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Cours de Botanique
Destiné aux étudiants de 2ème année LMD en Sciences biologiques
Semestre 4
- Préface …………………………………………………………………………………….
- Introduction générale à la botanique ……………………………………….…………….. 01
Le terme botanique vient du grec «bataniké = adjectif de botanë » qui signifie une plante ou
une herbe, la botanique systématique ou taxonomie végétale, est un terme latin composé de deux
mots : taxix & nomos ; taxix = classification ; nomos = lois c’est-à-dire lois de classification.
La systématique végétale (classification des plantes) est la partie de la botanique qui a pour
objet le groupement des plantes en des classes ou systèmes, en prenant en compte les caractères
morphologiques, cytologiques, biochimiques et de biologie moléculaire.
Beaucoup de botanistes considèrent que la systématique est synonyme de taxonomie. Au 19ème
siècle, la taxonomie était définie comme « l’application des lois générales de la classification au
règne végétal » (Richard, 1828) ou comme « la partie de la botanique qui traite de la classification »
(Le Maout, 1846). La classification est pour ce dernier auteur la « distribution méthodique des
plantes en différents groupes, nommés classes, familles, genres, espècess ».
Plus récemment, pour Cronquist (1991), la taxonomie est : soit l’ensemble des études ayant
pour objectif la création d’un système de classification d’organismes afin de refléter au mieux leurs
similitudes et leurs différences, soit la classification elle-même.
Pour Barroso (1978), la taxonomie consisterait à l’élaboration des règles de la classification.
Daniel Pajaud (1990) considère que le terme taxinomie devrait être préféré à celui de taxonomie. En
effet, les auteurs du mot taxonomie auraient utilisé, par erreur, le terme taxos qui signifie en grec if
(Taxus baccata) au lieu de taxis qui signifie arrangement en grec. Ceruti (1980) pense que les deux
termes taxonomie et systématique sont identiques ; c’est d’ailleurs le sens de la définition de
Cronquist donnée ci-dessus où la taxonomie est constituée non seulement des règles et des études
mais aussi de la classification elle-même.
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Cours de botanique
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Cours de botanique
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Cours de botanique
Morphologie Anatomie
Lame
membraneuse
chlorophyllienne
5 cm
Différentes types de thalles peuvent être distingués selon le type de division cellulaire dont
ils dérivent et selon les relations entre les divisions cellulaires dont ils dérivent et selon les relations
entre les cellules ainsi formées.
Thalle unicellulaire : thalle constitué d’une seule cellule, munie ou non de flagelle.
Thalle colonial : thalle constitué de plusieurs cellules agglomérées dans une même matrice
extracellulaire mais sans connexion de leur cytoplasme.
Talle pluricellulaire : thalle constitué de plusieurs cellules associées par une matrice
extracellulaire (apoplamse) et dont les cytoplasmes sont connectés (symplasme).
Thalle siphonné : thalle constitué d’une seule masse cytoplasmique comportant de nombreux
noyaux.
2.2) le Cormus :
Le «Cormus» (tige en latin et «phuton» : plante en grec) est appareil végétatif comportant
une tige feuillée. Anatomiquement, le cormus présente différents types cellulaire qui peuvent être
associés en tissus, ensemble de cellules spécialisées dans une même fonction.
Les Cormophytes sont l’ensemble des plantes qui possèdent une tige portant des feuilles ou
des frondes (organes - tiges, feuilles, racines - différenciés).
Les cormophytes ont un cormus constitué par des rameaux feuillés et possèdent en principe
des racines, caractérisant la majorité des plantes terrestres (Embryophytes : bryophytes,
ptéridophytes, spermaphytes).
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Cours de botanique
Morphologie Anatomie
Tissus
de soutien
Tissus
conducteur
Les Trachéophytes (plantes vasculaires) sont des plantes pourvus de vaisseaux conducteurs
qui sont définis comme les plantes terrestres qui ont des tissus lignifiés, le xylème, pour le transport
d'eau et de minéraux dans toute la plante. Ils ont aussi un tissu non-lignifié spécialisé, le phloème,
pour transporter les produits de la photosynthèse. Le xylème et phloème contiennent des trachéides
pour la circulation de la sève, tandis qu'une plante non-vasculaire en est dépourvue.
Gymnospermes
Spermatophytes Phanérogames
Angiospermes
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3) Expression de la sexualité
❀ Les Cryptogames : Plantes où les organes de reproduction ne sont pas visibles. On distingue 2
groupes de Cryptogames :
– Les Cryptogames non-vasculaires : sont Végétaux sans graines (non spermaphytes). {Algues
eucaryotes, champignons, Lichens, Bryophytes}.
– Les Cryptogames vasculaires ou Ptéridophytes: Végétaux sans fleurs qui possèdent un système
vasculaire (composé de bois et liber). Ex : Psilophytinnées, Articulées, Lycopodinées, et Fillcinées.
❀ Les Phanérogames : Plantes où les organes de reproduction sont apparents. Ce sont des Plantes
à fleurs (Gymnospermes et angiospermes).
Phycophytes
(Algues)
Thallophytes
Non-vascularisés
Mycophytes
(Champignons)
Cryptogames
Lichenophytes
(Lichens)
Bryophytes
(Mousses)
Cormophytes
Ptéridophytes
Trachéophytes
(Fougères)
ogames
Phanér
Spermaphytes Gymnospermes
(Plantes à graines) Monocot
Angiospermes
Eudicot
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CLASSIFICATION BOTANIQUE
ET
LES UNITES SYSTEMATIQUES
La Classification botanique simplifiée, allant des végétaux les moins évolués aux végétaux
les plus évolués.
On distingue 5 Embranchements:
Les Thallophytes
Les Bryophytes
Les Ptéridophytes
Les Pré-Spermaphytes
Les Spermaphytes
Angiospermes
Trachéophytes
Cormophytes
Gymnospermes
Ptéridophytes
(Fougères)
Bryophyte
(Mousses) Non vasculaires
Lichenophyte
(Lichens)
Thallophytes
Mycophyte
(Champignons)
Phycophyte
(Algues)
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Tableau 4. Unités systématiques et les suffixes utilisés pour désigner les groupes régis par le code
de nomenclature botanique (De Riviers, 2002) sont les suivants :
Terminaison
Rang du taxon
Algue Champignons Embryophytes
– Règne R Phycophyta Fungi Plantae
– Embranchement (phylum ou division) E –phyta –mycota –phyta
– sous embranchement –mycotina
– Classe C –phyceae –mycetes –opsida
– sous classe –phycidae –mycetidae idae
– Ordre O –ales –ales –ales
– sous ordre -ineae
– Famille F –acea –aceae –aceae
– sous famille -oideae –oideae – oideae
– tribu -eae -eae -eae
– sous tribu -inae -inae -inae
– Genre G
– sous genre
– section
-Espèce E
– sous espèce (ou race)
– variété
– sous variété
Devant la grande diversité biologique (1 800 000 espèces décrites), il est nécessaire de
ranger et de mettre en ordre les taxons dans un système hiérarchisé. Les unités taxonomiques les
plus utilisées sont données ici avec l’exemple du blé selon la classification de Takhtajan Cronquist
(1964-1968) :
Règne Plantae
Embranchement Liliophyta= Phanérogames
Sous-embranchement Angiospermes
Classe Liliopsida=Monocotylédones
Sous-classe Commelinidae
Ordre Graminales
Famille Poaceae= Gramineae
Sous-famille Pooideae
Tribu Triticeae
Genre Triticum
Espèce Triticum durum
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Classes
Le nom est
terminé par -OPSIDA
Ordres
Le nom est
terminé par -ALES
Familles
Le nom est
terminé par -ACEAE
Genres
Plusieurs espèces voisines
Espèces
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La famille peut, parfois être subdivisée en sous familles et les Sous familles à leur tour en
tribu.
- Les Sous familles sont terminées par la terminaison –oideae (oidées en français). (Ex : Rosoidées,
famille de Rosacées) ;
- Les tribus se terminent par -eae (_ées en français). (Ex : Rosidées)
6) L’espèce et le Genre :
L’espèce est l’unité élémentaire de la systématique on peut la définir comme étant : Un
groupe d’individus morphologiquement et génétiquement semblables capables de se
reproduire entre eux dans les conditions favorables et donnant naissance à des individus fertiles.
Les subdivisions de l’espèce :
-Sous espèce (race): Les appellations de race ou sous espèce s’adressent à des plantes très voisines
non isolées génétiquement mais isolées dans l’espace ou le temps et séparées par un certains
nombre de caractères.
-Variété : c’est une unité rattachée directement à l’espèce elle n’a pas toujours un sens bien défini,
sa limite avec la sous espèce est difficile à fixer, généralement une variété représente un ensemble
d’individus de la même espèce issus de l’expérimentation (par les chercheurs au laboratoire ou par
les cultivateurs sur champ) par contre le regroupement naturel des individus de la même espèce
forme la sous espèce.
-Clone : une population issue d’un seul individu par voie purement végétative (bouturage,
marcottage, greffage…) exemple : une variété de pomme de terre est un clone.
Le genre groupe un certains nombres d’espèces qui se ressemblent et il se défini par des
caractères plus généraux que ceux qui servent à identifier l’espèce. Le genre, il a été crée par la
première fois par Tournefort, il rassemble les espèces voisins.
Au XVIIIème siècle Linné (1707 – 1778) propose un système qui s’imposera : la
nomenclature binomiale ou nomenclature binaire les espèces végétales par deux nom.
Nomenclature Binômiale :
Chaque espèce, depuis Linné, est désignée par deux mots latins; c’est ce que l’on appelle la
nomenclature binomiale.
-le premier est celui du genre ; l’initiale du nom générique de l’espèce prend toujours une majuscule
- le second est propre de l’espèce, l’adjectif s’écrit toujours en minuscule.
Ex. : Rosa canina et Rosa arvensis sont deux espèces distinctes que l’on confond vulgairement sous
le nom d’Églantier et qui appartiennent au genre Rosa.
Le nom scientifique de l’espèce est généralement suivi de l’initiale ou de quelques lettres,
désignant le nom de la botaniste (parrain) qui fut à son origine.
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1 PHYCOPHYTES
Les Algues, ou Phycophytes (du gr. phukos = algue ; phuton = plantes), sont des
Thallophytes chlorophylliens, c’est à-dire des organismes capables de photosynthèse.
Les premières algues unicellulaires sont probablement apparues dès la fin du précambrien,
c'est à dire, il y a 1,5 à 1 milliard d'années. Elles se sont ensuite différenciées pour donner plus de
25 000 espèces algales pluricellulaires.
Les Phycophytes sont des Cryptogames, thallophytes, photosynthétique, leurs habitats sont
variés, mais leur cycle de reproduction nécessite absolument de l’eau. Leur morphologie est très
diversifiée.
Ils sont, typiquement, des organismes aquatiques, se développant dans l’eau ou dans des
milieux très humides. Bien que surtout abondantes dans les eaux des mers, des lacs, des mares, des
eaux courantes et des eaux thermales, on en trouvé également sur les rochers humides e t sur la
terre. Elles sont plus rares en milieu aérien.
Les Phycophytes ont des couleurs variées dues à la présence de pigments masquant plus ou
moins la chlorophylle. Ce caractère conduit à subdiviser le groupe en trois grandes lignées qui
s’opposent par un ensemble de caractères biochimiques, structuraux et fonctionnels : les Algues
Vertes, les Algues Brunes et les Algues Rouges. Chaque lignée renferme des espèces unicellulaires,
considérées souvent comme primitives, et des espèces pluricellulaires de complexité croissante
dans lesquelles la division du travail physiologique est progressivement plus marquée
La distinction entre ces différents embranchements d’algues est faite d’après :
des caractères d’ordre cytologique et biochimique
des différences de structure et de mode de reproduction.
Organisation du thalle
Morphologie et évolution des talles
Natures de pigmentations et des réserves cellulaires
En dehors de nombreuses formes unicellulaires, on trouve des algues pluricellulaires formant
des thalles sans feuilles, ni tiges, ni racines, ni vaisseaux conducteurs.
Les Phycophytes sont des êtres vivants qui contiennent toujours de la chlorophylle a et
divers autres pigments surnuméraires. Ils sont répartit en trois grands groupes :
Chlorophycophytes (algues vertes),
Chromophycophytes (algues brunes),
Rhodophycophytes (algue rouges).
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Schizophytes
Rhodophytes
Phycophytes
Cryptogames
Avasculaire s
Thallophytes
Chlorophytes
Phéophytes
Mycophytes
Lichenophytes
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Rhizopodial Coccoïde
Monadoïde flagellé
Coccoïde
- Thalles pluricellulaires sont le plus fréquent chez les Phycophytes eucaryotes, dans ce cas on
distingue les types morphologies suivants :
- formes coloniales (en colonie): ce sont des groupes de cellules souvent unies entre elles par une
gelée. Le nombre de cellules peut être réduit à quelques unités (ex : Scendesmus, Pandorina), il
peut au contraire être élevé (ex : Volvox). On peut distinguer deux sortes de colonies : les colonies
mucilagineuses et les cénobes.
-Les colonies mucilagineuses : Les colonies sont constituées de cellules groupées sans forme
définie dans une gelée englobant l’ensemble ; ce type de groupement est assez fréquent chez les
Cyanophytes (Microcystis, Aphanothece) et chez les Chlorophytes (Tetraspora, Kirchneriella,
Dictyosphaerium). Parfois chaque cellule de la colonie possède une gaine gélatineuse propre,
homogène ou stratifiée, l’ensemble étant inclus dans un mucilage général (Gloeothece,
Chroococcus). Il existe des colonies constituées de cellules flagellées (Eudorina, Pandorina,
Volvox) et qui sont mobiles ; les cellules sont incluses dans une enveloppe gélatineuse traversée par
les flagelles qui battent librement à l’extérieur.
-Les cénobes : Ce sont des colonies immobiles ayant toujours une structure régulière
(Chlorophytes chez les Scenedesmacées (Tetrastrum, Coelastrum, Scenedesmus).
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Colonies mucilagineuses
Cénobes
-Thalle filamenteux : ce sont des thalles à filaments, soit des filaments simples non branchus
existent chez un grand nombre d’espèces d’algues d’eau douce. Ils peuvent être libres ou agrégés
en colonies ou même attachés du moins au début de leur développement (Spirogyra, Oedogonium).
Des filaments ou trichomes, sont formés soit de cellules végétatives seules toutes identiques (Chez
les Cyanophytes : Anabaena). Des filaments ramifiés existent aussi dans de nombreux groupes
Chez les Cyanophytes (Hapalosiphon, Stigonema).
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-Thalle foliacé : il dérive du thalle filamenteux par juxtaposition de cellules pour former une lame
replié sur elle-même, le thalle est ainsi formé de deux couches de cellules pressées les unes contre
les autres (ex : Ulva).
-Thalle à structure parenchymateuse : La multiplication d’une cellule ou d’un filament dans deux
ou trois plans aboutit à la formation d’un parenchyme ou d’un pseudo-parenchyme constitué d’une
assise de cellules (thalle monostromatique) ou de plusieurs (thalles pluri-stromatiques). Les formes
parenchymateuses sont fréquentes chez les algues marines mais plus rares chez les algues d’eau
douce (Chaetophoracée).
-Thalle tubulaire : les cellules se sont associés pour former une structure en tube creux avec une
seule couche de cellules (ex : Enterromorpha)
-Thalle à cladome : plus complexe le thalle est constitué de plusieurs catégories d’axes à fonction
déterminé. Le cladome est une organisation structurale comprenant un axe dressé à croissance
indéfinie et des ramifications latérales à croissance définie : les pleuridies. Les filaments en
cladome, il est constitué de cellules axiales centrales entourées d’un manchon de cellules
péricentrales avec des liaisons cytoplasmiques intercellulaires. Ce type de structure très particulier
existe chez les Charales (Chlorophytes). La diversité extrême des thalles à cladome permet de
rencontrer des formes très proches de celles de certaines cormophytes.
Ces formes de thalle sont classées selon leur degré de complexité : Archéthalle,
Nématothalle et en Cladomothalle
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Cours de botanique
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Cours de botanique
La fécondation est défini comme une union de deux gamètes haploïdes un zygote diploïde.
La fusion d'un gamète mâle et d'un gamète femelle (= fécondation ou gamie) donne naissance à un
oeuf (=zygote) diploïde dans les divisions successives par mitose sont à l'origine d'un organisme à
cellules diploïdes qui représentent la seconde génération. Celle ci forme par méiose (réduction
chromatique) dans ses organes reproducteurs des cellules haploïdes appelés spores méiotiques ou
tétraspores ou méiospores. Cette génération est donc le sporophyte qu'il est préférable de nommer
tétrasporophyte ou méiosporophyte.
Les types de fécondation sont très divers:
- Isogamie : Fécondation mettant en présence deux gamètes morphologiquement et
physiologiquement identiques.
Ex : Chlamydomonas
- Anisogamie : Fécondation mettant en présence deux gamètes morphologiquement et/ou
physiologiquement différents. C'est ainsi un type d’anisogamie très nette où le gamète femelle est
immobile, volumineux, riche en réserves nécessaires au développement de l’embryon, et où le
gamète mâle est petit, dépourvu de réserves, mobile ou non.
Ex : Ulva lactuca
- Oogamie : Une oogamie consiste en la fusion d'une oosphère avec un gamète mâle petit et mobile.
C'est donc une fécondation dans laquelle le gamète femelle est immobile tandis que le gamète mâle
est flagellé.
C’est la fécondation mettant en présence de deux gamètes dissemblables :
- 1 gamète mâle petit, mobile, produit en grand nombre (anthérozoïdes) ;
- 1 gamète femelle gros, immobile, chargé en réserve (oosphère).
Ex : Fucus vesiculatus
- Trichogamie : Le gamète femelle (oosphère) reste dans le gamètophyte et émet un poil appelé
trichogyne. Le gamète mâle (spermaties) immobile se colle sur le trichogyne.
- Cystogamie ou conjugaison : pas de vrais gamètes, la fécondation se fait par la formation d’un
pont cytoplasmique ou pont de conjugaison fusion entre deux cytoplasmes entre 2 filaments:
gamètes jamais libérés hors du thalle,
Ex : Spirogyra.
Isogamie Anisogamie Oogamie Trichgamie Cystogamie
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4- Cycles biologiques :
La reproduction sexuée met en œuvre deux processus fondamentaux : la méiose et la
fécondation. Lors de la fécondation, l'union de deux gamètes haploïdes donne naissance à un zygote
diploïde (n->2n) dont le patrimoine génétique est le résultat de la recombinaison au hasard des deux
génomes parentaux qu'apportent chacun des gamètes.
Le cycle développement fait intervenir deux notions importantes : la notion génération et la
notion de phase.
-La génération est une étape du développement d’un organisme débutant par une cellule
reproductrice (méiospore ou zygote) et aboutissant, après une activité végétative marquée, à la
production d’autres cellules différentes ou non de celle ayant produit la génération envisagé ». On
appelle gamétophyte ou sporophyte la génération produisant respectivement des gamètes ou des
spores.
- La phase nucléaire : la phase nucléaire correspond au stock de chromosomes. Un individu peut
être haploïde à n chromosome ou diploïde à 2n chromosomes. Lorsque le cycle de développement
est haploïde, on parlera de cycle haplophasique. Lorsque le cycle est diploide on parlera de cycle
diplophasique.
Chez les algues tous les cycles biologiques sont représentés. La conquête du milieu terrestre a
favorisé le cycle digénétique diplohaplophasique caractérisé par la prédominance de la génération
diploïde sur la génération haploïde.
Il existe plusieurs types de cycles définis par l'importance relative des périodes séparant la
méiose de la fécondation et la fécondation de la méiose.
Les cycles digénétiques : alternance de deux générations,
Les cycles monogénétiques : disparition de l'une ou l'autre des deux générations,
Les cycles trigénétiques : apparition d'une troisième génération.
L’alternance de phases chromosomiques se superpose une alternance de formes biologiques ou
de générations. Toute espèce vit typiquement et successivement sous deux formes biologiques
distinctes, l'une haploïde correspondant à l'haplophase, l'autre diploïde correspondant à la
diplophase
Il existe 3types de cycles de développement.
- Le cycle monogénétique, qui présente une seule génération : le gamétophyte.
Seule la phase à n chromosomes est représentée par une génération, la phase diploïde est
réduite au zygote. La spirogyre est un haplonte. La fécondation se fait par cystogamie : le contenu
d'un gamétocyste mâle se déverse par l'intermédiaire d'un tube de conjugaison dans un gamétocyste
femelle.
Le cycle de vie des chlorophycophytes est monogénétique haplophasique (exemple :
Zygophyceae, genre : Spirogyra)
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Figure 14. Cycle digénétique haplodiplophasique de la laitue de mer cycle d’Ulva lactua
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Plantae
Phycophytes
Raphidophycées
Diatomophycées
Rhodophycées
Xanthophycées
Chrysophycées
Chrysophycées
Cryptophycées
Phéophycées
Figure 16. Organigramme de classification des principaux phyllum des algues
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Cyanophyta
Classe Cyanophyceae
Figure 17. Schéma simplifié de classification des algues bleues (Procaryotes) : Cyanophyta ou
Cyanoschizophytes
Rhodophyta
Classe Rhodophyceae
Bangiophycideae Floridéophycideae
Sous-classe
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Figure 20. Schéma simplifié de classification des algues vertes: Phycophytes Chlorophyta ou
chlorophycophytes
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2 MYCOPHYTES
Phycophytes
Thallophytes
A-vasculaires
Mycophytes
Eucaryote
Lichenophytes
Cormophytes Bryophytes
Actuellement, plus de 120 000 espèces de champignons ont été recensées dont 18 000
espèces lichéniques.
Parmi les principaux groupes des champignons :
•Les Myxomycètes
•Les champignons inférieurs
-Les Chytridiomycètes
- Les Oomycètes
•Les Zygomycètes
•Les champignons supérieurs
-Les Ascomycètes
-Les Basidiomycètes
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Ils dériveraient tous (des plus complexes au plus simples) d’un ancêtre commun :
Un protiste indifférencié parmi les cellules eucaryotes.
On parle dans ce cas d'une origine monophylétique et les champignons constitueraient un
règne distinct du règne végétal et du règne animal.
Les champignons sont soit :
- classé parmi les consommateurs comme les animaux. Typiquement, le thalle est une structure
filamenteuse : c’est un mycélium étroitement lié au substrat dont il se nourrit.
- traditionnellement classés parmi les végétaux car ce sont des organismes fixés, les parois de leurs
cellules ne renferment pas ou peu de cellulose, à la différence de celles des autres plantes, ils en
diffèrent fortement par le fait qu'ils sont hétérotrophes pour le carbone comme les animaux. Même
dans les formes les plus complexes, les champignons n’édifient jamais de véritables tissus. De
nombreux auteurs considèrent les champignons comme un règne particulier.
Ils sont actuellement considérés comme une lignée à part, distincte à la fois des animaux et des
végétaux.
2.2. Organisation de l’appareil végétatif
L’appareil végétatif est constitué de cellules allongées qui s’associent en fils pour former des
filaments ou Hyphes, plus ou moins enchevêtrés, dont l’ensemble constitue le mycélium, celui-ci
est invisible, il se développe horizontalement sous la surface du sol, à faible profondeur cependant.
Certains filaments peuvent se grouper pour former des corps reproducteurs, sexués ou non.
Ce que nous appelons couramment « champignons » est en fait une « fructification » du mycélium
qui apparait au-dessus du nouveau du sol, sous certains conditions, et qui constitue l’appareil
reproducteur ou carpophore.
a) Cytologie et Biochimie
- La paroi : elle a constituée d'éléments sucrés à base de cellulose, d'hémicellulose et surtout de
chitine (composition différente en fonction de la classe) que l'on retrouve également dans
l'exosquelette des insectes. La synthèse fréquente de chitine au lieu de cellulose, c’est l’une des
caractéristiques biochimiques qui les distinguent aux Végétaux
- Le noyau : la plupart du temps, il est de petite taille avec un nombre restreint de chromosomes.
Dans les thalles massifs, il y a 2 noyaux distincts qui n'ont pas fusionnés au moment de la
fécondation, qui sont regroupés en paires et qui forment le dicaryon.
- La vacuole : elle constitue un important stock enzymatique. Elle est généralement centrale et de
grande taille, repoussant le cytoplasme en périphérie.
- Les inclusions de réserve : le plus souvent, ce sont des inclusions lipidiques mais également
composées de glycogène dans le cytoplasme.
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b) Organisation du thalle
Ce sont des êtres pluricellulaires. Leur appareil végétatif est un thalle qui ne possède ni
feuilles, ni tiges, ni racines.
2.2. Structure des talles (mycéliums, siroma, sclérote,…)
Il peut prendre différentes formes :
- thalle unicellulaire ou levure qui est une seule cellule, isolée ou en colonie
- thalle massif ou carpospore qui correspond au pied et au chapeau des champignons
- thalle pluricellulaire filamenteux ou mycélium qui est composé un enchevêtrement de nombreux
filaments très fins plus ou moins ramifiés (mycélium).
-thalle plasmodiale (myxomycètes) : leur appareil végétatif est constitué d’une masse
cytoplasmique indifférenciée molle plus ou moins lamellaire, déformable sans paroi squelettique et
multinuclée. Elle peut atteindre plusieurs décimètres carrés. Cet appareil végétatif est appelé
plasmode. Il n’est pas cloisonné et comprend un grand nombre de noyaux cellulaires diploïdes.
L’appareil végétatif des champignons est un thalle composé de filaments : les hyphes,
souvent étendus et dont l’ensemble forme le mycélium. Le thalle de la très grande majorité des
espèces est constitué par l'enchevêtrement de nombreux filaments très fins et ramifiés dont
l'ensemble forme un mycélium. Ces filaments peuvent être organisés en siphons, ou segmentés. Ces
filaments peuvent être cloisonnés, on les appelle hyphes, ou non cloisonnés, ce sont alors des
siphons ou coenocytes.
Cette différence de morphologie au niveau du thalle permet de distinguer :
1) Les septomycètes (ascomycètes et basidiomycètes) qui possèdent des Filaments cloisonnés
appelés un mycélium cloisonné ou hyphes. Ce sont des champignons qui ont un mycélium formé de
filaments cloisonnés et sont appelés Septomycètes (septum = cloison). Ils comportent deux classes,
les Ascomycètes et les Basidiomycètes dont les formes les plus évoluées élaborent des appareils de
fructifications massifs de formes caractéristiques constituant les « champignons » au sens courant
du terme.
2) Les siphomycètes (trychomycètes, phycomycètes et zygomycètes) possèdent des Filaments non
cloisonnés appelés siphons. Ces champignons siphonés comportant les Chytridiomycètes encore
aquatiques et les Zygomycètes dont la plupart vivent sur le sol – certains sont parasites – la
croissance de leur mycélium est rapide et la reproduction sexuée se fait par fusion de gamétocytes.
Septés Siphonés
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Cours de botanique
L'enchevêtrement des filaments est très complexe et désordonné. Il peut former des pseudotissus
que l'on appelle prosenchyme et plectenchyme et qui prennent l'aspect de :
massifs plus ou moins compacts (appelés coussinets ou stroma),
de gros cordons ramifiés (appelés rhizomorphes),
ou de tubercules (appelés sclérotes).
Il existe aussi des champignons à thalle unicellulaire comme les levures et à thalle plasmodial
comme les myxomycètes
Chez certains basidiomycètes, au moment de la reproduction sexuée, le mycélium s'organise en
carpophore, souvent constitué d'un pied et d'un chapeau.
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Chez es ascomycètes forment des ascocarpes en forme de coupe très évasée comme chez la
pezize orangée, d'un ensemble de petites coupes chez la morille, ou repliée sur elle-même en
tubercule comme chez la truffe par exemple.
Appareil reducteur
Dans leur grande majorité, les champignons actuels sont aériens. Ils pratiquent une
fécondation sans émission de gamètes libres (cystogamie). Ils produisent souvent en marge de la
reproduction sexuée, une multiplication végétative avec production de quantité de spores aériennes
qui assurent un ensemencement très efficace.
Ils utilisent pour ça différentes structures reproductrices tel que :
-Asques : l’asque est une cellule reproductrice, caractéristique des champignons ascomycètes, à
l’intérieur de laquelle se forment en général huit spores (ascospores, endospores). Les asques sont
des cellules dont le contenu se transforme en spores. Quand les spores sont mûres, elles sont
projetées à l'extérieur de l'asque et servent à la reproduction du champignon. Beaucoup d'asques
sont étirés en longueur et contiennent les spores sur un (ou deux) rang. Certains asques sont en
forme de ballon.
-Basides : c’est cellule spécialisée et terminée par un nombre variable de pintes (stérigmates),
portant chacune une spore nommée basidiospore.
-Spores : structures de résistance permettant la dissémination rapide des champignons. Ils peuvent
être mitotique ou méiotiques. La spore dispersée renferme une cellule haploïde unique résultant
d'une méiose (ou dédoublement des données chromosomiques).
-Zygospores : fusion de deux gamétanges.
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Cours de botanique
La fécondation des cellules sexuelles (syngamie) se fait le plus souvent en deux phases :
1) Plasmogamie ou cystogamie (fusion des cytoplasmes) : c'est uniquement le cytoplasme des deux
cellules qui fusionne. Cet état bi-nucléé (ou dicaryon) peut être plus ou moins long jusqu'à aller à
plusieurs années. Il se produit une fusion des cytoplasmes (plasmogamie) mais pas des noyaux qui
restent individualisés dans la cellule. La plasmogamie donne naissance à une structure très
particulière, un mycélium myctohaploïde qui représente la première génération sporophytique. De
cette première génération sporophytique est issue la seconde génération sporophytique constituée
d'un mycélium dicaryotique.
2) Caryogamie : c'est la fusion des noyaux. Le zygote diploïde qui en résulte va évoluer
différemment selon le champignon :
-soit il subit une méïose assez rapidement. Il prend alors le nom de spore de germination. Le cycle
de reproduction est dit haplobiontique.
-soit il forme un mycélium diploïde (le sporophyte). Il prend alors le nom de spore de passage. Le
cycle de reproduction est dit haplodiplobiontique.
Il existe aussi des cycles à deux et même trois générations, où l'on trouve les spores de
passages (haploïdes) qui sont produites par les sporophytes. Le cycle à trois générations est fréquent
chez les champignons supérieurs.
La reproduction sexuée chez les Myccophytes :
-Elle implique la fusion de deux noyaux compatibles ;
-Certains champignons sont autogames : gamète mâles et femelles produites sur le même mycélium
(homothallique) ;
Tandis que d’autres sont hétérogames : exigent un croisement entre mycélium différents, mais
sexuellement compatibles (hétérothallique).
-La formation du zygote se produit par l’un de plusieurs mécanismes :
-Fusion des gamètes ;
-Fusion des organes qui produisent les gamètes (gamétanges) ;
-Fusion des hyphes.
Parfois, il y a fusion immédiate de noyaux (caryogamie) et du cytoplasme (plasmogamie),
mais plus fréquemment la fusion de noyaux est retardée, entrainant la formation d’une cellule avec
deux noyaux haploïdes (stade dicaryotique)
- Les zygotes peuvent se transformer en spores méiotiques (basidiospores, zygospores, ascospores)
qui servent la dissémination des champignons
Les champignons sont aussi capables de réaliser la reproduction sexuée.
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Cours de botanique
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Cours de botanique
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Cours de botanique
Il peut y avoir également multiplication par production de spores directes qui sont des
endospores quand elles sont produites à l'intérieur du sporocyste (cas du Mucor) ou des exospores
générées en continu à l'extrémité de filaments spécialisés (cas des Penicillium ou des Aspergillus).
Ce mode de reproduction asexué par production de spores en grande quantité assure à ces
organismes une grande capacité de prolifération. La spore est aussi un organe de résistance aux
conditions défavorables du milieu.
Figure 33. La production de spores de reproduction asexuée du Bremia lactuca chez la laitue.
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Cours de botanique
Figure 34. Types de production de spores directes chez Mucor (endospores et exospores)
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Cours de botanique
Taphrinomycotina
Ascomycota Saccharomycotina
Pezizomycotina
Mycophytes Zygomycota
Agaricomycotina
Basidiomycota Pucciniomycotina
Ustilaginomycotina
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Cours de botanique
Agaricales
Bolétales
Polyporales
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Cours de botanique
1) Ascomycota
2) Zygomycota
Règne Fungi Fungi Fungi Fungi
Division Zygomycota Zygomycota Zygomycota Zygomycota
Sous-division Mucoromycotina Mucoromycotina Mucoromycotina Mucoromycotina
Classe Mucoromycetes Mucoromycetes Mucoromycetes Zygomycetes
Sous-classe Mucoromycetidae Mucoromycetidae Mucoromycetidae Zygomycetidae
Ordre Mucorales Mucorales Mucorales Endogonales
Famille Mucoraceae Mucoraceae Phycomycetaceae Endogonaceae
Genre Mucor Pilaira Spinellus Endogone
Espèce M. mucedo P. anomala S. fusiger E. pisiformis
3) Basidiomycota
Règne Fungi Fungi Fungi Fungi
Division Basidiomycota Basidiomycota Basidiomycota Basidiomycota
Sous-division Agaricomycotina Agaricomycotina Agaricomycotina Agaricomycotina
Classe Agaricomycetes Agaricomycetes Agaricomycetes Agaricomycetes
Sous-classe Agaricomycetidae Agaricomycetidae Agaricomycetidae Agaricomycetidae
Ordre Agaricale Boletales Agaricale Agaricale
Famille Amaniaceae Boletaceae Tricholomataceae Agaricaceae
Genre Amanita Boletus Lepista Agaricus
Espèce A. rubescens B. edulis L. nuda A. campestris
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Cours de botanique
3 LICHENOPHYTES
Les Lichens ont été considérés longtemps comme formant un groupe distinct des
champignons et des algues, mais on sait depuis le milieu du XIXe siècle qu'ils ne forment pas une
unité systématique particulière, mais correspondent à un ensemble de végétaux où doivent rentrer
tous les Champignons vivant en société avec les Algues.
Les lichénologues estiment à 20 000, le nombre d'espèces de lichens présentes dans le
monde, moins de la moitié sont des espèces macroscopiques, bien visibles à l’œil nu.
Actuellement on les considère comme Champignon lichénique adapté à la vie symbiotique
avec une prédominance des constituants fongiques dans la morphologie et la reproduction des
lichens.
Ils ne constituent pas embranchement naturel des végétaux, ce sont des organismes doubles
dépourvus de système circulatoire ou de régulateurs d’échanges gazeux (absence d’épiderme à
cuticule et stomates), les lichens ont un fort pouvoir d’accumulation des substances toxiques. Ce
pouvoir de concentration exceptionnel est lié à l’abondance des structures spongieuses : les hyphes
très disjoints baignent dans un milieu mucilagineux et acide qui stocke les polluants avant leur
absorption par les cellules du champignon ou de l’algue.
Les lichens sont des organismes reviviscents. Capables de subsister longtemps à l'état sec, ils
deviennent cassants ; leurs fragments dispersés par le vent ou les animaux peuvent engendrer de
nouveaux individus.
Les lichens croissent dans les biotopes les plus divers, à l’exception du milieu marin à des
profondeurs supérieures à 10 mètres.
Phycophytes
Thallophytes Mycophytes
A-vasculaires
Cryptogames
Eucaryote
Lichenophytes
Cormophytes Bryophytes
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Cours de botanique
1. Caractères généraux des lichens
Les lichens ou champignons lichénisés sont des organismes composés à croissance très
lente, résultant d’une association durable, stable et reproductible (symbiose) entre un champignon
appelé mycobionte (hétérotrophe) et un partenaire photosymbiotique (algue) nommée photobionte
(parfaitement autotrophe).
-Le photobionte synthétise des glucides qui sont absorbés par le mycobionte. Le photobionte est soit
une Nostocale dans 10% des cas (Cyanobactérie, procaryote) ou une Chlorococcales dans 85% des
cas (Chlorophyceae, Eucaryote). La matière organique est synthétisée par l’algue (qui se développe
au sein du mycélium aérien).
- Le mycobionte livre l’eau et les sels minéraux au photobionte et assure sa protection contre la
dessiccation. Le champignon est le plus souvent un Ascomycète (Septomycètes) et plus rarement un
Basidiomycète du groupe des polypores. Le champignon la protège de la déshydratation
Dans la construction du thalle, le photobionte est sous forme de gonidies (cellules
dissociées) et le champignon est sous forme d’hyphes.
Un lichen est une structure autonome résultant de l'association symbiotique entre deux
catégories de partenaires :
- le partenaire fongique, hétérotrophe, est pratiquement toujours un champignon ascomycète, qui
représente plus de 90 % de la biomasse lichénique, dont les hyphes microscopiques enchevêtrées
emprisonnent, ce partenaire apporte le support, l’humidité et les sels minéraux à l’algue
- le partenaire chlorophyllien, autotrophe, est une algue verte ou une cyanobactérie.
Il apporte la nourriture au champignon grâce à la photosynthèse
- La symbiose apparaît donc comme l'association de partenaires avec bénéfices réciproques. Il y a
transfert de nourriture photosynthétisée vers le champignon et, en échange, transfert de l'eau, de
substances dissoutes et de certaines substances organiques vers l‘algue. Dans une association
symbiotique, chaque organisme apporte à l’autre ce qu’il n’a pas.
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Cours de botanique
C. Le cyanosymbiote : la cyanobactérie
1. Procaryote, sans noyau ni chloroplaste ;
2. Appareil assimilateur contenant des pigments assimilateurs vert bleuâtre (chlorophylle a
et caroténoïdes associés à une protéine, la phycocyanine) ;
3. Une réserve protidique : la cyanophycine ;
4. Multiplication par bipartition (pas de spores) ;
5. Élaboration de substances azotées (ammoniaque) à partir de l'azote atmosphérique ;
Fruticuleux
Crustacé Foliacé
5. Structure Anatomique
La structure des thalles de lichens peut se faire de deux façons;
a- Le lichen homéomère présente un thalle homogène dont les cellules du photobionte sont
réparties uniformément dans le thalle (cas des genres Leptogium et Collema). Les hyphes et les
gonidies sont mélangés dans les mêmes proportions dans toute l’épaisseur du thalle.
b- Le lichen hétéromère présente sur sa section transversale plusieurs couches, dont les cellules du
photobionte sont regroupées dans une couche assimilatrice (couche algale).
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Cours de botanique
La structure d'un lichen hétéromère est typiquement formée :
- d'un cortex supérieur constitué d'un synenchyme (tissu compact formé par les hyphes resserrés du
champignon) ;
-d'une couche assimilatrice constituée des cellules du photobionte réparties dans le prosenchyme
(tissu fibreux formé par les hyphes biens séparés du champignon)
- d'un médulle, prosenchyme très lâche sans photobionte ;
- d'un cortex inférieur lui aussi constitué d'un synenchyme.
Cortex supérieur
Couche algale
Médulle
Cortex inférieur
Rhizine
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Cours de botanique
b) Reproduction végétative
La reproduction asexuée est réalisée par l’algue et le champignon en produisant des
propagules par simple fragmentation du thalle (bouturage) ou à l’aide de structures spécialisées
telles que:
- Les isidies sont des protubérances de formes variées (cylindriques, écailleuses ou spatuliformes)
sur le cortex supérieur, contenant les deux symbiotes et se détachant du thalle;
- Les soralies sont des masses farineuses ou granuleuses produisant des sorédies. Elles sont
constituées de cellules algales entourées d’hyphes bien individualisées se détachant également.
Ces Soralies sont obtenues par les déchirures du thalle, il y a émission de "granules", les
sorédies, formées d'un enchevêtrement d'algues et d'hyphes. Ces sorédies forment la soralie dont la
couleur est généralement différente de celle du thalle. Légères, elles sont facilement transportées
par le vent, la pluie, les insectes et permettent une dissémination de l'espèce.
Certains lichens du genre Cladonia, se brisent à l'état sec sous l'effet du piétinement formant
des boutures naturelles.
La reproduction asexuée, réalisée par le mycobionte seul, se fait au moyen de conidies à
l’extrémité des hyphes toujours enfoncés dans le thalle. Ces spores mitotiques sont disséminées en
attendant la rencontre de l’algue compatible.
Soralie Isidie
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Cours de botanique
7. Diversité chez les lichens
Les lichens présentent une grande diversité, tant en nombre d'espèces qu'au niveau de leur
morphologie. Ils sont des organismes qui colonisent de très nombreux milieux et sur les substrats
les plus variés (arbres, rochers, sols couverts de mousses …). Leurs formes et leurs couleurs sont
très variés allant du gris au vert mais également au jaune orangé. Ils sont constitués d’un thalle qui
est une structure sans racine ni tige ni feuille.
Selon la nature du substrat on parle de :
- Lichens corticoles : vivant sur les écorces des troncs et des branches des arbres dans les forêts
(parfois sur feuilles : lichens folicoles ; sur bois nu : lignicoles...).
-Lichens saxicoles : vivant sur les rochers calcaires, siliceux nus, siliceux moussus, siliceux
immergés, vieux murs, toits, avec des variations dans les groupements en fonction de la luminosité
(certains sont héliophiles, d'autres sciaphiles).
- Lichens terricoles et humicoles : qui poussent dans des pelouses, landes, bois clairs... Un certain
nombre d'entre eux vivent en saprophytes aux dépens de la matière organique présente dans le sol.
Lichenophyta
1. Pyrenocarpeae 2. Gymnocarpeae
Coniocarpineae
Graphidineae
Cyclocarpineae
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Cours de botanique
D’après Abbé H. olivier (1897)
Lichenophyta
Hétéromères Homeomères
Rocellés Leptogiés
Peltigérés
Cladoniés Lechinés
Ephérés
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Cours de botanique
4 BRYOPHYTES
Les Bryophytes (du grec bruon, mousse et phuton, plante), sont des petites plantes
feuillées à lames foliacées plus ou moins complexes et se développent généralement dans les
biotopes humides et marécageux. Il y a environ 25 000 espèces de bryophytes dans le Monde.
Ce sont des végétaux chlorophylliens, faisant la transition évolutive entre les algues
(toutes à thalle) et les végétaux vasculaires ou supérieurs (tous à tige typique), tels que les
ptéridophytes (fougères et prêles) et les plantes à fleurs.
Les bryophytes présentent une parenté avec les Algues vertes, les chlorophycées en
particulier (plastes pouvant contenir des pyrénoides, gamètes ciliés acides gras particulier etc.…).
Les bryophytes constituent un embranchement très ancien. Le premiers reste fossiles datent du
Dévonien supérieur et de la Cartonnière, des le premier on trouve des formes d’hépatiques et de
mousses que rappellent les genres actuels. Ils deviennent abondants dans le tertiaire ; du point de
vue évolution une première hypothèse considère que les bryophytes proviennent des algues. Une
deuxième hypothèse plus récente propose de considérer les bryophytes comme le résultat d’une
évolution régressive de ptéridophytes primitives.
Les Bryophytes sont des végétaux d’organisation relativement simple, de petite taille,
terrestres mais se développant dans les endroits humides. Dans les sous-bois, ils forment des tapis
plus ou moins continus, ils constituent la strate végétale basse ou strate muscinale. Certains
s’établissent sur les murs et les rochers. Ils colonisent tous les milieux à l’exception du milieu marin
où ils sont totalement absents.
Les Bryophytes sont des Embryophytes ou Archégoniates primitifs, progressivement
adapté au milieu terrestre. La plupart vivent en colonies et couvrent le sol d’un tapis plus ou moins
continu dans les sous-bois riches en humus : elles y constituent l’essentiel de la strate végétale basse
ou strate muscinale.
Ils ont dépourvues de fleurs, de racines et de tissus lignifiés, les Bryophytes sont définies
comme des Cryptogames cellulaires évolués. Il n’y a donc pas de vraies racines, mais seulement
des rhizoïdes filamenteux, et pas non plus de vrais vaisseaux conducteurs, mais seulement parfois
des cellules allongées jouant ce rôle dans certaines tiges de mousses.
Les Bryophytes sont des cormophytes non vasculaires. Ce sont des végétaux de petites
tailles (70cm et plus), ceci est lié à l’absence de lignine et de racine ; l’absorption de l’eau se fait
par tout l’appareil végétatif.
Les bryophytes doivent donc absorber l’eau et les sels minéraux directement par
imbibition et diffusion à travers les thalles, les feuilles ou les tiges ; pour augmenter la surface
d’échanges, on peut citer les feuilles nombreuses et très fines, des lamelles parallèles sur
certaines feuilles (polytrics), un duvet de rhizoïdes sur certaines tiges … Par la suite, elles
peuvent se réhydrater en quelques minutes pour reprendre une vie normale : c’est le phénomène
de reviviscence, tout à fait caractéristique de ce groupe de végétaux.
Ce sont des plantes de quelques centimètres, en général peu différenciées et dépourvues de
racines, la fixation au sol étant assurée par de fins filaments, les rhizoïdes.
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Cours de botanique
Cryptogames
A-Vasculaires Vasculaires
Thallophytes Cormophytes
Bryophytes Ptéridophytes
Marchantiophyta
Anthcerophyta
Bryophyta
Caractères morphologiques
Plantes vertes très simples à tiges multiples munies de nombreuses folioles (feuilles simples
minuscules) disposées régulièrement. Elles ont des fructifications visibles et un rhizoïde muni de
radicules pour absorber nourriture et humidité.
Appareil végétatif (gamétophyte)
Chez les Bryophytes, une véritable tige avec rameaux portant des feuilles assimilatrices, cet
appareil végétatif est nommé cormus, tige garnie de feuilles et dépourvues de racines. Mais celui-ci
est incomplet car dépourvus de racines, il porte des rhizoïdes. Il est formé soit par une tige feuillée
soit par une lame d’aspect de thalle; il n’y a pas de vrais tissus..
L’appareil végétatif est un axe feuillé fixé au sol par des rhizoïdes unicellulaires chez les
Marchantiophyta et pluricellulaires chez les Anthocerohyta et les Bryophyta.
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Cours de botanique
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Cours de botanique
La « tige » est un simple cordon revêtu d’un épiderme faiblement cutinisé. Des cellules
allongées, les hydroïdes spécialisées dans le transport de l’eau et les leptoïdes dans celui des
molécules issues de la photosynthèse, apparaissent seulement chez certaines Mousses tropicales et
les Sphaignes. Les « feuilles » présentent des pseudo-nervures chlorophylliennes et sont de simples
émergences de la tige constituées d’une seule assise de cellules chlorophylliennes, excepté dans la
région médiane ou deux ou trois épaisseurs de cellules simulent une nervure. «Tige » et « feuille »
sont dépourvues de stomates. La tige est fixé au sol par une touffe de rhizoïdes (filament
pluricellulaires aux cloisons transversales obliques. Les cellules sont dépourvues de chloroplastes
Les Bryophyta présentent des caractéristiques propres :
- le sporophyte est chlorophyllien ;
- la déhiscence de la capsule se fait par un opercule ou des valves
- et les rhizoïdes sont pluricellulaires.
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Cours de botanique
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Cours de botanique
Lamelles chlorophylliennes
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Cours de botanique
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Cours de botanique
Cycle de développement
Le cycle de développement des Bryophytes est digénétique haplo-diplophasique
hétéromorphe, à gamétophyte (haploïde) dominant. Le sporophyte a une morphologie et une durée
de vie différentes du gamétophyte mais surtout il vit en parasite.
Le cycle est digénétique hétéromorphe dans lequel le sporophyte parasite l’appareil végétatif
qui représente le gamétophyte dominant.
Il comporte ainsi 2 phases successives:
-La phase gamétophytique, haploïde, correspond aux protonémas et aux tiges feuillées (ou aux
thalles des hépatiques).
- La phase sporophytique, diploïde, correspond au sporogone. Il y a donc alternance de deux
générations avec dominance de la phase haploïde.
L’aspect des Bryophytes est varié mais, quelles que soient leurs formes, toutes naissent,
croissent et se reproduisent suivant le même processus. Autrement dit, tout ce groupe de plantes est
essentiellement caractérisé par son cycle de développement.
Parmi les caractères généraux du cycle de développement des Bryophytes
1. La fécondation est aquatique : le déplacement des anthérozoïdes ciliés jusqu’à l’oosphère
nécessite la présence d’eau, ce qui lie les bryophytes aux lieux humides. La fécondation ne peut
s’effectuer qu’en présence d’eau. Le spermatozoïde nage dans l’eau pour se rapprocher de
l’archégone. Les Bryophytes sont des plantes terrestres mais elles ont gardé la fécondation
aquatique.
2. La phase diploïde (sporophyte) est très courte, réduite au sporogone ;
3. Le gamétophyte est représenté par des organes végétatifs peu différenciés à n chromosomes.
-Les deux gamètes sont de morphologie très différente. L’oosphère est immobile et volumineuse, le
spermatozoïde est petit et flagellé donc mobile. On parle dans ce cas d’oogamie.
-Les parois des organes reproducteurs, anthéridie et archégone, sont constituées par une couche de
cellules. Il s’agit bien de gamétanges, qu’il faut opposer aux gamétocystes des Thallophytes.
- Le gamétange femelle a une structure originale : c’est un archégone. Celui-ci se retrouvera (plus
ou moins modifié) chez tous les végétaux supérieurs, De ce fait on utilise souvent comme
synonyme à Cormophytes le terme d’Archégoniates.
Le gamétophyte (plante feuillé ou thalle) porte les organes sexuels : anthéridies et/ou
archégones. Il donne après fécondation un zygote qui se développe dans l’archégone en un
sporophyte particulier. Ce dernier est constitué d’un sporange appelé sporogone ou capsule qui
produit des spores. Ces spores germent pour donner un protonéma sur lequel se développe le
gamétophyte.
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Cours de botanique
Mâle Femelle
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Cours de botanique
Bryophytes
Jungermagniopsida
Anthocerotopsida
Marchantiopsida
Polytrychopsida
Sphagnopsida
Andraeopsida
Bryopsida
Bryophyta
Anthocerophyta
Marchantiophyta
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Cours de botanique
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Cours de botanique
5 PTERIDOPHYTES
Les Ptéridophytes (du grec « Pteris »= fougère) sont apparues au Silurien-dévonien (-430
millions d’années) à l’ère primaire.
Les Ptéridophytes sont des végétaux chlorophylliens pourvus de tiges, feuilles, racines et un
apparie conducteur (système vasculaire). Ils forment un ensemble paraphylétique.
Ils sont ainsi les premières plantes vasculaires ou « Trachéophytes », possèdent de
véritables vaisseaux (phloème et xylème avec éléments lignifiés typiques : les trachéides à
ponctuations scalariformes). Ce sont les premiers végétaux ayant colonisé le milieu aérien
Par apport aux bryophytes, les ptéridophytes montrent un appareil végétatif plus différencié
et adapté à la vie terrestre. Ils se sont diversifiées et ont occupé une place importante au carbonifère.
Comme les Bryophytes, les Ptéridophytes sont des cryptogames car se reproduisent par
spores. Ils ne portent pas de fleurs, et par suite ne peuvent pas se reproduire par des graines et les
appareils reproducteurs restent peu apparents donc, les Ptéridophytes sont des Cryptogames
Vasculaires.
Mais à la différence des bryophytes, les ptéridophytes ont de véritables tissus conducteurs,
n'ont pas d'organes thalloïdes, comportent des tiges, des racines et généralement des feuilles. Ces
trois organes constituent le cormus, c’est-à-dire « Cormophytes » avec de véritables racines, des
polysporangiophytes avec un sporophyte ramifié et plusieurs sporanges, dont l’appareil végétatif
caractéristique des embryophytes.
Par comparaison avec les Bryophytes, les Ptéridophytes montrent un appareil végétatif plus
différencié et adapté à la vie aérienne. Ces plantes sont généralement herbacées qui vivent dans les
biotopes humides et ombragés des forêts et peuvent alors devenir arborescents (fougères
arborescentes) ou épiphytes.
Les représentants actuels des Ptéridophytes constituent quatre classes:
- les Psilophytes.
- les Lycophytes (lycopodes, sélaginelles),
- les Sphénophytes (prêles),
- les Filicophytes (Fougères proprement dites) : 8 000 espèces.
Psilophytes
Trachéophytes
Cormophytes
Cryptogames
Lycophytes
Ptéridophytes
Sphénophytes
Filicophytes
Spermatophytes
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Cours de botanique
1. Caractères morphologiques
1.1. Appareil végétatif
Les ptéridophytes sont généralement de petites plantes, vivaces par une tige souterraine
horizontale ou rhizome qui vivent dans les lieux frais et ombragés.
L’appareil végétatif est constitué :
-d’un rhizome, large tige souterraine à croissance horizontale, riche en réserves et ramifiée ;
-de racines adventives, tout le long du rhizome ;
-de feuilles ou frondes, formées chacune d’un long pétiole et d’un limbe aplati, et entourées en
crosse lorsqu’elles sont jeunes.
Ils sont des plantes feuillées ou sporophylle présentent des tiges dressées dichotomes avec
deux rangés de feuilles. Celles-ci sont lancéolées denticulées et ne comportent qui une seule
nervure.
Les tiges peuvent présenter une partie horizontale, qui assure l’assise de la plante. De cette
partie couchée ou rhizome se détachent des axes dressés, ramifiés de façon dichotomique (la
division en deux des tiges : cas des Sélaginelles, Lycopodes) ou verticillée (Prêles), ou encore
directement de grandes feuilles chez les Fougères (mégaphylles ou frondes). De nombreuses racines
mères partant du rhizome, complètent la fixation au sol et assurent l’absorption.
Les Filicophytes (fougères), sont caractérisées par des tiges souterraines (rhizomes) portant
des feuilles de grande taille appelés « mégaphylles » ou « frondes » et présentent un aspect
extrêmement varié allant du simple ruban (ex. : Scolopendre) à la feuille la plus délicatement
découpée (ex. : Fougère femelle).
Chez les alliées des Fougères (prêles et Lycopodes), les feuilles sont de taille réduite
(microphylles) et pourvues d’une seule nervure (Sélaginelles, Lycopodes) voire réduites à des
écailles (Prêles) : ce sont de simples expansions de la tige. La ramification des racines et des tiges
est parfois verticillée, le plus souvent dichotomique (Sélaginelles, Lycopodes).
Les Sphénophytes (prêles) ont caractérisés par des tiges creuse divisées en articles successif
emboîtés les uns dans les autres, cannelées, portant à chaque nœud un verticille de feuilles réduites
en gaine. L’appareil végétatif ou sporophyte présente un rhizome ramifié qui supporte des tiges
aériennes dressées. Ces tiges portent de nombreuses petites feuilles verticillées et soudées formant
une gaine entourant complètement la tige. La tige est parcourue de côtes longitudinales séparées par
des sillons. Il existe 2 types de tiges aériennes ; des tiges chlorophylliennes stériles et des tiges
fertiles portant des épis sporifères.
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Cours de botanique
Les Lycophytes sont caractérisées par des tiges ramifiées dichotomiquement portant des
feuilles petites (microphylles), nombreuses, uninerviées, spiralées ou opposées.
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Cours de botanique
Chez les Sphénophytes (prêles), l’appareil reproducteur est constitué par un ensemble de
sporanges regroupés en épis ou strobiles (épis sporifères) et porté par un axe appelé
sporangiosphore. Les sporanges contiennent des spores pourvues d’élatères. Les spores sont
toutes semblables morphologiquement mais elles produisent des prothalles mâles ou femelles. Leur
appareil reproducteur a des sporophylles peu différentes des feuilles stériles et qui portent un
sporange unique sur la face ventrale. Les sporanges sont réniformes, leur déhiscence est réalisée
par 2 valves équidistance. Ces sporophylles sont souvent groupées en cônes terminaux.
Les sporanges se différencient au niveau des feuilles du sporophyte. Ils sont regroupés en
sores à la face inférieure des feuilles chez les fougères, ou disposés à l'aisselle des microphylles,
elle-même regroupées en épis à l'extrémité des tiges chez les prêles et les sélaginelles. Les sores
sont protégés par une lame très mince, l'indusie (certaines espèces en sont dépourvues). Lorsque
l'enveloppe du sporange est constituée de plusieurs assises de cellules (enveloppe épaisse) on parle
de sporanges eusporangiés. Si l'enveloppe n'est constituée que d'une seule couche de cellule
(enveloppe mince) on parle alors de sporange leptosporangiés.
Les gamétanges se différencient sur la face inférieure du prothalle chez les fougères et sur
la partie saillante des prothalles chez les sélaginelles. Les anthéridies au sein desquelles se
différencient des anthérozoïdes multi flagellés sont très réduites et ressemblent à de petites sphères
avec une paroi d'une seule couche de cellules. Les archégones sont formés d'un col réduit et d'un
ventre, inclus dans les tissus du prothalle, au sein duquel se différencie l'oosphère.
2. Caractères anatomiques
Les ptéridophytes sont des trachéophytes caractérisées par l’organisation des tissus
conducteurs en stèle ou pachyte. Dans la stèle « colonne », le xylème et le phloème sont entouré
d’un endoderme et d’un péricycle. Il existe différents types de stèles qui dérivent du type
fondamental, la prostèle.
Dans ces stèles, le xylème est formé de trachéides ou vaisseaux imparfaits. Les trachéides
annelés et spiralés forment le protoxylème, les trachéides scalariformes, le métaxylème.
Les vaisseaux du bois qui donnent aux végétaux leur port érigé se forment par empilement
de cellules qui vont produire beaucoup de lignine.
Les Fougères sont des végétaux à posséder des racines, des vaisseaux conducteurs de sève et
des stomates. Les tissus conducteurs sont disposés en stèles (stèle = colonne) et l’anatomie des
organes devient très caractéristique. Les vaisseaux, qui assurent la circulation de l’eau et des sels
minéraux, sont formés de cellules communiquant entre elles par des Trachéide à ponctuations
scalariformes (c’est-à-dire, en forme d’escalier, du latin scalae) et leur groupement est différent.
Les Sphénophytes et Filicophytes sont caractérisées par l’organisation particulière des tissus
conducteurs, avec la présence des fenêtres foliaire dans les tiges. Ce caractère les rapproche des
spermaphytes avec lesquelles ils forment les Euphyllophytes.
Chez les Filicophytes (fougères), les tissus conducteurs sont organisés en siphonostèle ou
dictyostèle avec présence de fenêtres foliaires.
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Cours de botanique
L'anatomie de la prêle est singulière : l'axe aérien présente un cercle complet de faisceaux
vasculaires indépendants comprenant chacun un phloème compact et un métaxylème réduit à deux
files souvent discontinues de quelques petits vaisseaux bordant le phloème vers l'extérieur; de
petites lacunes s'y forment par destruction du protoxylème. Une grande lacune médullaire occupe le
centre de l'axe et de petites lacunes peuvent encore apparaître dans le manchon cortical où elles
alternent avec les cordons conducteurs.
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Cours de botanique
1. Le gamétophyte :
Les spores germent dès qu'elles ont atteint le sol et forment des prothalles discrets, fugaces
et aériens. Ils sont composés de lobes laciniés qui leur confèrent une forme très irrégulière.
Au bout d'un mois environ, les gamétanges naissent d'une cellule superficielle qui grossit et se
développe vers l'intérieur en se cloisonnant.
Le prothalle femelle est légèrement plus grand que le gamétophyte mâle; il est également
plus découpé en languettes chlorophylliennes stériles, les archégones étant confinés à la partie
massive. Lors de la différenciation de l'archégone, après la première division de l'initiale, la cellule
externe donne, par une division anticline, un col assez court, tandis que la cellule profonde se
cloisonne de manière péricline pour donner deux cellules de canal, une cellule ventrale de canal,
une oosphère et une cellule de base.
Le prothalle mâle, moins découpé porte également ses gamétanges (les anthéridies) sur le
lobe principal. L'anthéridie donne 256 anthérozoïdes pluriciliés et s'ouvre sous la pression interne
par une petite ouverture triangulaire préalablement délimitée dans la paroi externe par trois
cloisonnements anticlines.
2. Le zygote et l'embryon
La fécondation est encore tributaire du milieu aquatique, les spermatozoïdes ciliés et
mobiles étant libérés dans le milieu extérieur. Elle est de type Oogamie, nécessitant de l’eau de
pluie (ou de la rosée). Plusieurs oosphères sont fécondées mais un seul se développe en un embryon
qui reste fixé temporairement sur le prothalle femelle.
Cependant, les feuilles fertiles ou sporophylles qui portent les sporanges, siège de la
réduction chromatique, montrent d’un groupe à l’autre des tendances vers un groupement qui
annonce les Phanérogames.
Une fois l'oosphère fécondée, le zygote se cloisonne et sa première division est
perpendiculaire au grand axe de l'archégone ; les deuxième et troisième divisions du jeune
embryon se produisent suivant un axe orienté à 90° et donnent quatre quadrants inégaux : des deux
supérieurs, le plus grand donne la tige ou rhizome et le plus petit la première feuille ; des deux
inférieurs, le plus grand donne la première racine et le plus petit le pied. L'embryon ainsi conformé
peut croître immédiatement.
L’élément de dissémination des ptéridophytes est uns spore haploïde qui, libéré dans la
nature, germe pour donner prothalle. Sur le prothalle vont se former les organes sexuels donnant
des gamètes. Les anthérozoïdes (gamètes mâles) nagent jusqu’aux archégones (gamètes femelles)
toujours attachées au prothalle et donnent un zygote diploïde qui va aboutir à la formation d’un
jeune sporophyte. La jeune plante feuillée soprophyte peut vivre en parasite pendant un certain
temps sur le prothalle gamétophyte ; puis, elle acquiert son autonomie en développement ses
propres racines. Sur les feuilles du soprophyte vont se former des sporanges au sein desquels il y
avoir production de spores haploïdes. Ces spores seront libérées pour recommencer le cycle.
Chez les ptéridophytes, le stade soprophyte passe une partie de son existence en parasite sur
le gamétophyte mais il développe son propre système racinaire et acquiert ainsi son indépendance.
4) Le cycle de développement des Ptéridophytes
Les Fougères sont les premières plantes terrestres à avoir pratiquement tout le cycle de
développement constitué par des organes à 2n chromosomes. Le gamétophyte, à n chromosomes,
est en effet réduit à un organe rudimentaire et transitoire, le prothalle.
68
Cours de botanique
L’aspect des ptéridophytes est très varié et, comme pour les bryophytes, c’est avant tout leur
cycle de développement qui les caractérise.
Le cycle de développement fondamental des ptéridophytes est caractérisé par deux générations
bien distinctes digénétique diplo- haplophasique avec prédominance de la phase sporophytique (2n)
car toujours le gamétophyte demeure discret. Le gamétophyte est réduit, il porte le nom prothalle.
Celui-ci sera soit bisexué, soit unisexué mâle ou femelle. Par rapport au cycle de développement
des Bryophytes, il y a donc inversion de l’importance des phases haploïdes et diploïdes. Donc, il est
marqué par l’alternance de deux générations distinctes : le sporophyte diploïde, c’est-à-dire la
plante feuillée vasculaire, et le gamétophyte haploïde, c’est-à-dire le prothalle porteur de gamètes.
Le sporophyte est ici la phase très nettement dominante. On notera toutefois que si le gamétophyte
reste microscopique, ne différenciant ni organe ni tissu, il est chlorophyllien et autotrophe, c’est-à-
dire qu’il constitue une phase entièrement autonome (à la différence des groupes plus évolués).
Sur la face inférieure du prothalle apparaissent les gamétanges mâles et femelles. Il s’agit :
• des anthéridies qui sont de petites sphères disposées à la périphérie du prothalle.
Elles possèdent une paroi pluricellulaire qui en se déchirant à maturité libère des spermatozoïdes
hélicoïdaux flagellés qui vont pouvoir nager dans l’eau du sol ;
• des archégones dont l’organisation est sensiblement identique à celle décrite chez la mousse.
Cependant le ventre qui contient l’oosphère est intégré au tissu prothallien.
De même le col est plus court.
La fécondation est oogame, le zygote se développe immédiatement en une jeune plante avec
des frondes, un rhizome et des racines.
L’alternance de générations est ici assez simple par plusieurs aspects : production d’un seul
type de spores et de prothalle (isosporie et isoprothallie), feuilles en même temps assimilatrices et
fertiles (productrices de sporanges), séparation dans le temps et dans l’espace des phases haploïdes
et diploïdes.
- Cycle de développement du Polypodium vulgare (Polypdiaceae)
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Cours de botanique
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Cours de botanique
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Cours de botanique
Cryptogames Phanérogames
A-Vasculaires Vasculaires
Sphenophyliopsi
Psilophytopsida
Psilophytopsida
Calamopsida
Ligulopsida
Eligopsida
Psilopsida
Psilopsida
Classes
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DEUXIEME
PARTIE : PHANEROGAMES
Ginkgopsida Cycadopsida
Trachéophytes
Phanérogames
Cormophytes
Gymnospermes
(Plantes à ovules)
Pinopsida Gnetopsida
Angiospermes
(Plantes à fleurs)
Liliopsida Magnoliopsida
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Cours de botanique
6 PREPHANEROGAMES
Pour d’autres auteurs, le terme de préphanérogames, proposé pour désigner les premiers
stades d’évolution chez les gymnospermes, ne représenterait qu’un palier évolutif horizontal à
travers des phylums verticaux; ces auteurs continuent à en faire une classe de l’embranchement des
gymnospermes, appelée classe des Natrices à cause de leurs gamètes mâles nageurs, ce qui la
distingue de la classe des vectrices, chez lesquelles la fécondation est réalisée par l’intermédiaire
d’un tube pollinique conduisant les noyaux spermatiques à l’oosphère, après transport du pollen par
le vent: c’est l’opposition fondamentale entre la fécondation aquatique, qui rappelle les
thallophytes, et la fécondation par véhicule aérien.
Les caractères distinctifs des Préphanérogames par rapport aux ptéridophytes sont
essentiellement:
- importante étape évolutive de la sexualité végétale
- un nouvel organe de dissémination, constituant l'appareil reproducteur femelle : l'ovule.
- Mode de fécondation
- Appareil floral archaïque.
- Production des prégraines : des ovules chargés de réserves avant la fécondation.
- Présence d’ovules qui n’évoluent pas en graines.
- un ovule fécondé est identique à un ovule vierge
2. Caractères morphologiques des Préphanérogames
2.1. Appareil végétatif
Les Préphanérogames regroupent des plantes dont l'appareil végétatif ressemble à celui des
fougères arborescentes avec des frondes.
Les Préphanérogames possèdent :
- Un port de fougères (feuilles très développées) ;
- la présence de vaisseaux (trachéides) ;
- des espèces dioïques (pied mâles et femelles séparées)
- La ramification de leur appareil végétatif est souvent dichotomique.
L’appareil végétatif présente également de nombreux traits primitifs; diécie, dichotomie des
nervures de la feuille de Ginkgo, port de fougère chez les Cycadales, enroulement en crosse des
folioles de Cycas, présence de vaisseaux à ponctuations scalariformes…
Chez les cycadales, leurs ports sont intermédiaires entre celui des fougères arborescentes et
des palmiers (2n), tronc épais, terminé par une rosette de feuille de grande taille, à gros ovules. Les
ovules fécondés sont riches en Amidon .Les feuilles sporangifères parfois très proches des feuilles
végétatives.
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Cycas Ginkgo
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Cours de botanique
A l'intérieur des sacs polliniques se forment par méiose des microspores. Celles-ci ne sont
pas disséminées, mais à l'intérieur de l'épaisse paroi des microspores se développent par mitoses
successives le microprothalle ou gamétophyte mâle, réduit à quatre cellules, appelé grain de pollen.
Ce sont ces grains de pollen, ou anthérozoïdes ciliés, qui seront disséminés et qui, au contact de
l'ovule, libéreront les deux gamètes mâles dans la chambre pollinique de l'ovule.
Figure 75. Cycle d’évolution des organes de reproduction chez les Préphanérogames.
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- Cas du Cycas :
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- Cas de du Ginkgo :
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7 SPERMAPHYTES
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Cours de botanique
8 GYMNOSPERMES
Les Gymnospermes (du grec gumnos, nu et sperma, graine) ont des ovules nus, portés par
une écaille plane dite ovulifère ou séminale; les grains de pollen, véhiculés par le vent, atteignent le
micropyle et germent au sommet du nucelle. Dans la graine, le tissu de réserve est représenté par le
prothalle femelle ou endosperme, formé avant la fécondation.
-Les Gymnospermes sont des Embryophytes.
-Ils appartiennent également au groupe des Trachéophytes, et en partagent donc les
synapomorphies, telle que la présence d’un système conducteur de sève brute lignifié.
-Les Gymnospermes sont Spermatophytes. Les synapomorphies sont :
-présence d’un ovule ;
-présence d’un cambium bifacial.
Cet sous embranchement correspond à un ensemble de plantes ligneuses dont le port
pyramidal est caractéristique. Leurs tissus renferment des canaux sécréteurs à oléorésines.
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Cours de botanique
- Ce sont des plantes xérophytiques (résistantes à la sécheresse des montagnes, cuticule rares
épaisse, stomates peu nombreux cachés dans les cryptes, surface foliaire très réduite)
- Il ne rejette en général pas de souche après une coupe.
- Enfin, ils sécrètent de la résine. Leur bois est homoxylé; ils possèdent, en général, un appareil
sécréteur (canaux à résines) qui leur donne une odeur caractéristique justifiant l’appellation de
Résineux par laquelle les forestiers les désigne.
b) Appareil reproducteur :
- Ils sont généralement monoïques (pins, sapins) à l’exception de certaines espèces qui sont
dioïques (ifs). Ils ont une croissance indéfinie du bourgeon terminal ses organes sexuelles sont
groupés en cônes unisexuée soit mâles, soit femelles qui sont portés par le même pied
- Ils portent des cônes ligneux (cône, strobile, galbules) à l’âge adulte (d’où le nom de conifères).
-Leurs ovules nus (avec une certaine tendance à l'angiospermie) ;
- Tous les Conifères ont des « fleurs » généralement unisexuées ;
- Un sac embryonnaire (gamétophyte femelle) pluricellulaire (7 cellules, le plus souvent, chez les
Angiospermes y compris le gamète) ;
- Un gamétophyte mâle pluricellulaire (3 cellules chez les Angiospermes, y compris 2 gamètes) ;
- la pollinisation (phénomène nouveau dans l'évolution des plantes qui désigne la rencontre du grain
de pollen et de la structure femelle) qui se fait toujours directement sur l'ovule par l'intermédiaire
d'une goutte de pollinisation située dans le micropyle (la goutte micropylaire) et la germination du
pollen qui s'effectue sur le nucelle (alors que chez les Angiospermes, pollinisation et germination du
pollen s'effectuent sur le stigmate de la fleur) ;
-une surface adaptée de l'enveloppe qui entoure les ovules ;
- une fécondation simple le plus souvent alors qu'elle est double chez les Angiospermes ;
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Cours de botanique
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- Formation primaires criblo-vasculaires, comme chez les Eudicots, à xylème centrifuge et phloème
centripète ;
- Dans le bois du Pin, un même type cellulaire (les trachéides) assure à la fois les fonctions de
conduction de sève brute et de soutien : on le qualifie de bois homoxylé.
- xylème secondaire homogène (homoxylé) et formé seulement de trachéides à ponctuations
aréolées (fibres).
- existence d’un appareil sécréteur à résine chez les conifères ;
- Les rayons ligneux (ou parenchyme horizontal), visibles souvent à l'œil nu, se distinguent par leur
disposition radiale, leur minceur et leur couleur claire. Ils ont une longueur (sens radial), une
hauteur (sens vertical) et une épaisseur (sens tangentiel) limitées, mais caractéristiques pour chaque
espèce. Ils croisent les éléments verticaux (parenchyme vertical, fibres et éléments conducteurs).
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Cours de botanique
La pollinisation se fait toujours par le vent et la fécondation par siphonogamie. Il n’y a pas
de double fécondation et donc pas d’œuf albumen ; c’est le prothalle haploïde ou endosperme qui se
charge de réserves.
Les processus de reproduction (fécondation, embryogénèse) sont de longue durée, de sorte
qu’il y a souvent, par exemple chez les pins, plusieurs générations de cônes femelles visibles sur les
mêmes branches.
Les écailles, d’abord petites et écartées, laissent arriver librement le pollen ; puis, elles
grandissent et se referment en protégeant les ovules qui se transforment en graines. En général, les
cônes se lignifient (pins, épicéas, cyprès) et s’ouvrent finalement par dessiccation en laissant
échapper leurs graines. Exceptionnellement, ils deviennent charnus (« baies » de genévriers). Les ifs
forment un repli rouge et charnu autour de l’ovule fécondé (arille) ; il n’y a pas de cône.
Figure 82. Les cônes femelles sur une branche de pin à la fin du printemps.
A - Appareil reproducteur mâle et production des grains de pollen (ex pin d’Alep).
Les fleurs males se composent d’un grand nombre de petites feuilles minces insérées autour
d’un petit axe formant dans leur ensemble un petit cône. Chacune de ces feuilles et qui constitue
une étamine porte à sa face inférieure deux petits microsporanges remplis de microspores. À
maturité chaque microsporange ou sac pollinique s’ouvre par une fente et laisse échapper dans l’air
ses microspores ou grains de pollen.
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Cours de botanique
Le cône mâle est constitué d’un certain nombre d’écailles organisées autour d’un axe.
Chaque écaille porte sur sa face inferieur deux microsporanges qui contiennent les grains de pollen.
Chaque écaille peut être considérée comme une étamine. Le cône tout entier est donc une fleur mâle
monosexuée.
Au niveau des microsporanges les cellules mères (2n) subissent la méiose qui donne des
cellules haploïdes (n) ; sorte de « spores ». Chaque cellule haploïde subit une mitose pour donner un
grain de pollen constitué de deux cellules, une cellule végétative et une cellule gamétogène. Le
grain de pollen porte deux ballonnets qui facilite la dissémination par le vent.
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De tous les zygotes formés, un seul se développe par ovule; les autres dépérissent et
disparaissent. L'embryon croît par division en se nourrissant du gamétophyte femelle ou
mégagamétophyte, réserve appelée endosperme.
Les ovules sont nus sur l'écaille ovulifère, directement accessibles au pollen. Il n'y a pas de
chambre pollinique comme chez l'ovule des préspermaphytes. L’ovule est toujours entouré par un
seul tégument protecteur. Ce tégument renferme le nucelle ou macrosporange dans lequel se
forment après méiose quatre macrospores. Trois dégénèrent, la macrospore restante se développe au
sein du nucelle par mitose pour donner le gamétophyte femelle ou "endosperme".
L’endosperme, bien que réduit à quelques centaines de cellules possède encore deux archégones qui
se différencient au pôle apical ou pôle micropylaire. Une seule oosphère par ovule sera fécondée.
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Pinopsida
Gymnospermes
Spermatophytes
Trachéophytes
Embryophytes
Gnetopsida
Angiospermes
Figure 90. Position des Gymnospermes et leurs principaux groupes dans la phylogénie des
embryophytes
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9 ANGIOSPERMES
Les Angiospermes ou plantes à ovaires, apparues vers la fin du Jurassique, et sont partout
dominantes depuis le début du Tertiaire. Elles représentent actuellement la grande majorité des
plantes terrestres (200 000 à 250 000 espèces) groupées en 400 à 500 familles et dont la
morphologie – arbres, arbustes, herbes… – est des plus variables.
Les Angiospermes sont des organismes :
-Trachéophytes : les angiospermes sont des plantes vasculaires, pourvus de vaisseaux conducteurs.
- Phanérogames : pourvues des organes de reproduction visibles, qui possèdent une graine
enfermée dans un fruit
- Végétaux Chlorophylliens Autotrophes
- Adaptés à la vie terrestre : Les angiospermes sont colonisé quasiment tous les milieux terrestre,
avec pour certaines un retour au milieu aquatique.
- Cormophytes : Leur appareil végétatif, constitué d’une tige feuillée et de racines, est un cormus.
Celui-ci est très diversifié.
- Embryophytes les plus abondantes, avec probablement bien plus d’espèces que les 250 000
décrites actuellement.
- plantes à fleurs : elles réalisent la reproduction sexuée grâce à des fleurs synapomorphie de ce
groupe, appelé les plantes à fleurs.
-Spermatophytes : Tout comme les gymnospermes, les Angiospermes sont des spermatophytes car
elles possèdent des ovules.
Gymnospermes
Spermatophytes
Trachéophytes
Embryophytes
Cormophytes
Monocotylédones
Angiospermes
Eudicotylédones
Figure 91. Principaux groupes des Angiospermes dans la phylogénie des Embryophytes
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Nervures habituellement parallèles Herbacé parfois sous forme Système racinaire fasciculé
de stipe
b) Appareil reproducteur
- Fleur et Inflorescences: Les fleurs, parfois isolées (ex. : Tulipe), sont le plus souvent groupées en
inflorescence, dont le type est très varié (grappe, cyme…). L’inflorescence, contrairement aux
rameaux feuillés, peut en effet se ramifier.
La fleur est de type 3 (trimère) (3 pièces florales par verticille et Souvent verticilles) et la fleur se
stabilise à 5 cycles. Les pièces florales sont encore disposées en hélice chez quelques fleurs.
-Formule florale générale : (3+3) T + (3+3) E + 3 C
-Fruits & graines : Le fruit est typiquement pluri-séminé baie ou capsule. La graine est
albuminée.
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c) Caractères Anatomiques
Les Monocotylédones ont évolué vers une structure herbacée caractéristique :
- absence de formations secondaires ou du cambium (pas d’assises génératrices) ;
– structure exclusivement primaire avec une 4e phase d’évolution vasculaire ;
- stèle à nombreux faisceaux libéro-ligneux sans cambium, dispersés dans le parenchyme en
plusieurs cercles concentriques en coupe transversale, plus petits en périphérique dans la tige,
- Portion à symétrie bilatérale de l’eustèle typique de faisceaux libéro-ligneux sans cambium dans la
Feuille ;
- La racine conserve toujours la structure primaire, à savoir, faisceaux criblé et vasculaires isolés et
alterne avec pôles vasculaires nombreux (pas de Cambium entre les pôles).
-Croissance en diamètre limitée; importance du diamètre dépendant les tissus primaires (faisceaux
d’emblée nombreux, ou par activité histogène primaire ultérieur).
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b) Appareil Reproducteur
Fleur et Inflorescences:
Chez les Eudicot, les inflorescences et fleurs sont très variées.
Les fleurs des Eudicots, étonnamment diverses, se caractérisent par l’apparition de sépales,
pièces périanthaires généralement vertes à rôle protecteur.
La fleur est fondamentalement du type 5 (pentamère), plus rarement du type 4 (tétramère).
Formule florale générale : 5S+ 5P + (5+5) E + 5C.
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Chez les plus évoluées, on ne trouve plus que 4 cycles, par disparition d’un des verticilles
d’étamines.
Fruits et graines : la graine à albumen persistant;
c) Caractères Anatomiques
Les Eudicotylédones s’opposent souvent aux Monocotylédones par les caractères
structuraux suivants :
- Présence formations secondaires (cambium) ou 2 assises génératrices (libéro-ligneuses et subéro-
phellodermiques) ;
-faisceaux libéro-ligneux des tiges disposées sur 1 cercle et moelle;
- pôles vasculaires des racines au nombre de 2 ou 4 ;
- le bois des Eudicot est hétéroxylé, les tubes criblés ou liber ont des cellules compagnes
(contrairement au gymnospermes)
-Croissance en diamètre assurée par le cambium et les tissus secondaires conducteurs apparus très
tôt. Dans les tiges pérennes, elle se renouvelle tous les ans.
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- Apomixie : elle peut être une multiplication végétative par bulbes, bulbilles, rhizomes, stolons…
ou une agamospermie avec la formation de graines dont l’embryon est identique au parent femelle.
Cet embryon peut provenir du développement d’une cellule du nucelle ou des téguments ovulaires
(embryon adventif) ou du sac embryonnaire. C’est alors de l’apomixie gamétophytique. Elle fait
souvent intervenir des organes spécialisés : stolons (fraisier), certains tubercules (tubercules
caulinaire de pomme de terre) ; Bulbilles (ex. Ail) qui sont des bougeons tubérisés et Drageons (ex.
Framboisier)
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Phanérogames
(Plantes à fleurs)
Spermaphytes
(Plantes à graines)
Gymnospermes Angiospermes
(Plantes à graines nues) (Plantes à graines
renfermées dans un fruit)
Liliopsida Magnolopsida
(Monocot) (Eudicot)
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Figure 104. Types de réceptacles et d'insertion des pièces florales chez les Monocots
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1 2 3 4 5
6 7 8 9 10
1) Allium roseum, 2) Muscari comosum, 3) Gymnarrhena micrantha, 4) Asphodelus tenuifolius, 5)Colchicum wyssianum, 6)Urginea noctiflora,
7)Dipcadi serotinum, 8)Gynandriris sisyrinchium, 9)Juncus maritinus, 10) Stipa tenacissima
-Les Gamopétales (ou Sympétales) : c’est les Eudicot à pétales soudés en un tube sur lequel se
fixent les étamines (dites corolliflores). Cette sous classe est divisés en 3 séries : Supérovariées
pentacycliques, Supérovariées tétracycliques et Inférovariées tétracycliques. Elles présentent les
familles les plus évoluées des Dicotylédones (45 000 espèces). Ex : Lamiacées, Campanulacées,
Astéracées.
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1 2 3 4 5
6 7 8 9 10
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b) Famille des Solanaceae (ordre de Solanales)
- Salanum melongena Aubergine, ب ن - Solanum lycopersicum Tomate, ط طم
- Nicotina tabacum Tabac, ت غ - Capsicum annuum Piment
- Solanum tuberosum Pomme de terre, ال ط ط
c) Famille des Salicaceae (ordre de Malpighiales)
- Populus euphratica - Salix purpura
- Populus nigra - Salix cinerea
- Populus alba - Salix trindra
- Salix alba
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q) Famille des Papaveraceae (ordre des Ranunculales)
- Glaucium corniculatum - Papaver dubium
- Roemeria violacea hybrida - Papaver rhoeas
- Platycapnos spicata
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