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Aménagement des arbres en milieu urbain

Le document présente des conseils sur l'aménagement des arbres en milieu urbain, soulignant leur rôle essentiel dans la biodiversité, le rafraîchissement des quartiers et l'amélioration du cadre de vie. Il aborde les étapes clés de la sélection, de la plantation, de l'entretien et de la protection des arbres, en insistant sur l'importance de choisir des essences adaptées aux contraintes urbaines. Enfin, il met en avant la nécessité d'un suivi rigoureux pour assurer la pérennité et la santé des arbres dans les espaces publics.

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Aménagement des arbres en milieu urbain

Le document présente des conseils sur l'aménagement des arbres en milieu urbain, soulignant leur rôle essentiel dans la biodiversité, le rafraîchissement des quartiers et l'amélioration du cadre de vie. Il aborde les étapes clés de la sélection, de la plantation, de l'entretien et de la protection des arbres, en insistant sur l'importance de choisir des essences adaptées aux contraintes urbaines. Enfin, il met en avant la nécessité d'un suivi rigoureux pour assurer la pérennité et la santé des arbres dans les espaces publics.

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Aménagement du

centre-bourg
Sablé-sur-Sarthe
Conception : Feuille à Feuille

Fiche-conseil I Paysage

L’arbre en ville
Organisme vivant, l’arbre naît, vit et meurt. Il doit se nourrir
pour croître et assurer sa reproduction. Si en milieu forestier son
suivi peut être plus sporadique, en milieu urbain l’arbre doit
bénéficier d’un soutien important face aux nombreuses
pressions et contraintes auxquelles il doit faire face.
Souvent l’arbre en ville est uniquement associé à une image d’agrément mais
on oublie que son rôle est bien plus large et bien plus important :
- rafraîchir la température ambiante des quartiers
- participer au maintien ou au développement de la biodiversité
- développer une trame végétale comme élément architectural
- valoriser le patrimoine bâti en créant des liens entre divers volumes construits
- apporter un agrément au travers de son port, sa couleur, sa floraison...
- apaiser de façon notable les comportements agressifs et violents et favoriser
une meilleure écoute et concentration.

1- L’arbre, un organisme vivant 2- Choix du végétal 3- Plantation de l’arbre


4- Entretien de l’arbre 5- Protection de l’arbre

Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de la Sarthe


1- L’arbre, un organisme vivant
« Végétal ligneux de grande taille, à tige unique et nue à la base appelée
tronc, supportant un ensemble complexe de branches portant elles-mêmes
rameaux et feuilles. »

L’arbre en tant qu’organisme vivant


fragile respire, transpire, se nourrit et
fabrique des substances produisant
l’énergie nécessaire à sa vie.
L’ensemble complexe des éléments
constituant l’arbre (racines, tronc, bran-
ches, feuilles) est précieux et demande
à « être manipulé avec soin » :
- l’absorption de l’eau et des éléments
minéraux se fait par le système raci-
naire qui stocke les réserves et assure
l’ancrage de l’arbre.
- la photosynthèse, assurée par les feuil-
les captant la lumière, le CO2, l’air et
l’eau, fabrique les substances carbo-
nées et rejette de l’oxygène dans l’air.
- en respirant, l’arbre rejette du CO2 et
consomme de l’oxygène.
- la transpiration, présente à tous les ni-
veaux du végétal, permet aux feuilles de
maintenir une température acceptable
et de résister aux brûlures du soleil.
- l’écorce assure une protection néces-
saire du bois contre les agents patho-
gènes aériens et évite la transpiration.
Pour favoriser la vie de l’arbre, chacun de
ces paramètres doit être respecté mal-
gré les contraintes de la ville (espaces
restreints, réseaux aériens et souterrains,
pollution, agressions...).
2- Choix du végétal
Lorsque la décision de planter est engagée (après avoir relevé toutes les con-
traintes et conçu un plan d’aménagement), le choix du végétal est primor-
dial pour assurer la pérennité et la qualité de l’aménagement paysager.

Quelle taille choisir ?


Le choix du végétal doit se faire en fonction de sa dimension à maturité qui
répond au rapport d’échelle recherché entre le végétal et l’architecture.
Quel volume ?
Une même essence d’arbre peut avoir différents ports. Là encore, l’impact sur
le rapport d’échelle ou les ombres portées sera important.
Quelle essence choisir ?
En milieu urbain, les couloirs de vents, les ombres portées, la qualité du sol,
la pollution, l’imperméabilisation des sols... sont autant de contraintes aux-
quelles l’arbre devra faire face. Une essence peu adaptée à ces paramètres
grandira difficilement et sera sujet aux maladies. Son entretien sera donc plus
important (coûteux) et l’arbre sera potentiellement plus dangereux.
D’autres critères doivent entrer en compte : la présence de fruits (parking !), la
production de miellat, la chute des feuilles, les allergies...
Si les essences indigènes doivent être privilégiées (adaptation au climat et au
sol, intégration paysagère...), des essences plus « exotiques » peuvent être utili-
sées en coeur de ville, d’îlots ou de parcelles.
Quel effet ?
L’arbre peut présenter des intérêts décoratifs variés : une coloration de feuil-
lage, une odeur, une floraison, un port, une fructification, la nature du tronc,
une texture... Toutes ces caractéristiques participent à la qualité, à l’originalité
de l’aménagement et créent une ambiance.

Arbres de haut jet


Ils accompagnent la
voie et induisent une
réduction de la vitesse
Écorce des véhicules.
Port en cépée
L’espace occupé est
important et marque un
aménagement à l’échelle
du piéton.
La couleur du feuillage
caractérise la saison.

Un beau sujet en pépinière ?


L’arbre doit toujours présenter les qualités suivantes :
- être en bonne végétation, c’est-à-dire témoigner de sa vigueur de jeunesse
- être exempt de maladies, de parasites, de blessures et de déformations
- être adapté au climat (souches indigènes et bien acclimatées) et au sol
- être formé selon le caractère naturel de l’essence (silhouette, forme...)
- les racines doivent former un système suffisant bien divisé (preuve de trans-
plantations), extrait sans blessure et proportionné à la couronne.
Les racines des arbres cultivés en récipients (bac, conteneur...) doivent faire corps
avec le volume entier de la terre sans former de chignon.
- le tronc doit être raisonnablement droit et assez fort pour supporter la cou-
ronne sans tuteur. Il ne doit pas porter de blessure à l’écorce et aux branches
et ne doit pas présenter de bourrelets excessifs de greffage (problème d’affi-
nité). Si la plante a plusieurs tiges, elles devront être équilibrées entre elles.
- les branches principales seront régulièrement réparties autour d’une flèche
dominante et les branches secondaires seront nombreuses et bien équilibrées.
- les mottes doivent être proportionnées à la fois au système racinaire et au
volume de la plante : la terre doit rester ferme et le maximum de racines sera
conservé en dehors de la motte.
L’examen de ces critères qualitatifs a lieu :
- en pépinière avant arrachage
- à la réception des plantes sur le chantier (avant la plantation)
- à la réception définitive où l’on peut juger de la reprise

Ne jamais hésiter à refuser un arbre n’ayant pas toutes ces qualités.


3- Plantation de l’arbre
Le conditionnement
Les persistants (feuillus et conifères) sont plantés en motte dont la grosseur est
en rapport avec celle de la plante. La motte doit être ferme et compacte. Les
feuillus caducs peuvent être plantés en racines nues, sauf les végétaux à reprise
difficile (hêtre, bouleau, magnolia...).
L’époque de plantation
Elle varie en fonction du terrain, de l’espèce et du conditionnement des plantes
caduques. D’une manière générale, on plante d’octobre jusqu’à l’entrée en vé-
gétation en évitant les périodes de grand froid et de gel prononcé. On donnera
la préférence aux sols réchauffés (début d’automne et printemps).
La terre végétale
L’épaisseur de terre végétale doit être d’au moins
0,8 à 1 m avec une bonne rétention en eau et un
bon drainage.
Préparation des trous
Prévoir au moins 0,5 à 0,8 m en plus autour du sys-
tème racinaire existant. Le fond doit être ameubli.
Tuteurage et
système
d’haubanage Mise en place des plantes
Avant la mise en terre, on procédera à un rafraî-
chissement des plaies des racines afin de favori-
ser la formation de radicelles. Le collet de l’arbre
doit être au-dessus du niveau du terrain en tenant
compte du tassement des terres remuées. Le rem-
blai autour des racines se fait avec de la terre fine.
Si la terre est trop compacte, un amendement en
tourbe et sable est possible.
Tuteurage
Tout arbre doit être tuteuré et haubané. On veillera
à l’absence de blessure par un système d’attache
ou de tuteurage.
Photo. Traversée de bourg, Savigné-l’Évêque
Conception : Feuille à Feuille
Soins à la plantation
- La formation d’une cuvette de rétention d’eau est indispensable ainsi qu’un
arrosage copieux favorisant le serrage de la terre autour des racines.
- La protection des troncs contre les brûlures (toile de jute) est nécessaire.
- La taille de plantation, exécutée selon l’espèce, est indispensable pour équi-
librer la couronne et le système racinaire. Trop souvent elle n’est pas effectuée
pour des raisons esthétiques et ce au détriment de l’arbre qui mettra des années
à retrouver son équilibre et sa vigueur. Suivant les cas (parkings, trottoirs...), un
système de protection contre les chocs est indispensable.
La préparation du sol et la qualité de la terre végétale sont essen-
tielles pour l’avenir et la réussite de la plantation.

4- Entretien de l’arbre
Après la plantation :
- révision et contrôle du tuteurage et des attaches
- sarclage des cuvettes
- arrosage
- surveillance et dégagement du collet

Rappel important
Taille douce et taille de formation
Il faut éviter le plus possible les tailles radicales
sources de blessures importantes fragilisant for-
tement l’arbre (sensibilité accrue aux maladies).
Il est préférable d’intervenir plusieurs fois de ma-
nière légère (taille douce). A défaut une taille de
formation pourra être pratiquée. Ces deux types
de taille nécessitent des connaissances particu-
lières et doivent être confiées à des spécialistes
de l’arbre qui travailleront dans des conditions
de sécurité optimales : utilisation d’une nacelle
homologuée, port d’un équipement de sécurité
Élagueur complet et en bon état, détention d’un Certificat
professionnel d’Aptitude à la Conduite d’Engins en Sécurité.
Arbre tige Axe principal dominant
type
Branches secondaires :
nombreuses et de répartition
homogène

Couronne 3
4
2 5
1

5 branches principales
au minimum (charpentières)
réparties de manière homogène

Tronc

Tronc droit et épais

Système racinaire divisé


Racines et proportionné à la couronne

Cépée type Buisson type Baliveau type


Les tiges partent du Couronne équilibrée et Maintien sans tuteur ;
collet et sont d’égale force garnie ; charpentières branches latérales
et bien réparties. nombreuses et régulière- épaisses enlevées ; tige
La forme est équilibrée. ment réparties dès le pied. principale droite.
5- Protection de l‘arbre
Un arbre planté est à la fois vulnérable par sa jeunesse et par le stress occa-
sionné par la transplantation. En fonction de ces menaces, des moyens adap-
tés peuvent être mis en place pour assurer le bon développement des végé-
taux dans de bonnes conditions.

Protection contre l’abroutissement et les frottis : manchon (grillage plastique,


métallique, à effet de serre), répulsif, clôture, fossé...
Protection du tronc contre les coups de soleil et échaudure : planter le sujet
avec la même orientation que celle de la pépinière. En cas de fort ensoleillement
(façades réfléchissantes par exemple), l’utilisation de bandes de toile de jute, de
nattes de jonc ou de roseaux enroulées autour du tronc ainsi que le blanchiment
du tronc à la chaux peuvent être efficaces.
Protection du tronc et du collet contre les
chocs et le vandalisme : corset métallique,
borne, bute-roue, pare-choc, barrière basse,
banc circulaire, arbustes, protecteur de collet
Maintien de l’humidité dans le sol : pavés,
agrégat + liant, agrégat + résine, enrobé filtrant,
paillage
Protection contre le compactage : plante Paillage et
couverture végétale
couvre-sol, dalle suspendue, grille d’arbres
Protection contre le ruissellement d’eau polluée : petite bordure surélevée
Protection contre l’arrachage des racines : grillage avertisseur

Lors de travaux, il est intéressant de rappeler que le péri-


mètre d’extension des racines vitales peut atteindre jusqu’à
deux fois le rayon de sa couronne. Ainsi, le périmètre de
protection à mettre en place (interdisant le piétinement, le
Graphisme : Stéphanie Cantin, CAUE de la Sarthe

dépôt de matériel, l’installation de chantier, la circulation


d’engins, le feu...) devrait suivre cette limite.
Photo. Protection du tronc contre les chocs éventuels
de l’écorce pendant les travaux (Allonnes)

Fiche réalisée par le CAUE de la Sarthe 1, rue de la Mariette 72000 Le Mans


Tél : 02 43 72 35 31 - [email protected] - www.caue-sarthe.com

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