Département Génie Civil Année académique 2022 – 2023
Cahier de Travaux Pratiques niveaux 1
Noms et Prénoms Etudiant : ………………………………………………………………......
Enseignants : BEYEME OLINGA
ENGBWANG Rémy
AKOUELI
BANECK Roger
Sommaire
Introduction : ........................................................................................................................ 3
TP 1 : ESSAI DE TRACTION (NF EN 10002-1) .................................................................. 4
1. But ................................................................................................................................. 4
2. Principe de l‘essai ......................................................................................................... 4
2.1. Les éprouvettes ......................................................................................................... 4
2.2. Machines à traction et montage éprouvettes ............................................................. 4
2.3. Les résultats de l’essai de traction ............................................................................. 7
2.3.1. Diagramme de traction ........................................................................................... 7
2.3.2. Analyse de la zone de rupture ................................................................................ 8
3. Le matériel d’essai ........................................................................................................ 9
4. Matériaux ...................................................................................................................... 9
5. Mode opératoire ............................................................................................................ 9
6. Travail à faire après le TP: .......................................................................................... 10
TP 2: ESSAI DE COMPRESSION (NFT 51.101) .............................................................. 11
1. But ............................................................................................................................... 11
2. Principe de l’essai ....................................................................................................... 11
3. Matériel ....................................................................................................................... 11
4. Les éprouvettes pour Essais de compression ............................................................. 12
5. Mode opératoire .......................................................................................................... 12
6. Calcul et expression des résultats ............................................................................... 13
7. Travail à faire après TP ............................................................................................... 14
Reférences Bibliographiques: ............................................................................................ 14
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Cahier de TP : RDM
Introduction :
La Résistance des Matériaux (RDM) étudie le comportement du matériau lorsque celui-ci
est en service. Elle permet de prévoir ces comportements pour éviter la rupture, en
choisissant un matériau résistant et minimisant les déformations.
Les TP de RDM permettent à l’étudiant de visualiser, de se familiariser et maitriser les
techniques de détermination de la résistance et des déformations des matériaux de
construction qui sont indispensables pour la construction des bâtiments et des ouvrages en
général et dans l’application des calculs de stabilité des bâtiments.
Dans ce premier module on traitera uniquement de la compression et de la traction simple,
l’étudiant en effectuant ces essais sera capable et en mesure de caractériser les paramètres
physico -mécaniques des matériaux de construction, entre autre le béton, l’acier ou le bois.
Les TP se déroulement dans le laboratoire RDM de l’IUT, l’étudiant, vêtu de la tenue exigée
pour la circonstance, devrait avoir bien lu ce cahier de TP avant d’avoir accès en salle, pour
mieux suivre les explications de l’Enseignant lors de la présentation et le lancement de
l’essai. C’est à ce moment que l’on pose des questions relatives à la manipulation ou à
l’appareillage utilisé.
Les étudiants devront suivre rigoureusement les instructions données dans le cahier de TP
et par l’Enseignant pour mieux réaliser leurs manipulations sans endommager les appareils
mis à leur disposition. A la fin du TP, chaque groupe devra nettoyer l’appareil et ranger tout
le matériel utilisé, puis il rédigera le compte-rendu du TP axé sur les techniques et les
résultats obtenus. Le canevas de rédaction est le suivant :
Introduction;
But et principe de l’essai;
Les résultats obtenus et leur Interpretation;
Conclusion – les acquis et les difficultés rencontrées.
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Cahier de TP : RDM
TP 1 : ESSAI DE TRACTION (NF EN 10002-1)
1. But
L’essai de traction a pour but d’étudier les propriétés fondamentales des matériaux et de
déterminer plusieurs caractéristiques mécaniques, notamment :
L’allongement élastique 𝜺 (en %),
La Résistance à la rupture par traction 𝑹𝒓𝒆 (en MPa),
La limite apparente d’élasticité 𝑹𝒆 (en MPa),
Le Module de Young 𝑬 en MPa),
Le coefficient de striction 𝒁 (en %).
2. Principe de l’essai
A l’aide d’une machine de traction (Figure 2), on soumet une éprouvette (cylindrique ou
prismatique) (Figure 1) de forme et de dimensions normalisées, à une force de traction 𝑭⃗
croissante, agissant dans son axe longitudinal, et de manière progressive et lente (sans
choc).
La traction sur l’éprouvette se fait à vitesse constante, jusqu’à la rupture.
La machine de traction est dotée d’un dispositif permettant Durant tout l’essai d’enregistrer
l’évolution de l’effort 𝑭⃗ de Traction en fonction de l’allongement ∆L de la longueur initiale de
l’éprouvette.
2.1. Les éprouvettes
Les éprouvettes utilisées sont soient de forme cylindrique, de section circulaire, soit de
forme prismatique, de section rectangulaire.
𝑙 est la longueur calibrée, elle correspond à la longueur utile de l’éprouvette, terminée par
deux têtes destinées à la fixation et ayant une section plus importante pour éviter la rupture
dans les parties fixée dans les mâchoires de la machine.
Pour les éprouvettes cylindriques normalisées : 𝑙 = 100 𝑚𝑚 𝑜𝑢 50 𝑚𝑚 ; 𝑑 = 10𝑚𝑚
2.2. Machines à traction et montage éprouvettes
On monte l’éprouvette entre les deux mors de la machine de traction (Figure 3), au moyen
de dispositifs en rotule assurant le centrage de da la charge.
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Cahier de TP : RDM
La machine de traction est constituée d'un bâti robuste à deux colonnes portant une traverse
mobile (Figures 2,4,5). La Traverse mobile est souvent entrainée par un système
électromécanique à deux vis latérales lui-même entraînée par un moteur à courant continu
servocontrôlé pour une application régulière et constante de la charge.
La liaison entre les vis et le réducteur s’effectue en général par poulies et courroie crantée.
La vitesse du mors mobile, en général constante, peut être réglée (valeur typique : 10
mm/min).
L'éprouvette de traction, vissée ou enserrée entre des mors, selon sa géométrie, est
amarrée à sa partie inférieure à la base de la machine et à sa partie supérieure à la traverse
mobile (dans le cas d'une machine mécanique) ou au vérin de traction (dans le cas d'une
machine hydraulique).
Le déplacement de la traverse vers le haut réalise la traction. Une machine de traction
comporte une cellule de charge (capteur de force et capteur d’allongement) qui permet de
mesurer l'effort appliqué à l'éprouvette et le déplacement de l’éprouvette.
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Cahier de TP : RDM
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Cahier de TP : RDM
2.3. Les résultats de l’essai de traction
Les valeurs mesurées directement lors d'un essai de traction sont la force 𝑭⃗ et
l’allongement 𝛿, Plutôt que les contraintes 𝝈 et la déformation 𝜺.
2.3.1. Diagramme de traction
Pour tracer Le Diagramme contraintes-déformations, on devra déterminer la contrainte
(contrainte nominale) 𝝈, tel que :
𝑭
𝝈=
𝑺𝟎
De même la déformation 𝜺se réfère à la longueur initiale 𝒍𝟎 de la partie délimitée par
l’extensomètre (déformation nominale), tel que :
𝜹
𝜺=
𝒍𝟎
Le dispositif numérique associé à la machine de traction permet donc de tracer pendant
l’essai de traction la courbe de traction (Figure 6) et déduire les diagrammes contraintes –
déformation ( Figure 7)
Les caractéristiques déduites :
a) Le module d’élasticité ou Module de YOUNG
Le module de Young est défini comme la pente de la ligne droite partant de l'origine du
diagramme. Sa détermination par un essai de traction nécessite impérativement un
extensomètre de bonne précision car la rigidité finie (limitée), même de la machine la plus
robuste, est susceptible de modifier cette pente.
b) La limite élastique 𝑹𝐞
Elle marque la fin de la zone élastique. Dans cette zone les déformations sont réversibles.
Pour la sécurité de la construction on peut ainsi fixer la limite conventionnelle d'élasticité à
la contrainte maximum applicable qui laisse, après décharge, une déformation permanente
(plastique) de 0,2 % (𝑅 . ) (Figure 7)
c) La résistance à la traction 𝑹𝒎
C'est la charge appliquée au maximum de la courbe F=f(𝛿) divisée par la section initiale
𝑆 , c’est le maximum de la contrainte nominale.
d) La limite de rupture 𝑹𝒓
Elle caractérise la résistance à la rupture du matériau (Figure 8)
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Cahier de TP : RDM
e) L’Allongement à la rupture 𝛆𝒓
C'est la déformation nominale (allongement divisé par la longueur initiale L0) après rupture
exprimée en % (voir figure 8).
En raison de la localisation de la déformation, la majeure partie de l'allongement ne provient
que d’une fraction de la longueur 𝑙 . La valeur de 𝛆𝒓 est donc d'autant plus petite que
l'éprouvette est longue.
f) Le Coefficient de striction Z
𝑺𝟎 𝑺𝒇
Contraction (étranglement) locale à l'endroit de la rupture défini par : 𝒁 =
𝑺𝟎
𝑺𝟎 : Aire initiale 𝑺𝒇 : Aire finale de la section de cassure.
2.3.2. Analyse de la zone de rupture
L’interprétation de la zone de rupture, nous permet de comprendre le comportement à la
rupture et de déduire l’homogénéité du matériau (Figure 9).
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Cahier de TP : RDM
3. Le matériel d’essai
Machine hydraulique d’essai universelle.
Eprouvette métallique normalisée.
Pied à coulisse pour mesurer précisément les dimensions.
Carnet d’essai.
4. Matériaux
Eprouvettes cylindriques ou prismatiques en matériau à tester.
5. Mode opératoire
Prendre les mesures de l’éprouvette.
Tracer un trait au marqueur en travers de l’éprouvette, à 30mm des bords.
Placer l’éprouvette au centre du mors inférieur et la serrer légèrement;
Vérifier et corriger la verticalité de l’éprouvette;
Descendre le mors supérieur pour obtenir une longueur libre.
serrer le mors supérieur et le mors inférieur complètement
lancer l’essai automatique;
surveiller le bon déroulement de l’essai ;
stopper l’essai après rupture de l’éprouvette ou en cas d’incident (en cas de bon
déroulement, l’essai s’arrête automatiquement).
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Cahier de TP : RDM
Analyser la forme de la zone de rupture.
Récupérez l’éprouvette et mesurez l’aire 𝑆 de la section minimale ultime après
rupture.
Exploiter les données de l’essai et tracer la courbe de traction 𝐹 = 𝑓(∆𝑙)
6. Travail à faire après le TP:
rédiger le rapport en répondant aux questions suivantes:
a) Tracez la courbe donnant la variation de la force F en fonction de
l’allongement ∆L.
b) Analysez cette courbe en la distinguant en zone : élastique, plastique et de
rupture.
c) Précisez les forces suivantes :
Fe : la charge à la limite apparente d’élasticité.
Fmax: la charge maximale atteinte.
d) compléter le tableau Force – Allongement suivant le modèle ci-après:
Force allongement Contrainte 𝝈 = Déformation 𝜺 =
𝑭 ∆𝑳
𝑺𝟎 𝑳
….. ….. ….. …..
e) Tracer la courbe 𝜎 = 𝑓(𝜀)
f) Comparer les deux courbes
g) Déterminez la limite apparente d’élasticité 𝑅 = 𝐹 /𝑆 (avec 𝑆 : aire de la
section
initiale).
h) Précisez la déformation qui correspond à 𝑅 . Que présente cette
déformation?
i) Calculer le module d’élasticité ou module de Young (tangente de la zone
élastique).
j) Déterminez la résistance à la traction : 𝑅 = 𝐹 /𝑆 .
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Cahier de TP : RDM
TP 2: ESSAI DE COMPRESSION (NFT 51.101)
1. But
L’essai de compression a pour but d’étudier les propriétés fondamentales des matériaux
et de déterminer plusieurs caractéristiques mécanique, notamment l’allongement élastique
(en %), la résistance à la rupture par compression (en MPa), la limite apparente d’élasticité
(en MPa), le module de Young (en MPa) et le coefficient de striction (en %).
2. Principe de l’essai
Cet essai consiste à appliquer un effort de compression à un échantillon reposant sur une
surface indéformable. Cette sollicitation provoque un écrasement de l’éprouvette à tester.
On mesure simultanément les contraintes et déformations au cour de l’essai.
La norme définie entre autre :
La contrainte de rupture
La contrainte au seuil d’écoulement
La déformation à la rupture
La déformation au seuil d’écoulement
Pour obtenir des résultats comparatifs en compression il est nécessaire d'employer des
éprouvettes de forme, de dimensions et de mode d’obtention identique, et de les soumettre
aux essais dans des conditions bien définies de traitement préalable, de température,
d'humidité et de vitesse de mise en charge.
3. Matériel
La machine d'essai est du type à vitesse de compression constante, elle est constituée de :
un plateau fixe
un plateau mobile
un mécanisme d'entraînement de mouvement uniforme en vitesse contrôlée
un indicateur d'effort
Indicateur de déformation
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Cahier de TP : RDM
4. Les éprouvettes pour Essais de compression
Les éprouvettes doivent être constituées d'un cylindre droit, d'un prisme droit ou d'un tube
droit. Les extrémités des éprouvettes doivent être parallèles et perpendiculaires à la
direction de l’application de l'effort.
Sauf spécification contraire, la hauteur des éprouvettes, en fonction des dimensions de leur
section droite, doit être égale à h
Dans le cas où un flambage des éprouvettes se produit au cours de l'essai le rapport
d'effilement doit être réduit ce qui conduit à des éprouvettes de hauteur h1.
5. Mode opératoire
S’il s’agit d’une presse traction/compression, Installer le dispositif de compression de
la machine d'essais entre traverse inférieure et traverse fixe, entre autre :
Enlever des objets installés éventuels.
Tourner la roue à main jusqu'à la butée et pousser le bâti d'essai complètement en
bas.
Insérer la plaque de compression dans la traverse inférieure.
Monter le poinçon de compression sur la traverse fixe avec la tige filetée et l'écrou
moleté. Serrer l'écrou moleté à la main.
Si l'on tourne la roue à main, le poinçon de compression et la plaque de compression
doivent se toucher. Sinon : dévisser la broche un peu du cylindre hydraulique.
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Cahier de TP : RDM
S’il s’agit d’une presse pour essai de compression (Figure 10), vous rassurer que les
plaques sont planes horizontales et propre.
Examiner les faces extrêmes de l’éprouvette et rassurer vous qu’elles sont planes
pour bien repartir les efforts, sinon,
Rectifier les éprouvettes par surfacage au soufre (éprouvettes de béton),
Mettre en place et bien centrer l'éprouvette sur le plateau de la presse.
Baisser la plaque poinçon mobile jusqu’au contact de la face supérieur de
l’éprouvette avec la face de la presse et précontraindre légèrement l’éprouvette,
Règler la machine ou Mettre à zéro l'aiguille entraînée de l'affichage de force (pour
les presses manuelles),
Serrer le comparateur à cadran et le capteur de déplacement (pour les presses
manuelles),
On met la presse en marche, et celle-ci applique un chargement progressif sur les
éprouvettes à une vitesse de 0,50KN/s jusqu’à rupture ou bien fissuration des
éprouvettes.
Pour les machines automatiques, les résultats sont obtenus sous forme de tableau sur
l’ordinateur ou le cadran associé et éventuellement la courbe 𝑭 = 𝒇(𝜹) 𝒐𝒖 𝝈 = 𝒇(𝜺).
Pour des presses manuelles, la force maximale et l’allongement final restent affichés sur les
cadrans.
6. Calcul et expression des résultats
L’éssai se fait sur plusieurs éprouvettes et à la fin on peut déterminer pour chaque
éprouvette la contrainte maximale
𝑭
𝝈𝒊𝒎𝒂𝒙 = 𝑺𝒊,𝒎
𝟎
𝜹
La déformaton: 𝜺=
𝒍𝟎
On trace la courbe contraintes-déformation et on déduit le module d’élasticité en
compression 𝑬𝒄 .
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Dans le cas de la compression du Béton, On détermine la contrainte moyenne en tenant
compte de l’écart:
∑𝒏
𝒊 𝟏 𝝈𝒊
Contrainte moyenne: 𝝈𝒎 =
𝒏
∑𝒏
𝒊 𝟏(𝝈𝒊 𝝈𝒎 )
𝟐
Ecart: 𝒔=±
𝒏 𝟏
La Contrainte finale: 𝝈𝒄𝒋 = 𝝈𝒎 − 𝟎. 𝟖𝒔
7. Travail à faire après TP
À partir du tableau des données de l’essai d’écrasement des éprouvettes 16x32 cm, de la
presse STDE du Laboratoire de Génie Civil, rédiger le rapport en répondant aux question
suivantes:
1. Tracer pour chaque éprouvette la courbe contrainte déformation (vous servir d’Excel)
2. Déterminer pour chaque éprouvette la charge maximale 𝐹 et la contrainte
maximales 𝜎
3. Vérifier la classe de résistance du béton de ces éprouvettes (Classe initiale C20/25)
Références Bibliographiques:
FANCHON J.L. Guide de mécanique, Sciences et technologies industrielles :
Statique, Cinématique, Dynamique, Résistance des matériaux, Élasticité, Mécanique
des fluides, Editions Nathan, 9 Rue Méchain 75014 Paris, 1996
E. WIRQUIN, J. PAN, Travaux Pratiques de Matériaux, Cours Master 1 GCI,
Université d’Artois, 2014.
Norme DIN EN ISO 6892-1, Essai de Traction sur matériaux métalliques, 2016
Norme NF EN 12390-3, Essai pour béton durci – partie 3 – Résistance à la
compression des éprouvettes, Juin 2019.
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