Séminaire de formation et de perfectionnement
Thématique :
« LA BANQUE COMME TIERS SAISI : OBLIGATIONS ET RESPONSABILITES DANS
LE CONTENTIEUX DE L’EXECUTION DES SAISIES-ATTRIBUTIONS SUR LES
AVOIRS EN COMPTES DU DEBITEUR SAISI – TOUT SAVOIR SUR L’EVOLUTION
ET L’ACTUALITE AU REGARD DE LA JURISPRUDENCE RECENTE DE LA CCJA »
Dates Lieu
Les 27 et 28 juillet 2016 Salle de conférence du CEPAS (Centre
(Chaque jour entre 08 h 30 d’Etudes pour l’Action Sociale) –
et 15 h 30) Kinshasa/ Gombe
I. Contexte et justification
Lorsque le débiteur ne satisfait pas à son obligation en payant sa créance, le créancier est en
droit d’obtenir un titre exécutoire en vue de procéder à l’exécution forcée. Il exerce une poursuite
sur les avoirs de son débiteur et, lorsqu’il découvre que ce dernier loge dans ses comptes auprès
d’une banque un montant capable de le désintéresser ne serait-ce que partiellement, y fait
pratiquer une saisie-attribution.
Cependant, dans 99, 9% des cas, cette technique d’exécution forcée, tant devant les juridictions
civiles que commerciales, est à l’origine de beaucoup de contentieux et génère des contestations
les plus variées qui interpellent les juristes, les professionnels du droit et les praticiens de la
saisie-attribution. Il suffit de sillonner les tribunaux pour se rendre compte de cette évidence. La
banque comme tiers saisi est appelée à coopérer dès lors qu’elle réceptionne de l’huissier un
acte de saisie. Quelle est l’étendue de cette obligation ? Quelles sont les responsabilités
qu’elle encourt ? Peut-elle légitimement contester, refuser de payer ou retarder le
paiement sans que cela ne soit interprété comme un obstacle à l’exécution ? Quelles sont
les conditions et l’étendue de la mise en cause de sa responsabilité ?
La jurisprudence récente de la CCJA dresse un tableau de cas pratiques et de l’évolution sur la
notion de tiers saisi et de ses obligations légales. Cette formation vise donc à donner aux acteurs
économiques et aux professionnels, les clés, les stratégies et les subtilités juridiques pour mettre
à néant des actes mal diligentés. Elle leur offre également les clés et les moyens efficaces pour
recouvrer leurs créances de sommes d’argent par la procédure de saisie-attribution et, pour les
tiers saisis, savoir accomplir leurs obligations légales en vue de faire écran à la mise en cause de
leur responsabilité civile.
La formation permettra également aux participants de maîtriser la philosophie générale de l’Acte
uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement des créances et des
voies d’exécution. A la fin de cette formation, les participants sauront apprécier et mettre en
œuvre les procédures de saisie attribution les plus adaptées aux chances d’exécution sur le
patrimoine du débiteur, évaluées au regard du contexte et des perspectives économiques des
activités de ce dernier.
A la fin de la formation, chaque participant recevra une attestation de formation, un kit
documentaire qui comportera notamment le support du séminaire et un exemplaire
dédicacé de l'ouvrage de l'auteur sur les procédures simplifiées de recouvrement paru en
janvier 2016.
II. Profil de participants
Crédit managers - Responsables et Directeurs juridiques – Crédit officer - Juristes
d'entreprise - Conseils - Avocats et leurs collaborateurs – Chargés de recouvrement -
Responsables du suivi et du contrôle des dossiers contentieux des entreprises et des
banques - Huissiers de justice - Acteurs économiques et toute personne intéressée.
III. Intervenants
Maître Jérémie WAMBO TOTCHOUM, Avocat au barreau du Cameroun spécialisé en
droit OHADA, Juriste Référendaire à la Cour commune de justice et d'arbitrage de
l'OHADA à Abidjan (Côte d’Ivoire), Auteur de plusieurs articles et ouvrages sur le droit
OHADA dont le dernier en date, paru en janvier 2016, porte sur le recouvrement simplifié
de créances en droit OHADA.
M. Patrice BUABUA, Secrétaire Général et Directeur juridique de la Fibank RDC,
Président Commission Juridique Fiscale de l’Association congolaise des banques,
praticien des voies d’exécution OHADA, Membre de la Commission Nationale OHADA
en RD Congo.
IV. Contenu de la formation
1er Module : GENERALITES SUR LA NOTION DE TIERS SAISI EN DROIT OHADA
Savoir définir le tiers saisi au regard de l’AUPSRVE et de l’évolution
jurisprudentielle récente de la CCJA : Concrètement, quelle banque peut
légalement être qualifiée de tiers saisi ?
Savoir établir une démarcation entre tout tiers et le tiers entre les mains
duquel est pratiquée une saisie : quelle portée pratique et comment
interpréter l’article 38 de l’Acte uniforme portant organisation des voies
d’exécution ?
Rappel du régime général des obligations des tiers saisis et applications
jurisprudentielles
Echange : L’évolution et l’actualité de la notion de tiers saisi au regard de la
jurisprudence récente de la CCJA
2ème Module : LA PROCEDURE ET LES EFFETS DE LA SAISIE ATTRIBUTION DES
CREANCES ENTRE LES MAINS DES ETABLISSEMENTS BANCAIRES
Mettre utilement en œuvre la saisie-attribution : Quelles sont les créances
pouvant être recouvrées par la procédure de saisie-attribution?
Déterminer le domaine des saisies de comptes bancaires : quels sont les
comptes visés et au sein d'un compte, quelles sont les sommes
saisissables ?
Connaitre les conditions d’ouverture d’une saisie-attribution tant sur sa
cause que sur son objet
Les qualités du titre exécutoire : les spécificités du titre exécutoire en
matière de saisie-attribution et savoir déterminer le juge compétent en
matière d’exécution du titre
Le juge de l’exécution a-t-il compétence pour connaitre des demandes
tendant à remettre en cause le titre exécutoire dans son principe ou sur la
validité des droits et obligations qu’il constate ?
Procédés de signification des actes de procédure : comment atteindre
légalement le tiers saisi ?
Les effets de la signification du PV de saisi à la banque et cerner la portée
de son obligation d’information
Comment apprécier les renseignements fournis par la banque : qui doit
apprécier et quelle démarche amorcer par la suite ?
Obstacles à l’exécution : conséquences d’informations tardives, inexactes
ou imprécises, voire de refus d’information
3ème Module : LES CONSEQUENCES PRATIQUES DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA
SAISIE-ATTRIBUTION
Attribution immédiate des sommes saisies à concurrence des sommes pour
lesquelles la saisie est pratiquée
Pas de remise en cause de cette attribution par la signification ultérieure
d’autres saisies ou par la survenance d’un jugement ouvrant une procédure
collective (contre le débiteur principal ou contre le tiers saisi)
Maîtriser le régime de la mainlevée de la saisie-attribution et les contours
du cantonnement
Indisponibilité de la créance saisie jusqu’à l’expiration du délai de
contestation ou de l’instance en contestation
L’intervention volontaire ou forcée de la banque à l’instance en
contestation : pour quel intérêt intervenir ?
La mise sous séquestre à la demande de tout intéressé
Le paiement par le tiers saisi : conditions et garanties - formes – quittance –
coût – effets
Conséquence du non-paiement et de la négligence du créancier
Exercices pratiques et conseils sur la validation de la saisie conservatoire en
saisie-attribution des créances
4ème Module : MAITRISER LES PARTICULARITES DE LA SAISIE ATTRIBUTION DES
CREANCES BANCAIRES
Comprendre l’application du principe de l’effet attributif immédiat de la
saisie attribution entrainant transfert instantané de la créance saisie
disponible dans le patrimoine du saisissant
Le juge de l’exécution peut-il suspendre les effets de ladite saisi-attribution
en accordant des délais de paiements au débiteur ?
Connaitre les particularités de la saisie attribution des créances à exécution
successive
La survenance d’une procédure collective remet-elle en cause le transport
de la créance à exécution successive dans le patrimoine du saisissant ?
Quelle est l’incidence de l’arrêt de l’exécution provisoire émanant du juge
sur la décision en vertu de laquelle la saisie est pratiquée ?
Connaitre les particularités de la saisie attribution pratiquée entre les mains
des établissements habilités par la loi à détenir des comptes de dépôt
Identifier et détecter les difficultés spécifiques à la propriété et à la
saisissabilité des fonds
5ème Module : LA RESPONSABILITÉ DES TIERS SAISIS DÉFAILLANTS ET SON
MODUS OPERANDI
Rappel des obligations légales de la banque au 1 er acte de signification
d’une procédure de saisie-attribution et les implications juridiques sur sa
responsabilité civile ou pénale
Comprendre la notion « faire obstacle aux procédures en vue de
l’exécution »
Identifier et détecter les faits générateurs de la responsabilité civile des tiers
saisis : la diversité des situations (refus d’informations, information tardive,
refus de paiement)
Savoir distinguer les faits générateurs de la responsabilité civile du tiers
saisi avec les autres tiers dont mention à l’article 38 de l’AUPSRVE
Conditions préalables de la mise en œuvre de la responsabilité du tiers
saisi défaillant : nécessité d’un titre exécutoire et les autres conditions
La procédure à suivre pour mettre en œuvre la responsabilité d'une banque
tiers saisi défaillant.
6ème Module : COMMENT GERER LES CONTESTATIONS SOULEVEES PAR LE
TIERS SAISI
Rappel sur le régime de nullité des actes de procédures en vue de la saisi-
attribution et défenses du tiers saisi
Les recours du tiers saisi défaillant dans la procédure de saisie attribution :
le juge compétent
Savoir soulever des exceptions ou répondre aux injonctions d’huissier sans
faire obstacle aux procédures en vue de la saisie-attribution des comptes
bancaires
la nullité des actes de procédures et leur incidence sur la responsabilité du
tiers saisi : où, quand et comment faire prévaloir la nullité ?
Action récursoire contre le débiteur principal : connaitre la juridiction
compétente
7ème Module : CONNAITRE LES DIFFICULTES PRATIQUES DU BANQUIER DANS
LE TRAITEMENT DES SAISIES-ATTRIBUTIONS (Module de M. Patrice BUABUA)
Rappels de quelques notions utiles sur les obligations du banquier en tant
que teneur de compte (aspects du droit bancaire)
Etablir une nécessaire distinction entre la notion du « Compte » et celle des
« Avoirs en compte »
Problématiques soulevées par les immixtions externes dans la relation
d’affaires établie entre la Banque & client : saisies-attributions
Appréhender le rôle du banquier dans le processus de traitement des
Saisies-attributions
Identifier les risques juridiques liées à la qualité de tiers saisi (facteurs
endogènes et exogènes)
L’interprétation du devoir de prudence et de coopération mis à la charge de
la banque comme tiers saisie (article 38)
Mieux comprendre le régime des insaisissabilités : compendium de l’état de
la législation bancaire en RD Congo dans le contexte de l’application du
droit OHADA.
Exercices pratiques et travaux dirigés.
V. Inscriptions et règlement des frais :
Les inscriptions et paiements se font au plus tard 10 jours avant la formation directement en
espèces entre les mains de notre Représentant à Kinshasa – RD Congo, Maître LIZANGA
LINGélé Phéline, moyennant remise d’un reçu ou de la facture DJPOHADA ;
Vous pouvez également payer par crédit bancaire à ce compte domicilié à la RAWBANK
(LIZANGA Phéline) : 00001 – 00138227901 – 72 / Swift : RAWBCDKI. Après paiement, il
faudra veiller à nous renvoyer la preuve de versement pour accuser réception.
Maître LIZANGA LINGélé Phéline, Avocat au Barreau de Kinshasa/ Matete, est notre
Représentant local en RD Congo. Il se charge de la préparation matérielle de ce séminaire et est
habilité à percevoir tout paiement ainsi qu’à vous délivrer toute information s’y rapportant.
VI. Contact pour informations complémentaires:
Maître LIZANGA Phéline
Représentant en RDC de la DJPOHADA
79, Croisement des Avenues KANDA-KANDA
et de l’Enseignement (Cab. Me. KILUM),
En diagonal du Palais du Peuple
Tel : Kinshasa (+243 84 76 93 919) - Email :
[email protected]