Lean
Lean
pérenniser
Selon les différents auteurs, les périodes et les points de vue, la définition du
Lean varie. Il est difficile de définir le Lean d’une manière globale et synthétique
sans que cette définition soit réductrice ou mal interprétée. Une des propositions de
définition est donnée dans le livre “Lean Management” : “Lean est un système visant
à engendrer la valeur ajoutée maximale au moindre coût et au plus vite, ceci en
employant les ressources justes nécessaires pour fournir aux clients ce qui fait la
valeur à leurs yeux” [3].
Le Lean vise donc l’amélioration des performances en luttant contre le
gaspillage par la chasse à tout ce qui est à “non-valeur ajoutée” (tout ce qui n’ajoute
pas de la valeur aux yeux du client ; ce qu’il n’est pas prêt à payer). Ces sources
de gaspillage sont classées en 8 catégories :
2
Figure 1 : Les 8 Muda [Source : Auteur]
Pour éradiquer ces muda, le Lean dispose de plusieurs méthodes et outils qui
conduisent à une production plus efficace en éliminant les sources de gaspillage.
Mais considérer le Lean comme une simple boite à outils ou un ensemble de
techniques ne reflète pas sa vraie philosophie. Le Lean est avant tout un système
fondé sur une structure et un état d’esprit où l’humain occupe un rôle central, bien
plus que de simples méthodes de travail.
3
pour illustrer le fait que le Lean est une structure dont la solidité dépend de chacun
des éléments qui la constituent : le toit, les piliers et les fondations) [5].
On a commencé par le toit car c‘est lui comporte les objectifs et les finalités de
l’entreprise, ce qui donne le sens et la direction pour l’ensemble des parties. On
verra par la suite ses piliers et ses fondations.
I.3.b. Méthodes
Pour atteindre ces objectifs et supporter ce toit le Lean se base sur deux piliers
qui sont le juste à temps et le Jidoka (figure3).
i. Le pilier juste à temps
Le juste à temps aussi appelé flux tendu, est un ensemble de méthodes et
techniques qui visent à réduire au maximum les stocks des en cours et des produits
finis, en ne produisant que ce que le client demande au délai fixé. Pour résumer, le
juste à temps consiste à fabriquer le bon produit avec la qualité demandée au bon
moment [6].
Le juste à temps permet de :
Réduire les coûts logistiques (stockage, gestion des magasins,
approvisionnement…),
Diminuer les gaspillages (détérioration ou perte des produits stockés),
Diminuer l’immobilisation des capitaux (les matières et les produits finis
stockés sont considérés comme de l’argent immobilisé),
Diminuer le risque d’invendu (produire et stocker sans demande expose à
un risque d’invendu).
Pour parvenir à ces résultats le juste à temps dispose de plusieurs outils :
La TPM : Total Productive Maintenance, cet outil permet de réduire au
maximum le temps d’arrêt des équipements et de ce fait garantir une bonne
fiabilité. La TPM permet donc d’améliorer la disponibilité des machines,
Le SMED : Single Minute Exchange of Die, cet outil permet de réduire
considérablement les temps de changement de séries en transformant le
maximum d’opération en temps masqué. Cela permet une production en
petites séries ce qui est indispensable pour une production juste à temps,
Le 5S : Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu, Shitsuke : débarrasser, ranger,
nettoyer, entretenir, pérenniser, cet outil permet d’avoir un environnement
4
organisé, ce qui améliore les conditions de travail et la motivation des
employés,
Le Kanban : c’est l’outil indispensable au juste à temps. Avec ce système,
c’est le poste aval qui régule la production du poste amont, cela permet de
ne produire que ce que le client demande et ainsi réduire considérablement
les stocks [7]. C’est une méthode qui ne nécessite pas de gros
investissements et est assez simple à mettre en place vu que ce système
est basé sur des étiquettes.
ii. Le pilier Jidoka
C’est le deuxième pilier de la maison Lean, il permet d’obtenir une meilleure
qualité à moindre coût. Cette méthode consiste à arrêter la machine dès l’apparition
du défaut et le traiter avant de la remettre en marche afin de ne pas laisser
progresser le défaut. Le Jidoka permet de produire bon du premier coup. En plus
l’arrêt automatique des machines immédiatement après la détection des non-
conformités permet de diminuer le nombre d’opérateurs qui surveillent les
machines. Le Jidoka repose sur plusieurs techniques [8] :
Système andon C’est système de management visuel qui permet de localiser
immédiatement la source du dysfonctionnement par un signal lumineux ou
sonore et qui permet aussi d’arrêter la chaine de production afin de traiter
rapidement le problème,
Poka Yoké : c’est un système qui empêche toute erreur envisageable de
subvenir (anti erreurs). L’utilisation des gabarits, des codes couleurs, des
pièces qui n’admettent qu’une seule position…sont des exemples de Poka
Yoké,
Résolutions des problèmes : c’est un ensemble d’outils permettant de bien
identifier le problème (QQOQCP), trouver les causes racines (5P, 5M) et
prévenir leur apparition (AMDEC).
5
iii. Les fondations de la maison Lean
La stabilité est l’élément essentiel des fondations de la maison du Lean qui
comporte 4 volets [9] :
Heijunka (production nivelée) :
C’est une méthode d’ordonnancement qui permet de lisser la production. On ne
produit plus directement selon la demande du client, on produit avec des tailles de
lot très réduite mais de façon répétitives et simple. Cela permet de gagner en
stabilité et d’absorber la variation des commandes [10],
● Standardisation
La standardisation est l’élément fondamental de l’amélioration continue qui
permet de stabiliser les processus, diffuser les bonnes pratiques et capitaliser le
savoir [11],
● Management visuel
Le management visuel est un ensemble d’affichages sur la zone de production
qui permet d’avoir une idée rapide et claire sur les indicateurs et les performances.
Rendre visuel les processus, les objectifs et les états actuels facilite le
management, en effet cela permet [12]:
D’avoir une vision rapide et globale du travail en cours,
D’identifier rapidement les dérives,
De faire passer des messages d’une manière facile et compréhensible.
● Etat d’esprit :
La philosophie du Lean repose sur le fait que l’amélioration est infinie avec un
état d’esprit de toujours vouloir améliorer les performances. Bien plus que de
simples outils et techniques, le Lean est une dynamique pérenne d’amélioration. A
ce sujet, le père fondateur du Lean, Taichi OHNO dit :« Quand vous découvrez que
vos efforts simples et permanents peuvent être à l'origine des plus grandes
transformations, vous ne devez pas être distrait par une vision court-termiste »[13]
La figure 4 illustre tous les composants de la maison du Lean qui contient les
objectifs, les concepts et la philosophie.
6
Figure 4 : La maison du Lean [Source : Auteur]
8
l’amélioration ou les former pour augmenter leurs compétences. L’amélioration
continue est le fondement principal du Lean management et le licenciement ne fait
partie d’aucun de ses principes ou de son esprit basé sur la confiance et la co-
construction.
« Le moteur du TPS (Toyota Productive Système), c’est la volonté des
dirigeants de l’entreprise d’investir durablement dans les hommes et de promouvoir
une culture d’amélioration continue. » c’est ce qu’affirme J. LIKER dans son live
« Le modèle Toyota » [5].
9
(i) en france
doivent appliquer à la lettre. C’est une manière de nier leurs compétences et leur
savoir-faire.
La standardisation ne doit pas être considérée comme un frein au progrès et à
la prise d’initiative. C’est une capitalisation des bonnes pratiques pour que chaque
amélioration soit appliquée dans tous les postes de façon pérenne et non
occasionnellement. Elle est aussi considérée comme élément fondamental de la
qualité pour garantir le zéro défaut et la base de l’amélioration continue, vu que pour
chaque nouveau défaut qui apparait on change le standard pour l’éliminer.
Pour profiter des avantages de la standardisation sans freiner les opérateurs, il
faut trouver le juste équilibre pour que celle-ci soit assez rigide pour définir les rôles
et assurer la qualité, et en même temps laisser place à l’initiative et au progrès. La
démarche Lean permet à l’opérateur de penser et réfléchir à sa méthode de travail
et essayer toujours de l’améliorer et l’optimiser. Il n’est plus un simple exécutant.
Voir une de ses idées d’amélioration devenir un standard et appliquée dans
toute l’usine est extrêmement motivant et responsabilisant pour un salarié [22].
10
Chapitre 2 : Démarche Lean
Qualité
Coût
Délai
Environnement
Motivation
• L'implication des collaborateurs est la clé de la réussite
Sécurité
La philosophie du Monozukuri Way se base sur trois principes pour réaliser ces
objectifs :
Consommateur et client avant tout,
13
Construire la qualité tout le long de la chaine de valeur,
Développer tous les employés et managers.
14
Figure 9 : Le SDCA [Source : Auteur]
16
II. Adaptation de la démarche Lean
Le contenu des procédures doit être très visuel, privilégier les photos et les
schémas avec le minimum de texte. La consultation de ces documents sera rapide
et facile. Les nouveaux opérateurs ne trouveront pas de difficultés à les
comprendre.
18
Figure 12 : Pack machine [Source : Document entreprise]
19
observations doivent être effectuées sur des durées assez longues (environ 2
heures) pour avoir des données fiables et sur des créneaux horaires différent (jour
et nuit, différentes équipes, différent produits…) pour tenir compte de tous les
paramètres qui peuvent affecter les machines. Pendant ces observations, les
conducteurs des machines peuvent apporter des informations supplémentaires sur
les pannes vu leur expérience mais il faut faire attention à ce que ces échanges
n’affectent pas leur travail.
Ces observations permettent d’avoir des donnés qualitatives sur les arrêts et
disfonctionnements, il faut ensuite les quantifier grâce aux chronométrages.
Les chronométrages permettent de mesurer la durée de chaque type d’arrêt et
son nombre d’occurrence. Ils doivent être effectués dans les mêmes conditions que
les observations. Des fiches ou des tableaux imprimés (figure 13) peuvent faciliter
le travail.
Machine :
Produit : Format :
20
Pareto
45 120
40 100%
100
35
30 80% 80
Durée (s) 25
60
20
15 40
10
20
5
0 0
21
La maintenance préventive permet de maintenir les machines en bon état ce
qui augmente leurs taux de disponibilité et ainsi améliorer les performances de la
ligne.
Les arrêts programmés sont les arrêts qui ont été planifiés comme la
maintenance préventive, les révisions, les pauses ou les changements de formats.
Dans une entreprise qui veut faire du juste à temps et respecter ses délais, les
changements de format sont fréquents vu les demandes variées des clients.
L’optimisation des temps de ces changements devient donc un élément primordial
pour augmenter les performances et répondre à la demande des clients.
Pour parvenir à réduire la durée des changements de format, il existe un outil
très puissant du Lean : le SMED
Le SMED (Single Minute Exchenge of Die = changement d’outil en moins de 10
minutes) a été inventé par un ingénieur de Toyota : Shigeo SHINGO. Selon les
termes de la norme AFNOR NF X50-310, le "SMED est une méthode d’organisation
qui cherche à réduire de façon systématique le temps de changement de série,
avec un objectif quantifié" [25].
C’est une méthode qui se compose de 5 étapes :
22
3) Conversion des opérations internes en opérations externes :
Les opérations internes restantes sont reprises une à une, en essayant de
trouver des solutions pour les effectuer en temps masqué. Le but est de réduire au
maximum le nombre d’opérations internes. Cette phase nécessite des moyens
techniques avec des investissements qui sont considérés comme faibles comparés
à l’étape 4.
4) Diminution des opérations internes puis externes :
Cette phase consiste à rationaliser les opérations internes en priorité puis les
opérations externes. Des investissements lourds sont à prévoir, le processus de
fabrication peut être modifié ou repensé et des effectifs peuvent être ajoutés.
23
II.4. Rôle des chefs d’équipes dans la démarche
Les chefs d’équipes ont une grande maitrise des machines et leurs
fonctionnements. Cette maitrise est l’élément essentiel dans l’élaboration des packs
machines. Connaissant très bien le processus de fabrication et ses différentes
étapes, c’est avec eux aussi que les procédures et modes opératoires sont écrits.
Ils jouent également un rôle majeur dans l’élaboration des défauthèques qualité et
techniques vu leur présence permanente sur les lignes et leurs confrontations aux
défauts.
24
III. Les outils de Lean
Lors d’une séance de résolution de problèmes, par exemple, cette méthode est un
moyen mnémotechnique pour ne pas laisser de côté un thème de réflexion, et éviter de s’engager
trop vite vers une solution qui semble évidente. Chaque cause peut être tracée sur l’arête d’un des
cinq M, elle-même pouvant être décomposée en sous-causes.
On rajoute parfois un sixième M, la mesure, et on parle alors de 6M. Cela a son intérêt si les
méthodes de mesure sont importantes .
Exemple :
25
III.2. Définition de la technique de management les 5S
1er S : SEIRI
ELIMINER, c’est la première des priorités des 5S. Commencer par se débarrasser de tout ce
dont on n’a pas besoin. Il est important de garder mais aujourd’hui il est tout aussi important
de jeter. Et surtout ce qui est fondamental, c’est de savoir ce qui doit être gardé ou jeté.
2ème S : SEITON
RANGER, c’est placer quelque chose à un endroit précis afin de pouvoir le retrouver tout de
suite dès qu’on en a besoin et ainsi éviter de perdre du temps à chercher.
3ème S : SEISO
NETTOYER, le nettoyage des bureaux, des lieux de travail et des moyens de production va
bien au-delà de la propreté. En ce qui concerne les machines et l’outillage par exemple, c’est
un premier pas vers l’auto-maintenance : souvent, c’est au moment du nettoyage que l’on
détecte les anomalies et les usures prématurées.
4ème S : SEIKETSU
STANDARDISER, c’est à ce stade que sont définies les règles par lesquelles le lieu de travail
restera débarrassé des objets inutiles, rangé, nettoyé. Pour éliminer les risques de
désordre, Takashi Osada préconise le management visuel qui s’appuie sur un certain
nombre d’aides.
5ème S : SHITSUKE
RESPECTER, il faut respecter les règles précédemment établies et donc encourager le
personnel à adhérer à ces règles. Il s’agit de faire systématiquement ce qu’il faut faire, de faire
en sorte que les 5S deviennent une habitude.
26
La méthode 5S a été développée par le groupe Toyota dans le cadre du TPS, Toyota
Production System.
a- Objectif de la démarche
Cet outil permet d'explorer un thème sous toutes ses coutures et trouver des solutions
adaptées. Il permet en outre de trier un ensemble d'informations pertinentes et les classer
selon suivant cette logique : du "quoi" (description de la situation en question) au
"Pourquoi".
Parmi ses limites, on peut noter le caractère "perturbant" ou contre-productif que peuvent
revêtir certaines questions si elles sont mal formulées.
27
c- Contexte d'utilisation de la démarche
En termes d'application, la méthode QQOCQP est fort utile pour l'analyse, la
cartographie et définition des processus cibles en parallèle de la méthode
Ishikawa (diagramme causes à effets) plus centrée sur la résolution des dysfonctionnements
organisationnels. Elle peut ainsi être utilisée, entre autres, dans le cadre de :
• Résolution de problèmes
• Définition d'un plan d'action
• Élaboration d'un projet
• Rédaction d'un compte-rendu de réunion
• Management des hommes, notamment dans le cadre de la gestion des conflits
• Prospection
d- Le QQOCQP dans le détail
Qui ?
Il s'agit de déterminer qui sont les différents protagonistes impliqués. Cette question
peut "viser" les personnes, les postes, les services, les compétences, le type d'acteurs
impliqués (collaborateurs, clients, fournisseurs, prestataires divers, etc.). Ainsi, les questions
à poser sont, entre autres, les suivantes :
• Qui a relevé le problème ? Qui a initié le questionnement ?
• Qui est responsable du projet, du dossier ?
• Qui est à l'origine du problème ?
• Qui est directement concerné ?
• Qui est impacté ?
• Qui a besoin de réponses ?
• Qui contacter ?
Quoi ?
Cette question sert à définir de manière claire et précise la problématique en
question, se focaliser sur le projet à implémenter, etc. L'idée est de déterminer la nature du
problème ainsi que ses conséquences, mieux définir les différentes facettes d'un projet, etc.
Ainsi, le questionnement pourra être :
• De quoi s'agit-il précisément ?
• Quelle est la situation actuelle ?
• Quelles sont les conséquences ?
• Quels sont les risques ?
• Qu'est-ce qui a été mis en place pour tenter de régler le problème ?
• Quels sont les retours ?
• Qu'est-ce qui a fonctionné ? À l'inverse, qu'est-ce qui n'a pas répondu aux
attentes initiales ?
28
Où ?
Il s'agit à travers cette question de décrire les lieux et situer précisément les choses
dans l'espace. Les interrogations se porteront sur :
• Où se situe le problème ? Dans quel pays, bâtiment, service, équipe, etc. ? Sur quel
produit ? Quelle machine ? Quel poste ? etc.
• À quelle étape la difficulté apparaît-elle ?
• L'endroit où se situe le problème est-il accessible ?
Quand ?
Vient ensuite la question de la temporalité. L'objectif étant de déterminer les
circonstances temporelles - fréquence, durée, prévisibilité, etc. - du problème. Le
questionnement s'articule alors autour d'interrogations telles :
29
Pourquoi ?
La dernière facette du questionnement s'intéresse aux causes, aux racines, mais
également à l'objectif visé. Pour chacune des questions précédentes et pour que la critique
soit constructive, il peut être opportun d’analyser les raisons et utilités, buts quant aux
différents éléments identifiés.
Ainsi, pour chaque Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien, il est judicieux de se
demander pourquoi et dans quel objectif (Pour Quoi ?) afin d'analyser le problème en
profondeur et le résoudre efficacement.
La méthode des 5 Pourquoi, est un outil qualité utilisé dans la résolution de problème. Elle
permet d’identifier les causes fondamentales d’un dysfonctionnement ou d’une situation
problématique afin de pouvoir proposer des solutions efficaces et définitives.
30
a- Déploiement de la méthode des 5 Pourquoi
La méthode des 5 Pourquoi permet l’identification des causes racines d’un problème. En
posant plusieurs fois la question « Pourquoi ? » au problème, on retire une à une les couches de
symptômes qui mène aux causes racines. Bien que la méthode se nomme « Les 5 Pourquoi », il
se peut que vous ayez à vous poser la question « Pourquoi ? » moins de 5 fois ou plus de 5 fois
selon le problème.
Bien que simple d’utilisation, la méthode 5 Pourquoi comporte des pièges à éviter, dans ce
contexte il est nécessaire de :
• Déployer la méthode avec les personnes directement concernées par le problème afin
d’identifier les véritables causes
• Rester factuel, rapporter ce qui s’est réellement passé clairement
• Ne jamais travailler par déduction ou supposition de ce qui s’est passé
• Se cantonner aux causes sur lesquelles il est possible d’avoir un contrôle
b- Un exemple vaut mieux qu’un long discours…
Que s’est-il passé ? La situation initiale est : « Les aliments ne sont plus frais. »
Dans le premier exemple, il est impossible de trouver une cause fondamentale. Cela
s’explique par le fait que la réponse à la question « Pourquoi la chambre froide n’a pas
fonctionné ? » n’est pas sous notre contrôle. Nous n’avons aucun moyen de contrôler les
coupures de courant. Ainsi, le reste de l’analyse est faussée et nous ne pouvons trouver de
solution au problème.
31
Par contre nous contrôlons l’alimentation en courant de la chambre froide. Une bonne
manière de résoudre ce problème via la méthode 5 pourquoi est la suivante :
Nous pouvons donc remonter à la cause principale et proposer une solution adaptée :
« Installer un générateur de secours pour la chambre froide ». Cette solution est simple et
pérenne et empêchera le problème de se renouveler.
Dans la majorité des cas, les problèmes rencontrés ne se limiteront pas à une cause
unique. Le processus des 5 pourquoi reste le même. Cependant, à chaque fois qu’un problème
aura plusieurs causes, il faudra traiter une à une les causes pour remonter aux causes
premières. Le résultat est un diagramme que l’on peut former sous Excel.
32
III.5. La méthode Kanban
À chaque fois qu’un bac transite d’un poste à un autre, une étiquette lui est
accolée ce qui permet aux ouvriers de savoir quelles sont les tâches à réaliser, quand
les réaliser et quelles sont celles qui ont été déjà réalisées.
Cette méthode Agile permet non seulement de travailler en flux tendu, mais
aussi de gérer efficacement les ordres de production tout en limitant le gaspillage.
La méthode Kanban vient donc à l’origine du secteur automobile, mais elle est
aujourd’hui utilisée dans de nombreux autres secteurs. En particulier dans le secteur
de l’IT qui l’utilise pour le développement de sites web et d’applications.
33
b- La logique du système Kanban
La méthode Kanban se présente sous forme de tableaux sur lequel chaque
colonne représente une étape de production. Typiquement vous trouverez une
colonne À faire / En cours / Terminé
Chaque tâche, symbolisée par une carte, transite d’une colonne à une autre.
De cette façon vous savez visuellement où vous en êtes à tout moment (on verra un
peu plus tard que cela présente de nombreux avantages).
Le tableau À faire / En cours / Terminé est le format de base du Kanban, mais
il en existe plein d’autres.
c- Les tableaux Kanban
Le tableau Kanban peut être présenté de différentes façons selon la nature du
projet sur lequel vous travaillez.
Le tableau d’un projet de développement web par exemple ne sera pas le même
que celui d’un projet de rénovation, qui lui-même ne sera pas le même qu’un projet de
voyage. C’est le projet qui détermine la configuration du tableau.
34
Cette colonne est utile pour regrouper toutes les tâches qui sont en attente
d’être exécutées parce qu’elles dépendent d’une ou plusieurs autres tâches qui n’ont
pas encore été réalisées.
Pour prendre un exemple simple, si vous avez pour projet de faire une recette
de cuisine, mais qu’il vous manque un ingrédient, la tâche “faire une recette de cuisine”
sera en attente tant que vous n’aurez pas acheté l’ingrédient manquant.
Cette configuration est utile pour tous les projets dont les tâches sont fortement
interconnectées.
e- Le tableau Kanban et la méthode PDCA
Si vous souhaitez apprendre au maximum de vos projets, vous pouvez
combiner le tableau Kanban avec la méthode PDCA.
35
Références bibliographiques
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