PLAN DE TRAVAIL
INTRODUCTION
I. PRESENTATION DE L’AUTEUR
1. BIOGRAPHIE
2. BIBLIOGRAPHIE
II. PRESENTATION DE L’ŒUVRE
1. ETUDE DES PERSONNAGES
a) LE GROUPE DES MODERNISTES
b) LE GROUPE DES TRADITIONALISTES
III. ETUDE THEMATIQUES
1. LE MARIAGE :
2. L’AMOUR :
3. LE CONFLIT DE GENERATIONS :
CONCLUSION
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INTRODUCTION
A la suite de la colonisation, l’école étrangère a été introduite en Afrique. Les jeunes
africains instruits sont entrés ainsi en contact avec la culture occidentale. Or les
valeurs de cette culture s’opposent sur plusieurs plans à celles des civilisations
africaines. De la rencontre des deux cultures est alors né un conflit, un choc culturel
et civilisation el qui n’a pas épargné la génération des anciens pour la plupart
conservateurs et celle des jeunes influencés et attirés par l’Occident. C’est ce
phénomène social que Seydou Badian présente à travers son ouvrage intitulé Sous
l’orage, paru aux Editions Présence Africaine, Paris, 1936. L’édition que nous vous
présentons ici, est celle de Présence Africaine, Paris 1972.
I. PRESENTATION DE L’AUTEUR
1. BIOGRAPHIE
Seydou Badian Kouyate, plus connu sous le nom de Seydou Badian, est un écrivain
et homme politique malien né à Bamako (Soudan français) le 10 avril 1928 et mort le
28 décembre 2018 à Bamako (Mali), Seydou Badian Kouyaté effectue des études de
médecine à Montpellier en France. Il est l'auteur d'une thèse sur les traitements
africains de la fièvre jaune et fut un grand poète.
En 1956, il rentre au Mali et est nommé médecin de circonscription. Proche du
premier président Modibo Keïta (1915-1977), il écrit les paroles de l’hymne national
du Mali. Il devient à l'indépendance du pays ministre de l'Économie et du Plan. Lors
du remaniement du 17 septembre 1962, il devient ministre du Développement. Il
défend l'existence d'un parti unique dans l'Afrique postcolonial, seul moyen selon lui
de créer la Nation. Lors du coup d’État de Moussa Traoré en 1968, il est déporté à
Kidal puis s’exile à Dakar au Sénégal.
En 1997, il est candidat à l'élection présidentielle mais décide, comme la plupart des
autres candidats opposés au président sortant Alpha Oumar Konaré, de retirer sa
candidature pour protester contre la mauvaise organisation des élections. Militant de
la première heure de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain, il en
est exclu en 1998 pour s’être opposé à une partie de la direction qui prônait la non-
reconnaissance des institutions lors des élections contestées. Écrivain reconnu
internationalement
2. BIBLIOGRAPHIE
Il publie en 1957, trois ans avant l’indépendance du Mali, son premier roman intitulé
Sous l’orage. En 1965, il publie les dirigeants africains face à leurs peuples. Deux
autres romans sont publiés ensuite, Le Sang des masques en 1976 et Noces sacrées
en 1977. En octobre 2007, Seydou Badian Kouyaté publie un roman intitulé La
Saison des pièges. Seydou Badian a été sacré lauréat du Grand Prix des mécènes aux
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GPAL 2017 pour l'ensemble de sa production bibliographique. Ces œuvres sont
étudiées au Sénégal.
II. PRESENTATION DE L’ŒUVRE
1. ETUDE DE QUELQUES PERSONNAGES
Les personnages dans Sous l’orage, peuvent être classés en deux groupes. Il y a d’un
côté, les « modernistes » ou « les hommes de la rupture «, ces jeunes qui sont allés à
l’école étrangère et qui ne veulent pas que les vieux leur imposent des choix à faire.
Ils veulent s’affirmer et se battent ainsi pour que chacun décide de sa destinée, et
aussi pour un nouveau monde. De l’autre côté, les traditionalistes avec le père Benfa
en tête de liste, défendent vivement la coutume, la sagesse ancestrale. Eux, ils parlent
de continuité.
a) LE GROUPE DES MODERNISTES OU (LES HOMMES DE LA
RUPTURE).
Kany : Héroïne du roman, c’est autour d’elle et de son projet de mariage avec
Samou, que s’organise l’intrigue du livre. Ayant été à l’école, et beaucoup plus
longtemps que le font habituellement les filles de son âge et de son temps, Kany rêve
d’un destin moderne : une vie à l’occidentale. En effet, elle voulait poursuivre ses
études afin d’avoir un bon métier et épouser celui qu’elle aime. C’est d’ailleurs ce
désir qui l’oppose à son père. Elle n’accepte pas que son père lui impose un mari, de
surcroit, un polygame. Bravant tout danger, elle a affronté son père.
Birama : « L’insolent de la famille » selon les mots de son grand-frère Sibiri. C’est
un personnage caractéristique de sa génération. Il est le jeune frère de Kany et est
plus proche de celle-ci par les circonstances puisqu’il est son compagnon d’exil au
village. Ayant été à l’école, il représente les jeunes hommes en qui les anciens
mettent à juste titre tout leur espoir. Mais l’école lui « a tourné la tête » et il ne se
cache pas à s’opposer ouvertement aux décisions de son père et de tous ces anciens
attachés à la tradition.
Samou : Jeune collégien, il est l’ami de Kany ; son fiancé. Il manifeste pour elle à la
fois tendresse et fermeté sachant la consoler et la rassurer lorsqu’elle faiblit. Il est très
raisonnable et plein de bon sens. Il est un défenseur farouche de la modernité et un
opposant de certaines valeurs traditionnelles.
Maman Téné : Elle est partagée entre l’amour pour sa fille et le respect de son mari.
Vivant dans une famille polygamique et sachant bien ce qui lui arrive, elle ne
souhaite pas que sa fille aussi vive les mêmes tribulations qu’elle : « Oui, maman
Téné avait été délaissée par le père Benfa dès que ce dernier avait épousé ses deux
jeunes femmes. Il avait transporté ses affaires chez ses nouvelles épouses et était
devenu étranger pour maman Téné. Elle ne plaisantait plus avec elle, ne se confiait
plus à elle. » (Pp. 73-74).
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Mais n’ayant pas la voix au chapitre, elle subit. Entre la tradition et la modernité, elle
est indécise. La seule chose qu’elle veut, c’est que la paix règne dans sa famille. Elle
aime bien sa fille, et pour elle a cessé d’être l’autorité pour devenir l’amie, la
confidente. L’auteur écrit : « Maman Téné avait les larmes aux yeux. Sa voix n’était
plus celle de l’autorité, mais de l’amitié et de l’amour. On eût dit qu’elle comprenait
Kany, qu’elle savait que ce mariage était une épreuve pour elle » (P.73)
Le père Djigui : « Sage parmi les sages » P.158), il est la pièce maîtresse du
dénouement du différend qui oppose Kany et son père. Frère aîné du père Benfa, le
père Djigui est resté au village. Moulu dans les pratiques ancestrales, il a pourtant
convaincu son frère pour que ce dernier laisse le choix aux jeunes de s’exprimer.
b) LE GROUPE DES TRADITIONALISTES
Le père Benfa : Il se considère comme le maître absolu, comme le conseiller
suprême. Bon époux et bon père de famille, il assure la responsabilité matérielle de sa
famille. Mais, il est un vrai défenseur de la tradition. Son fanatisme et son orgueil
vont l’amener à se faire mal voir de Kany et Birama. Pour lui, la femme n’a pas le
droit à la parole, mais doit obéir sans réfléchir à ce qu’on lui dit. On pourrait le
définir comme étant un homme qui se bat pour que la tradition garde toujours ses
jours de noblesse. Il est donc en un mot, un conservateur. Ses paroles sont sans appel
: « – Que je ne vous voie plus ensemble, avait ordonné le père de Kany, tu auras le
mari que je voudrai » (P.22)
Sibiri : Fils ainé du père Benfa et grand-frère de Kany et Birama entre autres, il est
un vrai défenseur de la tradition. Le respect des ainés pour lui est sacré. Ayant été
élevé dans la plus stricte tradition, il est l’héritier des coutumes défendues par son
père. Il a une dent aiguisée contre l’école étrangère, qui selon lui, détruit les valeurs
culturelles.
Maman Coumba : Mère de Samou. C’est une veuve. Elle souhaite que son fils
épouse la fille de son oncle. La tradition existe pour être respectée, selon elle.
Famagan : Riche commerçant, il est le prototype de la polygamie. C’est lui qui
voudrait épouser Kany pour en faire sa énième femme. Il pense que son argent peut
tout acheter, surtout l’amour de Kany.
Fadiga le muezzin : Opposant de la modernité, il n’entend pas faire bon accueil à
l’école occidentale. Ce passage illustre à merveille sa position. Il « (…) disait à qui
voulait l’entendre que l’école était l’ennemi de la famille… Le muezzin ajoutait que
les filles qui fréquentent ce milieu cherchent à tout résoudre par d’elles-mêmes et que
certaines vont jusqu’à vouloir se choisir leur mari ! Ma fille à moi ne verra jamais les
portes de ce lieu », concluait le muezzin en crachant sa cola et en se tapant les cuisses
». (P.22)
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III. ETUDE THEMATIQUES
1. LE MARIAGE :
Ce n’est pas seulement trouver deux personnes à mettre ensemble pour une vie
commune qu’est le mariage. C’est un choix qui se fait. Dans la tradition, la femme
n’a pas à décider de son mari. La famille s’en charge pour elle. Elle obéit. D’ailleurs,
son rôle consiste seulement à procréer et non autre chose. Le mariage dans ce
contexte relève de la libre initiative du père de famille qui n’a cure de la volonté des
enfants et de leur mère, encore moins des sentiments de la fille. A cet effet, le
dialogue entre Kany et sa mère est assez saisissant – Kany, ton père et tes frères se
sont réunis. Ils ont décidé que tu épouseras Famagan. (…)
– Je n’aime pas Famagan, je n’aime pas Famagan, cria Kany au milieu des sanglots.
– Il n’est pas question d’aimer, fit Maman Téné. Tu dois obéir ; tu ne t’appartiens pas
et tu ne dois rien vouloir. C’est ton père qui est le maître et ton devoir est d’obéir. Les
choses sont ainsi depuis toujours. (Pp. 71-72) L’obéissance ici devrait conduire Kany
à accepter d’épouser Famagan, un polygame. Elle aura ainsi le même statut que sa
mère : épouse de polygame. La polygamie s’oppose au mariage entre un homme et
une femme exclusivement. L’homme ici s’entoure d’autant de femmes qu’il désire, la
tradition le lui permet. Chaque épouse se débrouille pour veiller sur ses enfants. Les
coépouses se livrent à des querelles intestines.
L’homme étend la puissance de son moi dominateur sur ses épouses. Dans ce cas, le
mariage se réduit à une union pour la procréation. L’amour importe peu. La richesse
du polygame et sa notoriété servent de paravent pour les épouses, et de motif
d’orgueil pour le mâle qui se plastronne étalant ses femmes et enfants comme des
trophées de guerre. Et le thème du mariage relance en même temps le statut de la
femme qui n’est considérée que la chose qui obéit. Si parler de mariage, c’est aussi
évoquer « en principe » l’amour, Seydou BADIAN remet en cause les définitions
plurielles qui se propagent à peu de sous sur l’amour.
2. L’AMOUR :
Certes, c’est au nom de son amour pour Samou que Kany refuse d’épouser Famagan.
Elle est prête à tout pour défendre ce qui lui revient. Mais est-ce pour autant vrai que
Famagan cherche l’amour en voulant épouser Kany, cette fille moderne en qui il
découvre une beauté rarissime, une chair fraîche ? On sait que c’est par amour
fraternel pour sa Kany que Birama refuse de se faire dominer par les exigences de la
tradition. Mais est-ce vraiment par amour filial que le père Benfa se fait sourd aux
cris de détresse de sa fille qu’il est décidé à envoyer dans les parties du polygame
repu et réputé qu’est Famagan ?
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C’est certainement par amour pour la tradition que les anciens refusent de fléchir et
de laisser ces jeunes les « regarder dans le visage » au point de les défier. On ne
saurait douter des liens d’amour vrai et sincère entre Samou et Kany. Et c’est
justement pour la cause de cette idylle que Samou a dû se battre. Mais Maman Tété,
pourquoi n’est-elle pas partie de cher le père Benfa quand elle a découvert que ce
dernier l’avait abandonnée, négligée ?
Par amour pour ses enfants, assurément. Mais alors, quelle est finalement la place de
l’amour dans son mariage avec son mari ? Pour l’amour des enfants, elle est donc
prête à se sacrifier et à boire jusqu’à la lie la coupe de la soumission voire de
l’humiliation. Pour elle, le vrai amour sera peut-être d’obéir. Ce qu’elle a toujours
fait. C’est là le secret pour échapper aux orages qu’elle prévoyait dans le projet de
mariage de sa fille.
Mais, on ne peut le nier, « Le père Benfa aimait bien Kany. Il parlait de son savoir à
tous les vieux du quartier. Il disait comment elle savait manier l’écriture du blanc et
avec quelle facilité elle savait lire les lettres d’où elles vinssent. De temps en temps, il
la faisait appeler devant la mosquée, et là, au milieu de ses compagnons, lui faisait
lire et traduire tout ce qui lui passait par la main.
Alors, d’un ton mystérieux, il disait : elle sait lire ce qui est écrit par la machine ». Et
c’est là que surgit la question : quel est en fin de compte le vrai visage du Père Benfa
? S’il a accepté par amour que sa fille aille à l’école du Blanc au point d’en être fière,
d’où vient-il alors qu’il en arrive à prendre en aversion cette même Kany ?
3. LE CONFLIT DE GENERATIONS :
La tradition aux prises avec la modernité. La tradition ! Voilà un thème qui occupe
une place importante du livre, et qui rime avec traditionalisme et conservatisme. Les
anciens ne veulent pas laisser les valeurs culturelles et traditionnelles disparaitre ainsi
à cause de ces jeunes qui ne sont plus reconnaissants, et qui aspirent à d’autres
univers et modes de vie. Le mariage forcé, le respect des ainés et d’autres valeurs
traditionnelles sont défendus par ces « anciens » qui s’accrochent désespérément à ce
qui leur reste de la vie.
En face, la modernité incarnée par ces jeunes qui ont été à l’école. Ces derniers, à
travers leur prise de position, se mettent opposition aux valeurs traditionnelles. C’est
en cela Birama affirmait : « le monde change et nous devons vivre avec notre ».
Chaque camp essaie alors de défendre ses intérêts. L’école a su mettre dans la tête de
ces jeunes qu’il y a une autre manière de vivre, un monde scientifique. Il est bonde
remarquer que la nouvelle conception que Kany a du mariage, lui vient de l’école.
C’est là qu’elle a appris que le mariage est un acte libre et responsable. Et en
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revendiquant ce droit de décider et de choisir par elle-même et pour elle-même, elle
entendait vivre en conformité avec les idées qui la « font » désormais.
Au même moment, le père Benfa ne se voit pas en train de bafouer la tradition en
laissant sa fille faire ce qu’elle veut. Dans le même sens, les anciens ne sauraient
accepter que leurs propres enfants, leurs héritiers, crachent sur l’héritage culturel et le
diabolisent à tous points de vue. Elle est d’ailleurs claire cette maxime énoncée sur
fond de reproche pleine d’ironie : « Le séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc
d’arbre en crocodile. » (P.56).
Le conflit de génération, conflit aussi culturel, tient au fait que les jeunes inscrits à
l’école occidentale ont comme subi un lavage de cerveau qui ne leur fait voir leur
culture que sous des aspects négatifs.
Et quand ils sont en face de cette dernière, ils ne la perçoivent justement que sous le
prisme parfois hautain de l’homme blanc. Et c’est avec beaucoup de joie que nous
lisons cette confession de Samou qui, après avoir bu à la source occidentale, en est
arrivé à la conclusion qu’il est vraiment un acculturé : « Notre drame, c’est d’avoir
été l’enjeu d’une bataille, d’avoir pris le chemin le plus facile. Nous n’avons pas été
élevés dans les valeurs de notre pays. On nous a éblouis et nous n’avons pas pu
résister. Les Européens ont tout brisé en nous ; oui toutes les valeurs qui auraient pu
faire de nous les continuateurs de nos pères et les pionniers d’une Afrique qui sans se
renier, s’assimilerait l’enseignement européen. L’école, avouons-le, nous a orientés
vers le monde européen. Le résultat a été que nous avons voulu transporter l’Europe
dans nos villages, dans nos familles. On est nous a rien dit sur notre monde, sinon
qu’il est arriéré. » (P.156).
L’école étrangère a comme semé du désordre dans les cultures africaines dont les
tenants et les garants se disent prêts à tout pour sauvegarder leur patrimoine culturel.
Le choc est violent entre ces deux mondes, c’est un drame que vivent les jeunes et les
vieux, incapables de se comprendre mutuellement.
Les premiers traitent les jeunes de déracinés, de perdus, ces derniers pensent que les
anciens sont des arriérés, des gens non civilisés, totalement englués dans les ténèbres.
Et quand a éclaté cet orage, il répand la complainte suivante : « Les vieux ont-ils tort
d’accepter que leurs enfants, filles et garçons, aillent tous à l’école du Blanc ? » Y
répond ce dilemme de La grande Royale : « Je n’aime pas l’école étrangère. Je la
déteste. Mon avis est qu’il faut y envoyer nos enfants cependant ».
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Et telle un prophète de malheur, elle conclut : « L’école où je pousse nos enfants
tuera en eux ce qu’aujourd’hui nous aimons et conservons avec soin, à juste titre.
Peut-être notre souvenir mourra-t-il en eux. Quand ils nous reviendront de l’école, il
y en est qui ne nous reconnaîtront pas. Ce que je propose c’est que nous acceptions de
mourir en nos enfants et que les étrangers qui nous ont défaits prennent en eux toute
la place que nous aurons laissée libre ».
CONCLUSION
Seydou BADIAN a laissé une œuvre remarquable et mémorable. Il a eu le mérite de
sortir de révéler l’Afrique sous un autre angle différent de celui des luttes et des
revendications où se sont affirmés plusieurs auteurs africains. En choisissant de parler
de l’amour dans un contexte de mariage forcé et de conflit de générations, il a réussi à
faire comprendre que la plus grande liberté à conquérir est celle culturelle et le
pouvoir de pouvoir décider soi-même. Les conflits de générations, de cultures et de
civilisations subsistent toujours et demeurent une impasse.
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