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Le document présente plusieurs textes abordant des thèmes variés tels que la fonction du poète, la maternité, le rôle de la femme, le voyage à pied, un appel à la paix et la jeunesse. Chaque texte exprime des réflexions profondes sur la condition humaine, les relations sociales et les aspirations individuelles. Ensemble, ils mettent en lumière des perspectives sur la créativité, l'engagement et la quête de sens dans la vie.

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TEXTE 1.

FONCTION DU POEME

Victor HUGO 1802- 1885

Le poète en des jours impies

Vient préparer des jours meilleurs

Il est homme des utopies.

Les pieds ici, les yeux ailleurs.

C’est lui qui sur toutes les têtes,

En tout temps, pareil aux prophètes,

Dans sa main, ou tout peut tenir,

Doit, qu’on l’insulte ou qu’on le loue,

Comme une torche qu’il secoue

10. Faire flamboyer l’avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !

Ses rêves, toujours plein d’amour !

Sont faits des ombres que lui jettent

Les choses qui seront un jour.

On le raille. Qu’importe !il pense

Plus d’une âme inscrit en silence

Ce que la foule n’entend pas

Il plaint ses contempteurs frivoles ;

Et maint faux sage à ses paroles ;

Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples : écoutez le poète !

Ecoutez le rêveur sacré :

Dans votre vie, sans lui complète,

Lui seul a le font éclairé.

Des temps futurs perçant les ombres

1
Lui seul distingue en leurs flancs sombres

Le germe qui n’est pas éclos.

Homme, il est doux comme une femme.

Dieu parle à voix basse à son âme.

Comme aux forêts et comme aux flots.

Les rayons et les ombre1

TEXTE N°2 : LA MATERNITE N’ETAIT PAS MON LOT

Un seul motif eût pesé assez lourd pour nous convaincre de nous infliger
ces liens qu’on dit légitimes : le désir d’avoir des enfants ;

Nous ne l’éprouvions pas. Là –dessus on m’a si souvent prise à partie on


m’a posé tant de questions que je veux m’expliquer. Je n’avais, je n’avais,
je n’ai aucune prévention, les poupons ne m’avaient

Jamais intéressée, mais, un peu plus âges, les enfants me charmaient


souvent ; je m’étais proposée

D’en avoir à moi au temps où j’ai

épousé nom cousin jacques. Si à présent, je me détournais de ce projet,


c’est d’abord parce que mon bonheur était trop compact pour qu’aucune
nouveauté ne pût m’allécher

Un enfant n’eut pas resserré les liens qui nous unissaient Sartre et se
prolongeât dans celle d’un autre : il se suffisait. Et je me Suffisais, je ne
rêvais pas du tout de me retrouver dans une chair issue de moi ;
D’ailleurs, je me sentais si peu d’affinité avec mes parent que d’avance
les fils, les filles que pourrais avoir m’apparaissaient comme des
étrangers ; j’escomptais de leur part ou de l’indifférence, ou de l’hostilité
tant j’avais eu d’aversion la vie de famille,

Aucun fantasme affectif ne m’incitait donc à la maternité. Et d’autre Part,


elle ne me paraissait pas compatible avec la vois dans laquelle je
m’engageais. Je savais que pour devenir un écrivain j’avais besoin de
beaucoup de temps et d’une grande liberté. Je ne détester par jouer la
difficulté ; mais il ne s’agissait pas d’un Jeu. La valeur, le sens même de
ma vie se trouvant en question. Pour risque de les compromettre, il
n’aurait qu’une œuvre : ce n’était pas le cas. J’ai raconté combien ; vers
nos quinze ans, Zaza m’avait scandalisée en affirmant qu’il valait autant
avoir des enfants que d’écrire des livres ; Je continuais à ne pas voir de
commune mesure entre ces deux destins.

2
Par la littérature, pensait-je, on justifie en le créant à neuf, dans la pureté
de l’imaginaire, et du même coup, on sauve sa propre, existence c’est
accroitre vainement le nombre des êtres qui sont sur terre, sans
justification. On ne s’étonne pas qu’une carmélite ayant choisi de prier
pour les hommes, renonce à engendrer des individus Singuliers. Ma
vocation non plus ne souffrait pas d’entraves et elle me retenait de ne
poursuivre aucun dessein qui lui fût étranges

Ainsi ; mon entreprise m’imposait une attitude qu’aucun de mes élans ne


contrariait et sur laquelle Je n’ai pas eu l’impression de refuser la
maternité, elle n’était pas mon lot ; en demeurant enfants, J’accomplissait
ma condition naturelle

TEXTE N° 3 : LA FEMME DIRIGE LE MONDE

Contrairement a ce que prétend le futur M’Foumou Ma Mazono, sa mère


lui dit ce qu’est la femme.

Je constate que toi aussi ? Comme tous ceux de ton sexe ? Tu te fais une
mauvaise opinion de la femme. Pour les hommes, la femme est une
« force » intérieure ? Oh !je n’essayerai pas de faire changer cette opinion
établie depuis l’origine de la vie.

Je voudrais néanmoins te dire ce qu’en réalité nous sommes, nous les


femmes dans la société, dans le temps et dans l’espace ? Comme tu ne le
sais pas exactement pas encore, je dois t’apprendre que, qui dit femme,
dit charme, caresse, ornement, fleur, consolation, douceur et paix. La
femme irrite, énerve, excite et calme l’homme et le console toujours dans
ses moments les plus difficiles.

Par un esthétique, sa faiblesse apparente, elle dirige le monde. Par un seul


de ses regards, par son sourire ou son mécontentement, d’un seul geste,
elle peut bouleverser ou consolider la société la mieux organisée,
provoquer ou arrêter des assassinats et des guerres, susciter les
héroïsmes les plus sublimes. Elle peut annihiler la puissance de toute la
magie millénaire. Rien qu’avec une imposition de sa petite main-je ne
peux, c’est dire davantage-elle fait disparaitre les effets nocifs du venin et
du totem le plus redoutables. L’homme, épave passive, obéir a toutes ses
fantaisies, a toutes ses excentricités. Tout cela n’est encore rien en
comparaison de ses attributs créateurs.

Dans la procréation, la femme détient la plus grande responsabilité.


L’incapacité génitrice de l’homme disparait devant sa suprématie, parce
que c’est encore elle qui est généralement félicitée ou critiquée dans la
fécondité ou la stérilité du ménage. N’est-elle pas, en effet, le gite, le foyer

3
de l’œuf géniteur ? Mère, elle est incontestablement l’agent intermédiaire
entre la « force suprême » et la création.

L’homme, lui encore une fois, n’est ici que d’un apport secondaire pour la
multiplication du genre humain.

Qu’est-ce qu’il y a de plus divin, de plus grand et de plus beau que de


créer ?

La femme conçoit, ou si tu préfères, elle crée en quelque sorte. Pendant


neuf-mois, elle peut porter dans son sein, nourrit de son sang et de sa
chaleur le fœtus qui , une fois né, aura encore besoin de sa tendresse, de
son lait, de ses soins les plus sublimes.

Avoue, mon fils, que la femme a un rôle de premier plan, presque égal à la
« force suprême ». Pourquoi, dans ces conditions, l’homme engendré et
nourrit par elle, qui lui doit tout, qui n’a qu’un rôle secondaire de soutien
dans la famille, dans le clan, le traite-il en être insignifiant et inférieur ?
Non, la femme est autre chose qu’une force inferieure.

TEXTE N°4 : VOYAGER A PIED

Je ne connais qu’une manière de voyager plus agréable que d’aller a


cheval, c’est d’aller à pieds. On part a son moment, on s’arrête à sa
volonté, on fait tant et si peu d’exercice qu’on veut. On observe tout le
pays, on se détourne à droite, gauche, on examine tout ce qui nous flatte,
on s’arrête à tous les points de vue.

Aperçois-je une rivière, je la côtoie, un bois touffu, je vais sous son ombre,
une grotte, je la visite, une carrière, j’examine les minéraux. Partout où je
me plais, j’y reste, à l’ instant que je m’ennuie, je m’en vais. Je ne dépends
ni de chevaux, ni du postillon. Je n’ai pas besoin de choisir des chemins
tout faits, des routes commodes, je passe partout ou un homme peut
passer, je vois tout ce qu’un homme peut voir ; et ne dépendant que de
moi-même, je jouis de toute la liberté dont un homme peut jouir. Si le
mauvais temps m’arrête et que l’ennui me gagne, alors je prends des
chevaux. Si je suis las… mais Emile ne se lasse guère, il est robuste, et
pourquoi se lasserait-il ?Il n’est point pressé. S’il s’arrête, comment peut-il
s’ennuyer ? il porte partout de quoi s’amuser. Il entre chez un maitre, il
travaille, il exerce ses bras pour reposer ses pieds.

Voyager à pied, c’est voyager comme Thales, Platon et Pythagore. J’ai


peine à comprendre comment un philosophe peut se résoudre à voyager
autrement, et s’arracher à l’examen des richesses qu’il foule aux pieds et
que la terre prodigue a sa vue. Qui est-ce qui, aimant un peu l’agriculture,
ne veut pas connaitre les productions particulières au climat des lieux qu’il

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traverse et la manière de les cultiver ? Qui est-ce qui, ayant un peu de
gout pour l’histoire naturelle, peut se résoudre à passer un terrain sans
l’examiner, un rocher sans l’écorner, des montagnes sans herboriser, des
cailloux sans chercher des fossiles ? Vos philosophes de ruelles étudient
l’histoire naturelle dans des cabinets ; ils ont des colifichets, ils savent des
noms, et n’ont aucune idée de la nature. Mais mon cabinet est plus riche
que ceux des rois, ce cabinet est la terre entière. Chaque chose y est à sa
place ; le naturaliste qui en prend soin a rangé le tout dans un fort bel
ordre ; Daubenton ne ferait pas mieux.

Combien de plaisirs différents on rassemble par cette agréable manière de


voyager ! Sans compter la santé qui s’affermit, l’humeur qui s’égaie. J’ai
toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien douces,
rêveurs, tristes, grondants et souffrants, et les piétons toujours gais,
légers et contents de tout. Combien le cœur rit quand on approche du
gire ! Combien un repas grossier parait savoureux ! Quel bon sommeil, on
fait dans un mauvais lit ! Quand on ne veut qu’arriver, on peut courir en
chaise de poste ; mais quand on veut voyager, il faut aller à pied.

Jean-Jacques ROUSSEAU, Emile, livre V

TEXTE N°5 : DONNEZ-MOI DEUX BOMBARDIERS

RAOUL FOLLEREAU

Lettre ouverte

A Monsieur, le Président des Etats-Unis d’Amérique et à Monsieur, le


Président du Conseil de l’union soviétique à l’occasion de leur première
rencontre.

15 Septembre 1959

Messieurs les Présidents,

Enfin, vous êtes réunis. Enfin, les maitres du monde vont pouvoir se parler
d’homme à homme. Et tous les peuples espèrent et tremblent à la fois. On
sait bien que vous pouvez presque tout pour le bonheur des hommes.
Mais, c’est plus fort que soi. On songe surtout aux catastrophes qui
peuvent naitre de votre désaccord.

Mais, nous avons aussi que vos cœurs battent et s’émeuvent comme les
nôtres, et désirent ne battre et ne s’émouvoir que pour la paix du monde.

C’est parce que je suis sûr de votre volonté que je vous écris.

5
Je suis un homme parmi les autres, parmi les vôtres. Un homme qui
voudrait bien pouvoir s’endormir le soir en pensant que tous les autres
sont heureux.

C’est cela qui fait ma force et ma foi.

Et m’autorise à m’adresser à vous

Messieurs, les deux grands, voulez-vous sauver 15millions d’hommes,


ceux qui sont si malheureux et si seuls qu’ils ne savent même pas à quel
camp ils pourraient bien appartenir.

Quinze millions d’innocents atteints d’une maladie que l’organisation


Mondiale de santé vient de déclarer rarement contagieuse et parfaitement
guérissable, et qui sont cependant condamnés trop souvent a plus terrible
des morts : les lépreux.

Voulez-vous que votre premier accord consiste à délivrer 15millions


d’hommes prisonniers de l’ignorance, de l’égoïsme, de la lâcheté. Ces trois
lèpres plus contagieuses que la lèpre, et plus difficiles à guérir ?

Vous le pouvez. D’un seul mot. En renonçant chacun a un de ces gens


dont vous possédez tant d’exemplaires que dans vous gigantesques
hangars, personne ne s’apercevra même de sa disparition.

Donnez-moi chacun un avion, un avion de bombardement

Un de ces appareils, chefs d’œuvres de vos techniciens et terreurs de vos


peuples.

Parce qu’avec le prix de ces deux engins de mort nous pourrons acquérir
assez des médicaments pour soigner, et souvent pour guérir, tous les
lépreux du monde.

Un avion de moins en U.R.S.S, un avion de moins aux U.S.A que vous


importe ! Le rapport de vos forces demeurera le même…

Mais, lorsque le communiqué de votre rencontre annoncera ;

« Les deux grands ont décidé de s’allier pour gagner »la bataille de la
lèpre croyez-moi, ce ne seront pas seulement 15millions de lépreux qui se
réjouiront. Et il n’en coûtera à chacun de vous qu’un avion de
bombardement. Pour remporter une telle victoire !

Si vous continuez d’armer, vous êtes morts. Et nous mourrons tous avec
vous. Pour rien. A cause de vous. Alors ni l’un, ni l’autre vous ne voulez
tuer. Mais parce que vous n’avez pas trouvé le moyen de faire autrement.

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Bien sûr, renoncer chacun a bombardier, c’est un tout petit désarmement

Mais pouvez-vous toujours commencer par celui-ci…

Et, peut-être, la joie que vous en aurez-vous incitera-t-elle à continuer…


jusqu’à la dernière bombe et jusqu’à la dernière lèpre…

Voilà ce que j’avais à vous dire. Si j’ai eu l’audace de le faire, c’est parce
que je suis sûr qu’il y a chez les uns, comme chez les autres, chez tous les
vôtres, qui sont les nôtres, des millions qui seront heureux que je l’aie fat.

Et maintenant décidez de ce que votre Puissance et votre cœur vous


dicteront.

Moi, je continuerai d’espérer.

Leur crime ? ils sont malades.

TEXTE N°6 : ETRE JEUNE

La jeunesse n’est pas une période de vie. Elle est un état d’esprit, un effet
de la volonté, une qualité d’imagination, une intensité émotive, une
victoire du courage sur la timidité, du gout de l’aventure sur l’amour du
réconfort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on


devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ;
renoncer à son idéal ride l’âme(…)

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les
ennemis qui, lentement nous font pencher vers la terre et devenir
poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il défie les évènements et


trouve la joie au jeu de la vie.

Vous restez jeune tant que vous restez réceptifs à ce qui est beau, bien et
grand. Réceptif aux messages de l’homme, de la nature, de l’infini.

Si un jour votre cœur allait mordu par pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

TEXTE N°7 : FORCE-LES DE BATIR ENSEMBLE

Antoine de SAINT EXUPERY

1900-1944

Ainsi me parlait mon Père :

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 Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères.

Mais si tu veux qu’ils se haïssent jette-leur du grain.

Il me disait encore

 Qu’ils m’apportent d’abord le fruit de leur travail.

Qu’ils versent dans mes granges, la rivière de leurs moissons.

Qu’ils bâtissent en moi leur greniers. Je veux qu’ils servent ma gloire


quand ils flagellent les blés et qu’éclate autour l’encore d’or. Car alors le
travail qui n’était que fonction pour la nourriture devient cantique. Car
voila qu’ils sont moins à plaindre ceux dont les reins plein sous les sacs
lourds quand ils les portent vers la meule. Ou les remportent, blanc de
farine. Le poids du sac les augmente comme une prière. Et voila qu’ils
rient joyeux quand ils portent la gerbe comme un candélabre de graines
avec ses pointes et son rutilement. Car leur est fourni. Et certes ce blé,
ensuite, ils reviennent épuisés et s’en nourrissent. Mais la n’est point pour
l’homme la face importante des choses. Ce qui les nourrit dans leurs
cœurs, ce n’est point ce qu’ils reçoivent du blé. C’est ce qu’ils lui donnent.

Car une fois encore sont à mépriser ces peuplades qui récitent les poèmes
d’autrui ou font venir des architectes qu’ils paient pour édifier leurs villes.
Ceux-là, je les appelle des sédentaires. Et je ne découvre plus autour
d’eux comme une auréole le poudroiement d’or du blé que l’on bat.

Car il est juste que je reçoive en même temps que je donne afin d’abord
de pouvoir continuer de donner. Je bénis cet échange entre le don et le
retour qui permet de poursuivre le marché et donner plus loin encore. Et si
le retour permet a la chair de se refaire, c’est le don seul qui alimente le
cœur. L’Homme, disait mon père, c’est d’abord celui qui crée, et seuls
sont frères les hommes qui collaborent. Et seul vivent ceux qui n’ont
trouvé leur paix dans les provisions qu’ils avaient faites.

Citadelle IX ED.Gallimard

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