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Chap 3

Le document aborde les problèmes géologiques et géotechniques en milieu urbain, en définissant le risque comme la possibilité d'événements indésirables liés à des aléas naturels tels que les inondations et les mouvements de terrain. Il souligne l'importance d'une étude géotechnique approfondie pour comprendre la nature du sol et éviter des défauts de construction, tels que des tassements ou des fissures, dus à une mauvaise connaissance des fondations. Enfin, il met en avant les défis posés par les cavités souterraines et l'impact de l'eau sur la stabilité des constructions.

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Chap 3

Le document aborde les problèmes géologiques et géotechniques en milieu urbain, en définissant le risque comme la possibilité d'événements indésirables liés à des aléas naturels tels que les inondations et les mouvements de terrain. Il souligne l'importance d'une étude géotechnique approfondie pour comprendre la nature du sol et éviter des défauts de construction, tels que des tassements ou des fissures, dus à une mauvaise connaissance des fondations. Enfin, il met en avant les défis posés par les cavités souterraines et l'impact de l'eau sur la stabilité des constructions.

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Chapitre III : PROBLEMES GEOLOGIQUES ET

GEOTECHNIQUE EN MILIEU URBAIN

I. PROBLEMES NATURELS

1. Qu’est-ce qu’un risque


Le risque est la possibilité de survenue d'un événement indésirable, la probabilité d’occurrence d'un
péril probable ou d'un aléa.
Le sinistre : Catastrophe naturelle qui engendre des dégâts importants. Sinistre d'une inondation, d'un
tremblement de terre, de la sécheresse.
Un aléa est la tournure imprévisible que peut prendre un événement.
La notion de risque est également liée à la gravité des conséquences de l'aléa dont la survenue est
probable.
Un danger est toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d'effet nocif à l'égard d'une chose
ou d'une personne.
Le risque résulte de la conjonction d’un aléa non maîtrisé ou non maîtrisable et de l’existence d’un
enjeu (personnes, biens ou environnement).

2. Nature de risques
Un risque majeur susceptible de provoquer une catastrophe, est défini par : sa gravité et sa fréquence.
Il existe des risques naturels et des risques entropiques en milieu urbain. Les aléas naturels sont les
inondations, les submersions marines, les mouvements de terrain, les séismes, les éruptions
volcaniques, les incendies…
II. PROBLEMES GEOLOGIQUESEN MILIEU URBAIN
Les problèmes géotechniques sont soit naturels (climatique ou géologique) soit de nature techniques
(humaine).

1. Problèmes liés à l’hétérogène du sol sous l’ouvrage


L’études géotechniques fournit de nombreuses informations sur la nature du sol.

- La présence d’une zone molle, peut donner lieu à un tassement. Une bonne reconnaissance du
sol est indispensable avant l’exécution de tout ouvrage.
- Les sols argileux peuvent gonfler ou se tasser selon qu’ils sont en phase humide ou en phase
sèche.
L’amplitude du mouvement vertical de ces sols peut atteindre quelques décimètres et la pression
exercée sur les fondations peut provoquer des fissures, voir des ruptures ;
Hétérogénéité de fondation (fondations ne sont pas d’un même type).

- Les sols à forte teneur organique, comme les tourbes peuvent au cours du temps, se tasser sous
la charge d’un bâtiment pour ne plus représenter qu’une fraction de leur volume initial, provoquant de
ce fait, l’affaissement de la structure. D’autres sols de faible cohésion, ont tendance à se dérober sous
la charge
- Certains sols comme les alluvions ou les argiles peuvent se liquéfier lorsqu’ils sont soumis aux
ondes de choc d’un tremblement de terre. Il faut alors éviter de construire à cet endroit ou à défaut,
établir des fondations profondes qui s’ancrent dans la roche sous-jacente.
Qu’ils aient été remblayés, recomposés, asséchés ou arrosés, bref perturbées de quelque manière que
ce soit, les sols peuvent se comporter différemment une fois la construction achevée. Parfois le sol
situé sous un projet de construction varie tellement d’un endroit à un autre qu’il risque de se tasser
différemment, si bien que le bâti en subira les conséquences. Il est donc nécessaire d’analyser le sol et
le sous-sol afin de déterminer la faisabilité de la construction d’un point de vue technique et
économique en faisant appel aux géotechniciens ;

2. Problèmes liés à la topographie du terrain


Le terrain naturel étant en pente, on réalise alors une plate-forme en utilisant le déblai en C pour
remblayer en D.

Le bâtiment étant fondé sur le sol naturel en Cet sur un remblai en D, il peut y avoir un
tassement différentiel.
Un risque de tassement accru en cas de sécheresse pour la construction sur un terrain en pente. Les
fondations d'une maison construite sur un terrain en pente, sont encastrées beaucoup plus
profondément dans le sol à l'amont, qu'à l'aval.

1. Problèmes liés à la présence de cavités souterraines


La présence de cavité souterraines constitue un véritable pour les constructions réalisées en surface. La
détection n’est pas toujours aisée. Ces cavités ont essentiellement deux origines : anciennes carrière ou
action de l’eau par érosion ou par dissolution.
L’infiltration de l’eau dans le sol au travers d’un réseau de fissures peut entraîner progressivement la
formation de cavité, de grottes, soit par dissolution de certaines roches (gypse, calcaire,…), soit par
érosion mécanique. La plupart des roches sont insolubles dans l’eau. Cependant, certaines d’entre elles
le sont plus ou moins (sel gemme, gypse, calcaire, anhydrite, …).

2. L’eau : des risques à toutes les échelles

a. Variation du niveau de la nappe d’eau


Une modification dans le régime d’écoulement de l’eau souterraine ou une variation du niveau d’une
nappe aquifère peut donner lieu à des mouvements ou des tassements importants et non uniforme dans
le sol. Le pompage, la réalisation d’une fouille (excavation) et les racines des arbres peuvent entraîner
le rabattement de la nappe.
b. Ruissellement
Le ruissellement est perturbé par l’extension urbaine. La surface imperméable augmente en fonction
de l’occupation des sols par les constructions.

c. Les inondations
Les inondations représentent l’une des catastrophes les plus destructives dans le monde. Elles résultent
de la conjonction de plusieurs facteurs naturels et anthropiques dont les principaux sont liés aux
climats et aux caractéristiques édaphiques du milieu.
Comme l’homme est attiré vers les zones fertiles au voisinage des cours d’eau, le risque d’inondation
l’accompagne. Ce problème se pose sérieusement en Tunisie dans le bassin versant de la haute vallée
de Medjerda qui était envahie par les eaux plusieurs fois au cours des dernières années. Cette région
où les extensions urbaines ont été amplifiées avec un rythme accéléré ces dernières années au dépend
des terres agricoles, est de plus en plus soumises à des ruissellements intenses qui génèrent des
inondations provoquant des importants dégâts au niveau des zones urbaines et des terres agricoles.
d. Affouillement par érosion
L'affouillement désigne un type d'érosion par la base provoquée par le courant d'un cours d'eau, la
mer, mais aussi par le sable et le vent, créant un vortex.

L’affouillement est l’arrachement et le transport des sédiments du lit d’un cours d’eau sous l’action
érosive d’un écoulement hydraulique. L'affouillement se produit également dans les zones de côtes
rocheuses ainsi que lors de la fonte des glaciers. On peut observer un affouillement en posant son pied
sur le sable quand la vague reflue : le sable est plus rapidement évacué en aval du pied, créant un trou.

I. PROBLEMES GEOTECHNIQUESEN MILIEU URBAIN


1. Problèmes d‘ordre techniques lié à la mauvaise connaissance du sol de fondation

La notion de sol de fondation est liée aux dimensions de l’ouvrage, à sa charge et à sa sensibilité aux
déformations. Pour mieux connaître le sol de fondation, on mène des études géotechniques faites par
un géotechnicien au moyen d’enquêtes, de sondages et de décès se rapportant au sol de fondation et
destiné à fournir et à interpréter les données physique, mécanique, hydrogéologique…indispensables à
la conception d’un ouvrage et à sa réalisation.
Le secteur intéressé par un ouvrage doit être suffisamment observé et on ne doit pas hésiter à déborder
très largement du terrain respectif en premier lieu. L’on doit différencier le secteur où affleurent les
terrains rocheux et ceux où ils n’affleurent pas suite au recouvrement. Après cette observation de
surface, il peut encore subsister des doutes sur la structure du terrain et aussi des inconnues qui doivent
être résolues grâce à des observations ou des investigations profondes, et ceci en réalisant des
tranchées de reconnaissance, des puits, des galeries et des essais in-situ. A ce stade d’investigation, les
défauts d’ordre technique sont :

3. Des défauts de reconnaissance du risque du sol


 Sondages insuffisants
 Profondeur du sol d’assise
 Limites de l’étude géotechnique…
 Des défauts de conception et de réalisation
 Mauvais choix du type de fondation
 Erreurs au niveau du dimensionnement des fondations, …
 Des perturbations de l’état d’équilibre dans le sol
 Surcharge : exploitation, extension, remblai, ...
 Déchargement du sol : affouillement, tranchées, …
 L’eau, modification niveau nappe …

4. Mauvais choix du type de fondation

La fondation assure la transmission des charges appliquées sur l'ouvrage au sol. L'ensemble ouvrage -
fondation - sol, doit être en équilibre stable (pas de : glissement horizontal, mouvement vertical,
basculement). Le comportement du sol dépend à la fois de sa nature et de son état de compacité. Il se
traduira suivant les cas par des tassements faibles ou importants, égaux ou inégaux qui seront plus ou
moins acceptés par l’ouvrage. Ce dernier les supportera s’il est souple, il souffrira s’il est raide et
fragile, il les uniformisera s’il est à la fois raide et résistant.
Dans le cadre d’une construction si les fondations ne sont pas adaptées à la nature du sol et du sous-
sol, il en résulte :
 l’affaissement, le glissement ou la bascule d’une partie de la piscine,
 l’incurvation des murs extérieurs,
 les fissures au niveau des joints de maçonnerie, ou directement en travers des murs.
Une largeur insuffisante des fondations, provoquant une mauvaise assise de celles-ci (phénomène dit
de poinçonnement) ou des tassements et donc des désordres sur l’habitation et les avoisinants.

CONSISTANCE DU SOL COHÉSION APPARENTE PORTANCE ADMISSIBLE


APPROXIMATIVE

Molle à très molle 0,01 à 0,03 MPal Faible portance

0,1 à 0,3 bar 0,02 à 0,06 MPa

0,2 à 0,6 bar

Plastique 0,03 à 0,08 MPal Portance modeste

0,3 à 0,8 bar 0,06 à 0,16 MPa

0,6 à 1,6 bar

Ferme 0,08 à 0,12 MPal Bonne portance

0,8 à 1,2 bar 0,16 à 0,24 MPa

1,6 à 2,4 bar

5. Vulnérabilité des ouvrages d’art au risque d’affouillement des fondations

Les ouvrages d’art sont implantés déjà de par le monde dans des régions aux conditions climatiques
extrêmement diverses, ce qui laisse entrevoir a priori une bonne capacité d’adaptation. Cependant, les
évolutions climatiques attendues sont importantes et nécessitent l’examen approfondi de la résilience
des ouvrages d’art face à ces nouveaux défis.L’affouillement des fondations est accentué par la
présence d’obstacles à l’écoulement, tels que les piles et culées de ponts, ou également les quais, les
éoliennes et les oléoducs offshores dans un contexte maritime. La présence de fosses d’affouillement
engendre une perte de la capacité portante de la structure et menace sa stabilité. Face à ce risque
hydraulique, il est crucial de suivre en continu l’évolution de la profondeur d’affouillement au droit
des ouvrages d’art et d’évaluer sa conséquence sur le comportement de la structure.

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