Traitement des eaux :
Coagulation-Floculation
Réalisé par : Encadré par :
MOUCHARRAF Fatima Zahra Mme Nora
BELAOUI Mouna
KHAIT Ibtissam
ERRAJI LaÏla
I. Introduction
Le traitement des eaux industrielles a pour but l’élimination de la pollution qui a plusieurs
sources à savoir les activités industrielles : lavage des produits ou des équipements,
utilisation de l’eau comme solvant, cela engendre des rejets toxiques qui contiennent les
sous-produits et les pertes ou matière premières. L’objectif du traitement d’une eau :
matières en suspension (sable, limons, plancton, débris organiques…)
matières colloïdales (argiles fines, kystes de protozoaires, bactéries,
macromolécules…)
matières dissoutes (MO, sels, gaz…) responsables, les deux premières de la
turbidité, les deux dernières de la couleur, la dernière de la salinité et de diverses
autres caractéristiques des eaux.
Le traitement des eaux se fait par 4 étapes de traitement :
prétraitement : Cette étape sert à éliminer MES décantables
traitement primaire : C’est le procédé de la coagulation-floculation-décantation
qui a pour but l’élimination des MES non-décantables
traitement secondaire : le but de cette étape est l’élimination de MES dissoutes
biodégradables : DBO5 en utilisant des bactéries qui vont consommer cette matières
dans des réacteurs biologiques
traitement tertiaire : Résines échangeurs d’ions
A. Principe de la coagulation-floculations
Les particules en suspension dans une eau de surface proviennent de l'érosion du sol, de la
dissolution de substances minérales et de la décomposition de matière organique. A cet
apport naturel, s'ajoutent les eaux d'égouts domestiques, industriels ou agricoles. En
général, la turbidité est causée par des particules de matière inorganique, alors que la
couleur est imputable aux particules de matière organique et aux hydroxydes de métaux.
Dans une eau de surface, les colloïdes portent des charges négatives situées à leur surface.
Ces charges négatives attirent les ions positifs en solution dans l'eau. Ceux-ci sont
étroitement collés au colloïde et forment la couche liée ou de STERN, qui attire à son tour
des anions accompagnés d'une faible quantité des cations : c'est la couche diffuse ou de
GOUY. Il y a donc formation d'une double couche ionique, l’un accompagnant la particule
lors de ces déplacements, l'autre se déplaçant indépendamment ou avec un certain retard.
Il existe entre ces deux couches un potentiel électrostatique ou de NERNST, qui varie en
fonction de la distance par rapport à la surface du colloïde.
Dans la couche liée, le potentiel de NERNST décroît linéairement car les cations constitutifs
sont empilés uniformément. En revanche, dans la couche de GOUY, le potentiel
électrostatique varie de manière non linéaire, étant donné que la répartition ionique résulte
d'un mélange aléatoire de cations et d'anions.
La valeur du potentiel à la surface de la couche de NERNST est appelé potentiel zêta. Les
colloïdes étant chargés négativement, ce potentiel est négatif. Dans les eaux naturelles, sa
valeur varie de -30 à -35 mV. Les particules de potentiel zêta négatif se repoussent très
fortement. C'est pourquoi, les colloïdes sont très stables et inhibent toute agglomération.
B. Phénomène de coagulation
On en déduit donc que l'élimination des colloïdes passe par l'annulation du potentiel zêta
afin d'annuler les forces de répulsion.
Considérons deux particules colloïdales A et B.
Entre ces deux particules, il existe des forces de répulsion électrostatiques, dues à la charge
de surface, et des forces d'attraction intermoléculaires, dues aux interactions de Van der
Walls. L'énergie potentielle de A et B varie donc en fonction de la distance les séparant.
Pour permettre l'adhésion des particules, il faut donc vaincre la barrière énergétique de
répulsion :
soit en augmentant l'énergie cinétique des particules
soit en abaissant la barrière de répulsion.
Dans le premier cas, il faudrait augmenter l'agitation des particules par élévation de
température, ce qui est impossible pour les volumes d'eau à traiter.
Dans le second cas, il faut annuler les forces de répulsion électrostatique, donc le potentiel
zêta.
C. Principe de la floculation
Après avoir été déstabilisées, les particules colloïdales ont tendance à s'agglomérer
lorsqu'elles entrent en contact les unes avec les autres. Le taux d'agglomération des
particules dépend de la probabilité des contacts et de l'efficacité de ces derniers. La
floculation a justement pour but d'augmenter la probabilité de rencontre entre les particules
grâce à l'agitation du fluide.
D. But de la manipulation
Dans cette manipulation on va essayer de trouver les conditions optimales de la coagulation-
floculation à savoir la concentration optimale, le PH optimal et le temps de décantation
optimal d’une eau résiduaire su=synthétique
II. Matériels et méthodes