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Senegal Chap5-6

Le chapitre V décrit le fonctionnement du Parlement, notamment les sessions ordinaires et extraordinaires, ainsi que les procédures de fixation de l'ordre du jour et d'ouverture des séances au public. Le chapitre VI aborde la procédure législative, de l'initiative de la loi à l'examen en commission et la discussion en séance plénière, en précisant les droits d'amendement des parlementaires. Les règles de fonctionnement visent à garantir l'efficacité et la transparence des travaux parlementaires.

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Senegal Chap5-6

Le chapitre V décrit le fonctionnement du Parlement, notamment les sessions ordinaires et extraordinaires, ainsi que les procédures de fixation de l'ordre du jour et d'ouverture des séances au public. Le chapitre VI aborde la procédure législative, de l'initiative de la loi à l'examen en commission et la discussion en séance plénière, en précisant les droits d'amendement des parlementaires. Les règles de fonctionnement visent à garantir l'efficacité et la transparence des travaux parlementaires.

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Chapitre V -Le fonctionnement du Parlement

Section 1 -Les Sessions


§1 Les sessions ordinaires

Au terme de l’article 63 de la Constitution modifié en 2008,


l’Assemblée Nationale et le Sénat se réunissent de plein droit en
une session ordinaire unique qui commence dans la première
quinzaine du mois d’octobre et qui prend fin dans la seconde
quinzaine du mois de juin de l’année suivante.

Les dates d’ouverture et de fermeture de cette session


unique sont fixées par l’Assemblée Nationale après avoir recueilli
l’avis du Président du Sénat.

Toute fois la date d’ouverture de la première session de


l’Assemblée nationale ou du Sénat nouvellement élu est fixée par
le Président de la République.

§ 2 Les Sessions extraordinaires

Les sessions extraordinaires sont convoquées soit sur


demande écrite de la moitié des membres de l’Assemblée
nationale, soit sur décision du Président de la République de sa
propre initiative ou sur proposition du premier ministre (article
63 de la Constitution). Les sessions extraordinaires sont
convoquées sur un ordre du jour déterminé qui ne peut faire
l’objet d’une modification et clôturées sitôt leur ordre du jour
épuisé. Elles ne peuvent excéder quinze jours de durée

§ 3 Les sessions de plein droit

Lorsque les institutions de la république, l’indépendance


nationale, l’intégrité du territoire nationale ou l’exécution des
engagements internationaux sont menacés d’une manière grave
et immédiate, le parlement se réunit de plein droit, s’il n’est en
session. Il est saisi pour la ratification dans les quinze jours de
leur promulgation, des mesures de nature législative mises en
vigueur par le Président de la République en vertu des pouvoirs
exceptionnels qui lui sont conférés en pareille circonstance (art.
52 et 69 Const.).

1
L’assemblée Nationale ne peut être dissoute pendant
l’exercice des pouvoirs exceptionnels. Lorsque ceux-ci sont
exercés après la dissolution de l’Assemblée nationale, la date des
scrutins fixés par le décret de dissolution ne peut être reportée,
sauf cas de force majeur constaté par le Conseil Constitutionnel.

Dans les cas d’état de siége ou d’état d’urgence, seule l’Assemblée


Nationale se réunit de plein droit si elle n’est en session. Elle
seule peut proroger ces états.

Section 2 -La fixation de l’ordre du jour


La conférence des présidents fixe l’ordre du jour des travaux
de l’Assemblée Nationale. Les propositions de la conférence des
présidents sont affichées et distribuées aux députés. Le nombre
et le rang des affaires dont l’inscription à l’ordre du jour est
proposée peuvent être modifiés par l’Assemblée. En principe,
seule la conférence des présidents peut modifier l’ordre du jour
déjà réglé par l’Assemblée, à moins que la discussion d’urgence
n’ait été demandée soit par un nombre de député égal à dix, soit
par le Président de la République.

Dans ce dernier cas, l’urgence est de droit. L’urgence


demandée par les députés doit être mise aux voix et à main levée
si deux avis contraires se sont exprimés. Si l’urgence est rejetée,
l’affaire est examinée selon la procédure ordinaire, si elle est
déclarée, les dates de réunion de la Commission compétente et de
la séance plénière sont fixées immédiatement. Ce débat a la
priorité sur l’ordre du jour (article 73 du Règlement Intérieur).

Toutefois, lorsque le gouvernement demande la priorité de


l’inscription à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale
ou du Sénat d’un projet de loi ou d’une déclaration de politique
générale, elle s’impose sur l’urgence demandée par le
gouvernement ou par l’Assemblée nationale

Section 3 - L’ouverture au public des séances


plénières et des Commissions
Les séances de l’Assemblée Nationale sont en principe
publiques. Dans la partie affectée au public l’accès est libre à
condition d’avoir une tenue décente et d’observer le silence le plus
complet. On ne peut ni enregistrer, ni photographier, ni filmer

2
sauf autorisation. Les manifestations bruyantes d’approbation ou
de désapprobation entraînent l’expulsion de l’hémicycle.

La Conférence des présidents peut proposer à l’Assemblée de


délibérer à huis clos, lorsque la demande en est faite par le
président, par le représentant de l’Exécutif ou sur proposition
d’un groupe parlementaire. La proposition est soumise à
l’Assemblée avant l’ouverture de la séance au public.

Quand aux Commissions, leur travaux se déroulent à huis


clos. Même la presse n’y est pas admise.

Chapitre VI – La procédure Législative


Section 1 -Du dépôt à l’inscription à l’ordre du
jour
L’initiative de la loi appartient concurremment au
Président de la République, au Premier Ministre, aux Députés et
aux Sénateurs.

Les projets de loi sont d’abord soumis à l’Assemblée


Nationale qui en constate le dépôt. Les projets et propositions
sont distribués aux Députés aux moins dix jours avant leur
examen en commission, sauf urgence demandée par le Président
de République ou par l’Assemblée ; ils sont aussitôt inscrits et
numérotés dans l’ordre de leur arrivée sur le rôle général portant
mention de la suite donnée. Ce rôle peut être consulté par tout
député.

Quant aux propositions de loi, eIles doivent être formulées


par écrit et déposées auprès de la chambre d’appartenance de
leur auteur.

Les propositions de loi des députés sont, après examen


par le Bureau de l’Assemblée Nationale aux fins de leur
recevabilité, communiquées au Président de la République qui
doit faire connaître son avis au Président de l’Assemblée
Nationale dans les dix jours à compter de leur transmission.
Passé ce délai la procédure suit son cours . L’auteur est informé
de l’avis du Président de la république.

3
La Conférence des présidents inscrit ensuite le projet ou la
proposition de loi à l’ordre du jour qu’elle établit. Elle affecte
pour leur examen, aux commissions techniques compétentes ou à
une intercommission, les projets ou proposition de loi. Enfin, elle
fixe le calendrier des travaux en commission et en séance
plénière (art.19 al.2).

Les propositions formulées par les députés ne sont pas


recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, soit
une diminution des ressources publiques soit la création ou
l’aggravation d’une charge publique à moins que ces propositions
ou amendements ne soient assortis de propositions de recettes
compensatrices.

S’il apparaît au cours de la procédure législative, qu’une


proposition ou un amendement n’est pas du domaine de loi, le
Premier ministre ou les autres membres du gouvernement
peuvent opposer l’irrecevabilité. En cas de désaccord le Conseil
Constitutionnel, à la demande du Président de la République, du
Président de l’Assemblée Nationale, du Président du Sénat ou du
Premier Ministre statue dans les huit jours (art.83 de la const.).

Les projets et propositions de loi doivent être examinés (es)


par l’Assemblée Nationale lors de la session ordinaire au cours de
laquelle elles ont été déposées ou, au plus tard, au cours de la
session ordinaire suivante ou d’une session extraordinaire
convoquée à cet effet, sauf délégation donnée à la commission des
délégations pour en délibérer.

Section 2 -L’examen en Commission


En principe aucune affaire ne peut être soumise aux
délibérations de l’Assemblée nationale sans avoir au préalable,
fait l’objet d’un rapport de la commission compétente au fond.

Les commissions sont convoquées à la diligence de leur


présidence par écrit ou par voie de presse au moins quarante huit
heures avant leur réunion. Cependant elles peuvent,
exceptionnellement, être réunies séance tenante en vue
d’examiner soit des affaires pour lesquelles la discussion
d’urgence est demandée, soit des amendements relatifs aux
affaires en cours devant l’Assemblée. La convocation doit préciser
l’ordre du jour. Quant à l’Exécutif, il doit être tenu informé des

4
travaux des commissions auxquelles son représentant doit
assister et prendre part aux débats (art 43 RI). Le ministre chargé
des relations avec les institutions est toujours présent sauf
empêchement.

Des amendements peuvent être apportés au texte. Le


gouvernement peut les accepter ou les refuser

Le député auteur d’une proposition ou d’un amendement ou


son délégataire doit être convoqué par le Président aux séances
de la commission consacrée à l’examen de son texte.

Le rapport sur le fond d’une affaire ne peut être confié à


l’examen que d’une seule commission. D’autres commissions
peuvent être saisies, pour avis, sur la même affaire, par la
conférence des présidents qui peut convoquer une
intercommission.

Les discussions en commission peuvent se tenir quel que


soit le nombre de commissaires présents. Seulement la présence
du quorum, c'est-à-dire la moitié plus un de leur membre, est
nécessaire pour la validité de leur vote. Si c’est l’intercommission,
sont comptés pour le quorum les membres de la commission
saisie sur le fond. Si le quorum n’est pas atteint avant le vote, la
séance est suspendue pour une heure. A sa reprise le vote
devient valable si le nombre de votants atteint huit. Toutefois, si
le quorum est atteint avant l’expiration de l’heure, la séance est
reprise immédiatement.

En commission, les décisions sont prises à la majorité


absolue ; en cas de partage des voix celle du président est
prépondérante. Le vote par scrutin est de droit si il est demandé
par cinq membres.

Section 3 -la discussion en séance


§ 1 La discussion générale

La séance plénière a lieu au jour et à l’heure fixés par la


conférence des présidents. C’est le président qui dirige les débats.
Il ouvre la séance et procède tout d’abord à l’audition du rapport
de la Commission saisie au fond. Après quoi le Président invite le
ministre présent ainsi que les députés à formuler leurs

5
observations sur le rapport s’ils en ont. Le Président de séance
déclare ensuite la discussion générale ouverte. Le temps de
parole est de quinze minutes, il peut être réduit à cinq minutes et
ne peut être cédé. Pour prendre la parole les membres de
l’Assemblée la demande au président, ils seront alors inscrits
suivant l’ordre de leur demande. Ils peuvent intervertir l’ordre de
leur inscription. Une fois la liste déclarée close par le Président,
aucune autre demande ne peut être acceptée (art. 68 RI).
Contrairement à l’examen en commission ou le temps de parole
est en principe libre, en plénière ce temps est munitieusement
géré et varie selon le nombre d’orateurs inscrits. La conférence
des Présidents peut décider de l’organisation des débats. Dans ce
cas elle fixe la durée globale de la séance et le temps de parole
entre les groupes et les non inscrits, dans des conditions
déterminées par une instruction générale du bureau (art.19 al 2).
Quand le débat est organisé, chaque groupe parlementaire et les
non inscrits déposent une liste un quart d’heure avant la séance
plénière, sur le bureau du président de l’Assemblée nationale qui
dresse la liste des orateurs.

Les membres du Gouvernement assistent aux séances de


l’Assemblée Nationale et peuvent se faire assister d’un ou de
plusieurs experts dont les noms, titres et fonctions sont
communiqués au Président avant l’ouverture de la séance.

Après les réponses du ministre aux questions des députés, le


président clôt la discussion générale et cela souvent après trois
tours de parole.

§2 Motions de procédure

Il s’agit de la « question Préalable » et de la « motion


préjudicielle ». Une « question préalable » peut être soulevée
par tout membre de l’Assemblée après la lecture du rapport. Elle
tend à décider qu’il n’y a pas lieu à délibérer et peut faire l’objet
d’une motivation verbale. Ne peuvent intervenir sur cette question
que le Président et le rapporteur de la commission saisie sur le
fond ainsi le représentant du Président de la République. Pour
leur répondre, seul l’auteur de la question peut se prévaloir de la
faculté de reprendre la parole sous réserve du respect de la règle
selon laquelle la parole ne peut être accordée sur une même
question plus de trois fois à un même député (art. 70 RI). Le
président de séance mettra aux voix sa proposition. Si elle est

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adoptée par la majorité, le texte de loi est rejeté. Si elle n’est pas
adoptée, l’examen du texte se poursuit.

La « motion préjudicielle » intervient au cours de la


discussion générale. Elle tend soit à l’ajournement du débat
jusqu’à la réalisation de certaines conditions, soit au renvoi de
l’ensemble du texte devant la commission saisie sur le fond pour
complément d’information, ou à l’examen pour avis d’une autre
commission. La discussion de la motion préjudicielle a lieu
suivant la procédure prévue pour la question préalable.

Il faut signaler que le renvoi à la commission saisie au fond


est de droit si le Président de celle-ci ou le représentant du
Président de la République le demande.

§ 3 Discussion par article.

A la suite de la discussion générale, le président consulte


l’Assemblée sur le passage à la discussion des articles du texte
présenté par la commission. Lorsque la commission conclue au
rejet du projet ou de la proposition de loi, le Président met aux
voix le rejet. Il en ainsi si la commission ne présente pas de
conclusion dans ce cas, l’Assemblée est appelée à se prononcer
sur le passage à la discussion des articles du texte initial du
projet ou de la proposition de loi (art. 76 RI).

La discussion des articles porte successivement sur chaque


article et sur les amendements qui s’y rattachent à moins que le
représentant du Président de la république demande la prise en
considération du texte initial qui a été régulièrement déposé sur
le bureau de l’Assemblée Nationale. Dans ce cas, il sert de base à
la discussion.

Après le vote de tous les articles, il est procédé au vote sur


l’ensemble du projet ou de la proposition de loi. Seulement,
l’Assemblée peut décider avant le vote sur l’ensemble du projet ou
de la proposition, sur la demande de l’un de ces membres, soit
qu’il sera procédé à une deuxième délibération, soit que le texte
sera renvoyé en commission pour révision et coordination. La
deuxième délibération et le renvoi sont de droit si le président de
la commission le demande ou l’accepte. Dans le premier cas la
commission doit présenter un nouveau rapport et l’Assemblée ne
peut statuer que sur un texte nouveau proposé par la

7
commission ou sur les modifications apportées par elle aux textes
précédemment adoptés ; dans le deuxième cas la commission
présente sans délai son travail, lecture en est donnée à
l’Assemblée et la discussion ne peu porter que sur la rédaction.

Section 4 -Le droit d’amendement


§ 1 Nature

Il y’a l’amendement proprement dit et le contre projet.


L’amendement porte sur le texte en discussion et consiste soit à y
apporter certaines modifications soit à la suppression de certains
de ces passages. Le contre projet constitue un amendement à
l’ensemble du texte en discussion. Ils sont mis en discussion par
priorité selon la nature de l’amendement. Sont appelés dans
l’ordre ci après, s’ils viennent en concurrence, les amendements
qui tendent à la suppression des articles, les autres
amendements, en commençant par ceux qui s’écartent plus du
texte proposé et dans l’ordre ou ils s’opposent à ce texte, s’y
intercalent ou s’y ajoutent. Quand ils portent sur un même
article, ils peuvent faire l’objet d’une discussion commune.

§ 2 Exercice

En vertu de l’article 82 de la constitution le Président de la


République, le Premier ministre, les Députés et les Sénateurs ont
le droit d’amendement. Les amendements du Président sont
présentés par le Premier Ministre et les autres membres du
gouvernement. Ils peuvent être présentés lors des travaux en
commission ou en séance plénière. S’ils interviennent avant la
discussion en commission, ils sont communiqués à la
commission compétente et si possible imprimés et distribués ;
s’ils interviennent en séance plénière, ils sont déposés sur le
bureau du Président qui en donne communication. L’Assemblée
décide alors si les amendements sont discutés ou renvoyés en
commission (art 77, 78,79 RI)

§ 3 Recevabilité

Les amendements ne sont recevables que s’ils s’appliquent


effectivement au texte en discussion ou, s’agissant des contre-

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projets et d’articles additionnels, s’ils sont proposés dans le cadre
du dit texte et s’ils ne portent que sur les articles en discussion.
Les amendements et les contre-projets ne doivent pas empiéter
dans le domaine réglementaire. En matière de loi de finances,
seuls sont admis, les amendements qui augmentent les
ressources de l’Etat ou ceux qui diminuent les charges de ce
dernier. Cette règle n’est pas valable pour les autres catégories de
loi pour lesquelles seules des recettes compensatrices sont
exigées. Les amendements doivent être présentés par écrit et
signés par son ou ses auteurs. Dans les cas litigieux, l’Assemblée
Nationale se prononce sans débat sur la recevabilité. Lors des
discussions des contre-projets et des amendements, seuls
peuvent intervenir l’un des signataires, un orateur d’opinion
contraire, le président et le rapporteur de la commission saisie au
fond et enfin, le ministre intéressé. Il n’est pas possible de revenir
sur un article déjà examiné et/ou amendé.

Section 5 -La Navette


Les projets et propositions de loi sont, après leur adoption
par l’Assemblée Nationale, transmis au Sénat qui statue dans un
délais de 20 jours à compter de la date de réception. Ce délai est
réduit à sept jours en cas d’urgence déclarée par le
gouvernement. Si le Sénat adopte un texte identique il le
transmet au Président de la République. En cas de désaccord, ou
non respect du délai, l’Assemblée statue définitivement et
transmet le texte au Président de la république. Les propositions
de loi initiées par les sénateurs sont exceptionnellement
examinées en premier lieu au Sénat puis transmis directement à
l’Assemblée nationale.

Section 6 - Les votes


L’Assemblée vote sur les questions qui lui sont soumises à
main levée. Le vote peut aussi se faire par assis et levé si
l’épreuve est déclarée douteuse. Le scrutin public ou le scrutin
secret est de droit à la demande d’au moins dix députés dont la
présence est constatée par appel nominal. Lorsqu’il s’agit
d’élection des membres du Bureau, le scrutin public est de
rigueur. Il en de même pur les motions de censure et de la
question de confiance.

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La question mise aux voix n’est déclarée adoptée que si elle
recueille la majorité des suffrages exprimés. A défaut, elle est
rejetée. Il peut être procédé à des rectifications de vote qui
peuvent être mentionnées au procès verbal sans changer le sens
des votes. Il peut être procédé à des délégations de vote qui
doivent être écrits, signés et précisant le nom du délégué, le motif
et la durée. Le document doit être déposé sur le bureau du
Président une heure avant l’ouverture du scrutin ou du premier
scrutin auquel l’intéressé ne peut prendre part. En cas d’urgence
la délégation et son dépôt peuvent être fait par télégramme avec
accusé de réception

Section 7 -De l’adoption à la promulgation


Après son adoption par l’Assemblée Nationale, la loi est
transmise au Sénat par l’intermédiaire du Secrétaire général du
gouvernement, qui statue dans un délai de vingt jours. S’il adopte
un texte identique à celui de l’Assemblée nationale la loi est
transmise sans délai au Président de la République pour
promulgation. En cas de désaccord ou si le Sénat ne statue pas
dans les délais, L’Assemblée nationale statue définitivement. La
loi ainsi adoptée est mise en forme, enrôlée dans le registre des
lois adoptées, numérotée et signée par le président de séance et
transmise sans délai au Président de la République qui procède à
la promulgation dans les huit jours francs qui suivent
l’expiration du délai de recours devant le Conseil Constitutionnel
visant à faire déclarer une loi inconstitutionnelle.

Pour les parlementaires, ce délai est de six jours francs


après l’adoption définitive de la loi. Pour le Président de la
République, il est de six jours francs qui suivent la transmission
à lui faite de la loi définitivement adoptée. Les délais de
promulgation sont réduits de moitié en cas d’urgence. Peuvent
saisir le Conseil Constitutionnel pour contrôle de
constitutionnalité : le Président de la République, un dixième des
membres de l’Assemblée Nationale ou du Sénat.

S’agissant des lois constitutionnelles, après leur adoption en


termes identiques par les deux chambres, le parlement réuni en
Congrès sur convocation du Président de la République, les
approuve à la majorité des trois cinquièmes des suffrages
exprimés. L’option du référendum est possible à défaut du
passage en Congrès

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Le président de la République peut, dans le délai fixé pour la
promulgation, par un message motivé, demander à l’Assemblée
Nationale des se prononcer en « seconde lecture » qui ne peut
être refusée. L’Assemblée reprendra alors le texte en suivant la
procédure comme si elle était saisie pour la première fois. La loi
ne peut être votée en seconde lecture que si les trois cinquièmes
des membres composant l’Assemblée nationale se sont prononcés
en sa faveur.

Le délai de promulgation est suspendu jusqu'à l’issue de


la seconde délibération ou de la décision du Conseil
Constitutionnel déclarant la loi conforme à la constitution. Dans
tous les cas, à l’expiration des délais constitutionnels, la
promulgation est de droit. Il y est pourvu par le Président de
l’Assemblée Nationale.

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