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Thèse Finale FONTAINE 29-09-2019

La thèse de Catherine Fontaine explore le rôle crucial du médecin généraliste dans la prise en charge et l'accompagnement des patients sous chimiothérapie. Elle met en lumière l'importance de la coordination des soins et du soutien psychologique pour améliorer la qualité de vie des patients. La recherche souligne également la nécessité d'une collaboration étroite entre les médecins généralistes et les oncologues.

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Thèse Finale FONTAINE 29-09-2019

La thèse de Catherine Fontaine explore le rôle crucial du médecin généraliste dans la prise en charge et l'accompagnement des patients sous chimiothérapie. Elle met en lumière l'importance de la coordination des soins et du soutien psychologique pour améliorer la qualité de vie des patients. La recherche souligne également la nécessité d'une collaboration étroite entre les médecins généralistes et les oncologues.

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Rôle du Médecin Généraliste dans la prise en charge et

l’accompagnement des patients sous chimiothérapie


Catherine Fontaine

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Catherine Fontaine. Rôle du Médecin Généraliste dans la prise en charge et l’accompagnement des
patients sous chimiothérapie. Sciences du Vivant [q-bio]. 2019. �dumas-02393115�

HAL Id: dumas-02393115


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Rôle du Médecin Généraliste dans la prise en charge et l'accompagnement
des patients sous chimiothérapie

T H È S E

Présentée et publiquement soutenue devant

LA FACULTÉ DES SCIENCES MEDICALES ET PARAMEDICALES

DE MARSEILLE

Le 21 Octobre 2019

Par Madame Catherine FONTAINE

Née le 12 août 1991 à Maisons-Laffitte (78)

Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine

D.E.S. de MÉDECINE GÉNÉRALE

Membres du Jury de la Thèse :

Madame le Professeur DAHAN Laetitia Président


Madame le Professeur DUFFAUD Florence Assesseur
Monsieur le Docteur GRANVAL Philippe Assesseur
Monsieur le Docteur BEAUJARD Jérôme Assesseur
AIX-MARSEILLE UNIVERSITE
Président : Yvon BERLAND

FACULTE DES SCIENCES


MEDICALES ET PARAMEDICALES
Doyen Georges LEONETTI
Vice-doyen aux Affaires Générales et aux Sciences Médicales : Patrick DESSI
Vice-doyen aux Sciences Paramédicales : Philippe BERBIS

Direction d’école :
 Ecole de Médecine : Jean-Michel VITON
 Ecoles de Maïeutique : Carole ZAKARIAN
 Ecoles des Sciences de la Réadaptation : Philippe SAUVAGEON
 Ecoles des Sciences Infirmières : Sébastien COLSON

Assesseurs :
 aux Etudes : Kathia CHAUMOITRE
 à la Recherche : Jean-Louis MEGE
 aux Prospectives Hospitalo-Universitaires : Frédéric COLLART
 aux Enseignements Hospitaliers : Patrick VILLANI
 à l’Unité Mixte de Formation Continue en Santé : Fabrice BARLESI
 pour le Secteur Nord : Stéphane BERDAH
 aux centres hospitaliers non universitaires : Jean-Noël ARGENSON

Chargés de mission :
 1er cycle : Jean-Marc DURAND et Marc BARTHET
 2ème cycle : Marie-Aleth RICHARD
 3eme cycle DES/DESC : Pierre-Edouard FOURNIER
 Licences-Masters-Doctorat : Pascal ADALIAN
 DU-DIU : Véronique VITTON
 Stages Hospitaliers : Franck THUNY
 Sciences Humaines et Sociales : Pierre LE COZ
 Préparation à l’ECN : Aurélie DAUMAS
 Démographie Médicale et Filiarisation : Roland SAMBUC
 Relations Internationales : Philippe PAROLA
 Etudiants : Arthur ESQUER

Chef des services généraux : Déborah ROCCHICCIOLI


Chefs de service :
 Communication : Laetitia DELOUIS
 Examens : Caroline MOUTTET
 Intérieur : Joëlle FAVREGA
 Maintenance : Philippe KOCK
 Scolarité : Christine GAUTHIER

DOYENS HONORAIRES

M. Yvon BERLAND
M. André ALI CHERIF
M. Jean-François PELLISSIER
Mis à jour 01/01/2019
PROFESSEURS HONORAIRES

MM AGOSTINI Serge MM FAVRE Roger


ALDIGHIERI René FIECHI Marius
ALESSANDRINI Pierre FARNARIER Georges
ALLIEZ Bernard FIGARELLA Jacques
AQUARON Robert FONTES Michel
ARGEME Maxime FRANCOIS Georges
ASSADOURIAN Robert FUENTES Pierre
AUFFRAY Jean-Pierre GABRIEL Bernard
AUTILLO-TOUATI Amapola GALINIER Louis
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BAILLE Yves GAMERRE Marc
BARDOT Jacques GARCIN Michel
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BERARD Pierre GAUTHIER André
BERGOIN Maurice GERARD Raymond
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BERTRAND Edmond GOUDARD Alain
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BLANC Jean-Louis GRISOLI François
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BONGRAND Pierre HADIDA/SAYAG Jacqueline
BONNEAU Henri HASSOUN Jacques
BONNOIT Jean HEIM Marc
BORY Michel HOUEL Jean
BOTTA Alain HUGUET Jean-François
BOURGEADE Augustin JAQUET Philippe
BOUVENOT Gilles JAMMES Yves
BOUYALA Jean-Marie JOUVE Paulette
BREMOND Georges JUHAN Claude
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BUREAU Henri KASBARIAN Michel
CAMBOULIVES Jean KLEISBAUER Jean-Pierre
CANNONI Maurice LACHARD Jean
CARTOUZOU Guy LAFFARGUE Pierre
CAU Pierre LAUGIER René
CHABOT Jean-Michel LE TREUT Yves
CHAMLIAN Albert LEVY Samuel
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CHOUX Maurice LUCIANI Jean-Marie
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ENJALBERT Alain NICOLI René
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THOMASSIN Jean-Marc
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1967
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T.A. LAMBO (Suisse)

1975
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1976
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1977
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C.GIBBS (U.S.A.)
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1978
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1980
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1981
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1982
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1985
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1986
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1987
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1988
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1989
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1990
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1992
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1994
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AGOSTINI FERRANDES Aubert CHINOT Olivier GRIMAUD Jean-Charles


ALBANESE Jacques CHOSSEGROS Cyrille GROB Jean-Jacques
ALIMI Yves CLAVERIE Jean-Michel Surnombre GUEDJ Eric
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BRETELLE Florence GABORIT Bénédicte METZLER/GUILLEMAIN Catherine
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CARCOPINO-TUSOLI Xavier GENTILE Stéphanie MICHELET Pierre
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CHAGNAUD Christophe GIORGI Roch MORANGE Pierre-Emmanuel
CHAMBOST Hervé GIOVANNI Antoine MOULIN Guy
CHAMPSAUR Pierre GIRARD Nadine MOUTARDIER Vincent
CHANEZ Pascal GIRAUD/CHABROL Brigitte MUNDLER Olivier Surnombre
CHARAFFE-JAUFFRET Emmanuelle GONCALVES Anthony NAUDIN Jean
CHARREL Rémi GORINCOUR Guillaume NICOLAS DE LAMBALLERIE Xavier
CHARPIN Denis Surnombre GRANEL/REY Brigitte NICOLLAS Richard
CHAUMOITRE Kathia GRANVAL Philippe OLIVE Daniel
CHIARONI Jacques GREILLIER Laurent OUAFIK L'Houcine
PAGANELLI Franck ROCHE Pierre-Hugues THOMAS Pascal
PANUEL Michel ROCH Antoine THUNY Franck
PAPAZIAN Laurent ROCHWERGER Richard TREBUCHON-DA FONSECA Agnès
PAROLA Philippe ROLL Patrice TRIGLIA Jean-Michel
PARRATTE Sébastien Disponibilité ROSSI Dominique TROPIANO Patrick
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PETIT Philippe SAMBUC Roland Surnombre VAROQUAUX Arthur Damien
PHAM Thao SARLES Jacques VELLY Lionel
PIERCECCHI/MARTI Marie-Dominique SARLES/PHILIP Nicole VEY Norbert
PIQUET Philippe SARLON-BARTOLI Gabrielle VIDAL Vincent
PIRRO Nicolas SCAVARDA Didier VIENS Patrice
POINSO François SCHLEINITZ Nicolas VILLANI Patrick
RACCAH Denis SEBAG Frédéric VITON Jean-Michel
RANQUE Stéphane SEITZ Jean-François VITTON Véronique
RAOULT Didier SIELEZNEFF Igor VIEHWEGER Heide Elke
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REYNAUD/GAUBERT Martine STEIN Andréas XERRI Luc
REYNAUD Rachel TAIEB David
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PROFESSEUR DES UNIVERSITES

ADALIAN Pascal
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BELIN Pascal
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CHABRIERE Eric
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PROFESSEUR CERTIFIE

BRANDENBURGER Chantal

PRAG

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PROFESSEUR ASSOCIE DE MEDECINE GENERALE A MI-TEMPS

ADNOT Sébastien
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MAITRE DE CONFERENCES DES UNIVERSITES - PRATICIEN HOSPITALIER

ACHARD Vincent (disponibilité) EBBO Mikaël NGUYEN PHONG Karine


AHERFI Sarah FABRE Alexandre NINOVE Laetitia
ANGELAKIS Emmanouil (dispo oct 2018) FAURE Alice NOUGAIREDE Antoine
ATLAN Catherine (disponibilité) FOLETTI Jean- Marc OLLIVIER Matthieu
BARTHELEMY Pierre FOUILLOUX Virginie OVAERT Caroline
BEGE Thierry FROMONOT Julien PAULMYER/LACROIX Odile
BELIARD Sophie GASTALDI Marguerite PESENTI Sébastien
BERBIS Julie GELSI/BOYER Véronique RESSEGUIER Noémie
BERGE-LEFRANC Jean-Louis GIUSIANO Bernard REY Marc
BERTRAND Baptiste GIUSIANO COURCAMBECK Sophie ROBERT Philippe
BEYER-BERJOT Laura GONZALEZ Jean-Michel SABATIER Renaud
BIRNBAUM David GOURIET Frédérique SARI-MINODIER Irène
BONINI Francesca GRAILLON Thomas SAVEANU Alexandru
BOUCRAUT Joseph GRISOLI Dominique SECQ Véronique
BOULAMERY Audrey GUERIN Carole SUCHON Pierre
BOULLU/CIOCCA Sandrine GUENOUN MEYSSIGNAC Daphné TABOURET Emeline
BUFFAT Christophe GUIDON Catherine TOGA Caroline
CAMILLERI Serge HAUTIER/KRAHN Aurélie TOGA Isabelle
CARRON Romain HRAIECH Sami TOMASINI Pascale
CASSAGNE Carole KASPI-PEZZOLI Elise TOSELLO Barthélémy
CHAUDET Hervé L'OLLIVIER Coralie TROUSSE Delphine
CHRETIEN Anne-Sophie LABIT-BOUVIER Corinne TUCHTAN-TORRENTS Lucile
COZE Carole LAFAGE/POCHITALOFF-HUVALE Marina VELY Frédéric
CUNY Thomas LAGIER Aude (disponibilité) VION-DURY Jean
DADOUN Frédéric (disponibilité) LAGOUANELLE/SIMEONI Marie-Claude ZATTARA/CANNONI Hélène
DALES Jean-Philippe LEVY/MOZZICONACCI Annie
DAUMAS Aurélie LOOSVELD Marie
DEGEORGES/VITTE Joëlle MANCINI Julien
DELLIAUX Stéphane MARY Charles
DESPLAT/JEGO Sophie MASCAUX Céline
DEVILLIER Raynier MAUES DE PAULA André
DUBOURG Grégory MILLION Matthieu
DUFOUR Jean-Charles MOTTOLA GHIGO Giovanna

MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES


(mono-appartenants)
ABU ZAINEH Mohammad DEGIOANNI/SALLE Anna RUEL Jérôme
BARBACARU/PERLES T. A. DESNUES Benoît THOLLON Lionel
BERLAND/BENHAIM Caroline MARANINCHI Marie THIRION Sylvie
BOUCAULT/GARROUSTE Françoise MERHEJ/CHAUVEAU Vicky VERNA Emeline
BOYER Sylvie MINVIELLE/DEVICTOR Bénédicte
COLSON Sébastien POGGI Marjorie

MAITRE DE CONFERENCES DES UNIVERSITES DE MEDECINE GENERALE


CASANOVA Ludovic
GENTILE Gaëtan

MAITRES DE CONFERENCES ASSOCIES DE MEDECINE GENERALE à MI-TEMPS


BARGIER Jacques
BONNET Pierre-André
CALVET-MONTREDON Céline
GUIDA Pierre
JANCZEWSKI Aurélie

MAITRE DE CONFERENCES ASSOCIE à MI-TEMPS


MATHIEU Marion
REVIS Joana
PROFESSEURS DES UNIVERSITES et MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES - PRATICIENS HOSPITALIERS
PROFESSEURS ASSOCIES, MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES mono-appartenants

ANATOMIE 4201 ANTHROPOLOGIE 20

CHAMPSAUR Pierre (PU-PH) ADALIAN Pascal (PR)


LE CORROLLER Thomas (PU-PH)
PIRRO Nicolas (PU-PH) DEGIOANNI/SALLE Anna (MCF)
VERNA Emeline (MCF)
GUENOUN-MEYSSIGNAC Daphné (MCU-PH)
LAGIER Aude (MCU-PH) disponibilité BACTERIOLOGIE-VIROLOGIE ; HYGIENE HOSPITALIERE 4501

THOLLON Lionel (MCF) (60ème section) CHARREL Rémi (PU PH)


DRANCOURT Michel (PU-PH)
FENOLLAR Florence (PU-PH)
FOURNIER Pierre-Edouard (PU-PH)
ANATOMIE ET CYTOLOGIE PATHOLOGIQUES 4203 NICOLAS DE LAMBALLERIE Xavier (PU-PH)
LA SCOLA Bernard (PU-PH)
CHARAFE/JAUFFRET Emmanuelle (PU-PH) RAOULT Didier (PU-PH)
DANIEL Laurent (PU-PH)
FIGARELLA/BRANGER Dominique (PU-PH) AHERFI Sarah (MCU-PH)
GARCIA Stéphane (PU-PH) ANGELAKIS Emmanouil (MCU-PH) disponibilité octobre 2018
XERRI Luc (PU-PH) DUBOURG Grégory (MCU-PH)
GOURIET Frédérique (MCU-PH)
NOUGAIREDE Antoine (MCU-PH)
DALES Jean-Philippe (MCU-PH) NINOVE Laetitia (MCU-PH)
GIUSIANO COURCAMBECK Sophie (MCU PH)
LABIT/BOUVIER Corinne (MCU-PH) CHABRIERE Eric (PR) (64ème section)
MAUES DE PAULA André (MCU-PH) LEVASSEUR Anthony (PR) (64ème section)
SECQ Véronique (MCU-PH) DESNUES Benoit (MCF) ( 65ème section )
MERHEJ/CHAUVEAU Vicky (MCF) (87ème section)

BIOCHIMIE ET BIOLOGIE MOLECULAIRE 4401


ANESTHESIOLOGIE ET REANIMATION CHIRURGICALE ;
MEDECINE URGENCE 4801 BARLIER/SETTI Anne (PU-PH)
GABERT Jean (PU-PH)
ALBANESE Jacques (PU-PH) GUIEU Régis (PU-PH)
BRUDER Nicolas (PU-PH) OUAFIK L'Houcine (PU-PH)
LEONE Marc (PU-PH)
MICHEL Fabrice (PU-PH)
VELLY Lionel (PU-PH) BUFFAT Christophe (MCU-PH)
FROMONOT Julien (MCU-PH)
GUIDON Catherine (MCU-PH) MOTTOLA GHIGO Giovanna (MCU-PH)
SAVEANU Alexandru (MCU-PH)

ANGLAIS 11 BIOLOGIE CELLULAIRE 4403

BRANDENBURGER Chantal (PRCE) ROLL Patrice (PU-PH)

GASTALDI Marguerite (MCU-PH)


KASPI-PEZZOLI Elise (MCU-PH)
LEVY-MOZZICONNACCI Annie (MCU-PH)
BIOLOGIE ET MEDECINE DU DEVELOPPEMENT
ET DE LA REPRODUCTION ; GYNECOLOGIE MEDICALE 5405

METZLER/GUILLEMAIN Catherine (PU-PH)


PERRIN Jeanne (PU-PH)

BIOPHYSIQUE ET MEDECINE NUCLEAIRE 4301 CARDIOLOGIE 5102

GUEDJ Eric (PU-PH) AVIERINOS Jean-François (PU-PH)


GUYE Maxime (PU-PH) BONELLO Laurent (PU PH)
MUNDLER Olivier (PU-PH) Surnombre BONNET Jean-Louis (PU-PH)
TAIEB David (PU-PH) CUISSET Thomas (PU-PH)
DEHARO Jean-Claude (PU-PH)
BELIN Pascal (PR) (69ème section) FRANCESCHI Frédéric (PU-PH)
RANJEVA Jean-Philippe (PR) (69ème section) HABIB Gilbert (PU-PH)
PAGANELLI Franck (PU-PH)
CAMMILLERI Serge (MCU-PH) THUNY Franck (PU-PH)
VION-DURY Jean (MCU-PH)

BARBACARU/PERLES Téodora Adriana (MCF) (69ème section) CHIRURGIE DIGESTIVE 5202

BERDAH Stéphane (PU-PH)


HARDWIGSEN Jean (PU-PH)
BIOSTATISTIQUES, INFORMATIQUE MEDICALE SIELEZNEFF Igor (PU-PH)
ET TECHNOLOGIES DE COMMUNICATION 4604

CLAVERIE Jean-Michel (PU-PH) Surnombre BEYER-BERJOT Laura (MCU-PH)


GAUDART Jean (PU-PH)
GIORGI Roch (PU-PH)

CHAUDET Hervé (MCU-PH) CHIRURGIE GENERALE 5302


DUFOUR Jean-Charles (MCU-PH)
GIUSIANO Bernard (MCU-PH) DELPERO Jean-Robert (PU-PH)
MANCINI Julien (MCU-PH) MOUTARDIER Vincent (PU-PH)
SEBAG Frédéric (PU-PH)
ABU ZAINEH Mohammad (MCF) (5ème section) TURRINI Olivier (PU-PH)
BOYER Sylvie (MCF) (5ème section)
BEGE Thierry (MCU-PH)
BIRNBAUM David (MCU-PH)
CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE 5002 GUERIN Carole (MCU PH)

ARGENSON Jean-Noël (PU-PH) CHIRURGIE INFANTILE 5402


BLONDEL Benjamin (PU-PH)
CURVALE Georges (PU-PH) GUYS Jean-Michel (PU-PH)
FLECHER Xavier (PU PH) JOUVE Jean-Luc (PU-PH)
PARRATTE Sébastien (PU-PH) Disponibilité LAUNAY Franck (PU-PH)
ROCHWERGER Richard (PU-PH) MERROT Thierry (PU-PH)
TROPIANO Patrick (PU-PH) VIEHWEGER Heide Elke (PU-PH)
FAURE Alice (MCU PH)
OLLIVIER Matthieu (MCU-PH) PESENTI Sébastien (MCU-PH)

CANCEROLOGIE ; RADIOTHERAPIE 4702

BERTUCCI François (PU-PH) CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE ET STOMATOLOGIE 5503


CHINOT Olivier (PU-PH)
COWEN Didier (PU-PH) CHOSSEGROS Cyrille (PU-PH)
DUFFAUD Florence (PU-PH) GUYOT Laurent (PU-PH)
GONCALVES Anthony PU-PH)
HOUVENAEGHEL Gilles (PU-PH) FOLETTI Jean-Marc (MCU-PH)
LAMBAUDIE Eric (PU-PH)
SALAS Sébastien (PU-PH)
VIENS Patrice (PU-PH)

SABATIER Renaud (MCU-PH)


TABOURET Emeline (MCU-PH)

CHIRURGIE THORACIQUE ET CARDIOVASCULAIRE 5103 CHIRURGIE PLASTIQUE,


RECONSTRUCTRICE ET ESTHETIQUE ; BRÛLOLOGIE 5004
COLLART Frédéric (PU-PH)
D'JOURNO Xavier (PU-PH) CASANOVA Dominique (PU-PH)
DODDOLI Christophe (PU-PH) LEGRE Régis (PU-PH)
GARIBOLDI Vlad (PU-PH)
MACE Loïc (PU-PH) BERTRAND Baptiste (MCU-PH)
THOMAS Pascal (PU-PH) HAUTIER/KRAHN Aurélie (MCU-PH)

FOUILLOUX Virginie (MCU-PH)


GRISOLI Dominique (MCU-PH)
TROUSSE Delphine (MCU-PH)

CHIRURGIE VASCULAIRE ; MEDECINE VASCULAIRE 5104


GASTROENTEROLOGIE ; HEPATOLOGIE ; ADDICTOLOGIE 5201
ALIMI Yves (PU-PH)
AMABILE Philippe (PU-PH) BARTHET Marc (PU-PH)
BARTOLI Michel (PU-PH) BERNARD Jean-Paul (PU-PH)
BOUFI Mourad (PU-PH) BOTTA-FRIDLUND Danielle (PU-PH) Surnombre
MAGNAN Pierre-Edouard (PU-PH) DAHAN-ALCARAZ Laetitia (PU-PH)
PIQUET Philippe (PU-PH) GEROLAMI-SANTANDREA René (PU-PH)
SARLON-BARTOLI Gabrielle (PU PH) GRANDVAL Philippe (PU-PH)
GRIMAUD Jean-Charles (PU-PH)
HISTOLOGIE, EMBRYOLOGIE ET CYTOGENETIQUE 4202 SEITZ Jean-François (PU-PH)
VITTON Véronique (PU-PH)
LEPIDI Hubert (PU-PH)
GONZALEZ Jean-Michel ( MCU-PH)
ACHARD Vincent (MCU-PH) disponibilité
PAULMYER/LACROIX Odile (MCU-PH) GENETIQUE 4704

DERMATOLOGIE - VENEREOLOGIE 5003 BEROUD Christophe (PU-PH)


KRAHN Martin (PU-PH)
BERBIS Philippe (PU-PH) LEVY Nicolas (PU-PH)
GAUDY/MARQUESTE Caroline (PU-PH) MONCLA Anne (PU-PH)
GROB Jean-Jacques (PU-PH) SARLES/PHILIP Nicole (PU-PH)
RICHARD/LALLEMAND Marie-Aleth (PU-PH)
NGYUEN Karine (MCU-PH)
DUSI TOGA Caroline (MCU-PH)
ZATTARA/CANNONI Hélène (MCU-PH)
COLSON Sébastien (MCF)

ENDOCRINOLOGIE ,DIABETE ET MALADIES METABOLIQUES ;


GYNECOLOGIE MEDICALE 5404

BRUE Thierry (PU-PH)


CASTINETTI Frédéric (PU-PH)
CUNY Thomas (MCU PH) GYNECOLOGIE-OBSTETRIQUE ; GYNECOLOGIE MEDICALE 5403
EPIDEMIOLOGIE, ECONOMIE DE LA SANTE ET PREVENTION 4601
AGOSTINI Aubert (PU-PH)
AUQUIER Pascal (PU-PH) BOUBLI Léon (PU-PH)
BOYER Laurent (PU-PH) BRETELLE Florence (PU-PH)
GENTILE Stéphanie (PU-PH) CARCOPINO-TUSOLI Xavier (PU-PH)
SAMBUC Roland (PU-PH) Surnombre COURBIERE Blandine (PU-PH)
THIRION Xavier (PU-PH) CRAVELLO Ludovic (PU-PH)
D'ERCOLE Claude (PU-PH)
BERBIS Julie (MCU-PH)
LAGOUANELLE/SIMEONI Marie-Claude (MCU-PH)
RESSEGUIER Noémie (MCU-PH)

MINVIELLE/DEVICTOR Bénédicte (MCF)(06ème section)


TANTI-HARDOUIN Nicolas (PRAG)
IMMUNOLOGIE 4703 HEMATOLOGIE ; TRANSFUSION 4701

KAPLANSKI Gilles (PU-PH) BLAISE Didier (PU-PH)


MEGE Jean-Louis (PU-PH) COSTELLO Régis (PU-PH)
OLIVE Daniel (PU-PH) CHIARONI Jacques (PU-PH)
VIVIER Eric (PU-PH) GILBERT/ALESSI Marie-Christine (PU-PH)
MORANGE Pierre-Emmanuel (PU-PH)
FERON François (PR) (69ème section) VEY Norbert (PU-PH)

BOUCRAUT Joseph (MCU-PH) DEVILLIER Raynier (MCU PH)


CHRETIEN Anne-Sophie (MCU PH) GELSI/BOYER Véronique (MCU-PH)
DEGEORGES/VITTE Joëlle (MCU-PH) LAFAGE/POCHITALOFF-HUVALE Marina (MCU-PH)
DESPLAT/JEGO Sophie (MCU-PH) LOOSVELD Marie (MCU-PH)
ROBERT Philippe (MCU-PH) SUCHON Pierre (MCU-PH)
VELY Frédéric (MCU-PH)
POGGI Marjorie (MCF) (64ème section)
BOUCAULT/GARROUSTE Françoise (MCF) 65ème section)
MEDECINE LEGALE ET DROIT DE LA SANTE 4603

BARTOLI Christophe (PU-PH)


MALADIES INFECTIEUSES ; MALADIES TROPICALES 4503 LEONETTI Georges (PU-PH)
PELISSIER-ALICOT Anne-Laure (PU-PH)
BROUQUI Philippe (PU-PH) PIERCECCHI-MARTI Marie-Dominique (PU-PH)
LAGIER Jean-Christophe (PU-PH)
PAROLA Philippe (PU-PH) TUCHTAN-TORRENTS Lucile (MCU-PH)
STEIN Andréas (PU-PH)
BERLAND/BENHAIM Caroline (MCF) (1ère section)
MILLION Matthieu (MCU-PH)

MEDECINE D'URGENCE 4805

KERBAUL François (PU-PH)


MICHELET Pierre (PU-PH)
MEDECINE PHYSIQUE ET DE READAPTATION 4905
MEDECINE INTERNE ; GERIATRIE ET BIOLOGIE DU
VIEILLISSEMENT ; MEDECINE GENERALE ; ADDICTOLOGIE 5301 BENSOUSSAN Laurent (PU-PH)
VITON Jean-Michel (PU-PH)
BONIN/GUILLAUME Sylvie (PU-PH)
DISDIER Patrick (PU-PH)
DURAND Jean-Marc (PU-PH)
FRANCES Yves (PU-PH) Surnombre MEDECINE ET SANTE AU TRAVAIL 4602
GRANEL/REY Brigitte (PU-PH)
HARLE Jean-Robert (PU-PH) LEHUCHER/MICHEL Marie-Pascale (PU-PH)
ROSSI Pascal (PU-PH)
SCHLEINITZ Nicolas (PU-PH) BERGE-LEFRANC Jean-Louis (MCU-PH)
SARI/MINODIER Irène (MCU-PH)
EBBO Mikael (MCU-PH)

GENTILE Gaëtan (MCF Méd. Gén. Temps plein) NEPHROLOGIE 5203

ADNOT Sébastien (PR associé Méd. Gén. à mi-temps) BERLAND Yvon (PU-PH) Surnombre
FILIPPI Simon (PR associé Méd. Gén. à mi-temps) BRUNET Philippe (PU-PH)
BURTEY Stépahne (PU-PH)
DUSSOL Bertrand (PU-PH)
BARGIER Jacques (MCF associé Méd. Gén. À mi-temps) JOURDE CHICHE Noémie (PU PH)
BONNET Pierre-André (MCF associé Méd. Gén à mi-temps) MOAL Valérie (PU-PH)
CALVET-MONTREDON Céline (MCF associé Méd. Gén. à temps plein)
GUIDA Pierre (MCF associé Méd. Gén. à mi-temps)
JANCZEWSKI Aurélie (MCF associé Méd. Gén. À mi-temps)

NUTRITION 4404 NEUROCHIRURGIE 4902

DARMON Patrice (PU-PH) DUFOUR Henry (PU-PH)


RACCAH Denis (PU-PH) FUENTES Stéphane (PU-PH)
VALERO René (PU-PH) REGIS Jean (PU-PH)
ROCHE Pierre-Hugues (PU-PH)
ATLAN Catherine (MCU-PH) disponibilité SCAVARDA Didier (PU-PH)
BELIARD Sophie (MCU-PH)
CARRON Romain (MCU PH)
MARANINCHI Marie (MCF) (66ème section) GRAILLON Thomas (MCU PH)

NEUROLOGIE 4901
ONCOLOGIE 65 (BIOLOGIE CELLULAIRE)
ATTARIAN Sharham (PU PH)
CHABANNON Christian (PR) (66ème section) AUDOIN Bertrand (PU-PH)
SOBOL Hagay (PR) (65ème section) AZULAY Jean-Philippe (PU-PH)
CECCALDI Mathieu (PU-PH)
EUSEBIO Alexandre (PU-PH)
FELICIAN Olivier (PU-PH)
PELLETIER Jean (PU-PH)
OPHTALMOLOGIE 5502 PEDOPSYCHIATRIE; ADDICTOLOGIE 4904
DENIS Danièle (PU-PH)
HOFFART Louis (PU-PH) Disponibilité DA FONSECA David (PU-PH)
MATONTI Frédéric (PU-PH) Disponibilité POINSO François (PU-PH)

OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE 5501
DESSI Patrick (PU-PH) PHARMACOLOGIE FONDAMENTALE -
FAKHRY Nicolas (PU-PH) PHARMACOLOGIE CLINIQUE; ADDICTOLOGIE 4803
GIOVANNI Antoine (PU-PH)
LAVIEILLE Jean-Pierre (PU-PH) BLIN Olivier (PU-PH)
MICHEL Justin (PU-PH) FAUGERE Gérard (PU-PH) Surnombre
NICOLLAS Richard (PU-PH) MICALLEF/ROLL Joëlle (PU-PH)
TRIGLIA Jean-Michel (PU-PH) SIMON Nicolas (PU-PH)
DEVEZE Arnaud (MCU-PH) Disponibilité BOULAMERY Audrey (MCU-PH)
REVIS Joana (MAST) (Orthophonie) (7ème Section)
PARASITOLOGIE ET MYCOLOGIE 4502
PHILOSPHIE 17
RANQUE Stéphane (PU-PH)
LE COZ Pierre (PR) (17ème section)
CASSAGNE Carole (MCU-PH)
L’OLLIVIER Coralie (MCU-PH) MATHIEU Marion (MAST)
MARY Charles (MCU-PH)
TOGA Isabelle (MCU-PH)

PEDIATRIE 5401

ANDRE Nicolas (PU-PH) PHYSIOLOGIE 4402


CHAMBOST Hervé (PU-PH)
DUBUS Jean-Christophe (PU-PH) BARTOLOMEI Fabrice (PU-PH)
GIRAUD/CHABROL Brigitte (PU-PH) BREGEON Fabienne (PU-PH)
MICHEL Gérard (PU-PH) GABORIT Bénédicte (PU-PH)
MILH Mathieu (PU-PH) MEYER/DUTOUR Anne (PU-PH)
REYNAUD Rachel (PU-PH) TREBUCHON/DA FONSECA Agnès (PU-PH)
SARLES Jacques (PU-PH)
TSIMARATOS Michel (PU-PH) BARTHELEMY Pierre (MCU-PH)
BONINI Francesca (MCU-PH)
COZE Carole (MCU-PH) BOULLU/CIOCCA Sandrine (MCU-PH)
FABRE Alexandre (MCU-PH) DADOUN Frédéric (MCU-PH) (disponibilité)
OVAERT Caroline (MCU-PH) DELLIAUX Stéphane (MCU-PH)
TOSELLO Barthélémy (MCU-PH) REY Marc (MCU-PH)

RUEL Jérôme (MCF) (69ème section)


PSYCHIATRIE D'ADULTES ; ADDICTOLOGIE 4903 THIRION Sylvie (MCF) (66ème section)

BAILLY Daniel (PU-PH)


LANCON Christophe (PU-PH)
NAUDIN Jean (PU-PH)

PSYCHOLOGIE - PSYCHOLOGIE CLINIQUE, PCYCHOLOGIE SOCIALE 16

AGHABABIAN Valérie (PR)


PNEUMOLOGIE; ADDICTOLOGIE 5101
RADIOLOGIE ET IMAGERIE MEDICALE 4302
ASTOUL Philippe (PU-PH)
BARTOLI Jean-Michel (PU-PH) BARLESI Fabrice (PU-PH)
CHAGNAUD Christophe (PU-PH) CHANEZ Pascal (PU-PH)
CHAUMOITRE Kathia (PU-PH) CHARPIN Denis (PU-PH) Surnombre
GIRARD Nadine (PU-PH) GREILLIER Laurent (PU PH)
GORINCOUR Guillaume (PU-PH) REYNAUD/GAUBERT Martine (PU-PH)
JACQUIER Alexis (PU-PH)
MOULIN Guy (PU-PH) MASCAUX Céline (MCU-PH)
PANUEL Michel (PU-PH) TOMASINI Pascale (MCU-PH)
PETIT Philippe (PU-PH)
VAROQUAUX Arthur Damien (PU-PH)
VIDAL Vincent (PU-PH)

REANIMATION MEDICALE ; MEDECINE URGENCE 4802 THERAPEUTIQUE; MEDECINE D'URGENCE; ADDICTOLOGIE 4804

GAINNIER Marc (PU-PH) AMBROSI Pierre (PU-PH)


GERBEAUX Patrick (PU-PH) VILLANI Patrick (PU-PH)
PAPAZIAN Laurent (PU-PH)
ROCH Antoine (PU-PH)
DAUMAS Aurélie (MCU-PH)
HRAIECH Sami (MCU-PH)

RHUMATOLOGIE 5001 UROLOGIE 5204

GUIS Sandrine (PU-PH) BASTIDE Cyrille (PU-PH)


LAFFORGUE Pierre (PU-PH) KARSENTY Gilles (PU-PH)
PHAM Thao (PU-PH) LECHEVALLIER Eric (PU-PH)
ROUDIER Jean (PU-PH) ROSSI Dominique (PU-PH)
Introduction ...……………………………………………………………………………….10

I- Pré requis …………………………………………………………………….…11

A- Etat des lieux sur le cancer………………………………………………………..11


1- Définitions ………………………………………………..……………………..11
2- Epidémiologie………………………………………………………………...…11
3- Part des cancers en médecine générale …………………………………….12

B- Organisation des soins en cancérologie ………………………………………...12


1- Caractéristiques de la prise en charge en cancérologie .………………….12
2- Règlementation des soins en cancérologie …………………………………13
3- Effectifs des professionnels en cancérologie ……………………………….13
4- Centres de cancérologie et centres de coordination en cancérologie …...14
5- Activité hospitalière ……………….…………………………………………...15
6- Dépenses en cancérologie ………………………………………………..….15

C- Rôle historique du médecin généraliste …………………………………………16


1- Définition ………………………………………………………………………..16
2- WONCA …………………………………………………………………………16
3- Arrêté du 3 Février 2005 ………………………………………………………18

D- Historique de la lutte contre le cancer …………………………………………...19


1- Premiers états généraux du cancer (1998) …………………………………20
2- Chartre de Paris (2000) ……………………………………………………….20
3- HPST ……………………………………………………………………………20
4- Plans cancer ……………………………………………………………………21
- 2003-2007 …………………………………………………………………..21
- 2009-2013 …………………………………………………………………..22
- 2014-2019 …………………………………………………………………..23

E- Stades de la maladie en cancérologie selon P.T Williams ……………………24

F- Outils de communication en cancérologie ………………………………………25


1- Le dossier communiquant en cancérologie ……………………………….. .25
2- Les réunions de concertation pluridisciplinaire ……………………………..26
3- Le programme personnalisé de soins ……………………………………….27

1
II- Point sur la littérature …………………...……………………………………..28

III- Objectifs de l’étude ………………….…………………………………………31

IV- Matériel et méthodes …………………………………………………………..32


1- Caractéristiques de l’étude ……………………………………………………32
2- Population étudiée ……………………………………………………………..32
3- Critères d’inclusion et d’exclusion ……………………………………………32
4- Elaboration des questionnaires ………………………………………………33
5- Méthode de diffusion des questionnaires et de recueil des données ……33
6- Moteurs de recherche …………………………………………………………33

V- Résultats ………………………………………………………………………..34
1- Taux de participation …………………………………………………………..34
2- Caractéristiques des populations étudiées ………………………………….35
3- Spécificités des populations …………………………………………………..41
4- Réponses aux questionnaires ...…………………………………….………..53
5- Rôle du médecin généraliste dans les différentes étapes de la prise en
charge en cancérologie ………………………………………………………..71
6- Attentes des patients …………………………………………………………..74
7- Attentes des médecins généralistes …………………………………………74
8- Attentes des oncologues ………………………………………………………75

VI- Discussion ………………………………………………………………………76


1- Biais et limites de l’enquête …………………………………………………...76
- Biais de sélection…………………………………………………………..76
- Biais de volontariat…………………………………………………………76
- Biais lié à une enquête déclarative ………………………………………76
2- Rôle actuel des médecins généralistes ……………………………………...77
3- Attentes des différents acteurs ....…………………………………………….77
4- Freins actuels ….……………………………………………………………..79
……….

5- Perspectives et voies d’amélioration …………………………………………79

VII- Conclusion ……………………………………………………………………...81

VIII- Bibliographie ……………………………………………………………………82

Annexes …………………………………………………………………………………….87

2
Liste des annexes

Annexe 1 : Questionnaire médecin généraliste …………………………………………87


Annexe 2 : Questionnaire patient …………………………………………………………91
Annexe 3 : Questionnaire oncologue …………………………………………………….95

3
Liste des tableaux

Tableau 1 : Répartition des questionnaires ……………………………………………...34

Tableau 2 : Mode de récupération des questionnaires destinés aux médecins


généralistes …………………………………………………………………………………34

Tableau 3 : Communication ville/Hôpital notée de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse


attribuable et 5 la meilleure (selon les médecins généralistes) ………………………...53

Tableau 4 : Disponibilité des spécialistes, 1 étant la note la plus basse attribuable et 5


la meilleure (selon les médecins généralistes) ………………………………………….53

Tableau 5 : Fréquence des échanges entre spécialistes et médecins généralistes, 1


étant la note la plus basse attribuable et 5 la meilleure (selon les médecins
généralistes) ………………………………………………………………………………..54

Tableau 6 : Qualité des échanges et des informations transmises, 1 étant la note la


plus basse attribuable et 5 la meilleure (selon les médecins généralistes) ………...…54

Tableau 7 : Contraintes rencontrées par les médecins généralistes dans la prise en


charge des patients sous chimiothérapie (selon les médecins généralistes) ….…….56

Tableau 8 : Communication ville/Hôpital notée de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse


attribuable et 5 la meilleure (selon les oncologues) …………………………………….65

Tableau 9 : Fréquence des échanges entre spécialistes et médecins généralistes, 1


étant la note la plus basse attribuable et 5 la meilleure (selon les oncologues) ………65

4
Liste de figures

Figure 1 : Répartition des médecins généralistes selon le sexe ………………………35

Figure 2 : Répartition des médecins généralistes par tranches d’âge ………………..36

Figure 3 : Répartition des patients selon le sexe ……………………………………….37

Figure 4 : Répartition des patients par tranches d’âge …………………………………38

Figure 5 : Répartition des oncologues par tranches d’âge ……………………………..39

Figure 6 : Répartition des oncologues selon le sexe ……………………………………40

Figure 7 : Répartition des généralistes par mode d’exercice ………………………….41

Figure 8 : Appartenance des généralistes à un réseau de Cancérologie ……………42

Figure 9 : Nombre de patients sous chimiothérapie actuellement suivis par les


généralistes interrogés …………………………………………………………………….43

Figure 10 : Distance entre le domicile des patients et l’Hôpital (en km) ………………44

Figure 11 : Distance entre le domicile des patients et le médecin généraliste référent


(en km) ………………………………………………………………………………………44

Figure 12 : Nombre actuel de cures effectuées …………………………………………45

Figure 13 : Existence d’un médecin généraliste avant le début de la chimiothérapie ..46

Figure 14 : Durée du suivi par le médecin généraliste avant la chimiothérapie ………47

5
Figure 15 : Fréquence des consultations chez le médecin généraliste avant le début
de la chimiothérapie ………………………………………………………………………..47

Figure 16 : Participation du médecin généraliste au diagnostic de cancer ……………48

Figure 17 : Consultation du médecin généraliste depuis le début de la chimiothérapie


………………………………………………………………………………………………..49

Figure 18 : Fréquence des consultations chez le médecin généraliste après le début


de la chimiothérapie ………………………………………………………………………..50

Figure 19 : Motifs de consultation après le début de la chimiothérapie ……………….51

Figure 20 : Répartition des oncologues par mode d’exercice ………………………….52

Figure 21 : Souhait des médecins généralistes d’une implication plus grande dans la
prise en charge des patients sous chimiothérapie ………………………………………55

Figure 22 : Compétences actuelles des médecins généralistes permettant une prise


en charge globale optimale des patients sous chimiothérapie …………………………57

Figure 23 : Intérêt des médecins généralistes pour les formations spécifiques en


cancérologie ………………………………………………………………………………..58

Figure 24 : Thèmes souhaités pour les formations spécifiques en cancérologie (selon


les généralistes) ……………………………………………………………………………59

Figure 25 : Mode de prise en charge actuel selon les patients ………………………..60

Figure 26 : Souhaits des patients concernant la prise en charge future ………………61

Figure 27 : Raisons évoquées par les patients pour une plus grande implication des
médecins généralistes dans la prise en charge …………………………………………62

6
Figure 28 : Freins à une implication plus grande des médecins généralistes dans la
prise en charge selon les patients ………………………………………………………...63

Figure 29 : Rôles à attribuer au médecin généraliste durant la chimiothérapie selon les


patients ……………………………………………………………………………………...64

Figure 30 : Opinion des oncologues sur la prise en charge partagée …………………66

Figure 31 : Rôles du médecin généraliste durant la chimiothérapie selon les


oncologues ………………………………………………………………………………….67

Figure 32 : Qualité des médecins généralistes utiles dans la prise en charge


oncologique …………………………………………………………………………………68

Figure 33 : Freins à une plus grande implication des médecins généralistes selon les
oncologues ………………………………………………………………………………….69

7
Glossaire

3C Centre de cancérologie et centres de coordination en cancérologie

ALD Affection longue durée

ARS Agence régionale de santé

ASCO Société américaine d’oncologie clinique

CLCC Centre de lutte contre le cancer

DCC Dossier communiquant en cancérologie

HAS Haute autorité de santé

HCSP Haut conseil de santé publique

HPST Hôpital patient santé territoire

INCa Institut national du Cancer

MCO Médecine chirurgie obstétrique

OMéDIT Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l’Innovation


thérapeutique de Haute Normandie

PACA Provence Alpes Côte d’Azur

PPS Programme personnalisé de soins

8
RCP Réunion de concertation pluridisciplinaire

RRC Réseaux régionaux de cancérologie

WONCA Société européenne de la médecine générale/ médecine de famille

9
Introduction

Le cancer est une priorité nationale en termes de santé publique. Il représente depuis
de nombreuses années la première cause de mortalité en France (1) .
En 2013 sur les 567 078 décès constatés en France (hors Mayotte), 163 602 étaient
liés à des tumeurs.
Cet enjeu majeur de santé publique a poussé le gouvernement à créer le premier plan
cancer 2003-2007 ; suivi d’un second entre 2009 et 2013.
A l’heure actuelle le 3 -ème plan cancer 2014-2019 rédigé à partir du rapport du
Professeur d’hématologie clinique Jean Paul Vernant, partisan actif de la lutte contre
les inégalités d’accès aux soins ; comprend 17 axes majeurs.
Un de ses axes principaux est de favoriser l’implication des médecins généralistes
dans la prise en charge des patients atteints de cancer. Il s’agit de « renforcer le rôle
du médecin traitant à tous les moments de la prise en charge pour permettre
notamment une meilleure vie pendant et après la maladie ».
En 2009 l’évaluation du premier plan cancer réalisée par le haut conseil de santé
publique (HCSP) avait déjà conclu qu’il était indispensable de replacer le médecin
traitant au centre du parcours de soin et de le considérer comme un pivot dans le
parcours en cancérologie.
De plus, pour faire face à l’augmentation actuelle du nombre de patients traités pour
un cancer (2), il convient de réorganiser les soins en cancérologie de manière à créer
un lien plus étroit entre la prise en charge hospitalière et la prise en charge ambulatoire
réalisée en ville par le médecins généralistes.

10
I- Pré requis

A- Etat des lieux sur le cancer


1- Définitions

Le cancer est une maladie provoquée par la transformation de cellules qui deviennent
anormales et prolifèrent de façon excessive. Ces cellules déréglées finissent par
former une masse qu'on appelle tumeur maligne. Les cellules cancéreuses ont
tendance à envahir les tissus voisins et à se détacher de la tumeur. Elles migrent alors
par les vaisseaux sanguins et les vaisseaux lymphatiques pour aller former une autre
tumeur (métastase). (3)
La chimiothérapie constitue un traitement du cancer par des substances chimiques qui
tuent ou affaiblissent les cellules cancéreuses. Une chimiothérapie est un traitement
général qui vise à détruire les cellules cancéreuses ou à les empêcher de se multiplier
dans l'ensemble du corps. Il existe de nombreux médicaments de chimiothérapie,
souvent associés entre eux pour augmenter l'efficacité du traitement.

Ils peuvent être administrés par perfusion, piqûre ou sous forme de comprimés. Les
médicaments de chimiothérapie touchent les cellules cancéreuses, mais aussi les
cellules saines qui se divisent rapidement, ce qui peut provoquer des effets
secondaires (nausées, vomissements, perte des cheveux, fatigue…). (4)

2- Epidémiologie

Le cancer est une priorité nationale de santé publique, et reste à l’heure actuelle
malgré les progrès en termes de prévention, dépistage et traitement ; la 1 ère cause
de mortalité en France (1).
Les chiffres issus du rapport « Les cancers en France édition 2016 » sont les suivants :
- 385 000 nouveaux cas de cancers estimés en 2015 en France métropolitaine
o 211 000 cas chez les hommes (prostate, poumon et cancer colorectal)
o 174 000 cas chez les femmes (sein, cancer colo rectal et poumon)

- 149 500 décès par cancer estimés en 2015 en France métropolitaine


o 84 000 décès chez les hommes (poumon +++, CCR et prostate)
o 65 000 décès chez les femmes (sein+++, poumon et CCR)

- Nombre de personnes ayant eu un cancer en 2008 estimé à 3*10 6

11
En trente ans le nombre de nouveaux cas par an a pratiquement doublé. (5) Le
vieillissement de la population et l’augmentation de l’espérance de vie l’expliquent en
grande partie. L’efficacité du dépistage précoce en est la seconde raison.
Cette divergence entre hausse de l’incidence et baisse de la mortalité induit
irrémédiablement une hausse de la demande de soins en cancérologie. (4)

3- Part des cancers en médecine générale

La part du cancer dans la patientèle des médecins généralistes est difficile à estimer
et il n’existe à l’heure actuelle aucun système général d’information permettant de relier
l’activité des médecins de ville aux pathologies traitées. Cette part peut cependant être
approchée par le nombre de demande de mise en affection longue durée (ALD)
remplies par le généraliste pour un cancer. Ce chiffre représentant le nombre de
nouveaux patients cancéreux dans la patientèle.
Au cours de l’année 2015, 55% des généralistes interrogés dans l’étude avaient rempli
au moins 10 demandes d’ALD pour cancer ; 34% entre 10 et 20 demandes ; et 11%
plus de 20 demandes. (6)
Ces chiffres sont plus élevés que ceux obtenu dans les enquêtes plus anciennes
menées auprès des généralistes (enquête de Dagada 2003 et Tardieu 2012). (7)

B- Organisation des soins en cancérologie


1- Caractéristiques de la prise en charge des cancers

Une des particularités de la prise en charge des cancers est l’association de plusieurs
disciplines médicales dans une chaine thérapeutique de soins. Cette prise en charge
doit intégrer autour de la personne soignée plusieurs acteurs réalisant des traitements
dits spécifiques ou de support.
La lutte contre le cancer mobilise l’ensemble des disciplines médicales et
établissements de santé habilités.
Actuellement la cancérologie traverse une profonde révolution (nouvelles formes de
traitement, médecine personnalisée, développement de la part ambulatoire des
soins…).
Ces évolutions impliquent de mettre en avant de nouveaux modes d’organisation des
soins, moins fondés sur l’hospitalier, et nécessitant une plus grande coordination de
tous les acteurs de la prise en charge. (8)
L’objectif étant toujours de garder une longueur d’avance dans la prise en charge des
patients. (9)

12
2- Réglementation des soins en cancérologie

Depuis 2009 toute activité de soins spécifique du cancer est soumise à une
réglementation précise (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie…).
Les établissements autorisés sont des hôpitaux ou clinique habilités à administrer des
soins spécifiques aux patients atteints de cancer. Ils doivent répondre à des critères
d’agréments fixés par le Décret n° 2007- 388 du 21 mars 2007. (10) (5) et avoir obtenu
une autorisation spécifique délivrée par l’agence régionale de santé (ARS). (11)
Le dispositif d’autorisation repose sur 3 piliers :
- Conditions de qualité valable quelque soit le type de la prise en charge et de
thérapeutique employée (6 mesures transversales de qualité)
- Critères d’agrément définis par l’Institut national du Cancer INCa pour les
thérapeutiques du cancer (12)
- Seuils d’activité minimale à atteindre

3- Effectifs des professionnels en cancérologie

Par rapport aux chiffres de 2015 :(2)


- 1106 oncologues (augmentation de 9%)
- 895 radiothérapeutes (augmentation de 8%)
- 1651 pathologistes (augmentation de 5%)

Cette hausse récente est insuffisante pour subvenir à l’ensemble des besoins en
cancérologie. (13)
En 2017, sur les 1106 oncologues en exercice, 24% avaient plus de 55 ans. L’âge
moyen était estimé à 47 ans (Effectifs et âges des professionnels de santé en activité
recueillis via le Répertoire partagé des professionnels de santé RPPS). (14)
Il existe bel et bien un vieillissement des oncologues sur ces dernières années. Une
étude prévoit même un déclin d’ici 30 ans des effectifs en oncologie.
Il existe de plus des disparités de répartition sur le territoire français.(15)
En cumulant les indicateurs d’activité et de vieillissement, certaines régions
apparaissent en difficulté en ce qui concerne l’oncologie médicale.

13
4- Centres de cancérologie et centres de coordination en cancérologie (3C)

Les soins en cancérologie sont exercés dans des centres ou services dédiés, répartis
sur l’ensemble du territoire français. Ces centres sont nommés centres de lutte contre
le cancer (CLCC).(16)
Il existe actuellement 877 établissements de santé et centres de radiothérapie
autorisés à prendre en charge les patients atteints de cancer. Ces établissements sont
répertoriés sur une carte interactive disponible sur le site internet de l’institut national
du cancer. (16) (17)

Les centres de coordinations 3C ont pour objectifs principaux : (18)


- D’être membre d'une coordination des soins en cancérologie
- De mettre à disposition à tous les médecins et soignants des référentiels,
thésaurus et protocoles de traitement pour chaque type de cancer ainsi que leur
mise à jour et l’audit interne de leur utilisation
- De mettre en œuvre des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP)
- D’assurer la circulation de l’information médicale
- D’assurer la mise en place du dispositif d’annonce, l’élaboration du PPS,
l’intégration des soins à domicile et la coordination avec les acteurs du réseau
territorial, ainsi que les relations avec les établissements membres du pôle
régional
- D’assurer la traçabilité et les audits internes sur les activités cancérologiques
médico-chirurgicales et pharmaceutiques de l’établissement
- D’assurer la coordination d’initiatives telles que la mise en œuvre de structures
d’informations et de soutien des patients.

14
5- Activité hospitalière en cancérologie

En 2017, 1.2 million de personnes ont été hospitalisées dans un établissement MCO
(médecine, chirurgie, obstétrique) pour une cause en lien avec le cancer (diagnostic,
traitement, surveillance) ; soit une augmentation de 10 % par rapport à 2012. Plus de
la moitié de ces patients étaient traités pour un cancer digestif, du sein ou cutané. (19)
L’activité de cancérologie représente près d’un quart de l’activité hospitalière globale
(48.8% de séances, 9.8% d’hospitalisation ambulatoires, 13.8% d’hospitalisations
complètes). (2)
L’Age médian des patients traités pour cancer était de 68 ans pour les hommes et 65
ans pour les femmes en 2015.
En 2017 dans les établissements de court séjour : 2 709 710 séances et 256 980
séjours de chimiothérapie. L’activité de chimiothérapie représente 40.8% des prise en
charge pour cancer dans les centres MCO. (12)

6- Dépenses

Les dépenses en lien avec le cancer (diagnostic, traitement, suivi) sont estimées à 5.8
*109 euros.
La part des dépenses relative aux molécules anticancéreuses est de 1.7*10 9 euros ;
soit une hausse d’environ 6.2% par rapport à 2014.(2) (20)

15
C- Rôle historique du médecin généraliste
1- Définition

La médecine générale est une spécialité médicale prenant en charge le suivi durable,
le bien-être et les soins médicaux généraux primaires d’une communauté, sans se
limiter à des groupes de maladies relevant d’un organe, d’un âge, ou d’un sexe
particulier.
Les médecins généralistes, sont également nommés médecins de famille ou
omnipraticiens.
Leur activité professionnelle comprend la promotion de la santé, la prévention des
maladies et la prestation des soins à visée curative et palliative.
Ils agissent personnellement ou font appel à d’autres professionnels selon les besoins.
Le médecin généraliste est habituellement le premier contact avec le système de
soins.

2- WONCA 2002- Définition européenne de la médecine générale

Selon la société européenne de la médecine générale/médecine de famille (WONCA),


il est vital que le rôle complexe et essentiel du médecin généraliste au sein des
systèmes de santé soit parfaitement compris non seulement par le corps médical mais
également par les professionnels associés à la médecine.(21)
Cette société considère également que les médecins généralistes possèdent un haut
niveau de formation et qu’ils fournissent des soins plus rentables et efficaces au niveau
clinique en comparaison à des systèmes moins orientés vers les soins primaires.(21)
La définition rapportée par la WONCA est la suivante :
« La médecine générale/médecine de famille est une discipline scientifique et
universitaire, avec son contenu spécifique de formation, de recherche de pratique
clinique, et ses propres fondements scientifiques. C’est une spécialité clinique orientée
vers les soins primaires. »

16
Dans ce même rapport la WONCA définit 11 caractéristiques de la médecine
générale :
1- Elle est habituellement le premier contact avec le système de soins, permettant
un accès ouvert et non limité aux usagers, prenant en compte tous les
problèmes de santé, indépendamment de l’âge, du sexe ou de toutes autres
caractéristiques de la personne concernée.
2- Elle utilise de façon efficiente les ressources du système de santé par la
coordination des soins, le travail avec les autres professionnels de soins
primaires et la gestion du recours aux autres spécialités, se plaçant si
nécessaire en défenseur du patient.
3- Elle développe une approche centrée sur la personne dans ses dimensions
individuelles, familiales et communautaires.
4- Elle utilise un mode de consultation spécifique qui construit dans la durée une
relation médecin-patient basée sur une communication appropriée.
5- Elle a la responsabilité d’assurer des soins continus et longitudinaux, selon les
besoins du patient.
6- Elle base sa démarche décisionnelle spécifique sur la prévalence et l’incidence
des maladies en soins primaires.
7- Elle gère simultanément les problèmes de santé aigus et chroniques de chaque
patient.
8- Elle intervient à un stade précoce et indifférencié du développement des
maladies, qui pourraient éventuellement requérir une intervention rapide.
9- Elle favorise la promotion et l’éducation pour la santé par une intervention
appropriée et efficace.
10- Elle a une responsabilité spécifique de santé publique dans la communauté.
11- Elle répond aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique,
psychologique, sociale, culturelle et existentielle.

Six compétences fondamentales découlent de ces caractéristiques :


- La gestion des soins de santé primaires
- Les soins centrés sur la personne
- L’aptitude spécifique à la résolution de problèmes
- L’approche globale
- L’orientation communautaire
- L’adoption d’un modèle holistique

17
3- Arrête du 3 février 2005 (22) (23)

L’arrêté du 3 février 2005 portant sur l’approbation de la convention nationale des


médecins généralistes et des médecins spécialistes, a défini plus précisément la
place du médecin traitant dans le système de santé et a précisé ses fonctions.
Ainsi :
« Les médecins traitants se coordonnent avec les autres professionnels et services
participant aux soins de leurs patients. Leurs interventions contribuent à la continuité
ainsi qu’à la qualité des soins et des services apportés à la population. Par leur
fonction de conseil et d’orientation, les médecins traitants participent activement à la
bonne utilisation du système de soins par leurs patients avec le souci de délivrer des
soins de qualité à la collectivité, à des coûts maîtrisés. Leur relation de proximité
avec leurs patients les situe également au cœur du développement de la prévention.
Les parties signataires s’engagent à renforcer leur rôle dans ce domaine notamment
en développant la dimension « santé publique » dans l’offre de formation continue
conventionnelle et en favorisant la participation des médecins traitants aux
programmes de prévention ».

Les missions du médecin traitant sont donc les suivantes :


- Assurer le premier niveau de recours aux soins ;
- Orienter le patient dans le parcours de soins coordonnés et informer tout
médecin correspondant des délais de prise en charge compatibles avec l’état
de santé du patient ;
- Assurer les soins de prévention et contribuer à la promotion de la santé ;
- Contribuer à la protocolisation des soins de longue durée, en concertation
avec les autres intervenants ;
- Favoriser la coordination par la synthèse des informations transmises par les
différents intervenants et l’intégration de cette synthèse dans le DMP (dossier
médical patient) ;
- Apporter au malade toutes informations permettant d’assurer une permanence
d’accès aux soins aux heures de fermeture du cabinet.

18
D- Historique de la lutte contre le cancer
1- Les premiers Etats généraux du cancer (1998) (24)

Imaginés par la Ligue nationale contre le cancer, les premiers Etats généraux des
malades atteints de cancer ont eu lieu en décembre 1998.
Ils se sont placés comme le porte-parole des malades pour exprimer leurs attentes et
leurs besoins (1200 malades venus de toute la France et exprimant tour à tour leurs
doléances).
Selon le président de la Ligue nationale contre le cancer, Henri Pujol : « On ne lutte
pas contre une maladie abstraite, on lutte pour des individus atteints de cancer.
L’espérance de survie s’allonge et l’espoir d’une guérison s’accroit. La société doit en
tirer les conséquences : plus on guérit de gens, plus on doit se préoccuper des
conditions de vie pendant et après la maladie ».
Les 11 propositions découlant de cette manifestation sont les suivantes : (25)
- Renforcer l’implication des citoyens dans les politiques de prévention et la
promotion de la santé
- Créer un dispositif d’information numérique national de référence visant à
informer et à sensibiliser les individus et les populations à l’exposition aux
risques
- Promouvoir dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, les
comportements favorables à la santé
- Permettre à chacun de connaitre les facteurs de risque auxquels il a été exposé
tout au long de sa vie
- Réduire les inégalités d’accès à la prévention
- Professionnaliser et reconnaitre les acteurs de la prévention
- Intégrer un volet prévention des cancers dans toutes les politiques publiques,
aux différents niveaux territoriaux
- Créer un cadre réglementaire favorable à la prévention et permettant d’aller
vers une dénormalisation des principaux facteurs de risque et des causes de
cancers que sont l’alcool et le tabac
- Renforcer la recherche sur les déterminants des risques de cancer
- Développer une politique ambitieuse de lutte contre les cancers viro-induits
- Prévenir les conséquences néfastes de l’après cancer liées à des expositions
à des facteurs de risque

19
2- Chartre de Paris (2000) (26)

La Chartre de Paris contre le cancer signée le quatre février 2000 à la suite du


« Sommet Mondial Contre le Cancer pour le Nouveau Millénaire » a mis l’accent sur
le rythme rapidement croissant de l’incidence du cancer et a appelé à la mobilisation
de manière à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer tout en
accroissant leurs chances de survie.
Ce texte fondateur reconnait la lutte contre le cancer comme une priorité internationale
de santé publique.

3- Hôpital, patients, santé, territoire (HPST) (27) (28)

La loi HPST promulguée le 21 juillet 2009 affiche l’ambition de réorganiser et de


moderniser l’ensemble du système de santé. Elle comprend 4 titres consacrés
respectivement à l’Hôpital, à la répartition des médecins et l’accès aux soins de ville ;
aux mesures de santé publique et à la prévention et enfin à la création des agences
régionales de santé (ARS) chargées de coordonner dans un cadre territorial
l’ensemble des politiques de santé (hôpital, médecine de ville, santé publique et
prévention).
Cette loi prévoyait également le renforcement de la coopération entre professionnels
de santé.(29)

20
4- Plans cancer

La lutte contre le cancer s’est structurée en France dès 2003 autour de plans
nationaux, visant à mobiliser les acteurs de santé publique autour de la prévention, du
dépistage, des soins, de la recherche et de l’accompagnement des patients et de ses
proches.

➔ Plan cancer 2003-2007 (30)

Lancé le 24 mars 2003 par le Président de la République, le premier plan cancer a


créé une dynamique et une impulsion dans la lutte contre le cancer en France et dans
la prise en charge des malades.(31)
« Le cancer, c’est un véritable drame national qui exige un effort considérable de
recherche, de prévention et de dépistage, un effort de traitement, y compris de soutien
psychologique de la maladie ». (32)
Il comprend 6 chapitres opérationnels et prioritaires : prévenir, dépister, soigner,
accompagner, enseigner, comprendre, et découvrir ; pour un but unique, celui de
vaincre la maladie et de se battre pour la vie.
Un des points principaux évoqués était de coordonner systématiquement les soins en
ville et à l’hôpital autour du patient.
A la suite de ce premier plan cancer, 7 cancéropôles ont été mis en place de manière
à accélérer la recherche de ces régions.(33) Ces cancéropôles permettent à l’échelle
régionale ou inter-régionale une meilleure coordination de la recherche en
cancérologie tout en décloisonnant secteurs et disciplines. Ils favorisent également
l’émergence de réseaux de recherche multidisciplinaires d’envergure. (34)
L’Institut national du cancer a vu le jour en 2004, 2 ans environ après le lancement du
plan cancer, avec pour objectif de constituer la clé d’une meilleure coordination de
l’ensemble des intervenants de la lutte contre le cancer. (35)
Une des mesures phares de premier plan cancer est la mesure 33 : faciliter la prise en
charge et le suivi de proximité des patients atteints de cancer par une meilleure
insertion des médecins généralistes dans les réseaux de soins en cancérologie.
2 pistes futures :
- Mettre en place un forfait de suivi par le généraliste, couvrant les épisodes inter
hospitalier, les traitements à domicile et le suivi post thérapeutique.
- Organiser la participation des médecins généralistes membres du réseau à la
concertation multidisciplinaire et l’accès au dossier médical des patients suivis.

21
➔ Plan cancer 2009- 2013 (36)

Le Plan cancer 2009-2013 s’inspire du rapport remis au Président de la République


par le Professeur Jean Pierre Grunfeld nommé « Recommandation pour le Plan
cancer 2009-2013 ». (37)
Ce plan a ouvert de nouvelles voies tout en consolidant les acquis du plan précèdent.
Il est divisé en 5 grands axes :
- Recherche : assurer le transfert rapide des avancées de la recherche au
bénéfice de tous les malades
- Observation : mieux connaitre la réalité des cancers en France
- Prévention et dépistage : prévenir et éviter des cancers ou réduire leur gravité.
Un des points présents dans cet axe concerne une implication du médecin
généraliste dans les programmes nationaux de dépistage organisé des
cancers.
- Soins : garantir à chaque patient un parcours de soins personnalisé et efficace.
Le renforcement du rôle du généraliste est également évoqué.
- Vivre pendant et après son cancer : améliorer la qualité de vie pendant et après
la maladie, combattre toute forme d’exclusion ; conforter la fonction de proximité
du médecin traitant pendant la phase thérapeutique aigue et lors de la période
de surveillance ; partager les données médicales entre professionnels de santé.

Trois grands thèmes transversaux structurent la stratégie du plan, ils visent :


- A mieux prendre en compte les inégalités de santé pour assurer plus d’équité
et d’efficacité dans l’ensemble des mesures de lutte contre le cancer
- A stimuler l’analyse et la prise en compte des facteurs individuels et
environnementaux pour personnaliser la prise en charge avant, pendant et
après la maladie
- A renforcer le rôle du médecin traitant à tous les moments de la prise en charge
pour permettre notamment une meilleure vie pendant et après la maladie

Est également évoqué dans ce second plan cancer le renforcement de la coordination


entre équipes hospitalières et intervenants de ville (en particulier les médecins
généralistes) pour combattre le sentiment de rupture évoqué par les patients.

22
➔ Plan cancer 2014-2019 (38)

La préparation de ce plan a été confié au Professeur Jean Paul Vernant, hématologue


et partisan actif de la défense contre les inégalités en matière de soins associés aux
cancers.
Selon l’Institut national du cancer le plan cancer 2014-2019 a pour inspiration première
de répondre aux besoins et aux attentes des personnes malades, de leurs proches et
de l’ensemble des citoyens.
Il s’agit donc de guérir mais également d’accompagner la personne et ses proches et
de préparer l’avenir de tous par la recherche et la prévention.
Ce 3ème plan confirme la volonté du gouvernement d’amplifier une nouvelle fois la lutte
contre le cancer par des mesures concrètes et un engagement coordonné de tous les
acteurs.
Ce plan cancer donne aux médecins généralistes les moyens d’orienter dans des
délais rapides vers les équipes spécialisées dès le diagnostic à travers une
coordination renforcée entre professionnels hospitalier et professionnels de ville.
Les points relevés en liaison avec les médecins généralistes sont les suivants :
- Renforcer le rôle du médecin généraliste dans l’initiation, la réalisation et le suivi
du dépistage
- Sensibiliser le médecin généraliste aux circonstances de découverte des
cancers
- Mettre en place dans chaque service hospitalier autorisé pour la lutte contre le
cancer… un numéro de téléphone dédié au médecin traitant coordonnant
l’équipe de premier recours
- Définir dans chaque établissement… une politique active de diffusion …. Aux
professionnels impliqués (médecins traitants…)
- Définir un nouveau profil professionnel coopérant avec le médecin traitant,
l’équipe référente et les autres professionnels de santé, hospitalier ou de
proximité
- Passer le relai aux professionnels de premier recours et notamment au médecin
traitant
- Coordination accrue entre les professionnels de santé de proximité et les
professionnels hospitaliers
- Renforcer le rôle di médecin traitant dans l’initiation, la réalisation et le suivi du
dépistage
- Définir des outils ou des actions pour aider les professionnels de santé et
notamment les médecins traitants à mieux informer et orienter leurs patients

23
E- Stades de la maladie en cancérologie selon P.T Williams

En 1994 P.T. Williams (médecin généraliste et Président de l’académie de


médecine générale en Ohio) a défini 8 stades de la maladie cancéreuse :
- Le contrôle des facteurs de risques (prévention primaire)
- Le dépistage
- Le diagnostic
- La classification
- Le traitement
- Les soins partagés (coordination entre le médecin généraliste et le
spécialiste)
- Le suivi post thérapeutique ou phase de rémission, la prévention tertiaire
(prise en charge des complications et prévention des rechutes)
- Les soins palliatifs

24
F- Outils de communication en Cancérologie
1- Le dossier communiquant en Cancérologie (39)

Le dossier communicant de cancérologie (DCC), a été mis en œuvre et développé par


les réseaux régionaux de cancérologie (RRC), avec l’aide de l’INCa dans le but de
partager des données entre les professionnels de santé hospitaliers et le médecin
généraliste.
Le DCC a comme objectif le recueil et la transmission informatisés des informations
relatives à la prise en charge globale du patient quel que soit le lieu où il poursuit son
traitement.
Ce dossier est communiquant, dans la mesure où il est accessible aux médecins
hospitaliers et libéraux indiqués par le patient et bien entendu au patient lui-même, ce
qui permet d’échanger des données médicales et de gérer les outils et les services
nécessaires à l’activité de cancérologie.
Il comporte :
- Le type et le stade du cancer,
- Le compte rendu de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP),
- Le programme personnalisé de soins (PPS),
- Les principaux résultats des examens complémentaires
- Les comptes rendus opératoires et anatomopathologiques,
- Les résumés des séjours hospitaliers.

25
2- Les réunions de concertation pluridisciplinaire (40) (41)

Les RCP sont des réunions se tenant régulièrement entre professionnels de santé, au
cours desquelles se discutent la situation d’un patient, les traitements possibles en
fonction des dernières études scientifiques, l’analyse des bénéfices et les risques
encourus, ainsi que l’évaluation de la qualité de vie qui va en résulter. Les RCP
rassemblent un minimum de 3 spécialistes différents. De ces réunions découlent les
programmes personnalisés de soins (PPS).
Ces réunions sont l’occasion d’échanges entre spécialistes de différentes disciplines.
La Haute Autorité de Santé (HAS) a défini les critères de qualité des RCP :
- La pluridisciplinarité (présence d’au moins 3 spécialistes de différentes
disciplines)
- Le fonctionnement formalisé (rythme d’au moins 2 réunions par mois,
coordonnateur, secrétariat, type de dossier à présenter, référentiels utilisés)
- La présentation de tous les nouveaux dossiers avant traitement, et en cas
de modification thérapeutique
- La traçabilité des participants et des propositions thérapeutiques
- L’évaluation régulière de ces réunions pour l’amélioration continue de la
qualité et in fine du service rendu aux patients

26
3- Le Plan Personnalisé de Soins (42) (43)

Le programme/plan personnalisé de soins (PPS) est établi lors de la RCP, il permet


de formaliser la proposition de prise en charge thérapeutique du patient.

Ce document reprend les dates des différents traitements, leur durée, ainsi que les
coordonnées des membres de l’équipe soignante. Le PPS peut évoluer au fur et à
mesure de la prise en charge en fonction de l’état de santé du patient.

Le PPS est une des conditions transversales de qualité.

Le PPS comprend :

- Des informations relatives au malade et à l’établissement de santé (nom,


prénom, date et lieu de naissance, adresse, date de la consultation
d’annonce et de la remise du programme, coordonnées des médecins
référents et de la personne de confiance, coordonnées de l’établissement
de santé et du 3C de rattachement)
- Un volet de soins (calendrier prévisionnel de soins et de suivi, plan théorique
de traitement et organisation, bilan prévus et fréquence, documents
transmis au médecin traitant, propositions de RCP, compte rendu opératoire
et d’anatomopathologie, compte rendu d’examens complémentaires, lettre
de sortie d’hospitalisation...)
- Un volet social (coordonnées de la personne ayant réalisé le bilan social,
informations relatives au bilan, coordonnées de l’assistante sociale
référente, consultations réalisées, actions en cours, mesures entreprises)
- Les contacts utiles

27
II- Point sur la littérature

➔ Interprofessional communication between oncologic specialists and general


practitioners on end-of-life issues needs improvement (44)

Etude qualitative élaborée à partir d’entretien menés auprès de 16 généralistes et 14


oncologues, s’intéressant à la communication interprofessionnelle ainsi qu’à la
coordination entre généralistes et oncologues dans un cadre particulier (fin de vie).
Les résultats mis en avant sont les suivants : communication directe généraliste/
oncologue rare, patient souvent considéré comme intermédiaire entre les médecins
généralistes et les oncologues, accord commun en ce qui concerne la mise en place
d’une relation interprofessionnelle plus précoce (dans ce contexte durant la phase
active de traitement).

➔ Shared care involving cancer specialists and primary care providers- What do
cancer survivors want ? (45)

Etude qualitative menée en Australie à partir de discussion de groupe (21 participants :


patients survivants du cancer, aidants familiaux, cliniciens), s’appuyant sur le fait
essentiel qu’actuellement les données sur les préférences des patients en matière de
soins partagés sont limitées.

Dans cette étude les patients ont rapporté qu’ils considéraient comme un fardeau le
fait d’être responsable de la transmission des informations entre professionnels de
santé, ils souhaitent ainsi changer la façon dont les soins sont menés et s’orienter vers
des soins dits partagés (sentiment de sécurité évoqué, sentiment d’être pris en charge
globalement). Les points d’améliorations évoqués sont : dossier médical électronique,
renforcement de la communication, identification d’une personne à contacter en cas
de problèmes.
Pour rappel, les soins partagés évoquées dans cette étude sont ceux définis par la
Société Américaine d’oncologie clinique (ASCO) comme « le processus de
communication entre spécialiste en oncologie et le prestataire de soins primaires et la
transition réussie du patient de l’oncologie à la prise en charge primaire »

28
➔ Which criteria affect the cooperation between general practitioners and
specialists in ambulatory care ? A qualitative study about general practitioner’s
perception (46)

Etude qualitative élaborée à partir d’entretien de médecins généralistes, ayant pour


objectif de mettre en avant les facteurs affectant la communication entre généralistes
et spécialistes en oncologie. Dans cette étude la coopération entre professionnels de
santé est reconnue comme critère essentiel de la qualité des soins.
Les facteurs limitants évoqués sont : manque de temps, manque de moyens de
communication en place, absence de référent désigné en cas d’urgence en ville.

➔ General practitioner’s perceptions of their rôle in cancer care and factors which
influence this rôle (47)

Etude qualitative menée en Australie avec pour objectif la mise en avant de la


perception qu’ont les médecins généralistes de leurs rôles dans la prise en charge des
patients traités pour un cancer, ainsi que des facteurs influençant cette perception. En
Australie les médecins généralistes sont par ailleurs considérés comme des pivots
dans le système de soins.
Sur l’ensemble des praticiens interrogés une grande majorité a rapporté vouloir
endosser un rôle plus important dans la prise en charge oncologique ; et la totalité des
généralistes qu’une meilleure communication avec les spécialistes serait souhaitable
(20 généralistes interrogé au total, motivation pour prendre en charge à long terme les
patients si besoin en matière de connaissances pris en compte et si épaulés par les
spécialistes).

➔ Oncologists’ views on the importance of general practitioners for cancer


patients : a qualitative interview study from Germany (48)

Etude qualitative basée sur des entretiens téléphoniques avec 15 oncologues ayant
pour objectif de mettre en évidence l’opinion des spécialistes sur le rôle des médecins
généralistes dans la prise en charge des patients cancéreux. Ainsi il découle de ces
entretiens que les généralistes sont considérés comme des personnes de confiance
par les patients, connaissant leur environnement et l’ensemble des données médicales
indispensables (actuelles ou passées) et ayant ainsi un rôle central dans la prise en
charge.

29
➔ What role does the general practitioner in France play among cancer patients
during the initial treatment phase with intraveinous chemotherapy ? A qualitative
study (49)

Etude qualitative multicentrique menée en France ayant pour objectif de déterminer


quel est selon les patients le rôle réel des médecins généralistes durant la phase active
de traitement par chimiothérapie.
Sur les 50 patients interrogés, nombreux sont ceux qui mettent en exergue la relation
de confiance existante avec les généralistes, la disponibilité, la proximité géographique
et sociale, ainsi que leur connaissance poussée de leur historique (à la fois personnel
et médical). Les motifs de consultation de ville les plus fréquents durant cette période
sont les suivants : motif en lien avec le cancer, maladie préexistante, demande
administrative, demande d’ordre psychologique, demande d’informations sur les
thérapeutiques anti tumorale.

➔ Caring for cancer survivors : perspectives of oncologists general practitioners


and patients in Italy

Il s’agit d’une des seules études prenant en compte à la fois le point de vue des
patients, des oncologues et des médecins généralistes en ce qui concerne la prise en
charge des patients survivants du cancer.
Ainsi les 3 acteurs de cette étude s’accordent à dire qu’il est indispensable que le suivi
des patients survivants repose sur une coopération entre généralistes et oncologues
renforcée.

30
III- Objectifs de l’étude

Le médecin généraliste a-t-il sa place dans la prise en charge des patients atteints de
cancer en cours de chimiothérapie ? Si la réponse peut paraitre évidente pour la
plupart des soignants, l’est-elle tout autant pour les patients ?
Durant cette période ou s’exercent des remaniements physiques et psychiques sans
précédents, quel rôle accorder au médecin généraliste ?
Cette étude vise à mettre en avant la perception qu’ont les médecins généralistes de
leurs rôles durant la phase active de traitement de leurs patients sous chimiothérapie.
Sont-ils prêts à s’investir davantage dans la prise en charge des patients sous
chimiothérapie ? Quelles difficultés rencontrent-ils dans leur pratique au quotidien ?
Comment articulent-ils leurs relations avec les spécialistes ? Sont-ils suffisamment
formés et quels sont leurs souhaits en matière d’actualisation de leurs connaissances
en cancérologie ?
Ce travail tente également d’identifier les attentes des patients en matière d’implication
de leur médecin généraliste durant cette même période et s’intéressera au point de
vue de l’oncologue. Les 3 acteurs principaux des soins seront donc mis en avant lors
de cette étude.
L’hypothèse soulevée est qu’une prise en charge de proximité par une meilleure
intervention des médecins généralistes serait bénéfique pour les patients et éviterait
des consultations en urgences.
Dans les études réalisées jusqu’à présent, une grande majorité des médecins
généralistes est en accord avec cette proposition. (50) Ils se disent impliqués dans
toutes les phases de la maladie cancéreuse (13). Cependant, nombreux sont ceux qui
rapportent la perte de vue avec leurs patients durant cette période.
Les patients sont-ils prêts à partager leur temps de soin entre le médecin généraliste
et le spécialiste ? Si oui, quelles sont leurs attentes ? Sinon, quelles sont les limites
qui poussent les patients à consulter le spécialiste plutôt que le généraliste ?
Quelles propositions permettraient d’améliorer les pratiques tout en remettant le
médecin généraliste au centre de la prise en charge des patients sous
chimiothérapie ?

31
IV- Matériel et méthodes

1- Caractéristiques de l’étude

Il s’agit d’une étude quantitative observationnelle, descriptive, prospective,


multicentrique.

2- Population étudiée

Les médecins généralistes retenus sont ceux exerçant dans la région Provence Alpes
Côte d’Azur. Les médecins généralistes référents des patients interrogés ont été
exclus de l’étude.
Les patients ont été sélectionnés dans 3 Hôpitaux de Jour :
- Hôpital Timone, service d’oncologie digestive du Professeur SEITZ
- Hôpital Timone, service d’oncologie médicale du Professeur DUFFAUD
- Hôpital Nord, service d’oncologie multidisciplinaire et innovations
thérapeutiques du Professeur BARLESI

Les oncologues interrogés appartenaient aux services de cancérologie de la région


Provence Alpes Côte d’Azur (Hôpital de la Timone, Hôpital Nord, Institut Paoli
Calmettes …).

3- Critères inclusion/exclusion

Ont été inclus l’ensemble des patients majeurs et volontaires en cours de


chimiothérapie dans un des trois hôpitaux de jour cités précédemment. Il n’y avait pas
de critère de sélection en lien avec l’âge ou le sexe.
Les critères d’exclusion étaient les suivants :
- Patients mineurs
- Patient étranger ou ayant un médecin généraliste référent non domicilié en
France
- Difficultés de compréhension/expression/écriture de la langue française
- Première cure de chimiothérapie

32
4- Elaboration des questionnaires

Les questionnaires ont été élaborés courant 2018. Ils ont été distribués entre janvier
et mai 2019.
Les questionnaires sont composés de 14 questions pour les médecins généralistes,
12 questions pour les patients et 9 questions pour les oncologues. Il s’agit
principalement de questions avec réponses à choix multiples ou réponses courtes.

5- Méthode de diffusion des questionnaires et de recueil des données

Les questionnaires destinés aux patients ont été déposés dans les différents hôpitaux
de jour d’oncologie et distribués par les médecins exerçant dans ces services.
Plusieurs méthodes de diffusion ont été utilisées pour les questionnaires destinés aux
médecins généralistes (envoi postal à partir des Pages Jaunes, par email, lien google
doc, démarche directe dans les cabinets médicaux ou contacts téléphoniques).
De nombreux obstacles ont été relevés lors de la diffusion aux généralistes : départ
en retraite, adresse incorrecte, refus de participation, absence de réponse au
courrier/mail malgré accord initial pour la participation.
Des relances ont été effectuées en cas de non-réponse.
Les questionnaires destinés aux oncologues ont été distribués directement dans les
services ou envoyés via email (lien google).
Les données des questionnaires ont été intégrées dans des tableaux Excel et
soumises à analyses statistiques.
Le seuil de significativité des différents tests statistiques a été fixé à 5% en ce qui
concerne le risque de première espèce.

6- Moteurs de recherche

Les moteurs de recherche utilisés sont les suivants :


- Pubmed
- Catalogue de thèses
- Google

Mots clés de recherche Pubmed : general practitioners, neoplasm, oncologist, cancer


survivor, cooperation, health care, primary care providers

33
V- Résultats

1- Taux de participation

Plus de 200 médecins généralistes de la région ont été contactés, 57 ont répondu au
questionnaire soit un taux de participation estimé à 28.5%.
En ce qui concerne les oncologues, 29 questionnaires ont été remplis sur la centaine
d’oncologues contactés.
56 patients ont accepté de répondre au questionnaire proposé.

Tableau 1 : Répartition des questionnaires

Personnes interrogées Oncologues Généralistes Patients

Nombre de questionnaires
29 57 56
remplis

Tableau 2 : Mode de récupération des questionnaires destinés aux médecins


généralistes

Courrier
Voies de récupération Questionnaire
Mail Contact Total
des questionnaires google
direct

Nombre 5 14 38 57

34
2- Caractéristiques des populations étudiées
- Médecins généralistes

Figure 1 : Répartition des médecins généralistes par sexe :

51% 49%

Femme Homme

La répartition homme/ femme des médecins généralistes ayant répondu au


questionnaire est globalement équitable avec 51% d’hommes et 49% de femmes.

35
Figure 2 : Répartition des médecins généralistes par tranches d’âge :

plus de 50
ans 30-40 ans
33% 41%

40-50 ans
26%

30-40 ans 40-50 ans plus de 50 ans

Une majorité des généralistes interrogés se situent dans la tranche 30- 40 ans (41%)

36
- Patients

Figure 3 : Répartition des patients selon le sexe :

48%
52%

Homme Femme

Les patients ayant accepté de répondre au questionnaire sont répartis de manière


équivalente entre les 2 sexes, et appartiennent en grande partie aux tranches d’âge
50-60 ans et 60- 70 ans.

37
Figure 4 : Répartition des patients par tranches d’âge :

18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
20-30 ans 30-40 ans 40-50 ans 50-60 ans 60-70 ans 70-80 ans Pas de
inclus inclus inclus inclus inclus inclus réponse

38
- Oncologues

Figure 5 : Répartition des oncologues par tranches d’âge :

38%

48%

14%

30-40 ans 40-50 ans plus de 50 ans

La répartition des oncologues par tranches d’âges est plus éclectique, avec 48%
d’oncologues entre 30 et 40 ans, 38% de plus de 50 ans, 14% entre 40 et 50 ans.

39
Figure 6 : Répartition des oncologues selon le sexe :

45%

55%

Féminim Masculin

40
3- Spécificités des populations
- Médecins généralistes

Figure 7 : Répartition des généralistes par mode d’exercice :

35%

65%

Individuel En groupe

41
Figure 8 : Appartenance des généralistes à un réseau de Cancérologie :

9%

91%

Oui Non

Le mode d’exercice est dominé à 65% par l’exercice en cabinet de groupe.


Peu nombreux sont les médecins généralistes appartenant à un réseau de
cancérologie (5 généralistes soit 9% des répondants).

42
Figure 9 : Nombre de patients sous chimiothérapie actuellement suivis par les
généralistes interrogés :

30

25

20

15

10

0
0 1à5 6 à 10 11 à 15 15 et plus

Pour une grande majorité des généralistes interrogés, le nombre de patients suivi sous
chimiothérapie se situe entre 1 et 5 (20 généralistes) ou entre 6 et 10 (24 généralistes).
Seuls 2 médecins généralistes sur les 57 répondants, ne suivent aucun patient sous
chimiothérapie.

43
- Patients

Figure 10 : Distance entre le domicile des patients et l’Hôpital (en km) :

16
14
12
10
8
6
4
2
0

Figure 11 : Distance entre le domicile des patients et le médecin généraliste référent


(en km) :

50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
0à5 6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30 > 30 Pas de
réponse

La distance domicile/ cabinet du médecin généraliste référent est bien inférieure à celle
entre le domicile et l’Hôpital.

44
Figure 12 : Nombre actuel de cures effectuées :

25

20

15

10

0
0-10 11 à 20 21 à 30 31 à 40 40 à 50 >50 Pas de
réponse

45
Figure 13 : Existence d’un médecin généraliste avant le début de la chimiothérapie :

2%

98%

OUI NON

Pour 98% des patients interrogés, il existait un médecin généraliste référent avant le
début de la chimiothérapie. Pour la plupart de ces patients, il s’agissait d’un suivi de
longue date (entre 3 et 5 ans pour 15 patients, entre 5 et 10 ans pour 11 patients et
plus de 10 ans pour 20 patients sur les 56 interrogés).

46
Figure 14 : Durée du suivi par le médecin généraliste avant la chimiothérapie :

25

20

15

10

0
<1 an entre 1 et 3 ans entre 3 et 5 ans entre 5 et 10 > 10 ans
inclus inclus ans inclus

Figure 15 : Fréquence des consultations chez le médecin généraliste avant le début


de la chimiothérapie :

25

20

15

10

0
<1 fois par an 2-3 fois par 1 fois par 1 fois par >1 fois par Pas de
an trimestre mois mois réponse

47
Figure 16 : Participation du médecin généraliste au diagnostic de cancer :

7%

52%
41%

OUI NON NE SAIT PAS

48
Figure 17 : Consultation du médecin généraliste depuis le début de la
chimiothérapie :

13%

87%

OUI NON

87% des patients affirment avoir consulté leur médecin généraliste depuis le début de
la chimiothérapie. En comparant la fréquence des consultations chez le généraliste
référent avant puis après le début de la chimiothérapie, on constate qu’il n’existe pas
de franche modification.

49
Figure 18 : Fréquence des consultations chez le médecin généraliste après le début
de la chimiothérapie :

18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
<1 fois par an 2-3 fois par 1 fois par 1 fois par >1 fois par Pas de
an trimestre mois mois réponse

50
Figure 19 : Motifs de consultation après le début de la chimiothérapie :

35

30

25

20

15

10

0
Sans rapport Suivi du cancer Situation Autre Pas de réponse
avec le cancer d'urgence

Les motifs de consultation durant la phase active de traitement sont variés et


concernent aussi bien le suivi du cancer que des motifs sans lien direct avec le cancer.

51
- Oncologues

Figure 20 : Répartition des oncologues par mode d’exercice :

3%

97%

Libéral Hospitalier

Le mode d’exercice principal retrouvé sur le panel des oncologues répondants est celui
d’un exercice hospitalier.

52
4- Réponses aux questionnaires

- Médecins généralistes

Tableau 3 : Communication ville/Hôpital notée de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse


attribuable et 5 la meilleure

Communication
1 2 3 4 5
Hôpital/Ville

8 28 13 8 0

Pour 28 des 57 médecins généralistes, la communication ville/ Hôpital est mauvaise,


avec une note attribuée de 2/5. Pour 13 des 57 répondants, la note attribuée est de
3/5. Aucun des généralistes interrogés n’a jugé que la communication était excellente
(5/5).
Les médecins généralistes ont parfois l’impression d’être à l’écart des décisions, plus
de la moitié des médecins répondant souhaiterait être associé de manière plus
importante au parcours de soins (décisions thérapeutiques, entrée/sortie
d’hospitalisation, entrée dans le circuit des soins palliatifs).

Tableau 4 : Disponibilité des spécialistes, 1 étant la note la plus basse attribuable et


5 la meilleure

Disponibilité des
1 2 3 4 5
spécialistes

9 20 18 8 2

La répartition des réponses concernant la disponibilité des spécialistes est


globalement similaire avec une majorité des généralistes attribuant la note de 2/5 (20
médecins) ou de 3/5 (18 médecins).

53
Tableau 5 : Fréquence des échanges entre spécialistes et médecins généralistes, 1
étant la note la plus basse attribuable et 5 la meilleure

Fréquence des
1 2 3 4 5
échanges

16 27 7 7 0

Tableau 6 : Qualité des échanges et des informations transmises, 1 étant la note la


plus basse attribuable et 5 la meilleure

Qualité des
1 2 3 4 5
échanges

2 2 10 34 9

La tendance retrouvée au fil des questionnaires est donc la suivante : échanges certes
peu fréquents (note attribuée de 1/5 par 16 généralistes et de 2/5 par 27 généralistes)
mais de bonne qualité (34 généralistes ayant attribué une note de 4/5).

54
Figure 21 : Souhait des médecins généralistes d’une implication plus grande dans la
prise en charge des patients sous chimiothérapie :

7%

26%

67%

Oui Non Ne sait pas

Sur les 57 généralistes répondant au questionnaire, 38 d’entre eux (soit 67%) seraient
favorable à une implication plus grande dans la prise en charge des patients sous
chimiothérapie.
Les médecins généralistes ne souhaitant pas s’impliquer d’avantage sont
majoritairement des généralistes en fin de carrière correspondant à la tranche plus de
50 ans (« Je suis bientôt à la retraite je préfère consacrer mon temps à d’autres
choses » « Je n’ai plus la patience pour m’impliquer là-dedans »).

55
Tableau 7 : Contraintes rencontrées par les médecins généralistes dans la prise en
charge des patients sous chimiothérapie :

Aucune 6

Manque de temps 26

Implication émotionnelle
2
élevée

Nécessité de visites
12
au domicile

Nécessité d'être
13
joignable

Gestion de situations
14
d'urgence

Difficulté de coordination
23
des soins

Absence de rémunération 10

Absence d'informations sur


22
les formations disponibles

Les principales contraintes à une plus grande implication dans la prise en charge des
patients sous chimiothérapie rapportées par les médecins généralistes sont les
suivantes : manque de temps (45.6%), difficultés dans la coordination des soins
(40.3%), absence d’informations sur les formations disponibles (38.6%).
Sur un second plan on retrouve la nécessité de visites au domicile (21%), la nécessité
d’être joignable (22.8%), la gestion des situations d’urgence (24.6%).
Rares sont les médecins généralistes à évoquer une implication émotionnelle élevée,
ou le manque de rémunération.

56
Figure 22 : Compétences actuelles permettant une prise en charge globale optimale
des patients sous chimiothérapie :

2%
21%

77%

Oui Non Ne sait pas

A la question « Pensez-vous que vos compétences actuelles vous permettent une


prise en charge globale et optimale des patients sous chimiothérapie ? », la majorité
(77%) des généralistes ont répondu « Non ».

57
Figure 23 : Intérêt pour les formations spécifiques en cancérologie :

5% 2%

93%

Oui Non Ne sait pas

A la question « Seriez-vous intéressé par des formations spécifiques sur le thème de


la cancérologie ? », la réponse est sans appel puisque 93% des généralistes ont
répondu « Oui ».
Certains des généralistes considérant que leurs compétences actuelles permettent
une prise en charge optimale des patients sous chimiothérapie souhaitent donc
également effectuer des formations spécifiques (raisons évoquées : perfectionnement
des connaissances ou mise à jour des informations sur les thérapeutiques anti-
cancéreuse).

58
Figure 24 : Thèmes souhaités pour les formations spécifiques en cancérologie :

50

45

40

35

30

25

20

15

10

0
Diagnostic Décision Suivi des Surveillance Phase palliative
Annonce thérapeutique traitements post
traitement

Les principaux thèmes de formation intéressant les généralistes sont les suivants : le
suivi des traitements (46 généralistes sur 57), la surveillance post traitement (44
généralistes sur 57) ainsi que la phase palliative (35 généralistes sur 57).

59
- Patients

Figure 25 : Mode de prise en charge actuel des patients :

35

30

25

20

15

10

0
Specialiste Soins partagés MG uniquement Pas de réponse
uniquement

60
Figure 26 : Souhaits des patients concernant la prise en charge future :

45

40

35

30

25

20

15

10

0
Specialiste Soins patagés MG uniquement Pas de réponse
uniquement

Sur les 56 patients répondant, 40 souhaitent que la prise en charge future se fasse
selon le modèle de soins partagés ; 6 souhaitent quant à eux que la prise en charge
soit uniquement assurée par le médecin généraliste.
Neuf des 56 patients désirent une prise en charge exclusive par le spécialiste.

61
Figure 27 : Raisons évoquées par les patients pour une plus grande implication des
médecins généralistes dans la prise en charge :

40

35

30

25

20

15

10

0
Qualité Compétences Qualité des Confiance Proximité Disponibilité Pas de réponse
d'écoute identiques soins importante
au spécialiste

Parmi les qualités des médecins généralistes permettant une plus grande implication
dans la prise en charge, les patients ont cités : la relation de confiance pour 35
patients, la proximité pour 33 patients, la qualité d’écoute pour 28 patients, la
disponibilité importante pour 23 patients, la qualité des soins pour 12 patients, le fait
que les compétences des généralistes sont identiques à celles des spécialistes pour
8 patients.

62
Figure 28 : Freins à une implication plus grande des médecins généralistes dans la
prise en charge :

30

25

20

15

10

0
Absence de Rôle réservé au Multiples Manque de Autre Aucune
compétences spécialiste médecins inutile temps
implication

Concernant les limites à une implication plus grande des médecins généralistes, les
patients ont évoqué le fait que : il existe un manque de temps pour 12 patients, les
compétences sont insuffisantes pour 9 patients, ce rôle est réservé au spécialiste pour
9 patients, multiplier le nombre de médecins est inutile pour 7 patients.

63
Figure 29 : Rôles à attribuer au médecin généraliste durant la chimiothérapie selon
les patients :

40

35

30

25

20

15

10

Les attentes des patients en ce qui concerne les rôles à attribuer au médecin
généraliste durant la phase de chimiothérapie sont les suivantes :
- Gestion des effets secondaires de la chimiothérapie
- Réexpliquer les éléments non compris à l’Hôpital
- Gestion des situations d’urgence
- Communication avec le spécialiste référent
- Soutien du patient et de ses proches

64
- Oncologues

Tableau 8 : Communication ville/Hôpital notée de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse


attribuable et 5 la meilleure

Communication
1 2 3 4 5
Hôpital/Ville

1 7 20 1 0

La plupart des oncologues interrogés ont jugé la communication ville/Hôpital moyenne


avec une note attribuée de 3 sur 5 chez 20 des 29 spécialistes.

Tableau 9 : Fréquence des échanges entre spécialistes et médecins généralistes, 1


étant la note la plus basse attribuable et 5 la meilleure

Fréquence des
1 2 3 4 5
échanges

5 18 6 0 0

En ce qui concerne la fréquence des échanges, le constat est similaire entre


oncologues et généralistes ; avec une note majoritaire estimée à 2/5.

65
Figure 30 : Opinion des oncologues sur la prise en charge partagée :

35

30

25

20

15

10

0
Pour Contre Ne sait pas

La totalité des oncologues est favorable à une prise en charge partagée avec les
médecins généralistes.

66
Figure 31 : Rôles du médecin généraliste durant la chimiothérapie selon les
oncologues :

30

25

20

15

10

0
Gérer effets Reexpliquer Gérer les Communiquer Orienter Autre
secondaires situations avec spécialistes immédiatement
d'urgence les evenements vers
survenus au hôpital si
domicile urgence

Les oncologues souhaitent que durant la période de chimiothérapie les médecins


généralistes :
- Gèrent les effets secondaires (75%)
- Réexpliquent les éléments non compris à l’Hôpital (75%)
- Gèrent les situations d’urgence (55%)
- Communiquent avec eux sur les effets survenus au domicile (89%)
- Orientent vers une structure hospitalière si urgence (27%)

67
Figure 32 : Qualité des médecins généralistes utiles dans la prise en charge
oncologique :

30

25

20

15

10

0
Qualité d'écoute Pluridisciplinarité Relation de Disponibilité Connaissance ++ Aucun Autre
des confiance importante patients et
connaissances entourage

Les autres qualités rapportées sont les suivantes :


- Réactivité importante
- Possibilité de déplacement au domicile si nécessaire
- Capacité à faire le lien

68
Figure 33 : Freins à une plus grande implication des médecins généralistes selon les
oncologues :

30

25

20

15

10

0
Absence Rôle réservé Pas Manque de Autre Aucun
connaisances au spécialiste connaissances temps
suffisantes spécifiques en
oncologie

Autres freins exprimés par les oncologues :


- Complexité des nouvelles thérapeutiques anti cancéreuses, difficultés pour
se tenir à jour y compris pour les oncologues
- Lourdeur de la prise en charge, caractère chronophage
- Implication psychologique trop importante

69
Selon les oncologues, les axes d’amélioration dans la prise en charge partagée des
patients sous chimiothérapie seraient les suivants :
- Connaissance des attentes et des craintes des médecins généralistes de
manière à pouvoir mieux communiquer et cibler les éventuelles formations
à dispenser
- Communication plus « moderne » avec développement des outils
numériques (mails, ligne téléphonique dédiée, dossier médical partagé,
messagerie sécurisée ...), communication facilitée
- Envoi plus rapide et plus fréquent des courriers
- Compte rendu de consultation succinct rédigé par les généralistes
- Information systématique émanant des oncologues si modification
thérapeutique
- Rappel de l’importance de consulter régulièrement son médecin généraliste
y compris lors des chimiothérapies
- Partage des décisions +++ (en prenant en compte les connaissances des
généralistes sur le mode de vie, l’entourage …)
- Participation des médecins généralistes aux RCP
- Mise en place de réunions régulières entre oncologues et médecins
généralistes

70
5- Rôle du médecin généraliste dans les différentes étapes de la prise en charge
cancérologique (8 stades de P.T Williams)

- Prévention primaire
La prévention primaire consiste à éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation
de maladies ou d’incapacités. Elle agit sur les facteurs de risque par l’éducation pour
la santé. (51)
La place occupée par la prévention en médecine est de plus en plus grande du fait
d’une volonté actuelle du système de santé de promouvoir ces démarches
préventives. « Être en bonne santé, et le rester ».
Le médecin généraliste est le premier acteur de soins et constitue un cadre privilégié
et adapté pour les démarches préventives. Leur contact avec une proportion
importante de la population (environ 75%) leur confère une place de choix. (52)
De plus le médecin généraliste est dans la majorité des cas considéré comme une
source fiable d’informations par les patients, lui conférant ainsi un rôle clé dans cette
prise en charge préventive. (53)
Dans le domaine de la cancérologie, il s’assure notamment de la réalisation des
dépistages systématiques (cancer du sein, cancer colo rectal, cancer du col de
l’utérus).
Selon le Professeur Grunfeld « Le médecin généraliste devrait être associé aux
campagnes de prévention et de sensibilisation. Il est en effet un des acteurs capables
de toucher les populations les plus vulnérables et les plus démunies, les moins
accessibles aux messages généraux de prévention et de dépistage ». (54)

- Dépistage
Comme défini par Alan S.Morrison dans son ouvrage « Screening in chronic disease »
, le dépistage est « l’examen d’individus asymptomatiques pour déterminer leur
probabilité d’avoir la condition qui fait l’objet du dépistage. Les individus dont la
probabilité d’être atteint est suffisamment élevée sont ensuite soumis à des
investigations diagnostiques complètes ». (55)
Le dépistage constitue la phase de prévention secondaire.
En raison de l’impact de leur discours auprès de leurs patients, les médecins
généralistes sont un des acteurs les plus pertinents dans l’incitation des personnes
concernées à réaliser les dépistages. (56) (54)
De plus, une grande majorité des généralistes est convaincue de l’efficacité des
dépistages en matière de santé publique. (56)

71
- Initiation de la démarche diagnostique
C’est l’art d’identifier une maladie d’après ses signes et ses symptômes. Il s’agit d’un
temps de l’acte médical permettant d’identifier la nature et la cause de l’affection dont
le patient est atteint. (57) (58)

- Classification
Dans ce contexte la classification des cancers a plusieurs buts : prévoir le pronostic,
adapter la thérapeutique à la situation clinique, comparer les résultats de groupes de
patients homogènes, permettre des études thérapeutiques.
L’impact du médecin généraliste durant cette phase de classification est moindre.

- Traitement
Le médecin généraliste peut, durant la phase thérapeutique assurer la surveillance
des effets secondaires, et constituer ainsi la première évaluation avant le recours à
une structure d’urgences ou d’hospitalisation (absence d’urgences spécialisées dans
le domaine de la cancérologie). (59)

- Soins partagés

- Suivi post thérapeutique ou en phase de rémission


Ce rôle comprend à la fois les démarches de prévention tertiaire (prise en charge des
complications et prévention des rechutes) mais également la promotion de la
continuité des soins par le médecin généraliste et la prévention des décompensations
des pathologies associées.

- Soins palliatifs
Selon l’OMS :
« Les soins palliatifs améliorent la qualité de vie des patients et des familles confrontés
à une maladie engageant le pronostic vital, en soulageant les douleurs et les
symptômes, en apportant u soutient spirituel et psychologique depuis le moment ou le
diagnostic est posé jusqu’à la fin de la vie et au cours de la période de deuil. » (60)

72
Les soins palliatifs :
- Soulagent la douleur et les autres symptômes pénibles ;
- Soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal ;
- Ne visent ni à hâter ni à différer la mort ;
- Intègrent les aspects psychologiques et spirituels des soins au patient ;
- Offrent un système d’assistance pour aider la famille à faire face pendant la
maladie du patient et au cours de la période de deuil ;
- Ont recours à un travail d’équipe pur répondre aux besoins des patients et
de leur famille, y compris en matière de conseil lié au deuil, si c’est indiqué ;
- Vont améliorer la qualité de vie et peuvent influer positivement sur le cours
de la maladie ;
- Sont mis en œuvre précocement au cours de la maladie, en conjonction
avec d’autres thérapies visant à prolonger la vie, telles une chimiothérapie
ou une radiothérapie, et comprennent les analyses nécessaires pour mieux
comprendre et prendre en charge les complications cliniques pénibles.

73
6- Attentes des patients

Les résultats permettent de mettre en avant l’existence d’une relation de confiance


avec le médecin généraliste référent, préexistante dans la majorité des cas au début
de la chimiothérapie, se poursuivant lors de la phase active de traitement.
Les patients interrogés souhaitent, en majeure partie une prise en charge selon un
modèle de soins partagés entre oncologue et médecin généraliste. Ils évoquent
comme arguments à une plus grande implication des généralistes leur qualité
d’écoute, la relation de confiance existante, la disponibilité ainsi qu’une proximité non
négligeable en cas de situation d’urgence.
Les freins principaux rapportés sont d’une part le manque de temps des généralistes
et d’autre part la multiplicité des médecins. Vingt-cinq patients sur les 56 interrogés
considèrent qu’il n’existe aucun frein.
Durant la chimiothérapie les rôles affectés au généraliste sont nombreux, qu’ils soient
médicaux (gestion des effets secondaires, des situations d’urgence) ou plutôt d’ordre
psychologique ou d’accompagnement (soutien de soi et de ses proches).

7- Attentes des médecins généralistes

Il ressort de cette étude que (selon les médecins généralistes) la communication


ville/Hôpital est médiocre, avec une fréquence faible des échanges (informations non
transmises, ne leur arrivant jamais ou avec des délais trop importants). Nombreux sont
par ailleurs les médecins à rapporter que lorsqu’ils arrivent à avoir les spécialistes, la
qualité des informations transmises et des échanges est élevée (consignes claires et
correspondant aux besoins).
Une proportion non négligeable des généralistes questionnés lors de cette étude
déclare vouloir être plus impliqué dans la prise en charge des patients sous
chimiothérapie (67%).
Ils rapportent cependant manquer de temps, et évoquent des difficultés majeures dans
la coordination des soins.
Si 77% des généralistes pensent que leurs compétences actuelles ne leur permettent
pas de prendre en charge de manière globale et optimale les patients sous
chimiothérapie ; 93% des médecins seraient intéressé par des formations spécifiques.

74
8- Attentes des oncologues

La totalité des oncologues interrogés pense que les généralistes ont leur place dans
la prise en charge des patients sous chimiothérapie. Ils mettent en avant les qualités
des médecins généralistes utiles à la prise en charge lors de la phase des
thérapeutiques anti-cancéreuses.
Par ailleurs ils soulignent le manque de temps flagrant des généralistes comme
pouvant constituer un frein à une implication grandissante dans le domaine de la
cancérologie.

75
VI- Discussion

1- Biais et limites de l’enquête

La principale limite de cette enquête est représentée par le faible taux de participation.
Ce taux de réponse peut être expliqué par différents facteurs : la difficulté de diffusion
des questionnaires, l’absence de rémunération, le caractère chronophage ou
l’absence d’intérêt pour le thème.

- Biais de sélection

Les médecins généralistes interrogés appartiennent uniquement à la région PACA et


cet échantillon n’est donc pas représentatif de la population générale française des
médecins généralistes.
La généralisation de ces résultats à la population et donc limitée et doit se faire de
manière prudente.
De la même façon les oncologues ont également été recrutés en région PACA et les
patients sont issus d’un nombre restreint de centres cancérologiques régionaux.
.
- Biais de volontariat

Les médecins généralistes volontaires pour répondre au questionnaire sont


probablement plus motivés et intéressés par la cancérologie que ceux ayant refusé de
participer à l’étude.
Il peut donc exister une surestimation des réponses positives en ce qui concerne par
exemple l’intérêt pour des formations spécifiques sur le thème de l’oncologie.

- Biais lié à une enquête déclarative

Les réponses recueillies sont déclaratives et il n’existe aucun moyen de vérifier la


véracité des informations (nombre de patients sous chimiothérapie suivis, durée du
suivi, distance…).

76
2- Rôle actuel des médecins généralistes

De nombreuses études réalisées jusqu’à présent auprès des généralistes et des


patients révèlent que les médecins généralistes ont une place importante dans la
découverte des cancers ainsi que dans l’annonce ou pré annonce (information des
patients lors de la prescription et de la réception des examens complémentaires à la
recherche de pathologies néoplasiques).
Le Professeur Grunfeld, dont le rapport est à l’origine du second plan cancer avait
d’ailleurs recommandé que le médecin généraliste « participe à la préparation de
l’annonce par le spécialiste puis la commente et l’explique au patient ».
Dans cette étude 52% des patients interrogés considèrent que leur médecin
généraliste référent a contribué au diagnostic de leur cancer.
L’implication des médecins généralistes après le début de la chimiothérapie est plus
floue. Même si cette étude ne met pas en avant de variation franche de la fréquence
des consultations avant et après le début de la chimiothérapie, nombreux sont les
généralistes qui rapportent une perte de vue de leurs patients durant cette phase du
traitement.
Ainsi il n’est pas rare que les généralistes soient informés tardivement du début des
thérapeutiques anti-tumorales.

3- Attentes des différents acteurs

Une majorité des médecins généralistes (67%) interrogés se dit favorable à une
implication plus grande dans la prise en charge de leurs patients sous chimiothérapie.
Par ailleurs ils espèrent un renforcement de la communication avec les spécialistes et
de manière globale entre ville et hôpital (augmentation de la fréquence des échanges,
désignation d’un référent médical disponible en cas de problème aigu en
ambulatoire…).
Le souhait de ne pas être mis à l’écart et exclu lors de la phase de chimiothérapie a
été évoqué par la plupart des médecins généralistes de ce travail.
Cette exclusion les mettant en grande difficulté lors de la reprise du suivi (manque
d’informations sur les évènements passés, sur l’avancée du traitement, les projets
thérapeutiques futurs).
De plus nombre des médecins généralistes ont le sentiment d’être uniquement
consulté pour des formalités administratives lors de la phase de chimiothérapie
(prescripteurs d’ALD, de bons de transport).
Ils souhaitent que ces formalités ne soient pas le motif principal de consultation mais
qu’elles s’intègrent dans le suivi global des patients (« Nous ne sommes pas la que
pour la paperasse »).

77
Pour maintenir un lien au cours de la chimiothérapie, les généralistes pensent qu’une
réorientation systématique des patients vers eux après chaque hospitalisation ou
consultation spécialisée serait salutaire et engendrerait un suivi continu et de meilleure
qualité.
Enfin les généralistes aimeraient obtenir plus de considération de la part de leurs
confrères oncologues.

Sur les 56 patients ayant répondu à cette étude, 40 d’entre eux (soit 71%)
souhaiteraient que la prise en charge se fasse selon un modèle de soins partagés.
Certaines qualités des généralistes (écoute, disponibilité, confiance, proximité…) leurs
semblent indispensable, y compris durant la période de chimiothérapie.
Ils souhaitent que durant la chimiothérapie les médecins généralistes : gèrent les effets
indésirables, communiquent avec les oncologues, réexpliquent les informations non
comprises à l’hôpital, gèrent les situations d’urgence et enfin apportent du soutien
(patient et entourage proche).

Concernant les oncologues, 100% des 29 oncologues interrogés seraient favorables


à une prise en charge partagée avec les médecins généralistes.
Ainsi ils souhaitent que durant la chimiothérapie les généralistes : gèrent les effets
indésirables et les situations d’urgence, réexpliquent les informations non comprises,
communiquent avec eux sur les événements survenus au domicile, orientent vers une
structure hospitalière en cas de problème non gérable en ambulatoire.
Ces attentes sont globalement similaires à celles exprimées par les patients.
Selon les oncologues, les qualités des généralistes utiles à la prise en charge partagée
sont : qualité d’écoute, disponibilité et proximité, pluridisciplinarité des connaissances,
la relation de confiance existante avec leurs patients, la connaissance de
l’environnement immédiat du patient.
Ils évoquent également le caractère privilégié de la relation patient/ généraliste,
contrastant avec le caractère déshumanisé des structures hospitalières.

Ainsi patients, médecins généralistes et oncologues semblent d’accord pour replacer


le médecin de ville au centre de la prise en charge des patients sous chimiothérapie
et de leur conférer ainsi un rôle pivot durant cette phase de traitement.

78
4- Freins actuels

Pour les 3 acteurs de cette étude, actuellement le frein principal à une prise en charge
partagée des soins est le représenté par le manque de communication existant entre
généralistes et oncologues.
Les médecins généralistes évoquent également le manque de temps et l’absence
d’informations spécifiques disponibles sur les thérapeutiques anticancéreuses.
Pour 45% des patients répondants, il n’existe aucun frein à une implication plus grande
de leur généraliste.
Pour les 55% restants, les motifs les plus fréquemment évoqués sont l’absence de
compétences spécifiques en cancérologie, le manque de temps et la multiplication
inutile des médecins.
En ce qui concerne les oncologues, les 2 limites principales identifiées sont le manque
de temps et le manque de connaissance spécifiques en cancérologie.

5- Perspectives et voies d’amélioration

Dans cette étude le point noir limitant à la généralisation d’une prise en charge
partagée entre médecins de ville et oncologues est représenté par le défaut de
communication ville/hôpital.
Afin d’optimiser la coordination entre milieu ambulatoire et hospitalier, il convient de
faciliter dans un premier temps les échanges d’informations.
Le souhait d’une communication simplifiée, rapide et directe est au premier plan des
demandes des généralistes.
Avec l’avènement des nouvelles technologies et le développement des outils
numériques, plusieurs pistes ont été mises en avant par les acteurs interrogés ;
messageries sécurisées, ligne téléphonique dédiée, référent médical clairement
identifié, dossier médical partagé.
D’autres axes d’amélioration comme l’envoi rapide de comptes rendu succins au
contenu pratico pratique (effets indésirables à rechercher selon le type de
chimiothérapie, moyens de prise en charge en ambulatoire...) ont été relevés.
Par ailleurs les généralistes souhaiteraient d’une part participer de manière plus
fréquente aux réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) et aux différentes
décisions thérapeutiques et d’autre part une orientation systématique par les
oncologues des patients vers eux après une hospitalisation ou une consultation
spécialisée.

79
Le développement de fiches explicatives regroupant les effets secondaires et une
synthèse pratique permettant leur prise en charge permettrait de faciliter la prise en
charge ambulatoire par les médecins de ville.
Exemple des fiches actuellement réalisées par l’OMéDIT (Observatoire du
Médicament, des dispositifs médicaux et de l’Innovation thérapeutique de Haute
Normandie). (61)

80
6- Conclusion

Actuellement malgré une volonté forte et constante du gouvernement d’impliquer de


manière plus importante le médecin généraliste dans la prise en charge
cancérologique, nombre des médecins de ville se considèrent encore exclus des
soins.
De plus il existe un fossé entre le rôle réellement endossé par le généraliste et celui
décrit dans les 3 plans cancer (« pivot central et coordinateur du parcours de soins »).
La présente étude suggère qu’un remaniement des soins en vue de replacer le
médecin généraliste au cœur de la prise en charge des patients sous chimiothérapie
serait bénéfique.
Le médecin généraliste doit être considéré comme complémentaire au spécialiste
grâce à son rôle de proximité, de soutien, de centralisation des informations médicales,
de coordination des soins et d’orientation.
De cette étude émane un désir fort des généralistes de participer de façon plus active
à la prise en charge des patients lors de la phase des thérapeutiques anticancéreuses.
Le point noir clairement mis en avant dans ce travail est le manque de
communication existant entre généralistes et spécialistes et le manque de formation
spécifique en cancérologie.
.
Plusieurs projets en cours, tels que le dossier médical partagé ou le dossier
communiquant en cancérologie permettraient probablement de palier à ce manque
d’échanges.
Par ailleurs la mise en place de messageries dites sécurisées est également à
organiser pour améliorer le lien ville/hôpital.
Il pourrait s’agir d’un atout de communication indéniable (sécurité des données
diffusées, traçabilité, rapidité, caractère immédiat de la transmission, dématérialisation
des documents…).
Le pré requis à un réarrangement des soins serait donc de rendre plus fluide et plus
solide la relation entre médecine de ville et équipes hospitalières spécialisées.
La complexité du parcours de soins en cancérologie et la multiplicité des acteurs
nécessite donc une meilleure coordination et une meilleure communication entre les
différents professionnels de santé, afin de mieux accompagner le malade pendant et
après les traitements et le développement de formations spécifiques en cancérologie
destinées aux médecins généralistes.

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cancer en phase palliative. Laennec. 2010;Tome 58(2):48‑58.
60. OMS | Soins palliatifs [Internet]. WHO. [cité 17 mai 2019]. Disponible sur:
https://www.who.int/cancer/palliative/fr/
61. Fiches de bon usage des produits de santé [Internet]. [cité 6 août 2019].
Disponible sur: http://www.omedit-normandie.fr/boite-a-outils/bon-usage/fiches-de-
bon-usage-des-produits-de-sante/fiches-de-bon-usage-des-produits-de-
sante,3124,3454.html

86
Annexe 1 : Questionnaire médecin généraliste

Nom :
Prénom :
Code postal de la ville d’exercice :
Sexe : F/M

Tranche d’âge :
30-40 ans 40-50 ans 50 ans et plus

Exercice individuel Exercice en cabinet de groupe

Appartenance à un réseau de Cancérologie :


Oui
Non

Nombre de patients sous chimiothérapie suivis :


0
1->5
6->10
11->15
1 15 et plus
1
-
>
1- Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse et 5 la meilleure, que
pensez-vous de la communication Hôpital/ville ?
1
2
3
4
5

87
2- Quels seraient selon vous les axes d’amélioration de cette relation ?
-
-
-

3- Quels sont vos rapports avec les Oncologues ?

A- Disponibilité des spécialistes


1
2
3
4
5

B- Fréquence des échanges médecin généraliste / spécialiste


1
2
3
4
5

C- Qualité des échanges et des informations transmises


1
2
3
4
5

88
4- Souhaiteriez- vous être plus impliqué dans la prise en charge des patients
sous chimiothérapie ?

Oui
Non
Ne sait pas

5- Quelles contraintes vous freinent actuellement dans cette prise en charge ?


(Une ou plusieurs réponses)
Aucune
Manque de temps
Implication émotionnelle trop élevée
Nécessité de visites au domicile
Nécessité d’être joignable
Nécessité de gérer des situations d’urgence en ambulatoire (exemple
neutropénie fébrile...)
Difficultés dans la coordination des soins
Absence de rémunération supplémentaire
Absence d’informations sur les formations spécifiques disponibles
Autre
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
------------------------------------------

6- Pensez-vous que vos compétences actuelles vous permettent une prise en


charge globale et optimale des patients sous chimiothérapie ?
Oui
Non
Ne sait pas

89
7- Seriez-vous intéressé par une ou plusieurs formations spécifiques sur le
thème de l’oncologie ?
Oui
Non
Ne sait pas

8- Si oui, sur quels thèmes ?


Diagnostic/ Annonce
Décision thérapeutique
Suivi des traitements (Tolérance/ effets indésirables, secondaires)
Surveillance post traitement (Dépistage des récidives, suivi des séquelles...)
Phase palliative (gestion de la douleur et des attentes en fin de vie...)

90
Annexe 2 : Questionnaire patient

Age :
Sexe : F/ M
Date de début de la chimiothérapie :
Nombre actuel de cures :
Distance domicile/ Hôpital :
Distance domicile/ Médecin généraliste :

1- Avez-vous un médecin généraliste ?


Oui
Non
Ne sait pas

2- Depuis combien de temps vous suit il ?


Moins d’un an
Entre 1 et 3 ans
Entre 3 et 5 ans
Entre 5 et 10 ans
Plus de 10 ans

3- A quelle fréquence consultiez-vous votre médecin généraliste avant le


diagnostic du cancer ?
Moins d’une fois par an
Entre 2 et 3 fois par an
Une fois par trimestre
Une fois par mois
Plus d’une fois par mois

4- Votre médecin généraliste a-t-il participé au diagnostic de cancer ?


Oui

91
Non
Ne sait pas

5- Depuis le début de la chimiothérapie avez-vous consulté votre médecin


généraliste ?
Oui
Non
Ne sait pas

6- A quelle fréquence ?
Moins d’une fois par an
Entre 2 et 3 fois par an
Une fois par trimestre
Une fois par mois
Plus d’une fois par mois

7- Les consultations sont-elles en lien avec :


Un motif sans rapport avec le cancer et la chimiothérapie ?
Le suivi du cancer
Une situation d’urgence (effet secondaire de la chimiothérapie, fièvre au
domicile…)
Autre
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
---------------------

8- Pour vous actuellement :


Une seule réponse.
Le médecin généraliste ne s’occupe de rien, le spécialiste s’occupe de
l’ensemble de vos problèmes de santé

92
Le médecin généraliste gère les problèmes de santé non liés au cancer, le
spécialiste s’occupe de tous les évènements en lien avec votre cancer
Le médecin généraliste gère à la fois les problèmes liés au cancer et les autres

9- Vous aimeriez :
Une seule réponse.
Une prise en charge uniquement par le médecin généraliste
Une prise en charge uniquement par le spécialiste
Une prise en charge partagée entre médecin généraliste et spécialiste

10- Selon vous pour quelles raisons le médecin généraliste devrait s’occuper
également des problèmes en lien avec le cancer et la chimiothérapie ? Une ou
plusieurs réponses.
Qualité d’écoute
Compétences identiques à celles du spécialiste
Qualité des soins
Relation de confiance
Proximité domicile/cabinet du généraliste
Disponibilité importante du généraliste

11- Selon vous, pour quelles raisons le médecin généraliste ne devrait-il pas
s’occuper des problèmes en lien avec le cancer et la chimiothérapie ? Une ou
plusieurs réponses.
Absence de compétences suffisantes
Rôle réservé au spécialiste
Avoir plusieurs médecins est inutile
Manque de temps/implication du généraliste
Autre. (Précisez)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
----------------------------------------

93
12- Durant les séances de chimiothérapie, qu’attendez vous de votre médecin
généraliste ?
Qu’il gère les effets secondaires survenant au domicile
Qu’il puisse réexpliquer les éléments non compris à l’hôpital
Qu’il gère les situations d’urgence
Qu’il communique avec le spécialiste et l’informe des évènements survenus en
dehors des séjours à l’hôpital
Qu’il vous apporte du soutien
Qu’il apporte du soutien à vos proches

94
Annexe 3 : Questionnaire oncologue

Nom/Prénom :
Code postal de la ville d’exercice :

Tranche d’âge :
30-40 ans 40-50 ans 50 ans et plus

Mode d’exercice :
Libéral
Hospitalier

Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse et 5 la meilleure, que pensez-
vous de la communication Hôpital/ville ?
1
2
3
4
5

Fréquence des échanges médecin généraliste / spécialiste


1
2
3
4
5

Quels seraient selon vous les axes d’amélioration de cette relation ?


………………………………………………………………………………………………

95
Quelle est votre opinion sur la prise en charge partagée entre médecin généraliste et
spécialiste ?
Pour, l’implication des médecins généralistes est indispensable
Contre, je souhaite m’occuper seul (e) de l’ensemble de la prise en charge
Ne sait pas

Durant les séances de chimiothérapie, qu’attendez-vous des médecins


généralistes ?
Qu’ils gèrent les effets secondaires survenant au domicile
Qu’ils puissent réexpliquer les éléments non compris à l’Hôpital
Qu’ils gèrent les situations d’urgence
Qu’ils vous tiennent informé des évènements survenus au domicile
Qu’ils orientent immédiatement les patients vers la structure hospitalière si
évènements au domicile

Quelles sont d’après vous les qualités des généralistes utiles dans le domaine de la
Cancérologie ?
Qualité d’écoute
Pluridisciplinarité des connaissances
Relation de confiance avec leurs patients
Disponibilité importante
Connaissance de l’environnement et de l’entourage des patients
Aucune
Autre

96
Quels sont selon vous les freins à une plus grande implication des médecins
généralistes en Cancérologie ?
Absence de compétences suffisantes
Rôle réservé au spécialiste
Manque de connaissances spécifiques en Cancérologie
Manque de temps
Aucun
Autre

97
SERMENT D'HIPPOCRATE

Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure


d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la


santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et
sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans


aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai
pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans
leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas
usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de


leurs conséquences.

Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité


des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je


ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la
gloire.

Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront
confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des
foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas


abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma


mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les
entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui
me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans
l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle
à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.

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