I) Les déterminants des échanges internationaux
A) Les avantages comparatifs et les dotations factorielles.
Le poids des avantages comparatifs. David Ricardo, économiste libéral a élaboré la
théorie pour augmenter la richesse que possède chaque état. Croit au libre-échange
( libre circulation des B et S via l’abaissement voire la suppression des taxes
douanières). IL croit en la spécialisation : chaque pays doit produire un bien doit
exporter ce bien et doit importer ce qu’il ne peut pas produire.
Le choix de la spécialisation dépend de la productivité. Mesurer rapport temps de
travail et quantité produite. Pour que chaque pays puisse disposer d’une
spécialisation = avantages comparatifs. Chaque pays doit se spécialiser dans la
production ou il a le plus gros avantage ou le moins gros désavantage.
Chaque pays pourra obtenir une spécialisation au contraire de la théorie de
Smith.Avantages absolu = chaque pays doit se spécialiser la où il est le plus
productif. Mais certains pays n’ont pas d’avantages particuliers donc ne peuvent
pas se spécialiser.
La productivité influence le prix du produit. Théorie de la valeur travail = la valeur
d’un bien dépend de la quantité de travail nécessaire pour le produire. Plus on a
besoin de temps pour l’élaboration d’un produit, plus besoin de salariés et heures
de travail donc nombreux salaires et prix élevé du bien. (Marche dans le sens
contraire)
Plus un pays est productif moins il est nécessaire d’utiliser de travail (salariés ,
heure de travail) et donc plus il est possible de baisser les prix. Un pays productif
rime avec prix attractif. Chaque pays pourra à l’echelle du globe proposer des prix
attractifs qui avantageront le consommateur.
Exemple de l’Angleterre et du Portugal. Obtention de gains à l’échange = chaque
pays peut obtenir des b et s à moindre cout que s’il les produisait lui-même.
Théorie des HOS = les pays se spécialisent en fonction de l’abondance en terme de
facteur de production. Les pays font attention à la quantité de travail + capital +
ressources naturelles et les dotations technologiques présentes sur son territoires.
+ un pays dispose d’un facteur de production sur son territoire plus il va devoir se
spécialiser dans des produits nécessitant ce facteur. Facteur abondant = pas cher
pour les etp de l’exploiter.
Exemples = pays bcp de capital sur son territoire peut se spécialiser dans le
raffinage du pétrole.
Pays avec bcp de travailleurs = spécialisation de prod de téléphone (assemblage de
pièces).
Canada exporte vers les US bcp de produits forestiers car le Canada a une grande
zone forestière.
Dans les années 80, Japon = premier exportateur mondial d’automobiles car le
japon avait une avancée technologique. Donc plus compétitif
B) Le commerce entre pays comparables
On a vu que des pays échangent des produits différents en fonction de leur
spécialisations. Mais ajd, bcp de pays échanges des produits qui sont similaires.
Le commerce international n’est pas seulement interbranche mais aussi
intrabranche.
Commerce interbranche : échanges de produits différents entre des pays qui ont
des dotations factorielles différentes.
Commerce intrabranche : échange de produit relativement similaires.
Années 80 et 2000 : des pays avec des dotations similaires aux situations éco
similaires ont bcp échangé de CI, de biens de productions durables. Il n’est pas
question d’étudier l’échange de biens de conso finale proposé directement aux
consommateurs mais d’étudier l’échange par ex de machines nécessaires à la
production ou encore de mat premières….
Des secteurs comme l’électronique ou l’automobile ont rendu nécessaire bcp
d’échanges intrabranches. A partir des années 2000, la chine a fait baisser ce type
d’échange, se situant sur l’exportation de produits à bas coût et diminuant ce genre
d’échanges sur les biens de production durables ou les CI.
La DECOMPOSITION INTERNATIONALE DU PROCESSUS PRODUCTIF : consiste
pour une m entreprise à distinguer, séparer son processus de production dans
différents territoires en prenant en compte l’avantage comparatif de chaque pays.
Une seule etp peut décider de faire produire tel bien ici tel autre bien la puis de les
assembler pour proposer un produit FINAL. Ex= Airbus qui fait produire des pièces
en fr en Allemagne et UK pour A380. Ces pays doivent échanger entre eux pour
rendre possible la réalisation de l’avion. COMMERCE INTRAFIRME = échanges
entre les mêmes filiales d’une FMN (etp ayant au moins une unité de prod à
l’étranger).
Ces échanges intrabranches développés du fait que les etp cherchent à s’adapter à
la diversité des gouts des consommateurs. Proposition d’une large gamme de
produits (différenciation verticale : proposer des produits similaires mais de qualité
différentes donc prix diff).
Diff horizontale = proposer des produits similaires mais de variété différente.
Verticale auto : France et Italie , échange Clio et Ferrari = produit similaire mais
qualité différente
Horizontale auto : Fr et Allemagne, échange clio et Polo (même type de produits
mais simple différence de variété et non plus de qualité).
II) LES FACTEURS DE LA COMPETITIVITE DES ETP ET DES PAYS
A) Le lien entre la productivité des firmes et la compétitivité
Pas la même approche de compétitivité si on parle de pays et pas d’etp.
Dans une etp : capacité à faire face à la concurrence en augmentant ou en
maintenant des parts de marché. Cette compétitivité a 2 dimensions :
COMPETITIVTE PRIX : capacité pr une etp à proposer des prix inférieurs aux
concurrents pour une qualité identique. Autrement dit, l’etp produit moins
cher que les concurrents, notamment si elle a des couts de productions
inférieurs (bien de productions durables, CI embauche moins cher)
COMPETITIVITE HORS PRIX : capacité pour une etp à imposer des produits
indépendamment du niveau de prix. L’etp ne va plus chercher à séduire le
consommateur par des prix attractifs mais par d’autres critères comme la
qualité, l’innovation , les services associés (service après vente, image de
marque, délais de livraison réduits).
COMPETIVITE POUR UN PAYS : capacité à améliorer durablement le niveau
de vie et l’emploi pour sa population. Mesurer en utilisant des indicateurs
liés à l’éducation/recherche/inégalités/productivité…
innovation/technologie/ solde commercial = exportations – importation
En France depuis les années 2000, le solde commercial est déficitaire (plus
d’importations que d’exportations).
La compétitivité du pays est intrinsèquement liée à sa capacité
d’exportation qui varie selon le revenu et le bien-être des hbts.
Plus des etp sont compétitives sur un territoire, plus le pays va pouvoir
exporter grâce à ces etp et plus il va disposer d’un solde commercial
excédentaire.
Comment aug la compétivité ?
• Baisse des couts de prod , acheter des CI, baisser le cout du travail et
le charges sociales. Solution libérale : exonérer les etp des charges
patronales. Baisse des prix = aug. Compétivité prix.
• Aides de l’état : politique de R et D : débouche sur des innovations qui
font gagner en compétitivité hors prix
• Gains de productivité et hausse de la productivité des etp : le cout
unitaire du produit diminue. Pour un produit, il faut verser moins de
salaire…
Gain en compétitivité prix = hausse des profits qui peuvent être utilisés pour
innover ou pour investir dans l’image de marque pour gagner en compétitivité hors
prix.
Gains de productivité dépendent des investissements dans les différents capitaux.
Investissement dans le K humain, physique, technologique (PT, nouvelles
organisation du travail, produits), public : les infrastructures et routes essentielles
à la productivité.
B) Internationalisation de la chaîne de valeur
Chaine de valeur : ensemble des étapes d’un processus de production permettant
de fabriquer un B ou un S. étapes = recherche, conception , production,
assemblage, marketing…
Chaine de valeur internationale car les étapes sont dispersées dans plusieurs zones
du globe.
DIPP : on observe que les diff étapes de la chaine de valeur sont dispersées dans
des pays en fonction des avantages comparatifs ou également en fonction des
dotations factorielles.
Les etp décident de localiser des étapes de la chaine de valeur en fonction de la
productivité des pays et de leur abondance en terme de facteurs ( utilisation à bas
cout)
Auteur : Bernard Lassudrie-Duchène : la théorie de ricardo s’applique aussi aux
différents segments de processus de production permettant de produire un même
bien final.
Ex : Apple, Samsung : choisissent de localiser les étapes à faible valeur ajoutée =
assemblage des composants dans les pays à bas couts (faible salaire) donc gain de
compétitivité prix.
Ces etp choisissent de localiser ces étapes du PP qui sont bcp plus créatrices en
terme de valeur ajoutée (conception, R ET D, design et marketing) dans des pays à
main d’œuvre plus qualifiée (US, europe occidentale). Les étapes qui contribuent à
l’augmentation de la qualité du produit permettent de gagner en compétitivité hors-
prix.
Comment les différentes firmes internationalisent-elles le processus productif ? Par
les Investissement direct à l’étranger IDE.
• Création d’une etp
• Le rachat d’une entreprise étrangère par fusion ou acquisition
• La prise de participation au sein du capital d’une etp étrangère supérieure à
10 % du capital d’une etp etrangère. En dessous = investissement de
portefeuille
Stratégie d’externalisation : sous-traiter une partie des activités que l’etp effectuait
avant elle-même à une autre etp
Stratégie de délocalisation : transfert de certaines activités d’un pays vers un autre
pays
Conséquence internationalisation de la chaine de valeur = les échanges intra firmes
ont explosé (échanges entre filiales d’un même groupe). Les firmes produisent ds un
pays puis assemble dans un autre pays… + produire une pièce d’un produit dans
un pays puis une autre pièce dans un autre pays pour le même produit.
Les échanges intra firmes représenteraient pas moins de 40% du CM.
III ) LES EFFETS INDUITS DU COMMERCE INTERNATIONAL
A) Les effets contrastés du libre-échange
Il est important de noter qu'ici qu’on étudie les effets du libre-échange en étudiant
la mondialisation actuelle et ses conséquences
en effet celle-ci est basée très majoritairement sur le système du libre-échange.
première conséquence importante à noter : le libre-échange va totalement
bouleverser la situation pour les consommateurs :
• grâce au libre-échange, le consommateur a accès à une plus grande variété à
une large gamme de produits et c'est bien ici la conséquence des échanges
itnrabranches que nous avions étudié précédemment.
• grâce au libre-échange le consommateur va avoir accès à des produits de
meilleure qualité, à des innovations. en effet avec la hausse de la
concurrence chaque entreprise cherche à gagner en compétitivité hors prix,
ce qui va déboucher sur des innovations, des produits de meilleure qualité….
tout ça pour gagner des parts de marché.
• enfin dernier point et c'est vraiment là le cœur de la mondialisation actuelle
et du libre-échange, grâce à ce système, le consommateur va avoir accès à
des produits moins chers : les prix vont baisser car avec cette forte
concurrence, les entreprises vont chercher à gagner en compétitivité prix
pour pouvoir ensuite exporter. Elles vont donc baisser les prix et pour ce
faire, baisser les coûts de production. On est ici en plein cœur de cette
fragmentation de la chaîne de valeur ,de la mise en place de chaîne de valeur
mondial avec la localisation de certaines étapes comme l'assemblage dans les
pays à bas coût, les pays à bas salaires comme la Chine.
• de la même façon avec l'agrandissement de la taille du marché, les
entreprises vont pouvoir produire davantage. et si les entreprises produisent
davantage elles vont réussir à réaliser ce que les économistes appellent les
économies d'échelle = quand l'entreprise produit un plus grand nombre de
quantités, le coût moyen de chaque produit va diminuer parce que les coûts
fixes vont être répartis sur chaque unité produite. Le coût moyen de chaque
produit baissant, l'entreprise peut se permettre de baisser les prix.
• Enfin dernière explication à cette baisse des prix dans le commerce grâce au
libre-échange ; on rappelle ici la théorie ricardienne et la théorie HOS qui
signifie que chaque pays va se spécialiser dans un secteur, dans la
production d'un bien, et va importer le reste. Importer à des pays qui
pourront proposer des produits peu chers et ce, parce qu'ils ont un avantage
comparatif, parce qu'ils sont très productifs dans un secteur, ou ils
disposent d'un facteur de production abondant qui leur permet ensuite de
proposer des produits peu chers. EXEMPLE CONSEQUENCE = 2014 :
l'ensemble des ménages français avait économisé pas moins de 30 milliards
d'euros grâce à l'ouverture à l'étranger et aux importations notamment en
provenance de pays à bas salaire. Une fourchette qui est en réalité basse
parce qu'elle prend en compte l'importation de produits finis mais elle néglige
, sous-estime également l'impact de l'importation de consommation
intermédiaire . aujourd'hui bon nombre d'entreprises françaises importent
des consommations intermédiaires à bas prix en provenance de l'étranger,
par exemple de Chine, ce qui leur permet ensuite de proposer des produits
finis moins chers.
le libre-échange a des conséquences très importantes sur les inégalités
au sein même des pays on aperçoit notamment dans les pays industrialisés que
le libre-échange va provoquer une baisse des salaires et également une perte
d'emploi pour les travailleurs peu qualifiés.
le libre-échange a des effets contrastés sur le pouvoir d'achat : baisse des prix
d'un côté, mais suppression d'emplois + baisse des salaires de l'autre.
CAUSE des effets négatifs du libre-échange = Avec la fragmentation des chaînes
de valeur, les entreprises décident de produire dans les pays à bas salaires et
vont donc délocaliser leur production. Certains pays ne semblent pas assez
compétitifs pour les firmes transnationales en termes de prix, ce qui va conduire
à une fermeture de sites de production. EXEMPLE = textile français : dans les
années 70 ne paraissaient plus assez compétitif, ce qui a conduit une forte
chute en termes d'emploi.
chaque entreprise, dans un contexte mondialisé et un contexte de libre-échange,
cherche à gagner en compétitivité prix, ce qui va conduire à un abaissement des
coûts de production et notamment du coût du travail, des salaires, comme des
charges sociales. Baisse problématique car elle conduit à une hausse des
inégalités, mais également à une baisse de la demande intérieure : la baisse des
salaires ne permet plus aux ménages de consommer et cette baisse de la
consommation nationale peut freiner la croissance économique.
l'approfondissement du libre-échange et de la mondialisation a provoqué une
hausse des inégalités au sein même des pays émergents comme l'Inde ou la
Chine dans lesquels on a vu l'apparition d'individus très riches.
2 auteurs = STOLPER et SAMUELSON : le libre-échange a des effets contrastés
si l'on se place du côté des pays du Nord (des pays industrialisés) ou si on se
place du côté des pays émergents :
Pour les pays industrialisés du Nord = approfondissement des inégalités parce que
dans ces pays, on va utiliser de manière approfondie le facteur de production qui
est abondant. En d'autres termes la main d'œuvre qualifiée et son prix va donc
augmenter. Donc, les salaires des individus qualifiés vont augmenter. Dans ces
pays ,on utilise peu ou pas la main d'œuvre non qualifiée et donc son prix (salaire
des individus peu qualifiés) va diminuer. Tout ça conduit donc à une aggravation
des inégalités.
Dans les pays émergents, la main d’œuvre peu qualifié est utilisé de manière
abondante . et donc la main-d'œuvre peu qualifiée va voir ses salaires augmenter.
Néanmoins, dans ces mêmes pays la main d'œuvre qualifiée ,elle, est peu utilisée et
également mise en concurrence avec la main-d'œuvre qualifiée des pays
industrialisés. Par conséquence, les salaires de la main-d'œuvre qualifiés vont
baisser. On observera donc une diminution des inégalités dans ces pays
émergents.
l'impact du libre-échange sur les inégalités entre les pays est également très
discuté :
depuis la fin des années 90 certaines inégalités entre les pays ont diminué et
notamment les inégalités entre les pays industrialisés et les pays émergents :
dans ces pays émergents on note bel et bien une baisse de la pauvreté absolue, une
hausse d du niveau de vie qui peut à la fois caractériser la Chine, l'Inde ou à
moindre échelle des pays comme le Vietnam.
Ces pays ont pu profiter de ce qu'on a appelé un rattrapage économique, d'une
croissance tirée par les exportations, par les IDE et par l'arrivée de FTN qui ont pu
transférer des technologies à ces pays, leur permettre d'acquérir un savoir-faire
important pour ce rattrapage économique.
La population de ces pays a pu profiter de l'arrivée des IDE n des FTN
transnationales , notamment les salariés peu qualifiés qui ont vu le chômage
baisser , l'emploi augmenter, mais également les salaires augmenter comme
Staulper et samuelson l’ont expliqué.
Les pays émergents ont pu connaître ce qu'on a appelé une remontée de filière. Ces
pays émergent étaient déjà spécialisé dans la production de biens à faible valeur
ajoutée (comme le textile où également dans l'assemblage de biens technologique
notamment dans l'électronique) , des biens qui ont ensuite été réexportés.
Cette spécialisation leur a permis d'acquérir des technologies, des savoirs faire et
de remonter la filière c'est à dire de pouvoir se spécialiser désormais dans des biens
à haute valeur ajoutée et rapportant plus, par exemple des biens dans le domaine
de l'aéronautique de l'informatique ou de la pharmacie. la Chine et l'Inde sont
vraiment symptomatiques de cette remontée de filière.
Néanmoins d'un autre côté, certains pays notamment des pays d'Afrique où
d'Amérique latine ont beaucoup moins profiter du libre-échange.
on a pu parler de dégradation des termes de l'échange pour ces pays pour qualifier
le fait que ces pays étaient spécialisés ,et le sont toujours pour beaucoup, dans
l'exportation de matières premières , Or le cours des matières premières depuis les
années 50 diminue beaucoup voire baisse très régulièrement (hormis pour le
pétrole),, ce qui est un inconvénient pour ces pays car dans le même temps, ces
pays doivent importer des biens manufacturés à forte valeur ajoutée ( par exemple
des voitures).
le libre-échange a également pour effet de faire développer ce que l'on appelle
le dumping :
le dumping : le fait pour l'entreprise comme pour un Etat de minimiser différentes
contraintes afin de gagner en compétitivité.
différents types de dumping peuvent être mentionnés :
le dumping social = consiste à baisser la réglementation en termes de droits sociaux
notamment le coût du travail, les cotisations sociales..
Dumping fiscal = consiste à baisser l'imposition, baisser les prélèvements
obligatoires adressés aux individus comme aux entreprises. (exemple : L’Irlande a
accordé à Apple un traitement fiscal préférentiel illégal).
dumping environnemental = consiste à mettre en place des règles
environnementales beaucoup moins contraignantes qu'à l'étranger.
Ces 3 types de dumping ont le même objectif = attirer les firmes transnationales,
mais également de permettre aux différentes etp présentes sur le territoire ,de
gagner en compétitivité prix ,ce qui permettrait au pays en question de gagner lui
aussi en compétitivité , et donc d'exporter ce qui ferait augmenter sa croissance et
son emploi.
le libre-échange a des conséquences très critiquées sur l'environnement :
provoque une hausse du commerce mondial = hausse du transport de
marchandises et ce transport de marchandises provoque une forte hausse de la
quantité de CO 2 émise et a des conséquences très néfastes sur le réchauffement
climatique. la fragmentation des chaînes de valeur peut être très critique car on
produit différentes composantes d'un produit dans différents pays, on assemble les
différentes composantes dans un autre pays , puis on réexporte tout le produit
assemblé = cela représente une forte quantité de CO 2 émise dans l'atmosphère.
B) L’impact de la tentation protectionniste
politique commerciale : le protectionnisme qui revient très régulièrement dans
l'actualité depuis l'élection de Donald Trump et son bras de fer avec la Chine…
PROTECTIONNISME = politique commerciale ayant pour objectif de limiter
l'importation de produits et de capitaux étrangers afin de protéger l'activité
nationale, la production nationale de la concurrence étrangère.
2 types de mesures protectionnistes :
les mesures protectionnistes qui agissent sur les prix et celle qui agissent sur les
quantités
celles qui agissent sur les prix :
• les droits de douane : un pays décide d'augmenter les droits de douane sur
des produits étrangers, par conséquence, les produits importés sont plus
chers que les produits nationaux et le consommateur, très souvent va donc
les laisser de côté.
• les subventions publiques : les subventions qui proviennent de l'état et qui
permettent aux entreprises nationales de baisser leurs coûts de production.
Si les coûts de production baissent, l'entreprise pourra se permettre de
baisser les prix et donc d'être plus attractive que la concurrence étrangère.
• le taux de change ( la valeur d’une monnaie nationale par rapport à celle
d’un autre pays) : Un Etat peut décider de baisser son taux de change, agir
sur le taux de change afin que les prix à l'exportation, les prix des produits
qu'il exporte baissent et le prix des produits qu'il importe augmente. Si le
prix des produits importés augmente, le consommateur national n'achètera
pas ces produits et si le prix des produits exportés diminuent, la
consommation étrangère (la consommation en provenance de l'étranger) va
elle augmenter, ce qui va favoriser donc une balance commerciale
excédentaire.
les mesures sur les sur les quantités :
• les quotas d'importation : qui consistent à fixer une limite en termes de
quantité de produits importés
• les normes sanitaires et techniques : les États fixent des règles, des lois
concernant les produits importés et ces produits importés doivent respecter
tout un tas de critères concernant la qualité du produit, la sécurité ou son
impact sur l'environnement. ( Norme française)
• les règles de contenu local : visent plus particulièrement les entreprises
étrangères sur un territoire national, et des entreprises étrangères qui
cherchent à importer différentes composantes d'un produit pour les
réexporter. Pour limiter cette importation de composantes en provenance de
l'étranger, les États fixent une règle qui consiste à dire que l'achat ou la
production d'éléments constituant un même produit doit être effectué en
ayant recours à des producteurs locaux. différents éléments qui composent
le produit peuvent bien être assemblé sur place, mais cet assemblage doit
nécessiter le recours à un partenaire local.
LES JUSTIFICATIONS DU PROTECTIONNISME :
Les États, en menant des politiques protectionnistes souhaitent en réalité mieux
s'insérer au sein du commerce mondial.
• protectionnisme éducateur : par Friedrich List = lorsque certaines
entreprises et industries sont peu développées, lorsqu'elles sont
« naissantes » , elles ne peuvent pas affronter le commerce international et ne
faire face à la concurrence étrangère.
Elles ne sont pas en mesure de proposer des produits si attractifs en termes de
prix. Théorie indique donc que les États, pour les protéger et leur permettre de
grandir doivent mettre en place les droits de douane et qui seront seulement
provisoires, le temps que ces entreprises puissent se développer, le temps
notamment qu'elles puissent en augmentant leur production réaliser des économies
d'échelle qui permettent de baisser les prix. droits de douane == les produits
étrangers deviennent plus chers que les produits nationaux de ces fameuses
industries naissantes.
Néanmoins une fois que les avantages comparatifs de ces industries sont
construits, une fois qu'elles sont compétitives, on peut supprimer les droits de
douane et permettre au libre-échange de fonctionner .
• protectionnisme défensif : mettre en place des droits de douane pour
protéger des entreprises et des industries non pas naissantes mais
« vieillissantes » , + industries qui ne seraient plus compétitives et qui
auraient besoin d'être protégés par des droits de douane le temps de se
reconstruire et de rétablir de nouveaux avantages comparatifs.
• protectionnisme stratégique : développer certaines entreprises et secteurs
stratégiques pour qu'ils puissent faire face à des champions nationaux
d'autres pays sur la scène internationale. 2 auteurs= Barbara Spencer et
James Brender , exemple d'airbus : les États européens ont subventionné
Airbus pour faire face à un autre champion sur la scène internationale, le
constructeur américain Boeing.
• Préservation des intérêts nationaux : maintien de l'emploi, lors du
développement du libre-échange (Cf conséquences libre échanges) des
emplois( notamment les emplois peu qualifiés des pays industrialisés) sont
menacés. le protectionnisme peut chercher à les protéger en rendant les prix
des des exportateurs ,par exemple en provenance de Chine ou d'inde, plus
chers que les produits nationaux.
• La lutte contre la mise en concurrence de pays aux systèmes sociaux
totalement différents : du fait du libre-échange, les pays sont mis en
concurrence, notamment les mains d'œuvre peu qualifiées, ce qui provoque
un nivellement vers le bas des salaires et donc un nivellement vers le bas de
la sécurité sociale, des cotisations sociales. du fait de de ce libre-échange, de
cette libre concurrence, les salariés sont mis en concurrence. Chaque
entreprise cherche à gagner en compétitivité et notamment compétitivité prix.
Ceci explique le fait que certains états et entreprises ont milité au sein des
pays du Nord pour un abaissement des salaires et des droits sociaux, du
poids de la protection sociale ou encore du poids des cotisations sociales.
Pour faire face à ce dumping qui consiste pour certains pays à abaisser les
droits sociaux, à baisser les salaires et cotisations pour gagner en
compétitivité prix, certains états décident d'augmenter les droits de douane
en provenance des pays qui exercent ce dumping.
• le protectionnisme de représailles : Mesures de violence qu’un Etat prend à
l’égard d’un autre Etat pour réponde à un acte hostile de ce dernier,
représailles contre un autre État qui exerce du protectionnisme. et à cet
égard le conflit entre Chine et États-Unis est assez symptomatique
• Préservation des choix collectifs et nationaux : d'un point de vue culturel/
sanitaire ou environnemental, certains états peuvent refuser d'importer
certains produits qui ne respectent pas l'environnement, qui pourraient être
nocifs d'un point de vue sanitaire.
les effets pervers des politiques protectionnistes :
• Augmentation du coût de la vie et baisse du pouvoir d'achat : les ménages
ne peuvent plus profiter des produits peu chers qu’ils leur auraient été
permis et offerts grâce au libre-échange. le libre-échange, en spécialisant les
pays permettait de profiter de produits disposant d'une forte compétitivité
prix ,et de produits en provenance le pays qui disposait d'un avantage
comparatif et d'un facteur de production abondant comme la main-d'œuvre
peu qualifiée, ce qui leur permettait ensuite de proposer des produits peu
chers.
• Dégradation de la compétitivité prix des entreprises nationales : les
entreprises nationales ne pourront plus importer des consommations
intermédiaires peu chères. Le coût de ces CI importées va augmenter. Par
exemple le pneu pour faire une voiture.
Si la consommation intermédiaire augmente en termes de prix, les coûts de
production des entreprises nationales vont augmenter, ce qui va nuire à la
compétitivité prix et va conduire de facto à une hausse des prix.
• Etp vont être moins incitées à réaliser des gains de productivité : ces gains
productivité qui pourraient déboucher sur une meilleure compétitivité prix.
• Moins incitation à l’innovation : les entreprises sont moins incitées à gagner
en compétitivité hors prix .
• du fait d'une politique protectionniste mise en œuvre par un pays sur un
autre pays, très souvent l'autre pays va également mener une politique
protectionniste = une politique protectionniste de représailles. Ce 2e pays
envoie ces exportations diminuer, il va tout se venger en augmentant
également par exemple les droits de douane vis-à-vis du premier pays pour
que ce premier pays aussi voit ses exportations diminuer. EXEMPLE = c'est
ce qu'on observe lors du mandat de Donald Trump entre les États-Unis et la
Chine.