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Pharmaco Logie

Le document présente un cours de pharmacologie, définissant les médicaments, leur origine, les formes médicamenteuses et les règles d'utilisation. Il aborde également les interactions médicamenteuses et les principales classes de médicaments, notamment ceux utilisés pour traiter les infections, la douleur, et les maladies du système nerveux et cardiovasculaire. Enfin, il décrit les exigences de qualité des médicaments et les voies d'administration appropriées.

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Pharmaco Logie

Le document présente un cours de pharmacologie, définissant les médicaments, leur origine, les formes médicamenteuses et les règles d'utilisation. Il aborde également les interactions médicamenteuses et les principales classes de médicaments, notamment ceux utilisés pour traiter les infections, la douleur, et les maladies du système nerveux et cardiovasculaire. Enfin, il décrit les exigences de qualité des médicaments et les voies d'administration appropriées.

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Royaume du Maroc

Ministère de la santé

Enseignant : Dr BAHAJ
Schéma du cours

I) Définition et généralités :
1) Définition :
A) Pharmacologie ; C) Poison ;
B) Médicament ; D) Ordonnance médicale ;
2) Origine des médicaments :
3) Formes médicamenteuses ;
4) Qualité d’un médicament ;
5) Règles d’utilisation des médicaments ;
6) Le sort du médicament dans l’organisme ;
7) Les interactions médicamenteuses ;
II) Etude des principaux médicaments :
1) La thérapeutique anti-infectieuse :
A) Antiseptiques ; E) Antiviraux ;
B) Antibiotiques ; F) Sérums et vaccins ;
C) Antituberculeux ; G) Antiparasitaires ;
D) Antifongiques ;
2) Médicaments de la douleur :
A) Anti-inflammatoires ; C) Antihistaminiques ;
B) Analgésiques ;
3) Médicament du système nerveux :
A) Sympathomimétiques ; C) parasympathomimétiques ;
B) Sympatholytiques ; D) parasympatholytiques ;
4) Médicament du système nerveux central :
A) Médicaments psychotropes ;
B) Antiparkinsoniens ;
C) Antiépileptiques ;
5) Médicaments du cœur et des vaisseaux :
A) Tonicardiaques ;
B) Médicaments du rythme cardiaque ;

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C) Médicaments de l’insuffisance coronarienne ;
D) Antihypertenseurs ;
E) Diurétiques ;
F) Médicaments de la coagulation ;
G) Vasodilatateurs périphériques ;
6) Médicaments de l’appareil respiratoire :
A) Analeptiques respiratoires ;
B) Antitussifs ;
C) Expectorants et fluidifiants bronchitiques ;
D) Vasoconstricteurs locaux ;
E) Traitement de l’asthme ;
7) Médicaments de l’appareil digestif :
A) Médicaments de l’estomac ; C) Médicaments du foie ;
B) Médicaments de l’intestin ;
8) Médicaments du rein :
A) Insuffisance rénale et médicament ;
B) Traitements des infections urinaires ;
C) Médicaments de la lithiase urinaire ;
9) Thérapeutiques hormonales :
A) Thyroïde ; D) Surrénale ;
B) Pancréas ; E) Hormones sexuelles ;
C) Hypophyse ;
10) Les principaux anesthésiques ;
11) Les antimitotiques ;
12) Antidotes et antagonistes ;
13) Les antidiabétiques de synthèse ;

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LA PHARMACOLOGIE

I : Définitions et généralités :
1) Définition
A) Pharmacologie :
C’est la science des effets et de devenir dans l’organisme des médicaments, c’est la
science qui traite les interactions entre les substances chimique et les tissus vivants ;
Les pharmacologues ont pour tâche de déterminer l’index thérapeutique, c à d, le
rapport bénéfice/risque à différentes doses, cela permet de définir la posologie générale
qui sera mieux adaptée au patient ;
Les branches générales de la pharmacologie :
 Pharmaco dynamique : étudie les effets et les actions des médicaments ;
 Pharmaco cinétique : devenir des médicaments dans l’organisme ;
 Pharmaco vigilance : étude des méthodes de détection, de prévention des effets
indésirables ;
B) Médicament :
on entend par médicament, toute substance ou composition présentée comme ayant
des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales,
ainsi que tout les produits administrés en vue d’établir un diagnostic médical, restaurer,
corriger ou modifier une fonction organique ;
 Fonction thérapeutique (préventive) :
 Individuelle : (vaccination) ;
 Collective (chimio prophylaxie collective de la méningite ou la
tuberculose) ;
 Fonction curative :
 Étiologique : le médicament s’attaque à la cause de la maladie ;
 Substitutive : elle apporte l’élément manquant à l’organisme ;
 Symptomatique : elle s’attaque seulement aux manifestations de la
maladie sans pouvoir de traiter la cause ;
Tout médicament est composé de 2 éléments :
Le principe actif : c’est la molécule détenant les propriétés curatives ou
préventives ;
L’excipient : c’est une substance inactive par elle-même, mais dont l’intérêt est
de faciliter l’utilisation et notamment sa libération ;

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Dénomination des médicaments :
Chaque médicament possède au moins 3 noms :
 Un nom chimique qui correspond à la formule chimique (acide acétyle
salicylique) ;
 Une dénomination commune internationale DCI (Aspirine) ;
 Un nom commercial (Aspégic) ;
Médicaments génériques :
Sont des copies de médicaments originaux qui ne bénéficient plus d’une exclusivité
commerciale (levé de brevet d’invention). Ils sont destinés à substituer en médicaments
originaux ;
La définition du médicament générique stipule que la dose de principe actif doit être
identique, dont le médicament générique est le médicament de référence ; ce sont donc
l’ensemble des excipients des procédés de fabrication qui différent.
C) Poison :
Toute substance qui, lorsqu’elle est mise en contact avec l’organisme, ou absorbée par
celui-ci, produit une perturbation où interrompe le processus naturel de la vie ; tout les
poisons ont un seuil à partir duquel ils peuvent être mortels.
Un poison peut être d’origine minéral, végétal ou animal, et peut prendre une forme
liquide, solide ou gazeuse, selon sa nature, un poison peut attaquer soit la surface du
corps ou plus gravement les organes internes ;
D) Ordonnance médicale :
L’ordonnance est une prescription écrite, datée et signée par son auteur, elle indique le
traitement et désigne les médicaments jugés nécessaire au malade avec leur mode
d’administration ;
Si l’ordonnance comprend un ou plusieurs médicaments soumis à la réglementation,
des substances venimeuses, elle doit comporter les qualités prescrites et le mode
d’emploi, le nombre éventuel de renouvellement, aussi le Nom, le Prénom, le sexe et
l’âge du malade ;
Si un médicament est inscrit sur le tableau des stupéfiants (tableau B), l’ordonnance
doit être rédigée sur un bon des stupéfiants extrait d’un carnet à souche d’un modèle
déterminé par le Ministère de la santé ;
Les destinataires de l’ordonnance sont : le médecin, le pharmacien et les organismes de
la couverture sociale, elle doit comporter :
 Identification de prescripteur : Nom, adresse et qualité ;
 Identification du malade : Nom, prénom, sexe, âge, poids pour enfant ;

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 Identification des médicaments : DCI, forme posologie et durée du traitement ;
 Signature et cachet du médecin prescripteur ;
 La date, mention « à renouveler ou non pour les psychotropes ;
2) Origine des médicaments :
 Médicaments d’origine minéral : de nombreux principes actifs utilisés ont une
origine minéral ex. eau, Lithium et l’iode ;
 Médicaments d’origine animale : extrait du sang humain, fibrinogène, hormone
(insuline) ;
 Médicaments d’origine végétal : plusieurs sont dérivés des plantes : la
pénicilline ;
3) Formes médicamenteuse ;
Les principales formes médicamenteuses se représentent en formes solides, semi solides,
liquides et gazeuses ;
a) Formes solides :
Capsule : c’est un petit contenant de formes variables généralement en gélatine,
remplie d’une substance médicamenteuse (poudre ou liquide) et dont les parois
peuvent se dissoudre au cours du passage dans le tube digestif ;
Comprimé : les comprimés sont des préparations de consistance solide obtenues
par agglomération d’une ou plusieurs substances médicamenteuses additionnées ou
non d’adjuvants (excipients). Ils sont pour la plus part d’aux destinés à être
absorbés tels quels sont par voie orale. Certains comprimés dits effervescents
doivent être dissous dans l’eau ;
Les comprimés sécables peuvent être fractionnés ;
Les comprimés peuvent être nus (Aspirine®) ou enrobé d’une couche protectrice
destinée à :
 Protéger les principes actifs (enrobage gastro-résistant) ;
 Masquer un goût désagréable ;
 Permettre une action retardée (formes à libération prolongée :
Rythmodan*LP) ;
Capsules et gélules : les capsules sont des globules creux dont la cavité est
remplie d’une substance médicamenteuse. Les capsules molles contiennent des
produits liquides huileux, les capsules par emboitement ou gélules sont formées de
02 demi capsules de gélatine ;
Remarque :

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Les comprimés et les gélules doivent être avalés :
 De préférence assis (jamais en position debout ou couchée) ;
 Avec un verre d’eau (le retard du transit dans l’œsophage peut être
responsable de lésions) ;
 Au moment des repas sauf indication contraire ;
 Ne jamais ouvrir une gélule, ni écraser un comprimé, surtout lorsqu’il s’agit
d’un principe actif toxique (anticancéreux), car les particules irritantes pour
la peau ou les yeux peuvent être dispersées dans l’atmosphère ;
Cachets : les cachets sont constitués par 02 cupules du pain azyme de forme ronde
destinée à recevoir des médicaments solides. L’enveloppe des cachets se conserve
mal ;
Pilules et granules : les pilules sont des préparations ayant la forme de petites
masses sphériques qui doivent être avalées. Les granules sont des petites pilules ;
Granulés : ce sont des petits grains de forme irrégulière (administrés par cuillérées
ou après dissolution dans l’eau ;
Poudre : simple ou composée (conditionnée dans des récipients multi doses, soit en
paquets ou sachets unitaires) ;
Suppositoires : sont des préparations de consistance solide contenant un ou
plusieurs principes actifs, sont administrés en vue d’action locale ou systémique. Ils
ont une forme adaptée à l’administration par voie rectale, ils sont soluble dans
l’ampoule rectale ou fusible à la T° du corps humain ;
b) Formes semi-solides :
Pommade : c’est une préparation consistante, semi-solide destinée à être appliquée
sur la peau ou sur certaines muqueuses, constituée d’un excipient à phase unique
dans lequel peut être dispersée un ou plusieurs principes actifs ;
Crème : c’est une pommade multi phasique : phase lipophile, phase hydrophile et
agent émulsionnant. On distingue les crèmes hydrophiles et les crèmes hydrophobes.
Gels : Les gels sont des liquides gélifiés par un agent gélifiant approprié (amidon,
gomme) ;
Pâte : une pâte est une préparation pharmaceutique, de consistance molle
contenant une forte proportion de poudre ;
c) Les formes liquides :

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A l’exception des ampoules buvables, ce sont des formes multi doses, c'est-à-dire le
malade doit mesurer lui-même la dose prescrite à l’aide d’une cuillère, d’un compte
goutte ou d’une mesure délivrée avec le médicament ;
Le dosage est peu précis. La prise de médicament toxique en gouttes peut être
dangereuse, notamment chez les personnes âgées ; on distingue :
Les sirops : préparation aqueuse de consistance visqueuse contenant une solution
concentrée de sucre (assure la conservation) ;
Emulsion : préparation liquide multi phasique, phase lipophile, phase hydrophile
et agent émulsionnant. On distingue les émulsions hydrophiles et les émulsions
hydrophobes ;
Solution : préparation médicamenteuse contenant un ou plusieurs substances
médicamenteuses dissoutes. Le solvant en général est l’eau, mais il peut être l’alcool,
dans ce cas on l’appel teinture ;
Lotion : préparation aqueuse ou alcoolique destinée à laver ou à frictionner une
région déterminée du corps ;
Suspension : c’st une préparation contenant un liquide dans lequel se trouve des
particules solides non solubles, on distingue des suspensions aérosol, suspension
injectables, suspensions ophtalmiques ;
Collutoire : préparation médicamenteuse semi-liquide ou liquide, destinée à agir
sur les gencives, la muqueuse buccale et le pharynx ;
Gargarisme : solution médicamenteuse destinée au soin de la bouche et du larynx,
à rejeter après un contact peu prolongé ;
Liniment : substance destinée à être appliquée sur la peau par friction et contenant
généralement diverses huiles médicinales ;
Tisane : solution obtenue à partir d’une ou plusieurs plantes par macération,
infusion ou décoction, et destinée à servir de boisson ;
d) Formes gazeuses :
Bien qu’étant peu nombreuses, les formes gazeuses revêtent une importance
particulière à cause de leur utilisation ;
Médicament en aérosol : procédé assurant la dispersion de particules
médicamenteuses très fines d’un liquide ou solution dans un gaz en vue de les
introduire dans les voies respiratoires ;

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Gaz : certains gaz, généralement sous pression sont utilisés dans le soin des
malades par exp. Oxygène ;
4) La qualité d’un médicament :
 Non périmé ;
 Non toxique à dose thérapeutique tolérable pour le malade (n’entraîne aucun
accident) ;
 Efficace (guéri la maladie) ;  Moins onéreux (moins cher) ;
 La solution injectable doit être :
 Limpide : préparation doit être transparente ;
 Isotonique : solution doit avoir la même pression osmotique que le sang
(pression développée pour certaines substances : ions, glucose, protéine
lorsqu’elles sont en solution) ;
 Stérile (ne doit contient aucun germe) ;
 Apyrogène (ne doit contient aucune substance provoquant lors de son
administration une augmentation de la T° corporelle ;
5) Règles d’utilisation des médicaments :
Certains médicaments sont toxiques et pour cette raison le législateur a pris certains
nombres de mesures permettant de contrôler l’emploi des médicaments, grâce à des
restrictions de délivrance, toute la réglementation de ces produits toxiques appelés
substance : sont classés en trois tableaux :
 Tableau A : substance toxique (cadre rouge) ;
 Tableau B : stupéfiant (double cadre rouge) ;
 Tableau C : substance dangereuse (cadre vert) ;
Les voies d’administration
Généralement on distingue deux voies :
 Voie générale : le médicament doit pour atteindre son site d’action, passer par la
circulation générale ;
 Voie entérale ou digestive ;
 Voie parentérale ou injectable ;
 Voie locale ; le médicament déposé en contact avec le tissu (pommade, collyre) ;
 Voie par inhalation (ventoline®) ;
Voie enterale (indirecte) :
 Voie sublinguale : généralement le médicament est placé sous la langue jusque
absorption, sans avaler ; l’absorption se fait au niveau de toute la paroi buccale
richement vascularisée, le médicament est administré sous forme de petit

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comprimé ; ses avantages, c’est d’éviter le retentissement des enzymes et le bol
alimentaire ;
 Voie orale : le médicament avalé est sous forme liquide (absorption facile), ou
sous forme solide (meilleure conservation) ; l’absorption s’effectue au niveau
gastrique et intestinal (en fonction des propriétés chimiques du médicament) ;
l’intestin grêle joue un rôle important dans cette absorption en raison de sa
surface considérable et de sa vascularisation et des mouvements (péristaltisme),
le médicament se présente en dose multiple (sirop et poudre) à mesurer lors de la
prise ou en dose unique (comprimé, gélule) ;
 Voie rectale : le médicament est introduit par l’anus, l’absorption s’effectue au
niveau de la muqueuse rectale, les formes utilisées pour cette voie : pommade,
suppositoire ;
Voie parentérale (direct) :
 Avantage : phase d’absorption + ou – rapide ;
 Inconvénient : nécessité d’asepsie rigoureuse, d’un matériel stérile, d’une
personne qualifiée ;
Les préparations injectables sont des liquides purs destinés à être administrés par
voie parentérale, ils doivent être stériles et en général neutre et ont la même pression
osmotique que le plasma sanguin ;
 Voie S/C : le produit est injecter sous la peau, dans l’épiderme, l’injection se fait
dans un pli de la peau (au ventre, à un endroit où il y a peu de vaisseaux et de
nerfs), on ne peut injecter que des volumes faibles et des produits irritants, c’est
une bonne voie pour les vaccins et les insulines. Ce n’est pas une voie d’urgence ;
 Voie IM : on injecte le médicament dans un groupe musculaire (en haut de la
fesse), on peut aussi injecter les substances à action prolongée, ce n’est pas une
voie d’urgence ;
 Voie IV : on injecte le médicament dans la veine, c’est une voie d’urgence
(résorption rapide) ;
 Voie par inhalation : sous forme d’un aérosol, d’un gaz ou d’une vapeur ;
l’application d’une molécule active sur les épithéliums bronchiques, ce mode
d’application est choisi lorsque l’en désir :
 Agir sur la musculature bronchique ;
 Obtenir un effet systémique par l’intermédiaire d’une entrée alvéolaire ;
6) Le sort du médicament dans l’organisme :
Le devenir du médicament dans l’organisme (ADME) :

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Une fois administré, le médicament suit 04 phases :
 L’absorption ;  Le métabolisme ;
 La distribution ;  L’élimination ;
L’étude de ce processus est nommée : pharmacocinétique ;
Absorption (résorption digestive) :
Le passage du médicament de son site d’administration vers la circulation générale, une
fraction seulement de la dose administrée atteint la circulation sanguine
(biodisponibilité) sauf en cas d’injection IV ;
Cette disponibilité dépend des propriétés physico-chimiques du médicament (solubilité,
vitesse de dissolution), le chrono pharmacologie joue aussi un rôle, puisque un
médicament est plus efficace suivant l’heure à laquelle il est administré, en particulier
en raison des variations cycliques d’activité des enzymes qui le dégrade dans le foie ;
Distribution :
Après sont entrée dans la circulation générale, le médicament se distribue dans tout
l’organisme, sa répartition entre les tissus est inégale, du fait des différences de
perméabilité, de volume ou d’irrigation sanguine de ces tissus ;
Métabolisme :
S’effectue principalement au niveau du foie (principal réservoir d’enzymes) ;
La transformation de drogue en composés actifs ou inactifs est un phénomène
biochimique. Elle fait appelle à des réactions d’hydrolyse, d’oxydation, de réduction
catalysée par les enzymes du métabolisme intermédiaire ou conjugaison, mettant en jeu
un métabolisme particulier, système de défense de la cellule hépatique notamment ;
Élimination :
L’organisme tente d’éliminer le plus rapidement possible toute substance étrangère
et/ou toxique qui a été introduite. Elle se fait par excrétion direct : sans transformation
ou avec (excrétion des métabolites), grâce aux divers organes servant à évacuer à
l’extérieur de l’organisme des déchets du métabolisme (rein, foie, poumon, intestin...) ;
7) Les interactions médicamenteuses :
Définition :
C’est l’effet obtenu avec deux ou plusieurs médicaments agissant simultanément, non
expliqué par l’effet de chaque médicament pris séparément ; ça se traduit par une
augmentation ou une diminution des effets de l’un des médicaments ;
Types d’interaction médicamenteuse :
On distingue trois grands types :

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Synergie : s’exerce entre deux substances possédant un actif qualitativement semblable,
l’effet globale de l’association est supérieur à celui de plus actif ;
Potentialisation : s’exerce entre deux substances ayant une activité qualitativement
différente, c’est l’effet globale de l’association est supérieur à celui des plus actif ;
Antagonisme : s’exerce entre deux substances possédant une efficacité qualitativement
semblable ou différente, l’effet global de l’association est toujours inférieur à celui de
l’un ou de l’autre pris séparément.

II : Études des principaux médicaments :

1) Les Anti-infectieux
A) Antiseptique
I : Définition :
Asepsie : absence (septos) de microbe, c’est l’ensemble des mesures propre à empêcher
tout apport de micro-organisme ;
Antisepsie : anti (contre), septos (microbe), c’est l’opération permettant d’éliminer ou
de tuer les MO au niveau des tissus vivants (peau, muqueuses) ;
Antiseptique : antibactérien qu’on utilise pour des surfaces vivantes (tissus). Il est soit
bactéricide ou bactériostatique ;
Désinfectant : antibactérien utilisé soit pour traiter les locaux ou les instruments
(inerte) ;
Anti-infectieux : tout médicaments qui va agir sur les MO pathogènes (bactéries,
champignons, virus ou parasites) ;
II : Dérivés minéraux et organiques :
A) Oxydants :
1) Halogènes :
1.1) L’iode et ses dérivés :
Ils font partie des oxydants halogènes, les principaux produits iodés sont :
Solution alcoolique à 1% et 2% ;
Solution aqueuse (Lugol®) ;
Iodophore (dont le plus commun est le polyvinyle pyrolidone iodé (PVP polyvidone
iodé) ;
Mode d’action et spectre d’activité :

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L’iode va agir sur la membrane et les protéines cytoplasmique en les dénaturant, il est
donc bactéricide, fongicide, protozoairicide et virucide ;
Les produits à base d’iode sont actifs très rapidement, les taux d’iode recommandés
pour les antiseptiques (1-2mg/l), ne permettant pas d’obtenir un effet sporicide ;
Il ne faut jamais utiliser en même temps PVP iodé et des savons solution ou pommade
contenant des dérivés mercuriels ;
Indication :
Les iodophores sont utilisés pour :
 L’antisepsie chirurgicale (préparation du champ opératoire) ;
 L’antisepsie cutanée externe, plaies saines (avant l’injection) ;
 Traitement des plaies infectées par les bactéries et les champignons ;
Contre indication :
 Nouveau né ;
 Enfants de moins de 30 mois (prudence) ;
 Femmes enceintes et allaitantes ;
1.2) Le chlore et ses dérivés :
a) Les dérivés inorganiques :
a.1) Le chlore :
C’est un antibactérien très efficace, mais il reste peu employé comme antiseptique en
médecine, sa principale utilisation réside dans le traitement des eaux des circuits
communautaires ;
a.2) Hypochlorite de sodium :
Eau de javel : il est bactéricide, sporicide, fongicide, virucide ; préparation de l’eau e
javel à 2% (concentration d’utilisation domestique) est obtenu à partir de la dilution
de l’extrait de javel à 48° ; NE PAS mélanger l’EJ aux produits de nettoyage,
notamment les ammoniaqués ou à tout produits acides qui pourrait générer du
chlore des gaz très toxiques (toujours utiliser seul) ;
Soluté du Dakin :
C’est l’eau de javel diluée et neutralisée par addition de NaHCO3 et stabilisée à PH 8,5 à
8,9 par le permanganate de potassium qui donne une coloration rose. Il doit être
conservé en flacon bien bouché, au frais et à l’abri de la lumière, le soluté de Dakin pur
à 0,5% fait partie avec l’alcool éthylique à 70% des produits recommandés dans la lute
cotre le VIH, pour la désinfection des surfaces et instruments ;
a.3) L’hydrate du chlore :

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Il est utilisé pour l’asepsie buccale et dans le traitement des plaies sous forme de soluté à
10g/litre ;
b) dérivés organiques (chloramine) :
Chloramine T : dichloramine T :
Leurs avantages résident dans leur solubilité dans l’eau, leur stabilité, leur simplicité et
leur utilisation pour stérilisation de l’eau de boisson ;
Indication :
 Antiseptique des plaies superficielles, comme désinfectant :
 Traitement de l’eau potable ;
 Traitement des eaux de piscine ;
 Prévention des légionelloses par traitement des circuits d’eau chaude ;
 Traitement du matériel médical souillé par le sang ;
 Traitement des surfaces contaminées par le sang ;
 Désinfection des biberons et appareils dentaires ;
2) Non halogène ;
Ce sont des substances qui agissent sur les MO par libération d’O 2, utilisé comme
antiseptique ou désinfectant ;
Les agents vont libérer l’O2 gazeux qui va détruire les protéines structurelles et
enzymatiques des MO, le spectre est large vers les anaérobies particulièrement ;
2.1) Eau oxygénée :
Spectre d’activité :
Très active sur les bactéries anaérobies strictes et BGN ;
Son activité est lente sur les levures et les virus ;
Indication :
 Antisepsie : c’est une solution à 3%, en fait, en irrigation ou pulvérisation sur les
plaies, elle est utilisée pour son action nettoyante mécanique par dégagement
d’O2 ;
 Désinfection : le matériel en chirurgie et chirurgie dentaire, en solution 6 – 10%,
aussi pour la désinfection des lentilles de contact en solution à 3% ;
2.2) Permanganate de potassium :
Son action antimicrobienne est équivalente à celle de l’eau oxygénée ;
2.3) Peroxyde de zinc :
Utilisé sous forme de poudre, de pommade ; plus comme activateur de la cicatrisation
que…
B) Dérivés métalliques :

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Les plus utilisés comme antiseptiques sont les dérivés argentiques et les dérivés
mercuriels ;
Dérivés argentiques :
Spectre d’activité :
L’argent métallique. Malgré sa très faible solubilité aqueuse, a un effet antibactérien
important, l’effet sur les bactéries est fortement bactériostatique, associé à un
sulfamide, la sulfadiazine, l’argent a un effet bactéricide ;
Les BGN sont généralement plus sensible à l’argent que les BGP ;
Les sels d’argent sont irritants pour la peau et la cornée ;
Précaution d’emploi :
 Ils ne doivent pas être avalés ;
 L’usage ne doit pas être prolongé ;
 Ne doivent pas être associés à un antiseptique ;
Contre indication : (car le sulfadiazine argentique)
 Hypersensibilité en sulfamide ou à l’argent ;
 Grossesse ; allaitement ;
Forme d’utilisation :
 Argent colloïdal : pommade contre les furoncles ;
 Argent sulfadiazine : crème pour les brûlures ;
2) Dérivés mercuriels :
Spectre d’activité :
Ils sont surtout capable de freiner ou d’arrêter la croissance des MO, cet effet s’exerce
sur les bactéries et sur les champignons ;
Indication :
 Emploi très limité actuellement comme antiseptique et désinfectant ;
 Utilisé très souvent comme conservateur de médicament et les produits
cosmétiques ; c’est un métal toxique car il touche également les enzymes vitales
humaine >> encéphalopathie ;
 Dermite : eczéma allergique de contact ;
Conter indication :
 Enfant de moins de 30 mois ;  Hypersensibilité ;
Formes d’utilisation et présentation commerciale :
 Mercurobutol® : antiseptique externe vaginal ;
 Merbromine sodique : idem que Mercurobutol® ;
 Thimesol® : conservateur.

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B) Les antibiotiques :
Définition :
C’est ne substance naturelle, synthétique ou semi synthétique au niveau des bactéries,
soit il inhibe leur multiplication (bactériostatique), soit en les tuant (bactéricide) ;
I : Bêta Lactamine :
 A – Pénicilline ;
 B – Céphalosporine ;
 C – Monobactame et Carbopénéme ;
 D – Pénicilline associée aux inhibiteurs de β Lactamine ;
β Lactamine :
Ce sont des produits du métabolisme des champignons. Ils ont en commun les
caractères suivants :
 Très fragile à l’hydrolyse enzymatique (bêta lactamase) ;
 Bactéricide : inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne ;
 Peu toxique ;
 Pouvoir allergique très important ;
 Noyau commun : « bêta lactame » ;
A) Pénicilline® :
Pénicilline naturelle :
a.1) Pénicilline benzyle pénicilline® (PBP) :
Spectre d’action : assez étroit, elle est active surtout sur :
 Coccigram (+) et bacille gram (+) ;
 Spirochète (agent e la syphilis) ;
Pharmacocinétique :
 Résorption très fragile en milieu acide ;
 Diffusion : bonne dans l’ensemble des tissus y compris les méninges en cas
d’infection ;
 Élimination : urinaire sous forme active ;
 Demie vie : 30 minutes ;
 Administration uniquement par voie parentérale (IM, IV) ;
Indication :
 Angine ;  Sinusite ;
 Otite ;  Pneumonie ;

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 Syphilis ;
 Méningite à méningocoque et à pneumocoque ;
Effets secondaires :
 Digestifs : diarrhée ;
 Réaction croisée avec les autres bêtas Lactamine ;
 Réaction d’hypersensibilité (choc anaphylactique) ;
 La plus part des pénicillines injectables contiennent de sodium (attention aux
hypertendus) ;
a.2) Pénicilline V (Phénoxymétyl Pénicilline) :
Elle a les mêmes indications que la péni G ;
Sa particularité réside dans le fait qu’elle résiste dans le milieu acide >> voie orale ;
b) Pénicilline hémi synthétique :
b.a) Pénicilline résistante aux bêtas lactamase = Péni M :
Spectre d’action :
Elles ont les mêmes que la Péni G et sont en plus des antistaphes majeurs ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : meilleure par voie orale en dehors des repas ;
 Diffusion : traverse la barrière placentaire et passent dans le lait maternel ;
 Élimination : urinaire sous forme active ;
Produits commercialisés :
 Oxacilline® : Bristopen® ;
 Flucloxacilline® : Flustaph®, Astaph® ;
b.b) Péni modifiée ou élargie :
b.b.1) Amino-Péni =Péni A :
Spectre d’action :
Il est élargi vers les bacilles gram (-), essentiellement les entérobactéries ( Haemophilus
influenza) ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : très bonne par voie orale ;
 Diffusion : bonne dans les tissus y compris LCR en cas de méningite ;
 Demi-vie : plus longue (1 à 2 heures) ;
 Élimination : urinaire ;
Indication :
 Infection pulmonaire ;  Méningite ;
 Infection urinaire ;  Endocardite ;

17
Effets secondaires :
 Digestifs : diarrhée ;
 Allergie, avec des érythèmes très fréquents en cas de monocluose infectieux
(angine rouge) ;
Interactions médicamenteuses :
L’association avec l’Allopurinol est déconseillée > risque d’hypersensibilité cutanée ;
Produits commercialisés :
 Ampicilline® ;  Amoxicilline® ;
b.b.2) Ureïdo Péni :
Spectre d’action :
Il est identique à celui de l’ampicilline et il est très élargi vers BGN (pyocyanique et
porteurs multi résistants). Elles sont actives uniquement par le traitement parentérale
>> réservé à l’usage hospitalier, dans le traitement des entérobactéries résistantes et
anaérobies ;
Principaux produits :
 Mézocilline® ;  Pi pénicilline® ;
b.b.3) Carboxy-Péni :
Spectre d’action :
Élargi vers les entérobactéries principalement le pyocyanique ;
Le seul représentant de ce groupe commercialisé :
Carbenicilline : qui est inactif par voie orale >> réservé à l’usage hospitalier dans le
traitement des entérobactéries résistantes et anaérobiques ;
b.b.4) Amidino- Péni :
Elles sont surtout actives sur les entérobactéries des voies urinaires ;
Le seul représentant commercialisé :
Pivmecillinas, bien résorbé par voie orale ;
Très indiqué dans le traitement des infections urinaires à entérobactéries ;
B) Les Céphalosporines :
Ce sont des dérivés hémi synthétique de la céphalosporine produite à partir d’un
champignon : céphalosporidium acremonium. Elles sont classées en génération en
fonction de spectre de la puissance vis-à-vis des BGN ;
Céphalosporines 1ère génération (1962) :
Spectre d’action :
 Étroit puisqu’elles sont actives sur les cocci gram (-) :
 Principalement les staphylocoques ;
 Actives sur les streptocoques et les pneumocoques que les Péni G ;
 Entérobactéries : essentiellement Klebsiella ;
Produits :
 Cefalotine® ;  Cefazoline® ;
Inactif par voie orale, existe sous forme injectable, réservée à l’usage hospitalier dans le
traitement des infections nosocomiales et urinaires ;
 Cefacton® ;  Cefadroxil® ;
 Cefalexine® ;
Actifs par voie orale, existent sous forme de comprimés ou sirop ;
Céphalosporines 2ème génération (1976) :
Ce sont les produits les plus puissants en raison de leur plus grande stabilité aux bêtas
Lactamine ;
Spectre d’activité :
Il est plus tendu vers :
 Entérobactéries : pyocyanique H influenza ;
 L’activité anti staphylocoque est moindre ;
Produits :
 Cefuroxine® ;  Cefoxitine® ;
Ils sont inactifs par voie orale sauf Ceforuxine® ;
Céphalosporines 3ème génération (1981) :
Sont très puissant >> réservés aux infections graves ;
Spectre d’activité :
Entérobactéries multi résistant (pyocyanique portus ;
H Influenza
Coccigram (-) (méningocoque et gonocoque) ;
Pharmacocinétique :
Diffusion : dans les inaccessibles aux précédents (LCR) ;
Produit :
 Inactifs par voie orale et sont réservés à l’usage hospitalier ;
 Cefotoxine® ;  Ceftazidine® ;
 Ceftriaxone® ;
 Actifs par VO :
 Cefpodoxine® ;  Cefixine® : CP , sirop ;
Indication :
 Infections respiratoires graves ;

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 Infections urinaires non compliquées ;
Interaction médicamenteuse :
Ceftriaxone® + Diclofenac® = majoration de l’effet ATB ;
Effets indésirables :
 Allergiques ;  Nausées vms, diarrhée ;
Attention :
L’injection de Ceftriaxone® directement dans la tubulure de perfusion contenant un sel
de calcium (gluconate) peut entraîner une déstabilisation susceptible de provoquer la
mort par embolie pulmonaire ;
B) Monobactames et carbopénèes :
Monobactames :
Le seul représentant de ce groupe est : Aztreonam® ;
Spectre d’action :
Assez étroit : BGN aérobics notamment :
 Les entérobactéries ;  Le pyocyanique ;
Indication :
 Infection respiratoire ;  Génitales sous forme
 Infections abdominales ; parentérale ;
Effets secondaires :
 Allergiques ;
Carbopénèmes :
Le principale représentant de ce groupe est : Tripénème ;
Il est rapidement métabolisé par une enzyme rénale (di hydro peptide) d’où l’intérêt de
l’associer à un inhibiteur réversible de cette enzyme (Lila statine) ;
Indication :
 Infection grave, sévère, notamment d’origine hospitalière ;
C) Péni associée aux inhibiteurs des bêtas lactamines :
Ils sont utilisés pour protéger les bêtas lactamines associés, ce sont des faux substrats
qui vont se fixer de manière irréversible sur les bêtas lactamases en les inactivant,
pendant que les bêtas lactamines associés vont agir, ils n’ont pas d’activité antibiotique
propre ;
a)Acide clavulanique :
D’origine naturelle (streptomycète clavligerme) ;
Associer avec l’Amoxicilline étend son spectre vers :
 Les E. Coli (Escherichia Coli) ;  Staphylocoque aerus ;

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 Haemophilus influenza ;
b) Sulbactam® :
Il est très associé avec l’Ampicilline ;
Spectre élargi vers :
 Staphylocoque ;  H. influenza ;
 Streptocoque ;  Anaérobies ;

AMINOSIDE

Ils sont bactéricides par action sur les ribosomes bactériens en bloquant la synthèse
protéique des bactéries, leurs avantages résident dans l’antibiothérapie bactéricide rapide
et dans l’association synergique avec les bêtas lactamines ;
Spécialité :
 Streptomycine® ;  Amikacine® ;
 Néomycine® ;  Netilmycine® ;
 Kanamycine® ;  Tobramycine® ;
 Gentamycine® ;
Cinétique :
Ne sont pas résorbés par voie orale exclusivement IM ;
Ils diffusent de manière limitée dans les tissus et peu dans le LCR ;
 Excrétion :
Rénale, massive et rapide ;
Spectre d’action :
 Large, ils sont actif sur :  BGP ;
 BGN ;  BK (Streptomycine et Amikacine) ;
 Entérobactéries et anaérobies ;
Indication :
Ils sont réservés à l’usage hospitalier dans le traitement des infections graves, ils s’utilisent
le plus souvent associer aux Bêtas lactamines :
 Les infections graves à germe (-) anaérobies ;
 Les infections à staphylocoque ;
 Les infections urinaires après échec des autres antibiotiques ;
 La Néomycine utilisée en association par voie locale en dermatologie,
ophtalmologie ;
Effets indésirables :

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Ils sont responsables d’une double toxicité neurologique et rénale :
 Oto-toxicité : sur la 8ème paire de nefs crâniennes avec 2 types de toxicité :
 Vestibulaire (vertiges, troubles de l’équilibre) réversible ;
 Cochléaires : (troubles auditifs) irréversibles >>surdité définitive ;
 Néphro-toxicité : par accumulation dans le cortex rénal>>voie locale pour certains ;
 Donc ils sont contre indiqués chez les sujets âgés ;

Cyclines
Les produits de cette famille d’antibiotique possèdent en commun :
Une action uniquement bactériostatique par action sur les ribosomes bactériens, car ils
inhibent la synthèse protéique ;
Un spectre d’activité large :
Actif sur les germes gram (+) et (-), particulièrement intracellulaire (chlamydia, Rickettsies,
brucella..) ;
A) Cyclines naturelles :
 Tétracycline® ;  Chlortétracycline® ;
 Oxytétracycline® ;
Pharmacocinétique :
Résorption digestive (VO) est diminuée en cas d’association avec des anti-acides et les sels
métalliques (fer, Ca+, Mg+..) ;
Traversent la barrière placentaire et passent dans le lait maternel ;
Diffusion : bonne, intracellulaire. Ils ont une forte affinité pour les dents et les os en
formation (contre indiqué chez les enfants) ;
Biotransformation : les Cyclines sont métabolisés au niveau du foie ;
Élimination : rénale sauf pour la chlortétracycline dont l’élimination est par voie biliaire ;
Indication :
 1er choix dans les maladies sexuellement transmissibles (MST) ;
 Dans les conjonctivites à chlamydia trachomatis ;
 Fièvre boutonnière ;
 Pneumopathie atypique ;
 Traitement alternatif >> allergie à la péni ;
Effets indésirables :
 Intolérance digestive ;  Photosensibilisation après
 Anomalies dentaires et osseuses ; exposition au soleil ;
Contre indication :

22
 Femme enceinte et allaitante ;  Enfant en période d croissance ;
Interaction médicamenteuse :
Les tétracyclines associés à ins.. Métallique donne la diminution de la résorption de
Tétracycline® ;
B) Cyclines hémi synthétiques :
Cette hémi synthétique a pour buts d’introduire la voie parentérale et de renforcer
l’activité par amélioration de la biodisponibilité ;
Parmi ces Cyclines hémi synthétiques, on cite :
 Lymécycline : plus ciblé dans le traitement de l’acné ;
 Doxycycline : très utilisé dans le traitement minute de la gonococcie ;

Les imidazoles
Nitro-5-nidazole :
Chef de fil est metronidazole® ;
Autres produits :
Tinidazole®, ornidazole® : sont bactéricides ;
Spectre d’action : large ;
BGP et BGN notamment anaérobiques ;
Certain parasites (trichomonas giardia : localisé en duodénum>>diarrhée chronique)
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive : bonne  Diffusion tissulaire : bonne.
Le Métronidazole® et l’ornidazole® possèdent une bonne diffusion méningée ;
Élimination : rénale sous forme active
Traversent la barrière placentaire et passe dans le lait maternel ;
Effets indésirables :
Digestifs : nausées, vomissement, diarrhées, douleurs épigastriques ;
Goût métallique dans la bouche ; Antabus (rougeur du visage) ;

Nitro-furanes
Spectre d’activité :
Il est large et beaucoup d’entre eux sont actifs sur les parasites (trichomonas) ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive variable ;  Élimination : urinaire sous
forme active ;
Indication :
 Infections urinaires ;  Infections intestinales ;
 Ils sont en outre très utilisés en usage vétérinaire ;
Produits :
 Nitrofurantoine® ;  Nifuroxazide® ;
Divers :
Acide fusidique :
C’est un ATB bactéricide par inhibition de la synthèse protéine bactérienne ;
Spectre d’activité :
Staphylocoque aerus et le bacille de diphtérie ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive : bonne ;  Demi vie : 4 à 6 h ;
 Diffusion tissulaire : bonne  Élimination : biliaire ;
(sauf dans LCR) ;
Indication :
 Staphylococcie (ostéomyélite à staphylocoque) ;
 Colite pseudomembraneuse ;

Les phénicolés
Produit :
1) Chloramphénicol® : il est essentiellement bactériostatique ;
Spectre d’activité :
Il est très particulièrement sur les BGN (entérobactéries) et les germes intracellulaires ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive bonne ;  Demi vie : environ 4 h ;
 Diffusion : large au niveau de tous  Élimination : double : urinaire et
les tissus ; biliaire ;
Indication :
C’est un ATB de choix contre les entérobactéries et salmonelles graves (fièvre typhoïde) ; il
est très indiqué aussi dans les méningites à BGN résistant (Haemophilus influenza) ;
Effets secondaires :
C’est un ATB très dangereux qui doit être réservé aux cas graves ;
Aplasie médullaire : diminution du pouvoir d’hématopoïèse de la moelle osseuse pouvant
aboutir à une absence quasi-totale de toute les variétés de globules du sang (anémie
aplasique) ;
Insuffisance cardiaque anémique chez les Nouveau né ;
2) Thiamphénicol® :
Les particularités par rapport au chloramphénicol se situent au niveau de la
pharmacocinétique (éliminés sous forme active) ;
Il est indiqué dans les infections broncho-pulmonaires à salmonelle ; les infections
intestinales et urogénitales

Les sulfamides
Sulfamides antibactériens ont un effet bactériostatique par inhibition de l’acide P –amino-
benzoïque, essentiel pour la synthèse de l’acide folique bactérien ;
Spectre d’activité : large :;
Ils sont très actifs sur les : cocci GN et GP ; (pneumocoque et méningocoque ;
BGN (sauf pyocyanique et pro tus) ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive variable ;
 Diffusion tissulaire : bonne, notamment dans le LCR, la barrière placentaire et le
lait maternel ;
 Élimination essentiellement rénale sous forme active après métabolisme hépatique ;
Indication :
 Très indiqué dans les :  Infections ORL ;
 Infections urogénitales basses non  Infections méningées (à
compliquées ; méningocoque, pneumocoque ou H
 Infections intestinales ; influenza) ;
Effets secondaires :
 Hématologiques : mastocytose, leucopénie et thrombopénie ;
 Allergiques : cutanées ;
Contre indications :
 Insuffisance rénale et hépatique ;  Grosses ;
 Adénopathie ;  Nouveau né ;
Interaction médicamenteuse :
Les principales sont :
 Sulfamides antibactériens + Méthotrixate >> aggravation de l’hémato-toxicité ;
 Sulfamides antibactériens + ADO (antidiabétiques oraux) >> risque d’hypoglycémie
grave ;
 Sulfamides antibactériens + AVK >> risque hémorragique ;
Produits :
 Sulfaguanidine® ;  Sulfafurazol ® ;
 Sulfadiazine® ;

25
 Sulfamétoxazol® : très importable en association avec le trimétoprime ;
 Bactrim ® ;  Cofrin® ;
Glycopeptides :
Produits :
 Vancomycine® ;  Teicoplanine® ;
Ils sont bactéricides ;
Spectre d’activité :
 Staphylocoque y compris staphylocoque multi résistant :
 Staphylocoque y compris entérocoque ;
 Clostridium difficile ;
Pharmacocinétique :
 Administrés par VIV ;
 Diffusion : large, meilleure en intra cellulaire (sauf méningite) ;
 Demi vie : longue (10 h pour la Vancomycine ; > 40h pour la teicoplanine ;
 Élimination rénale :
Indications :
Ils sont prescris dans les colites pseudomembraneuses ; ils sont réservés uniquement à
l’usage hospitalier ;
Effets secondaires :
 Allergiques ;
 Rash cutané ; purpura et fièvre ;
 Circulatoire : genre phlébites
Poly myxines
Cette classe comporte :
 Bacitracine®  Colistine ;
 Poly myxine B.
Mécanisme d’action :
 Modifier la perméabilité de la paroi bactérienne :
 Ce sont des bactériostatiques à faible dose :
 Ce sont des bactéricides à forte dose ;
Spectre d’action :
 Colistine et poly myxine B : infection à BGN, en particulier à pseudomona ;
 Bacitracine : Spectre voisin à celui de la péni G ;
 Colistine est très indiqué dans les infections pulmonaire et urinaires ;
Pharmacocinétique :
 Ils sont non résorbés par voie digestive, ils sont essentiellement utilisés par voie
parentérale et locale (Bacitracine) ;
 Élimination : sou forme active par voie urinaire ;
Effets indésirables :
 Néphrotoxicité ;
Interaction :
 Potentialise les risques néphrotoxiques en association avec les aminosides ;
 Potentialise les effets musculaires des curarisants (myasthénie) ;
Les Macrolides
Macrolides vrais :
Inhibent la synthèse protéique bactérienne (bactériostatique) ;
02 grandes classes :
 Ancien macrolide : 1e génération ;
 Nouveau macrolide 2e génération ;
1) 1e génération® :
 Érythromycine® ;  Josamycine ®;
 Spiramycine® ;
1.1) pharmacocinétique :
 Résorption digestive : bonne ;
 Diffusion tissulaire : très bonne surtout (le foie, le rein, rate, poumon) ;
 Élimination : biliaire ;
1.2) spectre d’activité :
Il est moyen, identique à celui de la péni G ;
1.3) Effets indésirables :
 Troubles digestifs ;  Ictère
choléstatique (érythromycine) ;
2) 2e génération :
 Roxithromycine® ;  Azithromycine® ;
 Clarithromycine® ;
Ils ont le même effet que les anciens (bactériostatique) avec effet post ATB ;
Indication :
 Spectre plus large ;
 Angine aigue : en 2e intension lors d’allergie à la Pénicilline® ;

27
 Infection bronchique, pulmonaire à germe intra cellulaire ;
 Mycobactéries atypiques : toxoplasmose ;
 Helicobacter pilori ;  Infection génitale ;
 Infection ORL, bucco-dentaire;
 Azithromycine : ses particularités résident dans sa demie vie qui est longue
(environ 2 à 4 jours) et dans son aspect élargie vers les BGN ;
B) Apparentes :
Lincosamides (Lincomycine® et Clindamycine®) ;

a) Spectre d’activité :
Ils sont très actifs sur les cocci gram (+) en particulier les staphylocoques et sur les
anaérobiques ;

b) Pharmacocinétique :
Résorption : bonne, surtout au niveau des os et articulations ;
Elimination : biliaire ;

c) Indication :
 Traitement des infections à germes anaérobiques sensibles ;
 Traitement d l’acné ;

d) Effets secondaires :
 Colite pseudo membraneuse imposant son arrêt.

Quinolones
Effet bactéricide :
 Chef de fil : Acide Nalidixique® ;
Actuellement on distingue 2 groupes de quinolones :
1ère génération :
 Acide nalidixique® ;  Fluméquine® ;
 Acide pipémidique® ;
2ème génération :
 Fluroquinolone® ;  Enoxacine® ;
 Ciprofloxacine® ;  Peflacine® ;
 Norfloxacine® ;
Pharmacocinétique :
1ère génération : concentration au niveau urinaire plus réservés aux infections
urinaires ;

28
2ème génération : Sont des acides faibles très bonnes diffusions ;
Absorption digestive rapide, sauf pour le Norfloxacine® (50%) ;
Distribution et diffusion au niveau de l’os, tissu nerveux, la prostate ;
Effets post antibiotiques :
Excrétion : par voie rénale et non rénale pour :
Ciprofloxacine® ; Norfloxacine® ; Enoxacine® ;
Par voie rénale : Ofloxacine® ;
Indications :
1ère génération :
Seule indication : infection urinaire basse (cystites) ;
2ème génération :
 Infections urinaires basse et hautes (néphrites) ;
 Prostatite chronique ;
 Infections sexuellement transmissibles (IST) ;
 Gonococcie ;  Infection cutanées ;
 Infections gastro-intestinales (typhoïde certaines diarrhées bactériennes) ;
 Infections pulmonaires ;
 Ostéomyélite (infection de l’os par le staphylocoque doré) ;
Effets indésirables :
1ère génération : rares et bénins ;
2ème génération : sont en fonction du produits utilisés, de l’âge, de la dose et de la durée
du traitement :
 Atteintes cutanées (photosensibilité) ;
 Manifestations rhumatologiques (tendinites) ;
 Troubles neurologiques (trouble de la conscience) ;
 Choc anaphylactique ;
 Troubles digestifs mineurs ;

C) Antituberculeux :
Définition :
Ce sont des médicaments utilisés dans le traitement de la tuberculose, qui une maladie
contagieuse due au bacille de Koch (BK), le bacille myobactérium tuberculosis est un
anaérobie stricte d’on son faible développement dans les lésions solides et sa pollution
dans les cavités aérées du poumon ;
Les antituberculeux se divisent en 3 grands groupes :

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Antituberculeux majeurs  Rifampicine®, Isoniazide®, PZA®, Éthambitole®,
Antituberculeux mineurs : Streptomycine®, Calamycine® ;
Antibiotiques résistants : Rifabutine®, Ethionamide® ;
I) Rifamycine® :
Rifampicine bactéricide  indications majeur de la Rifampicine® sont toutes les
formes ;
Antituberculeux en association avec d’autres ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : digestive bonne ;
 Demi-vie : élevée ;
 Diffusion : tissulaire et satisfaisante par le poumon et le rein ;
Effets secondaires :
 Troubles hématologiques (anémie, thrombopénie) ;
 Trouble hépatiques ;
 Hypersensibilité (prurit) ;
 Troubles respiratoires ;
II) Rifabutine® :
C’est un dérivé hémi synthétique ;
Association : Rifampicine® + Isoniazide® = Rifinah® ;
Rifampicine® + INH® + Pyrazinamide = Rifater® ;
III) Aminosides :
A) Streptomycine® ;
B) Di hydro-streptomycine® ;
C) Kanamycine® ;
IV) Dérivés synthétiques :
A) Éthambitole :
Mécanisme d’action : c’est un dérivé bactériostatique (toute les formes de la
tuberculose) il est indiqué en cas de germes sensibles en association avec 1 ou 2
antituberculeux ;
Pharmacocinétique :
Diffusion tissulaire bonne y compris le LCR (sauf les méninges) ;
Élimination principales : rénale ;
Effets secondaires :

30
 Névrite optique cécité  Hyper uricémie ;
(irréversible) ;  Troubles gastro-intestinaux ;
Contre indications :
 Insuffisance rénale ;
B) INH :
Indication INH est un ATB essentiel qui doit être obligatoirement prescrit à tout
tuberculeux traiter sauf résistance prouvée ;
Mécanisme d’action :
Il agit par inhibition de la multiplication de BK ;
 Diffusion : tissulaire y compris les macrophages et les méninges ;
 Demi-vie : moyenne ;
 Élimination essentiellement urinaire ;
Effets indésirables
 Néphrotoxicité (polynévrite) ;
 Hépato toxicité (élévation des transaminases) ;
 Troubles hématologique ;
C) Pyrazinamide® :
Pharmacocinétique :
 Résorption : digestive bonne ;
 Diffusion : tissulaire large y compris le LCR et les macrophages ;
 Élimination : rénale ;
Effets secondaires :
 Hépato toxicité ;  Photosensibilisation ;
 Hyper uricémie ;  Arthralgie ;
D) Éthionamide® ;
Effets secondaires :
 Troubles neurologiques ;
 Troubles digestifs ;
III) Schéma thérapeutique :
Tout les nouveaux cas dépistés :
 2 mois streptomycine® +INH + Rifampicine® + PZA ;
 4 mois Rifampicine® + INH ;
Les graves :
 2 mois streptomycine® +INH +Rifampicine® + PZA ;
Rechutes ou résistants :
 2 mois streptomycine® + INH + Rifampicine® + PZA + Éthambitole® ;
 1 mois INH + Rifampicine® + PZA + Éthambitole® ;
 5 mois INH + Rifampicine® + Éthambitole® ;

D) Antifongiques :
I) Les anti fongiques :
Ce sont des médicaments utilisés dans le traitement des mycosis, les années 60 fut
apparaitre le 1e antibiotique antifongique : Nystatine®, Amphotéricine®,
Griséofulvine® ;
1.1) Antifongiques naturels :
1.1.1) Amphotéricine® B :
Spectre d’action :
 Très large, actif sur les levures et les spores (cryptococus, histoplasme,
blastomyces…) ;
Pharmacocinétique :
Résorption :

32
 Voie orale généralement suspension buvable aux candidoses buccales (stomatite)
aussi au niveau intestinal ;
 Voie injectable : réservée au traitement des mycoses profondes ;
 Voie locale : pommade, lotion, collyre, comprimé gynécologique, ovules ;
Diffusion :
 Tissulaire, large uniquement voie intra veineuse (VIV) ;
Elimination :
 Biliaire ;
Indication :
 Mycose profonde telle que cryprococus systémique ;
 Candidose buccale et mycose intestinale ;
 Candidose de la peau ;
Effets secondaire :
 Réactions immédiates : fièvre, céphalée, frisson, nausée ;
 Réactions locales : thrombophlébite ;
1.1.2) Griséofulvine® :
Mécanisme d’action :
Elle a une action fongicide par inhibition de la synthèse des acides nucléiques, son action
fongistatique qui est utilisée ;
Spectre d’action :
 Active sur les dermatophytes ;
Pharmacocinétique :
 Réabsorption digestive variable en fonction de la qualité des repas ;
 Diffusion tissulaire : bonne ;
Indication :
 Mycose dermatophyte au niveau de la peau, cheveux, ongles ;
Effets secondaires :
 Troubles digestifs ;  Allergie cutanée ;
1.1.3) Nystatine® :
 Mécanisme d’action : fongicide et fongistatique ;
 Spectre d’action : active sur les champignons filamenteux ;
 Pharmacocinétique : résorption digestive : mauvaise ;
 Elimination : fécale ;

33
Indication :
 Candidose de la peau (oyxis) ;
 Candidose des muqueuses (essentiellement intestinales et vaginales) ;
Effets secondaires :
 La toxicité de la Nystatine® est nulle par voie digestive, cutanée ou muqueuse ;
1.2) Antifongiques synthétiques :
A) Flucytasine® :
Spectre d’action :
 Champignons levuriforme ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : digestive excellente ;
 Diffusion : tissulaire très bonne ;
 Elimination : urinaire ;
Indication :
 Candidose urinaire, viscérale  Aspergillose ;
septicémique ;  Cryptococcose ;
Effets secondaires : (surtout à forte dose)
 Troubles digestifs ;  Troubles hépatiques ;
 Troubles rénaux ;  Troubles hématologiques ;
B) Dérives imidazolés :
Spectre d’action : plus large
 Champignons levuriformes (candidose, cryprtococcus) ;
 Champignons filamenteux (Aspergillose) ;
 Dermatophyte ;
Produits :
 Miconazole® ;
 Ketoconazole® ;
 Fluconazole ;
 Econazole ;

34
E) Antiviraux ;
Définition :
Virus : Microbe ne possédant qu’un seul acide nucléique ARN ou ADN, les virus
infectent la cellule qu’ils parasitent en incorporant leurs matériel génétiques étranger à
celui de la cellule ;
I) Dérivés actifs lors des synthèses virales :
A) Dérivés nucléotidiques :
Ce sont des faux nucléotidiques qui vont s’incorporer au niveau des gènes viraux
provoquant ainsi le blocage de mécanisme de réplication ;
1) Vidavabine® :
Spectre d’activité :
 Herpès virus ;
Indication :
 Encéphalite herpétique ;  Zona généralisé ;

35
 Hépatite B chronique active ;
Effets secondaires :
 Musculo-squelettique :  Neuropsychique : somnolence,
myalgies ; agitation..
 Digestifs : modéré ;  Hépatiques :
Contre indication :
 Grossesse et allaitement
2) Ribavirine® :
Mécanisme d’action :
C’est un analogue de guanosime
Spectre d’activité
 Virus grippaux de la rubéole ;  Herpès virus
Indication :
 Principalement dan le traitement de l’herpétique chronique ;
Effet secondaire :
 Neurologique : fatigue asthénie, fièvre, céphalée ;
 Digestif ;
 Musculo-squelettique : myalgie ;
 Psychiatrique : agitation, anxiété ;
Contre indication :
 Grossesse et allaitement ;  Troubles thyroïdiens ;
 Insuffisance hépatique sévère ;
3) Aciclavine® :
Spectre d’activité :
 Inhibiteur spécifique des herpès virus ;
Indication :
 Herpès génital primaire et secondaire ;
 Herpès néonatal ;
Effets secondaires :
 Neurologiques : céphalées ;  Cutanés ;
 Digestifs : mineurs ;  Locaux : pour les injectables ;
Contre indication :
 Grossesse et allaitement ;  Hypersensibilité ;

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4) Ganciclovin® :
 Elle est active sur les herpès virus ;
Indication :
 Elles sont limités au traitement des affections sévères ;
Effet secondaires : multiples ;
Neuromusculaire :
 Myalgie ;  Cutanés : rash cutané, prurit ;
 Digestifs ;  Pulmonaire : dyspnée, toux ;
 Cardiaques : HTA ;
 Métaboliques : hyper ou hypoglycémie, hyperkaliémie ;
 Neuropsychiques : céphalées ;
 Hématologiques : thrombopénie ;
Contre indication :
 Grossesse et allaitement ;
5) Zidovudine® :
Spectre d’activité :
 Elle est active sur le VIH ;
Indication :
 Syndrome pré SIDA et SIDa déclaré ;
 Infection pulmonaire à pneumo cystite varnié ;
Effets secondaires :
 Neuropsychique, fièvre ; céphalées, insomnie
 Digestif  Respiratoire : dyspnée, toux ;
 Musculaire : myalgie  Cutanés : éruption, prurit ;
 Hématologique : anémie ;
Contre indication :
 Grossesse et allaitement ;
 Troubles hématologiques sévères ;
6) Lamivudine® :
Indication :
Infection par le VIH ; hépatite B chronique ;
Effets secondaires :
 Neuropsychiques ;  Digestifs ;
 Cutanés ;  Respiratoires ;
 Neurologiques : neuropathie périphérique ;
 Hématologiques : anémie ;
 Hépatiques : acidose lactique, associée à une hépatomégalie, sténose hépatique ;
B) Interféron α :
Spectre d’activité :
 Actifs sur les herpès virus et VHB ;
Indication :
 Varicelle chez les sujets immunodéprimés ;
 Hépatite B, C ;
 Mélanome ; leucémie ;
Effets secondaires :
 Syndrome pseudo grippal ;  Insuffisance rénale ou
 Digestifs, neurologiques, hépatique sévère ;
cutanés, rénaux ;  Épilepsie ;
 Hématologiques ;  Affection cardiaque ;
 Contre indication :
II) Inhibiteurs direct des enzymes virales :
Foscarnet : c’est un agent antiviral à large spectre qui inhibe tout les groupes herpès et
rétrovirus (VIH)
Indication :
Infections disséminées à cytomégalovirus (CMV) au cours de SIDA ;
CMv : virus voisin à celui qui est transmit par la mère, peut provoquer chez le
nourrisson la maladie des inclusions cytomégaliques ; chez l’adulte le CMV est le plus
souvent transmis au cours de trnsfusion multiples (chirurgie cardiaque :
transplantation) ;
Effets secondaires :
 Rénaux : reversibles ;  Contre indication :
 Gastrointestinaux ;  Grossesse et allaitement ;
III) Anti-rétrovirus :
Rétrovirus : virus dont la duplication met en oeuvre une enzyme la transcriptase
reverse ;

A) Inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse :


Zidovudine (AZT), Lamivudine, Didanosine ;
Indication :
 En cas d’intolerance à l’AZT (Azidothymidine) ;
Effets secondaires :
 Pancréatite, insuffisance hépatique, diarrhée ;
B) Zalcitabine® :
Indication :
 SIDA au stade avancé ;
 Intolérance ou résistance au AZT ;
Effets secondaires :
 Hématologiques ;
 Neurologiques ;
 Cutanés ;
Stavudine® :
Son activité est comparable à celle d’AZT ;

F) Sérums et vaccins ;
I) Vaccin :
a) Définition :
Se définit comme étant une culture microbienne ou toxine à virulence atténuée que l’on
inocule à un individu ou animal pour l’immuniser contre une maladie microbienne ;
b) Vaccination :
C’est la lutte contre certaines maladies par l’inoculation sous une forme modifiée, de
l’agent responsable de la maladie, qu’il soit bactérien, viral ou toxique ;
c) Immunité :
C’est la capacité que possède un organisme pour se défendre, en particulier lors d’une
agression par un agent infectieux. C’est l’ensemble des facteurs humoraux et cellulaires
qui protègent l’organisme de toute agression ;
d) Immunisation :
C’est le processus conférant l’immunité soit par :
Introduction d’antigène dans le corps (immunisation active : vaccin) ;
Introduction d’anticorps spécifiques (immunisation passive : sérum) ;
II) Nature des vaccins :

39
Les vaccins sont composés de microbes complets, vivants atténués ou tués de leurs
constituants ou d’une toxine modifiée (anatoxine) qui stimule la production d’anticorps.
Le sujet vacciné est ainsi protégé contre les maladies avant qu’il ne les contacte ;
a) Vaccins tués :
Ils sont obtenus par inactivation, grâce à des procédés chimiques ou physiques qui
n’altèrent pas leurs pouvoir antigéniques, mais empêchent leurs multiplication et leurs
virulences ;
Ils nécessitent plusieurs administrations rapprochées pour stimuler la formation
d’anticorps protecteurs contre la maladie correspondante ;
b) Vaccins vivants atténués :
Ces vaccins utilisent le pouvoir de reproduction de l’agent infectieux. L’immunisation
par les antigènes atténués, comparés à celle des vaccins tués, est beaucoup plus proche
de l’immunité acquise par la maladie, est donc beaucoup plus solide ;
c) Anatoxine :
Ce sont d’excellents vaccins destinés à produir des anticorps antitoxiques. Elles sont en
effet des toxines dénaturées par action chimique (formole, alcool) ou physique (chaleur)
L’anatoxine diphtérique et tétanique n’ont aucun pouvoir toxique, mais ont gardé
toutes leurs possibilités de stimulation antigénique. Là encore plusieurs injections et les
rappels sont nécessaire pour maintenir une immunité solide ;
d) Extraits poly saccharidiques :
Vaccin anti méningococcique A, C ;
III) Conservation des vaccins (chaine de froid) :
La chaine de froid est le système permettant de conserver le vaccin et de toutes ses
efficacités depuis sa sortie du laboratoire jusqu’au lieu de vaccination. Ce système est
essentiel du fait que les vaccins sont des produits biologiques actifs périssables sensible à
la chaleur ;
Les principaux éléments de chaine de froid sont :
 Le personnel qui dirige et organise la distribution des vaccins ;
 Le matériel nécessaire à la conservation et au transport des vaccins de la
chambre froide à l’échelon national, congélateurs et réfrigérateurs à l’échelle
régional et provincial, jusqu’à l’unité avancée où l’on utilise les caisses
isothermes ;

Les vaccins :
I) BCG® : Bacille de Calmette et Guérin ;
C’est un vaccin bactérien atténué permettant de prévenir la tuberculose ;

40
Le vaccin est sous forme liquide ou lyophilisée :
Mode d’emploi :
 Voie intradermique ;
 L’injection se fait au niveau de la face externe postérieure de la partie moyenne
du bras généralement gauche ;
 0,1 ml en ID  enfant > 1 an ;  0,05 ml en ID  enfant < 1 an ;
Incidents et complications :
Incidents :
 Ulcération après voie ID avec adénopathie ……… (Entourage) ;
Complication :
 Adénite suppurée ;  Ostéite à BCG ;
Contre indication :
 Définitive : déficit immunitaire congénital ou acquis ;
 Temporaire : corticothérapie ou chimiothérapie ;
II) DTCP (anti Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) :
Il est à base d’une anatoxine ;
Présentation : existe sous forme d’association :
 DT : antidiphtérique et antitétanique ;
 DTCoq : antidiphtérique, antitétanique et anticoquelucheux ;
 DTPolio : antidiphtérique, antitétanique et antipoliomyélitique ;
 DTrubéole : antidiphtérique, antitétanique et anti rubéole ;
 Tétra coq : antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheux, antipoliomyélitique
 Pentracoq : antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheux, antipoliomyélitique ;
Mode d’administration :
Injection par voie sous cutanée ou intramusculaire au niveau de la face antérieure de la
cuisse (nourrisson) ;
Indication :
 A partir de la 6ème semaine de vie selon PNI ;
Effets secondaires :
 Réaction locale : douleur au point de l’injection, inflammation ;
 Réaction générale : fièvre et courbature ;
Contre indication :
 Majeurs : néphropathie grave ;
 Affections neurologiques sévères ;

41
III) VAT (vaccin antitétanique) :
Il est à base d’une anatoxine ;
Présentation :
 Vaccin simple : tetravax® ;
 Vaccin associé : DT, DTpolio, DTcoq ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Systématique : nourrisson dès la 6e semaine de vie ;
 Occasionnel : femme enceinte, survenue de la plaie ou blessure ;
Effets secondaires :
 Infiltration douloureuse + fièvre et courbatures ;
 Accidents anaphylactiques ;
IV) Vaccin anticoquelucheux :
Présentation :
 Simple : Vaxcoq® ;
 Associé : DTcoq, tétracoq, pentacoq ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Obligatoire ; administré dès la 6e semaine de vie ;
Effets secondaires :
 Locale : infiltration au niveau de l’inoculation, douleur, rougeur ;
 Générale : les accès fébriles, toux coqueluchoïde ;
 Complication exceptionnelle : état du choc ;
Contre indication :
 Seule CI temporaire : affection neurologique évolutive ;
V) Vaccin antipoliomyélitique :
Présentation commercialisée :
 Vaccin simple à virus vivant : vaccin polio oral ;
 Vaccin simple à virus inactivé : IPADP (Pasteur) ;
 Vaccin associé : vaccin TP, DTp, Tétracoq, Pentacoq ;
Mode d’utilisation :

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 Per os (oral) , voie S/C, I.M ;
Effets secondaires et contre indication :
 Il n’existe aucune contre indication ni effets secondaires pour le vaccin inactivé ;
Pour le vaccin vivant atténué :
 CI : déficit immunitaire = CI absolue ;
 La femme enceinte ;
 Diarrhée ; Contre indication temporaire ;

Indication :
 Vaccin antipolio oral pour tous les nouveaux né ;
 Dès la 6e semaine de la vie : vaccin inactivé ;
 En cas de situation épidémiologique : vaccin vivant atténué ;
VI) VAR (vaccin anti rougeoleux) :
Présentation commercialisée :
 Vaccin simple : Rouvax® ;
 Vaccin associé : ROR (rougeole, oreillon, rubéole) ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Nourrisson à partir de 9 mois ;
Effets secondaires :
 Des réactions bénignes : fièvre, troubles digestifs ou respiratoires ;
 Complications : convulsion (hyperthermie) ;
Contre indication :
 Définitive : déficit immunitaire (congénital ou acquis) ;
 Temporaire : femme enceinte, infection aigue en évolution ;
VII) Vaccin anti rubéole :
Présentation commercialisée :
 Vaccin simple : Rudivax® ;  Vaccin associé : ROR ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Nourrisson à partir d’un an ;  Jeune fille de 10 à 14 ans ;
 Les femmes en âge de procréation non immunisées avec une contraception
orale ;

43
Effets secondaires :
 Très rare chez l’enfant ;
 On peut avoir des adénopathies cervicales non douloureuse ;
 Éruption discrète ;
Contre indication :
 Absolue : immunodépression congénitale ou acquise ;
 Temporaire : femme enceinte ;
VIII) HB (vaccin anti hépatite B :
Présentation commercialisée :
Vaccin sous forme liquide :
 Engérix B ;  Gen Hevac B (Pasteur) ;
Mode d’administration :
 Voie I.M ;
Indication :
 Le nouveau né est vacciné dès la naissance ;
 Personnel médical et paramédical ;
Effets secondaires :
 Réaction locale : douleur au point d’injection ;
 Réaction générale : myalgie et parfois fièvre (douleur musculaire) ;
Contre indication :
 La seule est les sujets porteurs de l maladie ;
IX) Vaccin antigrippal :
Spécialités :
 Inflexal® ;  Vaxigrip® ;
 Mutagrip® ;
Indication :
 Sujets à haut risque notamment âges de + 65 ans ;
 Ou atteint d’affection respiratoire ou cardiaque chronique ;
Contre indication :
 Affection fébrile aigue ;  Diminution de la réponse
 Néphropathie ; immunitaire ;

Les solutés massifs

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Introduction :
 Les solutés massifs administrés en perfusion IV ;
 Très utilisés en milieu hospitalier ;
 Utilisés à des fins de :
 Nutrition ;
 Rééquilibration ionique ;
 Hydratation ;
 Utilisés aussi comme véhicule pour l’administration des médicaments : ATB,
corticoïdes ;
I) Glucose :
A) Glucose à 5%, 10% :
Indication :
 Réhydratation ;
 Prévention de la déshydratation ;
 Véhicule pour apport thérapeutique ;
 10% : apport calorique et glucidique ; traitement des diarrhées et
vomissements ;
Posologie :
Perfusion en IV : entre 500 et 3000 ml par 24 h en fonction de l’état du malade ;
Précaution à prendre :
 Vérifier l’intégrité du flacon ;  Désinfecter le bouchon ;
 Vérifier la limpidité ;
B) Glucose à 30% (500 ml, 1000 ml) :
Indication :
 Comme G5 et G10 + traitement d’urgence de l’hypoglycémie ;
C) Chlorure de sodium 0,9% « Na cl » (250 ml, 500 ml, 1000 ml) :
Indication :
 Rééquilibration ionique pour apport des ions : Na+ ; cl- ;
 Déshydratation ;
 Véhicule pour apport thérapeutique ;
 Hypo volémie ;
Posologie :
 Perfusion en IV : adulte : 500 à 3000 ml/ 24h selon l’état du malade ;

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Contre indication :
 Rétention hydro sodée ;  Insuffisance cardiaque ;
Précaution d’emploi :
 Vérifier l’intégrité du flacon ;  Désinfecter le bouchon ;
 Vérifier la limpidité ;
D) Bicarbonate de sodium (1,4% ; 4,2%) :
Indication :
 1,4% : acidose métabolique ;  4,2% : acidose métabolique ;
 1,4% : intoxication par le  4,2% : hyperkaliémie ;
phénobarbital ;  4,2% : arrêt cardiovasculaire ;
Posologie :
Elle définit en fonction de :
 L’état du malade ;  Le degré de l’acidose ;
 L’étiologie de la pathologie ;
Contre indication :
 Alcoolisme métabolisé ;  Acidose respiratoire ;
E) Mannitol (10%, 20%) :
Indication :
 Réduction des œdèmes cérébraux (10%, 20%) ;
 Réduction de l’hypertension intraoculaire (20%) ;
Posologie :
 Adulte : 500 ml/j ;  Enfant : 10 ml/j ;
Contre indication :
 Déshydratation ;  Insuffisance cardiaque ;
F) Hemaccel :
Indication :
 Traitement d’urgence, état du choc : toxique, septique, traumatique, opératoire ;
 Traitement de l’hypertension médicamenteuse tel que les Digitaliques ;
 Pour l’insuffisance cardiaque : les diurétiques, les hypertenseurs ;
Contre indication :
 Allergie ;
 Hyperhydratation cellulaire ;
 Hyperkaliémie, hypercalcémie ;

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 Trouble de coagulation ;
 L’accouchement ;

G) Antiparasitaires :
1) Chimiothérapie des helminthes :
 Nématodes : ce sont des vers ronds ; oxyures, ascaris, ankylostomes…
 Albendazole (Zentel®) :
 Il agit sur les nématodes et la plus part des …..
 Il inhibe la polymérisation de la tubuline ;
Indication :
 Oxyures ;  Ankylostomes ;
 Ascaris ;
Contre indication :
 Femme enceinte ;
Effets secondaires :
 Troubles gastro-intestinaux ;  Céphalées ;
Pyrantal (combantrin®) :
Indication :
 Oxyures ;  Ankylostomes ;
 Ascaris ;
Contre indication :
 Femme enceinte ;
Pervinium® :
Il s’agit d’un oxyuricide intestinal, pratiquement par résorbé par la muqueuse
intestinale, il tapisse les parois de l’intestin mais colore les selles en rouge ;
Diethyl®….
 Ce médicament est actif contre les microfilaires, Trématodes (vers plats) ;
Paraziquantel® :

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Indication :
Le paraziquantel est actif contre la plus part des trématodes parasite de l’homme : des
bilharzioses, les douves et les distomatoses ;
Effets secondaires :
 Troubles digestifs ;  Manifestations allergiques ;
Niclosamide® (Cestodes) :
 C’est tæniacide (tænia saginata, tænia solium) ;
2) Chimiothérapie des protozoaires :
 Amibiase : antiamibien de contact ;
 Tilliquiles® ; Antiamibien tissulaire  Dodecyl® ;
 Tillipinol® ;  Sulfate = Intetrix®
Dérivés des 5 Nitro-imidazolés (métronidazole) ;
3) Médicament du paludisme :
 Quinine® : c’est le plus ancien antipaludéen, et qui reste toujours utilisé dans le
traitement de l’accès pernicieux particulièrement à plasmodium falciparum
multi résistant ;
Indication :
Schizonticide : c’est par voie orale, le traitement de l’accès palustre ; par voie
parentérale, traitement de l’accès pernicieux ;
Quelque soit la voie d’administration : peros (orale), IM, perfusion, la dose maximale
chez l’adulte comme chez l’enfant est de 25 mg/j ;
Effets indésirables :
 Vertiges ;  Troubles digestifs ;
 Troubles de la vision ;  Accidents cutanés (rougeur) ;
Dose toxique = 2 à 8 gramme  Mort ;
Produits :
 Chloroquine® ;  Mélfoquine® ;
 Nivaquine® ;
4) Leishmanioses :
Glucatime®…..
Indication :
 Leishmaniose cutanée (bouton d’orient) ;
 Leishmaniose viscérale (kala azur) ;

48
Elle est présentée en solution injectable IM et intra lésionnelle à 1,5 mg ; ampoule de 5
ml, le compose est dit toléré, mais il existe un risque d’accumulation avec des doses trop
fortes, et apparition de manifestations de toxicité hépatorénal, cardiaque et
neurologiques ;
5) Antiparasitaires (externe) :
 Gale : anti scabieux : Benzoate de benzyle = Ascabiol® ;
 Poux : pédiculicides : Aphterias = Ethanol® ;

2) Médicaments de la douleur
A) Anti-inflammatoires :
I) Corticostéroïdes :
Se dit des hormones stéroïdiennes secrétées par la partie périphérique (cortex) des glandes
surrénales et des produits de synthèse ayant une analogue ;
Corticostéroïdes naturels :
 Glu corticoïdes : cortisone et Hydrocortisone® ;
 Minéralo-corticoïdes : Aldostérone ;
Corticostéroïdes de synthèse :
La désoxycorticosterone employée dans le traitement l’insuffisance rénale (maladie
d’Addison) ;
Corticostéroïdes anti inflammatoires :
 Prednisone : Cortancyl® ;  Bethametazone : Celestène® ;
 Prednisolone : Hydrocortancyl®);  Dexametozone : Decadron® ;
 Méthylprednisolone : Medrol® ;
1.1) Action sur les métabolites :
Glucidique : effet diabétogène ;
Protidique : fonte musculaire et diminution de la trame protéique de l’os ;
Lipidique : maladie de métabolisme et redistribution des graisses (faciès lunaire) ;
Sodium (rétention) HTA, potassium (élimination)  hypokaliémie ;
Calcium et potassium : augmentation d’élimination du calcium entraine une
déminéralisation osseuse (l’ostéoporose est l’une des complications majeur de la
corticothérapie prolongée) ;
1.2) Action sur le tube digestif :
Effet ulcérogène par augmentation des sécrétions acide et diminution de la sécrétion du
mucus protecteur ;

49
1.3) Action sur le psychisme :
Un effet euphorisant et stimulant de l’appétit ;
1.4) Indication :
Les corticoïdes sont indiqués dans de nombreuses affections pour leurs effets :
Anti inflammatoire ;
 Immunosuppresseur (chez les sujets qui ont subit une greffe d’organe pour éviter le
rejet ;
 Rhumatologique : RAA,  Dermatologie ;
polyarthrite rhumatoïde ;
 Etat du choc : anaphylactique ;
 Pneumologie : asthme ;
1.5) Effets secondaires :
 Troubles digestifs : ulcère…  Prise du poids ;
 Cataracte ;  HTA ;
 Amincissement de la peau ;  Obésité ;
 Troubles neuropsychiques :  Hyperglycémie ;
confusion ;  Faciès lunaire avec joues rouges ;
1.6) Contre indication :
 Herpès ;  HTA ;
 Diabète ;  Affections psychiques ;
 Ulcère gastroduodénal ;  Insuffisance rénale ;
II) Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) :
On distingue 05 colonnes :
2.1) Les salicylés :
 Le principale représentant est L’ASPIRINE® ;
Indication :
 Analgésique ;  Anti-inflammatoire : son effet est
 Antipyrétique ; limité ;
 Antiagrégant plaquettaire : elle perturbe la formation des plaquettes et la synthèse
de la vitamine K.
 Favorisant donc l’hémorragie, elle peut être utilisée dans la prévention des troubles
vasculaires ;
Posologie :
 Antalgique : 2 à 3 gr par jour ;

50
 Anti-inflammatoire : plus de 4 gr par jour ;
 Dose maximale : 2gr/prise  6 gr/j ;
Effets secondaires :
 Gastro-intestinaux : nausées,  Hyperthyroïdie ;
brulures digestives ;  Bronchospasme ;
2.2) Phénylbutazone :
Butazolidine® : toxicité hématologique ;
2.3) Indoliques :
 Indométacine® ;  Sulindac® ;
Action :
 Antipyrétique ;  Anti-inflammatoire ;
 Analgésique faible ;
Incidents :
 Céphalées ;  Vertiges ;
 Troubles psychiques ;
2.4) Dérivés ….
 Ibuprofène : Brufen® ;  Naprotène : Noprosyne® ;
 Ketoprofen : Profenid® ;  Diclofenac : Voltarene® ;
Indication :
 Anti-inflammatoire ;  Antipyrétique ;
 Analgésique ;
Effets indésirables :
Sont assez bien tolérés, il existe un risque hépatique et hématologique qui justifie une
surveillance en cas de traitement au long cours lors d’affections chroniques ;
2.5) Les oxicanes et les fenamates :
 Les oxicanes permettent les mêmes activités que les autres AINS avec anti-
inflammatoire plus importants :
 Meloxican : Mobic® ;  Tenoxican : Ticotil® ;
 Piroxican : Brexin® ;
 Le fenamates : ont des propriétés analgésiques intéressantes :
 Acide niflunique ;
 Acide mefenamique ;
Conclusion :

51
Indication AINS : Contre indication AINS :
 Rhumatologie ;  Ulcère gastroduodénal ;
 Traumatologie ;  Insuffisance hépatique ou rénale ;
 Syndrome inflammatoire ;  Grossesse et allaitement ;

B) Les Analgésiques
1) : Définition : Il supprime ou alterne la douleur par action périphérique et/ou centrale,
sans Provoquer une perte de conscience ;
2) : Classification des analgésiques :
2.1) : Analgésiques morphiniques :
2.1.1) : Morphine :
 Résorbable par toutes les voies usuelles : voie respiratoire, voie digestive, Voie
parentérale ;
 Action pharmacologique de la morphine :
 Effets centraux :
 Analgésie ;  Dépression des centres
 Action émétique ; respiratoires ;
 Myosis : constriction de la  Dépression des centres de la
pupille ; toux ;
 Convulsion :
 Effets périphériques :
 Appareil cardio-vasculaire : dilatation ………. périphérique ; dilatation veineuse ;
 Appareil digestif : la morphine est très spasmogéne et augmente le tonus des fibres
lisses viscérales et bronchique, ulcère ;
 Appareil respiratoire : effet broncho constricteur ;
 Uretère et Vessie : augmentation de tonus des voies urinaires (miction
impertinence) ;
- Contres indications :
 Sensibilité de l’enfant à la dépression respiratoire qui justifie l’interdiction
d’emploi de 0 à 30 mois, 2 à 10 mg (max) chez 30 mois à 15 ans ; ;
 La femme en couche (apnée de l’enfant à la naissance) ;
 Insuffisance respiratoire ;
 Toute pathologie chirurgical de l’encéphale (morphine>>> (Hypertension
intracrânienne, convulsion) ;
 Médicament antagoniste de la morphine ;
 Naloxone ;
 Nalorphine ;
2.1.2) : Dérivés synthétiques :
 Dextromoramides : (Palfium)  Méthadone ;
 Pethidine : (Dolosal®) ;  Buprenorphine : (TEMG
 Fentanyl ;  Codéine :
 Dérivés synthétiques :
 Dextropropoxyphine : (Antalvic) ;
2.2) : Analgésiques non morphiniques :
2.2.1) : Paracétamol : (Doliprane®) :
C’est un analgésique, antipyrétique, avec un risque moindre de toxicité rénale (sauf à
des doses élevées) ;
Le danger de paracétamol est sa toxicité hépatique (8g dose toxique) ;
Antidote : pro paracétamol- Bénorilate® ;
2.2.2) : Acide acétyle salicylique : (Aspirine®) :
C’est un analgésique antipyrétique, son action antalgique s’adresse de préférence à des
douleurs de faible intensité, plutôt superficielles que profondes ; (céphalées,
arthralgies) ;
2.3) : Analgésiques non morphinique anti-inflammatoires :
- Dérivés indoliques ;
- Dérivés pyrazolés ;
2.4) : Analgésiques non morphiniques non anti-inflammatoires :
Néfopam® = Acupan® ;
Indication :
 Syndrome douloureux ;
Contre indication :
 Chez l’enfant (convulsion) ;  Insuffisance hépatique ;
Effets indésirables :
 Nausées ;  Bouche sèche ;
 Vms ;  Tachycardie ;
 Vertiges ;

53
C) Les antihistaminiques :
Définition :
Ce sont des médicaments qui s’opposent aux effets de l’histamine par inhibition
compétitive au niveau des récepteurs histaminiques. L’histamine est présentée dans de
nombreux tissus : poumon, foie, peau…
Elle peut être libérée sous influence de différents facteurs et provoquer des réactions
allergiques, une inflammation, une broncho-constriction, une vasodilatation ou même
un choc anaphylactique ; on distingue deux types d’histamine : H1 et H2 ;
Les anti H2 : Cimétidine
Ne sont utilisés que pour le traitement de
Gonatidine l’ulcère gastroduodénal ;
Zonitidine
Les anti H1 :
Pharmacodynamique :
Empêchent la contraction de la musculature lisse (bronchique et intestinale) ;
 Action vasodilatatrice  Action antimigraineuse ;
artérielle ;
 Action antiémétique ;
 Action sédative ;
Indication :
 Allergies +++ ;  Anorexie ;
 Asthme ;  Toux ;
Effets secondaires :
 Centraux :
 Sédation et somnolence ;  Cardiovasculaires
 Vertige, fatigue ;
 Périphériques :
 Hypo TA avec palpitation ;
 Uro-génitaux : difficultés mictionnelles, impuissance ;

54
 Métaboliques : prise du poids ;
 Photosensibilisation ;
 Risque modéré de dépendance ;
Contre indication :
 Grossesse ;  Adénome prostatique ;
 Glaucome ;
Produits commercialisés :
 Cetivizine : Zyntec® ; Virtix® ;
 Lavatadine : Clartec® ;

3) Médicaments du système nerveux autonome :


Système nerveux
Généralités :
Le système nerveux a pour rôle :
 De percevoir les excitations venues du monde extérieur, de les transmettre à des
« centres » où ces renseignements sont groupés, synthétisés et harmonisés.
 Réception et transmission d’un renseignement, enregistrement de celui-ci et, s’il
y a lieu, réponse, telles, grossièrement, les fonctions du SN.
Le SN est composé de :
 Système nerveux central (SNC) qui préside à nos relations avec le monde
extérieur, grâce à lui, telle sensation engendra tel mouvement volontaire
ou non volontaire, conscient ou non conscient, c’est le système de la vie de
relation.
 Système nerveux végétatif (SNV) : ce système, associé au système
endocrinien, accorde les fonctions des organes interne aux besoins de
l’organisme, son activité est indépendante du contrôle volontaire de façon
autonome, d’où son nom système nerveux autonome. Ce système agit par
l’intermédiaire des substances qu’il libère : Acétylcholine, Adrénaline et
Noradrénaline.
A) Sympathomimétique : Bêta stimulant
 Dobutamine® : (dobutex ; β- 1) ;
C’est un agent inotrope (+) (augmente la force de contraction des oreillettes ;
 Indication :
 Bas débit du cœur après  Choc septique ;
chirurgie cardiaque ;  Infarctus de myocarde ;
 Embolie pulmonaire ;
 Effets indésirables :
 Augmentation de la pression  Troubles digestifs ;
systolique artérielle ;  Céphalée ;
 Trouble du rythme  Douleurs thoraciques ;
ventriculaire ;  Dyspnée ;
 Isopernatine (β 1, β2) :
 Indications :
 Etat de choc ;  Pouls lent permanent ;
 En aérosol (doseur dans le
traitement d’asthme ;
 Effets indésirables :
 Crise d’angor ;  Tachycardie ;
 Agitation et angoisse ;
Salbutamol β 2 stimulant prédominant :
 Indications :
 Traitement de l’asthme ;
 En obstétrique pour la prévention de l’accouchement prématuré et le relâchement
de l’utérus ;
 Contre indication :
 HTA ;  Insuffisance coronaire ;
 Hyperthyroïdie ;  Association avec les IMAO et les
 Trouble du rythme cardiaque ; digitaliques ;
Dopamine (β 1) :
Indication :
 Traitement du choc ;
Contre indication et effets indésirables :
 Voir précédent ;
Sympathomimétique α1 (direct) :
Ce sont des médicaments vasoconstricteurs utilisés pour leurs effets locaux ou généraux ;
Vasoconstricteurs locaux : ils sont utilisés :
 En application locale pour contrôler une hémorragie de surface (investigation
ORL, bronchoscopie) on utilise un soluté d’adrénaline à 0,25 mg ou 1 mg/ml en
badigeonnage ou tamponnement local ;
 Comme décongestionnant de la muqueuse nasale : Naphtazoline ;

56
 Ces produits sont dangereux, car leur utilisation répétée crée vite l’accoutumance ;
 Comme vasodilatateur généraux, dans le traitement d’urgence des états de choc
(Noradrénaline en IV) ;
Sympathomimétique α + β
 Adrénaline :
 Indications :
 Traitement de l’arrêt cardio-vasculaire ;
 Traitement du choc anaphylactique, traumatique et infectieux ;
 Traitement de détresse cardio-vasculaire ;
 Effets indésirables :
 Tachycardie ;  Crise angineuse ;
 Trouble du rythme ;
 Contre indication :
 Insuffisance coronaire ;  Myocardites ;
 Trouble du rythme cardiaque ;
Association contre indiquée :
 Anesthésie volatile ;
 Antidépresseurs ;
B) Médicaments bloquant des récepteurs adrénergiques
 Sympatholytique α1 :
Ce sont des médicaments qui s’opposent aux effets de α1 d’adrénaline, provoque donc :
 Une vasodilatation ;  Broncho-dilatateur ;
 Une baisse de tension artérielle ;
 Accélération de la fréquence
cardiaque ;
Indication :
 Traitement de l’HTA (de moins en moins) ;
 Traitement de la maladie de Raynaud ;
 Traitement des troubles urologiques ;
Effets indésirables :
 Hypotension orthostatique ;  Myosis ;
 Bradycardie ;  Diarrhée ;
Principaux médicaments utilisés en pathologie vasculaire :
 Urapidil® ;

57
 prazosine® ;
 α1 bloqueurs utilisés en urologie :
 Terazosine® ;
 Alfuzosine® ;
 Doxazosine® ;
 Sympatholytique α :
 Alcaloïdes de l’ergot de seigle :
 Dihydroergotamine (DHE) ;
 Ergotamine® ;
On utilise comme utero tonique, et dans le traitement de l’hypotension orthostatique
et des migraines ;
 Sympatholytique β :
Les β bloquants sont des antagonistes compétitifs des catécholamines au niveau des
récepteurs β ;
Indication :
 Troubles cardiaques ;  HTA ;
 Traitement d’angor (angine de
poitrine) ;
 Glaucome à angle ouvert ;
Contre indication :
 Asthme +++ ;
 Insuffisance cardiaque ;
Produits :
Propranolol; Sotalol®;
Pindolol; betaxolol®;
Oxprenolol alprenolol®;
C) Médicaments modificateurs du S.N para sympathique :
Le système parasympathique est un antagoniste du S.N orthosympathique, dont le
neurotransmetteur est l’acétylcholine (AC). La synthèse de l’AC se fait à partir de la
choline, puis il y a fixation d’un groupement acétyle, la libération est sous l’effet de
calcium dans l’espace synaptique. Après l’action, il y a dégradation par hydrolyse par
cholinestérase.
 Remarque :

58
L’AC se trouve également au niveau des ganglions de relais des systèmes
parasympathiques et orthosympathiques au niveau de la jonction neuromusculaire et
certaines synapses cérébrales ;
 Effets pharmacologiques de l’AC :
 Cœur : bradycardie, hypotension, vascularisation à faible dose, mais à forte dose
on aura une tachycardie, hypertension, vasoconstriction ;
 Tube digestif : augmentation de péristaltisme (ensemble de contraction d’un
organe creux qui provoque la progression de son contenu) ;
 Bronches : broncho constriction ;
 Œil : myosis ;
 Glandes : hypersécrétion lacrymale, bronchique, salivaire ;
D) Médicaments du système parasympathiques :
Parasympathomimétique Parasympatholytique

Direct Indirect Direct

- Acétylcholine ; - Eserine ; - Atropine ;


- Muscarine ; - Neostigmine ; - Scopolamine ;
- pilocarpine ; - Myosine ;
- Trimebutine ;
Remarque :
Les parasympatholytiques indirect ne sont pas utilisés en traitement…
 Parasympathiques (+) indirects :
Neostigmine (prostigmine®), Injection en IV ;
Posologie : 0,5mg/ml ;
Produit hospitalier, possède une action parasympathomimétique ;
Indication
 Utilisé pour le traitement de la myasthénie ;
 Dé curarisation (en post opératoire, élimine l’action de curare utilisé es
anesthésie ;
Effets indésirables :
 Nausées ;  Myosis ;
 Bronchospasme ;  Crampes abdominales ;
 Bradycardie ;  Antidote : atropine ;

59
Contre indication ;
 Allergie ;  Obstruction des voies
 Rétention urinaire ; digestives ;
 Asthme ;  Maladie de Parkinson ;
 Parasympathiques (-) directs :
 Atropine : 0,25mg/ml, 0,5 et 1mg ; injection IV, IM ;
Indications :
 Colique néphrétique ;  Diarrhée par hyper
 Colique hépatique ; péristaltisme ;
 Ulcère ;  Constipation par spasmes ;
 En anesthésiologie pour éviter :
 Laryngospasme ;  Salivation ;
 Péristaltisme ;  Arrêt cardiaque ;
 En cardiologie :
 Certains infarctus du myocarde avec bradycardie ;
 En cas de surdosage digitaliques ;
 En ophtalmologie :
 Atropine utilisée comme collyre : fond d’œil ;
Antidote en cas d’intoxication par les Parasympathiques (+) ;
Contre indication :
 Absolue → glaucome à angle ouvert ;
→ Adénome de prostate ;
 Relative → asthme ;
 Effets indésirables :
 Sécheresse buccale ;  Rétention urinaire ;
 Hyposécrétion bronchique ;  Tachycardie ;
 Trouble de la vision ;
 Scopolamine :
 Activité proche de celle de l’atropine ;
 Activité plus importante au niveau central → sédation + sommeil ;
 Dépression respiratoire ;
Indication :
 Mal de transport ;
 Pré anesthésie ;
1) : Médicaments du SNC :
A) Médicaments psychotropes :
a) Les hypotoniques :
Ce sont des médicaments psychotropes et dépresseurs centraux, le traitement par
les hypnotiques ne devrait durer qu’une à deux semaines. Aux doses thérapeutiques, ils
entraînent un état de sommeil aussi proche que possible du sommeil hormonal.
1) : Les benzodiazépines (BZD) :
 Classification :
Demie vie courte (< 5 h) : Triazolam® ;
Demi-vie moyenne (5 à 10 h) : Loprazolam®
Demie vie longue (12 à 30 h) : Nitrazepam®, Fluritrazepam® ;
 Caractéristiques pharmacogénétiques :
Résorption des BZD administrées par voie orale : 80 à 95% ;
Métabolisme des BZD hypnotiques ne conduit pas à des métabolites actifs ;
 Avantage :
 Toxicité faible ;
 Pas de pouvoir d’induction enzymatique ;
 Pas de C. indications véritable si non la myasthénie (prudence chez les
vieillards et les femmes) ;
 Inconvénients :
 Amnésie antérograde ;
 Troubles aigues de comportement ;
 Hypotonie musculaire ;
 Contre indications :

61
 Insuffisance respiratoire  Alcool ;
sévère ;  Myasthénie ;
 Insuffisance hépatique ;  Femme enceinte ;
 Hypersensibilité aux BZD ;  Femme allaitante ;
2) : Les Carbamates (méprobamate) :
De propriétés similaires à celle des BZD, ils sont très utilisés dans le traitement des
alcooliques ;
Son principal inconvénient réside dans son très grand pouvoir inducteur
enzymatique ;
3) Antihistaminiques (Hydroxizine >> (Atarax) :
 Augmentent le tonus musculaire ;
 Diminue le seuil convulsif ;
 Dépourvu d’effet toxicomanogène ;
 Effets secondaires (BZD + Carbamate) :
Deux sont très graves mais exceptionnels :
- Toxicomanie ;
- Tentatives de suicide ;
 Contre indications (BZD + CBT) :
- Insuffisance hépatique ; - Automobiles ;
- Myasthénie ; - Grossesse
b) Les anxiolytiques :
Ce sont des médicaments destinés à combattre les composantes psychiques et
somatiques de l’anxiété ;
Ils possèdent toujours un effet sédatif et de ce fait, sont encore souvent appelés :
 Tranquillisants ;
Classification :
 BZD ;
 Carbamates ;
 Antihistaminiques ;
1) BZD :
Commercialisée en tant qu’anxiolytiques sont :
 Alprazolam : Xanax® ;
 Bromazepam : Lexomil® ;
 Chlorazepate dipotassique Tranxine® ;
 Diazépam : Valium® ;
 Lorazepam : Temesta® ;
 Prazepam : Lysanxia® ;
 Nordazepam : Nordaz® ;
Résorption :
 Absorption digestive est excellente et rapide ;
 Voie rectale : résorption rapide mais irrégulière (Valium dans les convulsions
fébriles chez le nourrisson et l’enfant) ;
 Voie IM : résorption irrégulière et plus lente que per os ;
 Voie IV : voie d’urgence ;
Indication :
 Anxiété réactionnelle  Insomnie ;
(trouble de l’adaptation  Effets indésirables :
avec l’humeur) ;  Dépendance ;
 Crise d’angoisse ;  Hypotonie musculaire ;
 Anxiété généralisée ;  Amnésie antérograde ;
2) Molécules hypotoniques apparentées aux BZD :
Les deux molécules sont aussi efficaces que les BZD et semblent entraîner en
moindre risque de dépendance ou d’amnésie antérograde ;
 Zopiclone Imovane® ;
 Zolpidem : Stilnox® ;
3) Les barbituriques :
Thiopental +++ ;
Propriétés pharmacologiques :
 Hypnotiques et anticonvulsives ;
 Hypotension et bradycardie après IV ;
Indication :
 Pré anesthésie ;
 Etat convulsif aigue par IV ;
Effets secondaires :
 Respiratoire (toux éternuement, Laryngospasme) ;
 Rénaux : baisse légère de diurèse) ;
 Nerveux : réveil désagréable ;
 Tolérance et pharmacodépendance :
Contre indication :
 Insuffisance respiratoire ;

63
 Induction enzymatique ;
c) Les antidépresseurs :
Ce sont des médicaments capable d’améliorer les syndromes dépressifs ;
Conditions de prescriptions :
 Diagnostic clinique de la maladie ;
 Doivent être accompagnés d’un soutien ;
 Ne pas changer un antidépresseur avant 04 semaines du traitement ;
 Le but d’action thérapeutique est compris entre 4 et 28 jours ;
 Faire attention aux rechutes ;
Indication :
 Dépression ;  Dépression au cours d’une
 Mélancolie ; maladie organique ;
 Dépression saisonnière ;
Choix d’un antidépresseur :
 Efficacité : la famille la plus efficace : Imiparaminiques ;
 Toxicité : la famille la plus toxique IMAO (inhibiteur mono amino oxydase) ;
1) IMAO :
Ce sont des antidépresseurs ayant beaucoup d’effets secondaires :
 Iproniziade® ;  Moclabemide® ;
Contre indication :
 Les IMAO possèdent  Anesthésiques généraux et
beaucoup d’interactions locaux ;
médicamenteuses ;  Opiacés ;
 HTA ;  Lait et ses dérivés ;
 Insuffisance hépatique ;
Effets secondaires :
 HTA qui peut être compliquée par hémorragie cérébrale ;
2) Imipraminiques :
 Imipramine® ;  Amitriptyline® ;
 Clomipramine® ;  Trimipramine® ;
Contre indication :
 Glaucome ;  Adénome de prostate ;
Modalité du traitement :
 Faire NFS ;  Dosage des transaminases ;

64
 Faire ECG ;
Effets secondaires :
 Nausées et vomissements ;  Rétention urinaire ;
 Hypotension artérielle ;  Mydriase ;
 Constipation ;  Tachycardie ;
 Somnolence ;  Troubles de la mémoire ;
3) Divers :
Ils ont une excellente tolérance, ils sont actifs en cas de dépression grave :
 Fluoxétine : Prozac® ;
 Sertraline : Zoloft® ;
Effets secondaires :
 Nausées ;  Agitation ;
 Diarrhées ;  Tremblement ;
 Perte du poids (anorexie) ;
4) Les antihistaminiques :
 Prométhazine® ;
 Alimemazine® ;
Leur effet est irrégulier avec fréquemment des réactions paradoxales d’excitation,
leur usage est abusif et ont des conséquences graves à long terme ;
d) Neuroleptiques :
Ce sont des médicaments réducteurs des troubles psychotiques aigues et
chroniques ;
Classification des neuroleptiques :
a) Phénothiazines :
 Chlorpromazine : Largactil® ;
 Fluphénazine : Modecate® ;
 Levomepromazine: Nozinan®;
 Pipotiazine: Piportil®;
b) Butyrophénones: Haloperidol (Haldol®);
c) Benzamides : Sulpiride (Dogmatil®);

Pharmacologie des neuroleptiques:


Pharmacocinétique :
 Bonne résorption per os ;
 Métabolisme hépatique prédominant ;

65
 Elimination rénale des métabolites ;
 Voie IM en cas d’urgence et pour les formes retard ;
Indication :
 Neuropsychiatrie : psychoses aigue et chroniques (schizophrénie) ;
 Médecine générale : anxiété et agitation, vomissements ;
 Obstétrique : éclampsie ;
 Dermatologie : prurit ;
Effets indésirables : principaux :
 Neurologiques : syndrome confusionnel, état dépressif ;
 Génito endocrinien et métabolique : inhibition de l’ovulation, aménorrhée,
galactorrhée, baisse de la libido, impuissance ou frigidité, prise de poids..
 Exceptionnel : cutané, hépatique, hématologique ;
Contre indication :
 Maladie de Parkinson ;  Hypersensibilité ;
 Glaucome à ongle fermé ;  Coma barbiturique ou
 Adénome prostatique ; éthylique (alcool) ;
 Lésions hépatiques ;  Femme enceinte.
e) Les normo thymiques :
 Sel e lithium® ;
 Carbamazepine® ;
Pharmacologie du sel de lithium :
Caractéristiques pharmacocinétiques :
 Administré par voie orale ;
 Le lithium passe par la barrière placentaire ;
 Il ne subit aucune bio transformation dans l’organisme ;
 Elimination rénale ;
Indication :
L’indication essentielle du lithium est le traitement préventif des rechutes tant
maniaques que mélancoliques dans la psychose maniaco-dépressive (PMD) ;
Possède des propriétés curatives de l’accès maniaque :
 Carbonate du lithium ;
 Gluconate du lithium ;
La lithemie basse est comprise entre 0,4 et 0,5 mmol/l ;
La lithemie haute est supérieure à 0,8 mmol/l ;

66
La durée du traitement par le lithium est longue, la durée moyenne du traitement est de
3 ans ;
Effets secondaires :
2) En début du traitement :
 Nausées et brulures gastriques ;
 Soif et polyurie ;
3) à long terme :
 Prise du poids (10 à 20 kg) ;
 Hypofonctionnement thyroïdien ;
 Troubles du rythme cardiaque ;
Contre indication :
 Insuffisance rénale grave ;  1e trimestre de la grossesse ;
 Insuffisance cardiaque ;  Allaitement ;
Association déconseillé avec :
 AINS ;
 Diurétiques ;
 Carbomezipine® ;

B) Antiparkinsoniens :

67
Ce sont des médicaments capable de réduire les symptômes moteurs de la maladie
de parkinson ;
Rappel :
Le syndrome parkinsonien est caractérisé par l’association de trois symptômes :
 Tremblement ;
 Hypo kinésie ou akinésie ;
 Rigidité ;
1) Anticolinergique :
Trihexyphenidyle ;

C) Les antis épileptiques :


A) DEFINITION :
Ce sont des médicaments capables de supprimer ou diminuer la fréquence et l’intensité
des crises épileptiques. Ce sont des médicaments symptomatiques ;
B) REGLES GENERALES DE PRESCRIPTION :
Quelque soit le médicament utilisé, le traitement de l’épilepsie chronique doit obéir à
des règles générales :
 Diagnostic clinique ;
 Un seuil anti épileptique au début ;

68
 Posologie progressive à adapter au rythme des crises ;
 Ne jamais arrêter brusquement le traitement ;
 Ne jamais oublier de prendre le traitement ;
C) EFFETS SECONDAIRES COMMUNS :
 Tératogènes : cardiopathie congénitale, dysmorphie faciale ;
 Hématologiques : leucopénie, thrombopénie ;
 Cutanés : rashes ;
 Induction enzymatique des AVK ou contraceptifs oraux ;
D) BARBITURIQUES :
 Phénobarbital® ;
 Indication :
 Le grand mal (crise généralisée brutale) ;
Effets secondaires :
 Anémie mégaloblastique (carence en B12 et acide folique) ;
 Bec de lièvre ;
Contre indication :
 Insuffisance respiratoire ;
 Hypersensibilité ;
 Allaitement ;
Précaution d’emploi :
 Eviter l’arrêt brutal ;
 Proscrire l’alcool ;
 Administrer la vitamine K au cours de la grossesse ;
 Administrer la vitamine D pour les enfants ;
E) HYDANTOINE® :
Phénitoine :
Indication :
 Petit mal et grand mal ;
 Arythmie cardiaque ;
 Névralgie faciale essentiellement ;
Effets secondaires :
 Aplasie médullaire ;
 Hypertrophie gingivale et gingivite ;
 Hypertrophie des doigts ;

69
 Rachitisme ostéoporose ;
 Nausées et crises abdominales aigues ;
Précaution d’emploi :
 Ne jamais arrêter brusquement le traitement ;
 Ne jamais oublier de prendre le traitement ;
F) …..
Diazépam® et Clonazepam® :
Indication :
 Petit mal ;  Troubles du caractère ;
Effets secondaires :
 Somnolence ;
 Hypotension et défaillance respiratoire après IV ;
Contre indication :
 Insuffisance respiratoire ;  Grossesse et allaitement ;
 Allergie ;
Précaution d’emploi :
 Dépendance ;  Insuffisance cardiaque,
 Myasthénie ; respiratoire, hépatique, rénale ;
G) CARBAMATES :
CARBAMAZEPINE® :
Indication :
 Grand mal ;
Effets secondaires :
 Somnolence ;  Trouble de la vision ;
 Vertiges ;
Contre indication :
 Grossesse et allaitement ;  IMAO ;
1) VALPROATE de Na+ :
Indication :
 Grand mal et petit mal ;  Hoquet irréductible ;
 Crise psychomotrice ;
Effets secondaires :
 Digestifs ;  Prise du poids ;

70
 Alopécie ;  Trouble de la vision ;
Contre indication :
 Hépatite ;
 Grossesse et allaitement ;
Précaution d’emploi :
 Bilan hépatique régulier ;
 Insuffisance rénale ;
2) GOBAPENTINE® ;
3) LAMOTRIGINE®.

5) Médicaments du cœur et des vaisseaux


A) Tonicardiaques :
Ils possèdent la propriété de renforcer la contraction du myocarde généralement, ce sont
des substances inotrope positives (I+), trouvant leurs indications principales dans les
différentes formes de l’insuffisance cardiaque, et une utilisation secondaire dans l’angor ;
a.1) Sympathomimétiques (médicaments du choc cardiovasculaire) :
Ce sont des médicaments d’urgence employés dans la phase aigue pour une action rapide
et courte ;
a.1.1) Adrénaline :
L’adrénaline est un médicament d’urgence en cas d’arrêt cardiaque et du choc
anaphylactique ;
a.1.2) Dopamine et Dobutamine, isoprénaline :

71
Ces produits sont utilisés par voie IV, sous surveillance constante de l’ECG, de la
pression veineuse et de la diurèse ;
Le traitement doit être arrêté progressivement
a.2) Cardiotoniques digitaliques :
Ce sont des substances qui augmentent la contractilité myocardique, ce sont des agents
inotrope (+), donc ils vont être utilisés dans différentes formes d’insuffisance cardiaque ;
On les connaît depuis 3000 ans, l’origine est végétal dans les feuilles ou les graines digitale
pourpre, digitale laineuse ;
a.2.1) Action :
Les digitaliques à action lente et prolongée :
 Digitaline (0,1mg/ CP) ;
 Digitoxine® ;
Les digitaliques à action rapide :
 Digoxine (0,25 mg/ CP solution buvable pour enfants)) ;
 Augmentent la force de contraction du myocarde, ce qui explique leur intérêt
dans l’insuffisance cardiaque ;
 Diminuent la conduction intracardiaque ;
 Augmentent l’excitabilité du myocarde ;
En cas d’insuffisance cardiaque, le débit cardiaque et le débit rénal sont abaissés, et se
forme des œdèmes par rétention du sodium et d’eau ;
Sous le traitement par les digitaliques la taille du cœur diminue, la diurèse augmente
permettant la disparition des œdèmes et le rythme cardiaque diminue ;
On retrouve ainsi la règle des 3R
 Renforce : action sur la force de contraction
 Ralentit : diminution du rythme cardiaque
 Régularise : amélioration de la circulation
Indication :
Traitement des insuffisances cardiaques
Digitaliques
Traitement des troubles cardiaques
Effets secondaires :
 Manifestations digestives : nausées, vomissement douleurs abdominales et
diarrhée (signes de surdosage)
 Signes neurologique : crampes, fatigue musculaire, céphalée ;
Précaution d’emploi :

72
 Sensibilité accrue aux Digitaliques : sujets âgés, hypothyroïdie ;
 Infarctus de myocarde et hypoxie pour insuffisance respiratoire ;
 Augmentation de la toxicité des digitaliques :
 Hypercalcémie ;
 Hyperkaliémie ;
 Bêtabloquants ;

B) Anti-arythmiques :
I : Définition :
Ce sont des médicaments destinés à prévenir ou à traiter les troubles du rythme.
II : anti-arythmique classe I :
Classe I a :
 Quinidine® ;
 Disopyramide® ;
Pharmacodynamie :
 Intolérance (-) ;
 Vasodilatation périphérique ;
 Effet anti-pyrétique ;
Indication :
 Tachycardie supra ventriculaire ;
 Extrasystole auriculo-ventriculaire ;

73
Effets indésirables ;
 Hypotension A;  Hypoglycémie ;
Classe I b :
 Lidocaine® ;  Phenytoine® ;
Pharmacodynamie :
 Intolérance (-) ;  Vasodilatation périphérique ;
Indication :
 Arythmie ventriculaire ;
 Stade aigue de l’infarctus du myocarde ;
Classe I c :
 Proprafénone® ;  Flécoinide® ;
Effets indésirables communs :
 Trouble de la conduction : torsades de pointes ;
 Troubles digestifs ;
 Neurologiques : céphalée..
III : Anti-arythmiques classe III :
Amiodarone® ;
Indication :
 Tachycardie ventriculaire ;  Insuffisance coronaire ;
Contre indication :
 Bradycardie ;
Effets indésirables :
 Hyperthyroïdie ;  Cutanés ;
 Hypoglycémie ;
IV : Anti-arythmiques classe IV :
Propranolol®
 (voir chapitre des antihypertenseurs) ;
V : Anti-arythmiques classe V ;
Vérapamil® ;
 Insuffisance rénale ou hépatique (augmentation du taux sanguin) ;
C) Médicaments de l’insuffisance coronaire :
1) les médicaments ont deux objectifs :
Action symptomatique :
Pour tenter de diminuer la douleur de la crise ;
Action préventive :
C’est la plus importante pour diminuer la fréquence des crises et si possible retarder
l’apparition de l’infarctus de myocarde qui est l’étape finale de l’angine de poitrine
(l’angor) ;
2) Crise d’angor : (angine de poitrine)
C’est un syndrome douloureux thoracique qui traduit une ischémie (diminution de
l’apport sanguin dans une partie du corps) myocardique, la crise apparaît après
l’effort, l’émotion, elle est presque toujours la conséquence d’une atteinte
athérosclérose coronaire, cette douleur est calmée par la Trinitrine ;
3) Infarctus du myocarde :
C’est le point final de l’ischémie cardiaque, c’est une nécrose myocardique, lorsque la
surface nécrosée est supérieure à 1 cm2 ;

75
4) l’insuffisance coronaire :
Apparaît lorsqu’il y a un déséquilibre entre l’apport en O2 et le besoin en O2 ;
En cas d’insuffisance coronaire, le débit cardiaque ne peut pas augmenter d’une
manière parallèle au besoin (consommation en O2, c’est ce retard qui provoque le
déséquilibre ;
Médicaments anti-angoreux
Les dérivés Nitrés :
 Trinitrine : Lenitral® ;
 Dinitrate d’isosorbide : Risordan® ;
Action pharmacologique :
 Action directe sur les muscles lisses avec une action myorelaxante ;
 Vasodilatation ;
 Réduisent le besoin en O2 du myocarde ;
 Suppriment les spasmes coronaires ;
Indication :
 Angine de poitrine +++ ;
Effets secondaires :
 Céphalée ;
 Hypotension orthostatique ;
Il faut recommander aux patients de prendre le médicament le soir au couché ;
Interaction :
Trinitrine + Viagra est contre indiqué ;
Les bêtabloquants
Ce sont des médicaments de première intention :
 Dans le traitement de l’angor d’effort ;
 Qu’il est toujours possible d’associer aux dérivés Nitrés et aux anticalciques ;
 Traitement d’urgence en cas de phase aigue de l’infarctus du myocarde ;
 Les anticalciques ;

76
D) Antihypertenseurs :
Définition :
Elévation permanente de pression artérielle (PA) systolique ou diastolique primitive
(HTA essentielle) ou secondaire PA ≥ 140/90 ;
Conséquence de HTA :

Effets

Indirects Directs

Cœur Vaisseaux

Insuf. Ventriculaire (IV) Athérosclérose Aorte Rein

IV gauche Insuf. Coronaire Cerveau Hémorragie Insuf. Rénale


Angor AVC

Insuf. Cardiaque Ischémie

77
Médicaments antihypertenseurs :
A) Les diurétiques (voir chapitre) ;
B) Les bêtabloquants (voir chapitre) ; Exp.
 Acebutodol® (cp 250 mg) ;
 Métoprolol (Lopressan® cp 200 mg) ;
 Proprandol ;
Les bêtabloquants sont d’excellents antihypertenseurs ;
C) Les hypertenseurs d’action centrale :
Alpha sympatholytique :
1) Clonidine (Catapressan®) ;
Indication :
 Traitement des hypertensions sévères et résistantes ;
 Traitement des urgences hypertensives
Effets secondaires :
 Sécheresse de la bouche ;  Hypotension orthostatique ;
 Constipation ;  Somnolence ;
 Bradycardie ;
Contre indication :
 Dépression ;
 Association avec l’alcool (imipramine) ;
2) Méthyldopa (Aldomet®) ;
Indication :
 HTA modérée et sévère ;
Effets secondaires :
 Hypotension orthostatique ;  Troubles médullaires induisant :
 Troubles hépatiques ; anémie hémolytique, leucopénie,
thrombopénie ;
Contre indication :
 Etat dépressif grave ;  Anémie ;
 Insuffisance hépatique ;
D) Les Inhibiteurs de l’Enzyme de Conversion (IEC) de l’angiotensine :
Plus de deux enzymes de conversion assurent la transformation de l’angiotensine I en
angiotensine II ;

78
L’angiotensine II est un puissant agent hypertenseur, il stimule la sécrétion de
l’aldostérone (rétention hydro sodique) et renforce l’effet du système sympathique on
augmentant la libération de catécholamine et de freiner la libération de la rénine ;

IEC :
 Captopril (Lopril®);  Ramipril (Triatec®);
 Enalapril (Remitec®);  Perindopril (Loversyl®);
Indication :
 Hypertension artérielle en traitement de 1e intension ;
 Insuffisance cardiaque congestive ;
Effets secondaires :
 Céphalée ;  Hypercalcémie ;
 Gastralgie, nausée, Vms, diarrhée ;  Majoration des effets
 Perte de goût ; hypoglycémiants ;
 Insuffisance. rénale aigue ;  Femme enceinte ;
Antagoniste des récepteurs à l’angiotensine II :
Lasartan (Cozaar®) ;
Indication :
 Traitement de HTA essentielle ;
Contre indication :
 Insuffisance rénale ;
Effets secondaire :
 Hypotension artérielle ;  Insuf. Rénale ;

79
E) Les diurétiques
Définition :
Un diurétique est une substance qui agit au niveau des reins, qui augmente le volume
des urines (effet diurétique), surtout qui augmente l’élimination de Na+ ;
Contre indication :
 Femme allaitante ;  Allergie ;
 Déshydratation ;
Association dangereuse :
 02 diurétiques : Risque d’hypokaliémie ;
 Laxatif stimulant: l’anphotericine B (IV);
 Les corticoïdes : Risque hypokaliémie;
 Avec les AINS : apparition d’insuffisance rénale ;
 Diminution des effets avec les salidiuretiques ;
 Aminosides + les diurétiques de lance : effet Néphro-toxique ;
Les anticalciques
I : Rappel essentiel sur l’ion calcium :
L’ion Ca+ assure le couplage entre deux messages (chimiques ou électriques),
atteignant les cellules et les effecteurs intracellulaires dont l’activation permettent :
 La contraction musculaire (muscle squelettique, lisse, cardiaque) ;
 Le transport axonal, la libération de neurotransmetteurs ;
 L’automatisme cardiaque (nœud sinusal) ;
 La conduction auriculo ventriculaire ;
 L’activation de très nombreux systèmes enzymatiques ;
II : Présentation des anticalciques :
Les molécules disponibles :
 Nicardipine (Loxen®) ;  Nimodipine® ;
 Nifédipine (Adalate®) ;  Diltiazem ®;
Indication :
 HTA ;  Syndrome de Raynaud ;
 Angine de poitrine ;
 Troubles du rythme
cardiaque ;
Effets indésirables :
 Sur le système cardiovasculaire (surtout avec……………….) :
 Lié à une vasodilatation excessive : tachycardie, palpitation,………… ;
 Lié à une insuffisance ventriculaire : dyspnée, œdème pulmonaire ;
Lié à des troubles de contraction : risque d’arrêt cardiaque ;

81
F) Médicament de la coagulation
La coagulation du sang à la suite d’une lésion vasculaire fait intervenir plusieurs
mécanismes successifs :
 Une vasoconstriction : temps vasculaire ;
 Une agrégation des plaquettes qui vont obstruer la lésion : temps plaquettaire ;
 La consolidation du caillot de fibrine ;

Anticoagulants :
a) Héparine® :
Elle est présente dans l’organisme dans certaines cellules (mastocytes).
Elle est extraite d’organes des animaux (intestin, poumon) ;
a.1) Action :
L’héparine est injectée par voie S/C ou IV, (ne jamais l’administrer par voie IM >>
mort) ; elle diminue la coagulation du sang, son effet est immédiat mais de durée
brève, ce qui oblige à répéter les injections. Elle inactive dans le tube digestif ;

1) Les héparines à bas poids moléculaire (HBPM) :


Présentent l’avantage d’une durée d’action plus longue (une seule injection par jour
pour prévention des thromboses) ;
Exemple : Nadroparine® : Fraxiparine® 2500 UI / 0,2ml ;
7500 UI / 0,3ml ;
25000 UI/ 1 ml ;
Enoxoparine : Lovenox® 20mg/0,2ml ;
40mg/0,4ml ;
Indication :
 Prévention des thromboses veineuses et artérielles ;
 Prévention de la coagulation au cours de la dialyse ;
Effets indésirables :
 Thrombopénie : diminution de nombre de plaquettes sanguines ;
 Saignement ;  Allergie ;
 Ostéoporose ;
Contre indication :
 Risque hémorragique : HTA, ulcère, AVC ;

82
 Troubles hépatiques ;
Interaction médicamenteuse ;
 Potentialisation par Aspirine et certain anti-inflammatoire : risque
hémorragique ;
 AINS et anti-vitamine K ;
2) Les héparines à haut poids moléculaire (HHPM) (héparine……………….) ;
Par voie S/C : héparine calcique, 2000 UI, 5000UI ;
Par voie I/V : héparine sodique 5000 UI, 25000 UI, 7500 UI ;

b) Anti-vitamine K :
Action :
Ces médicaments sont d’origine synthétique, réduisent la coagulation du sang en
agissant sur la synthèse hépatique des facteurs de la coagulation.
Ils sont actifs peros, mais en raison de leur mode d’action, l’effet anticoagulant
n’apparaît qu’après un délai minimum de 18 heures ;
Acénocomarol: Sintrom®;
Warfarine: Coumadine®;
Indication:
 Thromboses veineuses;  Post opératoire ;
 Embolie pulmonaire ;
Contre indication :
 Femme enceinte (absolue) ;  HTA ;
 Hémorragie ;  Insuffisance rénale ;
Effets indésirables :
 Hémorragie ;  Alopécie (chute de cheveux) ;
 Troubles gastro-intestinaux ;  Nécrose cutanée ;
Association contre indiquée :
AINS ;
Salicylés ;
Risque d’hémorragie Héparine® ;
Amiodarone® ;
Cimétidine® ;

c) Thrombolytiques :
Les Thrombolytiques activent le plasminogène en plasmine qui intervient dans la
fibrinolyse. Ils sont utilisés à titre curatif pour remplacer la fibrinolyse physiologique

83
en présence d’un caillot constitué (infarctus du myocarde, embolie pulmonaire) ; le
but du traitement de courte durée sera d’obtenir une lyse efficace du caillot avec un
risque hémorragique réduit ;
Streptokinase: Kabikinase®;
Urikinase: Uri kinase®;
Indication :
 Thrombose cérébrale ;
 Embolie pulmonaire ;
 Infarctus du myocarde ;
 Traitement des occlusions veineuses et artérielles ;
Effets secondaires :
 Allergie ;
 Hyperthermie ;
 Hypotension et bradycardie ;
 Saignement bénin ;
Les Thrombolytiques sont réservés pour les centres hospitaliers ;

84
G) Vasodilatateurs périphériques
Dihydralazine (Nepressol®) ;
Indication :
 Traitement de HTA ;
Effets second :
 Nausée ;
 Vomissement ;
 Céphalée ;
 Vertiges ;
 Tachycardie ;
 Hypotension orthostatique ;
Minoxidil (Lonoten®) ;
Indication :
 Traitement de HTA ;
Effets second :
 Hypotension orthostatique ;
 Œdème ;

6) Médicaments de l’appareil respiratoire :

85
Analeptiques respiratoires :
Antitussifs :
Expectorants et fluidifiants bronchiques :
Vasoconstricteurs locaux :
Traitement de l’asthme :
7) Médicaments de l’appareil digestif :
Médicament de l’estomac :
Médicament de l’intestin :
Médicament du foie :

8) Médicaments du rein :
Définition :
Rein : a pour rôle d’épurer le sang de produits de dégradation tel que l’urée et les
toxines ;
Urée : produit final de dégradation des protéines ;
Insuffisance rénale :
. L’insuffisance rénale chronique est une maladie grave qui entraîne une détérioration
graduelle et irréversible de la capacité des reins à filtrer le sang et à excréter certaines
hormones.. Résulte des complications du diabète, de l’hypertension ou d’autres maladies.
L’insuffisance rénale aiguë, quant à elle, survient soudainement. Elle se produit souvent
à la suite d’une diminution réversible du flot sanguin rénal. Les causes sont multiples,
comme la déshydratation, les infections sévères, une obstruction comme dans
l’hypertrophie de la prostate, ou l’exposition à des substances qui sont toxiques pour les
reins comme les produits de contraste utilisés en radiologie.

A) Règles de prescription médicamenteuse chez les insuffisances rénales :


Trois grands groupes doivent être utilisés avec vigilance :
a) Les antibiotiques : ceux excrétés par le rein, sauf l’Amoxicilline et
l’érythromycine car ils ont une élimination biliaire et rénale ;
b) Les digitaliques : on préfère les digitaliques à élimination rapide (Digoxine) ;

c) Les médicaments du SNC : dont les anesthésiques généraux et certains


neuroleptiques ;

Pour Pyélonéphrite : est une infection, ainsi qu'une inflammation d'origine bactérienne, de l'appareil
urinaire dans sa partie haute (rein), dont le germe responsable est le plus souvent Escherichia coli.

86
Bi -antibiothérapie :
Ampicilline + Gentamycine :
3g/j 160mg/j
Céphalosporine 3e génération :
Equivalence à 2g/j ;
Ciproxine : 500mg, 2cp/j ;
Traitement de pyélonéphrite minimum 15 jours ;

B) L’infection urinaire :
C’est la colonisation de la voie urinaire par des germes pathologiques plus
fréquemment E Coli :
On distingue deux catégories :
 La cystite : infection basse de la voie urinaire ;
 La pyélonéphrite : infection haute de la voie urinaire ;
Il faut toujours effectuer un examen cytobactériologique des urines (ECBU) pour
confirmer l’infection ;
Traitement :
Les ATB à élimination urinaire sous forme active en tenant compte des résultats de
l’antibiogramme et l’ECBU :
 Bêta Lactamine ;
 Aminosides ;
 Sulfamides ;
 Quinolones ;
Les doses et la durée du traitement sont adaptées selon qu’il s’agit d’une cystite ou
pyélonéphrite ;
Pour cystite :
2cp de 500 mg de Ciproxine à dose unique ;
Bêta Lactamine ;
1cp x 2/j x 5j
Sulfamides ;
Ou bien antiseptiques :
 Acide nalidixique : 4 x 2cp 500mg/j ;
 Nitrofurantoine : 3 x 100mg/j ;
Contre indiction :
 Femme enceinte ;

87
 Insuffisance rénale ;

C) Lithiase urinaire :
Une lithiase urinaire est définie comme précipitation des cristaux en excès dans les
voies urinaires et peut s’agir des cristaux d’acide urique, oxalate de calcium, cystine ;
La présence de ces lithiases se traduit par des crises douloureuses (colique
néphrétique) avec souvent d’infection urinaire :
90% du traitement de la lithiase urinaire est physique (chirurgie, lithotrepsie..) ;
10% reste médicale ;
Pour la lithiase d’acide urique :
Traitement :
 Allopurinol (Zylovic) 100 ; 200 ; 300 mg/cp;
 Boissons abondantes ;
 Alcalinisation des urines : bicarbonate de sodium : 4 à 8 gr/j ;
Pour la lithiase calcique :
 Diurèse : une prise abondante de boisson pour maintenir une diurèse de 2 litres
par jour ;
Pour la lithiase cystinique :
Cystines, ce sont des lithiases rondes, petites et multiples (maladie héréditaire) ;
Traitement :
 Diurèse ;
 D Pénicillamine 1à 2 cp/j ;
Traitement médical des complications :
 Colique néphrétique :
 Antispasmodiques ;
 AINS ;
 Antalgiques ;
 Infection urinaire : voir cours ;

9) Thérapeutique hormonale :
A) Les hormones thyroïdiennes :

88
Levothyroxine :
C’est le médicament du choix dans le traitement substitutif de l’hypothyroïdie ;
Indication :
 Traitement substitutif de l’hypothyroïdie :
 Goitre simple,  Adénocarcinome
 Thyroïdite chronique, thyroïdien ;
Contre indication :
 Hyperthyroïdie : maladie de  Cardiopathie décompensée ;
Basedow ;  Angine de poitrine ;
Effets secondaires :
 Signes d’hyperthyroïdie (surdosage) ;
 Trouble cardiovasculaire : tachycardie ;
 Réaction allergique cutanée ;
Spécialités :
 Levothyrox® ;  L –thyroxine® ;
Autres hormones thyroïdiennes :
Liothyrocine ; liothyrocine + levothyroxine ;
Calcitonine : calcinon :
C’est une hormone normalement secrétée par la thyroïde, actuellement produite par
synthèse ;
Indication :
 Maladie de Paget ;  Ostéoporose post ménopause ;
 Hypercalcémie ;
Effets secondaires :
 Nausées ;  Vomissements ;
B) Hormones pancréatiques :
Insuline :
C’est une hypoglycémiante secrétée par le pancréas, utilisée dans le traitement du diabète
sucré ;
Glucagon :
 Hormone produite par le pancréas ;
 Une hormone analogue est produite par les cellules de la muqueuse gastrique et
duodénale ;

89
Indication :
 Hypoglycémie due à l’insuline, adjuvent au glucose IV dans le traitement du
coma hypoglycémique ;
 Proposée dans l’insuffisance cardiaque grave et dans l’intoxication aux béta
bloquants ;
 Exploration de la fonction antéhypophysaire ; stimule normalement
laproduction de l’hormone de croissance et ACTH ;

c) Hormone hypophysaire :
ACTH (coticotropine) corticostimuline :
Indication :
 Utilisée dans l’épreuve de stimulation de la corticosurrénale ;
Exp. ACTH retard choay ;
Hormone de croissance :
Somatropine, somatotrophine, GH :
Indication :
 Utilisée dans le traitement du nanisme hypophysaire ;
Les extraits de la glande hypophysaire humaine ne sont disponibles qu’en faible
quantité et on leur a attribué des infections à virus lents du cerveau. On utilise les
produits obtenus par bio technologies qui agissent comme l’hormone naturelle
notamment le méthionyle somatropine humaine ou somatron exp : Protropin ;
TSH ou thyrotrophine :
Utilisée dans l’épreuve de stimulation thyroïdienne, exp : thyréostimuline endos ;
Hormone antidiurétique :
Angipressine, vasopressine (ADH) ;
Hormone post hypophysaire, utilisée dans le traitement du diabète insipide, elle a
aussi un effet vasoconstricteur puissant, peut déclencher les crises d’angine de poitrine
chez les sujets prédisposés exp : Tonephine ;
La gonadotrophine chorsimique humaine (HCG) :
Contient la luteinostimuline (LH) qui stimule la production de testostérone par les
testicules, utilisé dans la cryptorchidie et l’hypogonadisme masculin secondaire, exp :
Pregnyl ;

90
Hypophyse
En partie d'une façon autonome et en partie sous le contrôle de l'hypothalamus,
l'hypophyse sécrète des hormones telles que l'hormone de croissance, et des stimulines qui
vont agir sur d'autres glandes endocrines.

D) Hormones corticosurrénales :
I : Glucocorticoïdes :
Prédnisolone :
Exemple d’un glucocorticoïde de synthèse administré par voie buccale et pratiquement
dépourvu d’action minéralocorticoïde ;
Hydrocortisone :
Traitement naturel employé par voie buccale dans le traitement substitutif de
l’insuffisance corticosurrénale ;
Dexaméthasone ;
Beclométhasone : corticoïde employé dans la prévention des crises d’asthme ;
II : Minéralocorticoïde :
Fludrocortisone : puissant minéralocorticoïde employé comme adjuvent dans le
traitement de l’insuffisance corticosurrénale par les glucocorticoïdes ;
E) Les hormones ovariennes et testiculaires :
Androgènes :
Testostérone :
Hormone androgène employée dans le traitement substitutif de l’hypogonadisme
masculin, l’efficacité dans d’autres indications est inconstante exp : Lontanyl® ;
Indication :
 Hypogonadisme primaire et secondaire ;

91
 Anabolisant dans les états de dénutrition protéique après chirurgie, traumatisme
ou immobilisation prolongée ;
 Anémie….;
 Ostéoporose ;
 Chez la femme : le cancer du sein inopérable ;
Contre indication :
 Cancer prostatique, œdème prostatique ;
 Insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique ;
 Femme enceinte et allaitante ;
 Enfant ;
Effets secondaires :
 Chez l’homme :
 Acné ;
 Gynécomastie ;
 Rétention hydro sodé ;
 Diminution de la spermatogénèse ;
 Chez la femme :
 Virilisation en cas de grossesse ;
 Risque de masculinisation des organes du fœtus ;
 Hépato toxicité ;
Médicaments analogues :
Methyl testostérone®, Fuoxymestérone®, Mestérone® ;
Œstrogène :
Ethinylestradiol :
C’est l’exemple d’un œstrogène utilisé dans le traitement substitutif de l’hypogonadisme
féminin et dans le traitement palliatif du cancer de la prostate ;
Exp : Ovanon® ; Progynon® ;
Indication :
 Trouble de la ménopause ;
 Hypogonadisme ;
 Cancer de la prostate inopérable ;
Contre indication :
 Grossesse (risque de malformation congénitale de l’enfant) ;
 Antécédents de thrombo-embolie ;

92
 Cancer du sein ou de l’utérus ;
 Métrorragie et ménorragie ;
Effets secondaires :
 Anorexie ;  Tâche brunâtre ;
 Nausées ;  HTA ;
 Vomissements ;  Troubles visuels ;
 Prise du poids ;  Candidose ;
Autres Androgène :
 Naturels :
 Estradiol : Progynon® ;  Estrone : œstrogladol® ;
 Estriol : ovestine® ;
 Synthétiques :
 Diénistrol : synestril® ;  Promestréne : Lolpotrophine® ;
Progestatifs :
Noréthistérone : exp : Primolent® ;
C’est l’exemple d’un dérivé synthétique de la progestérone ;
Indication :
 Contraception progestative micro dosée ;
 Aménorrhée ;
 Traitement palliatif du cancer du sein ;
Contre indication :
 Grossesse ;  Insuffisance hépatique ;
 Allaitement ;  Maladie thromboembolique ;
 Hépatite ;
Effets secondaires :
 Dans la contraception orale : saignement inter menstruels ou aménorrhée ;
 …. progestatif : nausées, vomissement, signe de virilisation ;
 L’administration continue peut modifier le cycle menstruel ;
Autres progestatifs : exp
 Dydrogestérone : Duphaston® ;
 Nomegestrol : Lutenyl® ;
 Promegestrone : Surgestone® ;

93
10) Les principaux anesthésiques :
1) Anesthésiques généraux :
Les anesthésiques généraux (AG) administrés par VIV :
A) Thiopental :
Pharmacodynamie :
 Hypo narcose rapide, avec une très faible analgésie ;
 Dépression cardio-respiratoire centrale, avec HTA et hypothermie ;
Modalité d’administration :
 Durée d’action : 30 minutes ;
 Dose initiale : 0,25 à 0,30 gr ;
 Dose totale ne doit pas dépasser en principe 1 gr ;
Indication :
 Indications anesthésiques ;
Effets secondaires :
 Escarres en cas d’injection en dehors de la veine ;
 Apnée brutale en cas d’injection trop rapide ;
 Toux, bronchospasme ;
Contre indication :
 Sensibilité comme aux barbituriques ;
B) Ketamine :
Actif par Voie IV ;
Conserve le réflexe trachéal ;
Effets psychodysleptiques possible, laissant parfois au malade un mauvais souvenir de
l’anesthésie ;
Contre indication :
 En a*cas d’HTA ou AVC ;
Les AG administrés par inhalation :
Tous provoque en général, lorsqu’ils sont employés seuls et dans l’ordre : analgésie,
agitation puis narcose avec hypotension A :
A) Protoxyde d’azote (N2O) :
C’est un gaz très utilisé, d’odeur agréable, non explosif et ininflammable ;

94
C’est un excellent analgésique, très utilisé à des concentrations trop basses pour entraîner
la perte de conscience, et doit être associé à un anesthésique d’induction ;
B) Halothane :
Son mélange avec l’air ou l’oxygène ou le N2O n’est pas explosif ;
Il exerce une action myorelaxante sur F ..L y compris l’utérus, mais très modeste sur le
muscle strié..
Il est donc utilisé avec des anesthésiques d’induction et par ailleurs souvent en association
avec le N2O ;

Les anesthésiques locaux :


Ce sont des médicaments capable de provoquer une anesthésie en interrompant la
conduction nerveuse, mais du fait de leur toxicité générale, ne peuvent être employés que
localement ;
Indication :
 Anesthésie de surface : préparation à l’intubation trachéale et à l’endoscopie ;
 Anesthésie d’inhalation : petite chirurgie, en stomatologie ;
 Anesthésie de conduction : chirurgie des membres supérieurs, en gynéco obstétricale
(anesthésie candale « région ») ;
Effets secondaires :
 Liés à la diffusion systémique ;
 Centraux : paralysie respiratoire ;
 Cardiovasculaire : bloc sinusal ;
 Liés au malade :
 Allergie ++ ;
Spécialité :
 Procaïne® ;
 Lidocaïne® ;
 Benzocaïne® ;
 Prilocaïne®.

11) Les antimitotiques :


12) Antidotes et Antagonistes :
A) Antidotes :

95
Définition :
L’antidote est une substance ou élément chimique pouvant guérir une personne ou un
animal d’un poison ou d’une maladie ;
Le plus souvent, l’antidote consiste à neutraliser une ou plusieurs formes
d’empoisonnement ;
Antidotes Généraux :
Charbon activé® :
C’est un adsorbant très efficace en cas d’empoisonnement aigu s’il est administré dans les 4
heures qui suivent l’ingestion ;
Bonne adsorption des alcaloïdes, de champignons et de ces médicaments : Barbituriques,
Paracétamol, quinine..
La 1e mesure à prendre en cas d’empoisonnement par les substances est le lavage gastrique
répété, suivi de l’administration du charbon activé sous forme de suspension aqueuse à
10%, on fait avaler ou on fait introduit par sonde 5 ml de la suspension à plusieurs reprise
et à chaque fois en aspire le contenu gastrique, ensuite on administre un purgatif pour
éviter l’absorption dans l’intestin de la substance toxique.
Ipéca® :
Il a une action émétique due aux alcaloïdes qu’il contient notamment l’Emétine et la
Céphéline, qui agissent par irritation directe de la muqueuse gastrique et par stimulation
des centres de vomissements.
Pour obtenir l’effet vomitif, on administrer une cuillerée à soupe du sirop d’Ipéca suivi
d’un verre d’eau ; si l’action émétique ne se produit pas, on peut répéter la dose après 30
minutes, en cas d’insuccès, il faut procéder à un lavage gastrique pour éviter l’absorption
de l’émétine (effets cardiotoniques) ;
Sulfate de sodium :
C’est un purgatif salin utilisé dans certaines intoxications pour accélérer l’élimination de
substances toxiques qui pourraient être absorbées dans l’intestin ;
On administre 30 g de sulfate de sodium dans 250 ml d’eau, on l’utilise aussi pour vider
l’intestin avant des interventions chirurgicales ou certains examens radiologiques, ou
réctoscopiques ;
Antidotes Spécifiques :
Bleu de Méthylène :
Indication :
 Méthémoglobinémies toxiques ;

96
 ……………comme antiseptique urinaire ;
Posologie :
 1 – 2 mg/kg (voie IV lente, maximum 6 mg/kg/j) ;
Contre indication :
 Insuffisance rénale grave ;
 Déficit érythrocytaire en glucose,………………phosphatase déshydrogénase ;
Effets secondaires :
 Céphalées, nausées, confusions ;
 Nécrose en cas d’injection par ………veineuse ;
Naloxone® :
Indication :
 Traitement de la dépression respiratoire causée par la morphine ou d’autres macro
tiques ;
Posologie :
 0,4 mg (IV), qu’on peut répéter 1 – 2 fois……… ;
Contre indication :
 Hypersensibilité à la Naloxone® ;
 Dépendance à la morphine sans dépression respiratoire ;
Effets secondaires :
 Excitation ;
 HTA, tachycardie ;
Spécialités :
 Nalone® ;
 Narcan® ;
 Narcanti® ;
Sulfate de protamine :
Indication :
 Hémorragie par surdosage d’héparine ;
Posologie :
 50 mg par voie IV lente……..1 – 3 minutes, répété en cas de besoin après 15
minutes ;
Effets secondaires :
 Vasodilatation cutanée ;  Nausées, vomissements ;

97
 Bradycardie ;  Dyspnée ;
 Hypotension artérielle ;  Surdosage ;
B) Antagonistes :
Définition :
Un antagoniste est une substance qui bloque le récepteur en se fixant soit au niveau de site
d’action de la substance endogène (compétitif), soit au niveau d’un site différent ;
Antagonistes calciques :
Vérapamil :
Spécialité :
 Calan® ;  Cordilox® ;
 Verpamil® ;
Indication :
 Traitement d’angine de poitrine surtout lorsque les bêtabloquants sont contre
indiqués ;
 Hypertension artérielle ;
Posologie :
 Voie orale > 40 – 120 mg, 3x/j ;
 Voie IV > 75 – 150 mg/kg ou 5 à 10 mg en IV lente ;
Contre indication :
 Hypotension artérielle ;  Infarctus du myocarde récent ;
 Insuffisance cardiaque ;
Effets secondaires :
 Bouffées de chaleur ;  Névrosité ;
 Céphalées ;  Hypotension artérielle ;
 Brûlures gastriques ;  Oedèmes périphériques ;
 Constipation ;  Dépression du myocarde ;
Diltiazem® :
 Demi vie plasmique = 04heures ;
 Elimination biliaire ;
Posologie : 30 – 80 mg toute les 6 heures ;
Spécialité :
 Anginyl®, Dilzem® ;
Nifédipine® :

98
 Demi vie plasmatique : 04 heures ;
 Elimination urinaire ;
Posologie : 10 _ 40 mg / 8h ;
Spécialités :
 Adalate®, Coral® ;
Antagonistes De la vitamine K :
Warfarin®e :
Indication :
 Thrombose veineuse profonde ;
 Embolie pulmonaire ;
 Infarctus du myocarde aigu ou chronique (controversé) ;
Posologie : 2 _ 10 mg par voie orale ;
Contre indication :
 Ulcère gastro duodénal en évolution ou récent ;
 HTA male contrôlée ;
 Lésion organique susceptible de saigner ;
Effets secondaires :
 Nausées, vomissements, diarrhées ;
 Réaction allergique, prurit ;
 Hémorragie par surdosage ;
Antagonistes De la morphine :
Naloxone® (voir antidotes spécifiques)

13) Les Antidiabétiques


I : Généralité :
Le diabète est une augmentation de la concentration du glucose dans le sang, donc une
hyperglycémie est caractérisée par :
 Polyphagie ;  Polyurie ;
 Polydipsie ;
On dit qu’un sujet est diabétique s’il présente à deux reprises une glycémie à jeun
supérieure à 1,4 g/l ;
Le diabète est de 02 types :

99
 D.I.D. : Diabète Insulino Dépendant ;
 D.N.I.D. : Diabète Non Insulino Dépendant ;
Conséquences du diabète :
 Athérosclérose ;  Cœur : cardiopathie ;
 Oculaire : diminution de la vision ;  Rein : insuffisance rénale ;
 Gangrène gazeuse : augmentation de risque infectieux ;
II : La thérapeutique :
Antidiabétiques

Insuline - humaine Oraux - Sulfamides ;


- Biguanides :
A) Action de l’insuline :
L’unité d’expression de l’insuline : 1 UI = 0,04167 mg ;
 Au niveau hépatique : glycogène ;
 Au niveau musculaire : augmentation de la concentration du glucose ;
 Au niveau des tissus adipeux : augmentation de la captation du glucose ;
Monographie de l’insuline humaine : Inuline :
Indication:
DID. diabète type I;
Insulino-temporaire dans les cas suivants:
 La grossesse ;  Traumatismes et infection ;
 Intervention chirurgicale ;
Effets secondaires :
 Action locale : allergique ;
 Lipohypertrophie au niveau de lieu de l’injection ;
 Risque d’hypoglycémie caractérisé par perte de conscience qui donne le coma,
après, la mort du malade ;
Contre indication D.N.I.D. :
 Allergie ;  Association contre indiquée avec
 Hypoglycémie ; l’alcool ;
Quelques médicaments hyperglycémiants :
 Les corticoïdes : soit par voie orale ou parentérale ;
 Les progestatifs et les contraceptifs oraux ;
Les médicaments hypoglycémiants :

100
 Les bêtabloquants ;  Les salycilés ;
 Les IEC ;
Les antidiabétiques oraux :
1) Les sulfamides :
 Carbutmide : Glucidoral® ;  Gliclazide ; Diamicron® ;
 Glibenclamide : Daonil® ;
Monographie du Gliclazide® ;
Indication :
D.N.I.D. associé avec un régime alimentaire antidiabétique ;
Effets secondaires :
 Hypoglycémie ;
 Troubles gastro-intestinaux tels que les nausées et les diarrhées ;
 Effets allergiques sous forme d’éruption cutanée ;
 Troubles hématologiques : anémie ;
 Augmentation des enzymes hépatiques : transaminases ……………… ;
Contre indication :
 Femme enceinte et allaitante  Insuffisance rénale et hépatique ;
 DID. ;  Allergie aux sulfamides ;
Les interactions des sulfamides antidiabétiques :
 Alcool ;
 Miconazole ;
 Phénylbutazone ;
Mode d’action des sulfamides :
Ils agissent par stimulation de la sécrétion de l’insuline au niveau pancréatique et inhibent
la libération du glucagon ;
2) Biguanides : ou Fibrate :
 Métformine® ;  Stagid® ;
 Glucophage® ;
A l’inverse des sulfamides, les Biguanides agissent par augmentation de la consommation
du glucose ;
Mode d’action :
L’effet et le mode d’action sont mal connus, il existe plusieurs propositions :
 1e augmentation de la consommation ;
 2e inhibition de la glycogénèse ;
 3e inhibition de l’absorption du glucose au niveau intra……….. ;
Indication de la Métformine® ;
 Diabète de type II : DNID.
 Pour le traitement de DID en complètent l’insulinothérapie ;
Effets secondaires :
 Troubles gastro-intestinaux ;
 Acidose : augmentation d’acétone lactique au niveau du sang ;
Contre indication :
 Acidose lactique ;  Hyperthermie ;
 Femme enceinte et allaitante ;  Troubles gastro-intestinaux ;
 Insuffisance rénale et hépatique ;  Association ∆ alcool ;
Les antidiabétiques injectables :
1) Insuline ;
L'insuline est une hormone peptidique sécrétée par les cellules β des îlots de
Langerhans du pancréas.
Les lieux de stockage du glucose sont les muscles, le tissu adipeux et le foie

Pharmacodynamie :
Foie : Augmentation de la synthèse de la glycogénèse et baisse de la glycolyse ;
Tissu adipeux : Augmentation de la synthèse du glycérol et baisse de la lipolyse ;
Muscle : Augmentation de la captation des acides aminés ;
Augmentation de la synthèse protéique et diminution de la sortie d’acides aminés ;
2) Indication :
 +++ DID (type I) ;
3) Type d’insuline :

Il existe 4 grands types d’insuline qui se différencient par leur durée d’action :

Les insulines ultra-rapides agissent entre 2 et 4h et sont injectées juste avant les repas. Elles
permettent de faire entrer les sucres apportés par le repas dans les cellules. Ces insulines sont des
insulines humaines légèrement modifiées afin de raccourcir la durée d’action et ainsi se
rapprocher de l’action normale de l’insuline pendant un repas chez une personne non diabétique

Les insulines rapides agissent entre 4 et 6h et sont injectées une quinzaine de minutes avant un
repas. Elles permettent également de faire entrer les sucres apportés par le repas dans les cellules.
Ces insulines sont des insulines humaines non modifiées

102
Les insulines intermédiaires agissent entre 10 et 16h. Elles peuvent avoir des actions
différentes : soit elle agit de façon prolongée et équilibrée pendant toute sa durée d’action (en
bleu sur la figure), soit elle agit de façon plus importante pendant les 6 premières heures que
pendant les heures suivantes

Les insulines lentes agissent entre 20 et 24h. Ces insulines permettent de couvrir les besoins du
métabolisme durant toute la journée. Ce sont des insulines qui ont été modifiées afin d’allonger
leur durée d’action et/ou une libération prolongée pour s’approcher au maximum d’une sécrétion
basale la plus constante possible.

4) Effets indésirables :
 Hypoglycémie ;  Hypokaliémie ;
 Résistance à l’insuline ;  Allergie ;
 Lipodystrophie ;
5) Précaution d’emploi :
 Obésité ;
 Insuffisance rénale et hépatique ;
 Grossesse ;
 Aspirine à forte dose ;
 Bêtabloquants ;
 IMAO (Inhibiteurs Mono Amino
Oxydase).

ENSEIGNANT : Dr B. BAHAJ
Mars 2007

103
104
Mme MAYMOUN Ghizlan
Schéma du cours

I) Définition et généralités :
1) Définition :
A) Pharmacologie ; C) Médicament générique
B) Médicament ; E) Ordonnance médicale ;
D) Poison ;
2) Origine des médicaments :
3) Voies d’administration;
4) Formes médicamenteuses
5) Qualité d’un médicament ;
6) Règles d’utilisation des médicaments ;
7) Le sort du médicament dans l’organisme ;
8) Les interactions médicamenteuses ;
II) Etude des principaux médicaments

 LES ANTIBIOTIQUES
 ANTITUBERCULEUX
 ANTIFONGIQUES
 ANTIVIRAUX
 ANTIPARASITAIRES
 LES ANTI-INFLAMMATOIRES
 LES ANTALGIQUES
 LES ANTIASTHMATIQUES
 LES ANTIDIABETIQUES11) TONICARDIAQUES
 ANTI-ARYTHMIQUES
 ANTIHYPERTENSEURS 15) LES DIURETIQUES
 LES ANTICALCIQUES
 MEDICAMENT DE LA COAGULATION
 VASODILATATEURS PERIPHERIQUES
 LES ANTIMITOTIQUES

2
 SERUMS ET VACCINS ;
 MEDICAMENTS DU SYSTEME NERVEUX AUTONOME
 Médicaments du SNC
 Les principaux anesthésiques

3
I) Définition et généralités :
1) Définition
A) Pharmacologie :
-Ou science des médicaments .elle a pour objectif d étudier le devenir des médicaments sur
l’organisme depuis sa prise par le malade jusqu'à son effet thérapeutique puis son élimination
.elle comprend 3 branches
 Pharmaco dynamique : étudie les effets et les actions des médicaments ;
 Pharmaco cinétique : devenir des médicaments dans l’organisme ;
 Pharmaco vigilance : étude des méthodes de détection, de prévention des effets
indésirables ;

B) Médicament :
En entend par médicament, toute substance ou composition présentée comme ayant des
propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que
tout les produits administrés en vue d’établir un diagnostic médical, restaurer, corriger ou
modifier une fonction organique ;

 Fonction thérapeutique (préventive) :


 Individuelle : (vaccination) ;
 Collective (chimio prophylaxie collective de la méningite ou la tuberculose) ;
 Fonction curative :
 Étiologique : le médicament s’attaque à la cause de la maladie ;
 Substitutive : elle apporte l’élément manquant à l’organisme ;
 Symptomatique : elle s’attaque seulement aux manifestations de la maladie
sans pouvoir de traiter la cause
Tout médicament est composé de 2 éléments :
Le principe actif : c’est la molécule détenant les propriétés curatives ou préventives ;
L’excipient : c’est une substance inactive par elle-même, mais dont l’intérêt est de
faciliter l’utilisation et notamment sa libération ;
Ex : (colorants, arômes, conservateurs, agents de texture, liants….)

Dénomination des médicaments :


Chaque médicament possède au moins 3 noms :
 Un nom chimique qui correspond à la formule chimique (acide acétyle salicylique) ;
 Une dénomination commune internationale DCI (Aspirine) ;
 Un nom commercial (Aspégic) ;

C) Médicament générique

C’est une copie d’un médicament original, il doit avoir la même composition qualitative
et quantitative en principe(s) actif(s), la même forme pharmaceutique que la spécialité de
référence (encore appelée médicament original ou princeps) et démontrer sa bioéquivalence avec
cette dernière, c’est-à-dire démontrer qu’il se comporte de la même manière dans l’organisme.
Il peut présenter des différences, à condition qu’elles n’affectent pas la bioéquivalence du
médicament générique par rapport au médicament de référence, seule garantie d’une activité
thérapeutique et d’une sécurité identique. En d’autres termes, ces différences ne doivent pas
modifier la quantité et la vitesse auxquelles le principe actif est libéré dans l’organisme
Les études de bioéquivalence permettent de s’assurer que le devenir du principe actif dans
l’organisme (absorption, distribution, métabolisme et élimination) est superposable au
médicament princeps. L’étude est réalisée chez des volontaires sains. Elle consiste à comparer,
après administration du médicament générique ou du médicament princeps, la concentration
plasmatique du produit actif. Chaque volontaire reçoit en insu, une dose du princeps, puis la
même dose du générique, ou inversement. Et dans chaque cas, des prélèvements sanguins
permettent de mesurer l’évolution de la concentration dans le sang du principe actif au cours du
temps. Une courbe comportant en abscisse le temps (à partir de la prise du médicament) et en
ordonnée la concentration plasmatique en principe actif, est établie.
D) Poison
Toute substance qui, lorsqu’elle est mise en contact avec l’organisme, ou absorbée par celui-
ci, produit une perturbation où interrompe le processus naturel de la vie ; tout les poisons ont
un seuil à partir duquel ils peuvent être mortels.
Un poison peut être d’origine chimique (arsenic, cyanure, …), biologique (ricine,
muscarine,…) ou physique (rayonnements alpha, gamma, beta..), et peut prendre une forme
liquide, solide ou gazeuse, selon sa nature, un poison peut attaquer soit la surface du corps ou
plus gravement les organes internes ;
E) Ordonnance médicale

5
L’ordonnance est une prescription écrite, datée et signée par son auteur, elle indique le
traitement et désigne les médicaments jugés nécessaire au malade avec leur mode
d’administration ;
Si l’ordonnance comprend un ou plusieurs médicaments soumis à la réglementation, des
substances venineuses, elle doit comporter les qualités prescrites et le mode d’emploi, le
nombre éventuel de renouvellement, aussi le Nom, le Prénom, le sexe et l’âge du malade ;
Si un médicament est inscrit sur le tableau des stupéfiants (tableau B), l’ordonnance doit être
rédigée sur un bon des stupéfiants extrait d’un carnet à souche d’un modèle déterminé par le
Ministère de la santé .

Médicaments contenant des substances veineuses : sont classés en 3 catégories


Liste 1 : produits présentant un risque élevé pour la santé ou toxique : tableau A
Liste 2 : produit présentant un risque limité ou produits nocifs : tableau C
Stupéfiants : produits engendrant une toxicomanie : tableau B
Les destinataires de l’ordonnance sont : le médecin, le pharmacien et les organismes de la
couverture sociale, elle doit comporter :
 Identification de prescripteur : Nom, adresse et qualité ;
 Identification du malade : Nom, prénom, sexe, âge, poids pour enfant ;
 Identification des médicaments : DCI, forme posologie et durée du traitement ;
 Signature et cachet du médecin prescripteur ;
 La date, mention « à renouveler ou non pour les psychotropes ;
Classification des Médicaments :

Stupéfiants
Nature : Toxicomanogène
Ordonnance : Protégée et posologie écrite en toutes lettres
sur l’ordonnance.
Durée du traitement max. sur ordonnance : 28 Jours / Médicament Libération Prolongé
14 Jours / Voie Orale
7 Jours / Voie Injectable
Renouvellement : Non. Il faut refaire une prescription.
Etiquette : Filet rouge et mention stupéfiant sur la boite.

Liste I
Nature : Toxiques (possibilité de suicide)
Ordonnance : Protégée
Durée du traitement 3 Mois
Renouvellement: Non sauf avis contraire
Etiquette : Filet Rouge

6
Liste II
Nature : Dangereux
Ordonnance : Protégée
Durée du traitement max. sur ordonnance : 12 Mois
Renouvellement: Oui
Etiquette : Vert

2) Origine des médicaments :


 Médicaments d’origine minéral : de nombreux principes actifs utilisés ont une
origine minéral ex. eau, Lithium et l’iode ;
 Médicaments d’origine animale : extrait du sang humain, fibrinogène, hormone
(insuline) ;
Médicaments d’origine végétal : plusieurs sont dérivés des plantes : la pénicilline

3) Voies d administrations
Voies générales:
 Orale, sublinguale
 Parentérale
 Rectale
 Transmuqueuse
Voies locales
 Vaginale
 Cutanée
 Oculaire
 Pulmonaire
4) Formes médicamenteuses
Forme orale
Les formes solides Les formes liquides
 Poudre libre :  Sirops, solutions, suspensions
Sachets, gélules, capsules
 Poudre agglomérée :
Granules, tablettes, pâtes,
pastilles, comprimés
Souvent en dose unitaire Souvent multidose, et
permettant un meilleur adaptée aux enfants
conservation

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Formes solides ou sèches
1. Les comprimés
 enrobés (dragées) ou non
 effervescents (Efferalgan ®)
 lyocs… (Spasfon lyoc®) ou dispersibles (Feldene®)
 gastro-résistants (Aspirine pH 8®, Mopral®)
 à libération prolongée = LP
Avantages : dosages précis, faible coût, bonne conservation, bonne acceptabilité, libération
du PA modulable…
Inconvénients: difficile d’utilisation si problem de déglutition
. En pratique:
ne pas écraser les formes retards, LP, gastrorésistantes
ne jamais faire avaler des comprimés effervescents
2. Les gélules
formées de 2 demi-capsules à base de gélatine, emboîtées et contenant un mélange de poudre
sèche
Il existe des gélules :
 gastro-résistantes (enveloppe ou contenu enrobés)
 à libération modifiée
. Mêmes avantages / comprimés

.En pratique:
 conservation à l’abri de l’humidité
 Ouverture parfois possible (sauf si gastro-résistantes ou LP)
3. Les capsules molles
formées d’une paroi épaisse et souple contenant un PA liquide ou huileux (Adalate ®)
. Avantages : présentation monodose
4. Les poudres ou granulés à reconstituer
 à remettre en suspension dans un liquide (eau) agiter le flacon avant emploi
conservation limitée (après reconstitution) souvent à 4°C
 Système de pipette ou de cuillère graduée généralement en poids.
. Avantages: adaptées aux enfants
. En pratique:

8
 bien suivre la notice pour la reconstitution!!
 Agiter avant emploi
 Utiliser la pipette dédiée

Formes liquides

5. Les sirops
 forte concentration en sucre attention / diabétiques
 administration facile et saveur agréable / enfants
. Inconvénient: dosage imprécis…
 c. à café = 5 ml
 ¡ c. à dessert = 10 ml
 ¡ c. à soupe = 15 ml
. conservation limitée après ouverture
6. Les solutions ou solutés buvables
 PA dans un solvant à base d’eau, ou eau + alcool
 Présentation en ampoules (unitaire) ou en flacon compte gouttes, seringue doseuse,
mesure
. Avantage : administration facile si pb déglutition
. Inconvénients :
 ¡ dosage peu précis (sauf ampoules)
 ¡ présence d’alcool, stabilité…
. En pratique :
Utiliser toujours le compte-gouttes propre au flacon !
Ne pas confondre ampoules buvables et injectables

Avantages de la voie orale


 Simple et facile d’emploi (voie administration naturelle)
 Assez rapide
 Peu onéreuse
 Grande quantité de PA
 Traitement ambulatoire
Ses Limites
 Non utilisable si coma (sauf sonde) ou vomissements
 Irritation du tube digestif
 Destruction PA par sucs digestifs, 1er passage hépatique
 Mauvais goût
 L’observance…

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Formes injectables
Les préparations parentérales sont des préparations stériles destinées à être injectées,
perfusées ou implantées dans le corps humain.
. Différentes présentations
 ¡ Solutions IM, IV, SC, ID
 ¡ Suspensions IM, SC, ID
 ¡ Emulsions IV
 ¡ Formes à libération prolongée IM ou SC
Qualités requises
 Stérilité (absence de germe)
 . Apyrogénicité (absence de pyrogènes =toxines)
 . Neutralité (pH le plus proche du pH sanguin)
 . Isotonicité (même pression osmotique / plasma)
solutions isotoniques (G5, NaCl 0.9%) ou hypertoniques possibles
 . Limpidité absence de particules en suspension (solutions seulement)

-Solutions prêtes à l’emploi ou à reconstituer extemporanément (poudre à dissoudre


dans solvant approprié…)
.-Contenant: ampoules bouteille ou flacons ponctionnables seringues pré-remplies
flacons de verre ou poches (PVC ou non) à trocarder
.-En pratique :
 attention aux concentrations en PA (en mg ou UI)
 reconstitution aseptique avec du matériel stérile u.u.
 vérifier la limpidité
 ne pas confondre ampoules pour usage pvp/ usage externe
-Préparation obtenue par dispersion d’une poudre dans un liquide libération
progressive du PA
Ex : insulines ou corticoïdes retard
- Caractéristiques = identiques / solutions sauf limpidité
.-En pratique :
 agiter soigneusement avant injection
 ne jamais injecter en IV

Émulsions injectables

 Une émulsion est un mélange, macroscopiquement homogène mais


microscopiquement hétérogène, de deux substances liquides non miscibles,
comme l’eau et l’huile. Une substance est dispersée dans la seconde substance
sous forme de petites gouttelettes. Le mélange reste cinétiquement stable grâce
à un troisième ingrédient appelé émulsifiant.
Exp lipides dans poches de nutrition parentérale
 . Caractéristiques = identiques / solutions sauf limpidité
 . En pratique :
¡ vérifier l’homogénéité avant injection (IV)
¡ ne jamais rien rajouter dans une émulsion

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Formes injectables à libération prolongée

Procédés
 ¡ augmentation de la viscosité de l’excipient
 ¡ sels d’acides gras (Neuroleptiques retards)
 ¡ suspensions (Corticoïdes)
 ¡ implants en SC
. Intérêts :
 ¡ patients difficiles (psychiatrie)
 ¡ traitement longs (cancers)
 ¡ Problème d’observance (contraceptifs)
. En pratique
¡ injections SC, IM ou locales (intra-articulaires)
jamais IV
Avantage de la voie injectable
 ¡ Action rapide du PA/ forme orale (urgence)
 ¡ Traitement patient inconscient, coma
 ¡ Biodisponibilité optimal
 Pas de destructions du PA par sucs digestifs
Ses limites
 Douleur à l’injection
 ¡ Risque infectieux
 Coût élevé
 Peu adapté à traitement ambulatoire

Formes sublinguales
 . Le médicament est croqué ou se délite dans la bouche (sans être avalé) …sucé, mastiqué,
laissé
 fondre, dissout au contact de la salive…
. Intérêt:
 ¡ Délai action très court
 ¡ Pas besoin d’eau
 ¡ Protection PA / sucs digestifs, transformations dans foie (pas effet de 1er passage hépatique)
 ÷ Ex : Trinitrine® dans crise d’angor
 ÷ Actiq® (morphinique)
Inconvénient:
 ¡ Risque +++ intoxication enfant

Formes ORL

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Formes généralement destinées à avoir une action locale (antiseptique, anti-inflammatoire…)
exceptions : solution ou spray nasal à action générale (exp Suprefact® (cancer prostate) et
Minirin® (diabète insipide)
 . Bains de bouche
 . Collutoires
 . Gouttes nasales
 Gouttes auriculaires

Formes oculaires

. Collyres, pommades ophtalmiques, insert oculaire en flacons multidoses ou en doses unitaires


. Caractéristiques
 ¡ stérilité,
 ¡ isotonicité aux larmes
 ¡ neutralité
 ¡ généralement peu de conservateurs

. En pratique :
 Durée de vie (ouvert) date d’ouverture sur flacon
 Se laver les mains avant application
 Utiliser un flacon par patient

Formes pulmonaires
. A action générale (anesthésie)
 ¡ Gaz (protoxyde d’azote)
 ¡ Liquides volatils (anesthésiques halogénés)
. A action locale (asthme)
 ¡ Aérosols, sprays, inhalateurs…
 ¡ solutions ou poudres pour inhalation (en suspension dans un gaz vecteur)
 ¡ prêts à l’emploi (flacons pressurisés- Flixotide® ou à préparer (solutions pour
nébuliseur aérosolthérapie)
 Gélules pour inhalation (Foradil®

Formes rectales

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Formes administrées par voie rectale en vue d’une action locale ou systémique.
 . Suppositoires:
Préparations unidoses qui fondent à la température du corps
¡ Avantages :
 Utilisation aisée en pédiatrie
 Evite partiellement l’effet de premier passage hépatique
 .Autres formes:
 Capsules rectales
 Lavements
 Mousses rectales
 Pommades rectales

Formes vaginales
Préparations destinées à être administrée par voie vaginale généralement en vue d’une
action locale
 . Ovules
 . Capsules
 . Comprimés gynécologiques
En pratique :
 Attention erreur de voie
 Introduire au fond du vagin, en position coucher

Formes cutanées
-Préparations pour usage local
 ¡ pommades, crèmes, gels
 ¡ pâtes dermiques…
A appliquer sur peau propre ou plaie nettoyée
.Attention : si peau altérée ou pansement occlusif
Risque de passage systémique du PA
Préparations pour usage systémique
Pommades transdermiques
.Systèmes transdermiques = patchs

 .Appliquer sur peau saine et propre, presser…


 .Changer d’emplacement à chaque fois et surveiller l’état de la peau …
 Ne pas oublier d’enlever le patch avant la pose d’un nouveau dispositif
 Généralement ne pas découper

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5) La qualité d’un médicament :
 Non périmé ;
 Non toxique à dose thérapeutique tolérable pour le malade (n’entraîne aucun
accident) ;
 Efficace (guéri la maladie) ;
 Moins onéreux (moins cher) ;

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6) Règles d’utilisation des médicaments :
Certains médicaments sont toxiques et pour cette raison le législateur a pris certains
nombres de mesures permettant de contrôler l’emploi des médicaments, grâce à des
restrictions de délivrance, toute la réglementation de ces produits toxiques appelés
substance : sont classés en trois tableaux :
 Tableau A/ liste1 : substance toxique (cadre rouge) ;
 Tableau B : stupéfiant (double cadre rouge) ;
 Tableau C/ liste 2 : substance dangereuse (cadre vert) ;

7) Le sort du médicament dans l’organisme :


Le devenir du médicament dans l’organisme (ADME) :
Une fois administré, le médicament suit 04 phases :
 Absorption
 Distribution
 Métabolisme
 Elimination

 Absorption
Passage d’un médicament dans la circulation à partir de son lieu d’administration

LA RESORPTION EST EN FONCTION :


• Du médicament
• Du malade
• Des thérapeutiques associées
Notion de biodisponibilité =fraction de la dose administrée qui atteint la circulation générale
Résorption et voies d’administration
Voie orale
* importance de la forme galénique
- gouttes / cp / LP…
- niveau résorption variable (intestin +++)
* nombreux facteurs de variation :
- alimentation
- transit
- autres médicaments
* effet de 1er passage hépatique sauf pour voie perlinguale _ absorption plus rapide et
complète
Voie parentérale
* IV : pas de résorption biodisponibilité = 100%
* IM : résorption assez rapide
* SC : résorption lente

Autres voies…
- Pulmonaire : absorption et élimination rapides
- Cutanée : variable suivant zone, état peau, âge…
- Nasale : passage systémique possible
Avantages : évite métabolisme de 1er passage intestinal et hépatique

 Diffusion
Dans tous les tissus, en fonction :
- des propriétés physico-chimiques du médicament
- de l’irrigation sanguine du tissu
- de la perméabilité des capillaires…
Notion de volume apparent de distribution =quantité de médicament administrée dans
l’organisme, par rapport à sa concentration plasmatique à l’état d’équilibre

 Métabolisme
Elimination d’un PA par réaction chimique qui dénature le PA
• métabolisme hépatique +++
• rénal, pulmonaire et intestinal secondairement
Mise en jeu de systèmes enzymatiques ++
Ex : hydroxylation, oxydation, hydrolyse, conjugaison…
Les métabolites sont généralement :
- moins actifs ou inactifs (exception = prodrugs)
- plus solubles
Les variations sont importantes :
- facteurs physio-pathologiques
- facteurs génétiques
- associations médicamenteuses
 inducteurs enzymatiques
- augmentent le métabolisme des autres médicaments
- diminuent par conséquent leur taux plasmatique_ inefficacité
Exemple : rifampicine + oestroprogestatifs
 inhibiteurs enzymatiques

16
- diminuent le métabolisme des autres médicaments
- augmentent par conséquent leur taux plasmatique_ toxicité
Exemple : ciclosporine et antifongique

 Élimination
= élimination d’un PA par sortie de l’organisme par voies Physiques
Essentiellement rénale et biliaire ++ Mais aussi… pulmonaire et salivaire dans les larmes, la
sueur, le lait….

 Demi-vie d’élimination = Temps au bout du quel la concentration sanguine a ¯ de moitié


 État d’équilibre = obtenu après administration régulière du médicament, quand les
concentrations plasmatiques cessent d‘augmenter généralement au bout de 5 demi-vie
 Clairance plasmatique = volume apparent de plasma épuré par unité de temps.
o pharmacocinetique : Ce que l’organisme fait au médicament
o pharmacodynamie : décrit les effets qu'un principe actif produit sur l'organisme.

8) Les interactions médicamenteuses :


Définition :
C’est l’effet obtenu avec deux ou plusieurs médicaments agissant simultanément, non
expliqué par l’effet de chaque médicament pris séparément ; ça se traduit par une
augmentation ou une diminution des effets de l’un des médicaments ;
Types d’interaction médicamenteuse :
On distingue trois grands types :
Synergie : s’exerce entre deux substances possédant un actif qualitativement
semblable, l’effet globale de l’association est supérieur à celui de plus actif ;
effet (A+B) > effet A + effet B
Potentialisation : s’exerce entre deux substances ayant une activité qualitativement
différente, c’est l’effet globale de l’association est supérieur à celui des plus actif ;
effet (A+B) = effet A ou effet B
Antagonisme : s’exerce entre deux substances possédant une efficacité qualitativement
semblable ou différente, l’effet global de l’association est toujours inférieur à celui de l’un ou de
l’autre pris séparément effet (A+B) < effet A ou effet B

17
- Les médicaments se fixent sur les récepteurs cédulaires

Molécule

Récepteur cellulaire

Cellule

Agoniste : Une fois que la molécule est fixée, elle entraîne un effet.

Agoniste Inverse : Effet inverse de l’effet recherché

Antagoniste : elle ne produit pas d’effet, Elle empêche l’agoniste de se fixer.

Agoniste

Antagoniste

- Grossesse et allaitement :
Durant la grossesse, les médicaments peuvent traverser le placenta.
Les médicaments peuvent entraîner des malformations du fœtus durant la grossesse :
malformations tératogènes

- Médicaments toxiques : risque de fausses couches


- Tous les médicaments sont considérés comme nocifs durant la grossesse.
- Il y a des médicaments qui passe dans le lait du bébé
et donc qui l’expose aux médicaments.

- Il y a des médicaments qui créent des modifications sur


l’A.D.N. et sur les cellules(cancers…)

II : Études des principaux médicaments :

Les ANTIBIOTIQUES

18
Définition :
Substances capables d’inhiber spécifiquement la croissance de micro-
organismes ou de les détruire
o Antibiogramme :examen de laboratoire permettant d’apprécier la sensibilité d’une
bactérie retrouvée après culture d’un prélèvement chez un patient vis-à-vis de divers
ATB in vitro (sur boites de pétri)
o Bactériostatique : arrête la multiplication bactérienne - Concentration Minimale
d’Inhibition CMI = + faible concentration d’ATB qui inhibe la multiplication
bactérienne (bacteriostase) en 18 à 24h
o Bactéricide : tue les bactéries – Concentration Minimale Bactéricide CMB = + faible
concentration d’ATB qui tue 99,99 % d’une population bactérienne en 18 à 24 h.
Modes d’action des ATB
• Les principales cibles sont :
o la paroi bactérienne par inhibition de sa synthèse
o Membrane cytoplasmique
o ARN des ribosomes : inhibition de la synthèse des protéines
o ADN bactérien : inhibition de sa synthèse
• Les différentes indications :
But curatif : traitement d’une infection
But prophylactique: en prévention d’une infection
• Les voies principales d’élimination : Urinaire : reins Biliaire : foie
• Voie d’administration:
o La voie orale : réservée aux infections à priori non sévères ou comme relais de la voie
parentérale et aux ATB présentant une bonne biodisponibilité (il est possible de débuter un
traitement per os même dans des infections « plus sévères »)
o La voie parentérale est la mieux adaptée pour des infections graves (perfusions courtes,
parfois IV directe, perfusion continue, SC,IM). Il est indispensable de respecter les modalités
d’administration préconisées pour chaque ATB.
• Durée du traitement :
o Elle est fonction de chaque type d’infection. Elle doit être prescrite pour une durée de 48 à
72 heures dans un premier temps. Après réévaluation elle sera poursuivie 7 à 10 jours dans la
majorité des infections (une ATBThérapie adaptée ne doit pas être poursuivie inutilement, au
delà de 10 jours elle doit être justifiée)
Résistantes : celles pour lesquelles il existe une forte probabilité d’échec thérapeutique quel
que soit le type de traitement.

19
 Résistance naturelle : le germe est résistant naturellement à l’ATB (bacilles G- sont R
à la peni G)
 Résistance acquise : le germe est normalement Sensible à l’ATB mais devient
Résistant par pression de sélection au cours d’un traitement ATB (mauvaise
observance du traitement….)
• Mécanisme d’apparition de la résistance acquise
o Par mutation : en raison d’une grd nombre de multiplications, une modification due
au hasard dans le matériel génétique peut apparaitre
o Par plasmide : ce sont des morceaux de chromosomes bactériens codant pour la
faculté de résister. Ce plasmide existe dans certains types de bactéries et pas dans
d’autres (bactéries non R)
• Moyens bactériens de résistance
o Les enzymes : protéines produites par la bactérie capables de détruire l’ATB, elle
porte le nom de l’ATB qu’elle détruit + le suffixe « ase ».
o Les protéines de paroi pour la fixation de l’ATB : la bactérie modifie ce site de
fixation et l’ATB ne peut plus se fixer.
Les classes d ’Antibiotiques
I : Bêta Lactamine :
 A – Pénicilline ;
 B – Céphalosporine ;
 C – Monobactame et Carbopénéme ;
 D – Pénicilline associée aux inhibiteurs de β Lactamine ;
β Lactamine :
Ce sont des produits du métabolisme des champignons. Ils ont en commun les caractères
suivants :
 Très fragile à l’hydrolyse enzymatique (bêta lactamase) ;
 Peu toxique ;
 Pouvoir allergique très important ;
 Noyau commun : « bêta lactame » ;
 ATB bactéricides temps- dépendants qui inhibent le peptidoglycane de la paroi
bactérienne après fixation sur des enzymes cibles situées au niveau de la membrane
cytoplasmique : les protéines de la liaison aux pénicillines (PLP)
A) Pénicilline® :
Pénicilline naturelle :
a.1) Pénicilline benzyle pénicilline® (PBP) :

20
Spectre d’action : assez étroit, elle est active surtout sur :
 Coccigram (+) et bacille gram (+) ;
 Spirochète (agent e la syphilis) ;
Pharmacocinétique :
 Résorption très fragile en milieu acide ;
 Diffusion : bonne dans l’ensemble des tissus y compris les méninges en cas
d’infection ;
 Élimination : urinaire sous forme active ;
 Demie vie : 30 minutes ;
 Administration uniquement par voie parentérale (IM, IV) ;
Indication :
 Angine ;  Pneumonie ;
 Otite ;  Syphilis ;
 Sinusite ;
 Méningite à méningocoque et à pneumocoque ;
a.2) Pénicilline V (Phénoxymétyl Pénicilline) :
Elle a les mêmes indications que la péni G ;
Sa particularité réside dans le fait qu’elle résiste dans le milieu acide >> voie orale ;
b) Pénicilline hémi synthétique :
b.a) Pénicilline résistante aux bêtas lactamase = Péni M :
Spectre d’action :
Elles ont les mêmes que la Péni G et sont en plus des antistaphes majeurs ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : meilleure par voie orale en dehors des repas ;
 Diffusion : traverse la barrière placentaire et passent dans le lait maternel ;
 Élimination : urinaire sous forme active ;
Produits commercialisés :
 Oxacilline® : Bristopen® ;
 Flucloxacilline® : Flustaph®, Astaph® ;
b.b) Péni modifiée ou élargie :
b.b.1) Amino-Péni =Péni A :
Spectre d’action :
Il est élargi vers les bacilles gram (-), essentiellement les entérobactéries ( Haemophilus
influenza) ;
Pharmacocinétique :

21
 Résorption : très bonne par voie orale ;
 Diffusion : bonne dans les tissus y compris LCR en cas de méningite ;
 Demi-vie : plus longue (1 à 2 heures) ;
 Élimination : urinaire ;
Indication :
 Infection pulmonaire ;  Méningite ;
 Infection urinaire ;  Endocardite ;
Interactions médicamenteuses :
L’association avec l’Allopurinol est déconseillée > risque d’hypersensibilité cutanée ;
Produits commercialisés :
 Ampicilline® ;  Amoxicilline® ;
b.b.2) Ureïdo Pénicilline :
Spectre d’action :
Il est identique à celui de l’ampicilline et il est très élargi vers BGN (pyocyanique et porteurs
multi résistants). Elles sont actives uniquement par le traitement parentérale >> réservé à
l’usage hospitalier, dans le traitement des entérobactéries résistantes et anaérobies ;
Principaux produits :
 Mézocilline® ;  Pi pénicilline® ;
b.b.3) Carboxy-Péni
Spectre d’action :
Élargi vers les entérobactéries principalement le pyocyanique ;
Le seul représentant de ce groupe commercialisé :
Carbenicilline : qui est inactif par voie orale >> réservé à l’usage hospitalier dans le
traitement des entérobactéries résistantes et anaérobiques ;
b.b.4) Amidino- Péni :
Elles sont surtout actives sur les entérobactéries des voies urinaires ;
Le seul représentant commercialisé :
Pivmecillinas, bien résorbé par voie orale ;
Très indiqué dans le traitement des infections urinaires à entérobactéries ;
Effets indésirables des pénicillines
• Réactions d’hypersensibilité
• Réactions allergiques de type cutané, fièvre, réaction anaphylactique
• Manifestations digestives à type de nausées, vomissements, diarrhées et
douleurs abdominales

22
• Manifestations neurologiques : convulsions, myoclonies, obnubilation et coma
• Risque de surdosage cationique (Na ou K) lors de l’administration massive de
peni G.
• Troubles hématologiques (thrombopénie)
• Troubles rénaux
B) Les Céphalosporines :
Ce sont des dérivés hémi synthétique de la céphalosporine produite à partir d’un
champignon : céphalosporidium acremonium. Elles sont classées en génération en fonction
de spectre de la puissance vis-à-vis des BGN ;
Céphalosporines 1ère génération (1962) :
Spectre d’action :
 Étroit puisqu’elles sont actives sur les cocci gram (-) :
 Principalement les staphylocoques ;
 Actives sur les streptocoques et les pneumocoques que les Péni G ;
 Entérobactéries : essentiellement Klebsiella ;
Produits :
 Cefalotine® ;  Cefazoline® ;
Inactif par voie orale, existe sous forme injectable, réservée à l’usage hospitalier dans le
traitement des infections nosocomiales et urinaires ;
 Cefacton® ;  Cefadroxil® ;
 Cefalexine® ;
Actifs par voie orale, existent sous forme de comprimés ou sirop ;
Céphalosporines 2ème génération (1976) :
Ce sont les produits les plus puissants en raison de leur plus grande stabilité aux bêtas
Lactamine ;
Spectre d’activité :
Il est plus tendu vers :
 Entérobactéries : pyocyanique H influenza ;
 L’activité anti staphylocoque est moindre ;
Produits :
 Cefuroxine® ;  Cefoxitine® ;
Ils sont inactifs par voie orale sauf Ceforuxine® ;
Céphalosporines 3ème génération (1981) :
Sont très puissant >> réservés aux infections graves ;

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Spectre d’activité :
Entérobactéries multi résistant (pyocyanique portus ;
H Influenza
Cocci gram (-) (méningocoque et gonocoque) ;
Pharmacocinétique :
Diffusion : dans les inaccessibles aux précédents (LCR) ;
Produit :
 Inactifs par voie orale et sont réservés à l’usage hospitalier ;
 Cefotoxine® ;  Ceftazidine® ;
 Ceftriaxone® ;
 Actifs par VO :
 Cefpodoxine® ;  Cefixine® : CP , sirop ;
Indication :
 Infections respiratoires graves ;
 Infections urinaires non compliquées ;
Interaction médicamenteuse :
Ceftriaxone® + Diclofenac® = majoration de l’effet ATB ;
Effets indésirables :
 Allergiques ;  Nausées vms, diarrhée ;
Attention :
L’injection de Ceftriaxone® directement dans la tubulure de perfusion contenant un sel de
calcium (gluconate) peut entraîner une déstabilisation susceptible de provoquer la mort par
embolie pulmonaire ;
B) Monobactames et carbopénèes :
Monobactames :
Le seul représentant de ce groupe est : Aztreonam® ;
Spectre d’action :
Assez étroit : BGN aérobics notamment :
 Les entérobactéries ;  Le pyocyanique ;
Indication :
 Infection respiratoire ;  Génitales sous forme
 Infections abdominales ; parentérale ;
Effets secondaires :
 Allergiques ;
Carbopénèmes :

24
Le principale représentant de ce groupe est : Tripénème ;
Il est rapidement métabolisé par une enzyme rénale (di hydro peptide) d’où l’intérêt de
l’associer à un inhibiteur réversible de cette enzyme (Lila statine) ;
Indication :
 Infection grave, sévère, notamment d’origine hospitalière ;
C) Péni associée aux inhibiteurs des bêtas lactamines :
Ils sont utilisés pour protéger les bêtas lactamines associés, ce sont des faux substrats qui
vont se fixer de manière irréversible sur les bêtas lactamases en les inactivant, pendant que
les bêtas lactamines associés vont agir, ils n’ont pas d’activité antibiotique propre ;
a)Acide clavulanique :
D’origine naturelle (streptomycète clavligerme) ;
Associer avec l’Amoxicilline étend son spectre vers :
 Les E. Coli (Escherichia Coli) ;  Haemophilus influenza ;
 Staphylocoque aerus ;
b) Sulbactam® :
Il est très associé avec l’Ampicilline ;
Spectre élargi vers :
 Staphylocoque ;  H. influenza ;
 Streptocoque ;  Anaérobies ;
Effets indésirables des céphalosporines

ϒ Réactions allergiques
ϒ Veinites lors des perfusions, douleur au point d’injection
ϒ Rares cas de troubles hématologiques
ϒ Troubles de la coagulation ϒ Pseudo lithiase biliaire (ceftriaxone)
ϒ Diarrhée
ϒ Attention si insuffisance rénale

AMINOSIDE
Ils sont bactéricides par action sur les ribosomes bactériens en bloquant la synthèse protéique des
bactéries, leurs avantages résident dans l’antibiothérapie bactéricide rapide et dans l’association
synergique avec les bêtas lactamines ;
Spécialité :
 Streptomycine® ;  Amikacine® ;
 Néomycine® ;  Netilmycine® ;
 Kanamycine® ;  Tobramycine® ;
 Gentamycine® ;

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Cinétique :
Ne sont pas résorbés par voie orale exclusivement IM ;
Ils diffusent de manière limitée dans les tissus et peu dans le LCR ;
 Excrétion :
Rénale, massive et rapide ;
Spectre d’action :
 Large, ils sont actif sur :  BGP ;
 BGN ;  BK (Streptomycine et Amikacine) ;
 Entérobactéries et anaérobies ;
Indication :
Ils sont réservés à l’usage hospitalier dans le traitement des infections graves, ils s’utilisent le
plus souvent associer aux Bêtas lactamines :
 Les infections graves à germe (-) anaérobies ;
 Les infections à staphylocoque ;
 Les infections urinaires après échec des autres antibiotiques ;
 La Néomycine utilisée en association par voie locale en dermatologie, ophtalmologie ;
Effets indésirables :
Ils sont responsables d’une double toxicité neurologique et rénale :
 Oto-toxicité : sur la 8ème paire de nefs crâniennes avec 2 types de toxicité :
 Vestibulaire (vertiges, troubles de l’équilibre) réversible ;
 Cochléaires : (troubles auditifs) irréversibles >>surdité définitive ;
 Néphro-toxicité : par accumulation dans le cortex rénal>>voie locale pour certains ;
 Donc ils sont contre indiqués chez les sujets âgés ;

Cyclines
Les produits de cette famille d’antibiotique possèdent en commun :
Une action uniquement bactériostatique par action sur les ribosomes bactériens, car ils inhibent la
synthèse protéique ;
Un spectre d’activité large :
Actif sur les germes gram (+) et (-), particulièrement intracellulaire (chlamydia, Rickettsies,
brucella..) ;
A) Cyclines naturelles :
 Tétracycline® ;  Chlortétracycline® ;
 Oxytétracycline® ;
Pharmacocinétique :
-Résorption digestive (VO) est diminuée en cas d’association avec des anti-acides et les sels
métalliques (fer, Ca+, Mg+..) ;
Traversent la barrière placentaire et passent dans le lait maternel ;
-Diffusion : bonne, intracellulaire. Ils ont une forte affinité pour les dents et les os en formation
(contre indiqué chez les enfants) ;
-Biotransformation : les Cyclines sont métabolisés au niveau du foie ;
-Élimination : rénale sauf pour la chlortétracycline dont l’élimination est par voie biliaire ;
Indication :
 1er choix dans les maladies sexuellement transmissibles (MST) ;
 Dans les conjonctivites à chlamydia trachomatis ;
 Fièvre boutonnière ;
 Pneumopathie atypique ;
 Traitement alternatif >> allergie à la péni ;
Effets indésirables :
 Intolérance digestive ;  Photosensibilisation après exposition
 Anomalies dentaires et osseuses ; au soleil ;
Contre indication :
 Femme enceinte et allaitante ;  Enfant en période d croissance ;

B) Cyclines hémi synthétiques :


Cette hémi synthétique a pour buts d’introduire la voie parentérale et de renforcer l’activité par
amélioration de la biodisponibilité ;
Parmi ces Cyclines hémi synthétiques, on cite :
 Lymécycline : plus ciblé dans le traitement de l’acné ;
 Doxycycline : très utilisé dans le traitement minute de la gonococcie ;
Effets indésirables des Tétracyclines
ϒ Troubles gastro-intestinaux : nausées, vomissements, gastralgies, diarrhées, douleurs
abdominales
ϒ Photosensibilisation – Réaction cutanée allergique
ϒ Toxicité hépatique et rénale
ϒ Pigmentation gris jaunâtre des dents
ϒ Retard de croissance
ϒ Candidose buccale et vaginale
Les imidazoles:
Chef de fil est metronidazole® ;
Autres produits :
Tinidazole®, ornidazole® : sont bactéricides ;
Spectre d’action : large ;
BGP et BGN notamment anaérobiques ;
Certain parasites (trichomonas giardia : localisé en duodénum>>diarrhée chronique)
Pharmacocinétique :
Résorption digestive : bonne Diffusion tissulaire : bonne.
Le Métronidazole® et l’ornidazole® possèdent une bonne diffusion méningée ;
Élimination : rénale sous forme active
Traversent la barrière placentaire et passe dans le lait maternel ;
Effets indésirables :
Digestifs : nausées, vomissement, diarrhées, douleurs épigastriques ;
Goût métallique dans la bouche ; Antabus (rougeur du visage) ;

Nitro-furanes
Spectre d’activité :
Il est large et beaucoup d’entre eux sont actifs sur les parasites (trichomonas) ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive variable ;  Élimination : urinaire sous forme
active ;
Indication :
 Infections urinaires ;  Infections intestinales ;
 Ils sont en outre très utilisés en usage vétérinaire ;
Produits :
 Nitrofurantoine® ;  Nifuroxazide® ;

Divers :
Acide fusidique :
C’est un ATB bactéricide par inhibition de la synthèse protéine bactérienne ;
Spectre d’activité :
 Staphylocoque aerus et le bacille de diphtérie ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive : bonne ;

28
 Diffusion tissulaire : bonne (sauf  Demi vie : 4 à 6 h ;
dans LCR) ;  Élimination : biliaire ;
Indication :
 Staphylococcie (ostéomyélite à staphylocoque) ;
 Colite pseudomembraneuse ;

Les phénicolés
Produit :
1) Chloramphénicol® : il est essentiellement bactériostatique ;
Spectre d’activité :
Il est très particulièrement sur les BGN (entérobactéries) et les germes intracellulaires ;
Pharmacocinétique :
 Résorption digestive bonne ;  Demi vie : environ 4 h ;
 Diffusion : large au niveau de tous  Élimination : double : urinaire et
les tissus ; biliaire ;
Indication :
C’est un ATB de choix contre les entérobactéries et salmonelles graves (fièvre typhoïde) ; il est
très indiqué aussi dans les méningites à BGN résistant (Haemophilus influenza) ;
Effets secondaires :
C’est un ATB très dangereux qui doit être réservé aux cas graves ;
Aplasie médullaire : diminution du pouvoir d’hématopoïèse de la moelle osseuse pouvant aboutir
à une absence quasi-totale de toute les variétés de globules du sang (anémie aplasique) ;
Insuffisance cardiaque anémique chez les Nouveau né ;
2) Thiamphénicol® :
Les particularités par rapport au chloramphénicol se situent au niveau de la pharmacocinétique
(éliminés sous forme active) ;
Il est indiqué dans les infections broncho-pulmonaires à salmonelle ; les infections intestinales et
urogénitales

Les sulfamides
Sulfamides antibactériens ont un effet bactériostatique par inhibition de l’acide P –amino-
benzoïque, essentiel pour la synthèse de l’acide folique bactérien ;
Spectre d’activité : large :;
Ils sont très actifs sur les : cocci GN et GP ; (pneumocoque et méningocoque ;
BGN (sauf pyocyanique et pro tus) ;

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Pharmacocinétique :
 Résorption digestive variable ;
 Diffusion tissulaire : bonne, notamment dans le LCR, la barrière placentaire et le lait
maternel ;
 Élimination essentiellement rénale sous forme active après métabolisme hépatique ;
Indication :
 Très indiqué dans les :  Infections ORL ;
 Infections urogénitales basses non  Infections méningées (à
compliquées ; méningocoque, pneumocoque ou H
 Infections intestinales ; influenza) ;
Effets secondaires :
 Hématologiques : mastocytose, leucopénie et thrombopénie ;
 Allergiques : cutanées ;
Contre indications :
 Insuffisance rénale et hépatique ;  Grosses ;
 Adénopathie ;  Nouveau né ;
Interaction médicamenteuse :
Les principales sont :
 Sulfamides antibactériens + Méthotrixate >> aggravation de l’hémato-toxicité ;
 Sulfamides antibactériens + ADO (antidiabétiques oraux) >> risque d’hypoglycémie
grave ;
 Sulfamides antibactériens + AVK >> risque hémorragique ;
Produits :
 Sulfaguanidine® ;  Sulfafurazol ® ;
 Sulfadiazine® ;
 Sulfamétoxazol® : très importable en association avec le trimétoprime ;
 Bactrim ® ;  Cofrin® ;

Glycopeptides :
Produits :
 Vancomycine® ;  Teicoplanine® ;
Ils sont bactéricides ;
Spectre d’activité :
 Staphylocoque y compris staphylocoque multi résistant :
 Staphylocoque y compris entérocoque ;

30
 Clostridium difficile ;
Pharmacocinétique :
 Administrés par VIV ;
 Diffusion : large, meilleure en intra cellulaire (sauf méningite) ;
 Demi vie : longue (10 h pour la Vancomycine ; > 40h pour la teicoplanine ;
 Élimination rénale :
Indications :
Ils sont prescris dans les colites pseudomembraneuses ; ils sont réservés uniquement à l’usage
hospitalier ;
Effets secondaires :
 Allergiques ;
 Rash cutané ; purpura et fièvre ;
 Circulatoire : genre phlébites

Poly myxines
Cette classe comporte :
 Bacitracine®  Colistine ;
 Poly myxine B.
Mécanisme d’action :
 Modifier la perméabilité de la paroi bactérienne :
 Ce sont des bactériostatiques à faible dose :
 Ce sont des bactéricides à forte dose ;
Spectre d’action :
 Colistine et poly myxine B : infection à BGN, en particulier à pseudomona ;
 Bacitracine : Spectre voisin à celui de la péni G ;
 Colistine est très indiqué dans les infections pulmonaire et urinaires ;
Pharmacocinétique :
 Ils sont non résorbés par voie digestive, ils sont essentiellement utilisés par voie
parentérale et locale (Bacitracine) ;
 Élimination : sou forme active par voie urinaire ;
Effets indésirables :
 Néphrotoxicité ;
Interaction :
 Potentialise les risques néphrotoxiques en association avec les aminosides ;
 Potentialise les effets musculaires des curarisants (myasthénie) ;

31
Les Macrolides
Macrolides vrais :
Inhibent la synthèse protéique bactérienne (bactériostatique) ;
2 grandes classes :
 Ancien macrolide : 1e génération ;
 Nouveau macrolide 2e génération ;
1e génération® :
 Érythromycine® ;  Josamycine ®;
 Spiramycine® ;
1.1) pharmacocinétique :
 Résorption digestive : bonne ;
 Diffusion tissulaire : très bonne surtout (le foie, le rein, rate, poumon) ;
 Élimination : biliaire ;
1.2) spectre d’activité :
Il est moyen, identique à celui de la péni G ;
1.3) Effets indésirables :
 Troubles digestifs ;  Ictère
choléstatique (érythromycine) ;
2e génération :
 Roxithromycine® ;  Azithromycine® ;
 Clarithromycine® ;
Ils ont le même effet que les anciens (bactériostatique) avec effet post ATB ;
Indication :
 Angine aigue : en 2e intension lors d’allergie à la Pénicilline® ;
 Infection bronchique, pulmonaire à germe intra cellulaire ;
 Mycobactéries atypiques : toxoplasmose ;
 Helicobacter pilori ;  Infection génitale ;
 Infection ORL, bucco-dentaire;
 Azithromycine : ses particularités résident dans sa demie vie qui est longue (environ 2
à 4 jours) et dans son aspect élargie vers les BGN ;
B) Apparentes :
Lincosamides (Lincomycine® et Clindamycine®) ;

a) Spectre d’activité :

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Ils sont très actifs sur les cocci gram (+) en particulier les staphylocoques et sur les
anaérobiques ;

b) Pharmacocinétique :
Résorption : bonne, surtout au niveau des os et articulations ;
Elimination : biliaire ;

c) Indication :
 Traitement des infections à germes anaérobiques sensibles ;
 Traitement d l’acné ;

d)Effets secondaires :
 Colite pseudo membraneuse imposant son arrêt.

Quinolones
Effet bactéricide :
 Chef de fil : Acide Nalidixique® ;
Actuellement on distingue 2 groupes de quinolones :
1ère génération :
 Acide nalidixique® ;  Fluméquine® ;
 Acide pipémidique® ;
2ème génération :
 Fluroquinolone® ;  Enoxacine® ;
 Ciprofloxacine® ;  Peflacine® ;
 Norfloxacine® ;
Pharmacocinétique :
1ère génération : concentration au niveau urinaire plus réservés aux infections urinaires ;
2ème génération : Sont des acides faibles très bonnes diffusions ;
Absorption digestive rapide, sauf pour le Norfloxacine® (50%) ;
Distribution et diffusion au niveau de l’os, tissu nerveux, la prostate ;
Effets post antibiotiques :
Excrétion : par voie rénale et non rénale pour :
Ciprofloxacine® ; Norfloxacine® ; Enoxacine® ;
Par voie rénale : Ofloxacine® ;
Indications :
1ère génération :

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Seule indication : infection urinaire basse (cystites) ;
2ème génération :
 Infections urinaires basse et hautes (néphrites) ;
 Prostatite chronique ;
 Infections sexuellement transmissibles (IST) ;
 Gonococcie ;  Infection cutanées ;
 Infections gastro-intestinales (typhoïde certaines diarrhées bactériennes) ;
 Infections pulmonaires ;
 Ostéomyélite (infection de l’os par le staphylocoque doré) ;
Effets indésirables :
1ère génération : rares et bénins ;
2ème génération : sont en fonction du produits utilisés, de l’âge, de la dose et de la durée du
traitement :
 Atteintes cutanées (photosensibilité) ;
 Manifestations rhumatologiques (tendinites) ;
 Troubles neurologiques (trouble de la conscience) ;
 Choc anaphylactique ;
 Troubles digestifs mineurs ;

2) Antituberculeux :
Définition :
Ce sont des médicaments utilisés dans le traitement de la tuberculose, qui une maladie
contagieuse due au bacille de Koch (BK), le bacille myobactérium tuberculosis est un
anaérobie stricte d’on son faible développement dans les lésions solides et sa pollution dans
les cavités aérées du poumon ;
Les antituberculeux se divisent en 3 grands groupes :
Antituberculeux majeurs  Rifampicine®, Isoniazide®, PZA®, Éthambitole®,
Antituberculeux mineurs : Streptomycine®, Calamycine® ;
Antibiotiques résistants : Rifabutine®, Ethionamide® ;
I) Rifamycine® :
Rifampicine bactéricide  indications majeur de la Rifampicine® sont toutes les formes ;
Antituberculeux en association avec d’autres ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : digestive bonne ;

34
 Demi-vie : élevée ;
 Diffusion : tissulaire et satisfaisante par le poumon et le rein ;
Effets secondaires :
 Troubles hématologiques (anémie, thrombopénie) ;
 Trouble hépatiques ;
 Hypersensibilité (prurit) ;
 Troubles respiratoires ;
II) Rifabutine® :
C’est un dérivé hémi synthétique ;
Association : Rifampicine® + Isoniazide® = Rifinah® ;
Rifampicine® + INH® + Pyrazinamide = Rifater® ;
III) Aminosides :
A) Streptomycine® ;
B) Di hydro-streptomycine® ;
C) Kanamycine® ;
IV) Dérivés synthétiques :
A) Éthambitole :
Mécanisme d’action : c’est un dérivé bactériostatique (toute les formes de la tuberculose) il
est indiqué en cas de germes sensibles en association avec 1 ou 2 antituberculeux ;
Pharmacocinétique :
Diffusion tissulaire bonne y compris le LCR (sauf les méninges) ;
Élimination principales : rénale ;
Effets secondaires :
 Névrite optique cécité  Hyper uricémie ;
(irréversible) ;  Troubles gastro-intestinaux ;
Contre indications :
 Insuffisance rénale ;
B) INH :
Indication INH est un ATB essentiel qui doit être obligatoirement prescrit à tout tuberculeux
traiter sauf résistance prouvée ;
Mécanisme d’action :
Il agit par inhibition de la multiplication de BK ;
 Diffusion : tissulaire y compris les macrophages et les méninges ;
 Demi-vie : moyenne ;

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 Élimination essentiellement urinaire ;
Effets indésirables
 Néphrotoxicité (polynévrite) ;
 Hépato toxicité (élévation des transaminases) ;
 Troubles hématologique ;

C) Pyrazinamide® :
Pharmacocinétique :
 Résorption : digestive bonne ;
 Diffusion : tissulaire large y compris le LCR et les macrophages ;
 Élimination : rénale ;
Effets secondaires :
 Hépato toxicité ;
 Hyper uricémie ;
 Photosensibilisation ;
 Arthralgie ;

36
D) Éthionamide® ;
Effets secondaires :
 Troubles neurologiques ;
 Troubles digestifs ;
III) Schéma thérapeutique :
Tout les nouveaux cas dépistés :
 2 mois streptomycine® +INH + Rifampicine® + PZA ;
 4 mois Rifampicine® + INH ;
Les graves :
 2 mois streptomycine® +INH +Rifampicine® + PZA ;
Rechutes ou résistants :
 2 mois streptomycine® + INH + Rifampicine® + PZA + Éthambitole® ;
 1 mois INH + Rifampicine® + PZA + Étham Éthambitole® ;
5 mois INH + Rifampicine® + Éthambitole®
L’associationd’ATB
• Les objectifs :
Obtenir un effet bactéricide maximal
Prévenir l’émergence de mutants résistants
Traiter une infection poly microbienne
Surveillance du traitement
• Évaluer l’efficacité du traitement : réévaluation clinique et biologique à 48-72h
• Dépister et prévenir les incidents et accidents
• Interactions médicamenteuses
Evaluation de l ’efficacit é du traitement
L’efficacité s’évalue sur :
• les signes cliniques généraux : fièvre et signes accompagnateurs,
• les signes cliniques locaux : douleurs, inflammation, aspect pansement radio pulmonaire, etc.
• les signes cliniques spécifiques de la pathologie, • les signes biologiques
Rôle Infirmier
• Respect des doses horaires et modalités de prise des médicaments : passage de la voie injectable à orale le +
tôt possible (diminution risque infectieux car plus de porte d’entrée, charge en soin moins lourde, coût…)
• Respect du nombre de jours (48-72h réévaluation, durée de traitement > 10j….
• Prévenir le médecin en cas d’effets indésirables
• Récapitulatif des contre-indications (ou avec utilisation avec précautions):
≈ Grossesse et allaitement : aminosides, cyclines, FQ selon le trimestre, sulfamides, vanco, teico, fosfo et
fucidine
≈ Enfants : NN et pré-ma penicillines, E infr à 8 ans:cyclines, E inf à 15 ans: FQ, sulfamides
≈ Insuffisance rénale : aminosides,vanco, sulfamides, cycline
≈ Insuffisance hépatique : macrolides, rifadine
3) Antifongiques :
I) Les anti fongiques :
Ce sont des médicaments utilisés dans le traitement des mycosis, les années 60 fut apparaitre
le 1e antibiotique antifongique : Nystatine®, Amphotéricine®, Griséofulvine® ;
1.1) Antifongiques naturels :
1.1.1) Amphotéricine® B :
Spectre d’action :
 Très large, actif sur les levures et les spores (cryptococus, histoplasme,
blastomyces…) ;
Pharmacocinétique :
Résorption :
 Voie orale généralement suspension buvable aux candidoses buccales (stomatite)
aussi au niveau intestinal ;
 Voie injectable : réservée au traitement des mycoses profondes ;
 Voie locale : pommade, lotion, collyre, comprimé gynécologique, ovules ;
Diffusion :
 Tissulaire, large uniquement voie intra veineuse (VIV) ;
Elimination :
 Biliaire ;
Indication :
 Mycose profonde telle que cryprococus systémique ;
 Candidose buccale et mycose intestinale ;
 Candidose de la peau ;
Effets secondaire :
 Réactions immédiates : fièvre, céphalée, frisson, nausée ;
 Réactions locales : thrombophlébite ;
1.1.2) Griséofulvine® :
Mécanisme d’action :
Elle a une action fongicide par inhibition de la synthèse des acides nucléiques, son action
fongistatique qui est utilisée ;
Spectre d’action :
 Active sur les dermatophytes ;

38
Pharmacocinétique :
 Réabsorption digestive variable en fonction de la qualité des repas ;
 Diffusion tissulaire : bonne ;
Indication :
 Mycose dermatophyte au niveau de la peau, cheveux, ongles ;
Effets secondaires :
 Troubles digestifs ;  Allergie cutanée ;
1.1.3) Nystatine® :
Mécanisme d’action : fongicide et fongistatique ;
spectre d’action : active sur les champignons filamenteux ;
Pharmacocinétique : résorption digestive : mauvaise ; Elimination : fécale ;
Indication :
 Candidose de la peau (oyxis) ;
 Candidose des muqueuses (essentiellement intestinales et vaginales) ;
Effets secondaires :
 La toxicité de la Nystatine® est nulle par voie digestive, cutanée ou muqueuse ;
1.2) Antifongiques synthétiques :
A) Flucytasine® :
Spectre d’action :
 Champignons levuriforme ;
Pharmacocinétique :
 Résorption : digestive excellente ;
 Diffusion : tissulaire très bonne ;
 Elimination : urinaire ;
Indication :
 Candidose urinaire, viscérale  Aspergillose ;
septicémique ;  Cryptococcose ;
Effets secondaires : (surtout à forte dose)
 Troubles digestifs ;  Troubles hépatiques ;
 Troubles rénaux ;  Troubles hématologiques ;
B) Dérives imidazolés :
Spectre d’action : plus large
 Champignons levuriformes (candidose, cryprtococcus) ;

39
 Champignons filamenteux (Aspergillose) ;
 Dermatophyte ;
Produits :
 Miconazole® ;
 Ketoconazole® ;
 Fluconazole ;
 Econazole ;

4) Antiviraux ;
Définition :
Virus : Microbe ne possédant qu’un seul acide nucléique ARN ou ADN, les virus infectent
la cellule qu’ils parasitent en incorporant leurs matériel génétiques étranger à celui de la
cellule ;
1. les antiviraux généraux
1.1. Antiherpétiques et anticytomégalovirus
Il existe 8 herpes virus humains mais les traitements ne concernent à ce jour que les infections à
herpes virus simplex de type 1 (HSV-1) et 2 (HSV-2), à virus de la varicelle (VZV) et du zona et
du cytomégalovirus (CMV).
Les médicaments
Aciclovir Forme I.V. Zovirax ®
Forme orale Aciclovir® , Zovirax® cp. Susp buv
Valaciclovir Zélitrex ® (forme orale uniquement)
Ganciclovir Cynévan ® (IV et orale)
Famciclovir Oravir®
Foscarnet Foscavir ® (IV uniquement
Mécanisme d’action et effets pharmacologiques
Aciclovir, valaciclovir, Ganciclovir : Agissent sur la réplication virale en inhibant l’ADN
polymérase des herpesvirus car sont des analogues nucléosidiques inhibiteur du substrat
de l’enzyme
Famciclovir : Transformé en penciclovir, un analogue structural du ganciclovir, même
mécanisme d’action que l’aciclovir

Foscarnet : Le forscanet inhibe l’ADN polymerase et la reverse transcriptase, et ce sans


phosphorylation préalable, en se fixant de manière réversible sur le site de liaison du
pyrophosphate

Effets thérapeutiques – Indications

40
Aciclovir, valaciclovir :

- Traitement de la primo infection génitale à virus herpes simplex et de ses récurrences


ultérieures éventuelles
- Prévention des infections à virus herpes simplex
 Prévention des infections à virus herpes simplex chez les immuno déprimés
 Prévention des douleurs associées au zona
 Formes injectables : méningo-encéphalites herpétiques, herpes néonatal, infections à virus
herpes simplex, virus de la varicelle, chez le sujet immuno compétent ou immuno
déprimé.

Ganciclovir

 Infections sévères à CMV (rétinites, pneumonies, colites et atteintes de l’appareil digestif,


éventuellement encéphalites)
Famciclovir

 Prévention des douleurs associées au zona

 Traitement d’attaque des infections muco-cutanées à HVS résistants ou insensibles à


l’aciclovir chez le patient immunodéprimé

Effets indésirables

Aciclovir, Valaciclovir

 céphalées ; nausées et vomissements, diarrhée, anorexie,


 Réactions allergiques, fièvre, arthralgies, élévation des transaminases

 Toxicité hématologique dose-dépendante, réversible : neutropénie (40%), thrombopénie,


anémie
 Troubles neuro-psychiques : convulsions, troubles de l’attention, troubles du
comportement
 Troubles digestifs : anorexie, nausées et vomissement, plus rarement diarrhée et douleurs
gastrointestinales
Foscarnet

- Néphrotoxicité avec élévation de la créatinémie, diminution de la clairance de la créatinine,


insuffisance rénale aiguë. Ces troubles sont réversibles en 1 à 10 semaines après l’arrêt du
traitement

Interactions médicamenteuses
Elles relèvent des associations déconseillées :

41
- Ganciclovir + Didanosine = augmentation des taux circulants de didanosine avec majoration
de ses effets indésirables
1.2. Les Antihépatites

Les médicaments

Ribavirine Rebetol ®
Vidarabine Vira MP ® (IM)
Lamivudine Voir les antirétroviraux

Mécanisme d’action et effets pharmacologiques


La ribavirine a un large spectre antiviral, à la fois contre des virus à DNA et à RNA. Le
mécanisme de son efficacité en association avec l’interféron alfa n’est pas connu.

Effets thérapeutiques - Pharmacologie clinique – Indications

Ribavirine : uniquement en association avec l’interféron alfa 2b

- Traitement des patients adultes atteints d’hépatite C chronique ayant préalablement répondu à
un traitement par l’interféron mais ayant rechuté
- Traitement des patients adultes atteints d’hépatite C histologiquement prouvée, n’ayant pas été
traitée préalablement, sans décompensation hépatique, avec des ALAT élevées
Vidarabine :

- indiqué dans le traitement de l’hépatite chronique active virale B. Actif aussi sur les virus HVS
Effets indésirables

Ribavirine
- anorexie, diminution du poids, dyspepsie
- insomnie
- anémie
- prurit, rash, peau sèche
Vidarabine
- myalgies diffuses (nécessite un contrôle neurologique et l’arrêt du traitement en cas de
neuropathie périphérique)
- troubles digestifs
1.3. Autres antivirus (respiratoires)

Les infections virales respiratoires sont très fréquentes, dues à de nombreux virus qui atteignent
l’enfant et l’adulte. Toutefois peu de molécules ont été développées avec cette indication.
Les médicaments

42
Amantadine Mantadix ®
Zanamivir Relenza
L’amantadine
Son mode d’action reste incomplètement connu. Elle préviendrait ou ralentirait la libération de
l’acide nucléique dans la cellule hôte réduisant la formation de nouvelles particules.
Le Zanamivir

Inhibiteur sélectif de la neuraminidase, une des enzymes de surface des virus de la grippe
responsable
de la libération des particules virales nouvellement formées à partir des cellules infectées et donc
de la dissémination des virus.
Effets thérapeutiques - Pharmacologie clinique – Indications

L’amantadine est efficace sur les virus de l’Influenza de type A. Indiqué dans la prophylaxie de
la grippe et des infections respiratoires dues au virus de l’Influenza de type A

Zanamivir :

Indiqué dans le traitement de la grippe A et B chez l’adulte et l’adolescent à partir de 12 ans


présentant les symptômes de la grippe. Réduit de 1,5 jours en moyenne la durée des symptômes
grippaux

Effets indésirables

Amantadine : ses effets indésirables sont dose-dépendants :


- troubles neuro psychiques, insomnie (30% des cas, éviter la prise d’amantadine après 17
heures), difficultés de concentration,
- troubles digestifs : anaorexie, nausées, douleurs abdominales, vomissement
- oedèmes des membres, dyspnées, toux, hypotension orthostatique
Zanamivir Comparables sous Zanamivir

Interactions médicamenteuses

Association déconseillée :
Amantadine + anticholinergiques = potentialisation des troubles psychiques

2. Les Antirétroviraux
2.1 Les inhibiteurs de la transcriptase inverse du VIH
Les médicaments

Inhibiteurs nucléosidiques

43
Zidovudine Retrovir®
Didanosine Videx ®®
Zalcitabine Hivid®

Inhibiteurs non nucléosidiques

Névirapine Viramune®

Mécanisme d’action
Ex : zidovudine
Le mécanisme d’action des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse est identique
pour toutes les molécules

La zidovudine (azidothymidine, AZT ou ZDV) est un médicament antirétroviral, le premier


utilisé pour le traitement de l'infection par le VIH. la transcriptase inverse, l'AZT intervient en
inhibant l'action de cette enzyme employé par le VIH pour réaliser un brin d'ADN à partir de
son ARN. L'ADN bicaténaire virale est ensuite intégré dans l'ADN de la cellule cible, que l'on
appelle alors provirus
Effets thérapeutiques
- traitement des adultes et enfants VIH séropositifs présentant un déficit immunitaire évolutif ou
avancé
- traitement des femmes enceintes VIH séropositives après 14 semaines de grossese et
traitement de leur nouveau-né

Effets indésirables :

Ils sont nombreux et certains sont spécifiques à chaque molécule. On peut retenir les plus graves
ou les plus fréquents :

- Zidovudine : toxicité hématologique, céphalées, nausées, douleurs abdominales, asthénie


- Didanosine : pancréatite (pouvant être fatale), neuropathies périphériques, élévation des
transaminases
- Névirapine : réactions cutanées (sévères imposant l’arrêt du traitement), élévation des
transaminases hépatite (fatale dans 1 cas)
2.2. Les antiprotéases
Les médicaments

Indinavir Crisivan ®
Nelfinavir Viracept ®
Ritonavir Norvir ®
Saquinavir Rortovase
Mécanisme d’action

44
Les inhibiteurs de protéases se fixent au niveau du site catalytique de l’enzyme. D’une manière
générale, les inhibiteurs de protéase sont in vitro de puissants inhibiteurs de la réplication virale
avec des CI 50 de l’ordre de 0.3 à 10 nmol/l et un index de sélectivité supérieur à 1000.

Effets thérapeutiques

 Indication générale : En association à un ou plusieurs autres médicaments anti-retroviraux


(dont les inhibiteurs de la transcriptase reverse)
 Traitement des adultes et enfants VIH séropositifs présentant un déficit immunitaire
évolutif ou avancé

Effets indésirables

Dominés par les diarrhées particulièrement fréquentes (20-50%) pour le nelfinavir, le ritonavir et
le
saquinavir.

Autres effets :

- Nausées,
- Augmentation des transaminases
- Hyperglycémie et aggravation d’un diabète préexistant
- Lithiase urinaire pour l’indinavir
- Paresthésie, neuropathie périphérique pour le ritonavir et le saquinavir

5) Antiparasitaires :
1) Chimiothérapie des helminthes :
 Nématodes : ce sont des vers ronds ; oxyures, ascaris, ankylostomes…
 Albendazole (Zentel®) :
 Il inhibe la polymérisation de la tubuline ;
Indication :
 Oxyures ;  Ankylostomes ;
 Ascaris ;
Contre indication :
 Femme enceinte ;
Effets secondaires :
 Troubles gastro-intestinaux ;  Céphalées ;

45
Pyrantal (combantrin®) :
Indication :
 Oxyures ;  Ankylostomes ;
 Ascaris ;
Contre indication :
 Femme enceinte ;
Pervinium® :
Il s’agit d’un oxyuricide intestinal, pratiquement par résorbé par la muqueuse intestinale, il
tapisse les parois de l’intestin mais colore les selles en rouge ;
Diethyl®….
 Ce médicament est actif contre les microfilaires, Trématodes (vers plats) ;
Paraziquantel® :
Indication :
Le paraziquantel est actif contre la plus part des trématodes parasite de l’homme : des
bilharzioses, les douves et les distomatoses ;
Effets secondaires :
 Troubles digestifs ;  Manifestations allergiques ;
Niclosamide® (Cestodes) :
 C’est tæniacide (tænia saginata, tænia solium) ;
2) Chimiothérapie des protozoaires :
 Amibiase : antiamibien de contact ;
 Tilliquiles® ; Antiamibien tissulaire  Dodecyl® ;
 Tillipinol® ;  Sulfate = Intetrix®
Dérivés des 5 Nitro-imidazolés (métronidazole) ;
3) Médicament du paludisme :
 Quinine® : c’est le plus ancien antipaludéen, et qui reste toujours utilisé dans le
traitement de l’accès pernicieux particulièrement à plasmodium falciparum multi
résistant ;
Indication :
Schizonticide : c’est par voie orale, le traitement de l’accès palustre ; par voie parentérale,
traitement de l’accès pernicieux ;
Quelque soit la voie d’administration : peros (orale), IM, perfusion, la dose maximale chez
l’adulte comme chez l’enfant est de 25 mg/j ;
Effets indésirables :
 Vertiges ;  Troubles digestifs ;
 Troubles de la vision ;  Accidents cutanés (rougeur) ;
Dose toxique = 2 à 8 gramme  Mort ;
Produits :
 Chloroquine® ;  Mélfoquine® ;
 Nivaquine® ;
4) Leishmanioses :
Glucatime®…..
Indication :
 Leishmaniose cutanée (bouton d’orient) ;
 Leishmaniose viscérale (kala azur) ;
Elle est présentée en solution injectable IM et intra lésionnelle à 1,5 mg ; ampoule de 5 ml, le
compose est dit toléré, mais il existe un risque d’accumulation avec des doses trop fortes, et
apparition de manifestations de toxicité hépatorénal, cardiaque et neurologiques ;
5) Antiparasitaires (externe) :
 Gale : anti scabieux : Benzoate de benzyle = Ascabiol® ;
 Poux : pédiculicides : Aphterias = Ethanol®

6) Anti-inflammatoires :
Inflammation : Réaction localisée d’un tissu, consécutive à une agression. Une
inflammation se manifeste par 4 signes principaux:
 Rougeur
 Chaleur
 Œdème
 Douleur
Lorsqu’un tissu subit une agression, des cellules spécialisées, les mastocytes, libèrent de
l’histamine et de la sérotonine, qui stimulent la vasodilatation dans la partie affectée, ce qui
provoque rougeur + chaleur.
Les capillaires, surcharg és, laissent échapper du liquide, qui s ’infiltre dans les tissus, y entra
înant un gonflement et causant une sensation douloureuse, provoqu ée par la stimulation des
terminaisons nerveuses locales.

47
L’inflammation s’accompagne généralement d’une accumulation de globules blancs qui
contribuent à l’assainissement et à la restauration des tissus endommagés. Elle constitue donc
une réaction de défense de l’organisme contre les agressions.
En résumé
R éaction inflammatoire : 3 étapes principales
# phase vasculaire avec dilatation et perméabilisation des vaisseaux.
# phase cellulaire marquée par un afflux de polynucléaires et macrophages, libération
d’enzymes, de phagocytose et production de lymphokines.
# phase de régénération et de cicatrisation correspondant à la synthèse du collagène par les
fibroblastes.
Les anti-inflammatoires se répartissent en deux classes :
o AI stéroïdiens (AIS)
o AI non stéroïdiens (AINS)
Les anti-inflammatoires sont des médicaments symptomatiques, qui n'agissent pas sur la cause de
l'inflammation. Ils sont indiqués quand l'inflammation, processus normal de défense contre les
agressions, devient gênante, notamment à cause de la douleur qu'elle provoque. En effet, les AI
ont aussi une action antalgique et antipyrétique. On les associe, si besoin est, à d'autres soins anti-
inflammatoires, par exemple la simple immobilisation de la région enflammée.
I) Corticostéroïdes AIS:
Se dit des hormones stéroïdiennes secrétées par la partie périphérique (cortex) des glandes
surrénales et des produits de synthèse ayant une analogue ; Ils sont très puissants et permettent de
contrôler l'inflammation quand elle devient sévère ou qu'elle se déclenche sans raison apparente.
Classification
[Link]éroïdes naturels :
 Glu corticoïdes : cortisone et Hydrocortisone® : hormone pr ésente à l’état

physiologique
 Minéralo-corticoïdes : Aldostérone ;
2. Corticostéroïdes de synthèse :
La désoxycorticosterone employée dans le traitement l’insuffisance rénale (maladie d’Addison) ;
Corticostéroïdes:
 Prednisone : Cortancyl® ;  Bethametazone : Celestène® ;
 Prednisolone : Hydrocortancyl®);  Dexametozone : Decadron® ;
 Méthylprednisolone : Medrol® ;
Mécanismes d’action des glucocorticoïdes

48
Les glucocorticoïdes agissent par le biais d’un récepteur spécifique, appartenant à la superfamille
des récepteurs aux stéroïdes, intracellulaires. Il est ubiquitaire, avec une densité dans le cytosol
variable selon la cellule.

1.1) Action sur les métabolites :


Glucidique : effet diabétogène ;
Protidique : fonte musculaire et diminution de la trame protéique de l’os ;
Lipidique : maladie de métabolisme et redistribution des graisses (faciès lunaire) ;
Sodium (rétention) HTA, potassium (élimination)  hypokaliémie ;
Calcium et potassium : augmentation d’élimination du calcium entraine une déminéralisation
osseuse (l’ostéoporose est l’une des complications majeur de la corticothérapie prolongée) ;
1.2) Action sur le tube digestif :
Effet ulcérogène par augmentation des sécrétions acide et diminution de la sécrétion du mucus
protecteur ;
1.3) Action sur le psychisme :
Un effet euphorisant et stimulant de l’appétit ;
1.4) Indication :
Les corticoïdes sont indiqués dans de nombreuses affections pour leurs effets :
Anti inflammatoire ;
 Immunosuppresseur (chez les sujets qui ont subit une greffe d’organe pour éviter le rejet ;
 Rhumatologique : RAA, polyarthrite  Pneumologie : asthme ; fibroses
rhumatoïde ; pulmonaires
 Etat du choc : anaphylactique ;  Dermatologie ;
1.5) Effets secondaires :
 Troubles digestifs : ulcère…  Prise du poids ;
 Cataracte ;  HTA ;
 Amincissement de la peau ;  Obésité ;
 Troubles neuropsychiques :  Hyperglycémie ;
confusion ;  Faciès lunaire avec joues rouges ;
1.6) Contre indication :
 Herpès ;  Affections psychiques ;
 Diabète ;  Insuffisance rénale ;
 Ulcère gastroduodénal ;
 HTA ;

49
Précautions d’emploi:

# Corticothérapie courte (10 jours) permet l’arrêt brutal et pas de surveillance.


# Régime alimentaire : riche en protéine, calcium, potassium.
# Réduire la posologie par paliers lors du sevrage.
# Grossesse: risque d ’insuffisance surrénalienne néonatale.

II) Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) :


On distingue 05 colonnes :
2.1) Les salicylés :
 Le principale représentant est L’ASPIRINE® ;
Indication :
 Analgésique ;  Anti-inflammatoire : son effet est
 Antipyrétique ; limité ;
 Antiagrégant plaquettaire : elle perturbe la formation des plaquettes et la synthèse de la
vitamine K.
 Favorisant donc l’hémorragie, elle peut être utilisée dans la prévention des troubles
vasculaires ;
Posologie :
 Antalgique : 2 à 3 g par jour ;
 Anti-inflammatoire : plus de 4 g par jour ;
 Dose maximale : 2g/prise  6 g/j ;
Effets secondaires :
 Gastro-intestinaux : nausées, brulures  Hyperthyroïdie ;
digestives ;  Bronchospasme ;
Contre-Indications
¤ Syndrome hémorragique
¤ Allergie aux salicylés
¤ Ulcère
¤ Association avec des anticoagulants (dose>à 3g/j)
¤ 3ème trimestre de grossesse
2.2) Phénylbutazone :
Butazolidine® : toxicité hématologique ;

50
2.3) Indoliques :
 Indométacine® ;  Sulindac® ;
Action :
 Antipyrétique ;  Anti-inflammatoire ;
 Analgésique faible ;
Incidents :
 Céphalées ;  Vertiges ;
 Troubles psychiques ;
Contre-indications
 Allergie AINS et apparentés
 UGD
 IH sévère et IR sévère
 Enfants < 15 ans
 Grossesse et allaitement
2.4) Dérivés ….
 Ibuprofène : Brufen® ;  Naprotène : Noprosyne® ;
 Ketoprofen : Profenid® ;  Diclofenac : Voltarene® ;
Indication :
 Anti-inflammatoire ;  Antipyrétique ;
 Analgésique ;
Effets indésirables :
Sont assez bien tolérés, il existe un risque hépatique et hématologique qui justifie
une surveillance en cas de traitement au long cours lors d’affections chroniques ;
2.5) Les oxicanes et les fenamates :
 Les oxicanes permettent les mêmes activités que les autres AINS avec anti-
inflammatoire plus importants :
 Meloxican : Mobic® ;  Tenoxican : Ticotil® ;
 Piroxican : Brexin® ;
 Le fenamates : ont des propriétés analgésiques intéressantes :
 Acide niflunique ;

51
 Acide mefenamique ;
Effets indésirables
¤ Troubles digestifs
¤ Réactions allergiques
¤ Troubles neurologiques
¤ Toxicité rénale
Contre-indications
¤ Moins de 15 ans
¤ Insuffisance hépatique
¤ Insuffisance rénale sévère
¤ Allergie
¤ Ulcère
¤ Grossesse : 1er et 3ème trimestre + allaitement
Conclusion :
Indication AINS : Contre indication AINS :
 Rhumatologie ;  Ulcère gastroduodénal ;
 Traumatologie ;  Insuffisance hépatique ou rénale ;
 Syndrome inflammatoire ;  Grossesse et allaitement ;

7) Les Antalgiques
1) : Définition :
« La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à
une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans des termes impliquant une
telle lésion »
Analgésique: Ils supprime ou alterne la douleur par action périphérique et/ou centrale, sans
Provoquer une perte de conscience ;
2) : Classification des analgésiques :

52
Antalgiques périphériques niveau I :
Mécanisme d’action
Diminution de la sensibilité à la douleur par une inhibition de la sécrétion des
prostaglandines.
Deux classes:
– Les antalgiques avec propriété anti - inflammatoire aspirine, AINS.
– Les antalgiques sans propriété anti - inflammatoire paracétamol.

 Paracétamol : Dafalgan® Doliprane® Efferalgan®

 Contre-indications : insuffisance hépatique ou allergie connue.


 Effets indésirables : hépatotoxicité si surdosage, rares allergies.
 Voies : per os, IV, intrarectale.
 Prise toutes les 6 à 8 heures
 Antidote : N-Acétylcystéine

 Anti-Infl. Non Stéroïdiens : Diclofénac (Voltarène®) Kétoprofène (Profénid®)


Ibuprofène (Advil®) Nurofen® Naproxène (Apranax®) Indométacine (Indocid®)
 Contre-indications : allergie connue, ulcère gastroduodénal, insuffisance hépatique ou
rénale sévère, grossesse.
 Effets indésirables : allergie, troubles digestifs, vertiges, céphalées.
 Prise toutes les 6 à 8 heures
 Voies : per os, IV, IM, intra-rectal, transcutanée

53
 l’Aspirine (Aspégic®, Aspirine®…)

 Propriétés analgésiques, antipyrétiques, anti-inflammatoires à fortes doses, antiagrégant


plaquettaire.
 Prise toutes les 6 à 8 heures.
 Pic d’action entre 20 minutes et 4 heures.
 Contre-indications : allergie connue, risque hémorragique, ulcère gastrique, grossesse au-
delà de 6 mois.
 Effets indésirables : allergies, troubles digestifs, hémorragie.
 Voies : per os, IV.

Antalgiques périphériques niveau II :


Les antalgiques de palier II, selon la classification de l’OMS qui comporte 3 paliers,
regroupent des opioïdes faibles, comme la codéine, dérivé hémi synthétique de la morphine,
et le tramadol©, dérivé hémi synthétique de la méthadone. La codéine possède un effet
antalgique de 5 à 10 fois plus faible que la morphine, et est considérée comme peu
toxicomanogène. La grande majorité des produits à base de codéine, sont commercialisés en
association avec le paracétamol, association optimale d’un analgésique central avec un
analgésique périphérique.
Ces différents produits se présentent sous forme de gélules, de comprimés, de sirop, de
solution buvable et d’ampoules par voie intraveineuse lente pour le tramadol©.

 Codéine / Codéine + paracétamol (Codenfan®, Codoliprane®, Dalfalgan Codéiné®,


Efferalgan Codéiné®…)

 Propriété antalgique.
 Prise toutes les 6 à 8 heures.
 Pic d’action entre 30 minutes et 2 heures.
 Contre-indications : allergie connue, asthme, insuffisances respiratoire et hépatique
sévères, allaitement, enfants de moins de 12 ans.
 Effets secondaires : constipation, somnolence, nausées, vomissements, vertiges, allergie,
bronchospasmes, douleurs abdominales, risque de dépendance et de syndrome de sevrage.
 Voie : per os.

 Tramadol / Tramadol + paracétamol (Contramal®, Topalgic®, Ixprim®…)

 Propriété antalgique.
 Prise toutes les 4 à 6 heures.
 Contre-indication : intolérance aux opiacés, insuffisance respiratoire et hépatique grave,
épilepsie, enfant de moins de 15 ans, allaitement, grossesse.
 Effets secondaires : nausées, vomissements, vertiges, constipation, sueurs, céphalées,
somnolence, douleurs abdominales, diarrhée, palpitation, hypotension orthostatique,
allergie, dépendance, syndrome de sevrage, dépression respiratoire.
 Voies : per os, IV

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 Opium + paracétamol / opium + paracétamol + caféine (Lamaline®, Izalgy®…)

 Propriétés antalgiques et antipyrétiques.


 Prise toutes les 4 à 8 heures.
 Contre-indications : insuffisance hépatique grave, enfant de moins de 15 ans, grossesse,
allaitement.
 Effets secondaires : constipation , palpitations, insomnie, allergie, somnolence,
dépendance, épistaxis.
 Voies : per os, intrarectale.

Antalgiques périphériques niveau III :


Ils se prescrivent sur une ordonnance sécurisée.

a- Morphine (Actiskénan®, Morphine®, Moscontin LP®, Skenan LP®, Oramorph®…)

 Propriété analgésique majeure.


 Prise entre 1 et 12h selon la substance choisie.
 Prise d’action entre 45 minutes et 1 heure (plus rapide pour la morphine IV titrée).
 Contre-indications : allergie, insuffisance respiratoire, traumatisme crânien,
convulsions, insuffisance hépatique sévère, alcoolisme aigu, delirium tremens,
allaitement, grossesse sauf nécessité absolue, toxicomanie.
 Effets secondaires : dépression respiratoire, apnée, constipation, nausées, vomissements,
rétention urinaire, bradycardie, hypotension, somnolence, confusion, vertiges,
hallucinations.
 Voies : IV, SC, per os, péridurale.
 Antidote : Naloxone (Narcan®)

b- Fentanyl (Durogésic®, Effentora®, Actiq®, Abstral®, Instanyl®…)

 Propriété antalgique supérieure à la morphine.


 Prise : pour la forme transdermique, 1patch / 72 heures.
 Pic d’action entre 24 et 72 heures.
 Contre-indications : perturbation du système nerveux central, allergie, insuffisance
respiratoire sévère, douleurs post-opératoire.
 Effets secondaires : somnolence, nausées, vomissements, constipation, sueurs,
démangeaisons, confusion, excitation, difficultés à uriner, troubles du rythme cardiaque,
dépression respiratoire, dépendance, vertiges.
 Voie : transdermique, per os, inhalation, IV
 Antidote : Naloxone (Narcan®)

c- Oxycodone (Oxycontin LP®, Oxynorm®, Oxynormoro®…)

 Propriété antalgique égale à la morphine.


 Prise toutes les 4 à 6 heures ou 12 heures pour LP.
 Pic d’action entre 1 et 4 heures.
 Contre-indications : insuffisance hépatique et rénale sévère, asthme, cœur pulmonaire,
occlusion intestinale, enfants de moins de 18 ans, allaitement.
 Effets secondaires : constipation, somnolence, confusions, vertiges, céphalées, allergie,
nausées, vomissements, anxiété, dépression, hallucinations, cauchemars, tremblements,

55
douleurs abdominales, diarrhée, troubles érectiles et baisse de la libido, difficultés à
uriner, hypotension orthostatique, dépendance, syndrome de sevrage.
 Voie : per os, IV
 Antidote : Naloxone (Narcan®)

d- Buprénorphine (Temgésic®…)

 Propriété analgésique d’action plus longue que la morphine, utilisé chez les toxicomanes
pour supprimer le syndrome de manque.
 Prise une fois par jour.
 Contre-indications : insuffisance hépatique et respiratoire grave, état d’ivresse aiguë,
enfant de moins de 15 ans.
 Effets secondaires : constipation, nausées, vomissements, céphalées, fatigue,
somnolence, insomnie, malaise, vertiges, sueurs, hypotension orthostatique.
 Voie : per os
 Antidote : Naloxone (Narcan®)

MEDICAMENTS ANALGESIQUES CENTRAUX :


Les morphiniques et les dérivés de la morphine. La Morphine. Alcaloïde naturelle de
l’opium. (Pavot papaver somniferum).
 C’est la molécule de référence du traitement analgésique puissant. Comment ça
marche ?
Propriété pharmacologique et mécanisme d’action :
En se fixant sur les récepteurs synaptiques aux opiacés, la morphine reproduit parfaitement
les effets des neuropeptides endogènes comprenant les endorphines (hypophysaire), les
dynorphines et les enképhalines (neuromédiateurs médullaires et SNC). C’est la pluralité des
récepteurs opiacés et leur large distribution tissulaire qui explique les nombreuses propriétés
pharmacologique de la morphine.

56
57
 Les inclassables : Nalbuphine
(Nubain®) ; Néfopam (Acupan®) ;

8)Les antihistaminiques :
Définition :
Ce sont des médicaments qui s’opposent aux effets de l’histamine par inhibition compétitive
au niveau des récepteurs histaminiques. L’histamine est présentée dans de nombreux tissus :
poumon, foie, peau, SNC…
Actions de l'histamine
o de la perméabilité capillaire et vasodilatation
 rougeurs

 inflammation
o bronchoconstriction important chez le cobaye mais sous rétrocontole H2 chez
l'homme
o de la sécrétion d'HCl (cellules pariétales de l'estomac)
o neurotransmission : réactions d'éveil, tachycardie, hypertension Î nausées,
vomissement Î migraines
Elle peut être libérée sous influence de différents facteurs et provoquer des réactions
allergiques, une inflammation, une broncho-constriction, une vasodilatation ou même un
choc anaphylactique ; on distingue deux types d’histamine : H1 et H2 ;
Les anti H2 : Cimétidine
Ne sont utilisés que pour le traitement de
Gonatidine l’ulcère gastroduodénal ;
Zonitidine
Les anti H1 :
Pharmacodynamique :
Empêchent la contraction de la musculature lisse (bronchique et intestinale) ;
 Action vasodilatatrice artérielle ;  Action sédative ;
 Action antiémétique (agit contre  Action antimigraineuse ;
les vomissements et les nausées. ;
L' antihistaminique H1 idéal dans le traitement de l'allergie :
o Pouvoir de sédation faible (Modulation du passage de la barière hématoméningée .)
o Eviter les effets anticholinergiques
o Obtenir une action rapide et prolongée
Indication :
 Allergies +++ ;  Anorexie ;
 Asthme ;  Toux ;
Effets secondaires :
 Centraux :
 Sédation et somnolence ;  Cardiovasculaires
 Vertige, fatigue ;
 Périphériques :
 Hypo TA avec palpitation ;
 Uro-génitaux : difficultés mictionnelles, impuissance ;
 Métaboliques : prise du poids ;
 Photosensibilisation ;
 Risque modéré de dépendance ;
Contre indication :
 Grossesse ;  Adénome prostatique ;
 Glaucome ;
Produits commercialisés :

9) les antiasthmatiques

Définition

D’après l’OMS, l’asthme est un désordre inflammatoire chronique des voies aériennes dans
lequel de nombreuses cellules et éléments cellulaires jouent un rôle. Cette inflammation est
responsable d’une augmentation de l’hyperréactivité bronchique qui entraîne des épisodes
récurrents de respiration sifflante, dyspnée, d’oppression thoracique et/ou de toux.

Etiologie (Facteurs déclenchant)


Allergènes, Infections, Facteurs physiques (effort, froids), Prédisposition génétique,
Certains médicaments, Tabac, Pollution….
Physiopathologie

Antiasthmatiques
BRONCHODILATATEURS
 Agonistes B adrénergiques: β2-mimétiques : Salbutamol, Terbutaline, Formotérol,
Salmétérol….
indication :
 β2-mimétiques à courte durée d'action: traitement de la crise d’asthme et prévention de
l’asthme d’effort.
 β2-mimétiques à longue durée d'action: prévention des crises (trt de fond) car ils ont un effet
prolongé, mais non pour traiter les crises car leur effet n’est pas assez rapide ni intense.
Effets indésirables :
Tremblements des extrémités, vertiges, céphalées, palpitations et tachycardie sinusale,
hypokaliémie.

Contre indication :
Hypersensibilité à l’un des composants, infarctus du myocarde, angor instable, insuffisance
coronarienne sévère.

 Anticholinergiques ; Ipratropium ,Tiotropium (BPCO), Oxitropium (retiré du marché)


indication :
Médicament de 2ème intention, alternative des B2mimétiques en cas de mal tolérance
(tachycardie, tremblements)
Effets indésirables :
Irritation pharyngée, toux, sècheresse buccale, constipation, rétention urinaire Les effets
systémiques des anticholinergiques inhalés sont peu importants en raison du faible passage
systémique.
Contre indication :

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Hypersensibilité à l’un des composants.
 Dérivés xanthiques : Théophylline (1,3-diméthylxanthine) ,Aminophylline (théophylline-
éthylène-diamine) , Bamifylline
indication :
 Traitement de fond : asthmes non contrôlés;
 Perfusion : asthme aigu grave.
 Effets indésirables :
 Douleurs épigastriques, nausées, vomissements, céphalées, insomnie, tachycardie.
 Contre indication :
Enfant de moins de 30 mois, association aux fluoroquinolones, hypersensibilité à la
théophylline.
ANTI-INFLAMMATOIRES
 Glucocorticoïdes :

indication :
TRT fond : asthme persistant;
Effets indésirables :
Gène pharyngée (en début de traitement), raucité voix (réversible), toux (réversible), candidose
oro-pharyngée (rincer la bouche à l’eau après la prise).
Contre indication :
UGD (non traité ou non surveillé), infection mycosique ou virale pulmonaire, tuberculose
pulmonaire évolutive, hypersensibilité à l’un des composants.
AUTRES
 Antileucotriènes : Montélukast SINGULAIR® ,Zafirlukast
 indication :
TRT additif : asthme persistant modéré à sévère
Traitement préventif de l’asthme induit par l’effort.
Traitement de l’asthme induit par l’aspirine et les AINS (le blocage de la voie des COX
active et favorise la synthèse des leucotriènes).
Effets indésirables :
Céphalées, douleurs abdominales, asthénie, somnolence, étourdissement, Fièvre , arthralgies
diarrhées, sécheresse buccale, Nsées, Vms, éruptions cut.

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Contre indication :
Hypersensibilité.
 Anti-H1 :
indication :
TRT prophylactique de l’asthme allergique.
 Effets indésirables :
Somnolence, bouche sèche, nausées, vomissements et constipation.
Contre indication :
Nourrisson < 6 mois, association avec alcool, 1er trimes grossesse, allaitement.
 Anticorps Anti-IgE

indication :
TRT additionnel : adultes et enfants +12 ans atteints d'asthme allergique persistant sévère.
Effets indésirables :
Réactions aux points d’injection (s/c), Syndrome pseudogrippal, maux de tête
Optimisation de l’administration
La voie inhalée permet aux médicaments antiasthmatiques d’être efficaces localement tout en
limitant en partie les effets indésirables dus à un passage systémique.
Bon usage des systèmes d’inhalation:

Conseils aux patients


Conseils en termes d’hygiène de vie: méthodes d’éviction des principaux allergènes domestiques
sont diversifiées:
 Eviction des animaux domestiques;
 Réduire les «nids» de poussières et «niches» d’acariens en réorganisant l’ameublement, évitant
les tapis et rideaux ou en les traitant très régulièrement par des substances acaricides;
 Aérer au maximum les pièces afin de réduire le taux d’humidité et éviter les moisissures;
 Traiter la literie: utiliser des couvertures et couettes lavables, éviter les couettes à base de
plumes, recouvrir le matelas d’une housse hermétique imperméable aux acariens mais perméable
à la vapeur d’eau;

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 Proscrire au maximum la climatisation.

10) Les Antidiabétiques


I : Généralité :
Le diabète est une augmentation de la concentration du glucose dans le sang, donc une
hyperglycémie est caractérisée par :
 Polyphagie ;  Polyurie ;
 Polydipsie ;
On dit qu’un sujet est diabétique s’il présente à deux reprises une glycémie à jeun égale ou
supérieure à 1.26 g/l
Le diabète est de 02 types :
 D.I.D. : Diabète Insulino Dépendant ;
 D.N.I.D. : Diabète Non Insulino Dépendant ;
Conséquences du diabète :
 Athérosclérose ;  Cœur : cardiopathie ;
 Oculaire : diminution de la vision ;  Rein : insuffisance rénale ;
 Gangrène gazeuse : augmentation de risque infectieux ;
II : La thérapeutique :
Antidiabétiques

Insuline - humaine Oraux - Sulfamides ;


- Biguanides :
A) Action de l’insuline :
L’unité d’expression de l’insuline : 1 UI = 0,04167 mg ;
 Au niveau hépatique : glycogène ;
 Au niveau musculaire : augmentation de la concentration du glucose ;
 Au niveau des tissus adipeux : augmentation de la captation du glucose ;
Indication:
DID. diabète type I;
Insulino-temporaire dans les cas suivants:
 La grossesse ;  Traumatismes et infection ;
 Intervention chirurgicale ;
Effets secondaires :
 Action locale : allergique ;
 Lipohypertrophie au niveau de lieu de l’injection ;
 Risque d’hypoglycémie caractérisé par perte de conscience qui donne le coma, après, la
mort du malade ;
Contre indication D.N.I.D. :
 Allergie ;  Association contre indiquée avec
 Hypoglycémie ; l’alcool ;
Quelques médicaments hyperglycémiants :
 Les corticoïdes : soit par voie orale ou parentérale ;
 Les progestatifs et les contraceptifs oraux ;
Les médicaments hypoglycémiants :

63
 Les bêtabloquants ;  Les salycilés ;
 Les IEC ;
Les antidiabétiques oraux :
1) Les sulfamides :
 Carbutmide : Glucidoral® ;  Gliclazide ; Diamicron® ;
 Glibenclamide : Daonil® ;
Monographie du Gliclazide® ;
Indication :
D.N.I.D. associé avec un régime alimentaire antidiabétique ;
Effets secondaires :
 Hypoglycémie ;
 Troubles gastro-intestinaux tels que les nausées et les diarrhées ;
 Effets allergiques sous forme d’éruption cutanée ;
 Troubles hématologiques : anémie ;
 Augmentation des enzymes hépatiques : transaminases ……………… ;
Contre indication :
 Femme enceinte et allaitante  Insuffisance rénale et hépatique ;
 DID. ;  Allergie aux sulfamides ;
Les interactions des sulfamides antidiabétiques :
 Alcool ;
 Miconazole ;
 Phénylbutazone ;
Mode d’action des sulfamides :
Ils agissent par stimulation de la sécrétion de l’insuline au niveau pancréatique et inhibent la
libération du glucagon ;
2) Biguanides : ou Fibrate :
 Métformine® ;  Stagid® ;
 Glucophage® ;
A l’inverse des sulfamides, les Biguanides agissent par augmentation de la consommation du
glucose ;
Mode d’action :
L’effet et le mode d’action sont mal connus, il existe plusieurs propositions :
 1e augmentation de la consommation ;
 2e inhibition de la glycogénèse ;
 3e inhibition de l’absorption du glucose au niveau intra……….. ;
Indication de la Métformine® ;
 Diabète de type II : DNID.
 Pour le traitement de DID en complètent l’insulinothérapie ;
Effets secondaires :
 Troubles gastro-intestinaux ;
 Acidose : augmentation d’acétone lactique au niveau du sang ;
Contre indication :
 Acidose lactique ;  Hyperthermie ;
 Femme enceinte et allaitante ;  Troubles gastro-intestinaux ;
 Insuffisance rénale et hépatique ;  Association ∆ alcool ;
Les antidiabétiques injectables :
1) Insuline ;
L'insuline est une hormone peptidique sécrétée par les cellules β des îlots de
Langerhans du pancréas.
Les lieux de stockage du glucose sont les muscles, le tissu adipeux et le foie

Pharmacodynamie :
Foie : Augmentation de la synthèse de la glycogénèse et baisse de la glycolyse ;
Tissu adipeux : Augmentation de la synthèse du glycérol et baisse de la lipolyse ;
Muscle : Augmentation de la captation des acides aminés ;
Augmentation de la synthèse protéique et diminution de la sortie d’acides aminés ;
2) Indication :
 +++ DID (type I) ;
1) Type d’insuline :
Il existe 4 grands types d’insuline qui se différencient par leur durée d’action :
 Les insulines ultra-rapides agissent entre 2 et 4h et sont injectées juste avant les
repas. Elles permettent de faire entrer les sucres apportés par le repas dans les
cellules. Ces insulines sont des insulines humaines légèrement modifiées afin de
raccourcir la durée d’action et ainsi se rapprocher de l’action normale de l’insuline
pendant un repas chez une personne non diabétique
 Les insulines rapides agissent entre 4 et 6h et sont injectées une quinzaine de
minutes avant un repas. Elles permettent également de faire entrer les sucres apportés
par le repas dans les cellules. Ces insulines sont des insulines humaines non modifiées
 Les insulines intermédiaires agissent entre 10 et 16h. Elles peuvent avoir des actions
différentes : soit elle agit de façon prolongée et équilibrée pendant toute sa durée
d’action, soit elle agit de façon plus importante pendant les 6 premières heures que
pendant les heures suivantes
 Les insulines lentes agissent entre 20 et 24h. Ces insulines permettent de couvrir les
besoins du métabolisme durant toute la journée. Ce sont des insulines qui ont été
modifiées afin d’allonger leur durée d’action et/ou une libération prolongée pour
s’approcher au maximum d’une sécrétion basale la plus constante possible.

4) Effets indésirables :
 Hypoglycémie ;  Hypokaliémie ;
 Résistance à l’insuline ;  Allergie ;
 Lipodystrophie ;
5) Précaution d’emploi :
 Obésité ;
 Insuffisance rénale et hépatique ;
 Grossesse ;
 Aspirine à forte dose ;
 Bêtabloquants ;
 IMAO (Inhibiteurs Mono Amino Oxydase)

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11) Tonicardiaques :
Ils possèdent la propriété de renforcer la contraction du myocarde généralement, ce sont des
substances inotrope positives (I+)( augmentation des contractions), trouvant leurs indications
principales dans les différentes formes de l’insuffisance cardiaque, et une utilisation secondaire
dans l’angor ;
a.1) Sympathomimétiques (médicaments du choc cardiovasculaire) :
Ce sont des médicaments d’urgence employés dans la phase aigue pour une action rapide et
courte ;
a.1.1) Adrénaline :
L’adrénaline est un médicament d’urgence en cas d’arrêt cardiaque et du choc anaphylactique ;
a.1.2) Dopamine et Dobutamine, isoprénaline :
Ces produits sont utilisés par voie IV, sous surveillance constante de l’ECG, de la pression
veineuse et de la diurèse ;
Le traitement doit être arrêté progressivement
a.2) Cardiotoniques digitaliques :
Ce sont des substances qui augmentent la contractilité myocardique, ce sont des agents inotrope
(+), donc ils vont être utilisés dans différentes formes d’insuffisance cardiaque ;
On les connaît depuis 3000 ans, l’origine est végétal dans les feuilles ou les graines digitale
pourpre, digitale laineuse ;
a.2.1) Action :
Les digitaliques à action lente et prolongée :
 Digitaline (0,1mg/ CP) ;
 Digitoxine® ;
Les digitaliques à action rapide :
 Digoxine (0,25 mg/ CP solution buvable pour enfants)) ;
 Augmentent la force de contraction du myocarde, ce qui explique leur intérêt dans
l’insuffisance cardiaque ;
 Diminuent la conduction intracardiaque ;
 Augmentent l’excitabilité du myocarde ;
En cas d’insuffisance cardiaque, le débit cardiaque et le débit rénal sont abaissés, et se forme
des œdèmes par rétention du sodium et d’eau ;
Sous le traitement par les digitaliques la taille du cœur diminue, la diurèse augmente
permettant la disparition des œdèmes et le rythme cardiaque diminue ;
On retrouve ainsi la règle des 3R
 Renforce : action sur la force de contraction
 Ralentit : diminution du rythme cardiaque

66
 Régularise : amélioration de la circulation
Indication :
Traitement des insuffisances cardiaques
Digitaliques
Traitement des troubles cardiaques
Effets secondaires :
 Manifestations digestives : nausées, vomissement douleurs abdominales et diarrhée
(signes de surdosage)
 Signes neurologique : crampes, fatigue musculaire, céphalée ;
Précaution d’emploi :
 Sensibilité accrue aux Digitaliques : sujets âgés, hypothyroïdie ;
 Infarctus de myocarde et hypoxie pour insuffisance respiratoire ;
 Augmentation de la toxicité des digitaliques :
 Hypercalcémie ;
 Hyperkaliémie ;
 Bêtabloquants ;
Contre indication :
 Certaines arythmies
 Hypokaliémie non corrigée
 Calcium par voie IV (mortelle association)
Soins infirmiers/ Conseils à donner au patient

 Prise avant ou aux cours des repas, toujours au même moment


 Ne jamais arrêter le ttt sans avis médical
 Espacer d’au moins 2 h l’administration d’antiacides, de charbon
 Limiter la consommation d’excitants (tabac, thé ou café)
 Évaluer la réponse positive à la digitalisation : ralentissement du rythme cardiaque
 En cours de traitement, évaluer les effets indésirables et les signes de surdosage
 Surveiller la kaliémie et la fonction rénale

12)Anti-arythmiques :

Rappel anatomo –physiologique


Le cœur est formé d’un tissu musculaire : le Myocarde. Il comprend également un tissu
spécialisé :le tissu nodal,responsable de la naissance et de la propagation d’uneonde d’excitation
à l’origine de la contractionmyocardique.

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Isolé, le cœur continue à se contracter rythmiquement :C’est l’automatisme cardiaque.

Ces deux phénomènes s’expliquent par des échanges ioniques de part et d’autre des membranes
cellulaires, créant un potentiel d’action. Lorsque les cellules sont au repos (non excitées), le
potentiel de repos est de - 90mV : On dit qu’elles sont polarisées.

Les principaux ions sont :

 L’ion potassium K+ (+++ à l’intérieur de la cellule)

 L’ion sodium Na+ (+++ à l’extérieur de la cellule)

 L’ion calcium Ca+ impliqué dans la contraction myocardique et dans la conduction nodale
entraînant l’automatisme cardiaque

Les troubles du rythme cardiaque sont liés à des altérations de l’automatisme et de la conduction
cardiaque. Ils peuvent être corrigés par les anti -arythmiques qui sont des médicaments qui vont
modifier les courants ioniques transmembranaires.

On distingue 2 principaux troubles du rythme cardiaque:


 Les bradycardies : correspondent au ralentissement du rythme ventriculaire en dessous de 60
battements par minute ou à une interruption de la conduction entre les oreillettes et les
ventricules
 Les tachycardies : correspondent à l’accélération du rythme cardiaque au dessus de 100
battements par minute.
On distingue:
- Les tachycardies sinusales : simple accélération du rythme normal
- Les extrasystoles, ce sont des battements anormaux du cœur
- Les tachycardies auriculaires avec:
*les fibrillations auriculaires
*le flutter auriculaire
I : Définition :
Ce sont des médicaments destinés à prévenir ou à traiter les troubles du rythme.
Ils sont organisés en 4 classes de propriétés électrophysiologiques

 Classe I: les bloqueurs du canal sodique rapide (Quinidine, Flecainide)


 Classe II: les bêta-bloquants adrénergiques
 Classe III: les médicaments qui allongent la durée de la repolarisation ventriculaire
(Sotalol, Amiodarone)
 Classe IV: les inhibiteurs calciques (Verapamil, Diltiazem)

II : anti-arythmique classe I :
Classe I a :
 Quinidine® ;
 Disopyramide® ;
Pharmacodynamie :
 Intolérance (-) ;
 Vasodilatation périphérique ;

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 Effet anti-pyrétique ;
Indication :
 Tachycardie supra ventriculaire ;
 Extrasystole auriculo-ventriculaire ;
Effets indésirables ;
 Hypotension A;  Digestifs : nausées,
 Troubles du rythme vomissements
 Hypoglycémie ;
Contre indi
Bloc auriculo – ventriculaire, Insuffisance non contrôlée

Classe I b :
 Lidocaine® ;  Phenytoine® ;
Pharmacodynamie :
 Intolérance (-) ;  Vasodilatation périphérique ;
Indication :
 Arythmie ventriculaire ;
 Stade aigue de l’infarctus du myocarde ;

Effets indésirables ;
Cardiovasculaires, digestifs, confusion,convulsion.

Contre indi

Bloc auriculo – ventriculaire complet, troubles graves hépatiques,hypersensibilité


Classe I c :
 Proprafénone® ;  Flécainide® ;
Effets indésirables
 cardiovasculaires ;
 Troubles digestifs ;
 Trouble de sommeil..
III : Anti-arythmiques classe III :
Amiodarone® ;
Indication :

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 Tachycardie ventriculaire ;  Insuffisance coronaire ;
Contre indication :
 Bradycardie ;
 Allergie à l’iode
Effets indésirables :
 Hyperthyroïdie ;  Cutanés ;
 Hypoglycémie ;
V : Anti-arythmiques classe V ;
Vérapamil® ;
Effets indésirables :
Cardiovasculaires ; Constipation ; Allergies cutanées
Contre indication :
Bloc auriculo – ventriculaire ; Dysfonctionne - ment sinusal ; Insuffisance cardiaque non
Compensée ; Hypotension artérielle sévère

SURVEILLANCE
 Surveillance du rythme cardiaque Surveillance du pouls, de la pression artérielle
 Surveillance ophtalmique Le dysopyramide peut entraîner un risque
d’hypertension oculaire en cas de Glaucome. Risque de survenue de dépôts cornéens avec
l’Amiodarone
 Surveillance régulière du taux sanguins des hormones thyroïdiennes sous Amiodarone
 Faire pratiquer une fois par an une radiographie thoracique Sous Amiodarone
Risque de survenue de pneumopathie
CONSEILS AU PATIENT
 Eviter les boissons excitantes qui accélèrent le rythme cardiaque et favorisent les
palpitations :Café, thé
 Eviter le tabac : Il est recommandé fermement d’arrêter de fumer
 Eviter de s’exposer au soleil sous Amiodarone : Ce médicament rend la peau plus
sensible au coup de soleil

13) Médicaments de l’insuffisance coronaire :


1) les médicaments ont deux objectifs :
Action symptomatique :
Pour tenter de diminuer la douleur de la crise ;
Action préventive :
C’est la plus importante pour diminuer la fréquence des crises et si possible retarder
l’apparition de l’infarctus de myocarde qui est l’étape finale de l’angine de poitrine
(l’angor) ;
2) Crise d’angor : (angine de poitrine)
C’est un syndrome douloureux thoracique qui traduit une ischémie (diminution de l’apport
sanguin dans une partie du corps) myocardique, la crise apparaît après l’effort, l’émotion,
elle est presque toujours la conséquence d’une atteinte athérosclérose coronaire, cette
douleur est calmée par la Trinitrine ;
3) Infarctus du myocarde :
C’est le point final de l’ischémie cardiaque, c’est une nécrose myocardique, lorsque la
surface nécrosée est supérieure à 1 cm2 ;
4) l’insuffisance coronaire :
Apparaît lorsqu’il y a un déséquilibre entre l’apport en O 2 et le besoin en O2 ;
En cas d’insuffisance coronaire, le débit cardiaque ne peut pas augmenter d’une manière
parallèle au besoin (consommation en O2, c’est ce retard qui provoque le déséquilibre ;
Médicaments anti-angoreux
[Link] dérivés Nitrés :
 Trinitrine : Lenitral® ;
 Dinitrate d’isosorbide : Risordan® ;

Propriétés

Les dérivés nitrés provoquent une vasodilatation veineuse, artérielle et coronaire (à forte dose)
entraînant une réduction des besoins en O2 du coeur, par relaxation du muscle lisse. Ce sont des
fournisseurs de monoxyde d’azote.
Effets

 Antihypertenseur
 Antiangineux
Propriétés

 Dilatation des veines


 Dilatation des artères à forte dose
 Prévention des spasmes des artères coronaires

Indication :
 Crise d’angine de poitrine (angor)
 Syndrome coronarien aigu
 Cardiopathies ischémiques chroniques
 Poussée d’hypertension artérielle sévère
 Insuffisance cardiaque gauche ou globale
Effets secondaires :

71
 Céphalée ;
 Hypotension orthostatique ;
Il faut recommander aux patients de prendre le médicament le soir au couché ;
Contre indication :
 Hypersensibilité aux dérivés nitrés
 Hypertrophie cardiaque
 Hypotension artérielle
 État de choc
 Sténose aortique sévère
 Hypertension intracrânienne

Interaction :
Trinitrine + Viagra est contre indiqué ;
2. Les bêtabloquants
Les Bêta-bloquants sont indiqués dans les cas d'HyperTension Artérielle (HTA)
principalement, puisque leur classification officielle est "antihypertenseur", mais ils offrent
aussi une efficacité dans d'autres contextes pathologiques, comme en post-infarctus, dans
les troubles du rythme cardiaque ou de l'insuffisance cardiaque. En effet, par définition, le
bêta-bloquant "bloque" les médiateurs du système adrénergique qui est justement
responsable de nombreuses activités cardiaques (contractilité, consommation d'O²...). Il le
rend moins efficaces et permet de ramener à la norme certains dysfonctionnements comme
l'hypertension artérielle
Actions des Bêta-bloquants
ils sont des stimulateurs du système cardio-vasculaire, et en les empêchant d'agir
normalement (en diminuant leur action)
indication :
 Hypertension artérielle (HTA)
 Crises d'angine de poitrine et récupération post-infarctus du myocarde
 Troubles du rythme cardiaque
 Migraines
Effets secondaires :
C'est principalement au niveau digestif que l'on peut constater des effets indésirables,
comme avec la survenue de nausées, vomissements et/ou diarrhées. Le patient peut
ressentir une simple fatigue, qui généralement s'estompe avec le temps. Plus rarement, des
problèmes d'impuissance, des mains et froids pieds. Le coeur peut également battre moins
vite, et entraîner des symptômes de bradycardie (fatigue). Le sommeil est parfois perturbé
lors de la mise en place d'un traitement par Bêta-bloquants.
Contre indication :
 Hypotension artérielle
 Asthme
 BPCO (Broncho PneumoPathie Obstructive)
 Insuffisance cardiaque non traitée

72
 Bloc auriculoventriculaire
 Artérite
 Phénomène de Raynaud
 Bradycardie : fréquence cardiaque inférieure à 50
 Antécédent de choc anaphylactique

14) Antihypertenseurs :
Définition :
Elévation permanente de pression artérielle (PA) systolique ou diastolique primitive (HTA
essentielle) ou secondaire PA ≥ 140/90 ;
La pression artérielle normale chez un adulte jeune est entre 120 et 140 mmHg pour la systolique
et 70 et 80 mmHg pour la diastolique. Elle est physiologiquement plus élevée chez les sujets âgés
et plus basse chez les enfants.
La tension est prise chez un patient allongé, au calme depuis 15 minutes ou plus

Médicaments antihypertenseurs :
A) Les diurétiques (voir chapitre) ;
B) Les bêtabloquants (voir chapitre) ; Exp.
 Acebutodol® (cp 250 mg) ;
 Métoprolol (Lopressan® cp 200 mg) ;
 Proprandol ;
Les bêtabloquants sont d’excellents antihypertenseurs ;

C) Les hypertenseurs d’action centrale :


Alpha sympatholytique :
1) Clonidine (Catapressan®) ;
Indication :
 Traitement des hypertensions sévères et résistantes ;
 Traitement des urgences hypertensives
Effets secondaires :
 Sécheresse de la bouche ;  Hypotension orthostatique ;
 Constipation ;  Somnolence ;
 Bradycardie ;
Contre indication :
 Dépression ;
 Association avec l’alcool (imipramine) ;
2) Méthyldopa (Aldomet®) ;

73
Indication :
 HTA modérée et sévère ;
Effets secondaires :
 Hypotension orthostatique ;  Troubles médullaires induisant :
 Troubles hépatiques ; anémie hémolytique, leucopénie,
thrombopénie ;
Contre indication :
 Etat dépressif grave ;  Anémie ;
 Insuffisance hépatique ;
D) Les Inhibiteurs de l’Enzyme de Conversion (IEC) de l’angiotensine :
Plus de deux enzymes de conversion assurent la transformation de l’angiotensine I en
angiotensine II ;
L’angiotensine II est un puissant agent hypertenseur, il stimule la sécrétion de l’aldostérone
(rétention hydro sodique) et renforce l’effet du système sympathique on augmentant la
libération de catécholamine et de freiner la libération de la rénine ;

IEC :
 Captopril (Lopril®);  Ramipril (Triatec®);
 Enalapril (Remitec®);  Perindopril (Loversyl®);
Indication :
 Hypertension artérielle en traitement de 1e intension ;
 Insuffisance cardiaque congestive ;
Effets secondaires :
 Céphalée ;  Hypercalcémie ;
 Gastralgie, nausée, Vms, diarrhée ;  Majoration des effets hypoglycémiants ;
 Perte de goût ;  Femme enceinte ;
 Insuffisance. rénale aigue ;
Antagoniste des récepteurs à l’angiotensine II :
Lasartan (Cozaar®) ;
Indication :
Traitement de HTA essentielle ;
Contre indication :
Insuffisance rénale ;

74
Effets secondaire :
Hypotension artérielle ; Insuf. Rénale ;

Il existe également un traitement non médicamenteux :


 Pratiquer un exercice physique régulier

 Équilibrer son alimentation

 Arrêt du tabac

 Modérer la consommation d’alcool

 Limiter les excès de poids

 Éviter le stress

15) Les diurétiques


Définition :
Un diurétique est une substance qui agit au niveau des reins, qui augmente le volume des
urines (effet diurétique), surtout qui augmente l’élimination de Na+ ;

Il existe 3 types de Diurétiques :

 Les Diurétiques de l’Anse


 Les Diurétiques Thiazidiques
 Diurétiques hyperkaliémiants

Contre indication :
 Femme allaitante / grossesse  Allergie ;
 Déshydratation ;
Association dangereuse :
 02 diurétiques : Risque d’hypokaliémie ;
 Laxatif stimulant: l’anphotericine B (IV);
 Les corticoïdes : Risque hypokaliémie;
 Avec les AINS : apparition d’insuffisance rénale ;
 Aminosides + les diurétiques de lance : effet Néphro-toxique ;

Diurétiques hypokaliémiants
 Diurétiques de l’Anse

 Diurétiques les plus puissants.

75
 Agissent au niveau de l’Anse de Henlé et inhibent la réabsorption du Sodium (Na) et du
Chlore (Cl).
 Actifs sur l’insuffisance rénale.
 Délai d’action rapide (de quelques minutes à 30 min) et de durée brève (3 à 7heures).
 Per os ou intraveineux (intra musculaire possible pour le Furosémide)
 DCI Furosémide (Lasilix®), Bumétanide (Burinex®), Pirétanide
 Indications : HTA, oedèmes de membres inférieurs/insuffisance cardiaque, oedème
pulmonaire/ OAP
 Effets indésirables : hyponatrémie, déshydratation, hypotension orthostatique,
hyperglycémie, hypokaliémie, troubles gastro-intestinaux, hyperuricémie…
 Surveillance : Ionogramme sanguin, poids, glycémie capillaire (essentiellement chez les
sujets diabétiques)…

 Diurétiques thiazidiques

 Inhibent la réabsorption du Sodium (Na) et du Chlore (Cl) au niveau du segment initial du


tube distal (segment de dilution)
 Contre-indiqué dans l’insuffisance rénale sévère.
 Durée d’action de 8 à 24h
 Voie per os uniquement.
 DCI : Hydrochlorothiazide (Esidrex®), Chlortalidone (en association avec un
bêtabloquant
 Indications : HTA, oedème rénal, oedème hépatique, insuffisance cardiaque,
hypercalciurie avec lithiases urinaires
 Effets indésirables : hyponatrémie, déshydratation, hypotension orthostatique,
hyperglycémie, hypokaliémie, troubles gastro-intestinaux, hyperuricémie…
 Surveillance : Ionogramme sanguin, poids, glycémie capillaire (essentiellement chez les
sujets diabétiques)…

Diurétiques hyperkaliémiants
Ils découpés en 3 catégories : les antialdostérones (ou antagonistes de l’aldostérone), les pseudo-
antialdostérones et les diurétiques osmotiques. Ils sont également nommés diurétiques distaux.

 Inhibent l’absorption du Sodium (Na) et du Chlore (Cl) au niveau de la partie du tube


distal et du tube collecteur cortical.
 Diminuent la sécrétion du Potassium (K).
 Per-os ou intraveineux.

76
 Efficacité faible quand utilisés seuls. Souvent associés à un diurétique hypokaliémiant.
 Diurétiques distaux antialdostérones :
o Spironolactone , Canréonate de potassium , Eplérénone; en association
spironolactone + altizide , spironolactone+furosémide
 Diurétiques distaux pseudo-antialdostérones :
o Amiloride; en association amiloride+hydrochlorothiazide (Modurédic®),
amiloride+furosémide, triamtérène+méthyclothiazide,
triamtérène+hydrochlorothiazide
 Indications : HTA, hyperaldostéronisme primaire, insuffisance cardiaque, syndrome
néphrotique
 Effets indésirables : gynécomastie, troubles gastro-intestinaux, hyperkaliémie sévère,
érythème….
 Surveillance : ionogramme sanguin (surtout kaliémie)

16) Les anticalciques


I : Rappel essentiel sur l’ion calcium :
L’ion Ca+ assure le couplage entre deux messages (chimiques ou électriques), atteignant
les cellules et les effecteurs intracellulaires dont l’activation permettent :
 La contraction musculaire (muscle squelettique, lisse, cardiaque) ;
 Le transport axonal, la libération de neurotransmetteurs ;
 L’automatisme cardiaque (nœud sinusal) ;
 La conduction auriculo ventriculaire ;
 L’activation de très nombreux systèmes enzymatiques ;
II : Présentation des anticalciques :
Les molécules disponibles :
 Nicardipine (Loxen®) ;  Nimodipine® ;
 Nifédipine (Adalate®) ;  Diltiazem ®;
Indication :
 HTA ;  Troubles du rythme cardiaque ;
 Angine de poitrine ;  Syndrome de Raynaud ;
Effets indésirables :
 Lié à une vasodilatation excessive : tachycardie, palpitation,………… ;
 Lié à une insuffisance ventriculaire : dyspnée, œdème pulmonaire ;
Lié à des troubles de contraction : risque d’arrêt cardiaque ;

77
17) Vasodilatateurs périphériques
Dihydralazine (Nepressol®) ;
Indication :
 Traitement de HTA ;
Effets second :
 Nausée ;
 Vomissement ;
 Céphalée ;
 Vertiges ;
 Tachycardie ;
 Hypotension orthostatique ;
Minoxidil (Lonoten®) ;
Indication :
 Traitement de HTA ;
Effets second :
 Hypotension orthostatique ;
 Œdème ;

18) Médicament de la coagulation


La coagulation du sang à la suite d’une lésion vasculaire fait intervenir plusieurs
mécanismes successifs :
 Une vasoconstriction : temps vasculaire ;
 Une agrégation des plaquettes qui vont obstruer la lésion : temps plaquettaire ;
 La consolidation du caillot de fibrine ;

Anticoagulants :
a) Héparine® :
Elle est présente dans l’organisme dans certaines cellules (mastocytes).
Elle est extraite d’organes des animaux (intestin, poumon) ;
a.1) Action :
L’héparine est injectée par voie S/C ou IV, (ne jamais l’administrer par voie IM >> mort) ;
elle diminue la coagulation du sang, son effet est immédiat mais de durée brève, ce qui
oblige à répéter les injections. Elle inactive dans le tube digestif ;

1) Les héparines à bas poids moléculaire (HBPM) :

78
Présentent l’avantage d’une durée d’action plus longue (une seule injection par jour pour
prévention des thromboses) ;
Exemple : Nadroparine® : Fraxiparine® 2500 UI / 0,2ml ;
7500 UI / 0,3ml ;
25000 UI/ 1 ml ;
Enoxoparine : Lovenox® 20mg/0,2ml ;
40mg/0,4ml ;
Indication :
 Prévention des thromboses veineuses et artérielles ;
 Prévention de la coagulation au cours de la dialyse ;
Effets indésirables :
 Thrombopénie : diminution de nombre de plaquettes sanguines ;
 Saignement ;  Allergie ;
 Ostéoporose ;
Contre indication :
 Risque hémorragique : HTA, ulcère, AVC ;
 Troubles hépatiques ;
Interaction médicamenteuse ;
 Potentialisation par Aspirine et certain anti-inflammatoire : risque hémorragique ;
 AINS et anti-vitamine K ;
2) Les héparines à haut poids moléculaire (HHPM) ;
Par voie S/C : héparine calcique, 2000 UI, 5000UI ;
Par voie I/V : héparine sodique 5000 UI, 25000 UI, 7500 UI ;

b) Anti-vitamine K :
Action :
Ces médicaments sont d’origine synthétique, réduisent la coagulation du sang en agissant
sur la synthèse hépatique des facteurs de la coagulation.
Ils sont actifs peros, mais en raison de leur mode d’action, l’effet anticoagulant n’apparaît
qu’après un délai minimum de 18 heures ;
Acénocomarol: Sintrom®;
Warfarine: Coumadine®;
Indication:
 Thromboses veineuses;  Post opératoire ;
 Embolie pulmonaire ;

79
Contre indication :
 Femme enceinte (absolue) ;  HTA ;
 Hémorragie ;  Insuffisance rénale ;
Effets indésirables :
 Hémorragie ;  Alopécie (chute de cheveux) ;
 Troubles gastro-intestinaux ;  Nécrose cutanée ;
Association contre indiquée :
AINS ;
Salicylés ;
Risque d’hémorragie Héparine® ;
Amiodarone® ;
Cimétidine® ;

c) Thrombolytiques :
Les Thrombolytiques activent le plasminogène en plasmine qui intervient dans la
fibrinolyse. Ils sont utilisés à titre curatif pour remplacer la fibrinolyse physiologique en
présence d’un caillot constitué (infarctus du myocarde, embolie pulmonaire) ; le but du
traitement de courte durée sera d’obtenir une lyse efficace du caillot avec un risque
hémorragique réduit ;
Streptokinase: Kabikinase®;
Urikinase: Uri kinase®;
Indication :
 Thrombose cérébrale ;
 Embolie pulmonaire ;
 Infarctus du myocarde ;
 Traitement des occlusions veineuses et artérielles ;
Effets secondaires :
 Allergie ;
 Hyperthermie ;
 Hypotension et bradycardie ;
 Saignement bénin ;
Les Thrombolytiques sont réservés pour les centres hospitaliers ;

19) les antimitotiques


83
84
85
20) Sérums et vaccins ;
I) Vaccin :
a) Définition :
Se définit comme étant une culture microbienne ou toxine à virulence atténuée que l’on
inocule à un individu ou animal pour l’immuniser contre une maladie microbienne ;
b) Vaccination :
C’est la lutte contre certaines maladies par l’inoculation sous une forme modifiée, de l’agent
responsable de la maladie, qu’il soit bactérien, viral ou toxique ;
c) Immunité :
C’est la capacité que possède un organisme pour se défendre, en particulier lors d’une
agression par un agent infectieux. C’est l’ensemble des facteurs humoraux et cellulaires qui
protègent l’organisme de toute agression ;
d) Immunisation :
C’est le processus conférant l’immunité soit par :
Introduction d’antigène dans le corps (immunisation active : vaccin) ;
Introduction d’anticorps spécifiques (immunisation passive : sérum) ;
II) Nature des vaccins :

86
Les vaccins sont composés de microbes complets, vivants atténués ou tués de leurs
constituants ou d’une toxine modifiée (anatoxine) qui stimule la production d’anticorps. Le
sujet vacciné est ainsi protégé contre les maladies avant qu’il ne les contacte ;
a) Vaccins tués :
Ils sont obtenus par inactivation, grâce à des procédés chimiques ou physiques qui n’altèrent
pas leurs pouvoir antigéniques, mais empêchent leurs multiplication et leurs virulences ;
Ils nécessitent plusieurs administrations rapprochées pour stimuler la formation d’anticorps
protecteurs contre la maladie correspondante ;
b) Vaccins vivants atténués :
Ces vaccins utilisent le pouvoir de reproduction de l’agent infectieux. L’immunisation par les
antigènes atténués, comparés à celle des vaccins tués, est beaucoup plus proche de
l’immunité acquise par la maladie, est donc beaucoup plus solide ;
c) Anatoxine :
Ce sont d’excellents vaccins destinés à produir des anticorps antitoxiques. Elles sont en effet
des toxines dénaturées par action chimique (formole, alcool) ou physique (chaleur)
L’anatoxine diphtérique et tétanique n’ont aucun pouvoir toxique, mais ont gardé toutes leurs
possibilités de stimulation antigénique. Là encore plusieurs injections et les rappels sont
nécessaire pour maintenir une immunité solide ;
d) Extraits poly saccharidiques :
Vaccin anti méningococcique A, C ;
III) Conservation des vaccins (chaine de froid) :
La chaine de froid est le système permettant de conserver le vaccin et de toutes ses efficacités
depuis sa sortie du laboratoire jusqu’au lieu de vaccination. Ce système est essentiel du fait
que les vaccins sont des produits biologiques actifs périssables sensible à la chaleur ;
Les principaux éléments de chaine de froid sont :
 Le personnel qui dirige et organise la distribution des vaccins ;
 Le matériel nécessaire à la conservation et au transport des vaccins de la chambre
froide à l’échelon national, congélateurs et réfrigérateurs à l’échelle régional et
provincial, jusqu’à l’unité avancée où l’on utilise les caisses isothermes ;

Les vaccins :
I) BCG® : Bacille de Calmette et Guérin ;
C’est un vaccin bactérien atténué permettant de prévenir la tuberculose ;
Le vaccin est sous forme liquide ou lyophilisée :
Mode d’emploi :

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 Voie intradermique ;
 L’injection se fait au niveau de la face externe postérieure de la partie moyenne du
bras généralement gauche ;
 0,1 ml en ID  enfant > 1 an ;  0,05 ml en ID  enfant < 1 an ;
Incidents et complications :
Incidents :
 Ulcération après voie ID avec adénopathie ……… (Entourage) ;
Complication :
 Adénite suppurée ;  Ostéite à BCG ;
Contre indication :
 Définitive : déficit immunitaire congénital ou acquis ;
 Temporaire : corticothérapie ou chimiothérapie ;
II) DTCP (anti Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) :
Il est à base d’une anatoxine ;
Présentation : existe sous forme d’association :
 DT : antidiphtérique et antitétanique ;
 DTCoq : antidiphtérique, antitétanique et anticoquelucheux ;
 DTPolio : antidiphtérique, antitétanique et antipoliomyélitique ;
 DTrubéole : antidiphtérique, antitétanique et anti rubéole ;
 Tétra coq : antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheux, antipoliomyélitique
 Pentracoq : antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheux, antipoliomyélitique ;
Mode d’administration :
Injection par voie sous cutanée ou intramusculaire au niveau de la face antérieure de la cuisse
(nourrisson) ;
Indication :
 A partir de la 6ème semaine de vie selon PNI ;
Effets secondaires :
 Réaction locale : douleur au point de l’injection, inflammation ;
 Réaction générale : fièvre et courbature ;
Contre indication :
 Majeurs : néphropathie grave ;
 Affections neurologiques sévères ;
III) VAT (vaccin antitétanique) :
Il est à base d’une anatoxine ;

88
Présentation :
 Vaccin simple : tetravax® ;
 Vaccin associé : DT, DTpolio, DTcoq ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Systématique : nourrisson dès la 6e semaine de vie ;
 Occasionnel : femme enceinte, survenue de la plaie ou blessure ;
Effets secondaires :
 Infiltration douloureuse + fièvre et courbatures ;
 Accidents anaphylactiques ;
IV) Vaccin anticoquelucheux :
Présentation :
 Simple : Vaxcoq® ;
 Associé : DTcoq, tétracoq, pentacoq ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Obligatoire ; administré dès la 6e semaine de vie ;
Effets secondaires :
 Locale : infiltration au niveau de l’inoculation, douleur, rougeur ;
 Générale : les accès fébriles, toux coqueluchoïde ;
 Complication exceptionnelle : état du choc ;
Contre indication :
 Seule CI temporaire : affection neurologique évolutive ;
V) Vaccin antipoliomyélitique :
Présentation commercialisée :
 Vaccin simple à virus vivant : vaccin polio oral ;
 Vaccin simple à virus inactivé : IPADP (Pasteur) ;
 Vaccin associé : vaccin TP, DTp, Tétracoq, Pentacoq ;
Mode d’utilisation :
 Per os (oral) , voie S/C, I.M ;
Effets secondaires et contre indication :

89
 Il n’existe aucune contre indication ni effets secondaires pour le vaccin inactivé ;
Pour le vaccin vivant atténué :
 CI : déficit immunitaire = CI absolue ;
 La femme enceinte ;
 Diarrhée ; Contre indication temporaire ;

Indication :
 Vaccin antipolio oral pour tous les nouveaux né ;
 Dès la 6e semaine de la vie : vaccin inactivé ;
 En cas de situation épidémiologique : vaccin vivant atténué ;
VI) VAR (vaccin anti rougeoleux) :
Présentation commercialisée :
 Vaccin simple : Rouvax® ;
 Vaccin associé : ROR (rougeole, oreillon, rubéole) ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Nourrisson à partir de 9 mois ;
Effets secondaires :
 Des réactions bénignes : fièvre, troubles digestifs ou respiratoires ;
 Complications : convulsion (hyperthermie) ;
Contre indication :
 Définitive : déficit immunitaire (congénital ou acquis) ;
 Temporaire : femme enceinte, infection aigue en évolution ;
VII) Vaccin anti rubéole :
Présentation commercialisée :
 Vaccin simple : Rudivax® ;  Vaccin associé : ROR ;
Mode d’administration :
 S/C, I.M ;
Indication :
 Nourrisson à partir d’un an ;  Jeune fille de 10 à 14 ans ;
 Les femmes en âge de procréation non immunisées avec une contraception orale ;
Effets secondaires :
 Très rare chez l’enfant ;
 On peut avoir des adénopathies cervicales non douloureuse ;

90
 Éruption discrète ;
Contre indication :
 Absolue : immunodépression congénitale ou acquise ;
 Temporaire : femme enceinte ;
VIII) HB (vaccin anti hépatite B :
Présentation commercialisée :
Vaccin sous forme liquide :
 Engérix B ;  Gen Hevac B (Pasteur) ;
Mode d’administration :
 Voie I.M ;
Indication :
 Le nouveau né est vacciné dès la naissance ;
 Personnel médical et paramédical ;
Effets secondaires :
 Réaction locale : douleur au point d’injection ;
 Réaction générale : myalgie et parfois fièvre (douleur musculaire) ;
Contre indication :
 La seule est les sujets porteurs de l maladie ;
IX) Vaccin antigrippal :
Spécialités :
 Inflexal® ;  Vaxigrip® ;
 Mutagrip® ;
Indication :
 Sujets à haut risque notamment âges de + 65 ans ;
 Ou atteint d’affection respiratoire ou cardiaque chronique ;
Contre indication :
 Affection fébrile aigue ;  Diminution de la réponse
 Néphropathie ; immunitaire ;

Les solutés massifs


Introduction :
 Les solutés massifs administrés en perfusion IV ;
 Très utilisés en milieu hospitalier ;

91
 Utilisés à des fins de :
 Nutrition ;
 Rééquilibration ionique ;
 Hydratation ;
 Utilisés aussi comme véhicule pour l’administration des médicaments : ATB,
corticoïdes ;
I) Glucose :
A) Glucose à 5%, 10% :
Indication :
 Réhydratation ;
 Prévention de la déshydratation ;
 Véhicule pour apport thérapeutique ;
 10% : apport calorique et glucidique ; traitement des diarrhées et vomissements ;
Posologie :
Perfusion en IV : entre 500 et 3000 ml par 24 h en fonction de l’état du malade ;
Précaution à prendre :
 Vérifier l’intégrité du flacon ;  Désinfecter le bouchon ;
 Vérifier la limpidité ;
B) Glucose à 30% (500 ml, 1000 ml) :
Indication :
 Comme G5 et G10 + traitement d’urgence de l’hypoglycémie ;
C) Chlorure de sodium 0,9% « Na cl » (250 ml, 500 ml, 1000 ml) :
Indication :
 Rééquilibration ionique pour apport des ions : Na+ ; cl- ;
 Déshydratation ;
 Véhicule pour apport thérapeutique ;
 Hypo volémie ;
Posologie :
 Perfusion en IV : adulte : 500 à 3000 ml/ 24h selon l’état du malade ;
Contre indication :
 Rétention hydro sodée ;  Insuffisance cardiaque ;
Précaution d’emploi :
 Vérifier l’intégrité du flacon ;  Vérifier la limpidité ;

92
 Désinfecter le bouchon ;
D) Bicarbonate de sodium (1,4% ; 4,2%) :
Indication :
 1,4% : acidose métabolique ;  4,2% : acidose métabolique ;
 1,4% : intoxication par le  4,2% : hyperkaliémie ;
phénobarbital ;  4,2% : arrêt cardiovasculaire ;
Posologie :
Elle définit en fonction de :
 L’état du malade ;  Le degré de l’acidose ;
 L’étiologie de la pathologie ;
Contre indication :
 Alcoolisme métabolisé ;  Acidose respiratoire ;
E) Mannitol (10%, 20%) :
Indication :
 Réduction des œdèmes cérébraux (10%, 20%) ;
 Réduction de l’hypertension intraoculaire (20%) ;
Posologie :
 Adulte : 500 ml/j ;  Enfant : 10 ml/j ;
Contre indication :
 Déshydratation ;  Insuffisance cardiaque ;

F) Hemaccel :
Indication :
 Traitement d’urgence, état du Contre indication :
choc : toxique, septique,  Allergie ;
traumatique, opératoire ;  Hyperhydratation cellulaire ;
 Traitement de l’hypertension  Hyperkaliémie, hypercalcémie ;
médicamenteuse tel que les  Trouble de coagulation ;
Digitaliques ;  L’accouchement ;

Formes d’utilisation et présentation commerciale :


 Mercurobutol® : antiseptique externe vaginal ;
 Merbromine sodique : idem que Mercurobutol® ;
 Thimesol® : conservateur.

93
21) Médicaments du système nerveux autonome :
1.1. Définition
Le système nerveux autonome (SNA) ou Système Nerveux Végétatif (ou involontaire) est
composé par l'ensemble des neurones qui innervent de toutes les formations effectrices de l'être
vivant, coeur - poumon - vaisseaux - muscles lisses - oeil - glandes endocrines etc
1.2. Organisation
Le SNA est composé de 2 parties :

* Système orthosympathique ou sympathique (SS)


* Système parasympathique (SPS)
1.3. Médiation
Les neurones pré-ganglionaires des deux systèmes utilisent l'acétylcholine (Ach), les neurones
post-ganglionnaires sympathiques libèrent de la NA ou de l'A, alors que les neurones post-
ganglionnaires parasympathiques libèrent de l'Ach.
1.4. Récepteurs
Sous type Localisation Agonistes Antagonistes

α1 Post-synaptique Phényléphrine Phentolamine


Métaraminol Phenoxybenzamine
Methoxamine
α2 Pré-synaptique -Methyl noradrénaline -Clozapine
(neuronal) Clonidine -Thioridazine
Oxymétazoline - Méthiotépine
ß1 Post-synaptique - Isoprénaline
- Adrénaline

ß2 -Post-synaptique -Salbutamol - Butoxamine

-Terbutaline - Thymoxamine
-Pré-synaptique
- Orciprénaline
ß3

2LE SYSTEME SYMPATHIQUE


2.1. Les sympathomimétiques
C'est un ensemble de substances capables de reproduire (mimer) les effets engendrés par la
stimulation (excitation) du système sympathique.

94
Dans le deuxième cas, les substances n'agissent pas directement au niveau des récepteurs
adrénergiques mais sur les mécanismes neuronaux responsables de la synthèse et la libération des
catécholamines et on parle de sympathomimétiques indirects.

2.1.1. Les sympathomimétiques directs


[Link]. Les Sympathomimétiques Alpha
a- La phényléphrine (Néosynéphrine ) : Alpha+++, Bêta+
Effets :
Coeur : Pas d'effet (absence de récepteurs Alpha).

Vaisseaux : Vasoconstriction
Pression Artérielle Hypertension artérielle.

Bronchodilatation , cet effet est dû à l'action de

Bronches la phényléphrine sur les récepteurs ß


bronchiques, très prédominants par rapport
au récepteur
Œil Mydriase.
Intestin Diminution du péristaltisme.
Métabolisme Pas d'effet.

Utilisation
 Mydriatique : pour l'examen du fond de l’oeil.
 Décongestionnant rhinopharyngé
b- Autres Substances
- Méthoxamine
- Naphalozine
c- La Noradrénaline
Effets
Cardiovasculaires :
Injection unique : poussée tensionnelle brève (inactivation rapide).
Perfusion IV :
 Action alpha vasculaire avec augmentation de la PA systolique et
diastolique.
 Bradycardie vagale.
 Action Bêta : Vasodilatation coronaire
 Augmentation du retour veineux, du débit cardiaque, du travail cardiaque
et de la consommation en O2 du myocarde
Extra cardiaques :

95
Bronches : Bronchodilatation (Bêta).
OEil : Mydriase (Alpha).
Intestin : Relaxation (Alpha).
Métabolisme : Glycogénolyse hépatique et hyperglycémie (Alpha

[Link]. La Dopamine
- Action α: - vasoconstriction modérée au niveau vasculaire,
- Action ß: - augmentation du débit cardiaque par action myocardique,
- Action DA: - vasodilatation rénale et splanchnique avec augmentation de la natriurèse

SYMPATHOMIMÉTIQUES DIRECTS Effets Indésirables et Interactions

Substances Effets Indésirables Interactions


ADRÉNALINE Palpitations, Douleurs POTENTIALISATION
Angineuses Anxiété, PAR: IMAO - Guanéthidine
Agitation Hyperglycémie, - L-DOPA Antidépresseurs
nécrose Tricycliques Diminution des
effets de l'insuline.

NORADRÉNALINE Hypertension, Troubles du Phentolamine et autres alpha


Rythme Cardiaque, Anxiété, 1-antagonistes. Troubles du
nécrose rythme exacerbés sous
Halothane, cyclopropane et
et Théophylline i.v.

DOPAMINE Nausées, Vomissements, POTENTIALISATION


Tachycardie Arythmies, PAR: IMAO -
Douleurs Angineuses
Guanéthidine - L-DOPA
Hypertension, Céphalées
Antidépresseurs
Tricycliques

DOBUTAMINE Nausées, Céphalées,


Douleurs Angineuses
Arythmies Ventriculaires

2.1.3. Les Sympathomimétiques Indirects

Sont des substances qui activent le système sympathique (catécholaminergique) en agissant sur
différents mécanismes neuronaux. Trois mécanismes sont particulièrement mis en action dans ce
cas.
 Augmentation de la synthèse : C'est le cas de la L-Dopa dont l'usage est actuellement
réservé à la maladie de Parkinson
 Augmentation de la libération :
 Diminution de l'inactivation : Elle peut être obtenue de différentes manières et en
particulier par

96
-l'inhibition du recaptage, avec des molécules type imipramine (voir les
antidépresseurs).

2.2. Les Sympatholytiques


Ce sont des substances capables de diminuer ou de supprimer les effets des catécholamines.
Comme dans le cas des sympathomimétiques, on distingue:
 Les sympatholytiques directs qui agissent par occupation des récepteurs post-synaptiques
adrénergiques. Ils s'opposent donc à l'action des catécholamines sur leurs récepteurs et
réduisent ou abolissent leurs effets biologiques.
 -Les sympatholytiques indirects exercent leurs effets par l'action sur les mécanismes
internes du fonctionnement neuronal et donc la diminution de la quantité de CA au niveau
des récepteurs.
2.2.1. Les Sympatholytiques directs

a- Les Alpha Bloquants Post-Synaptiques

Prazosine : ses effets a1 sont nettement plus importants que ses effets a2

Son utilisation en tant qu'antihypertenseur est justifiée par ses effets vasodilatateurs très
puissants.

Urapidil : Ses effets sont comparables à ceux de la prazosine, avec, en plus, des effets
sérotoninergiques 5-HT1A
Phénoxybenzamine ou Phentolamine : leurs effets sont aussi importants sur les récepteurs a1
et a2. Leur usage thérapeutique en tant qu'antihypertenseurs est très limité à cause de leur action
sur les récepteurs α2
Dihydroergotamine :
C’est un dérivé de l'ergot de seigle, qui possède une activité a-bloquante non sélective vis a vis
des deux sous types de récepteurs a.

Labétolol : il s'agit plutôt d'un ß-bloquant qui possède également des propriétés a-bloquante

[Link]. Les Bêta-Bloquants


Produits : Bêta-1 et Bêta- 2
 Propranolol
 Pindolol
 Bêta - 1 Sélectifs
 Acébutolol
 Aténolol
Indications

97
- Angor.
- Hypertension artérielle (HTA).
- Troubles du rythme
Contre-Indications

- Insuffisance cardiaque.
- Asthme.
- Troubles de la conduction (BAV).
- Hypoglycémie

2.2.2. Les Sympatholytiques indirects

* α-méthyl para-tyrosine (α-MPT): elle exerce son action inhibitrice sur l'enzyme tyrosine
hydroxylase qui est responsable de l'étape clé de la synthèse des monoamines
* α-méthyl dopa : captée par le neurone grâce au même mécanisme actif que la tyrosine, l'α-
méthyl dopa va se transformer en précurseur d'un faux neurotransmetteur l'α-méthyl-NA.
Réserpine : La puissance de l'action de cette substance, actuellement abandonnée comme
antihypertenseur, entraime des effets dépresseurs et est contre indiquée dans la dépression
nerveuse. Elle est par ailleurs contre-indiquée dans l'ulcère gastroduodénal à cause de
l'hypersécrétion acide d'origine centrale qu'elle provoque
Guanéthidine : Cette molécule a tendance à disparaître de la gamme des antihypertenseurs
actuellement utilisés.
Clonidine : ses effets découlent de la stimulation des récepteurs a-2 présynaptiques. Par
conséquent, il s'ensuit une inhibition de l'activité de la tyrosine hydroxylase et donc une
inhibition de la synthèse et la libération de NA.
3. LE SYSTEME PARASYMPATHIQUE
Le système parasympathique se caractérise par le fait que la transmission se fait grâce à
l'Acétylcholine (Ach) aussi bien au niveau des neurones pré que post-ganglionnaires
3.1. Métabolisme et libération:

La synthèse de l'Ach se fait le long de la fibre cholinergique à partir de la choline et de


l'acétylcoenzyme A et d'une enzyme, la choline acétyltransférase. L'Ach synthétisée est ensuite
stockée dans des vésicules au niveau de la terminaison synaptique.

98
3.2. Récepteurs:

Type Sous type Localisation


Nicotiniques N1 Ganglions Sympathiques Ganglions
Parasympathiques - SNC

N2 Jonction neuromusculaire

Muscariniques M1 Cortex - Hippocampe - Ganglions


Sympathiques & Parasympathiques
M2
Mésencéphale –tronc cérébral
M3 Tronc Cérébral
M4 Striatum

3.3. Propriétés de L'Ach

3.4.1. Effets muscariniques


Coeur : Inotrope (-), Chronotrope (-)
- Bronches : Constriction
- Intestin : Augmentation du tonus et du péristaltisme.
- Vessie : Contraction du muscle vésical et relâchement du sphincter.
- Vaisseaux : Vasodilatation + hypotension
-OEil : Myosis.
-Secrétions : Augmentation de toutes les sécrétions : bronchiques, sudorales, lacrymales,
salivaires et gastriques
3.4.2. Effets nicotiniques
 -Inotrope et chronotrope (+)
 Hypertension artérielle (HTA)
 Mydriase
3.4.3. Effet sur la plaque motrice
Il s'agit d'une contraction musculaire, antagonisée par les curares
3.4.4. Effet sur le SNC
L'Ach ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique. Toutefois, l'injection
intracérebroventriculaire d'Ach entraîne des tremblements, une rigidité etc., effets qui sont abolis
par les anticholinergiques de la famille des antiparkinsoniens
3.5. Les Parasympathomimétiques
3.5.1. Les Parasympathomimétiques directs
[Link]. Dérivés de la Choline

99
Ce sont des esters ou éthers de la choline dont les différences par rapport à l'Ach sont :
Métacholine
Carbacholine
[Link]. La Muscarine
Elle est extraite du champignon Amanita muscaria. Elle peut provoquer une intoxication à la
suite de la consommation du champignon, d'où l'apparition d'un syndrome
parasympathomimétique typique.
C'est un agoniste muscarinique pur et on fait appel à l'Atropine en cas d'intoxication par ce
produit.
[Link]. Pilocarpine - Arécoline
Ces substances possèdent une action plus prolongée que celle de l'Ach
3.5.2. Les Parasympathomimétiques indirects
Ce sont des substances qui font partie de la famille des Inhibiteurs de la cholinestérase ou
Anticholinestérasiques. On distingue les formes irréversibles et les formes réversibles
[Link]. Les Parasympathomimétiques irréversibles
Ils sont le plus souvent utilisés comme insecticides (Parathion ), ou comme toxiques de guerre.
Ce sont le plus souvent des organophosphorés.
[Link]. Les Parasympathomimétiques réversibles
Utilisés en thérapeutique
Esérine :
- Action modérée sur le tube digestif, les voies urinaires, les glandes salivaires et
sudoripares.
- Bonne action sur la plaque motrice
- Traverse la BHE (La barrière hémato-encéphalique)
Sels d’Ammonium Quaternaire :
Néostigmine (Prostigmine )
- Ne traversent pas la BHE et n’ont donc pas d'effets secondaires centraux.
3.5.3. Usage Clinique des parasympathomimétiques
 Myasthénie :
 Glaucome
 Antagonisme du surdosage ou l'intoxication aux anticholinergiques (Atropine

3.6. Les parasympatholytiques:

Ce sont des substances qui s'opposent aux actions de l'Ach et de la stimulation des nerfs
parasympathiques

100
- Les effets observés sont :
Coeur : Tachycardie.
Vaisseaux : Pas d'effet.
Bronches : Bronchodilatation.
Intestin : Ralentissement du tonus et du péristaltisme = constipation.
Vessie : Relâchement = rétention urinaire.
OEil : Mydriase (risque de glaucome aigu).
Sécrétions : Diminution de toutes les sécrétions.
SNC : Propriétés antiparkinsoniennes et effet bénéfique dans le mal des transports
[Link]. Atropine
Substance capable de provoquer des intoxications relativement graves, dont les signes les plus
observés sont:
Mydriase - dyspnée - sécheresse de la bouche et des muqueuses - délire - paralysie – coma
[Link]. Scopolamine (ou Hyocine)
Propriétés antimuscariniques identiques à celles de l'atropine mais elle provoque des effets
centraux différents, sous forme de sédation, hallucinations, ataxie
3.6.3. Usage clinique des parasympatholytiques
- Coeur: en anesthésie pour isoler le coeur du tonus vagal inhibiteur, évitant ainsi tout d'arrêt
cardiaque réflexe.
- Bronches: en anesthésie, pour réduire les sécrétions bronchiques et les encombrements qui s'en
suivent.
- Sécrétions: diminution des secrétions acides gastriques et effet bénéfique dans l’ulcère
gastroduodénal.

3.6.4. Contre-indications :
- Glaucome à angle fermé.
- Adénome prostatique.
- Bronchite chronique

22): Médicaments du SNC :


A) Médicaments psychotropes :
a) Les hypotoniques :

101
Ce sont des médicaments psychotropes et dépresseurs centraux, le traitement par les
hypnotiques ne devrait durer qu’une à deux semaines. Aux doses thérapeutiques, ils
entraînent un état de sommeil aussi proche que possible du sommeil hormonal.
1) : Les benzodiazépines (BZD) :
 Classification :
Demie vie courte (< 5 h) : Triazolam® ;
Demi-vie moyenne (5 à 10 h) : Loprazolam®
Demie vie longue (12 à 30 h) : Nitrazepam®, Fluritrazepam® ;
 Caractéristiques pharmacogénétiques :
Résorption des BZD administrées par voie orale : 80 à 95% ;
Métabolisme des BZD hypnotiques ne conduit pas à des métabolites actifs ;
 Avantage :
 Toxicité faible ;
 Pas de pouvoir d’induction enzymatique ;
 Pas de C. indications véritable si non la myasthénie (prudence chez les vieillards et
les femmes) ;
 Inconvénients :
 Amnésie antérograde ;
 Troubles aigues de comportement ;
 Hypotonie musculaire ;
 Contre indications :
 Insuffisance respiratoire  Alcool ;
sévère ;  Myasthénie ;
 Insuffisance hépatique ;  Femme enceinte ;
 Hypersensibilité aux BZD ;  Femme allaitante ;
2) : Les Carbamates (méprobamate) :
De propriétés similaires à celle des BZD, ils sont très utilisés dans le traitement des
alcooliques ;
Son principal inconvénient réside dans son très grand pouvoir inducteur enzymatique ;
3) Antihistaminiques (Hydroxizine >> (Atarax) :
 Augmentent le tonus musculaire ;
 Diminue le seuil convulsif ;
 Dépourvu d’effet toxicomanogène ;
 Effets secondaires (BZD + Carbamate) :

102
Deux sont très graves mais exceptionnels :
- Toxicomanie ;
- Tentatives de suicide ;
 Contre indications (BZD + CBT) :
- Insuffisance hépatique ; - Automobiles ;
- Myasthénie ; - Grossesse
b) Les anxiolytiques :
Ce sont des médicaments destinés à combattre les composantes psychiques et
somatiques de l’anxiété ;
Ils possèdent toujours un effet sédatif et de ce fait, sont encore souvent appelés :
 Tranquillisants ;
Classification :
 BZD ;
 Carbamates ;
 Antihistaminiques ;
2) BZD :
Commercialisée en tant qu’anxiolytiques sont :
 Alprazolam : Xanax® ;
 Bromazepam : Lexomil® ;
 Chlorazepate dipotassique Tranxine® ;
 Diazépam : Valium® ;
 Lorazepam : Temesta® ;
 Prazepam : Lysanxia® ;
 Nordazepam : Nordaz® ;
Résorption :
 Absorption digestive est excellente et rapide ;
 Voie rectale : résorption rapide mais irrégulière (Valium dans les convulsions
fébriles chez le nourrisson et l’enfant) ;
 Voie IM : résorption irrégulière et plus lente que per os ;
 Voie IV : voie d’urgence ;
Indication :
 Anxiété réactionnelle  Anxiété généralisée ;
(trouble de l’adaptation  Insomnie ;
avec l’humeur) ;  Effets indésirables :
 Crise d’angoisse ;  Dépendance ;

103
 Hypotonie musculaire ;  Amnésie antérograde ;
3) Molécules hypotoniques apparentées aux BZD :
Les deux molécules sont aussi efficaces que les BZD et semblent entraîner en moindre
risque de dépendance ou d’amnésie antérograde ;
 Zopiclone Imovane® ;
 Zolpidem : Stilnox® ;
3) Les barbituriques :
Thiopental +++ ;
Propriétés pharmacologiques :
 Hypnotiques et anticonvulsives ;
 Hypotension et bradycardie après IV ;
Indication :
 Pré anesthésie ;
 Etat convulsif aigue par IV ;
Effets secondaires :
 Respiratoire (toux éternuement, Laryngospasme) ;
 Rénaux : baisse légère de diurèse) ;
 Nerveux : réveil désagréable ;
 Tolérance et pharmacodépendance :
Contre indication :
 Insuffisance respiratoire ;
 Induction enzymatique ;
c) Les antidépresseurs :
Ce sont des médicaments capable d’améliorer les syndromes dépressifs ;
Conditions de prescriptions :
 Diagnostic clinique de la maladie ;
 Doivent être accompagnés d’un soutien ;
 Ne pas changer un antidépresseur avant 04 semaines du traitement ;
 Le but d’action thérapeutique est compris entre 4 et 28 jours ;
 Faire attention aux rechutes ;
Indication :
 Dépression ;  Dépression au cours d’une
 Mélancolie ; maladie organique ;
 Dépression saisonnière ;

104
Choix d’un antidépresseur :
 Efficacité : la famille la plus efficace : Imiparaminiques ;
 Toxicité : la famille la plus toxique IMAO (inhibiteur mono amino oxydase) ;
1) IMAO :
Ce sont des antidépresseurs ayant beaucoup d’effets secondaires :
 Iproniziade® ;  Moclabemide® ;
Contre indication :
 Les IMAO possèdent  Anesthésiques généraux et
beaucoup d’interactions locaux ;
médicamenteuses ;  Opiacés ;
 HTA ;  Lait et ses dérivés ;
 Insuffisance hépatique ;
Effets secondaires :
 HTA qui peut être compliquée par hémorragie cérébrale ;
2) Imipraminiques :
 Imipramine® ;  Amitriptyline® ;
 Clomipramine® ;  Trimipramine® ;
Contre indication :
 Glaucome ;  Adénome de prostate ;
Modalité du traitement :
 Faire NFS ;  Faire ECG ;
 Dosage des transaminases ;
Effets secondaires :
 Nausées et vomissements ;  Rétention urinaire ;
 Hypotension artérielle ;  Mydriase ;
 Constipation ;  Tachycardie ;
 Somnolence ;  Troubles de la mémoire ;
3) Divers :
Ils ont une excellente tolérance, ils sont actifs en cas de dépression grave :
 Fluoxétine : Prozac® ;
 Sertraline : Zoloft® ;
Effets secondaires :
 Nausées ;  Perte du poids (anorexie) ;
 Diarrhées ;  Agitation ;
 Tremblement ;
4) Les antihistaminiques :
 Prométhazine® ;
 Alimemazine® ;
Leur effet est irrégulier avec fréquemment des réactions paradoxales d’excitation, leur
usage est abusif et ont des conséquences graves à long terme ;
d) Neuroleptiques :
Ce sont des médicaments réducteurs des troubles psychotiques aigues et chroniques ;
Classification des neuroleptiques :
a) Phénothiazines :
 Chlorpromazine : Largactil® ;
 Fluphénazine : Modecate® ;
 Levomepromazine: Nozinan®;
 Pipotiazine: Piportil®;
b) Butyrophénones: Haloperidol (Haldol®);
c) Benzamides : Sulpiride (Dogmatil®);

Pharmacologie des neuroleptiques:


Pharmacocinétique :
 Bonne résorption per os ;
 Métabolisme hépatique prédominant ;
 Elimination rénale des métabolites ;
 Voie IM en cas d’urgence et pour les formes retard ;
Indication :
 Neuropsychiatrie : psychoses aigue et chroniques (schizophrénie) ;
 Médecine générale : anxiété et agitation, vomissements ;
 Obstétrique : éclampsie ;
 Dermatologie : prurit ;
Effets indésirables : principaux :
 Neurologiques : syndrome confusionnel, état dépressif ;
 Génito endocrinien et métabolique : inhibition de l’ovulation, aménorrhée,
galactorrhée, baisse de la libido, impuissance ou frigidité, prise de poids..
 Exceptionnel : cutané, hépatique, hématologique ;
Contre indication :
 Maladie de Parkinson ;  Glaucome à ongle fermé ;

106
 Adénome prostatique ;  Coma barbiturique ou
 Lésions hépatiques ; éthylique (alcool) ;
 Hypersensibilité ;  Femme enceinte.
a) Les normo thymiques :
 Sel e lithium® ;
 Carbamazepine® ;
Pharmacologie du sel de lithium :
Caractéristiques pharmacocinétiques :
 Administré par voie orale ;
 Le lithium passe par la barrière placentaire ;
 Il ne subit aucune bio transformation dans l’organisme ;
 Elimination rénale ;

B) Antiparkinsoniens

Ce sont des médicaments capables de réduire les symptômes moteurs de la maladie de parkinson
Rappel :
La pathologie est caractérisée par une triade sémiologique : Tremblements, akinésie,
rigidité.
-Les tremblements s’observent surtout au repos et démarrent généralement aux mains.
-L’akinésie correspond à une diminution de la fréquence des mouvements volontaires et résulte
d’une inertie du système moteur
1) Les anticholinergiques
Ils réduisent l'hyperactivité cholinergique striatale résultant de la réduction du tonus inhibiteur
dopaminergique. Classiquement, ils sont sensés agir préférentiellement sur la rigidité et le
tremblement. Actuellement, ils ne sont plus guère utilisés
Trihexyphénydile Artane ®
Bipéridène Akineton

Effets indésirables

Ils sont fréquents, souvent sévères et dose-dépendants. Des effets indésirables périphériques
muscariniques subsistent (sécheresse buccale, troubles de l'accommodation, rétention
urinaire, constipation), mais sont moins marqués qu'avec l'atropine.
Contre indications
 L’adénome prostatique

107
 Le glaucome à angle fermé.
Interactions médicamenteuses
Tous les psychotropes qui majorent les effets confusionnels (précaution d’emploi).
2) La L-DOPA
C'est le médicament le plus utilisé car le plus actif. Il s'agit d'un précurseur de la dopamine capable de
traverser la barrière hémato-encéphalique. Elle y est décarboxylée en dopamine et stockée à
l'intérieur des neurones

L-DOPA (lévodopa) seule Larodopa®


Associée avec un inhibiteur de dopadécarboxylase

benzéramide Modopar®

carbidopa Sinemet®

Indications
Maladie de Parkinson, notamment dans les formes akinéto-hypertoniques, et chez les sujets âgés
ou dont l’activité nécessite une correction maximale de leur troubles
3) Les agonistes dopaminergiques
Tous les agonistes dopaminergiques stimulent les récepteurs D2, initialement considérés comme
étant seuls impliqués dans les effets moteurs de la dopamine. On distingue deux classes parmi
ces produits. Les plus anciens sont dérivés des alcaloïdes de l'ergot de seigle ou "ergopeptines".
Ils possèdent, outre des propriétés agonistes dopaminergiques, des propriétés alpha -
adrénergiques ou sérotoninergiques, responsables d'effets indésirables (vasospasme, œdème des
membres inférieurs, fibrose pulmonaire ou rétropéritonéale).

Les agonistes plus récents sont des composés synthétiques plus spécifiques des
récepteurs D2, présentant moins d'effets indésirables. Certains effets adverses restent cependant
communs aux agonistes dopaminergiques et à la L-DOPA, en particulier les effets psychiatriques
(confusion, hallucinations).
Bromocriptine Pardorel ®,
Péribédil Trivastal ®

Indications
Apomorphine Traitement d’appoint des fluctuations sévères de l’activité de la dopathérapie au
cours de la maladie de Parkinson
Bromocriptine
Maladie de Parkinson
 traitement de première intention seul
 traitement de première intention associé à la lévodopa

108
 association en cours d’évolution de la maladie en cas de :
 diminution de l’effet de la L-dopa
 fluctuations de l’effet de la L-dopa
 apparition de dyskinésies, dystonies
Péribédil Maladie de Parkinson: formes tremblantes

Effets indésirables

Apomorphine locaux: prurit au point d’injection, nodules sous-cutanés inflammatoires


nausées, vomissement, hypotension orthostatique troubles psychiques
Bromocriptine en début de traitement: troubles digestifs, hypotension orthostatique
hypertension, infarctus du myocarde, AVC à fortes posologies: troubles psychiques (confusion,
hallucinations)
Péribédil Nausées, vomissements, flatulence

Les inhibiteurs enzymatiques (IMAO de type B, ICOMT


Le concept sous-jacent au développement de ces médicaments était de prolonger l'effet
thérapeutique de la L-DOPA en inhibant les enzymes participant à sa dégradation.
Indications
- traitement de la maladie de Parkinson en monothérapie au début de l’affection (où la sélégiline
permet de retarder de quelques mois le recours à la L-DOPA)
- traitement de la maladie de Parkinson en association à la L-DOPA afin de renforcer son action
et diminuer sa posologie
- traitement de la maladie de Parkinson en association avec la L-DOPA au stade des fluctuations
de fin de dose afin de prolonger son action

Effets indésirables
Ceux sont les mêmes que ceux de la L-DOPA qu’ils renforcent et prolongent. De plus : élévation
modérée des transaminases, troubles du rythme supra-ventriculaire.

C) Les antis épileptiques :


A) DEFINITION :
Ce sont des médicaments capables de supprimer ou diminuer la fréquence et l’intensité des
crises épileptiques. Ce sont des médicaments symptomatiques ;
B) REGLES GENERALES DE PRESCRIPTION :
Quelque soit le médicament utilisé, le traitement de l’épilepsie chronique doit obéir à des
règles générales :
 Diagnostic clinique ;

109
 Un seuil anti épileptique au début ;
 Posologie progressive à adapter au rythme des crises ;
 Ne jamais arrêter brusquement le traitement ;
 Ne jamais oublier de prendre le traitement ;
EFFETS SECONDAIRES COMMUNS :
 Tératogènes : cardiopathie congénitale, dysmorphie faciale ;
 Hématologiques : leucopénie, thrombopénie ;
 Cutanés : rashes ;
 Induction enzymatique des AVK ou contraceptifs oraux ;
C) BARBITURIQUES :
 Phénobarbital® ;
 Indication :
 Le grand mal (crise généralisée brutale) ;
Effets secondaires :
 Anémie mégaloblastique (carence en B12 et acide folique) ;
 Bec de lièvre ;
Contre indication :
 Insuffisance respiratoire ;
 Hypersensibilité ;
 Allaitement ;
Précaution d’emploi :
 Eviter l’arrêt brutal ;
 Proscrire l’alcool ;
 Administrer la vitamine K au cours de la grossesse ;
 Administrer la vitamine D pour les enfants ;
D) HYDANTOINE® :
Phénitoine :
Indication :
 Petit mal et grand mal ;
 Arythmie cardiaque ;
 Névralgie faciale essentiellement ;
Effets secondaires :
 Aplasie médullaire ;
 Hypertrophie gingivale et gingivite ;

110
 Hypertrophie des doigts ;
 Rachitisme ostéoporose ;
 Nausées et crises abdominales aigues ;
Précaution d’emploi :
 Ne jamais arrêter brusquement le traitement ;
 Ne jamais oublier de prendre le traitement ;
Diazépam® et Clonazepam® :
Indication :
 Petit mal ;  Troubles du caractère ;
Effets secondaires :
 Somnolence ;
 Hypotension et défaillance respiratoire après IV ;
Contre indication :
 Insuffisance respiratoire ;  Grossesse et allaitement ;
 Allergie ;
Précaution d’emploi :
 Dépendance ;  Insuffisance cardiaque,
 Myasthénie ; respiratoire, hépatique, rénale ;
E) CARBAMATES :
CARBAMAZEPINE® :
Effets secondaires :
 Somnolence ;  Trouble de la vision ;
 Vertiges ;
Contre indication :
 Grossesse et allaitement ;  IMAO ;
1) VALPROATE de Na+ :
Indication :
 Grand mal et petit mal ;  Hoquet irréductible ;
 Crise psychomotrice ;
Effets secondaires :
 Digestifs ;  Alopécie ;
 Prise du poids ;  Trouble de la vision ;
Contre indication :

111
 Hépatite ;
 Grossesse et allaitement ;
Précaution d’emploi :
 Bilan hépatique régulier ;
 Insuffisance rénale ;
2) GOBAPENTINE® ;
3) LAMOTRIGINE®.

23) Les principaux anesthésiques :


1) Anesthésiques généraux :
Les anesthésiques généraux (AG) administrés par VIV :
A) Thiopental :
Pharmacodynamie :
 Hypo narcose rapide, avec une très faible analgésie ;
 Dépression cardio-respiratoire centrale, avec HTA et hypothermie ;
Modalité d’administration :
 Durée d’action : 30 minutes ;
 Dose initiale : 0,25 à 0,30 gr ;
 Dose totale ne doit pas dépasser en principe 1 gr ;
Indication :
 Indications anesthésiques ;
Effets secondaires :
 Escarres en cas d’injection en dehors de la veine ;
 Apnée brutale en cas d’injection trop rapide ;
 Toux, bronchospasme ;
Contre indication :
 Sensibilité comme aux barbituriques ;
B) Ketamine :
 Actif par Voie IV ;
 Conserve le réflexe trachéal ;
 Effets psychodysleptiques possible, laissant parfois au malade un mauvais souvenir de
l’anesthésie ;

112
Contre indication :
 En cas d’HTA ou AVC(accident vasculaire cérébral)
Les AG administrés par inhalation :
Tous provoque en général, lorsqu’ils sont employés seuls et dans l’ordre : analgésie, agitation
puis narcose avec hypotension A :
A) Protoxyde d’azote (N2O) :
C’est un gaz très utilisé, d’odeur agréable, non explosif et ininflammable ;
C’est un excellent analgésique, très utilisé à des concentrations trop basses pour entraîner la perte
de conscience, et doit être associé à un anesthésique d’induction ;
B) Halothane :
Son mélange avec l’air ou l’oxygène ou le N2O n’est pas explosif ;
Il est utilisé avec des anesthésiques d’induction et par ailleurs souvent en association avec le
N2O ;

Les anesthésiques locaux :


Ce sont des médicaments capable de provoquer une anesthésie en interrompant la conduction
nerveuse, mais du fait de leur toxicité générale, ne peuvent être employés que localement ;
Indication :
 Anesthésie de surface : préparation à l’intubation trachéale et à l’endoscopie ;
 Anesthésie d’inhalation : petite chirurgie, en stomatologie ;
 Anesthésie de conduction : chirurgie des membres supérieurs, en gynéco obstétricale
Effets secondaires :
 Liés à la diffusion systémique ;
 Centraux : paralysie respiratoire ;
 Cardiovasculaire : bloc sinusal ;
 Liés au malade :
 Allergie ++ ;
Spécialité :
 Procaïne® ;
 Lidocaïne® ;
 Benzocaïne® ;
 Prilocaïne®.

113
La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les antibiotiques
La famille des antibiotiques Indications Exemples de Contre Effets secondaires
médicaments indications
Pénicilline *Les septicémies. PENI G ; EXTENCILINE
G *Les pneumonies.
*Les méningites.
*Les affections gynécologiques
à base de monocoques.
*La syphilis.
*Les complications bactériennes
Pénici- de la grippe. *Réaction allergique avec en
lline Pénicilline ORL/ Angines ( pendant une Oracilline particulier :œdème de Qink,
V durée de 10 jours) urticaires,fièvre,arthralgies,
voir choc anaphylactique..
Bétalactamines Pénicilline A *la méningite Amoxicilline, Clamoxyl Allergie
*des troubles digestifs à type de
*les pneumonies nausée, vomissements,
Pénicilline traitement des staphylocoques BRISTOPEN ; ORBÉNINE diarrhées
M majeure production des
pénicillinases
1ère *Infection urinaire compliquée CEFEPIME = AXIME  Grossesse  Accidents cutanée,
génération *Infection respiratoire  Allaitement viscéraux et
Céphalos 2ème Céfuroxime =ZINNAT  Allergie hématologiques
porines
génération  Insuffisance  Réactions croisées
3ème Céfotaxime =CLAFORAN rénale
génération
Aminosides *La tuberculose Streptomycine (traitement de la *grossesse Toxicité rénale et auditive
*La coqueluche. tuberculose) * Association avec des
*Les dysenteries. médicaments a effet
auditif et néphrologique

Les macrolides Angines, Légionellose, *Erythromycine (Erythrocine) Allergie douleurs abdominales


pneumopathie atypique, *Spiramicine (Rovamycine) (augmentation de la motilité)
staphylocoques Toxoplasmose en cas de
toxoplasmose grossesse

1
La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020
La famille des Indications Exemples de médicaments Contre indications Effets secondaires
antibiotiques
Les phénicoles *Traitement de la typhoïde [Link] Anémie Ils peuvent entraîner des
* les salmonelloses Grossesse
accidents sanguins (leucopénie
* certaines méningites insuffisance rénale
Hypersensibilité. ou anémie).

Cyclines *La brucellose (en association avec la *AUREOMYCINE 1% pommade Enfants qui n’ont pas perdu Coloration jaune des dents :
rifampicine) oph .chlortetracycline toutes leurs dents de lait lyppoplasie de l'émail des dents
*le choléra, les infections à chlamydiae *Aminocycline (risque de leur jaunir les • Troubles digestifs : destruction
ou mycoplasmes, la peste dents). de la flore intestinale
La Chimioprophylaxie du paludisme, du Grossesse • Hépatotoxicité
choléra, du charbon Allaitement • Photosensibilisation
L’acné polymorphe juvénil Insuffisance hépatique • Allergies
Insuffisance rénale
Glycopeptides *Infections sévères *Vancomycine : VANCOCINE Grossesse  Ototoxicité
*Teicoplanine : TARGOCID • Troubles digestifs
Utilisés seulement en [Link] Allergie • Surveiller les fonctions rénale

Les quinolones -Infections urinaires basses non CIFLOX ® •Enfants de moins de 15 ans • Photosensibilisation
compliquées ZAGAM ® • Grossesse • Éruptions cutanées
-Gonococcie • Allaitement • Arthralgies
- Infections intestinales • Insuffisance rénale • Troubles neurologiques
La tuberculose résistante aux traitements • Insuffisance hépatique • Troubles digestifs
classiques, la peste
Les sulfamides En première intention: BACTRIM ® • Insuffisance rénale •Réactions allergiques
• Infections urinaires basses ou hautes BACTRIM forte ® • Insuffisance hépatique • Troubles hématologiques
• Prostatites • Allergie aux sulfamides • Troubles digestifs
• Pneumocystose : traitement et • Grossesse. Allaitement • Photosensibilisation
prévention par BACTRIM ® • Enfants de moins de 6 ans
En seconde intention
• Gonococcies/Otites/ Choléra
La fosfomycine Affections sévères dues à des germes FOSFOCINE •Grossesse Troubles digestifs
multirésistants • Allaitement Réactions allergiques

Les nitro-imidazoles antiparasitaire FLAGYL Hypersensibilité Troubles digestifs


TIBÉRAL ® Allaitement Leucopénie
Prurit

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Récapitulatif des contre-indications


Grossesse et allaitement Enfants Insuffisance rénale Insuffisance hépatique
•Céphalosporines •Nouveaux nés, prématurés •Céphalosporine
Aminosides (grossesse) • β-lactamines (pénicillines)
• Cyclines Enfants de moins de 8 ans : Les phénicoles • Macrolides
• Fluoquinolones • Cyclines Aminosides : néphrotoxiques • Tétracyclines IV
• Sulfamides Moins de 15 ans
• Vancomycine • Fluoquinolones •Glycopeptides : Vancomycine
• Fosfomycine • Sulfamides
• Fucidine • Sulfamides
• Cyclines de la 1ère génération
Les quinolones

Surveillance d’une antibiothérapie :


▫ Guérison de l’infection : absence de rechute à l’arrêt du traitement disparition des signes cliniques initiaux dont l’apyrexie)
▫ Au niveau biologique : normalisation des paramètres inflammatoires
▫ Au niveau bactériologique : si le germe persiste c’est un échec voire même une surinfection en cas d’apparition d’un autre germe.
▫ Surveillance des effets secondaires des antibiotiques : allergie, troubles intestinaux,..
-Conseils
▫ Demander s’il existe des antécédents de réactions inhabituelles à la prise d’ATB.
Leur dire :
▫ De poursuivre le traitement jusqu’à la fin même si les symptômes disparaissent.
▫ De respecter les horaires et le mode d’administration.
▫ De respecter le délai de conservation : 15 jours pour les sirops en poudre à diluer

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les antiseptiques
▫ Définition :
*Antiseptique: Préparation ayant la propriété d’éliminer ou de tuer les micro-organismes d’inactiver les virus sur des tissus vivants(muqueuses, plaies, peau
lésée)
▫ classification des antiseptiques
*Les antiseptiques majeurs :Action rapide et large spectre
Antiseptiques majeurs Médicaments type Indications Contre-indications Effets secondaires

Biguanides Hibitane Détersion antiseptique de la Hypersensibilité, lésions de l’appareil Allergie: eczéma,


Biseptine peau, antisepsie de la peau saine auditif urticaires,…
(chlorhexidine )
et des plaies

Dérivé iodé Bétadine - antiseptique de la peau, des plaies antécédents d'intolérance à l'iode. hypersensibilité, eczéma de
(povidone iodé) superficielles et des muqueuses. - nouveau né de moins d'un mois.
- Antiseptique de certaines - Association aux antiseptiques mercuriels contact
dermatites (risque de nécrose cutanéo-muqueuse locale).
- des plaies chirurgicales - Grossesse(second et troisième trimestre)
- Allaitement.

Le s dérivés chloré Dakin -désinfectant Hypersensibilité au chlore Sensation de brulure en cas


- antiseptique sous forme(NaCl)
d’utilisation sur la peau lésée
.bactéricide sur majorité des
bactéries et fongicides

Les alcools: ETHANOL® sur la peau saine avant les application sur les yeux, les muqueuses, les L’alcool est irritant , ne doit pas
bactéricides à la plaies.
injections ; désinfection du petit utilisé sur les muqueuses ni sur
concentration de Eviter de l’utiliser sur la peau de nourrisson
70%. matériel après nettoyage les plaies

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

*Les antiseptiques mineurs :Bactéricide ou bactériostatiques de spectre plus étroit :


Famille Nom de spécialité Indications Contres indications Délai d’utilisation après ouverture
chimique

Ammonium Chloromequat Traitement d’appoint des affections Hypersensibilité 8jrs


primitivement bactériennes et susceptibles de Ne pas utiliser sur les muqueuses
quaternaires
surinfecter

Carbanilide Triclocarban Traitement d’appoint des affections Hypersensibilité 15 jours


(Solubacter, Septivon) primitivement bactériennes et susceptibles de Eviter contact avec l’œil
surinfecter Ne pas utiliser pendant l’accouchement
Usage gynécologique

Diamidines Hexamidine Traitement d’appoint des affections Hypersensibilité 8jrs


(Hexomédine primitivement bactériennes et susceptibles de
surinfecter
Acides acide borique (eau Traitement de certaine dermatose Hypersensibilité 15 jours
boriquée) acide Traitement kératolytique Eviter le contact avec l’œil
salicylique Détersion de la peau et des muqueuses Ne pas utiliser chez le nourrisson
(dermacide)
Dérivés nitrate d’argent Antisepsie des plaies _ -
Cicatrisant et asséchant
métalliques
sulfates de Cu et de Zn Traitement d’appoint des affections hypersensibilité 8 jours
(eau de dermatologiques bactériennes et susceptibles de pas d’application prolongé
Dalibour,Ramet) surinfecter Enfant 0 à 30 mois
Toilette gynécologique externe

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Antiseptiques déconseillés : Règles générales d’usage des antiseptiques


Toxicité et effet indésirables importants
*Sel de mercure : mercure au chrome Mercryl Lauryle
Antiseptiques considérés à tort comme antiseptiques :
Produit non bactéricide au spectre étroit
*Eosine aqueuse à 2% ; colorant

Un antiseptique s’utilise sur la peau ou les muqueuses des tissus vivants.


Les antiseptiques sont inactivés par les matières organiques et souvent par le savon d’où la règle des trois
étapes de l’antisepsie de la peau (nettoyage et rinçage application de l’antiseptique.
Il faut respecter les dates de péremption (chaque antiseptique périmé peut devenir un objet de
contamination microbienne.
Conserver le flacon antiseptique à l’abri de la lumière et loin de sources de chaleur.
Respecter les prescription d’emploi et notamment la concentration et temps de contact minimum avec le
tissu vivant :
injection : 30 secondes
champs opératoire : 3 à 5 min
lavage chirurgical : 5 min
Bien respecter les incompatibilités des différents produits.
Ne jamais mélanger ou employer successivement deux antiseptiques différents : risque d’inactivation des
produits par antagonisme ou la toxicité par incompatibilité.

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les antiviraux
Les antiviraux Médicaments type Traitement antirétroviral et grossesse

Antirétroviraux VIH/Sida Zidovudine Séropositivité découverte pendant la grossesse :


Lamivudine Le traitement par Zidovudine est débuté au 3eme trimestre de la grossesse et
Névirapine poursuivi jusqu'à l’accouchement
Une césarienne peut être envisagée
Efavirenz
Le nouveau-né est traité pendant 6 semaines par Zidovudine
Saquinavir Chez une patiente déjà traitée :
Indinavir Traitement antiviral poursuivi tout au long de la grossesse

Anti hépatite B Lamivudine= Zeffix® Lamivudine est recommandé, en absence de toxicité fœtale retrouvée
Adefovir (Actif sur les virus résistants à la
lamivudine)

Anti hépatite C Interférons et Ribavirine Contre indiqué pour la femme enceinte (Ribavirine peut causer des
malformations congénitales)
Antivirus de la grippe Utilisés dans les 48 h qui suivent l’apparition
des premiers symptômes Contre indiqué pour la femme enceinte
Deux antiviraux sont utilisés pour le traitement
et la prévention :
*Zanamivir ou Relenza®,
*Oseltamivir ou Tamiflu®.

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Les antiparasitaires
Définition
 Substance utilisée dans le traitement des maladies dues aux parasites.
 En fonction du type de parasite à détruire, les antiparasitaires sont :
 soit antihelminthiques ;
 soit antiprotozoaires.
I-les antiprotozoaires
Antiprotozoaires Médicaments type Effets secondaires
les antipaludéens NIVAQUINE Troubles digestifs (nausées, vomissements) cédant généralement lors de la
Traitement curatif et préventif du paludisme poursuite du traitement, maux de tête et étourdissements, diarrhées. Troubles
de la vue : vision floue.
PRIMAQUINE Nausée, les vomissements et les crampes d'estomac. Maux de tête, des
Traitement curatif du paludisme troubles de la vision et de fortes démangeaisons peuvent également survenir.
Traitement des amibiases Metronidazole :Flagyl Troubles digestifs bénins, troubles de gout, anorexie
Traitement de Spiramycine Troubles digestifs,réactions allergiques,modification de la formule sanguine
toxoplasmose
Traitement de la Glucantine Maux de tête, malaise, essoufflement, éruption cutanée, œdème de
leishmaniose visage, douleurs abdominale, troubles cardiaque
II-les antihelminthiques
*les Benzimidazolés
Flubendazole (Fluvermal*)
*Mébendazole (Vermox*) Taeniasis et oxyurose
* Albendazole (Zentel*)
*Praziquantel : Biltricide* cp à 600m : Traitement des distomatoses, schistosomiases …
* Niclosamide : Trédémine* cp 500mg :Traitement des cestodoses adultes
*Triclabendazole : Traitement des fasciolase ++

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Les antifongiques
Définitions :
Les antifongiques sont des médicaments utilisés dans le traitement des Mycoses.
Les Mycoses sont des pathologies fongiques dues à des champignons très répandus dans la nature.
Classification des antifongiques
Famille Médicaments type Indications Contre indications Effets secondaires
Le groupe des Amphotéricine B  Candidose oro- insuffisance rénale +++
AMBISOME , Hypersensibilité
Polyènes ABELCET pharyngée hypokaliémie, toxicité veineuse ,allergie
*Mycose invasive anémie, thrombopénie
(candidose, fièvre, frissons, céphalées
aspergillose) troubles digestifs
Nystatine Nystatine Labas Des infections à *Hypersensibilité la diarrhée ;
Candida cutanées, *Intolérance au une douleur gastrique ;
vaginales ;Des fructose, de syndrome une éruption cutanée ;
infections de malabsorption du une irritation vaginale ou cutanée ; de la
des muqueuses et de glucose et du nausée ou des vomissements.
l'œsophage, galactose
Les Cryptococcus

Le groupe des Imidazolés Fluconazole Candidose oro- Grossesse Si insuffisance rénale (adaptation des
dérivés azolés pharyngée doses) ;Troubles gastro-intestinaux
Candidose invasive Hématologiques ; Atteintes hépatiques
Miconazole Dermatophytoses,Pity *Hypersensibilité Troubles digestifs ; sécheresse de la
riasis versicolor *nourrissons de moins bouche, gêne dans la bouche,
de 6 mois inflammation de la bouche,décoloration de
la langue ;Troubles du
goût ;Hypersensibilité ;Elévation des
transaminases ;Eruption cutanée.
Utilisation des antifongiques :Nécessitent une surveillance de la NFS, la transaminase et de la fonction rénale

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Analgésiques
Définition :
Les antalgiques ou analgésiques sont des médicaments destinés à réduire la douleur.
Classification :
l’Organisation Mondiale de la Santé (MOS) a classé les analgésiques en trois paliers :
Palier I : Antalgiques périphériques (pour les douleurs légères à moyennes)
Palier II : Antalgiques centraux faibles (pour les douleurs moyennes à intenses)
Palier III : Antalgiques centraux forts (pour les douleurs très intenses voire rebelles)
Palier Médicaments types Contre indications Effets secondaires
Palier I : antalgiques Paracétamol : Doliprane allergie, hépatopathie, alcoolisme, Exceptionnels à des doses thérapeutique (réaction
périphériques ,Dafalgan dénutrition, insuffisance rénale cutanées,thrombopénies)
AINS (voir le cours)
Palier II : Antalgiques Codéine seule Hypothyroïdie, allergie, insuffisance Digestifs :constipation, nausées, vomissements
centraux faibles Dicodin respiratoire Respiratoires :bronchospasme, dépression respiratoire
asthme, enfant < 15 ans, insuffisance Neurologiques :somnolence, vertiges
hépatocellulaire et/ou rénale grave Cutanés : allergie
> dose normale: risque de dépendance et de syndrome de
sevrage ((sueur, bâillements puis dans les 12 heures agitation,
sensation de froid, mydriase,myalgies, douleurs osseuses,
anxiété, insomnie, tachycardie
Codéine + paracétamol < 15 ans, allergie, insuffisance idem Codéine seule + urticaire, thrombopénie rare
Efféralgan codéiné respiratoire ;asthme
Le Dextropropoxyphène allergie Digestifs :nausées, vomissements, douleur abdominales,
seul insuffisance rénale sévère Neurologiques : Céphalées, asthénie, euphorie, vertiges,
Antalvic Enfant < 15 ans somnolence, désorientation
Dextropropoxyphène + Troubles visuels ; Hypoglycémie ; Allergie cutanée
paracétamol
Tramadol Hypersensibilité, insuffisance respiratoire Urticaire, oedème de Quincke ;bronchospasme
sévère ; insuffisance hépatocellulaire convulsions, nausées, vomissement ,céphalées, somnolence,
grave, Enfant < 15 ans, épilepsie non vertiges ,sécheresse buccale, hypersudation, constipation
traitée
allaitement et grossesse

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Palier Médicaments types Contre indications Effets secondaires


Palier III: Antalgiques Morphine Insuffisance respiratoire Dès le début du traitement : une constipation, des nausées
centraux forts Syndrome abdominale aigue qu’il faut prévenir systématiquement.
Enfants de moins de 6 mois - Plus rarement : des vomissements, une dépression
respiratoire, de la confusion mentale, une bradycardie, une
hypotension orthostatique...
- Après 1 à 2 semaines : une dépendance physique et
psychique peut apparaître ainsi qu’un syndrome de sevrage
Fentanyl allergie l'agitation; de l'anxiété;
la présence d’asthme bronchique aigu ou l'apparition de douleur abdominale ou gastrique qui n'était pas
important; présente avant le traitement;
difficultés respiratoires importantes; de la confusion;
un alcoolisme aigu; de la constipation; une diarrhée; de la nausée; une perte de
épilepsie et d’autres affections qui l'appétit; une sensation de ballonnement ou de flatulence; des
peuvent provoquer des convulsions; vomissements.
une augmentation de la pression des difficultés de concentration; de la difficulté à dormir;
intracrânienne ,de la pression du liquide un état de faiblesse générale; un état de nervosité; des maux
céphalorachidien de tête;une sécheresse de la bouche;
pendant la grossesse, le travail ou des trous de mémoire
l’accouchement et pendant l’allaitement.
Nalbuphine -Hypersensibilité Le plus fréquent est la somnolence.
Enfant 18 mois. - On peut également observer : vertiges, nausées,
- Association aux morphine, péthidine, vomissements, sueurs, sécheresse de la bouche, céphalées.
dextromoramide, dihydrocodéine, - Plus rarement : troubles de l'humeur, troubles visuels,
dextropropoxyphène, méthadone, bouffées de chaleur, sédation, crampes abdominales..
lévacéthylméthadol) - Dépression respiratoire chez le nouveau-né au cours de
- Eviter la prise de boissons alcoolisées et l'utilisation obstétricale qui peut être de longue durée ou
de médicaments contenant de l'alcool. retardée

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Les anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoire stéroïdiens = les corticoïdes Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : (AINS)
Les indications: Les effets secondaires: Indications : Les effets secondaires :
 Rhumatologie:  Troubles digestifs (vomissement,
 En cas de TTT des maladies  Neurologiques: agitation,  Rumatismes inflammatoires chroniques: diarrhée)
rhumatismales confusion, dépression, euphorie, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ulcère gastro-duodénal
 En cas d'inflammation locale insomnie, nervosité... ankylosante, rhumatisme psoriasique  Allergie cutanée
(eczéma)  Cutanés: atrophie cutanée, prurit,  Poussées douloureuses de l’arthrose,  Réaction respiratoire : bronchospasme,
 En cas d'insuffisance surrénale retard de cicatrisation... arthrite microcristalline... réactions anaphylactiques
 En cas de déshydratation  Infectieux: risque infectieux  douleurs aiguës des lombalgies, crise de  Complications hématologiques:
 Dans le TTT des chocs accru goutte *Neutropénie, thrombopénie,...
anaphylactiques  Oculaires: glaucome, cataracte...  Stomatologie: douleurs dentaires... *Risque hémorragique
 En cas de crise d'asthme  Musculo-squelettiques:  Gynécologie: règles douloureuses  Troubles rénaux: Insuffisance rénale
bronchique ostéoporose...  Traumatologie: entorse bénigne fonctionnelle
 En cas des manifestation  Digestifs: ulcères gastro-  ORL: angine, sinusite... Les contres indications :
allergiques duodénaux, hémorragies  Urologie: colique néphrétique de l'adulte
 prévention du rejet de greffe digestives...  Affections douloureuses et fébriles  En cas d'ulcère gastro-duodénal
Contre indications  Métaboliques: diabète, /éphalées, migraine  Allergie aux AINS
hypertriglycéridémie, prise de MDTS type :  En cas d'insuffisance hépatique ou
 État infectieux non contrôlé poids, syndrome de Cushing,
 Allergie  les SALICYTES : acide rénale
rétention hydro-sodée... ACETYLSALIYQUE = ASPIRINE*,  En cas de grossesse (3ème trimestre)
 Ulcère gastro-duodénal  Douleur au point d'injection...
évolutif ASPRO*,ASPEGIC  Syndrome hémorragique
 États psychotiques  Antécédents de rectite, ou de
 Cirrhose alcoolique avec rectorragies pour les formes
ascite suppositoires
 Déconseillé pendant
l'allaitement

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les antihistaminiques
Médicaments antihistaminiques H1 Médicaments antihistaminiques H2
Définition : les indications
Ce sont des substances utilisées dans le TTT des réactions allergiques dues à la
 Ulcère gastro-duodénal
libération de l'Histamine au cours de la réaction entre antigène et anticorps.
 Ulcère oesophagien
Les indications :
Effets secondaires : très rares
Utilisés dans le traitement des réactions allergiques
 Troubles digestifs, douleur musculaires, céphalées, fièvre
 Rhinites  Etat confusionnel chez sujet âgé
 Urticaire  Elévation transaminases
 Éruption médicament  Bradycardie, leucopénie, thrombopénie
 Prurit  Commun à tous les antisécrétoires: la diminution de l’acidité gastrique pourrait
 Morsure et piqûre d’insecte favoriser le développement de certaines bactéries
 Utilisés dans la prévention des naupathies (= mal des transports) . MDTS type :
 Inefficaces dans l’asthme et les réactions allergiques sévères).
 Cimétidine TAGAMET®
Effets secondaires :
 Famotidine PEPDINE®
 Somnolence, sédation
 Troubles digestifs: nausées, vomissement
 Troubles cardiovasculaire
 Troubles visuels
Les C.I :
 Chez la femme enceinte
 Glaucome
 Hypertrophie de la prostate
MDTS type :
 PROMETAZINE = PHENERGAN*
 ALIMEMAZINE = THERALENE*

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les Anti-hypertenseurs
Traitement médicamenteux : médicaments de première intention :
 Diurétiques
• β Bloquants
• Antagonistes du Calcium
• Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II
I-diurétiques
Classification des Famille Médicaments types Indications Contre indications Effets secondaires
diurétiques
les diurétiques les diurétiques de furosémides (lasilix®) - HTA déshydratation
hypokaliémiants l’anse - œdèmes (rétention sodée)
- hypersensibilité aux
Thiazides hydrochlorothiazide d ’origine cardiaque, rénale,
(esidrex ®) hépatique sulfamides -déshydratation (diurétiques de l’anse
- obstacles sur les voies +++) avec fatigue et hypotension
urinaires - hypokaliémie avec troubles de rythme
- insuffisance rénale cardiaque
pour les thiazidiques - hyperkaliémie avec troubles de
les diurétiques les anti- spirinolactones HTA - insuffisance rénale rythme cardiaque
hyperkaliémiants aldostérones hyperaldostéronismes primaires
(aldactone ®) - hyperkaliémie - allergies
- états oedémateux
-hyperglycémie en cas des thiazidiques
les diurétiques - Le manitol Utilisés dans l’urgence
Hypertension intracrânienne, Déshydratation à
osmotiques
œdèmes cérébraux, oligo- prédominance intra-
anuries, hypertonies oculaires cellulaire
aiguës. Insufisance cardiaque

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les diurétiques : surveillance du traitement


*Surveillance de l’efficacité :
la diurèse, la pression artérielle ( permet de surveiller l’efficacité du traitement quand le diurétique est employé à des fins antihypertensive, mais aussi de surveiller l’apparition de
chute de tension (effet secondaire : hypovolémie, hypo tension orthostatique) ; surveiller la régression et la disparition des oedèmes
*acide urique :hyperuricémie (augmentation du taux d’acide urique dans le sang) : diurétiques thiazidiques
*glycémie :hyperglycémie avec les thiazidiques.
*bilan lipidique :augmentation du taux de cholestérol et des tryglycérides (modérée) avec les diurétiques thiazidiques.
Traitement de l’HTA chronique chez une femme enceinte
Les antihypertenseurs contre indiqués lors de la grossesse : Médicaments utilisées lors de la grossesse :
*Le labétalol (Trandate®) : bêta-bloquant
*Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les antagonistes des Si le bêta-bloquant, quel qu’il soit, est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en
récepteurs de l’angiotensine II (malformations cardiaques et informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter la surveillance
neurologiques, et toxicité fœtale : altération de la fonction rénale, oligo- du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie )
amnios ; toxicité néonatale : hypotension, hyperkaliémie). Parmi les inhibiteurs calciques :la nifédipine (Adalate®) en 1ère intention
* Les diurétiques sont également contre-indiqués (aggravation de (dihydropyridine la mieux connue quel que soit le terme de la grossesse) ou
l’ischémie utéro-placentaire), la nicardipine (Loxen®) en 2ème intention.
les antihypertenseurs utilisés lors de l’allaitement
Bêta-bloquants : Le propranolol (Avlocardyl®) et le labétalol (Trandate®) peuvent être utilisés pendant l’allaitement.
Inhibiteurs calciques : La nifédipine (Adalate®) et la nicardipine (Loxen®) peuvent être utilisés chez une femme qui allaite.
Antihypertenseurs centraux : La méthyldopa peut être utilisée chez une femme qui allaite.
Inhibiteurs de l’enzyme de conversion : Le captopril (Lopril®), l’énalapril (Renitec®), peuvent être utilisés chez une femme qui allaite, sauf si l’enfant
allaité est prématuré ou s’il a une insuffisance rénale.

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

ANTICOAGULANTS
 Traitement anticoagulants (A.T.C.)
Types d’anticoagulants sous-classes Indications Contre indications Médicaments types
Les héparines non l’héparine sodique -Infarctus du myocarde Héparine Choay® / Héparine
fractionnées (HNF) (actions rapide) -Embolie pulmonaire Léo®
-Ischémie des membres inférieurs.
-Embolie artérielle
l’héparine calcique (agit prévention des accidents - Trouble de l'hémostase Calciparine® / Héparine
qu'au bout de 1 à 2 heures thromboemboliques en post - Hémorragie calcique Léo®)
et dure entre 8 à 12 opératoire, en chirurgie générale - Hypersensibilité à l'héparine
heures)
Les héparines de bas - traitement préventif post-chirurgie, Lovenox ®/Fragmine®
poids moléculaires lors de situations à risque: plâtre, …
(HBPM) - -traitement curatif d'une thrombose
veineuse profonde s’il existe une
allergie à l’héparine (sauf pour
l’embolie pulmonaire).

Les antivitamines K - -Traitement et prévention de la maladie -Grossesse en raison du risque Préviscan® / Apegmone ®
thromboembolique tératogène
-Patients porteurs de prothèse valvulaire -Allaitement
cardiaque -Insuffisance hépatique ou rénale
-Infarctus du myocarde. grave.
-Valvulopathie. -Allergie connue
-ulcère gastro-duodénale récent
-varices œsophagiennes
-HTA non contrôlée
-AVC récent

Le rôle Infirmier lors de l'utilisation de l'héparine Surveillance de traitement par Antivitamione K (AVK)
Précautions à prendre avant la mise en route du traitement Le traitement par AVK doit être suivi avec une grande vigilance car deux

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

 carte groupe sanguin du patient risques principaux doivent être évités : l'hémorragie liée à un surdosage, et
 bilan de la coagulation la thrombose liée à un sous-dosage.
 une N.F.S avec le taux de plaquettes (thrombopénie) ►Surveillance de l'efficacité
 peser le patient Biologique : mesure de l’INR
 s’assurer de la présence de l'antidote L’INR (International Normalized Ratio) est un examen de laboratoire réalisé
 vérifier l'intégrité du produit, sa date de péremption ainsi que son à partir d’un prélèvement de sang.
dosage Il permet d’évaluer l’activité du traitement anti-vitamine K. Il mesure le
 vérifier le bon fonctionnement du "pousse seringue" électrique, temps de coagulation d’un patient et le compare à celui d’un sujet qui ne
calculer la dose et le débit reçoit pas de traitement antivitamine K.
 Surveillance après le traitement En dehors des maladies du foie, chez un sujet non traité, l’INR est proche de
En cas de surdosage : 1.
Utiliser l’antidote de l’héparine = protamine Chez un patient traité par un anti-vitamine K, plus le sang est " liquide », ou
(100 unités d'héparine sont antagonisées par 1 mg de protamine I.V.) « fluide ", plus le temps de coagulation s’allonge et plus l’INR augmente
(c’est-à-dire est supérieur à 2).
Encas de surdosage :
Injection de fraction Facteurs activés de la coagulation : Facteurs : II, VII, X,
IX )
Surveillance clinique et biologique accrue

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les antidiabétiques
Traitement du diabète insulino-dépendant ou diabète de type 1 Traitement du diabète de type 2 : Les hypoglycémiants oraux
1-Les Sulfamides Hypoglycémiants :
Le traitement du diabète insulino-dépendant repose sur Contre indications :
-allergie aux autres sulfamides (BACTRIM)
l’insulinothérapie.
- insuffisance rénale (si clairance < 50 ml/min, le seul sulfamide
Les différentes préparations de l'insuline : autorisé est le GLIBENESE en raison de sa demi-vie courte ; si
clairance < 30 ml/min, contre-indication de tous les sulfamides
*
Action rapide : Exp : ACTRAPID , RAPIDE - insumen hypoglycémiants sont contre-indiqués)
Début Action : 15 à 30 mn ; durée d’action 4h à 6h • insuffisance hépato-cellulaire + éthylisme chronique
* *
Action intermédiaire Exp : NPH INSULATARD • grossesse.
Début action : 1h 30mn durée d’action : 12 à 16h Effets secondaires :
*
Action prolongée Exp: ULTRATARD *la prise de poids, secondaire à la stimulation de l’insulino-sécrétion.
Début A : 2h Durée d’action : 24h à 28h Elle est en général modeste, de 2 à 3 kgs.
Insuline humaine mélangée (mixte) : *surtout le risque hypoglycémique
Action intermédiaire et effet rapide 2- Les Biguanides
Insumen intermédiare ( 25% rapide, 75% NPH) ;MIXTARD 50 (50% Exemples : GLUCINAN ; STAGID
Actrapid,50% Insulatard) contre-indications :
Début action : 15 à 30 mn environ Durée d’action: 12à 16h — en cas d’insuffisance rénale (clairance < 50 ml/mn)
— en cas d’insuffisance cardiaque décompensée
Les règles de l’insulinothérapie — en cas d’ischémie coronarienne évolutive
Les quatre règles de l’insulinothérapie : — en cas d’insuffisance respiratoire sévère
• Régler la glycémie du réveil en évitant l’hypoglycémie nocturne — en cas d’infection aiguë (septicémie ou bactériémie, méningite...)
• Effectuer la triple adaptation des doses — en cas de gangrène ou d’ischémie critique des membres inférieurs
• Garder le même territoire d’injection au même moment de la journée — en cas d’accident vasculaire cérébral récent
• Savoir prévenir et traiter l’hypoglycémie Effets secondaires :
Troubles digestive (nausées, crampes épigastriques, inconfort
abdominal, diarrhée motrice
3- Les Inhibiteurs des Alpha-glucosidases (GLUCOR ® ,DIASTABOL®

Prise en charge de la grossesse chez une femme diabétique (diabète Surveillance de la grossesse en cas de diabète gestationnel

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

de type 1 et 2) Diététique : la plupart des diabètes gestationnels sont traités par


régime seul.
Prise en charge glycémique :
Insulinothérapie : en l’absence de facteur de risque de macrosomie
 Grossesse programmée (ce qui sous-entend une contraception (cf. tableau de facteurs
fiable avant la grossesse)
de risque de macrosomie) ou de problème obstétrical (HTA gravidique
 Arrêt des hypoglycémiants oraux (diabète de type 2) notamment) et après
 Insulinothérapie avec pour objectif la normoglycémie 2 semaines de régime fractionné, l’insulinothérapie est instituée si la
 Auto-contrôle glycémique journalière glycémie à jeun ≥ 1,05 g/l et/ou la glycémie 90 minutes après le repas
 Consultation diabétologique tous les 15 jours ≥ 1,40 g/l. S’il existe un ou plusieurs facteurs de risque,
Après accouchement : l’insulinothérapie est instituée si la glycémie à jeun est ≥ 0,9 g/l et/ ou

 diabète type 1 : besoin en Insuline diminué 50 %, reprendre le la glycémie postprandiale ≥ 1,20 g/l malgré la diététique.

même traitement que celui antérieur à la grossesse en diminuant un Suivi obstétrical : lorsque les objectifs glycémiques sont atteints et en

peu les doses. l’absence de complications, la surveillance et l’accouchement ne


présentent pas de particularité. En cas de mauvais équilibre
 diabète de type 2 : si allaitement, poursuivre l’insuline ; si pas
glycémique ou de retentissement fœtal (macrosomie, hypertrophie
allaitement, reprise des hypoglycémiants oraux
septale) ou encore s’il existe par ailleurs une hypertension artérielle, la
surveillance doit être rapprochée, estimée au cas par cas par
l’obstétricien.

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Anesthésiques généraux, loco-régionaux et locaux


1-Anesthésiques généraux (AG) :
Les anesthésiques généraux sont des médicaments utilisés dans le but d’obtenir une perte de conscience et toute sensation douloureuse dans un but thérapeutique, chirurgical ou
diagnostic.
a-Les anesthésiques généraux intraveineux b- les anesthésiques généraux utilisés par inhalation
*Les narcotiques : *Les halogénés :
Il existe plusieurs substances : Halothane FLUOTHANE®
-Les barbituriques : Nesdonal thiopental /Camma OH/ Diprivan propfol - Bonne propriété hypnotique
*Les analgésiques centraux morphiniques : - Mais faiblement analgésique et myorelaxant
Médicaments types : - Utilisation en pédiatrie car pas d’irritation des muqueuses + odeur agréable
Le Dolosal pethidine : l’analgésique morphinique le plus utilisé *Les non halogénés = protoxyde d’azote KALINOX®
Le Fantanyl - N2O mélangé à O2 50/50
NB. :Leur emploi impose de grande précautions, car parmi ses effets - Action hypnotique faible, bon analgésique
secondaires, la dépression respiratoire - Pas de propriété myorelaxante
*Les curares - Mais action cardiaque + propriétés émétiques + réactions paradoxales
*Les curares dépolarisants : La succinylcholine. Ils ne nécessitent pas Avantages/inconvénients de l’anesthésie d’inhalation :
d’intubation ; + Bien maîtrisable
*Les curares non dépolarisants : Ils nécessitent une intubation et une + Elimination non dépendante du patient (rein, foie)
ventilation controlée. Ils ont une durée plus longue que les curares dépolarisants. + Dépression respiratoire plus rare
Effets secondaires anesthésie générale -- induction plus longue
Nausées et vomissement post opératoire /Maux de gorge /Lésion -- Effet analgésique post-op souvent insuffisant
dentaires(rare) /Frissons

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

2- Anesthésiques loco-régionaux 3- les anesthésiques locaux :


N’entraîne pas de perte de conscience
- Peut être associée à AG Médicaments qui inhibent la conduction nerveuse là où ils sont administrés
- On distingue : - Inhibition des fibres nerveuses sensitives, motrices et végétatives
* les anesthésies rachidiennes _ utiliser dans un geste chirugical ou dentaire
* les anesthésies tronculaires -Exp: procaine, benzocaine,tétracaine,….
a- Les anesthésies rachidiennes - Médicaments de références utilisées en obstétrique : Les xylocaine visqueuse pour
- On distingue : la péridurale (injection dans l’espace péridural, cathéter laissé en application locale,spray ;
place) et la rachianesthésie (injection dans le LCR puis retrait de l’aiguille) Contre indication :
la péridurale : -Allergie aux anesthésiques locaux
Mise en place d’un cathéter qui reste en place après le retrait de l’aiguille permettant -Troubles de la conduction auriculo-ventriculaire
plusieurs injections successives -Zone infectée ou inflammatoire
La rachianesthésie Effets secondaires
- Aiguille extrêmement fine -Hypotension artérielle
- Anesthésie quasi-immédiate -Allergie
- Durée : environ 3h -Réactions toxiques (témoin de surdosage)
- Intérêt : chirurgie sous diaphragmatique (sous – ombilicale) -Réaction locale-vascularisation de la gaine névrite
b- les anesthésies tronculaires 4- Surveillance
- Injection au niveau des plexus ou troncs nerveux ou de façon plus distale Au cours de l’anesthésie :
(infiltration) -Etat de conscience et contact verbale avec la patiente si péridurale
- Au niveau des membres inférieurs : bloc crural -Détecter à temps les signes précursseurs d’accidents ( signes
- Au niveau des membres supérieurs : bloc axillaire et huméral neurologiques,pouls,tension
- Utilisation d’un stimulateur électrique afin de repérer le nerf artérielle, consciences,diurèse,…)
Contre indications des anesthésiques loco-régionaux -Dépister les effets secondaires des produits anesthésiques :
Allergie /Troubles de la conduction auriculo-ventriculaire/Cardiopathie sténosantes/ Bradycardie /Tachycardie/ Céphalées/ Tremblement/ Réaction allergiques : eodème ,
Neuropathies évolutives/Dermatose urticaire
Effets secondaires En poste-anesthésie :
-Hypotension qui peut aller jusqu’au collapsus voir état de choc -Surveiller son état de consciences
-Troubles neurologiques centraux(convulsions) -La réchauffer car le refroidissement augmente le métabolisme de base et prédispose
-Troubles de rythme cardiaque au choc
-Allergie aux anesthésiques locaux -Surveiller la reprise de transit intestinal, du globe vésical et de la régression du bloc
-Réactions toxiques (témoin de surdosage) sensitivo-moteur
-Assurer une mobilisation précoce pour prévenir les accidents thromboemboliques
- Surveiller la femme dans les suites de couches (état général, saignement,..)

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Médicaments du système gastro-intestinal


ANTISECRETOIRES GASTRIQUES ANTIEMETIQUES
Classification :
1-Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) Ils lutte contre le vomissement: liés à la grossesse, liés au transport.
Indications  Dompéridone: MOTILIUM*
En cas d’ulcère gastro-duodénal
En cas d’oesophagite par reflux gastro-oesophagien  Bromopride: MEPRAMIDE*
En cas d’hémorragie d’ulcère.
Traitement préventif des lésions gastro-duodénales dues aux AINS
Contre-indication ANTIDIARRHEIQUES
Grossesse et allaitement
Effets indésirables assez rares Réhydratation orale
- troubles digestifs, céphalées, vertiges
- réactions cutanées, confusions, leucopénie, thrombopénie, anémie *Traitement et prévention de déshydratation , associée à la diarrhée aigue.
Exp. de médicaments : *Ils compensent les pertes d’eau et d’électrolytes.
Oméprazole: AULCER*; MOPRAL* *Médicaments: BIOSEL* / DIARIT*
2-Les antihistaminiques H2 (antiH2) (voir cours les antihistaminiques) Freinateurs de transit
3- Les antiacides et pansements gastriques *Diminuent le péristaltisme (contraction du tube digéstif)et sécrétions intestinales
a-les antiacides *Médicaments: DIARSED*/ ULTRALEVURE*
Indication:
gastralgie; intoxications par les acides,
reflux gasto-oesophagien( pédiatrie). Antibiotiques intestinaux
Contre indications :
Insuffisance rénale ,hypercalcémie, lithiase calcique, hypercalciurie  Métronidazole: FLAGYL*
Exp. des médicaments: MAALOX* / RENNIE*/ GAVISCON*
b- Pansement gastrique

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Médicaments du système gastro-intestinal


LAXATIFS Les ANTI-HEMORRIDAIRES
Favorisent ou provoquent l’évacuation des matières contenues dans l’intestin.
Indiquée en cas de constipation.. Ils se prennent par voie générale ou par voie orale.
I-Laxatif mucilagineux
En présence d’eau augmente le volume et la consistance des selles ; donc Le traitement d’une hémorroïde :
stimule le péristaltisme. Par un veinotonique (augmenter la tonicité des parois veineuse,facilitant
Risque de ballonnement intestinal au début de traitement. ainsi la circulation sanguine) .
Médicaments: NORMACOL* / REGULAX* Par des crèmes et suppositoires ( contre la douleur) qui contiennent des
II-Laxatifs osmotiques anesthesiques locaux.
Attirent l’eau dans la lumière intestinale augmentant ainsi l’hydratation et le Anti-hémorroïdaire suppositoires : BENZOCAINE / ESCULOSIDE
volume du contenu colique. Titanoreine suppositoire :CARRAGHENATES / DIOXYDE DE TITANE
Risque de ballonnement intestinal Titanoreine crème rectale CARRAGHENATES / DIOXYDE DE TITANE
Médicaments:
TRANSILAC*/FORLAX */ MOVICOL *
III-Laxatifs lubrifiants : Huile de Paraffine
Lubrifie et ramolli les selles facilitant l’expulsion.
Risque de diminuer l’absorption des vitamines liposolubles.
Médicaments: LANSOYL*
IV-Laxatifs stimulants
Augmentent la motricité et la sécrétion intestinale.
L’usage régulier peut entraîner une accoutumance avec nécessité
d’augmenter les doses et une constipation sévère à l’arrêt de traitement.
V- Laxatifs par voie rectale
Provoquent le réflexe d’évacuation dans les minutes qui suivent leur
administration
Préparation des examens endoscopiques du rectum et du côlon.
Médicaments: CRISTAL; MICROLAX

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les hypolipémiants
-Définitions
 Un hypolipé[Link] un médicament qui fait baisser le taux de graisse dans le sang, le cholestérol et les triglycérides essentiellement.
Synonyme : hypolipidémiant
Catégorie Indications Contre-indications Effets secondaires Surveillance

Statines Hypercholestérolémie (LDL- Insuffisance hépatique. des myalgies myopathie Augmentation modérée des dosage des transaminases
transaminases, Polyneuropathie (affection des nerfs
Pravastatine choléstérol)
localisés dans le système nerveux
périphérique)(rare)

Fibrates Hypercholestérolémies et Insuffisance hépatique nausées vomissements, selles molles,flatulence vérifier le taux sanguin d'acide
ou rénale grave.
Fénofibrate hypertriglycéridémies - céphalées, fatigue, crampes musculaires clofibrique.
- augmentation de l'urée et du potassium

Résines échangeuses hypercholestérolémie Hypertriglycéridémie Troubles gastro-intestinaux très fréquents Diminuer la dose en cas
(nausées, constipation). d’insuffisance,rénale.
d’anions baisse voir arrêt de la isolée
− Déficience en vitamines liposolubles, − Contrôler la glycémie chez les
Colestipol progression de plaques en acide folique et en fer en cas d’usage prolongé de patients diabétiques de type 2, et si
doses élevées. nécessaire,augmenter les doses du
d'athérome
traitement hypoglycémiant..

Ézétimibe chez les patients Insuffisance hépatique Céphalées. vérifier le taux sanguin d'acide
chez qui on vise une
EZETROL − Troubles gastro-intestinaux. clofibrique (agent hypolipémiant)
diminution plus
prononcée du cholestérol total − Élévation des enzymes hépatiques et de transaminases
ou duLDL-cholestérol.

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Médicaments de pneumologie
ANTIASTHMATIQUES
I-Les bronchodilatateurs b- Anticholinergiques
a- Agonistes bêta2-adrénergiques
On distingue : Molécules utilisées
- Les bêta2-adrénergiques à courte durée d’action (4 à 6 heure) actifs sous ipratropium bromure : Atrovent®
forme inhalée, IV , SC ou à un moindre degré per os oxitropium bromure : Tersigat®
-Les bêta2-adrénergiques à longue durée d’action (12 heures et plus) actifs par Effets secondaires :
voie inhalée rares car uniquement par voie inhallée
Indications : locale : sécheresse bouche, irritation pharyngée
Asthme aigu grave, crise d’asthme aiguë , asthme persistant c- Xanthines : Théophylline et dérivés
Médicaments Types
voie inhalée (durée d’action courte) Indications
salbutamol : Ventoline® Crise d’asthme aiguë , traitement symptomatique de l’asthme persistant, crise
voie inhalée (longue durée d ’action) d’asthme aiguë grave
formotérol : Foradil® Médicaments utilisés
voie orale, parentérale : mêmes molécules
Effets indésirables *d’origine végétale : thé, café, cacao
Avec la voie inhalée, certains effets indésirables sont liés au passage *théophylline : Dilatrane®, Euphylline®, Tédralan®, Théostat®,
systémique. Ils sont observés surtout avec les doses fortes. Xanthium®,...
* tremblement des extrémités, crampes musculaires Effets secondaires :
* palpitations /troubles du rythme cardiaque - Troubles digestifs : nausée, vomissement, epigastralgies, anorexie, troubles
*excitation, nervosité, anxiété,céphalées du transit,
* sueurs ,toux et parfois bronchospasme à la suite de l’inhalation -Troubles cardiovasculaires : tachycardie, arythmies,…
* hyperglycémie, hypokaliémie -Troubles neuro : nervosité, irritabilité, insomnie
Précautions d’emploi Contre-indications
- Hyperthyroïdie
- Cardiomyopathie obstructive enfant < 30 mois et intolérance à la théophylline
- Troubles du rythme
- HTA/ Diabète sucré

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

ANTIASTHMATIQUES (suite) ANTITUSSIFS


Indication : Traitement symptomatique des toux non productives gênantes
II- les anti-inflammatoires :
I- Antitussifs opiacés
a-Les corticoïdes Médicaments utilisés
Spécialité : - Codéine: Neocodion® cp, sirop, suppo
- Béclométhasone BECOTIDE® - Codéthyline : Ephydion® cp, goutte, sirop
- Budésonide PULMICORT® Effets indésirables
Indications -Dépression respiratoire
- Somnolence, vertige
- Traitement continu anti-inflammatoire de l’asthme persistant (léger, - Nausées, vomissements
modéré et sévère) - Constipation
Contre-indications Contre-indications
- Antécédents d’allergie à l’un des constituants du médicament. - Enfant < 30 mois
- Tuberculoses pulmonaires évolutives ou latentes non traités et ulcère - Insuffisance respiratoire
gastro-duodénal - Toux productive
Effets indésirables - Toux de l ’asthmatique
- peuvent être limitées par un rinçage de la bouche à Candidoses II- Antitussifs antihistaminiques
oropharyngées le plus souvent asymptomatiques, nécessitant dans certains Médicaments utilisés
cas un traitement approprié local. Elles près inhalation
- Toux - Prométhazine : Fluisédal®, Rhinathiol® sirop
- Pimétixène : Calmixène® sirop
b- Les antileucotriènes
Effets indésirables
Effets indésirables
- Somnolence diurne : possibilité de réaction paradoxale chez le nourrisson
- Asthénie, fièvre, arthralgies sécheresse buccale, diarrhée, nausées, et l’enfant (insomnie, agitation, nervosité)
vomissements, éruption cutanée, - Effets anticholinergiques : constipation, sécheresse buccale, rétention
- manifestations de la série anaphylactique (urticaire, prurit, œdème de urinaire, tachycardie
Quincke), éosinophilie. Contre-indications
Contre-indications - Insuffisance respiratoire, Toux productive, Toux de l’asthmatique
Hypersensibilité à l’un des composants du médicament - Risque de rétention urinaire par obstacle

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

FLUIDIFIANTS ANALEPTIQUES RESPIRATOIRES


Indications Molécules utilisées :
- Almitrine VECTARION®
Médicaments utilisés
- CITRATE DE CAFEINE
- Mesna : Mucofluide® Indication :
- Dornase alpha : Pulmozyme® - Insuffisance respiratoire avec hypoxie liée à une broncho-pneumopathie
Effets indésirables chronique obstructive (BPCO)
Contre indications :
- Troubles digestifs : gastralgie, nausées, vomissements, diarrhée
- Grossesse et allaitement ; affections hépatiques sévères,…
- Dornase alpha (Pulmozyme® ):
ALMITRINE Vectarion®
- *inflammation de la gorge Ù pharyngites, enrouement
Indication :
- en début de traitement : augmentation des sécrétions
- Insuffisance respiratoire avec hypoxémie liée à broncho-pneumopathie
Recommandations –surveillance
chronique obstructive
- A utiliser avec prudence chez l’asthmatique - Hypoxémie
- A utiliser avec prudence en cas d’ulcère - Anesthésiologie : dépression respiratoire iatrogène liée aux analgésiques
- Toujours s’assurer que le patient est capable d’évacuer les sécrétions centraux, neuroleptiques.
- Toujours avoir à proximité le matériel d’aspiration bronchique Effets indésirables (rares)
- Ne pas abuser de ces médicaments : arrêt dès que la toux est normalisée - troubles digestifs, gène respiratoire, troubles SNC
- Respecter les posologies - amaigrissement (> 4Kg)
- paresthésie des membres inférieurs
- IV : troubles hémodynamiques (tachycardie, hypotension) si trop rapide
CITRATE DE CAFEINE
Indication :
- Apnée du nouveau né : per os ou injectable
Effets indésirables, surveillance :
- Excitation, anxiété, insomnie
- Tachycardie
- Vomissements
- Augmentation de la diurès

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

SURFACTANTS PULMONAIRES
Indication :
• maladie des membranes hyalines : syndrome détresse respiratoire du
NN
La maladie (ou syndrome) des membranes hyalines, est une pathologie qui
affecte les nouveau-nés, en particulier les bébés prématurés. Elle se
manifeste principalement par une insuffisance respiratoire (dyspnée), et une
coloration bleue de la peau et des muqueuses (cyanose
Molécules utilisées :
• Surventa® : dipalmitoylphosphatidylcholine ou colfoscéril palmitate =
surfactant pulmonaire d ’origine bovine
• Curosurf® : poractant alpha = surfactant pulmonaire d ’origine porcine
Effets indésirables
• Hémorragie intrapulmonaire
• Obstruction du tube endotrachéale par sécretions muqueuses

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Psychotropes
psychotropes Classification Propriétés Exemples Effets secondaires Surveillance
Les neuroleptiques diminution de Nozinan Les accidents graves : très rares Conduite infirmière en cas du
Sédatifs l’angoisse, de Tercian Syndrome malin :
syndrome malin
l’agitation et/ou Hyperthermie jusqu’à 40-41°, sueurs
de l’agressivité. profondes, rigidité musculaire, *Suspendre le traitement dès
tachycardie, troubles de la PA,trouble de l’apparition des signes annonciateurs
la conscience,coma et alerter le médecin
Les Les neuroleptiques *effet anti- Haldol Agranulocytose (chute brutale du taux de *Transfert en REA
neuroleptiques anti productifs hallucinatoire Clopixol GB) : *Assurer la sécurité du patient en
(hallucinations Effets secondaires relatifs : surveillant particulièrement son état
visuelles, Cardio-vasculaire :hypotension de conscience, son pouls, sa tension,
auditives…), orthostatique,tachycardie sa température
*action anti- Allergie cutanée,photosensibilisation *Découvrir la personne en cas
délirante Prise de poids d’hyperthermie
Anti cholinergiques : sécheresse de la *Donner une copie de la dernière
bouche, constipation, trouble de ordonnance, des derniers examens
l’accommodation visuelle,rétention biologiques
urinaire,glaucome *Prévenir la famille d du transfert du
Les effets psychiques : indéfférence patient
passivité
Autres : asthénie,perturbation du bilan
hépatique
Les Benzodiazépines Sédatives et Valium(diazépam) Somnolence, fatigue, troubles de la *risque de somnolence, fatigue,
Tranquillisants Hypnotiques Séresta (oxazépam) concentration, troubles de la vigilance ou baisse de la concentration,
ou Anxiolytiques Antihistaminiques Anxiolytiques Atarax( hydroxyzine) abaissement des réflexes, dépendance abaissement des reflexes
carbamates Myorelaxantes Equanil (méprobamate) Intoxication : Informer:
Anticonvulsivante *Troubles de la conscience ( coma) L’arrêt du traitement doit être
Les béta-bloquants s Avlocardyl(propranolol) *Dépression respiratoire progressif
*Hypotension Déconseiller la prise d’ alcool
Prudence / personnes âgées
Syndrome de sevrage

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Psychotropes (Suite)
Psychotropes Propriétés Exemples Effets secondaires Surveillance
Les hypnotiques Ils induisent un état de sédation Mépronizine ( somnolence, céphalées, sensations Prévenir le médecin de l’apparition d’un
permettant une induction et un acéprométazine + vertigineuses effet secondaire
maintien du sommeil méprobamate ) Avertir le patient du risque de dépendance
Stilnox ( zolpidem )

Les Ils stimulent l’activité mentale et *Hypotension orthostatique/tachycardie *Avertir le patient du délai de 10 à15 jours
*Constipation, nausées, rétention pour effets positifs en début de traitement
antidépresseurs pallient aux symptômes de la
urinaire, prise de poids *Observation de l’efficacité
dépression *Insomnies/somnolence *Observation de la tolérance
*Réactivations anxieuses/agitation Pouls, TA
*Vertiges, chutes *Informer le patient de ne jamais arrêter
*Levée de l’inhibition brusquement le traitement
*Syndrome sérotoninergiques: agitation, *Surveiller l’apparition de la levée
confusion, tremblements, hypo ou d’inhibition
hypertension, hyperthermie, sueurs *En cas de surdosage: surveiller les
fonctions cardiovasculaires, respiratoires et
neurologiques

Les Les sels de Tremblement fin, une modification de -L’étude du taux plasmatique, la
thymorégulateurs lithium Théralite l’écriture qui devient petite et lithiémie(0.70 à 1.2mmol/l)
Ils sont les fine(micrographie),troubles -Recherche clinique des signes de
régulateurs de thyroïdiens(goitre),diabète insipide avec toxicité(confusion mentale,tremblements,
polyurie, tremblements, prise de poids Diarrhée,ralentissement du pouls)
l’humeur des
Les Tégrétol fatigue,somnolence,vertiges, *Surveillance prise du traitement
troubles céphalées,troubles digestifs,sécheresse *Surveiller les effets indésirables et
anticonvulsiva
nts de la bouche,allergie l’efficacité
Cutanée,effets hématologiques(leucop- *Noter et transmettre toute modification de
énie),effets hépatiques comportement
*Éduquer et informer/bonne observance
Dépamide Somnolence,coma *Contrôle des résultats sanguins(NFS,bilan
hépatique,taux plasmatique)

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Les anticancéreux
Anticancéreux : terme générique qui regroupe des substances actives contre les cancers. Leur classification est fondée sur la structure chimique des substances
actives et sur leur mécanisme d'action
Cytotoxique : anticancéreux qui provoque des altérations métaboliques et morphologiques de la cellule conduisant à sa mort.
Principales molécules Sous classes Principales molécules Indications Toxicité
Les agents alkylants Moutardes à l'azote. Cyclophosphamide : • Tumeur de Hodgkin (cancer de  Myélosuppression (la moelle osseuse ralentit
ENDOXAN la production de cellules sanguine)
système lymphatique) • Alopécie (chute de cheveux et des poils )
• Tumeurs solides • Nausées, vomissements
•Cystite hémorragique (saignement de la muqueuse
vésicale)
Chlorambucil CHLORAMINOPHÈNE ® -Leucémie lymphoïde chronique myéloïde et digestive modérée.
-Mélanome malin (cancer de peu
rare)
- Sarcome de Kaposi (tumeurs
violacées ou brunâtre qui
ressemblent à des plaies sur la
peu)
Les nitroso-urées Carmustine : BICNU ® traitement des tumeurs cérébrales aplasie médullaire ( assez peu réversible.

Les Cisplatine CISPLATYL ® Cancer de l'ovaire toxicité rénale


sels de Digestif Peu d'hémotoxicité mais diminution de la
platine Poumon synthèse d'érythropoïétine
Le Carboplatine RAMAPLATINE ® Testicule Présente moins de toxicité rénale.
Mais toxicité hématologique supérieure
les antimétabolites : • Fludarabine Leucémie aiguë • Leucopénie
médicaments inhibant - •Cancer du sein • Diarrhées : sensibilité des cellules intestinales
la synthèse de l’ADN • De l'ovaire • Nausées, vomissements
• Ostéosarcomes • Mucites : inflammations au niveau buccal avec
•Tumeurs solides levures
• Troubles neurologiques
• Alopécie
• Hépatotoxicité
• Toxicité pulmonaire

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

La contraception
Contraception mécanique Contraception hormonale
I-la Pilule
I-Le stérilet en cuivre:
• Le stérilet de cuivre agit principalement en prévenant la fécondation. La Elle empêche la survenue d’une grossesse en bloquant l’ovulation ,en modifiant la
présence du cuivre dans l’utérus crée un milieu chimiquement défavorable qui glaire cervicale qui devient impropre au passage des spermatozoïdes ou en atrophiant
affecte la mobilité et la survie des spermatozoïdes l’endemètre ce qui ne permet plus la nidation
• Le cuivre provoque également une inflammation de l’endomètre qui empêche *La pilule œstroprogestative :
l’implantation d’un ovule fécondé- c'est pourquoi il peut être utilisé comme
méthode de contraception d'urgence La pilule œstroprogestative contenant des œstrogènes (éthinylestradiol) et des
Contre –indications: progestatifs de synthèse,
• Malformation utérine Contre-indications
• Saignement vaginal de cause inconnue • Antécédents thromboemboliques
• Endométriose (la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine) • Troubles du métabolisme des lipides
• Cancer du col utérin, de l’endomètre ou des ovaires • Cancer
• Allergie au cuivre ou à une autre composante du stérilet • HTA
Effets indésirables: • Antécédents d'ictère
• les menstruations sont en moyenne allongées d’une à deux journées, -les pertes • Le prurit
sanguines peuvent être plus abondantes, surtout les trois premiers mois, et les • La prise concomitante de tuberculostatiques (rifampicine), d'anticonvulsivants
douleurs et crampes menstruelles peuvent être augmentées. inducteurs enzymatiques (Gardénal, Tégrétol, etc.) du fait d'un risque
• Des saignements entre les cycles qui tendent à disparaître avec le temps d'inefficacité.
• Le risque d’expulsion du dispositif, particulièrement au cours de la première Effets indésirables
année d’utilisation • Les métrorragies (Saignement génital survenant en dehors des règles)
Diaphragme :un capuchon en silicone, en forme de dôme, tendu par un anneau • La prise de poids de 1 à 2 kg ou rétention hydrosodée minime ;
• L'oligoménorrhée (le faible écoulement de sang durant les règles et la
rigide (en métal ou en nylon souple) et qui se place au fond du vagin, contre le col de diminution de leur fréquence)
• Les mastodynies (douleurs du sein)
l'utérus.
• Les jambes lourdes
Préservatifs masculins • La sécheresse vaginale
• La diminution de la libido.
• La plupart de ces petits ennuis sont de courte durée

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Contraception hormonale (suite) Méthodes dites « naturelles »:

La pilule progestative : Coït interrompu (retrait)


Le taux d'échec est élevé (15 %). Cette technique est peu efficace, très astreignante et
A utiliser si il ya une contre indication aux œstrogènes.
source de difficultés conjugales.
Elle agit sur la glaire et l’endomètre, elle est souvent utilisée dans le post partum
immédiat.
Méthode Ogino-Knauss
Exemples : Microval, Milligynom Elle se base sur la durée de vie des spermatozoïdes dans la glaire (3 j) et sur celle de
Effets indésirables : l'ovule (1 j).
• Aménorrhée Les rapports sexuels sont proscrits du 10ème au 18ème j d'un cycle de 28 jours. Elle est
• Spottings continuels (saignements très peu abondants) inefficace en cas de troubles du cycle car l'ovulation survient à des dates variables
Schéma de traitement et surveillance d'une patiente sous pilule Autres méthodes
Prescription initiale : commencer la 1re fois le 1er jour du cycle (au plus tard le 3e Spermicides
jour), prendre un cp/j dans l'ordre du pilulier pendant 21 jours ; arrêter 7 jours et
reprendre 21 jours… sans tenir compte de l'arrivée des règles qui surviendront pendant La plupart des produits ont comme principe actif le chlorure de benzalkonium :
cette phase d'arrêt.
Visite du 3ème ou 6ème mois : elle a pour but d'apprécier la tolérance générale, de *Alpagelle : crème contraceptive, tube avec applicateur-doseur ou doses unitaires ;
répondre aux questions sur les petits ennuis éventuellement observés.
Surveillance annuelle : une visite annuelle suffit avec contrôle de la TA et du poids * Pharmatex : ovules contraceptifs, crème, unidose
le bilan biologique peut être, conseillé tous les 5 ans en l'absence de fait nouveau.
II-Stérilet à la progestérone Contraception définitive
Il est sans cuivre et libère in utero et en continu une hormone progestative durant 5 ans
Exemple : Mirena Stérilisation : position des clips sur les trompes sous cœlioscopie ou lors d’une
Contre-indications :
- la grossesse ; l'infection génitale haute ; les cardiopathies valvulaires césarienne
Les contre-indications relatives sont :
-les anomalies de la cavité utérine (fibrome, malformation)
-les traitements anticoagulants ; d'infection génitale haute ;
-les maladies imposant une corticothérapie ou un traitement anti-inflammatoire au long
cours.
Contraception d’urgence
L'objectif est d'utiliser une méthode empêchant la nidation de l'œuf.
I-Contraceptif hormonal

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

*Norlevo contenant 1,50 mg de lévonorgestrel


• 1 cp à prendre le plus tôt possible et avant 72 h,
• la tolérance est bonne ;
• le taux d'échec est bas, < à 5 %.
*Ellaone :
• le principe actif est l'ulipristal acétate (1 cp blanc dosé à 30 mg) appartenant à
la famille pharmacologique des modulateurs sélectifs des récepteurs à la
progestérone ;
• Ellaone doit être pris dans les cinq jours qui suivent un rapport sexuel non
protégé ou en cas d'échec d'une méthode contraceptive (comme une rupture du
préservatif pendant le rapport) ;
• la tolérance est bonne (douleurs abdominales et troubles de la menstruation) ;
• l'efficacité (supérieure à celle du Norlevo) est de plus de 97 % jusqu'au
cinquième jour.

II. -DIU
• Il doit être mis dans les 5 jours après le rapport non protégé.
• La tolérance est bonne.
• L'efficacité est proche de 100 %.
• À recommander aux patientes qui envisagent ce mode de contraception pour
l'avenir.

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Médicaments du rein
Rein et médicaments Traitement des infections urinaires
Toxicologie rénale des médicaments
Plusieurs mécanismes : La cystite aiguë
a-Diminution de la perfusion de perfusion rénale : • Une inflammation de la vessie. Le plus souvent, l’inflammation est provoquée par
• Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) la prolifération de bactéries intestinales de type Escherichia coli, qui sont
• AINS nombreuses aux environs de l’anus. Les bactéries passent de la région anale et
b-Effet cytotoxique du médicament vulvaire à la vessie en remontant par l’urètre. Tout ce qui gêne la vidange de la
• Aminosides vessie augmente le risque de cystite, car cela augmente la rétention d’urine, donc
• Produits de contraste iodés le temps de prolifération des bactéries. La cystite s’accompagne toujours d’une
• Chimiothérapie urétrite, l’inflammation de l’urètre.
c-Réaction d’hypersensibilité • Le type d’infection le plus fréquent de la femme, à partir du début de sa période
• 10 % des insuffisances rénales aiguës d’activité génitale
• Antibiotiques • Souvent le point de départ des autres types d’infection urinaire
• Pénicillines La cystite aiguë –traitement
• Allopurinol Différentes molécules possibles : PER OS
• AINS
- fluoroquinolones : Peflacine 400 monodose
• Sulfamides
• Diurétiques thiazidiques - Bactrim forte 3 cps
d-Obstruction tubulaire par des dépôts dans la lumière tubulaire Chez la femem enceionte,son traitement est le même que celui de la cystite et fait appel à
• Indinavir des antibiotiques autorisés lors de la grossesse = les béta lactamines (Pénicillines A :
• Chimiothérapie clamoxyl, augmentin. Cephalosporines : oroken)
Prévention de la toxicité des médicaments dans l’IR La cystite récidivante
• Prévenir les situations à risque :
• Arrêter les médicaments qui modifient l’hémodialyse intra-rénale : Les cystites récidivantes sont des infections qui surviennent plus de 3 fois par an. Les
IEC,, AINS symptômes sont identiques à toutes les cystites.
• Arrêter les médicaments pouvant conduire à une hypovolémie : La cystite récidivante-traitement
diurétiques
• Arrêter les médicaments pouvant s’accumuler : metformine Un traitement antibiotique à faible dose sur une longue durée est possible (nitrofurantoïne
• Hydratation suffisante +++ à 50 ou 100 mg par jour pendant 6 mois) mais pas systématique + les mesures hygiéno-
diététique (boire 1,5 l d'eau par jour, uriner toutes les 3 heures de jour, porter des sous-
vêtements en coton,…)

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Traitement des infections urinaires (Suite) Médicaments de la lithiase urinaire


Classification morpho- constitutionnelle
La pyelonéphrite aiguë non compliquée
Infection bactérienne qui atteint le rein • Oxalates de Calcium : type 1: oxalo dépendante
La pyelonéphrite aiguë non compliquée-traitement type 2 : calcium dép.
• Urates : type 3 ,2 sous groupes : milieu acide ou alcalin
- Céphalosporine 3ème Génération (C3G) par voie parentérale: • Phosphate de Calcium et phosphate ammoniaco-magnésien : type 4
cefotaxime (IV ou IM) • Cystine : type 5
ceftriaxone (voie IV, IM ou SC)
Ou La composition des calculs varie en fonction de l’âge, du sexe, de la localisation
Fluoroquinolone, par voie orale: géographique
ciprofloxacine, • L’oxalates de calcium est le composant principal des calculs
levofloxacine,
Lithiase urinaire / Traitement
ofloxacine.
La pyelonéphrite aiguë compliquée
C’est souvent une infection plus sévère qui peut mettre en cause le pronostic
vitale de part le risque de septicémie
Elle nécessite une hospitalisation dans un milieu spécialisé
Le traitement fait souvent appel à une double antibiothérapie iv, et à une
dérivation des urines en cas d’obstacle (l’'urine est recueillie dans une poche
extérieure collée à la peau.).

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Médicaments du système nerveux autonome


Généralités : Adrénaline
indications Effets secondaires
choc anaphylactique, Troubles du rythme cardiaque
arrêt cardiaque, , Palpitations, Douleurs Angineuses
anesthésie locale Anxiété, Agitation ,Hyperglycémie, nécrose
Noradrénaline(Levophed)
Action Effets secondaires
Cardiovasculaires :Bradycardie Palpitations, troubles du rythme.
vagale. ;Vasodilatation -Nécrose cutanée
coronaire ;Augmentation du travail cardiaque - -Réaction allergique et
Extra cardiaques : bronchospasme.
Bronchodilatation/ Mydriase /Relaxation -La pression artérielle doit être
intestion/Glycogénolyse hépatique et contrôlée toutes les 2 minutes
hyperglycémie
La Dopamine
Médicaments du système nerveux autonome
indications Effets secondaires
Médicaments du système sympathique *vasoconstriction modérée au niveau Nausées,Vomissements,
• Les substances qui miment les effets du système sympathique sont appelés vasculaire, augmentation du débit Tachycardie,Arythmies, Douleurs
sympathomimétiques cardiaque par action myocardique Angineuses,Hypertension, Céphalées
• Les substances qui inhibent ou bloquent les effets de ce système sont appelé Alpha 1 agonistes : Naphazoline -
sympatholytiques
indications Effets secondaires
Sympathomimétiques directes Décongestionnant nasal Effets secondaires Naphazoline
• Adrénaline (Alpha et beta) Hypotension Picotements, des rougeurs, les élèves élargies, ou une
• Dopamine(Alpha-beta) orthostatique vision trouble peuvent se produire
• noradrénaline (Alpha et beta) EI Métaraminol :
• Alpha 1 agonistes Hypertension/Hémorragie cérébrale
• Bêta agonistes Convulsions/œDème pulmonaire/
Arrêt cardiaque/Arythmies

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Sympathomimétiques directes(suite) Médicaments du système parasympathique


Bêta 2 agonistes :Salbutamol Physiologie du système parasympathique
Action Effets secondaires  Neuromédiateur : acétylcholine
Pneumologie: Bronchodilatateurs - Tremblements des extrémités.  Les récepteurs : Nicotinique
Traitement de la crise d’asthme, Muscarinique
prévention de l’asthme d’effort. - Palpitations, tachycardie. Parasympathomimétiques
Obstétrique:Tocolytiques *Parasympathomimétiques directs
*Sympathomimétiques indirects a-Acétylcholine
Effets pharmacologiques: Très limités
Ce sont des médicaments qui ont pour but d’augmenter la concentration de la b-analogues cholinergiques
Noradrénaline Molécules : Carbachol
 Antagoniste des Alpha 2 indications Contre indications Effets secondaires
 Inhibiteurs de la recapture Glaucome ( ulcère gastrique la production de larmes accrue
 Inhibiteur des enzymes de dégradation collyres ) Asthme Sensibilité à la lumière
 Stimulants de la libération de la NA Troubles Vision floue temporaire
* Les Sympatholytiques cardiovasculaires Brûlure temporaire ou de
picotement
Les sympatholytiques directs Vessie étanchéité
 Les Bêta-Bloquants (antihypertenseurs) Changement de vision
 Les Alpha Bloquants Post-Synaptiques (antihypertenseurs) Parasympathomimétiques indirects
Sympatholytiques indirects Inhibition réversible de la choline estérase (anticholinestérasique)
 Alpha 2 agonistes (Clonidine : traitement de l’HTA) Exemples : néostigmine (Prostigmine)
 Inhibiteurs de la libération de la NA Atonie vésicale et intestinale et myasthénie grave
Le glaucome ( néostigmine )
Maladie d’Alzheimer : tacrine, donépezil , rivastigmine

Prasympatholytiques
Bloquent les effets du système parasympathique

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La pharmacologie Spéciale (résumé) 2019-2020

Effets pharmacologique et thérapeutiques des parasympatholytiques

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