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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Centre Universitaire SALHI AHMED Naâma.

Institut des sciences et technologies


Département Des Sciences de la Nature et de la Vie

Cours de Botanique
Destiné aux étudiants de 2ème année LMD en Sciences biologiques

Semestre 4

Tronc commun SNV

Présenté par : Dr BENARADJ Abdelkrim

VHG : 75H Crédits : 8

Cours : 45H Coef : 3

TD-TP : 30H Semestre : 4

Année Universitaire : 2017 – 2018


Préface

Le cours de botanique est une matière fondamentale du semestre 4 du tronc commun en


Sciences biologiques, plus particulièrement, du programme de botanique de la formation des
licences académique dispensé en deuxième année. Cette matière a un coefficient de 3 et un crédit
de 8, avec un Volume horaire global (VHG) des 45 heures de cours, 30 heures des travaux pratiques
et dirigés (TP/TD) et des sorties sur le terrain.
L'enseignement de la botanique a pour but de donner aux étudiants les bases de la
classification des végétaux. Il est devenu une nécessité dès le début de carrière d’un étudiant
universitaire dans le domaine de «Sciences de la Nature et de la vie». Il présente un véritable
passage obligé pour le tronc commun pour les différentes spécialités de sciences biologique et
particulièrement dans les spécialités du domaine végétal (écologie végétale, biologie et physiologie
végétale).
Ce polycopié représente le programme de botanique, matière enseignée en tronc commun
des Sciences de la Nature et de la Vie. Il est principalement destiné aux étudiants de 2ème année
licence en Sciences biologique. Il a été conçu dans le souci de répondre à l’attente des étudiants en
matière de documentation concernant la botanique.
Il est donc utile pour les étudiants préparant d’autre licence en Science de la Nature et de la
Vie, des Sciences agronomiques, de Pharmacie et en fin à tous ceux qui s’intéresse à l’étude
scientifique de la botanique aux végétaux et à leur organisation.
Pour comprendre mieux cette matière, il faut que l’étudiant avoir des Pré-requis acquis en
première et deuxième année à savoir des Connaissances de base de la biologie végétale
(morphologie, anatomie, physiologie), notions d’écologie (biogéographie, habitat, bioclimat) et
notions de base de génétique.
La botanique systématique a pour but la description, la nomenclature et la classification des
espèces végétales, et leur représentation dans un seul corps hiérarchisé phylo-génétiquement
ordonné. Les objectifs pédagogiques du cours de botanique et des travaux pratiques qui lui sont
associés sont les suivants :
- Comprendre ce qu’est la phylogénie et la systématique des végétaux ;
- Identifier les groupes végétaux valides en phylogénie ;
- Décrire des échantillons botaniques en utilisant les termes adéquats ;
- Déterminer des espèces végétales données à l’aide de flores ;
- Collecter, conserver et préparer un herbier.
- Identifier et situer les espèces.
- Décrire des grands groupes du règne végétal.
- Reconnaître les grandes familles de plantes de l’Algérie et particulièrement notre région.
Ce polycopié de cours est articulé en introduction générale à la botanique et en deux grandes
parties bien distinctes. Il traite des thallophytes qui comprennent (Phycophytes, Mycophytes et les
Lichenophytes) et les cormophytes qui comprennent les Bryophytes, les Ptéridophytes, les
Spermaphytes (Gymnospermes et Angiospermes). Ainsi, il traite les caractères généraux,
cytologique et de la reproduction sont présenté pour chaque groupe dans un sens évolutif en allant
des forme les plus archaïques jusqu’au forme les lus évolués ; à chaque fois, les indicateurs d’une
certaine évolution (progression et régression).
Pour l’introduction générale à la botanique traite des notions et concepts de base de la
phylogénie et de la place des groupes végétaux dans le monde du vivant.
La première partie est réservée à la systématique des végétaux inférieurs cryptogames et des
différentes innovations évolutives et leurs caractères dérivés qui ont émergé au cours de leur
formation. Elle traite de la position phylogénétique des grands groupes d’organismes
- à thalles (Phycophytes, Mycophytes et les Lichenophytes) ;
- à cormus (Bryophytes et Ptéridophytes).
La deuxième partie concerne la systématique des végétaux supérieure des phanérogames
par l’embranchement des Spermaphytes (Gymnospermes et Angiospermes), ainsi l’étude des
principales familles à savoir la description de leurs caractéristiques essentielles, leur position
phylogénétique dans l’embranchement des spermaphytes et leurs espèces importantes.
Une série de planches illustratives (photos, schémas et tableaux) accompagnant le texte
permettant de visualiser au mieux les différents groupes étudiés des végétaux et représentant les
principaux aspects morphologique des organes végétatifs et reproductifs.
Pour l’Evaluation, un Examen final du cours théorique, deux Tests et une évaluation
continue par les comptes-rendus des travaux pratiques.
Des autoévaluations du cours sont présentées à la fin de chaque chapitre sous forme de
Questions à Choix Multiples (QCM) et des questions générales.
Les informations de ce polycopié sont issues d’un grand nombre de cours en lignes et des
ouvrages.
Table de matières

- Préface …………………………………………………………………………………….
- Introduction générale à la botanique ……………………………………….…………….. 01

PREMIERE PARTIE : CRYPTOGAMMES ………………………………………….. 13

1. 1. LES ALGUES ……………………………………………………………………….……….. 13


1.1. Morphologie et évolution des talles ……………………………………………………… 14
1.2. Caractères cytologiques (paroi, structure et évolution des plastes) ……………………... 18
1.3. Reproduction : notion de gamie, cycle de développement (mono, di, tri génique) …….. 18
1.4. Systématique de particularité des principaux groupes …………………………………… 22
· Les algues procaryotes : Cyanoschisophytes – cyanobactérie) …..……….…………… 24
· Les algues eucaryotes : Phycophytes …………………………….………………………
· Les Rhodophycophytes …………………………………………………….…………….
· Les Chromophycophytes (pyrro-chryse-algeno-pheo) …………………………………..
· Les Chlorophycophytes …………………………………………………….……………
· Les Charophycophytes …………………………………………………………………..
1. 2. LES CHAMPIGNONS & LICHENS ………………………………………..……………… 28
2.1. Problèmes posés par la classification des champignons ………….………………………… 29
2.2. Structure des thalles (mycéliums, siroma, sclérote,…) ………….…………….…………… 30
2.3. Reproduction asexuée et sexuée ……………………………………………………………. 34
2.4. Systématique des Champignons ……………………………………………………………. 40
- Myxomycètes ………………………………………..………………………….……….
- Phycomycètes ………………………………………...………………………………….
- Trichomycètes …………………………...……………………………………………….
- Basidomycètes ………………………………..………………………………………….
- Zygomycètes …………………………………………………………………………….
1.3. les Lichens : Une association particulière algue-champignon ………..……………………... 44
- Structure ……………………………………………………………..………………………. 46
- Reproduction …………………………………………………...……………………………. 48
- Classification …………………………………………………...……………………………. 50
1. 4. LES BRYOPHYTES ……………………………………………………………………….. 54
-Etude comparée de morphologie et reproduction dans les différentes classes …………..……. 55
- Mousses (structure de la capsule dans différents ordres) ……………………………….. 56
- Hépatiques (évolution régression des marchantiales) …………………………………… 57
- Anthocéroles……………………………………………………………………………... 57
1. 5. LES PTERIDOPHYTES …………………………………………………………………. 69
5.1. Généralité sur les caractères morphologiques particuliers des ptéridophytes ……………..
5.2. Importance évolutive de la reproduction : notion d’endoprotalliehétérosporie et réduction
de la phase gamétophyliques ……………………………………………………………………….
5.3. Systématique ……………………………………………………………………………….. 70
- Psilophytinées ………………………………………………………………………………..
- Lycopodinées ………………………………………………………………………………...
- Aquisetinées …………………………………………………………………………………
- Filininées …………………………………………………………………………………….
DEUXIEME PARTIE: LES PHANEROGAMES ……………………………………………… 80
5.1. Les Préphanérogames ………………………………………………………………………… 81
5.1.1. Importance des préphanérogames du point de vue évolutif ………………………………. 81
5.1.2. Reproduction (notion d’ovule) ……………………………………………………………. 84
5.1.3. Systématique ………………………………………………………………………………. 86
· Ptéridospermes (caytoniales, cycadales) …………………………………………………...
· Cordaites (Cordaitales, Ginkgoales) ………………………………………………………..
5.2. Les Gymnospermes …………………………………………..………………………………. 88
5.2.1. Caractères morphologiques, anatomiques et chimiotaxonomiques ………………………
5.2.2. Reproduction (notion de fleur, d’inflorescence et de grains) ……………………………...
5.2.3. Systématique ……………………………………………………………………………….
· Pinales, Araucariales, Podocarpales, Cupressales, Taxales ……………………………...
5.2.4. Un groupe charnière : les chlamydospermes ……………………………………………...
· Ephedrales, Welwitshiales, Gntales ……………………………………………………...
5.3. Les Angiospermes ……………………………………………………………………………. 101
5.3.1. Caractères morphologiques, anatomiques et chimiotaxonomiques ………………….. 102
5.3.2. Reproduction ………………………………………………………………………….. 107
5.3.3. Systématique ………………………………………………………………………….. 112
- Classe des Liliopsida (Monocotylédones) …………………………………………… 112
- Classe des Magnolopsida (Dicotylédones) ………………………………………….. 115
Cours de botanique

INTRODUCTION GENERALE A LA BOTANIQUE

Le terme botanique vient du grec «bataniké = adjectif de botanë » qui signifie une plante ou
une herbe, la botanique systématique ou taxonomie végétale, est un terme latin composé de deux
mots : taxix & nomos ; taxix = classification ; nomos = lois c’est-à-dire lois de classification.
La systématique végétale (classification des plantes) est la partie de la botanique qui a pour
objet le groupement des plantes en des classes ou systèmes, en prenant en compte les caractères
morphologiques, cytologiques, biochimiques et de biologie moléculaire.
Beaucoup de botanistes considèrent que la systématique est synonyme de taxonomie. Au 19ème
siècle, la taxonomie était définie comme « l’application des lois générales de la classification au
règne végétal » (Richard, 1828) ou comme « la partie de la botanique qui traite de la classification »
(Le Maout, 1846). La classification est pour ce dernier auteur la « distribution méthodique des
plantes en différents groupes, nommés classes, familles, genres, espècess ».
Plus récemment, pour Cronquist (1991), la taxonomie est : soit l’ensemble des études ayant
pour objectif la création d’un système de classification d’organismes afin de refléter au mieux leurs
similitudes et leurs différences, soit la classification elle-même.
Pour Barroso (1978), la taxonomie consisterait à l’élaboration des règles de la classification.
Daniel Pajaud (1990) considère que le terme taxinomie devrait être préféré à celui de taxonomie. En
effet, les auteurs du mot taxonomie auraient utilisé, par erreur, le terme taxos qui signifie en grec if
(Taxus baccata) au lieu de taxis qui signifie arrangement en grec. Ceruti (1980) pense que les deux
termes taxonomie et systématique sont identiques ; c’est d’ailleurs le sens de la définition de
Cronquist donnée ci-dessus où la taxonomie est constituée non seulement des règles et des études
mais aussi de la classification elle-même.

Concept en classification et systématique de grands groupes du règne végétal et critères de


classification.
I. les grands critères de classification du monde végétal
Les premiers êtres vivants, apparus sur terre il y a environ 3,5 milliards d'années, étaient des
bactéries dépourvues de noyau cellulaire : des Procaryotes.
à partir de ces procaryotes des êtres plus complexes sont apparus : les Eucaryotes
• Leur caractéristique essentielle est de posséder un noyau cellulaire qui renferme l'ADN,
support de l'information génétique.
• Tous les animaux et les végétaux sont des eucaryotes.

1
Cours de botanique

1) Les différences Procaryotes-Eucaryotes :


Les Procaryotes:
Ce sont des organismes cellulaires dépourvus de noyau à tous les stades de leur cycle de
développement. L’ADN est présent à l’état diffus dans la cellule. Il n’y a jamais de véritable
reproduction sexuée, ni de golgi, ni de réticulum endoplasmique.
Ils sont caractérisés par :
– cellules imparfaites, sans noyau, ni plastes ni mitochondries ou corps de golgi.
– Organismes toujours petits et de nature végétale, sans reproduction sexuée, comprenant trois
principaux sous-groupes :
• les archéobactéries
• Les eubactéries
• Les cyanobactéries.
Les Eucaryotes :
Les eucaryotes sont caractérisés par la présence d’un noyau qui suivant le groupe peut-être
entouré de 1 à 3 membranes. La cellule se multiplie par mitose. Ils ont une reproduction sexuée
typique (zygote pendant le développement). Les cellules ont un réticulum, un golgi et des plastes
(chez les végétaux).
Ils sont caractérisés aussi par :
– Cellules parfaites, avec noyaux cellulaires typiques, des mitochondries, des plastes, et des corps
de golgi.
– Organismes très variés, les uns animaux, les autres végétaux généralement doués de reproduction
sexuée typique avec gamètes et zygotes, ce sont :
a) Les Algues eucaryotes (Rouges, Brunes et Vertes) : Phycophytes.
b) Les Champignons : Mycophytes.
c) Les Lichens : Lichenophytes
d) Les Cormophytes
– Bryophytes
– Ptéridophytes
– Prè-spermaphytes (Pré-phanérogames).
– Phanérogames (plantes à fleurs)
Tableau 1. Différences entre Procaryotes et Eucaryotes
Procaryotes Eucaryotes
Noyau Pas de noyau Existence d’un noyau
Division cellulaire par scissiparité par mitose et méiose
organites Pas d’organes sub-cellulaires Nombreux organites (mitochondries,
réticulum, plastes chez les végétaux
Paroi glycoprotéique pecto-cellulosique (chez les végétaux

2) Les différences végétaux-animaux :


Les végétaux ont une paroi squelettique pecto-cellulosiaue, capables de réaliser la
photosynthèse (ils sont chlorophylliens et autotrophes). Ils sont en général immobiles car ils sont
fixés au substrat (exception, les algues mobiles, …).
Les animaux : paroi non squelettique, système vacuolaire réduit, et sont hétérotrophes.

2
Cours de botanique

II -Les Divisions du Règne Végétal


Les végétaux tiennent une place à part dans l’organisation du monde vivant. Ils sont des
Eucaryotes autotrophes. Les Eucaryotes sont un des trois Domaines du vivant au même titre que les
Eubactéries et les Archées. Ils constituent un groupe monophylétique. Par contre, les organismes
autotrophes sont dispersés dans l’arbre phylogénétique des Eucaryotes. Ils n’ont pas un ancêtre
commun exclusif et ne constituent pas un groupe monophylétique. Les végétaux forment donc un
groupe polyphylétique qui n’a aucun sens phylogénétique.
1) Caractères généraux des espèces du règne végétal
– Vivent presque tous fixés à un substrat ;
– Leur sensibilité et leur motilité ne sont pas immédiatement perceptibles ;
– Beaucoup sont chlorophylliens, et par suite autotrophes c’est-à-dire capables de vivre aux dépend
d’aliments purement minéraux ;
– Ils sont formés de cellules tuniquées, c’est-à-dire revêtues d’une paroi glucidique résistante
(cellulopectique).
– Ils n’ingèrent pas les aliments solides, mais se contentent d’absorber, par imbibition et osmose,
des substances gazeuses ou dissoutes dans l’eau.
On peut distinguer deux groupes d’êtres vivants : le groupe des procaryotes à cellules
imparfaites, et le groupe d’eucaryotes à cellules parfaites. Ces groupes sont différenciés par :
 l'organisation structurale du végétal (Thallophytes et Cormophytes)
 Présence ou absence de vascularisation
 Expression de la sexualité (Cryptogames et Phanérogames)
2) Thallophytes et Cormophytes
Le règne végétal est traditionnellement subdivisé en deux grands groupes en fonction de
l'organisation structurale du végétal:
 Présence d’un Thalle
 ou d’un Cormus (Présence ou absence de vascularisation)
2.1) Le Thalle : appareil végétatif d’organisation « simple », peu différencié. Morphologiquement,
il ne comporte pas de tige feuillée. Anatomiquement, il comporte un petit nombre de types
cellulaire différents et donc pas de tissus au sens strict.
Les Thallophytes (thallos=pousse), sont des organismes qui n’ont pas de tiges, pas de
racines et pas de feuilles véritables. Ils sont l’ensemble des plantes qui ne possèdent pas de tige
feuillée et de racines (tige, feuille, racine ne sont pas différenciés).
Les thallophytes ont un appareil végétatif simple donc : les thalles n’ont ni tige, ni feuille, ni
racine, ni vaisseau conducteur. Leur taille est très variable : de 10µm à 30 m. Ce sont des plantes
non vascularisées, sans feuille, ni tige, ni racine, possédant un corps indifférencié.
Ils sont constitués soit par des cellules isolées, soit par des filaments simples ou ramifiés,
eux-mêmes constitués par des cellules pluri ou mononucléées (cellule = article). Les plurinucléées
peuvent constituer un siphon.
Les Thallophytes sont des végétaux ayant un appareil végétatif sous forme de thalle, où on
ne peut distinguer ni racines ni tiges ni feuilles, présents chez les nombreux des végétaux
aquatiques et chez quelques végétaux terrestres (Algues, Champignons et Lichens).

3
Cours de botanique

Morphologie Anatomie

Lame
membraneuse
chlorophyllienne
5 cm

Pas d’organes différenciés

Figure 1. Morphologie et anatomie d’une Algue verte (Ulva lacuta)

Différentes types de thalles peuvent être distingués selon le type de division cellulaire dont
ils dérivent et selon les relations entre les divisions cellulaires dont ils dérivent et selon les relations
entre les cellules ainsi formées.
 Thalle unicellulaire : thalle constitué d’une seule cellule, munie ou non de flagelle.
 Thalle colonial : thalle constitué de plusieurs cellules agglomérées dans une même matrice
extracellulaire mais sans connexion de leur cytoplasme.
 Talle pluricellulaire : thalle constitué de plusieurs cellules associées par une matrice
extracellulaire (apoplamse) et dont les cytoplasmes sont connectés (symplasme).
 Thalle siphonné : thalle constitué d’une seule masse cytoplasmique comportant de nombreux
noyaux.

2.2) le Cormus :
Le «Cormus» (tige en latin et «phuton» : plante en grec) est appareil végétatif comportant
une tige feuillée. Anatomiquement, le cormus présente différents types cellulaire qui peuvent être
associés en tissus, ensemble de cellules spécialisées dans une même fonction.
Les Cormophytes sont l’ensemble des plantes qui possèdent une tige portant des feuilles ou
des frondes (organes - tiges, feuilles, racines - différenciés).
Les cormophytes ont un cormus constitué par des rameaux feuillés et possèdent en principe
des racines, caractérisant la majorité des plantes terrestres (Embryophytes : bryophytes,
ptéridophytes, spermaphytes).

4
Cours de botanique

Morphologie Anatomie

Tissus
de soutien

Tissus
conducteur

Pas d’organes différenciés

Figure 2. Morphologie et anatomie d’une Plante du Haricot (Phaseolus vulgaris)

2) Présence ou absence de vascularisation


Les plantes non vasculaire sont dépourvues de système de vascularisation (Absence de
vaisseaux conducteurs de sève).
Tableau 2. Caractéristiques générales des plantes invasculaires
Embranchement Classe Caractéristiques
Algues Chlorophylle
Thallophytes
Champignons Pas de chlorophylle
sans organes différenciés
Lichens Symbiose algue-champignon
Mousses
Bryophytes Hépatites Tiges, feuilles et rhizoïdes
Anthocérotes

Les Trachéophytes (plantes vasculaires) sont des plantes pourvus de vaisseaux conducteurs
qui sont définis comme les plantes terrestres qui ont des tissus lignifiés, le xylème, pour le transport
d'eau et de minéraux dans toute la plante. Ils ont aussi un tissu non-lignifié spécialisé, le phloème,
pour transporter les produits de la photosynthèse. Le xylème et phloème contiennent des trachéides
pour la circulation de la sève, tandis qu'une plante non-vasculaire en est dépourvue.

Tableau 3. Caractéristiques générales des plantes vasculaires


Embranchement Classe Caractéristiques
Fougère
Ptéridophytes Cryptogames

Gymnospermes
Spermatophytes Phanérogames
Angiospermes

5
Cours de botanique

3) Expression de la sexualité
❀ Les Cryptogames : Plantes où les organes de reproduction ne sont pas visibles. On distingue 2
groupes de Cryptogames :
– Les Cryptogames non-vasculaires : sont Végétaux sans graines (non spermaphytes). {Algues
eucaryotes, champignons, Lichens, Bryophytes}.
– Les Cryptogames vasculaires ou Ptéridophytes: Végétaux sans fleurs qui possèdent un système
vasculaire (composé de bois et liber). Ex : Psilophytinnées, Articulées, Lycopodinées, et Fillcinées.
❀ Les Phanérogames : Plantes où les organes de reproduction sont apparents. Ce sont des Plantes
à fleurs (Gymnospermes et angiospermes).

Phycophytes
(Algues)
Thallophytes

Non-vascularisés

Mycophytes
(Champignons)
Cryptogames

Lichenophytes
(Lichens)

Bryophytes
(Mousses)
Cormophytes

Ptéridophytes
Trachéophytes

(Fougères)
ogames
Phanér

Spermaphytes Gymnospermes
(Plantes à graines) Monocot
Angiospermes
Eudicot

Figure 3. Classification du monde végétal

6
Cours de botanique
CLASSIFICATION BOTANIQUE
ET
LES UNITES SYSTEMATIQUES

La Classification botanique simplifiée, allant des végétaux les moins évolués aux végétaux
les plus évolués.
On distingue 5 Embranchements:
 Les Thallophytes
 Les Bryophytes
 Les Ptéridophytes
 Les Pré-Spermaphytes
 Les Spermaphytes

Angiospermes

Trachéophytes

Cormophytes
Gymnospermes

Ptéridophytes
(Fougères)

Bryophyte
(Mousses) Non vasculaires

Lichenophyte
(Lichens)
Thallophytes

Mycophyte
(Champignons)

Phycophyte
(Algues)

Figure 4. Classification du monde végétale

7
Cours de botanique

Les unités systématiques ou taxonomiques et leur nomenclature


La systématique traite des ressemblances et les différences entre les végétaux et les groupes
en ensemble ordonné (espèces, genres, familles, etc.) en un système le plus naturel et le plus
cohérent possible, englobant tous les végétaux connus. Cette discipline nécessite une connaissance
particulière des espèces végétales et impose une étude comparative de tous les groupements
constitués.
Dans toutes les classifications on utilise des unités systématiques (rang ou taxon) qui
regroupent des individus qui présentent certaines ressemblances.

Tableau 4. Unités systématiques et les suffixes utilisés pour désigner les groupes régis par le code
de nomenclature botanique (De Riviers, 2002) sont les suivants :
Terminaison
Rang du taxon
Algue Champignons Embryophytes
– Règne R Phycophyta Fungi Plantae
– Embranchement (phylum ou division) E –phyta –mycota –phyta
– sous embranchement –mycotina
– Classe C –phyceae –mycetes –opsida
– sous classe –phycidae –mycetidae idae
– Ordre O –ales –ales –ales
– sous ordre -ineae
– Famille F –acea –aceae –aceae
– sous famille -oideae –oideae – oideae
– tribu -eae -eae -eae
– sous tribu -inae -inae -inae
– Genre G
– sous genre
– section
-Espèce E
– sous espèce (ou race)
– variété
– sous variété
Devant la grande diversité biologique (1 800 000 espèces décrites), il est nécessaire de
ranger et de mettre en ordre les taxons dans un système hiérarchisé. Les unités taxonomiques les
plus utilisées sont données ici avec l’exemple du blé selon la classification de Takhtajan Cronquist
(1964-1968) :
Règne Plantae
Embranchement Liliophyta= Phanérogames
Sous-embranchement Angiospermes
Classe Liliopsida=Monocotylédones
Sous-classe Commelinidae
Ordre Graminales
Famille Poaceae= Gramineae
Sous-famille Pooideae
Tribu Triticeae
Genre Triticum
Espèce Triticum durum

8
Cours de botanique

Nomenclature des végétaux:


La nomenclature a été codifiée au cours des congrès internationaux, notamment le Congrès
International de Vienne 1902.

Classes
Le nom est
terminé par -OPSIDA

Ordres
Le nom est
terminé par -ALES
Familles
Le nom est
terminé par -ACEAE

Genres
Plusieurs espèces voisines

Espèces

Figure 5. Nomenclature scientifique des espèces végétales

9
Cours de botanique

Les unités systématiques ou taxonomiques sont présentées par ordre décroissant


(RECOFGE) du Règne jusqu’au Espèce :
1) Règne : c’est l’ensemble des embranchements.
2) Embranchement : c’est la réunion des classes
Le nom de l’embranchement doit se terminer par la radicule « –phyta », par exemple :
- Spermaphyta
- Pteridophyta
3) Classe : les ordres sont réunis en Classes
Les classes et les embranchements sont généralement bien définis. Ils sont basés sur des
caractères fondamentaux.
En principe, le nom de la classe doit se terminer en « -opsida », par exemple :
-Monocotylédones = Liliopsida
-Eudicotylédones = Magnioliopsida
4) Ordre : L’ordre groupe un certains nombres de familles qui se ressemblent.
Ainsi le cas du reste des unités (classe et embranchement).
Le nom de l’Ordre dérive en général du nom de la Famille la plus caractéristique qui est
suivi par la terminaison (-ales). Ex. : ordre des Rosales, ordres des Malvales…
5) Famille : La famille regroupe un certains nombres de genres voisins qui se ressemblent,
beaucoup de famille sont formées de genres assez divers, mais qui se relient les uns aux autres et
dont les caractères se groupent autour d’une moyenne qui est en fait l’unité.
Son importance numérique est très variable :
-Famille à 1 espèce : Gingkaceae
-Famille à 2 espèces : Punicaceae
-Famille à plus de 3 espèces : Asteraceae (environ 25000 espèces)
Le nom de la famille dérive en général du nom du genre le plus important ou le plus
caractéristique qui est suivi de la désinence ou le radicale –aceae (accées en français).
Ex : Rosaceae du genre Rosa
Poaceae du genre Poa
Liliaceae du genre Lilium
Moraceae du genre Morus
Malvacaeae du genre Malva
Resedaceae du genre Reseda
Papaveracees du genre Papaver
Rutacae du genre Ruta
Certaines familles connues depuis très longtemps gardent leur nom primitif :
Composées = Asteraceae
Graminées = Poaceae
Crucifères = Brassicacae
Ombellifères = Apiacaea
Chénopodiacées = Amaranthaceae
Légumineuses = Fabaceae
Labiées = Lamiaceae

10
Cours de botanique

La famille peut, parfois être subdivisée en sous familles et les Sous familles à leur tour en
tribu.
- Les Sous familles sont terminées par la terminaison –oideae (oidées en français). (Ex : Rosoidées,
famille de Rosacées) ;
- Les tribus se terminent par -eae (_ées en français). (Ex : Rosidées)

6) L’espèce et le Genre :
L’espèce est l’unité élémentaire de la systématique on peut la définir comme étant : Un
groupe d’individus morphologiquement et génétiquement semblables capables de se
reproduire entre eux dans les conditions favorables et donnant naissance à des individus fertiles.
Les subdivisions de l’espèce :
-Sous espèce (race): Les appellations de race ou sous espèce s’adressent à des plantes très voisines
non isolées génétiquement mais isolées dans l’espace ou le temps et séparées par un certains
nombre de caractères.
-Variété : c’est une unité rattachée directement à l’espèce elle n’a pas toujours un sens bien défini,
sa limite avec la sous espèce est difficile à fixer, généralement une variété représente un ensemble
d’individus de la même espèce issus de l’expérimentation (par les chercheurs au laboratoire ou par
les cultivateurs sur champ) par contre le regroupement naturel des individus de la même espèce
forme la sous espèce.
-Clone : une population issue d’un seul individu par voie purement végétative (bouturage,
marcottage, greffage…) exemple : une variété de pomme de terre est un clone.

Le genre groupe un certains nombres d’espèces qui se ressemblent et il se défini par des
caractères plus généraux que ceux qui servent à identifier l’espèce. Le genre, il a été crée par la
première fois par Tournefort, il rassemble les espèces voisins.
Au XVIIIème siècle Linné (1707 – 1778) propose un système qui s’imposera : la
nomenclature binomiale ou nomenclature binaire les espèces végétales par deux nom.

Nomenclature Binômiale :
Chaque espèce, depuis Linné, est désignée par deux mots latins; c’est ce que l’on appelle la
nomenclature binomiale.
-le premier est celui du genre ; l’initiale du nom générique de l’espèce prend toujours une majuscule
- le second est propre de l’espèce, l’adjectif s’écrit toujours en minuscule.

Ex. : Rosa canina et Rosa arvensis sont deux espèces distinctes que l’on confond vulgairement sous
le nom d’Églantier et qui appartiennent au genre Rosa.
Le nom scientifique de l’espèce est généralement suivi de l’initiale ou de quelques lettres,
désignant le nom de la botaniste (parrain) qui fut à son origine.

Ex. Stipa tenacissima L. Pistacia atlantica Desf.


– Nom de genre -> Stipa Pistacia
– Épithète spécifique -> tenacissima atlantica
–Nom d’auteur -> L. (Linné) Desf. (Desfontaines)

11
Cours de botanique

1 PHYCOPHYTES

Les Algues, ou Phycophytes (du gr. phukos = algue ; phuton = plantes), sont des
Thallophytes chlorophylliens, c’est à-dire des organismes capables de photosynthèse.
Les premières algues unicellulaires sont probablement apparues dès la fin du précambrien,
c'est à dire, il y a 1,5 à 1 milliard d'années. Elles se sont ensuite différenciées pour donner plus de
25 000 espèces algales pluricellulaires.
Les Phycophytes sont des Cryptogames, thallophytes, photosynthétique, leurs habitats sont
variés, mais leur cycle de reproduction nécessite absolument de l’eau. Leur morphologie est très
diversifiée.
Ils sont, typiquement, des organismes aquatiques, se développant dans l’eau ou dans des
milieux très humides. Bien que surtout abondantes dans les eaux des mers, des lacs, des mares, des
eaux courantes et des eaux thermales, on en trouvé également sur les rochers humides e t sur la
terre. Elles sont plus rares en milieu aérien.
Les Phycophytes ont des couleurs variées dues à la présence de pigments masquant plus ou
moins la chlorophylle. Ce caractère conduit à subdiviser le groupe en trois grandes lignées qui
s’opposent par un ensemble de caractères biochimiques, structuraux et fonctionnels : les Algues
Vertes, les Algues Brunes et les Algues Rouges. Chaque lignée renferme des espèces unicellulaires,
considérées souvent comme primitives, et des espèces pluricellulaires de complexité croissante
dans lesquelles la division du travail physiologique est progressivement plus marquée
La distinction entre ces différents embranchements d’algues est faite d’après :
 des caractères d’ordre cytologique et biochimique
 des différences de structure et de mode de reproduction.
 Organisation du thalle
 Morphologie et évolution des talles
 Natures de pigmentations et des réserves cellulaires
En dehors de nombreuses formes unicellulaires, on trouve des algues pluricellulaires formant
des thalles sans feuilles, ni tiges, ni racines, ni vaisseaux conducteurs.
Les Phycophytes sont des êtres vivants qui contiennent toujours de la chlorophylle a et
divers autres pigments surnuméraires. Ils sont répartit en trois grands groupes :
 Chlorophycophytes (algues vertes),
 Chromophycophytes (algues brunes),
 Rhodophycophytes (algue rouges).

12
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Schizophytes

Rhodophytes
Phycophytes
Cryptogames

Avasculaire s

Thallophytes
Chlorophytes

Phéophytes

Mycophytes

Lichenophytes

Figure 6. Position systématique des Phycophytes

1.1. Morphologie et évolution des thalles


Les Phycophytes sont des organismes unicellulaires et des pluricellulaires de quelques
micromètres à plusieurs mètres …
L’appareil végétatif (thalle) des Phycophytes est organisé un nombre de formes très variées,
depuis le type unicellulaire jusqu’aux filaments ramifiés. On peut ainsi distinguer:
-Thalle unicellulaire : il peut être pourvu de flagelles dans ce cas il est mobile : monadoïde (ex :
Chlamydomonas, Euglena), il peut être nom flagellé, donc immobile: conoïde (ex : Chlorella,
Diatomés).
Forme Rhizopodiale : ce sont en général des cellules isolées, nues ou contenues dans une
thèque d’où sortent les pseudopodes ; n’ont pas de parois cellulaires rigides et émettent des
pseudopodes comme les amibes ; ceux-ci peuvent être courts ou effilés ou ramifiés, ou présentent
un axe différencié (Ex : Chrysophytes, Rhizochrysis dofleinii et Sfephanoporos regularis).
Forme coccoïde : ce sont des cellules immobiles sont entourées d’une membrane ferme et
bien définie : on trouve des formes simples sphériques ou subsphériques (Ex : Synechocystis chez
les Cyanophycées et Ghlorella chez les Chlorophycées). D’autres formes sont moins simples
(triangulaires, discoïdes, quadrangulaires, allongées), pour aboutir à des cellules beaucoup plus
compliquées (Ex: a les Diatomées (Chrysophytes) et les Desmidiacées (Chlorophytes).
Forme monadoïde (flagellé) : Les cellules en général solitaires et mobiles possèdent 1, 2,
rarement 3 (2 fouets égaux et un appendice flagelliforme) ou 4 fouets (Ex : Trachelomonas
(Euglénophytes) ; Dinophycidés, Mallomonas (Chrysophycées). Ce type morphologique n’existe
pas comme forme végétative chez les Cyanophytes, les Rhodophytes et les Phéophytes.

13
Cours de botanique

Rhizopodial Coccoïde

Monadoïde flagellé

Coccoïde

Figure 7. Les différents types des thalles unicellulaires

- Thalles pluricellulaires sont le plus fréquent chez les Phycophytes eucaryotes, dans ce cas on
distingue les types morphologies suivants :
- formes coloniales (en colonie): ce sont des groupes de cellules souvent unies entre elles par une
gelée. Le nombre de cellules peut être réduit à quelques unités (ex : Scendesmus, Pandorina), il
peut au contraire être élevé (ex : Volvox). On peut distinguer deux sortes de colonies : les colonies
mucilagineuses et les cénobes.
-Les colonies mucilagineuses : Les colonies sont constituées de cellules groupées sans forme
définie dans une gelée englobant l’ensemble ; ce type de groupement est assez fréquent chez les
Cyanophytes (Microcystis, Aphanothece) et chez les Chlorophytes (Tetraspora, Kirchneriella,
Dictyosphaerium). Parfois chaque cellule de la colonie possède une gaine gélatineuse propre,
homogène ou stratifiée, l’ensemble étant inclus dans un mucilage général (Gloeothece,
Chroococcus). Il existe des colonies constituées de cellules flagellées (Eudorina, Pandorina,
Volvox) et qui sont mobiles ; les cellules sont incluses dans une enveloppe gélatineuse traversée par
les flagelles qui battent librement à l’extérieur.
-Les cénobes : Ce sont des colonies immobiles ayant toujours une structure régulière
(Chlorophytes chez les Scenedesmacées (Tetrastrum, Coelastrum, Scenedesmus).

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Cours de botanique

Colonies mucilagineuses

Cénobes

Figure 8. Les différents types des thalles pluricellulaires coloniaux

-Thalle filamenteux : ce sont des thalles à filaments, soit des filaments simples non branchus
existent chez un grand nombre d’espèces d’algues d’eau douce. Ils peuvent être libres ou agrégés
en colonies ou même attachés du moins au début de leur développement (Spirogyra, Oedogonium).
Des filaments ou trichomes, sont formés soit de cellules végétatives seules toutes identiques (Chez
les Cyanophytes : Anabaena). Des filaments ramifiés existent aussi dans de nombreux groupes
Chez les Cyanophytes (Hapalosiphon, Stigonema).

Figure 9. Les différents types des thalles pluricellulaires filamenteux

15
Cours de botanique

-Thalle foliacé : il dérive du thalle filamenteux par juxtaposition de cellules pour former une lame
replié sur elle-même, le thalle est ainsi formé de deux couches de cellules pressées les unes contre
les autres (ex : Ulva).
-Thalle à structure parenchymateuse : La multiplication d’une cellule ou d’un filament dans deux
ou trois plans aboutit à la formation d’un parenchyme ou d’un pseudo-parenchyme constitué d’une
assise de cellules (thalle monostromatique) ou de plusieurs (thalles pluri-stromatiques). Les formes
parenchymateuses sont fréquentes chez les algues marines mais plus rares chez les algues d’eau
douce (Chaetophoracée).
-Thalle tubulaire : les cellules se sont associés pour former une structure en tube creux avec une
seule couche de cellules (ex : Enterromorpha)
-Thalle à cladome : plus complexe le thalle est constitué de plusieurs catégories d’axes à fonction
déterminé. Le cladome est une organisation structurale comprenant un axe dressé à croissance
indéfinie et des ramifications latérales à croissance définie : les pleuridies. Les filaments en
cladome, il est constitué de cellules axiales centrales entourées d’un manchon de cellules
péricentrales avec des liaisons cytoplasmiques intercellulaires. Ce type de structure très particulier
existe chez les Charales (Chlorophytes). La diversité extrême des thalles à cladome permet de
rencontrer des formes très proches de celles de certaines cormophytes.

Figure 10. Les différents types des thalles à cladone

Ces formes de thalle sont classées selon leur degré de complexité : Archéthalle,
Nématothalle et en Cladomothalle

16
Cours de botanique

1.2. Caractères cytologiques

Paroi cellulaire : de nature glucidique


(cellulose et composés pectiques), elle entoure
la matière vivante de la cellule.
Noyau : il occupe en général le centre de la
cellule et comprend un nucléole.
Plastes : ils sont porteurs de la chlorophylle et
des pigments accessoires. Flagelle
Ils sont de formes très variées mais
caractéristiques et constantes pour chaque Papille membranaire
espèce : disques, plaques pariétales, rubans Papille cytoplasmique
spiralés ou non, fourreaux, forme réticulée, Vacuoles contractiles
étoilée, branchue, etc. Stigma

Flagelles : les zoospores et zoogamètes Noyau et nucléole


(Zoïdes) qui se forment au cours de la Chloroplaste
multiplication de certaines algues et les cellules
Parie basale du plaste
végétatives d’un certain nombre d‘espèces sont
Pyrénoïde entouré d’amidon
munies de flagelles ; ceux-ci sont insérés sur un
Membrane
mastigosome ou blépharoplaste, les
mastigosomes étant unis entre eux et avec le
centrosome situé contre le noyau par un fin
filament.
Figure 11. Cellule algale de Chalamydomonas

1.3. Reproduction des Phycophytes


a) Reproduction asexuée ou végétative
C’est le mode de reproduction le plus fréquent se fait par :
- Bipartition végétative ou Division mitotique des espèces unicellulaires ou scissiparité (algues
bleues).
- Fragmentation de thalles : chaque fragment régénère un thalle entier.
- Formation des spores directes formées à l'intérieur du sporocyste par division équationnelle ou
mitose, ces spores directes redonnent un individu identique avec le même nombre de chromosomes.
Ces spores sont à n (gamétophyte) ou à 2n (sporophytes) et n'existent que chez les thallophytes
(algues et champignons).
b) Reproduction sexuée
La reproduction sexuée chez les phycophytes implique la méiose et la fécondation. Elle fait
intervenir la formation de gamètes et des spores méiotiques. Elle se fait par spores directes qui
sont formées à l'intérieur du sporocyste par mitose pour l’obtention des individus identiques au
parent avec le même nombre de chromosomes.

17
Cours de botanique

La fécondation est défini comme une union de deux gamètes haploïdes un zygote diploïde.
La fusion d'un gamète mâle et d'un gamète femelle (= fécondation ou gamie) donne naissance à un
oeuf (=zygote) diploïde dans les divisions successives par mitose sont à l'origine d'un organisme à
cellules diploïdes qui représentent la seconde génération. Celle ci forme par méiose (réduction
chromatique) dans ses organes reproducteurs des cellules haploïdes appelés spores méiotiques ou
tétraspores ou méiospores. Cette génération est donc le sporophyte qu'il est préférable de nommer
tétrasporophyte ou méiosporophyte.
Les types de fécondation sont très divers:
- Isogamie : Fécondation mettant en présence deux gamètes morphologiquement et
physiologiquement identiques.
Ex : Chlamydomonas
- Anisogamie : Fécondation mettant en présence deux gamètes morphologiquement et/ou
physiologiquement différents. C'est ainsi un type d’anisogamie très nette où le gamète femelle est
immobile, volumineux, riche en réserves nécessaires au développement de l’embryon, et où le
gamète mâle est petit, dépourvu de réserves, mobile ou non.
Ex : Ulva lactuca
- Oogamie : Une oogamie consiste en la fusion d'une oosphère avec un gamète mâle petit et mobile.
C'est donc une fécondation dans laquelle le gamète femelle est immobile tandis que le gamète mâle
est flagellé.
C’est la fécondation mettant en présence de deux gamètes dissemblables :
- 1 gamète mâle petit, mobile, produit en grand nombre (anthérozoïdes) ;
- 1 gamète femelle gros, immobile, chargé en réserve (oosphère).
Ex : Fucus vesiculatus
- Trichogamie : Le gamète femelle (oosphère) reste dans le gamètophyte et émet un poil appelé
trichogyne. Le gamète mâle (spermaties) immobile se colle sur le trichogyne.
- Cystogamie ou conjugaison : pas de vrais gamètes, la fécondation se fait par la formation d’un
pont cytoplasmique ou pont de conjugaison fusion entre deux cytoplasmes entre 2 filaments:
gamètes jamais libérés hors du thalle,
Ex : Spirogyra.
Isogamie Anisogamie Oogamie Trichgamie Cystogamie

Figure 12. Différentes des modes de fécondation chez les Phycophytes

18
Cours de botanique

4- Cycles biologiques :
La reproduction sexuée met en œuvre deux processus fondamentaux : la méiose et la
fécondation. Lors de la fécondation, l'union de deux gamètes haploïdes donne naissance à un zygote
diploïde (n->2n) dont le patrimoine génétique est le résultat de la recombinaison au hasard des deux
génomes parentaux qu'apportent chacun des gamètes.
Le cycle développement fait intervenir deux notions importantes : la notion génération et la
notion de phase.
-La génération est une étape du développement d’un organisme débutant par une cellule
reproductrice (méiospore ou zygote) et aboutissant, après une activité végétative marquée, à la
production d’autres cellules différentes ou non de celle ayant produit la génération envisagé ». On
appelle gamétophyte ou sporophyte la génération produisant respectivement des gamètes ou des
spores.
- La phase nucléaire : la phase nucléaire correspond au stock de chromosomes. Un individu peut
être haploïde à n chromosome ou diploïde à 2n chromosomes. Lorsque le cycle de développement
est haploïde, on parlera de cycle haplophasique. Lorsque le cycle est diploide on parlera de cycle
diplophasique.
Chez les algues tous les cycles biologiques sont représentés. La conquête du milieu terrestre a
favorisé le cycle digénétique diplohaplophasique caractérisé par la prédominance de la génération
diploïde sur la génération haploïde.
Il existe plusieurs types de cycles définis par l'importance relative des périodes séparant la
méiose de la fécondation et la fécondation de la méiose.
 Les cycles digénétiques : alternance de deux générations,
 Les cycles monogénétiques : disparition de l'une ou l'autre des deux générations,
 Les cycles trigénétiques : apparition d'une troisième génération.
L’alternance de phases chromosomiques se superpose une alternance de formes biologiques ou
de générations. Toute espèce vit typiquement et successivement sous deux formes biologiques
distinctes, l'une haploïde correspondant à l'haplophase, l'autre diploïde correspondant à la
diplophase
Il existe 3types de cycles de développement.
- Le cycle monogénétique, qui présente une seule génération : le gamétophyte.
Seule la phase à n chromosomes est représentée par une génération, la phase diploïde est
réduite au zygote. La spirogyre est un haplonte. La fécondation se fait par cystogamie : le contenu
d'un gamétocyste mâle se déverse par l'intermédiaire d'un tube de conjugaison dans un gamétocyste
femelle.
Le cycle de vie des chlorophycophytes est monogénétique haplophasique (exemple :
Zygophyceae, genre : Spirogyra)

19
Cours de botanique

Figure 13. Cycle monogénétique de Spirogyra

Les cycles à deux générations ou digénétiques


Le cycle digénétique présente 2 générations : un gamétophyte et un sporophyte.
La première est constituée de cellules haploïdes (n chromosomes). Au sein de ses organes
reproducteurs, elle élabore par simples mitoses des cellules reproductrices à n chromosomes : les
gamètes. Cette génération est donc le gamétophyte. Le gamétophyte haploïde libère des gamètes
mâles ou femelles et le sporophyte diploïde dissémine des spores méiotiques

Figure 14. Cycle digénétique haplodiplophasique de la laitue de mer cycle d’Ulva lactua
20
Cours de botanique

- Le cycle trigénétique avec 3 générations : un gamétophyte et 2 sporophytes. Les trois générations


se succèdent dans le cycle trigénétique car la phase diploïde se déroulent en deux périodes distinctes
: la première (carposporophyte) est issue du zygote et se développe en parasite sur le gamétophyte
femelle, elle disséminera des carpospores (spores mitotiques diploïdes) donnant la deuxième
génération diploïde : le tétrasporophyte.

Figure 15. Cycle trigénétique d'Antithamnion

1.4. Systématique de particularité des principaux groupes des Algues :


Actuellement les bases de la classification (De Reviers, 2002) des grandes lignées d'algues
sont :
- L’ultrastructure des plastes.
- La présence de pigments chlorophylles a, b, c et pigments surnuméraires.
- Les glucanes de réserve ;
- La morphologie du thalle
- Le nombre de membranes plastidiales ;
- La disposition des thylacoides ;
- La forme des crêtes mitochondriales ;
- l'appareil flagellaire ;
- L'appareil photorécepteur ;
- Les grands types de structures péricellulaires.
- Le type de réserve et leur localisation
- La reproduction sexuée.

21
Cours de botanique

Plantae

Phycophytes

Cyanophytes Chlorophytes Euglénophytes Chrysophytes Rhodophytes Pyrrhophytes


(Algues bleues) (Algues Vertes) (Algues Rouges)

Raphidophycées
Diatomophycées

Rhodophycées
Xanthophycées
Chrysophycées

Chrysophycées
Cryptophycées
Phéophycées
Figure 16. Organigramme de classification des principaux phyllum des algues

Tableau 5. Caractristique des Groupes des phycophytes


Groupes Cellules Nature de pigmentation
Les Cyanophytes Procaryote Chlorophylle verte a et c + phycocyanine bleu-vert,
phycoérythrine rouge+ β carotène et xanthophylles jaune
Les Chlorophytes eucaryotes Chlorophylle a et b associée à de l’α et β carotène et des
xanthophylles
Les Euglénophytes unicellulaires Chlorophylle a et b associée à du β carotène et des
et flagellées xanthophylles
Les Chrysophytes ou Chromophytes flagellées Chromatophores bruns, jaunes ou vert-jaunâtres,
(cinq classes) absence d’amidon
1- Les Chrysophycées à plastes jaunes unicellulaires Chlorophylles a et c, du β carotène et diverses
ou bruns ou coloniaux xanthophylles
2- Les Xanthophycées plastes vert-jaune Chlorophylles a et c sont associées à plusieurs
ou vert à peine jaunâtre xanthophylles et du β carotène, les pigments bruns étant
absents
3- Les Diatomées ou Diatomophycées unicellulaires Chlorophylle a et c, du β carotène et plusieurs
(ou Bacillariophycées) à plastes bruns ou coloniales xanthophylles.
ou jaunes
4-Les Phéophycées algues brunes des filamenteuses Chlorophylles a et c, du β carotène et des xanthophylles
plastes bruns ou thalloïdes
5- Les Raphidophycées (ou unicellulaires
Chloromonadophycées) deux flagelles
Les Rhodophytes (1 classe) unicellulaires Chlorophylles a et d, des α et β carotènes, des
- Les Rhodophycées xanthophylles et des biliprotéines.
Les Pyrrhophytes deux classes : unicellulaires L’amidon extraplastidial+ chlorophylle a, la
1. Les Cryptophycées mobiles et chlorophylle c, du carotène, des xanthophylles et parfois
2. Les Dinophycées : biflagellées des biliprotéines : phycoérythrine et phycocyanine

22
Cours de botanique

Cyanophyta

Classe Cyanophyceae

Sous-classe Coccogonophycidae Hormogonophycidae

Ordre Chroococccales Chamaesiphon Pleurocapsales Nostocales


ales

Chroococcaceae Chamaesiphonaceae Hyellaceae Oxillatoriaceae Nostocaceae Rivulariaceae


Famille

Genre Gleocapsa Chamaesiphon Pleurocapsa Oxillatoria Nostoc Gleotricha


Microcystis Entophaysalis Anabaena Calothrix
Merismopedia

Figure 17. Schéma simplifié de classification des algues bleues (Procaryotes) : Cyanophyta ou
Cyanoschizophytes

Rhodophyta

Classe Rhodophyceae

Bangiophycideae Floridéophycideae
Sous-classe

Porphyridales Compsopogona Bangiales Gelidiales Cryptonemiales Gigartinales


Ordre

Porphyridiaceae Compsopogonaceae Bangiaceae Gelidiaceae Corallinaceae Gigartinaceae


Famille

Genre Porphyridium Compsopogon Porphyra Gelidium Corallina Chondrus


Rhodosus Bangia Gigartina

Figure 18. Schéma simplifié de classification des algues rouges: Rhodophyta ou


Rhodophycophytes

23
Cours de botanique

Figure 19. Schéma simplifié de classification des algues: Chrysophycophytes

Figure 20. Schéma simplifié de classification des algues vertes: Phycophytes Chlorophyta ou
chlorophycophytes

24
Cours de botanique

Exemples des espèces phycophytiques :


Espèce Famille Ordre Classe
- Ulva lactua Ulvaceae Ulvales Chlorophyceae
- Chlamydomonas reinhardtii Chlamydomonadaceae Volvocale Chlorophyceae
- Fucus vesiculatus Fucaceae Fucales Phaeophyceae
- Spirogyra porticalis Zygnemataceae Zygnematales Zygnematophyceae
- Antithamnion plumula Ceramiaceae Ceramiales Florideophyceae
- Alaria esculenta Alariaceae Laminariales Phaeophyceae
- Ascophyllum nodosum Fucaceae Fucales Phaeophyceae
- Chlorella vulgaris Chlorellaceae Chlorellales Trebouxiophyceae
- Chondrus crispus Girartinaceae Girartinales Florideophyceae
- Enteromorpha flexuosa Ulvaceae Ulvales Chlorophyceae
- Gracilaria verrucosa Gracilariaceae Gracilariales Florideophyceae
- Himanthalia elongata Himanthaliaceae Fucales Phaeophyceae
- Laminaria digitata Laminariaceae Laminariales Phaeophyceae
- Laminaria japonica Laminariaceae Laminariales Phaeophyceae
- Lithothamne aculeiferum Corallinaceae Corallinales Florideophyceae
- Palmaria palmata Palmariaceae Palmariales Florideophyceae
- Porphyra leucosticta Bangiaceae Bangiales Bangiophyceae
- Saccharina latissima Laminariaceae Laminariales Phaeophyceae
- Spirulina maxima Spirulinaceae Spirulinales Cyanophyceae
- Undaria pinnatifida Alariaceae Laminariales Phaeophyceae

25
Cours de botanique

2 MYCOPHYTES

Les Champignons ou Mycophytes (myco = champignon) sont des Thallophytes qui se


distinguent fondamentalement des Algues par l’absence de chlorophylle et de toute ébauche de
plastes permettant la photosynthèse.
Les champignons occupent une place particulière dans le monde vivant et font partie des
organismes eucaryotiques les plus simples. Les premiers champignons seraient apparus au
précambrien il y a 600 millions d'années.
Les Champignons sont hétérotrophes pour le carbone et s’alimentent de manière
saprophytique ou parasitaire, contrairement aux autres groupes végétaux et doivent consommer
des molécules organiques déjà élaborées.
Ce sont des végétaux inférieurs, ils sont qualifiés de cryptogames cellulaires : ils ne
possèdent ni fleurs, ni graines, ni tissus conducteurs de sève.
Ces organismes nécessitent beaucoup d'eau pour accomplir leur cycle biologique et ils ne
vivent donc que sur des milieux terrestres très humides ou en parasitant d'autres êtres vivants.

Phycophytes

Thallophytes
A-vasculaires

Mycophytes
Eucaryote

Lichenophytes

Cormophytes Bryophytes

Figure 21. Position systématique des Mycophytes dans le monde vivant

Actuellement, plus de 120 000 espèces de champignons ont été recensées dont 18 000
espèces lichéniques.
Parmi les principaux groupes des champignons :
•Les Myxomycètes
•Les champignons inférieurs
-Les Chytridiomycètes
- Les Oomycètes
•Les Zygomycètes
•Les champignons supérieurs
-Les Ascomycètes
-Les Basidiomycètes

26
Cours de botanique

Les champignons inférieurs ou phycomycophytes - regroupant les phycomycètes,


mycomycètes et trichomycètes - possèdent des cellules reproductrices mobiles et seraient
apparentés à certains groupes alliés aux algues brunes comme les chrysophycées et les
xantophycées
Les Myxomycètes sont des champignons gélatineux. Actuellement ils ne sont plus classés
parmi les champignons.
Les champignons supérieurs ou mycophytes comprenant les zygomycètes, ascomycètes, et
basidiomycètes - ne possèdent pas de cellules reproductrices mobiles (zoïdes) et seraient donc
apparentés aux algues rouges.
Zygomycètes sont la plupart des moisissures. Essentiellement saprophytes, quelques
Zygomycètes peuvent intervenir dans les mycorhizes.
Les Ascomycètes sont des champignons où les spores formées sont contenues dans des
asques (sorte de sacs). Ces spores seront projetées à l'extérieur à maturité par ouverture de l'asque.
Parmi les ascomycètes, on retrouve de nombreuses espèces comme les levures, la morille ou la
truffe.
Les Basidiomycètes sont des champignons à basides, on les appelle souvent champignons à
chapeaux. Ils sont caractérisés par des spores formées à l'extrémité de cellules spécialisées : les
basides. Sur chaque baside, on va avoir la production de 4 spores. L'hyménium est constitué de la
partie inférieure du chapeau où on retrouve les basides. La classification est fondée sur le type de
développement du carpophore.

Figure 22. Principaux groupes des champignons

2.1. Problèmes posés par la classification des champignons


L’origine des champignons est ancienne, ils sont connus depuis l’ère primaire et leur filiation est
discutée. Longtemps classé avec les végétaux. La biologie moléculaire confirme que leur
individualisation s’est produite très tôt au cours de l’évolution. Les formes les plus primitives
passent par des stades aquatiques mobiles avec un flagelle (zoospores, gamètes) ce qui suggère une
parenté avec des Protistes.

27
Cours de botanique

Il y a 2 hypothèses pour l’origine des Mycophytes :


 1ère hypothèse :
Ils dériveraient tous d’algues eucaryotes ayant perdu leur plastes et leur complexes
pigmentaires.
L’origine serait multiple : les champignons seraient un groupe polyphylétique
 2 hypothèse :
ème

Ils dériveraient tous (des plus complexes au plus simples) d’un ancêtre commun :
Un protiste indifférencié parmi les cellules eucaryotes.
On parle dans ce cas d'une origine monophylétique et les champignons constitueraient un
règne distinct du règne végétal et du règne animal.
Les champignons sont soit :
- classé parmi les consommateurs comme les animaux. Typiquement, le thalle est une structure
filamenteuse : c’est un mycélium étroitement lié au substrat dont il se nourrit.
- traditionnellement classés parmi les végétaux car ce sont des organismes fixés, les parois de leurs
cellules ne renferment pas ou peu de cellulose, à la différence de celles des autres plantes, ils en
diffèrent fortement par le fait qu'ils sont hétérotrophes pour le carbone comme les animaux. Même
dans les formes les plus complexes, les champignons n’édifient jamais de véritables tissus. De
nombreux auteurs considèrent les champignons comme un règne particulier.
Ils sont actuellement considérés comme une lignée à part, distincte à la fois des animaux et des
végétaux.
2.2. Organisation de l’appareil végétatif
L’appareil végétatif est constitué de cellules allongées qui s’associent en fils pour former des
filaments ou Hyphes, plus ou moins enchevêtrés, dont l’ensemble constitue le mycélium, celui-ci
est invisible, il se développe horizontalement sous la surface du sol, à faible profondeur cependant.
Certains filaments peuvent se grouper pour former des corps reproducteurs, sexués ou non.
Ce que nous appelons couramment « champignons » est en fait une « fructification » du mycélium
qui apparait au-dessus du nouveau du sol, sous certains conditions, et qui constitue l’appareil
reproducteur ou carpophore.
a) Cytologie et Biochimie
- La paroi : elle a constituée d'éléments sucrés à base de cellulose, d'hémicellulose et surtout de
chitine (composition différente en fonction de la classe) que l'on retrouve également dans
l'exosquelette des insectes. La synthèse fréquente de chitine au lieu de cellulose, c’est l’une des
caractéristiques biochimiques qui les distinguent aux Végétaux
- Le noyau : la plupart du temps, il est de petite taille avec un nombre restreint de chromosomes.
Dans les thalles massifs, il y a 2 noyaux distincts qui n'ont pas fusionnés au moment de la
fécondation, qui sont regroupés en paires et qui forment le dicaryon.
- La vacuole : elle constitue un important stock enzymatique. Elle est généralement centrale et de
grande taille, repoussant le cytoplasme en périphérie.
- Les inclusions de réserve : le plus souvent, ce sont des inclusions lipidiques mais également
composées de glycogène dans le cytoplasme.

28
Cours de botanique

b) Organisation du thalle
Ce sont des êtres pluricellulaires. Leur appareil végétatif est un thalle qui ne possède ni
feuilles, ni tiges, ni racines.
2.2. Structure des talles (mycéliums, siroma, sclérote,…)
Il peut prendre différentes formes :
- thalle unicellulaire ou levure qui est une seule cellule, isolée ou en colonie
- thalle massif ou carpospore qui correspond au pied et au chapeau des champignons
- thalle pluricellulaire filamenteux ou mycélium qui est composé un enchevêtrement de nombreux
filaments très fins plus ou moins ramifiés (mycélium).
-thalle plasmodiale (myxomycètes) : leur appareil végétatif est constitué d’une masse
cytoplasmique indifférenciée molle plus ou moins lamellaire, déformable sans paroi squelettique et
multinuclée. Elle peut atteindre plusieurs décimètres carrés. Cet appareil végétatif est appelé
plasmode. Il n’est pas cloisonné et comprend un grand nombre de noyaux cellulaires diploïdes.
L’appareil végétatif des champignons est un thalle composé de filaments : les hyphes,
souvent étendus et dont l’ensemble forme le mycélium. Le thalle de la très grande majorité des
espèces est constitué par l'enchevêtrement de nombreux filaments très fins et ramifiés dont
l'ensemble forme un mycélium. Ces filaments peuvent être organisés en siphons, ou segmentés. Ces
filaments peuvent être cloisonnés, on les appelle hyphes, ou non cloisonnés, ce sont alors des
siphons ou coenocytes.
Cette différence de morphologie au niveau du thalle permet de distinguer :
1) Les septomycètes (ascomycètes et basidiomycètes) qui possèdent des Filaments cloisonnés
appelés un mycélium cloisonné ou hyphes. Ce sont des champignons qui ont un mycélium formé de
filaments cloisonnés et sont appelés Septomycètes (septum = cloison). Ils comportent deux classes,
les Ascomycètes et les Basidiomycètes dont les formes les plus évoluées élaborent des appareils de
fructifications massifs de formes caractéristiques constituant les « champignons » au sens courant
du terme.
2) Les siphomycètes (trychomycètes, phycomycètes et zygomycètes) possèdent des Filaments non
cloisonnés appelés siphons. Ces champignons siphonés comportant les Chytridiomycètes encore
aquatiques et les Zygomycètes dont la plupart vivent sur le sol – certains sont parasites – la
croissance de leur mycélium est rapide et la reproduction sexuée se fait par fusion de gamétocytes.

Septés Siphonés

Figure 23 . Les 2 types de filaments

29
Cours de botanique

L'enchevêtrement des filaments est très complexe et désordonné. Il peut former des pseudotissus
que l'on appelle prosenchyme et plectenchyme et qui prennent l'aspect de :
 massifs plus ou moins compacts (appelés coussinets ou stroma),
 de gros cordons ramifiés (appelés rhizomorphes),
 ou de tubercules (appelés sclérotes).
Il existe aussi des champignons à thalle unicellulaire comme les levures et à thalle plasmodial
comme les myxomycètes
Chez certains basidiomycètes, au moment de la reproduction sexuée, le mycélium s'organise en
carpophore, souvent constitué d'un pied et d'un chapeau.

Figure 24. Exemple des basides

Figure 25. Quatre types de carpophore (chapeaux) chez les basidiomycètes

Figure 26. Structure et différentes parties d’un carpophore

30
Cours de botanique

Chez es ascomycètes forment des ascocarpes en forme de coupe très évasée comme chez la
pezize orangée, d'un ensemble de petites coupes chez la morille, ou repliée sur elle-même en
tubercule comme chez la truffe par exemple.

Figure 27. Différentes Structure des asques

Appareil reducteur
Dans leur grande majorité, les champignons actuels sont aériens. Ils pratiquent une
fécondation sans émission de gamètes libres (cystogamie). Ils produisent souvent en marge de la
reproduction sexuée, une multiplication végétative avec production de quantité de spores aériennes
qui assurent un ensemencement très efficace.
Ils utilisent pour ça différentes structures reproductrices tel que :
-Asques : l’asque est une cellule reproductrice, caractéristique des champignons ascomycètes, à
l’intérieur de laquelle se forment en général huit spores (ascospores, endospores). Les asques sont
des cellules dont le contenu se transforme en spores. Quand les spores sont mûres, elles sont
projetées à l'extérieur de l'asque et servent à la reproduction du champignon. Beaucoup d'asques
sont étirés en longueur et contiennent les spores sur un (ou deux) rang. Certains asques sont en
forme de ballon.
-Basides : c’est cellule spécialisée et terminée par un nombre variable de pintes (stérigmates),
portant chacune une spore nommée basidiospore.
-Spores : structures de résistance permettant la dissémination rapide des champignons. Ils peuvent
être mitotique ou méiotiques. La spore dispersée renferme une cellule haploïde unique résultant
d'une méiose (ou dédoublement des données chromosomiques).
-Zygospores : fusion de deux gamétanges.

31
Cours de botanique

Figure 28. Organes de reproduction des champignons (Asque, Baside)

2.3. Multiplication des champignons


La reproduction est la formation de nouveaux individus ayant toutes les caractéristiques
typiques de l’espèce. Les champignons se reproduisent principalement par l’intermédiaire des
spores qui sont des structures uni- ou multicellulaires avec diverses formes et tailles, capables de
reproduire l’espèce fongique après germination.
Dans leur grande majorité, les champignons actuels sont aériens. Ils pratiquent une
fécondation sans émission de gamètes libres (cystogamie). Ils produisent souvent en marge de la
reproduction sexuée, une multiplication végétative avec production de quantité de spores aériennes
qui assurent un ensemencement très efficace.
a) Reproduction sexuée
Comme chez les autres organismes vivants, la reproduction sexuée chez les champignons
implique la copulation et la fécondation aboutissant à l’union de deux noyaux compatibles.
Les spores sexuées (ou spores directes) sont formées le plus souvent quand les conditions du
milieu changent.
32
Cours de botanique

La fécondation des cellules sexuelles (syngamie) se fait le plus souvent en deux phases :
1) Plasmogamie ou cystogamie (fusion des cytoplasmes) : c'est uniquement le cytoplasme des deux
cellules qui fusionne. Cet état bi-nucléé (ou dicaryon) peut être plus ou moins long jusqu'à aller à
plusieurs années. Il se produit une fusion des cytoplasmes (plasmogamie) mais pas des noyaux qui
restent individualisés dans la cellule. La plasmogamie donne naissance à une structure très
particulière, un mycélium myctohaploïde qui représente la première génération sporophytique. De
cette première génération sporophytique est issue la seconde génération sporophytique constituée
d'un mycélium dicaryotique.
2) Caryogamie : c'est la fusion des noyaux. Le zygote diploïde qui en résulte va évoluer
différemment selon le champignon :
-soit il subit une méïose assez rapidement. Il prend alors le nom de spore de germination. Le cycle
de reproduction est dit haplobiontique.
-soit il forme un mycélium diploïde (le sporophyte). Il prend alors le nom de spore de passage. Le
cycle de reproduction est dit haplodiplobiontique.
Il existe aussi des cycles à deux et même trois générations, où l'on trouve les spores de
passages (haploïdes) qui sont produites par les sporophytes. Le cycle à trois générations est fréquent
chez les champignons supérieurs.
La reproduction sexuée chez les Myccophytes :
-Elle implique la fusion de deux noyaux compatibles ;
-Certains champignons sont autogames : gamète mâles et femelles produites sur le même mycélium
(homothallique) ;
Tandis que d’autres sont hétérogames : exigent un croisement entre mycélium différents, mais
sexuellement compatibles (hétérothallique).
-La formation du zygote se produit par l’un de plusieurs mécanismes :
-Fusion des gamètes ;
-Fusion des organes qui produisent les gamètes (gamétanges) ;
-Fusion des hyphes.
Parfois, il y a fusion immédiate de noyaux (caryogamie) et du cytoplasme (plasmogamie),
mais plus fréquemment la fusion de noyaux est retardée, entrainant la formation d’une cellule avec
deux noyaux haploïdes (stade dicaryotique)
- Les zygotes peuvent se transformer en spores méiotiques (basidiospores, zygospores, ascospores)
qui servent la dissémination des champignons
Les champignons sont aussi capables de réaliser la reproduction sexuée.

Le cycle de développement des champignons


Le cycle de développement des champignons est haplodiplophasique : les spores sont haploïdes
(n chromosomes) alors de le carpospore correspond à la phase diploïde (2n chromosomes).
Les trois types de cycles existent chez les champignons :
 monogénétique haplophasique : Chitridiomycètes, Oomycètes et Zygomycètes ex. Mucor
mucedo
 digénétique : Tous sauf Ascomycètes ex. Coprinus comatus
 trigénétique : Ascomycètes et certains Basidiomycètes.

33
Cours de botanique

a)- Cycle monogénétique haplophasique du Mucor

Figure 29. Cycle monogénétique haplophasique et Multiplication végétative du Mucor

b) Cycle digénétique d'un ascomycète

Figure 30. Cycle digénétique chez un basidiomycète

34
Cours de botanique

c) Cycle trigénétique d'un ascomycète


Le cycle trigénétique à deux sporophytes chez les ascomycètes.

Figure 31. Cycle trigénétique à deux sporophytes chez les ascomycètes.

b) Reproduction asexuée ou végétative


La reproduction asexuée est la production non sexuée des spores (sans fécondation).Chez les
champignons, la reproduction asexuée se fait par plusieurs mécanismes :
- Simple scission (ou scissiparité) ou bourgeonnement du thalle en cellules-filles,
- Bourgeonnement de novo de spores mitotiques « vraies » à partir du thalle.
· Fragmentation du mycélium (hyphes) (sclérote)
· Production de stolons (ex : Mucorales, Mucor, Rhizopus nigricans)
- Production de spores directes: ces spores ne sont pas issues de méiose :
- Arthrospores : issue de fragmentation des hyphes
- Chlamydospores : type de spore à paroi épaisse
- Sporangiospores : forme à l’intérieur d’un sporange
- Conidiospores : sont des spores (sous forme de poussière) découvertes produites à la pointe
ou sur les cotés des hyphes aériennes
- Blastospores : produite par bourgeonnement d’une cellule végétative.
Certains champignons utilisent la fragmentation des hyphes comme un moyen normal de
propagation. La fragmentation peut avoir lieu accidentellement par l’arrachement de parties du
mycélium sous l’action de forces externes. Les hyphes de certains autres champignons se
fragmentent habituellement en ses composants cellulaires qui se comportent alors comme des
spores. Ces spores sont connues sous le nom de thallospores ou spores thalliques.

35
Cours de botanique

Figure 32. Types des spores produits directement

Il peut y avoir également multiplication par production de spores directes qui sont des
endospores quand elles sont produites à l'intérieur du sporocyste (cas du Mucor) ou des exospores
générées en continu à l'extrémité de filaments spécialisés (cas des Penicillium ou des Aspergillus).
Ce mode de reproduction asexué par production de spores en grande quantité assure à ces
organismes une grande capacité de prolifération. La spore est aussi un organe de résistance aux
conditions défavorables du milieu.

Figure 33. La production de spores de reproduction asexuée du Bremia lactuca chez la laitue.

36
Cours de botanique

Figure 34. Types de production de spores directes chez Mucor (endospores et exospores)

2.4. Spécificité du mode de vie des Mycophytes


Les Mycophytes est très vaste groupe avec une grande diversité d’aspects, de tailles, de
structures et d’activités métaboliques.
Les Mycophytes ne pouvant pas photo-synthétiser car étant dépourvus de chlorophylle, les
champignons sont hétérotrophes pour le carbone, ils consomment des molécules fabriquées par
d'autres organismes
On distingue trois modes de vie :
1) Certains sont saprophytes et se nourrissent de matières organiques mortes ou en décomposition;
ce sont des détritivores qui dégradent des substrats très variés. Ils participent à l’élaboration de
l’humus et des sols.
2) Les parasites s’accroissent aux dépens d’autres cellules vivantes. Ils sont souvent pathogènes
causent des dégâts considérables notamment aux plantes cultivées et provoquent des mycoses chez
les animaux.
3) Une dernière catégorie est symbiotique, c’est-à-dire qu’elle établit avec une autre espèce un
équilibre à bénéfices réciproques. Une symbiose ou de mutualisme par une association d'un
champignon hétérotrophe avec un être autotrophe (chlorophyllien) comme :
- les mycorhizes que l'on retrouve essentiellement au niveau des racines des plantes : il s'agit de la
symbiose entre les racines de la plante et le mycélium d'un champignon (ex : l'orchidée)
- les lichens qui résultent de la symbiose d'une algue unicellulaire verte ou une cyanobactérie et d'un
champignon : l'algue assure la nutrition et le champignon va fournir l'eau et les sels minéraux

37
Cours de botanique

2.4. Systématique des Mycophytes

Figure 35. Différents groupes des Mycophytes

Taphrinomycotina

Ascomycota Saccharomycotina

Pezizomycotina

Mycophytes Zygomycota

Agaricomycotina

Basidiomycota Pucciniomycotina

Ustilaginomycotina

Figure 36. Organigramme de la classification des Mycophytes

La classification simplifiée des champignons supérieurs repose sur :


- La taille des champignons
- L'examen du chapeau (forme, couleur, aspect de la marge, examen de l'hyménium, lamelles,
plis...)
- L'examen du pied (présence ou non d'une volve, d'un anneau)
- Les caractères organoleptiques (odeur, saveur et consistance).

38
Cours de botanique

Figure 37. Schéma général de la classification simplifiée des Ascomycètes

Agaricales
Bolétales
Polyporales

Figure 38. Schéma général de la classification simplifiée des Basidiomycètes

39
Cours de botanique

Exemples des espèces des champignons

1) Ascomycota

Règne Fungi Fungi Fungi Fungi


Division Ascomycota Ascomycota Ascomycota Ascomycota
Sous-division Pezizomycotina Pezizomycotina Pezizomycotina Pezizomycotina
Classe Pezizomycetes Saccharomycetes Pezizomycetes Eurotiomycetes
Sous-classe Pezizomycetidae Saccharomycetidae Pezizomycetidae Eurotiomycetidae
Ordre Pezizales Saccharomycetales Pezizales Eurotiales
Famille Morchellaceae Saccharomycetaceae Terfeziaceae Trichcocomaceae
Genre Morchella Saccharomyces Terzezia Penicillium
Espèce M. esculenta S. cerevisiae T. arenaria P. roqueforti

2) Zygomycota
Règne Fungi Fungi Fungi Fungi
Division Zygomycota Zygomycota Zygomycota Zygomycota
Sous-division Mucoromycotina Mucoromycotina Mucoromycotina Mucoromycotina
Classe Mucoromycetes Mucoromycetes Mucoromycetes Zygomycetes
Sous-classe Mucoromycetidae Mucoromycetidae Mucoromycetidae Zygomycetidae
Ordre Mucorales Mucorales Mucorales Endogonales
Famille Mucoraceae Mucoraceae Phycomycetaceae Endogonaceae
Genre Mucor Pilaira Spinellus Endogone
Espèce M. mucedo P. anomala S. fusiger E. pisiformis

3) Basidiomycota
Règne Fungi Fungi Fungi Fungi
Division Basidiomycota Basidiomycota Basidiomycota Basidiomycota
Sous-division Agaricomycotina Agaricomycotina Agaricomycotina Agaricomycotina
Classe Agaricomycetes Agaricomycetes Agaricomycetes Agaricomycetes
Sous-classe Agaricomycetidae Agaricomycetidae Agaricomycetidae Agaricomycetidae
Ordre Agaricale Boletales Agaricale Agaricale
Famille Amaniaceae Boletaceae Tricholomataceae Agaricaceae
Genre Amanita Boletus Lepista Agaricus
Espèce A. rubescens B. edulis L. nuda A. campestris

40
Cours de botanique

3 LICHENOPHYTES

Les Lichens ont été considérés longtemps comme formant un groupe distinct des
champignons et des algues, mais on sait depuis le milieu du XIXe siècle qu'ils ne forment pas une
unité systématique particulière, mais correspondent à un ensemble de végétaux où doivent rentrer
tous les Champignons vivant en société avec les Algues.
Les lichénologues estiment à 20 000, le nombre d'espèces de lichens présentes dans le
monde, moins de la moitié sont des espèces macroscopiques, bien visibles à l’œil nu.
Actuellement on les considère comme Champignon lichénique adapté à la vie symbiotique
avec une prédominance des constituants fongiques dans la morphologie et la reproduction des
lichens.
Ils ne constituent pas embranchement naturel des végétaux, ce sont des organismes doubles
dépourvus de système circulatoire ou de régulateurs d’échanges gazeux (absence d’épiderme à
cuticule et stomates), les lichens ont un fort pouvoir d’accumulation des substances toxiques. Ce
pouvoir de concentration exceptionnel est lié à l’abondance des structures spongieuses : les hyphes
très disjoints baignent dans un milieu mucilagineux et acide qui stocke les polluants avant leur
absorption par les cellules du champignon ou de l’algue.
Les lichens sont des organismes reviviscents. Capables de subsister longtemps à l'état sec, ils
deviennent cassants ; leurs fragments dispersés par le vent ou les animaux peuvent engendrer de
nouveaux individus.
Les lichens croissent dans les biotopes les plus divers, à l’exception du milieu marin à des
profondeurs supérieures à 10 mètres.

Phycophytes

Thallophytes Mycophytes
A-vasculaires
Cryptogames
Eucaryote

Lichenophytes

Cormophytes Bryophytes

Figure 39. Position systématique des Lichenophytes

41
Cours de botanique
1. Caractères généraux des lichens
Les lichens ou champignons lichénisés sont des organismes composés à croissance très
lente, résultant d’une association durable, stable et reproductible (symbiose) entre un champignon
appelé mycobionte (hétérotrophe) et un partenaire photosymbiotique (algue) nommée photobionte
(parfaitement autotrophe).
-Le photobionte synthétise des glucides qui sont absorbés par le mycobionte. Le photobionte est soit
une Nostocale dans 10% des cas (Cyanobactérie, procaryote) ou une Chlorococcales dans 85% des
cas (Chlorophyceae, Eucaryote). La matière organique est synthétisée par l’algue (qui se développe
au sein du mycélium aérien).
- Le mycobionte livre l’eau et les sels minéraux au photobionte et assure sa protection contre la
dessiccation. Le champignon est le plus souvent un Ascomycète (Septomycètes) et plus rarement un
Basidiomycète du groupe des polypores. Le champignon la protège de la déshydratation
Dans la construction du thalle, le photobionte est sous forme de gonidies (cellules
dissociées) et le champignon est sous forme d’hyphes.
Un lichen est une structure autonome résultant de l'association symbiotique entre deux
catégories de partenaires :
- le partenaire fongique, hétérotrophe, est pratiquement toujours un champignon ascomycète, qui
représente plus de 90 % de la biomasse lichénique, dont les hyphes microscopiques enchevêtrées
emprisonnent, ce partenaire apporte le support, l’humidité et les sels minéraux à l’algue
- le partenaire chlorophyllien, autotrophe, est une algue verte ou une cyanobactérie.
Il apporte la nourriture au champignon grâce à la photosynthèse
- La symbiose apparaît donc comme l'association de partenaires avec bénéfices réciproques. Il y a
transfert de nourriture photosynthétisée vers le champignon et, en échange, transfert de l'eau, de
substances dissoutes et de certaines substances organiques vers l‘algue. Dans une association
symbiotique, chaque organisme apporte à l’autre ce qu’il n’a pas.

2. Caractéristiques des partenaires des lichens


En raison de la nature symbiotique des lichens, on distingue les partenaires suivants:
A. Le mycosymbiote ou mycobionte: le champignon
1. dépourvu de chlorophylle : incapable d'utiliser l'énergie solaire ;
2. Se reproduisant à l'aide de spores ;
3. Présence de mannitol et arabitol, glucides assurant une pression osmotique élevée, ce qui
limite la dessiccation du thalle ;
4. Le mycosymbiote protège les cellules algales contre la dessiccation et l'excès de lumière;
5. Les hyphes en relation directe avec l'atmosphère et le substrat captent l'eau et les sels
minéraux.
B. Le phycosymbiote, phycobionte ou photobionte: l'algue
1. pourvue de chloroplastes contenant la chlorophylle, elle peut utiliser l'énergie solaire pour
élaborer certains de constituants organiques à partir de CO2 atmosphérique, de l'eau et des sels
minéraux fournis par le champignon ;
2. Vivre sous forme de petites cellules sphériques isolées ou en colonies ;
3. L’association modifiant profondément la structure algale, la position systématique ne peut
que rarement être précisée au-delà du genre.

42
Cours de botanique
C. Le cyanosymbiote : la cyanobactérie
1. Procaryote, sans noyau ni chloroplaste ;
2. Appareil assimilateur contenant des pigments assimilateurs vert bleuâtre (chlorophylle a
et caroténoïdes associés à une protéine, la phycocyanine) ;
3. Une réserve protidique : la cyanophycine ;
4. Multiplication par bipartition (pas de spores) ;
5. Élaboration de substances azotées (ammoniaque) à partir de l'azote atmosphérique ;

3. Spécificités des Lichens


L’organisme lichénique (association champignon-algue) présente des propriétés que ne
possèdent ni l’un ni l’autre de ses constituants ; parmi lesquels:
- la reviviscence : Les lichens ont la capacité de résister à de très fortes dessiccations. Certains
lichens peuvent vivre avec une teneur en eau de 2% .Ils possèdent la possibilité de se réhydrater. La
capacité de passer rapidement, réversiblement et répétitivement de l’état hydraté et actif à l’état sec.
Elle qui permet la colonisation de milieux à sécheresse temporaire.
- un pouvoir lithogène : qui leur permet de s'installer en pionnier sur des substrats difficiles ;
- la résistance aux températures extrêmes : La résistance aux basses températures qui entraîne la
richesse en lichens des montages et des régions nordiques. L’assimilation peut encore être active à -
40 °C ;
- Colonisateur de supports, pionniers de la végétation
- Capables de vivre dans des situations extrêmes
- Indicateurs de pollution
4. Morphologie du thalle des lichens
Très variés morphologiquement, les thalles des lichens le sont beaucoup moins en ce qui
concerne leur structure microscopique.
Les thalles des lichens peuvent être classés en 6 types morphologiques fondamentaux
Dans les lichens, les hyphes du champignon représentent plus de 90% de l'ensemble de la
biomasse. C'est le champignon qui construit la morphologie générale du thalle.
L’appareil végétatif d’un lichen est un thalle. Deux principaux types de lichens se
distinguent selon l’aspect du thalle : les thalles gélatineux et les thalles secs.
Les différences dans l'aspect du thalle qui permettent la classification des lichens en
plusieurs groupes morphologiques
La structure sur l'aspect du thalle des lichens est extrêmement variée, dont on distingue les
types suivants:
Thalles gélatineux :
Dans les thalles gélatineux, les filaments du champignon se ramifient dans la masse
gélatineuse des Cyanobactéries (Nostoc, par exemple) sans en altérer beaucoup la forme de la
gonidie. A l’état sec, ils sont noirs, coriaces et friables. En présence d’eau, ils gonflent pour donner
une masse gélatineuse (ex. Collema pulposum).
Thalles secs :
Les thalles secs sont beaucoup plus fréquents que les thalles gélatineux. Les cellules vertes
de l'algue sont emprisonnées dans les hyphes du champignon. Le thalle se présente sous forme
d'écailles, de croûtes, de filaments, de lanières ou de lobes. On distingue :
- Les thalles encroûtant ou crustacés qui peuvent s'étaler en croûte peu épaisse adhérant fortement
au substrat (ex. Lecanora).
43
Cours de botanique
- Les thalles foliacés ont le thalle en forme de limbe foliaire plus ou moins lobé, attaché au substrat
par des filaments appelés rhizines. Ils sont facilement séparables de leur support (ex. Parmelia,
Xanthoria).
- Les lichens fruticuleux ont un thalle en forme arborescente plus ou moins ramifiée et à section
ronde ou aplatie (ex. Usnea, Ramalina). Ils sont fixés à un support en un seul endroit par une base
étroite.
- Les lichens squamuleux sont composés d’écailles ou de lobes plus ou moins adhérents au
substrat, mais pouvant facilement s’en détacher (ex. Psora decipiens).
- Thalles composites ou complexes : ils présentent un thalle primaire foliacé squamuleux, plus ou
moins adhérent au substrat, et un thalle secondaire dressé, plus ou moins ramifié, développé dans un
second temps sur le thalle primaire (Ex : Cladonia et Stereocaulon).

Fruticuleux
Crustacé Foliacé

Thalles complexes (ou stratifié-radié)

Figure 40. Aspects morphologiques des lichens

5. Structure Anatomique
La structure des thalles de lichens peut se faire de deux façons;
a- Le lichen homéomère présente un thalle homogène dont les cellules du photobionte sont
réparties uniformément dans le thalle (cas des genres Leptogium et Collema). Les hyphes et les
gonidies sont mélangés dans les mêmes proportions dans toute l’épaisseur du thalle.
b- Le lichen hétéromère présente sur sa section transversale plusieurs couches, dont les cellules du
photobionte sont regroupées dans une couche assimilatrice (couche algale).

44
Cours de botanique
La structure d'un lichen hétéromère est typiquement formée :
- d'un cortex supérieur constitué d'un synenchyme (tissu compact formé par les hyphes resserrés du
champignon) ;
-d'une couche assimilatrice constituée des cellules du photobionte réparties dans le prosenchyme
(tissu fibreux formé par les hyphes biens séparés du champignon)
- d'un médulle, prosenchyme très lâche sans photobionte ;
- d'un cortex inférieur lui aussi constitué d'un synenchyme.

Cortex supérieur

Couche algale

Médulle

Cortex inférieur

Rhizine

Lichen Homéomère Lichen Hétéromère


Figure 41. Structure anatomique des lichens (Homéomère et Hétéromère).

6. Reproduction des lichens


Les lichens se multiplient par deux modes de reproduction sexuée (brassage génétique) et
asexuée (végétative).
a) Reproduction sexuée
La reproduction sexuée chez les lichens est assurée par production de spores par le
champignon. Parce que celle du champignon qui a un appareil de fructification à la surface du thalle
(Apothécie spores – germination), hyphes qui doivent trouver des algues.
La reproduction sexuée ne fait intervenir que le partenaire fongique. Elle s'opère via trois
structures :
- l'apothécie (petite coupelle),
- la lirelle (apothécie allongée sous forme de fente dans le thalle)
- et le périthèce (petit dôme présentant un orifice apical). Celles-ci produisent les spores qui,
émises dans l'air, se développeront après la rencontre avec une algue appropriée
La reproduction sexuée, assurée par le mycobionte, forme deux types de structures
spécialisés: les ascocarpes ouverts ou apothécies (forme de cupules à la surface du cortex) et les
ascocarpes fermés ou périthèces (forme d'outre ouverte par un petit ostiole, enfoncée
superficiellement dans le thalle) productrices de spores méiotiques (ou ascospores).
Après leur libération, ces spores issues d'une reproduction sexuée, germent et donnent des
hyphes qui capturent des algues pour pouvoir redonner un nouveau thalle lichénique.

45
Cours de botanique

Figure 42. Reproduction sexuée chez les lichens. a : Périthèce, b : Apothécie

b) Reproduction végétative
La reproduction asexuée est réalisée par l’algue et le champignon en produisant des
propagules par simple fragmentation du thalle (bouturage) ou à l’aide de structures spécialisées
telles que:
- Les isidies sont des protubérances de formes variées (cylindriques, écailleuses ou spatuliformes)
sur le cortex supérieur, contenant les deux symbiotes et se détachant du thalle;
- Les soralies sont des masses farineuses ou granuleuses produisant des sorédies. Elles sont
constituées de cellules algales entourées d’hyphes bien individualisées se détachant également.
Ces Soralies sont obtenues par les déchirures du thalle, il y a émission de "granules", les
sorédies, formées d'un enchevêtrement d'algues et d'hyphes. Ces sorédies forment la soralie dont la
couleur est généralement différente de celle du thalle. Légères, elles sont facilement transportées
par le vent, la pluie, les insectes et permettent une dissémination de l'espèce.
Certains lichens du genre Cladonia, se brisent à l'état sec sous l'effet du piétinement formant
des boutures naturelles.
La reproduction asexuée, réalisée par le mycobionte seul, se fait au moyen de conidies à
l’extrémité des hyphes toujours enfoncés dans le thalle. Ces spores mitotiques sont disséminées en
attendant la rencontre de l’algue compatible.

Soralie Isidie

Figure 43. Reproduction asexuée chez les lichens.

46
Cours de botanique
7. Diversité chez les lichens
Les lichens présentent une grande diversité, tant en nombre d'espèces qu'au niveau de leur
morphologie. Ils sont des organismes qui colonisent de très nombreux milieux et sur les substrats
les plus variés (arbres, rochers, sols couverts de mousses …). Leurs formes et leurs couleurs sont
très variés allant du gris au vert mais également au jaune orangé. Ils sont constitués d’un thalle qui
est une structure sans racine ni tige ni feuille.
Selon la nature du substrat on parle de :
- Lichens corticoles : vivant sur les écorces des troncs et des branches des arbres dans les forêts
(parfois sur feuilles : lichens folicoles ; sur bois nu : lignicoles...).
-Lichens saxicoles : vivant sur les rochers calcaires, siliceux nus, siliceux moussus, siliceux
immergés, vieux murs, toits, avec des variations dans les groupements en fonction de la luminosité
(certains sont héliophiles, d'autres sciaphiles).
- Lichens terricoles et humicoles : qui poussent dans des pelouses, landes, bois clairs... Un certain
nombre d'entre eux vivent en saprophytes aux dépens de la matière organique présente dans le sol.

8. Systématique des lichens


La classification de Zahlbruckner (1907, 1929) sépare deux sous classes :
- Les Ascolichens (le mycobionte est un Ascomycète), très fréquents, comprennent environ une
cinquantaine de familles, spores produites dans des asques
- Les Basidiolichens ou Hymenolichenes (spores produites sur des basides) : le mycobionte est un
Basidiomycète ; beaucoup moins fréquents, avec seulement 3genres et moins de 20 espèces
essentiellement tropicales.

Lichenophyta

S/C Ascolichens S/C Basidiolichens

1. Pyrenocarpeae 2. Gymnocarpeae

Coniocarpineae

Graphidineae

Cyclocarpineae

Figure 44. Classification des mycophytes d’après Zahlbruckner (1907, 1929)

47
Cours de botanique
D’après Abbé H. olivier (1897)

Lichenophyta

Hétéromères Homeomères

Th. Fructiculeux Th. Foliacé Th. Crustacé

Usnés Parméliés Sphoerophorés Psoronés

Alectoriés Stictés Caliciées Pannarés

Ramalinés Peltigérés Heppiés

Cetrariés Endocarpés Collémés

Rocellés Leptogiés
Peltigérés
Cladoniés Lechinés

Ephérés

Figure 45. Classification des mycophytes d’après Abbé H. olivier (1897)

Exemples des espèces licheniques

- Usnea dillen - Parmelia pallescens - Stereocaulon caroloides


- Alectoria sarmentosa - Parmelia esculenta - Cetraria aculeata
- Ramalina calicaris - Sticta pulmonaria - Platysma glaucun
- Roccella tinctoria - Cetraria Islandica - Parmelia caperata
- Cladina fucifomis - Cladonia rangiferina - Sticta pulmonacea
- Cladonia coccifera - Xanthoria flavicans - Ricassolia glomulifera
- Pycnothelia papillaria - Gyrophora murina - Nephromium tomentosum

48
Cours de botanique

4 BRYOPHYTES

Les Bryophytes (du grec bruon, mousse et phuton, plante), sont des petites plantes
feuillées à lames foliacées plus ou moins complexes et se développent généralement dans les
biotopes humides et marécageux. Il y a environ 25 000 espèces de bryophytes dans le Monde.
Ce sont des végétaux chlorophylliens, faisant la transition évolutive entre les algues
(toutes à thalle) et les végétaux vasculaires ou supérieurs (tous à tige typique), tels que les
ptéridophytes (fougères et prêles) et les plantes à fleurs.
Les bryophytes présentent une parenté avec les Algues vertes, les chlorophycées en
particulier (plastes pouvant contenir des pyrénoides, gamètes ciliés acides gras particulier etc.…).
Les bryophytes constituent un embranchement très ancien. Le premiers reste fossiles datent du
Dévonien supérieur et de la Cartonnière, des le premier on trouve des formes d’hépatiques et de
mousses que rappellent les genres actuels. Ils deviennent abondants dans le tertiaire ; du point de
vue évolution une première hypothèse considère que les bryophytes proviennent des algues. Une
deuxième hypothèse plus récente propose de considérer les bryophytes comme le résultat d’une
évolution régressive de ptéridophytes primitives.
Les Bryophytes sont des végétaux d’organisation relativement simple, de petite taille,
terrestres mais se développant dans les endroits humides. Dans les sous-bois, ils forment des tapis
plus ou moins continus, ils constituent la strate végétale basse ou strate muscinale. Certains
s’établissent sur les murs et les rochers. Ils colonisent tous les milieux à l’exception du milieu marin
où ils sont totalement absents.
Les Bryophytes sont des Embryophytes ou Archégoniates primitifs, progressivement
adapté au milieu terrestre. La plupart vivent en colonies et couvrent le sol d’un tapis plus ou moins
continu dans les sous-bois riches en humus : elles y constituent l’essentiel de la strate végétale basse
ou strate muscinale.
Ils ont dépourvues de fleurs, de racines et de tissus lignifiés, les Bryophytes sont définies
comme des Cryptogames cellulaires évolués. Il n’y a donc pas de vraies racines, mais seulement
des rhizoïdes filamenteux, et pas non plus de vrais vaisseaux conducteurs, mais seulement parfois
des cellules allongées jouant ce rôle dans certaines tiges de mousses.
Les Bryophytes sont des cormophytes non vasculaires. Ce sont des végétaux de petites
tailles (70cm et plus), ceci est lié à l’absence de lignine et de racine ; l’absorption de l’eau se fait
par tout l’appareil végétatif.
Les bryophytes doivent donc absorber l’eau et les sels minéraux directement par
imbibition et diffusion à travers les thalles, les feuilles ou les tiges ; pour augmenter la surface
d’échanges, on peut citer les feuilles nombreuses et très fines, des lamelles parallèles sur
certaines feuilles (polytrics), un duvet de rhizoïdes sur certaines tiges … Par la suite, elles
peuvent se réhydrater en quelques minutes pour reprendre une vie normale : c’est le phénomène
de reviviscence, tout à fait caractéristique de ce groupe de végétaux.
Ce sont des plantes de quelques centimètres, en général peu différenciées et dépourvues de
racines, la fixation au sol étant assurée par de fins filaments, les rhizoïdes.

49
Cours de botanique

L’adaptation au milieu aérien entraine une complexité de l’organisme. L’absorption de l’eau


et des substances dissoutes se fait par toute la surface de la tige et des feuilles ; ce qui entraine un
dessèchement rapide. Cependant les Bryophytes sont caractérisés par une résistance à un
desséchement temporaire « reviviscence ».
L’embranchement des Bryophytes comprennent de trois sous embranchements, sont :
- Marchantiophyta : les Hépatiques (6000 à 8000 espèces)
- Anthcerophyta : les Anthocérotes (100 espèces)
- et les Bryophyta : Mousses (15 200 espèces) et Sphaignes (150 espèces).

Cryptogames

A-Vasculaires Vasculaires

Thallophytes Cormophytes

Bryophytes Ptéridophytes
Marchantiophyta

Anthcerophyta

Bryophyta

Figure 46. Position systématique des bryophytes.

Caractères morphologiques
Plantes vertes très simples à tiges multiples munies de nombreuses folioles (feuilles simples
minuscules) disposées régulièrement. Elles ont des fructifications visibles et un rhizoïde muni de
radicules pour absorber nourriture et humidité.
Appareil végétatif (gamétophyte)
Chez les Bryophytes, une véritable tige avec rameaux portant des feuilles assimilatrices, cet
appareil végétatif est nommé cormus, tige garnie de feuilles et dépourvues de racines. Mais celui-ci
est incomplet car dépourvus de racines, il porte des rhizoïdes. Il est formé soit par une tige feuillée
soit par une lame d’aspect de thalle; il n’y a pas de vrais tissus..
L’appareil végétatif est un axe feuillé fixé au sol par des rhizoïdes unicellulaires chez les
Marchantiophyta et pluricellulaires chez les Anthocerohyta et les Bryophyta.

50
Cours de botanique

Marchantia polymorpha Anthoceros laevi Polytrichum Sphenum Andreaea

Figure 47. Aspect morphologique des Bryophytes

 Les Marchantiophyta (Hépatiques),


Les Marchantiophyta (Hépatiques), sont de petites plantes sans racines ni système
vasculaire (cormus thaloides). L’appareil végétatif est variable, il se présente sous la forme d’une
lame foliacée chlorophyllienne ou « thalle » plus ou moins différencié ou bien d’une tige feuillée de
quelques centimètres posée sur le sol fixée par des rhizoïdes. Cette lame thaloide se ramifie
dichotomiquement et possède des pseudo-nervures. Elle est à haut degré de différenciation, elle
présente des chambres assimilatrices pour la photosynthèse.
Les feuilles peuvent être extrêmement petites ; elles sont issues du fonctionnement de la
cellule apicale mais elles ne sont pas de bourgeon à leur aisselle ; elles ne correspondent donc pas à
vraies feuilles. Elles présentent souvent un aplatissement dorsi-ventral bien marqué entraînant une
symétrie bilatérale. Il n’y a pas de stomates, ni sur le sporogone, ni sur le thalle, bien que des pores
permettent les échanges gazeux chez plusieurs espèces.
Les marchantiophytes présentent des caractéristiques propres :
-les cellules du gamétophyte présentent des inclusions protéo-lipidiques ou oléocorps qui ne se
rencontrent dans aucune lignée végétale.
-les spores sont dispersées grâce à la présence d’élatères ; cellules très allongées dont la paroi
présente des épaississements en spirale.
-elles synthétisent de l’acide lunularique.
51
Cours de botanique

Figure 48. Aspect morphologique des Marchantiophytes

 Les Anthocérophytes (Anthocérotes)


Les Anthocérophytes (Anthocérotes) sont des organismes thalloïdes à symétrie dorsi-ventrale,
de petite taille et abondant dans les zones tropicales. Le gamétophyte a une forme thalloïde pourvu
de pyrenoides dans les chloroplastes, aplati qui porte des rhizoïdes pluricellulaires sur sa face
inférieure. Elles possèdent des stomates aussi bien sur le gamétophyte que sur le sporophyte;
l’archégone, très protégé, est inclus dans les tissus du gamétophyte; le sporophyte est capable d’une
certaine croissance en hauteur grâce à un méristème basal.

Figure 49. Aspect morphologique des Anthocérophytes

 Les Bryophyta (Mousses et les Sphaignes)


Bryophyta (Mousses et les Sphaignes) sont des végétaux de petite taille. Ils constituent un
ensemble très vaste qui se développe sur tous les substrats.
Chez les Bryophyta (Mousses et les Sphaignes), la plante prend l’aspect d’une tige feuillée
(cormus) portant des feuilles simples, disposées de façon hélicoïdale, les feuilles ne portent pas de
bourgeon à leur aisselle. Les cellules sont peu différenciées et non organisées en véritable tissus
spécialisée. L’axe feuillé est à symétrie radiale. Le sporophyte est constitué d’un pied inclus dans le
gamétophyte, d’une soie et d’une capsule avec columelle renfermant les spores.

52
Cours de botanique

La « tige » est un simple cordon revêtu d’un épiderme faiblement cutinisé. Des cellules
allongées, les hydroïdes spécialisées dans le transport de l’eau et les leptoïdes dans celui des
molécules issues de la photosynthèse, apparaissent seulement chez certaines Mousses tropicales et
les Sphaignes. Les « feuilles » présentent des pseudo-nervures chlorophylliennes et sont de simples
émergences de la tige constituées d’une seule assise de cellules chlorophylliennes, excepté dans la
région médiane ou deux ou trois épaisseurs de cellules simulent une nervure. «Tige » et « feuille »
sont dépourvues de stomates. La tige est fixé au sol par une touffe de rhizoïdes (filament
pluricellulaires aux cloisons transversales obliques. Les cellules sont dépourvues de chloroplastes
Les Bryophyta présentent des caractéristiques propres :
- le sporophyte est chlorophyllien ;
- la déhiscence de la capsule se fait par un opercule ou des valves
- et les rhizoïdes sont pluricellulaires.

Figure 50. Aspect morphologique des Anthocérophytes

Appareil reproducteur (gamétanges)


Il y a production sur l’appareil végétatif (gamétophyte) des organes reproducteurs soit sur le
même individu soit sur des individus différents. Le gamétange mâle est une anthéridie : c’est un sac
ovoïde pédicellé. La paroi est formée par une seule couche de cellules. Les gamètes sont biflagellés.
Le gamétange femelle est un archégone en forme de bouteille, il est constitué d’un col et d’un
ventre ou il y a l’oosphère.
Les organes mâles et femelles au sommet des folioles verts sont peu visibles. Ils forment des
capsules operculées de spores très visibles portées par une longue tige, la soie. Les spores les
disséminent. Les spores sont contenues dans un organe clos, le sporange et elles sont inertes. Les
gamètes sont produits dans un gamétange. Le gamétange mâle est appelé anthéridie et la gamétange
femelle est archégone (archégoniates).
Chez les Marchantiophyta, les organes sexuels sont portés soit à l’extrémité antérieure de la
plante, soit dorsalement. La structure de la capsule du sporophyte est simple sans columelle, elle
s’ouvre par quatre valves. Dans la capsule, des cellules particulières et élatères se développent
entre les spores et facilitent leur dissémination. Le gamétophyte porte des rhizoïdes unicellulaires.
L’épiderme supérieur est pourvu de pores permettant les échanges gazeux, mais il n’y a de
véritables stomates.

53
Cours de botanique

Figure 51. Gamétophyte mâle (Anthéridiophore) et femelle (archégoniophores) chez Marchantia


polymorpha

Figure 52. Capsule de Sphenum (Sphegnopsida), Andreaea (Andreopsida)

Les organes de reproduction (archégones et anthéridies) se développent entre les paraphyses


au sommet des tiges à l’intérieur d’un involucre de feuilles.

Figure 53. Organes de reproduction de Polytrichum

54
Cours de botanique

L’anthéridie se développe à partir d’une cellule superficielle. A l’issue du développement


de l’anthéridie, les cellules spermatogènes sont enfermées dans une enveloppe mucilagineuse
hydrophyle. A maturité, l’anthéridie éclate à sont sommet et libère des anthérozoïdes biflagellés de
forme spiralée typique qui nagent activement dans la pellicule d’eau recouvrant la mousse.
L’archégone se développe également à partir d’une cellule superficielle. A maturité, il se
présente sous la forme d’une bouteille effilée, il est composé d’un ventre renfermant l’oosphère
surmonté d’un col présentant un canal central rempli de mucilage.
Caractères anatomiques
Sur le plan anatomique Chez les Bryophytes, une certaines différenciation du cordon central.
Le gamétophyte et le sporophyte de certaines espèces présentent des tissus conducteurs, par les
une ébauche de trachéides hydroïdes et et des cellules criblées leptoïdes.
Les bryophytes ne possèdent pas de réels vaisseaux conducteurs et de tissus lignifiés. Par
conséquent l'absorption de l'eau et des sels minéraux dont a besoin la plante se réalise au niveau de
l'ensemble de l'individu.
Une coupe transversale dans le rhizome montre la disposition des tissus conducteurs sous la
forme d'une polystèle, c'est-à-dire d'un ensemble de cordons (protostèles) grossièrement disposés en
cercle comprenant un xylème interne complètement encerclé par un anneau de phloème.
Ce cordon vasculaire est limité par un endoderme.

Lamelles chlorophylliennes

C.T dans la tige

C.T Dans la feuille

Figure 54. Aspect anatomique de Polytric commun (Polytricum, Bryophyta)

Reproduction des Bryophytes


L’élément de dissémination de l’espèce est une spore haploïde qui, en germant, donne une
plante feuillée haploïde (n chromosomes) portant des organes sexuels. Le résultat de la fécondation
aboutie à la formation d’un sporophyte (2n chromosome) qui reste attaché à la plante feuillée
haploïde. Le sporogone, qui représente le stade sporophyte, assure la formation de spores haploïdes
qui vont être haploïde libérées et recommencées le cycle. Donc, les végétaux de ce type, le
gamétophyte vit en parasite sur le gamétophyte.
55
Cours de botanique

Les Bryophytes se reproduisent par voie sexuée ou asexuée.


a) Reproduction sexuée
Les Bryophytes se reproduisent grâce à des spores libérées et disséminées par le vent et
possédant un cycle à deux générations séparées.
La reproduction sexuée se déroule donc sans fleurs, avec une fécondation encore
aquatique et des gamètes mâles nageurs (caractère ancestral pour les végétaux), et produit, dans
des capsules, de nombreuses spores de petite taille. Le cycle de vie comporte l’alternance de deux
formes bien différentes, un peu comme chez les Ptéridophytes, mais avec certaines différences
importantes.
b) Reproduction asexuée (végétative)
En plus de la reproduction sexuée, les Bryophytes ont aussi souvent se multiplient par voie
végétative (sans fécondation ni réduction chromatique).
Chez les bryophytes, la multiplication végétative est un mode de reproduction commun qui
favorise une occupation rapide des sols nus ou remaniés, ainsi que d’autres supports, livrés à la
colonisation. Elle s’effectue de diverses manières. La spore en germant donne un ensemble
cellulaire filamenteux ou thalloïde appelé protonéma, ce qui correspond à un individu. La
fragmentation du protonéma assure ainsi un bouturage naturel.
La multiplication végétative des bryophytes permet à ces végétaux de conquérir avec
efficacité de grandes surfaces de substrat sur lequel elles se développent.
C’est un mode assez fréquent est intéresse la phase haploïde, il peut se faire :
-par formation de propagules fréquentes chez les hépatiques, ce sont des petits massifs de cellule
formés sur les parties aériennes de la plantes et qui s’en détachent pour reprendre au autre pied.
Chez les hépatiques les propagules sont rassemblées dans des corbeilles, le gamétophyte qui est
soit une tige feuillée à symétrie dorsi-ventrale soit un thalle avec un protonéma réduit.
-certains rhizoïdes peuvent donner des tubercules, ils représentent des fores de résistance pendant la
période sèche. Chez les mousses, ces tubercules donnent un gamétophyte souvent stérile, le
Protonéma bien développé et un gamétophyte à symétrie radiale
La multiplication végétative des bryophytes se fait par :
-par une simple fragmentation du gamétophyte «du protonéma » (sorte de bouture naturel se
détachent du gamétophyte) des tiges (sphaignes).
-par formation d’organe de dissémination spécialisé à l’aide les propagules (massifs de cellules,
parfois isolés) de formes variées et pouvant se former sur des feuilles et les tiges. Par
fragmentation des corbeilles à propagules des hépatiques à thalle (Marchantia), filaments
cassants partant des tiges, prolifération de propagules au bout de certaines feuilles (hépatiques
type Lophozia, mousses type Orthotrichum) ou prolifération au sommet des tiges (Tetraphis
pellucida, Aulacomnium androgynum).
Cette multiplication végétation est faite :
- de propagules issues des rhizoïdes (Ex : Bryum rubens).
- de propagules axillaires (Ex : Bryum dichotomum)
- de propagules foliaires (Ex : Syntrichia papillosa)
- de propagules formées d’un appareil végétatif assez développé (Ex : Bryum moravicum)
- de propagules portées dans des corbeilles ou au sommet de pédoncules (Ex : Marchantia
polymorpha).

56
Cours de botanique

Fécondation et formation du sporophyte :


La fécondation chez les Bryophytes est de type zoïdogamie, qui conduit à la formation d’un
œuf diploïde, le zygote, qui se développe immédiatement.
Les anthérozoïdes parviennent sur l’archégone, pénètrent dans le sol et l’au d’eux fusionne
avec l’oosphère ; la fécondation est aquatique (oogamie).
L’œuf ainsi formé se développe rapidement en un embryon qui évolue sans phase de repos
en un sporophyte.
-la partie inférieure du sporophyte s’enfonce dans le sommet de la tige feuillée et forme un
suçoir permettant l’absorption de l’eau et des substances minérales
-la partie moyenne constitue la soie
-la partie supérieure porte le sporange ou capsule appelé sporogone.

Figure 55. Développement du sporogone

Figure 56. Structure de la capsule


Au cours de l’allongement de la soie, le ventre de l’archégone continue sa croissance
formant un calyptre qui protège le développement du jeune sporophyte. Le calyptre se rompt à la
base, sa partie supérieure est entrainée par la capsule formant la coiffe qui tombera ultérieurement.

57
Cours de botanique

Cycle de développement
Le cycle de développement des Bryophytes est digénétique haplo-diplophasique
hétéromorphe, à gamétophyte (haploïde) dominant. Le sporophyte a une morphologie et une durée
de vie différentes du gamétophyte mais surtout il vit en parasite.
Le cycle est digénétique hétéromorphe dans lequel le sporophyte parasite l’appareil végétatif
qui représente le gamétophyte dominant.
Il comporte ainsi 2 phases successives:
-La phase gamétophytique, haploïde, correspond aux protonémas et aux tiges feuillées (ou aux
thalles des hépatiques).
- La phase sporophytique, diploïde, correspond au sporogone. Il y a donc alternance de deux
générations avec dominance de la phase haploïde.
L’aspect des Bryophytes est varié mais, quelles que soient leurs formes, toutes naissent,
croissent et se reproduisent suivant le même processus. Autrement dit, tout ce groupe de plantes est
essentiellement caractérisé par son cycle de développement.
Parmi les caractères généraux du cycle de développement des Bryophytes
1. La fécondation est aquatique : le déplacement des anthérozoïdes ciliés jusqu’à l’oosphère
nécessite la présence d’eau, ce qui lie les bryophytes aux lieux humides. La fécondation ne peut
s’effectuer qu’en présence d’eau. Le spermatozoïde nage dans l’eau pour se rapprocher de
l’archégone. Les Bryophytes sont des plantes terrestres mais elles ont gardé la fécondation
aquatique.
2. La phase diploïde (sporophyte) est très courte, réduite au sporogone ;
3. Le gamétophyte est représenté par des organes végétatifs peu différenciés à n chromosomes.
-Les deux gamètes sont de morphologie très différente. L’oosphère est immobile et volumineuse, le
spermatozoïde est petit et flagellé donc mobile. On parle dans ce cas d’oogamie.
-Les parois des organes reproducteurs, anthéridie et archégone, sont constituées par une couche de
cellules. Il s’agit bien de gamétanges, qu’il faut opposer aux gamétocystes des Thallophytes.
- Le gamétange femelle a une structure originale : c’est un archégone. Celui-ci se retrouvera (plus
ou moins modifié) chez tous les végétaux supérieurs, De ce fait on utilise souvent comme
synonyme à Cormophytes le terme d’Archégoniates.
Le gamétophyte (plante feuillé ou thalle) porte les organes sexuels : anthéridies et/ou
archégones. Il donne après fécondation un zygote qui se développe dans l’archégone en un
sporophyte particulier. Ce dernier est constitué d’un sporange appelé sporogone ou capsule qui
produit des spores. Ces spores germent pour donner un protonéma sur lequel se développe le
gamétophyte.

58
Cours de botanique

Mâle Femelle

Figure 57. Organes de reproduction mâle et femelle des Bryophytes

On résumera ainsi les différents stades du cycle reproducteur des bryophytes :

Figure 58. Cycle de développement des Bryophytes

Cycle de développement des Bryophytes :


Le cycle de développement est digénétique hétéromorphe. Dans ce cycle, on souligne les
points suivant :
- l’aspect des bryophytes est varié mais toutes ont le même cycle de développement
-la fécondation reste aquatique par des gamètes mâles mobiles,
- le spore ne donne pas directement le gamétophyte, elle forme d’abord le protonéma sur lequel
apparait le gamétophyte
-le gamétophyte et représenté par des organes peu différenciés
a) Exemple d’une mousse, le polytric (Polytrichum, Bryopsida) :
Le cycle de développement de Polytrichum présente une dominance du gamétophyte
haploide. La germination de la spore donne naissance à un protonéma sur lequel se développent
plusieurs axes feuillés ou gamétophytes.

59
Cours de botanique

Figure 59. Cycle de développement d’une mousse (Polytrichum, Polytrichaceae)

Figure 60. Cycle de développement d’une hépatique (Marchantia, Marchantiaceae)

60
Cours de botanique

Systématique des Bryophytes

Bryophytes

Marchantiophyta Anthocerophyta Bryophyta

Jungermagniopsida

Anthocerotopsida
Marchantiopsida

Polytrychopsida

Sphagnopsida
Andraeopsida
Bryopsida
Bryophyta

Andraeopsida Sphagnopsida Bryopsida


Andreales Sphagnales Polytrichale Bryales

Anthocerophyta

Marchantiophyta

Figure 61. Systématique détaillée des Bryophytes

61
Cours de botanique

Exemple des espèces Bryophytiques


Espèces Famille Ordre Classe
- Marchantia polymorpha Cleveaceae Marchantiales Marchantiopsida
- Lunularia cruciata Lunulariaceae Lunulariales Marchantiopsida
- Frullania dilatata Frullaniaceae Jungermanniales Jungermagniopsida
- Pellia endiviifolia Pelliaceae Pelliales Jungermagniopsida
- Fossombronia husnotii Fossombroniaceae Metzgeriales Jungermagniopsida
- Anthoceros laevi Anthocerotaceae Athocerotales Anthocerotopsida
- Sphagnum denticulatum Sphagnaceae Sphagnale Sphagnopsida
- Sphagnum squarrosum Sphagnaceae Sphagnale Sphagnopsida
- Sphagnum capillifolium Sphagnaceae Sphagnale Sphagnopsida
- Andreaea rupestris Andreaeaceae Andreales Andraeopsida
- Polytrichum juniperinum Polytrichaceae Polytrichale Bryopsida
- Pogonatum subulatum Polytrichaceae Polytrichale Bryopsida
- Bryum rubens Bryaceae Bryales Bryopsida
- Funaria hygrometrica Funariaceae Funariales Bryopsida
- Hypnum cupressiforme Hypnaceae Hypnales Bryopsida
- Thuidium tamariscinum Thuidiaceae Hypnales Bryopsida

62
Cours de botanique

5 PTERIDOPHYTES

Les Ptéridophytes (du grec « Pteris »= fougère) sont apparues au Silurien-dévonien (-430
millions d’années) à l’ère primaire.
Les Ptéridophytes sont des végétaux chlorophylliens pourvus de tiges, feuilles, racines et un
apparie conducteur (système vasculaire). Ils forment un ensemble paraphylétique.
Ils sont ainsi les premières plantes vasculaires ou « Trachéophytes », possèdent de
véritables vaisseaux (phloème et xylème avec éléments lignifiés typiques : les trachéides à
ponctuations scalariformes). Ce sont les premiers végétaux ayant colonisé le milieu aérien
Par apport aux bryophytes, les ptéridophytes montrent un appareil végétatif plus différencié
et adapté à la vie terrestre. Ils se sont diversifiées et ont occupé une place importante au carbonifère.
Comme les Bryophytes, les Ptéridophytes sont des cryptogames car se reproduisent par
spores. Ils ne portent pas de fleurs, et par suite ne peuvent pas se reproduire par des graines et les
appareils reproducteurs restent peu apparents donc, les Ptéridophytes sont des Cryptogames
Vasculaires.
Mais à la différence des bryophytes, les ptéridophytes ont de véritables tissus conducteurs,
n'ont pas d'organes thalloïdes, comportent des tiges, des racines et généralement des feuilles. Ces
trois organes constituent le cormus, c’est-à-dire « Cormophytes » avec de véritables racines, des
polysporangiophytes avec un sporophyte ramifié et plusieurs sporanges, dont l’appareil végétatif
caractéristique des embryophytes.
Par comparaison avec les Bryophytes, les Ptéridophytes montrent un appareil végétatif plus
différencié et adapté à la vie aérienne. Ces plantes sont généralement herbacées qui vivent dans les
biotopes humides et ombragés des forêts et peuvent alors devenir arborescents (fougères
arborescentes) ou épiphytes.
Les représentants actuels des Ptéridophytes constituent quatre classes:
- les Psilophytes.
- les Lycophytes (lycopodes, sélaginelles),
- les Sphénophytes (prêles),
- les Filicophytes (Fougères proprement dites) : 8 000 espèces.

Psilophytes
Trachéophytes
Cormophytes
Cryptogames

Lycophytes
Ptéridophytes
Sphénophytes

Filicophytes

Spermatophytes

Figure 62. Position chronologique des ptéridophytes

63
Cours de botanique

1. Caractères morphologiques
1.1. Appareil végétatif
Les ptéridophytes sont généralement de petites plantes, vivaces par une tige souterraine
horizontale ou rhizome qui vivent dans les lieux frais et ombragés.
L’appareil végétatif est constitué :
-d’un rhizome, large tige souterraine à croissance horizontale, riche en réserves et ramifiée ;
-de racines adventives, tout le long du rhizome ;
-de feuilles ou frondes, formées chacune d’un long pétiole et d’un limbe aplati, et entourées en
crosse lorsqu’elles sont jeunes.
Ils sont des plantes feuillées ou sporophylle présentent des tiges dressées dichotomes avec
deux rangés de feuilles. Celles-ci sont lancéolées denticulées et ne comportent qui une seule
nervure.
Les tiges peuvent présenter une partie horizontale, qui assure l’assise de la plante. De cette
partie couchée ou rhizome se détachent des axes dressés, ramifiés de façon dichotomique (la
division en deux des tiges : cas des Sélaginelles, Lycopodes) ou verticillée (Prêles), ou encore
directement de grandes feuilles chez les Fougères (mégaphylles ou frondes). De nombreuses racines
mères partant du rhizome, complètent la fixation au sol et assurent l’absorption.
Les Filicophytes (fougères), sont caractérisées par des tiges souterraines (rhizomes) portant
des feuilles de grande taille appelés « mégaphylles » ou « frondes » et présentent un aspect
extrêmement varié allant du simple ruban (ex. : Scolopendre) à la feuille la plus délicatement
découpée (ex. : Fougère femelle).
Chez les alliées des Fougères (prêles et Lycopodes), les feuilles sont de taille réduite
(microphylles) et pourvues d’une seule nervure (Sélaginelles, Lycopodes) voire réduites à des
écailles (Prêles) : ce sont de simples expansions de la tige. La ramification des racines et des tiges
est parfois verticillée, le plus souvent dichotomique (Sélaginelles, Lycopodes).

Face ventrale Face dorsale

Figure 63. Sporophylles chez les Lycopodes

Les Sphénophytes (prêles) ont caractérisés par des tiges creuse divisées en articles successif
emboîtés les uns dans les autres, cannelées, portant à chaque nœud un verticille de feuilles réduites
en gaine. L’appareil végétatif ou sporophyte présente un rhizome ramifié qui supporte des tiges
aériennes dressées. Ces tiges portent de nombreuses petites feuilles verticillées et soudées formant
une gaine entourant complètement la tige. La tige est parcourue de côtes longitudinales séparées par
des sillons. Il existe 2 types de tiges aériennes ; des tiges chlorophylliennes stériles et des tiges
fertiles portant des épis sporifères.

64
Cours de botanique

Les Lycophytes sont caractérisées par des tiges ramifiées dichotomiquement portant des
feuilles petites (microphylles), nombreuses, uninerviées, spiralées ou opposées.

Polypodium vulgare Equisetum arvense Marsilea quadrifolia Selaginella denticulata

Figure 64. Aspect morphologique de quelques espèces des Ptéridophytes

1.2. Appareil reproductif (Prothalle ou gamétophytes : mâle et femelle)


Les microspores produisent uniquement des prothalles males unisexués qui libèrent à
maturité les spermatozoïdes.
Chez les Filicophytes (fougères), les sporanges en sores, protégées ou non par une indusie
sont localisées dans la partie inférieure des folioles ou pinnules.

Figure 65. Structure des sores et des sporanges de Filicophytes

65
Cours de botanique

Chez les Sphénophytes (prêles), l’appareil reproducteur est constitué par un ensemble de
sporanges regroupés en épis ou strobiles (épis sporifères) et porté par un axe appelé
sporangiosphore. Les sporanges contiennent des spores pourvues d’élatères. Les spores sont
toutes semblables morphologiquement mais elles produisent des prothalles mâles ou femelles. Leur
appareil reproducteur a des sporophylles peu différentes des feuilles stériles et qui portent un
sporange unique sur la face ventrale. Les sporanges sont réniformes, leur déhiscence est réalisée
par 2 valves équidistance. Ces sporophylles sont souvent groupées en cônes terminaux.
Les sporanges se différencient au niveau des feuilles du sporophyte. Ils sont regroupés en
sores à la face inférieure des feuilles chez les fougères, ou disposés à l'aisselle des microphylles,
elle-même regroupées en épis à l'extrémité des tiges chez les prêles et les sélaginelles. Les sores
sont protégés par une lame très mince, l'indusie (certaines espèces en sont dépourvues). Lorsque
l'enveloppe du sporange est constituée de plusieurs assises de cellules (enveloppe épaisse) on parle
de sporanges eusporangiés. Si l'enveloppe n'est constituée que d'une seule couche de cellule
(enveloppe mince) on parle alors de sporange leptosporangiés.
Les gamétanges se différencient sur la face inférieure du prothalle chez les fougères et sur
la partie saillante des prothalles chez les sélaginelles. Les anthéridies au sein desquelles se
différencient des anthérozoïdes multi flagellés sont très réduites et ressemblent à de petites sphères
avec une paroi d'une seule couche de cellules. Les archégones sont formés d'un col réduit et d'un
ventre, inclus dans les tissus du prothalle, au sein duquel se différencie l'oosphère.

2. Caractères anatomiques
Les ptéridophytes sont des trachéophytes caractérisées par l’organisation des tissus
conducteurs en stèle ou pachyte. Dans la stèle « colonne », le xylème et le phloème sont entouré
d’un endoderme et d’un péricycle. Il existe différents types de stèles qui dérivent du type
fondamental, la prostèle.
Dans ces stèles, le xylème est formé de trachéides ou vaisseaux imparfaits. Les trachéides
annelés et spiralés forment le protoxylème, les trachéides scalariformes, le métaxylème.
Les vaisseaux du bois qui donnent aux végétaux leur port érigé se forment par empilement
de cellules qui vont produire beaucoup de lignine.
Les Fougères sont des végétaux à posséder des racines, des vaisseaux conducteurs de sève et
des stomates. Les tissus conducteurs sont disposés en stèles (stèle = colonne) et l’anatomie des
organes devient très caractéristique. Les vaisseaux, qui assurent la circulation de l’eau et des sels
minéraux, sont formés de cellules communiquant entre elles par des Trachéide à ponctuations
scalariformes (c’est-à-dire, en forme d’escalier, du latin scalae) et leur groupement est différent.
Les Sphénophytes et Filicophytes sont caractérisées par l’organisation particulière des tissus
conducteurs, avec la présence des fenêtres foliaire dans les tiges. Ce caractère les rapproche des
spermaphytes avec lesquelles ils forment les Euphyllophytes.
Chez les Filicophytes (fougères), les tissus conducteurs sont organisés en siphonostèle ou
dictyostèle avec présence de fenêtres foliaires.

66
Cours de botanique

L'anatomie de la prêle est singulière : l'axe aérien présente un cercle complet de faisceaux
vasculaires indépendants comprenant chacun un phloème compact et un métaxylème réduit à deux
files souvent discontinues de quelques petits vaisseaux bordant le phloème vers l'extérieur; de
petites lacunes s'y forment par destruction du protoxylème. Une grande lacune médullaire occupe le
centre de l'axe et de petites lacunes peuvent encore apparaître dans le manchon cortical où elles
alternent avec les cordons conducteurs.

Rhizome de la fougère mâle Axe aérien de la prêle

Figure 66. Coupe anatomique transversale de la tige (aérienne et Rhizome)

3. Reproduction des Ptéridophytes


Les ptéridophytes se multiplier par deux voies sexuée et asexuées.
a) Reproduction asexuée
Elle se fait essentiellement :
- par fragmentation du rhizome à croissance indéfinie (ex. Pteridium aquilinium ou Fougère aigle).
b) Reproduction sexuée
La reproduction sexuée se fait par des spores
Le « cycle vital » est fermé. On peut le schématiser ainsi :

Figure 67. Cycle de développement des Ptéridophytes

67
Cours de botanique

1. Le gamétophyte :
Les spores germent dès qu'elles ont atteint le sol et forment des prothalles discrets, fugaces
et aériens. Ils sont composés de lobes laciniés qui leur confèrent une forme très irrégulière.
Au bout d'un mois environ, les gamétanges naissent d'une cellule superficielle qui grossit et se
développe vers l'intérieur en se cloisonnant.
Le prothalle femelle est légèrement plus grand que le gamétophyte mâle; il est également
plus découpé en languettes chlorophylliennes stériles, les archégones étant confinés à la partie
massive. Lors de la différenciation de l'archégone, après la première division de l'initiale, la cellule
externe donne, par une division anticline, un col assez court, tandis que la cellule profonde se
cloisonne de manière péricline pour donner deux cellules de canal, une cellule ventrale de canal,
une oosphère et une cellule de base.
Le prothalle mâle, moins découpé porte également ses gamétanges (les anthéridies) sur le
lobe principal. L'anthéridie donne 256 anthérozoïdes pluriciliés et s'ouvre sous la pression interne
par une petite ouverture triangulaire préalablement délimitée dans la paroi externe par trois
cloisonnements anticlines.
2. Le zygote et l'embryon
La fécondation est encore tributaire du milieu aquatique, les spermatozoïdes ciliés et
mobiles étant libérés dans le milieu extérieur. Elle est de type Oogamie, nécessitant de l’eau de
pluie (ou de la rosée). Plusieurs oosphères sont fécondées mais un seul se développe en un embryon
qui reste fixé temporairement sur le prothalle femelle.
Cependant, les feuilles fertiles ou sporophylles qui portent les sporanges, siège de la
réduction chromatique, montrent d’un groupe à l’autre des tendances vers un groupement qui
annonce les Phanérogames.
Une fois l'oosphère fécondée, le zygote se cloisonne et sa première division est
perpendiculaire au grand axe de l'archégone ; les deuxième et troisième divisions du jeune
embryon se produisent suivant un axe orienté à 90° et donnent quatre quadrants inégaux : des deux
supérieurs, le plus grand donne la tige ou rhizome et le plus petit la première feuille ; des deux
inférieurs, le plus grand donne la première racine et le plus petit le pied. L'embryon ainsi conformé
peut croître immédiatement.
L’élément de dissémination des ptéridophytes est uns spore haploïde qui, libéré dans la
nature, germe pour donner prothalle. Sur le prothalle vont se former les organes sexuels donnant
des gamètes. Les anthérozoïdes (gamètes mâles) nagent jusqu’aux archégones (gamètes femelles)
toujours attachées au prothalle et donnent un zygote diploïde qui va aboutir à la formation d’un
jeune sporophyte. La jeune plante feuillée soprophyte peut vivre en parasite pendant un certain
temps sur le prothalle gamétophyte ; puis, elle acquiert son autonomie en développement ses
propres racines. Sur les feuilles du soprophyte vont se former des sporanges au sein desquels il y
avoir production de spores haploïdes. Ces spores seront libérées pour recommencer le cycle.
Chez les ptéridophytes, le stade soprophyte passe une partie de son existence en parasite sur
le gamétophyte mais il développe son propre système racinaire et acquiert ainsi son indépendance.
4) Le cycle de développement des Ptéridophytes
Les Fougères sont les premières plantes terrestres à avoir pratiquement tout le cycle de
développement constitué par des organes à 2n chromosomes. Le gamétophyte, à n chromosomes,
est en effet réduit à un organe rudimentaire et transitoire, le prothalle.

68
Cours de botanique

L’aspect des ptéridophytes est très varié et, comme pour les bryophytes, c’est avant tout leur
cycle de développement qui les caractérise.
Le cycle de développement fondamental des ptéridophytes est caractérisé par deux générations
bien distinctes digénétique diplo- haplophasique avec prédominance de la phase sporophytique (2n)
car toujours le gamétophyte demeure discret. Le gamétophyte est réduit, il porte le nom prothalle.
Celui-ci sera soit bisexué, soit unisexué mâle ou femelle. Par rapport au cycle de développement
des Bryophytes, il y a donc inversion de l’importance des phases haploïdes et diploïdes. Donc, il est
marqué par l’alternance de deux générations distinctes : le sporophyte diploïde, c’est-à-dire la
plante feuillée vasculaire, et le gamétophyte haploïde, c’est-à-dire le prothalle porteur de gamètes.
Le sporophyte est ici la phase très nettement dominante. On notera toutefois que si le gamétophyte
reste microscopique, ne différenciant ni organe ni tissu, il est chlorophyllien et autotrophe, c’est-à-
dire qu’il constitue une phase entièrement autonome (à la différence des groupes plus évolués).
Sur la face inférieure du prothalle apparaissent les gamétanges mâles et femelles. Il s’agit :
• des anthéridies qui sont de petites sphères disposées à la périphérie du prothalle.
Elles possèdent une paroi pluricellulaire qui en se déchirant à maturité libère des spermatozoïdes
hélicoïdaux flagellés qui vont pouvoir nager dans l’eau du sol ;
• des archégones dont l’organisation est sensiblement identique à celle décrite chez la mousse.
Cependant le ventre qui contient l’oosphère est intégré au tissu prothallien.
De même le col est plus court.
La fécondation est oogame, le zygote se développe immédiatement en une jeune plante avec
des frondes, un rhizome et des racines.
L’alternance de générations est ici assez simple par plusieurs aspects : production d’un seul
type de spores et de prothalle (isosporie et isoprothallie), feuilles en même temps assimilatrices et
fertiles (productrices de sporanges), séparation dans le temps et dans l’espace des phases haploïdes
et diploïdes.
- Cycle de développement du Polypodium vulgare (Polypdiaceae)

Figure 68. Cycle de développement du polypode (isosporée).

69
Cours de botanique

Figure 69. Cycle de développement du polypode (homosporé)

- Cycle de développement d'une sélaginelle (Sallaginella denticulata, Sallaginellaceae)

Figure 70. Cycle de développement hétérosporé d'une sélaginelle (Sallaginella denticulata)

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Cours de botanique

- Cycle de développement d'une prêle (Equisetum arvense, Equisetaceae)

Figure 71. Cycle complet de reproduction de la prêle des champs.

71
Cours de botanique

5) Systématique des Ptéridophytes


Actuellement, l’embranchement des ptéridophytes est formé par quatre sous embranchements
distincts :
 1) Sous-embrachement des Psilophyta  3) Sous-embrachement Sphenophyta
 2) Sous-embrachement Lycophyta  4) Sous-embrachement Filicophyta
Règne végétal

Cryptogames Phanérogames

A-Vasculaires Vasculaires

Thallophytes Bryophytes Ptéridophytes

Sous-embranchement Psilophyta Lycophyta Sphenophyta Filicophyta

Sphenophyliopsi
Psilophytopsida

Psilophytopsida
Calamopsida
Ligulopsida
Eligopsida
Psilopsida

Psilopsida
Classes

Figure 72. Systématique des Ptéridophytes


Tableau 6. Classification des Ptéridophytes
Classes Ordres Familles Espèces
Psilotopsida Psilotales Psilotaceae Psiltum nudum
Psilophytopsida Psilophytales Hyenia
Rhyniales Rhyniaceae Rhynia
Lycopsida (Eligulopsida) Lycopodiales Lycopodiaceae (isosporées) Lycopodium clavatum
Ligulopsida Sellaginellales Sellaginellaceae (hétérosporées) Sallaginella denticulata
Lepidocarpon
Lepidodendrales Lepidodendron
Sigillaria
Sphenophyliopsida Equisetales Equisetaceae Equisetum arvense
Calamopsida Calmitales Calamites
Sphenophyllales
Primofilicopsida
Eusporangiopsida Ophioglossales Ophioglossaceae Ophioglossum vulgatum
Botrychis lunaris
Protoleptosporangiopsida
Leptosporangiopsida Marsileales Marsileaceae Marsilea quadrifolia
Saliviniales Saliviniaceae Axolla
Azollacées
Polypodiales Polypodiaceae Polypodium vulgaris
(Filicales) Dryopteris flix-mas
Adianthum capillus veneris
Asplenium trichmanes
Asplenium ceterah
Marratiales Marattiacées Angiopteris
Osmundales Osmundacées Osmunda regalis
Hymenophyllales Hymenophyllacées
Gleichniales Gleichniacées
Pteridaceae Pteris aquilinum
Pteridium

72
Cours de botanique

73
Cours de botanique

DEUXIEME
PARTIE : PHANEROGAMES

Le terme Phanérogames, (du grec, phaneros= visible et gamos= mariage) désigne


l’ensemble des spermaphytes qui sont aussi appelés plantes à fleurs.
Les Phanérogames (Spermaphytes, plantes à graines, ou plantes à fleurs), ont leurs organes
reproducteurs visibles, groupés aux extrémités de certains rameaux du sporophyte. D’autre part,
elles ont la capacité de former des graines d’où le nom de Spermaphytes qu’on leur donne aussi.
Chez les Phanérogames, les microsporophylles sont appelées étamines et les
mégasporophylles, carpelles. Elles sont incorporées dans un ensemble reproducteur contracté
comportant des pièces stériles souvent très apparentes, la fleur. Les étamines produisent les
microspores ou grains de pollen dont le contenu correspond au gamétophyte très réduit. Les
mégaspores ne sont plus émises à l’extérieur ; elles restent inclues dans le mégasporange modifié en
ovule, lui-même solidaire du carpelle. Le prothalle se développe à l’intérieur même de l’ovule,
dans un tissu de type parenchymateux, le nucelle. C’est là qu’il produira les gamètes femelles ou
oosphères à la rencontre desquelles devront venir les gamètes mâles.
Les phanérogames sont des plantes ovipares par se qu’ils sont morphologiquement
séparées, c’est-à-dire que les ovules prennent l’aspect et le volume de graine avant que la
fécondation ait eu lieu et que l’embryogenèse se produit seulement quand les ovules se sont
détachés de la plante mère.
Les Phanérogames se divisent en trois sous-embranchements, les Préphanérogames, les
Gymnospermes et les Angiospermes.
Préphanérogames ou Ptéridospermes
(Fougères à graines)

Ginkgopsida Cycadopsida
Trachéophytes

Phanérogames
Cormophytes

Gymnospermes
(Plantes à ovules)

Pinopsida Gnetopsida

Angiospermes
(Plantes à fleurs)

Liliopsida Magnoliopsida

Figure 73. Position systématique des Phanérogames

73
Cours de botanique

6 PREPHANEROGAMES

Les Préphanérogames ou préspermaphytes sont un groupe qui constitua, avec les


ptéridophytes, l'un des éléments essentiels de la flore de l'aire primaire.
Ils sont apparus vers le Dévonien supérieur, il y a 400 millions d'années et auraient atteint
leur apogée à l'Antracolithique il y a 300 millions d'années, puis déclinèrent il y a 200 millions
d'années et disparurent au Crétacé. Depuis, ce groupe a décliné pour faire place aux spermaphytes.
Il ne reste aujourd'hui qu'une centaine d'espèces, véritables "fossiles vivants" qui, avec les
échantillons reconstitués par les paléobotanistes, permettent d'étudier l'organisation de ce groupe.
Les Préphanérogames font partie de la lignée végétale, c'est-à-dire d'un ensemble
d'organismes autotrophes et phototrophes.
1. Importance des préphanérogames du point de vue évolutif
Le Préphanérogames (Préspermaphytes, Fougères à graines, Gymnospermes primitives,
Gymnospermes archaïques) est un groupe intermédiaire entre les Ptéridophytes et les
Spermaphytes. Durant longtemps, ont été considérés comme gymnosperme.
Ces végétaux, qui occupèrent une place importante dans la flore du passé, surtout au
paléozoïque, sont actuellement presque tous disparus. A l’heure actuel, ce groupe est représenté par
quelques pantes reliques, le Ginkgo, les Cycas leurs alliées.
Les Préphanérogames n'ont pas encore acquis de position précise dans la systématique et
semblent être un taxon paraphylétique. Certaines semblent être affiliées aux gymnospermes,
d'autres ont été proposés comme des ancêtres possibles des angiospermes.
Dans la classification botanique, les Préphanérogames constituent un ensemble ayant la
valeur d’un embranchement. Ces végétaux ont été longtemps considérés comme des
gymnospermes, c’est-à-dire comme des plantes à graines, à cause de l’ovule, très grand, parfois
énorme (de 10 à 12 cm), simulant une graine, avec laquelle il a pu être confondu.
Les Préphanérogames dériveraient du groupe de ptéridophytes appelées psilophytinées. La
grande caractéristique évolutive de ce groupe concerne la miniaturisation des gamétophytes et leur
intégration dans des structures protectrices. Cela assure une meilleure adaptation au milieu terrestre.
Ce mouvement évolutif avait été amorcé par les ptéridophytes hétérosporés et hétéroprothallés du
type des selaginelles. Il conduit à la formation de structures reproductrices particulières : l'ovule, les
étamines et les grains de pollens.
Les Préphanérogames, cependant, ne sont pas très éloignées des Phanérogames, ainsi qu'en
témoignent l'ovule et la structure anatomique. Pour toutes ces raisons, nous estimons qu'il y a lieu
de considérer les Ptéridospermes et les Cordaïtales comme un groupe systématique autonome,
distinct des Phanérogames et des Cryptogames vasculaires et ayant même rang que ceux-ci : on
pourrait appeler ces végétaux Préphanérogames.
Plusieurs botanistes soulignent la séparation physiologique, ou même réelle, de l’ovule avant
la fécondation et la présence de gamètes mâles ciliés, mobiles, pour considérer que les
préphanérogames sont réellement ovipares, alors que gymnospermes et angiospermes, regroupées
sous le nom de phanérogames, seraient l’équivalent des vivipares.
74
Cours de botanique

Pour d’autres auteurs, le terme de préphanérogames, proposé pour désigner les premiers
stades d’évolution chez les gymnospermes, ne représenterait qu’un palier évolutif horizontal à
travers des phylums verticaux; ces auteurs continuent à en faire une classe de l’embranchement des
gymnospermes, appelée classe des Natrices à cause de leurs gamètes mâles nageurs, ce qui la
distingue de la classe des vectrices, chez lesquelles la fécondation est réalisée par l’intermédiaire
d’un tube pollinique conduisant les noyaux spermatiques à l’oosphère, après transport du pollen par
le vent: c’est l’opposition fondamentale entre la fécondation aquatique, qui rappelle les
thallophytes, et la fécondation par véhicule aérien.
Les caractères distinctifs des Préphanérogames par rapport aux ptéridophytes sont
essentiellement:
- importante étape évolutive de la sexualité végétale
- un nouvel organe de dissémination, constituant l'appareil reproducteur femelle : l'ovule.
- Mode de fécondation
- Appareil floral archaïque.
- Production des prégraines : des ovules chargés de réserves avant la fécondation.
- Présence d’ovules qui n’évoluent pas en graines.
- un ovule fécondé est identique à un ovule vierge
2. Caractères morphologiques des Préphanérogames
2.1. Appareil végétatif
Les Préphanérogames regroupent des plantes dont l'appareil végétatif ressemble à celui des
fougères arborescentes avec des frondes.
Les Préphanérogames possèdent :
- Un port de fougères (feuilles très développées) ;
- la présence de vaisseaux (trachéides) ;
- des espèces dioïques (pied mâles et femelles séparées)
- La ramification de leur appareil végétatif est souvent dichotomique.
L’appareil végétatif présente également de nombreux traits primitifs; diécie, dichotomie des
nervures de la feuille de Ginkgo, port de fougère chez les Cycadales, enroulement en crosse des
folioles de Cycas, présence de vaisseaux à ponctuations scalariformes…
Chez les cycadales, leurs ports sont intermédiaires entre celui des fougères arborescentes et
des palmiers (2n), tronc épais, terminé par une rosette de feuille de grande taille, à gros ovules. Les
ovules fécondés sont riches en Amidon .Les feuilles sporangifères parfois très proches des feuilles
végétatives.

75
Cours de botanique

Cycas Ginkgo

Figure 74. Aspect morphologique des espèces préphanérogames (Cycas et Ginkgo)

2.2. Appareil reproducteur


- Appareil reproducteur femelle : l'ovule
L’appareil reproducteur femelle est constitué par des feuilles morphologiquement
semblables aux feuilles végétatives mais légèrement plus petites et de couleur brunâtre. Elles
portent à leur base deux rangées d’ovules de grosseur variable.
L'une des grandes caractéristiques des préspermaphytes par rapport aux ptéridophytes est de
posséder un nouvel organe de dissémination, constituant l'appareil reproducteur femelle : l'ovule.
La tendance à la protection accrue du gamétophyte femelle dans des structures spécialisées
est à l'origine d'une tendance évolutive qui conduira aux spermaphytes. Les ovules chez le Ginkgo
se développent par paires, dont l'un des deux avorte, à l'extrémité d'un pédoncule pour constituer ce
que l'on peut déjà appeler une fleur femelle.
Chez les cycadales, les appareils reproducteurs sont ces cônes pendants, portés par des
individus différents car les cycas sont dioïques. Le cône mâle est constitué par un ensemble de
petites feuilles modifiées et emboîtées. Elles portent sur leur face inférieure de très nombreux
sporanges contenant des spores provenant de la transformation d’une cellule ayant subi la méiose et
s’étant ensuite plusieurs fois divisée. Ces spores disséminées sont des grains de pollen et
représentent le gamétophyte mâle, ou prothalle mâle. Tout naturellement et par ressemblance avec
les organes mâles des plantes à fleurs, les feuilles modifiées seront appelées étamines et les
sporanges, sacs polliniques.
- Appareil reproducteur mâle : étamines et grains de pollen
Comme dans le cas de l'appareil reproducteur femelle, l'appareil reproducteur mâle a subi
des transformations conduisant à la formation de fleurs mâles uniquement composées d'étamines.
Les étamines sont constituées d'un fin pédicelle ou filet à l'extrémité duquel on trouve deux sacs
polliniques. L'origine phylogénétique du filet est la microsporophylle des ptéridophytes
hétérosporés alors que chaque sac pollinique dérive du microsporange.

76
Cours de botanique

A l'intérieur des sacs polliniques se forment par méiose des microspores. Celles-ci ne sont
pas disséminées, mais à l'intérieur de l'épaisse paroi des microspores se développent par mitoses
successives le microprothalle ou gamétophyte mâle, réduit à quatre cellules, appelé grain de pollen.
Ce sont ces grains de pollen, ou anthérozoïdes ciliés, qui seront disséminés et qui, au contact de
l'ovule, libéreront les deux gamètes mâles dans la chambre pollinique de l'ovule.

Figure 75. Cycle d’évolution des organes de reproduction chez les Préphanérogames.

3. Reproduction des Préphanérogames


Comme chez les ptéridophytes, le cycle de reproduction des préspermaphytes est
typiquement diplo-haplophasique avec une génération gamétophytique très réduite qui se développe
sur le sporophyte alors qu'elle était toujours indépendante chez les ptéridophytes. Seul le
gamétophyte mâle (grain de pollen) est libéré alors que le gamétophyte femelle (endosperme) reste
inclus à l'intérieur de l'ovule.
Chez les préphanérogames la fécondation s’effectue suivant deux types différents :
- La fécondation zoïdogame : dans ce type de fécondation, les gamètes mâles, des anthérozoïdes
ciliés, parviennent au contact des archégones en nageant à travers une chambre pollinique remplie
d’eau qui surmonte l’ovule.
- La fécondation siphonogame.
Comme chez les ptéridophytes, la fécondation se réalise en milieu liquide (les anthérozoïdes
sont ciliés mais ne nagent pas, ils descendent par gravité): toutefois l’eau nécessaire au déplacement
des anthérozoïdes n’est plus fournie par le milieu mais par la liquéfaction de la partie supérieure du
nucelle qui surmonte les archégones. La fusion des gamètes peut durer plusieurs mois.
La fécondation des Préspermatophytes fait encore intervenir des spermatozoïdes avec
flagelles locomoteurs. Ils nagent vers l’oosphère dans une poche de liquide creusée à l’intérieur de
l’ovule. L’appareil locomoteur du gamète n’est plus différencié et libère complètement la
fécondation du milieu aquatique.

77
Cours de botanique

Cycle de développement des Préphanérogames


Le cycle est donc constitué de deux générations successives différentes. Il est haplo-
diplophasique, digénétique à dominance sporophytique.
Par rapport aux Ptéridophytes, des différences apparaissent.
1. On parle dorénavant d’ovule comme organe de reproduction femelle. Ce terme regroupe à la fois
des tissus du sporophyte (diploïde) et du gamétophyte femelle (haploïde). Il est nu.
2. Le gamétophyte femelle, issu d’une seule cellule de la méiose, devient parasite du sporophyte. Il
diminue de taille et est constitué d’un tissu, l’endosperme et de une ou deux archégones.
3. Le nucelle peut être considéré comme le sporange femelle. Il est lui-même protégé par des tissus
spécifiques : les téguments.
4. Les grains de pollen constituent le prothalle, ou gamétophyte mâle. Ils sont disséminés
maintenant en milieu aérien. Ces grains de pollen sont formés à partir de cellules issues de la
méiose dans des sporanges mâles : les sacs polliniques, portés par des étamines.
5. Les gamètes mâles sont toujours des spermatozoïdes et la fécondation peut encore être considérée
comme aquatique dans la chambre pollinique.
6. L’embryon se développe grâce aux réserves accumulées dans l’endosperme avant la fécondation.
7. C’est l’ovule qui est disséminé et non une graine.

- Cas du Cycas :

Figure 76. Cycle de développement du Cycas

78
Cours de botanique

- Cas de du Ginkgo :

Figure 77. Cycle de développement du Ginkgo biloba (Ginkgoaceae).

5.1.3. Systématique des Préphanérogames


En 1949, Emberger a classé les Préphanérogames et leur alliées comme suit :

Figure 78. Systématique des Préphanérogames


Exemples des espèces des Préphanérogames
- Cycas revoluta Cycadaceae Cycadales
- Bowenia serrulata Stangeriaceae Cycadales
- Zamia obliqua Zamiaceae Cycadales
- Ginkgo biloba Ginkgoaceae Ginkgoales

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Cours de botanique

80
Cours de botanique

7 SPERMAPHYTES

Les Spermaphytes ou Spermatophytes (du grec : sperma (semences ou graines) et phyton


(plantes) sont les dernières à être apparues sur terre. Elles sont apparues peu après l'embranchement
précédent à la fin du Carbonifère. Jusqu'au crétacé on ne rencontre que des gymnospermes, c'est à
dire essentiellement des conifères. Les "vraies" fleurs, formées de pétales et hautes en couleur,
n'apparaissent qu'avec le sous embranchement des angiospermes au crétacé.
Les Spermatophytes actuels sont représentées par 250 000 à 300 000 espèces, dont une très
grande majorité représentée par les Angiospermes (plantes à fleurs) et le reste est représenté par les
Gymnospermes (environ 1 000 espèces actuelles).

Caractères généraux des Spermaphytes (en latin Spermatophyta),


Les Spermaphytes (en latin Spermatophyta) sont :
- des plantes à graines ;
- des plantes à ovules ;
- des phanérogames, parce qu'elles ont une sexualité visible;
- les plantes terrestres (Embryophytes) qui possèdent des ovules se transformant en graines après
fécondation ;
- des plantes à fleurs ;
- des cormophytes : des végétaux qui possèdent des tiges, des feuilles, des racines et un appareil
conducteur ;
- des trachéophytes, monophylétiques (apparition unique de l’ovule = spermatophytes (plantes à
ovule). L’ovule est un organe maternel à la fois diploïde et haploïde. Il renferme le gamétophyte
réduit haploïde qui produire le gamète femelle l’oosphère. L’ensemble reste dépendant du
saprophyes (endoprothallie complète).
- Végétaux les plus perfectionnés et les plus adaptés à la vie terrestre;
- L’élément de dissémination et de conservation de l’espèce, chez les spermaphytes, est un
sporophyte (diploïde) appelé graine. La plante feuillée est un sporophyte qui développe des organes
sexuels. Les gamètes mâles, porté par des grains de pollen, se fixent sur le stigmate et arrivent aux
gamètes femelles qui restent toujours fixées aux sporophytes. Ainsi, la fécondation a lieu sur le
sporophyte pour donner un zygote diploïde qui se développe et donne une graine qui va assurer la
dissémination et la conservation de l’espèce. Chez les spermaphytes, le stade gamétophyte
(haploïde) est très réduit et vit toujours en parasite sur le sporophyte. La fécondation chez les
spermaphytes ne se fait pas dans l’eau comme chez les autres végétaux.
Les spermaphytes comprennent deux grands sous embranchements:
- les Gymnospermes : (Pinopsida, Gnetopsida) ;
- les Angiospermes : (Monocots = Liliopsida et Eudicots = Magnoliopsida) plantes les plus
récemment apparues sur terre, connaissent aujourd'hui leur apogée. Ce sous embranchements
regroupe des espèces végétales, herbacées ou arborescentes et adaptées à pratiquement tous les
biotopes de notre planète.

80
Cours de botanique

8 GYMNOSPERMES

Les Gymnospermes (du grec gumnos, nu et sperma, graine) ont des ovules nus, portés par
une écaille plane dite ovulifère ou séminale; les grains de pollen, véhiculés par le vent, atteignent le
micropyle et germent au sommet du nucelle. Dans la graine, le tissu de réserve est représenté par le
prothalle femelle ou endosperme, formé avant la fécondation.
-Les Gymnospermes sont des Embryophytes.
-Ils appartiennent également au groupe des Trachéophytes, et en partagent donc les
synapomorphies, telle que la présence d’un système conducteur de sève brute lignifié.
-Les Gymnospermes sont Spermatophytes. Les synapomorphies sont :
-présence d’un ovule ;
-présence d’un cambium bifacial.
Cet sous embranchement correspond à un ensemble de plantes ligneuses dont le port
pyramidal est caractéristique. Leurs tissus renferment des canaux sécréteurs à oléorésines.

1. Caractères morphologiques, anatomiques


Les Gymnospermes ou fougères arborescentes, groupe le plus primitif, sont apparues dès
la fin de l’ère primaire ; elles ont constitué la flore terrestre dominante de l’ère secondaire, avant
d’être supplantées par les Angiospermes. Les Gymnospermes actuelles typiques sont
essentiellement représentées par les Conifères (5 000 espèces environ). Leur cycle de vie est
caractérisé par une phase végétative plus longue que la phase reproductive.
Les gymnospermes constituent le reliquat d'un ensemble autrefois très important qui, à son
apogée au Jurassique (environ 150 millions d'années), comptait quelque 20.000 espèces. Ils sont des
spermaphytes en régression, ils ne sont représentes à l’heure actuelle que environ 700 espèces.
1.1. Caractères morphologiques
a) Appareil végétatif :
- Les Gymnospermes sont toutes ligneuses (arbres, arbustes), c'est-à-dire qu’il a une tige rigide
formée de bois : aucune espèce n’est herbacée
- Ce sont très souvent un arbre de grande taille, moins souvent un arbuste ou un arbrisseau.
- ils ont à cycle de développement s’étalant sur plusieurs années. Leur longévité peut être élevée; le
Pin longue vie (Pinus longaeva) vit plus de 4 000 ans.
- Ils sont presque toujours une croissance monopodiale orthotrope, c'est-à-dire qu’il présente un
tronc unique et droit ;
-Ils ont un port pyramidal ou conique, du fait d’une très forte dominance apicale. Ses branches sont
souvent disposées en couronnes ou pseudo-verticilles.
- Les feuilles sont petites, soit en forme d’aiguille (pins, mélèzes, cèdres), soit en forme d’écailles
(cyprès, thuyas). Ces feuilles sont soit alternes, opposées ou verticillées
- Leur Cycle de vie lente
- Dans la majorité des cas, les feuilles sont persistantes, c’est pourquoi les arbres sont toujours verts.

81
Cours de botanique

- Ce sont des plantes xérophytiques (résistantes à la sécheresse des montagnes, cuticule rares
épaisse, stomates peu nombreux cachés dans les cryptes, surface foliaire très réduite)
- Il ne rejette en général pas de souche après une coupe.
- Enfin, ils sécrètent de la résine. Leur bois est homoxylé; ils possèdent, en général, un appareil
sécréteur (canaux à résines) qui leur donne une odeur caractéristique justifiant l’appellation de
Résineux par laquelle les forestiers les désigne.

Figure 79. Les feuilles des Gymnospermes

b) Appareil reproducteur :
- Ils sont généralement monoïques (pins, sapins) à l’exception de certaines espèces qui sont
dioïques (ifs). Ils ont une croissance indéfinie du bourgeon terminal ses organes sexuelles sont
groupés en cônes unisexuée soit mâles, soit femelles qui sont portés par le même pied
- Ils portent des cônes ligneux (cône, strobile, galbules) à l’âge adulte (d’où le nom de conifères).
-Leurs ovules nus (avec une certaine tendance à l'angiospermie) ;
- Tous les Conifères ont des « fleurs » généralement unisexuées ;
- Un sac embryonnaire (gamétophyte femelle) pluricellulaire (7 cellules, le plus souvent, chez les
Angiospermes y compris le gamète) ;
- Un gamétophyte mâle pluricellulaire (3 cellules chez les Angiospermes, y compris 2 gamètes) ;
- la pollinisation (phénomène nouveau dans l'évolution des plantes qui désigne la rencontre du grain
de pollen et de la structure femelle) qui se fait toujours directement sur l'ovule par l'intermédiaire
d'une goutte de pollinisation située dans le micropyle (la goutte micropylaire) et la germination du
pollen qui s'effectue sur le nucelle (alors que chez les Angiospermes, pollinisation et germination du
pollen s'effectuent sur le stigmate de la fleur) ;
-une surface adaptée de l'enveloppe qui entoure les ovules ;
- une fécondation simple le plus souvent alors qu'elle est double chez les Angiospermes ;

82
Cours de botanique

- un tissu de réserve haploïde (triploïde chez les Angiospermes) dans la graine ;


-des processus de croissance secondaire confèrent, le plus souvent une forme d'arbre ou d'arbrisseau
ligneux au sporophyte des Gymnospermes mais habituellement, le xylème est composé de
trachéides et ne différencie pas de vaisseaux.
- Les épis sporongifères constituent des cônes
- Les organes sexuels mâles sont représentés par des feuilles sporongifères (écailles) ou étamines
portent des microsporonges (sacs polliniques) contenant des microspores (graines de pollen)
- Les organes sexuels femelles (les ovules), parfois d’origine caulinaire (issu de la tige), sont nus ;
ils peuvent être situés sur la face dorsale des écailles dont l’ensemble forme en cône femelle. Ces
écailles, qui ont la même valeur que le carpelle d’angiospermes, ne se renferment jamais
complètement pour former une cavité close protégeant les ovules.
- Les ovules sont toujours unitégumentés et orthotropes.
- La fécondation s’effectue par siphonogame. Ce type de fécondation se rencontre chez les
Gymnospermes les plus évoluées et chez l’ensemble des Angiospermes. Le grain de pollen émet
des gamètes mâles non ciliés qui sont conduit aux archégones à travers un tube pollinique.
- La position de l’ovule chez les Gymnospermes est très variable ; lorsque l’ovule est complètement
nu, surtout chez les Gymnospermes les plus primitives, on parle de gymnospermie absolue.

Figure 80. Les différents type de cônes chez les gymnospermes

1.2. Les caractères anatomiques des Gymnospermes


- Présence de formations secondaires libéro-ligneuses et subéro-phello-dermiques ;
- Bois secondaire homogène, formé uniquement de trachéides à ponctuations aréolées ;
- Appareil sécréteur constitué le plus souvent par des canaux à oléo- résine ;
- Le Mésophylle est homogène et plissé : dans la coupe transversale des feuilles en « aiguilles »,
caractéristiques de très nombreuses Gymnospermes.

83
Cours de botanique

- Formation primaires criblo-vasculaires, comme chez les Eudicots, à xylème centrifuge et phloème
centripète ;
- Dans le bois du Pin, un même type cellulaire (les trachéides) assure à la fois les fonctions de
conduction de sève brute et de soutien : on le qualifie de bois homoxylé.
- xylème secondaire homogène (homoxylé) et formé seulement de trachéides à ponctuations
aréolées (fibres).
- existence d’un appareil sécréteur à résine chez les conifères ;
- Les rayons ligneux (ou parenchyme horizontal), visibles souvent à l'œil nu, se distinguent par leur
disposition radiale, leur minceur et leur couleur claire. Ils ont une longueur (sens radial), une
hauteur (sens vertical) et une épaisseur (sens tangentiel) limitées, mais caractéristiques pour chaque
espèce. Ils croisent les éléments verticaux (parenchyme vertical, fibres et éléments conducteurs).

Pin (Pinus sylvestris) Mélèze (Larix decidua)


[ B.P : Bois de printemps ; B.A : Bois d’Automne ; R.M : Rayon Médullaire ; pa : ponctuation aréolée; Tr : trachéides ; R : Rayon
Médullaire ]
Figure 81. Anatomie du bois homoxylé des conifères.

2. Reproduction des Gymnospermes


La reproduction des Gymnospermes est sexuée : les organes reproducteurs du Pin sont des
cônes mâles et des cônes femelles.
Les Gymnospermes sont des plantes à graines dont l’ovule est à nu, et est porté par des
pièces foliaires groupées sur un rameau fertile.
La flore actuelle de ces spermaphytes est principalement représentée par les conifères qui
sont des espèces dioïques ou monoïques mais leurs fleurs sont toujours unisexuées.
Chez les espèces dioïques, les sexes sont séparés alors que chez les espèces monoïques, les
structures reproductrices males et femelle sont portées par un même pied.
- Les fleurs mâles forment des petits cônes constitués d’étamines portant 2 à 20 sacs polliniques sur
leur face inférieure, libérant une grande quantité de pollen.
- Les fleurs femelles sont groupées en cônes constituées par des carpelles ou écailles portant 1 à 3
ovules nus sur la face supérieure et doublés par une bractée.

84
Cours de botanique

La pollinisation se fait toujours par le vent et la fécondation par siphonogamie. Il n’y a pas
de double fécondation et donc pas d’œuf albumen ; c’est le prothalle haploïde ou endosperme qui se
charge de réserves.
Les processus de reproduction (fécondation, embryogénèse) sont de longue durée, de sorte
qu’il y a souvent, par exemple chez les pins, plusieurs générations de cônes femelles visibles sur les
mêmes branches.
Les écailles, d’abord petites et écartées, laissent arriver librement le pollen ; puis, elles
grandissent et se referment en protégeant les ovules qui se transforment en graines. En général, les
cônes se lignifient (pins, épicéas, cyprès) et s’ouvrent finalement par dessiccation en laissant
échapper leurs graines. Exceptionnellement, ils deviennent charnus (« baies » de genévriers). Les ifs
forment un repli rouge et charnu autour de l’ovule fécondé (arille) ; il n’y a pas de cône.

Cas des Pinophytes (= Conifères ou Résineux)


Les pins comme les autres conifères, sapins, épicéas, mélèzes, cèdres mais aussi ifs et
genévriers sont des arbres pouvant atteindre une grande taille. Les feuilles sont des aiguilles et chez
le pin sylvestre elles sont disposées par deux. Ce sont des arbres monoïques, portant à la fois des
cônes mâles et femelles.
Ce sont essentiellement les cônes femelles que l’on aperçoit en premier sur l’arbre.
Leurs organes sexuels sont groupés en cônes unisexués, soit mâles, soit femelles,
généralement portés par un même pied (espèce monoïque, du grec mono, un seul et oïka, habitat).
Ces cônes, en particulier le cône femelle, ont un aspect caractéristique d’où le nom de Conifères (du
latin conus, cône et fero, je porte).

Figure 82. Les cônes femelles sur une branche de pin à la fin du printemps.

A - Appareil reproducteur mâle et production des grains de pollen (ex pin d’Alep).
Les fleurs males se composent d’un grand nombre de petites feuilles minces insérées autour
d’un petit axe formant dans leur ensemble un petit cône. Chacune de ces feuilles et qui constitue
une étamine porte à sa face inférieure deux petits microsporanges remplis de microspores. À
maturité chaque microsporange ou sac pollinique s’ouvre par une fente et laisse échapper dans l’air
ses microspores ou grains de pollen.
85
Cours de botanique

Le cône mâle est constitué d’un certain nombre d’écailles organisées autour d’un axe.
Chaque écaille porte sur sa face inferieur deux microsporanges qui contiennent les grains de pollen.
Chaque écaille peut être considérée comme une étamine. Le cône tout entier est donc une fleur mâle
monosexuée.
Au niveau des microsporanges les cellules mères (2n) subissent la méiose qui donne des
cellules haploïdes (n) ; sorte de « spores ». Chaque cellule haploïde subit une mitose pour donner un
grain de pollen constitué de deux cellules, une cellule végétative et une cellule gamétogène. Le
grain de pollen porte deux ballonnets qui facilite la dissémination par le vent.

Figure 83. Cône male et femelle du Pin

B - Appareil reproducteur femelle


B1) Structure générale du cône femelle :
Le cône femelle est constitué de plusieurs écailles. Chaque écaille porte sur sa face
supérieure deux ovules. On parle d’écaille ovulifère qui peut être considérée comme un carpelle.
Ainsi le cône tout entier est une fleur femelle monosexuée. Le cône femelle a besoin d’environ 4
ans pour devenir mature et ainsi libérer les graines.

Figure 84. Coupe longitudinale d’un cône femelle


B2) Structure de l’ovule :
Chaque ovule est entouré de téguments et renferme un tissu dit nucelle ; en plus de
l’endosperme qui représente le gamétophyte femelle. L’endosperme porte 2 à 3 archégones. Les
téguments laissent une ouverture qui s’appelle micropyle.

86
Cours de botanique

Figure 85. Coupe longitudinale d’un ovule mature


B3) La fécondation
Le tube pollinique pénètre dans le col de l'archégone et déverse sont contenu dans
l'oosphère. Un des gamètes féconde l'oosphère. A aucun moment il n'a fait preuve de motilité.
L'autre gamète, la cellule végétative et la cellule socle dégénèrent.

Figure 86. Fécondation chez le Pin

B4) Formation de l’endosperme.


Au cours de la première année une cellule diploïde (2n) au sein de l’ovule subit une méiose
et donne 4 cellules haploïdes dont 3 dégénèrent. La cellule restante se développe par mitose et
donne l’endosperme. Le développement de l’endosperme s’arrête pour reprendre durant la
deuxième année. Ainsi apparaissent 2 à 3 archégones dont chacun contient une oosphère (gamète
♀).

87
Cours de botanique

Figure 87. Formation de l’endosperme.

De tous les zygotes formés, un seul se développe par ovule; les autres dépérissent et
disparaissent. L'embryon croît par division en se nourrissant du gamétophyte femelle ou
mégagamétophyte, réserve appelée endosperme.
Les ovules sont nus sur l'écaille ovulifère, directement accessibles au pollen. Il n'y a pas de
chambre pollinique comme chez l'ovule des préspermaphytes. L’ovule est toujours entouré par un
seul tégument protecteur. Ce tégument renferme le nucelle ou macrosporange dans lequel se
forment après méiose quatre macrospores. Trois dégénèrent, la macrospore restante se développe au
sein du nucelle par mitose pour donner le gamétophyte femelle ou "endosperme".
L’endosperme, bien que réduit à quelques centaines de cellules possède encore deux archégones qui
se différencient au pôle apical ou pôle micropylaire. Une seule oosphère par ovule sera fécondée.

C – De la pollinisation à la germination de la graine.


Emportés par le vent, quelques grains de pollen finissent par arriver, via le micropyle de
l'ovule, à la surface du nucelle. C’est la pollinisation. A ce moment, chaque grain de pollen germe et
émet un tube pollinique qui pénètre à travers le nucelle jusqu'à une oosphère. Ce tube pollinique
transporte deux noyaux végétatifs et, à son extrémité, deux gamètes mâles ou anthérozoïdes au
cytoplasme très réduit. Les deux gamètes mâles sont produits par une mitose que subit la cellule
reproductrice.
Plusieurs tubes polliniques issus de plusieurs grains de pollen et nourris par le nucelle
peuvent se côtoyer. Lorsqu'un tube pollinique atteint une oosphère, son extrémité s'ouvre et des
deux anthérozoïdes libérés, l'un féconde le gamète femelle qui devient un zygote et l'autre se
dégénère.
Les premières futures feuilles apparaissent sous forme des cotylédons qui puisent leurs
réserves dans l'endosperme. Le tégument de l'ovule entoure désormais la graine.
La graine, attachée à une fine aile facilitant sa dispersion par le vent, est donc faite d'une
plantule diploïde (2n) provenant de la fécondation, de l'endosperme haploïde car représentant le
gamétophyte ♀ (n), et du nucelle et du tégument diploïde du sporophyte parental (2n).
L’écartement des écailles des cônes femelles libère les graines dont la dissémination par le
vent est favorisée par une aile.
La germination de la graine donne naissance à une nouvelle plante feuillée (Sporophyte).

88
Cours de botanique

Figure 88. Coupe longitudinale d’une graine de Pin


Cycle de développement des Gymnospermes
L’organisation et le cycle de développement des Gymnospermes sont étudiés à travers
l’exemple du Pin d’Alep (Pinus halepensis). Car, cet arbre est largement répandu et reboisé dans
l’Algérie).
Le cycle des Gymnospermes présente :
- une génération sporophytique diploïde pérenne, la plante feuillée (arbre)
- une génération gamétophytique haploïde éphémère, représentée par le grain de pollen,
gamétophyte mâle, et l’endosperme, gamétophyte femelle.
C’est donc, un cycle digénétique haplodiplophasique hétéromorphe.
Les cycles de développement des Gymnospermes sont peu différents ; les principales
variations concernent la durée des différentes étapes du processus de reproduction et donc les
moments où se produisent certains événements caractéristiques de ce processus.
L'exemple du pin, genre provenant du groupe principal (les conifères) des Gymnospermes,
illustrera le cycle de reproduction des Gymnospermes.

Figure 89. Cycle de développement du Pin d’Alep (Pinus halepensis).


89
Cours de botanique

Comme chez le cycas, dans le cycle de développement des Gymnospermes on retrouve :


1. L’ovule comme organe de reproduction femelle, il est toujours nu sur sa feuille.
2. Le gamétophyte femelle, issu d’une seule cellule de la méiose, qui est parasite du sporophyte.
3. Le nucelle qui peut être considéré comme le sporange femelle. Il est lui-même protégé par des
tissus spécifiques : les téguments.
4. Le grain de pollen constitue le prothalle, ou gamétophyte mâle. Il est disséminé en milieu aérien.
Mais des caractéristiques nouvelles apparaissent :
1.- Les gamétophytes se réduisent : six cellules pour le grain de pollen de pin, un endosperme
cénocytique et quelques archégones pour le gamétophyte femelle
2.- Les gamètes mâles ne sont plus ciliés, ils sont incapables de se mouvoir par eux mêmes.
3. La fécondation s’affranchit du milieu hydrique pour se réaliser. C’est une siphonogamie.
4. Les téguments de l’ovule, après fécondation, se durcissent protégeant ainsi la plantule.
5. Pendant le développement de l’embryon, les cellules de l’endosperme et celles des cotylédons
accumulent des réserves, qui seront utilisées au moment de la germination.
6. La plantule se déshydrate et entre en vie ralentie en attendant des conditions favorables de
germination.
C’est une graine qui est disséminée.

3. Systématique des Gymnospermes


Les gymnospermes sont subdivisées en deux grandes classes:
1. Classe des Pinopsida (Vectrices, Coniférophytes, pinophytes)
2. Classe des Gnetopsida (Saccovulées, Chlamydospermes, Gnetophytes): Ephédras. Gnétums.
Welwitschias.

Pinopsida
Gymnospermes
Spermatophytes
Trachéophytes
Embryophytes

Gnetopsida
Angiospermes

Figure 90. Position des Gymnospermes et leurs principaux groupes dans la phylogénie des
embryophytes

90
Cours de botanique

Tableau 7. Classification des Gymnospermes


Classes Ordres Familles Genres
Pinus
Cedrus
Pinaceae ou Abietaceae
Abies
Picea
Juniperus
Pinales Cupressaceae
Tetraclinis
Pinopsida 7 familles, 50 Cupressus
(Conifères, Vectrices) genres ,550 biota
espèces Sequiadendron
Taxodiaceae
Taxodium
Araucariaceae Araucaria
Podocarpaceae Podocarpus
Cephalotaxaceae Cephalotaxus
Sciadopityaceae Sciadopitys
Taxales Taxaceae Taxus
Gnetopsida Gnetales Ephedraceae Epherdra
(Saccovulées ou Gnetaceae Gnetum
Chlamydospermes) Welwitschiales Welwitschiaceae Welwitschia

Exemples des plantes importantes :


Espèces Nom commun Famille
1 - Pinus halepensis Pin d’Alep Pinaceae
2 - Pinus pinaster Pinaceae
3 - Pinus pinea Pinaceae
4 - Pinus sylvestris Pinaceae
5 - Pinus maritima Pin maritime Pinaceae
6 - Pinus nigra Pin noir Pinaceae
7 - Abies numidica Sapin de Numidie Pinaceae
8 - Abies alba Sapin Pinaceae
9 - Cedrus atlantica Cèdre de l'Atlas Pinaceae
10 - Larix decidua Mélèze Pinaceae
11 - Picea abies Epicéa Pinaceae
12 - Juniperus communis Genévrier commun Cupressaceae
13 - Juniperus oxycedrus Oxycèdre Cupressaceae
14 - Juniperus phoenicea Genévrier rouge Cupressaceae
15 - Juniperus sabina Genévrier Sabine Cupressaceae
16 - Juniperus thurifera Genévrier thurifère Cupressaceae
17 - Cupressus sempervirens Cyprès commun Cupressaceae
18 - Cupressus dupreziana Cyprès du tassili Cupressaceae
19 - Tetraclinis articulta Thuya de barbarie Cupressaceae
20 - Thuya occidentalis Thuya d’Occident Cupressaceae
21 - Araucaria columnea Araucariacées
22 - Sequoia gigantea Taxodiaceae
23 - Taxus baccata If Taxaceae
24 - Ephedra alata Ephedraceae
25 - Ephedra distachya Ephedraceae
26 - Ephedra fragilis Ephedraceae
27 - Welwitschia mirabilis Welwitschiacées

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92
Cours de botanique

9 ANGIOSPERMES

Les Angiospermes ou plantes à ovaires, apparues vers la fin du Jurassique, et sont partout
dominantes depuis le début du Tertiaire. Elles représentent actuellement la grande majorité des
plantes terrestres (200 000 à 250 000 espèces) groupées en 400 à 500 familles et dont la
morphologie – arbres, arbustes, herbes… – est des plus variables.
Les Angiospermes sont des organismes :
-Trachéophytes : les angiospermes sont des plantes vasculaires, pourvus de vaisseaux conducteurs.
- Phanérogames : pourvues des organes de reproduction visibles, qui possèdent une graine
enfermée dans un fruit
- Végétaux Chlorophylliens Autotrophes
- Adaptés à la vie terrestre : Les angiospermes sont colonisé quasiment tous les milieux terrestre,
avec pour certaines un retour au milieu aquatique.
- Cormophytes : Leur appareil végétatif, constitué d’une tige feuillée et de racines, est un cormus.
Celui-ci est très diversifié.
- Embryophytes les plus abondantes, avec probablement bien plus d’espèces que les 250 000
décrites actuellement.
- plantes à fleurs : elles réalisent la reproduction sexuée grâce à des fleurs synapomorphie de ce
groupe, appelé les plantes à fleurs.
-Spermatophytes : Tout comme les gymnospermes, les Angiospermes sont des spermatophytes car
elles possèdent des ovules.
Gymnospermes
Spermatophytes
Trachéophytes
Embryophytes

Cormophytes

Monocotylédones
Angiospermes

Eudicotylédones

Figure 91. Principaux groupes des Angiospermes dans la phylogénie des Embryophytes

92
Cours de botanique

1. Caractères morphologiques et anatomiques des Angiospermes


Les Angiospermes, par rapport aux Gymnospermes, sont fondamentalement définies par
trois caractères :
- les organes reproducteurs se groupent en fleurs bisexuées;
- l’ovaire et le fruit : les écailles ovulifères ou carpelles forment un ovaire entourant complètement
les ovules et, après la fécondation, se transforment en fruit;
- le gamétophyte femelle, situé dans l’ovule et appelé sac embryonnaire, est le siège d’une double
fécondation, l’une, classique, à l’origine de l’embryon, l’autre à l’origine de l’albumen, tissu de
réserve des graines.
- La caractéristique principale des Angiospermes est d’avoir des ovules protégés, situés dans un
ovaire clos.

1.1. Caractères morphologiques des Angiospermes


- Le caractère fondamental des angiospermes est la présence d’un ovaire complètement clos dans
lequel sont enfermés les ovules.
- Le sous-embranchement des angiospermes renferme des végétaux de port très varié (ligneux,
herbacés…)
- Les fleurs, unisexuées ou hermaphrodites, comportent des étamines typiques avec filet, connectif
et anthère. Le gynécée peut être constitué par un ou plusieurs carpelles, libres ou soudés, contenant
un nombre variable d’ovules et surmonté par des styles et des stigmates.

1.2. Caractères anatomiques des Angiospermes


Le métaxylème des angiospermes est formé de vaisseaux parfois dont les parois
transversales sont complètement perforées.
Le bois des Angiospermes contient des vaisseaux, éléments conducteurs, mais aussi des
fibres, cellules spécialisées dans le soutien. On le qualifie ainsi de bois hétéroxylé, par opposition
au bois homoxylé des gymnospermes, où seules les trachéides assurent conduction et soutien.
Les angiospermes comportent des tissus conducteurs par un ou plusieurs faisceaux criblo-
vasculaires.
Les Angiospermes sont des spermatophytes, ils partagent une synapomorphie qui est la présence
d’un cambium bifacial produisant, du côté interne, du bois ou xylème secondaire.

1.3. Caractères Embryologiques


Les Angiospermes se divisent en Monocot et Eudicot. Cette distinction qui repose sur un
caractère embryologique fondamental nombre de cotylédons, s’accompagne souvent d’un ensemble
de traits facilitant leur identification.
On divise les angiospermes en deux classes, sur la base du nombre de cotylédons de
l’embryon et, qui sont les Monocots dont l’embryon ne comporte qu’un seul cotylédon et les
Eudicots avec deux cotylédons par embryon.

93
Cours de botanique

1.4. Comparaison entre les deux classes d’Angiospermes (Monocot et Eudicot)


1.4. 1) Classe des Monocot ou Liliopsida (Monocotylédones)
a) Caractères Embryologiques
- L’embryon ne contient qu’un seul cotylédon
- La formation de l’albumen est de type nucléaire ou intermédiaire
- La graine à albumen persistant;
b) Caractères morphologiques
- Appareil Végétatif
- Feuilles : Les feuilles sont simples allongées et à nervation parallèle. Elles sont souvent isolées,
sessiles, sans stipules, réduites au pétiole et pourvues d’une gaine plus ou moins embrassant.
Le limbe n’est jamais composé en plusieurs folioles indépendantes, il est plus ou moins rabané et
rectinerve. Il est à nervation pennée ou palmée (les feuilles pennées des palmiers) et une base
foliaire souvent élargie en gaine et des stipules.
- Tiges : Les tiges feuillées sont de type essentiellement herbacé car l’évolution simplificatrice a
fait disparaître ce que l’on appelle les formations secondaires qui assurent la rigidité des organes.
Elles ne sont ramifiées qu’au niveau des inflorescences. Les tiges sont trouvées sous formes de
rhizomes (Tige souterraine) ou des bulbes (tige feuillée).
- Racines : Très généralement Fasciculée, la racine principale issue de la radicule, avorte dès la
plantule. Elle est remplacée par de nombreuses racines adventives peu épaisses et peu ramifiées qui
naissent à la base de la tige. L’appareil racinaire est fasciculé : de nombreuses racines adventives,
formé à a base de la tige, sont toutes d’égale importance.

Nervures habituellement parallèles Herbacé parfois sous forme Système racinaire fasciculé
de stipe

Figure 92. Les organes végétatifs de Monocot

b) Appareil reproducteur
- Fleur et Inflorescences: Les fleurs, parfois isolées (ex. : Tulipe), sont le plus souvent groupées en
inflorescence, dont le type est très varié (grappe, cyme…). L’inflorescence, contrairement aux
rameaux feuillés, peut en effet se ramifier.
La fleur est de type 3 (trimère) (3 pièces florales par verticille et Souvent verticilles) et la fleur se
stabilise à 5 cycles. Les pièces florales sont encore disposées en hélice chez quelques fleurs.
-Formule florale générale : (3+3) T + (3+3) E + 3 C
-Fruits & graines : Le fruit est typiquement pluri-séminé baie ou capsule. La graine est
albuminée.
94
Cours de botanique

Figure 93. Fleurs de Monocot

c) Caractères Anatomiques
Les Monocotylédones ont évolué vers une structure herbacée caractéristique :
- absence de formations secondaires ou du cambium (pas d’assises génératrices) ;
– structure exclusivement primaire avec une 4e phase d’évolution vasculaire ;
- stèle à nombreux faisceaux libéro-ligneux sans cambium, dispersés dans le parenchyme en
plusieurs cercles concentriques en coupe transversale, plus petits en périphérique dans la tige,
- Portion à symétrie bilatérale de l’eustèle typique de faisceaux libéro-ligneux sans cambium dans la
Feuille ;
- La racine conserve toujours la structure primaire, à savoir, faisceaux criblé et vasculaires isolés et
alterne avec pôles vasculaires nombreux (pas de Cambium entre les pôles).
-Croissance en diamètre limitée; importance du diamètre dépendant les tissus primaires (faisceaux
d’emblée nombreux, ou par activité histogène primaire ultérieur).

Nombreux faisceaux libéro-ligneux dispersés en plusieurs cercles

Figure 94. Coupe anatomique de la tige Monocot

95
Cours de botanique

1.4.2) Classe des Eudicot ou Magnoliopsida (Dicotylédones)


a) Caractères Embryologiques
- L’embryon comporte deux cotylédons de part et d’autre point végétatif qui encadré par deux
préfeuilles
- La formation de l’albumen est de type cellulaire ou intermédiaire, rarement nucléaire
b) Caractères morphologiques
- Appareil Végétatif
Racines : La racine principale est pivotante, issu de la radicule, se développe pour donner une
racine pivotante plus importante que les racines latérales. Les racines s’épaississent grâce aux
formations secondaires. L’appareil racinaire est pivotant : une racine primaire bien développée, le
pivot, porte des racines latérales formées par des ramifications.
Tiges : La tige, herbacée ou arborescente, est très ramifiée. Certaines Dicotylédones ont en
conséquence une structure ligneuse et sont arborescentes. Elles sont extrêmement variées (Dressées,
Rampantes, Grimpantes), il présente tous les types possibles de l’arbre à l’herbe en passant par les
formes lianescentes, succulentes, xérophytes
Feuilles : Les feuilles sont Sessiles à formes très variées (Simples dentées lobées décomposées et
Composées). La nervation parallèle du limbe est très rare. La gaine est très réduite, sauf chez
quelques familles (Apiaceae). Elles possèdent des feuilles à nervures généralement Réticulée
(palmée, pennée) ramifiées (non parallèles).

Nervures ramifiées Type Arborescent ou Herbacé Système racinaire pivotant

Figure 95. Les organes végétatifs des Eudicot

b) Appareil Reproducteur
Fleur et Inflorescences:
Chez les Eudicot, les inflorescences et fleurs sont très variées.
Les fleurs des Eudicots, étonnamment diverses, se caractérisent par l’apparition de sépales,
pièces périanthaires généralement vertes à rôle protecteur.
La fleur est fondamentalement du type 5 (pentamère), plus rarement du type 4 (tétramère).
Formule florale générale : 5S+ 5P + (5+5) E + 5C.

96
Cours de botanique

Chez les plus évoluées, on ne trouve plus que 4 cycles, par disparition d’un des verticilles
d’étamines.
Fruits et graines : la graine à albumen persistant;

Figure 96. Fleurs Eudicot

c) Caractères Anatomiques
Les Eudicotylédones s’opposent souvent aux Monocotylédones par les caractères
structuraux suivants :
- Présence formations secondaires (cambium) ou 2 assises génératrices (libéro-ligneuses et subéro-
phellodermiques) ;
-faisceaux libéro-ligneux des tiges disposées sur 1 cercle et moelle;
- pôles vasculaires des racines au nombre de 2 ou 4 ;
- le bois des Eudicot est hétéroxylé, les tubes criblés ou liber ont des cellules compagnes
(contrairement au gymnospermes)
-Croissance en diamètre assurée par le cambium et les tissus secondaires conducteurs apparus très
tôt. Dans les tiges pérennes, elle se renouvelle tous les ans.

Faisceaux libéro-ligneux disposées sur 1 cercle

Figure 97. Coupe anatomique de la tige Eudicot

97
Cours de botanique

2. Reproduction chez les Angiospermes


La reproduction chez les végétaux prend de nombreuses formes qu’il est possible de
regrouper en reproduction sexuée et asexuée.
La reproduction chez les Monocots est semblable à celle des Eudicots. Cependant, lors de la
formation des grains de pollen, la cellule mère des microspores subit deux divisions pour aboutir à
la formation de 4 grains de pollen ; afin de chaque division il y a formation de cloison cellulosique
séparant les noyaux-fils : le cloisonnement est dit successif (exception : Orchidées, Iridacées et
quelques palmiers qui ont un cloisonnement simultané.
Chez les Eudicots, un cloisonnement de la cellule mère des microspores est simultané : la
cellule mère subit deux divisions pour donner 4 noyaux qui, séparés, à la fin de seconde division,
par des cloisons apparaissant simultanément, aboutissent à 4 grains de pollen.
a) Reproduction sexuée
La reproduction sexuée nécessite un gamète mâle et femelle pour qu’il y ait fécondation.
Elle permet le mélange génétique et maintient la diversité génétique. Elle s’effectue dans les fleurs
Chez les Angiospermes.
Elle est caractérisée par une alternance de générations: la phase haploïde et la phase
diploïde. On passe de l’une à l’autre soit par la méiose soit par la fécondation. Il est directement
déversé par siphonogamie dans le sac embryonnaire (double fécondation). L’œuf diploïde donnera
le nouvel embryon, l’autre triploïde formera des substances de réserves nécessaires lors de la
germination. Ces modifications dans les types de reproductions peuvent être juxtaposées au
déroulement probable de l’évolution des végétaux au cours du temps et tout particulièrement lors du
passage de la vie aquatique à la vie terrestre.
Chez les angiospermes, on retrouve des spores à l’intérieur de la plante. Le gamétophyte
femelle qui naît dans un ovule provient d’une spore. Le grain de pollen permet le développement
d’un gamétophyte mâle (spermatozoïde). Les gamétophytes mâles (spermatozoïde) et femelles
(ovule) se développent dans des fleurs ou cônes qui sont attachés au sporophyte. Les graines sont le
résultat de la fécondation des ovules par un spermatozoïde.
La reproduction sexuée qui fait intervenir des cellules haploïdes. Elles sont obtenues après
une réduction du nombre et des remaniements des chromosomes dans la cellule au cours de la
méiose. Après fusion, ces cellules haploïdes donnent un zygote diploïde qui se développera pour
donner un nouvel individu dont certaines cellules subiront la méiose et ainsi de suite. Il se produit
une alternance de générations, l’une est haploïde, c’est l’haplophase ; on est en présence du
gamétophyte. L’autre est diploïde, donc appelée diplophase ; on a alors le sporophyte.
La fécondation chez les angiospermes
Le grain de pollen tombe sur le stigmate ; il germe et développe un tube pollinique qui
pénètre dans le style, ensuite dans l’ovule, jusqu’au sac embryonnaire.
Deux gamètes mâles sont émis par le tube pollinique. L’un d’eux s’unit avec l’oosphère
pour donner l’œuf et le second va s’associer au noyau secondaire pour donner l’albumen qui est le
tissu de réserve de la graine : c’est le double fécondation, propre aux angiospermes. Le pollen ne
peut arriver directement jusqu’à l’ovule et doit germer sur une partie spécialisée du carpelle, le
stigmate ; il se produit une double fécondation.
Après la fécondation, l’ovaire se transforme en fruit contenant des graines, résultats des
ovules fécondés.

98
Cours de botanique

Les synapomorphie des Angiospermes liées à leur reproduction : les Angiospermes


présentent trois synapomorphie majeurs concernant la reproduction sexuée :
-la fleur, ensemble ordonné de pièces stériles et fertiles ;
-le carpelle, pièce florale contenant des ovules, associé à deux potentialités : contrôle du pollen
fécondant par le stigmate et le style,
-formation d’un fruit après fécondation
-une double fécondation donnant naissance à l’albumen, tissu triploïde transitoire, nourricier de
l’embryon sporophytique.
Après le double fécondation, l’ovule va se devenir une graine.

Deux structures de réserve peuvent être mises en


place:
●L’albumen, qui se développe a partir de la cellule
centrale,
●Le périsperme qui se développe à partir du nucelle.

Figure 98. Double fécondation chez les angiospermes

b) Reproduction asexuée (multiplication végétative)


La reproduction asexuée ou la multiplication végétative est le mode de reproduction
asexuée très courant chez certains Angiospermes.
La reproduction asexuée désigne tous les autres moyens de reproduction où n'interviennent
ni gamètes ni fécondation et les individus obtenus sont strictement identiques à ceux dont ils sont
issus. Dans ce cas le matériel génétique des parents et des descendants restent identiques. C'est une
forme de clonage naturel.
Elle peut se faire sans organe particulier par :
- la fragmentation des organes d’une plante comme la tige ou les racines. Elle peut se faire
naturellement (plantes vivaces) ou artificiellement (par l’homme). L’appareil végétatif de la plante
est fragmenté, chaque fragment obtenu pouvant redonner un nouvel individu.
- cassures accidentelles ou nécroses de tiges de la plante mère (courant chez les plantes à rhizomes).
- l’isolement ou fractionnement de l’individu ou émission de cellules spécialisées.
- la formation d’organes spécialisés, soit par production ou fragmentation d’organes (bulbes,
tubercules, rhizomes...) par différents procédés : Marcottage naturel, Bouturage naturel, Bulbilles,
Stolons, Racines drageonnantes et Racines ou tiges tubérisées.

99
Cours de botanique

- Apomixie : elle peut être une multiplication végétative par bulbes, bulbilles, rhizomes, stolons…
ou une agamospermie avec la formation de graines dont l’embryon est identique au parent femelle.
Cet embryon peut provenir du développement d’une cellule du nucelle ou des téguments ovulaires
(embryon adventif) ou du sac embryonnaire. C’est alors de l’apomixie gamétophytique. Elle fait
souvent intervenir des organes spécialisés : stolons (fraisier), certains tubercules (tubercules
caulinaire de pomme de terre) ; Bulbilles (ex. Ail) qui sont des bougeons tubérisés et Drageons (ex.
Framboisier)

Le cycle de développement des Angiospermes


Le cycle de vie d’une plante à fleurs est donc un ensemble de processus continus et
périodiques. De génération en génération, à partir d’une graine, se répètent germination, croissance
de l’appareil végétatif, mise à fleur, fructification…
Malgré les diversités morphologiques constatées, un des faits essentiels du développement
est l’addition d’unités successives de façon indéfinie : l’individu végétal apparaît comme en
permanente construction, adapté au rythme de l’environnement.
Le cycle de vie d’une Angiosperme apparaît comme l’aboutissement d’une longue évolution
ébauchée par les plantes sans fleurs. Il est caractérisé par la dominance du sporophyte (2n) alors
que les gamétophytes (n), mâle (contenu du grain de pollen) et femelle (sac embryonnaire), sont
devenus microscopiques.
Le cycle des Angiospermes est donc constitué de deux générations successives différentes. Il
est haplo-diphasique, digénétique à dominante sporophytique.
Le cycle des Angiospermes présente :
-une génération sporophytique diploïde, la plante feuillée ;
- une génération gamétophytique haploïde, représentée par le grain du pollen, gamétophyte mâle, et
le sac embryonnaire, gamétophyte femelle
Comme chez les Gymnospermes, on retrouve :
1. L’ovule comme organe de reproduction femelle.
2. Le gamétophyte femelle, issu d’une seule cellule de la méiose, qui est parasite du sporophyte.
3. Les grains de pollen constituent le prothalle, ou gamétophyte mâle. Les gamètes mâles ne plus
ciliés.
4. La fécondation s’affranchit du milieu hydrique pour se réaliser. C’est une siphonogamie.
5. Les téguments de l’ovule, après fécondation, se durcissent protégeant ainsi la plantule.
6. La plantule se déshydrate et entre en vie ralentie en attendant des conditions favorables de
germination.
7. C’est une graine qui est disséminée.
Cependant les Angiospermes apportent :
a. Une réduction toujours plus grande des gamétophytes réduits à trois cellules chez le grain de
pollen et à huit cellules dans le sac embryonnaire octonucléé. On peut trouver des sacs seulement
tétranucléé, comme chez l’onagre.
b. Une double fécondation avec la formation du vrai zygote diploïde et du zygote accessoire qui en
se développant donnera un tissu particulier, l’albumen. Ce dernier aura un rôle de tissu de réserve.
c. Une nouvelle protection de l’ovule qui est enfermée dans le carpelle.

100
Cours de botanique

Figure 99. Le cycle de développement d’une plante à fleurs


7

Figure 100. Le cycle de développement des Angiospermes

101
Cours de botanique

3. Les types biologiques des angiospermes


Si les Angiospermes constituent un sous-embranchement homogène par la constance de
l’organisation des gamétophytes et des phénomènes de la fécondation, elles sont très variées du
point de vue biologique, et leur appareil végétatif comme leur appareil reproducteur présente toutes
sortes d’adaptations structurales et fonctionnelles.
Raunkiaer (1904) a proposé la classification des types biologiques et à mettre en évidence
les relations entre le spectre biologique régional et le climat correspondant. Cette classification
prend en compte la position de bourgeon de rénovation du végétal par rapport au sol durant la
période froide est permet ainsi de reconnaître 5 types biologiques, définis par Raunkiaer (1934)
selon la nature morphologique et qui sont : Phanérophyte, Chaméphyte, Hémicryptophyte,
géophytes et Thérophyte.
Tous les types de la classification du Raunkiaer sont représentés dans la figure. Cette
classification en types biologiques est basée sur la position, par rapport au sol, des bourgeons qui
assurent la survie de l’espèce (renouvellement).
- Phanérophytes : le bourgeon de renouvellement est pleinement exposé sur l’axe aérien d’une
grande végétation (arbre).
- Chamaephytes : le bourgeon de renouvellement est situé entre 0 et 25cm du sol. La tige est
permanante de 25 à 50 cm (romarin, armoise).
- Hemicryptophytes : le bourgeon est situé à la surface du sol en dessous. Plantes terrestres,
vivaces avec rosette (pissenlit) ou sans rosette (Urtica).
- Thérophytes : ce sont des plantes à reproduction annuelle et les bourgeons sont matérialisés par
des graines (Papaver, Triticum)
- Géophytes : le bourgeon est enfui dans le sol (bulbe), ou le bourgeon est dans l’eau chez
hygrophyte (rhizome de phragmites)

Figure 101. Divers types biologiques des plantes


102
Cours de botanique

4. Systématique des angiospermes


Règne végétal

Phanérogames
(Plantes à fleurs)

Spermaphytes
(Plantes à graines)

Gymnospermes Angiospermes
(Plantes à graines nues) (Plantes à graines
renfermées dans un fruit)

Liliopsida Magnolopsida
(Monocot) (Eudicot)

Figure 102. Systématique des Angiospermes

4.1- Classe des Liliopsida (Monocotylédones)


Les plantes Monocots, avec 52 000 espèces et 51 familles, sont des plantes les plus
cosmopolites du monde des Plantes à ovaires (les Orchidacées et les Poacées).
On distingue : - les Monocots à caractères archaïques, ex. : la Sagittaire, la Posidonie…
- les Monocots classiques, plus évoluées (liliidées et Commélinidées).

Figure 103. Cladogramme des Monocots (APG).

103
Cours de botanique

La classe des monocots est divisée en 2 séries :


 Moncot à ovaire supère (Superovariées)
 Moncot à ovaire infère (Inférovariées)

Ovaire supère Ovaire infère

Figure 104. Types de réceptacles et d'insertion des pièces florales chez les Monocots

Tableau 8. Classification des Liliopsida


Séries Ordres Classes Familles
Alismaceae
Butomaceae
Apocarpées Joncaginaceae
Potagetonaceae
Palmaceae
Araceae
Sapdiciflores Lemnaceae
Superovariées Typhaceae
Pandanaceae
Poaceae
Glumales Cyperaceae
Liliaceae
Liliopsida Commelinaceae
Liliiflores Joncaceae
Pontederiaceae
Amaryllidacées
Iridaceae
Discoreaceae
Albuminées Broméliaceae
Inférovariées Zingibéraceae
Cannaceae
Morantaceae
Orchidaceae
Exallbuminées Hydrocharitaceae

104
Cours de botanique

Exemples des plantes importantes (cultivées et spontanées) :

a) Famille des Poaceae (ordre de Poales)


- Zea mays (Maïs, ) - Panicum turgidum
- Saccharum officinarum Canne à sucre, ‫قصب‬ ‫الس‬ - Avena alba
- Hordeum sativum Orge, ‫الشعي‬ - Avena stirilis
- Triticum sativum Blé, ‫الق ح‬ - Eragrostis papposa
- Secale cereale Seigle ‫ا‬ ‫ح و ال‬ - Phalaris minors
- Avena sativa Avoine, ‫ال ط‬ - Trachynia distachya
- Sorghum vulgare Sorgho, ‫ال ال فيعة‬ - Aristida pungens
- Oryza sativa Riz, ‫األ‬ - Aristida obtusa
- Stipa tenacissima Alfa, ‫الح ف ء‬ - Stipa parviflora
- Lygeum spartum Sparte, ‫السنغة‬ - Aegilops peregrina
- Cynodon dactylon - Bromus rubens
- Hordeum murinum - Bromus squarrosus
- Stipa capensis - Ctenopsis pectinella
- Lolium multiflorum - Cutandia dichotoma
- Eremopyrum bonaepartis - Schimus barbatus
- Cymbopogon schoenanthus - Rostraria pumila
b) Famille des Arecaceae (ordre de Arecales)
- Phoenix dactylifera Palmier dattier, ‫الن ة‬ - Cocos nucifera Cocotier, ‫ال ن‬ ‫جو‬
c) Famille des Asparagaceae (ordre de Asparagales)
- Urginea maritima - Muscari comosum
- Urginea noctiflora - Dipcadi serotinum
- Asparagus altissimus - Stellarioides sessiliflora
d) Famille des Amaryllidaceae (ordre de Asparagales)
- Pancratium saharae - Allium cepa Oignon , ‫بصل‬
- Allium roseum - Allium sativum Ail , ‫ثو‬
- Allium cupani
e) Famille des Iridaceae (ordre de Asparagales)
- Gynandriris sisyrinchium Crocus sativus Safran, ‫عف ا‬
- Iris germanica Iris des jardins, ‫قز الح ائق‬
e) Famille des Xanthorrhoeaceae (ordre de Asparagales)
- Asphodelus penduclinus Asphodelus tenuifolius Safran, ‫عف ا‬
f) Famille des Juncaceae (ordre de Poales)
- Juncus bufonius - Juncus maritinus

1 2 3 4 5

6 7 8 9 10

1) Allium roseum, 2) Muscari comosum, 3) Gymnarrhena micrantha, 4) Asphodelus tenuifolius, 5)Colchicum wyssianum, 6)Urginea noctiflora,
7)Dipcadi serotinum, 8)Gynandriris sisyrinchium, 9)Juncus maritinus, 10) Stipa tenacissima

Figure 105. Espèces Monocotes


105
Cours de botanique

4.2- Classe des Magnolopsida (Dicotylédones)


Les Eudicots sont l’ensemble le plus nombreux (environ 170 000 espèces, 350 à 400
familles) et le plus diversifié des Plantes à ovaires.
On peut subdiviser les Eudicots en 3 ensembles:
- les eudicots basales chez lesquelles la fleur est encore fréquemment à tépales;
-les eudicots moyennes souvent dialypétales comprenant les Prérosidées, les Rosidées et les
préastéridées;
- les eudicots évoluées sympétales ou Astéridées qui forment un clade.
Une subdivision sur le plan phylogénique, les Eudicots se divisent en sous –classes d’après
le perfectionnement progressif de l’appareil floral ou les caractères de la corolle. Ceci conduit à
distinguer 3 sous –classes : les Apétales, les Dialypétales et les Gamopétales.
-Les apétales ou Monochlamydées (environ 10 000 espèces) : Ce sont, en général, les Eudicot dont
les fleurs sont dépourvues de pétales (corolle). C’est groupe très hétérogènes. On y distingue deux
groupes : Les apétales unisexuées et hermaphrodites. La pollinisation est en général anémophile.
Ex : noisetier, chêne, hêtre, charme, châtaignier, rumex, orties.
-Les Dialypétales ou Choripétales (70 000 espèces) : appartiennent à cette classe la plupart des
végétaux (Polycarpiques) dont les pétales sont indépendants et qui ont un périanthe double et à
pétales séparés. D’après la position des carpelles sur le réceptacle, on divise les dialypétales en 3
séries : Thalamiflores, Disciflores et Caliciflores.
Ex : les Brassicacées, Caryophyllacées, les Rosacées (églantier, fraisier, prunier), les Fabacées
(haricot, genêt, trèfle) et les Apiacées(carotte, cigüe, persil).

Figure 106. Corolles dialypétales

-Les Gamopétales (ou Sympétales) : c’est les Eudicot à pétales soudés en un tube sur lequel se
fixent les étamines (dites corolliflores). Cette sous classe est divisés en 3 séries : Supérovariées
pentacycliques, Supérovariées tétracycliques et Inférovariées tétracycliques. Elles présentent les
familles les plus évoluées des Dicotylédones (45 000 espèces). Ex : Lamiacées, Campanulacées,
Astéracées.

Figure 107. Corolles Gamopétales

106
Cours de botanique

Tableau 9. Classification des Eudicotylédones


Sous-classes Séries Ordres
Casuarinales
Amentales
Apétales unisexuées Urticales
Protéales
Apétale monochlamydées Santalales
Piperrales
Aristochiales
Apétales hermaphrodites
Polugonales
Centrospermales
Dialycarpiques
Pariétales
Thalamiflores Guttiférales
Malvales
Euphorbiales
Geraniales
Terebintales
Dialypétales (choripétales) Disciflores
Sapindales
Célasdales
Rosales
Opuntiales
Caliciflores Myrutales
Passiflorales
Ombellales
Ericales
Primulales
Supérovariées pentacycliques
Plumbagiales
Ebenales
Supérovariées tétracycliques Gentianales
Gamopétales (sympétales) Polémoniales
Personales
Lamiales
Inférovariées tétracycliques Campanulales
Rubiales
Asterales

Figure 108. Organisation des Angiospermes d'après la méthode cladistique

107
Cours de botanique

Exemples des plantes importantes :

a) Famille des Asteraceae (ordre de Asterales)


- Warionia saharae - Atractylis carduus
- Achillea leptophylla - Atractylis serratuloides
- Gymnarrhena micrantha - Atractylis delicatula
- Carduncellus divauxii - Atractylis babelii
- Carduncellus eriocephalus - Atractylis cancellata L
- Bombycilaena discolor - Atractylis humilis
- Anacyclus cyrtolepidioides - Catananche arenaria
- Anacyclus pyrethrum - Catananche caerulea
- Anthemis stiparum - Centaurea dimorpha
- Evacidium discolor - Calendula aegyptiaca
- Filago Spathulata - Cladanthus arabicus
- Perralderia coronopifolia - Lasiopogon muscoides
- Picris coronopifolia - Launaea arborescens
- Stephanochilus omphalodes - Rhantherium suaveolens
- Lifago dielsii - Scorzonera undulata
- Carlina brachylepis - Picris albida
- Carthamus lanatus - Picris cyanocarpa
- Micropus bombicinus - Launaea glomerata
- Bubonium graveolens - Tourneuxia variifolia
- Centaurea maroccana - Reichardia tingitana
- Chrysanthemum coronarium - Anvillea radiata
- Chrysanthemum fuscatum - Artemisia campestris
- Chrysanthemum macrocarpum - Onopordon acaule
- Cotula cinerea - Echinops spinosus
- Xanthium spinosum - Launea acanthoclada
- Ifloga spicata - Leontodon hispidus
- Koelpinia linearis - Launaea nudicaulis
- Matricaria pubescens - Launaea resedifolia
- Artemisia herba-alba - Senecio gallicus
- Xeranthemum inapertum - Senecio flavus
- Pallenis cuspidata - Helianthus annuus Tournesol, ‫ع الش س‬

1 2 3 4 5

6 7 8 9 10

1) Picris coronopifolia ; 2)Anvillea radiata ; 4)Anthemis stiparum ; 5)Scorzonera undulata ; 5)Launaea


arborescens ; 6)Bubonium graveolens ; 7)Launaea nudicaulis ; 8)Launaea resedifolia ; 9)Evacidium
discolor ; 10)Warionia saharae

Figure 109. Espèces des Asteraceae dans la région de Naâma.

108
Cours de botanique
b) Famille des Solanaceae (ordre de Solanales)
- Salanum melongena Aubergine, ‫ب ن‬ - Solanum lycopersicum Tomate, ‫ط طم‬
- Nicotina tabacum Tabac, ‫ت غ‬ - Capsicum annuum Piment
- Solanum tuberosum Pomme de terre, ‫ال ط ط‬
c) Famille des Salicaceae (ordre de Malpighiales)
- Populus euphratica - Salix purpura
- Populus nigra - Salix cinerea
- Populus alba - Salix trindra
- Salix alba

d) Famille des Rutaceae (ordre de Rutales)


- Citrus aurantium sinensis Oranger - Citrus nobilis aurantium Clémentinier
- Citrus limon Citronnier - Citrus grandus Pamplemoussier
- Citrus nobilis Mandarinier

e) Famille des Brassicaceae (ordre de Brassicales)


- Brassica rapa Navet - Sinapsis alba Moutarde
- Brassica oleracea Chou fleur - Raphanus sativus Radis
- Brassica napus Colza

f) Famille des Rosaceae (ordre des Rosales)


- Prunus domestica Prunier - Pyrus communus Poirier
- Prunus cerasus Cérisier - Pyrus malus Pommier
- Prunus amygdalus Amandier - Fragaria vesca Fraisier
- Prunus armeniaca Arbicotier - Rosa canina Eglantier
- Prunus avium mérisier
g) Famille des Cucurbutaceae (ordre des Cucurbitales)
- Cucumus melo Melon - Cucurbita maxima Potiron
- Cucumus sativus Citrouille ou courge - Citrulus vulgaris Pastèque
- Colocynthis vulgaris

h) Famille des Fabaceae (ordre des Fabales)


- Ceratonia siliqua Caroubier - Cicer arietinum
- Acacia raddiana - Arachis hypogea Arachide
- Vicia faba - Trifolium Trèfle
- Soja hispida - Tephrosia leptostachya Médicago
- Phaseolus vulgaris - Luzernes
- Astragalus armatus - Retama retam
- Argyrolobium uniflorum - Retama sphaerocarpa
- Astragalus cruciatus - Medicago laciniata
- Astragalus echinatus - Medicago minima
- Astragalus eremophilus - Trigonella angina
- Astragalus ghizensis - Trigonella polycerata
- Astragalus Gombo - Trigonella stellata
- Astragalus tenuifolius - Ceratonia siliqua
- Astragalus vogelii - Genista saharae
- Astragalus mareoticus - Hippocrepis bicontorta
- Melilotus sulcata - Hippocrepis multisiliquosa

109
Cours de botanique

Acacia raddiana Ceratonia siliqua Retama retam

Figure 110. Espèces de Fabaceae.

i) Famille des Lamiaceae (ordre des Lamiales)


- Mentha piperita Menthe - Marrubium desertii
- Lavandula vera Lavande - Teucrium polium
- Thymus vulgaris Thym - Salvia aegyptiaca
- Salvia officinalis Sauge - Salvia clandestina
- Melissa officinalis Citronnelle - Foeniculum officinale
- Ajuga iva Ivette - Rosmarinus officinalis Romarin,

j) Famille des Plantaginaceae (ordre des Lamiales)


- Plantago albicans - Plantago ciliata
- Plantago amplexicaulis - Plantago ovata

k) Famille des Fagaceae (ordre des Fagales)


- Castanea sativa Châtaignes, quastal - Quercus afares
- Quercus faginea tlemcenensis Chêne zeen - Quercus numidica
- Quercus coccifera Chêne kermès kerrouche - Quercus suber Chêne liège filine
- Quercus ilex Chêne vert, bellout

l) Famille des Moraceae (ordre des Rosales)


- Ficus carica Figuier, Kerma - Morus nigra mûrier
- Ficus ingens - Morus alba

m) Famille des Amaranthaceae (ordre des Caryophyllales)


- Atriplex halimus - Salicornia fructicosa
- Anabasis aretioides - Salsola foetida
- Anabasis articulata - Suaeda fructicosa
- Bassia muricata - Salsola vermiculata
- Hammada scoparia - Noaea mucronata
- Hammada schmittiana

n) Famille des Plumbaginaceae (ordre des Caryophyllales)


- Limoniastrum feei - Limonium lobatum
- Limonnium bonduelli

o) Famille des Malvaceae (ordre des Malvales)


- Malva aegyptiaca - Malva parviflora

110
Cours de botanique
q) Famille des Papaveraceae (ordre des Ranunculales)
- Glaucium corniculatum - Papaver dubium
- Roemeria violacea hybrida - Papaver rhoeas
- Platycapnos spicata

r) Famille des Zygophyllaceae (ordre des Zygophyllales)


- Pegannum harmala - Fagonia latifolia
- Fagonia glutinosa

t) Famille des Musaceae (ordre des Scitaminales)


- Musa sapienthum Bananier

111
Références bibliographiques
Références bibliographiques

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