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La Pendue

Nathalie, une jeune fille victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle, souffre de l'indifférence de sa mère et de la cruauté de ses camarades. Malgré son isolement, elle trouve un semblant de réconfort dans la nature et des souvenirs heureux, mais la douleur de l'ostracisme persiste. En pleine adolescence, elle décide de confronter ses agresseurs pour mettre fin à sa souffrance.

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La Pendue

Nathalie, une jeune fille victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle, souffre de l'indifférence de sa mère et de la cruauté de ses camarades. Malgré son isolement, elle trouve un semblant de réconfort dans la nature et des souvenirs heureux, mais la douleur de l'ostracisme persiste. En pleine adolescence, elle décide de confronter ses agresseurs pour mettre fin à sa souffrance.

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La pendue

« Lesbienne, gouine, lesbienne » lui criait-on dessus. Pour Nathalie, aller à l’école c’était une terrible
torture. Mais à la maison personne paraissait s’intéresser à la blessure que jour à jour s’enfonçait en elle
telle que la séparation des plaques terrestres.

D’une beauté douce et d’un sourire facile, elle prenait son sac à dos, que malgré sa couleur rose, ne
semblait contribuer en rien à lui donner un air de féminité.

Mais des histoires comme celle-ci se passent par tout dans les petits villages, les grandes villes de mon
pays, du pays voisin, dans des pays lointains ou même dans d’autres continents. C’est probablement
pour cette raison que personne ne dit rien. On dirait que la différence ne devrait pas exister. C’est
comme si l’on préférait tous d’être identiques ; pensez-vous, si nous avions tous les mêmes traits, la
même forme du corps, le même sourire ou même la forme de penser.

« Imaginez–vous si vous étiez né en Chine, vous auriez surement les yeux bridés, la peau palle, le nez
petit et les cheveux lises comme la queue d’un cheval » – disait le psychologue à la mère de Nathalie,
le premier jour de la consultation. Sans dire un mot, la mère a pris sa fille par le bras et sortit furibarde du
cabinet.

C’était la première fois qu’elle avait rendu visite à Pietro Sporchi, un jeune italien qui avait quitté son
pays, à cause des idées « formatées » croyant en la fraicheur des idées du nouveau continent. Avec
une telle réaction, c’était clair que pour Luisa, sa mère, et pour lui-même c’était la dernière visite
également.

- Il doit être un de ces pervers qui échappent de leur pays pour venir faire de siennes chez nous disait-la
mère contrariée à sa sœur.

- Et comme veut-tu que je revienne le voir ? il m’a dit clairement qu’il n’y avait pas de possibilité de la
changer. Elle restera telle qu’elle est…et moi, je ne pourrais jamais devenir grand-mère.

C’était en fin une espèce de résignation sans vraiment l’être. Le fait de penser qu’il n’y avait plus rien à
faire avec sa fille signifiait qu’il ne fallait pas insister sur quoi que ce soit. Ainsi, la petite commença une
nouvelle vie, sans rêves et sans attentes. Tout avait était dit, après il ne restait qu’une espèce de silence
mortuaire.

Plus de poupées, plus de robes, pas de cours de couture…tous les plans de sa mère étaient disparus
comme emportés par un ouragan tropical. La femme, à cause de son âge, ne rêvait et ne parlait plus
d’avoir des enfants. Le rapport à sa fille était devenu mou et indifférent.

Nathalie, se transformait jour à jour en un fantôme vivant. Sa chambre avait, d’un jour à l’autre
changée de place. Au départ, elle occupé celle située à droit de celle de sa mère. Elle a fini pour
occuper la place derrière la cuisine. Là-bas, en arrivant la nuit on entendait mieux tout sort de bruits.
En cas de cauchemars il n’y avait aucune possibilité de frapper pour demander de l’aide. L’accès
était bloqué à la maison.

Mais parfois la nature fait bien les choses. Luisa était une fille pleine de joie et d’espoir. Elle s’était vite
habituée à sa nouvelle condition. Le jour, elle marchait par les champs vides en regardant les fleurs et
en sifflant pour imiter les oiseaux. La solitude, à différence de la plupart d’enfants ne lui faisait peur, au
contraire ça lui donnait du courage. Elle se sentait libre et avait envie d’aller chaque fois plus loin.

Or, si Luisa s’était petit à petit habitué à l’indifférence de sa mère, elle ne pouvait s’habituer à la
méchanceté des enfants du voisinage. On l’appelait de tous les noms ; des plus gentils comme
« garçon manqué » au plus infames comme « mec sans bite ». Parfois elle pleurait d’une douleur
profonde car elle n’arrivait pas à comprendre la raison de leur acharnement.
Et pourtant, elle avait essayé maintes fois de leur parler, de leur dire, « je ne suis pas un monstre, je suis
née comme ça ». Mais pour eux, elle était un être étrange. « Elle est bizarre disait l’une des filles » et
lorsque les autres lui posaient la question elle répondait « c’est ma mère qui le dit. D’ailleurs elle m’a dit
de ne pas jouer avec elle parce que c’est contagieux ».

Ces offenses tournaient dans la tête de Luisa comme la fois qu’elle est allée pour la première fois au
parc d’attractions. C’est jour-là, elle est montait dans la rue magique, et voir cette immense rue lui
procurait une joie incomparable. Elle sentait l’air qui révoltait ses cheveux. Elle riait comme une petite
folle et son visage d’enfant s’illuminait à chaque fois que la roue descendait brusquement.

Elle gardait se souvenir comme un trésor mais remplie de nostalgie. Elle se souvenait qu’au moment de
descendre sa mère est venue la chercher et l’a porté sur ses épaules. La serrant dans ses bras et la
regardant dans les yeux, elle lui a dit « tu est magnifique ma petite, je t’aime ». Cette déclaration
d’amour maternelle était la chose la plus précieuse qu’elle avait reçu de toute sa vie.

Mais cela était arrivé il y a longtemps. Aujourd’hui, l’indifférence se manifesté à chaque instant, surtout
lorsqu’elle rentrait de l’école et avoir été terrifié par ses camarades de classe. Pour arriver ensuite à la
maison, elle devait aussi passer près des voisins jumeaux, une paire des garçons étrangement laids. En
les voyant on se demandait pourquoi la nature avait décidé de faire deux avec les mêmes traits
répulsifs et surtout machiavéliques.

Même leurs noms était répugnants ; l’un s’appelait Medardo, l’autre Mardoquai. Ces deux racailles
l’attendaient dans un passage où les buissons était hauts, de tel manière que personne ne pouvait voir
leurs agissements. L’un venait derrière et lui dirait vers l’arrière avec son sac à dos. L’autre la poussait
vers l’avant. La première fois, les voyant sourire cru que c’était leur manière de vouloir l’inviter à jouer.
Elle s’est vite rendue compte que ce n’était pas ça.

Ce jour-là elle était rentre avec la lèvre inférieure gonflée et griffait du coup. Lorsque sa tante l’a vu a
dit à sa mère « regarde la petite elle blessée » Toujours froide et indifférente la mère répondait « ne
t’inquiète pas, surement elle l’a méritée ». Avec une réaction pareille, Luisa ne pouvait même pas
s’adresser à sa mère. Elle n’avait non plus le droit de s’asseoir à table comme elles faisaient les deux
avant.

Arrivant la nuit, c’était le seul moment de tranquillité. En fin de comptes, le coin dans lequel elle habitat
à présent comme un étranger dans sa propre maison, était devenu son refuge. Cependant, il n’a pas
de mal que dure cent ans ni un corps capable d’y résister. Un jour elle se dit que du lendemain elle
allait s’affronter à tout celui ou celle qui osait la provoquer pour finir d’une fois pour toutes avec sa
souffrance.

En pleine adolescence, Luisa s’est levée de bon pied un vendredi, résolue à tout régler. Elle est partie
sans sacs à dos mais avec une corde pour les inviter à jouer. Bizarrement il n’y avait personne dans la
rue, elle a décidé donc de continuer sa route. Elle est allait à l’école et à vu des des jumeux, le plus
affreux venir vers elle pour la saluer. Mon frère veut te parler. Il s’excuse de toutes les conneries qu’on
t’a dit. Une loeur d’espoir s’est allumé pareil à ses nuits dans les champs où un paysan se lève pour voir
si son bétail est sain et sauf. « on peut le voir après le cours » , innocente et fatigué de se nourrir des
offenses elle décida de relever le défi.

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