Thèse Finale FONTAINE 29-09-2019
Thèse Finale FONTAINE 29-09-2019
T H È S E
DE MARSEILLE
Le 21 Octobre 2019
Direction d’école :
Ecole de Médecine : Jean-Michel VITON
Ecoles de Maïeutique : Carole ZAKARIAN
Ecoles des Sciences de la Réadaptation : Philippe SAUVAGEON
Ecoles des Sciences Infirmières : Sébastien COLSON
Assesseurs :
aux Etudes : Kathia CHAUMOITRE
à la Recherche : Jean-Louis MEGE
aux Prospectives Hospitalo-Universitaires : Frédéric COLLART
aux Enseignements Hospitaliers : Patrick VILLANI
à l’Unité Mixte de Formation Continue en Santé : Fabrice BARLESI
pour le Secteur Nord : Stéphane BERDAH
aux centres hospitaliers non universitaires : Jean-Noël ARGENSON
Chargés de mission :
1er cycle : Jean-Marc DURAND et Marc BARTHET
2ème cycle : Marie-Aleth RICHARD
3eme cycle DES/DESC : Pierre-Edouard FOURNIER
Licences-Masters-Doctorat : Pascal ADALIAN
DU-DIU : Véronique VITTON
Stages Hospitaliers : Franck THUNY
Sciences Humaines et Sociales : Pierre LE COZ
Préparation à l’ECN : Aurélie DAUMAS
Démographie Médicale et Filiarisation : Roland SAMBUC
Relations Internationales : Philippe PAROLA
Etudiants : Arthur ESQUER
DOYENS HONORAIRES
M. Yvon BERLAND
M. André ALI CHERIF
M. Jean-François PELLISSIER
Mis à jour 01/01/2019
PROFESSEURS HONORAIRES
1967
MM. les Professeurs DADI (Italie)
CID DOS SANTOS (Portugal)
1974
MM. les Professeurs MAC ILWAIN (Grande-Bretagne)
T.A. LAMBO (Suisse)
1975
MM. les Professeurs O. SWENSON (U.S.A.)
Lord J.WALTON of DETCHANT (Grande-Bretagne)
1976
MM. les Professeurs P. FRANCHIMONT (Belgique)
Z.J. BOWERS (U.S.A.)
1977
MM. les Professeurs C. GAJDUSEK-Prix Nobel (U.S.A.)
C.GIBBS (U.S.A.)
J. DACIE (Grande-Bretagne)
1978
M. le Président F. HOUPHOUET-BOIGNY (Côte d'Ivoire)
1980
MM. les Professeurs A. MARGULIS (U.S.A.)
R.D. ADAMS (U.S.A.)
1981
MM. les Professeurs H. RAPPAPORT (U.S.A.)
M. SCHOU (Danemark)
M. AMENT (U.S.A.)
Sir A. HUXLEY (Grande-Bretagne)
S. REFSUM (Norvège)
1982
M. le Professeur W.H. HENDREN (U.S.A.)
1985
MM. les Professeurs S. MASSRY (U.S.A.)
KLINSMANN (R.D.A.)
1986
MM. les Professeurs E. MIHICH (U.S.A.)
T. MUNSAT (U.S.A.)
LIANA BOLIS (Suisse)
L.P. ROWLAND (U.S.A.)
1987
M. le Professeur P.J. DYCK (U.S.A.)
1988
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W.K. ENGEL (U.S.A.)
V. ASKANAS (U.S.A.)
J. WEHSTER KIRKLIN (U.S.A.)
A. DAVIGNON (Canada)
A. BETTARELLO (Brésil)
1989
M. le Professeur P. MUSTACCHI (U.S.A.)
1990
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J. PORTER (U.S.A.)
1991
MM. les Professeurs J. Edward MC DADE (U.S.A.)
W. BURGDORFER (U.S.A.)
1992
MM. les Professeurs H.G. SCHWARZACHER (Autriche)
D. CARSON (U.S.A.)
T. YAMAMURO (Japon)
1994
MM. les Professeurs G. KARPATI (Canada)
W.J. KOLFF (U.S.A.)
1995
MM. les Professeurs D. WALKER (U.S.A.)
M. MULLER (Suisse)
V. BONOMINI (Italie)
1997
MM. les Professeurs C. DINARELLO (U.S.A.)
D. STULBERG (U.S.A.)
A. MEIKLE DAVISON (Grande-Bretagne)
P.I. BRANEMARK (Suède)
1998
MM. les Professeurs O. JARDETSKY (U.S.A.)
1999
MM. les Professeurs J. BOTELLA LLUSIA (Espagne)
D. COLLEN (Belgique)
S. DIMAURO (U. S. A.)
2000
MM. les Professeurs D. SPIEGEL (U. S. A.)
C. R. CONTI (U.S.A.)
2001
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J-J. O'CONNOR (Grande Bretagne)
2002
MM. les Professeurs M. ABEDI (Canada)
K. DAI (Chine)
2003
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Sir G.K. RADDA (Grande Bretagne)
2004
M. le Professeur M. DAKE (U.S.A.)
2005
M. le Professeur L. CAVALLI-SFORZA (U.S.A.)
2006
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2007
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2011
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2012
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M. le Professeur OLIVER Charles 31/08/2015
M. le Professeur VERVLOET Daniel 31/08/2015
2013
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2014
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2016
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M. le Professeur FAVRE Roger 31/08/2018
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M. le Professeur SEBBAHOUN Gérard 31/08/2018
2018
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PROFESSEURS DES UNIVERSITES-PRATICIENS HOSPITALIERS
ADALIAN Pascal
AGHABABIAN Valérie
BELIN Pascal
CHABANNON Christian
CHABRIERE Eric
FERON François
LE COZ Pierre
LEVASSEUR Anthony
RANJEVA Jean-Philippe
SOBOL Hagay
PROFESSEUR CERTIFIE
BRANDENBURGER Chantal
PRAG
TANTI-HARDOUIN Nicolas
ADNOT Sébastien
FILIPPI Simon
MAITRE DE CONFERENCES DES UNIVERSITES - PRATICIEN HOSPITALIER
ADNOT Sébastien (PR associé Méd. Gén. à mi-temps) BERLAND Yvon (PU-PH) Surnombre
FILIPPI Simon (PR associé Méd. Gén. à mi-temps) BRUNET Philippe (PU-PH)
BURTEY Stépahne (PU-PH)
DUSSOL Bertrand (PU-PH)
BARGIER Jacques (MCF associé Méd. Gén. À mi-temps) JOURDE CHICHE Noémie (PU PH)
BONNET Pierre-André (MCF associé Méd. Gén à mi-temps) MOAL Valérie (PU-PH)
CALVET-MONTREDON Céline (MCF associé Méd. Gén. à temps plein)
GUIDA Pierre (MCF associé Méd. Gén. à mi-temps)
JANCZEWSKI Aurélie (MCF associé Méd. Gén. À mi-temps)
NEUROLOGIE 4901
ONCOLOGIE 65 (BIOLOGIE CELLULAIRE)
ATTARIAN Sharham (PU PH)
CHABANNON Christian (PR) (66ème section) AUDOIN Bertrand (PU-PH)
SOBOL Hagay (PR) (65ème section) AZULAY Jean-Philippe (PU-PH)
CECCALDI Mathieu (PU-PH)
EUSEBIO Alexandre (PU-PH)
FELICIAN Olivier (PU-PH)
PELLETIER Jean (PU-PH)
OPHTALMOLOGIE 5502 PEDOPSYCHIATRIE; ADDICTOLOGIE 4904
DENIS Danièle (PU-PH)
HOFFART Louis (PU-PH) Disponibilité DA FONSECA David (PU-PH)
MATONTI Frédéric (PU-PH) Disponibilité POINSO François (PU-PH)
OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE 5501
DESSI Patrick (PU-PH) PHARMACOLOGIE FONDAMENTALE -
FAKHRY Nicolas (PU-PH) PHARMACOLOGIE CLINIQUE; ADDICTOLOGIE 4803
GIOVANNI Antoine (PU-PH)
LAVIEILLE Jean-Pierre (PU-PH) BLIN Olivier (PU-PH)
MICHEL Justin (PU-PH) FAUGERE Gérard (PU-PH) Surnombre
NICOLLAS Richard (PU-PH) MICALLEF/ROLL Joëlle (PU-PH)
TRIGLIA Jean-Michel (PU-PH) SIMON Nicolas (PU-PH)
DEVEZE Arnaud (MCU-PH) Disponibilité BOULAMERY Audrey (MCU-PH)
REVIS Joana (MAST) (Orthophonie) (7ème Section)
PARASITOLOGIE ET MYCOLOGIE 4502
PHILOSPHIE 17
RANQUE Stéphane (PU-PH)
LE COZ Pierre (PR) (17ème section)
CASSAGNE Carole (MCU-PH)
L’OLLIVIER Coralie (MCU-PH) MATHIEU Marion (MAST)
MARY Charles (MCU-PH)
TOGA Isabelle (MCU-PH)
PEDIATRIE 5401
REANIMATION MEDICALE ; MEDECINE URGENCE 4802 THERAPEUTIQUE; MEDECINE D'URGENCE; ADDICTOLOGIE 4804
1
II- Point sur la littérature …………………...……………………………………..28
V- Résultats ………………………………………………………………………..34
1- Taux de participation …………………………………………………………..34
2- Caractéristiques des populations étudiées ………………………………….35
3- Spécificités des populations …………………………………………………..41
4- Réponses aux questionnaires ...…………………………………….………..53
5- Rôle du médecin généraliste dans les différentes étapes de la prise en
charge en cancérologie ………………………………………………………..71
6- Attentes des patients …………………………………………………………..74
7- Attentes des médecins généralistes …………………………………………74
8- Attentes des oncologues ………………………………………………………75
Annexes …………………………………………………………………………………….87
2
Liste des annexes
3
Liste des tableaux
4
Liste de figures
Figure 10 : Distance entre le domicile des patients et l’Hôpital (en km) ………………44
5
Figure 15 : Fréquence des consultations chez le médecin généraliste avant le début
de la chimiothérapie ………………………………………………………………………..47
Figure 21 : Souhait des médecins généralistes d’une implication plus grande dans la
prise en charge des patients sous chimiothérapie ………………………………………55
Figure 27 : Raisons évoquées par les patients pour une plus grande implication des
médecins généralistes dans la prise en charge …………………………………………62
6
Figure 28 : Freins à une implication plus grande des médecins généralistes dans la
prise en charge selon les patients ………………………………………………………...63
Figure 33 : Freins à une plus grande implication des médecins généralistes selon les
oncologues ………………………………………………………………………………….69
7
Glossaire
8
RCP Réunion de concertation pluridisciplinaire
9
Introduction
Le cancer est une priorité nationale en termes de santé publique. Il représente depuis
de nombreuses années la première cause de mortalité en France (1) .
En 2013 sur les 567 078 décès constatés en France (hors Mayotte), 163 602 étaient
liés à des tumeurs.
Cet enjeu majeur de santé publique a poussé le gouvernement à créer le premier plan
cancer 2003-2007 ; suivi d’un second entre 2009 et 2013.
A l’heure actuelle le 3 -ème plan cancer 2014-2019 rédigé à partir du rapport du
Professeur d’hématologie clinique Jean Paul Vernant, partisan actif de la lutte contre
les inégalités d’accès aux soins ; comprend 17 axes majeurs.
Un de ses axes principaux est de favoriser l’implication des médecins généralistes
dans la prise en charge des patients atteints de cancer. Il s’agit de « renforcer le rôle
du médecin traitant à tous les moments de la prise en charge pour permettre
notamment une meilleure vie pendant et après la maladie ».
En 2009 l’évaluation du premier plan cancer réalisée par le haut conseil de santé
publique (HCSP) avait déjà conclu qu’il était indispensable de replacer le médecin
traitant au centre du parcours de soin et de le considérer comme un pivot dans le
parcours en cancérologie.
De plus, pour faire face à l’augmentation actuelle du nombre de patients traités pour
un cancer (2), il convient de réorganiser les soins en cancérologie de manière à créer
un lien plus étroit entre la prise en charge hospitalière et la prise en charge ambulatoire
réalisée en ville par le médecins généralistes.
10
I- Pré requis
Le cancer est une maladie provoquée par la transformation de cellules qui deviennent
anormales et prolifèrent de façon excessive. Ces cellules déréglées finissent par
former une masse qu'on appelle tumeur maligne. Les cellules cancéreuses ont
tendance à envahir les tissus voisins et à se détacher de la tumeur. Elles migrent alors
par les vaisseaux sanguins et les vaisseaux lymphatiques pour aller former une autre
tumeur (métastase). (3)
La chimiothérapie constitue un traitement du cancer par des substances chimiques qui
tuent ou affaiblissent les cellules cancéreuses. Une chimiothérapie est un traitement
général qui vise à détruire les cellules cancéreuses ou à les empêcher de se multiplier
dans l'ensemble du corps. Il existe de nombreux médicaments de chimiothérapie,
souvent associés entre eux pour augmenter l'efficacité du traitement.
Ils peuvent être administrés par perfusion, piqûre ou sous forme de comprimés. Les
médicaments de chimiothérapie touchent les cellules cancéreuses, mais aussi les
cellules saines qui se divisent rapidement, ce qui peut provoquer des effets
secondaires (nausées, vomissements, perte des cheveux, fatigue…). (4)
2- Epidémiologie
Le cancer est une priorité nationale de santé publique, et reste à l’heure actuelle
malgré les progrès en termes de prévention, dépistage et traitement ; la 1 ère cause
de mortalité en France (1).
Les chiffres issus du rapport « Les cancers en France édition 2016 » sont les suivants :
- 385 000 nouveaux cas de cancers estimés en 2015 en France métropolitaine
o 211 000 cas chez les hommes (prostate, poumon et cancer colorectal)
o 174 000 cas chez les femmes (sein, cancer colo rectal et poumon)
11
En trente ans le nombre de nouveaux cas par an a pratiquement doublé. (5) Le
vieillissement de la population et l’augmentation de l’espérance de vie l’expliquent en
grande partie. L’efficacité du dépistage précoce en est la seconde raison.
Cette divergence entre hausse de l’incidence et baisse de la mortalité induit
irrémédiablement une hausse de la demande de soins en cancérologie. (4)
La part du cancer dans la patientèle des médecins généralistes est difficile à estimer
et il n’existe à l’heure actuelle aucun système général d’information permettant de relier
l’activité des médecins de ville aux pathologies traitées. Cette part peut cependant être
approchée par le nombre de demande de mise en affection longue durée (ALD)
remplies par le généraliste pour un cancer. Ce chiffre représentant le nombre de
nouveaux patients cancéreux dans la patientèle.
Au cours de l’année 2015, 55% des généralistes interrogés dans l’étude avaient rempli
au moins 10 demandes d’ALD pour cancer ; 34% entre 10 et 20 demandes ; et 11%
plus de 20 demandes. (6)
Ces chiffres sont plus élevés que ceux obtenu dans les enquêtes plus anciennes
menées auprès des généralistes (enquête de Dagada 2003 et Tardieu 2012). (7)
Une des particularités de la prise en charge des cancers est l’association de plusieurs
disciplines médicales dans une chaine thérapeutique de soins. Cette prise en charge
doit intégrer autour de la personne soignée plusieurs acteurs réalisant des traitements
dits spécifiques ou de support.
La lutte contre le cancer mobilise l’ensemble des disciplines médicales et
établissements de santé habilités.
Actuellement la cancérologie traverse une profonde révolution (nouvelles formes de
traitement, médecine personnalisée, développement de la part ambulatoire des
soins…).
Ces évolutions impliquent de mettre en avant de nouveaux modes d’organisation des
soins, moins fondés sur l’hospitalier, et nécessitant une plus grande coordination de
tous les acteurs de la prise en charge. (8)
L’objectif étant toujours de garder une longueur d’avance dans la prise en charge des
patients. (9)
12
2- Réglementation des soins en cancérologie
Depuis 2009 toute activité de soins spécifique du cancer est soumise à une
réglementation précise (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie…).
Les établissements autorisés sont des hôpitaux ou clinique habilités à administrer des
soins spécifiques aux patients atteints de cancer. Ils doivent répondre à des critères
d’agréments fixés par le Décret n° 2007- 388 du 21 mars 2007. (10) (5) et avoir obtenu
une autorisation spécifique délivrée par l’agence régionale de santé (ARS). (11)
Le dispositif d’autorisation repose sur 3 piliers :
- Conditions de qualité valable quelque soit le type de la prise en charge et de
thérapeutique employée (6 mesures transversales de qualité)
- Critères d’agrément définis par l’Institut national du Cancer INCa pour les
thérapeutiques du cancer (12)
- Seuils d’activité minimale à atteindre
Cette hausse récente est insuffisante pour subvenir à l’ensemble des besoins en
cancérologie. (13)
En 2017, sur les 1106 oncologues en exercice, 24% avaient plus de 55 ans. L’âge
moyen était estimé à 47 ans (Effectifs et âges des professionnels de santé en activité
recueillis via le Répertoire partagé des professionnels de santé RPPS). (14)
Il existe bel et bien un vieillissement des oncologues sur ces dernières années. Une
étude prévoit même un déclin d’ici 30 ans des effectifs en oncologie.
Il existe de plus des disparités de répartition sur le territoire français.(15)
En cumulant les indicateurs d’activité et de vieillissement, certaines régions
apparaissent en difficulté en ce qui concerne l’oncologie médicale.
13
4- Centres de cancérologie et centres de coordination en cancérologie (3C)
Les soins en cancérologie sont exercés dans des centres ou services dédiés, répartis
sur l’ensemble du territoire français. Ces centres sont nommés centres de lutte contre
le cancer (CLCC).(16)
Il existe actuellement 877 établissements de santé et centres de radiothérapie
autorisés à prendre en charge les patients atteints de cancer. Ces établissements sont
répertoriés sur une carte interactive disponible sur le site internet de l’institut national
du cancer. (16) (17)
14
5- Activité hospitalière en cancérologie
En 2017, 1.2 million de personnes ont été hospitalisées dans un établissement MCO
(médecine, chirurgie, obstétrique) pour une cause en lien avec le cancer (diagnostic,
traitement, surveillance) ; soit une augmentation de 10 % par rapport à 2012. Plus de
la moitié de ces patients étaient traités pour un cancer digestif, du sein ou cutané. (19)
L’activité de cancérologie représente près d’un quart de l’activité hospitalière globale
(48.8% de séances, 9.8% d’hospitalisation ambulatoires, 13.8% d’hospitalisations
complètes). (2)
L’Age médian des patients traités pour cancer était de 68 ans pour les hommes et 65
ans pour les femmes en 2015.
En 2017 dans les établissements de court séjour : 2 709 710 séances et 256 980
séjours de chimiothérapie. L’activité de chimiothérapie représente 40.8% des prise en
charge pour cancer dans les centres MCO. (12)
6- Dépenses
Les dépenses en lien avec le cancer (diagnostic, traitement, suivi) sont estimées à 5.8
*109 euros.
La part des dépenses relative aux molécules anticancéreuses est de 1.7*10 9 euros ;
soit une hausse d’environ 6.2% par rapport à 2014.(2) (20)
15
C- Rôle historique du médecin généraliste
1- Définition
La médecine générale est une spécialité médicale prenant en charge le suivi durable,
le bien-être et les soins médicaux généraux primaires d’une communauté, sans se
limiter à des groupes de maladies relevant d’un organe, d’un âge, ou d’un sexe
particulier.
Les médecins généralistes, sont également nommés médecins de famille ou
omnipraticiens.
Leur activité professionnelle comprend la promotion de la santé, la prévention des
maladies et la prestation des soins à visée curative et palliative.
Ils agissent personnellement ou font appel à d’autres professionnels selon les besoins.
Le médecin généraliste est habituellement le premier contact avec le système de
soins.
16
Dans ce même rapport la WONCA définit 11 caractéristiques de la médecine
générale :
1- Elle est habituellement le premier contact avec le système de soins, permettant
un accès ouvert et non limité aux usagers, prenant en compte tous les
problèmes de santé, indépendamment de l’âge, du sexe ou de toutes autres
caractéristiques de la personne concernée.
2- Elle utilise de façon efficiente les ressources du système de santé par la
coordination des soins, le travail avec les autres professionnels de soins
primaires et la gestion du recours aux autres spécialités, se plaçant si
nécessaire en défenseur du patient.
3- Elle développe une approche centrée sur la personne dans ses dimensions
individuelles, familiales et communautaires.
4- Elle utilise un mode de consultation spécifique qui construit dans la durée une
relation médecin-patient basée sur une communication appropriée.
5- Elle a la responsabilité d’assurer des soins continus et longitudinaux, selon les
besoins du patient.
6- Elle base sa démarche décisionnelle spécifique sur la prévalence et l’incidence
des maladies en soins primaires.
7- Elle gère simultanément les problèmes de santé aigus et chroniques de chaque
patient.
8- Elle intervient à un stade précoce et indifférencié du développement des
maladies, qui pourraient éventuellement requérir une intervention rapide.
9- Elle favorise la promotion et l’éducation pour la santé par une intervention
appropriée et efficace.
10- Elle a une responsabilité spécifique de santé publique dans la communauté.
11- Elle répond aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique,
psychologique, sociale, culturelle et existentielle.
17
3- Arrête du 3 février 2005 (22) (23)
18
D- Historique de la lutte contre le cancer
1- Les premiers Etats généraux du cancer (1998) (24)
Imaginés par la Ligue nationale contre le cancer, les premiers Etats généraux des
malades atteints de cancer ont eu lieu en décembre 1998.
Ils se sont placés comme le porte-parole des malades pour exprimer leurs attentes et
leurs besoins (1200 malades venus de toute la France et exprimant tour à tour leurs
doléances).
Selon le président de la Ligue nationale contre le cancer, Henri Pujol : « On ne lutte
pas contre une maladie abstraite, on lutte pour des individus atteints de cancer.
L’espérance de survie s’allonge et l’espoir d’une guérison s’accroit. La société doit en
tirer les conséquences : plus on guérit de gens, plus on doit se préoccuper des
conditions de vie pendant et après la maladie ».
Les 11 propositions découlant de cette manifestation sont les suivantes : (25)
- Renforcer l’implication des citoyens dans les politiques de prévention et la
promotion de la santé
- Créer un dispositif d’information numérique national de référence visant à
informer et à sensibiliser les individus et les populations à l’exposition aux
risques
- Promouvoir dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, les
comportements favorables à la santé
- Permettre à chacun de connaitre les facteurs de risque auxquels il a été exposé
tout au long de sa vie
- Réduire les inégalités d’accès à la prévention
- Professionnaliser et reconnaitre les acteurs de la prévention
- Intégrer un volet prévention des cancers dans toutes les politiques publiques,
aux différents niveaux territoriaux
- Créer un cadre réglementaire favorable à la prévention et permettant d’aller
vers une dénormalisation des principaux facteurs de risque et des causes de
cancers que sont l’alcool et le tabac
- Renforcer la recherche sur les déterminants des risques de cancer
- Développer une politique ambitieuse de lutte contre les cancers viro-induits
- Prévenir les conséquences néfastes de l’après cancer liées à des expositions
à des facteurs de risque
19
2- Chartre de Paris (2000) (26)
20
4- Plans cancer
La lutte contre le cancer s’est structurée en France dès 2003 autour de plans
nationaux, visant à mobiliser les acteurs de santé publique autour de la prévention, du
dépistage, des soins, de la recherche et de l’accompagnement des patients et de ses
proches.
21
➔ Plan cancer 2009- 2013 (36)
22
➔ Plan cancer 2014-2019 (38)
23
E- Stades de la maladie en cancérologie selon P.T Williams
24
F- Outils de communication en Cancérologie
1- Le dossier communiquant en Cancérologie (39)
25
2- Les réunions de concertation pluridisciplinaire (40) (41)
Les RCP sont des réunions se tenant régulièrement entre professionnels de santé, au
cours desquelles se discutent la situation d’un patient, les traitements possibles en
fonction des dernières études scientifiques, l’analyse des bénéfices et les risques
encourus, ainsi que l’évaluation de la qualité de vie qui va en résulter. Les RCP
rassemblent un minimum de 3 spécialistes différents. De ces réunions découlent les
programmes personnalisés de soins (PPS).
Ces réunions sont l’occasion d’échanges entre spécialistes de différentes disciplines.
La Haute Autorité de Santé (HAS) a défini les critères de qualité des RCP :
- La pluridisciplinarité (présence d’au moins 3 spécialistes de différentes
disciplines)
- Le fonctionnement formalisé (rythme d’au moins 2 réunions par mois,
coordonnateur, secrétariat, type de dossier à présenter, référentiels utilisés)
- La présentation de tous les nouveaux dossiers avant traitement, et en cas
de modification thérapeutique
- La traçabilité des participants et des propositions thérapeutiques
- L’évaluation régulière de ces réunions pour l’amélioration continue de la
qualité et in fine du service rendu aux patients
26
3- Le Plan Personnalisé de Soins (42) (43)
Ce document reprend les dates des différents traitements, leur durée, ainsi que les
coordonnées des membres de l’équipe soignante. Le PPS peut évoluer au fur et à
mesure de la prise en charge en fonction de l’état de santé du patient.
Le PPS comprend :
27
II- Point sur la littérature
➔ Shared care involving cancer specialists and primary care providers- What do
cancer survivors want ? (45)
Dans cette étude les patients ont rapporté qu’ils considéraient comme un fardeau le
fait d’être responsable de la transmission des informations entre professionnels de
santé, ils souhaitent ainsi changer la façon dont les soins sont menés et s’orienter vers
des soins dits partagés (sentiment de sécurité évoqué, sentiment d’être pris en charge
globalement). Les points d’améliorations évoqués sont : dossier médical électronique,
renforcement de la communication, identification d’une personne à contacter en cas
de problèmes.
Pour rappel, les soins partagés évoquées dans cette étude sont ceux définis par la
Société Américaine d’oncologie clinique (ASCO) comme « le processus de
communication entre spécialiste en oncologie et le prestataire de soins primaires et la
transition réussie du patient de l’oncologie à la prise en charge primaire »
28
➔ Which criteria affect the cooperation between general practitioners and
specialists in ambulatory care ? A qualitative study about general practitioner’s
perception (46)
➔ General practitioner’s perceptions of their rôle in cancer care and factors which
influence this rôle (47)
Etude qualitative basée sur des entretiens téléphoniques avec 15 oncologues ayant
pour objectif de mettre en évidence l’opinion des spécialistes sur le rôle des médecins
généralistes dans la prise en charge des patients cancéreux. Ainsi il découle de ces
entretiens que les généralistes sont considérés comme des personnes de confiance
par les patients, connaissant leur environnement et l’ensemble des données médicales
indispensables (actuelles ou passées) et ayant ainsi un rôle central dans la prise en
charge.
29
➔ What role does the general practitioner in France play among cancer patients
during the initial treatment phase with intraveinous chemotherapy ? A qualitative
study (49)
Il s’agit d’une des seules études prenant en compte à la fois le point de vue des
patients, des oncologues et des médecins généralistes en ce qui concerne la prise en
charge des patients survivants du cancer.
Ainsi les 3 acteurs de cette étude s’accordent à dire qu’il est indispensable que le suivi
des patients survivants repose sur une coopération entre généralistes et oncologues
renforcée.
30
III- Objectifs de l’étude
Le médecin généraliste a-t-il sa place dans la prise en charge des patients atteints de
cancer en cours de chimiothérapie ? Si la réponse peut paraitre évidente pour la
plupart des soignants, l’est-elle tout autant pour les patients ?
Durant cette période ou s’exercent des remaniements physiques et psychiques sans
précédents, quel rôle accorder au médecin généraliste ?
Cette étude vise à mettre en avant la perception qu’ont les médecins généralistes de
leurs rôles durant la phase active de traitement de leurs patients sous chimiothérapie.
Sont-ils prêts à s’investir davantage dans la prise en charge des patients sous
chimiothérapie ? Quelles difficultés rencontrent-ils dans leur pratique au quotidien ?
Comment articulent-ils leurs relations avec les spécialistes ? Sont-ils suffisamment
formés et quels sont leurs souhaits en matière d’actualisation de leurs connaissances
en cancérologie ?
Ce travail tente également d’identifier les attentes des patients en matière d’implication
de leur médecin généraliste durant cette même période et s’intéressera au point de
vue de l’oncologue. Les 3 acteurs principaux des soins seront donc mis en avant lors
de cette étude.
L’hypothèse soulevée est qu’une prise en charge de proximité par une meilleure
intervention des médecins généralistes serait bénéfique pour les patients et éviterait
des consultations en urgences.
Dans les études réalisées jusqu’à présent, une grande majorité des médecins
généralistes est en accord avec cette proposition. (50) Ils se disent impliqués dans
toutes les phases de la maladie cancéreuse (13). Cependant, nombreux sont ceux qui
rapportent la perte de vue avec leurs patients durant cette période.
Les patients sont-ils prêts à partager leur temps de soin entre le médecin généraliste
et le spécialiste ? Si oui, quelles sont leurs attentes ? Sinon, quelles sont les limites
qui poussent les patients à consulter le spécialiste plutôt que le généraliste ?
Quelles propositions permettraient d’améliorer les pratiques tout en remettant le
médecin généraliste au centre de la prise en charge des patients sous
chimiothérapie ?
31
IV- Matériel et méthodes
1- Caractéristiques de l’étude
2- Population étudiée
Les médecins généralistes retenus sont ceux exerçant dans la région Provence Alpes
Côte d’Azur. Les médecins généralistes référents des patients interrogés ont été
exclus de l’étude.
Les patients ont été sélectionnés dans 3 Hôpitaux de Jour :
- Hôpital Timone, service d’oncologie digestive du Professeur SEITZ
- Hôpital Timone, service d’oncologie médicale du Professeur DUFFAUD
- Hôpital Nord, service d’oncologie multidisciplinaire et innovations
thérapeutiques du Professeur BARLESI
3- Critères inclusion/exclusion
32
4- Elaboration des questionnaires
Les questionnaires ont été élaborés courant 2018. Ils ont été distribués entre janvier
et mai 2019.
Les questionnaires sont composés de 14 questions pour les médecins généralistes,
12 questions pour les patients et 9 questions pour les oncologues. Il s’agit
principalement de questions avec réponses à choix multiples ou réponses courtes.
Les questionnaires destinés aux patients ont été déposés dans les différents hôpitaux
de jour d’oncologie et distribués par les médecins exerçant dans ces services.
Plusieurs méthodes de diffusion ont été utilisées pour les questionnaires destinés aux
médecins généralistes (envoi postal à partir des Pages Jaunes, par email, lien google
doc, démarche directe dans les cabinets médicaux ou contacts téléphoniques).
De nombreux obstacles ont été relevés lors de la diffusion aux généralistes : départ
en retraite, adresse incorrecte, refus de participation, absence de réponse au
courrier/mail malgré accord initial pour la participation.
Des relances ont été effectuées en cas de non-réponse.
Les questionnaires destinés aux oncologues ont été distribués directement dans les
services ou envoyés via email (lien google).
Les données des questionnaires ont été intégrées dans des tableaux Excel et
soumises à analyses statistiques.
Le seuil de significativité des différents tests statistiques a été fixé à 5% en ce qui
concerne le risque de première espèce.
6- Moteurs de recherche
33
V- Résultats
1- Taux de participation
Plus de 200 médecins généralistes de la région ont été contactés, 57 ont répondu au
questionnaire soit un taux de participation estimé à 28.5%.
En ce qui concerne les oncologues, 29 questionnaires ont été remplis sur la centaine
d’oncologues contactés.
56 patients ont accepté de répondre au questionnaire proposé.
Nombre de questionnaires
29 57 56
remplis
Courrier
Voies de récupération Questionnaire
Mail Contact Total
des questionnaires google
direct
Nombre 5 14 38 57
34
2- Caractéristiques des populations étudiées
- Médecins généralistes
51% 49%
Femme Homme
35
Figure 2 : Répartition des médecins généralistes par tranches d’âge :
plus de 50
ans 30-40 ans
33% 41%
40-50 ans
26%
Une majorité des généralistes interrogés se situent dans la tranche 30- 40 ans (41%)
36
- Patients
48%
52%
Homme Femme
37
Figure 4 : Répartition des patients par tranches d’âge :
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
20-30 ans 30-40 ans 40-50 ans 50-60 ans 60-70 ans 70-80 ans Pas de
inclus inclus inclus inclus inclus inclus réponse
38
- Oncologues
38%
48%
14%
La répartition des oncologues par tranches d’âges est plus éclectique, avec 48%
d’oncologues entre 30 et 40 ans, 38% de plus de 50 ans, 14% entre 40 et 50 ans.
39
Figure 6 : Répartition des oncologues selon le sexe :
45%
55%
Féminim Masculin
40
3- Spécificités des populations
- Médecins généralistes
35%
65%
Individuel En groupe
41
Figure 8 : Appartenance des généralistes à un réseau de Cancérologie :
9%
91%
Oui Non
42
Figure 9 : Nombre de patients sous chimiothérapie actuellement suivis par les
généralistes interrogés :
30
25
20
15
10
0
0 1à5 6 à 10 11 à 15 15 et plus
Pour une grande majorité des généralistes interrogés, le nombre de patients suivi sous
chimiothérapie se situe entre 1 et 5 (20 généralistes) ou entre 6 et 10 (24 généralistes).
Seuls 2 médecins généralistes sur les 57 répondants, ne suivent aucun patient sous
chimiothérapie.
43
- Patients
16
14
12
10
8
6
4
2
0
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
0à5 6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30 > 30 Pas de
réponse
La distance domicile/ cabinet du médecin généraliste référent est bien inférieure à celle
entre le domicile et l’Hôpital.
44
Figure 12 : Nombre actuel de cures effectuées :
25
20
15
10
0
0-10 11 à 20 21 à 30 31 à 40 40 à 50 >50 Pas de
réponse
45
Figure 13 : Existence d’un médecin généraliste avant le début de la chimiothérapie :
2%
98%
OUI NON
Pour 98% des patients interrogés, il existait un médecin généraliste référent avant le
début de la chimiothérapie. Pour la plupart de ces patients, il s’agissait d’un suivi de
longue date (entre 3 et 5 ans pour 15 patients, entre 5 et 10 ans pour 11 patients et
plus de 10 ans pour 20 patients sur les 56 interrogés).
46
Figure 14 : Durée du suivi par le médecin généraliste avant la chimiothérapie :
25
20
15
10
0
<1 an entre 1 et 3 ans entre 3 et 5 ans entre 5 et 10 > 10 ans
inclus inclus ans inclus
25
20
15
10
0
<1 fois par an 2-3 fois par 1 fois par 1 fois par >1 fois par Pas de
an trimestre mois mois réponse
47
Figure 16 : Participation du médecin généraliste au diagnostic de cancer :
7%
52%
41%
48
Figure 17 : Consultation du médecin généraliste depuis le début de la
chimiothérapie :
13%
87%
OUI NON
87% des patients affirment avoir consulté leur médecin généraliste depuis le début de
la chimiothérapie. En comparant la fréquence des consultations chez le généraliste
référent avant puis après le début de la chimiothérapie, on constate qu’il n’existe pas
de franche modification.
49
Figure 18 : Fréquence des consultations chez le médecin généraliste après le début
de la chimiothérapie :
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
<1 fois par an 2-3 fois par 1 fois par 1 fois par >1 fois par Pas de
an trimestre mois mois réponse
50
Figure 19 : Motifs de consultation après le début de la chimiothérapie :
35
30
25
20
15
10
0
Sans rapport Suivi du cancer Situation Autre Pas de réponse
avec le cancer d'urgence
51
- Oncologues
3%
97%
Libéral Hospitalier
Le mode d’exercice principal retrouvé sur le panel des oncologues répondants est celui
d’un exercice hospitalier.
52
4- Réponses aux questionnaires
- Médecins généralistes
Communication
1 2 3 4 5
Hôpital/Ville
8 28 13 8 0
Disponibilité des
1 2 3 4 5
spécialistes
9 20 18 8 2
53
Tableau 5 : Fréquence des échanges entre spécialistes et médecins généralistes, 1
étant la note la plus basse attribuable et 5 la meilleure
Fréquence des
1 2 3 4 5
échanges
16 27 7 7 0
Qualité des
1 2 3 4 5
échanges
2 2 10 34 9
La tendance retrouvée au fil des questionnaires est donc la suivante : échanges certes
peu fréquents (note attribuée de 1/5 par 16 généralistes et de 2/5 par 27 généralistes)
mais de bonne qualité (34 généralistes ayant attribué une note de 4/5).
54
Figure 21 : Souhait des médecins généralistes d’une implication plus grande dans la
prise en charge des patients sous chimiothérapie :
7%
26%
67%
Sur les 57 généralistes répondant au questionnaire, 38 d’entre eux (soit 67%) seraient
favorable à une implication plus grande dans la prise en charge des patients sous
chimiothérapie.
Les médecins généralistes ne souhaitant pas s’impliquer d’avantage sont
majoritairement des généralistes en fin de carrière correspondant à la tranche plus de
50 ans (« Je suis bientôt à la retraite je préfère consacrer mon temps à d’autres
choses » « Je n’ai plus la patience pour m’impliquer là-dedans »).
55
Tableau 7 : Contraintes rencontrées par les médecins généralistes dans la prise en
charge des patients sous chimiothérapie :
Aucune 6
Manque de temps 26
Implication émotionnelle
2
élevée
Nécessité de visites
12
au domicile
Nécessité d'être
13
joignable
Gestion de situations
14
d'urgence
Difficulté de coordination
23
des soins
Absence de rémunération 10
Les principales contraintes à une plus grande implication dans la prise en charge des
patients sous chimiothérapie rapportées par les médecins généralistes sont les
suivantes : manque de temps (45.6%), difficultés dans la coordination des soins
(40.3%), absence d’informations sur les formations disponibles (38.6%).
Sur un second plan on retrouve la nécessité de visites au domicile (21%), la nécessité
d’être joignable (22.8%), la gestion des situations d’urgence (24.6%).
Rares sont les médecins généralistes à évoquer une implication émotionnelle élevée,
ou le manque de rémunération.
56
Figure 22 : Compétences actuelles permettant une prise en charge globale optimale
des patients sous chimiothérapie :
2%
21%
77%
57
Figure 23 : Intérêt pour les formations spécifiques en cancérologie :
5% 2%
93%
58
Figure 24 : Thèmes souhaités pour les formations spécifiques en cancérologie :
50
45
40
35
30
25
20
15
10
0
Diagnostic Décision Suivi des Surveillance Phase palliative
Annonce thérapeutique traitements post
traitement
Les principaux thèmes de formation intéressant les généralistes sont les suivants : le
suivi des traitements (46 généralistes sur 57), la surveillance post traitement (44
généralistes sur 57) ainsi que la phase palliative (35 généralistes sur 57).
59
- Patients
35
30
25
20
15
10
0
Specialiste Soins partagés MG uniquement Pas de réponse
uniquement
60
Figure 26 : Souhaits des patients concernant la prise en charge future :
45
40
35
30
25
20
15
10
0
Specialiste Soins patagés MG uniquement Pas de réponse
uniquement
Sur les 56 patients répondant, 40 souhaitent que la prise en charge future se fasse
selon le modèle de soins partagés ; 6 souhaitent quant à eux que la prise en charge
soit uniquement assurée par le médecin généraliste.
Neuf des 56 patients désirent une prise en charge exclusive par le spécialiste.
61
Figure 27 : Raisons évoquées par les patients pour une plus grande implication des
médecins généralistes dans la prise en charge :
40
35
30
25
20
15
10
0
Qualité Compétences Qualité des Confiance Proximité Disponibilité Pas de réponse
d'écoute identiques soins importante
au spécialiste
Parmi les qualités des médecins généralistes permettant une plus grande implication
dans la prise en charge, les patients ont cités : la relation de confiance pour 35
patients, la proximité pour 33 patients, la qualité d’écoute pour 28 patients, la
disponibilité importante pour 23 patients, la qualité des soins pour 12 patients, le fait
que les compétences des généralistes sont identiques à celles des spécialistes pour
8 patients.
62
Figure 28 : Freins à une implication plus grande des médecins généralistes dans la
prise en charge :
30
25
20
15
10
0
Absence de Rôle réservé au Multiples Manque de Autre Aucune
compétences spécialiste médecins inutile temps
implication
Concernant les limites à une implication plus grande des médecins généralistes, les
patients ont évoqué le fait que : il existe un manque de temps pour 12 patients, les
compétences sont insuffisantes pour 9 patients, ce rôle est réservé au spécialiste pour
9 patients, multiplier le nombre de médecins est inutile pour 7 patients.
63
Figure 29 : Rôles à attribuer au médecin généraliste durant la chimiothérapie selon
les patients :
40
35
30
25
20
15
10
Les attentes des patients en ce qui concerne les rôles à attribuer au médecin
généraliste durant la phase de chimiothérapie sont les suivantes :
- Gestion des effets secondaires de la chimiothérapie
- Réexpliquer les éléments non compris à l’Hôpital
- Gestion des situations d’urgence
- Communication avec le spécialiste référent
- Soutien du patient et de ses proches
64
- Oncologues
Communication
1 2 3 4 5
Hôpital/Ville
1 7 20 1 0
Fréquence des
1 2 3 4 5
échanges
5 18 6 0 0
65
Figure 30 : Opinion des oncologues sur la prise en charge partagée :
35
30
25
20
15
10
0
Pour Contre Ne sait pas
La totalité des oncologues est favorable à une prise en charge partagée avec les
médecins généralistes.
66
Figure 31 : Rôles du médecin généraliste durant la chimiothérapie selon les
oncologues :
30
25
20
15
10
0
Gérer effets Reexpliquer Gérer les Communiquer Orienter Autre
secondaires situations avec spécialistes immédiatement
d'urgence les evenements vers
survenus au hôpital si
domicile urgence
67
Figure 32 : Qualité des médecins généralistes utiles dans la prise en charge
oncologique :
30
25
20
15
10
0
Qualité d'écoute Pluridisciplinarité Relation de Disponibilité Connaissance ++ Aucun Autre
des confiance importante patients et
connaissances entourage
68
Figure 33 : Freins à une plus grande implication des médecins généralistes selon les
oncologues :
30
25
20
15
10
0
Absence Rôle réservé Pas Manque de Autre Aucun
connaisances au spécialiste connaissances temps
suffisantes spécifiques en
oncologie
69
Selon les oncologues, les axes d’amélioration dans la prise en charge partagée des
patients sous chimiothérapie seraient les suivants :
- Connaissance des attentes et des craintes des médecins généralistes de
manière à pouvoir mieux communiquer et cibler les éventuelles formations
à dispenser
- Communication plus « moderne » avec développement des outils
numériques (mails, ligne téléphonique dédiée, dossier médical partagé,
messagerie sécurisée ...), communication facilitée
- Envoi plus rapide et plus fréquent des courriers
- Compte rendu de consultation succinct rédigé par les généralistes
- Information systématique émanant des oncologues si modification
thérapeutique
- Rappel de l’importance de consulter régulièrement son médecin généraliste
y compris lors des chimiothérapies
- Partage des décisions +++ (en prenant en compte les connaissances des
généralistes sur le mode de vie, l’entourage …)
- Participation des médecins généralistes aux RCP
- Mise en place de réunions régulières entre oncologues et médecins
généralistes
70
5- Rôle du médecin généraliste dans les différentes étapes de la prise en charge
cancérologique (8 stades de P.T Williams)
- Prévention primaire
La prévention primaire consiste à éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation
de maladies ou d’incapacités. Elle agit sur les facteurs de risque par l’éducation pour
la santé. (51)
La place occupée par la prévention en médecine est de plus en plus grande du fait
d’une volonté actuelle du système de santé de promouvoir ces démarches
préventives. « Être en bonne santé, et le rester ».
Le médecin généraliste est le premier acteur de soins et constitue un cadre privilégié
et adapté pour les démarches préventives. Leur contact avec une proportion
importante de la population (environ 75%) leur confère une place de choix. (52)
De plus le médecin généraliste est dans la majorité des cas considéré comme une
source fiable d’informations par les patients, lui conférant ainsi un rôle clé dans cette
prise en charge préventive. (53)
Dans le domaine de la cancérologie, il s’assure notamment de la réalisation des
dépistages systématiques (cancer du sein, cancer colo rectal, cancer du col de
l’utérus).
Selon le Professeur Grunfeld « Le médecin généraliste devrait être associé aux
campagnes de prévention et de sensibilisation. Il est en effet un des acteurs capables
de toucher les populations les plus vulnérables et les plus démunies, les moins
accessibles aux messages généraux de prévention et de dépistage ». (54)
- Dépistage
Comme défini par Alan S.Morrison dans son ouvrage « Screening in chronic disease »
, le dépistage est « l’examen d’individus asymptomatiques pour déterminer leur
probabilité d’avoir la condition qui fait l’objet du dépistage. Les individus dont la
probabilité d’être atteint est suffisamment élevée sont ensuite soumis à des
investigations diagnostiques complètes ». (55)
Le dépistage constitue la phase de prévention secondaire.
En raison de l’impact de leur discours auprès de leurs patients, les médecins
généralistes sont un des acteurs les plus pertinents dans l’incitation des personnes
concernées à réaliser les dépistages. (56) (54)
De plus, une grande majorité des généralistes est convaincue de l’efficacité des
dépistages en matière de santé publique. (56)
71
- Initiation de la démarche diagnostique
C’est l’art d’identifier une maladie d’après ses signes et ses symptômes. Il s’agit d’un
temps de l’acte médical permettant d’identifier la nature et la cause de l’affection dont
le patient est atteint. (57) (58)
- Classification
Dans ce contexte la classification des cancers a plusieurs buts : prévoir le pronostic,
adapter la thérapeutique à la situation clinique, comparer les résultats de groupes de
patients homogènes, permettre des études thérapeutiques.
L’impact du médecin généraliste durant cette phase de classification est moindre.
- Traitement
Le médecin généraliste peut, durant la phase thérapeutique assurer la surveillance
des effets secondaires, et constituer ainsi la première évaluation avant le recours à
une structure d’urgences ou d’hospitalisation (absence d’urgences spécialisées dans
le domaine de la cancérologie). (59)
- Soins partagés
- Soins palliatifs
Selon l’OMS :
« Les soins palliatifs améliorent la qualité de vie des patients et des familles confrontés
à une maladie engageant le pronostic vital, en soulageant les douleurs et les
symptômes, en apportant u soutient spirituel et psychologique depuis le moment ou le
diagnostic est posé jusqu’à la fin de la vie et au cours de la période de deuil. » (60)
72
Les soins palliatifs :
- Soulagent la douleur et les autres symptômes pénibles ;
- Soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal ;
- Ne visent ni à hâter ni à différer la mort ;
- Intègrent les aspects psychologiques et spirituels des soins au patient ;
- Offrent un système d’assistance pour aider la famille à faire face pendant la
maladie du patient et au cours de la période de deuil ;
- Ont recours à un travail d’équipe pur répondre aux besoins des patients et
de leur famille, y compris en matière de conseil lié au deuil, si c’est indiqué ;
- Vont améliorer la qualité de vie et peuvent influer positivement sur le cours
de la maladie ;
- Sont mis en œuvre précocement au cours de la maladie, en conjonction
avec d’autres thérapies visant à prolonger la vie, telles une chimiothérapie
ou une radiothérapie, et comprennent les analyses nécessaires pour mieux
comprendre et prendre en charge les complications cliniques pénibles.
73
6- Attentes des patients
74
8- Attentes des oncologues
La totalité des oncologues interrogés pense que les généralistes ont leur place dans
la prise en charge des patients sous chimiothérapie. Ils mettent en avant les qualités
des médecins généralistes utiles à la prise en charge lors de la phase des
thérapeutiques anti-cancéreuses.
Par ailleurs ils soulignent le manque de temps flagrant des généralistes comme
pouvant constituer un frein à une implication grandissante dans le domaine de la
cancérologie.
75
VI- Discussion
La principale limite de cette enquête est représentée par le faible taux de participation.
Ce taux de réponse peut être expliqué par différents facteurs : la difficulté de diffusion
des questionnaires, l’absence de rémunération, le caractère chronophage ou
l’absence d’intérêt pour le thème.
- Biais de sélection
76
2- Rôle actuel des médecins généralistes
Une majorité des médecins généralistes (67%) interrogés se dit favorable à une
implication plus grande dans la prise en charge de leurs patients sous chimiothérapie.
Par ailleurs ils espèrent un renforcement de la communication avec les spécialistes et
de manière globale entre ville et hôpital (augmentation de la fréquence des échanges,
désignation d’un référent médical disponible en cas de problème aigu en
ambulatoire…).
Le souhait de ne pas être mis à l’écart et exclu lors de la phase de chimiothérapie a
été évoqué par la plupart des médecins généralistes de ce travail.
Cette exclusion les mettant en grande difficulté lors de la reprise du suivi (manque
d’informations sur les évènements passés, sur l’avancée du traitement, les projets
thérapeutiques futurs).
De plus nombre des médecins généralistes ont le sentiment d’être uniquement
consulté pour des formalités administratives lors de la phase de chimiothérapie
(prescripteurs d’ALD, de bons de transport).
Ils souhaitent que ces formalités ne soient pas le motif principal de consultation mais
qu’elles s’intègrent dans le suivi global des patients (« Nous ne sommes pas la que
pour la paperasse »).
77
Pour maintenir un lien au cours de la chimiothérapie, les généralistes pensent qu’une
réorientation systématique des patients vers eux après chaque hospitalisation ou
consultation spécialisée serait salutaire et engendrerait un suivi continu et de meilleure
qualité.
Enfin les généralistes aimeraient obtenir plus de considération de la part de leurs
confrères oncologues.
Sur les 56 patients ayant répondu à cette étude, 40 d’entre eux (soit 71%)
souhaiteraient que la prise en charge se fasse selon un modèle de soins partagés.
Certaines qualités des généralistes (écoute, disponibilité, confiance, proximité…) leurs
semblent indispensable, y compris durant la période de chimiothérapie.
Ils souhaitent que durant la chimiothérapie les médecins généralistes : gèrent les effets
indésirables, communiquent avec les oncologues, réexpliquent les informations non
comprises à l’hôpital, gèrent les situations d’urgence et enfin apportent du soutien
(patient et entourage proche).
78
4- Freins actuels
Pour les 3 acteurs de cette étude, actuellement le frein principal à une prise en charge
partagée des soins est le représenté par le manque de communication existant entre
généralistes et oncologues.
Les médecins généralistes évoquent également le manque de temps et l’absence
d’informations spécifiques disponibles sur les thérapeutiques anticancéreuses.
Pour 45% des patients répondants, il n’existe aucun frein à une implication plus grande
de leur généraliste.
Pour les 55% restants, les motifs les plus fréquemment évoqués sont l’absence de
compétences spécifiques en cancérologie, le manque de temps et la multiplication
inutile des médecins.
En ce qui concerne les oncologues, les 2 limites principales identifiées sont le manque
de temps et le manque de connaissance spécifiques en cancérologie.
Dans cette étude le point noir limitant à la généralisation d’une prise en charge
partagée entre médecins de ville et oncologues est représenté par le défaut de
communication ville/hôpital.
Afin d’optimiser la coordination entre milieu ambulatoire et hospitalier, il convient de
faciliter dans un premier temps les échanges d’informations.
Le souhait d’une communication simplifiée, rapide et directe est au premier plan des
demandes des généralistes.
Avec l’avènement des nouvelles technologies et le développement des outils
numériques, plusieurs pistes ont été mises en avant par les acteurs interrogés ;
messageries sécurisées, ligne téléphonique dédiée, référent médical clairement
identifié, dossier médical partagé.
D’autres axes d’amélioration comme l’envoi rapide de comptes rendu succins au
contenu pratico pratique (effets indésirables à rechercher selon le type de
chimiothérapie, moyens de prise en charge en ambulatoire...) ont été relevés.
Par ailleurs les généralistes souhaiteraient d’une part participer de manière plus
fréquente aux réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) et aux différentes
décisions thérapeutiques et d’autre part une orientation systématique par les
oncologues des patients vers eux après une hospitalisation ou une consultation
spécialisée.
79
Le développement de fiches explicatives regroupant les effets secondaires et une
synthèse pratique permettant leur prise en charge permettrait de faciliter la prise en
charge ambulatoire par les médecins de ville.
Exemple des fiches actuellement réalisées par l’OMéDIT (Observatoire du
Médicament, des dispositifs médicaux et de l’Innovation thérapeutique de Haute
Normandie). (61)
80
6- Conclusion
81
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bon-usage-des-produits-de-sante/fiches-de-bon-usage-des-produits-de-
sante,3124,3454.html
86
Annexe 1 : Questionnaire médecin généraliste
Nom :
Prénom :
Code postal de la ville d’exercice :
Sexe : F/M
Tranche d’âge :
30-40 ans 40-50 ans 50 ans et plus
87
2- Quels seraient selon vous les axes d’amélioration de cette relation ?
-
-
-
88
4- Souhaiteriez- vous être plus impliqué dans la prise en charge des patients
sous chimiothérapie ?
Oui
Non
Ne sait pas
89
7- Seriez-vous intéressé par une ou plusieurs formations spécifiques sur le
thème de l’oncologie ?
Oui
Non
Ne sait pas
90
Annexe 2 : Questionnaire patient
Age :
Sexe : F/ M
Date de début de la chimiothérapie :
Nombre actuel de cures :
Distance domicile/ Hôpital :
Distance domicile/ Médecin généraliste :
91
Non
Ne sait pas
6- A quelle fréquence ?
Moins d’une fois par an
Entre 2 et 3 fois par an
Une fois par trimestre
Une fois par mois
Plus d’une fois par mois
92
Le médecin généraliste gère les problèmes de santé non liés au cancer, le
spécialiste s’occupe de tous les évènements en lien avec votre cancer
Le médecin généraliste gère à la fois les problèmes liés au cancer et les autres
9- Vous aimeriez :
Une seule réponse.
Une prise en charge uniquement par le médecin généraliste
Une prise en charge uniquement par le spécialiste
Une prise en charge partagée entre médecin généraliste et spécialiste
10- Selon vous pour quelles raisons le médecin généraliste devrait s’occuper
également des problèmes en lien avec le cancer et la chimiothérapie ? Une ou
plusieurs réponses.
Qualité d’écoute
Compétences identiques à celles du spécialiste
Qualité des soins
Relation de confiance
Proximité domicile/cabinet du généraliste
Disponibilité importante du généraliste
11- Selon vous, pour quelles raisons le médecin généraliste ne devrait-il pas
s’occuper des problèmes en lien avec le cancer et la chimiothérapie ? Une ou
plusieurs réponses.
Absence de compétences suffisantes
Rôle réservé au spécialiste
Avoir plusieurs médecins est inutile
Manque de temps/implication du généraliste
Autre. (Précisez)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
----------------------------------------
93
12- Durant les séances de chimiothérapie, qu’attendez vous de votre médecin
généraliste ?
Qu’il gère les effets secondaires survenant au domicile
Qu’il puisse réexpliquer les éléments non compris à l’hôpital
Qu’il gère les situations d’urgence
Qu’il communique avec le spécialiste et l’informe des évènements survenus en
dehors des séjours à l’hôpital
Qu’il vous apporte du soutien
Qu’il apporte du soutien à vos proches
94
Annexe 3 : Questionnaire oncologue
Nom/Prénom :
Code postal de la ville d’exercice :
Tranche d’âge :
30-40 ans 40-50 ans 50 ans et plus
Mode d’exercice :
Libéral
Hospitalier
Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant la note la plus basse et 5 la meilleure, que pensez-
vous de la communication Hôpital/ville ?
1
2
3
4
5
95
Quelle est votre opinion sur la prise en charge partagée entre médecin généraliste et
spécialiste ?
Pour, l’implication des médecins généralistes est indispensable
Contre, je souhaite m’occuper seul (e) de l’ensemble de la prise en charge
Ne sait pas
Quelles sont d’après vous les qualités des généralistes utiles dans le domaine de la
Cancérologie ?
Qualité d’écoute
Pluridisciplinarité des connaissances
Relation de confiance avec leurs patients
Disponibilité importante
Connaissance de l’environnement et de l’entourage des patients
Aucune
Autre
96
Quels sont selon vous les freins à une plus grande implication des médecins
généralistes en Cancérologie ?
Absence de compétences suffisantes
Rôle réservé au spécialiste
Manque de connaissances spécifiques en Cancérologie
Manque de temps
Aucun
Autre
97
SERMENT D'HIPPOCRATE
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront
confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des
foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans
l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle
à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.