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Memoire Version 1

Le document traite de l'importance de l'énergie électrique pour le développement industriel, en mettant en lumière les défis liés aux délestages et à la surfacturation auxquels fait face l'Huilerie d'EDOU en République du Congo. Il explore comment l'énergie solaire pourrait offrir une solution viable pour alimenter cette huilerie et présente une méthodologie pour dimensionner une centrale solaire photovoltaïque. Enfin, il aborde les aspects techniques, économiques et environnementaux de ce projet.

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Memoire Version 1

Le document traite de l'importance de l'énergie électrique pour le développement industriel, en mettant en lumière les défis liés aux délestages et à la surfacturation auxquels fait face l'Huilerie d'EDOU en République du Congo. Il explore comment l'énergie solaire pourrait offrir une solution viable pour alimenter cette huilerie et présente une méthodologie pour dimensionner une centrale solaire photovoltaïque. Enfin, il aborde les aspects techniques, économiques et environnementaux de ce projet.

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INTRODUCTION GENERALE

1. Problématique

L’énergie électrique est à tous égards un facteur inconditionnel de développement, pour


ne pas dire la clé maitresse de tout processus industriel. Son importance n’est plus à
démontrer. Partant des petites applications domestiques entre autre (le chauffage, la
climatisation, les appareils électroménagers, l’éclairage) à l’industrie, elle reste
incontournable.

La distribution de cette énergie se fait aux travers est faite à travers de différents
réseaux électriques. Toutefois, force est de constater que la quasi-totalité de ceux-
ci s réseaux électriques connaissent dans une certaine mesure, des problèmes
liés au déficit énergétique, causes créant un de déséquilibre entre l’offre et la
demande. Pour essayer de maintenir l’équilibre entre ceux-ci, les exploitants du
des réseaux électriques procèdent au délestage1.

Du fait de ces délestages, l’insécurité énergétique se ressent presque dans toutes les
localités. Les populations comme les entreprises y sont toutes concernées. Ceci est
également aussi vrai pour l’Huilerie d’EDOU à OYO en République du Congo.

En effet, alimenté par un poste HTA/BT, cette Huilerie possède peut aussi être alimenté
par un groupe électrogène de secours, ceci pour assurer la continuité de service en cas
de coupure.

Néamoins, l’huilerie est bien souvent confrontée aux deux problèmes décrit ci-dessous
selon qu’elle est alimentée par le secteur ou par le groupe de secours :

sources se trouve bien confronté face à deux problèmes décrit ci-dessous :

Lorsque l’Huilerie est alimentée en énergie électrique sans discontinuité à partir du poste
privé HTA/BT, elle reçoit des factures d’électricité très salées.

Si elle est alimentée à partir de la source de secours, le groupe électrogène engendre


quant à lui des coûts supplémentaires liés à l’achat des combustibles, à la maintenance
et les frais du personnel (prime de panier, heures supplémentaires etc.)

Face à cette triste réalité, les questions suivantes se posent avec acquitté :

 Comment l’énergie solaire peut-elle s’avérer salvatrice ?


 Comment dimensionner une centrale solaire PV servant d’appoint ?

1
Coupure volontaire et momentanée de la fourniture d’électricité sur une partie du réseau
 Quelles sont les précautions à prendre pour que celle-ci fonctionne dans les
conditions optimales ?
 Quel est le rôle de l’Ingénieur dans ce processus ?

Telles sont les questions qui trouveront les réponses dans les lignes qui suivent.

2. Choix et intérêt du sujet

Les délestages, la surfacturation surconsommation et les surcoûts d’exploitation sont les


maux qui rongent les activités et par ricochet la vie même de l’Huilerie d’EDOU à OYO. Il
est tout à fait normal et naturelle que ce sujet porte un intérêt particulier pour nous.

Son intérêt tient au fait que son fonctionnement continuera à desservir les habitants
d’Oyo et ses environs en huile de bonne de qualité et ses dérivées ; les emplois seront
maintenus ce qui évitera l’augmentation du taux de chômage qui entraine la délinquance.

Qui plus est, aborder ce thème nous permet d’affronter des nouveaux horizons et les
travaux peut pourront servir de modèle pour les générations futures.

3. Méthodologie

Les méthodes systémique et descriptive nous ont aidé dans l’élaboration de ce travail.
En effet, la première méthode nous a permis de réunir les informations nécessaires à
travers une documentation fournie. La deuxième a servi à la description de décrire les
différents phénomènes et les faits en rapport avec le projet.

Ces méthodes ont été soutenues par les techniques d’interview, d’enquête,
d’observation et la recherche sur internet.

4. Délimitation du sujet

Ce projet consiste à dimensionner les équipements de la centrale solaire Photo voltaïque


(PV) destinée à alimenter uniquement l’Huilerie d’EDOU et à préciser leurs spécifications
techniques.

L’étude de la viabilité sur le plan technique, économique et environnementale est aussi


envisagée.

5. Subdivision du travail
Outre l’introduction et la conclusion, nous avons structuré ce travail est structuré de la
manière suivante :

 Chapitre 1. Etat de l’art sur les systèmes solaires photovoltaïques. Ce chapitre


aborde des notions théoriques de base partant de l’énergie solaire passant par sa
transformation en électricité ainsi que sa constitution pour chuter par les applications.

 Chapitre 2. Présentation de l’Huilerie d’EDOU et évaluation de ses besoins


énergétiques. Une brève aperçue historique annonce le chapitre. Ensuite sont
abordés nous abordons les aspects organisationnels de l’Huilerie avant d’en
déterminer les besoins en énergie.

 Chapitre 3. Dimensionnement des équipements de la centrale solaire


photovoltaïque. C’est le cœur même du travail. Nous effectuons le choix de
l’ensemble des équipements qui constituent la centrale y compris leurs spécifications
techniques.

 Chapitre 4. Etude de viabilité économique et environnementale du projet. Cette


partie se termine par l’utilisation d’un logiciel d’analyse des projets des énergies
renouvelables du nom de Retscreen international pour voir à quel point notre projet
est bancable sur les aspects économico-environnementaux.
CHAPITRE 1 : ETAT DE L’ART SUR L’ENERGIES SOLAIRE

Plusieurs auteurs ont abordé le domaine de l’énergie solaire. En ce qui nous concerne, il
est important de connaitre la source de notre énergie qui est le soleil ainsi que, ses
principes généraux.

Une installation dans laquelle l’énergie lumineuse du soleil est transformée d’une
manière directe en énergie électrique est bel et bien une centrale solaire photovoltaïque,
appelé autrement « système photovoltaïque ».

1.1. Le soleil
1.1.1. Définition
Le soleil, est une étoile la plus proche de la planète terre, c’est l’astre autour du quel
tourne notre planète, la terre. Le soleil Il est l’astre qui donne la lumière et la chaleur à la
terre, c’est aussi lui qui et rythme la vie à sa surface.

Figure 1.1 Une vue du soleil


1.1.2. Composition du soleil
Le soleil est une boule hétérogène composée de 87 % d’hydrogène, 12 % d’hélium et 1
% des éléments lourds dont les plus abondants sont le carbone, l’Azote, l’Oxygène et le
Néon.

1.1.3 types de rayonnement solaire


Le soleil est une sphère qui est composée tel que décrit sur l’image ci-dessous, d’un
noyau
Et de trois couches dont :
La photosphère ;
La chromosphère ;
La couronne solaire.
 Le noyau
Au centre du soleil où se crée l’énergie par réaction thermonucléaire, la température
atteint des millions de degrés Celsius et la pression des milliards d’atmosphère.

 La photosphère
C’est la couche solaire dans laquelle est émise la presque totalité de rayonnement. Son
épaisseur est d’environ 3OO km, l’ordre de grandeur de température est de 4500 °K et la
pression est de 1/100 atmosphères.
 La chromosphère
C’est la couche moyenne de l’atmosphère solaire dans laquelle la température est de
l’ordre d’un million de degrés Celsius, mais le rayonnement émis est très faible. C’est la
région de faible densité où la matière est diluée.

 La couronne solaire
C’est l’atmosphère diffuse entourant le soleil qui est essentiellement constitué des gaz
très dilués et très chaud, (à 1,5 millions de degrés Celsius). C’est la couche solaire
observable pendant les éclipses où à l’aide du coronographe (instrument d’étude de la
couronne solaire).
Elle émet de rayonnement de couleur rose, orange dont l’éclat est beaucoup plus faible
que celui de chromosphère.
Elle est le siège de rayonnement solaire que reçoit la terre.
Le soleil est une sphère de diamètre de l’ordre de 1.391.000 km (100 fois celui de la
terre) sa densité moyenne est de 14.000 kg/m3. Sa masse volumique par rapport à la
terre est de 550 kg / m3. Sa masse est de l’ordre de 1,99.1030 kg (330.000 fois plus
grande que celle de la terre).

Il est séparé de la terre d’une distance de 149.450.000 km sa surface est de l’ordre de


610,18. 1016 m2.
1.1.4 Géométrie du soleil
 Age : 4,6 milliards d’années ;
 Masse : 1,989 milliards de milliards de kilogrammes (soit 1,99. 103 kg) ;
 Température en surface : 600 °C ;
 Température au centre : 15 millions de degrés Celsius ;
 Température de la couronne solaire : 1 million de degrés Celsius ;
 Luminosité (puissance de rayonnement) : 385 millions de milliards de milliards de
watts (soit 3,85. 1026 W).

Figure 1. 2 Rayonnements salaires

1.1.3. Appareils de mesure de rayonnement solaire


Plusieurs appareils sont pour la mesure de rayonnement solaire parmi lesquels nous
citons :
 L’héliographe de camp beau stockes ;
 Le pyromètre à distillation de baillant.

1.1.4. Caractéristiques physico-chimiques


Dans le temps actuel de connaissance, le soleil apparait comme une sphère
incandescente ayant comme caractéristiques les éléments ci-après :

 Diamètre : 1.395.000 km ; (celui de la terre à l’équateur 12.756 km c’est-à-dire 109


fois plus petit).
 Densité : 1,41 g/cm3
 Masse : 103 km
 Volume par rapport à la terre 1300000 fois grand
 Composition chimique : 85% d’hydrogène, 14,8% d’hélium, 0,2% divers (le soleil est
une boule gazeuse par conséquent).
 Température en son noyau : 15 à 20.106 °c. cela provient d’une réaction
thermonucléaire parfaite.
1.1.5. SPECTRE SOLAIRE
 Infrarouge longueur d’onde (λ)
 Proche 0,78μm- 3μm
 Moyen 3u- 50μn
 Lointain 50un- 5m

 Ultraviolet longueur d’onde (λ)

 Proche 0,3μm- 0,4μm


 Moyen 0,2μm-0,3μm
 Lointain 0,122μm- 0,2μm

On remarque que c’est dans le domaine du rayonnement visible que l’énergie reçue est
la plus grande. Compte tenu de la distance qui sépare le soleil et la terre, il est
pratiquement contenu dans un cylindre.

1.1.6. Impacte du soleil sur la terre


Le soleil est à l’origine du cycle d’eau, sur la règle végétale dont dépend la règle le règne
animal. On l’utilise également en transformant en Il contribue au cycle de développement
des plantes énergie chimique via la photosynthèse.

Le rayonnement solaire peut être transformé grâce à divers procédés pour en une autre
forme d’énergie utile pour l’activité humaine, notamment en chaleur, en électricité ou
biomasse. Par extension, l’expression « énergie solaire » est souvent employée pour
designer l’électricité ou la chaleur obtenue à partir de cette dernière.
En tenant compte de la surface terrestre sous-fondue par ce grand cercle (plus ou moins
12710 km), on évalue à 1,78.1014 kW la puissance incidente interceptée et qui
correspond à une énergie annuelle de 1,56.1018 kWh soit 15,616.1024 j.

Les chiffres qui viennent d’être ci-haut présentés ne tiennent pas compte de l’influence
de l’atmosphère. Sur 100% de rayonnement solaire tombant sur la surface terrestre
environ :

 30% de l’énergie incidente est immédiatement, réfléchie vers l’espaces ;


 47% absorbés par l’atmosphère, par les surfaces des continents et des océans
et ensuite rayonné dans l’espace sous forme d’onde infrarouge.
 22,787% sont utilisés par le cycle hydrique : évaporation, convection, précipitation
et écoulement de surface de l’eau.
 0,2% entraine les mouvements de convection et les courants atmosphériques et
océaniques ainsi que les vagues des océans.
 0,2% est absorbés par la chlorophylle des plantes vertes : elle devient par la
photosynthèse, la source essentielle de l’énergie nécessaire à la croissance de
toute la vivante.

Le soleil notre astre du jour, a toujours intrigué les savants. Les écrits les plus recules de
l’histoire et même les monuments préhistoriques disent parlent du soleil qu’il existe
depuis 4 à 5 milliards d’années. Ce soleil semble être une source d’énergie inépuisable.

1.1.7. Technique pour capter l’énergie solaire


La technique pour capter directement une partie de cette énergie sont disponibles et sont
constamment améliorées. On peut distinguer le solaire photovoltaïque, le solaire
thermique et la solaire thermodynamique.

1) Panneaux solaires photovoltaïques

Les panneaux solaires photovoltaïques (PV) utilisent l'énergie du


soleil pour générer un flux d'électricité. C'est aujourd'hui la méthode
la plus couramment adoptée pour capter l'énergie solaire. Ces
panneaux, dont la taille varie de quelques centimètres carrés à
plusieurs mètres carrés, sont constitués d'un grand nombre de
cellules

2) Captage d'énergie thermique : l'énergie des radiations


électromagnétiques

Le soleil produit un large spectre de radiations de différentes


longueurs d'onde, notamment l'infrarouge. Ce spectre transfère
efficacement l'énergie thermique à des corps capables de l'absorber.
3) Chauffe-eaux solaires

Le chauffe-eau solaire est un excellent exemple d'application de


captage de l'énergie solaire thermique couramment utilisée sous tous
les climats ensoleillés du monde. Cette version ultra simple d'un
système de chauffage de l'eau par le soleil utilise une pompe pour
faire circuler de l'eau froide à travers un panneau de couleur noire.
Cela ressemble visuellement à un panneau solaire photovoltaïque.

4) Chauffe-eau solaire à tubes sous vide

Certains systèmes de chauffe-eaux solaires plus évolués et plus


efficaces utilisent des tubes sous vide et des tuyaux chauffants
autonomes pour transférer l'énergie thermique à une cuve
secondaire. Le tube sous vide laisse pénétrer l'énergie rayonnante
dans le système, mais toute l'énergie transformée en énergie
thermique est contenue dans le tube. Le tuyau chauffant absorbe
cette énergie et la transfère à une large cuve d'eau. Ces systèmes
sont nettement plus efficaces pour chauffer l'eau pendant les mois
froids car le tube sous vide ne laisse s'échapper que de faibles
quantités d'énergie thermique, ce qui permet de convertir la quasi-
totalité de l'énergie rayonnante en énergie thermique.
5) Énergie solaire à sel fondu

Figure1. 3 mouvement de la terre autour du soleil

1.1.7. Conversion de l’énergie solaire en électricité


La conversion d’énergies permet le passage d’une forme d’énergie en une autre forme,
et il reste à savoir que la conversion de l’énergie s’accompagne toujours des pertes
d’énergie. Pour se faire il est nécessaire de disposer une source d’énergie primaire qui
peut être le soleil, un générateur qui est le module photovoltaïque.
1.1.7.1 Capteurs solaires thermiques
Il absorbe le rayonnement solaire puis le convertit en énergie thermique (chaleur)
transmise grâce à un fluide caloporteur. Ce fluide peut être de l’air qui circule et
s’échauffe au contact de tubes absorbeurs ou de l’eau qui passe et se chauffe dans des
tubes.

Ce capteur est composé de :

 D’absorbeurs : autrement dit de tubes placés entre une plaque de verre et une
couche d’isolant.
 Plaque de verre : va permettre d’augmenter la température dans le coffre par
effet de serre.

 L’isolant : va limiter les déperditions de chaleur à l’extérieur de ce coffre.

 Les tubes-absorbeurs : en cuivre sont chauffés au contact des rayons du soleil.


A l’intérieur circule le liquide caloporteur (eau) qui se charge en chaleur laquelle
est ensuite transmise au chauffe-eau ou circuit de chauffage. La température
obtenue à l’intérieur des tubes va de 30 à 70°C.
Figure 1. 4 Cellule solaire thermique

1.1.7.2. Capteurs solaires photovoltaïque


Les systèmes photovoltaïques utilisent des cellules pour convertir l’irradiation solaire en
électricité. Celles-ci sont constituées de plusieurs couches de matériau semi-conducteur,
la plupart du temps du silicium. Un champ électrique se crée à travers les couches
lorsque la lumière atteint la cellule, ce qui déclenche le flux électrique.
Plus la lumière est intense, plus le flux électrique est important. Néanmoins, la lumière
du jour suffit à déclencher le processus de production d’électricité, même si le soleil est
obscuré par quelques nuages.

Figure 1.5 module photovoltaïque


1.1.8. Energie solaire photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie renouvelable produit à partir du
rayonnement solaire ou encore elle est obtenue en convertissant une partie de l’énergie
du rayonnement solaire en énergie électrique.

Figure 1.6 De l’énergie solaire à l’énergie électrique


1.2. Principe de fonctionnement d’une cellule solaire photovoltaïque
Une cellule photovoltaïque est un dispositif semi-conducteur généralement à base de
silicium. La taille de chaque cellule va de quelque centimètre jusqu’à 100 cm², sa forme
est circulaire carrée ou dérivée des deux géométries. Elle est réalisée à partir de deux
couches, une dopée P et l’autre dopée N créant ainsi une jonction PN avec une barrière
de potentiel. Lorsque les photons sont absorbés par le semi-conducteur, ils transmettent
leurs énergies aux atomes de la jonction PN de telle sorte que les électrons de ces
atomes se libèrent et créent des électrons (charges N) et des trous (charges P). Ceci
crée alors une différence de potentiel entre les deux couches. Cette différence de
potentiel est mesurable entre les connexions des bornes positives et négatives de la
cellule.

Figure 1.7 Structure d’une cellule photovoltaïque.


1.2.1. Technologie et Fabrication des cellules Photovoltaïques
Etant donné que le fonctionnement d’un capteur photovoltaïque ne génère pas de
nuisance particulière, Il est donc utile de connaître les techniques de fabrication afin de
bien identifier d’où proviennent et comment sont utilisés les différents flux de matières et
d’énergie mis en jeu. Cette partie déroule les étapes de fabrication d’un processus
standard, c’est-à-dire le plus établi, bien que chaque industriel développe ses propres
variantes.

Figure 1.8 Enchaînement des étapes de fabrication d’un module photovoltaïque au


silicium cristallin.

Raffinage du silicium, cristallisation de silicium et mise en forme des plaques, fabrication


des cellules et assemblage des cellules. Comme on le voit sur la figure 11, un certain
nombre d’étapes est nécessaire pour passer du quartz au module photovoltaïque fini. Le
raffinage du silicium se fait en deux phases : tout d’abord l’extraction du silicium du
minerai de quartz, puis la purification de ce silicium par diverses techniques. Une fois
purifié, il sera mis sous forme de plaques et rendu actif par une succession de
traitements spécifiques. Les cellules photovoltaïques seront alors assemblées et
montées dans des modules.
93% du marché photovoltaïque était encore basé sur les technologies silicium vu son
abondance (polycristallin, monocristallin et ruban).

Le silicium, deuxième élément de la croûte terrestre, est obtenu à partir de silice ou


oxyde de silicium SiO2 contenu dans le quartz ou le sable, dont les réserves planétaires
sont abondantes. Pour la filière solaire, il servira à la fabrication du silicium de qualité
solaire. Les principaux fabricants sont Grupo Ferroatlantica SL, Globe Specialty Metals
Inc., Elkem AS, Dow Corning Corp. et AMG Advanced Metallurgical Group NV.2

2
HESPUL. Energie renouvelables et efficacité énergétique.
A ce stade de la fabrication sont mis en jeu des savoir-faire propres à l’industrie
photovoltaïque.

Figure 1.9 Du quartz au module photovoltaïque

Le silicium solaire ou poly-cristallin va être encore une fois fondu et resolidifié en lingots
ou ruban dans lesquels seront découpées les plaques de silicium. Ces plaques subiront
quant à elles des transformations qui leur permettront de convertir l’énergie lumineuse en
énergie électrique.
Puis elles seront reliées entre elles et protégées des intempéries dans un module
photovoltaïque.3
 Cellules au silicium monocristallin

Le silicium a été choisi pour réaliser les cellules solaires photovoltaïques pour ses
propriétés électroniques, il est caractérisé par la présence de quatre électrons sur sa
couche périphérique. Dans le silicium solide, chaque atome est lié à quatre voisins, et
tous les électrons de la couche périphérique participent aux liaisons.
Lors de la phase du refroidissement, le silicium préalablement fondu se solidifie pour
former un cristal uniforme de grande taille. Cette plaque de cristal est ensuite découpée
en fine tranches pour concevoir les cellules photovoltaïques. La structure homogène de
cristal lui confère une couleur bleu uniforme. Elle est plus réactive que son équivalente
poly cristalline, la cellule monocristalline commence à produire aux premiers rayons de
soleil tout en affichant une tension supérieure à ensoleillement égal. Le panneau
photovoltaïque monocristallin se caractérise par :4
 Un coût de production et d’acquisition un peu plus élevé
 Un rendement de 16 et 24 % (3 % supérieur à son équivalent polycristallin) ;
 Fonctionnement optimal dans les régions froides et ensoleillées ;
 Bonne résistance à la chaleur ;
 Excellente durabilité (jusqu’à 50 ans) ;
 Neutre pour l’environnement et aisément recyclable.
3
Google : www.photovoltaïque.info.
4
Google : www.pacte-énergie-solidarité.fr
Figure 1.10 Cellule photovoltaïque à silicium monocristallin
 Cellules au silicium polycristallin (ou multicristallin)
Dans le cas de cellule solaire poly-cristallin, la cristallisation est beaucoup moins
complexe. Le silicium liquide est tout simplement coulé dans des cuves pour se refroidir
lentement voir une dizaine d’heures.
Le lingot se refroidi en un agrégat de multi-cristaux. Cela explique cet aspect particulier,
la couleur est bleue mais non uniforme en forme de mosaïque de cristaux.
Les cellules poly-cristallines offrent un rendement surfacique légèrement moins élevé. Le
rendement de conversion est plus faible, la production d’énergie démarre plus tard dans
la journée et ne disposent pas toujours une meilleure tenue à la température.
Figure 1.11 Module photovoltaïque poly-cristalline
 Cellule au silicium tandem

La cellule photovoltaïque tandem est le résultat d’une combinaison de deux cellules


(couche mince de silicium amorphe sur silicium cristallin) absorbant dans des domaines
spectraux différents, on améliore le rendement théorique par rapport à des cellules
simples distinctes, qu’elles soient amorphes, cristallines ou microcristallines. Cette
technologie est très prometteuse car elle vise à améliorer le rendement des cellules
photovoltaïque.

Figure 1.12 Cellule photovoltaïque au silicium tandem


 Cellules au silicium amorphe

Module au silicium amorphe : ils sont aussi à base de silicium, mais contrairement aux
modules précédents, ce matériau n’a pas de structure cristalline. Son rendement
maximal obtenu dans le laboratoire est de 13 %, et de 8 % pour les modules
commercialisés. Ils sont moins utilisés. (Ils s’appellent aussi modules à couche mince).
Figure 1.13 Module au silicium tandem
1.2.2 De la cellule au champ photovoltaïque
Les cellules sont les éléments du module dans laquelle cette conversion de rayonnement
en électricité se passe, pour un module on a 20 ou plus des cellules selon la taille du
module. L’assemblage connecté en série/parallèle de plusieurs modules, nous donne
un champ photovoltaïque qui peut produire jusqu’à plusieurs Mégawatts.

Figure 1.14 Champ de modules photovoltaïques


1.3. Composantes d’un système solaire photovoltaïque
Les systèmes solaires photovoltaïques sont composés de:

 Module photovoltaïque ;
 Régulateur de tension ;
 Système de stockage ;
 Conducteurs ;
 Convertisseur de tension ou onduleur ;
 Protection.
Figure 1.15 Composantes d’un système solaire photovoltaïque
1.3.1. Le champ solaire
Comme dit précédemment, Un champ photovoltaïque suppose un nombre des modules
photovoltaïques interconnectés en série ou en parallèle en vue de générer une tension
continue (DC) ayant deux polarités (positif/ négatif), une tension [Uoc] et une intensité
[Icc]. Il est ensuite relié aux entrées DC d’un onduleur qui va générer les paramètres et
en optimisant la production de l’énergie électrique.

Figure 1.16 Champ solaire


Le module photovoltaïque convertit directement la lumière du soleil en courant électrique
continu par le biais des cellules solaire.
1.3.2. L’onduleur
Les onduleurs sont des équipements qui transforment la tension continue fournie par les
modules en une tension différente, soit continue d’une autre magnitude (onduleurs
DC/DC) ou soit alternative (onduleurs DC/AC, qui sont les plus communs).
F
igure 1.17 L’onduleur MIC 700/12 ; string sans transformateur ; MIC

Onduleur DC/AC : Les systèmes solaires produisent de l’énergie électrique en courant


continu alors que beaucoup d’électrodomestiques et de récepteurs fonctionnent avec le
courant alternatif, d’où il est nécessaire de disposer d’un onduleur qui va permettre cette
conversion de tension DC/AC pour les fonctionnements des appareils nécessitant une
tension alternative.
Dans les installations solaires photovoltaïques connectées au réseau électrique,
l’onduleur doit non seulement transformer le courant continu du générateur
photovoltaïque en courant alternatif, mais aussi réaliser d’autres fonctions.
Ses fonctions principales : (i) inversion de modulation de l’onde alternative ; (ii) régulation
de la valeur efficace de la tension de sortie.
Les onduleurs peuvent être en monophasé ou en triphasé, avec des valeurs différentes
pour la tension d’entrée et avec une puissance qui peut aller jusqu’à des mégawatts
Le choix de l’onduleur repose donc sur plusieurs considérations :
 Taille du projet (système individuel de 1 kWc ou installation de plusieurs dizaines
de kWc) et préconisation du GRD (gestion de réseau de distribution).
 Adéquation modules – onduleur tant en terme de plage de fonctionnement de
tensions qu’en terme de compatibilité (exemple : beaucoup de fabricants de
modules amorphes préfèrent que l’on utilise des onduleurs avec transformateur
pour éviter d’injecter des composantes DC sur le réseau).
 Financière : ce n’est pas parce qu’un onduleur est meilleur marché que l’on va
réaliser des économies si l’efficacité du modèle meilleur marché est inférieure.
 La configuration du champ de capteurs (influence des ombrages notamment).
1.3.3. Le régulateur
Il implique une vigilance continue pour éviter les surcharges et les décharges profondes
que la batterie peut produire.

Fonction : Protection de la batterie contre les situations extrêmes afin de ne pas


l’endommager.

Fonctionnement : Prendre de l’information sur l’état de charge du système et la


comparer avec les valeurs maximales et minimales admissibles pour que la batterie
n’endure pas de surcharges ou de décharges extrêmes.

Le régulateur protège la batterie de la surcharge, l’interrupteur s’ouvre quand la tension


de la batterie atteint sa tension d’arrêt de la charge, et se ferme de nouveau quand la
batterie retourne à la tension de réinitialisation de charge. La tension d’arrêt de la charge
est environ 2,45V par chaque élément de la batterie à 25ºC.

En ce qui concerne la surdécharge, l’interrupteur s’ouvre quand la tension de la batterie


est inférieure à la tension d’arrêt de la décharge, et se ferme quand la batterie retourne à
la tension de réinitialisation de décharge. La tension d’arrêt de la décharge est environ
1,95V par chaque élément.

Pour les différents types des régulateurs, on distingue :

 Régulateur parallèle : Il régularise la surcharge. Il est indiqué pour des petites


installations solaires photovoltaïques.

 Régulateur série : Il régularise la surcharge et la décharge. Son interrupteur peut


être électromécanique ou statique. Il peut incorporer des autres fonctions (alarme,
interruption nocturne, etc.).
1.3.4. Le système de stockage

L’énergie produite à partir de générateur photovoltaïque peut être utilisée directement


après conversion soit stockée. Pour les stockages on a plusieurs systèmes de stockage,
on cite :
 Les super condensateurs
 Les batteries
 Les piles à combustibles.

a. La batterie

La batterie a pour fonction le stockage d’une partie de l’énergie produite par les
panneaux (c’est-à-dire, la portion d’énergie qui n’est pas immédiatement consommée)
afin qu’elle soit disponible dans des périodes où le rayonnement solaire est faible ou
inexistant. Le stockage se fait sous la forme d’énergie électrique à travers l’usage de
batteries, normalement de plomb acide et la tension nominale pour des applications
photovoltaïque sont de 12 ; 24 ou 48 volts.
 Les types de batteries
Les batteries sont de plusieurs types, à savoir :
 Nickel-cadmium ;
 Plomb-acide ;
 sodium chlorure de nickel ;
 lithium-ion ;
 zinc air ;

Les batteries de Nickel-Cadmium sont les plus recommandées à cause de leur haute
fiabilité et résistance, mais leur prix élevé fait pencher la balance en faveur des batteries
de plomb-acide. Cependant, il y a quelques pays où ces batteries sont difficiles à trouver
ou où leur prix peut être très haut (soient locales ou soient importées), et pour cette
raison, les batteries utilisées sont celles offertes par le marché, notamment celles
destinées au marché des automobiles. En plus, l’Union Européenne a interdit l’usage
des batteries de Nickel-Cadmium á cause de la toxicité du Cadmium.
Paramètres de la batterie :

 Tension nominale U : Elle est normalement de 12, 24, 48 volts.


 Capacité nominale : Elle est la quantité maximale d’énergie qui peut être retirée
de la batterie en wattheure ou ampère-heure (énergie consommable).
 Profondeur maximale de décharge : Elle est la valeur (indiquée en
pourcentage) extraite d’une batterie totalement chargée dans une décharge qui va
jusqu’à 70%.
 Capacité utile ou disponible : Elle est la capacité qui peut être véritablement
utilisée. Elle est égale au produit de la capacité nominale et de la profondeur
maximale de décharge celle-ci divisée par un.

Figure 1.18 Connexion des batteries série et parallèle

1.3.5. Les conducteurs


Ils servent à connecter les différents matériels du système car ils ont pour rôle de
conduire au mieux possible le courant électrique depuis la source jusqu’aux récepteurs.

La notion du « mieux possible » nous ramènes à considérer plusieurs critères :

Il sera le moins résistant possible pour perdre le moins possible d’énergie en cours de
route d’où la notion de la résistivité électrique caractérisée par « rho ».

On exprime la qualité conductrice d’un matériau à partir de sa résistivité ρ « rho » qui a


pour unité : Ω ×mm 2 /m plus la résistivité d’un matériau est grande moins les conducteurs
sera de bonne qualité. On trouve la résistance totale qu’a un conducteur par la formule
suivante :
ρL
R= (1.1)
S

Avec :
 ρ = la résistivité électrique d’un conducteur, il est relatif au matériau
2
Ω ×mm /m
 L : longueur du conducteur électrique en mètres
 S : surface du conducteur électrique en mm2
 R : résistance électrique en Ohms
1.3.6. La protection
Les générateurs photovoltaïques sont destinés à produire de l’énergie électrique durant
plusieurs années, alors nous devons assurer la protection électrique de l’installation afin
d’augmenter sa durée de vie en évitant différentes pannes destructrices liées à
l’association des cellules et de leur fonctionnement en cas d’ombrage. Pour cela, deux
types de protections sont classiquement utilisées dans les installations actuelles.

Figure 1.19 Schématisation d’un GPV élémentaire avec diodes by-pass et diode anti
retour.

 Diode anti- retour afin d’établir une protection en cas de connexion de module
PV en parallèle pour éviter les courants inverses. Ou bien quand une charge en
connexion joue le rôle du générateur en basculant du récepteur.
 La protection lors de la mise en série des modules PV par Les diodes by-pass
permettant ainsi de ne pas perdre la totalité de la chaîne et éviter les points
chauds.
1.4. Détermination des paramètres du générateur solaire
1.4.1. Puissance pic des modules photovoltaïques5

Sachant notre part, la puissance crête des modules photovoltaïques nous la déterminons
en tenant compte des paramètres suivants :
EP × K
P p= (1.2)
Ir

Avec :
 K : Constance solaire ;
 I r : Irradiation solaire la moins favorable durant les mois de l’année (Octobre :
3, 22 kWh/m2/j) ;
5
NDAYE (B), « Notes des centrales électriques», ISTA-KINSHASA, Section Electricité, 3 ème Graduat, Cours
inédit, 2011
 η : Rendement du module égal à 65 – 75 % ;
 E p : L’énergie productible par le champ solaire photovoltaïque

E jm
Ep= (1.3)
η

1.4.2. Nombre des modules photovoltaïques


Pour déterminer le nombre de panneaux à utiliser en série et en parallèle, on part de la
tension nominale à atteindre que l’on divise par la
tension au point de puissance maximale d’un panneau.
Le nombre maximal de modules photovoltaïques sur une surface donnée du champ
solaire, il est trouvé par la formule :
PP
N mt = (1.4)
Pm

Où :
 Nmt : Nombre maximal de modules solaires photovoltaïques
 Pm : Puissance nominale du module en Wp
 Soit encore il est déterminé par l’expression suivante :

N mt =N ms × N rmp (1.5)
 Nombre de modules en série

La mise en série des modules permet d’augmenter la tension du champ solaire


photovoltaïque.
Pour déterminer le nombre de panneaux à connecter en série, il faut connaître la tension
nominale nécessaire et la tension de fonctionnement des modules.
Lorsque plusieurs panneaux sont connectés en série, il faut se
rappeler que, même à éclairage faible, la tension ouverte atteint environ 1, 4 fois la
tension au point de puissance maximale.
Soit Nms le nombre de modules en série :

US
N ms= (1.6)
Un
Où:

 U S : La tension nominale du système photovoltaïque de choix : V DC;


 U n : La tension nominale du module : V DC.
Figure 1.20 Montage des
modules PV en série
 Nombre de modules en parallèle

Le nombre de panneaux en parallèle sera fonction de la puissance désirée. La mise en


parallèle des modules ne pose pas de problème particulier. Plusieurs panneaux
connectés en parallèle vont travailler à la
même tension, leurs courants respectifs s’additionnant. Soit Nrmp c’est le nombre de
rangés de modules en parallèle :

N mt
N rmp = (1.8)
N ms

Avec :

 N mt : Nombre de modules totaux photovoltaïques ;


 N ms : Nombre de module en série
Figure 1.21 Montage des modules PV en parallèles

1.4.3. Orientation et angle d’inclinaison des modules solaires photovoltaïques 6


1° L’orientation
L’orientation du module est la direction vers laquelle le module solaire photovoltaïque est
situé. Elle doit être en plein Sud pour les sites de l’hémisphère Nord et en plein Nord
pour les sites de l’hémisphère Sud.

L'orientation idéale d'un capteur est de faire face à l'équateur, ce qui correspond à un
azimut de 0° dans l'hémisphère nord et de 180° dans l'hémisphère sud. Un capteur
installé sur une toiture aura généralement le même azimut que celle-ci. Il faut donc
choisir le pan de toit le mieux orienté vers l'équateur.
Par exemple, un capteur orienté sur un toit orienté sud-ouest dans l'hémisphère nord
aura un azimut de 45°.

6
NDAYE (B), « Notes des centrales électriques», ISTA-KINSHASA, Section Electricité, 3 ème Graduat, Cours
inédit, 2011.
Figure 1.22 Orientation
des capteurs solaires adaptés
2° L’inclinaison des modules photovoltaïques
L’angle d’inclinaison des panneaux par rapport au plan horizontal est généralement pris
égal à la latitude du lieu.
Toutefois, pour les sites proches de l’équateur, où la latitude est entre 0 et 10°, on choisit
généralement un angle compris entre 5 et 10 ° pour permettre un meilleur écoulement de
l’eau de pluie.
L’inclinaison quant à elle indique l’angle que fait le panneau avec le plan horizontal. Sa
mesure se fait donc en degré. L’angle d’inclinaison se détermine à partir de la formule ci-
dessous :
Inclinaison (en °) = Latitude du site + 10 ° (1.9)

Ces paramètres permettent un montage efficace du système fournissant une éventuelle


production d’électricité.
1.4.4. Capacité de stockage

C’est la quantité d’électricité emmagasinée dans un parc batterie, que l’on détermine par
l’expression suivante :
Ep × N
C bt =
Pf ×U b × ηb
(1.10)
Où :
 A : Autonomie de stockage (nous prévoyons au moins 2 jours).
 U b : Tension batterie
 Ep : L’énergie productible par le champ solaire PV:
 ηb : Rendement de la batterie
 Pf : Profondeur de décharge quotidienne de la batterie qui dépend des
prescriptions du constructeur (¿ 100 %).

 Nombre total de batteries

C’est le nombre d’accumulateurs des parcs batteries du système de stockage :

N tb =N bs × N rbp (1.11)

 Nombre d’accumulateur en parallèle.

C’est le nombre de rangées des batteries :

N tb
N rbp = (1.12)
N bs

 Nombre de batterie en série

Le nombre de batteries en série, noté Nbs se calcule par :

Um
N bs= (1.13)
Ub

Avec :
 U m : La tension module en DC
 U b : La tension des batteries en DC.
1.5. Différents types de système photovoltaïques
Dans l’exploitation des énergies photovoltaïque, trois possibilités s’offrent dans
l’installation du système photovoltaïque :
 Système autonome
 Système hybride
 Système raccordé au réseau
1.5.1. Les systèmes autonomes
Généralement ce type de montage est adapté aux installations ne pouvant être
raccordées au réseau. L’énergie produite doit être directement consommée et/ou
stockée dans des accumulateurs pour permettre de répondre à la totalité des besoins qui
sont généralement domestique.7

Figure 1.23 Système automne


Les panneaux photovoltaïques produisent un courant électrique continu.
Le régulateur optimise la charge et la décharge de la batterie suivant sa capacité et
assure sa protection. L’onduleur transforme le courant continu en alternatif pour
alimenter les récepteur AC. Les batteries sont chargées de jour pour pouvoir alimenter la
nuit ou les jours de mauvais temps. Des récepteurs DC spécifiques sont utilisables. Ces
appareils sont particulièrement économes.
1.5.2. Les systèmes hybrides

Le système utilise au moins deux sources de production d’énergie symbioté, pour


répondre à un seul besoin en énergie, il est généralement utilisé dans des sites très
éloignés, il peut comprendre un couplage photovoltaïque – éolienne, ou éolienne –
centrale thermique pour ce qu’on appelle mixte énergie.
1.5.3. Les systèmes raccordés au réseau

a. Une solution avec injection totale


Toute l’énergie électrique produite par les capteurs photovoltaïques est envoyée pour
être revendue sur le réseau de distribution. Cette solution est réalisée avec le
raccordement au réseau public en deux points :
 le raccordement du consommateur qui reste identique avec son compteur de
consommation (on ne peut pas utiliser sa propre production),

7
Google : www.qualit-enr.org
 le nouveau branchement permettant d’injecter l’intégralité de la production dans le
réseau, dispose de deux compteurs :

 l’un pour la production,


 l’autre pour la non-consommation (permet de vérifier qu’aucun soutirage
frauduleux n’est réalisé).

Figure 1.24 Système solaire raccordé au réseau

En bleu : énergie électrique continue (DC).


En rouge : énergie électrique alternative (AC).

Figure 1.25 Coffret et onduleur


b. Solution avec injection de surplus

Cette solution est réalisée avec le raccordement au réseau public en un point :


L’utilisateur consomme l’énergie qu’il produit avec le système solaire et l’excédent est
injecté dans le réseau. Quand la production photovoltaïque est insuffisante, le réseau
fournit l’énergie nécessaire. Un seul compteur supplémentaire est ajouté au compteur
existant.

Figure 1.26 Système avec injection partielle

 En bleu : énergie électrique continue (DC).


 En rouge : énergie électrique alternative (AC).
1.6. Avantages et Inconvénients
 Avantages

1. Le soleil est une source d'énergie propre et renouvelable, qui ne produit ni le gaz
ni de déchet toxique par son utilisation.
2. Le processus photovoltaïque est complètement à semi-conducteurs et d'un seul
bloc. Il n'y a aucune pièce mobile et aucun matériau n'est consommé ou émis.
3. Pas de pollution, ni émissions ou odeurs discernables.
4. Ils peuvent être des systèmes autonomes qui actionnent sûrement sans
surveillance pendant de longues périodes
5. Grande fiabilité.
6. Ils peuvent être combinés avec d’autres sources d'énergies pour augmenter la
fiabilité du système.
7. Ils n'exigent aucun raccordement à une source d'énergie ou à un
approvisionnement en carburant existant.

 Inconvénients

1. La fabrication du module photovoltaïque relève de la haute technologie et requiert


des investissements d’un coût élevé.
2. Le rendement réel de conversion d’un module est faible, de l’ordre de 10-17 %
3. Tributaire des conditions météorologiques.
4. Lorsque le stockage de l’énergie électrique sous forme chimique (batterie) est
nécessaire, le coût du générateur est accru. Le stockage de l’énergie électrique
pose encore de nombreux problèmes

Chapitre 2. Etat des lieux et évaluation des besoins énergétiques de l’huilerie


d’Edou
2.1. Présentation de l’huilerie d’Edou
2.1.1. Coordonnées
L’huilerie d’Edou est l’une des trois branches agroalimentaires de la société NG
Entreprise.
La Société industrielle agroalimentaire intitulé « NG ENTREPRISE », est une société
anonyme S.A., dont le siège social est à Brazzaville en République du Congo. Elle est
enregistrée au niveau du commerce comme Entreprise privée, au numéro 02 B389, le
NIU étant, le M200611000093.
L’huilerie d’Edou, est basée dans la sous-Préfecture d’Oyo, département de la cuvette.
2.1.1. Historique
L’huilerie d’Edou est née en 2006 des cendres de l’Ex S.A.D.E.C. Elle a pour principale
mission, la culture du palmier à huile, la production et la distribution de l’huile de palme y
compris celle d’amande (huile palmiste).
2.1.2. Localisation
L’huilerie est localisée à EDOU, à 25 km de la localité d’Oyo, dans la sous-préfecture
d’Oyo dans le Département de la cuvette. Elle est située à 320 mètres d’altitude avec
comme coordonnées polaires 1°6’52’’s et 15°57’45’’.

Huilerie

Figure 2. 1 Carte Géographique de l'Huilérie d'EDOU

2.1.3. Objectifs
L’objectif premier de l’huilerie d’Edou est de totaliser environ 50.000 hectares de
palmeraies pour pouvoir produire dans les années à venir, plusieurs dérivées de l’huile
de palme, notamment la margarine, les produits cosmétiques, les savons ainsi que
l’aliment de bétail qui sera fait à partir des résidus des noix de palme.
Inonder le marché national avec ses produits et mettre le cap vers la sous-région
notamment le marché de la RDC, est son deuxième objectif vu que Kinshasa possède à
elle seule une population qui est près de trois fois plus importante que celle du Congo
Brazzaville.
2.1.4. Les Activités
Les activités principales pratiquées par cette unité de production sont les suivantes:
 Produire par des procédés industriels, l’huile de palme et l’huile d’amande ;
 Assurer la maintenance des équipements de production ;
 Veiller à la qualité des produits ;
 Veiller au suivi des commandes
 Veiller au suivi de stock des matières premières ;
 Commercialiser l’huile de palme et l’huile d’amande
2.1.5. Les Moyens
2.1.5.1. Données patrimoniales

L’huilerie d’Edou est pourvue d’un bâtiment qui sert de local de l’usine d’extraction
d’huile de palme et de deux bâtiments dont l’un sert de local de l’Administration et l’autre
pour la comptabilité.

Figure 2. 2 Bâtiments de l'Huilerie

2.1.5.2. Données agraires

L’huilerie est pourvue d’une palmeraie de 400 hectares soit un total de 54 400 palmiers,
à raison de 136 par hectares.

Chaque palmier produit approximativement dix grappes de fruits du palmier par an, soit
une totale 544 000 grappe susceptible d’être produit par année.
La palmeraie d’Edou qui est entretenue par des tâcherons sous la supervision des
techniciens agronomes, a une production annuelle estimée à 8166 tonnes de grappe de
fruit du palmier à raison 15 kg par grappe.
Figure 2. 3 Production des noix de palme

2.1.5.3. Données techniques


2.1.5.3.1. Equipements d’opérations préliminaire
2.1.5.3.1.1. Moyens de transports
L’huilerie d’Edou dispose de deux véhicules de type plateau et remorque destinés au
transport des régimes des noix de palmes.

Figure 2. 4 Acheminement des noix de palme à l'extraction

2.1.5.3.1.2. Equipement de déchargements, pesage et nettoyage


L’huilerie est pourvue d’une rampe pour le déchargement des régimes de noix de
palmes, des camions plateau dans les cuves de dessablage, d’une balance-convoyeur
électronique pour le pesage des régimes de noix de palme, d’un convoyeur-élévateur
électrique pour l’insertion des grappes de noix de palme dans le stérilisateur.
Figure 2. 5 Déchargement, pesage et nettoyage

2.1.5.3.2. Equipements technologiques d’extraction


Les équipements technologiques d’extraction de l’huile de palme et ceux d’amande de
l’huilerie d’Edou sont au nombre de cinq en l’occurrence, le stérilisateur, l’égrappoir, le
malaxeur, l’extracteur et le clarificateur.
2.1.5.3.2.1. Le stérilisateur
Le stérilisateur est un cylindre métallique horizontal muni d’une ou deux portes ; il est
équipé de rails permettant la translation des cages qui peuvent contenir chacun une
tonne de régimes de noix du palmier.
Ce stérilisateur permet de cuire à la vapeur pendant 45 à 60 mn, les régimes de noix du
palmier dans le but :
 De détruire les enzymes qui développent en eux l’acidité ;
 De faciliter le détachement des fruits de la rafle;
 De décoller partiellement les amandes des coques ;
 Permettre que le maximum d’huile de palme contenu dans le fruit puisse être
extrait.

Figure 2. 6 Le stérilisateur
2.1.5.3.2.2. L’égrappoir
L’égrappoir est une sorte de tambour à barres qui tournent sur son axe. Les fruits
passent à travers les barreaux, se détachent se détachent des régimes de noix de palme
durant les chocs et rotations répétés. Les grappes vides sont évacuées en bout du
tambour. Les fruits brassés sont transportés par des vis élévatrices à godets vers la zone
de pressage.

Figure 2. 7 L'égrappoir

2.1.5.3.2.3. Le malaxeur
Le malaxeur est une cuve cylindrique verticale réchauffée par la vapeur circulant dans
une double paroi. Le brassage s’effectue par des bras horizontaux disposés en trois
paires sur un axe vertical. Des cornières et des bras fixes à l’intérieur du cylindre freinent
les fruits qui y reste environ 30 minutes sont chauffés à 90°.
Ce procédé consiste à détacher des noix de la pulpe pour obtenir l’huile du palmier.

Figure 2. 8 Le malaxeur

Il permet aussi de réchauffer la masse obtenue pou l’amener au degré d’humidité voulu
pour préparer l’extraction.
2.1.5.3.2.4. L'extracteur
L‘extracteur de l’huilerie d’Edou est un pressoir continu à vis (type COLIN) ; Il est muni
de deux vis sans fin à axe commun horizontal.
La première pousse le produit vers une seconde vis qui tourne en sens inverse et qui
presse le produit.

Figure 2. 9 L'extracteur

La masse des fruits malaxée est ainsi entraînée à l'intérieur de la cage perforée dont la
sortie est partiellement obstruée par un cône réglable freinant la sortie des matières.
La pression ainsi engendrée à l’intérieur de l’extracteur, permet d’extraire de celui-ci, la
quantité Maximale de jus brut qui n’est autre que le mélange d'huile, d'eau et d'impuretés
solides.
2.1.5.3.2.5. Le clarificateur
La clarification consiste à épurer le jus brut pour récupérer le maximum d'huile des noix
de palme.

Elle est faite par décantation dans un décanteur en acier inoxydable d’une capacité
équivalent à 1000 litres.

Figure 2. 10 Le clarificateur

2.1.5.3.3. Installations électriques


2.1.5.3.3.1. Source d’alimentation normale
Un poste HTA/BT pourvu de :
 1 transfo 50 kVA, 20/0,4 kV ;
 Fusibles 60 A ;
 Ligne basse tension de 60 mètres de Câble 3 X 35 mm².
Figure 2. 11 Poste HTA/BT

2.1.5.3.3.2. Source d’alimentation secours


 Un groupe électrogène triphasé 30 kVA ;
 Trois disjoncteurs 30-60 A ;
 Ligne basse tension de 40 mètres de Câble 3 X 35 mm².

Figure 2. 12 Groupe électrogène de secours

2.1.5.3.3.2.1Inversion des sources


 Une armoire d’inversion de sources d’énergie ;
 Un inverseur automatique, Normale-secours.
 Deux disjoncteurs compact triphasé 30 A ;
 Un disjoncteur Compact 125 A, Ir (0,3-0,7)
 Une ligne basse tension de 20 mètres 3 X 25 mm²
 Une ligne basse tension de 25 mètres 3 X 25 mm2
 Une ligne basse tension de 35 mètres 3 X 35 mm²
2.1.5.3.3.3. La charge
L’huilerie d’Edou est constituée de trois points de consommations tel que décrit dans le
schéma synoptique ci-dessous :
Légende :
 Local 1 : Administration des ventes ;
 Local 2 : Approvisionnements et matériels ;
 Local 3 : Direction technique
2.1.5.4. Données administratives
2.1.5.4.1. Ressources humaines

L’effectif de l’huilerie en 2012, était de 31 agents, répartis comme suit :

 Direction technique Conduite et surveillance: 22


 Administration des ventes : 07;
 Approvisionnements et matériels : 02 agents.
2.1.5.4.2. Organisation
L’huilerie d’Edou filiale de la société NG Entreprise est sous l’autorité horizontale de trois
processus en l’occurrence, la Direction technique, le Département Approvisionnements
et matériels et la Direction de l’Administration des ventes.
2.1.5.4.2.1. Direction Technique
Les attributions de ce processus sont reparties entre :
 Service qualité chargé à travers les divisions traitement et laboratoire, de
garantir la qualité des produits de l’huilerie, et de toutes les questions
concernant la sécurité des employés, des installations et de l’environnement ;
 Service maintenance, chargé de maintenir en bon été état de fonctionnement
les équipements d’extraction d’huile de palme y compris, les travaux
d’amélioration ;
 Service production chargée de la conduite des équipements et de
l’exécution du programme de production.
2.1.5.4.2.2. Département Approvisionnement et matériel
Les attributions de ce Département sont mises en œuvre pratiquement par les
opérationnels du magasin général, en charge les contrats de commande et de fourniture
des produits.
2.1.5.4.2.3. Département Administration des ventes
Les attributions de ce Département qui a la charge de gérer les ventes, de faire la
promotion des produits et de veiller à la satisfaction des clients y compris le
développement du chiffre d’affaires, sont reparties entre les divisions :
 Magasin produit fini ;
 Dépôt de distribution ;
 Commerciaux ;
 Et les particuliers.
2.1.6. Organigramme
L’organigramme ci-dessous représente schématiquement les liens et les relations
fonctionnelles, organisationnelles et hiérarchiques qui existent entre les différents
processus de l’huilerie.

Figure 2. 13 Organigramme de la ferme

2.1.7. Projet8
Le manioc, l’huile de palme et le riz composent la base de l’alimentation au Congo et le
projet de NG Entreprises est de créer à travers sa production, un levier pour le
développement de l’activité agro-alimentaire du pays.
Même si elle se positionne comme la seconde marque d’huile de palme la plus
consommée au Congo, cette huile est commercialisée davantage à Brazzaville et au
8
Source Direction générale Okiessi
nord du pays.
Les infrastructures de transport compliquent encore l’acheminement des produits dans
l’extrême sud du Pays.
La stratégie de croissance de NG Entreprise capitalise ainsi sur le potentiel commercial
des pays limitrophes, la qualité et la variété de ses produits, la diversification et la
praticité des formats de commercialisation, la force et l’attractivité de ses marques
actuelles et futures.
La société programme sur les trois prochaines années une formation poussée de ses
salariés et développe désormais, suivant l’élan de sa nouvelle direction générale, une
forte culture d’entreprise basée tant sur le sentiment d’appartenance à une entreprise
citoyenne que sur la valorisation et la responsabilisation des membres qui la composent.
NG Entreprises fait preuve d’objectifs ambitieux, tant sur le plan national qu’à
l’international. Son redéploiement s’appuie sur une politique de conquête de clientèle en
RDC, Kinshasa possédant à elle seule une population trois fois plus importante que celle
du Congo. L’Angola, la République de Centre-Afrique, le Gabon et le Cameroun sont
également des cibles prioritaires.
La stratégie de croissance de NG Entreprise capitalise ainsi sur le potentiel commercial
des pays limitrophes, la qualité et la variété de ses produits, la diversification et la
praticité des formats de commercialisation, la force et l’attractivité de ses marques
actuelles et futures.
La société programme sur les trois prochaines années une formation poussée de ses
salariés et développe désormais, suivant l’élan de sa nouvelle direction générale, une
forte culture d’entreprise basée tant sur le sentiment d’appartenance à une entreprise
citoyenne que sur la valorisation et la responsabilisation des membres qui la composent.
« Par rapport à l’Europe, le Congo regorge de marchés en pleine expansion où les
opportunités de développement sont considérables. Des partenariats stratégiques
pourraient être scellés pour conforter nos positions puisque notre développement
nécessite un benchmark efficace pour maîtriser totalement les problématiques métiers
qui se posent à nous. Nous restons donc ouverts à toute synergie sur le plan local ou
international. »
[45]

2.2. EVALUATION DES BESOINS ENERGETIQUES


2.2.1. Bilan de puissance
Ce bilan de puissance est réalisé par la méthode de Boucherot, pour déterminer les
puissances totales actives, réactives et apparente de l’huilerie d’Edou. Elles sont
déterminées à partir des expressions suivantes :
Puissance active totale Pt (kW) = Quantité x Puissance (Pu) ;
Puissance réactive Qt (kVAr) = Pt x tg phi, avec phi = Arc cosinus phi ;
La puissance apparenta S est donnée par l’expression : S =

Tableau 2. 1 Bilan de puissance de l'Huilerie


Cos P.U. Pi Q
N° Appareils Localisation tg phi Qté
phi (kW) (kW) (kVAr)
Lampes à
01 1 0 O4 0,60 2,4 0
incandescence

02 Tubes fluorescents 0,6 1,73 08 0,20 1,6 2,7

03 Split 1,5 CV 0,6 1,16 04 1,104 4,4 5,1


Bâtiment administratif et magasin dépôt

04 Photocopieuses 0,5 1,73 02 0,130 0,26 0,44

05 Ordinateurs 0,7 1,02 04 0,130 0,52 0,53

06 Imprimantes 0,48 1,82 02 0,12 0,36 0,65

07 Fontaine réfrigérante 0,65 1,16 01 0,160 0,32 0,37

08 Réfrigérateur 0,65 1,16 01 0,160 0,16 0,18

Lampes à décharge Cour de


09 0,6 1,33 08 0,150 1,2 1,6
l’huilerie

10 Moteur élévateur 0,65 1,73 01 4 4 6,92


Usine d’extraction
d’huile de palme

11 Moteur convoyeur 0,65 1,73 01 04 4 6,92

12 Moteur égrappoir 0,65 1,73 01 01 1 1,73

13 Moteur Malaxeur 0,65 1,73 01 6,6 6,6 11,4


[46]

14 Moteur extracteur 0,65 1,73 01 03 03 5,2

15 Pompe aspirateur 0,65 1,73 01 0,55 0,55 0,9

16 Clarificateur 0,65 1,73 01 4 4 7,5

17 Chaudière pompe 0,6 1,33 01 0,9 0,9 1,2

18 Suppresseur 0,65 1,73 01 01 01 1,73

Total 36,33 55,07

Puissance installée Pt =36,33 kW;


Puissance réactive Qt = 55,07 kVar ;
Puissance apparente S = 65,9 kVA
2.2.2. Consommation de l’énergie électrique
La consommation journalière de l’huilerie est définie par l’expression :
E j=P x t (2.1)
Avec :
 E j: Energie journalière en kWh ;
 P: la puissance installée en kW :
 t : le temps de fonctionnement en h.
Tableau 2. 2 Consommation énergétique de l'Huilerie

Quantit Temps de Energie consommée


N° Désignation P.U (W) P.T (W)
é fonctionnement (h) (Wh)

1 Lampes économiques 4 10 40 8 320


2 Tubes fluorescents 8 20 160 8 1280
3 Split 1,5 CV 4 1104 4416 4 17664
4 Photocopieuses 2 130 260 2 520
5 Ordinateurs 4 130 520 8 4160
6 Imprimantes 2 12 24 1 24
7 Fontaine réfrigérante 1 160 160 4 640
8 Réfrigérateur 1 160 160 4 640
9 Lampes à décharge 8 150 1200 8 9600
10 Moteur élévateur 1 4000 4000 3 12000
11 Moteur convoyeur 1 4000 4000 3 12000
12 Moteur égrappoir 1 1000 1000 4 4000
[47]

13 Moteur Malaxeur 1 6600 6600 5 33000


14 Moteur extracteur 1 3000 3000 5 15000
15 Pompe aspirateur 1 550 550 3 1650
16 Clarificateur 1 4000 4000 4 16000
17 Pompe Chaudière 1 900 900 6 5400
18 Suppresseur 1 1000 1000 4 4000
TOTAL 137 898

Il ressort du tableau ci-dessus que la consommation journalière de la ferme est de


137 898 Wh soit environ 138 kWh.
2.3. DONNEES CLIMATIQUES
2.31. Température moyenne mensuelle

2.3.2. Durée de l’ensoleillement


[48]

Chapitre 3. Dimensionnement des équipements de la centrale Solaire PV pour


l’Huilerie d’EDOU
2.1. Dimensionnement de la centrale PV
Il s’agit de déterminer :
 Le nombre des modules photovoltaïques ;
 Le poids et la surface du champ ;
 Le nombre des batteries d’accumulateur ;
 Le nombre d’onduleur PV ;
 Le nombre d’onduleur Chargeur ;
 La section des conducteurs ;
 La protection.

2.1.1. Calcul de la puissance pic


3.3. Calcul de la puissance pic
La puissance crête d’une installation photovoltaïque aussi appelée puissance pic,
désigne la puissance maximale que celle-ci peut délivrer au réseau électrique déterminé
en Watt crête « Wc ».
On sait que l’énergie productible par le champ photovoltaïque est :
Ej
Ep= (3.1)
η

Avec :
 Ep : l’énergie produite par les champs photovoltaïques ;
 η : le rendement de conversion de PV [0,65 – 0,85]

Pour notre cas, on considérons la valeur de η=0 , 8 vu les avancées de la technologie en


matière de conception des équipements solaires
138
Ep= =172 , 5 kWh
0 ,8

Ainsi donc la puissance pic de notre installation sera donnée par :


Ep × k
P p= (3.2)
Ir

Avec :
 Ep : l’énergie productible par les modules
 K : constance solaire (1000 W/m2 soit 1 kW/m2)
Lieu du projet

Préparé pour
Préparé par

Type de projet
[49]
Technologie
Type de réseau

Type d'analyse

 Pp : puissance pic (crête)


Pouvoir calorifique de référence

 Ir : l’irradiation du soleil du mois le plus défavorable pour la ville de Kinshasa


Afficher paramètres

Langue - Language
Manuel de l'utilisateur

est de (4, kWh/m2/j) Devise


Symbole
Unités

Tableau 3. 1 Données météorologiques du district9

Lieu des données climatiques Owando

Afficher information

Lieu des données


Unité climatiques Lieu du projet
Latitude ˚N -0,5 -0,5
Longitude ˚E 15,9 15,9
Élévation m 401 401
Température extérieure de calcul de chauffage °C 20,3
Température extérieure de calcul de climatisation °C 31,9
Amplitude des températures du sol °C 10,2

Rayonnement Degrés-jours
Température de solaire quotidien - Pression Vitesse Température Degrés-jours de
Mois l'air Humidité relative horizontal atmosphérique du vent du sol de chauffage climatisation
°C % kWh/m²/j kPa m/s °C °C-j °C-j
Janvier 25,3 70,2% 5,35 96,3 1,8 25,3 0 473
Février 25,5 71,1% 5,43 96,3 2,0 25,7 0 434
Mars 25,5 74,1% 5,38 96,2 1,8 25,7 0 481
Avril 25,5 75,5% 5,10 96,2 1,7 25,7 0 465
Mai 25,9 69,3% 4,74 96,3 1,5 26,1 0 493
Juin 26,8 52,1% 4,63 96,5 1,6 27,7 0 503
Juillet 27,4 39,5% 4,75 96,5 1,6 29,0 0 540
Août 27,0 50,1% 4,67 96,5 1,8 28,4 0 528
Septembre 25,5 68,3% 4,52 96,4 1,7 26,3 0 466
Octobre 24,9 75,2% 4,47 96,4 1,6 25,5 0 463
Novembre 24,8 76,3% 4,49 96,4 1,4 25,1 0 443
Décembre 25,0 74,2% 4,76 96,3 1,5 25,1 0 465
Annuel 25,8 66,3% 4,85 96,4 1,7 26,3 0 5 753
Mesuré à m 10,0 0,0

Compléter la feuille Modèle énergétique

RETScreen4 2012-06-01 © Ministre de Ressources naturelles Canada 1997-2012. RNCan/CanmetÉNERGIE

La puissance
172 ,5 × 1
P p= =38 ,59 kWc
4 , 47

L’énergie consommée par l’huilerie correspond à une puissance pic de 38 , 59 kWc


3.4. Choix et nombre des modules
3.4.1. Le choix de modules photovoltaïques
Ce n’est pas parce que le module solaire est bon marché qu’il présente les meilleures
caractéristiques voulues qu’il faut fermer les yeux à tout prix. C’est pourquoi nos critères
de choix seront fonction des caractéristiques techniques, la réputation du fabricant ainsi
que la fiabilité des équipements. Pour notre travail, nous avons porté le choix sur le
panneau solaire type SYSTOVI V-SYS monocristallin 450 Wc pour ces caractéristiques
techniques meilleures.

Tableau 3. 2 Caractéristique électrique et physique du module

Données Valeur

9
Retscreen International
[50]

modèle RS7I-450M
Puissance nominale 450 W
Tension nominale 41.5 V
Tolérance / tri positif + /- 3 %
Rendement du panneau 20 ,37 %
Type de cellule Silicium monocristallin (PERC)
Taille des cellules 60 pcs
Tension à puissance max (Vmax) 41,5 V
Intensité à puissance maximum (Imax) 10,85 A
Intensité de court-circuit 11,6 A
Tension de circuit ouvert 49,3 V
Garantie 30 ans
Tension max 1500 V DC
Taille (Long. x Larg. x Haut.) 2115 x 1052 x 35 mm
Poids 24 kg
Garantie de puissance (service) 12ans à 90% et 30 ans à 85%
Température d'utilisation -40°C à + 85°C

3.4.2. Nombre des modules


Deux éléments sont nécessaires pour déterminer les nombres de module, il s’agit de la
puissance pic et la puissance max du module photovoltaïque. Suite au choix opéré
précédemment, notre puissance max Pmax =450 W p et la puissance pic obtenue suite au
besoin de notre point d’application P p=30 kWc. Il nous reste donc que de trouver le
nombre des modules.
Pp
N mod = (3.3)
Pmax

Avec :
 N mod : nombre des modules ;
[51]

 P p : puissance pic (crête) en (Wc) ;


 Pmax : puissance max du module (W).

35 590
N mod = =85 , 7 ≈ 86 modules
450

3.4.2.1. Nombre des modules en série


Pour le calcul de nombre des modules en série, on doit d’abord déterminer la plage de
tension admissible de l’onduleur [320 – 800V] de telle sorte que la tension nominale du
système Uns [600V] soit comprise dans cet intervalle de l’onduleur. Connaissant la
tension de module Um, le nombre des modules en série sera :

U ns
N ms= (3.4.)
Um

Avec :
 N ms: nombre des modules en série
 U ns : tension nominale du système : 600 V
 U m: tension du module : 49,3 V

600
N ms= =14 , 4 ≈ 15 modules en série
41, 5

D’où la tension de notre centrale sera de 49 ,3 V ×13=640 , 9V


3.4.2.2. Nombre des modules en parallèle
Connaissant le nombre des modules total des modules de l’installation et celui des
modules en série, nous pouvons en déduire celui des modules en parallèle, on a :
N mod
N mp= (3.5.)
N ms

Avec :

 N mp: nombre des modules en parallèle ;


 N ms: nombre des modules en série ;
 N mod : nombre des modules totaux de l’installation.

86
N mp= =5 ,7 soit 6 modules en parallèle
15
[52]

Par conséquent le nombre des modules sera15 ×6=90 modules , ce nombre des modules
permettra un couplage harmonieux.

3.5. Calcul de la surface du champ solaire

St =Sm × N m [ mm 2 ] (3.6)

Avec :
 St : Surface totale des modules ;
 Sm : Surface d’un module ;
 N m: nombre des modules.

Le module photovoltaïque ayant la géométrie d’un rectangle, sa surface se calculée par :

Sm =L× l(3.7)

 Sm: surface d’un module ;


 L : longueur du module ;
 l : largeur du module.
Sm =2115×1052=2224980 mm ²

Soit 2,22498 m ² par module photovoltaïque.


2
St =2,22498 ×90=200 , 24 m

par 1,25. Nous aurons donc une surface totale de 250 m2.
En tenant compte du taux d’occupation du sol, nous allons multiplier la surface obtenue

3.6. Calcul de nombre des batteries d’accumulation (capacité de stockage)


3.6.1. Capacité totale de stockage
Elle est définie par l’énergie productible et l’autonomie de l’installation :
Ep × N
C apt = (3.8)
U rb × DDq

Avec :

 C apt : capacité totale d’accumulation ;


 E p : énergie productible ;
 N : autonomie (1 jours) ;
 U rb : tension de raccordement des batteries ;
[53]

 DDq : degré de décharge des batteries 90 % pour une meilleure durée de vie
des batteries.
172500 ×1
C t= =3721 , 68 Ah
51 , 5× 0 , 9

Ainsi pour un besoin énergétique de 172,5 kWh avec une autonomie de 24 heures sous
une tension à la sortie des batteries de 48 V ; il nous faut une capacité d’accumulation de
3721,68 Ah.

3.6.2. Calcul de la capacité de stockage ou Energie de Stockage en Wh


Capacité de stockage en kWh

C s=C a ×U (3.9)

Avec :

 C apt : capacité totale d’accumulation en Ah ;


 C s: énergie de stockage ou Capacité de stockage en kWh ;
 U : Tension de raccordement de batterie (tension du parc à batterie) ;
C s=3721 , 68 ×51 ,5=191 666 Wh soit environ 192kWh

Notre choix est basé sur la batterie au Litium-Ion de marque BYD Battery – Box Premium
LVL 15 kWh Lithium Ion Spécialement pour l’application solaire.

Figure 3. 1 Litium-Ion BYD Battery – Box Premium LVL 15 kWh


Tableau 3. 3 Caractéristiques de la Batterie

Marque BYD

Voltage 51,5 V
[54]

Energie 15.4 kWh


Source : Goshop.cd

Nombre de Package Batterie


Cs
N pb= (3.10)
C up

 N pb : Nombre de package Batterie ;


 C s: énergie de stockage ou Capacité de stockage en kWh ;
 C up: Energie Unitaire du package ou Capacité unitaire du package ;

192
N pb= =12, 4 soit 13 Packages de batteries de
15 , 4

3.7. Choix de l’onduleur PV


Nous portons notre choix sur l’onduleur SolarEdge compte tenu ses avantages.
La garantie produit standard des onduleurs SolarEdge peut être étendue à 20 ou 25 ans,
selon le modèle d'onduleur. Le processus RMA est rapide et généralement SolarEdge
expédie un appareil de remplacement dans les 48 heures, à condition que le défaut
signalé soit couvert par la garantie du produit. L'extension de garantie est disponible
après un paiement unique et doit être achetée auprès de SolarEdge dans les 24 mois
suivant l'expédition de l'onduleur. L'extension de garantie de l'onduleur s'applique
uniquement à l'onduleur lui-même et ne s'applique pas aux modules de communication
intégrés.
Figure 3. 2 Onduleur SolarEdge
[55]

Tableau 3. 4 Caractéristique électriques SolarEdge 3ph Onduleur, 30KW, MC410


Plus d'infos

Réf. SE30K-RW00IBNM4
Marque SolarEdge
Fabricant SolarEdge
Pays de fabrication Israël
Garantie 12
Code HS 85044086
Type d'onduleur String
Nombre de phases 3 phases
Max. Capacité d'entrée CC (W) 45000
Puissance de sortie nominale AC 29990
Nombre de MPPT 4
Niveau de protection (IP) IP65
Convient pour montage extérieur Oui

Plus d'infos

Interrupteur DC Non

Protection contre les surtensions Type II DC & AC

Arc-fault circuit interrupter (AFCI) Oui

Transformateur Non

Enregistrement des données Non

La puissance de l’onduleur dépend de la puissance pic de la centrale et des pertes lors


de la conversion. Rappelons la puissance pic de notre centrale :
Pt =38 , 59 kW

10
https://www.estg.eu/fr-fr/solaredge-3ph-inverter-30kw-mc4-dc-spd-with-setapp-configuration/
[56]

Ainsi, la puissance de l’onduleur PV doit être comprise entre (1,3 à 2) de la puissance


crête. Dans le présent travail nous considérons = 1,5 P p dans le cas de l’onduleur PV.
POnd=1 , 5 ×34 ,12=57 ,88 kW

Le nombre d’onduleurs sera déterminé par la formule suivante :


Pond
N Ond= [3.15]
Pu

Avec :

 N Ond : nombre d’onduleurs ;


 P : puissance de l’onduleur ;
 Pu : puissance unitaire de l’onduleur.

57 , 88
N Ond= =1 , 9 soit 2 onduleurs de 30 kW
30

Dans notre installation, cet onduleur convertit l’énergie électrique sous forme de courant
continu qui vient directement du champ solaire PV en courant alternatif pour l’envoyer
par la suite à l’onduleur chargeur.

3.8. Choix de l’onduleur chargeur


Prendre en compte :
 La puissance de pointe demandée par les charges (exemple : démarrage de
moteur) ;
 La puissance continue et la durée de la plus grande charge ou combinaison de
charges ;
 La température ambiante.
La puissance d’un convertisseur est inversement proportionnelle à la température (power
derating).
La puissance de crête du convertisseur est égale au double de leur puissance nominale
du moins pour les récepteurs ayant un fort courant au démarrage.
 Pendant 30 cycles si tension de sortie est anormale (ex : court-circuit)
 Pendant 2 minutes si tension de sortie est normale (ex : surcharge)
Ils peuvent aussi fournir une surcharge de 30% surcharge pendant 30 minutes.
Par conséquent, nous optons pour l’onduleur hybride vitron Energy
[57]

Figure 3. 3 convertisseur chargeur Quattro 15 kVA / 48 V/200 A

Tableau 3. 5 Spécifications de l’onduleur hybride Quattro 15 kVA / 48 V/200 A11


Marque Victron

Voltage 48V

Efficacité Maximale 96%

Commutateur de Transfert 100A

Tension de Sortie 230VAC

Puissance de Sortie à 25°C 15000VA

Puissance de Crête 25000W

Compatibilité Bluetooth No

Catégorie de protection IP21

Charge Current House Battery 200A

a. Puissance apparente de l’onduleur


La puissance apparente de l’onduleur est donnée par la relation suivante :

𝑺 = Cosφ× η
Pc
(3.11.)
c

11
https://www.goshop.cd/fr/shop/qua483150000-quattro-48-15000-200-100-100-230v-ve-bus-99?
category=10#attr=1174,1175,1182,1179,1178,1176,1177,1183,1181,1180
[58]

𝑺= 0.9 ×0.98 = 41,6 kVA


36 , 33

Avec :
 S : puissance apparente du convertisseur en [VA]
 Pc : puissance crête (demandée) de l’installation en [𝑾]
 Cosφ : facteur de puissance du convertisseur
 η c : rendement du convertisseur (97%)

b. Le nombre d’onduleur
Le nombre d’onduleur nécessaire est exprimé par la formule qui suit :
S 41 , 6 kVA
N ond = = =2 , 7 (3.12)
Pond 15 kVA

Donc , on aura 3 Onduleurs chargeurs vitron de 15 kVA

3.9. Câblage et protection


Rappel :
I
S= (3.13)
j

Avec :
 S: section du conducteur en mm² ;
 I : l’intensité du courant électrique en A ;
 J : la densité du courant électrique en A/mm²
SVA =U × I (3.14)
 S: puissance apparente de la branche ;
 U : tension de raccordement de la branche ;
 I : intensité du courant traversant la branche.

De [3.17] on a :
S VA
I= (3.15)
U

En adoptant la protection par fusible, l’intensité du fusible sera :


I f =1, 2 × I (3.16)
[59]

 I f : l’intensité du courant du fusible ;


 I : l’intensité du courant de la branche.
3.9.1. Entre les panneaux vers boitier de raccordement
Nous calculons le courant de sortie d’un panneau à sa puissance nominale ci-après :
450
I= =10 , 84 A
41 , 5

I f =1, 2 ×10.84=13 A

Le fusible de 16 A DC

Donc la section de conducteurs entre les panneaux et le boitier de raccordement est :


I 13 2
S= = =3 ,25 m m ≃ 4 mm ²
j 4

3.9.2. Sortie boitier de raccordement vers entrée onduleur PV


La puissance d’un onduleur PV est considérée dans ce cas comme la puissance du
champ solaire d’où le dimensionnement de câble doit être fait en fonction de la
puissance de cet onduleur. Cette puissance vaut 30 000 W sous une tension de 600
VDC.
S 30000
I= ; I= =56 A
U 600

I f =1, 2 ×50=60 A

Le fusible de 63 A DC
I 63 2
S= = =12, 6 m m =16 mm ²
j 5

3.9.3. Sortie de l’onduleur PV vers entrée onduleur chargeur


La puissance d’un onduleur chargeur est considérée dans ce cas comme la puissance
de la charge d’où le dimensionnement de câble doit être fait en fonction de cette
puissance vaut 45 kW (3 onduleurs chargeurs 15 kW) sous une tension de 380 V AC.
S 45 000
I= ; I= =118 , 42 A
U 380

I f =1, 2 ×118 , 42=142 ,1 A

Le calibre normalisé du fusible est de 160 A


[60]

I 160 2
S= = =32 m m
j 5

La section normalisée choisie est de 35 m m2

3.9.4. Sortie onduleur chargeur vers entrée batterie


La fiche technique du convertisseur chargeur utilisé dans ce projet indique que le courant
de charge des batteries est de 200 A. Dans ces conditions, le courant fusible et la
section des conducteurs valent :

I f =1, 2 ×200=240A

Le fusible de 250 A DC
I 250 2
S= = =50 mm
j 5

D’où la section normalisée de 70 m m2.

3.9.5. Sortie onduleur Chargeur vers la charge


La section des conducteurs ainsi que le calibre du fusible dépendront de la puissance de
la charge considérée c’est-à-dire la puissance demandée qui est de 36,33 kW.
36 330
S = 380 =95 , 6 A

I f = 1,2 × 95,6 = 114,7 A

Le fusible de 125 A AC
I 125 2
S = J = 5 =25 mm

Résumé des résultats obtenus

 Puissance demandée : 36,33 kW ;


 Energie journalière : 137,898 kWh ;
 Nombre de modules : 90 modules de 450 W ;
 Surface occupée : 250 m² ;
 Capacité de stockage : 192 kWh ;
 Nombre de batteries : 13 packages de 15,4 kWh li-ion ;
 Nombre d’onduleurs PV : 2 onduleurs PV de 30 kW ;
 Nombre d’onduleur chargeur : 3 onduleurs chargeurs de 15 kVA.
[61]

Chapitre 4. Etude économico-environnementale du projet


4.1. Evaluation du coût de la centrale solaire
Principalement, nous aborderons les aspects ci-après :

 Aspect Economique ;
 Aspect Environnemental

4.2.1. Coût d’investissement de la centrale photovoltaïque


Pour cette étude, les dépenses suivantes peuvent être envisagées :

 Coûts d’achat des panneaux solaires PV ;


 Coûts d’achat des onduleurs ;
 Coûts d’achat des batteries ;
 Les coûts d’exploitation et de maintenance : ces coûts comprennent le coût
d’achat du combustible, la main d’œuvre et la conduite de l’installation ;
 Coûts d’études techniques ;
 Les imprévus.

4.2.1. Calcul du coût de l’énergie à la production

4.2.1.1. Introduction12

L'analyse économique des filières d'énergie solaire (énergie hydraulique, énergie


éolienne et énergie de la biomasse) et des services qu'elles peuvent rendre est
indispensable pour pouvoir juger de leurs progrès et de leurs utilisations possibles
dans les différents secteurs d'activités socio-économiques.

Une étude exhaustive portant sur toutes les filières et toutes les applications
dépasserait le cadre de ce mémoire, aussi le parti pris ici est d'analyser en détail un
12
Chabot et Bernard, sommet solaire mondial sur l’analyse économique des filières d’énergie solaire, Ademe
France – Paris, 30 Juin 1993. Réf. SC.93/CoNF.003/10,p.3.
[62]

cas bien représentatif de la diversité des technologies et des critères d'analyse, à


savoir le cas de la production d'électricité par l'énergie solaire, utilisée directement
(solaire thermique et solaire photovoltaïque) ou sous ses formes dérivées (énergie
hydraulique, éolienne, de la biomasse).
L'accès à l'électricité et aux services énergétiques modernes qu'elle permet, est par
ailleurs revendiqué à juste titre par toutes les populations, y compris celles qui ne
seront pas reliées à court ou moyen terme aux grands réseaux électriques
interconnectés, soit au minimum deux milliards d'habitants. On verra justement que
l'énergie solaire permet de fournir ces services énergétiques de base (éclairage,
traitement et transmission de l'information, force motrice, etc.) de façon
décentralisée, sans interconnexions obligatoires aux moyens classiques de
production et de distribution d'électricité.
Aussi il est stratégique de pouvoir analyser les différentes configurations d'utilisation
de l'énergie solaire pour la production d'électricité pouvant présenter une rentabilité
économique à court et moyen terme, afin de pouvoir lancer des programmes
d'équipements solaires ayant des impacts significatifs en terme de nombre
d'habitants desservis, de contribution énergétique, de préservation de
l'environnement et de participation au développement socio-économique des
populations.

Cette analyse de la rentabilité des filières d'énergie solaire pour la production


d'électricité se fera en trois étapes :
- Tout en proposant une méthode commune de comparaison des coûts globaux
actualisés du kWh produit par les différentes filières d'énergie solaire et des outils
simples de prédétermination de ces coûts ;

- Puis en proposant une analyse économique des services énergétiques rendus, et


ceci en examinant de façon globale la production et la consommation d'énergie ;
- Enfin en proposant une démarche globale de synergie entre la production propre et
sûre d'énergie, notamment d'origine solaire et une utilisation sobre et efficace de
l'énergie ainsi obtenue : c'est la démarche ultime de "Maîtrise de l'Energie".

4.2.1.2. Coût, Prix, Valeur


Avant toute analyse détaillée, il est bon de rappeler que si le calcul du coût global
actualisé d'un kWh électrique est une étape obligatoire et incontournable, il n'est pas
suffisant en lui-même : toutes les filières de production et de consommation d'électricité
ont des coûts cachés, du fait de leur impact sur la santé et l'environnement local et
planétaire.
[63]

Ces "coûts cachés" sont par définition difficiles à calculer ct surtout ils ne peuvent
pas faire l'objet d'un consensus national et encore moins international sur de valeurs
précises compte tenu de la diversité des hypothèses de calcul et d'estimation de
certains impacts.
En attendant qu'un consensus hypothétique se fasse sur le "vrai prix" de l'électricité
produite par chaque filière en prenant en compte ces coûts cachés avant
d'appliquer la marge bénéficiaire du producteur ou en "taxant" chaque kWh avant sa
distribution, on ne peut que recommander que soit institué dans chaque pays un
"signal tarifaire" clair tenant compte de la "valeur" que représente la production
d'électricité par énergie solaire pour le développement socio-économique et la
protection de l'environnement local et planétaire.
4.2.1.3. Analyse du coût global actualisé du kWh produit :
 Points communs et spécifiques de la production d’électricité par énergie
solaire :

Le calcul des coûts de la production d'électricité par énergie solaire obéit aux mêmes
règles que pour les solutions classiques : on cernera ainsi séparément les coûts
d'investissement, les coûts d'exploitation et les coûts d'entretien-maintenance.
A l'exception des centrales thermiques utilisant un combustible issu de la biomasse,
une des caractéristiques communes de la production d'électricité par énergie solaire
est de faire appel à un gisement "gratuit" : soleil, vent, eau.

Aussi la structure de coûts du kWh produit par énergie solaire présente une part
importante pour les frais d'amortissement des investissements, une part nulle pour les
frais de combustibles (à l'exception des centrales utilisant la biomasse) et une part très
faible ou moyenne pour les frais d'exploitation et d’entretien-maintenance.
Cette structure est tout à fait différente de celle du kWh produit par combustibles
fossiles (centrales thermiques et groupes électrogènes) où les frais dus à
l'amortissement de l'investissement sont faibles alors que les frais de combustible et
d'exploitation-maintenance sont prépondérants.

L'importance des coûts d'amortissement de l'investissement initial rend les filières


d'énergie solaire plus sensibles aux taux d'actualisation que les solutions plus
gourmandes en coûts de fonctionnement (par ex. diesels avec le prix du combustible).
Choisir des taux d'actualisation faibles revient à privilégier le long terme, ce qui doit
être le rôle des pouvoirs publics pour les investissements de base comme
l'électrification en zone rurale. L'intérêt général et la justice sociale sont donc bien en
phase avec la promotion de solutions qui privilégient le long terme comme la
[64]

production d'électricité par énergie solaire. Aussi, tant au niveau collectif qu'individuel,
et surtout en cas de tensions sur les ressources financières, il devrait être recommandé
de permettre un accès privilégié à des sources de financement adaptées et à bas coût
pour les solutions d'électrification par énergie solaire.
Par ailleurs, dans les cas d'électrification décentralisée promus par des collectivités
locales, des sociétés privées ou les usagers eux-mêmes (par exemple par le biais de
coopératives), la faiblesse des disponibilités financières pour les investissements
initiaux peut mener à privilégier les moyens classiques de production comme les
groupes diesel qui nécessitent un investissement initial faible. Par contre, le montant
élevé des frais d'exploitation et d'entretien-maintenance qui sont à la charge des
exploitants et des usagers, pénalise excessivement ces derniers, et dans certains cas
peut même mener à une réduction de l'exploitation par suite des raccordements au
réseau trop peu nombreux et aux consommations trop faibles, ce qui induit des déficits
d'exploitation encore plus importants. Là aussi le rôle des pouvoirs publics est d'agir en
amont pour favoriser les solutions menant à des frais d'exploitation faibles plutôt que de
combler in fine les déficits d'exploitation comme cela est souvent le cas.
Ainsi pour les projets et programmes d'électrification décentralisée par énergie solaire,
les pouvoirs publics devraient s'impliquer dans la prise en charge des investissements
initiaux, au même titre que pour les investissements de base comme les infrastructures
de communication ou d'éducation et de santé. Les exploitants (collectivités locales,
coopératives d'usagers ou compagnies d'électricité publiques ou privées) pourraient ainsi
mobiliser plus facilement leurs ressources financières et celles de leurs clients pour
l'exploitation et l'entretien-maintenance, ce qui garantit une pérennité des
investissements et évite l'implication des pouvoirs publics dans la réduction des déficits
d'exploitation, ce qui n'est pas leur rôle.

4.2.2. Calcul du coût global actualisé

On a vu que ce coût comprend :

 L'amortissement de l'investissement ;
 Le fonctionnement pendant la durée d'utilisation (combustible, exploitation,
entre tien, maintenance).

L'amortissement à annuités constantes « A » d'un investissement initial I sur une durée


de "n" années à un taux d'intérêt annuel « t % » est donné par la formule :
[65]

( )( )
n
t t
I . 1+
100 100
A=

(( 100 ) −1)
n
t
1+
(4.1)

Où :

 A est l’amortissement à annuités constantes ;


 I est le coût total d’investissement initial ;
 n est la durée de l’investissement en années ;
 t est le taux d’intérêt annuel.

Les durées d'amortissement doivent être évidemment inférieures à la durée de vie de


l'équipement concerné. Ceci peut amener à prendre des valeurs différentes pour les
différents composants principaux d'un système : génie civil et infrastructures, matériel
électromécanique, matériel électronique, stockage électrochimique, etc.

Deux hypothèses de financement sont utilisées :

Une, correspondant à une logique d'investissement public et favorisant le long terme :

Durée d'amortissement : n = 20 ans ;


Taux d'actualisation : t = 6 % (pour le cas de la RDC, on peut adopter 9 %).

L'autre correspondant à une logique d'investissements privés et favorisant plus le court


terme :

Durée d'amortissement : n = 15 ans ;


Taux d'actualisation : t = 9 % (pour le cas de la RDC, la logique est d’aller jusqu’à 12 %.

Si l'on fait intervenir par ailleurs :

 Le coefficient de charge annuel FC défini comme le rapport entre l'énergie


annuelle réellement produite et l'énergie productible si la centrale électrique
avait produit continûment toute l'année à sa puissance nominale ;
 Le ratio Iup défini par le rapport entre l'investissement initial et la puissance
nominale de la centrale électrique ;
 Les ratios KA et KEM définis respectivement par les rapports entre A et I et
entre les dépenses annuelles d'exploitation-maintenance et I ;
[66]

Le coût global actualisé C du kWh électrique produit, hors frais de combustibles,


s'exprime alors simplement par la relation suivante :

I up ( KA+ KEM )
C=
8760 . FC (4.2)

Où :

I
I up=
 P n , P est la puissance de la centrale en watts ; (4.3)
n
E
FC= réelle
 E productible avec E productible=Pn . 8760 et Eréele =K u . E productible (4.4)
tf
K u=
et 8760 ; Ku signifiant le facteur d’utilisation et tf le temps de fonctionnement
annuel estimé ;
A
KA=
 I ; (4.5)
OE∧M
KEM =
 I Où OE&M représente les coûts annuels d’exploitation &
maintenance de la centrale. (4.6)

N.B : Le temps de fonctionnement annuel tient compte du type de centrale.

Cas des centrales solaires : le nombre d’heures de fonctionnement de la centrale


solaire en production est fonction du nombre d’heures d’ensoleillement journalier. Celui-
ci dans le cas de la RDC est proche de 4 heures.
Le facteur d’utilisation annuel de la centrale solaire dans ces conditions est d’environ 4
heures x 365 jours. Ce qui donne tout calcul fait 1460 heures, soit un taux d’utilisation
d’environ 17 %.
Donc, l’énergie réellement produite vaudra : Eréelle = 0,17x Eproductible
Pour les centrales hydroélectriques, on estime Ku à 0,8, soit environ un taux
d’utilisation annuel de 80 %.

L’orientation de la prise de décision quant à la viabilité économique du projet devrait in


fine, comparer le coût obtenu au coût de vente à la production en vigueur dans le pays.
[67]

I up ( KA+ KEM )
C=
La relation 8760 . FC ci-dessus peut être utilisée pour établir les abaques et/ou
les feuilles de calcul de détermination rapide du coût global actualisé du kWh par une
centrale ou un générateur électrique d'une technologie donnée en fonction du ratio de
coût d'investissement Iup, du facteur de charge FC (ou d'un paramètre représentatif du
gisement solaire et éolien disponible) et des conditions de financement ou
d'amortissement (durée et taux d'actualisation).
[68]

4.2.3. Application au cas de notre centrale

Tableau 4. 1 Coût total du projet : Central solaire de kWc

Désignation
N° Modèle Nombre Coût Unitaire en $ Coût Total en $
Equipements
1 Panneaux solaires Go Solar, 450W 90 240 21600
2 Onduleur chargeur Vitron énergie Quattro 15 kVA 3 5990 17970
3 Onduleur PV Solar Edge 30 kW ; 750 V 2 2763,18 5526,36
Battery-BYD power pack 15,4 kWh
4 Batterie 13 10990 142870
Lithium Ion

5 Sous- total (1) 187966,36

6 Câbles et autres accessoires 6% sous-total 1 11277,98


7 Sous total (2) 199244,34
8 Transport 10 % de sous-total2 19924,43
9 Sous- total (3) 219168,78
10 Exploitation et maintenance 4% du sous- total 3 8766,75
11 Etudes techniques 3% du sous-total 3 6575,06
12 Imprévus 5% du sous- total 3 10958,44
Coût total d’investissement 245469,03
Source : élaboration sur des bases des données propres
[68]

Tout calcul fait, nous avons les résultats suivants :

 Iup=4 ,64 ;
 Fc=0 , 17;
 KA =1 ,22;
 KEM =0,0353978;
 C=0,056 $/Wh soit 56 $/MWh

Le prix du kWh reviendra à 0,060 $/kWh soit 60 $/MWh

Le modèle révèle que cette facturation est inférieure à celle édictée par les tarifs en
vigueur appliqués par la SNEL conformément à l’Arrêté Ministériel n°005/CAB/MIN-
ECONAT&COM/2009 du 07 mars 2009 portant fixation des tarifs de vente d’énergie
électrique pour ses abonnés Haute Tension, Moyenne Tension, Basse Tension, et
complété par l’Arrêté n°023/CAB/MIN-ECO&COM/2012 du 11 octobre 2012 portant
modification et complément de l’Arrêté 005 suscité.

Pour notre modèle, nous appliquerons le prix calculé ci – haut et c’est cette tarification
que nous allons appliquer dans le Logiciel de prise de Décision sur la viabilité
économique du projet. Il s’agit évidemment du logiciel RETCreen International qui est
parmi tant d’autres.

Mais pour fixer la tarification de la SNEL, il s’avérerait que le projet soit subventionné et
encouragé par l’Etat Congolais en vue d’étudier sa viabilité. Ceci fera l’objet d’une autre
étude entre l’Investisseur et le Gouvernement de la république démocratique du Congo.
4.4. Analyse de la viabilité du projet de la centrale solaire PV
4.4.1. Aperçu du logiciel RETSCreen International
4.4.1.1. Viabilité environnementale du projet et calcul des GES évités
La viabilité environnementale du projet a été analysée grâce à l’outil RETScreen
présenté ci-dessous.

Le logiciel RETScreen International a été développé par une équipe du Centre de


Recherche Canmet ENERGIE situé à Varennes au Canada en collaboration avec
d’autres gouvernements et organismes multilatéraux ainsi qu’avec l’appui technique d’un
large réseau d’experts de l’industrie et du milieu académique à l’échelle mondiale.

RETScreen International est à la fois un outil de sensibilisation aux énergies propres,


d’aide à la décision et de renforcement de compétences dans le domaine des Energies
Renouvelables.
[69]

L’outil consiste en un logiciel standardisé et intégré d’analyse des projets d’énergie


propres qui peut être utilisé partout dans le monde pour évaluer la production
énergétique, les coûts du cycle de vie et les réductions d’émissions de gaz à effet de
serre pour différentes Technologies d’Efficacité Energétique et d’Energies
Renouvelables (TEE et TER).

Ses interfaces sont présentées sur la figure ci-dessous :

Figure 4.1 : Interfaces du logiciel RETScreen International

Partant de cette figure, on constate que l’analyse de la viabilité du projet est faite en cinq
étapes. En ce qui nous concerne, nous nous intéressons principalement à l’étape
d’analyse des émissions pour voir à quel point le projet contribue à la réduction des
GES.

Dans cette étape, la feuille de calcul permet d'estimer le potentiel de réduction


d'émissions des gaz à effet de serre (GES) du projet. Cette feuille de calcul comprend
cinq sections principales : Choix d'options, Réseau électrique de référence (Niveau de
référence), Sommaire des GES du cas de référence (Niveau de référence), Sommaire
des GES du cas proposé (Projet) et Sommaire des réductions d'émissions de GES.

La section Choix d'Options permet de choisir le type d'analyse que l'on préfère. On y
trouve également le potentiel de réchauffement global des GES, c'est-à-dire leur faculté
[70]

de contribuer à l'effet de serre en comparaison d'une tonne de CO 2. Les sections


Réseau électrique de référence et Sommaire des GES du cas de référence dressent un
bilan des émissions des GES du système de référence.

La section Sommaire des GES du cas proposé expose le bilan des émissions des GES
du système proposé. La section Sommaire des réductions d'émissions de GES estime
les réductions d'émissions des GES d'après les données entrées par l'utilisateur dans les
sections précédentes. Les résultats sont calculés en tonnes équivalentes de CO 2
évitées par année.

Tableau 4.2: Information sur le projet


Logiciel d'analyse de projets d'énergies propres

Information sur le projet Voir la Base de données de projets

Nom du projet Etude d'une centrale solaire PV


Lieu du projet Kinshasa

Préparé pour Alimenter l'Hôpital Simon Kimbangu


Préparé par Ir KANZUMBA MULUNDU Emilie

Type de projet Production d'électricité

Technologie Photovoltaïque
Type de réseau Réseau central

Type d'analyse Méthode 1

Pouvoir calorifique de référence Pouvoir calorifique supérieur (PCS)


Afficher paramètres
Langue - Language French - Français

Dans cette section du logiciel RETScreen d'analyse de projets d'énergies propres, la


Manuel de l'utilisateur French - Français

Devise $
feuille de calcul Démarrer est utilisée pour entrer l'information générale à propos du
Symbole
Unités Unités métriques

projet. Cette feuille de calcul est aussi utilisée pour sélectionner les paramètres
standardsConditions
pour effectuer l'analyse.
de référence du site
Choisir le lieu des données climatiques

Lieu des données climatiques Kinshasa (Leopoldville)/Binza

Afficher information

4.4.2. Analyse du projet


Les résultats de simulation sont repris dans les différents tableaux qui suivent :
[71]

Tableau 4.3. Modèle énergétique du projet


Modèle énergétique RETScreen - Projet de production d'électricité Afficher d'autres unités

Système de production d'électricité du cas proposé Surcoûts à l'investissement

Technologie Photovoltaïque

Type d'analyse  Méthode 1


 Méthode 2
Photovoltaïque
Capacité électrique kW 34,12 $ 158 377 Voir la Base de données de produits
Fabricant
Modèle 1 unité(s)
Facteur d'utilisation % 17,0%
Électricité fournie à la charge MWh 0
Électricité exportée au réseau MWh 50,8

Prix du combustible - production d'électricité du cas proposé $/MWh 0,00


Prix de l'électricité exportée $/MWh 100,00

 Analyse des émissions

Facteur Facteur
d'émissions Pertes d'émissions
Réseau électrique de référence (Niveau de référence) GES t-d GES
Pays - région Type de tCO2/MWh % tCO2/MWh
Congo, Rép. démocratique du Mazout (#6) 1,155 1,155

Électricité exportée au réseau MWh 51 Pertes t-d

Émissions de GES
Cas de référence tCO2 58,7
Cas proposé tCO2 0,0
Réduction annuelle brute d'émissions de GES tCO2 58,7
Frais de transaction pour les crédits de GES %
Réduction annuelle nette d'émissions de GES tCO2 58,7 est équivalente à 10,7 Automobiles et camions légers non utilisés

Revenu pour réduction de GES


Crédit pour réduction de GES $/tCO2
[72]

Tableau 4.4. Analyse des émissions


Analyse des réductions d’émissions RETScreen - Projet de production d'électricité
Analyse des émissions

 Méthode 1 Potentiel de réchauffement planétaire des GES


 Méthode 2 25 tonnes CO2 = 1 tonne CH4 (IPCC 2007)
 Méthode 3 298 tonnes CO2 = 1 tonne N2O (IPCC 2007)

Réseau électrique de référence (Niveau de référence)

Facteur
d'émissions Facteur
GES Pertes d'émissions
Type de (avant pertes) t-d GES
Pays - région combustible tCO2/MWh % tCO2/MWh
Congo, Rép. démocratique du Mazout (#6) 1,155 1,155

 Changement du niveau de référence durant le projet Changement du facteur d'émissions de GES % -10,0%

Sommaire des GES du cas de référence (Niveau de référence)

Facteur Facteur Facteur Facteur


Proportion de d'émissions d'émissions d'émissions Consommation d'émissions Émissions de
combustible C02 CH4 N2O de combustible GES GES
Type de combustible % kg/GJ kg/GJ kg/GJ MWh tCO2/MWh tCO2
Électricité 100,0% 254 1,155 293,4
Total 100,0% 254 1,155 293,4

Sommaire des GES du cas proposé (Projet de production d'électricité)

Facteur Facteur Facteur Facteur


Proportion de d'émissions d'émissions d'émissions Consommation d'émissions Émissions de
combustible C02 CH4 N2O de combustible GES GES
Type de combustible % kg/GJ kg/GJ kg/GJ MWh tCO2/MWh tCO2
Solaire 100,0% 254 0,000 0,0
Total 100,0% 254 0,000 0,0
Pertes t-d Total 0,0
Électricité exportée au réseau MWh 254 0 1,155 0,0
Total 0,0

Sommaire des réductions d'émissions de GES

Émissions Émissions Réduction Réduction


de GES de GES annuelle brute Frais de annuelle nette
Années cas de cas d'émissions transaction pour d'émissions
d'occurrence référence proposé de GES les crédits de GES de GES
an tCO2 tCO2 tCO2 % tCO2
Projet de production d'électricité 1 à -1 293,4 0,0 293,4 293,4

Réduction annuelle nette d'émissions de GES 293 tCO2 est équivalente à 125 894 Litres d'essence non consommés
[73]

Tableau 4.5. Analyse financière


Analyse financière RETScreen - Projet de production d'électricité
Paramètres financiers Sommaire des coûts, économies et revenus du projet Flux monétaires annuels
Général Coûts d'investissement An Av. impôt Apr. impôt Cumulatif
Taux d'indexation des combustibles % Étude de faisabilité 0,0% $ 0 # $ $ $
Taux d'inflation % 2,0% Développement 0,0% $ 0 0 -158 377 -158 377 -158 377
Taux d'actualisation % 4,0% Ingénierie 0,0% $ 0 1 20 731 20 731 -137 646
Durée de vie du projet an 25 Système de production d'électricité 100,0% $ 158 377 2 21 146 21 146 -116 500
Système de production de chaleur 0,0% $ 0 3 21 569 21 569 -94 932
Financement Système de production de froid 0,0% $ 0 4 22 000 22 000 -72 932
Encouragements et subventions $ Défini par l'utilisateur 0,0% $ 0 5 22 440 22 440 -50 492
Ratio d'endettement % Mesures d'efficacité énergétique 0,0% $ 0 6 22 889 22 889 -27 603
Dette du projet $ 0 Infrastructures connexes et divers 0,0% $ 0 7 23 347 23 347 -4 256
Capitaux propres investis $ 158 377 Total des coûts d'investissement 100,0% $ 158 377 8 23 814 23 814 19 557
Taux d'intérêt sur la dette % 9 24 290 24 290 43 847
Durée de l'emprunt an Encouragements et subventions $ 0 10 24 776 24 776 68 623
Paiements de la dette $/an 0 11 25 271 25 271 93 894
Frais annuels et paiements de la dette 12 25 777 25 777 119 670
Exploitation et entretien $ 0 13 26 292 26 292 145 962
Analyse d'impôt sur le revenu  Coût en combustible - cas proposé $ 0 14 26 818 26 818 172 780
Taux d'imposition sur le revenu % Paiements de la dette - 0 ans $ 0 15 27 354 27 354 200 134
Report des pertes? Non Total des frais annuels et paiements de la dette $ 0 16 27 901 27 901 228 036
Méthode d'amortissement Dégressif 17 28 459 28 459 256 495
Règle de la demi-année - an 1 oui/non Oui Coûts périodiques (crédits) 18 29 029 29 029 285 524
Allocation du coût en capital % $ 0 19 29 609 29 609 315 133
Taux d'amortissement % $ 0 20 30 201 30 201 345 334
Période d'amortissement an 15 Valeur résiduelle du projet - coût $ 0 21 30 805 30 805 376 139
Congé fiscal disponible? oui/non Non 22 31 421 31 421 407 561
Durée du congé fiscal an Économies et revenus annuels 23 32 050 32 050 439 611
Coût en combustible - cas de référence $ 0 24 32 691 32 691 472 301
Revenus annuels Revenu d'exportation d'électricité $ 20 325 25 33 345 33 345 505 646
Revenu d'exportation d'électricité Revenu pour réduction de GES - 0 ans $ 0 26 0 0 505 646
Électricité exportée au réseau MWh 254 Prime (ou rabais) sur les ventes à l'utilisateur $ 0 27 0 0 505 646
Prix de l'électricité exportée $/MWh 80,00 Autre revenu (coût) - ans $ 0 28 0 0 505 646
Revenu d'exportation d'électricité $ 20 325 Revenu pour production d'ÉP - ans $ 0 29 0 0 505 646
Taux d'indexation sur l'exportation d'électricité % Total des économies et des revenus annuels $ 20 325 30 0 0 505 646
31 0 0 505 646
Revenu pour réduction de GES  32 0 0 505 646
tCO2/an 0 33 0 0 505 646
Réduction nette de GES tCO2/an 293 Viabilité financière 34 0 0 505 646
Réduction nette de GES - 25 ans tCO2 7 336 TRI avant impôt - capitaux propres % 14,3% 35 0 0 505 646
Crédit pour réduction de GES $/tCO2 TRI avant impôt - actifs % 14,3% 36 0 0 505 646
Revenu pour réduction de GES $ 0 37 0 0 505 646
Durée du crédit pour réduction de GES an TRI après impôt - capitaux propres % 14,3% 38 0 0 505 646
Réduction nette de GES - 0 ans tCO2 0 TRI après impôt - actifs % 14,3% 39 0 0 505 646
Taux d'indexation du crédit pour réduction de GES % 40 0 0 505 646
Retour simple an 7,8 41 0 0 505 646
Prime (ou rabais) sur les ventes à l'utilisateur  Retour sur les capitaux propres an 7,2 42 0 0 505 646
% de prime (ou de rabais) sur l'électricité % 43 0 0 505 646
Prime (ou rabais) sur les ventes d'électricité $ 0 Valeur Actualisée Nette (VAN) $ 240 262 44 0 0 505 646
% de prime (ou de rabais) sur la chaleur % Économies annuelles sur la durée de vie $/an 15 380 45 0 0 505 646
Prime (ou rabais) sur les ventes de chaleur $ 0 46 0 0 505 646
% de prime (ou de rabais) sur le froid % Ratio avantages-coûts 2,52 47 0 0 505 646
Prime (ou rabais) sur les ventes de froid $ 0 Recouvrement de la dette Pas de dette 48 0 0 505 646
Prime (ou rabais) sur les ventes à l'utilisateur $ 0 Prix de revient de l'énergie $/MWh 31,78 49 0 0 505 646
Coût de réduction de GES $/tCO2 (52) 50 0 0 505 646
[74]

Tableau 4. 6. Flux monétaires cumulatifs


Graphique des flux monétaires cumulatifs
600 000

500 000

400 000

Flux monétaires cumulatifs ($) 300 000

200 000

100 000

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25

-100 000

-200 000

An
[75]

4.4.3. Interprétation des résultats


La viabilité du projet est étudiée grâce à la manipulation du Logiciel RETScreen
International, est un outil parmi tant d’autres d'aide à la décision développé pour évaluer
la production et les économies d'énergies, le coût, les réductions des émissions, la
viabilité financière et le risque de différentes technologies d'énergies renouvelables et
d'efficacité énergétique.

L’objectif poursuivit de cette étude de la viabilité du projet est de trouver un compromis


technico – économique et environnemental et s’assurer du bien-fondé du projet avant sa
réalisation. Cette étude nous amène à faire un résumé sur les résultats obtenus.

4.3.1. Viabilité technologique


Pour qu’un projet soit jugé viable, le critère technologique est de taille. C’est-à-dire que le
projet doit répondre à la technologie moderne et surtout dans les standards
internationaux.

En ce qui nous concerne, la technologie de base mis à profit à savoir le solaire


photovoltaïque, son efficacité n’est plus à démontrer.

Parlant du solaire photovoltaïque, les milieux ruraux ont trouvé du souffle grâce au
développement d’une telle technologie bien que couteux suite à ses constituants et
surtout pour un système muni du stockage électrochimique. Fort heureusement, nous
assistons depuis un certain temps à une diminution de coût du kilowattheure.

4.3.2. Viabilité environnementale


Un système solaire photovoltaïque n’émet aucun gaz à effet de serre lors de son
exploitation. La feuille de calcul Analyse des émissions (tableau 4.3) traduit clairement la
viabilité environnementale du projet étudié, le résultat de l’analyse des émissions est
telle que le projet contribue à une réduction annuelle brute de 293,4 tCO2 ce qui équivaut
à 125 894 litres d’essence non consommés annuellement.

4.3.3. Viabilité économique


Sur le plan économique, cette étude est faite de façon la plus défavorable possible
d’autant plus qu’on n’a même pas inclus les frais d’encouragement, ni de subvention. Or
un tel projet le mérite si bien qu’il cadre avec les Objectifs de Développement Durable
dans le volet : Réduction des Gaz à Effet de Serre.
La rubrique sur la feuille d’Analyse financière du logiciel RETScreen montre que le projet
est économiquement viable car dès la septième année sur la durée de vie du projet (25
ans), le retour sur les capitaux propres est réalisé : indicateur économique important
[76]

comme le montre le graphique des flux monétaires cumulatifs de l’analyse financière et


qu’après cette date, le même graphique traduit le succès du projet.

Il est important de signaler que la viabilité économique est fonction de beaucoup de


paramètres financiers qu’il faut choisir avec délicatesse afin de trouver un compromis
technico-économique à long terme, notamment le TRI, les économies annuelles sur la
durée de vie du projet, le prix de revient de l’énergie et la VAN.

Tous ces indicateurs tel qu’illustré dans le tableau 4.4 sont bel et bien au vert. Ce qui
justifie la viabilité économique du projet.
[77]

CONCLUSION GENERALE

Nous avons eu le plaisir d’aborder le sujet dont l’intitulé est ‘‘Etude technico-
économique d’une centrale solaire PV aliment l’huilerie EDOU à OYO’’.
Compte tenu des contraintes imposées tant par le reseaus que par le groupe
électrogène dont notamment la surfacturation et les dépenses liées à l’achat de
carburant l’objectif poursuivi dans ce travail était de doter l’Huilerie d’EDOU qui a fait
objet de notre cas de figure d’une source d’alimentation fiable qui lui permettrait
d’exercer sa mission dans les conditions favorables afin de fournir les produits de qualité
à la population du district d’Owando et ses environs en particulier et la République du
Congo en général.
Pour y arriver, nous avons fait l’état des lieux qui nous a permis de dégager les besoins
en énergie de l’huilerie pour un dimensionnement conséquent et un choix bien éclairé
des divers équipements de la centrale. Après avoir dimensionné les équipements en
suivant la règle de l’art, nous avons obtenus les résultats suivants :
 Puissance demandée : 36,33 kW ;
 Puissance pic : 38,59 kWc ;
 90 modules de 450 Wc ;
 Une surface de 250 m2 ;
 13 Batteries – Box Premium LVL 15,4 kWh Lithium Iron;
 3 Onduleurs Chargeur QUATTRO 15 kVA ;
 2 Onduleurs PV SolarEdge Eco de 30 kW ;
 Coût d’investissement Photovoltaïque : 254469,03 $
 Coût du kWh : … $/MWh.
Ensuite, nous avons testé la fiabilité économico-environnementale à l’aide du logiciel
RETscreen. En effet, la technologie solaire a déjà atteint sa maturité, elle est reconnue
pour son aspect non polluant et permet dans ce projet de réduire de …..,…. tCO 2 soit
….. . litres d’essence non consommés.
Sur le plan économique, le logiciel affirme que nous pouvons commencer
l’enregistrement du retour sur les capitaux à partir de la ………… année d’exploitation
sur une durée de vie de 25 ans ce, en dehors d’autres avantages.
Ainsi donc, vu ces résultats, nous pouvons affirmer que le projet est alléchant et que sa
concrétisation grande fera beaucoup de bien aux usagers d’une part et des utilisateurs
d’autre part.
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L’erreur étant inhérente à la nature humaine, nous sommes par conséquent disposés à
accepter toute remarque constructive.

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