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Exposé Comptabilité

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Exposé comptabilité

Titre du texte : Juste valeur et reporting de la performance : débats conceptuels et


théoriques
Sophie Giorgano-Spring et Monique Lacroix

Répartition de la parole :
Zora : Introduction
Kenza : Source
Kenza : Auteurs

Problématique : Clara
Théorie : Zora
Terrain : Kenza
Méthode : Clara
Présentation des résultats : Kenza
Observations : Clara
Prolongements : Zora-Kenza-Clara

(Kenza) : Introduction
Bonjour à tous. Clara, Kenza et moi-même allons vous présenter le texte que nous avons eu à
étudier, intitulé “Juste valeur et reporting de la performance : débats conceptuels et
théoriques” co écrit par Sophie Giordano-Spring et Monique Lacroix”.
(NOUVELLE SLIDE)
Si nous avons choisi ce sujet c’est notamment pour comprendre en quoi : une notion
comptable utilisée par bon nombre d’entreprises aujourd’hui présente des enjeux qui font face
à des difficultés conceptuelles.
Nous verrons que le mode de gouvernance d’une entreprise peut être influencé par la juste
valeur.
La juste valeur ou “fair-value" en anglais est définie par les normes IAS/IFRS comme étant
le montant auquel un actif pourrait être échangé (ou un passif éteint), entre des parties dans le
cadre d’une transaction se déroulant dans des conditions de concurrences normales.
A la lecture de cet article, les auteurs se questionnent sur le modèle du compte de résultat le
plus adéquat pour mesurer la performance des entreprises. Pour cela, les auteurs structurent
leur pensée sur la base d’autres concepts théoriques tels que le capital ou encore le résultat.
Je laisse la parole à Kenza afin qu’elle vous explique un peu mieux qui sont les auteurs de
notre article
(NOUVELLE SLIDE)
(Auteurs) Pour parler des auteurs, cet article a d’intéressant qu’il a été co écrit par deux
personnes : Sophie Giorgano Spring et Monique Lacroix.
Sophie Giorgano Spring est professeur des universités en sciences de gestion à l’Institut
Montpellier de management, et anciennement élève à l’Ecole Nationale Supérieure de
Cachan. Elle a été membre du Conseil d’Administration de l’Association francocophe de
Comptabilité et membre du comité éditorial des revues Social and Environmental accounting
journal, accounting and the public interest et accouting Forum.
(NOUVELLE SLIDE)
Quant à Monique Lacroix, elle est également professeur des universités en science de gestion,
mais à l’Université Montpellier 1, et par ailleurs Directrice de l’Institut supérieur de
l’entreprise et du management (ISEM), et enfin créatrice du groupe de recherche “finance
comptabilité contrôle stratégie (FCCS) au sein de l’Institut.
(NOUVELLE SLIDE)
(Source) Les deux professeurs ont publié cet article dans la revue “Comptabilité Contrôle
Audit”, qui est une revue scientifique publiée trois fois par an, et destinée aux enseignants,
chercheurs et professeurs du domaine de la comptabilité. La revue est distribuée de manière
électronique sur le site [Link] pour l’association francophone de comptabilité et elle est
alimentée principalement par des professionnels et professeurs de comptabilité. Elle est
ouverte à tous les courants de recherche comptable contemporaine.
(NOUVELLE SLIDE)

(NOUVELLE SLIDE)
(Zora) Partie théorique
La juste valeur (ou « fair value ») est une norme comptable consistant à appréhender, à la
date de clôture du bilan, les actifs et les passifs des grandes entreprises selon leur valeur de
marché ou à défaut selon la valeur actualisée des flux de revenus attendus de leur utilisation.
Cette norme comptable s’oppose à celle du « coût historique », qui valorise les actifs et
passifs à leur date d’achat sur les marchés. Ce qui avait pour effet de figer dans le bilan des
entreprises, une valeur parfois très éloignée de leur valeur réelle.
 Selon les auteures, L’ acception de la juste valeur repose sur un diptyque qui confronte
deux courants théoriques opposant le cout historique à la valeur actuelle, la juste valeur étant
ici plus proche de la valeur actuelle.
A la lecture du texte : ces deux théories analysé par les rédactrices nous sont apparus
essentielle à la compréhension du texte.
Les auteures se réfèrent ainsi à la notion de bilan en juste valeur évoqué par Jacques Richard
en 2001 puis en 2005. Il est aussi connu pour avoir créé le modèle CARE.
Jacques Richard a une position défendue par un grand nombre de juristes selon laquelle, le
bilan en juste valeur vise à protéger les créanciers et investisseurs de long terme en limitant
autant que possible les faillites du fait d’une insolvabilité. Pour atteindre cet objectif, les
actifs doivent donc être présentés au bilan à leur valeur de marché afin de donner une réelle
portée informative aux états financiers.
(NOUVELLE SLIDE)

Ainsi la première théorie est celle de l’école britannique. Elle repose sur la théorie de la
valeur et sur la notion de valeur actuelle.
Selon cette théorie, la comptabilité doit collecter des données sur la valeur actuelle de marché
des actifs détenus par la société afin que l’on puisse distinguer ce qui relève des opérations
d’exploitation de ce qui relève des activités de détention.

Ainsi, période après période, la comptabilité pourra fournir une mesure précise du profit
opérationnel d’une part, et la valeur des gains réalisables qui proviennent de la détention
d’actifs, dont les prix ont augmenté, d’autres part. Dans cette conception, les plus-values
latentes ou compréhensive income par exemple sont prise en compte dans un résultat
« élargi ».
La lecture des travaux de Richard datant de 2005 révèle également que les concepts de valeur
d’usage , de valeur de marché ou de valeur de remplacement étaient déja explicitement
débattu a la fin du 19e siecle Il en va ainsi aussi de la théorie du bilan statique développéé par
Simon en 1889 ce dernier considère le bilan comme central et préconise l’évaluation de la
valeur d’usage
Le professeur Richard que nous avons déjà évoqué précédemment souligne la ressemblance
frappante avec l’actuelle définition de la juste valeur donnée par l’IASB plus d’un siècle plus
tard. Dans un souci de prudence, Simon lui, préconise en sus de limiter l’évaluation d’un bien
au plus bas du coût historique ou de la valeur d’usage dans la logique de l’actuel impairment
test préconisée par L’IAS 36 concernant la dépréciation des actifs.
En Résumé, selon les auteures Pour les tenants de cette approche, un jeu unique d’états
financiers doit permettre de satisfaire les besoins d’information des utilisateurs internes
(les managers) mais également externes (actionnaires, créanciers financiers, et l’état…).

La théorie britannique s’oppose à la Théorie l’École Allemande qui repose sur la théorie de la
transaction et s’appuie sur la notion de coût historique
Ici, selon les auteurs l’objectif principal assigné à l’information comptable est d’aider à la
bonne maîtrise de l’exploitation et par conséquent l’analyse de l’efficacité des transactions
s’avère déterminante. La qualité des transactions issues du modèle économique prime sur la
qualité de la composition du patrimoine de l’entité.
En réponse critique à la théorie statique du bilan, Schmalenbach a développé dans les années
20 la théorie dynamique du bilan. Il doute ainsi que la théorie statique inspirée de l’école
anglaise dont je vous parle soit susceptible de déterminer la valeur de l’entreprise car selon
lui, cette valeur est bien plus influencée par le lien existant entre les éléments d’actif et de
passif. Pour lui, la priorité́ doit donc être donnée au calcul du résultat et bilan doit refléter des
coûts historiques amortis.
 Il convient à ce stade de préciser que les défenseurs de la juste valeur mettent en avant à
la fois son objectivité puisque cette dernière est mesuré par le marché, et sa neutralité dans
la mesure où elle est indépendante des intentions d’utilisation de la valeur des actifs par les
dirigeants à leurs fins personnelles.
Or, ces deux caractéristiques sont utilisées pour critiquer le coût historique qui, par nature,
serait éloigné de la réalité de la valeur des biens à chaque instant, permettant ainsi aux
dirigeants de pouvoir manipuler les résultats aux détriments des investisseurs qui auront alors
une appréciation faussée de la performance réelle de l’entreprise.
Ces constatations sont cependant à relativiser : en effet, l’efficience de la juste valeur est
selon certains auteurs conditionné au bon équilibre du marché financier : la juste valeur a
ainsi par exemple été accusée d’avoir joué un rôle « procyclique » dans la tempête financière
qu’ont connus les marchés en 2008.

Je vais maintenant laisser la parole à clara qui va parler de la problematique soulevé par les
auteurs

(Clara) Problématique
Cet article tend à donner un modèle de compte de résultat donnant une “juste valeur” la plus
adéquate possible à une entreprise donnée.
Or, depuis le 1 janvier 2005, les sociétés cotées ont pour obligation d’élaborer les états
financiers consolidés. Les entreprises cotées sont donc désormais tenues de présenter une
comptabilité conforme aux normes IFRS. Ces normes, très largement centrées sur le concept
de juste valeur, pour mesurer la performance d’une entreprise, soulèvent aujourd’hui de
nombreux débats. L’une des grandes difficultés réside dans le fait que la notion de juste
valeur est une notion floue, source d’ambiguïté et d’incompréhension. Afin de mieux
comprendre les liens qui unissent la notion de juste valeur et reporting de performance, les
auteures ont cherché à expliquer les concepts théoriques et conceptuels qui se cachent
derrière la notion de juste valeur et comment celle-ci mesure le capital investi dans
l’entreprise. Au-delà de mesurer les performances financières des entreprises, le reporting
global offre une vision plus précise du mode de gouvernance adopté par les grandes
entreprises. Cependant, la difficulté réside aujourd’hui dans le fait qu’il existe de nombreux
concepts théoriques contradictoires qui définissent le rôle de l’information comptable et
comment il conviendrait de mesurer la performance d’une entreprise.

En lisant cet article, une problématique est expressément exposée par les auteurs. La question
posée est celle de savoir en quoi la référence à la juste valeur introduit une nouvelle logique
dans le reporting comptable de la performance, sous tendue par des visions économiques
différentes de l’entreprise.
Ainsi, l’article répond à la question suivante : comment la notion de juste valeur a-t-elle
insufflé une nouvelle logique au reporting de performance ?

En effet, l’adoption obligatoire au 1er janvier 2005 des normes IFRS (International and
reporting standards) par les entreprises européennes cotées leur a imposé d’établir des
comptes consolidés selon des normes internationales fournissant un langage comptable
commun pour homogénéiser la présentation de l’information comptable. Or, le modèle
français est notablement différent du modèle anglo-saxon et il y a eu des répercussions sur la
comptabilité française.
Tout l’enjeu de cet article est donc d’analyser la pratique à travers des concepts théoriques
qui souvent entrent en contradiction avec le modèle français. En effet, la notion de la juste
valeur ou encore la définition de l’entreprise a incontestablement une influence sur
l’efficacité de l’information comptable donnée.

(NOUVELLE SLIDE)
(Kenza) : terrain
Dans cette partie, nous avons identifié l’origine et les données mobilisées qui sont au cœur de
cet article.
D’abord, les auteurs se sont appuyés sur des données législatives et réglementaires édictées
par les institutions, et sur le Plan comptable général. Ensuite, sur les normes IFRS édictées
par l’IASB ( International Accounting Standards Board qui a succédé à l’International
Accounting Stantards Committee depuis le 1er avril 2001.
Le normalisateur international a élaboré un projet en 2001, révisé en 2004 puis 2007 dans le
but de fournir un résultat de la performance grâce à un compte de résultat dit « global » ou «
élargi ».
Ce dernier distingue selon les valeurs initiales des événements intégrés en compte de résultat
(y compris les amortissements), ou les réestimations de ces mêmes événements.
L’auteur de la présentation initiale, Barker, justifie ce choix par le fait que ce sont des
événements qui sont anticipables.
Ce modèle a été abandonné en 2003.
En 2004, le projet performance reporting a été relancé, sur le modèle du compréhensif
income du FASB. Ce dernier a été définit comme « la variation des capitaux propres (actif
net) d’une entreprise sur la période par les transactions et autres événements à l'exclusion de
ceux réalisés avec les propriétaires ». Dans ce modèle, on considère que le résultat global est
composé : des plus-values éventuelles sur les immobilisations corporelles et incorporelles, les
gains sur les engagements de retraite, la participation dans les entreprises liées, les opérations
de couvertures, les actifs financiers à la vente etc.

Toutefois, ce projet a fait l’objet de nombreuses critiques et oppositions.


En 2007, le projet a une fois de plus été révisé.

A côté de ces deux grands blocs de données :


● Discussion paper de l’IASB transmis en 2005 et 2006
● Statement Of Financial Accounting Standards n°130
● Compte de résultat global de l’IASB (2007)
● Recommendations du Conseil National de Comptabilité (CNC)
● Projet commun de l’IASB et FASB de Performance Reporting de 2002
● Framework IASB (§110) de 2007
● Projet de convergence de l’IASB et du FASB
Enfin, les travaux de Sophie Giordano-Spring et Monique Lacroix s'appuient sur de
nombreuses sources doctrinales parmi lesquelles celles de : [Link], [Link], [Link],
[Link], [Link], [Link], [Link], entre autres.
(NOUVELLE SLIDE)
(Carla) : Méthode
Comme nous l’avons vu, cet article a pour ambition d’étudier les concepts théoriques qui ont
conduit IASB a faire la promotion d’un compte de résultat élargi, mais plus précisément, cet
article s’intéresse aux liens entre juste valeur et reporting de la performance.

Cet article se scinde en deux parties : la première partie met en exergue les concepts
théoriques qui ont conduit au cadre conceptuel proposé par l’IASB. Dans une seconde partie,
les auteures ont fait une analyse de ces différents concepts.

Intéressons-nous en premier lieu à la première partie de l’article. Dans cet article, les auteures
ont d’abord adopté une démarche historique. Pour comprendre le choix de IASB de
promouvoir une nouvelle logique de performance, il faut avant tout comprendre les théories
sur lesquelles elle se base. Ainsi elles commencent par expliquer la logique conceptuelle
primaire du reporting de performance avec pour méthode d’évaluation de la performance de
l’entreprise la Juste valeur.

Par ailleurs, dans une démarche pédagogique, les auteurs, afin d’expliquer le choix de IASB
d’utiliser le JV comme critères d’évaluation de performance, elles ont dressé une liste des
différentes méthodes d’évaluation de performance de l’entreprise. Ainsi, le lecteur saisit
davantage les liens qui unissent les théories et les différentes méthodes d’évaluation de
performance des entreprises.

La seconde méthode utilisée par les autrices dans cet article est la méthode comparative. Afin
d’adopter une démarche critique pour le lecteur sur le choix de IASB de plutôt promouvoir
dans son cadre conceptuel la notion de juste valeur, elles expliquent le choix pour certaines
entreprises d’adopter une autre méthode d’évaluation de la performance des entreprises et
notamment une base sur les coûts historiques. Les autrices de ce texte essayent donc de faire
adopter au lecteur une vision d’ensemble des différents concepts théoriques se cachant
derrière les différentes méthodes d’évaluation de la performance des entreprises.

Enfin les auteurs utilisent la méthode de l’analyse de contenu : Afin de déterminer si le cadre
conceptuel proposé par l’IASB pour mesurer la performance de l’entreprise est pertinent, les
autrices ont confronté dans cet articles différentes théories proposées par les auteurs, théories
parfois en totale contradiction. Le but étant d’apporter une démarche objective pour les
autrices. elles se sont intéresser aux théories qui fondent ce cadre conceptuel puis les ont
confronté à une réalité pratique.

(NOUVELLE SLIDE)
(Kenza) : Présentation des résultats
Pour les auteurs, la notion de juste valeur permet de choisir un mode de gouvernance d’une
entreprise.
Les auteurs ont choisi d’expliquer la notion de reporting de la performance à travers ce
modèle de « compte de résultat global » pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est un
intermédiaire entre le « résultat net », et le tableau de variation des capitaux propres. On
centre donc toute la performance de l’entreprise autour des investissements financiers, à
savoir les valeurs de marché et les valeurs boursières. La performance financière est donc
considérée comme au-dessus de toutes les autres dans ce modèle.
Le résultat global est pertinent s’agissant du volet “investissement financier” d’une
entreprise.
En revanche, la référence à la juste valeur dans le reporting de la performance démontre une
conception différente de celle des autres pays qui utilisent les normes IFRS : la conception
française est basée sur la création de valeur.
Dans ce contexte, on évalue en priorité le patrimoine financier et le revenu des actionnaires.
Mais ce modèle trouve ses limites par exemple dans une situation dans laquelle le dirigeant a
une fonction entrepreneuriale active, auquel cas la valeur actionnariale n’est plus un objectif
prioritaire de l’entreprise.
Donc, il est essentiel de garder en tête l’opposition entre la vision actionnariale et la vision
managériale et oublier la distinction actionnariale / partenariale.

Donc en somme, l’article nous permet de comprendre qu'aucun mode de reporting financier
ne peut refléter la réalité économique ou financière pour chacun des partenaires de
l’entreprise. Il y a une trop grande variété de demandes d’information, et cet élargissement
des informations sociétales ont pour conséquence l’élargissement du nombre de modèles de
gouvernance à l’ensemble des parties prenantes.
(NOUVELLE SLIDE)

(Clara ) Critiques et observations


Ce nouveau mode de reporting comptable a donné lieu à de vives critiques.

Premièrement, ce mode de reporting se focalise uniquement sur les besoins d’informations


des investisseurs, au détriment des autres parties prenantes de l’entreprise.

Trop grande variété de demande d'informations donc les informations environnementales et


sociétales dédiées aux parties prenantes ont été abandonnées par l'IASB. Mais dans notre
société, où la prise en compte de la RSE est de plus en plus présente, on peut légitimement se
demander si se focaliser uniquement sur la performance financière de l’entreprise ne présente
pas des insuffisances et notamment pour les investisseurs.

La seconde critique concerne l’approche faite par la théorie de la valeur. En considérant que
la performance de l’entreprise dépend de sa valeur sur un marché financier on peut se poser la
question de la pertinence et la fiabilité de l’information. En effet, on peut remettre en
question l’utilité de cette information car elle parait très volatile et peu fiable pour les
investisseurs.

La dernière observation que l’on peut faire est que finalement ces normes IFRS laissent le
choix et n'imposent rien. En effet, il y a une liberté quant au choix des types de capital mais
également dans le choix des conventions d’évaluation. Cependant, ce choix semble quand
même orienté vers le choix du capital financier et des valeurs vénales. Ce défaut
d’harmonisation rend très difficile la comparaison entre les entreprises de leurs performance
financières puisqu’elles n’adoptent pas les mêmes critères d’évaluation. Certaines ne
prendront en compte la variation des actifs comme gage de performance alors que d’autres
non.
Enfin, La question que soulève ce texte est de savoir s’il va y avoir changement de
normalisation française afin de se rapprocher vers ce référentiel international, car aujourd’hui
la France base son système d’évaluation de performances sur le coût historique et non la juste
valeur.

(NOUVELLE SLIDE)

(Zora) : Prolongement
Nous allons maintenant vous présenter nos prolongements.
A titre personnelle, j’ai choisi un article datant de 2010 co-rédigé par Sophie Giordano-
Spring déjà auteure de l’article que nous avions à étudier et Géraldine Riviere-Giordano. Cet
article est dispo sur la plateforme de diffusion d’archive scientifique HAL-SHS.
Cet article m’a semblé en résonnance avec le texte que nous avions à étudier puisque dans ce
dernier, les auteures s’interrogeait sur les fondements de la notion de juste valeur ainsi que
sur les enjeux qui en découlait dans le cadre du reporting de performance. Parmi ces enjeux,
l’inclusion dans la communication d’un compte de résultat qui serait « élargie » des
performances notamment environnementales entres autres et de manière plus générale : RSE.
Ce point de vue est non seulement repris dans l’article de Sophie et Géraldine Giordano mais
aussi confirmé et défendu par celles-ci : elles mettent ici en exergue plusieurs points de
convergence entre le reporting financier stricto sensu et le reporting sociétal. Les théories de
la valeur et celle de la transaction évoqué dans le premier texte sont ici reprises pour
identifier des points de ralliement pouvant justifier la pertinence d’un reporting plus
seulement financier mais aussi sociétal. Dans ce contexte, elles s’interrogent aussi sur les
cadres théoriques permettant de justifier l’actuelle diffusion d’informations sociétales par les
sociétés cotées ; et concluent qu’il existe deux grands socles théoriques pouvant servir de
pistes de réponses.
Sont ainsi mobilisés sans qu’ils ne soient exclusifs l’un de l’autre : d’une part, la théorie de
l’agence (ou plus largement les théories contractuelles) qui pourraient renvoyé à la théorie de
la valeur dans un reporting dit « financier », à destination des actionnaires dont je vous ai déjà
parlé. Dans cette optique, seules les actions sociales et environnementales susceptibles de
contribuer à la création de valeur actionnariale doivent être réalisées et faire l’objet d’une
communication.
D’autre part est évoquée la théorie de la légitimité renvoyant à la théorie de la transaction ;
qui elle, relativise la prédominance de l’actionnaire en reconnaissant l’importance et la place
d’un ensemble de parties prenantes les stakeholders dans le partage de la valeur, au motif
qu’elles sont également concernées par le risque résiduel de la société.
Cet article a donc suscité des réflexions sur l’identification et l’importance à accorder aux
autres parties prenantes de l’entreprise, mais aussi et surtout sur la pertinence grandissante
d’une évolution du cadre du reporting, au vu des points de convergences possibles entre
reporting financier et reporting sociétale.
Pour conclure, il est intéressant de se replonger dans ces deux articles , de les confronter mais
aussi de les analyser à l’épreuve du temps (l’un datant de 2007 et l’autre de 2010) :
Aujourd’hui, le rapport RSE se nomme officiellement « déclaration de performance extra-
financière » et est devenue obligatoire depuis 2017. De plus, en France, certaines entreprises
ont désormais l’obligation (d’après les lois Grenelle II de 2010) de rédiger un rapport RSE
annuel. Il s’agit des entreprises cotées en bourse, avec un chiffre d’affaire supérieur à 100
millions d’euros ou une masse salariale supérieure à 500 employés.
Néanmoins, malgré cette avancée remarquable, force est de constaté que le compte de
résultat élargie ou encore le reporting sociétale n’en sont encore qu’à leur frémissement.

(NOUVELLE SLIDE)
(Kenza) Prolongement

Pour ma part, je me suis permise de trouver un article complémentaire. Finalement, du


premier article on comprend que le modèle du compte de résultat global n’est pas profitable
pour n’importe quel type d’entreprise. J’ai donc voulu trouver un prolongement qui allait plus
loin dans la pratique, et non que dans les concepts.
Il s’agit donc de celui de Rémis Forgeas paru dans la revue “Finance & Gestion” en juin 2014
et intitulé “Le résultat global en IFRS : est-ce un indicateur complexe et utile ou seulement
complexe?”
Rémis Forgas
Comme l’article principal, celui-ci analyse le concept du résultat global et son impact sur la
comptabilité des entreprises.
Il rappelle que ce dernier permet de séparer de façon claire le résultat lié aux opérations, et
plus largement aux décisions des dirigeants de l’entreprise et les éléments relevant davantage
de changements extérieurs à la société. Comme il présente ces derniers éléments après le
résultat net, il permet une analyse annuelle de ces éléments exogènes que ne permettrait pas
leur seule incorporation à la variation des capitaux propres.
Mais, il reconnait que l’opposition des décisions managériales et celles extérieures à la
société permet une analyse annuelle de TOUS les éléments, ce que ne permet pas le seul
résultat net.
Rémis Forgeas va plus loin. Il a relevé également une autre limite : celle de l’absence de
définition de la composition des charges et des produits, de ce que l’on met dans le résultat
global.
Dans cet article, on apprend également qu’une étude menée par Company Reporting sur les
états financiers publiés par des groupes internationaux au titres des exercices clos entre le 31
décembre 2011 et le 30 septembre 2012 révèle que 93% des sociétés ont adopté une
présentation du résultat global séparée de celle du résultat net.
Contrairement à l’article principal analysé, celui-ci nous permet de comprendre plus aisément
en quoi la performance par la gestion (management) est interessante grâce au résultat global.
En effet, ce dernier nous permet d’avoir un retour sur les décisions prises par l‘entreprises et
ainsi identifier les écarts. Néanmoins, cette information peut polluer la performance réelle de
l’entreprise.
On comprend également que le fait de présenter le résultat en deux parties peut rendre
complexe l’analyse et la lecture du résultat réel : on peut recycler dans le résultat net certaines
opérations, ou encore juger le risque d’une opération peut conduire à la comptabilisation en
résultat net un élément du résultat global. En bref, il faut être plus qu’un spécialiste, dit
Rémis Forgeas, pour pouvoir bien analyser l’information.
Cet article ajoute à l’autre enfin une analyse contrebalancée entre avantages et inconvénients,
un peu plus chiffrée ce qui nous permet d’avoir un retour concret sur la pertinence du résultat
global.

(NOUVELLE SLIDE)

(Carla) : Prolongement

Mon prolongement concerne l’article “Reporting intégré et mesure de la performance Limites


et perspectives d’une approche par les parties prenantes et les territoires en France et en
Allemagne” écrit par Olivier CRETTÉ

Cet article, tout comme celui écrit par Sophie Giordano- Spring et Monique lacroix,
s’interroge sur le type de reporting à utiliser pour mesurer efficacement la performance d’une
entreprise.
Néanmoins, cet article va plus loin. En effet, l’objet de cet article est de démontrer la
faiblesse du reporting financier sous le prisme notamment de le RSE et du développement
durable.

Le premier point mis en exergue par l’auteur est que, pour mesurer la performance globale
d’une entreprise, il faut prendre en compte toutes les parties prenantes et ne pas se focaliser
sur les investisseurs. Les entreprises allemandes contrairement aux entreprises françaises ont,
d’après l’auteur, parfaitement compris l’importance de prendre en compte toutes les parties
prenantes pour mesurer la performance d’une entreprise.

Pour l’auteur, il est indispensable, pour mesurer les performances financières d’une
entreprise, de le faire sous l’angle de la RSE. Bien qu’il précise aujourd’hui qu’aucune étude
ne permet de mesurer efficacement l’influence de la RSE sur la performance de l’entreprise.
Il appuie sa théorie sur des études prouvant un lien de corrélation entre la performance
sociale et la performance financière. Contraire à l’auteur, Giordano- Spring et Monique
lacroix ont mis en exergue le fait qu’il était impossible de répondre à la demande
d’information de toutes les parties prenantes et que par conséquent, un reporting élaboré à
destination des investisseurs pouvait être une solution viable pour mesurer la performance
d’une entreprise. Dans ce texte, l’auteur déplore que les normes financières et de reporting
internationales utilisées pour l’information réglementée à destination principalement des
investisseurs ne prennent pas en compte tous les intérêts des investisseurs. En effet, si
l’intérêt principal des investisseurs est la recherche du profit certains sont sensibles à la
réalisation d’objectifs RSE par l’entreprise. De plus désormais, d’un point de vue du
législateur,

La question est de savoir si le reporting intégré est le meilleur moyen de connaître la


performance d’une entreprise. Il s’agit d’une convergence entre le reporting environnemental
et le reporting financier. Il explique que les répondants considèrent que le principal intérêt du
reporting intégré réside dans le fait qu’il soit de nature à faciliter l’intégration dans la
stratégie de l’entreprise de critères de développement durable, d’une part, et à permettre
d’évaluer les réalisations à l’aune de ces critères plus larges que les critères financiers stricto
sensu, d’autre part.

Le cadre conceptuel proposé par IASB, largement présenté dans l’article de Sophie
Giordano- Spring et Monique Lacroix, qui consistait à bâtir un référentiel permettant de
présenter et de regrouper l’information financière de l’entreprise pour juger de sa capacité à
créer de la valeur du point de vue prioritairement des investisseurs et fournisseurs de capital
financier, n’est plus adapté car il ne prends pas en compte les parties prenantes de l’entreprise
comme par exemples les fournisseurs et qui eux ont un role essentiel pour mesurer la
performance de l’entreprise.

Un nouveau cadre propose par IIRC : L’IIRC a été créé à Londres en août 2010 par un
regroupement d’investisseurs, de normalisateurs, de représentants de la profession comptable
et d’ONG, avec pour mission de bâtir un référentiel permettant de présenter et de regrouper
l’information financière de l’entreprise pour juger de sa capacité à créer de la valeur du point
de vue prioritairement des investisseurs et fournisseurs de capital financier.
Les destinataires du reporting intégré sont en premier lieu les investisseurs, fournisseurs de
capital financier, mais aussi -bien que secondairement- les autres parties prenantes

Le cadre conceptuel de l’IIRC stipule qu’ “un rapport intégré est une communication concise
[donnant donc lieu à l’émission d’un rapport de format court] sur la façon dont la stratégie de
l’organisation, la gouvernance, les résultats et les perspectives, dans le contexte de son
environnement externe, ont conduit à une création de valeur à court, moyen et long terme

Pour conclure, je déduis à la lecture de ces articles, que la mesure de performance des
entreprises rencontre des difficultés d’application tant sur ces fondements théoriques que
dans la pratique. S’il est proposé de mesurer les performances des entreprises grâce à un
compte de résultat élargi, il ne faudra pas oublier de prendre en considérations les démarches
et objectif RSE qui peuvent eux aussi permettre d’affiner le résultat de performance d’une
entreprise, néanmoins, étant lucide, la performance financière de l’entreprise reste pour les
investisseurs, la préoccupation principale

ENJEUX :

Si la théorie retenue donne la primauté aux investisseurs, le reporting


de la performance passe naturellement par la mesure de l’accroissement du capital financier investi.

En revanche, dès lors que l’entreprise est considérée comme une entité tenue de rendre compte à une
multiplicité de parties prenantes, sa performance peut s’évaluer par celle de ses actifs productifs
c’est à dire de son capital physique. Dans

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