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TD Méca

Le document présente un TD de mécanique pour le lycée Thiers, incluant des exercices sur divers sujets tels que les frottements, la cinématique, et la dynamique des systèmes. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux de la physique, comme les trajectoires de projectiles, les systèmes d'amortissement, et les caractéristiques des trous noirs. Les solutions et analyses sont également fournies pour chaque exercice, permettant une compréhension approfondie des principes mécaniques.

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Le document présente un TD de mécanique pour le lycée Thiers, incluant des exercices sur divers sujets tels que les frottements, la cinématique, et la dynamique des systèmes. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux de la physique, comme les trajectoires de projectiles, les systèmes d'amortissement, et les caractéristiques des trous noirs. Les solutions et analyses sont également fournies pour chaque exercice, permettant une compréhension approfondie des principes mécaniques.

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TD Mécanique

Lycée Thiers - Physique-Chimie - MPI/MPI* - 2024-2025

Table des matières


1 Révisions de première année 1
2 Frottements solides 4
3 Cinématique et changement de référentiels 6
4 Mécanique en référentiel non galiléen 6
5 Sujets d’oraux 10
6 Pour aller plus loin : statique des fluide 11

1 Révisions de première année


Exercice 1 - Coup franc : On étudie un coup franc de football tiré à 20 m, face au but de hauteur 2.44 m
(cf figure). Le ballon de masse m = 430 g est assimilé à un point matériel M posé sur le sol

initialement en O. Le mur, de hauteur 1.90 m, est situé à 9.15 m du ballon. z But



v 0 Mur
Le ballon est lancé avec une vitesse initiale #»
v 0 initiale de norme 20 m · s−1 et
formant un angle α de 20° avec l’horizontale. L’origine des dates correspond α x
au départ du ballon. Attention, le schéma n’est pas à l’échelle. O

1. Dans un premier temps, on néglige totalement les frottements de l’air. Établir l’équation de la trajectoire.
2. Le ballon passe-t-il au dessus du mur ? Le tir est-il cadré ? Quelle est la durée du tir ?
3. On constate sur un terrain que ces résultats ne sont pas compatibles avec l’expérience. On souhaite

modéliser les frottements par une force de la forme F = −h #» v où h est une constante positive de valeur
4 × 10−5 kg · s−1 et #»
v le vecteur vitesse de M à chaque instant. En appliquant la seconde loi de Newton,
montrer que le vecteur vitesse de la balle vérifie une équation différentielle du premier ordre.
4. Montrer que la vitesse tend vers une valeur limite.
5. Est-ce que le modèle des frottements linéaires est pertinent pour un tir de football ?

Exercice 2 - Amortisseur d’une roue de voiture : On modélise l’amortisseur d’une roue de voiture
à l’aide d’un ressort de raideur k et de longueur à vide l0 , en parallèle avec un amortisseur de coefficient

de frottement α. La force de frottement a pour expression F = −α #» v . Une masse m/4 est posée sur ce

dispositif et peut se déplacer le long de l’axe vertical e z orienté vers le haut. On prend m = 1200 kg et
g = 10 m/s2 .
Étude statique :
1. Réaliser un schéma précis du dispositif, en intégrant toutes les forces en présence.
2. Déterminer la longueur à l’équilibre de la suspension en fonction de l0 , m, g et k. Justifier physiquement
chacun des termes de la formule.
3. Lorsque l’on enlève la roue, le ressort a une une longueur totale de 40 cm. En déduire la valeur numérique
de l0 .
4. Lors du changement d’une roue, lorsque l’on soulève d’une hauteur h = 15 cm la masse m/4, le ressort
est détendu. En déduire la longueur d’équilibre leq du ressort puis vérifier que k = 20 × 103 N/m.
Étude dynamique :

Maxime Champion - www.mchampion.fr 1/12


TD : Mécanique Maxime Champion

5. Déterminer l’équation différentielle vérifiée par la longueur l(t) du ressort. La mettre sous forme cano-
nique.
6. En déduire l’expression du facteur de qualité Q et de la pulsation caractéristique ω0 .
7. Déterminer et calculer α afin que le dispositif fonctionne en régime critique. On prendra soin de bien
donner son unité.
8. On enfonce la masse m/4 d’une hauteur d = 5 cm par rapport à sa position d’équilibre et on lâche le
système à t = 0 sans vitesse initiale. Caculer z(t) puis tracer l’allure de la position de M au cours du
temps dans le cas du régime critique.
9. On charge maintenant l’amortisseur au maximum : la masse totale du véhicule vaut m = 2200 kg.
Déterminer les nouveaux paramètres de l’amortisseur Q et ω0 . Tracer la nouvelle allure de la réponse
lorsqu’on enfonce de d = 5 cm la masse m/4 et qu’on la lâche sans vitesse initiale à t = 0.
10. Est-ce que le nombre d’oscillations est satisfaisant pour l’utilisation de l’amortisseur ?

Exercice 3 - Étude d’un pendule : On considère un pendule simple constitué d’un fil inextensible, de
longueur l, de masse négligeable, fixé en O1 et auquel on a accroché une petite bille de masse m assimilable
à un point matériel M . O1 est fixe dans le référentiel du laboratoire R galiléen.
Un enfant fait tourner le pendule de manière à ce que le masse effectue un mouvement circulaire
uniforme de vitesse angulaire ω le plan xOy. Le fil O1 M garde une inclinaison constante α par rapport à
la verticale au cours du mouvement.

O1

α `

O •M
1. Quelles coordonnées faut-il utiliser ? Faire un schéma du problème pour situer les différentes notations.
2. En appliquant le principe fondamental de la dynamique, déduire une relation entre ω, l, g et α.
3. Montrer que la vitesse angulaire est forcément supérieure à une certaine valeur ω0 .

Exercice 4 - Trou noir : Peu après qu’Albert Einstein ait décrit les bases de la relativité générale,
Karl Schwarzschild montre que certains corps très massifs, nommés désormais trous noirs, forment des
solutions particulières de ses équations. Ces corps sont si massifs qu’aucun objet ne peut s’échapper de leur
attraction, pas même la lumière. Bien qu’ils doivent être étudiés dans le cadre de la relativité, notamment
pour expliquer qu’ils retiennent la lumière, on peut en déterminer quelques caractéristiques dans le cadre
de la physique newtonienne. On considère donc un astre A de centre O de rayon R et de masse MA , et on
se place dans le référentiel astrocentrique, supposé galiléen.
1. Montrer que l’énergie mécanique d’un point M de masse m situé à une distance r de O peut se mettre
m ṙ2
sous la forme Em = + Ep,eff (r).
2
2. Tracer Ep,eff en fonction de r et en déduire graphiquement la valeur minimale de Em permettant au point
M de s’échapper de l’attraction de A. En déduire la vitesse de libération.
On peut alors considérer qu’un trou noir est un astre dont les photons ne peuvent s’échapper, c’est-à-dire
pour lequel la vitesse de libération serait supérieure à c.
3. En déduire le rayon maximal de l’astre en fonction de sa masse pour pouvoir être un trou noir. Ce rayon
est nommé rayon de Schwarzschild et noté RS .
4. Faire les applications numériques avec la Terre (MT = 5.97 × 1024 kg) et le Soleil (MS = 1.99 × 1030 kg).
Commenter.

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TD : Mécanique Maxime Champion

Le corps céleste candidat au titre de trou noir dont l’observation est la plus aisée est celui se trouvant
au centre de la voie lactée, nommé Sagittarius A∗ ou Sgr A∗ . Découvert au milieu des années 70 comme
une source importante de rayonnement radio, il a été de mieux en mieux caractérisé, jusqu’à l’obtention
par diverses expériences de sa masse, d’une limite sur son rayon, de 1 ua (unité astronomique, distance
moyenne Terre-Soleil, 1 ua = 1.5 × 1011 m), et même d’une image en 2017, première « photographie » d’un
tel astre.
Sa masse a notamment été obtenue grâce à l’observation d’orbites d’étoiles proches de Sgr A∗ , rapportée
en 2005 par F. Eisenhauer et al dans The Astrophysical Journal, vol. 628, no 1. De ces observations sont
déduites les caractéristiques orbitales de 6 de ces étoiles, rapportées ci-dessous :

Étoile S1 S2 S8 S12 S13 S14


demi-grand axe a (en ua) 3.3 × 103 9.8 × 102 2.63 × 103 2.29 × 103 1.75 × 103 1.8 × 103
période T (en années) 94 15.2 67.2 54.4 36 38

5. Déterminer la mesure de la masse MSgr A∗ de l’astre Sgr A∗ .


6. La mesure précédente, obtenue en 2002 par un groupe allemand de l’Insitut Max Planck de physique
extraterrestre, est de (3.7 ± 1.5) × 104 masses solaires. Ces deux mesures sont-elles compatibles ?
7. Déterminer le rayon de Schwarzschild de cet astre. Peut-on conclure sur le fait qu’il s’agisse ou non un
trou-noir ?
Données : Constante universelle de gravitation G ≈ 6.67 × 10−11 m3 · kg−1 · s−2 ;

Exercice 5 - Spectrographe de masse : Un spectrographe de masse est un appareil permettant, entre


autres, de séparer les différents isotopes d’un élément dans un échantillon.
On l’utilise ici avec un faisceau de particules chargées, constitué d’ions de deux isotopes de mercure
( 200
80Hg
2+
(1) et 202
80Hg
2+
(2)), provenant une source S.


B


S

Ces ions sont accélérés par une différence de potentiel U > 0.



Ils pénètrent ensuite dans une zone de champ magnétique uniforme, B = B #»
e z.
1. Déterminer les vitesses v1 et v2 des isotopes après leur accélération.

2. Montrer que la trajectoire des ions est circulaire dans la zone où règne le champ B et donner l’expression
du rayon.
3. La plaque photographique P sert à recueillir les ions déviés, qui forment des taches. Déterminer l’espa-
cement d entre les taches correspondant à chacun des isotopes, en fonction des données du problème.

p √
Élements de réponse : 6. ω0 = 4k/m et Q = mk/(2α) ; 7. 8.8 × 10−3 m, RS = 2.9 × 103 m ; 5.
α ≈ 4900 kg · s−1 ; 9. ω0 ≈ 6 rad · s−1 et MSgr A∗ = (8.15 ± 0.03) × 1036 kg ; 7.
1 - 2. z(tmur ) ≈ 2.2 m ; tbut ≈ 1.06 s ;
1.2 × 1010 m
z(tbut ) ≈ 1.7 m ; 4. #»
v lim = −mg/h #»
e z ; 5. Q ≈ 0.7.

τ ≈ 1 × 105 s.
q
eU U √
5 - 1. v = 2 ; 3. d = 2 √ ( m1 −
p
3 - 2. g = lω 2 cos α ; 3. ω > ω0 = g/l.
2 - 2. leq = l0 − mg/(4k) ; 3. l0 = 40 cm ; √ m B e
4. leq = 25 cm et k ≈ 20 × 103 N · m−1 m2 ).
; 2GMA
5. l̈(t) + 4α
m
l̇(t) + 4k
m
l(t) = 4k
m
l0 − mg
4k
; 4 - 3. RS = ; 4. RT =
c2

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TD : Mécanique Maxime Champion

2 Frottements solides
Exercice 6 - Brique sur un plan incliné : On considère un plan incliné d’un angle α = 20° par rapport
à l’horizontale. Une brique de masse m = 600 g est lancée depuis le bas du plan vers le haut avec une
vitesse v#»0 de norme 2.4 m/s.
1. On suppose que le contact entre la brique et le plan incliné se fait sans frottements tangentiels.
Déterminer la distance parcourue par la brique avant qu’elle ne s’arrête et le temps nécessaire pour
atteindre ce point.
2. On suppose maintenant qu’il existe des frottements solides où l’on prend le coefficient de frottement
f = 0.2. Répondre à la même question dans ce cas.
Exercice 7 - Descente à ski : Un skieur de masse m descend une piste faisant un angle α avec l’hori-

zontale. L’air exerce une force de frottement de la forme F = −λ #» v où λ est un coefficient constant positif
et #»
v la vitesse du skieur. La neige exerce sur le skieur un frottement solide de coefficient dynamique f . On
choisit comme origine de l’axe Ox la position initiale du skieur que l’on suppose partir avec une vitesse
nulle et on note Oy la normale à la piste. On prend m = 80 kg, α = 45° et λ = 10 kg · s−1 .
1. Déterminer la réaction normale exercée par la neige sur le skieur. On admet que la norme de la réaction
tangentielle T vaut f N avec f = 0.05.
2. Montrer que le skieur atteint une vitesse limite vl . Calculer vl (le record du monde de vitesse en ski est
d’environ 250 km · h−1 ).
3. Déterminer la vitesse du skieur au cours du temps.
4. Calculer l’instant t1 où le skieur atteint une vitesse égale à vl /2.
5. À la date t1 , le skieur chute. On néglige alors la résistance de l’air mais le coefficient de frottement avec
le sol est multiplié par 100. Calculer la distance parcourue par le skieur dans cette position avant de
s’arrêter.
En réalité, la modélisation pour les frottements de l’air n’est pas pertinente. On choisit donc maintenant

F = −KSv #» v /2. On prendra K = 0.6 kg · m−3 et S = 0.4 m2 .
6. En négligeant les frottements avec la piste montrer que le skieur atteint une vitesse limite vl .
Exercice 8 - Mouvement d’un pendule : On lâche la bille de masse m à l’horizontale sans vitesse
initiale. La corde est inextensible.

corde de
longueur `
m

On supposera la liaison parfaite entre la corde et la barre verticale.


On note fs le coefficient de frottement statique sur le sol et on néglige les masses de la corde et de la
barre verticale.
1. Donner l’expression de la norme T de la force de tension subie la masse m en fonction de l’angle θ que
fait le pendule avec la verticale et de la vitesse angulaire θ̇.
2. En utilisant le fait que le mouvement du pendule est conservatif, en déduire T en fonction uniquement
de θ. Donner ensuite la norme T 0 de la force de tension subie par le sommet de la tige en fonction de
l’angle θ.
3. En déduire l’équation permettant de vérifier la condition pour que M se mette à glisser.
Exercice 9 - Barre de traction : On considère une barre de traction en appui contre un mur aux points
S et S 0 . La vis centrale peut tourner d’un angle α avec un pas p = 0.15 cm pour modifier la longueur totale
de la barre, c’est-à-dire que la barre s’allonge de 0.15 cm lorsque α réalise un tour complet.
Pour α = 0, la barre tient juste au mur.

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TD : Mécanique Maxime Champion

α
S S0
vis

Données :
. loi de Hooke : la force interne exercée sur un solide de section S et de longueur `0 pour le raccourcir
d’une longueur δ` est de norme : F = SE `δ`0 , cette force compense la réaction normale,
. module de Young du fer : E = 10 GPa,
. `0 = 1 m ; S = 1.8 × 10−3 m2 ,
. coefficient de frottement sur le mur : f = 0.6.
Un homme de 70 kg veut faire des tractions avec une période T = 1 s.
1. En supposant que le mouvement de l’homme est sinusoïdal, donner la force maximale subie par la barre.
2. En supposant que la barre reste parfaitement horizontale, donner la condition pour que celle-ci ne glisse
pas sur le mur en fonction de l’élongation ∆` de celle-ci.
3. En déduire l’angle α dont il faut tourner la vis centrale pour que l’ensemble tienne en place.

Exercice 10 - Chute d’un arbre mort : Un bûcheron assimilé à un point matériel B de masse m
souhaite abattre un arbre mort assimilé à un cylindre homogène de masse M avec M > m, de hauteur H
et de section droite carrée de côté 2a représenté sur la figure 1 (a).
Il tire pour cela sur un câble fixé en C à l’arbre, de longueur BC = ` et de masse négligeable, afin de
faire tourner l’arbre autour de l’axe (O, u#»y ) dirigé par le vecteur u#»y = u#»z ∧ u# »x .
L’arbre étant mort, on néglige l’action de ses racines, de telle sorte qu’au moment où l’arbre commence

à tourner, les actions de contact qu’il subit se limitent à une force R1 = T1 u# »x + N1 u#»z appliquée au point
O et satisfaisant aux lois de Coulomb avec un coefficient de frottement f . De même les actions du sol sur

le bûcheron sont décrites par une force R2 = T2 u# »x + N2 u#»z appliquée au point B et satisfaisant aux lois
de Coulomb avec le même coefficient de frottement f . Les composantes T1 , N1 , T2 et N2 sont des valeurs

algébriques. Le câble est supposé tendu. On note F la force exercée par le câble sur l’arbre au point C
supposée parallèle au câble et F sa norme. Les angles sont orientés positivement dans le sens direct autour
# » # »
de (O, u#»y ) et on note α l’angle (positif) entre BO et BC.
1. Le bûcheron est supposé ne pas glisser dans la situation initiale décrite par la figure 1 (a). Exprimer N2
et T2 en fonction de F, α, m et g. En déduire l’expression de la valeur maximale Fmax de F en fonction
de f, m, g et α.
2. L’arbre est supposé au repos dans la situation initiale décrite par la figure 1 (a). Exprimer N1 et T1 en
fonction de F, α, M et g. En déduire que, pour 0 6 F 6 Fmax , le glissement n’est pas possible en O.
3. Exprimer le moment Γg du poids de l’arbre par rapport à l’axe (O, u#»y ) dans la situation initiale décrite
par la figure 1 (a).
4. Soit ΓB le moment par rapport à l’axe (O, u#»y ) exercé par le bûcheron sur l’arbre via le câble. Quelle est
la valeur minimale de ΓB permettant à l’arbre de pivoter autour de l’axe (O, u#»y ) ?
5. En supposant F constant, justifier qu’il existe une valeur optimale αm de l’angle α.
On suppose que, quel que soit l’angle α, l’action du bûcheron est telle que l’on est à la limite du glissement :
F prend la valeur Fmax .
6. Montrer que le moment ΓB par rapport à l’axe (O, u#»y ) exercé par le bûcheron via le câble s’écrit :

mg` 1 1
ΓB = avec φ(α) = + .
φ(α) f sin(α) cos(α)

En déduire l’expression de αm en fonction de f . Vérifier que αm = π4 pour f = 1.


7. On donne M = 1 × 103 kg, H = 20 m, a = 0.5 m, m = 1 × 102 kg et f = 1. Calculer la force Fmax et la
longueur de la corde ` nécessaires pour initier la rotation de l’arbre. Commenter.
On suppose que l’arbre a commencé sa rotation autour de l’axe (O, u#»y ), repérée par l’angle θ que fait
# »
OC avec (O, u#»z ).

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TD : Mécanique Maxime Champion

8. Après avoir fait une figure représentant la situation et faisant apparaître les différents paramètres,
exprimer l’énergie potentielle de pesanteur Ep de l’arbre en fonction de M, g, H, a et θ. Le bûcheron
opère de manière quasi-statique c’est-à-dire sans communiquer d’énergie cinétique à l’arbre. À partir de
quel angle θs peut-il lâcher le câble ?
2a 2a
uz
θ
ux
C uy dz dFv
H
z
α
O B O
O
a b c

Fig. 1 – Chute d’un arbre


Élements de réponse : 8 - 1. T = m g cos(θ) + `θ̇2 ; 10 - 1. Fmax cos(α) =
2. T 0 = 3mg cos(θ) ; 3. | sin(2θ)| = f (mg − Fmax sin(α)) ; 3. Γg = −M ga ;
6 - 1. 0.86 m ; 2. 0.55 m.
4. ΓB = M ga ; 5. αm = π4 ; 6.

2fs 3m
M
+ cos2 (θ) .
7 - 2. vl ≈ 190 km · h−1 ; 4. τ = m/λ = 8 s
 
et t1 = τ ln 2 ≈ 5.5p s ; 5. t2 ≈ 0.9 s et αm = arctan 1
1 ; 7. 7 × 102 N et 14 m ;
∆x ≈ 13 m ; 6. vl = 2mg sin α/(KS) ≈ 9 -  1. Fmax = mg + mω 2 z0 ; 2. f3 
m`0 4π 2 8. θs = arctan 2a
.
68 m · s−1 . f ES
g+ T2 0
z < ∆` ; 3. 0.1 tours. H

3 Cinématique et changement de référentiels


Exercice 11 - Déplacement sur une roue : Une roue de rayon a et de centre C roule sans glisser sur
Ox tout en restant dans le plan (O,x,y). Un point A de la roue coïncide à l’instant t = 0 avec l’origine O
du repère. Le centre C a une vitesse constante v0 .
Les angles seront repérés par rapport à la verticale ascendante.
Après avoir fait un schéma, justifier que v0 = aω puis calculer le module de la vitesse en A et étudier
ses variations au cours du temps en considérant son mouvement comme composé de deux mouvements.
Exercice 12 - Déplacement sur un manège : Soit un plateau de manège tournant à la vitesse angulaire
constate ω. Un forain, assimilé à un point matériel M, part du centre O et marche uniformément le long
d’un rayon de plateau à la vitesse u. Déterminer la vitesse et l’accélération absolue du forain :
1. en utilisant l’équation de la trajectoire absolue en coordonnées polaires ;
2. en utilisant les lois de composition des mouvements.

Élements de réponse : 11 - v = 2v0 cos(ωt/2). 12 - #» v = u #» e r + utω #»


e θ d’où #»
a =
−utω 2 #»
e r + 2uω #»
e θ.

4 Mécanique en référentiel non galiléen


Exercice 13 - Application de la force d’inertie d’entraînement : Pour ces deux exemple, on se
place dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
1. L’Airbus A310 zéro-G est un avion exploité pour créer des situations d’apesanteur : la résultante des
forces et le moment résultant des forces exercées sur un solide dans le référentiel de l’avion est proche
de zéro.

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TD : Mécanique Maxime Champion

On se place dans le référentiel R lié à l’avion et on néglige la rotation de l’avion au cours de son
mouvement. R est donc en translation dans Rg .
Quel doit être le mouvement de l’avion dans le référentiel terrestre Rg supposé galiléen pour que les
passagers soient en état d’impesanteur ?
2. Le manège de « La Centrifugeuse » est constitué d’un énorme cylindre vertical qui tourne autour de son
axe. Les passagers pénètrent à l’intérieur et s’installent contre la paroi du cylindre. Le cylindre est mis
en rotation, d’abord lentement, puis de plus en plus vite. Quand la vitesse de rotation est suffisamment
grande, le plancher est retiré et les passagers restent collés contre la paroi du cylindre.

(a) Expliquer qualitativement pourquoi les passagers restent collés contre la paroi.
(b) On appelle µ le coefficient de frottement solide des passagers sur la paroi. Déterminer la valeur
minimale de la vitesse de rotation du cylindre (en fonction du rayon du cylindre a, de g et de µ) à
partir de laquelle on peut retirer le plancher.
A. N. : a = 4 m, µ = 0.8. Calculer la vitesse minimale de rotation du cylindre en tours par minute.
Exercice 14 - Un parpaing dans un ascenseur : On considère un parpaing posé sur un capteur de
force dans un ascenseur. L’ascenseur se trouve initialement au 2e étage et se met en mouvement à partir
de t = 4 s comme le montre le graphique ci-dessous.

120

100

80
kFcapt k(N)

60

40

20

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Temps (s)

Fig. 2 – Relevé du capteur de force en fonction du temps.

Fcapt représente la force exercée sur le dessus du capteur. On notera que, d’après le graphe, Fmax = 113 N
et Fmin = 87 N. Chaque étage mesure 3 m de hauteur.
1. Déterminer la masse du parpaing.
2. Déterminer le nombre d’étage(s) parcouru(s) et l’étage d’arrivée.
Exercice 15 - Détermination de fs sur une photographie : À l’aide de la photo ci-dessous, on va
estimer le coefficient de frottement statique des pneus utilisés en MotoGP sur la route.

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TD : Mécanique Maxime Champion

On pourra considérer la vitesse de la moto comme constante au cours du virage.

Fig. 3 – Virage en MotoGP.

On se place dans le référentiel R, de centre O le centre du virage, et dont OG est un axe fixe avec G
le centre de gravité du système. R suit la rotation de la moto dans le virage.
1. Écrire la condition d’équilibre de la moto dans R.
2. En utilisant la condition sur les moments, établir l’expression de l’angle de la moto en fonction des
normes P du poids et Fie de la pseudo-force d’inertie d’entraînement.
3. En utilisant la condition sur les forces, en déduire un minorant du coefficient de frottement statique fs .

Exercice 16 - Anneau sur une tige en rotation : Un axe matériel Ox est incliné d’un angle α par
rapport à un axe vertical D. L’axe Ox est animé d’un mouvement de rotation uniforme de vitesse angulaire
ω autour de D. Un solide M assimilable à un point matériel, de masse m, coulisse sans frottement sur l’axe
Ox.

D #»
g

ω x
M

α
O

1. Déterminer la position d’équilibre relatif M0 de M sur Ox. On posera Ω = ω sin(α).


2. M est abandonné sans vitesse relativement à Ox à une distance a de M0 , telle que
# »
M0 M (t = 0) = au# »x . Donner l’expression de ξ = M0 M en fonction du temps. Quelle est la nature de la
position d’équilibre M0 ?
3. Dans le cadre du mouvement décrit à la question précédente, calculer à l’instant t la composante de
l’action de M sur Ox perpendiculaire au plan DOx.

Exercice 17 - Équilibre relatif : On considère un cerceau en rotation sur lequel coulisse une bille sans
frottement.


ω

O
`
ϕ
M

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TD : Mécanique Maxime Champion

On considère que le référentiel terrestre RT est galiléen. On note R le référentiel lié au cerceau en
#» par rapport à R . On se place en régime permanent de rotation ( ω # »
#» = Cte).
rotation à la vitesse ω T

1. Trouver les positions d’équilibre de la bille M , discuter leur stabilité.


2. Donner l’équation de son mouvement dans R (sans chercher à la résoudre).

Exercice 18 - Stabilisation d’un satellite par gradient de gravité : La méthode de stabilisation


d’attitude par gradient de gravité a été mise en œuvre pour les satellites artificiels afin qu’ils présentent
vers la Terre toujours le même côté. Elle ne requiert aucune ressource d’énergie embarquée. Le principe
de cette méthode a été établi par Lagrange, au XVIIe siècle, afin d’expliquer pourquoi la Lune présente
toujours la même face vers la Terre.

y
θ
y0 M1 x0

M2
Ωt
O x

1
Modèle : le satellite est constitué de deux points matériels M1 et M2 de masses identiques m = ×MS
2
reliés par une tige rigide de masse nulle et de longueur 2`.
Le barycentre S du satellite décrit autour de la Terre une orbite circulaire de rayon r0 = RT + h (avec
h  RT ). Le référentiel géocentrique (R) lié au repère (Oxyz) est supposé galiléen. Le plan orbital est
Oxy.
Le référentiel (R0 ) défini par le repère (Ox0 y 0 z) lié au satellite tourne autour de la Terre avec une vitesse
# » # » # »
angulaire Ω. Les points M1 et M2 sont dans le plan orbital : OS = r0 #» u , OM1 = r1 u#»1 et OM2 = r2 u#»2 où

u , u#»1 et u#»2 sont unitaires. On appelle θ l’angle de M2 M1 avec l’axe Ox0 de (R0 ). On cherche à déterminer
les éventuelles positions d’équilibre du satellite dans le référentiel (R0 ) et leur stabilité. On suppose qu’il
n’y a pas de frottements.
On note G la constante universelle de gravitation.
#» #»
1. Exprimer les forces gravitationnelles F1 et F2 qui agissent sur M1 et M2 .
2. Exprimer dans (R0 ) les forces d’inertie d’entraînement qui agissent sur M1 et M2 , en fonction de m, Ω, r#»1
et r#»2 . Exprimer dans (R0 ) les forces d’inertie de Coriolis qui agissent sur M1 et M2 , en fonction de
# » # » dθ
m, Ω, SM1 , SM2 et θ̇ = .
dt
3. Montrer que, dans (R0 ), le moment des forces d’inertie de Coriolis en S est nul. Établir que, dans (R0 ),
le moment résultant calculé en S des actions extérieures a pour amplitude, pour `  r0 :

`2
Γs = 6GmMT sin(θ) cos(θ) .
r03

Préciser la direction et le sens de ce moment cinétique.


4. Appliquer le théorème du moment cinétique dans (R0 ). Établir l’équation différentielle du mouvement.
Déterminer les valeurs de θ qui correspondent à une position d’équilibre dans (R0 ).
5. Montrer que θ = 0 est une position d’équilibre stable. Existe-t-il une position d’équilibre instable ? Quelle
est la forme de l’équation différentielle pour les petits mouvements autour de cette position d’équilibre
instable ?

Exercice 19 - Étude du TGV : Lors d’un essai réalisé durant la campagne préalable à la tentative
de record sur une voie approximativement rectiligne et plus ou moins horizontale, on a relevé les données
suivantes.

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TD : Mécanique Maxime Champion

t(s) 0 70 95 124 155 231 263 332


V (km/h) 0 150 200 250 300 350 400 450

1. Calculer, sur chaque intervalle de mesure, les valeurs de l’accélération moyenne de la rame. On exprimera
ces valeurs en m/s2 dans un tableau récapitulatif. Estimer la distance parcourue nécessaire pour atteindre
la vitesse de 450 km/h.
2. Un journaliste convié à cet essai avait apporté un petit pendule simple qu’il avait suspendu au plafond
de la voiture. Il comptait, selon ses mots, « mettre en évidence la grande vitesse du train ». Sa méthode
permettait-elle réellement de mettre la vitesse du train en évidence ? Quelle a été, en régime permanent,
l’inclinaison maximale du pendule par rapport à la verticale durant l’essai ?
Sur le tronçon de la voie d’essai, il y avait quelques virages. Dans la suite, nous prendrons comme
exemple le virage situé entre les points kilométriques 190 et 197 de la voie, de longueur d’arc s = 6323 m
et de rayon de courbure χ = 16 667 m tournant à gauche. Ce virage est parcouru à la vitesse constante de
540 km/h. Les faces internes des rails sont distantes de `r = 1435 mm. Les centres de gravité des remorques
sont approximativement situés à une hauteur h = 2.5 m du rail.
On considère le cas hypothétique d’une voie sans dévers, c’est-à-dire que les deux rails sont dans le
même plan horizontal.
3. La transition entre la voie rectiligne et la voie en virage se fait par l’intermédiaire d’un tronçon de raccor-
dement parabolique de longueur 130 m. Quelle est la durée de cette phase de transition ? Qu’ont ressenti
les passagers se tenant debout dans les voitures durant le franchissement du tronçon de transition ? On
traduira ces effets de façon quantitative en exprimant les valeurs extrêmes de la force ressentie par un
passager de masse mp = 75 kg se tenant au centre du train.
4. Un verre d’eau posé sur la tablette devant un passager mettrait en évidence la force d’inertie présente
dans le virage de deux manières différentes. Lesquelles (on ne demande aucun calcul) ?
5. À quelle vitesse maximale théorique le train peut-il parcourir le virage sans risque de décollement des
roues ?

Élements de réponse : ξ(t) = a cosh(Ωt) ; 3. Rz = 2mΩẋ = 0.


2mΩ2 a sinh(Ωt). # » # » # »
13 - 1. #»
g = #»
a R/Rg ; 2. ωmin = 1.8 rad/s. 18 - 2. F
# » # ie1 »
= mΩ2 OM1 ,
# »
Fie2 =
# »
mΩ2 OM2 , Fic1 = 2mΩ  π  SM1 , Fic2 =
qg
17 - 1.ϕ = 0 (stable si ω < ), ϕ = π θ̇
14 - 1. m = 10 kg ; 2. 9e étage. # »
` 2mΩθ̇SM2 ; 4. θeq = 0 2 .
g
15 - 3. fs > 1.7 (instable), cos(ϕ) = (stable si elle
g
`ω 2 19 - 1. 25.2 km ; 2. 3.4° ; 3. 103 N ; 5.
16 - 1. x0 = g
Ω2
cos(α) ; 2. existe) ; 2. ϕ̈+ sin(ϕ)−ω 2 sin(ϕ) cos(ϕ) = 779 km/h.
`

5 Sujets d’oraux
Exercice 20 - Ressort en rotation (Centrale) : On considère une masse m à l’extrémité d’un ressort
(de raideur k et de longueur à vide `0 ) astreint à se déplacer sur le plan Oxy. On donne une vitesse initiale
à la masse.

O x

1. Établir l’énergie potentielle effective Ep,eff (r). En déduire les différents types de mouvements possibles.
2. À quelle condition a-t-on une trajectoire circulaire ?
3. On suppose que la distance à vide `0 est négligeable. Que devient le rayon de la trajectoire circulaire ?

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TD : Mécanique Maxime Champion

Exercice 21 - Plateau tournant (Mines Pont) : On considère le système ci-dessous. A et B sont reliés
par un fil inextensible enroulé sur une poulie. On note mA et mB > mA leurs masses et ils sont situés à la
distance r égale de l’axe de rotation du plateau tournant. Celui-ci tourne à la vitesse angulaire fixée ω. On
note µ le coefficient de frottement entre A et B et entre B et le plateau.
Donner la vitesse ωlim de mise en mouvement du système.

g F
ÏÏÏ À _ma
Fiea m

Exercice 22 - Stick-slip (Mines Pont) : On considère une masse m accrochée à un ressort horizontala
RT Ià
E B
de raideur k et de longueur à vide `0 . Cette masse est déposée sur un tapis roulant horizontal de vitesse
constante v#»0 , dirigé de sorte à ce que la masse s’éloigne du point d’accroche fixe du ressort. On note fs le

IÉÏ
coefficient de frottement statique entre la masse et le tapis roulant et fd < fs le coefficient de frottement
dynamique entre la masse et le tapis roulant. On prend fs = 2fd = 2f . IIRII C µ
On pose un axe x de sorte que l’origine des x coïncide avec la longueur à vide du ressort et l’axe #»
yon
e x
aaa la masse en x(0) = 0 et
est dirigé du point d’accroche du ressort vers la masse mobile. Onaconsidère m
suppose que le régime de frottement statique yest atteint.
pris
`
très
0

F x=0
Tianji
x(t)
Ria maj Fa À RIA
Rj À
m
mat ms
v#»0
J or À
criminels
Fig. 4 – Schéma du « stick-slip » sur tapis roulant
F À éta
1. Quel est le mouvement à t = 0+ ? F
si marier
2. Déterminer l’instant t1 où le glissement commence. Déterminer x(t1 ) = x1 . p
3.
4.
À
Établir l’équation différentielle du mouvement pour t > t1 . On posera ω = k/m.
l'équilibre a
Résoudre cette équation différentielle et déterminer le mouvement. Vérifier qu’on n’a plus de glissement _À É
pour x = 0.
À RI
5. Dessiner l’allure de la courbe du mouvement. s È TRI I E
3mA + mB g
Élements de réponse : 2
21 - ωlim =µ . 22 - 2. x1 = 2f mg/k ; 4. x(t) =
mB − mA r x1 v0
(cos(ω(t − t1 )) + 1) + sin(ω(t − t1 )).
TIRÉ
20 - 3. R = (mC 2 /k)1/4 .
D'à i mobile si
2
mat mat roi ω
C
6 Pour aller plus loin : statique des fluide
Exercice 23 - Hémisphères de Magdebourg : Au milieu du xviie siècle, Otto von Guericke, bourg-
mestre de la ville allemande de Magdebourg, ayant mis au point une pompe à vide, présenta une expérience
spectaculaire. En prenant deux hémisphères métalliques de R = 28 cm de rayon munis chacun d’un crochet
if
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TD : Mécanique Maxime Champion

en son sommet, il les joignit pour former une sphère et en pompa l’air intérieur grâce à sa pompe. Deux
équipages de seize chevaux furent alors attelés chacun à un crochet d’une hémisphère et entraînés en sens
opposé pour essayer de les séparer, en vain.
Déterminer la force qu’auraient dû exercer les chevaux pour parvenir à séparer les hémisphères.

Exercice 24 - Modèle d’atmosphère : L’air de la troposphère (partie de l’atmosphère dans laquelle


nous vivons) est considéré comme un gaz parfait de masse molaire M . On suppose le champ de pesanteur
uniforme. Au niveau du sol z = 0, la pression est P0 et la température T0 .
1. On suppose maintenant que la température de l’air décroît linéairement avec l’altitude z selon la loi
T (z) = T0 − λz (avec λ > 0) avec λ = 5.0 × 10−3 K · m−1 .
(a) Montrer que la pression à l’altitude z est de la forme P (z) = P0 (1 − λz/T0 )T0 /(λH) .
(b) Calculer dans ce modèle la pression au sommet de l’Everest (8850 m).
2. Pour z  H montrer que les résultats obtenus à l’aide de ce modèle et de celui de l’atmosphère isotherme
conduisent à une même fonction affine P (z) donnant la pression en fonction de l’altitude.

Exercice 25 - Liquide en rotation : Soit un cylindre de rayon R et de hauteur H, rempli d’eau liquide
de masse volumique ρ jusqu’à une hauteur hE (en l’absence de rotation), en rotation autour de l’axe (Oz)
à la vitesse constante ω. On se place en régime permanent.
1. Exprimer en coordonnées cylindriques l’accélération d’une particule fluide de masse ρ dV dans le ré-
férentiel du laboratoire supposé galiléen. Projeter la relation fondamentale de l’hydrostatique des axes
pertinents.
2. Montrer que vue en coupe, la surface libre de l’eau est une parabole. Établir son équation.
3. À quelle hauteur zO se trouve le fond de la surface libre quand le cylindre tourne à ω ?
4. À quelle vitesse minimale ω1 faut-il tourner pour voir le fond du cylindre à sec ?
5. À quelle vitesse ω2 faut-il tourner pour voir le liquide déborder ?

Exercice 26 - Équilibre d’un bouchon de liège : Un bouchon de liège cylindrique de hauteur H =


5.0 cm et de section s = 2.0 cm2 est placé verticalement dans une éprouvette graduée également cylindrique,
et de diamètre légèrement supérieur. Les frottements sur les parois son négligés, et on considère que le
bouchon reste vertical. L’éprouvette contient une quantité d’eau suffisante pour que le bouchon flotte sans
toucher le fond.
1. Déterminer la hauteur de liège immergée.
2. On pose sur le bouchon une pièce de monnaie de masse m = 3.0 g. Quelle est la nouvelle hauteur
immergée ?
3. On retire brusquement la pièce. Le bouchon oscille alors verticalement. Déterminer la période de ses
oscillations et faire l’application numérique.
4. Comment ces résultats sont-ils modifiés si on remplace le liège par une cheville cylindrique de chêne de
même dimensions, et que l’éprouvette est remplie de deux volumes égaux d’eau et de cyclohexane, qui
ne sont pas miscibles ?
Données : densité du liège : dl = 0.25, densité du chêne : dc = 0.85, densité du cyclohexane : dcy = 0.78.

Exercice 27 - Force de Coriolis et écoulement d’un fleuve : Un fleuve coule dans la direction
Nord-Sud à la vitesse v = 1 m/s en un lieu de latitude λ = 45° où sa largeur est ` = 200 m.
1. Quelles sont les forces s’exerçant sur un petit volume d’eau ?
2. Calculer la dénivellation entre les deux rives due à la force de Coriolis.

r
Élements de réponse : ω2 2 4ghE 26 - 1. 1.3 cm ; 2. 2.8 cm ; 3. 0.22 s ; 4.
25 - 2. zlibre = r + z0 ; 4. ;
2g R2 0.88 s.
23 - 2.5 × 104 N. r

z
 4g(H − hE )
24 - 2. P (z) = P0 1 − . 5. . 27 - 2. 2 mm.
H R2

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