EXAMEN DU BACCALAURÉAT
SESSION 2222
Session principale
RÉPUBLIQUE TUNISIENNE
Épreuve : Section :
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION Sciences physiques Sciences expérimentales
Durée : 3h Coefficient de l’épreuve: 4
N° d’inscription
Le sujet comporte cinq pages numérotées de 1 / 5 à 5 / 5.
CHIMIE (9 points)
Exercice 1 (4,5 points)
Toutes les solutions sont considérées à 25 °C, température à laquelle le produit ionique de l’eau est
Ke = 10-14. On négligera les ions provenant de l’ionisation propre de l’eau.
On considère une solution aqueuse (S) d’un monoacide faible AH de concentration molaire Ca et de pH
donné. On suppose que le monoacide AH est faiblement ionisé dans (S). On désigne par f le taux
d’avancement final de la réaction du monoacide AH avec l’eau dans (S).
I/ 1) Écrire l’équation de la réaction du monoacide AH avec l’eau.
τf -
2) Montrer que pH = log( ) ; avec Ka la constante d’acidité du couple AH / A .
Ka
II/ On dispose maintenant de deux solutions aqueuses (S1) et (S2) de concentrations molaires
respectives Ca1 et Ca2 et contenant respectivement les monoacides A1H et A2H. On effectue séparément
le dosage d’un même volume Va = 10 mL de chacune des deux solutions (S1) et (S2) par une même
solution aqueuse (Sb) d’hydroxyde de sodium (monobase forte) de concentration molaire Cb. On obtient
les résultats consignés dans le tableau suivant :
(S1) (S2)
État de État de
État État État État
demi- demi-
initial d’équivalence initial d’équivalence
équivalence équivalence
Volume Vb de
0 10 20 0 10 20
(Sb) versé en mL
pH du mélange
2,4 3,8 8,2 2,9 4,8 8,7
(Si = 1,2 + Sb)
1) En exploitant le tableau :
a- justifier que les deux monoacides A1H et A2H sont faibles ;
b- montrer que Ca1 = Ca2 ;
c- préciser en le justifiant, les valeurs de pKa1 et de pKa2 relatives respectivement aux couples
A1H / A-1 et A2H / A-2.
2) Comparer les forces relatives des monoacides A1H et A2H.
3) Les monoacides A1H et A2H sont faiblement ionisés respectivement dans (S1) et dans (S2). On
désigne par f1 et f2 les taux d’avancement finaux respectifs de la réaction de A1H avec l’eau dans
(S1) et de celle de A2H avec l’eau dans (S2).
a- Déterminer les valeurs de f1 et f2.
b- Justifier que les valeurs trouvées confirment la réponse à la question II-2).
4) Déterminer la valeur de Ca1 et déduire celle de Cb.
Exercice 2 (4,5 points)
À 25 °C, on réalise une pile électrochimique (P) à l’aide des deux demi-piles (A) et (B) suivantes :
- la demi-pile (A), placée à gauche, est constituée d’une lame de cobalt (Co) qui plonge dans une solution
aqueuse de sulfate de cobalt(II) ( Co 2 + + SO 2-
4
) de volume V1 et de concentration molaire C 1 ;
1/5
- la demi-pile (B), placée à droite, est constituée d’une lame de nickel (Ni) qui plonge dans une solution
aqueuse de sulfate de nickel(II) Ei (V)
2+ 2-
(Ni + SO 4 ) de volume V2 et de
C1 0,03
concentration molaire C 2 = ; avec α un
α
réel strictement positif.
0,02
Le potentiel standard d’électrode du couple
redox Co 2 + / Co est E ° 2 + = - 0, 28 V . 0,01
Co / Co
1) a- Écrire l’équation chimique associée à la log(α)
pile (P).
- 0,4 - 0,3 - 0,2 - 0,1 0 0,1 0,2 0,3 0,4
b- Exprimer la fem initiale Ei de la pile (P)
en fonction de sa fem standard E° et α. - 0,01
2) Les volumes V1 et V2 sont considérés
constants. Pour différentes valeurs des - 0,02
concentrations C 1 et C 2 , on mesure à
l’aide d’un voltmètre la fem initiale Ei de la Figure 1
pile correspondante. Les mesures
réalisées ont permis de tracer la courbe de la figure 1 représentant l’évolution de Ei en fonction du
logarithme décimal de α : log(α).
a- Déterminer graphiquement la valeur de E°.
b- Déduire :
b1- la valeur de la constante d’équilibre K relative à l’équation chimique associée à la pile (P) ;
b2- la valeur du potentiel standard d’électrode E ° 2 + du couple Ni2 + / Ni .
Ni /Ni
2+
c- Comparer les pouvoirs réducteurs des couples Co / Co et Ni2 + / Ni .
3) On considère maintenant la pile (P1) pour laquelle C 2 = 0,1 mol.L-1 et log(α) = - 0,3. On relie les
bornes de cette pile à un circuit extérieur comportant, montés en série, un ampèremètre (A), un
conducteur ohmique et un interrupteur (K1). À l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur (K1).
a- En exploitant la courbe de la figure 1, préciser la valeur de la fem initiale Ei1 de la pile (P1).
b- Écrire en le justifiant, l’équation de la réaction qui se produit spontanément lorsque la pile (P1)
débite du courant électrique dans le circuit extérieur.
c- Après une durée suffisante de fonctionnement de la pile (P1), l’ampèremètre indique une intensité
nulle du courant électrique. Dans ces conditions, l’avancement final de la réaction est
xf = 7,34.10-3 mol et la concentration finale en ions Ni2+ est Ni2 + = 2, 66.10 -2 mol.L-1 .
f
c1- Déterminer la concentration finale en ions Co 2+
: Co .
2+
f
c2- Montrer que V1 = V2 = 100 mL.
Durant toute l’expérience, on négligera la variation de volumes et on supposera qu’aucune lame ne
sera complètement consommée.
PHYSIQUE (11 points)
Exercice 1 (5 points)
K
Le circuit électrique de la figure 2 comporte, montés en série :
- une bobine (B) d’inductance L et de résistance r ;
- un résistor de résistance R réglable ;
- un générateur de tension idéal de fem E = 10 V ; (B)
- un interrupteur K ; E
- un ampèremètre (A).
On désigne par RT = R + r, la résistance totale du circuit. R
A/ À l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur K.
1) Montrer que l’équation différentielle régissant l’évolution de la A
tension uR(t) aux bornes du résistor au cours du temps s’écrit : Figure 2
duR (t)
L + (R + r)uR (t) = RE .
dt
2/5
- t
2) La solution de l’équation différentielle précédente s’écrit sous la forme : uR (t) = U 0 (1 - e τ ) ; avec U0 la
tension aux bornes du résistor en régime permanent et la constante de temps du circuit.
Établir l’expression de :
U0 en fonction de R, r et E ;
en fonction de L, R et r.
B/ On reprend le circuit de la figure 2 et on réalise les deux expériences suivantes :
Expérience 1 : On utilise une bobine (B1) d’inductance L1 et de résistance r1. On règle la résistance R à
une valeur R1 = 80 .
À l’instant t’ = 0, on ferme l’interrupteur K. On visualise à l’aide d’un oscilloscope à mémoire numérique la
tension uR1(t) aux bornes du résistor. On mesure l’intensité du courant électrique lorsque le régime
permanent est établi.
Expérience 2 : On remplace la bobine (B1) par Tension (V)
une bobine (B2) d’inductance L2 et de résistance
r2 < r1. On ajuste la résistance R à une valeur R2.
10
À l’instant t’’ = 0, on ferme l’interrupteur K. On
visualise à l’aide du même oscilloscope à 9
mémoire numérique en utilisant les mêmes 8
sensibilités, la tension uR2(t) aux bornes du (c)
résistor. On mesure l’intensité du courant (b)
électrique lorsque le régime permanent est
établi.
Dans les deux expériences, l’ampèremètre
indique la même intensité du courant électrique
en régime permanent.
1 t (ms)
La figure 3 donne les courbes (b) et (c)
représentant l’évolution au cours du temps des 0 1 2 9 13
tensions uR1(t) et uR2(t). Figure 3
1) a- Montrer que la résistance totale RT du circuit est la même dans les deux expériences.
b- Justifier que la courbe (b) correspond à uR2(t).
2) Déduire les valeurs de R2, r1 et r2.
3) a- Déterminer graphiquement les constantes de temps 1 et 2 des circuits comportant respectivement
les bobines (B1) et (B2).
b- Déduire les valeurs de L1 et L2.
c- Justifier alors, le retard de l’établissement du régime permanent dans l’une des deux expériences
par rapport à l’autre.
Exercice 2 (3,25 points)
On dispose d’un vibreur muni d’une fourche à pointe unique et d’une cuve à ondes. Au repos, la
pointe verticale affleure la surface libre de la nappe d’eau de la cuve à ondes en un point O. En mettant le
vibreur en marche, la pointe impose au point O des vibrations sinusoïdales verticales d’amplitude
a = 2 mm et de fréquence N. Ainsi, une onde progressive de longueur d’onde , prend naissance au point
O à l’instant t = 0 et se propage à la surface de l’eau avec une célérité v considérée constante. On
suppose qu’il n’y a ni réflexion ni atténuation de l’onde au cours de sa propagation.
L’équation horaire du mouvement du point O s’écrit : yO(t) = asin(2Nt + o) ; t 0.
Les courbes () et (’) de la figure 4 de la page 5/5 représentent deux aspects de deux coupes de la
surface de l’eau par un plan vertical passant par O aux instants t1 et t2 tels que : t = t2 – t1 = 3,75.10-2 s.
1) Justifier que la courbe (’) représente l’aspect de la surface de l’eau à l’instant t2.
2) En exploitant les courbes de la figure 4 de la page 5/5 :
a- préciser la valeur de la longueur d’onde ;
b- déterminer la valeur de la célérité v. En déduire la valeur de N ;
c- déterminer la phase initiale o du mouvement du point O.
3/5
3) On considère un point A de la surface de l’eau, repéré au repos, par son abscisse OA = xA. Le point A
est atteint par l’onde à l’instant t0 tel que : t1 < t0 < t2. Sachant que A vibre en phase avec O :
a- déterminer xA ;
b- déduire t0.
Exercice 3 (2,75 points) « Étude d’un document scientifique »
Quand la matière absorbe de la lumière
La matière peut émettre de la lumière. Le contraire est également vrai : la matière peut absorber de
la lumière. En astronomie, c’est le cas lorsque de la lumière blanche émise depuis la surface du Soleil,
traverse un mince nuage de gaz ou de poussière. Ainsi, au lieu de voir un spectre continu allant du rouge
au violet, les astronomes observent un spectre auquel il manque plusieurs raies de couleurs ; des raies
sombres prenant leurs places.
En 1859 le physicien allemand Gustav Robert Kirchhoff comprend que les raies noires ou
d’absorption correspondent exactement à des raies brillantes émises par certains éléments chimiques.
Malheureusement, il ne comprend pas comment la matière peut absorber de telles raies spectrales.
… En 1913 le physicien danois Niels Henrik David Bohr, crée un nouveau modèle atomique dans
lequel l’atome est fait d’électrons qui occupent des orbites bien spécifiques autour d’un noyau. Selon lui,
lorsqu’un corps froid est chauffé, certains de ses électrons ont tendance à passer d’une orbite peu
énergétique à une orbite plus énergétique. Il propose alors, que c’est sous la forme de « petits paquets
d’énergie » appelés photons, qu’un électron absorbe son surplus d’énergie.
Une telle situation se rencontre dans l’espace lorsque la lumière émise depuis la surface du Soleil
traverse les gaz de l’atmosphère plus froide qui la surplombe. L’atmosphère absorbe en effet une partie
de la lumière blanche émise depuis le Soleil, ce qui produit un spectre de couleurs marqué de raies
noires ou d’absorption, qui sont caractéristiques des éléments chimiques présents dans les gaz.
D’après http://astro-canada.ca
1) En se référant au texte :
a- préciser en le justifiant, si le spectre du Soleil est continu ou discontinu ;
b- justifier la présence des raies noires dans le spectre du Soleil.
2) Dégager du texte ce qui justifie :
- qu’un élément chimique donné émet les mêmes raies qu’il absorbe ;
- que l’énergie d’un atome donné est quantifiée.
3) Représenter le dispositif expérimental permettant d’obtenir le spectre d’absorption d’un élément
chimique donné.
4) Sur la figure 5, on donne les extraits , , et des spectres
de raies brillantes émises respectivement par les éléments
chimiques mercure (Hg), sodium (Na), magnésium (Mg) et 546,1 579,1 615,0 (nm)
hydrogène (H). Sur la figure 6 de la page 5/5 (à compléter par le
candidat et à remettre avec sa copie), on donne un extrait du
spectre solaire, comportant quelques raies sombres et muni d’une 589,6 (nm)
échelle de longueur d’onde .
Compléter en le justifiant, l’extrait du spectre solaire de la figure 6 470,3 517,3 (nm)
de la page 5/5 en indiquant dans chacune des cases vides le
symbole de l’élément chimique correspondant.
434,0 486,1 656,3 (nm)
Figure 5
4/5
Section : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . N° d’inscription : . . . . . . . . . . . . . . . Série : . . . . . . .
Signatures des surveillants
Nom et Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
...........................
.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Date et lieu de naissance : . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . .
-----------------------------------------------------------------------
Épreuve: Sciences physiques - Section : Sciences expérimentales
Session principale )2022)
Annexe à rendre avec la copie
y (mm)
2 ()
x (cm)
-3 0 1 3
-2
y (mm)
2 (’)
x (cm)
-4,5 0 1 4,5
-2
Figure 4
….…. ….…. ….…. ….…. ….…. ….….
Extrait du spectre
solaire
(nm)
400 450 500 550 600 650 700 750
Figure 6
5/5