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Suites Numériques

Le chapitre 2 traite des suites numériques, leur définition et leurs propriétés, en commençant par des concepts historiques et évolutifs. Il aborde la convergence des suites, les opérations sur les limites, et les relations d'ordre, ainsi que des exemples illustrant ces notions. Des propositions et théorèmes sont présentés pour démontrer les comportements des suites convergentes et monotones.

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Le chapitre 2 traite des suites numériques, leur définition et leurs propriétés, en commençant par des concepts historiques et évolutifs. Il aborde la convergence des suites, les opérations sur les limites, et les relations d'ordre, ainsi que des exemples illustrant ces notions. Des propositions et théorèmes sont présentés pour démontrer les comportements des suites convergentes et monotones.

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Chapter 2 SUITES NUMERIQUES 2.1 Généralités Dés l’Antiquité, Archiméde de Syracuse (~287, —212), met en ceuvre une procédure itérative pour trouver une approximation du nombre 7. Il encadre le cercle par des polygones inscrits et citconserits possédant un nombre de cétés de plus en plus grand. Par ce procédé, Archiméde donne naissance, sans le savoir, a la notion de suite numérique. Vers la fin du XVJJ*™ siécle, des méthodes semblables sont utilisées pour résoudre des équations de fagon approchée pour des problémes de longueurs, @aires, ... Un formalisme plus rigoureux de le notion de suite n’apparaitra qu’au début du XIX** siécle avec le mathématicien frangais Augustin Louis Cauchy (1789, 1857). Introduction L'étude des suites numériques a pour objet la compréhension de l’évolution de séquences de nombres (réels, complexes ...). Ceci permet de modéliser de nom- breux phénoménes de la vie quotidienne. Supposons par exemple que on place une somme $ un taux annuel de 10%. Si S, repréente la somme que l’on obticndra, aprés n années, on a S F=1,18, ., &=(1,1)°8 Au bout de n = 15 ans, on possédera done Sis = (1, 1)!*$ la somme de départ avec Jes intéréts cumulés. Définition 4. On appelle suite d’éléments d’un ensemble E, toute application u définie sur une partie de N de la forme |[no, +co[{ ot no € N et @ valeurs dans E qui én, on associe u(n) = up. La suite est dite réelle si E= R. Définition 5. On det qu'une suite (up) est * Croissante (respectivement décroissante) si Wn EN, tngi 2 tn (resp. tsa S Un) 18 US-T-TR Faoult6 des Selences ot Techniques ‘Anndo Univeraltare 2020-2021 © strictement croissante (respectivement strictement décroissante) si YEN ting > thy (resp. thy yy < ty) * constante si VneéN, ty = tay ¢ stationnaire si Ano EN/V n> no, ty = tay * monotone si elle est croissante ou décroissante * majorée (respectivement minorée) si BM,mER/VNEN, tty m) * bornée si elle est majorée ct minorée + nériodique, si BPENSYNEN, thin = tae Exemples 3. + La suite (ux) définie par Yn € N, done bornée. est majorée par 1, minorée par 0 # La suite (up) définie par Vn € N, ttn est décroissante. «La suite (up) définie par Wn € N, u, = (—1)" est périodique de période 2. Attention 1. Toutes les suites réelles ne sont pas monotones. Certaines suites ne sont ni croissantes ni décroissantes, comme c'est le cas, par exemple, de la suite ((-2)")nen- Exercices . La suite (55), 2p est-elle monotone? Est-clle bornée? y La suite (3993! ée? nanat) eat elle bornée 3. Réécrire les phrases suivantes en une phrase mathématique. Ecrire ensuite la négation mathématique de chacune des phras a) La suite (tt,)qen est majorée par 7 b) La suite (u_)ncti est constante c) La suite (up)nen est st ) (utn)nett tement positive A partir d'un certain rang. L pas strieLement croissante, 4. Soit x > 0 un réel. Montrer que In suite (47), 4, est décroissante & partir Pan certain rang. 19 US-T-T.B ‘Annéo Univeratsire 2020-2021 Faculté des Sclonces et Techniques 2.2 Convergence d’une suite uy lorsque n tend vers linfini est un probléme aa étude d'une suite numérique. Bn fait on vout . Pidée intuitive que les tezmes d'une suite s'approchent de plus en plus d'une certaine valeur qui s'appelle In limite de la suite. Lorsque le terme général Sapproche, & l'infini, vers un nombre fini J, on dit que la suite converge Ye Lot on écrit lim ‘un = J. Lorsque cette limite est infini on dit que la suite diverge. Dans ce cas, on écrit, lim tn = 00. Mais, ily a des cos, Pat exemple ti, = (1), 00 cela eaucoup moins bien et on est incapable de conclure converge vers | € R si, pour tout réel € > 0, i enisie Om it tin — {| < €- Ceci est résumé dans fa Le comportement du terme général fondamental qui se pose & chaque se passe bi Définition 6. La suite (tm) ‘un entier ne tel que pour tout nm > Nes forme compacte suivante : Ver 0,3 EN: > me > hte Se Toute suite non convergente est dite divergente a dit qu'une suite (tn) @ pour Hinite -ro° 5 : Définition 7- 01 EN/wneN, 22N >, 2A4 vAeR}, aN é] = =2n. On Exemple 5. Soient (ttn) 2 (un) les suites defnies par tn = #1 ett, = 2n. One Tim tn = 1 et, lim mm = FO Bn effet: neo norte ine €N tel que vm « Soite > 0 Déterminons EN, nzneo hn HSE lin SE 1 1 n came econe : uff dre ne = B( =) +1 1, It suffit. de prendre ne < n>co-h I eS 7s ° EN tel que vn EN ZN Soit A > 0. Déterminons N N tel que Wn EN,” eons =B(S})+) nz A psugit de prendre N a( ) ee te +00 ) alors Ia suite (Un) imite 00 5 (-un) @ pour timal : 00 6 2.3 Propriéiés des suites convergentes Proposition 7, SH Mion toy = C alors Hin frigl = [lf rogue: est fan | Comme le proune Vecermple de la suite Proposition 8. Si (1,) Lune suite convergente, alors va limite ext unique. Proof. Soient tot! deux réels Lely que Uy — Lot uy, — convergent vers 0, Montrons que l= 0 Soil € > 0. D'aprés In défin tels que: jou, On pout Lrouver deux entiers naturels nf ob 1 Vadw, ltl] < 5° Vazn", Im Posons 1 = max(n! hows avons WAU Smal tli = 01 Se Ainsi Ve > 0,|l-U| 0, IN EN, VnEN (n> N= |tmll 0, on peut prendre € = 1. Ainsi, on aura 3NEN, VneN, (n>N>I-1<4, N, l-lsusl+letvne {0,1,..., - 1}, ASun No, Un 2 0, alors 1 > 0. © S'il existe un entier no tel que Vn > no, Un > Un, alors 1 > U' 22 Document en cours de rédaction UST Année Universttnire 2020-2021 Pacults des Selonces ot ee Attention 3. On ne peut pas améliorer le résultat précédent en utilisant une inggalité stricte (le passage a la limite élargit Vinégalité). Proposition 12, Soient (un), (Ym) deux suites réelles telles que tn $v, alors & partir d'un certain rang : esi lim w= +00 alors Tim vy = -boo. 2st tim tm = 09 alors Tim tty = —09. Proposition U3. (Th gendarmes”) Sorent (tty), (Un) et ( uérifiant pour tout n © Ni tty S Ua S Wa Si les suites (1,) et (wy) convergent vers L alors la suite (vy) converge vers 1. Proof. On applique la détinition de la limite vers { pour les dews une € 0 doamé: eS Uy Ct Uy POU VeeR', Inv EN: lull Sect ju, i se. Ce qui donne, en choisissant nen bn, Le S ty Sty Sty SLE, ce qui ¢ montre la convregence de In suite (0). o Ce théoréme est Lids utile pour démontrer Ia convergence d'une suite Exemple 6. Consudérons la suite de terme général v, =", Pour n > 0, on a sin(n) oy = I Comme les suites de termes générals vy et wy tendent vers 0 lorsque n tend vers Hanjin, le théovime précéident entraine la convergence de la suite (220) vers 0 Exercice Etudier la ite de terme général Un. Remarques 1. 1) Sout (uy) une suite défine par ta formule explicite in = f(n). St lim f(a avec Lréel ow mnfina, ators lim ty = te 23 USTTB Anno Universitairo 2020-2021 Faculte des Sciences et Techniques 2) Soit f une fonction continue en et (tin) une suite définie par son premier terme Up et la récurrence Untr = F (din). SH la suite (un) converge vers un réel I alors l est un point fixe pour f et f(t Exemple 7. Soit (un) une suite définie par ug = 1 et tng: = Qty +5. Sila suite (ttn) converge vers t alors elle doit vérifier Végalité | = 2145. Donc, si (tin) converge, elle doit converger vers 1 = —5. Pour cela, posons vy = tn+5. La suite (Yn) vérifie dy.) = Qn, crest une suite géométrique de raison 2 done diverge. limite —5, done elle diverge. La suite (uy) wadmet pas pour Exemple 8. Soit (u,) une suite définie par to = 1 et wy, + tin +1 = 0. Si la Suite (un) converge vers t alors il doit vérifier Végalité 2 +11 =0. Cette equation niadmet pas de racine réelle donc elle ne converge pas. 2.6 Suites monotones Proposition 14. Soit (1) une suite croissante. * Si elle est majorée, elle converye vers | = sup{uy/n € N}. © Si elle n'est pas majorée, elle tend vers +00. Proof. Notons A = {uy /n €N} CR. Comme la suite (tta)ncn est majorée, disons par le réel Mf, ensemble A est majoré par Af, et de plus il est non vide ct bornée, done il admet une borne supérieure: notons 1 = sup(A), Montrons que lim u, = 1 Soit ¢ > 0. Par la caractérisation de la borne supériewre, il existe un élément uy de A tel que 1 < uy < l. Mais alors pourn > Nonal—eK. Comme (un) est croissante on a alors ut, > uy > K pour tout n > N, c’est la définition de_lim_u, = +00. a Corollaire 2. Soit (un) une surte décrorssante. # Svelle est minorée, elle converge vers | = inf{un/n € N}. St elle n'est pas minorée, elle tend vers —oo. 24 Document en cours de rédaction USETB Année Universitaire 2020-2021 ‘Faculté des Sciences et Techniques 2.7 Suites adjacentes Définition 8. On dit que deur suites (un) et (vq) sont adjacentes si: l’une est croissante, l’auire est décroissante et jim (un — tn) = 0. Théoréme 7. Deur suites adjacentes convergent vers une méme limite. Proof. Soient (un)nen et (vn)ner deux suites adjacentes. Supposons que (tu,)nex est croissante et (vq) net décroissante. Montrons, par absurde, que un < vz pour tout n. Supposons qu'il existe V tel que a= uy — vx > 0, donc pourn > N on @ un > uy et vy > Up par suite pour tout n> NV Ce qui est impossible car uy — v, tend vers 0. Par suite Uo S Un S Un S Yo, on endédui: que: La suite (un) est croissante majorée par vp donc convergente vers I. La suite (vq) est décroissante minorée par up donc convergente vers I’ La suite (un — v,) converge vers 1—I' = 0 done I=’. o Corollaire 3. Si (un) et (vn) sont adjacentes, de limite commune |, on a pour tout NEN: un S1 Jz sont adjacentes. & Ua = + Méme question pour Uy = D> fy et Un = Unt n> 2.8 suites extraites Définition 9. Btant donnée une suite (un)ner on dit que (Un)nen est une suite ettraite ou encore une sous-suite, s’il existe une application o:N —> N strictement croissante telle que pour tout NEN Uy = ten- VSN Awe Unoetaltat 9030 2091 Baoules dase Sohemges of Mvtnignos Nelle, Les suites (ta) ot (wy) definies pare Bromple UW. Soit (tua) la sei rites de (tin) gaat sont des suites ext t= Uy, Propristé 2. Si os N > N strictement ervissante, alors pour tout n © Ny ona oo) Sn feulien, a su 6 (tadnce = O(N) @ pour Limite Lox. Proposition US. Si (tia) @ pour limite 1 (Le 8) alors toute suite extnuite a p dltinition de limite, il existe am entier naturel tet clement croissante, ‘ect implique Done ta a Soit © SO, Waprds ane 2 > N imyptiqne Jun — J] S © Comme Uapp! on monttr facilement Seurrence que pone font A, oH AOU) Sm C en particulier que si > Vy ators aussi (2) > Vy ot done ftxgny = |S Scfinition do Timite s‘appliqne aussi la suite extraite ion O est sée pour demonter qu'une suite ainutes qui ont des limites Proposition 16. Si (tga) ef (tanar) ners. Proof. On considdre le sous-ensemble de N detint par {MEN/VAD a ay Da}. suite extraite (ladac.a est ctoissante ob 1cas: A est un ensemble infin’, Alors I majorée, done converge d'aprés la proposition Ll, 2cas: A est un ensemble fini, Alors il existe A @ N tel que sia > AV aloss n € AL ce qui est équivalent AV n> AL iL existe un entier > n tel que ug < thn. Ceci permet destraire une sons-suite strictement décroissante de (iq). Comme elle est minorée, elle converge @aprés le Corollaire 2. a Proposition 17. Soit (un) une suite ct \ € (0, 1f. Sid partir d'un certain rang N on a veal S AMltahe Wi >. (9) alors lim tp 26 Dosen en vans de Slaton ‘Année Universitaire 2020-2021 Proof. En itérant k fois inégalité (+) on obtient hese] S Aluwvsenal S MJuvae—2] SS (A) uw Done, lim, luareal S (lim d*)|un| = 0. Comme fuss] 2 0, on en déduit que lim junvax| = 0, done 0. jim uy = i ligase = 0 et ip ve a Définition 10. a € R est appelée valeur d’adhérence de la suite (tin) s'il existe une_ suite extraite de (un) convergeant versa. Exemple 11. tq = cos, v, = (—1)", Les valeurs d’adhérence de (tun) sont —1, 0,1 et celles de (v,) sont —1 et 1. Proposition 18. Si (tn) converge vers a; alors a est la seule valeur dadhérence de (un). 2.9 Suites de Cauchy Un critére puissant et général pour caractériser les suites convergentes est le suivant Définition 11. On dit qu’une suite de réels est de Cauchy si elle vérifie la propriété suivante: Ve >0, IN EN, V(n,m) € N?,(n > N etm > N) = (lta — ml N, lum — Ul < §. Par conséquent, si n,m > N, one Itin ~ thm] < [tla = U + fim =U] < € La suite est done bien de Cauchy. Inversement, supposons que la suite (tm),>1 est de Cauchy de nombres réels. 1 existe N tel que, pour chaque m,n > N, on @ [tm —ual < 1. Done, pour tout n > NV, on a [tq ~ uy| <1 soit que Alun] — 1 < fund < fun] +1. 7 Document en cours de rédaction née Universitaine 2020-2021 US.TTB Faculte des Seionces et Techniques En posant Af Te maximum de ensemble {ter} fal [tals es [earl [tara als alors [are] S AM pour tout enticr &. La suite stant bornée, (apres le théortme de Bolzano- Weierstrass, on peut extraite une sous-suite convergente (ty, jist ali converge vei un réel l. Nous allons vérifier que la suite (te, un réel ¢ > 0. Puisque la suite (tin)nzr est de Cauchy il ¢ pour nym > Ny, on a ay = unl < § Puisque la suite (vy)uo1 converge vers 1, il existe un entier Ay tel que, pour tout k > ky, ona | ia] S 5. Soit Ay un entier Ay > max(.N, hy) et NY = may West clair que N’ > mp. Pour chaque n > A, nous avons ao converge, elle aussi, vors , Donnons-nous Le un entier Ny tel que, Jet =A S fey = tal FE tiny SS 5 6 oO Nous avons, en fait, montré que si, une suite de Cauchy de R posiéde ime sous- suite converenie, elle converge, elle aussi, vers la mémte Timite, Remargue 7. Le fait qu'une suite convergente soit de Cauchy est un fait général, mats le réciproque est directement lige a la complétude de R. En fait clle tui est cquivalente, et on utilise dailleurs habituellement la convergence des suites de Cauchy nir la complétiede. Exereices (us)nen la suite défine par, = 244. En utilisant la définition de lo nite montrer que lim tt, = 2. Trouver explicitement un rang A partir duquel 1,999 < uy < 2,001. cn de terme général (—1)"e" admet-elle une limite? Et Ia suite 1 La suite (tq), de terme général 3. Déterminer la limite de la suite (up)yo1 de terme général Yn-FT — Yi. Idem i avee Un = qetttaq- Idem avec wy = Br 21 la suite définie par: ,23; uy = 0,233; tu = 0, 2333; w= (a) Ecrire le terme uy en fonction de tin-1 et den. (b) Déterminer u, en fonction de ty et de n. Bn déduire la limite de Ia suite (ta)nzr 5. Soit (un)az1 la suite de terme général 7 DE" On considave les deux suites extraites de terme gér (Uq)nor eb (tn)n> ites: ony ye Montrer que les den: tan CL Wy, ‘centes, En déduire que In suite (un)as1 converge. Let pour n> 1, ty = VF tay Mon- hare? nett la suite définie par tuo = 6. Soit (a suite est croissante et majorée par 2, Que pent-on en cone! trer que celle 28 US7.TB Faculté des Sciences et Techniques ‘Année Universitaire 2020-2021 2.10 Les suites usuelles 2.10.1 Suites arithmétiques Définition 12. Une suite (un)nen est arithmétique de raison r si: VoonEN, ung Untr Une telle suite est entidrement it déterminée par sa raison et par son premier terme (ow n'importe quel terme) : Exemple 12. La suite (tin)nen définie par wo = 1 et VN EN, tng = ta +3 est Vunique suite arithmétique de premier terme 1 et de raison 3. Remarque 8. Sir = 0, alors la suite est constante égale & son premier terme, Proposition 19. tivme général dune suite arithmétique Le terme généiul d'une suite arithmétique (um)nen de raison r est Un = Up + nr Proof. Utilise une démonstration par récurrence. aQ Plus généralement, on obtient facilement que ‘pour tous entiers naturels PSM ty = Up + (n— pyr. Proposition 20. Somme de termes en progression arithmétique Sott (un)nen ne suite arithmétique de raison r € R. Alors pour tous entiers naturels n et p ona Does +E et vpn, y= (ntp- ete = Proof. . * . Due = Sle + kr) Lwtry tot Un =o fet fete Pour tout entier p siz #1, & aes siz=1, l+ete?+..42" Proof. Le cas ott x = 1 est trivial. Si x est différent de 1, il suffit de développer ns Q-a0+ee24..¢2") = ltrtetete 2-2-2 = laa" ao Plus généralement, par la méme démonstration, pour tous entiers naturels n et ptels que p 0. 2.11.1 Suites récurrentes linéaires homogénes On suppose que f(r) = 0. ‘Théoréme 10. Soient (a, 0) € K L'ensemble Sia, b) des suites récurrentes, définie par Sia, 8)(K) = {u € F(NK) : tinge = ating + bun} est un sous-espace veetoriel de F(N, 1K) de dimension 2. Proof. Posons £7 {(un)nen € F(N, K) : tng2 = ating + btn} * Montrons que E est un espace vectoriel. Commencons par prouver que E est lun sous-espace vectoriel dle espace vectoriels F(N, Kk). On sait que EC F(N,K), d'aprés In définitrion de B. 31 Document en cours le rétion USER Année Universitaire 2020-2021 Faculté des Soienses ot Techniques Soient (un) et (v,) deux suites vérifiant E, \ et v deux éléments de K Qtinsr + buy et v ben avast impliquent que Nings + ned = @(Miner + Ung) + O(Atn + Yen) est dire (Ma + Pt ,)aen appartiont & E. De plus, 0 € E car il s‘agit alors de la suite de premier terme uo = 0 et de deuxidme terme wy = 0, qui vérifie bien E. Done E est un sous-espace vectoriel de F(N.X), et par suite un espace vectoriel. ® Montrons maintenant que f est un isomorphisme. Soit V'application : fib oR (tia)nen = (ta. th). ~ Pour cela, nous commengons par vérifier que f une application linéaire. Soient (un) et (va) deux suites vérifiant EF, \ et 1 deux éléments de K. Alors Fea HVE) = (Aug + vey. My + ve) = Aue. tn) + (to, 01) ~ Vérifions que f est injective. Ker(f) = {(t: La relation de récurrence implique que u, = 0, ¥n € N, ainsi f est injective. -Vérifions maintenant que f est surjective. Soit a = (x,y) € R?. Alors en preniant la suite (itn)n € N € E telle que uo et m =y, ona done f((ttn)nen) = (t.y) = a Done x € E/ uy = uy = 0} = {0g}. Va €R?, 3un)new € Es f((un)) = a. Ainsi, f est surective. Par suite, f est bijective, donc f est un isomorphisme. Comme il existe un isomorphisme entre £ et R®, alors d’aprés le théoréme du rong E et R? sont de méme dimension c'est & dire 2. o Une suite géométrique de raison q # 0 est un élément de E si ct seulement si, la raison g est solution de Péquation du second degré 2 arb. Crest léquation caractéristique de Vespace vectoriel E. Résolution si K = C 32 Document en cours de rédsetion USTTB Année Universi Faculté dos Sciences et Techniques Les coefficients de ’équation caractéristique a et b sont complexes: A # 0, Vequation caractéristique admet deux racines distinctes 9 et qo. Les suites géométriques Wn = Gt et m=gi VnEN, constituent une base de E. Les solutions seront de la forme Un = Ag? + Baz, (A,B) eC? 4A = 0, Péquation caractéristique admet une racine double g. Les couples de suites recherchées sont Wn =" et My = Wa =ng” VnEN, et les solutions seront de la forme tn = (A+nB)q", (A,B) EC’. Dans les exemples qui suivent, il s'agit de trouver une suite donnée par une relation de récurrence linéaire homogine Exemple 15. La suite (q) est définie par la formule récurrence Unga = (1—A)tinsr + ite, Uo = 1 ety =i. Son équation caractéristique est rP-(1-ifi= Comme A = 24 = (1-1)? £0. Alors les racines sont , = 1 et qx = i. Done Un = Al" + B(-i), (A,B) € C?. Les conditions initiales sur up et wu, déterminent d'une facon unique les scalaires A A+B et B. to = uy =A-aB Par suite A= 1+ et B = ~i, la suite recherchée est alors i, un =(1+i)+(-)", WneN. Exemple 16. Soit é chercher la suite linéaire donnée par la formule récurrence Uny2 = VIL + iting + iin, Uo = 1 ety = 144. Son équation caractéristique - Vi1+ir-2=0 est de discriminant nul. Elle admet donc une racine double (1 +3). 33 Document en cours de rédeetion UST-TB Faculté des Sciences et Techniques Annie Universitalne 2020202 La suite (un) aura pour terme général Un =(A+nB)q", Vn eN. En tenant comptes des conditions initiales, on obtient A= Let BY2-1. Finalement, ona L+i\" tn = (14+ (V3 yn) (4) , VneNn Résolution si K = R On procéde de la mame fagon que dans le ens complexe. Dans le cas out le diserimi- nant est négatif, la solution homoggne seta une combinaison dle fonctions trigonométriques enn Les coefficients de Péquation caractéristique a et b sont nombres réels. A > 0, Péquation caractéristique admet deux racines distinctes q eb qo. Les suites recherchées sont Wn = qt et ty = Vnen, La solution homogene est tn = Ag? + Bay, (A,B) € R°. A = 0, Péquation caractéristique admet une racine double g. Les couples de suites recherchées sont Wn = 9" et t= = nq" VEN, et les solutions homogtnes seront de la forme ty = (A+nB)q", (A,B) € B®. A <0, Les racines de !’équation caractéristiques sont complexes a savoir a = pe” et go = pe”. Les suites Wa = p"cosnO eb vy = p"sinnd, constitue une base deB. La sohition homoggne est la suite ‘Un =p" (Acosnd + Bsinn0), (A,B) € R. Exemple 17. Soit u la suite de Fibonacci, donnée par tig = 1, ty = Let Unga = tings + Un L'équation caractéristique admet pour racines 1+ v5 n= ens 2 34 Document en coms de nidntion Ante Universitas 200 21004 ty a(! fy ' o( 54)" VneM. Les conditions inhales nous donnent la solution = (2) C8) + Exemple U8. Le sinte ¢ le rourrence est définie par Up = 1, my = 1 ett, 2 = Atiny ~ An ul des consta ractéristique admet une racine double q = 2. La solution, apres te ntes A et B, est u,=(2—n)2""', VneN. Exemple 19 Seat ula sole Mg = 1, uy = 1 et tage Mast Un Cristique admet deur racines complexes conjuguées j et 7* = 7 Donc Les conditions sur uy ef ty nous donnent A= 1 et B = 3. tron est done, Qn og, one zt Vasin, Yael. Uy = COS 2.11.2 Suites récurrentes linéaires avec second membre ¢ d'une relations de récurrence définie par Myst ~ Ay — bn = f(n) a la Somme de Ja solu Ja méme fort de second dege en n dont on ealenh homogene x}, el d'une solution particuliite que le second membre {(n). Par exemple, si f(n) est un 1, Ja solution particuliére sera un polynore du second aa les coefficients, Exemple 20. Consilirons la suite récurrente défine par " WV oun 4 Ay 8 = 28, ty = VI et ty 1 Litquntion hamugine assaciee est USTTB Faculté des Sciences et Techniques ‘Année Universitaire 2020-2021, La solution homogéne est alors war (Acos™ + Bsin™). A ce stade on ne calcule pas A et B. Le second membre est un polynrie de degré zéro, donc une constante. On cherche la solution particuliére de la forme ty = k, ce qui entraine k-2V8k+4k = 5-2V3 donc k=1. La solution générale est alors ty =u eka (AcosS + Bsin™) +1 D'aprés les conditions initiales, on trouve A= 4-278 et B= 6 - 47/3. La solutions générale qui correspond 4 ces valeurs est ty = 21 ((2- V5} cos" + (3-2V8)sin™) +1, VneNn. Exemple 21. Considérons la suite récurrente définie par Unga — 5ting1 + Gun = 2n?, up =0 et uy L’équation homogéne associée est Uh ya — Bung, + Gus La solution homogéne est alors uh = AD" + BS", Le second membre étant un polynrhe de degré 2. On cherche la solution particuliére de la forme un = an? + bn +c, ce qui entraine aprés calculea = 1, b=3 ctc=5. La solution générale est alors tn = AD" + BS" +n? + 3n +5. Diaprés les conditions initiales, on trouve A= —7 et B= La solutions générale qui correspond a ces valeurs est Un = —-7K "42x 3 4+n?4+3n4+5, VNEN. Remarque 10. Exhiber une solution particuliére pour une suite récurrente d’ordre 2 vérifiant une relation de récurrence de la forme Unt1 — Qn ~ bin1 = p(nje™, (a,b) €C?, AEC et pe PIX]. On cherche une solution particuliére sous la forme tn =a(nje", VneN avec deg(q) = deg(p) si 2 n'est pas une racine de l’équation caractéristique de la swte deg(q) = deg(p) +1 st est une racine simple de l’équation caractéristique de la suite deg(q) = deg(p) +2 si dest une racine double de l'équation caractéristique de la suite. 36 Document en cous de rédaction 0.8 vy Annéo Univeratnlin 2020-20221 166 ton Seloucen ot "Pechulues Eixorcicos: 1. Déterminer 2, en fonction de a eb. de ses promiers Lormen dans ehacun des eas sttivantss (0) VED Attgyy = Atha yp Sty. (b) Vn ER, Attys = tty. () VME, At ye Atty yy Sty We @) Vnen, = ott, (oe) Vn = ty = Bit 2. Soil a un striclement posilif ob diffrent de 1. On considdxe In suite éfinie par tig > 0 eb pour Louk m2 0, thar == Ekta, (0) Vécrifior que In suite (0) définie par v, = Hl est géométrique de raison 71 (b) Bn déduire tes Hinnites des susie (0) eb (tn). 3, Solent. a,b deux réels, el. une n(an +b). pile (244) Lelle que: Vie NY, -uy-buy-h Montrer que la suite (14) ¢s arillinétique, Calculer t,. 37

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