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Partie I

Le document présente une analyse détaillée des séismes, incluant leur origine tectonique, les types d'ondes sismiques, et les méthodes de caractérisation des tremblements de terre. Il aborde également les effets des séismes, tels que la liquéfaction et les tsunamis, ainsi que l'aléa et le risque sismiques, en mettant en lumière la situation sismique en Algérie. Enfin, il décrit le contexte géodynamique et les caractéristiques tectoniques de la région, soulignant l'importance de la surveillance sismique.

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Partie I

Le document présente une analyse détaillée des séismes, incluant leur origine tectonique, les types d'ondes sismiques, et les méthodes de caractérisation des tremblements de terre. Il aborde également les effets des séismes, tels que la liquéfaction et les tsunamis, ainsi que l'aléa et le risque sismiques, en mettant en lumière la situation sismique en Algérie. Enfin, il décrit le contexte géodynamique et les caractéristiques tectoniques de la région, soulignant l'importance de la surveillance sismique.

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PARTIE I

PRESENTATION DU PHENOMENE SISMIQUE


1. Les séismes

1.1. Introduction

Les séismes majeurs sont liés à l’existence de mouvements tectoniques globaux


continuellement en action qui soulèvent des chaînes de montagnes et creusent des
tranchées océaniques à la surface de la terre. Ces mouvements affectent une quinzaine
de "plaques" sphéroïdales et engendrent des contraintes sur les lignes de contact des
plaques. Lorsque ces contraintes deviennent trop élevées et supérieures à la «résistance
au frottement », une rupture brutale se produit : c'est un tremblement de terre, à la suite
duquel un nouvel état provisoire de stabilité est réalisé.
Il résulte de cette description qu'il existe des régions du monde à plus ou moins haut
risque sismique, suivant qu'elles sont plus ou moins proches des zones de jonctions des
"plaques" (Figure 1).

Figure 1 : Carte du monde montrant les principales plaques tectoniques.


Figure 2 : Les zones de séismicité élevée se trouvent aux lignes inter – plaques
(seismic hazard =alea sismique).

Les zones de jonction inter - plaques ne sont pas les seules où se passent des décrochages
de failles. Des phénomènes similaires, d’amplitude moindre, ont lieu dans des failles
intérieures aux plaques mentionnées. On parle alors de séismes « intra - plaques ».
Pour les séismes importants, le mouvement relatif des bords de la faille peut être
apparent en surface (Fig.3). Il existe différents types de mouvement relatif : coulissage
horizontal, coulissage vertical.
Ces déplacements relatifs permanents du sol s’observent près de l’épicentre du séisme,
mais le choc du tremblement de terre entraîne aussi la création et la propagation d'ondes
de compression et de cisaillement dans le sol à des distances très grandes ; en fait ces
ondes font le tour de la terre en s’atténuant progressivement. A la surface du globe,
l’effet de ces ondes est un mouvement de déplacement vertical et horizontal du sol. Le
déplacement horizontal différentiel entraîne des rotations (Fig.4).
Figure 3 : Coulissage de la faille San Andreas (Californie).

Figure 4 : Composantes de l'action sismique.

L’importance relative des composantes du mouvement du sol en un point dépend de la


position du point considéré par rapport au foyer (ou « hypocentre ») du séisme. A
l’aplomb de celui-ci (« épicentre »), la composante verticale est du même ordre que la
composante horizontale. A plus grande distance, l’importance relative de la composante
verticale diminue et vaut 50 à 70% de l’horizontale. Les composantes de rotation ont
généralement des effets négligeables. Le mouvement vertical est souvent perçu comme
moins dommageable que l’horizontal, partiellement en raison de l’importance
généralement moindre de cette composante, mais surtout en raison du fait que les
constructions sont naturellement conçues pour reprendre l'action (verticale) de la
pesanteur avec une sécurité convenable alors qu'elles ne présentent pas les mêmes
ressources pour une action horizontale.

1.2. Les ondes sismiques

Lors de la rupture des roches, l'énergie est émise sous forme d'ondes élastiques qui se
propagent à l'intérieur de la terre. On distingue deux types d’onde : les ondes de
compression-dilatation et les ondes de cisaillement.
Les ondes de compression-dilatation (qui sont longitudinales) sont appelées ondes P
(primaires) car elles sont plus rapides (environ 1.8 fois) que les ondes de cisaillement
(transversales) appelées ondes S (secondaires). Lorsque le train d'onde arrive au niveau
de la surface, il se forme des ondes qui se propagent parallèlement à la surface libre, les
ondes de Love et de Rayleigh (fig. 2.6). Elles sont en général, de forte amplitude et
peuvent provoquer d'importants dommages.

Figure 5 : Les différents types d’ondes

1.3. Caractérisation des séismes.

On peut caractériser la "taille" du tremblement de terre par différents paramètres :


La magnitude M (échelle de RICHTER) est une évaluation de l'énergie libérée au foyer
du tremblement de terre. Comme telle, cette quantité n'est pas utilisable par l'ingénieur
des constructions qui s'intéresse à un mouvement en surface et dans une zone
géographique donnée. Le foyer peut se trouver à plusieurs kilomètres sous la surface et
à plusieurs centaines de kilomètres de la zone donnée.
L'intensité I (échelle de MERCALLI) est une caractérisation de l'importance des effets
matériels observés en surface et de la perception par la population. Cette description
vaut pour une zone géographique donnée, mais est assez qualitative. L’intensité en un
point dépend non seulement de la taille du séisme (magnitude) mais aussi de la distance
au foyer, de la géologie locale et de la topographie.
Un paramètre important pour l’évaluation des effets des séismes à un endroit donné est
l'accélération maximale ag du sol ou accélération de pointe, PGA (Peak Ground
Acceleration) en anglais. Son ordre de grandeur est de 0,4 g à 0,6g en zone très sismique
(Japon, Turquie) et de 0 à 0,1g en zone faiblement sismique (Belgique). L'amplitude de
l'accélération maximale du sol permet de se faire une idée de la résultante de force F
appliquée à la construction de masse m : F = m ag si la construction est indéformable et
bouge comme le sol (en général F > m ag, comme on le voit au Chapitre 2). C’est en
termes de d’accélération maximale ag au niveau du bedrock qu’on exprime les cartes de
zonation ou zonage sismique quantifiant le niveau sismique à prendre en compte pour
l’application des règles de constructions parasismiques.
Un autre paramètre utile pour l’évaluation des effets des séismes à un endroit donné est :
le déplacement maximal dg du sol, qui donne une idée de l’ordre de grandeur du
déplacement relatif du centre de gravité de la structure par rapport à la base de la
structure : quelques cm en zone faiblement sismique, jusqu’à un m en zone très
sismique.
La durée du tremblement de terre est un paramètre significatif dans les processus de
fissurations et dégradations progressives des éléments d’une construction. Elle est liée
à la magnitude du séisme.
Cette durée est au maximum de l’ordre de 60 s en zone très sismique, mais n'est que de
quelques secondes en zone peu sismique.
Figure 6 : Zonation sismique européenne en accélération maximale ag (PGA) en m/s2.

La caractérisation la plus explicite d'un tremblement de terre est évidemment constituée


d’accélérogrammes enregistrés dans la zone géographique considérée, qui contiennent
à la fois les aspects accélérations, durée et contenu fréquentiel. Les accélérogrammes
constituent une donnée d'action directement utilisable par la dynamique des structures.
Enfin, les spectres de réponse constituent la caractérisation des tremblements de terre la
plus couramment utilisée par l'ingénieur des constructions. Ils sont des sous-produits des
accélérogrammes et permettent un calcul simple des efforts internes dans une structure
soumise à séisme.

1.4. Effets particuliers des séismes.

Tassement

Des sables secs soumis à vibration peuvent subir des tassements importants, qui
peuvent être estimés par des mesures des vides du sable. Ces tassements peuvent
atteindre quelques dizaines de cm.
Différentiels ou non, ils peuvent être suffisants pour rendre une construction inutilisable.
Figure 7 : Exemple de glissement de terrain

Liquéfaction

La liquéfaction du sol est un phénomène sismique géologique, généralement brutal et


temporaire, par lequel un sol saturé en eau perd une partie ou la totalité de sa portance,
causant ainsi l'enfoncement et l'effondrement des constructions.
Le phénomène de liquéfaction concerne les formations géologiques peu compactes à la
granulométrie faible (entre 0,05 et 2 mm) et uniforme. Les formations susceptibles de
liquéfaction sont les sables, limons et vases.
Cette dernière circonstance se rencontre le plus souvent lorsque des loupes ou couches
de sable sont comprises entre des couches d'argile imperméable. La sensibilité d'un sol
au phénomène de liquéfaction est déterminable par des essais de laboratoire.

Figure 8 : phénomène de liquéfaction


Tsunami

Lorsque le mouvement relatif des bords de la faille est de type coulissage vertical et
qu’il a lieu au fond de la mer, il entraîne soit à une aspiration d’eau (si le fond descend
d’un côté de la faille, l’autre côté restant fixe), soit à une poussée appliquée à l’eau (si
le fond monte d’un côté de la faille, l’autre côté restant fixe). Ce phénomène provoque
une formation d’onde en surface de l’eau (vague); cette vague se propage depuis la zone
épicentrale sur des centaines de km ; sa hauteur peut atteindre la dizaine de mètres pour
des séismes majeurs ; le « tsunami » est l’effet du déferlement de cette vague sur la côte
: destruction de constructions, entrainement de bateaux à l’intérieur des terres, etc…

1.5. Aléa et risque sismiques

1.5.1. Aléa sismique d’une région

On définit comme l’aléa sismique d’une région le niveau d’un fort séisme qui risque de
se produire dans cette région, généralement caractérisé par la valeur de l’accélération de
pointe agR ou PGA et reportée sur les cartes de zonation de l’aléa sismique. Cette
définition pose le problème de l’établissement de la valeur de calcul de agR.
Dans une région sismique donnée, il se produit de nombreux tremblement de terre au fil
du temps et on observe qu’il existe une relation entre la magnitude de ces séismes et leur
fréquence d’apparition : les petits séismes sont nombreux, les gros sont rares.

1.5.2 Risque sismique.

Le « risque sismique » est associé aux effets que le séisme produirait sur les « enjeux »
: structures, sols (glissements de terrain, etc…), humains, activité économique. Il dépend
donc de l’action (alea), des constructions ou sols et des enjeux.
Si on peut caractériser les constructions ou sols par un paramètre « vulnérabilité » et
qu’on s’intéresse spécifiquement au risque associé aux constructions, on a :

Risque sismique = alea sismique x vulnérabilités


Deux méthodes de principe différent sont utilisées pour l’évaluation du risque sismique
associé à un bâtiment :
• L’approche par calcul structurel détaillé : on établit un modèle de la structure
dont on fait l’analyse afin d’établir les sollicitations internes, qu’on compare alors
à des résistances et déformations de référence pour chaque élément structural.
Ces comparaisons permettent d’établir le niveau de sécurité ou le risque associé
à la structure. Cette procédure est très longue pour chaque bâtiment (1 mois par
bâtiment).
• On possède une base de données statistique du comportement de structures,
relevée lors de précédents tremblements de terre. On caractérise la structure
étudiée par un « coefficient global de vulnérabilité ». En se référant à la base de
données, on estime le risque sismique associé à la structure. Cette procédure est
rapide (1 heure par bâtiment) ; on l’utilise dans des évaluations globales pour une
ville ou une région. Le risque sismique associé à un bâtiment s’exprime en % de
dégradation ou en rapport du coût de réparation au coût de reconstruction.
On peut aussi effectuer des études de risque en termes de pertes humaines ou
économiques pour la ville ou le pays victime du séisme.

1.6. Concept sismique et sismotectonique de l’Algérie

1.6.1. Activité sismique

L'Algérie a connu une activité sismique forte à modérée au cours du dernier siècle. Le
séisme le plus violent enregistré est celui du 10 octobre 1980 à El Asnam (Chlef) Ms
7.3 et qui a causé plus de 2633 victimes. Le séisme historique le plus fort qui a affecté
la région d'Alger date du 3 février 1716 et a atteint une intensité de X.
Tableau 01 : Les différents séismes qui ont secoué l’Algérie

Figure 9 : Séismes majeurs (Algérie) (Benouar, 1994).


A l'Est d'Alger, les cartes de sismicité historique et instrumentale montrent une zone de
faible sismicité s'étendant au-delà de Tizi Ouzou, à toute la Kabylie (Fig. 9). C'est dans
cette région qu'est localisé le séisme du 21 Mai 2003. Elle est bordée par des
affleurements de socle de type granitoïde apparaissant à Boumerdès et le long de la faille
de Thénia. Proche des côtes se sont des sables rouges du Pliocène13 supérieur très
compactes qui affleurent et recouvrent les marnes plaisanciennes. C'est sur ce type de
terrain que s'est construit notamment la ville de Boumerdès.

1.6.2. Contexte Géodynamique :

L’Algérie se trouve sur la plaque africaine qu’est en collision avec la plaque eurasienne.
Les deux plaques étant limitées par une longue zone sismique qui s’étend des Açores à
la Turquie en passant par Gibltar, le Maghreb, l’Italie, la Yougoslavie, la Grèce etc…Le
mouvement de confrontation entre la plaque eurasienne et la plaque Africaine a donné
naissance à de gigantesque fracturation sous forme de failles géologiques dont la
conséquence est la naissance du relief important de l’Algérie du nord la chaîne de l'Atlas
Tellien. Ce massif forme une zone complexe constituée de nappes mises en place au
Miocène14 inférieur.

Figure 10 : Intensités maximales observées en Algérie du Nord (Bezzeghoud 1996).


La chaîne tellienne (Atlas Tellien) constitue le segment orogénique15 périméditerranéen
de la ceinture active alpine et himalayenne qui s’étend du sud-ouest asiatique à l’océan
Atlantique.
Dans la région méditerranéenne, cette ceinture est caractérisée par la convergence des
plaques tectoniques africaines et eurasiennes.
Les travaux récents basés sur des analyses des mécanismes au foyer des séismes forts
ainsi que sur des méthodes récentes basées sur des techniques spatiales telles que le
GPS16, VLBI17 et le SLR18 montrent que la direction du raccourcissement est NNW-
SSE.

1.6.3. Sismotectonique
[Link] Tectonique régionale

L’Algérie du Nord a vécu de nombreux séismes qui sont majoritairement des séismes
en faille inverse en accord avec le mouvement général de compression à la frontière des
plaques tectoniques eurasienne et africaine L’activité sismique est concentrée
essentiellement dans cette partie du Nord (la région tellienne est la plus active). Le
réseau de surveillance enregistre prés de 50 secousses par mois. Près de 90 % de cette
activité car étant de faible magnitude et se produisant loin des centres urbains.

Figure 11 : Carte de sismicité de l’Algérie du Nord (CRAAG-Période 2002-2006)


Les cartes sismotectoniques disponibles pour l’Algérie du Nord font état de deux types
de failles.
D’une part des failles décrochantes dont la faille de Thénia (Fig.12) et d’autre part des
failles en compression avec des prolongements marins probables. Ainsi les failles
bordant la Mitidja et le Sahel se continueraient en mer au large de la côte entre
Boumerdès et Dellys.

Figure 12 : Faille de Thénia et localisation du séisme du 21 mai 2003

[Link]. Failles actives

Ce contexte géodynamique régional a engendré dans le nord de l’Algérie un ensemble


de structure tectonique d’activités sismiques élevées comme l’atteste la fréquence des
séismes durant le dernier siècle. Cinq failles actives sont identifiées :

a. La faille du Sahel
Elle correspond au pli-faille du Sahel qui délimite le bassin de la Mitidja au Nord et
s’étend de Tipaza à Boumerdès.
b. La faille de la Mitidja
Au Sud du bassin de la Mitidja, la faille du Sahel s’étend de Hadjout–Blida jusqu’à
Boudouaou et le long des côtes des communes de Boumerdès et Dellys.
c. La faille du Chenoua :
Les répliques du séisme de Tipaza du 29.10.89 ont permis de définir sa forme qui est en
"L", une partie terrestre et une partie subméridienne en mer.
d. Failles de Zemmouri
Selon les premières modélisations sismologiques et les observations de terrain, la faille
active qui a causé le séisme du 21 mai 2003 est localisée en mer. Elle présenterait une
direction N 65° (USGS) et se prolongerait sur une longueur d’environ 30 Km. Cette
faille active, qui était alors inconnue, est révélée par le séisme violent du 21 mai 2003
[20]. La faille de Zemmouri présente un pendage vers le E-W dont le mouvement a
causé un soulèvement de la côte d’environ 70 cm.
d. La faille de Thénia
Cette faille s’étend dès Issers jusqu’à Bordj El Bahri. Elle fait partie d’un trait structural
qui va jusqu’à Bejaia tout en limitant le massif du Djurdjura au Sud.

1.7. Le séisme du 21 Mai 2003

1.7.1. Caractéristiques

Le choc principal de magnitude Mw : 6.8 s’est produit à 19h 44mn (18h44 TU) dans la
région de Zemmouri (Wilaya de Boumerdès), plus précisément en mer, à 7 Km au nord
de cette localité et à 60 km à l’est d’Alger (Fig.1.19) (36.91°N, 3.58°E). L’évènement a
été très largement ressenti jusqu’aux côtes de la Méditerranée Nord, notamment dans
les régions Niçoise et Ligure.
La faille à l’origine du séisme était auparavant inconnue. Le mécanisme au foyer (07Km
de profondeur environ) (Fig.13), est de type inverse pur (sans composante de
décrochement) de direction NE-SW (N60°), celle-ci s’étend entre Dellys et Ain Taya
sur une longueur de près de50 Km.
Figure 13 : Carte des mécanismes au foyer des principaux séismes instrumentaux dans
la région Ibéro-Maghrébine

Dans la zone épicentrale s’étendant dans une direction de Dellys à Alger, il y’ eu le


maximum de dégâts, le plus grand nombre de pertes en vies humaines. Des effets de
surface furent également observés (liquéfaction, ruptures de berges20 d’oueds, petits
glissements de terrain).
Des effondrements ainsi que des basculements d’immeubles de plusieurs étages ont été
constatés. Dans cette Cité, il est à relever un grand nombre de personnes décédées. A
Alger, quelques immeubles se sont effondrés à la suite du choc principal.

1.7.2. Répliques

Le séisme du 21 mai 2003 a été suivi durant le premier mois de plus de 240 répliques,
la plus forte atteignant une magnitude de 5.8 à une composante verticale d’accélération
de 0,4g élevée par rapport aux composantes horizontales. Ceci est dû probablement au
fait que la station a été installée à 7 km de l’épicentre (champs proche). Les mécanismes
au foyer de ces répliques sont cohérents avec celui déterminé pour le choc principal :
faille de type inverse d'orientation NNE-SSW.
La localisation préliminaire des répliques n'est pas assez précise à l'heure actuelle pour
permettre une analyse de leur distribution sur un plan de faille. Cependant, les répliques
les plus fortes semblent se situer en mer et s'aligner selon une direction NNE-SSW,
cohérente avec la direction des plans nodaux déterminés pour le choc principal (Fig.14).

Figure 14 : Localisation des premières répliques du séisme du 21 mai 2003 (NEIC à


gauche, EMSC à droite)

Les répliques ont maintenu un état de panique parmi la population et ont provoqué la
destruction de bâtiments, notamment à Rouiba. Ces bâtiments, fragilisés par le séisme
du 21 mai 2003 ont fait des victimes supplémentaires. Toutes ces répliques ont été
localisées le long du plan de faille entre Dellys et Ain Taya.

Tableau 2 : Répliques de magnitude > 5

1.7.3. Victimes et dommages

Pour les dommages, à la date du 28 juin, environ 190 000 unités d’habitation (dont à
peu près 160 000 logements) ont été expertisées sur l’ensemble des willayas touchées,
et principalement celle d’Alger et de Boumerdès. Environ 7 400 édifices ou habitations
ont été détruits et environ 7000 autres ont été sérieusement endommagés dans la wilaya
de Boumerdès. Presque 8500 logements perdus et plus de 20 000 sérieusement
endommagés dans la wilaya d’Alger. La région de Boumerdès-Alger a été touchée par
cet important séisme qui a entraîné la mort de milliers de personnes (2365) et causé des
dégâts extrêmement importants estimés à près de 3 Milliard de dollars.

1.7.4. Effets du séisme

Plusieurs effets ont été observés après le séisme dont :


• Rupture de berges largement observée au niveau de l’oued Isser ou Sebaou ou
dans la zone marécageuse de Ain Taya.
• Relèvement de la côte de près de 60 cm en moyenne constaté sur tout le littoral
compris entre Dellys et Bordj El Bahri. De nombreux rochers ont émergés suite
au séisme.
• Retrait de la mer d’une centaine de mètres (un mouvement antagoniste donnant
lieu à un petit tsunami qui a détruit près d’une centaine d’embarcations au niveau
des îles Baléares).
• Liquéfaction, assèchement de source, ou création de source, échouage de cétacé
marins.
ZONAGE SISMIQUE EN ALGERIE

Le territoire national est divisé en quatre (04) zones de séismicité croissante,


définies sur la carte des zones de séismicité ci-dessous qui précise cette
répartition par wilaya et par commune, soit : Zone O : sismicité négligeable Zone
I : sismicité faible Zone II : sismicité moyenne Zone III : sismicité élevée La
figure ci-dessous représente la carte des zones sismiques de l'Algérie et le zonage
global des différentes wilayas. La classification sismique partage par endroit la
wilaya entre deux zones sismiques différentes.
EVOLUTION DE LA REGLEMENTATION
PARASISMIQUE EN ALGERIE

Préambule :

L’action du tremblement de terre sur les constructions, même si elle est dite
accidentelle, est maintenant une action réglementaire dont il faut tenir compte
dans la conception et le calcul des éléments structuraux pour l’obtention d’une
structure parasismique. Les éléments, pour concevoir et construire parasismique,
existent tant : L’activité sismique d’une région, d’un pays et même du monde

o Les techniques de conception parasismique


o Les techniques et les moyens de calcul
o La réglementation de construction parasismique
o La technologie des matériaux et même les techniques avancées
o L’art inné et l’expérience ancestrale de l’homme à bâtir

Que faut-il pour l’utilisation de ce capital pour sauvegarder des vies humaines et
du patrimoine bâti et surtout ne pas taxer notre économie lors d’un séisme ?

Le seul moyen pour leur sauvegarde est la construction parasismique.


Construire parasismique comme conduire est l’affaire de tous.

Pour ce faire la réflexion est de fournir des outils de sensibilisation et de formation


pour la construction parasismique.

Le texte suivant tente de dégager à travers les séismes l’évolution de la réglementation


parasismique en s’appesantissant plus particulièrement sur les premières règles AS55
en Algérie après le séisme de 1954.
Un code sismique de la construction, est «de mettre à la disposition des intervenants
dans l’acte de bâtir des règles minimales pour protéger la vie en particulier et celle
sociale qui taxe sévèrement l’économie non seulement de la zone touchée par le séisme
mais nationale.

Le code du bâtiment par lui-même ne peut pas être une garantie de bonne construction,
il doit avoir des apôtres que sont :

• La conception architecturale par l’architecte


• La conception parasismique et le calcul sismique par l’ingénieur
• Le respect de ces règles de construction parasismique par l’entrepreneur
• La foi technique d’application de ces règles par toute entité de contrôle et public
et privé.
• Et la conviction de protéger son investissement, sa propre vie et celle de ses
proches et des autres par le propriétaire ou maître de l’ouvrage.
Naissance d’un code parasismique :
D’après le tableau suivant, il est à constater qu’un règlement est souvent, pour ne pas
dire toujours, un enfant de la douleur.

Séismes - Algérie

Année Séismes en Algérie Parution de:

1716 Alger Mesures parasismiques – Dey CHAOUCH Alger


1954 Orléans – ville Algérie Recommandations de constructions parasismiques AS55

1980 El Asnam – Algérie « Addenda 02/82 » au PS 69


1985 Constantine Algérie Règles parasismiques Algériennes RPA 81et 83
1989 Tipaza -Alger Révision en RPA88

1992 Rissane – Maroc En France - 1990 Refonte du PS69


1992 Erfoud – Maroc 1992 application des règles parasismiques applicables au bâtiments
1994 Al Hoceima Maroc - 1995 « guide technique pour les O.A »
1994 Mascara Algérie
1996 Ain Benian Algérie
1999 Ain Témouchent Algérie Révision du zonage en RPA99

MAROC : Avril 2000 présentation du nouveau code sismique marocain du bâtiment « CSMB
Beni Ouartilane
2000 2000 »
Béjaia Algérie
vesion II du « règlement sismique marocain du bâtiment » dit RSMB 2000

2003 Boumerdes - Algérie Révision du RPA99 en RPA2003


Règlementation parasismique des séismes
d’Alger 1716 à de Boumerdes 2003 en Algérie
:

Recommandations parasismiques après le séisme d’Alger


1716

Historiquement les premières mesures parasismiques sont celles prises par le Dey Ali
CHAOUCH d’Alger, après le séisme d’Alger de 1716.
D’après les désordres constatés, ces mesures parasismiques concernent :

• Structure en maçonnerie porteuse


• Structure flexible: Type arcade
• Planchers constitués par des poutres en bois en saillie des murs sur lesquels
elles sont posées.
• Les baies
• Renforts en bois pour les encorbellements

Points à retenir:

Dispositions constructives-Recommandations Dey Alger

• Pas de calcul
• Pas de zonage sismique
• Pas de coefficients et paramètres
sismiques
• Distinction entre type de contreventement
o Structure rigide : CV par refends
o Structure flexible : Ossature
déformable
Recommandation de faire dépasser les poutres :
Eviter la perte d’appui

* Raidisseurs au droit des ouvertures : les baies


Disposition constructive pour les éléments qui
seront appelés « secondaires » :
Ces renforts souvent appelés jambages contribuent
sous l’action sismique de réduire l’effet
dynamique local sous le séisme vertical.

Retour Début

Barre navigation : Les recommandations AS55

AS55 Recommandations générales AS55-Les fondations

AS55-Superstructure AS55-Les règles de calcul

Les recommandations AS55 après le séisme d’El Asnam


1954

Le premier code parasismique appelé « Recommandations AS55 »,a été établi après le
séisme de 1954 de Chlef du nom de la rivière Chellif (ex El Asnam après Orléansville
et historiquement Castellum Tinginitum à l'époque romaine Les recommandations
AS55 (Mai 1955) a été «appliquées pour la construction après le séisme. Soit :
1) RECOMMANDATIONS GENERALES RELATIVES A L’ETABLISSEMENT
DES PROJETS
1.1 - Conception générale des bâtiments

Conception générale des bâtiments

Réduire autant que possible la


hauteur du bâtiment et spécialement
le rapport hauteur/largeur (La plus
petite distance entre les murs
extérieurs) Le rapport ne doit pas
dépasser :
2.5 : Pour la zone A
2.0 : Pour la zone B

• Eviter les structures mal équilibrées en hauteur ou en inertie


• Pour les formes en plan en T ou en L, éviter les grandes ailes Eviter les grandes
baies ou ouvertures
• Prévoir autant que possible un sous-sol général ou des fondations profondes
massives ou armées qui ancrent la construction dans le sol.
• Eviter les voûtes sans tirants et, en général, les ouvrages ou parties d’ouvrages
dont la stabilité est incompatible avec les faibles mouvements d’appui.
• Eviter les encorbellements, les corniches présentant des saillies importantes et,
d’une manière générale, tous les éléments de construction mal liés à l’ossature.
• En plafond ou en toiture, éviter l’emploi d’éléments mal accrochés, même s’ils
sont de petits modules.
• Prévoir des dégagements de façon à permettre une issue rapide en cas de
sé[Link] volée d’escaliers constituera un ensemble aussi rigide que
possible bien lié aux paliers et à l’ossature.
AS55 - 1.1 - Conception générale des bâtiments - Points à retenir :

Conception générale des bâtiments AS55

Carte de zonage sismique 2 zones-Voir carte de zonage ci-dessus

Art 1.12 - Apparition de la configuration parasismique en plan :

Art 1.14 : Rappel de perte d’appui

Pas de paramètres pour le calcul des


Art 1.15 : Rappel de la stabilité des éléments secondaires
éléments secondaires

1.2- Fondations

• Choisir de préférence un terrain compact, éviter les sols gorgés d’eau, les
remblais, les éboulis, les alluvions peu épaisses ou très récentes.
• Etablir des fondations profondes soigneusement chaînées et engagées dans le
sol résistant, notamment en vue de s’opposer aux efforts de soulèvement dûs au
séisme.
• Eviter toutes fondations hétérogènes.
• Réaliser une liaison très résistante entre les fondations et la superstructure.
AS55 - 1.2 - Fondations - Points à retenir :

Fondations - AS55

Art 1.21-1.23-Introduction recommandations sol d’assise

Art 1.22 – Liaison entre les points d’appui :


Longrines/Chaînage

Art 1.24 – Prise en compte de l’interaction sol/structure.

1.3 - Superstructure

• Réduire les charges verticales dans les parties supérieures et abaisser le plus
possible le centre de gravité de la construction. Eviter notamment les terrasses
et toitures lourdes.
• Dans les constructions à ossature, réaliser des nœuds rigides et surtout assurer
l’indéformabilité de l’ensemble par des contreventements efficaces dans tous les
sens, par exemple, au moyen de murs de refend suffisamment rapprochés et
d’allèges rigides, ces éléments étant liés entre eux et à l’ossature par des
armatures soigneusement ancrées. Les dispositions de ferraillage des nœuds
d’ossature en béton armé devront permettre un bétonnage correct. Dans les
poteaux, les recouvrements des barres en attente devront être au moins égaux à
50 fois le diamètre de ces barres, et seront réalisés sans crochet.
• Assurer des liaisons efficaces entre les diverses parties de la construction au
moyen de chaînages (en béton armé ou en acier) horizontaux et verticaux et
obliques pouvant résister à des forces de traction, de cisaillement et à ceux
résultant d’effets éventuels de torsion d’ensemble.
• Les pièces en béton armé soumise à un effort tranchant, à l’exception des dalles
pleines et des semelles de fondations, seront toujours munies d’armatures
transversales dont l’espacement sera au plus égal à la hauteur utile des pièces.
• Veillez notamment à assurer ces liaisons dans le cas d’emploi d’éléments
préfabriqués. Proscrire les planchers comportant un seul cours de nervures
parallèles sans hourdis en béton armé coulé sur place. Assurer les liaisons
efficaces entre les nervures et ce hourdis.
• Dans les constructions en maçonnerie, il est fortement recommandé d’encadrer
les panneaux de maçonnerie par des chainages horizontaux et verticaux dont la
distance (entre les éléments parallèles) ne sera pas normalement supérieure 5,00
mètres. En l’absence de chaînages, et si la maçonnerie assise horizontalement,
on pourra dans certaines parties de la construction se contenter de prévoir des
armatures de liaison dans les joints des maçonneries, à condition que ces
armatures soient soigneusement ancrées dans les éléments verticaux d’ossature
ou dans des murs orthogonaux. Ces armatures seront disposées dans les joints
horizontaux épais (3 à 4 cm d’épaisseur),distants au plus de 50cm,leur section
sera de l’ordre de 1cm² dans chaque joint. Les maçonneries devront être
hourdées au mortier de ciment ; confectionné avec des sables propres et exempts
d’éléments de grosseur inférieure à 0.4mm. Les matériaux de maçonnerie seront
abondamment arrosés immédiatement avant mise en œuvre. Eviter les piliers
isolés et les trumeaux en maçonnerie de faibles dimensions transversales.
• Prévoir autour des ouvertures des encadrements armés liés à l’ossature ou aux
chaînages.
• Prendre des précautions supplémentaires dans les immeubles d’angle
(notamment en ce qui concerne les contreventements) et dans les surélévations
et transformations, où l’on devra vérifier la stabilité des parties anciennes et des
parties nouvelles.
• Eviter la transmission sur des surfaces réduites d’efforts importants résultant des
accélérations aussi bien horizontales que verticales (effets de « poinçon » ou de
« bélier » aux abouts de fermes, de poutres, etc..) Prévoir des tampons élastiques
dans les joints de dilatation entre les bâtiments d'inertie identique ou similaire.
Séparer, au contraire, par de larges joints, les blocs d’inerties nettement
différentes.
• Prévoir des conduites de gaz et d’eau peu fragiles et des canalisations électriques
soigneusement protégées.

AS55 - 1.3 - Superstructure - Points à retenir :

AS55 - Superstructure - points à retenir

Art 1.31 - Distribution des masses en hauteur


Réduire les charges verticales dans les parties supérieures et
abaisser le plus possible le centre de gravité de la
construction.
Eviter notamment les terrasses et toitures lourdes.

Art 1.32 – Disposition pour la vulnérabilité des nœuds pour


les structures contreventées par ossature flexible (Dey
Alger).

Art 1.34 – Aciers de couture :


Art 1.35 – Construction en maçonnerie :
• Chaînages horizontaux et verticaux tous les 5.00m
Art 1.35 – Construction en maçonnerie : • Chaînages
horizontaux et verticaux tous les 5.00m
• En absence des chaînages : Prévoir des aciers dans les
joints de mortier

Art 1.36 – Encadrements autour des ouvertures : (Dey


Alger) + addenda : Raidisseurs liés à structure

Art 1.38 – Attention particulière concernant trois points rarement observés :

Effet poinçon : C’est la recommandation de la plupart des


versions de la réglementation parasismique récente qui est
généralement formulée par « Tout effort vertical doit
cheminer en ligne directe jusqu’aux fondations »

Joint entre 2 bâtiments : Ce point a été complété dans les


règles parasismiques qui ont suivi les AS55 par :
• Augmentation de la largeur du joint passant à 5.00 cm • Le
joint doit être dégagé de tout corps étranger
Malgré ces recommandations plusieurs blocs d’extrémité se
sont effondrés lors du séisme d’Alger du 21/05/2003

2) LES REGLES DE CALCUL

Le calcul des contraintes sera d’abord effectué sous l’effet des charges,des surcharges
de service et des surcharges climatiques, conformément aux prescriptions des règles
en vigueur à l’époque de la construction ( Règles BA45 et CM46). Ensuite, les effets
sismiques doivent être calculés comme suit :

2.1 – Efforts dus aux séismes :

Les forces d’'inertie développées dans la construction par suite de mouvements


sismiques du sol peuvent avoir une direction quelconque. On se contentera
d’envisager simultanément ou successivement les effets d'une composante horizontale
et ceux d’une composante verticale définis ci-après :

2.11 – Composante horizontale :

Pour un élément déterminé de la construction, cette composante de direction


horizontale quelconque, appliquée au de centre de gravité du dit élément, sera égale à
:
Règles AS55 - Calcul effort sismique

Calcul effort sismique : σP Remarques

Coefficient de zone : σ1 Voir tableaux A1 et A2

Nota (1) : Frappés d’un terme réducteur de 0.7 qui


tient compte du fait que les effets sismiques,dont
l’intensité est très rapidement variable dans le
temps,seront assimilés dans les calculs à des forces
statiques susceptibles d’agir pendant une durée
notable.
Au-delà de 10 mètres de hauteur au-dessus du sol,
les valeurs ci-dessus précisées de s1 seront majorées
de 2% par mètre de hauteur. Soit , par exemple,
pour une hauteur de 16 mètres :
σ1= 0.07(1+0.02(16-0))=0.0784 (En zone B)

Coefficient de terrain : σ2
Détermination de l'effort
«Coefficient de terrain » dépendant
sismique • σ2=0.75: Pour les constructions fondées sur
des conditions de fondations. le rocher
Egal à 1.00 dans les cas courants de • σ2=1.25: Pour les constructions fondées sur
fondations. des terrains meubles gorgés d’eau
Pouvant varier entre les deux
valeurs extrêmes ci-contre :

« Coefficient de profondeur de fondations »

• σ3 =1 dans le cas où la construction


Coefficient de fondations: σ3 comporte un sous-sol général ou des
fondations profondes massives ou armées
• σ3=1.25 dans le cas contraire

• 1)Pour les bâtiments d’habitation, aux


charges permanentes seules correspondant à
l’élément considéré
• 2)Pour les bâtiments industriels, les
magasins de stockage et entrepôts, à la
somme des charges permanentes et de la
Le poids (P) est égal à : moitié des surcharges appliquées
directement sur l’élément considéré
• 3) Pour les réservoirs et silos,à la somme des
charges permanentes, et de la totalité des
surcharges appliquées sur le directement sur
l’élément considéré.
2.12 – Composante verticale :

La composante verticale est égale à :

Etant entendu que pour σ1 on adoptera la valeur précédemment fixée jusqu’à 10


mètres au-dessus du sol, majoration au-delà.

• 2.13 – Dans le cas de construction comportant des planchers, on conduira les


vérifications en appliquant les forces horizontales au niveau de chaque plancher
et, dans l’évaluation de P, on mettra en compte les charges permanentes et,
éventuellement, la fraction de surcharge définie ci-dessus correspondant au
plancher considéré.
• 2.14 - Pour les structures isolées (Cheminées d'usines, réservoirs, murs de
clôture, etc) le coefficient ci-dessus défini doit être doublé.
• 2.15 - Pour les souches de cheminées à partir du dernier étage et pour les parties
de construction en encorbellement par rapport aux façades et aux pignons des
bâtiments (Saillie de balcons, corniches), le coefficient sismique ci-dessus sera
multiplié par 3. Pour les balcons, la vérification devra être faite pour les garde-
corps et pour l’ensemble du balcon.
AS55 - 2 - Règles de calcul - Points à retenir :

AS55 - Calcul des efforts sismiques

• Art 2 : Introduction du calcul sismique


• Art 2.1-Efforts dûs au séisme - Calcul mener au privilège de
3 composantes :
o Deux forces sismiques de translation dans le plan
horizontal (x,y) qui changent de sens
o Une force verticale pour la direction verticale du
séisme.
• Art 2.11 : Force sismique horizontale :

Art 2.11 : Force sismique horizontale :

Le poids (P) :La masse pour les forces d’inertie :

• Logements : Pas surcharge d’exploitation


• Bâtiments industriels : 50% de la surcharge
• Réservoirs et Silos : La totalité de la surcharge

Art 2.12 : Force sismique verticale :


Notons que la composante sismique verticale est le DOUBLE de
celle horizontale A un sens Ascendant ce qui peut entraîner des
forces de traction dans les poteaux ou les voiles

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