Congo Jo 2025 09
Congo Jo 2025 09
J OURNAL OFFICIEL
DE LA REPUBLIQUE DU CONGO
paraissant le jeudi de chaque semaine à Brazza ville
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1 AN 6 MOIS 3 MOIS
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et adressé à la direction du Journal ofÞciel et de la documentation.
SOMMAIRE
- Nomination................................................. 259
LE GOUVERNEMENT DE
PARTIE OFFICIELLE LA REPUBLIQUE DU CONGO
ET
- LOI -
LE GOUVERNEMENT DE
LA REPUBLIQUE TUNISIENNE
Loi n° 49-2024 du 30 décembre 2024
autorisant la ratiÞcation de la convention entre la
Désireux de conclure une Convention en vue d’éviter la
République du Congo et la République Tunisienne
double imposition en matière d’impôts sur le revenu,
tendant à éviter la double imposition en matière
sont convenus des dispositions suivantes :
d’impôts sur le revenu
ARTICLE 1 : PERSONNES VISEES
L’Assemblée nationale et le Sénat ont délibéré
et adopté ;
La présente Convention s’applique aux personnes qui
sont des résidents d’un Etat contractant ou des deux
Le Président de la République promulgue la loi
Etats contractants.
dont la teneur suit :
ARTICLE 2 : IMPOTS VISES
Article premier : Est autorisée la ratiÞcation de la con-
vention entre la République du Congo et la République
1) La présente Convention s’applique aux impôts sur
Tunisienne tendant à éviter la double imposition en
le revenu perçus pour le compte d’un Etat contrac-
matière d’impôts sur le revenu, signée le 4 octobre
tant, de ses subdivisions politiques ou de ses collec-
2005 à Tunis (Tunisie), dont le texte est annexé à la
tivités locales, quel que soit le système de perception.
présente loi.
2) Sont considérés comme impôts sur le revenu, les
Article 2 : La présente loi sera publiée au Journal of-
impôts perçus sur le revenu total, ou sur des éléments
Þciel et exécutée comme loi de l’Etat.
du revenu y compris les impôts sur les gains prove-
nant de l’aliénation de biens mobiliers ou immobiliers,
les impôts sur le montant global des traitements et
Fait à Brazzaville, le 30 décembre 2024
salaires, ainsi que les impôts sur les plus-values.
Par le Président de la République,
3) Les impôts objet de la présente Convention sont :
Denis SASSOU-N’GUESSO
a- en ce qui concerne le Congo :
Le Premier ministre, chef du Gouvernement,
- l’impôt sur le revenu des personnes physiques ;
- et l’impôt sur les sociétés. (ci-après désignés
Anatole Collinet MAKOSSO
par “Impôt congolais”) .
Le ministre de l’économie et des Þnances,
b- en ce qui concerne la Tunisie :
Jean-Baptiste ONDAYE
- l’impôt sur le revenu des personnes physiques ;
- et l’impôt sur les sociétés. (ci-après désignés
Le ministre des affaires étrangères, de la
par “Impôt tunisien”).
francophonie et des Congolais de l’étranger,
4) La Convention s’applique aussi aux impôts de na-
Jean-Claude GAKOSSO
ture identique ou analogue qui s’ajouteraient aux
impôts actuels ou qui les remplaceraient.
Le ministre de la coopération internationale
Les autorités compétentes des Etats contractants
et de la promotion du partenariat public-privé,
se communiquent les modiÞcations importantes ap-
portées à leurs législations Þscales respectives.
Denis Christel SASSOU NGUESSO
ARTICLE 3 : DEFINITIONS GENERALES
Congo a des droits souverains aux Þns de l’explo- sonne qui, en vertu de la législation dudit Etat est
ration et de l’exploitation des ressources naturelles assujettie à l’impôt dans cet Etat, en raison de son
des fonds marins et leur sous sol, et des eaux sous- domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou
jacentes ; de tout autre critère de nature analogue.
b- le terme « Tunisie » désigne le territoire de la Il est entendu que cette expression comprend les so-
République Tunisienne et les zones adjacentes aux ciétés de personnes et autres groupements de per-
eaux territoriales de la Tunisie sur lesquelles, en con- sonnes dont le siège est situé dans cet Etat, et dont
formité avec le droit international, la Tunisie peut chaque membre y est personnellement soumis à
exercer les droits relatifs au lit de la mer, au sous-sol l’impôt pour sa part de bénéÞces en application de la
marin et à leurs ressources naturelles ; législation interne de cet Etat.
c- les expressions « un Etat contractant » et « l’autre 2) Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1 du
Etat contractant » désignent, suivant le contexte, le présent article, une personne physique est considérée
Congo ou la Tunisie ; comme un résident des deux Etats contractants, sa
situation est réglée de la manière suivante :
d- le terme « Impôt » désigne, suivant le contexte,
l’impôt congolais ou l’impôt tunisien; a- elle est considérée comme un résident de l’Etat contrac-
tant où elle dispose d’un foyer d’habitation permanent ;
e- le terme « personne » désigne une personne physique, si elle dispose d’un foyer d’habitation permanent dans
une société ou tout autre groupement de personnes qui les deux Etats contractants, elle est considérée comme
est considéré comme une entité aux Þns d’imposition ; un résident de l’Etat contractant avec lequel ses liens
personnels et économiques sont les plus étroits (Centre
f- le terme « société » désigne toute personne morale des intérêts vitaux) ;
ou toute entité qui est considérée comme une per-
sonne morale aux Þns d’imposition ;
b- si l’Etat contractant où cette personne a le centre
de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou
g- les expressions « entreprise d’un Etat contractant »
et « entreprise de l’autre Etat contractant » désignent si elle ne dispose d’un foyer d’habitation permanent
respectivement une entreprise exploitée par un rési- dans aucun des Etats contractants, elle est con-
dent d’un Etat contractant et une entreprise exploitée sidérée comme un résident de l’Etat où elle séjourne
par un résident de l’autre Etat contractant ; de façon habituelle ;
h- le terme « national » désigne toutes les personnes c- si elle séjourne de façon habituelle dans les deux
physique qui possèdent la nationalité des Etats con- Etats contractants, ou si elle ne séjourne de façon ha-
tractants et toutes les personnes morales, sociétés de bituelle dans aucun d’eux, elle est considérée comme
personnes et associations constituées conformément un résident de l’Etat dont elle possède la nationalité ;
à la législation en vigueur dans les deux Etats con-
tractants ;
d- si elle possède la nationalité des deux Etats con-
tractants ou qu’elle ne possède la nationalité d’aucun
i- l’expression « traÞc international » désigne tout trans-
port effectué par un navire ou un aéronef exploité par d’eux, les autorités compétentes des Etats contrac-
une entreprise dont le siège de direction effective est tants tranchent la question d’un commun accord.
situé dans un Etat contractant sauf lorsque le trans-
port est effectué entre des points situés dans l’autre 3) Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1 du
Etat contractant ; présent article, une personne autre qu’une personne
physique est un résident des deux Etats contractants,
j- l’expression « autorité compétente » désigne : elle est considérée comme un résident de l’Etat où son
siège de direction effective est situé.
(i) En ce qui concerne le Congo : le Ministre chargé
des Finances ou son représentant autorisé ; ARTICLE 5 : ETABLISSEMENT STABLE
(ii) En ce qui concerne la Tunisie : le Ministre des
Finances ou son représentant autorisé ; 1) Au sens de la présente Convention, l’expression
« établissement stable » désigne une installation Þxe d’af-
2) Pour l’application des dispositions de la présente faires par l’intermédiaire de laquelle l’entreprise exerce
Convention par un Etat contractant, toute expression tout ou partie de son activité.
qui n’y est pas déÞnie a le sens que lui attribue la
législation en vigueur dans cet Etat concernant les 2) L’expression « établissement stable » comprend
impôts auxquels s’applique la Convention, à moins notamment :
que le contexte n’exige une interprétation différente.
a. un siège de direction ;
ARTICLE 4 : RESIDENT b. une succursale ;
c. un bureau ;
1) Au sens de la présente Convention, l’expression d. une usine ;
« résident d’un Etat contractant » désigne toute per- e. un atelier ;
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 221
f. une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une ayant un établissement stable dans l’autre Etat con-
carrière ou tout autre lieu dextraction de res- tractant si elle perçoit des primes sur le territoire de
sources naturelles ; cet autre Etat ou assure des risques qui y sont courus
g. un chantier de construction, des opérations par l’intermédiaire d’un employé ou d’un représentant
de montage ou une activité de surveillance s’y autre qu’un agent jouissant d’un statut indépendant
rattachant, lorsque ce chantier, ces opérations auquel s’applique le paragraphe 6 du présent article.
ou cette activité ont une durée supérieure à 6
mois. 6) On ne considère pas qu’une entreprise d’un Etat
contractant a un établissement stable dans l’autre
3) L’expression « établissement stable » ne comprend Etat contractant du seul fait qu’elle y exerce son ac-
pas : tivité par l’entremise d’un courtier, d’un commission-
naire général ou de tout autre intermédiaire jouissant
a. l’usage d’installations aux seules Þns de d’un statut indépendant lorsque ces personnes agis-
stockage ou d’exposition de biens ou de sent dans le cadre ordinaire de leur activité. Toutefois
marchandises appartenant à l’entreprise ; lorsque les activités d’un tel agent sont exercées ex-
b. l’entrepôt de biens ou de marchandises ap- clusivement ou essentiellement pour le compte de
partenant à l’entreprise aux seules Þns de cette entreprise, il n’est pas considéré comme un
stockage, d’exposition ou de livraison ; agent jouissant d’un statut indépendant au sens du
c. l’entrepôt de biens ou de marchandises ap- présent paragraphe.
partenant à l’entreprise aux seules Þns de
transformation par une autre entreprise ; 7) Le fait qu’une société qui est un résident d’un Etat
d. l’usage d’une installation Þxe d’affaires aux seules contractant contrôle ou est contrôlée par une société
Þns d’acheter des biens ou des marchandises qui est un résident de l’autre Etat contractant ou qui
ou de réunir des informations pour l’entre- y exerce son activité (que ce soit par l’intermédiaire
prise ; d’un établissement stable ou non) ne sufÞt pas en lui-
e. l’usage d’une installation Þxe d’affaires aux même, à faire de l’une quelconque de ces sociétés un
seules Þns de publicité ; établissement stable de l’autre.
f. l’usage d’une installation Þxe d’affaires aux
seules Þns d’exercer pour l’entreprise toute ARTICLE 6 : REVENUS IMMOBILIERS
autre activité de caractère préparatoire ou
auxiliaire ; et 1) Les revenus provenant de biens immobiliers sont impo-
g. l’usage d’une installation Þxe d’affaires aux sables dans l’Etat contractant où ces biens sont situés.
seules Þns de l’exercice cumulé d’activités
mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que 2) L’expression « biens immobiliers » a le sens que lui
l’activité d’ensemble de l’installation Þxe d’af- attribue le droit de l’Etat contractant où les biens
faires résultant de ce cumul garde un caractère considérés sont situés. L’expression comprend en
préparatoire ou auxiliaire. tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des ex-
ploitations agricoles et forestières, les droits auxquels
4) Une personne autre qu’un agent jouissant d’un s’appliquent les dispositions du droit privé concernant
statut indépendant auquel s’applique les dispositions la propriété foncière, l’usufruit des biens immobiliers
du paragraphe 6 du présent article, qui agit dans un et les droits à des paiements variables ou Þxes pour l’ex-
Etat contractant pour le compte d’une entreprise de ploitation ou la concession de l’exploitation de gisements
l’autre Etat contractant, est considérée comme con- minéraux, sources et autres ressources naturelles. Les
stituant un « établissement stable » dans le premier navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés
Etat lorsque cette personne : comme biens immobiliers.
a. dispose dans le premier Etat de pouvoirs 3) Les dispositions du paragraphe 1 du présent article
qu’elle y exerce habituellement lui permettant s’appliquent aux revenus provenant de l’exploitation
de conclure des contrats au nom de l’entre- directe, de la location ou de toute autre forme d’ex-
prise ; ou ploitation de biens immobiliers.
b. ne dispose pas de tels pouvoirs, mais conserve
dans le premier Etat un stock de biens ou de ARTICLE 7 : BENEFICES DES ENTREPRISES
marchandises appartenant à cette entreprise
sur lequel elle prélève régulièrement des com- 1) Les bénéÞces d’une entreprise d’un Etat contrac-
mandes ou fait des livraisons pour le compte tant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins
de l’entreprise ; que l’entreprise n’exerce son activité dans l’autre Etat
c. prend habituellement des commandes dans le contractant par l’intermédiaire d’un établissement
premier Etat exclusivement ou presque exclu- stable qui y est situé. Si l’entreprise exerce son ac-
sivement pour l’entreprise elle même ou pour tivité d’une telle façon, les bénéÞces de l’entreprise
l’entreprise et d’autres entreprises qui sont sont imposables dans l’autre Etat mais uniquement
contrôlées par elle ou qui se trouvent sous un dans la mesure où ils sont imputables à cet établisse-
contrôle commun. ment stable.
5) Une entreprise d’assurance, à l’exception de la réas- 2) Lorsqu’une entreprise d’un Etat contractant ex-
surance, d’un Etat contractant, est considérée comme erce son activité dans l’autre Etat contractant par
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3) Pour la détermination des bénéÞces d’un établisse- b. les mêmes personnes participent directement
ment stable, sont admises en déduction les dépenses ou indirectement à la direction, au contrôle ou
exposées aux Þns poursuivies par cet établissement au capital d’une entreprise d’un Etat contractant
stable, y compris les dépenses d’exécution et les frais et d’une entreprise de l’autre Etat contractant,
généraux d’administration ainsi engagés soit dans et que, dans l’un et l’autre cas, les deux en-
l’Etat contractant où est situé cet établissement stable treprises sont, dans leurs relations commer-
soit ailleurs. ciales ou Þnancières, liées par des conditions
acceptées ou imposées, qui diffèrent de celles
4) S’il est d’usage dans un Etat contractant de déter- qui seraient convenues entre des entreprises
miner les bénéÞces imputables à un établissement indépendantes, les bénéÞces qui, sans ces
stable sur la base d’une répartition des bénéÞces totaux conditions, auraient été réalisés par l’une des
entreprises mais n’ont pu l’être en fait à cause
de l’entreprise entre ses diverses parties, aucune dispo-
de ces conditions, peuvent être inclus dans
sition du paragraphe 2 du présent article n’empêche
les bénéÞces de cette entreprise et imposés en
cet Etat contractant de détetininer les bénéÞces im-
conséquence.
posables selon la répartition en usage ; la méthode
de répartition adoptée doit cependant être telle que le
2) Lorsqu’un Etat contractant inclut dans les bénéÞces
résultat obtenu soit conforme aux principes contenus
d’une entreprise de cet Etat et impose en conséquence
dans le présent article.
des bénéÞces sur lesquels une entreprise de l’autre
Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et
5) Aucun bénéÞce n’est imputé à un établissement
que les bénéÞces ainsi inclus sont des bénéÞces qui
stable du seul fait qu’il a simplement acheté des biens
auraient été réalisés par l’entreprise du premier Etat
ou des marchandises pour l’entreprise.
si les conditions convenues entre les deux entreprises
avaient été celles qui auraient été convenues entre
6) Aux Þns des paragraphes précédents, les bénéÞces des entreprises indépendantes, l’autre Etat procède à
à imputer à l’établissement stable sont déterminés un ajustement approprié du montant de l’impôt qui y
chaque année selon la même méthode, à moins qu’il a été perçu sur ces bénéÞces.
n’existe des motifs valables et sufÞsants de procéder
autrement. ARTICLE 10 : DIVIDENDES
7) Lorsque les bénéÞces comprennent des éléments 1) Les dividendes payés par une société qui est un
de revenu traités séparément dans d’autres articles résident d’un Etat contractant à un résident de l’autre
de la présente Convention, les dispositions de ces Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
articles ne sont pas affectées par les dispositions du
présent article. 2) Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables
dans l’Etat contractant dont la société qui paie les
ARTICLE 8 : NAVIGATION MARITIME ET AÉRIENNE dividendes est un résident, et selon la législation de
cet Etat, mais si la personne qui reçoit les dividendes
1) Les bénéfices provenant de l’exploitation, en en est le bénéÞciaire effectif, l’impôt ainsi établi ne
trafic international, de navires ou d’aéronefs ne peut excéder :
sont imposables que dans l’Etat contractant où le
siège de direction effective de l’entreprise est situé. - 0% du montant brut des dividendes si le béné-
Þciaire effectif détient au moins 25% du capital
2) Si le siège de direction effective d’une entreprise de de la société qui paie les dividendes ;
navigation maritime est à bord d’un navire, ce siège - 5% du montant brut des dividendes dans tous
est réputé situé dans l’Etat contractant où se trouve les autres cas.
le port d’attache de ce navire ou, à défaut de port d’at-
tache, dans l’Etat contractant dont l’exploitant du na- 3) Le terme « dividendes » employé dans le présent ar-
vire est un résident. ticle désigne les revenus provenant d’actions ou bons
de jouissance, parts de fondateur ou autres parts
3) Les dispositions du paragraphe 1 du présent article bénéÞciaires à l’exception des créances, ainsi que les
s’appliquent aussi aux bénéÞces provenant de la par- revenus d’autres parts sociales assimilés aux revenus
ticipation à un pool, une exploitation en commun ou d’actions par la législation Þscale de l’Etat dont la so-
un organisme international d’exploitation. ciété distributrice est un résident.
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4) Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’ap- 7) Lorsque, en raison de relations spéciales existant
pliquent pas lorsque le bénéÞciaire effectif des divi- entre le débiteur et le bénéÞciaire effectif ou que l’un
dendes, résident d’un Etat contractant exerce dans et l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le
l’autre Etat contractant dont la société qui paie les montant des intérêts, compte tenu de la créance pour
dividendes est un résident, soit une activité industri- laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient con-
elle ou commerciale par l’intermédiaire d’un établisse- venus le débiteur et le bénéÞciaire effectif en l’absence
ment stable qui y est situé, soit une profession in- de pareilles relations, les dispositions du présent article
dépendante au moyen d’une base Þxe qui y est située ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la
et que la participation génératrice des dividendes s’y partie excédentaire des paiements reste imposable selon la
rattache effectivement. Dans ces cas, les dispositions législation de chaque Etat contractant et compte tenu
de l’article 7 ou de l’article 14, suivant le cas, sont des autres dispositions de la présente Convention.
applicables.
ARTICLE 12 : REDEVANCES
ARTICLE 11 : INTERETS
1) Les redevances provenant d’un Etat contractant et
1) Les intérêts provenant d’un Etat contractant et payées à un résident de l’autre Etat contractant sont
payés à un résident de l’autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
imposables dans cet autre Etat.
2) Toutefois, ces redevances sont aussi imposables
2) Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l’État contractant d’où elles proviennent et selon
dans l’Etat contractant d’où ils proviennent et selon la législation de cet Etat. Mais si la personne qui reçoit
la législation de cet Etat ; mais si la personne qui les redevances en est le bénéÞciaire effectif l’impôt,
reçoit les intérêts en est le bénéÞciaire effectif, l’impôt ainsi établi, ne peut excéder 5 pour cent du montant
ainsi établi ne peut excéder 5 pour cent du montant brut des redevances.
brut des intérêts.
3) Le terme “redevances” employé dans le présent
3) Le terme “intérêts” employé dans le présent article article désigne les rémunérations de toute nature
désigne les revenus des créances de toute nature, as- payées pour l’usage ou la concession de l’usage d’un
sorties ou non de garanties hypothécaires ou d’une droit d’auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou
clause de participation aux bénéÞces du débiteur, et scientiÞque, y compris les Þlms cinématographiques
notamment les revenus des fonds publics et des ob- et les Þlms, enregistrements ou disques pour la radio
ligations d’emprunts, y compris les primes et lots at- ou la télévision, d’un brevet, d’une marque de com-
tachés à ces obligations ou ces emprunts. Les pénali- merce, d’un dessin ou d’un modèle, d’un plan, d’une
sations pour paiement tardif ne sont pas considérées formule ou d’un procédé secrets ou pour des infor-
comme des intérêts au sens du présent article. mations ayant trait à une expérience acquise dans le
domaine industriel, commercial ou scientiÞque.
4) Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et
2, sont exonérés d’impôt, les intérêts payés au gou- 4) Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’ap-
vernement d’un Etat contractant, l’une de ses subdi-
pliquent pas lorsque le bénéÞciaire effectif des re-
visions politiques, l’une de ses collectivités locales ou
devances, résident d’un Etat contractant, exerce
sa Banque Centrale.
dans l’autre Etat contractant d’où proviennent les
redevances, soit une activité industrielle ou commer-
5) Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s’appli-
ciale par l’intermédiaire d’un établissement stable
quent pas lorsque le bénéÞciaire effectif des intérêts,
qui y est situé, soit une profession indépendante au
résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre
moyen d’une base Þxe qui y est située, et que le droit
Etat contractant d’où proviennent les intérêts, soit
une activité industrielle ou commerciale par l’inter- ou le bien générateur des redevances s’y rattachent ef-
médiaire d’un établissement stable qui y est situé, fectivement. Dans ces cas, les dispositions de l’article
soit une profession indépendante au moyen d’une 7 ou de l’article 14, suivant le cas, sont applicables.
base Þxe qui y est située, et que la créance génératrice
des intérêts s’y rattache effectivement. Dans ce cas, 5) Les redevances sont considérées comme provenant
les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant d’un Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat
le cas, sont applicables. lui-même, une subdivision politique, une collectivité
locale ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque
6) Les intérêts sont considérés comme provenant d’un le débiteur des redevances, qu’il soit ou non résident
Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui- d’un Etat contractant, a dans un Etat contractant un
même, une subdivision politique, une collectivité lo- établissement stable pour lequel le contrat donnant
cale ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le lieu au paiement des redevances a été conclu et qui
débiteur des intérêts, qu’il soit ou non un résident supporte comme telle la charge de celles-ci, ces re-
d’un Etat contractant a dans un Etat contractant un devances sont réputées provenir de l’Etat contractant
établissement stable, ou une base Þxe, pour lequel où l’établissement stable est situé.
la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été
contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, 6) Lorsque, en raison de relations spéciales existant
ceux-ci sont considérés comme provenant de l’Etat où entre le débiteur et le bénéÞciaire effectif ou que l’un
l’établissement stable, ou la base Þxe, est situé. et l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le
224 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
montant des redevances, compte tenu de la presta- munérations similaires qu’un résident d’un Etat con-
tion pour laquelle elles sont payées, excède celui dont tractant reçoit au titre d’un emploi salarié ne sont im-
seraient convenus le débiteur et le bénéÞciaire effectif posables que dans cet Etat, à moins que l’emploi ne
en l’absence de pareilles relations, les dispositions du soit exercé dans l’autre Etat contractant. Si l’emploi
présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier mon- y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont
tant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paie- imposables dans cet autre Etat.
ments reste imposable selon la législation de chaque
Etat contractant et compte tenu des autres disposi- 2) Nonobstant les dispositions du paragraphe 1 du
tions de la présente Convention. présent article, les rémunérations qu’un résident d’un
Etat contractant reçoit au titre d’un emploi salarié
ARTICLE 13 : GAINS EN CAPITAL exercé dans l’autre Etat contractant ne sont imposables
que dans le premier Etat si :
1) Les gains provenant de l’aliénation des biens im-
mobiliers, tels qu’ils sont déÞnis au paragraphe 2 de a. le bénéÞciaire séjourne dans l’autre Etat pen-
l’article 6, sont imposables dans l’Etat contractant où dant une période ou des périodes n’excédant
ces biens sont situés. pas au total 183 jours au cours de l’année ci-
vile concernée ; et
2) Les gains provenant de l’aliénation de biens mo-
biliers y compris les actions qui font partie de l’actif b. les rémunérations sont payées par un em-
d’un établissement stable qu’une entreprise d’un Etat ployeur ou au nom d’un employeur qui n’est
contractant a dans l’autre Etat contractant ou de pas un résident de l’autre Etat ; et
biens mobiliers d’une base Þxe dont dispose un rési-
dent d’un Etat contractant dans l’autre Etat contrac- c. la charge des rémunérations n’est pas sup-
tant pour l’exercice d’une profession indépendante, y portée par un établissement stable ou une
compris de tels gains provenant de l’aliénation de cet base Þxe que l’employeur a dans l’autre Etat.
établissement stable (seul ou avec l’ensemble de l’en-
treprise) ou de cette base Þxe, sont imposables dans 3) Nonobstant les dispositions précédentes du présent
cet autre Etat. article, les rémunérations au titre d’un emploi salarié
exercé à bord d’un navire ou d’un aéronef exploité
3) Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2 en traÞc international, ne sont imposables que dans
du présent article, les gains provenant de l’aliénation l’Etat contractant où le siège de direction effective de
de navires ou d’aéronefs exploités en traÞc interna- l’entreprise est situé.
tional, ou de biens mobiliers affectés à l’exploitation
de ces navires, ou aéronefs, ne sont imposables que ARTICLE 16 : REMUNERATIONS DES
dans l’Etat contractant où le siège de direction effec- ADMINISTRATEURS DES SOCIETES
tive de l’entreprise est situé.
Les tantièmes, jetons de présence et autres rétribu-
4) Les gains provenant de l’aliénation de tous biens tions similaires qu’un résident d’un Etat contractant
autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2 et 3 du reçoit en sa qualité de membre de conseil d’administra-
présent article, ne sont imposables que dans l’Etat tion d’une société qui est un résident de l’autre Etat
contractant dont le cédant est un résident. contractant sont imposables dans cet autre Etat.
1) Les revenus qu’un résident d’un Etat contractant tire Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15 les
de services professionnels ou d’autres activités simi- revenus tirés par un artiste du spectacle public, tel
laires de caractère indépendant ne sont imposables que qu’un artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de
dans cet Etat à moins qu’il ne dispose de façon ha- la télévision ou tel qu’un musicien, ou en tant que
bituelle dans l’autre Etat contractant d’une base Þxe sportif, à partir de ses activités personnelles exercées
pour l’exercice de ses activités. S’il dispose d’une telle sont imposable dans l’Etat contractant où ces activités
base Þxe, les revenus sont imposables dans l’autre sont exercées.
Etat contractant mais uniquement dans la mesure où
ARTICLE 18 : PENSIONS
ils sont imputables à cette base Þxe.
Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de
2) L’expression « profession indépendante » comprend en l’article 19, les pensions et rémunérations similaires
particulier les activités indépendantes d’ordre scientiÞque, payées à un résident d’un Etat contractant ne sont
littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que imposables que dans cet Etat.
les activités indépendantes des médecins, avocats, in-
génieurs, architectes, dentistes et comptables. ARTICLE 19 : FONCTIONS PUBLIQUES
(i) possède la nationalité de cet Etat ; ou 2) L’imposition d’un établissement stable qu’une en-
(ii) n’est pas devenu un résident de cet Etat à treprise d’un Etat contractant a dans l’autre Etat con-
seule Þn de rendre les services. tractant n’est pas établie dans cet autre Etat d’une
façon moins favorable que l’imposition des entreprises
2- a) Les pensions payées par le gouvernement d’un de cet autre Etat qui exercent la même activité.
Etat contractant ou l’une de ses collectivités locales,
par prélèvement sur des fonds qu’ils ont constitués, La présente disposition ne peut être interprétée
à une personne physique, au titre de services rendus comme obligeant un Etat contractant à accorder aux
au gouvernement de cet Etat où à cette collectivité, ne résidents de l’autre Etat contractant les déductions
sont imposables que dans cet Etat. personnelles, abattements et réductions d’impôt en
fonction de la situation ou des charges de famille qu’il
b) Toutefois, ces pensions ne sont imposables que accorde à ses propres résidents.
dans l’autre Etat contractant si la personne physique
est un résident de cet autre Etat et en possède la 3) Les entreprises d’un Etat contractant, dont le
nationalité. capital est en totalité ou en partie, directement ou
indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plu-
3- Les dispositions des articles 15, 16, 17 et 18 s’ap- sieurs résidents de l’autre Etat contractant, ne sont
pliquent aux traitements, salaires et autre rémunéra- soumises dans le premier Etat contractant à aucune
tions similaires versées au titre de services rendus imposition ou obligation y relative, qui est autre ou
dans le cadre d’une activité commerciale ou industri- plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront
elle exercée par le gouvernement d’un Etat contrac- être assujetties les autres entreprises de même na-
tant ou l’une de ses subdivisions politiques ou collec- ture de ce premier Etat.
tivités locales.
4) Nonobstant les dispositions de l’article 2, les dispo-
ARTICLE 20 : ETUDIANTS ET APPRENTIS sitions du présent article s’appliquent aux impôts de
toute nature et dénomination.
Un étudiant ou un apprenti qui est, ou qui était, im-
médiatement avant de se rendre dans un Etat con- ARTICLE 24 : PROCEDURE AMIABLE
tractant, un résident de l’autre Etat contractant et
qui séjourne dans le premier Etat contractant à seule 1) Lorsqu’un résident d’un Etat contractant estime
Þn d’y poursuivre ses études ou son stage est ex- que les mesures prises par un Etat contractant ou par
onéré d’impôt dans le premier Etat contractant sur chacun des deux Etats contractants entraînent ou
les sommes qu’il reçoit de personnes résidentes en entraîneront pour lui une imposition non conforme
dehors du premier Etat contractant pour couvrir ses à la présente Convention, il peut, indépendamment
frais d’entretien, d’études ou de stage. des recours prévus par la législation nationale de ces
Etats, soumettre son cas à l’autorité compétente de
ARTICLE 21 : AUTRES REVENUS l’Etat contractant dont il est un résident ou si son cas
relève du paragraphe 1 de l’article 23 à celle de l’Etat
Les éléments du revenu d’un résident d’un Etat con- contractant dont il possède la nationalité.
tractant qui ne sont pas expressément mentionnés
dans les articles précédents de la présente Convention Le cas doit être soumis dans les 3 ans qui suivent
la première notiÞcation de la mesure qui entraîne
ne sont imposables que dans cet Etat.
une imposition non conforme aux dispositions de la
convention.
ARTICLE 22 : ELIMINATION DE LA DOUBLE IMPOSITION
2) L’autorité compétente s’efforcera, si la réclama-
Lorsqu’un résident d’un Etat contractant reçoit des
tion lui parait fondée et si elle n’est pas elle-même
revenus qui, conformément aux dispositions de la
en mesure d’y apporter une solution satisfaisante, de
présente Convention, sont imposables dans l’autre
résoudre le cas par voie d’accord amiable avec l’autorité
Etat contractant, le premier Etat accorde, nonobstant
compétente de l’autre Etat contractant, en vue d’éliminer
les dispositions de sa législation Þscale interne, une
une imposition non conforme à la Convention.
déduction sur l’impôt qu’il reçoit sur les revenus de ce
résident d’un montant égal à l’impôt payé dans l’autre
3) Les autorités compétentes des Etats contractants
Etat contractant. Toutefois, cette déduction ne peut
s’efforcent, par voie d’accord amiable, de résoudre les
excéder la fraction de l’impôt sur le revenu, calculé avant
difÞcultés ou, de dissiper les doutes auxquels peu-
déduction, correspondant aux revenus imposables dans
vent donner lieu l’interprétation ou l’application de la
cet autre Etat.
226 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Article 2 : Le présent décret sera enregistré et publié Fait à Brazzaville, le 30 décembre 2024
au Journal ofÞciel de la République du Congo.
Par le Président de la République,
Fait à Brazzaville, le 30 décembre 2024
Denis SASSOU-N’GUESSO
Par le Président de la République,
Le Premier ministre,
Denis SASSOU-N’GUESSO chef du Gouvernement,
Le ministre de l’intérieur, de la
Jean-Claude GAKOSSO
décentralisation et du développement local,
Le garde des sceaux, ministre de la justice, Article 5 : La durée de l’institut des hautes études
des droits humains et de la promotion maritimes et ßuviales est illimitée, sauf en cas de dis-
des peuples autochtones, solution prononcée conformément à la réglementa-
tion en vigueur.
Aimé Ange Wilfrid BININGA
Article 6 : L’institut des hautes études maritimes et
La ministre de l’enseignement supérieur, ßuviales est placé sous la tutelle administrative du
de la recherche scientiÞque et de ministre chargé de la défense nationale et sous la
l’innovation technologique, tutelle académique du ministre chargé de l’enseigne-
ment supérieur.
Delphine Edith EMMANUEL ADOUKI
TITRE III : DE L’ORGANISATION
Le ministre des transports, de l’aviation civile ET DU FONCTIONNEMENT
et de la marine marchande,
Article 7 : L’institut des hautes études maritimes et
Honoré SAYI ßuviales comprend :
Article 9 : Le comité de direction est composé ainsi La première session est consacrée à l’examen du
qu’il suit : budget et des états Þnanciers annuels et de la marche
des activités de l’institut.
• membres avec voix délibérative :
La deuxième session est consacrée à l’examen des
- un représentant de la Présidence de la questions pédagogiques.
République ;
- un représentant de la Primature ; Article 15 : Le comité de direction peut se réunir en
session extraordinaire, sur convocation de son prési-
- un représentant du ministère de la défense
dent ou à la demande d’un tiers (1/3) au moins de ses
nationale ;
membres.
- un représentant du ministère en charge de
l’enseignement supérieur ; Article 16 : En cas d’extrême urgence et d’impossi-
- un représentant du ministère en charge du bilité de réunir le comité de direction, le président
budget ; est autorisé à prendre toutes mesures conservatoires
- un représentant du ministère en charge des indispensables à la continuité du fonctionnement de
comptes publics ; l’institut et qui sont du ressort du comité de direction,
- un représentant du ministère en charge des à charge pour lui d’en rendre compte au comité de
Þnances ; direction à sa réunion suivante.
- un représentant du ministère en charge de
l’investissement public ; Article 17 : La fonction de membre du comité de direc-
- un représentant du ministère en charge du tion prend Þn par suite de démission, de déchéance ou
contrôle d’Etat. de perte de la qualité ayant conduit à sa nomination.
• membres avec voix consultative : En cas de vacance de poste, il est procédé à la dési-
gnation d’un nouveau membre dans un délai de deux
- un représentant du Conseil consultatif de la (2) mois, selon les modalités prévues à l’article 10 des
femme ; présents statuts.
- un représentant du Conseil consultatif de la
jeunesse. La fonction du nouveau membre prend Þn à la date
d’expiration de celle du membre remplacé.
Article 10 : Le président du comité de direction est
choisi parmi les administrateurs. Il est nommé par Article 18 : Les fonctions de membre du comité de
décret en Conseil des ministres pour un mandat de direction sont gratuites.
quatre (4) ans renouvelable une fois.
Toutefois, les membres du comité de direction et les
Les autres membres du comité de direction ayant voix personnes appelées en consultation peuvent bénéÞ-
délibérative sont désignés par les structures qu’ils cier d’un jeton de présence aux sessions du comité de
représentent. Ils sont nommés par arrêté du ministre direction.
de la défense nationale, pour un mandat de quatre (4)
ans renouvelable une fois. Article 19 : Les convocations sont faites par lettre,
télécopie, courrier électronique ou par tout autre
Article 11 : Le comité de direction peut faire appel à moyen laissant traces écrites. Elles sont adressées
toute personne ressource. aux membres du comité de direction quinze (15) jours
au moins avant la date prévue pour la réunion.
Article 12 : Le secrétariat du comité de direction est
assuré par le directeur général de l’institut. Les convocations indiquent la date, l’heure, le lieu et
l’ordre du jour de la réunion.
Article 13 : Le président du comité de direc-
tion exerce les pouvoirs qui lui sont conférés par les Article 20 : Le membre du comité de direction empêché
présents statuts. ne peut pas se faire représenter aux réunions.
A ce titre, il est chargé, notamment, de : Tout membre présent à une séance du comité de
direction est considéré comme ayant été dûment
- convoquer les réunions du comité de direc- convoqué.
tion, en Þxer l’ordre du jour et les présider ;
- assurer l’exécution et le contrôle des décisions En cas d’empêchement du président, le comité de di-
du comité de direction ; rection élit en son sein un président de séance à la
- diffuser toutes informations sur l’état et la majorité simple des membres présents.
marche de l’institut.
Article 21 : Le comité de direction ne peut valable-
ment délibéré sur toutes questions inscrites à l’ordre
Article 14 : Le comité de direction se réunit deux (2) du jour que si le quorum de deux tiers (2/3) au moins
fois par an, en session ordinaire, sur convocation de de ses membres est atteint.
son président.
230 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Si le quorum n’est pas atteint, le comité de direction - préparer le budget, les états Þnanciers an-
est de nouveau convoqué sur le même ordre du jour, nuels et les rapports d’activités ;
pourvu que le quorum soit ramené à la moitié des - préparer les délibérations du comité de direction ;
membres présents. - assurer la direction technique et administra-
tive de l’institut ;
Chaque membre dispose d’une voix. Les décisions - recruter, nommer, noter, sanctionner et licen-
sont prises à la majorité simple des voix des membres cier le personnel, dans le respect de la régle-
présents. En cas de partage égal des voix, celle du mentation en vigueur et du règlement intérieur
président est prépondérante. de l’institut ;
- gérer les biens meubles et immeubles, corpo-
Article 22 : Les procès-verbaux des séances sont con- rels de l’institut, dans le respect de ses mis-
signés dans un registre spécial au siège de l’institut et sions et des dispositions des présents statuts ;
sont signés par le président et le secrétaire de séance. - prendre, en cas d’urgence, toutes mesures
Ils font mention des membres présents. conservatoires nécessaires à la bonne marche
de l’institut ;
Ils sont lus et approuvés par le comité de direction - représenter l’institut dans tous les actes ad-
lors de sa réunion suivante. ministratifs ;
- coopérer, en tant que de besoin, avec tout
Article 23 : Les délibérations du comité de direction organisme public ou privé, national ou in-
sont exécutoires immédiatement, sauf celles qui sont ternational poursuivant les mêmes buts que
soumises, conformément aux textes en vigueur, à l’institut.
l’approbation du Conseil des ministres.
Article 27 : La direction générale de l’institut des hautes
Article 24 : Pour ses missions de contrôle de l’institut, études maritimes et ßuviales, outre le secrétariat de
le comité de direction dispose d’un comité d’audit, de direction et les organes consultatifs, comprend :
contrôle de gestion et de pédagogie chargé, notam-
ment, de :
- la direction des affaires académiques et de la
recherche ;
- assister le comité de direction dans son rôle de
- la direction de la prospective ;
contrôle des comptes et du rapport de gestion
de la direction générale ; - la direction de la coopération et de la commu-
- superviser la présentation des informations Þ- nication ;
nancières et l’analyse des états Þnanciers de - la direction de l’administration, des Þnances
la direction générale ; et de la logistique.
- vériÞer la cohérence de la restitution comptable
et Þnancière avec la direction générale ; Section 1 : Du secrétariat de direction
- assister le comité de direction dans son rôle
d’évaluation de la qualité de l’offre de forma- Article 28 : Le secrétariat de direction est dirigé et
tion et des activités de recherche ; animé par un chef de secrétariat qui a rang de chef
- et, d’une manière générale, assurer les mis- de service.
sions de contrôle dévolues au comité de
direction. Il est chargé, notamment, de :
relatives au perfectionnement des méthodes péda- Article 32 : Le conseil d’établissement se réunit deux
gogiques, sur la marche générale et le fonctionnement (2) fois par an en session ordinaire. Toutefois, il peut
de l’institut. être convoqué en session extraordinaire.
Elle est chargée, notamment, de : - identiÞer les tendances émergentes, les déÞs
futurs et les opportunités dans le domaine
- coordonner l’ensemble des activités péda- maritime et ßuvial ;
gogiques ; - élaborer des stratégies pour anticiper et répondre
- veiller à l’application des programmes d’ensei- aux évolutions du domaine maritime et ßuvial ;
gnement ; - participer à l’élaboration du règlement in-
- organiser les réunions pédagogiques ; térieur de l’institut ;
- organiser les échanges d’enseignants avec - préparer les études sur les projets demandés
les établissements d’enseignement supérieur par le comité de direction ;
partenaires ; - participer à la préparation des orientations du
- centraliser et traiter toutes les demandes de comité de direction en matière de gouvernance
candidature des étudiants ; de l’institut ;
- veiller à l’harmonisation des programmes avec - étudier et proposer les mesures tendant à
les avis des organes consultatifs ; améliorer l’efÞcacité de la gouvernance de l’ins-
- élaborer et exécuter les activités pédagogiques ; titut ;
- veiller à la planiÞcation des stages pratiques - préparer des études statistiques dans les do-
des auditeurs ; maines des activités maritimes et ßuviales.
- organiser des stages de recyclage et de perfec-
tionnement des auditeurs et cadres supérieurs Article 41 : La direction de la prospective comprend :
en gouvernance maritime et ßuviale ;
- coordonner tous les stages ainsi que les con- - le service de la prospective ;
tenus de la pédagogie pratique et appliquée ; - le service d’analyse des tendances maritimes
- identiÞer et être en relation avec les sites quali- et ßuviales.
Þants de stage ;
- préparer les accords avec les sites qualiÞants ; Section 5 : De la direction de la coopération et de la
- mettre en place la formation et l’accompagne- communication
ment des acteurs associatifs susceptibles de
recevoir les stagiaires, dans le développement Article 42 : La direction de la coopération et de la com-
de leurs structures et de leurs projets ; munication est dirigée et animée par un directeur.
- mettre en place les activités spéciÞques de for-
mation adaptées aux problématiques liées à Elle est chargée, notamment, de :
l’action de l’État en mer et dans les eaux con-
tinentales ; - exécuter les délibérations du comité de direc-
- proposer les thèmes de recherche en relation tion et les conclusions du conseil d’établisse-
avec l’action de l’État en mer et dans les eaux ment relatives à la coopération ;
continentales ; - rechercher le Þnancement des activités de for-
- diffuser les résultats des études et des re- mation et de recherche au niveau national,
cherches en management stratégique mari- sous régional, régional et international ;
time et ßuvial ; - participer à l’élaboration de la politique de
- produire et diffuser des documents en relation coopération de l’institut ;
avec l’action de l’État en mer et dans les eaux - déÞnir les termes de référence de la coopéra-
continentales ; tion en matière d’action de l’État en mer et
- animer des conférences et colloques théma- dans les eaux continentales ;
tiques en rapport avec l’action de l’État en mer - promouvoir la coopération bilatérale et multi-
et dans les eaux continentales. latérale dans les domaines de sa compétence ;
- promouvoir et développer les partenariats ;
Article 39 : La direction des affaires académiques et - suivre les relations fonctionnelles avec les
de la recherche comprend : établissements traitant des questions mari-
times et ßuviales au plan national, régional et
- le service des études et des stages ; international ;
- le service de la scolarité ; - mettre en œuvre la stratégie et la politique de
- le centre de recherche et de ressources en l’institut en matière de communication et de
management stratégique maritime et ßuvial. systèmes d’information ;
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 233
ou les lacs et des stages par alternance sur des sites Article 61 : Le personnel contractuel de l’institut est
qualiÞants. régi par un accord d’établissement.
Article 54 : L’institut peut ouvrir des sessions de for- Article 62 : Le personnel administratif, technique
mation à la carte. Elles sont sanctionnées par des at- et de service de l’institut des hautes études mari-
testations ou des certiÞcats délivrés par la direction times et ßuviales est classé conformément à l’accord
générale de l’institut des hautes études maritimes et d’établissement.
ßuviales.
TITRE VI : DES DISPOSITIONS
TITRE V : DU PERSONNEL FINANCIERES ET COMPTABLES
Article 55 : Le personnel de l’institut des hautes Article 63 : Les ressources de l’institut des hautes
études maritimes et ßuviales est composé de deux études maritimes et ßuviales sont constituées par :
catégories ci-après :
- la dotation initiale de l’Etat ;
- le personnel enseignant ; - les subventions de l’Etat ;
- le personnel administratif, technique et de - les ressources propres ;
service. - les fonds de concours.
Article 58 : Le personnel administratif, technique et de Article 69 : Chaque direction dispose d’un secrétariat
service est recruté par le directeur général de l’institut, dirigé et animé par un secrétaire qui a rang de chef
après avis du comité de direction. de bureau.
Honoré SAYI
Article 4 : Le siège du port autonome d’Oyo est Þxé à Oyo.
Le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique, Toutefois, il peut, en cas de besoin, être transféré en
du travail et de la sécurité sociale,
tout autre lieu du territoire national, sur décision du
Conseil des ministres.
Firmin AYESSA
Article 5 : La durée du port autonome d’Oyo est illimitée,
Le ministre des Þnances, du budget
sauf cas de dissolution prononcée par le Conseil des
et du portefeuille public,
ministres.
Christian YOKA
Article 6 : Le port autonome d’Oyo est placé sous la
tutelle du ministre chargé du transport ßuvial.
STATUTS DU PORT AUTONOME D’OYO
Approuvés par décret n° 2025-7 du 27 janvier 2025 TITRE III : DE L’ORGANISATION ET DU
FONCTIONNEMENT
TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES
Article 7 : Le port autonome d’Oyo est administré par
Article premier : Les présents statuts Þxent, en appli- un conseil d’administration et géré par une direction
cation de l’article 8 de la loi n° 24-2019 du 12 juillet
générale.
2019 portant création du port autonome d’Oyo, les at-
tributions, l’organisation et le fonctionnement de ses
Chapitre 1 : Du conseil d’administration
organes d’administration et de gestion.
Article 8 : Le conseil d’administration est l’organe de
Article 2 : Le port autonome d’Oyo est un établisse- conception, d’orientation et d’administration du port
ment public à caractère industriel et commercial, doté autonome d’Oyo.
236 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Le conseil d’administration se prononce sur les ques- Article 14 : Le mandat d’administrateur est de trois (3)
tions suivantes : ans renouvelable une fois.
Article 9 : Le conseil d’administration est composé Le conseil d’administration peut déclarer démission-
ainsi qu’il suit : naires les administrateurs qui s’abstiennent sans
motif légitime de prendre part à trois (3) réunions
- un président ; consécutives.
- un représentant de la Présidence de la
République ; Article 18 : Le président du conseil d’administration
- un représentant du ministère en charge du porte toute vacance de siège à la connaissance du
transport ßuvial ; mandant aÞn qu’il soit procédé au remplacement de
- un représentant du patronat ; cet administrateur dans un délai d’un (1) mois.
- un représentant des acconiers, des transitaires
et des consignataires des unités ßuviales ; Le mandat du nouvel administrateur prend Þn à la date
- deux représentants du personnel ; d’expiration de celui de l’administrateur remplacé.
- deux personnalités reconnues pour leurs
compétences et nommées par le Président de Article 19 : Les administrateurs peuvent se faire
la République. représenter aux réunions du conseil par un autre ad-
ministrateur. Le vote par procuration est autorisé.
Article 10 : Le président du conseil d’administration
Un membre du conseil d’administration ne peut
est nommé par décret en Conseil des ministres, sur
représenter qu’un seul administrateur.
proposition du ministre chargé du transport ßuvial.
Article 20 : Le président du conseil exerce les pouvoirs
Les autres membres du conseil d’administration sont qui lui sont conférés par les présents statuts.
nommés par décret du Président de la République,
sur proposition des institutions ou organismes qu’ils Il convoque et préside les réunions du conseil et en
représentent. Þxe l’ordre du jour. Il signe tous les actes établis par
le conseil.
Les administrateurs sont choisis en raison de la
représentation des intérêts en cause et de leurs com- En cas d’urgence justiÞée et d’impossibilité de réunir
pétences dans la gestion administrative, Þnancière, le conseil, le président est autorisé à prendre toutes
commerciale ou technique. mesures indispensables au bon fonctionnement du
port autonome d’Oyo et qui sont du ressort du conseil ;
à charge pour lui d’en rendre compte au conseil à sa
Article 11 : Le président du conseil d’administration
réunion suivante.
peut faire appel à toute personne ressource.
Article 21 : Le conseil d’administration se réunit en
Article 12 : A l’exception du représentant des acco- session ordinaire deux (2) fois par an, sur convocation
niers, des transitaires et de ceux du personnel du port de son président.
autonome d’Oyo, les autres administrateurs ne peu-
vent être liés au port autonome d’Oyo par un contrat Les convocations accompagnées de l’ordre du jour et
de travail ou de service ou à titre de fournisseurs. des dossiers des affaires à examiner sont adressées
aux membres du conseil au moins quinze (15) jours
Article 13 : La fonction d’administrateur est gratuite. avant la réunion.
Toutefois, les membres du conseil d’administration
perçoivent les indemnités de session, les frais de dé- La première session, qui se tient au cours du premier
placement et de séjour occasionnés par l’accomplisse- semestre, est consacrée à l’adoption du bilan et du
ment de leurs fonctions. compte d’exploitation de l’exercice précédent.
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 237
La deuxième session a lieu au cours du second semestre et A ce titre, il est chargé, notamment, de :
est consacrée essentiellement à l’adoption du budget
de l’exercice suivant. - prendre toute initiative et décision nécessaire
à la bonne marche des services du port auto-
Article 22 : Le conseil d’administration peut se réunir nome d’Oyo ;
en session extraordinaire aussi souvent que l’intérêt - exécuter le budget du port autonome d’Oyo ;
du port autonome d’Oyo l’exige. - assurer la gestion Þnancière du port auto-
nome d’Oyo ;
Les sessions extraordinaires ont lieu à l’initiative du - passer les marchés et les commandes con-
président ou à la demande des deux tiers des mem- formément à la réglementation en vigueur ;
bres du conseil. - conclure les conventions conformément à la
réglementation en vigueur ;
Le président du conseil inscrit à l’ordre du jour toute - prendre toute mesure conservatoire néces-
question sur demande écrite d’un administrateur ou saire en cas d’urgence ;
du directeur général. - ester en justice pour le compte du port auto-
nome d’Oyo ;
Article 23 : Le secrétariat du conseil d’administra- - représenter le port autonome d’Oyo dans tous
tion du port autonome d’Oyo est assuré par le direc- les actes de la vie civile ;
teur général. Il ne participe pas au vote. Il prépare - proposer, à l’approbation du conseil d’adminis-
les dossiers et assure l’exécution des délibérations du tration, l’organigramme du port autonome d’Oyo ;
conseil. - gérer les ressources humaines ;
- exécuter les conventions de concession, d’af-
Article 24 : Les délibérations du conseil sont prises fermage et accorder les autorisations d’oc-
à la majorité absolue des votants. En cas de partage cupation du domaine public portuaire aux
égal des voix, celle du président est prépondérante. opérateurs intervenant dans le domaine por-
tuaire conformément à la réglementation en
Article 25 : Les délibérations du conseil, constatées par vigueur ;
des procès-verbaux, sont inscrites dans un registre - assurer la réalisation des emprunts, déter-
spécial et signées par le président. miner, selon les directives du conseil et sous
son contrôle, l’emploi des fonds ;
Les procès-verbaux du conseil sont transmis en projet - ouvrir et faire fonctionner tous les comptes
à tous les administrateurs. Ceux-ci disposent de dix bancaires ;
(10) jours à compter de la date de transmission pour - émettre, endosser, acquitter tous les effets de
faire leurs observations. Passé ce délai, les procès-ver- commerce et autres titres de paiement ;
baux sont approuvés. - autoriser tout compromis, toute transaction,
tout acquittement et tout désistement, ainsi
Les procès-verbaux du conseil mentionnent les noms que toutes mainlevées d’inscription, de saisies,
des administrateurs présents, excusés ou absents. d’oppositions et autres droits, avant ou après
Les copies des procès-verbaux sont certiÞées con- paiement.
formes à l’original par le président. A l’expiration du
délai imparti aux administrateurs pour approuver les Sous réserve des actes de la compétence du conseil
procès-verbaux, les décisions du conseil sont exécu- conférés par les présents statuts, les actes concer-
toires du simple fait de leur signature par le prési- nant le port autonome d’Oyo et tous les engagements
dent sauf lorsqu’elles doivent être approuvées par le pris en son nom, ainsi que les retraits de fonds et
Conseil des ministres. des valeurs, les mandats sur tous les banquiers, débi-
teurs et dépositaires, et les souscriptions, endos ac-
Article 26 : Doivent être approuvés par le Conseil des ceptables ou acquits d’effets de commerce sont signés
ministres : par le directeur général.
Le commandant et les ofÞciers du port sont astreints Elle est chargée, notamment, de :
à la prestation de serment.
- donner des avis techniques sur les construc-
La direction de la capitainerie est chargée, notam- tions, les réhabilitations et les réaménage-
ment, de : ments des infrastructures portuaires à cons-
truire dans le domaine du port autonome
- veiller au respect du règlement d’exploitation d’Oyo ;
et de police dans la circonscription territoriale - veiller à l’entretien du matériel et des équipe-
du port autonome d’Oyo ; ments du port autonome d’Oyo ;
- veiller aux accostages, appareillages et séjours
- suivre la ßotte du port ;
à quai des unités ßuviales ;
- participer à la réalisation des études liées au
- assurer la sécurité et la sûreté dans la circons-
développement des infrastructures et équipe-
cription territoriale et sur les plans d’eau du
port autonome d’Oyo ; ments portuaires ;
- assurer l’organisation et la gestion des opéra- - assurer le contrôle technique et le suivi des
tions d’assistance aux unités ßuviales ; travaux réalisés.
- assurer la protection de l’environnement por-
tuaire. Article 41 : La direction des infrastructures et équipe-
ments comprend :
Article 37 : La direction de la capitainerie comprend :
- le service des infrastructures ;
- le service opérations nautiques ; - le service des équipements.
240 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Le directeur des affaires administratives et juridiques Article 48 : Le directeur général établit l’état prévi-
est responsable de l’administration portuaire et en as- sionnel annuel des recettes et des dépenses, les pro-
sure la continuité sous l’autorité du directeur général. jets de programmes pluriannuels d’activités et d’in-
vestissement, les projets techniques d’investissement.
Article 43 : La direction des affaires administratives et Il les soumet au conseil d’administration qui arréte le
juridiques comprend : budget au plus tard deux (2) mois avant le début du
nouvel exercice.
- le service des affaires administratives et des
ressources humaines ; Le directeur général est l’ordonnateur principal du
- le service des affaires juridiques et du conten- budget du port autonome d’Oyo.
tieux.
Les marchés du port autonome d’Oyo sont passés
Paragraphe 5 : De la direction Þnancière et comptable conformément à son manuel de procédures et au code
des marchés publics en vigueur.
Article 44 : La direction Þnancière et comptable est
Article 49 : Le port autonome d’Oyo est tenu de souscrire
dirigée et animée par un directeur.
des polices d’assurance et de constituer des provi-
sions spéciales liées à l’exploitation de son activité
Elle est chargée, notamment, de :
conformément à la réglementation en vigueur.
- élaborer et exécuter le budget du port auto-
Article 50 : Le port autonome d’Oyo doit se doter d’un
nome d’Oyo ;
fonds de réserve destiné à faire face à d’éventuels déÞ-
- procéder au recouvrement des droits, re-
cits d’exploitation.
devances, taxes et autres ressources ;
- exécuter les dépenses ; Une partie des bénéÞces enregistrés au cours d’un
- tenir la comptabilité et arrêter les comptes ; exercice est affectée au fonds de réserve.
- élaborer, de concert avec les autres direc-
tions, les manuels de procédures Þnancières Article 51 : La comptabilité du port autonome d’Oyo
et comptables et veiller à leur application ; est tenue conformément aux lois et règlements en vi-
- établir les bilans, les états Þnanciers et compta- gueur et, notamment, au plan comptable OHADA.
bles ainsi que les états de synthèses, les rap-
ports et autres documents y afférents ; Article 52 : Le port autonome d’Oyo est soumis, en
- élaborer les plans pluriannuels d’investis- matière de Þscalité et de douane, au régime de droit
sements. commun. Toutefois, il peut bénéÞcier d’un régime
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 241
particulier compatible avec ses obligations de service Article 59 : Les limites territoriales du port autonome
public. d’Oyo portent sur l’ensemble du port autonome d’Oyo.
Toutefois, l’administration, l’exploitation et la gestion
TITRE V : DES CONTROLES du port autonome d’Oyo portent uniquement sur les
zones opérationnelles dudit port.
Article 53 : Le port autonome d’Oyo est soumis aux
contrôles prévus par la réglementation en vigueur. Article 60 : Les coordonnées géographiques ou zones
opérationnelles du port autonome d’Oyo sont déÞnies
TITRE VI : DU PERSONNEL par voie réglementaire.
Article 54 : Le personnel du port autonome d’Oyo Article 61 : Les droits du port autonome d’Oyo s’éten-
comprend : dent sur les biens, les infrastructures et autres im-
meubles qui lui sont affectés postérieurement à sa
- le personnel contractuel ; création.
- les fonctionnaires en position de détache-
ment ou nommés pour occuper un poste de Les immeubles du domaine public, remis en jouis-
responsabilité. sance au port autonome d’Oyo, ne peuvent faire l’objet
d’un déclassement, d’une affectation ou d’un transfert
Article 55 : Le personnel contractuel est régi par le de gestion à un organisme autre que le port autonome
code du travail et la convention collective du per- d’Oyo. Ils ne peuvent faire l’objet d’une aliénation que
sonnel du port autonome d’Oyo. dans les conditions prévues par la réglementation en
vigueur.
Il est afÞlié à la caisse nationale de sécurité sociale.
Article 62 : Les biens meubles et immeubles, néces-
Article 56 : Les fonctionnaires sont soumis pendant saires à la gestion du port autonome d’Oyo qui ne
la durée de l’emploi aux textes régissant le port au- relèvent pas du domaine public, notamment les bu-
tonome d’Oyo, conformément à la règlementation en reaux, les ateliers, les habitations, les outillages et les
vigueur. matériels, sont attribués en pleine propriété au port
autonome d’Oyo et sont gérés par lui.
Ils sont pris en charge et bénéÞcient des mêmes avan-
tages accordés par le port autonome d’Oyo, conformé- Article 63 : L’aliénation des immeubles du port au-
ment à la règlementation en vigueur. tonome d’Oyo ne peut avoir lieu qu’avec l’accord du
conseil d’administration. Le produit de la vente est
Article 57 : Le personnel du port autonome d’Oyo ne acquis, pour la totalité, au port autonome d’Oyo.
doit, en aucun cas, être salarié ou bénéÞciaire d’une
rémunération sous quelque forme que ce soit, ou Chapitre 2 : De l’aménagement du domaine public
avoir un intérêt direct ou indirect dans une entreprise portuaire
exerçant dans la circonscription territoriale du port.
Article 64 : Les avant-projets des travaux impliquant
TITRE VII : DU DOMAINE PUBLIC PORTUAIRE une extension de la circonscription territoriale du port
autonome d’Oyo ou ayant un impact sur l’environne-
Chapitre 1 : De la gestion du domaine public ment naturel et humain au-delà de ce domaine font
portuaire l’objet d’une approbation du conseil d’administration
et d’une autorisation du ministre chargé du transport
Article 58 : L’Etat affecte au port autonome d’Oyo le ßuvial et des autres autorités compétentes.
domaine public nécessaire à son fonctionnement et à
son extension. Ce domaine est inaliénable, incessible, Article 65 : L’installation et l’usage de l’outillage mis à
insaisissable, inviolable et imprescriptible. la disposition des tiers doivent faire l’objet d’une au-
torisation accordée par le port autonome d’Oyo et as-
La circonscription territoriale du port autonome d’Oyo sortie d’un cahier des charges.
comprend :
Article 66 : Les activités privées ayant un lien avec
- le domaine public portuaire des localités sui- l’exploitation portuaire, exercées dans les limites de
vantes : Oyo, Boundji et Léketi ; la circonscription territoriale du port autonome d’Oyo
- les quais, les perrés, les épis, les apponte- font l’objet d’une autorisation délivrée par l’autorité
ments pétroliers, les ducs d’Albe, les postes portuaire ou d’une convention passée entre l’autorité
d’amarrage et les slip-way existant dans les portuaire et l’opérateur concerné.
ports ;
- les plans d’eau portuaire, chenaux d’accès et Les autorisations ou les conventions sont assorties de
les zones de relâche ; cahier des charges déÞnissant les modalités d’exer-
- les entrepôts, les voies ferrées et les voies cice et les obligations auxquelles sont assujetties les
d’accès terrestres portuaires ; parties.
- les installations de télécommunication qui s’y
trouvent ; Article 67 : L’Etat peut conÞer, par décret en Conseil
- les terre-pleins. des ministres, au port autonome d’Oyo, à l’intérieur
242 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
de sa circonscription territoriale, la gestion de cer- - Þxation des amendes pour toute infraction aux
tains services publics annexes ou connexes, dont il règlements sur la police des ports relevant ha-
déÞnit la consistance, à condition que cette gestion bituellement de la compétence des tribunaux ;
ne crée aucune charge supplémentaire au port auto- - domanialité et travaux publics.
nome d’Oyo.
Les règles applicables en ces matières sont Þxées par
Nonobstant ce qui précède, l’Etat peut concéder à un
décret en Conseil des ministres, sur rapport du ministre
tiers la gestion de tout ou partie du port autonome
chargé du transport ßuvial.
d’Oyo par concession, affermage ou tout autre mode
de délégation de gestion de service public prévue par
Article 73 : Chaque direction centrale dispose d’un
la réglementation en vigueur.
secrétariat dirigé et animé par un secrétaire qui a
rang de chef de bureau.
Des arrêtés conjoints du ministre chargé du transport
ßuvial et des autres ministres intéressés, après avis
Article 74 : Les attributions et l’organisation des services
du conseil d’administration, Þxent l’organisation de
et des bureaux à créer, en tant que de besoin, sont Þxées
ces services et les modalités de leur fonctionnement
par arrêté du ministre chargé du transport ßuvial.
ainsi que la couverture de leurs coûts.
Article 75 : La dissolution du port autonome d’Oyo
Article 68 : Une convention conclue entre le port au-
est prononcée conformément à la réglementation en
tonome d’Oyo et le chemin de fer Congo-Océan, d’une
vigueur.
part et le port autonome d’Oyo et les utilisateurs des
embranchements particuliers d’autre part, Þxe les
Article 76 : Tout différend susceptible de naître entre
conditions dans lesquelles :
le port autonome d’Oyo et son personnel pendant son
existence, sa dissolution ou sa liquidation relève de la
- les installations et les ouvrages sont mis à leur
compétence des juridictions nationales.
disposition par le port autonome d’Oyo ;
- les prestations de services leur sont fournies
par le port autonome d’Oyo ; Article 77 : Le port autonome d’Oyo sera dirigé et
- les voies ferrées sont créées, entretenues et animé, dès l’entrée en vigueur des présents statuts,
exploitées dans le domaine portuaire. par une équipe restreinte qui connaîtra son extension en
fonction de l’augmentation du volume des activités por-
TITRE VIII : DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES tuaires et de l’amélioration de la situation Þnancière
de l’entreprise.
Article 69 : Le directeur général peut commettre des
agents techniques et administratifs du port autonome Article 78 : Les présents statuts sont approuvés par
d’Oyo à l’effet de veiller au respect du règlement d’ex- décret en Conseil des ministres.
ploitation et de police du port et de constater, par
procès-verbal, les infractions à ces règlements.
MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS,
DE L’EDUCATION CIVIQUE, DE LA FORMATION
A cet effet, les agents administratifs et techniques
commissionnés prêtent le serment suivant devant le QUALIFIANTE ET DE L’EMPLOI
tribunal de grande instance du lieu d’affectation :
Décret n° 2024-2882 du 20 décembre 2024
« Je jure de bien et Þdèlement remplir mes fonctions et portant approbation des statuts de l’agence nationale
m’engage à ne pas révéler même après la cessation de d’insertion et de réinsertion sociales des jeunes
mes artivités, le secret professionnel »
Le Président de la République,
Article 70 : Les personnels du port autonome d’Oyo
Vu la Constitution ;
en fonction à la date d’entrée en vigueur des présents
Vu la loi n° 17-2024 du 10 juillet 2024 portant créa-
statuts bénéÞcient du droit au maintien dans leur
tion de l’agence nationale d’insertion et de réinsertion
emploi, dans le respect des dispositions légales et
sociales des jeunes ;
réglementaires.
Vu la loi n° 45-2024 du 17 décembre 2024 portant
régime général des établissements publics à caractère
Article 71 : La réglementation portuaire, antérieure
administratif ;
à la publication des présents statuts, demeure en vi-
Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant nomi-
gueur jusqu’ à ce qu’elle soit modiÞée ou abrogée.
nation du Premier ministre, chef du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2021-340 du 6 juillet 2021 relatif aux attri-
Article 72 : Le port autonome d’Oyo est investi par l’Etat,
butions du ministre de la jeunesse et des sports, de l’éduca-
dans les limites de sa circonscription territoriale, des
tion civique, de la formation qualiÞante et de l’emploi ;
prérogatives de puissance publique en matière de :
Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022 por-
- police spéciale portuaire de maintien de l’ordre tant nomination des membres du Gouvernement ;
et de protection des personnes et des biens
dans les ports ßuviaux ; En Conseil des ministres,
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 243
Article premier : Les présents statuts Þxent, en appli- Article 5 : L’agence nationale d’insertion et de réinser-
cation de l’article 7 de la loi n° 17-2024 du 10 juillet tion sociales des jeunes est placée sous la tutelle du
2024 portant création de l’agence nationale d’inser- ministre chargé de la jeunesse.
244 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
TITRE III : DE L’ORGANISATION Les autres membres du comité de direction ayant voix
ET DU FONCTIONNEMENT délibérative sont désignés par les structures qu’ils
représentent. Ils sont nommés par arrêté du ministre
Article 6 : L’agence nationale d’insertion et de réinser- chargé de la jeunesse et de l’éducation civique.
tion sociales des jeunes est administrée par un comité
de direction et gérée par une direction générale. Article 10 : Le mandat de membre du comité de di-
rection est de quatre (4) ans, renouvelable une fois. Il
Chapitre 1 : Du comité de direction prend Þn par suite de démission, de déchéance ou de
perte de la qualité ayant motivé la nomination.
Article 7 : Le comité de direction est l’organe d’orien-
tation et de délibération de l’agence nationale d’inser- En cas de vacance de poste, il est procédé à la désigna-
tion et de réinsertion sociales des jeunes. Il est investi tion d’un nouveau membre dans un délai de deux (2)
des pouvoirs qui lui permettent de remplir les mis- mois, suivant les mêmes formes décrites pour la nom-
sions de l’agence. ination. Le mandat du nouveau membre prend Þn à la
date d’expiration de celui du membre remplacé.
A ce titre, il délibère, notamment, sur :
Article 11 : Le président du comité de direction a pour
- le programme d’activités de l’agence ; missions de :
- le budget de l’agence ;
- le statut et la rémunération du personnel ; - convoquer les réunions du comité de direc-
- les rapports d’activités ; tion, en Þxer l’ordre du jour et les présider ;
- le bilan ; - assurer le contrôle et l’exécution des décisions
- le plan d’embauche et les licenciements ; du comité de direction ;
- le programme des investissements ; - signer tous les actes établis par le comité de
- le redimensionnement de l’agence, notamment direction.
la proposition centres d’insertion et de réin-
sertion sociales des jeunes ; Article 12 : Le comité de direction se réunit deux fois
- les propositions de nomination à la direction par an, en session ordinaire, sur convocation de son
générale ; président. Les convocations sont adressées aux mem-
- le règlement intérieur de l’agence. bres du comité de direction quinze (15) jours au moins
avant la réunion.
Article 8 : Le comité de direction est composé ainsi
qu’il suit : La première session est consacrée à l’adoption du
rapport d’activités. La deuxième session est consacrée
• membre avec voix délibérative : à l’adoption du projet du budget de l’agence pour
l’année suivante.
- un représentant de la Présidence de la
République ; Toutefois, le comité de direction peut se réunir en ses-
- un représentant de la Primature ; sion extraordinaire, sur convocation de son président
- un représentant du ministère en charge de la ou à Ia demande des deux tiers (2/3) de ses membres.
jeunesse et de l’éducation civique ;
- un représentant du ministère en charge du Article 13 : Le comité de direction ne peut valablement
budget ; délibérer que si les deux tiers (2/3) de ses membres
- un représentant du ministère en charge des sont présents ou représentés. Les délibérations sont
comptes publics ; prises à la majorité simple. En cas de partage égal des
- un représentant du ministère en charge des voix, celle du président est prépondérante.
Þnances ;
- un représentant du ministère en charge de Article 14 : Dans l’intervalle des sessions et pour un
l’investissement public ;
objet précis, le comité de direction peut déléguer tout
- un représentant du ministère en charge du
ou partie de ses attributions à son président ou au
contrôle d’Etat.
directeur général de l’agence nationale d’insertion et
• membres avec voix consultative de réinsertion sociales des jeunes.
Le comité de direction peut faire appel à toute per- Article 15 : Les fonctions de membre du comité de
sonne ressource. direction sont gratuites.
Article 9 : Le président du comité de direction est Toutefois, les membres du comité de direction
choisi parmi les administrateurs. Il est nommé par perçoivent une indemnité de session, dont le montant
décret en Conseil des ministres. est Þxé par arrêté conjoint des ministres chargés de la
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 245
jeunesse et des Þnances, sur proposition du président formation, des relations publiques et de la communi-
du comité de direction. cation et le service médico-psycho-social, comprend :
Ils assurent, au niveau local, l’encadrement civique, Article 38 : L’agence nationale d’insertion et de réin-
la prise en charge des pensionnaires et la formation sertion sociales des jeunes est soumise aux contrôles
qualiÞante, notamment des jeunes désocialisés et en prévus par la réglementation en vigueur.
décrochage scolaire.
TITRE VI : DU STATUT DU PERSONNEL
A ce titre, ils sont chargés, notamment, de :
Article 39 : L’agence nationale d’insertion et de réinser-
tion sociales des jeunes emploie du personnel recruté.
- préparer les programmes de formation et dis- directement et des fonctionnaires en détachement.
penser les enseignements sur le civisme et
l’apprentissage aux métiers visant l’intégra- Article 40 : Le personnel recruté directement par
tion des pensionnaires au monde de l’emploi ; l’agence nationale d’insertion et de réinsertion sociales
- assurer l’encadrement en régime paramilitaire des jeunes est régi par une convention collective.
sans maniement d’armes aux jeunes désocialisés
et en décrochage scolaire en vue de leur prépa- Article 41 : Les fonctionnaires en détachement af-
ration à une vie sociale équilibrée ; fectés à l’agence nationale d’insertion et de réinser-
- faire acquérir aux pensionnaires des qualiÞca- tion sociales des jeunes sont soumis, pendant toute
la durée de leur emploi aux textes régissant l’agence,
tions techniques susceptibles de permettre leur
sous réserve des dispositions du statut général de la
insertion professionnelle en emploi salarié ou
fonction publique.
en autoemploi ;
- mettre en œuvre les stratégies et les mesures TITRE VII : DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES
nécessaires à l’insertion et à la réinsertion
socioprofessionnelles. Article 42 : Les membres du comité de direction et de la
direction générale sont tenus au respect du secret pro-
Article 34 : Les centres d’insertion et de réinsertion fessionnel, pour les informations, faits, actes et rensei-
sociales des jeunes, outre le secrétariat, le centre de gnements dont ils ont connaissance dans l’exercice de
santé intégré, l’antenne psycho-sociale, le centre de leurs fonctions.
248 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Article 43 : Nonobstant les dispositions de l’article Vu la loi n° 5-2005 du 11 mai 2005 portant statut de
42 des présents statuts, les dirigeants de l’agence la fonction publique territoriale ;
sont responsables individuellement ou solidairement, Vu la loi n° 14-2019 du 21 mai 2019 modiÞant et
selon les cas, envers l’agence nationale d’insertion et complétant les articles 41, 53, 65 et 69 de la loi
de réinsertion sociales des jeunes ou envers les tiers, n° 5-2005 du 11 mai 2005 portant statut de la fonction
des actes de gestion accomplis en violation des dis- publique territoriale ;
positions législatives, réglementaires ou convention- Vu la loi n° 16-2019 du 21 mai 2019 Þxant la répar-
nelles applicables au centre national d’insertion et de tition des compétences entre l’État et les collectivités
réinsertion sociales des jeunes. locales en matière d’enseignement préscolaire, pri-
maire, secondaire et déÞnissant les modalités de leur
Article 44 : En cas de différend entre l’agence nationale exercice par le département et la commune ;
d’insertion et de réinsertion sociales des jeunes et son Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant nomi-
personnel, le règlement à l’amiable est privilégié. A dé- nation du Premier ministre, chef du Gouvernement ;
faut de compromis, tout recours juridictionnel devant Vu le décret n° 2021-343 du 6 juillet 2021 relatif aux
la juridiction compétente est possible. attributions du ministre de l’enseignement présco-
laire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation ;
Article 45 : Les attributions et l’organisation des ser- Vu le décret n° 2022-1850 du 24 septembre 2022 por-
vices et des bureaux à créer, en tant que de besoin, tant nomination des membres du Gouvernement ;
sont Þxées par arrêté du ministre chargé de la jeunesse. Vu le décret n° 2022-1875 du 29 octobre 2022 dé-
terminant les modalités d’allocation des crédits
Article 46 : Les chefs de service et les chefs de bureau budgétaires et de décaissement prioritaire des fonds
sont nommés conformément à la réglementation en au proÞt des établissements scolaires d’enseignement
vigueur. Ils perçoivent les indemnités prévues par les général et des formations sanitaires de base ;
textes en vigueur. Vu le décret n° 2022-1879 du 21 novembre 2022
relatif aux attributions du ministre de l’intérieur, de
Article 47 : Chaque direction dispose d’un secrétariat la décentralisation et du développement local ;
dirigé et animé par un secrétaire qui a rang de chef Vu le décret n° 2023-1751 du 2 novembre 2023 por-
de bureau. tant création du système d’information de gestion de
l’éducation au ministère de l’enseignement présco-
Article 48 : Les présents statuts sont approuvés par laire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation ;
décret en Conseil des ministres.
En Conseil des ministres,
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT PRESCOLAIRE,
PRIMAIRE, SECONDAIRE ET DE Décrète :
L’ALPHABETISATION
TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES
Décret n° 2024-2947 du 30 décembre 2024
Þxant les attributions, l’organisation et le fonctionne- Article premier : Le présent décret Þxe, en applica-
ment des organes de gestion des établissements sco- tion de l’article 46 de la loi n° 16-2019 du 21 mai
laires publics de l’enseignement préscolaire, primaire, 2019 susvisée, les attributions, l’organisation et le
fonctionnement des organes de gestion des établisse-
secondaire et de l’alphabétisation
ments scolaires de l’enseignement préscolaire, pri-
maire, secondaire et de l’alphabétisation.
Le Président de la République,
Article 2 : Au sens du présent décret, les établisse-
Vu la Constitution ; ments scolaires publics sont :
Vu la loi n° 8-2003 du 6 février 2003 portant loi or-
ganique relative à l’exercice de la tutelle sur les collec- - les centres d’éducation préscolaire ;
tivités locales ; - les écoles primaires ;
Vu la loi n° 25-95 du 17 novembre 1995 modiÞant la - les collèges d’enseignement général ;
loi scolaire n° 008-90 du 6 septembre 1990 et portant - les lycées d’enseignement général ;
réorganisation du système éducatif en République du - les centres d’alphabétisation, de post-
Congo ; alphabétisation et de rescolarisation.
Vu la loi n° 3-2003 du 17 janvier 2003 Þxant l’organi-
Article 3 : Les établissements scolaires publics de
sation administrative territoriale ;
l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de
Vu la loi n° 7-2003 du 6 février 2003 portant organi- l’alphabétisation sont gérés par :
sation et fonctionnement des collectivités locales ;
Vu la loi n° 9-2003 du 6 février 2003 Þxant les orien- - les organes délibérants ;
tations fondamentales de la décentralisation ; - les comités de gestion ;
Vu la loi n° 10-2003 du 6 février 2003 portant trans- - les équipes de maîtrise.
fert des compétences aux collectivités locales ;
Vu la loi n° 30-2003 du 20 octobre 2003 portant ins- TITRE II : DES ORGANES DELIBERANTS
titution du régime Þnancier des collectivités locales ;
Vu la loi n° 31-2003 du 24 octobre 2003 portant dé- Article 4 : Il est institué, au sein de chaque établisse-
termination du patrimoine des collectivités locales ; ment scolaire public de l’enseignement préscolaire,
Du jeudi 27 février 2025 Journal ofÞciel de la République du Congo 249
- président : le président du conseil départe- Article 10 : La convocation et l’ordre du jour relatif aux
mental ou municipal ; sessions du conseil d’administration sont transmis
- vice-président : le directeur départemental de aux membres quarante-huit heures au moins avant
l’enseignement ou son représentant ; la tenue de la session.
250 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Les décisions sont adoptées à la majorité simple des - un conseiller départemental ou municipal ;
membres du conseil. - les directeurs des études ;
- les surveillants généraux ;
Article 12 : Les sessions du conseil d’administration - le professeur principal.
sont sanctionnées par un compte rendu.
• membres élus par leurs pairs :
Article 13 : La fonction de membre du conseil d’ad-
ministration est gratuite. - deux représentants du personnel de l’établis-
sement.
Article 14 : Le chef d’établissement est chargé de l’ex-
écution des délibérations des conseils énumérés à Article 19 : Le conseil de discipline du préscolaire, du pri-
l’article 4 du présent décret. Il rend compte par un maire, des centres d’alphabétisation, post-alphabétisation
rapport à chaque organe délibérant. et de rescolarisation est présidé par le chef d’éta-
blissement et composé des membres de droit et des
Article 15 : Le président convoque les sessions du membres élus.
conseil d’administration et dirige les travaux.
Sont membres de droit :
Le vice-président supplée le président en cas d’ab-
sence ou d’empêchement. - un conseiller départemental ou municipal ;
- le directeur adjoint ou le maître principal de
Le secrétaire prépare les dossiers à soumettre à la classe.
délibération du conseil. Il rédige les documents sanc-
tionnant la Þn de la session et conserve les archives. Sont membres élus :
Article 27 : Le conseil de discipline prononce des Article 34 : Les sessions du conseil des professeurs ou
sanctions conformément au règlement intérieur de des maîtres sont sanctionnées par un compte rendu.
l’établissement.
Article 35 : La fonction de membre du conseil des pro-
Chapitre 3 : Du conseil des fesseurs ou des maîtres est gratuite.
professeurs ou des maîtres
Chapitre 4 : Du conseil de classe
Section 1 : Des attributions
Section 1 : Des attributions
Article 28 : Le conseil des professeurs ou des maîtres
est chargé d’examiner les questions pédagogiques et Article 36 : Le conseil de classe est chargé d’examiner
andragogiques de l’établissement. les questions pédagogiques et androgogiques intéres-
sant la vie de la classe, notamment les effectifs, les
Section 2 : De la composition présences, les absences, les retards, les résultats, les
pourcentages de succès ou d’échec.
Article 29 : Le conseil des professeurs ou des maîtres
est composé ainsi qu’il suit : Il statue également sur :
Les décisions sont adoptées à la majorité simple des Article 42 : La fonction de membre du conseil de
membres du conseil. classe est gratuite.
252 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
TITRE III : DE L’EQUIPE DE MAITRISE - élaborer les différents rapports scolaires et les
transmettre à la hiérarchie dans les délais im-
Article 43 : L’équipe de maîtrise est l’ensemble des partis ;
responsables chargés de la gestion administrative, - présider les réunions des conseils des maîtres/
pédagogique, andragogique, Þnancière et patrimoniale animateurs, de discipline et de classe ;
de l’établissement au quotidien. - préparer les dossiers de transfert des élèves/
apprenants ;
Chapitre 1 : De l’équipe de maîtrise du préscolaire, - inscrire les élèves/apprenants en fonction des
du primaire et des centres d’alphabétisation
places disponibles, conformément aux textes
ou de rescolarisation
en vigueur et aux orientations de la hiérarchie ;
- veiller à la discipline générale, à la sécurité des
Article 44 : L’équipe de maîtrise du préscolaire, du pri-
mairee et des centres d’alphabétisation ou de rescolari- personnes et des biens, à l’hygiène et à la sa-
sation comprend : lubrité de l’établissement ;
- faire appliquer strictement le calendrier sco-
- un directeur ; laire ;
- un directeur adjoint ; - établir et faire appliquer le règlement intérieur
- un économe. de l’établissement ;
- tenir à jour les dossiers des élèves/apprenants
Section 1 : Du directeur et des personnels ;
- représenter l’établissement dans les actes de
Article 45 : Le directeur de l’école/le chef d’établisse- la vie civile.
ment est le premier responsable pédagogique, an-
dragogique, de la gestion administrative, Þnancière et Article 48 : Sur le plan matériel et Þ nancier, il est
culturelle de sa structure. responsable de la gestion Þnancière et matérielle de
son établissement. A cet effet, il est chargé de :
Article 46 : Sur le plan pédagogique et andragogique,
il est chargé, de : - préparer le budget-programme de l’établisse-
ment qu’il soumet au conseil d’administration ;
- organiser et contrôler l’acte pédagogique et - veiller à l’exécution du budget-programme ;
andragogique , - ordonner les dépenses de l’établissement ;
- veiller à l’établissement des emplois du temps - vériÞer la régularité des opérations ;
des classes et des enseignants/animateurs ; - veiller à la bonne utilisation du matériel de
- assurer le suivi des enseignants/animateurs l’établissement.
et le contrôle permanent des activités péda-
gogiques et endragogiques ; Article 49 : Sur le plan social, le chef d’établissement
- contrôler l’état d’avancement des programmes est chargé de :
scolaires et la qualité des apprentissages ;
- veiller à l’organisation et au déroulement des - promouvoir et entretenir les relations avec les
stages de formation du personnel enseignant/ autorités partenaires sociaux impliqués dans
animateurs dans leurs domaines de com- la vie de l’établissement ;
pétence ; - promouvoir les oeuvres scolaires.
- veiller à l’organisation et au déroulement des
évaluations ; Section 2 : Du directeur adjoint
- analyser les résultats scolaires ;
- organiser l’émulation scolaire ; Article 50 : Le directeur adjoint est chargé de :
- superviser les activités culturelles et sportives
en sa qualité de président de l’association - suppléer le chef d’établissement dans ses
sportive de l’établissement. fonctions ;
- encadrer les stages du personnel.
Article 47 : Sur le plan administratif, il a pour mis-
sions, de : Section 3 : De l’économe
Chapitre 2 : Des équipes de maîtrise des - présider les réunions des conseils des profes-
établissements du secondaire seurs/animateurs, de discipline et de classe ;
- préparer les dossiers de transfert des élèves/
Article 52 : L’équipe de maîtrise dans un établisse- apprenants ;
ment de l’enseignement secondaire est constituée - inscrire les élèves/apprenants en fonction des
ainsi qu’il suit : places disponibles, conformément aux textes en
vigueur et aux orientations de la hiérarchie ;
- le directeur pour le collège/post-alphabétisa- - veiller à la discipline générale, à la sécurité des
tion et le proviseur pour le lycée ; personnes et des biens, à l’hygiène et à la sa-
- les directeurs des études ; lubrité de l’établissement ;
- les surveillants généraux ; - faire appliquer strictement le calendrier sco-
- l’économe ou l’intendant. laire ;
- établir et faire appliquer le règlement intérieur
Section 1 : Du chef de l’établissement de l’établissement ;
- tenir à jour les dossiers des élèves/apprenants
Article 53 : Le chef d’établissement est le premier re- et des personnels ;
sponsable pédagogique/andragogique, de la gestion - représenter l’établissement dans les actes de
administrative, Þnancière, matérielle, culturelle et so- la vie civile.
ciale de sa structure.
Article 56 : Sur le plan matériel et Þnancier, le chef
Article 54 : Sur le plan pédagogique et andragogique, d’établissement est chargé de :
il est chargé, de :
- préparer le budget-programme de l’établisse-
- organiser et contrôler l’acte pédagogique et ment qu’il soumet au conseil d’administration ;
andragogique ; - veiller à l’exécution du budget-programme ;
- veiller à l’établissement des emplois du temps - ordonner les dépenses de l’établissement ;
des classes et des enseignants/animateurs ; - vériÞer la régularité des opérations ;
- assurer le suivi des enseignants/animateurs - veiller à la bonne utilisation du matériel de
et le contrôle permanent des activités péda- l’établissement.
gogiques et andragogiques ;
- contrôler l’état d’avancement des programmes Article 57 : Sur le plan social, le chef d’établissement
scolaires et la qualité des apprentissages ; est chargé de :
- veiller à l’organisation et au déroulement des
stages de formation du personnel enseignant/ - promouvoir et entretenir les relations avec les
animateurs dans leurs domaines de com- autorités locales et les partenaires sociaux im-
pétence ;
pliqués dans la vie de l’établissement ;
- veiller à l’organisation et au déroulement des
- promouvoir les œuvres scolaires.
évaluations ;
- analyser les résultats scolaires ;
- organiser l’émulation scolaire ; Section 2 : Du directeur des études
- superviser les activités culturelles et sportives
en sa qualité de président de l’association Article 58 : Le directeur des études est chargé, nota-
sportive de l’établissement. mment, de :
Article 55 : Sur le plan administratif, le chef d’éta- - veiller au respect des programmes ofÞciels ;
blissement a pour missions de : - élaborer les documents de pilotage : le pro-
gramme d’actions, le planning d’activités ;
- veiller à l’exécution des décisions du conseil - élaborer les rapports pédagogique et an-
d’établissement ; dragogique, statistique, prévisionnel, ßash, de
- mettre en œuvre le programme de développe- rentrée scolaire, de Þn de trimestre, moral et
ment de l’établissement ; de Þn d’année scolaire ;
- rappeler les missions de chaque enseignant/ - élaborer les calendriers d’animation pédagogique
animateur dans le respect des textes en vi- et andragogique, des visites de classes ;
gueur ; - constituer les classes pédagogiques et élaborer
- préparer et assurer la rentrée scolaire ; les emplois du temps ;
- rédiger et signer les correspondances admi- - encadrer les stages de formation du personnel
nistratives ; enseignant et d’appui, dans leurs domaines de
- préparer les travaux du conseil d’administra- compétence ;
tion, de concert avec le comité de gestion des - contrôler l’état d’avancement des programmes
établissements scolaires (COGES) ; et les présences des professeurs ;
- élaborer les différents rapports scolaires et les - organiser et conduire les différents conseils de
transmettre à la hiérarchie dans les délais im- professeurs et de classes ;
partis ; - coordonner les groupes d’animation péda-
- nommer le professeur principal de chaque
gogique ou les départements pédagogiques ;
classe, sur proposition du directeur des études ;
254 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
- organiser les évaluations et analyser les résul- Article 62 : Le COGES est un organe de proposition et
tats scolaires ; d’exécution en matière de gestion des établissements
- publier les résultats des différentes évalua- scolaires publics. Il rend compte de son activité au
tions ; conseil d’administration.
- assurer le suivi psychopédagogique, en colla-
boration avec les professeurs et les conseillers Article 63 : Le COGES est placé sous la supervision
d’orientation ; des inspections de l’enseignement préscolaire, pri-
- veiller au bon fonctionnement de la biblio- maire, secondaire et de l’alphabétisation.
thèque et des laboratoires ;
- gérer le matériel pédagogique et didactique, le Chapitre 1 : Des attributions
matériel de laboratoire et sportif ;
- assurer la formation continue des enseignants. Article 64 : Le COGES est chargé, notamment, de :
Toutefois, elle peut être convoquée en session extraor- Article 75 : Le COGES comprend les commissions
dinaire en cas de besoin. spécialisées ci-après :
Article 70 : Le bureau exécutif est composé ainsi qu’il Article 77 : La commission Þnances est chargée, no-
suit : tamment, de :
256 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
- préparer le projet de budget de l’établissement Dans ce cas, un bureau exécutif provisoire de trois mem-
et en suivre l’exécution ; bres est mis en place par le président du conseil départe-
- rechercher les Þnancements innovants et des mental ou municipal dans un délai de trente jours.
partenaires.
Article 84 : Le bureau exécutif se réunit une fois par
Article 78 : La commission constructions et équipe- trimestre, en session ordinaire, sur convocation de
ments est chargée, notamment, de : son président.
- président : un membre du comité du village/ Article 87 : Toute demande de retrait des fonds des
quartier ; comptes du COGES est subordonnée à la signature
- rapporteur : un enseignant de l’établissement ; conjointe du président et du secrétaire ou, en cas
d’indisponibilité du président, de celle du secrétaire
membre : et du trésorier du bureau exécutif.
Article 90 : Le présent décret, qui abroge toutes dis- En Conseil des ministres,
positions antérieures contraires, sera enregistré et
publié au Journal ofÞciel de la République du Congo. Décrète :
Décret n° 2025-9 du 27 janvier 2025 por- Article 5 : Les marchés forains des acteurs de l’économie
tant institution des marchés forains des acteurs de informelle sont ouverts aux personnes non formal-
l’économie informelle isées exerçant des activités commerciales et/ou of-
frant des prestations de service.
Le Président de la République,
Toutefois, conformément aux conventions com-
Vu la Constitution ; merciales existant entre la République du Congo et
Vu la loi n° 74-2022 du 16 août 2022 portant loi les autres Etats de la sous-région, dont les villes et
d’orientation sur le développement durable ; les villages sont voisins du lieu où se dérouleront
Vu la loi n° 33-2023 du 17 novembre 2023 portant les marchés forains, les ressortissants de ces Etats
gestion durable de l’environnement en République du
transfrontaliers peuvent participer aux activités de
Congo ;
ces marchés forains.
Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant nom-
ination du Premier ministre, chef du Gouvernement ;
Article 6 : Il est mis en place, par le ministre chargé
Vu le décret n° 2022-1884 du 21 novembre 2022
de l’économie informelle, une commission technique
relatif aux attributions du ministre de la promotion
de la femme, de l’intégration de la femme au dévelop- chargée d’organiser les marchés forains des acteurs
pement et de l’économie informelle ; de l’économie informelle. Celle-ci est composée des
Vu le décret n° 2023-58 du 24 février 2023 portant or- représentants des ministères en charge de l’écon-
ganisation du ministère de la promotion de la femme, omie informelle, du commerce, de l’agriculture, de la
de l’intégration de la femme au développement et de décentralisation et du développement local.
l’économie informelle ;
Vu le décret n° 2025-1 du 10 janvier 2025 portant Toutefois, la commission technique peut faire appel à
nomination des membres du Gouvernement ; toute personne ressource.
258 Journal ofÞciel de la République du Congo N° 9-2025
Inès Nefer Bertille VOUMBO YALO INGANI Mme NGAKOLI (Esther Victoire), docteur en économie
quantitative.
Le ministre d’Etat, ministre du commerce,
des approvisionnements et de la consommation, - Directeur administratif et des ressources humaines :
ESSISSONGO née AKIRIDZO (Albertine) Arrêté n° 32851 du 30 décembre 2024 portant re-
nouvellement de l’agrément pour la réalisation des
2- Direction de la documentation et de l’informatique évaluations environnementales, par le cabinet de ges-
tion de projets et de management environnemental
- Service bureautique : (GPME)
Le présent arrêté prend effet à compter de la date de périence ; sensibiliser les jeunes dans les domaines
prise de fonctions des intéressés. socioprofessionnel et économique ; organiser les ac-
tivités culturelles et sportives au proÞt des jeunes.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA Siège social : 35, avenue des Trois martyrs, arrondis-
SOLIDARITE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE sement 5 Ouenzé, Brazzaville. Date de la déclaration :
Acte en abrégé 14 octobre 2024.
Création
Récépissé n° 012 du 7 novembre 2024.
Département de Brazzaville L’association dénommée « ASSOCIATION HANDICAP
AFRIQUE », en sigle « A.H.A ». Association à carac-
Année 2025 tère socioprofessionnel et scientiÞque. précédemment
reconnue par récépissé n° 013 du 6 décembre 2017,
Récépissé n° 007 du 14 janvier 2025. a changé de dénomination. Elle sera désormais
Déclaration à la préfecture du département de dénommée « ACTION HANDICAP AFRIQUE »,
Brazzaville de l’association dénommée « MWESE » en sigle « A.H.A ». Objet : promouvoir la réadaptation
Association à caractère socio-éducatif. Objet : promou- des personnes vivant avec handicap en Afrique ; as-
voir l’autonomisation des jeunes à travers la forma- surer l’information et le recyclage des techniciens et
tion professionnelle en couture, coiffure, mécanique des chercheurs en réadaptation. Siège social : 4 ter
et soudure ; promouvoir l’entreprenariat, le planning de l’avenue Auberge de la Gascogne, arrondissement
familial et le développement personnel en organi- 1 Makélékélé, Brazzaville. Date de la déclaration :
sant des rencontres d’échanges et de partage d’ex- 9 septembre 2024.
Imprimé dans les ateliers
de l’imprimerie du Journal ofÞciel
B.P.: 2087 Brazzaville