Cours MAT1112
Cours MAT1112
Crédits : 6 CM : 30 H TD : 45 H
Équipe pédagogique
1. Coordonateur : Dr. Chendjou Gilbert
2. Enseignants :
(a) Dr. Chendjou Gilbert, email : [Link]@[Link]
(b) Dr. Tcheutia Daniel Duviol, email : [Link]@[Link]
Objectif :
L’objectif de ce cours est de familiariser l’étudiant au calcul différentiel et à la géométrie des
courbes et surfaces en vue de leur utilisation en sciences physiques.
Compétences visées :
À la fin de ce cours, l’étudiant devrait être capable de maitriser : les éléments d’algèbre linéaire, les
fonctions de plusieurs variables, les intégrales multiples, le calcul différentiel extérieur, la géométrie
dans l’espace, les courbes paramétrées, la cinématique, la notion de courbure.
1
Table des matières
2
Chapitre 1
Évaluation diagnostique
a b 1 d −b
On donne A = et B = ad−bc avec ad − bc 6= 0.
c d −c a
1. A et B sontdes . .. . . .
a c
2. La matrice est la . . . . . . de A.
b d
3. ad − bc représente le . . . . . . de A.
... ... ... ...
4. A × B = et B × A =
... ... ... ...
5. On dit que A est . . . . . . de B et que B est . . . . . . de A.
(
2x − y = 3 ... ... x
6. Le système d’équation peut encore s’écrire sous la forme =
x + y = −1 ... ... y
...
. La solution de ce système est donnée par x = . . ., y = . . ..
...
Objectifs du chapitre :
– Initiation au calcul matriciel
– savoir échélonner une matrice
– Calcul du déterminant, du rang et de l’inverse d’une matrice
– Résolution des systèmes d’équations linéaires.
1.1 Matrices
1.1.1 Définitions
Définition 1.1. 1. On appelle matrice à n lignes et p colonnes à coefficients dans K, ou
encore matrice de type (n, p) ou n × p, toute application
A
{1, 2, . . . , n} × {1, 2, . . . , p} −→ K
(i, j) 7−→ aij
3
que l’on peut disposer en tableau sous la forme
a11 a12 . . . a1j . . . a1p
a21 a22 . . . a2j . . . a2p
. .. .. ..
.
. . . .
A= ,
ai1 ai2 . . . aij . . . aip
. .. .. ..
.. . . .
an1 an2 . . . anj . . . anp
ou encore
A = (aij )1≤i≤n, 1≤j≤p .
4
La matrice diagonale
1 0 ... 0
.. ..
0
1 . .
In = . ... ... ∈ Mn (K)
.. 0
0 ... 0 1
est appelée matrice identité (ou matrice unité) d’ordre n.
6. La transposée de A = (aij )1≤i≤n,1≤j≤p est la matrice notée t A, possedant p lignes et n
colonnes et definie par
a11 a21 . . . ai1 . . . an1
a12 a22 . . . ai2 . . . an2
. .. .. ..
.
. . . .
t
A= .
a1j a2j . . . aij . . . anj
. .. .. ..
.. . . .
a1p a2p . . . aip . . . anp
Les lignes de t A sont les colonnes de A et les colonnes de t A sont les lignes de A. Par
exemple,
1 2
t 1 3 5
= 3 4 , t (t A) = A.
2 4 6
5 6
7. Une matrice carrée est
– symétrique si t A = A (les coefficients symétriques par rapport à la diagonale sont égaux),
– antisymétrique si t A = −A, où −A = (−aij ) est la matrice obtenue en multipliant par
−1 tous les coefficients de A. Les coefficients symétriques par rapport à la diagonale sont
opposés et enparticulier, les coefficients diagonaux
sont nuls.
1 −2 5 0 −2 5
−2 6 0 est une matrice symétrique, 2 0 7 est une matrice antisymétrique.
5 0 −4 −5 −7 0
8. La trace d’une matrice A = (aij ) ∈ Mn (K) est la somme de ses coefficients diagonaux
T r(A) = a11 + a22 + . . . + ann .
1 −4 7
La trace de la matrice A = 2 −3 5 est T r(A) = 1 − 3 + 8 = 6. On vérifie que
−1 0 8
t
T r(A) = T r( A).
5
Exemple 1.2.
1 0 −2 0 −1 2 1 −1 0
2 −1 0 + 1 1 −1 = 3 0 −1 .
3 1 1 −2 2 −1 1 3 0
1 −1 0 2 −3
+ n’est pas définie car les deux matrices n’ont pas la même dimension.
2 0 −2 1 5
On peut vérifier que pour tout A = (aij ), B = (bij ), C = (cij ) ∈ Mnp (K), et pour la matrice
nulle O = (0)ij (matrice dont tous les coefficients sont nuls) de Mnp (K), on a
– (A + B) + C = A + (B + C) (associativité)
– A + B = B + A (commutativité)
– A + O = O + A = O (élément neutre)
– A+(-A)=(-A)+A=O (inverse).
On conclut que (Mnp (K), +) est un groupe abélien. On a aussi t (A + B) =t A +t B, T r(A + B) =
T r(A) + T r(B).
Exercice 1.3. Montrer que la matrice A +t A est symétrique et la matrice A −t A est antisymé-
trique.
6
−1 2 1
2 −1 3 −12 9 −4
Exemples 1.5. 1. 4 −2 3 = .
−2 2 −1 12 −9 5
−2 1 −1
−1 2 1
2 −1 3
2. 4 −2 3 n’a pas de sens car la matrice de gauche a 3 colonnes et
−2 2 −1
−2 1 −1
la matrice de droite 2 lignes (3 6= 2).
1
3. 1 2 3 2 = 14 .
3
1 1 2 3
4. 2 1 2 3 = 2 4 6.
3 3 6 9
2
0 1 0 0 0 1
= , donc est une matrice nilpotente.
0 0 0 0 0 0
Pour toute matrice carrée A d’ordre n, on a AIn = In A = A. On dit que la matrice identité d’ordre
n est l’élément neutre pour la multiplication dans Mn (K).
2 0 0
Exercice 1.6. Soient D = 0 3 0 une matrice diagonale. Calculer D2 , D3 et en déduire
0 0 −2
n
D , n ∈ N. Prouver ce résultat par recurrence sur n.
2 1
1
Exercice 1.7. On considère les matrices suivantes :A = 1 2 3 , B = , C = −3 0,
−2
1 2
−1 1 3
−2 5
D= , E = −1 −4 0. Quels sont les produits matriciels possibles ? Quels sont les
5 0
0 2 5
matrices carrées et les matrices symétriques ?
7
1.3 Opérations élémentaires sur les lignes et les colonnes
d’une matrice, matrice échélonnée
1 −2 3 L1
Considérons la matrice A = −2 5 1 L2 . On peut effectuer des opérations élémentaires
3 7 4 L3
sur les lignes d’une matrice :
1. multiplier une ligne Li par un scalaire λ pour obtenir λLi . Cela se traduit par Li ←− λLi .
Par exemple en multipliant la ligne L1 de la matrice A par 2, on obtient
1 −2 3 L1 ←− 2L1 2 −4 6
−2 5 1 L2 =⇒ −2 5 1 .
3 7 4 L3 3 7 4
Remarquer que les autres lignes restent inchangées.
2. permutter les lignes Li et Lj d’une matrice avec i 6= j. Cela se traduit par Li ←→ Lj . Par
exemple, en permuttant les lignes L1 et L3 de la matrice A, on obtient
1 −2 3 3 7 4
−2 5 1 =⇒ −2 5 1 .
L1 ←→ L3
3 7 4 1 −2 3
8
3. Si A est échélonnée (en lignes) et de plus chaque pivot est égal à 1, et les autres coefficients
dans la colonne du pivot sont nuls, on dit que la matrice est échelonné réduite.
2 −3 2 1
0 3 0 1 0 1 −4 8 1 0 2 0 25
Par exemple 0 0 1 3 , 0 0 0 2/3 sont des matices échélonnées, et 0 1 −2 0 16
0 0 0 −2 0 0 0 0 0 0 0 1 1
0 0 0 0
est échelonnée réduite.
9
−7 −4 6 1 2 4
Exemples 1.9. Calculons le déterminant de A = 8 2 3 et B = 0 1 −2.
9 −6 9 5 6 2
−7 −4 6 −7 −4
Avec la règle de Sarrus, on a la matrice 8 2 3 8 2 et on en déduit
9 −6 9 9 −6
det(A) = (−7) × 2 × 9 + (−4) × 3 × 9 + 6 × 8 × (−6) − 9 × 2 × 6 − (−6) × 3 × (−7) − 9 × 8 × (−4)
= −126 − 108 − 288 − 108 − 126 + 288
= −468.
Nous allons développer le determinant de la matrice B par rapport à la deuxième ligne qui contient
un zero, on a
2 4 1 4 1 2
det(B) = (−1)2+1 ×0× +(−1)2+2 ×1× +(−1)2+3 ×(−2)× = 2−20+2(6−10) = −26.
6 2 5 2 5 6
De facon générale, soit A = (aij )1≤i,j≤n une matrice carrée d’ordre n. Soit Mij le déterminant de
la matrice obtenue en supprimant la ième ligne et la jème colonne de A. Si nous developpons le
déterminant de A
– par rapport à une colonne j, alors det(A) = (−1)1+j a1j M1j +(−1)2+j a2j M2j +. . .+(−1)n+j anj Mnj ,
– par rapport à une ligne i, alors det(A) = (−1)i+1 ai1 Mi1 + (−1)i+2 ai2 Mi2 + . . . + (−1)i+n ain Min .
Ces deux formules aboutissent bien sûr au même résultat.
1 3 0
6 4 2 4 2 6
2 6 4 =1 −3 +0 = 1(12 − 0) − 3(4 + 4) + 0(0 + 6) = −12.
0 2 −1 2 −1 0
−1 0 2
10
6. Si une matrice carrée A comporte deux lignes ou deux colonnes proportionnelles (ou iden-
1 −4 −3
tiques) alors det(A) = 0. Par exemple −5 15 15 = 0 car la troisième colonne est égale à
2 7 −6
1 −4 −3
la première colonne fois (-3) et −5 15 7 = 0 car la première ligne et la troisième ligne
1 −4 −3
sont identiques.
7. Si A est une matrice triangulaire inférieure ou supérieure, alors det(A) égal au produit des
−5 4 7
éléments de sa diagonale. 0 4 2 = (−5)×4×(−1) = 20 car la matrice est triangulaire
0 0 −1
supérieure.
8. Si B est une matrice obtenue à partir de la matrice carrée A en multipliant une ligne ou une
colonne par un scalaire λ ∈ K, alors det(B) = λ det(A).
−5 3 −10 6 −25 3
A= , B= , C= .
2 −1 2 −1 10 −1
1 2 −1
5
det(A) = 0 −3 2 = 1 × (−3) × = −5.
5 3
0 0 3
11
Exercice 1.10. Calculer les déterminants suivants :
1 2 3 4
1 2 4 73 7 3
2 3 4 5
0 1 −2 , 10 1 0 , .
3 4 5 6
5 6 2 51 4 1
4 5 6 7
12
t
2. Calculer
la transposée
A la matrice de depart A
1 0 5
t
A = 2 1 6.
3 4 0
3. Calculer les déterminants des neufs matrices mineures de la transposée de A :
lorsqu’on prend l’élément aij et on supprime la ligne i et la colonne j, la matrice restante
est appelée "matrice mineure" et son déterminant Mij est appelé "mineur".
1 0 5
t 1 6 2 6 2 1
A = 2 1 6 M11 = = −24 M12 = = −18 M13 = =5
4 0 3 0 3 4
3 4 0
0 5 1 5 1 0
M21 = = −20 M22 = = −15 M23 = =4
4 0 3 0 3 4
0 5 1 5 1 0
M31 = = −5 M32 = = −4 M33 = = 1.
1 6 2 6 2 1
4. Établir la matrice des cofacteurs. C’est la matrice ayant à la position (i, j) l’élément
Cij = (−1)i+j Mij . Elle est encore appelée "comatrice" ou matrice adjointe de la matrice de
départ A.
−24 18 5
Adj(A) = 20 −15 −4 .
−5 4 1
5. L’inverse de la matrice A est donné par
−24 18 5
1
A−1 = × Adj(A) = 20 −15 −4 .
det(A)
−5 4 1
1 0 1 1 1 1
Exercice 1.13. Utiliser cette méthode pour calculer l’inverse de B = 1 1 1 et C = 1 2 3.
1 1 2 0 1 0
13
Puis on effectue simultanement sur les lignes de A et celles de In les mêmes opérations élémentaires
pour transformer A en In et In en A−1 .
1 2 −1 | 1 0 0 L1
2 1 0 | 0 1 0 L2
1 0 2 | 0 0 1 L3
1 2 −1 | 1 0 0 L1 ← L1
0 −3 2 | −2 1 0 L2 ← L2 − 2L1
0 −2 3 | −1 0 1 L3 ← L3 − L1
1 2 −1 | 1 0 0 L1 ← L1
0 −3 2 | −2 1 0 L2 ← L2
0 0 5 | 1 −2 3 L3 ← 3L3 − 2L1
5 10 0 | 6 −2 3 L1 ← 5L1 + L3
0 −15 0 | −12 9 −6 L2 ← 5L2 − 2L3
0 0 5 | 1 −2 3 L3 ← L3
15 0 0 | −6 12 −3 L1 ← 3L1 + 2L2
0 −15 0 | −12 9 −6 L2 ← L2
0 0 5 | 1 −2 3 L3 ← L3
1 0 0 | −6/15 12/15 −3/15 L1 ← L1 /15
0 1 0 | 12/15 −9/15 6/15 L2 ← −L2 /15 .
0 0 1 | 1/5 −2/5 3/5 L3 ← L3 /5
−2 4 −1
−1 1
On déduit que A = 5 4 −3 2 .
1 −2 3
Il existe une troisième méthode qui sera donnée à la fin de la section suivante.
1 1 −1
Exercice 1.14. Calculer l’inverse de la matrice A = −1 1 0 et de la matrice B =
0 −1 1
−1 0 −1
1 1 1 .
−2 0 −3
−1 1 1
Exercice 1.15. 1. Soit A = 1 −1 1 . Montrer que A2 = 2I3 − A. En déduire que A
1 1 −1
−1
est inversible A .
et calculer
1 0 2
2. Soit A = 0 −1 1. Calculer A3 − A. En déduire que A est inversible puis déterminer
1 −2 0
A−1 .
0 1 −1
3. Soit A = −1 2 −1. Calculer A2 −3A+2I3 . En déduire que A est inversible et calculer
1 −1 2
−1
A .
1 0 m
Exercice 1.16. Pour quelle valeur de m la matrice A = 2 1 0 est-elle inversible ? Dans
0 1 1
ce cas, déterminer son inverse.
14
1.6 Systèmes d’équations linéaires
Soit p ∈ N∗ , une équation linéaire à p inconnues x1 , x2 , . . . , xp est une équation de la forme
a1 x1 + a2 x2 + . . . + ap xp = b,
que l’on peut représenter matriciellement par AX = Y où A = (aij ) ∈ Mn,p (K), X =t (x1 , x2 , . . . , xp ),
Y =t (y1 , y2 , . . . , yn ). Par exemple
(
2x1 − x2 + 3x3 = 8
x1 − 4x3 = −7
15
1.6.2 Résolution par la méthode du pivot de Gauss
Nous allons travailler directement sur des exemples.
a) On veut résoudre par exemple le système d’équations
x + 2y − z + t = 1
x + 3y + z − t = 1
−x + y + 7z + 2t = 1
2x + y − 8z + t = a
16
x + 2y − z = 79
2
L3 : 9t = 2 ⇔ t = et par suite L1 et L2 deviennent . On a deux équations et
9 y + 2z = 49
trois inconnues, on fixe donc une inconnue comme paramètre. En fixant z ∈ R comme paramètre,
on obtient
4 1
y = − 2z, x = − + 5z.
9 9
L’ensemble solution du système est donc
1 4 2
S = {(− + 5z, − 2z, z, ), z ∈ R}.
9 9 9
4x + 6y + 9z = 6
b) On veut aussi résoudre le système 6x − 2z = 20 .
5x − 8y + z = 10
4 6 9 | 6 L1
6 0 −2 | 20 L2
5 −8 1 | 10 L3
4 6 9 | 6 L1 ← L1
0 −36 −62 | 44 L2 ← 4L2 − 6L1
0 −62 −41 | 10 L3 ← 4L3 − 5L1
4 6 9 | 6 L1 ← L1
0 −36 −62 | 44 L2 ← L2 .
0 0 −2368 | 2368 L3 ← −36L3 + 62L2
4x + 6y + 9z = 6
On obtient alors le système −36y − 62z = 44 . La dernière équation donne z = −1. En
−2368z = 2368
remplacant z = −1 dans la deuxième équation, on obtient y = 12 . En remplacant y = 12 et
z = −1 dans la première équation, on a x = 3. Ainsi la solution de notre système d’équations est
S = {(3, 12 , −1)}.
−1 0 −1 2 0 −1
c) Sachant que pour A = 1 1 1 et B = 1 1 0 , on a A × B = B × A = In , on
−3 0 −2 −3 0 1
3
veut résoudre dans R le système d’équations
−x − z = 5
x + y + z = −3 .
−3x − 2z = 1
−1 0 −1 x 5 x
Ce système s’écrit encore sous la forme 1 1 1 y = −3, on en déduit que y =
−3 0 −2 z 1 z
−1
−1 0 −1 5 9
1 1 1 −3 = 2 .
−3 0 −2 1 −14
17
1.6.3 Autre méthode pour calculer l’inverse d’une matrice
1 2 −1
Pour calculer l’inverse de la matrice A = 2 1 0 , on peut résoudre le système d’équations
1 0 2
linéaires
x + 2y − z = x0
2x + y = y 0
x + 2z = z 0
1 2 −1 | x0 L1
2 1 0 | y 0 L 2
1 0 2 | z0 L3
x0
1 2 −1 | L1 ← L1
0 −3 2 | y 0 − 2x0 L2 ← L2 − 2L1
0 −2 3 | z 0 − x0 L3 ← L3 − L1
x0
1 2 −1 | L1 ← L1
0 −3 2 | 0 0
y − 2x L2 ← L2 .
0 0 5 | x0 − 2y 0 + 3z 0 L3 ← 3L3 − 2L2
1
x = (−2x0 + 4y 0 − z 0 )
5
1
y = (4x0 − 3y 0 + 2z 0 )
5
1 0
z = (x − 2y 0 + 3z 0 )
5
−2 4 −1
On en déduit que A−1 = 51 4 −3 2 .
1 −2 3
1 0 1
Exercice 1.17. 1. Utiliser la méthode ci-dessus pour calculer l’inverse de B = 1 1 1 et
1 1 2
1 1 1
C = 1 2 3.
0 1 0
2.
Résoudre les systèmes d’équations linéaires suivants :
x−y+z =0
3x + 2y + z = 3
−x + y − z = 0
, 2x + y + z = 0 .
10x + 25z = 90
6x + 2y + 4z = 6
20x + 10y = 80
18
Exercice 1.18. Résoudre le système suivant en discutant suivant les valeurs du paramètre com-
plexe a :
x − ay + a2 z = a
ax − a2 y + az = 1
ax + y − a3 z = 1
1 1
6L1 − L2 − L3 = 6 3 0 2 2 − −6 42 24 54 − 21 −21 0 −15 = 0 0 0 0 .
2 2
On conclut que les trois lignes de la matrice A ne sont pas linéairement indépendants. On en
déduit que le rang de la matrice vaut 2 car les deux premières lignes de A sont indépendantes (on
ne peut pas trouver α tel que L2 = αL1 ).
Méthode :
1. Pour déterminer le rang d’une matrice, on peut effectuer les opérations élémentaires sur les
lignes ou les colonnes pour avoir une matrice equivalente échélonnée. Le nombre de
lignes ou de colonnes ayant les pivots aii 6= 0 est égal au rang de la matrice.
2. Si A ∈ Mn (K) est une matrice carrée d’ordre n et det A 6= 0, alors le rang de A est n.
Il est à noter que :
– si A ∈ Mn,p (K), alors le rang de A est inférieur ou égal au min(n, p).
– si A ∈ Mn,p (K), le rang de A égal r ≥ 1 si et seulement si A contient une sous matrice carrée
d’ordre r ayant un déterminant non nul.
a b
Exemple 1.20. 1. Soit A = . On a det(A) = a2 − b2 = (a − b)(a + b). Donc si a2 6= b2 ,
b a
det(A) 6= 0 et par suite le rang de A vaut 2. Mais si a = ±b, det(A) = 0 et le rang de A
vaut 1.
3 0 2 2 L1
2. On veut déterminer le rang de A = −6 42 24 54 L2 . On la transforme d’abord
21 −21 0 −15 L3
pour avoir
3 0 2 2 L1 ← L1
0 42 28 58 L2 ← L2 + 2L1
0 −21 −14 −29 L3 ← L3 − 7L1
3 0 2 2 L1 ← L1
0 42 28 58 L2 ← L2 .
0 0 0 0 L3 ← 2L3 + L2
Cette matrice ayant deux pivots non nuls, on conclut que le rang de A vaut 2.
19
1 1 1 0 0
0 −1 −2 1 1
0 0 −2 3 0 ∈ M5 (R) est 3 car cette matrice a 3 pivots non
3. Le rang de la matrice
0 0 0 0 0
0 0 0 0 0
nuls.
Exercice
1.21.
Calculer le
rang
des matricessuivantes
:
4 9 0 4 −6 1 5 2 2 1 2 −1 1
−8 −6, 4 0 10 , 1 3 2 6 , 1 −1 3 1.
16 12 −6 10 0 4 0 8 48 0 1 2 1
Matrices
2 1
1
1. On considère les matrices suivantes : A = 1 2 3 , B = , C = −3 0, D =
−2
1 2
1 1 3
−2 5
, E = −1 −4 0.
5 0
0 2 5
(a) Quels sont les produits matriciels possibles ? Pour chacun des cas, calculer le produit.
(b) Quelles sont les matrices carrées ?
(c) Quelles sont les matrices symétriques ?
2. Calculer lorsqu’ils sont définis les produits AB et BA dans chacun des cas suivants :
1 0 0 0
(a) A = ,B=
0 0 0 1
0 2 1
2 0 1
(b) A = 1 1 0 , B =
−1 1 2
−1 −2 −1
1 2
1 1 0 1
(c) A = 1 1, B =
2 1 0 0
0 3
7 5
3. On considère la matrice A = .
−6 −4
(a) Calculer la matrice A2 − 3A + 2I2 .
(b) En déduire que A est inversible et déterminer A−1 .
0 1 1
4. Soit A = 1 0
1.
1 1 0
(a) Trouver deux réels α et β tels que A2 = αI3 + βA.
(b) En déduire que A est inversible et donner son inverse.
20
2 0 0 0
−1 2 0 0
5. Soit A = . On pose B = A − 2I4 .
3 0 2 0
0 2 1 0
(a) Calculer B, B 2 , B 3 , B 4 . Que pouvez-vous déduire pour B k , k ≥ 4 ?
(b) De l’égalité A = B + 2I4 et de la formule du binôme de Newton, déduire la valeur de
An pour tout entier naturel n.
cos θ − sin θ n cos nθ − sin nθ
6. Soit A = . Montrer par recurrence sur n que A = .
sin θ cos θ sin nθ cos nθ
7. Résoudre les systèmes d’équations suivants :
x+y−z =9 4x + y = 4 13x + 12y = −6
4x − 6y = −11
, 8y + 6z = −6 , 5x − 3y + z = 2 , −4x + 7y = −73 ,
−3x + 8y = 10
−2x+ 4y − 6z = 40 −9x + 2y − z = 5 11x − 13y = 157
4x − 8y + 3z = 16 2x + 4y + z = 0 4y + 3z = 8
−2y − 2z = −8
−x + 2y − 5z = −21 , −x + y − 2z = 0 , 2x − z = 2 , ,
3x + 4y − 5z = 13
3x − 6y + z = 7 4x + 6z = 0 3x +2y = 5
5y + 5z − 10t = 0 2x − 2y + 4z = 0
5x − 7y + 3z = 17
, 2x − 3y − 3z + 6t = 2 , −3x + 3y − 6z + 5t = 15 ,
−15x + 21y − 9z = 50
4x+ y + z − 2t = 4 x − y + 2z = 0
10x + 4y − 2z = −4
2x + 3y + z − 11t = 1
−3w − 17x + y + 2z = 2 5x − 2y + 5z − 4t = 5
, .
w + x + y = 6
x − y + 3z − 3t = 3
8w − 34x + 16y − 10z = 4 3x + 4y − 7z + 2t = −7
21
12.
Inverser, lorsque
c’est possible,
les matrices suivantes
:
−1 0 2 1 −1 0 1 i −i 1+a 1 1
0 0 1 , 1 2 1 , −i 1
i ,
1 1+b 1 .
0 −1 1 1 1 0 i −i 1 1 1 1+c
a 1 1
13. Pour quelle(s) valeur(s) du paramètre a la matrice A = 1 a 1 est-elle inversible ?
1 1 a
Déterminer, lorsque cela est possible, l’inverse de la matrice A.
−2 0 −3
14. On considère la matrice carrée d’ordre 3 suivante A = 1 1 1 .
−1 0 −1
(a) Calculer le déterminant de A. Quel est le rang de cette matrice ? La matrice A est-elle
inversible ?
(b) En utilisant la méthode de Gauss-Jordan, calculer l’inverse A−1 de A.
−2x − 3z = 5
(c) On considère le système suivant (S) : x + y + z = −3 Écrire le système (S) sous
−x − z = 1.
t
la forme A1 X = B, où X = (x, y, z) et A1 , B sont deux matrices à déterminer.
(d) En utilisant l’inverse de A calculé ci-dessus, résoudre dans R3 le système (S).
22
Bibliographie
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[3] Fréderic Bertrand, Myriam Maumy-Bertrand, Sandie Ferrigno, Didier Marx, Aurélie Muller-
Gueudin : Mathématiques pour les Sciences de l’Ingénieurie : Tout le cours en fiches, Li-
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[4] Claude Deschamps, André Warusfel, Francois Moulin, Jean francois Ruaud, Anne Miquel,
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