Emploi au Maroc
I. Les politiques actives du Marché du Travail (PAMT) : un levier contre le
chômage
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le protège, depuis son intronisation au trône a
œuvré sous le trône du Royaume du Maroc pour développer des politiques actives du
marché du travail afin de réduire le chômage et renforcer les opportunités d'emploi à travers
plusieurs programmes visant à :
Promouvoir l'insertion professionnelle des jeunes, tels que les exonérations fiscales
accordées aux entreprises qui embauchent des chômeurs, comme le programme
TAHFIZ et IDMAJ
Soutenir les petites et moyennes entreprises, et encourager l'entrepreneuriat, Ce
soutien se manifeste à travers le lancement de programmes offrant une aide
financière aux jeunes entrepreneurs, tels que le programme FORSA / INTILAQA /
MOQAWALATI
Améliorer la formation professionnelle pour répondre aux exigences renouvelées
du marché du travail. Tels que ofppt et programme taehil
Selon les décideurs publics, ces politiques actives du marché du travail ont contribué à la
lutte contre le chômage, mais elles ont également rencontré certaines difficultés.
II. Les défis rencontrés par ces programmes
Malgré les efforts déployés pour améliorer et développer la politique active du marché du
travail, elle continue de faire face à des défis complexes.
Les inégalités territoriales et Le faible ciblage : En effet, l'accent principal des
politiques actives du marché du travail a été mis sur les grandes villes, tandis que les
zones rurales, qui connaissent des taux de chômage élevés, n'ont pas bénéficié
suffisamment de ces programmes
L’absence de convergence entre les programmes gouvernementales et les politiques
actives du marché du travail.
L’absence de coordination efficace entre les acteurs économiques du secteur de
l'emploi : ce qui conduit à la duplication des efforts, au gaspillage des ressources, à
l'empiétement des rôles, et ainsi entrave la réalisation des objectifs souhaités.
Le manque de compétences : l'absence d'adéquation entre les compétences acquises
et les exigences du marché du travail.
La faible participation des jeunes et des femmes sur le marché du travail : ce qui est
dû à leur faible intégration dans le tissu économique, limitant ainsi la pleine
exploitation des ressources humaines disponibles.
III. Les causes du chômage au Maroc
En 2024, le Maroc enregistre l'un des taux de chômage les plus élevés de son histoire,
atteignant 13,3 % selon le Haut-Commissariat au Plan, ce qui témoigne des difficultés
économiques à générer suffisamment d'emplois. Plusieurs facteurs ont contribué à
l'augmentation du chômage au Maroc :
La sécheresse : La baisse de la production agricole, qui emploie 40 % de la population
active et représente 14 % du PIB, a entraîné la perte de 137 000 emplois en 2024.
D’autres secteurs liés à l’agriculture ont également été affectés, et les secteurs non
agricoles n'ont pas réussi à compenser ces pertes
La pandémie de COVID-19 : a provoqué une crise économique majeure au Maroc,
entraînant la fermeture de plus de 140 000 entreprises et la perte de milliers
d'emplois, ce qui a fait augmenter le taux de chômage. Les effets de cette crise
persistent, avec un taux de chômage passant de 11,9 % en 2020 à 13,3 % en 2024.
Le wali de Bank Al-Maghrib a évoqué que d'autres facteurs peuvent expliquer le
chômage, tels que l'inflation et la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Il prévoit
également une nouvelle augmentation significative du taux de chômage à long
terme, atteignant 20 %, en raison de la vague d'intelligence artificielle (IA) et de la
digitalisation, qui risquent de remplacer les emplois traditionnels.
IV. La Stratégie du Maroc pour Réduire le Chômage et Stimuler l’Emploi
Dans le contexte de cette crise que connaît le Maroc dans le domaine de l'emploi, la
recherche de la création d'opportunités d'emploi est devenue une priorité nationale
majeure, compte tenu de son rôle essentiel dans le renforcement du développement
économique et social. Sur cette base, le Chef du gouvernement, Monsieur Aziz Akhannouch,
a annoncé la mise en œuvre d'une feuille de route pour appliquer les politiques
gouvernementales en matière d'emploi le mercredi 26 février 2025. Celle-ci vise à :
Réduire le taux de chômage à 9 % et à créer 1,45 millions postes d'emploi d'ici 2030,
Un montant de 15 milliards de dirhams a été alloué pour atteindre l’objectif, dont :
12 milliards de dirhams pour encourager l'investissement et la création d’emplois
1 milliard pour protéger et maintenir les emplois dans le milieu rural
2 milliards pour l’amélioration des programmes de relance de l'emploi.
Dans ce cadre, une feuille de route intégrée a été élaborée pour réduire l'aggravation du
chômage à travers huit initiatives principales
Initiatives Comment
Encourager l'investissement des petites L’application de la Charte de
et moyennes entreprises l’investissement,
Le soutien aux projets de 1 à 50
millions de dirhams
L’augmentation des
opportunités d’accès aux
marchés publics et à l’export
……
Renforcer les politiques actives de améliorer l’employabilité des jeunes et
l'emploi et l’apprentissage encourager l’entrepreneuriat,
professionnel pour créer 422 500
emplois d’ici 2025.
Réduire la perte d’emplois dans le via un programme spécifique
secteur agricole favorisant les projets créateurs
d’emplois en milieu rural affecté
par la sécheresse
la mise en place d’une
plateforme numérique pour
coordonner l’offre et la
demande de main-d’œuvre
agricole.
Renforcer le rôle de l'Agence nationale instaurant un parcours intégré
pour l'emploi d’intermédiation professionnelle dès la
formation scolaire pour mieux orienter
et qualifier les chercheurs d’emploi.
Éliminer les obstacles à l’emploi des en améliorant leurs conditions de travail
femmes à travers :
Le renforcement du transport
des travailleuses,
L’extension de l’éclairage public
dans les zones semi-urbaines
L’augmentation des crèches et
structures de la petite enfance
adaptées aux mères actives.
Intégrer les politiques actives de ………
l'emploi dans un programme unifié afin
d’augmenter le nombre de
bénéficiaires à 500 000 par an.
Réduire le décrochage scolaire de 295
000 élèves en 2024 à 200 000 en 2026
Améliorer la formation professionnelle en adaptant les parcours de formation
aux besoins du marché du travai
V. Les Mécanismes de Renforcement de cette Stratégie pour l’Emploi
La création d’un comité ministériel pour le suivi, l’évaluation et l’ajustement des
initiatives liées à l’emploi.
Création d’une unité spécialisée dans la collecte et l’analyse des données pour
une prise de décision plus efficace.
Engagement du gouvernement en faveur de solutions durables contre le
chômage, en favorisant l’insertion professionnelle et le développement
économique inclusif.
Promotion de l’investissement et de la création d’emplois dans divers secteurs
stratégiques.
Il faut adopter une approche participative pour impliquer tous les acteurs
concernés, afin de garantir le succès de la feuille de route de l'emploi.
Coordination entre les acteurs économiques
la convergence entre les programmes gouvernementales et les politiques actives
du marché du travail.