célérité dans un milieu matériel
𝛌𝟎 𝛌
𝐂= = . 𝛌𝟎 𝐕= = . 𝛌
𝐓 𝐓
λ0 : Longueur d'onde dans le vide λ : Longueur d'onde un milieu matériel
Remarque
La fréquence de l’onde lumineuse  ne dépend pas du milieu de propagation
Domaine des ondes lumineuses visibles : 𝛌 ∈ [𝟒𝟎𝟎𝑛𝑚; 𝟖𝟎𝟎𝑛𝑚]
ii. Diffraction d'une onde lumineuse monochromatique
1) Aspect ondulatoire de la lumière
La lumière monochromatique subit le phénomène de
diffraction par une fente ( 𝒂 ≤ 𝝀 ) ce qui montre que
la lumière a un aspect ondulatoire
2) Ecart angulaire θ
L’écart angulaire du faisceau diffracté est l’angle entre
le milieu de la tache centrale et la première extinction
θ: L′ écart angulaire en (rad)
𝛌
𝛉= avec { λ ∶ La longueur d′ onde en (m)
𝐚
a: La largeur de la fente en (m)
𝟐.𝛌.𝐃
Pour un angle θ très petit (𝐭𝐚𝐧 𝛉 ≈ 𝛉) on peut montrer que : 𝐋= 𝐚

iii. Dispersion de la lumière


1) Indice de réfraction
On définit l'indice de réfraction n dans un milieu transparent pour une lumière monochromatique par :
𝐂 V ∶ La vitesse de la lumiére dans un milieu d′ indice n
𝐧= avec {
𝐕 C ∶ La célérité de la lumiére dans le vide
2) Dispersion de la lumière blanche par un prisme
La dispersion de la lumière est la décomposition de la lumière polychromatique en radiations de
différentes couleurs
Lorsque la lumière blanche travers le prisme, la lumière se
décompose en plusieurs couleurs et chaque couleur subit une
déviation D
3) Les formules de prisme
Loi de la réfraction (1ér face) : 𝐬𝐢𝐧 𝐢′ = 𝐧 𝐬𝐢𝐧 𝐫 ′
Loi de la réfraction (2éme face) : 𝐬𝐢𝐧 𝐢 = 𝐧 𝐬𝐢𝐧 𝐫
L’angle du prisme : 𝐀 = 𝐫 + 𝐫′
La déviation : 𝐃 = 𝐢 + 𝐢′ − 𝐀

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La décroissance radioactive
i. Stabilité et instabilité des noyaux
1) Composition du noyau
Le noyau d’un atome associé à un élément chimique X est représenté par le symbole :
A ∶ Nombre de nucléons
𝐀
𝐙
𝐗 avec { Z ∶ Numéro atomique
N = A − Z ∶ Le nombre de neutrons d’un noyau
2) Isotopes
Deux noyaux isotopes ont le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents (Z identique
mais A différents)
ii. La radioactivité
1) Définition
La radioactivité est une transformation naturelle, spontanée et imprévisible d’un noyau 𝐀𝐙𝐗 instable en un
𝐙′𝐘 plus stable avec l’émission d’une ou de plusieurs particules (α , β et souvent un rayonnement γ)
noyau 𝐀′
2) Lois de conservation (lois de Soddy)
La réaction nucléaire obéit à des lois de conservation (lois de Soddy) :
Conservation du nombre de charge Z
Conservation du nombre des nucléons A
3) La radioactivité α, β- et β+
La radioactivité α
Transformation nucléaire d’un noyau 𝐀𝐙𝐗 instable en un noyau
𝐀′
𝐙′
𝐘 plus stable avec l’émission d’un noyau d’Hélium 𝟒𝟐𝐇𝐞
𝐀 𝐀−𝟒 𝟒
𝐙
𝐗 → 𝐙−𝟐
𝐘 + 𝟐
𝐇𝐞
La radioactivité β-
Transformation nucléaire d’un noyau 𝐀𝐙𝐗 instable en un noyau
𝐀′
𝐙′
𝐘 plus stable avec l’émission d’un électron −𝟏𝟎𝐞
𝐀 𝐀 𝟎
𝐙
𝐗 → 𝐙+𝟏
𝐘 + −𝟏𝐞

La radioactivité β+
Transformation nucléaire d’un noyau 𝐀𝐙𝐗 instable en un noyau
𝐀′
𝐙′
𝐘 plus stable avec l’émission d’un positron +𝟏𝟎𝐞

𝐀 𝐀 𝟎
𝐙
𝐗 → 𝐙−𝟏
𝐘 + +𝟏𝐞

4) Emission gamma γ
Le noyau issu d’une désintégration α ou β est souvent dans un état excité, il se désexcite en libérant un
rayonnement électromagnétique γ :
𝐀 ∗ 𝐀
𝐙𝐗 → 𝐙
𝐗 + γ
5) Famille radioactive
Une famille radioactive est une suite de nucléides descendant d'un même noyau (noyau père), par une suite
de désintégrations successives jusqu' à l'obtention d'un noyau stable

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iii. La décroissance radioactive
1) Loi de décroissance radioactive
Le nombre de noyaux N(t) d’un échantillon radioactif suit
la loi de décroissance radioactive :
N(t): nombre de noyaux à l′ instant t
−𝛌𝐭
𝐍(𝐭) = 𝐍𝟎 𝐞 {N0 : nombre de noyaux à t = 0 s
λ ∶ constante radioactive
Remarque
On montre : 𝐦 = 𝐦𝟎 𝐞−𝛌𝐭 et 𝐧 = 𝐧𝟎 𝐞−𝛌𝐭
2) Constante du temps et demi vie
Demi-vie 𝐭 𝟏/𝟐 d’un échantillon radioactif est la durée
au bout de laquelle le nombre des noyaux radioactifs
se divise en deux.

𝟏
La constante de temps 𝝉 est donnée par la relation : 𝛕 = 𝛌
Remarque
𝐥𝐧 𝟐
La relation entre la demi-vie et la constante radioactive : 𝐭 𝟏/𝟐 = 𝝀
= 𝝉. 𝐥𝐧 𝟐
3) Activité d’une source radioactive
L’activité 𝐚 mesure le nombre moyen de désintégrations par unité de temps elle s’exprimée en
𝐝𝐍
becquerels (Bq) : 𝐚(𝐭) = − = 𝛌. 𝐍(𝐭)
𝐝𝐭
1Bq correspond à une désintégration par seconde
La loi de la décroissance radioactive en fonction de l’activité a :
a(t): l′ activité à l′ instant t
−𝛌𝐭
𝐚(𝐭) = 𝐚𝟎 𝐞 avec { a0 : l′ activité à t = 0 s
λ ∶ constante radioactive
v. La datation par le carbone 14
Dès qu’un être vivant mort, le carbone ‘14’ n’est plus renouvelé il se met à décroître.
Pour déterminer l’âge du matériau mort, on mesure l’activité 𝐚(𝐭) du carbone 14 d’un échantillon de
matériau mort et on mesure l’activité 𝐚𝟎 d’un même matériau vivant et on applique la formule :
𝟏 𝐚
𝐚(𝐭) = 𝐚𝟎 𝐞−𝛌 𝐭 ⇔ 𝟎
𝐭 = 𝛌 . 𝐥𝐧 𝐚(𝐭)

Formules mathématiques
𝐝(𝐞𝐚𝐱 ) 𝐝(𝐥𝐧 𝐚𝐱) 𝐚
= 𝐚𝐞𝐱 =
𝐝𝐱 𝐝𝐱 𝐱
𝐞𝟎 = 𝟏 𝐥𝐧 𝟏 = 𝟎

𝐞𝐚+𝐛 = 𝐞𝐚 . 𝐞𝐛 𝐥𝐧( 𝐚 . 𝐛) = 𝐥𝐧 𝐚 + 𝐥𝐧 𝐛
𝐞𝐚 𝐚
𝐞𝐚−𝐛 = 𝐥𝐧 = 𝐥𝐧 𝐚 − 𝐥𝐧 𝐛
𝐞𝐛 𝐛
(𝐞𝐚 )𝐛 = 𝐞𝐚∗𝐛 𝐥𝐧( 𝐚𝐛 )=b 𝐥𝐧 𝐚

𝐞𝐥𝐧 𝐚 =a 𝐥𝐧( 𝐞𝐚 )=a

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Noyaux, masse et énergie
i. Équivalence masse - énergie
1) Relation d’Einstein
Toute particule de masse m possède une énergie E donnée par la relation d’Einstein : 𝐄 = 𝐦. 𝐜𝟐
𝐜 : La célérité de la lumière dans le vide 𝐜 = 𝟑. 𝟏𝟎𝟖m/s
2) Unités de masse et d’énergie
L’unité de masse atomique : u Unité d’énergie : eV
1u ≈ 1,6× 10−27kg 1MeV = 106eV = 1,6.10-13 J

Remarque : On utilise souvent : 1u = 931.5 Mev.c-2


ii. Energie de liaison du noyau
1) Défaut de masse du noyau ∆𝐦
Le défaut de masse ∆𝐦 d’un noyau 𝐀𝐙𝐗 est la différence entre la somme des masses de ses nucléons pris
séparément et la masse du noyau :
∆𝐦 = 𝐙𝐦𝐩 + (𝐀 − 𝐙)𝐦𝐧 − 𝐦( 𝐀𝐙𝐗)
2) Énergie de liaison d’un noyau 𝑬𝒍
L’énergie de liaison 𝑬𝒍 d'un noyau est l'énergie que le milieu extérieur doit fournir à un noyau 𝐀
𝐙𝐗 pour le
dissocier en nucléons séparés :
𝐄𝐥 = ∆𝐦. 𝐜 𝟐 = [𝐙𝐦𝐩 + (𝐀 − 𝐙)𝐦𝐧 − 𝐦( 𝐀𝐙𝐗)]. 𝐜 𝟐
3) Energie de liaison par nucléon 𝝃
L’énergie de liaison par nucléon 𝝃 est donnée par :
𝑬𝒍 E : énergie de liaison
𝝃= avec { l
𝑨 A ∶ nombre de nucléons
Un noyau est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon est grande
iii. Réaction nucléaire
1) La fusion nucléaire
La fusion est une réaction nucléaire au cours de laquelle deux noyaux légers s’unissent pour former un
noyau lourd. (Exemple : 𝟑𝟏𝐇 + 𝟐𝟏𝐇 → 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟏𝟎𝐧)
2) La fission nucléaire
La fission est une réaction nucléaire au cours de laquelle un neutron lent (neutron thermique) brise un noyau
𝟏𝟎𝟒
lourd pour former deux noyaux plus légers. (Exemple 𝟏𝟎𝐧 + 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟒 𝟏
𝟗𝟐𝐔 → 𝟑𝟖𝐒𝐫 + 𝟓𝟒𝐗𝐞 + 𝟐. 𝟎𝐧 )
3) Energie d’une réaction nucléaire
L’énergie de la transformation nucléaire est donnée par la relation suivante :
E  m.c 2    m produits    m ré acctifs   c 2

iv. Stabilité des noyaux et courbe d’Aston


−𝑬
La courbe d'Aston représente 𝑨 𝒍 en fonction de A, permet de

comparer la stabilité des noyaux atomiques est de prévoir la nature


de réaction nucléaire qui peut se produire.
La partie jaune de la courbe d’Aston ci-contre contient les noyaux
stables

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i. Dipôle RC
i. Le condensateur
1) Définition
Le condensateur est un dipôle constitué de deux armatures conductrices séparées
par un isolant, chaque condensateur est caractérisé par sa capacité C en Farad (F)
2) Relation charge – tension
La charge q d’un condensateur, est liée à la tension 𝐔𝐂 par la relation :
U ∶ tension aux bornes de condensateur en(V)
𝐪 = 𝐂. 𝐔𝐂 Avec { C
q ∶ la charge du condensateur en(C)
3) Charge électrique et intensité du courant
L’intensité du courant i(t) traversant un condensateur est la variation de la charge q au cours du temps t.
𝐝𝐪 𝐝𝐔𝐂
𝐢(𝐭) = = 𝐂.
𝐝𝐭 𝐝𝐭
𝐂.𝐔𝐂
Remarque : dans le cas d’un courant constant la relation devient : 𝐈𝟎 = ∆𝐭
4) Association des condensateurs
Association en série Association en dérivation
𝐍 𝐍
𝟏 𝟏
=∑ 𝐂é𝐪 = ∑ 𝐂𝐢
𝐂é𝐪 𝐂𝐢
𝐢=𝟏 𝐢=𝟏

5) Energie électrique stockée dans un condensateur


𝟏 𝟏 𝐪𝟐
L’énergie 𝐄𝐞 stockée dans un condensateur, est donnée par : 𝐄𝐞 = 𝟐 . 𝐂. 𝐔𝐂 𝟐 = 𝟐 . 𝐂
ii. Charge et décharge d’un condensateur
1) Charge du condensateur
a) Etude expérimental
On réalise le montage expérimental ci-contre, à l’instant t=0 s
on place l’interrupteur dans la position (1) et on visualise la
variation de la tension 𝐔𝐂 (𝐭) aux bornes du condensateur en
fonction de temps, on obtient la courbe de la figure ci-dessous
b) Etude théorique
L’équation différentielle vérifie par 𝐔𝐂 (𝐭)
En appliquant la loi d’additivité des tensions
UC + UR = E ⇔ UC + R. i = E
𝐝𝐔𝐂
𝐔𝐂 + 𝐑. 𝐂 =𝐄 (1)
𝐝𝐭
Détermination de 𝐔𝐂 (𝐭)
La solution de l’équation différentielle est sous la forme
𝑡
UC (𝑡) = 𝐴 e−𝜏 + B
En remplaçant UC (t) dans (1) et en utilisant les conditions
initiales : A = −B = E et τ = RC
𝐭
𝐔𝐂 (𝐭) = 𝐄(𝟏 − 𝐞−𝛕 )
Détermination de 𝐪(𝐭)
𝐭
𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐔𝐂 (𝐭) = 𝐂. 𝐄(𝟏 − 𝐞−𝛕 )
Détermination de i(t)
𝐝𝐔𝐂 𝐄 − 𝐭
𝐢(𝐭) = 𝐂. = 𝐞 𝛕
𝐝𝐭 𝐑

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2) Décharge du condensateur
a) Etude expérimentale
Apres avoir chargée le condensateur on bascule l’interrupteur
vers la position (2) (montage ci-contre)
On visualise la variation de la tension 𝐔𝐂 (𝐭) aux bornes du
condensateur en fonction de temps, on obtient la courbe de la
figure ci-dessous
b) Etude théorique
L’équation différentielle vérifie par 𝐔𝐂 (𝐭)
En appliquant la loi d’additivité des tensions
UC + UR = 0
UC + R. i = 0
𝐝𝐔𝐂
𝐔𝐂 + 𝐑. 𝐂 = 𝟎 (2)
𝐝𝐭
Détermination de 𝐔𝐂 (𝐭)
La solution de l’équation différentielle est sous la forme
𝑡
UC (𝑡) = 𝐴 e−𝜏 + B

En remplaçant UC (t) dans (2) et en utilisant les


conditions initiales : A = E et B = 0 et τ = RC
𝐭
𝐔𝐂 (𝐭) = 𝐄 𝐞−𝛕

Détermination de 𝐪(𝐭)
𝐭
𝐪(𝐭) = 𝐂. 𝐔𝐂 (𝐭) = 𝐂. 𝐄𝐞−𝛕
Détermination de i(t)
𝐭
𝐝𝐔𝐂 𝐄
𝐢(𝐭) = 𝐂. 𝐝𝐭
= − 𝐑 𝐞−𝛕

τ = RC : la constante du temps du dipôle RC


3) La constante du temps
a) Détermination de la constante de temps
Cas de la charge Cas de la décharge
𝐔𝐂 (𝛕) = 𝟎. 𝟔𝟑 𝐄 𝐔𝐂 (𝛕) = 𝟎. 𝟑𝟕 𝐄

Remarque
La durée de la charge et de la décharge est ∆𝒕 ≈ 𝟓𝝉
La durée de la charge et de la décharge augmente lorsque la capacité C et/ou la résistance R augmente
b) Analyse dimensionnel du constant de temps 𝛕
On a τ = RC ⟺ [τ] = [R]. [C]
[U]
On a U = R. I ⟺ [R] = [I]
[I].[t]
On a i(t) = C. dU
dt
C
⟺ [C] = [U]

[U] [I].[t]
[τ] = [R]. [C] = . ⟺ [τ] = [t]
[I] [U]

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Dipôle RL
i. La bobine
1) Définition
Une bobine est un dipôle passif, formée d’un enroulement
cylindrique, d’un fil électrique recouvert par un isolant, la bobine
est caractérisée par son inductance L, exprimé en Henry (H)
2) La tension aux bornes de la bobine
La tension 𝐔𝐋 aux bornes de la bobine est donnée par :
L ∶ L′ inductance de la bobine en (H)
𝐝𝐢
𝐔𝐋 = 𝐫. 𝐢 + 𝐋 avec { r ∶ La résistance interne de la bobine en (Ω)
𝐝𝐭
i ∶ L′ intensité du courant en (A)
Remarque
Courant continu I = cte Résistance interne négligeable (r = 0)
𝐔𝐋 = 𝐫. 𝐢 𝐝𝐢
𝐔𝐋 = 𝐋
𝐝𝐭
3) Influence de la bobine dans un circuit
Une bobine permet de retarder l’établissement ou la rupture (annulation) du courant qui la traverse
4) Energie emmagasiné dans une bobine
𝟏
L’énergie magnétique stockée dans une bobine, est donnée par : 𝐄𝐦 = 𝟐 . 𝐋. 𝐢𝟐
ii. Etablissement et rupture du courant
1) Etablissement du courant
a) Etude expérimental
On réalise le montage expérimental ci-contre à l’instant t=0s on
ferme l’interrupteur K et on visualise la variation de l’intensité
du courant 𝐢(𝐭) en fonction de temps
On obtient la courbe de la figure ci-dessous
b) Etude théorique
L’équation différentielle vérifie par 𝐢(𝐭)
En appliquant la loi d’additivité des tensions :
U L + UR = E
di
r. i + L + R. i = E
dt
di
(R + r)i + L = E
dt
𝐋 𝐝𝐢 𝐄
𝐢+ . =
𝐑 + 𝐫 𝐝𝐭 𝐑 + 𝐫
Détermination de 𝐢(𝐭)
La solution de l’équation différentielle est sous la forme :
t
i(t) = A e−τ + B
En remplaçant 𝐢(𝐭) dans l’équation différentielle et en
E L
utilisant les conditions initiales : A = −B = R+r et τ = R+r
𝐭
D’où 𝐢(𝐭) = 𝐈𝟎 (𝟏 − 𝐞−𝛕 )
𝐄
𝐈𝟎 =
𝐑+𝐫
: La valeur maximale de l’intensité du courant
𝐋
𝛕= 𝐑+𝐫
: La constante du temps du dipôle RL

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2) Rupture du courant
Etude expérimentale
Apres avoir établit le courant dans la bobine on ouvre
l’interrupteur K (montage ci-contre) et on visualise la variation
de l’intensité du courant 𝐢(𝐭) en fonction de temps (la figure ci-
dessous)
Remarque
Le rôle de la diode dans le circuit est de protéger la bobine de la
surtension qui peut apparaître à ces bornes lors de l’ouverture de
l’interrupteur
Etude théorique
L’équation différentielle vérifie par 𝐢(𝐭)
En appliquant la loi d’additivité des tensions :
UL + UR = 0
di
r. i + L + R. i = 0
dt
di
(R + r)i + L = 0
dt
𝐋 𝐝𝐢
𝐢+ . =𝟎
𝐑 + 𝐫 𝐝𝐭
Détermination de 𝐢(𝐭)
La solution de l’équation différentielle est sous la forme
t
i(t) = A e−τ + B
En remplaçant 𝐢(𝐭) dans l’équation différentielle et en
E L
utilisant les conditions initiales : A = R+r = I0 et B = 0 et τ = R+r
𝐭
D’où : 𝐢(𝐭) = 𝐈𝟎 𝐞−𝛕
𝐄
𝐈𝟎 =
𝐑+𝐫
: La valeur maximale de l’intensité du courant
𝐋
𝛕 = 𝐑+𝐫 : La constante du temps du dipôle RL
3) La constante du temps
a) Détermination de la constante du temps
Etablissement du courant Rupture du courant
𝐢(𝛕) = 𝟎. 𝟔𝟑 𝐈𝟎 𝐢(𝛕) = 𝟎. 𝟑𝟕 𝐈𝟎

Remarque
La durée de l’établissement et de la rupture du courant est ∆𝒕 ≈ 𝟓𝝉
La durée de l’établissement et de la rupture augmente lorsque l’inductance L et/ou la résistance 𝑹 + 𝒓
diminue
b) Analyse dimensionnel du constant de temps 𝛕
𝐋 𝐋 [𝐋]
On a τ = 𝐑+𝐫 = 𝐑 ⟺ [τ] = [𝐑]
𝐓
[𝐔]
On a U = R. I ⟺ [R] = [𝐈]
𝐝𝐢 [𝐔].[𝐭]
Et U = L 𝐝𝐭 ⟺ [L] = [𝐈]
[𝐋] [𝐈] [𝐔].[𝐭]
[τ] = [𝐑] = [𝐔]. = [t] ⟺ Donc [τ] = [t]
[𝐈]

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Circuit RLC en série
i. Circuit RLC
1) Equation différentielle vérifie par 𝐔𝐂 (𝐭)
Circuit RLC : association série d’un condensateur chargé de
capacité C et d’une bobine d’inductance 𝐋 et un conducteur
ohmique de résistance R
En appliquant la loi d’additivité des tensions :
di
UC + UR + UL = 0 ⟺ UC + R. i + r. i + L dt = 0
di dUC d2 UC
UC + (R + r)i + L dt = 0 ⟺ UC + (R + r)C + LC =0
dt dt2
𝟐
𝐝 𝐔𝐂 𝐑 + 𝐫 𝐝𝐔𝐂 𝟏
+ . + 𝐔 =𝟎
𝐝𝐭 𝟐 𝐋 𝐝𝐭 𝐋𝐂 𝐂
ii. Circuit LC
Circuit LC : association série d’un condensateur chargé de capacité C
et d’une bobine idéale(𝐋, 𝐫 = 𝟎)
1) Equation différentielle vérifie par 𝐔𝐂 (𝐭)
En appliquant la loi d’additivité des tensions :
di
UC + UL = 0 ⟺ UC + L dt = 0
di d2 UC
UC + L dt = 0 ⟺ UC + LC =0
dt2
𝟐
𝐝 𝐔𝐂 𝟏
+ 𝐔 =𝟎
𝐝𝐭 𝟐 𝐋𝐂 𝐂
La solution de l’équation différentielle est sous la forme :
Um : la valeur maximale de la tension
𝟐𝛑
𝐔𝐂 (𝐭) = 𝐔𝐦 𝐜𝐨𝐬( . 𝐭 + 𝛗) avec { T0 : la période propre
𝐓𝟎
φ: la phase à l’origine des temps
En remplaçant 𝐔𝐂 (𝐭) dans l’équation différentielle on trouve la période propre : 𝐓𝟎 = 𝟐𝛑√𝐋 𝐂
iii. Régimes d’oscillations
1) Les trois régimes d’oscillations
Régime périodique Régime pseudopériodique Régime apériodique

(𝐑 + 𝐫 = 𝟎) (𝐑 + 𝐫 faible) (𝐑 + 𝐫 grande)
la période propre : la pseudo-période : pas d’oscillations
𝐓𝟎 = 𝟐𝛑√𝐋 𝐂 𝐓 ≈ 𝐓𝟎 = 𝟐𝛑√𝐋 𝐂

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2) L’énergie dans un circuit RLC
𝟏 𝟏
L’énergie totale d’un circuit (RLC) série est donnée par : 𝐄𝐓 = 𝐄𝐦 + 𝐄𝐞 = 𝟐 . 𝐂. 𝐔𝐂 𝟐 + 𝟐 . 𝐋. 𝐢𝟐

(𝐑 + 𝐫 = 𝟎) (𝐑 + 𝐫 ≠ 𝟎)

𝐝𝐄𝐓
Dans le régime périodique (𝐑 + 𝐫 = 𝟎) il y-a conservation de l’énergie totale 𝐝𝐭
=𝟎
𝟏 𝟐
𝟏
𝐄𝐓 = . 𝐂. 𝐔𝐜𝐦𝐚𝐱 = . 𝐋. 𝐢𝟐𝐦𝐚𝐱
𝟐 𝟐
Dans le régime pseudo périodique et apériodique (𝐑 + 𝐫 ≠ 𝟎) il y a dissipation d’énergie par effet joule
𝐝𝐄𝐓
= −(𝐑 + 𝐫). 𝒊𝟐
𝐝𝐭
3) Entretien des oscillations
Principe
Dans un circuit (RLC), l’amortissement des oscillations est dû à une perte d’énergie par effet Joule
Les oscillations peuvent être entretenues par un générateur G qui compense les pertes d'énergie
Etude théorique
On réalise le montage suivant dans lequel le générateur G délivre une tension proportionnelle à l’intensité du
courant qu’il débite. 𝐔𝐆 = 𝐤. 𝐢
En appliquant la loi d’additivité des tensions :
UC + UR + UL = UG
di
UC + R. i + r. i + L = k. i
dt
di
UC + (R + r − k)i + L =0
dt
dUC d2 UC
UC + (R + r − k)C + LC 2 = 0
dt dt
𝐝𝟐 𝐔𝐂 𝐑+𝐫−𝐤 𝐝𝐔𝐂 𝟏
𝐝𝐭 𝟐
+ 𝐋 . 𝐝𝐭 + 𝐋𝐂 𝐔𝐂 = 𝟎

On règle k sur la valeur : 𝐤=𝐑+𝐫


𝐝𝟐 𝐔𝐂 𝟏
L’équation différentielle devient : 𝐝𝐭 𝟐
+ 𝐋𝐂 𝐔𝐂 = 𝟎

C’est l’équation différentielle d’un circuit (LC) non amortie de période 𝐓𝟎 = 𝟐𝛑√𝐋 𝐂

COURS 2BAC PC BABA EL HOUSSINE 13

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