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Mémoire de Fin de Cycle de Master THIO - 043453

Ce mémoire de master en droit examine la condition juridique des enfants vulnérables durant la période coloniale en Côte d'Ivoire, en mettant en lumière les impacts de la colonisation sur leur exploitation et leurs droits. Il aborde également le contexte historique de la colonisation française, les structures administratives mises en place et les conséquences économiques sur les populations locales. L'étude vise à comprendre les enjeux juridiques et sociaux liés à la vulnérabilité des enfants dans ce cadre colonial.

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Mémoire de Fin de Cycle de Master THIO - 043453

Ce mémoire de master en droit examine la condition juridique des enfants vulnérables durant la période coloniale en Côte d'Ivoire, en mettant en lumière les impacts de la colonisation sur leur exploitation et leurs droits. Il aborde également le contexte historique de la colonisation française, les structures administratives mises en place et les conséquences économiques sur les populations locales. L'étude vise à comprendre les enjeux juridiques et sociaux liés à la vulnérabilité des enfants dans ce cadre colonial.

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MÉMOIRE DE MASTER EN DROIT

LA CONDITION JURIDIQUE DE L’ENFANT VULNÉRABLE À

LA COLONIE DE CÔTE D’IVOIRE

ENCADREURS :

PROFESSEUR NENE BI BOTI SERAPHIN

PROFESSEUR KADI DAGO

CO-ENCADREURS

Dr TAFOTIÉ JERRY

Présenté par :

THIO SHARON ÉLIE

ANNÉE ACADÉMIQUE : 2024-2025


OPTION : HISTOIRE DU DROIT DES INSTITUTIONS ET DES IDÉES
MÉMOIRE DE MASTER EN DROIT
POLITIQUES

LA CONDITION JURIDIQUE DE L’ENFANT VULNÉRABLE À

LA COLONIE DE CÔTE D’IVOIRE

ENCADREURS :
PROFESSEUR NENE BI BOTI SERAPHIN
PROFESSEUR KADI DAGO

SUPERVISEUR

Dr TAFOTIÉ JERRY

Présenté par :
THIO SHARON ÉLIE

ANNÉE ACADÉMIQUE : 2024-2025


AVERTISSEMENT

L’UNIVERSITÉ FELIX HOUPHOUET BOIGNY n’entend donner aucune approbation,


ni improbation aux opinions émises dans ce mémoire.

Elles doivent être considérées comme propres à son auteur.


DEDICACE

À Amour de maman TOURE Alpha Gninthio Oria Nissi ma fille ;

À tous les enfants abandonnés ;

Je dédie ce modeste travail.


REMERCIEMENTS

Nos sincères remerciements vont d’abord à l’endroit du corps enseignant surtout à


tous les enseignants qui ont contribué à notre formation de la « CAPACITÉ EN
DROIT » jusqu’à ce jour tout en nous inclinant devant la mémoire du premier doyen
ivoirien de cette Unité de Formation et de Recherche le Professeur MAURICE
KOUADIO

Nos remerciements ensuite s’adressent aux Professeurs… pour avoir accepté de


diriger ce mémoire, pour ses conseils avisés, remarques, observations, corrections de
ce travail de recherche et surtout pour avoir toujours répondu favorablement à nos
sollicitations dans le cadre de nos recherches.
Nos remerciements enfin à tous nos parents, amis et connaissances qui nous ont
soutenu par quelques manières que ce soit.
Trouvez ici, je vous prie, mes sentiments de profonde gratitude.
RÉSUMÉ

MOTS CLÉS : Condition juridique ; l’enfant vulnérable ; la colonie de Côte d’Ivoire.


INTRODUCTION GÉNÉRALE
« L’histoire est appréhendée comme l’âme des peuples par laquelle se construit leur
destin collectif et au travers de laquelle s’exprime leur identité. D’où le leitmotiv
qu’un peuple sans histoire est un peuple sans âme !>>1
Autrement dit, l’histoire est à l’homme ce que l’arbre est à la feuille, et à la Nation ce
que la racine est à l’arbre. Sans histoire, l’homme errerait comme une feuille à gré du
vent et du temps. Sans histoire, les peuples n’auraient point de fondements pour
affronter durablement les agressions multiples de leur environnement.
Fût- elle écrite ou de tradition orale, l’histoire est partie de nous-mêmes.2
L’histoire pouvant être considérée comme un réservoir du passé, c’est par elle que l’on
va pouvoir retracer le passé des peuples, en particulier le passé des peuples de la côte
d’ivoire.
L’histoire s’inscrivant dans le temps, celle de la côte d’ivoire mérite d’être exhumée. Il
s’agit en l’espèce du passé colonial de la côte d’ivoire.
La côte d’ivoire, le Bénin et la Guinée sont trois colonies qui ont été constituées par le
décret du 1er Août 18893 et par l’arrêté du 10 mars 18934 la côte d’ivoire est érigée
en colonie autonome. L’accord du 08 décembre 1892 fixe le tracé de la frontière avec
le Libéria tandis que les conventions franco-Anglaises du 26 juin 1891 et 12 juillet
1893 délimitent ses frontières avec certaines colonies Anglaises telle la Serra Léone.
En 1900, la capitale est transférée de Grand- Bassam à Bingerville.
La possession officielle du territoire bien délimité par l’administration coloniale
française va faire apparaître une autre réalité de la vie dans le quotidien des peuples de
côte d’ivoire. Qu’il s’agisse du développement économique, du régime domanial ….
Le colon a imposé partout sa législation. Aussi, l’apparition

1
Kouamé ( A.t al, Grand – Bassam, métropole médiévale des N’Zima, CERAP, tome 2 P,537
2
Banny (C.K),Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, cité par Georges Israël, dans
Histoire de l’union Monétaire Ouest Africaine, Paris, janvier 2000, édition : Georges Israël, tome 1, des origines
à 1958, préface.
3
Rapport au Président de la République française, Paris, le 10 Mars 1893, A. N.C.I., Bulletin Officiel de la Côte
d’Ivoire , p. 209.
4
ANCI , Bulletin Officiel de la côte d’ivoire , P. 210, décret du 10 mars 1893, article 1 er : << Les colonies de la
Guinée Française, de la côte d’ivoire et du Bénin constituent trois colonies du premier groupe énumérées par
l’article 4 du décret du 2 février 1890.
du travail forcé, surtout le fait d’obliger tout le peuple à travailler, même à faire
travailler les enfants, précisément les enfants vulnérables est un point qui nous
intéresse dans notre travail.
Selon Jules Ferry,<< La politique coloniale est fille de la politique industrielle>> 5 En
effet, la colonisation a été en grande partie motivée par les besoins et les intérêts des
puissances industrielles de l’époque. Donc la politique coloniale est une conséquence
directe du développement. Aussi « l’expansion coloniale et la domination de
territoires »6 étrangers étaient souvent une réponse aux besoins croissants des
économies industrielles qui cherchaient à sécuriser des ressources et à étendre leur
influence économique. La colonisation est un aspect caractéristique d’un temps
dominé par des considérations d’ordre matériel. Elle désigne en outre l’action par
laquelle un État étend sa souveraineté sur un territoire étranger, souvent en occupant et
en exploitant ses ressources naturelles et humaines.
Ce processus implique généralement l’installation de colons, l’imposition de structures
administratives et juridiques ainsi que la transformation des modes de vie locaux pour
les adapter aux intérêts du colonisateur.
Historiquement, la colonisation a pris diverses formes, allant de l’établissement de
comptoirs commerciaux à la domination totale des territoires conquis. C’est au vu de
cela qu’elle a eu des impacts profonds sur les sociétés colonisées, affectant leur
organisation sociale, économique et culturelle. Cette colonisation demeure un
phénomène complexe qui a façonné une grande partie de l’histoire mondiale, avec des
conséquences durables sur les relations internationales, les identités culturelles et les
structures sociales des pays concernés. Ainsi, les premières formes de colonisation
remontent à l’antiquité7. Par exemple, les phéniciens8 ont établi des colonies le long
des côtes méditerranéennes. Les Grecs ont également fondé de nombreuses colonies
autours de la Méditerranée et de la mer noire, facilitant les échanges culturels et
commerciaux. Au moyen âge, les Vikings9 ont exploré et colonisé des régions
éloignées, notamment l’Islande, le Groenland et des parties de l’Amérique du nord
5
Discours de jules ferry en 1884 (pour lui, la colonisation était nécessaire pour soutenir l’expansion industrielle
et économique de la France
6
Jean Bodin (16 ème) est l’un des premiers à évoquer l’idée de colonisation dans le cadre de l’expansion des
États Européens en abordant la notion dans ses écrits sur la souveraineté et la politique.
7
KARL MARX (19ème) siècle dans le Capital en 1867, il lie l’expansion Coloniale au capitalisme et à la
recherche de nouveaux marchés et de matières premières pour soutenir l’économie industrielle
8
Les phéniciens ( vers 1200 avant Jésus-Christ), ils ont à travers leur ville de Carthage, fondé plusieurs colonies
sur les côtés de la Méditerranée, en Afrique du Nord, en Espagne et en Italie dans le but d’entendre leur réseau
commercial.
9
Les Vikings ( 8ème- 11 ème) Siècle où les Vikings ont mené des explorations et des colonisation en scandino vie,
en Grande Bretagne, en Islande, au Groenland et même en Amérique du Nord ( en particulier à terre- Neuve vers
l’an 1000)
bien avant Christophe Colomb. Cependant, la colonisation telle que nous la concevons
aujourd’hui, avec l’établissement de colonies en Asie, en Amérique et Afrique. Malgré
cela, les premières colonies modernes ont été établies par les puissances ibériques à la
fin du XVème siècle, marquant le début d’une ère de colonisation mondiale qui a
profondément transformé les sociétés et les économies à l’échelle planétaire. C’est
dans cette veine que la colonie de la côte d’ivoire s’inscrit.
« La colonisation ivoirienne par la France a commencé à la fin du XIXème siècle, dans
le cadre d’une fédération de colonie s. »10 La côte d’ivoire est devenue un protectorat
français en 1843 et une colonie française par le arrêté du 10 mars 1893. Elle a
intégrée l’Afrique Occidentale Française. Cette colonisation a duré jusqu’à son
indépendance le 07 août 1960. C’est en de telles manières coloniale ivoirienne
s’étend. Cette colonie se trouvait sur la côte ouest de l’Afrique. Elle était bordée par
l’océan Atlantique au sud entourée par la Guinée à l’ouest, le Libéria au sud-ouest, le
Ghana à l’est, le Mali à l’ouest et le Burkina Faso au nord. La colonie ivoirienne se
trouvait sur la côte ouest de l’Afrique. Elle est bordée par l’océan Atlantique au sud.
Cette colonie faisait partie des principales colonies sous l’administration française en
Afrique Occidentale.
‘L’extension de la colonisation s’accompagne de résistances locales, notamment de la
part des rois et des chefs traditionnels’ 11 mais la France impose son contrôle sur
l’ensemble du territoire, alors le régime colonial est mis en place de 1893 à 1910 où
« les autorités coloniales françaises organisent le territoire de manière plus rigide, avec
la construction de routes et d’infrastructures. »12 L’économie de la colonie se base sur
l’exploitation des ressources naturelles ; notamment le café ; le cacao et le palmier à
huile, avec l’introduction du travail forcé et des concessions agricoles. Aussi, les
populations locales sont exploitées pour leur main-d’œuvre13et la France impose un
système administratif directe qui est dit en anglais direct rule, il s’agissait d’un
système administratif centralisé14 visant à affirmer son pouvoir. Ainsi, cela aboutira sur
l’assimilation. La période entre les deux guerres mondiales est marquée par une
croissance économique rapide, notamment dans le secteur agricole. La côte d’ivoire
devient un important producteur de café (1881), de cacao (1882 ), et de la banane
douce (1930) 15. La politique coloniale met l’accent sur la mise en place de grandes
plantations souvent gérées par les colons européens. Ainsi, la métropole étant à la
10
Bernard Gremont. In la côte d’ivoire coloniale de 1893- 1960. Publié en 1996 parut aux éditions Karthala.
11
Côte d’Ivoire numérique : Thème 2 : l’impérialisme en Afrique du XIX ème siècle à la première moitié du XX
ème siècle. Leçon 3 : La colonisation et les résistances en Côte d’Ivoire P,2 et 6.
12
Ibid., p.12.
13
Côte d’Ivoire numérique : Thème 2 : l’impérialisme en Afrique du XIX ème siècle à la première moitié du XX
ème siècle. Leçon 3 : La colonisation et les résistances en Côte d’Ivoire P.05.
14
Archive nationale de Cote D’Ivoire citée dans « le mémiorial de la CIV », tome II, p. 02 et 03.
recherche de financement, les colons Européens ont eu recours à des travailleurs venus
de régions voisines16. Étant assoiffé de mains d’œuvres, ces colons européens
utilisaient même les enfants comme mains d’œuvres à l’effet de leur fournir les
ressources dont ils avaient besoin pour leur développement tout en privant ces enfants
vulnérables de leur droit. C’est au regard de cela que nous ait soumis le présent sujet à
savoir : << la condition juridique de l’enfant vulnérable à la colonie de Côte
d’Ivoire. >>
Quel serait l’intérêt d’étudier un tel sujet ?
I. La Justification de notre sujet d’étude permet de saisir l’objet de celle-ci
ainsi que l’enjeu qu’elle emporte à travers sa problématique et l’intérêt
qu’elle suscite (B). Mais avant, il serait intéressant de délimiter le sujet
(A)
A. De la délimitation du sujet
La délimitation du sujet consiste à préciser d’une part la dimension spatiale (1)
ainsi que l’étendue temporelle (2) d’autre part.

Après la conquête suit l’organisation des territoires conquis. On assiste alors à la


création de différentes formations telles que l’Afrique Équatoriale Française (AEF) et
l’Afrique Occidentale Française17. (AOF).
1. La délimitation spatiale
L’Afrique Occidentale Française est une fédération de huit( 8) territoires. Elle est créée
par un décret du 16 juin 1895 et réorganisée par les décrets du 17 octobre 1899, du 1 er
octobre 1902, du 18 octobre 1904 et du décembre [Link] nouvelle entité
coloniale qui est sous la direction d’un gouverneur général, répondait à la nécessité de
coordonner et de centraliser la gestion des colonies appartenant à la France, sous une
autorité unique. Elle a réuni à terme le Dahomey (actuel Bénin), la Guinée, la Haute
Volta (devenue le Burkina Faso), la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Soudan et le
Togo et la côte d’ivoire.19

15
Ibid. ; p.05.
16
Archive nationale de Côte D’Ivoire citée, [Link]., p. 05.
17
Gisèle Akissi KOUAKOU, travail obligatoire dans la colonie de Côte d’ivoire, thèse de doctorat en histoire du
droit des institutions, p. 07.

18 Séraphin Néné bi (B) in les institutions coloniales de l’Afrique Occidentale Française, Abidjan,ABC ,2018
P14.
18

19
idem
Le thème dont nous avons la lourde tâche d’analyser concerne un espace bien
déterminé, à savoir la colonie de Côte d’Ivoire 20 qui était à l’origine constituée de
colonies, de la Guinée, du Sénégal, du Soudan, et de la côte d’ivoire objet de notre
étude.
Cette période est marquée par la mise en place d’une économie, d’un régime politique,
administratif et d’un arsenal juridique dicté par les impératifs du moment dont les
premières constitutions, le code de l’indigénat, les décrets, les lois et le code civil
de 1804. Il faut mentionner que « l’intérêt économique a été et demeure le principal
motif de la colonisation21»
Pour le colonisateur, la colonie est un territoire dont il exploite certaines ressources
utiles et même nécessaire à la métropole, à son enrichissement ou au maintien de son
pouvoir politique. Ainsi, ce thème est marqué par des pratiques et des législations
discriminatoires issues de la colonisation. ‘’ Entre les sociétés occidentales et celles de
l’Afrique centrale les rapports s’établissent sur la négation, l’infériorisation,
prohibition, assimilation et exclusions’’ Durant cette période, « la France a imposé un
régime colonial dans lequel les droits et la protection des enfants étaient souvent
négligé »22surtout en ce qui concerne les enfants issus de milieux sociaux vulnérables.
« La législation coloniale était inspirée du droit français de l’époque »23 Les autorités
coloniales ont mis en place des systèmes juridiques des pratiques qui ont souvent
ignorés ou minimisés les besoins spécifiques des enfants, en particulier ceux issus des
populations locales. Pour la protection de l’enfance, la France imposa des principes
issus du code civil de 1804 et des lois coloniales, mais qui n’étaient souvent pas
adaptés aux réalités culturelles, sociales et économiques de cette colonie. La majorité
des enfants vulnérables qui y étaient, étaient les enfants des autochtones. 24 Leur statut
juridique était très différent de celui des enfants français ou des métis.
Ceci étant, qu’en était-il de l’aspect temporel ?
2 Délimitation temporelle
Comment expliquons-nous les limites chronologiques 1893 et 1960 ?

20
20 TEDGA (P), ouverture démocratique en Afrique noire ? Paris, l’Harmattan, 1991, P
21 Séraphin NENE BI, les institutions coloniales de l’Afrique Occidentale Française, édition ABC, P. 142 nouvelle
édition 2015
21

22
Assitou NDINGA, domination et résistance de l’Afrique centrale, changement et enjeu, Pris, l’harmattan.
Collection « points et vue »2003 p29
23
Les législations pénales étaient très répressives et la justice expéditive ; les premières constitutions régissant
les colonies, d’où celle du 5 au 14 septembre 1791 art 8 ; celle du 04 novembre 1848 art 109 ; le colonisateur
amis en place une cour pénale indigène en 1941 ;Fatsah OUGUERGOUZ, la charte Africaine des droits de
l’homme et des peuples PUF, 1993, P16 ; journal officiel AOF 1941,P 282, décret du 11 Février 1941 instituant
un code pénal indigène en AOF.
24
Séraphin NENE BI, au sujet de la société étatique et anétatique en Afrique Traditionnelle
C’est par l’arrêté du 10 mars 1893 que la côte d’ivoire devient officiellement une
colonie française.
De 1893 à 1946, cette période correspondait à la mise en place des structures
coloniales et de l’assimilation progressive des populations locales sous
l’administration française. « L’impact sur l’enfant vulnérables était celui de
l’exploitation et de la marginalisation »25
La période colonia mise en place de lois et de pratique qui ont affecté divers groupes
de la population autochtone y compris les enfants. Plusieurs textes législatifs ont défini
les conditions de vie des enfants vulnérables pendant cette période.
Quel intérêt présente le sujet (1) ? Et quel problématique soulève-t-il ?
1. Intérêt de l’étude
Quel intérêt peut présenter l’étude du thème << la condition juridique de l’enfant
vulnérable à la colonie de Côte d’Ivoire >> Cette étude nous permet de mieux
comprendre comment le système colonial a influencé la vie quotidienne des
populations autochtones, particulièrement les enfants. Les enfants étaient les premières
victimes des politiques coloniales, notamment en ce qui concerne le travail forcé,
l’éducation et les systèmes de répression. Cette étude met en lumière l’ampleur des
injustices et des inégalités imposées par la colonisation en particulier en ce qui
concerne « les droits fondamentaux des enfants vulnérables. » (26)
Dans le contexte colonial, les enfants vulnérables étaient issus de diverses situations.
La gestion des enfants vulnérables faisait partie de l’administration sociale mise en
place par les autorités françaises.(27) En effet, la prise en charge de ces enfants variait
en fonction des politiques coloniales et des ressources disponibles. Les enfants
vulnérables étaient les enfants issus des communautés autochtones africains. Ils étaient
souvent considérés comme inférieurs par rapport aux enfants des colons ; on a avait
aussi comme enfants vulnérables les enfants des unions mixtes ; en outre les enfants
orphelins ou séparés de leurs parents surtout ceux dont les parents étaient décédés à
cause de maladies, d’accidents de travail ou d’autres causes liées à la dureté de la vie
coloniale, étaient particulièrement vulnérables ; encore, on a les enfants soldats ou
utilisés pour des travaux forcés, eux, ils utilisés dans l’armée coloniale, et parfois des
enfants étaient recrutés ou utilisés dans des activités militaires ou de travail forcé ; on
avait aussi les enfants malades ou handicapés atteints de maladies chronique ou
handicapés étaient souvent négligés ou marginalisés dans le cadre de la politique
coloniale parce que les autorités coloniales se concentraient principalement sur la santé
des colons européens, laissant de côté les soins de santé pour les enfants africains.
Également il existait les enfants soumis aux pratiques d’assimilation culturelle, ce
système éducatif colonial en Côte d’Ivoire était conçu pour « assimiler les enfants
25
africains à la culture française »28 , une forme de violence culturelle qui dévalorisait
les coutumes et les pratiques locales. Dans le cadre de notre travail nous nous
intéresserons qu’aux enfants recueillis du décret du 19 mars 1811. Dans les colonies
françaises, précisément ivoirienne, il y avait plus d’enfants Vulnérables qui n’avaient
pas d’issus favorables. Avant 1893, il n’y avait pas de colonie ivoirienne au moment
où les colons prenaient ce décret du 19 Janvier 1811. Ce décret sera appliqué dans la
colonie ivoirienne qui part du 10 Mars 1893 au 07 Août 1960.
Dès à présent, nous entamons l’étape définitoire des mots clés de notre sujet.
En ce qui concerne la condition, en effet la condition est un nom féminin provenant
du latin condicio ; onis. C’est-à-dire d’abord, la place que quelqu’un occupe dans une
société hiérarchisée selon des critères économique, culturels, sociaux selon la classe à
laquelle il appartient. Exemple : Il y avait dans notre groupe des gens de toutes les
conditions.
Ensuite, la condition c’est la situation, la manière d’être, d’évoluer de quelqu’un,
d’un groupe, etc…à un moment donné, dans un contexte particulier. Exemple : la
condition des femmes dans les entreprises. Enfin, la condition est la base d’un accord,
d’une qualité ou d’un élément requis pour qu’il y ait acceptation, marché, etc.., pour
que quelque chose puisse se faire. Le cas d’un candidat qui remplit les conditions
exigées pour ce poste.
Mais, ici dans notre travail, nous essayerons de nous intéresser à la définition de la
condition selon le droit. En effet, la condition en droit est un évènement future
incertain de la réalisation duquel on fait dépendre soit la naissance qui est la condition
suspensive, soit la résolution d’un droit qui est la condition résolutoire.
Selon ALBERT CAMUS <<La grandeur de l’homme est dans sa décision d’être
plus fort que sa condition>>
Pour le Dictionnaire Juridique, « juridique » est un adjectif qualifiant un acte qui
peut avoir un rapport avec le droit. Ainsi une preuve juridique, une institution
juridique.
La condition juridique fait référence à la situation ou au statut légal d’une personne ou
d’une situation juridique spécifique. Elle détermine les droits, les obligations et les
responsabilités d’une personne dans un contexte donné. Le statut juridique d’une
personne : d’un mineur, d’un majeur, d’un enfant vulnérable ou d’un employeur.
Selon le droit traditionnel, un enfant est généralement défini comme une personne
humaine qui n'a pas atteint l’âge de la majorité, et qui est juridiquement considéré
comme étant sous la dépendance de ses parents ou d’un tuteur. Cette définition inclus à
la fois les enfants biologiques, ainsi que ceux nés de façon légitime ou adoptive, et se
distingue de la personne majeure qui atteint l’âge légal de responsabilité et
d’autonomie.
L’enfant est également vu sous l’angle de la filiation, qu’elle soit légitime selon le
contexte juridique. Ainsi le code de l’indigénat (1) instauré par la France durant la
colonisation visait à organiser et à contrôler les rapports entre les colonisateurs et les
populations indigènes, en imposant une législation discriminatoire et des obligations
sévères pour les indigènes. Ce code ne fournissait nécessairement une définition
spécifique de l’enfant. Cependant, dans le cadre de ce système juridique, les enfants
indigènes étaient considérés comme étant sous la tutelle de leurs parents ou d’autres
autorités locales. Ils étaient soumis à une hiérarchie juridiquement stricte, souvent
discriminatoire par rapport aux enfants des citoyens français. Ce code a été abolie en
1946. Pour céder entièrement la place au code civil de 1804 (2), l’enfant y est définie
en fonction de sa filiation et de son statut juridique par rapport à ses parents. Selon
l’article 318 de ce code, << l’enfant conçu, mais non encore né, est regardé comme
né chaque fois qu’il y va de son intérêt>>. Selon ce code l’enfant est également un
mineur qui est 26sous l’autorité de ses parents, et cette relation est régie par des règles
qui assurent sa protection, son éducation et ses droits. L’enfant est donc soumis à la
tutelle parentale jusqu’à sa majorité qui est de 21 ans.
Plusieurs auteurs et théoriciens de la colonisation ont défini l’enfant indigène.
Pour certains auteurs, l’enfant indigène est comme un être à civilisé.
Pour ces auteurs, les enfants des populations colonisées étaient souvent perçus comme
des êtres à éduquer ou à civiliser car la colonisation se présentait comme une mission
civilisatrice. Les enfants étaient comme des êtres primitifs, souvent dotés de capacités
inférieures, nécessitant l’intervention des colons pour les amener vers un modèle de
société et de culture qu’ils considéraient comme supérieure.
Pour d’autres, l’enfant indigène est comme une possession de l’État coloniale.
En effet l’enfant indigène n’était pas sous la responsabilité de ses parents seulement.
Mais aussi de l’État colonial. Leur éducation était perçue comme un moyen de
renforcer l’empire colonial sur les populations locales. L’État colonial intervenait
directement dans l’éducation et la formation des enfants indigènes à l’effet de leur
inculqué des valeurs et des normes occidentales.
Pour d’autres encore, l’enfant indigène est comme une victime du sauvage ou de la
barbarie. En effet, les colonisateurs considéraient souvent que les enfants indigènes
étaient victimes de la sauvagerie de leurs parents, qui étaient jugés incapables de leur
offrir une éducation et une protection suffisante. Donc, l’enfant indigène dans le cadre
de la mission civilisatrice était comme un moyen de promouvoir l’idée que l’empire
26
colonial était une mission civilisatrice et que les enfants indigènes avaient besoin de
l’éducation occidentale pour évoluer et s’intégrer dans une société Européenne
modèle. Alors l’enfant indigène était perçu comme un projet de transformation dans le
cadre de l’assimilation culturelle, éducative et sociale. Selon JULES FERRY.
Quant à l’enfant vulnérable, primo, est un enfant abandonné par ses parents
indigènes. En effet, certains enfants indigènes étaient abandonnés par leurs parents,
soit en raison de conditions économiques difficiles, de la guerre, de maladies ou
d’autres facteurs sociaux. Ce sont ces enfants qui étaient donc souvent laissés dans des
lieux publics, comme les portes d’églises ou des orphelinats dans l’espoir qu’ils
seraient recueillis. Alors l’abandon d’un enfant pouvait parfois être une solution dans
un contexte de pauvreté ou de surcharge familiales. Secundum, ces enfants étaient
issus de relations entre Européens et les indigènes c’est-à-dire les métis. Ainsi, un
groupe important des enfants recueillis étaient celui des métis, nés de relations entre
des Européens qui étaient souvent des colons soldats ou administrateurs et des femmes
indigènes. Ces enfants étaient souvent abandonnés par leurs pairs européens et leurs
mères indigènes en raison de la stigmatisation sociale des relations mixtes de l’époque.
Les enfants métis étaient souvent perçus comme une gêne dans une société coloniale
qui favorisait la séparation raciale et la domination des colons. Ce sont ces enfants qui
étaient parfois recueillis par des institutions coloniales ou des familles locales, mais
leur statut social était complexe et les discriminations raciales étaient fréquentes.
Terbium, ces enfants étaient des orphelins à cause de la guerre ou des épidémies. En
effet, les conflits, notamment les rebellions contre les autorités coloniales où les
épidémies de maladies comme la variole pouvaient laisser de nombreux enfants sans
parents qui étaient souvent pris en charge par des institutions caritatives ou
l’administration coloniale. Ces enfants étaient parfois placés dans les orphelinats ou les
foyers de secours administrés par l’État ou par les missionnaires chrétiens. Quantum,
ces enfants étaient capturés et pris dans des situations de traite. Bien que la traite
négrière ait été abolie officiellement en 1848, la colonisation de la côte d’ivoire a
continué à être marquée par l’exploitation de certaines populations locales et des
enfants pouvaient être capturés ou de travail forcé. Ces enfants pouvaient être
abandonnés ou laissés dans des conditions de précarité. Ce qui faisait de ces enfants,
des enfants vulnérables au sens strict du terme. Quinto, ces enfants étaient laissés par
les colons ou les soldats. Européens. En effet, certains enfants, bien qu’ayant des
parents européens, étaient abandonnés dans la colonie en raison de l’isolement des
colons, abandons volontaires ou des ruptures familiales. Leurs pères Européens
pouvaient dans certains cas, refusé de reconnaître leur paternité, ce qui poussait ces
enfants à être laisser dans des institutions ou des foyers d’accueil. Ils étaient souvent
placés sous la garde des autorités coloniales parfois dans des orphelinats administrés
par l’État ou des organisations missionnaires chrétiennes. Sexto, ces enfants étaient
placés sous l’administration coloniale. En effet, l’administration coloniale prenait elle-
même parfois en charge les enfants vulnérables, en particulier dans le cadre de
politique d’assimilation. Ces enfants pouvaient être placés dans des orphelinats, des
institutions de soins ou des familles d’accueil où ils étaient élevés selon les principes
de la culture coloniale française. Ce processus visait à intégrer ces enfants dans le
système social et économique colonial, leur enseignant la langue française, les
coutumes et les valeurs Européennes.
La première utilisation pour désigner un enfant humain remonte à la fin du XIXème
siècle en Angleterre. À l’origine, le mot enfant vient de infans, un mot d’une langue
ancienne qui est le latin. Il signifie celui qui ne parle pas.
Selon le Dictionnaire le ROBERT, un enfant est un être humain dans l’âge de
l’enfance. Il est aussi un être humain en cours de développement et dépendant de ses
parents ou d’autres adultes.
L’enfant vulnérable, selon le décret du 19 janvier 1811, énonce trois (03) catégories
d’enfants recueillis que sont :
• les trouvés sont ceux qui sont exposés dans un lieu public, escalier, porche, église,
chambre d’hôtel et est de père et de mère inconnus et de l’identité de l’adulte qui a
présidé à son abandon reste ignorée.
•Les enfants abandonnés sont nés de parents connus, mais ils en sont délaissés sans
qu’on sache ce que les père et mère sont devenus et qu’on puisse recourir à eux.
•L’orphelin pauvre est admis à l’assistance publique parce qu’il reste sans ressources
après le décès de ses père et mère ou tuteurs.
Pendant et après la première guerre mondiale, les enfants dont les parents sont tombés
à la guerre sont dits enfants de guerre, mieux des pupilles à la nation.
À ces trois (03) familles de base dont les trouvés, les abandonnés et les orphelins
pauvres s’ajoute une quatrième catégorie appelé les enfants moralement abandonnés.
Concernant une colonie, ainsi le mot colonie a été utilisé pour la première fois en
Français au début du XIVème siècle. Il vient du latin « Colonia » de « colonus », qui
désigne un territoire d’outre-mer placé sous la souveraineté d’un État et relevant de sa
législation interne ; se distingue du protectorat, du mandat ou de la tutelle dont le
régime relève du Droit international.
Le mot colonie signifie une réunion d’hommes partis d’un pays pour en habiter et
exploiter un autre.
Et la colonisation est le fait de transformer des pays en colonies dans le but de les
exploiter socialement, politiquement et économiquement. Dès lors, coloniser, c’est
peupler de colons, faire (d’un pays) une colonie. Par ailleurs le terme colon désigne
une personne qui cultive une terre dont elle n’est pas propriétaire et paie le loyer en
nature.
Dans le contexte colonial, le recours à la main d’œuvre pour travailler dans les
plantations était particulier, en ce sens que le recrutement se faisait de manière
inopinée et violente dans les colonies de l’Afrique Occidentale Française. Les peuples
de la colonie de côte d’ivoire, surtout les enfants vulnérables étaient astreints au travail
organisé par l’administration coloniale.
Ainsi, l’administration organise t’elle le travail des enfants vulnérables, leur
marginalisation en se fondant sur des principes propres à eux. Le terme en question a
évolué au fil des siècles pour désigner un territoire occupé ou administré par une
puissance étrangère. Ici, le mot colonie émane de colonisation. C’est pourquoi on fait
référence à la période de la colonisation ivoirienne.
C’est au regard de toutes les souffrances infliger à la population ivoirienne lors de la
colonisation de la côte d’ivoire, que ce sujet nous ai soumis à savoir, « la condition
juridique de l’enfant vulnérable à la colonie de Côte d’Ivoire » ou encore, la condition
juridique de l’enfant vulnérable à la colonie ivoirienne.
Mieux, la prise en charge juridique des enfants vulnérables en Côte d’Ivoire coloniale
de 1893-1960.
Comment était traiter l’enfant vulnérable à la colonie ivoirienne ?
Quel était le traitement juridique réserver à l’enfant vulnérable à la colonie de Côte
d’Ivoire ?
Quel était la place à lui réservé quand il était un enfant vulnérable à la colonie
ivoirienne ?
Lors de notre travail nous parlerons en première partie du traitement à l’apparence
intégrant de la condition juridique de l’enfant vulnérable à la colonie ivoirienne et en
seconde partie du traitement en réalité marginalisant de la condition juridique de
l’enfant vulnérable à la colonie de Côte d’Ivoire.
PREMIÈRE PARTIE : UN TRAITEMENT DES ENFANTS RECUEILLIS
A L’APPARENCE INTÉGRANT
Pour GEORGES CLEMENCEAU, les races supérieures ont sur les races
Inférieures un droit qu’elles exercent, ce droit par une transformation particulière,
est en même temps un devoir de civilisation. Il s’agit là d’un traitement à l’apparence
intégrant pour les enfants recueillis à la colonie ivoirienne du 10 mars 1893 au 07
août 1960. Ce traitement pourrait faire référence à l’idée d’un système colonial qui
cherchait à intégrer les populations locales dans un modèle culturel et social imposé
par les autorités coloniales françaises. Ce processus a souvent impliqué des politiques
d’assimilation et d’encadrement des jeunes, dans le but de les adapter aux valeurs et
aux normes occidentales, tout en modifiant leurs cultures et leurs modes de vie
traditionnel. Ainsi, la colonisation a influencé plusieurs aspects de la vie des
populations locales, y compris l’éducation. Les enfants vulnérables, notamment ceux
recueillis qui étaient envoyés, étaient souvent exposés à une formation qui non
seulement visait leur intégration sociale et politique dans l’empire colonial, mais aussi
à une inculcation de la langue française, des coutumes occidentales et des croyances
chrétiennes. C’est ce qui nous amènera à essayer de donner notre point de vu sur le
traitement des enfants recueillis à la colonie ivoirienne de 1893 à 1960 à l’apparence
intégrant. Cela s’articulera autour de deux chapitres.
L’un parlera du traitement égalitaire des enfants recueillis à la colonie de Côte d’Ivoire
(CHAPITRE I) et l’autre du traitement prônant la liberté des enfants recueillis à la
colonie de Côte d’Ivoire (CHAPITRE II)
CHAPITRE I : LE TRAITEMENT ÉGALITAIRE DES ENFANTS
RECUEILLIS A LA COLONIE DE CÔTE D’IVOIRE

Au XIXème siècle, une assistance publique orchestrée par l’État se développe très
progressivement. Ainsi, l’assistance à l’enfance se structure véritablement en 1811. Le
décret du 19 Janvier 1811, désigne précisément les enfants dont l’éducation est
confiée à la charité publique. Ce sont les trouvés, les abandonnés, et les orphelins
pauvres qui forment les enfants recueillis. Dans la moitié du XIXème siècle, les
administrateurs des hospices leur attribuent alors des noms de saints du calendrier, de
ville, de saison, de mois, de prénom etc. Ces enfants sont confiés à des nourrices
jusqu’à l’âge de 12 ans puis à un patron jusqu’à leur majorité. Souvent, ils travaillent
dans les fermes. Eu égard à ce qui précède, nous nous demandons comment était
organisée les institutions misent en place par le colonisateur afin de prendre soin
des enfants recueillis et quels sont les impacts de ces institutions ? (Section I).
Quelles seraient les initiatives de civilisation et leurs conséquences (Section II)

SECTION I : LES INSTITUTIONS MISE EN PLACE ET LEURS IMPACTS


La période coloniale en Côte d’Ivoire s’étend du 10 mars 1893 au 07 Août 1960 a été
marquée par la mise en place de différentes institutions par le colonisateur français
pour gérer la population locale, notamment les enfants recueillis. Ces institutions,
qu’elles soient éducatives, sociales, ou sanitaires avaient des objectifs variés, souvent
centrés sur l’assimilation des enfants recueillis à la culture française et la domination
coloniale. Nous essayerons en paragraphe 1 d’énumérer quelques institutions et en
paragraphe 2 les impacts de ces institutions lors de notre travail.
Paragraphe 1 : QUELQUES INSTITUTIONS
Les institutions coloniales étaient nombreuses. Nous ne pourrons pas toutes les cités
ici.
Concernant ces institutions, nous avons d’abord les écoles coloniales. En effet, les
autorités coloniales ont créé des écoles destinées à l’éducation des enfants recueillis et
aussi pour l’enseignement des enfants métis ou ceux issus de familles coloniales.
L’objectif principal était l’assimilation des enfants, notamment des enfants recueillis à
la culture française. L’école coloniale se limitait principalement à la transmission de
valeurs culturelles et sociales françaises. On en a pour preuve les écoles primaires de
la mission chrétienne, qui ont joué un rôle central dans l’éducation des enfants
vulnérables, précisément des enfants recueillis de la colonie ivoirienne bien que les
conditions et l’enseignement aient été rudimentaires car en vrai ces écoles leurs étaient
plus accessible. Il y avait également les écoles de travail et des écoles
professionnelles, qui ont été créées pour enseigner un métier aux enfants vulnérables,
notamment les enfants recueillis. Ces écoles étaient destinées à les préparer à des
métiers manuels, comme la menuiserie, la mécanique ou l’agriculture. En outre il
existait l’Ecole Normale d’Abidjan qui a été créée en 1930. Cette école était une
institution où les futurs instituteurs étaient formés, et a joué un rôle dans l’éducation
des jeunes vulnérables, notamment des enfants recueillis en leur permettant d’accéder
à une forme d’éducation supérieure. Cette liste n’est pas exhaustive. Les écoles
coloniales en colonie ivoirienne de 1893 à 1960 ont été mises en place par les autorités
coloniales françaises. Qu’en ait il de leurs impacts ?
Paragraphe 2 : Les impacts des institutions coloniales
L’impact de ces écoles a été ambigu. D’une part, elles ont permis à certains enfants
vulnérables, précisément les recueillis de d’acquérir des compétences de bases
notamment en lecture, en écriture, etc. Mais d’autre part, elles ont contribué à
l’aliénation culturelle et ont mis en valeur l’infériorité de la culture Africaine.
Toutefois, l’accès à ces écoles était réservé à une petite élite.
Les orphelinats et les maisons de l’enfance ont permis à certains enfants recueillis de
survivre, mais également, elles ont été des instruments de discipline stricte et
d’assimilation.
De nombreux enfants ont perdu leurs liens culturels et familiaux, étant éduqués selon
des normes étrangères avec des pratiques qui avaient pour but de détruire leur identité
culturelle.
Le colonisateur a également mis en place des services de santé infantile pour
combattre les épidémies et des maladies qui touchaient les enfants comme la variole, le
paludisme ou la tuberculose. On y trouve la vaccination, les soins aux enfants
recueillis malades et la lutte contre la malnutrition. Ainsi, ces services ont réduit la
mortalité infantile et d’améliorer la santé publique. Ces services servaient de moyens
pour les autorités coloniales afin d’exercer un contrôle sur les enfants vulnérables
notamment les recueillis. Ces institutions ont conduit à une déconnexion des enfants
vis-à-vis de leurs racines culturelles.
Section 2 :LES INITIATIVES DE CIVILISATIONS ET LEURS CONSÉQUENCES
Sous le contrôle colonial français, l’éducation des enfants surtout vulnérables était
largement axée sur la transmission des valeurs et de la culture française. Pour la
France, il s’agissait des missions civilisatrices dont l’objectif principal était d’élever
les peuples colonisés en leur inculquant les normes et les croyances de la civilisation
occidentale. C’est pourquoi nous traiterons ici des initiatives de civilisation
(paragraphe 1) et les conséquences que cela engendre (paragraphe 2)
Paragraphe 1 : Les initiatives de civilisations
Les écoles coloniales, en effet, les enfants vulnérables, notamment les enfants
recueillis étaient scolarisés principalement dans des écoles primaires, souvent tenues
par des missionnaires chrétiens ou l’administration coloniale.
Les initiatives de civilisation ont conduit à une distanciation progressive de ces enfants
par rapport à leurs propres cultures et traditions. En effet, au lieu d’encourager une
forme d’éducation plurielle qui aurait permis une rencontre des cultures, l’éducation
coloniale tendait à nier et à dévaloriser les savoirs et les pratiques locales. Les enfants
recueillis ont été élevés avec un sentiment de honte vis-à-vis de leur culture et de leur
langue. L’utilisation du français et la propagation des coutumes françaises ont souvent
été imposées. Tandis que les traditions africaines étaient considérées comme
inférieures, voire barbares. L’objectif de l’assimilation visait à transformer ces enfants
recueillis en bon sujet français. En ce qui concerne le travail forcé, les recueillis étaient
parfois contraints de travailler dès leur plus jeune âge, souvent dans des conditions
difficiles. L’exploitation des ressources et des enfants surtout les recueillis dans les
plantations de cacao et de café a affecté le développement de ces enfants. L’exode
rural, souvent forcé par les politiques coloniales privait ces enfants d’un
environnement familial stables. Beaucoup ont été déplacés dans des conditions
difficiles, ce qui a mené à une perturbation de leur développement émotionnel et
sociale. Les filles qui recevaient une éducation étaient souvent limitées à un
enseignement domestique restreignant leur rôle a la sphère familiale.
L’éducation des filles était souvent vue comme inutile pour les besoins de la
colonisation. Leur rôle était perçu comme étant celui de la femme au foyer, et leur
éducation était, de fait, négligée. À la fin du 19 ème siècle, les autorités coloniales
françaises ont encouragé les mariages entre les colons français et les femmes
africaines. Les enfants issus de ces unions ont souvent été placés dans des écoles
spéciales ou accueillis dans des structures particulières. Ces enfants recueillis étaient
souvent confrontés à une ambiguïté identitaire, partagés entre les valeurs Européennes
et les traditions africaines. Ils se retrouvaient souvent à occuper des positions
intermédiaires dans la société coloniale, mais n’étaient ni pleinement acceptés par les
colons, ni pleinement acceptés par les communautés africaines.

PARAGRAPHE II : LES CONSÉQUENCES


Les initiatives de civilisation mises en place par la colonisation française en Côte
d’Ivoire coloniale de 1893 à 1960, ont eu des conséquences profondes sur les enfants
recueillis dans les colonies, influençant leur éducation, leur identité et leur place dans
la société. Au fait, les enfants recueillis pris en charge dans les colonies étaient soumis
à un processus d’assimilation visant à les intégrer dans la culture française. Ce
processus impliquait l’adoption de la langue, des coutumes et des valeurs occidentales,
souvent au détriment de leurs traditions culturelles et de leur identité d’origine.
Concernant la qualité de l’hébergement et des soins fournis aux enfants recueillis, des
rapports ont été faits. En effet, ces enfants recueillis étaient logés dans des bâtiments
en mauvais état et soumis à des travaux manuels excessifs. Ce qui affectait leur bien-
être physique et mental. Cette colonie a offert une formation professionnelle aux
enfants vulnérables notamment les enfants recueillis, les préparant à des rôles
spécifiques dans la société coloniale. Cependant, l’efficacité de ces formations à
garantir une insertion sociale réussie après la fin de la tutelle a été remise en question.
DEUXIÈME PARTIE : LE TRAITEMENT JURIDIQUE MARGINALISANT
LES ENFANTS RECUEILLIS À LA COLONIE DE CÔTE D’IVOIRE
Le traitement marginalisant les enfants vulnérables, notamment les enfants recueillis à
la colonie ivoirienne s’inscrit dans un contexte colonial où les autorités françaises, en
charge de la gestion de la colonie de Côte d’Ivoire ont imposé des pratiques
d’assimilation et de domination sur les populations locales. Cette période a été
marquée par des politiques qui ont largement ignorées les besoins spécifiques des
enfants, en particulier des enfants recueillis. L’objectif était de faire des enfants
africains << des sujets >> obéissants, en imposant des pratiques éducatives et des
valeurs françaises. Ces enfants recueillis étaient reçus dans des institutions comme des
orphelinats ou des colonies de travail où ils étaient souvent séparés de leurs cultures et
de leurs familles. Les conditions de vie dans ces institutions étaient souvent sévères,
avec des enfants soumis à des règles strictes, à une discipline rigide et parfois à un
traitement physique abusif. De plus la culture, locale était dévalorisée et les enfants
étaient contraints d’adopter des comportements conformes à la culture coloniale. Ce
système de traitement des enfants vulnérables surtout recueillis les marginalisaient
davantage parce qu’ils étaient déjà en situation de vulnérabilité. En outre, le racisme
systémique était aussi un facteur important de cette marginalisation. Les enfants
africains étaient considérés comme inférieurs et leurs besoins étaient plus souvent
ignorés notamment en matière de santé, d’éducation et de bienêtre social. Les enfants
issus de populations locales pauvres étaient particulièrement vulnérables aux abus
physique et psychologique souvent en raison de leur statut social.
Ces enfants souvent privés de repères familiaux, culturels et sociaux, ont développé
des traumatismes psychologiques et émotionnels durables. Au fait, la perte des liens
avec leurs propres cultures, leurs parents et leur communauté les a laissés dans une
situation de marginalisation.
A- UN TRAITEMENT SANITAIRE SÉLECTIF
Ce traitement reflète les politiques coloniales et l’approche discriminatoire des
autorités françaises vis-à-vis des populations africaines, notamment en matière de
soins de santé. Cette période a été marquée par des inégalités profondes dans l’accès
aux soins et une gestion de la santé publique qui favorisait les colons européens au
détriment des populations locales, y compris les enfants recueillis.
Concernant la discrimination dans l’accès aux soins de santé, les autorités coloniales
ont mis en place un système de santé qui favorisant principalement les colons et la
population européenne, souvent au détriment des Africains, y compris ces enfants. Les
infrastructures sanitaires étaient rares, mal reparties et souvent inaccessibles pour la
majorité des Africains. Les soins de santé étaient principalement concentrés dans les
zones urbaines ou réservées aux colons tandis que les populations africaines étaient
souvent laissées à leur propre sort dans les campagnes. Il y avait la sélection des
enfants pour les soins. En effet, les enfants recueillis étaient souvent laissés de côté
dans le cadre des Politiques sanitaires coloniales. En cas de maladies, ou de
malnutrition, ces enfants étaient souvent négligés, ou leurs traitements étaient
inférieurs en qualité par rapport à ceux des enfants européens ou des colons. Les soins
étaient donnés de manière sélective, et les enfants recueillis avaient peu de chances
d’accéder aux traitements médicaux de qualités. L’inégalité était visible dans les
pratiques de vaccination, la gestion des épidémies et la malnutrition. En ce qui
concerne l’impact des maladies et des épidémies, la période coloniale a été marquées
par la propagation de maladies tropicales, comme le paludisme, la tuberculose et des
épidémies de variole, de choléra et de grippe. Les enfants africains, notamment les
enfants recueillis étaient plus facilement atteints par ces maladies, mais les réponses
sanitaires étaient souvent inégales. Alors que les colons et européens bénéficiaient de
traitement et de prévention comme la vaccination. Les populations africaines, surtout
les enfants recueillis étaient laissés dans des conditions précaires, exacerbant la
mortalité infantile.
Par rapport aux enfants recueillis dans les orphelinats ou les colonies de travailleurs.
En effet, les enfants recueillis dans les institutions telles que les orphelinats et les
colonies de travailleurs subissaient des conditions sanitaires difficiles. Les structures
sanitaires étaient souvent insalubres, et la malnutrition était un problème majeur. Ces
enfants étaient plus susceptibles de souffrir de maladies liées à la malnutrition telles
que le rachitisme et d’autres carences alimentaires et aux traitements étaient souvent
inadéquats. Les autorités coloniales se concentraient plus sur les traitements des
enfants européens ou des enfants métis, et l’Afrique était souvent vue comme une zone
moins prioritaire en matière de santé publique.
Quant à la discrimination raciale dans les soins médicaux, une forte discrimination
raciale caractérisait le traitement sanitaire des enfants en Côte d’Ivoire précisément des
enfants recueillis lors de l’époque coloniale parce qu’ils étaient considérés comme
moins dignes d’une attention de qualité. Aussi les autorités sanitaires coloniales
prenaient souvent des décisions discriminatoires en fonction de la race et l’accès aux
soins étaient inégal. Ces enfants étaient généralement vu comme un << stock >> à
soigner en fonction de leur utilité pour la colonie plutôt que comme des individus
ayant droit à une attention équitable.
Au fait le traitement sanitaire sélectif et discriminatoire de ses enfants a eu des
conséquences durables. De nombreux enfants ont souffert de séquelles physiques et
mentales dues à des soins insuffisants ou de mauvaise qualité.
La malnutrition, les maladies non traitées, et l’absence éducation sanitaires ont
contribué à la fragilisation de ces enfants. De plus, la ségrégation raciale dans les soins
de santé a renforcé les inégalités entre les communautés et a retardé le développement
du système de santé pour les populations africaines surtout les enfants recueillis. Ce
traitement illustre les inégalités raciales et sociales caractéristiques de la période
coloniale où les autorités françaises privilégiaient les soins destinés aux colons et
négligeaient les besoins fondamentaux des enfants, des enfants vulnérables notamment
des enfants recueillis tout en les privant de leur racine existentielle. Pourtant un peuple
sans culture est un peuple sans identité !
Quid de l’acculturation éducative ?
B. L’ACCULTURATION ÉDUCATIVE
L’acculturation éducative des enfants recueillis à la colonie ivoirienne faisait partie
d’un projet colonial plus vaste visant à imposer la culture, les valeurs et le mode de vie
européens aux populations africaines. Cette acculturation visait non seulement à
transformer les pratiques sociales, culturelles et religieuses des enfants vulnérables
notamment les enfants recueillis, mais aussi à les intégrer dans une logique de
soumission au système colonial tout en effaçant leurs identités culturelles africaines. Et
le système éducatif colonial mis en place par les autorités coloniales françaises était
centré sur l’assimilation des enfants vulnérables surtout recueillis à la culture
européenne. L’objectif était de former des sujets qui pouvaient être exploités pour
soutenir le développement économique de la colonie tout en maintenant une hiérarchie
raciale où les européens occupaient le sommet. L’acculturation éducative juridique
marginalisant les enfants vulnérables, notamment les recueillis à la colonie ivoirienne
de 1893 à1960, est un aspect fondamental du processus colonial qui a profondément
affecté ces enfants, souvent. De par la colonisation, l’empire français a imposé en Côte
d’Ivoire un cadre éducatif et juridique qui visait non seulement à intégrer les
populations africaines dans l’ordre colonial, mais aussi à les éloigner de leurs
traditions et structures sociales. Cela s’est particulièrement manifesté dans les
systèmes juridiques et éducatifs appliqués à ces enfants, créant ainsi une forme de
marginalisation qui s’inscrivait dans une dynamique de domination culturelle et
juridique.
Sous cet empire colonial français, l’éducation et les structures juridiques étaient
indissociables parce qu’elles visaient à asseoir le contrôle colonial sur les
populations locales. La politique éducative, particulièrement pour les enfants,
surtout pour les enfants vulnérables notamment les enfants recueillis, vu comme
un moyen de civilisation, mieux les personnes à civiliser selon les critères
européens. Le système juridique colonial, à travers des lois discriminatoires et une
absence de représentation locale dans la justice, renforçait cette marginalisation.
Les enfants vulnérables, précisément les recueillis étaient souvent placés dans les
institutions comme les écoles missionnaires, les orphelinats ou d’autres structures
sous contrôle colonial ou religieux, où ils étaient éduqués selon les normes
occidentales. Mais au-delà de l’éducation, ces enfants étaient aussi soumis à un
régime juridique qui les marginalisait et les déposerait de leurs droits en tant que
des citoyens ou des sujets. Le cadre juridique colonial était largement inadapté à
la réalité locale et imposait une hiérarchie qui favorisait les colons et marginalisait
les populations africaines. Il y a eu l’acculturation juridique à travers les lois
coloniales. En effet les lois coloniales appliquées en Côte d’Ivoire étaient
conçues pour maintenir la domination de l’empire français et faciliter
l’exploitation des ressources et des populations africaines. Pour les enfants
vulnérables notamment les recueillis, plusieurs mécanismes juridiques ont joué un
rôle crucial dans leur marginalisation.
Nous en avons pour preuve la dévalorisation des droits coutumiers. Les lois
coloniales ont supplanté les droits coutumiers africains en matière de famille et de
patrimoine. Ces enfants, souvent placés dans des institutions souvent placées sous
l’autorité des missionnaires ou des autorités coloniales, étaient séparés de leurs
familles biologiques et de leurs systèmes de parenté traditionnels. Cela a perturbé
les structures sociales locales et privés ces enfants de leur héritage culturel et
juridique.
Quant au contrôle des enfants par les autorités coloniales, l’administration
coloniale exerçait un contrôle strict sur les enfants vulnérables notamment les
enfants recueillis, les plaçant dans des écoles et orphelinats gérés par l’État ou les
missions religieuses qui étaient eux- même soumis à une législation coloniale.
Ces institutions étaient régies par les lois qui excluaient les pratiques juridiques
traditionnelles des communautés locales et imposaient des normes européennes
souvent inappropriées aux réalités culturelles et sociales ivoiriennes.
Quant au code de l’indigénat et la marginalisation juridique. En effet, le code de
l’indigénat, adopté en 1887, permettait aux autorités coloniales de juger et de
punir les africains particulièrement les enfants recueillis de manière différentes
des colons européens. Ces enfants n’échappaient pas à cette inégalité étant
comme des sujets de l’autorité coloniale sans droits égaux à ceux des enfants
européens ou métropolitain. Cela renforçait leur marginalisation en leur refusant
des droits fondamentaux. Les institutions éducative et juridiques coloniales, une
preuve palpable de marginalisation systématique. En effet, les enfants recueillis
par les autorités Coloniales ou les missions chrétiennes étaient souvent coupes de
leurs communautés et leur éducation était soumise à un cadre juridique qui visait
à les assimiler à la culture coloniale tout en éliminant leurs repères culturels et
familiaux locaux. Les écoles et institutions chargées de leur éducation
fonctionnaient sous un double régime juridique dont d’une part, nous avons le
régime juridique des lois coloniales françaises et des règlements spécifiques des
missions religieuses. Cela les privait de toutes autonomie juridique et les reléguait
à un statut de mineurs sous contrôle permanent. De plus ces enfants étaient privés
de représentation légale, en particulier dans les cas où ils étaient séparés de leurs
parents et placés dans des orphelinats ou des écoles missionnaires.
L’administration coloniale et les missions chrétiennes étaient les seules instances
décisionnelles, ce qui les rendait extrêmement vulnérables à l’abus de pouvoir
tant sur le plan éducatif que juridique.

CONCLUSION

Au terme de notre travail,

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