PELAY
PELAY
Soutenue le 17/07/2017
JURY
Directeur de Thèse : Lingai LUO Directeur de recherche CNRS LTEN, Université de Nantes
Encadrants de Thèse : Yilin FAN Chargé de recherche CNRS LTEN, Université de Nantes
Driss STITOU Ingénieur de recherche CNRS (HDR) PROMES, Université de Perpignan
A ma famille…
REMERCIEMENTS
Cette thèse n’est pas le produit de mon seul travail, plusieurs personnes ont eu une importance non
négligeable quant à la réalisation de celle-ci. Je tiens, ici, à exprimer ma reconnaissance envers eux. Sans
leurs contributions et leurs soutiens, cette thèse n’aurait pas pu être réalisée.
Je tiens dans un premier temps à remercier Madame Lingai LUO, Directrice de recherche au CNRS, pour
m’avoir confié ce sujet et m’avoir fait confiance tout au long du projet. Ses connaissances, sa motivation
et ses nombreux conseils ont facilités la réalisation de cette thèse.
Je suis très reconnaissant envers Monsieur Yilin FAN, Chargé de recherche au CNRS, pour m’avoir
accompagné dès le début de cette thèse. Sa patience et son attitude positive pour chaque problème
rencontré ont été d’une grande aide.
Je voudrais remercier Driss STITOU, Ingénieur de recherche (HDR) au CNRS, pour m’avoir encadré durant
cette thèse.
Cette thèse a été financée par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre du projet « In-STORES ».
Je voudrais exprimer ma gratitude pour ces financements qui m’ont permis de travailler dans de bonnes
conditions.
Je voudrais remercier Madame Cathy CASTHELAIN, Directrice du LTEN, pour m'avoir accueilli au
sein du laboratoire de Thermique et Energie de Nantes.
Je voudrais remercier Monsieur Cyril PISTORESI, colocataire de bureau, pour les bons moments. Son choix
de musique toujours pertinent et son soutien dans notre politique de fabrication par nous-même de tout
ce dont on pouvait avoir besoin à fait en sorte que cette thèse se passe de façon très agréable.
Je souhaite remercier Monsieur Arnaud ARRIVE, pour son soutien, le divertissement et la rigolade.
Je voudrais remercier Monsieur Baptiste PIGNON, pour les réponses aux milliers de question que lui ai
posé.
Je souhaite remercier Monsieur Christophe JOSSET, Maître de conférence (et de la régulation) pour son
aide et son écoute lorsque j’étais bloqué.
Ce travail n’aurait pu aboutir sans l’aide de l’ensemble des membres du LTEN : chercheurs, doctorants,
services technique et administratif. Merci à vous.
Je remercie également mes parents qui m’ont aidés et soutenu tout au long de mes études. Merci de
m’avoir forcé à faire mes devoirs quand j’étais petit.
Enfin, Merci à toi Violaine de m’avoir soutenu, encouragé (et supporté) tout au long de ce projet.
Table des matières
Nomenclature………………………………………………………………………………………………………………….………….……1
Chapitre I – Introduction……………………………………………………………………………..…………………....……5
Introduction…………………………………………………………………………………………………………………………………………………8
Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………………………9
IV.1. Introduction............................................................................................................................................. 97
IV.2. Introduction à la modélisation sous Dymola........................................................................................... 97
IV.2.1. Introduction à la modélisation ......................................................................................................... 97
IV.2.2. Le langage orienté objet Modelica ................................................................................................... 97
Table des matières
Abréviations
CLFR Compact Linear Fresnel collector
CRS Central Receiver System
CSP Concentrated Solar Power
CST Concentrated Solar Thermoelectric
DNI Direct Normal Irradiance
DSG Direct Steam Generation
HCE Heat Collector Element
HFC Heliostat Field Collector
HTF Heat Transfer Fluid
IEA International Energy Agency
LFR Linear Fresnel reflector
PDC Parabolic Dish Collector
PTC Parabolic Trough Collector
M&O Maintenance and Operation
n.a. not applicable
R&D Research and Development
SPT Solar Power Tower
STC Solar Tower Collector
TES Thermal Energy Storage
1
S Entropie massique [J.kg-1.K-1]
y Fraction de soutirage de la turbine [1]
𝑚𝑚̇ Débit massique [kg.s-1]
𝐿𝐿𝑣𝑣 Chaleur latente massique de vaporisation [J.kg-1]
ex Exergie massique [J.kg-1]
𝑙𝑙 ̇ Destruction d’exergie massique [W]
𝜀𝜀 Efficacité exergétique [1]
𝜖𝜖𝑐𝑐ℎ𝑛𝑛𝑛𝑛 Exergie standard d’un élément [J.mol-1]
𝐺𝐺𝑓𝑓 Energie de formation de Gibbs [J.kg-1]
n Nombre de mole [mol]
Abréviations
HTF Fluide de transfert
2
ε Porosités [1]
R Constante des gaz parfaits (R = 8,14 S.I.)
𝜑𝜑 Flux thermique surfacique [W.m-2]
eff Efficacité de l’échange dans un échangeur [1]
h sw Coefficient d’échange convectif [W.m-².K-1]
Nu Nombre de Nusselt [1]
Re Nombre de Reynolds [1]
Pr Nombre de Prandtl [1]
Lc Dimension caractéristique [m]
ν Viscosité cinématique [m².s-1]
λ Conductivité thermique [W.m-1.K-1]
μ Viscosité dynamique [Pa.s]
f Coefficient de friction [1]
u Vitesse [m.s-1]
K Coefficient de Stodola [S.I]
partialArc Arc partiel [S.I]
𝜂𝜂 Rendement [1]
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 Rendement isentropique [1]
L Niveau de liquide dans un réservoir [1]
𝑉𝑉̇ Débit volumique [m3.s-1]
Cmd Commande [1]
C Facteur de concentration solaire [1]
dp Diamètre des pores d’une mousse [m]
df Diamètre des fibres [m]
P th Puissance thermique échangée [W]
U Coefficient de transfert thermique [W.m-2.K-1]
Abréviations
DASSL Differential-Algebraic Stiff Solver
GNE Graphite Naturel expense
VM Volume mort
3
ṁ Débit massique [kg.s-1]
ρ Masse volumique [kg.m-3]
ε Porosité d’un mousse [1]
h sw Coefficient d’échange convectif [W.m-1.K-1]
S spé Surface spécifique de la mousse [m².m-3]
dp Diamètre de pores [m]
H Coefficient d’échange global [W.m-1.K-1]
ep Epaisseur [m]
λ Conductivité thermique [W.m-1.K-1]
RTC Résistance thermique de contact [K.W-1]
Abréviations
PID Proportional Integral Derivative
DNI Direct Normal Irradiance
Calo Fluide caloporteur
PV Present Value
SP Set Point
CS Control Signal
Abréviations
ACV Analyse du cycle de vie
UF Unité fonctionnelle
4
Chapitre I - Introduction générale
I.1. Introduction
L’intégration d’un système de stockage thermique dans une centrale solaire à concentration augmente la durée
de production journalière de la centrale tout en permettant de surmonter le caractère intermittent de l’énergie
solaire. En effet, le système de stockage thermique réduit voire supprime les arrêts inopportuns de la centrale
dus à un manque d’énergie solaire.
Parmi les trois types de stockage thermique existant (sensible, latent et thermochimique), le stockage
thermochimique semble être le plus avantageux. En effet, sa grande densité énergétique et sa capacité à stocker
de l’énergie pendant une grande période de temps sans pertes en font le candidat ayant le plus de potentiel pour
équiper les centrales solaires à concentration.
Cependant, pour que le stockage thermochimique puisse être utilisé à grande échelle sur des centrales solaires
à concentration, il est nécessaire de trouver un moyen d’intégrer au mieux ce système de stockage afin
d’améliorer le rendement global de l’installation.
5
Chapitre I - Introduction générale
Les réponses à ces questions seront apportées en utilisant différentes méthodologies : analyses
thermodynamiques, simulations numériques et analyse de cycle de vie.
Le chapitre II dresse une revue littéraire de l’intégration des systèmes de stockages dans les centrales solaires à
concentration en fonction, en construction et en projet. Il permet aussi de réaliser un état de l’art des matériaux
utilisés dans le stockage thermochimique haute température et de lister les configurations d’intégration
possibles. Il apparait dans ce chapitre que le système de stockage thermochimique n’est utilisé sur aucune
centrale solaire à concentration actuellement en fonctionnement et que les études visant son intégration à de
l’énergie solaire concentrée sont rares, d’où l’originalité des travaux conduits au titre de cette thèse.
Le chapitre III présente l’étude qui a permis de mettre en avant quatre configurations d’intégration possibles.
Une étude statique énergétique est réalisée afin de déterminer les performances globales des systèmes ainsi
que leurs paramètres influents. Cette étude permettra d’effectuer un premier classement entre les intégrations
et de sélectionner uniquement celles dont les performances sont les meilleures. Dans un deuxième temps, une
étude exergétique permettra de comparer les performances exergétiques des intégrations sélectionnées.
Le chapitre IV expose les modèles utilisés pour réaliser les simulations dynamiques ainsi que des exemples
d’utilisation.
Le chapitre V traite des simulations dynamiques réalisées pour des journées types « été » et « hiver ». Des
améliorations seront apportées au dimensionnement réalisé pendant l’étude statique. Une exploitation des
résultats des simulations permettra de plus d’évaluer les performances globales des différents types
d’intégration du système de stockage thermochimique.
Le chapitre VI évalue les impacts environnementaux des intégrations grâce à une analyse du cycle de vie. Il rend
possible une comparaison et un classement des intégrations en se basant cette fois-ci sur des critères
environnementaux. Il permet de plus, d’évaluer quels sont les composants d’une centrale solaire qui ont le plus
d’impact.
Enfin, le chapitre VII qui est un chapitre de conclusion rassemblera les résultats obtenus dans cette thèse et
listera les perspectives et travaux futurs.
6
Chapitre II – Etude bibliographique
Introduction…………………………………………………………………………………………………………………………………………………8
Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………………………9
7
Chapitre II – Etude bibliographique
Introduction :
L’énergie solaire thermique, et plus particulièrement l’énergie solaire concentrée (CSP), devient une source
d’énergie renouvelable de plus en plus attractive. Un des facteurs déterminants pour que ce type de
technologie puisse se développer est l’intégration d’un système de stockage thermique peu cher et efficace
permettant de surmonter le caractère intermittent de l’énergie solaire et de la rendre économiquement
compétitive. Ce chapitre s’intéressera aux différents systèmes de stockage thermique hautes températures
(200 °C – 1000 °C) pouvant être intégrés dans des centrales solaires à concentration. Un focus sera fait plus
particulièrement sur les systèmes de stockage thermochimiques et leurs concepts d’intégration dans une
centrale solaire à concentration.
En se basant sur un recensement des centrales solaires à concentrations autour du monde, il sera possible
d’étudier leurs caractéristiques (e.g., puissance, présence d’un système de stockage thermique, capacité de
stockage) et d’établir des tendances globale à venir (i.e., augmentation de la puissance des centrales). Les
différentes technologies de stockage seront aussi détaillées avec une analyse de leurs principaux intérêts et
inconvénients.
Les objectifs de ce chapitre sont les suivants :
• réaliser un état de l’art des centrales solaires existantes
• analyser toutes les nouvelles tendances concernant les centrales solaires à concentration
• faire un inventaire des différents systèmes de stockage thermique ainsi que de leurs intégrations
dans une centrale solaires à concentration
• faire un résumé des différents matériaux utilisables pour le stockage thermochimique à haute
température
Cette partie est extraite d’une publication réalisée au cours de la thèse et publiée dans le journal « Renewable
and substainable energy review » [1].
8
Chapitre II – Etude bibliographique
Conclusion
Ce chapitre a permis de réaliser une synthèse complète de l’utilisation des systèmes de stockage thermique
dans des centrales solaires à concentration à travers le monde. Un état de l’art des centrales solaires à
concentration a été fait et les différentes technologies de stockage thermique et les concepts relatifs à leur
intégration ont été discutés. Les principales conclusions de ce chapitre peuvent être résumées comme suit.
• L’augmentation du nombre de centrales à concentration à but commercial en construction ou en
projet ainsi que l’augmentation de la puissance moyenne produite par les centrales montre que la
technologie CSP est une technologie mature et commercialisable.
• Les systèmes de stockage thermiques semblent indispensables aux futures centrales solaires de forte
puissance pour les rendre économiquement plus compétitives. Les progrès des technologies de
stockage thermique ont permis d’augmenter leurs capacités stockage.
• Une grande majorité des centrales solaires en opération utilise des systèmes de stockage sensibles
pour leur fiabilité, leur bas coût et les nombreux résultats d’études expérimentales dont ils font
l’objet. Leur faible densité énergétique les rend plus adaptés pour une utilisation dans des centrales
de puissance modérée et moins compétitifs dans des centrales de forte puissance.
• Les technologies de stockage latent et thermochimiques possèdent une densité énergétique
beaucoup plus élevée et possèdent un potentiel intéressant pour une utilisation dans des centrales
solaires même si aujourd’hui elles ne sont pas utilisées.
Cependant, concernant les stockages latents et thermochimiques, certains verrous technologiques doivent
encore être surmontés, ce qui est l’objet de nombreux sujets de recherche et de développement actuels.
• Améliorer la conductivité thermique des composés thermochimiques et des PCM
• Supprimer les dépôts solides qui se forment au niveau de la surface d’échange entre le PCM et le
fluide de transfert
• Améliorer le transfert de masse et de chaleur durant les réactions thermochimiques
• Réduire le temps de transition durant les passages de charge à décharge (ou inversement)
• Proposer des concepts adaptés d’intégration de systèmes de stockages thermiques dans des
centrales solaires à concentration
• Concevoir des unités de stockage modulaires et déterminer leur assemblage et leur gestion
La technologie de stockage thermochimique est celle qui a été choisie dans ce projet car elle possède le
potentiel le plus important. Parmi les matériaux disponibles pour une utilisation à haute température, le
couple Ca(OH) 2 /CaO semble être le plus prometteur grâce à sa bonne réversibilité et son bas coût. Le concept
d’intégration semblant le plus adapté au réacteur thermochimique est le concept passif car il permet de
réduire les coûts d’investissement et de minimiser la taille du système de stockage. Le chapitre suivant
permettra d’étudier les différentes façons d’intégrer un système de stockage thermochimique composé de
Ca(OH) 2 /CaO dans une centrale solaire à concentration.
9
Chapitre II – Etude bibliographique
Abstract
Solar thermal energy, especially concentrated solar power (CSP), represents an increasingly attractive
renewable energy source. However, one of the key factors that determine the development of this
technology is the integration of efficient and cost effective thermal energy storage (TES) systems, so as to
overcome CSP’s intermittent character and to be more economically competitive. This paper presents a
review on thermal energy storage systems installed in CSP plants. Various aspects are discussed including the
state-of-the-art on CSP plants all over the world and the trend of development, different technologies of TES
systems for high temperature applications (200 °C – 1000 °C) with a focus on thermochemical heat storage,
and storage concepts for their integration in CSP plants.
TES systems are necessary options for more than 70% of new CSP plants. Sensible heat storage
technology is the most used in CSP plants in operation, for their reliability, low cost, easy to implement and
large experimental feedback available. Latent and thermochemical storage technologies have much higher
energy density thus may have a bright foreground. New concepts for TES integration are also proposed,
especially coupled technology for higher operating temperature and cascade TES of modularized storage
units for intelligent temperature control.
The key contributions of this review paper consist of a comprehensive survey of CSP plants, their TES
systems, the ways to enhance the heat and/or mass transfers and different new concepts for the integration
of TES systems.
Keywords: Concentrated solar power (CSP), Thermal energy storage (TES), Integration, Thermochemical,
Energy density
10
Chapitre II – Etude bibliographique
Abbreviations:
CLFR Compact Linear Fresnel collector
CRS Central Receiver System
CSP Concentrated Solar Power
CST Concentrated Solar Thermoelectric
DNI Direct Normal Irradiance
DSG Direct Steam Generation
HCE Heat Collector Element
HFC Heliostat Field Collector
HTF Heat Transfer Fluid
IEA International Energy Agency
LFR Linear Fresnel reflector
PDC Parabolic Dish Collector
PTC Parabolic Trough Collector
M&O Maintenance and Operation
n.a. not applicable
R&D Research and Development
SPT Solar Power Tower
STC Solar Tower Collector
TES Thermal Energy Storage
11
Chapitre II – Etude bibliographique
II.1. Introduction
The use of renewable energy is essential today to decrease both the consumption of fossil resources and the
production of carbon dioxide partly responsible for the greenhouse gas effect [2][3]. Among every renewable
resources (e.g., wind, ocean, geothermal and solar), solar energy is showing encouraging promises due to the
great quantities of solar irradiation flux arriving on earth.
Among various solar energy technologies, concentrated solar power (CSP) is particularly attractive
due to its advantages in terms of high efficiency, low operating cost and good scale-up potential [4,5]. Solar
energy is converted into electricity by means of a CSP plant composed of four main elements: a concentrator,
a high temperature solar receiver, a fluid transport system and a power generation bloc (e.g., Rankine cycle,
Stirling cycle). It is estimated by IEA that the CSP will contribute up to 11% of the global electricity production
in year 2050 [6].
A wide range of concentrating technologies exist; the most developed are parabolic trough collectors (PTC),
linear Fresnel reflectors (LFR), solar power towers (SPT) and parabolic dish collectors (PDC), as summarized
in Table 1. PTC plants use parabolic reflectors to focus sunlights on an absorber tube located on the focal line
of the parabola. Reflectors and the absorber tube can move together to follow the sun from sunrise to sunset
[7,8]. LFRs consist of curved reflectors on each side of an absorber tube. A recent design called compact linear
Fresnel reflector (CLFR) uses two parallel reflectors for each mirror’s row, needing less area than a PTC to
reach a given power output [9]. SPTs use heliostat field collectors (HFCs) to reflect and focus sunlights onto
a central solar receiver located on the top of the tower. It is a relatively flexible technology because a variety
of heliostat fields, solar receiver designs and heat transfer fluids (HTFs) could be used. PDCs concentrate
sunlights on a focus point above a parabolic reflector. The reflector and receptor, tracks the sun. Besides
these conventional types, CSP technology can also be combined with thermoelectric systems (i.e.,
concentrated solar thermoelectric) for direct electricity production without using a power cycle [9].
LFR 50-300 10-40 Possible - Relatively low installation cost. - Low thermodynamic efficiency
due to low operating temperature.
SPT 300-1000 150-1500 Highly possible - High thermodynamic efficiency - Large space area occupied.
with low storage due to high operating - Relatively high installation cost.
cost [13,14] temperature. - High heat losses.
PDC 120-1500 100-1000 Difficult - Relatively small area occupied. - Relatively high installation cost.
- High thermodynamic efficiency - Little experimental feedback.
due to high operating
temperature.
12
Chapitre II – Etude bibliographique
The development of an efficient and cost-effective TES system is crucial for the future of CSP
technologies [15]. Economically, TES allows an increase in the duration of electricity production. Moreover,
integrating a TES system in specific CSP configurations permits optimization of electricity resale and the CSP
electricity production [16]. Indeed, as shown in Figure 2 [17], electricity prices vary during a day depending
on demand. The solar intensity’s largest periods do not correspond to the electricity’s most expensive
periods. Adding a TES allows heat storage during high solar intensity periods and provides productions during
high electricity cost periods.
Figure 2. Example of peak energy production and cost of energy for a CSP plant [17]
There are currently three kinds of TES systems available: sensible heat storage, latent heat storage
and thermo-chemical heat storage [18,19]. Sensible heat storage systems are most mature. They are widely
used in industrial plants, most notably in Spain within the “PS10” and “PS20” projects (2007 and 2009), the
“Andasol 1” and “Andasol 2” plants (2008) and also in the USA (e.g., within “Solar One”, 1982) [19]. Latent
heat storage allows large amounts of energy to be stored in relatively small volumes (high energy density)
13
Chapitre II – Etude bibliographique
and is cost competitive. Among these techniques, thermochemical heat storage receives increasing
attention. Two recent reviews were published, focusing on low to medium temperature (0 – 300
°C) thermochemical reactions pertaining to long-term sorption solar energy storage [20] and to chemical heat
pump technologies [21]. Cot-Gores et al. [22] and Prieto et al. [23] also presented reviews on sorption and
chemical reaction processes for TES application. Reaction candidates for medium or high temperature
applications (250 – 800 °C) were listed by Felderhoff et al. [24].
These contributions are important because the literature survey clearly shows the important role of TES
systems in current and in future CSP plants. Moreover, if the selection of an adapted TES technology is the
first step, its proper integration in a CSP plant is the next important step. Reviewing different storage
concepts allows an overview on conventional TES integration configurations as well as innovative concepts
recently proposed.
14
Chapitre II – Etude bibliographique
15
Chapitre II – Etude bibliographique
Group
In operation, before 2000 In operation, 2000 to 2010 In operation, after 2010
Item of analysis
Purpose of plants Commercial Demonstration R&D n.a. Commercial Demonstration R&D n.a. Commercial Demonstration R&D n.a.
9 0 4 6 13 6 3 2 63 8 13 1
Type of technology PTC SPT LFR PDC n.a. PTC SPT LFR PDC n.a. PTC SPT LFR PDC n.a.
9 4 0 0 6 12 8 3 0 1 63 14 8 0 0
Average power of CSP Available Value n.a. Available Value n.a. Available Value n.a.
19 0 22 2 83 2
Hybridization Yes No n.a. Yes No n.a. Yes No n.a.
8 2 9 11 6 7 47 11 27
Storage Yes No n.a. Yes No n.a. Yes No n.a.
9 7 3 10 10 4 30 38 17
Distribution of TES Sensible Latent Thermochemical other n.a. Sensible Latent Thermochemical other n.a. Sensible Latent Thermochemical other n.a.
technology 6 0 0 0 7 10 0 0 0 5 27 0 0 1 21
Storage capacity Available Value n.a. Available Value n.a. Available Value n.a.
1 18 9 15 27 58
Total number of plants 19 24 85
Group
Under construction Planned
Item of analysis
Purpose of plants Commercial Demonstration R&D n.a. Commercial Demonstration R&D n.a.
29 4 1 1 66 8 0 0
Type of technology PTC SPT LFR PDC n.a. PTC SPT LFR PDC n.a.
21 5 6 3 0 26 29 6 5 8
Average power of CSP Available Value n.a. Available Value n.a.
31 4 74 0
Hybridization Yes No n.a. Yes No n.a.
7 11 17 13 10 51
Storage Yes No n.a. Yes No n.a.
16 6 13 24 7 43
Distribution of TES technology Sensible Latent Thermochemical other n.a. Sensible Latent Thermochemical other n.a.
14 0 0 1 1 19 0 0 0 5
Storage capacity Available Value n.a. Available Value n.a.
13 22 13 61
Total number of plants 35 74
16
Chapitre II – Etude bibliographique
15% 9% 9% 11%
32% 7%
17% 17%
11% 8% 35%
47% 44%
74% 60%
14%
21% 30% 39%
17
Chapitre II – Etude bibliographique
100
120 90
70
80 60
50
60
40
40
30
20
20
10
0
Before 2000 2000 to 2010 After 2010 Under Planned 0
construction Before 2000 2000 to 2010 After 2010 Under Planned
construction
Figure 5.a. Evolution of average power of CSP plants Figure 5.b. Percentage of hybridization for CSP plants
100 8
Percentage of CSP plants integrating a TES system
90
7
80
6
Storage capacity (hours)
70
5
60
4
(%)
50
40
3
30
2
20
1
10
0 0
Before 2000 2000 to 2010 After 2010 Under Planned Before 2000 2000 to 2010 After 2010 Under Planned
construction construction
18
Chapitre II – Etude bibliographique
II.2.4. Hybridization
Sometimes CSP plants are hybridized with a backup system that provides supplementary energy source when
solar intensity is not adequate and when a quick response is needed [27]. Fossil fuels (i.e., coal, natural gas
or diesel) are the most commonly used backup energy sources while biomass (e.g., “Borges solar”, Spain, in
operation) or solar photovoltaic (e.g., “Ashalim csp plant”, Israel, planned) are occasionally used. Natural gas
remains as the preferential fuel for hybridization [28]. With the hybridization of the backup system, the
continuous electricity production of the CSP plant can generally be guaranteed which increases the plant
global efficiency [27].
The percentage of hybridization for each group of CSP plants is shown in Figure 5.b. The use of
hybridization systems is globally decreasing. This is mainly due to the increasing price of fossil fuels. Another
possible reason is the increasing use of TES systems that will be discussed later. In fact, very few plants
operate only with solar energy. A TES system and/or a hybridization system are always necessary to be added
into a CSP plant to overcome the temporal variability of solar energy. However, care must be taken with
these results, particularly for plants under construction and planned because of missing data.
19
Chapitre II – Etude bibliographique
Table 3 summarizes the state of the art of CSP plants in operation and future trends (plants under
construction and planned). CSP plants have a great future, indicated by the increases in the number, the
average power output per plant and proportion of commercial plants. To allow plants to operate and to be
economically competitive, a hybridization system and/or a TES system is necessary. Hybridization systems
used to be a standard option to increase the dispachability of CSP plants. However, they usually consume
fossil fuels with increasing costs and high CO 2 emissions. In the meantime, TES technologies have no such
problems and could become an alternative or even a replacement. A quick geographical analysis of the
planned CSP plants shows that USA, Italy and Chile are the leading countries for CSP installation. These
countries are not traditional oil producers and tend to use TES systems instead of fossil source backups.
Another trend is that even if several storage technologies are available, sensible storage is almost the only
choice. However, we will see in the next section that other types of storage have great advantages and
deserve to be studied.
20
Chapitre II – Etude bibliographique
used technology (Table 3), with a large number of low-cost materials available [30–32]. However, the
lowest energy density of this technology results in large size of TES systems. Latent heat storage
technology has a higher energy density, but a poor heat transfer performance due to very low thermal
conductivity of the materials. Thermochemical storage has the highest storage energy density, thus seems
to be the most promising technology for the future. Nevertheless, problems such as more complex design of
reactors, low chemical stability, poor heat and mass transfers and degraded performance over
charge/discharge cycles hinder its real application in CSP plants [22].
Different technologies to store thermal energy for CSP application (between 200°C and 1000°C) are
described below. Emphasis is put on recent advances in thermochemical heat storage technology, which is
under-developed but has a great potential.
21
Chapitre II – Etude bibliographique
Spain and “Themis plant”, France. It was developed as a second option for Hitec (40% NaNO 2 , 7% NaNO 3 and
53% KNO 3 , melting point at 142 °C) [30][41]. A new series of ternary salts mixtures was proposed with
ultra-low melting temperatures at 76 °C, 78 °C or 80 °C, preventing the solidification of salt and making the
TES system much easier to manage
[31,42]. Mixtures of salts consisting of KNO 3 , LiNO 3 and Ca(NO 3 ) 2 showed reduced viscosity by a factor of 5
compared to that of commercial synthetic oils or molten salts. Such eutectic salts whose melting
temperatures points are also below 100 °C have also been reported by Wang et al. [43].
Effective solutions to increase the energy density of sensible heat storage materials like molten salts
consist in adding encapsulated PCMs [44–46] or nanoparticles [47–50]. Encapsulation means the coating of
PCM particles with a protecting shell to improve the chemical stability and to prevent individual particles
from coalescing with one another during melt/freezing cycles. Adding encapsulated PCMs in sensible
materials can be considered as a new coupled technology, as will be detailed in the later section of this paper.
Andreu-Cabedo & al showed that the add of 1wt.% of silica nanoparticles increase of 25.03% the specific heat
of a solar salt (60% NaNO 3 + 40% KNO 3 ) [47].
Other liquid materials are also used in CSP plants. For example, oils have been used in “Dahan Power
Plant” in China. Liquid sodium having a very high thermal conductivity (71 W.m-1.K-1) is used in “PSA SSPS-
CRS plant” in Spain. However, additional safety measures are necessary due to their unstable nature caused
by their high vapor pressure [31] which may cause serious security problems. Liquid sensible heat storage
materials for CSP applications and their main characteristics are described by Gil et al. [18].
Gaseous materials have been used in CSP plants in operation such as compressed air or steam as
storage media (e.g., “Exresol-1” “Planta Solar 20” and “Planta Solar 10” in Spain), as shown in Table 1 of [26].
Their main physical properties are shown in Table 4. The advantages of using gaseous materials are their
availability, low cost, non-toxicity and wide range of operating temperature. The disadvantages of using
gaseous materials are their low thermal conductivity and very low energy density. Even if the gas is stored
compressed, the large volume of the reservoirs makes this storage option very challenging for CSP plants
with high power output.
Table 4: Gaseous materials for sensible heat storage
Materials Operating temperature (°C) Density (kg.m-3) Thermal conductivity (W.m-1.K-1) Energy density (kJ.kg-1) Cost of material
22
Chapitre II – Etude bibliographique
concerning thermal storage could be either solid-liquid or solid-solid, because volume and pressure
are roughly constant.
The main drawback of PCMs is their low thermal conductivity (usually 0.2 – 0.8 W.m-1.K-1 [21,51]), resulting
in very slow charge and discharge processes [52]. Several approaches may be considered to enhance their
heat transfer, including using transportable PCMs [53] (detailed in section 4.2 of this paper), adding thermal
conductivity promoters into pure PCMs and using high conductivity PCMs made of metal alloys [54–56]. One
of the common additives for PCMs is the graphite. The thermal conductivity of PCM/graphite composites
could reach 5 to 10 W.m-1.K-1 depending on the amount of graphite added [57]. Other thermal conductivity
promoters are also investigated, such as insertion of a metal matrix or foam [58–61], fins [62], dispersion of
high conductivity particles [63], micro-encapsulation of the PCMs [64–68] or special designs of TES system
with embedded heat pipes [69] or finned heat pipes [70]. Recent advances on the geometrical configurations
of TES systems using PCMs are reviewed by Mao [71] and the shell materials used in the encapsulation of
PCMs could be found in the review of Jabob and Bruno [72]. PCMs made of metal alloys (i.e., Mg-Zn-Al) have
the advantages such as high thermal conductivity (around two orders of magnitude higher than that of
molten salts) and good thermo-chemical stability. However, their price is an obstacle (2-3 $/kg) to be used
as PCM in a large scale TES [54].
Inorganic and organic substances with potential use as thermal storage material at high temperature
and their physical-thermal properties are listed by Gil et al. [15] and Sharma et al. [66]. Melting temperature
of these PCMs generally varies between 100 and 900 °C. Materials whose phase change temperatures are
the lowest (100 – 300 °C) can be used as TES systems for PTC, LFR and PDC. Materials with higher phase
change temperatures (> 400 °C) are suitable to be used in SPT or PDC whose operating temperature goes up
to 600 °C or 1500 °C, respectively [3][8].
23
Chapitre II – Etude bibliographique
(H 2 , SO 3 and NH 3 ) need to be compressed and stored in large tanks, implying higher installation and
operation costs. Some alternative solutions were proposed and tested, such as the storage of H 2 with metals
hydrides at low temperatures [74] or by adsorption [75] but additional costs seem inevitable.
Hydration/dehydration of CaO/Ca(OH) 2 is another promising candidate with numerous expected features
(e.g., good reversibility, low operating pressure, low price and no-toxicity of the product and large
experimental feedback). Meanwhile, technical problems such as low thermal conductivity, agglomeration
and sintering still remain to be solved.
Common drawbacks of materials used for thermochemical storage are low thermal conductivity
which slows the heat transfer and low permeability which reduces the mass transfer. Many studies are
devoted to the material properties and reactor designs so as to enhance the mass transfer during
combination and also to enhance the heat transfer during decomposition [76,77]. The latest advancements
and proposed methods are reviewed by Aydin et al. [78]. The available solutions are the construction of
matrix [79] in the reactant part or the melting of the reactant with additives (e.g., expended graphite matrix
[80,81], aluminum foam [82], cobalt/cobaltous oxide based honeycombs [83]). Roßkopf et al. [84] also
reported that power bed properties and thermal stability of thermochemical materials can be improved by
adding nanoparticles (i.e., SiO 2 ).
24
Chapitre II – Etude bibliographique
Table 5. Main reactions used in high temperature thermochemical heat storage [15], [18], [34], [85–89]
Reaction & Phase Charge/discharge Reaction enthalpy & Advantages Disadvantages Experimental feedback
temperature & pressure Energy density
Hydride system 926/776 °C 75 kJ.mol-1 - Good reversibility - Slow reaction kinetics - 3 prototypes of 4 kW at maximal pressure and temperature of 50
MgH 2(s) + ΔH ↔ - No by-product - High operating pressure bar and 723 K designed and built in Max Plant Institute [91]
Mg (s) + H 2(g) 1-100 bar 580 kWh.m-3 - Large experimental feedback (equilibrium at 60 bar and 450°C) - More than 1000 cycles achieved with Mg-Ni mixed powder, but a
[90,91] - Low heat transfer solid/wall sintering phenomenon occurred [91];
- Sintering - More than 600 cycles without sintering with Mg 2 FeH 6 powder [91]
Solid-Gas
- Catalyst needed (Ni or Fe) - 20 cycles achieved at 420°C without loss of H 2 and reversibility by
- H 2 storage adding a particle refinement additive (TiB 2 ) along with a thermally
conductive additive (ENG) [92]
TiH 2(s) + ΔH ↔ Ti (s) + 923-973 °C 150 kJ.mol-1 - Good reversibility - H 2 storage - 60 cycles achieved without any capacity drop with a dual-bed metal
H 2(g) - High energy density - Little experimental feedback hydride system (>1.5 kW) [74]
[74] 1-3 bar 813 kWh.m-3 - No catalyst needed - Economic and exergetique analysis compared to ideal metal
(experimental) - No by-product hydrides materials [93]
Solid-Gas
3331 kWh.m-3 - Low cost
(theoretical)
Carbonate system
PbCO 3(s) + ΔH ↔ 996/846 °C 88 kJ.mol-1 - No catalyst needed - Low reversibility - Studied for chemical heat pump applications [94–96]
PbO (s) + CO 2(g) - No by-product - Little experimental feedback - 7 cycles achieved without capacity drop [51]
[94–96] 0-10 bar 303 kWh.m-3 - CO 2 storage - A packed bed reactor working at 1143 K and 1 bar built [52]
- Toxicity
Solid-Gas
CaCO 3(s) + ΔH ↔ 1406/1429 °C 178 kJ.mol-1 - High energy density - Low reversibility - Reversibility improved by the use of submicron particles [55]
CaO (s) + CO 2(g) - Availability and low cost of - Agglomeration & sintering - A fluidized bed in a batch mode, 1.4 kW and a temperature between
[97–106] 0-1 bar 692 kWh.m-3 materials - Important volume change 873-1573 K. A total conversion of the CaCO 3 reached with a thermal
- No catalyst needed - CO 2 storage efficiency between 20 and 40% [101]
Solid-Gas
- No by-product - A continuous rotary kiln, 1.4 kW and a temperature between 873-
1573 K. A maximal conversion of 60% reached [101]
- An annular continuous fluidized bed reactor developed and
demonstrated by Foro [104]
- 10 cycles achieved with CaTiO 3 at 1023 K without capacity drop
[106]
- A solar rotary kiln reactor of 10 kW developed by Meri et al. [59],
with a conversion rate of 90-98% and a thermal efficiency of 20%
25
Chapitre II – Etude bibliographique
Reaction & Phase Charge/discharge Reaction enthalpy & Advantages Disadvantages Experimental feedback
temperature & pressure Energy density
Hydroxide system
Ca(OH) 2(s) + ΔH ↔ 996/571-946 °C 104 kJ.mol-1 - Good reversibility - Agglomeration & sintering - 290 cycles achieved [1] with a conversion rate of 95%
CaO (s) + H 2 O (g) - Low operating pressure (1 bar) - Important volume change - 50 cycles achieved in a fluidized bed with 70%Al 2 O 3 -B/30%Ca(OH) 2
[2,107–123] 0-2 bar 437 kWh.m-3 - Availability and low cost of the - Low thermal conductivity [124], Dehydration at 480°c and hydration at 350°C
product - 20 cycles achieved [71]; better reversibility when air atmosphere
Solid-Gas
- Non-toxicity was not in contact with the reactant
- Large experimental feedback - Economic feasibility demonstrated [72-75]
- No by-product - 2 experimental studies with fixed bed reactors achieved without
reversibility loss (more than 100 cycles) [120–122]
Ammonia system
NH 4 HSO 4(l) + ΔH ↔ 1473/973 °C 336 kJ.mol-1 - High energy density - Corrosive product - Only preliminary studies [125]
NH 3(g) + H 2 O (g) + - High reaction enthalpy - Toxicity
SO 3(g) 1-2 bar 860 kWh.m-3 - No catalyst needed - No experimental feedback
[107,125]
Liquid-Gas
2NH 3(g) + ΔH ↔ N 2(g) 996 °C 66,9 kJ.mol-1 (charge) 53 - High energy density - High operating pressure (80-200 - First solar driven high pressure ammonia reactor of 1 kW tested in a
+ 2H 2(g) kJ.mol-1 (discharge) - low cost of the product bars) closed loop system [82]
[107], [126–131] 10-300 bar - Large experimental feedback - Low reversibility - Scale-up of the first solar driven ammonia reactor in order to receive
745 kWh.m-3 - No side reaction - Catalyst needed (Fe/Co) 15 kW from a dish system [126]
Gas-Gas
- H 2 and N 2 storage - A closed loop system composed of a solar reactor of 15 kW for the
dissociation and a 10 kW reactor for the synthesis built for
continuously operation during 24h [130]
REDOX system
2Co 3 O 4(s) + ΔH ↔ 1416-1446 °C 205 kJ.mol-1 - Good reversibility - Cost of CH 4 - 500 cycles achieved in a packed bed reactor with a progressive
6CoO (s) + O 2(g) - High reaction enthalpy - Toxicity magnification of the particles during the cycles [15]
[132,133] 0-1 bar 295 kWh.m-3 - No catalyst needed - O 2 storage - 30 cycles achieved with a solar power of 22 kW in a rotary kiln [134]
- No by-product - Little experimental feedback - Several cycles achieved in a ceramic honeycomb structure with
Solid-gas
100% reversibility [135]
2BaO 2(s) + ΔH ↔ 1236-1326 °C 77 kJ.mol-1 - Low operating pressure (0-10 - Low reversibility - Only equilibrium or kinetic study [123,136]
2BaO (s) + O 2(g) bars) - Little experimental feedback
[123,136] 0-10 bar 328 kWh.m-3 - No catalyst needed - O 2 storage
- No side reactions
Solid-gas
26
Chapitre II – Etude bibliographique
Reaction & Phase Charge/discharge Reaction enthalpy & Advantages Disadvantages Experimental feedback
temperature & pressure Energy density
Organic system
CH 4(g) + H 2 O (g) + ΔH 1496/1076 °C 250 kJ.mol-1 - High reaction enthalpy - Side reaction - Studies for the transport of thermal energy [93-94]
↔ 3H 2(g) + CO (g) - Large experimental and - Low reversibility
[137–140] 20-150 bar 7.8 kWh.m-3 industrial feedback (for the - Cost of CH 4
transport of thermal energy) - Catalyst needed
Gas-Gas
- H 2 storage
CH 4(g) + CO 2(g) + ΔH 1496/1076 °C 247 kJ.mol-1 - High reaction enthalpy - Side reaction - Technical-economic survey realized for the production of 100 MWe
↔ 2H 2(g) + 2CO (g) - Large experimental and - Low reversibility [142]
[137,139,141–143] 3.5 bar 7.7 kWh.m-3 industrial feedback - Cost of CH 4 - A solar reactor of 300 kW developed by DLR; problems of catalyst
- Catalyst needed (Ni-based or deactivation observed [143]
Gas-Gas
Ru-based)
- H 2 storage
C 6 H 12(l) + ΔH ↔ 863/943 °C 206 kJ.mol-1 - High reaction enthalpy - Low reversibility - Only simulation work [96-98]
C 6 H 6(g) + 3H 2(g) - Side reaction
[107,140,144] 1-70 bar 530 kWh.m-3 - Catalyst needed
- Toxicity
Liquid-Gas
- H 2 storage
SO 3(l) + ΔH ↔ SO 2(g) 1346-1546/1046-1146 °C 98 kJ.mol-1 - High energy density - Corrosive product - Only simulation work [145]
+ ½.O 2(g) - Industrial feedback - Toxicity
[107,145] 1-5 bar 646 kWh.m-3 - Catalyst needed
- O 2 storage
Liquid-Gas
27
Chapitre II – Etude bibliographique
Technology Cost Energy Occupied Temperature for Technology Flexibility Heat transfer Advantages Disadvantages
density area material storage feedback charge/discharge
Sensible Low cost materials Low High High - Large Switch within a Quite good - Large experimental and - Heat losses during
experimental short time commercial feedback storage
feedback - Easy implementation - Low energy density
- Majority of CSP - High freezing point for
plants in operation liquid materials
- Variable discharging
temperature
Latent Low cost materials Medium Medium High - More R&D work Switch within a Slow - Constant charge/discharge - Low thermal
needed short time Low thermal temperatures conductivity;
conductivity - Medium energy density - Solid deposits on the
PCM/heat exchanger
area
Thermochemical Low cost materials High Low Low (ambient - No feedback Switch within a Slow - Possibility to store energy - Incomplete
High design and temperature) medium time Low thermal during a long period without reversibility
installation costs for conductivity heat losses - Storage of gaseous
the reactor - High energy density products
- Necessity of heat &
mass transfer
enhancement
28
II.4. Concepts for TES integration
Beyond choosing the suitable TES technology for CSP application, the TES system must be coupled in a proper
way with the power generating cycle (e.g., Rankine cycle). Pertinent concepts that integrate TES system and
the power generating cycle remain as one of the key issues for the actual application of TES technology. This
section will review the commonly proposed concepts for TES integration and compare their advantages and
disadvantages. Special attention is given to new trends of integration concepts, especially when more than
one TES technologies are envisaged.
II.4.1. Classification
Based on the motion state of storage materials during charge or discharge, the concepts for TES integration
can be broadly classified into two concepts: active concept and passive concept. In active storage systems,
the storage medium itself flows to absorb (charge) or release (discharge) heat by forced convection.
Contrarily in passive storage systems, the storage medium (often solids) is kept motionless and heated or
cooled by the circulation of another heat transfer fluid (HTF).
Active systems can be subdivided into direct and indirect systems. In an active direct system, the
storage medium itself also serves as the HTF used for the solar field (Figure 6a). During charge phase, the HTF
is directly stored in a hot tank located at the exit of the solar field. During discharge phase, the hot HTF in the
hot tank is pumped through the power cycle and then stored in a cold tank at the entrance of the solar field
for the next charge/discharge cycle [146]. This concept needs no heat exchanger between HTF and storage
materials. But suitable storage materials (molten salts or steam) are required because they should meet the
requirements to be a good HTF and a good storage material at the same time.
In active indirect systems, the HTF and the storage medium are different. A typical active indirect
concept is shown in Figure 6b, with two separate tanks for the storage. During the charge phase, the storage
material in the cold tank is pumped through a heat exchanger where it is heated by the HTF, and then stored
in the hot tank. During the discharge phase, the flow direction of storage material is reversed to release the
heat to the HTF. In this manner, hot and cold materials are separately stored. An alternative to two tanks
concept is using a single tank (Figure 6c) where hot materials are stored on the top while the cold materials
on the bottom. They are separated because of the temperature stratification. The zone between the hot and
cold fluids is called the thermocline. Usually a filler material (e.g., quartzite rock, sand, concrete, industrial
waste) is added in the tank to enhance the thermocline effect and to reduce the needed quantity of storage
materials. Therefore, it is about 35% cheaper than two tanks systems [18]. Some studies showed that filled
thermocline with encapsulated PCM was also appropriate [46]. One of the key factors for highly efficient
thermocline storage is maintaining the temperature stratification by a controlled procedure of charge and
discharge and by appropriate methods or devices to avoid mixing. The filling configuration of filler materials
in the storage tank is certainly a key point to be considered. Wu et al. [147] studied the thermocline behaviors
of four typical concrete structures during the discharging process, including the channel-embedded
structure, the parallel-plate structure, the rod-buddle structure and the packed-bed structure. They found
that the packed-bed structure seemed to have better thermal performance [147].
In a passive storage system, HTF circulates through the TES system to heat up or cool down the
storage materials kept still inside. In the case of sensible storage using concrete, the TES system usually
contains a tubular heat exchanger (Figure 6d) integrated into storage materials, forming a compact heat
29
Chapitre II – Etude bibliographique
storage-exchanging unit. The high thermal conductivity of materials and the good contact between the
concrete and the tubes enable high heat transfer rates. However, the discharge temperature may vary when
concrete is cooled down. This problem may be overcome by using PCMs and thermochemical materials, but
with lower heat transfer rates.
Table 7 summarizes the concepts for TES integration in CSP plants, principles, storage materials,
examples of system integration, as well as their advantages and disadvantages.
Table 7. Different concepts for TES integration, their advantages and disadvantages
Active Heat transfer between - Molten salts - Two tanks (Figure 6b) for - Separate storage of hot - Possible freezing
indirect HTF and storage - Steam separate storage of hot and cold materials of molten salts
materials via a heat - Solids and cold materials (120-220°C)
exchanger - High cost of
molten salts
Passive HTF circulates through - Concrete - Shell-and-tube type heat - Low cost of the - Cold and hot
the TES to heat up or - rocks exchanger for the TES materials materials not
cool down the storage - Sands system (Figure 6d) - Simple and compact separated
materials while the - PCMs storage unit - Possible varying
latter do not move - Thermochemical - Possible high heat discharge
materials transfer rates temperature
30
Chapitre II – Etude bibliographique
Figure 6.b. Active indirect concept for TES integration, two tanks
Figure 6.c. Active indirect concept for TES integration, single tank
31
Chapitre II – Etude bibliographique
CSP will increase the CSP’s efficiency for cheaper electricity production. However, the TES design, operation
and control become more complex with higher associated costs.
A good example is the coupled chemical-thermal solar power system [148], as shown in Figure 7. The
CSP system couples a thermal and a chemical energy pathway. The thermal pathway utilizes a HTF to collect
concentrated sunlights as thermal energy at medium or high temperature (<700°C) and to transfer this
energy to a thermal-to-electric power cycle. In parallel, the chemical pathway uses a redox material (e.g.,
Co 3 O 4 /Co 3 O, BaO 2 /BaO (Table 5)) which undergoes direct reduction in the receiver to store the solar energy
as chemical potential. This redox material is then oxidized at very high temperatures (1400°C) in the power
cycle in series with the thermal pathway heat exchanger. This thermal-chemical coupling allows the power
cycle to perform at very high temperature, increasing its global solar-to-electric conversion efficiency.
However, the receiver design seems complex as it also serves as a reactor for chemical reaction.
Another example of a coupled TES system is the three-part thermal energy storage system for direct
steam generation (Figure 8) [149]. The storage system is composed of three blocks, two are filled with
sensible materials (concrete) for preheating and superheating and an intermediate one with implementing a
PCM material (NaNO 3 ) to evaporate/condensate the HTF. The compact design is particularly adapted for
direct steam generation.
32
Chapitre II – Etude bibliographique
Figure 8. Example of coupled sensible-latent three-part thermal energy storage system for direct steam generation [149]
AZanganeh et al. [149] proposed a coupled latent-sensible thermocline TES system, as shown in
Figure 9. It combines rocks in the main body and encapsulated PCMs placed on the top of the tank, with the
purpose of maintaining constant outflow temperature. Their investigation indicated that only a small amount
of PCM (1.33% of the total volume) was sufficient to achieve outflow temperature stabilization around the
PCM’s melting point [150].
Adding encapsulated PCMs in sensible materials as a new trend is intensively investigated [44–46].
Cingarapu & al showed that the add of 10 vol% of coated Zn particles over the base of chloride salt eutectic
varies from 15% to 34% the volumetric storage capacity depending on cycling temperature range (ΔT) = 50°C
– 100°C) [43].
Figure 9. Scheme of the combined sensible and latent heat concept for thermal energy storage [150]
33
Chapitre II – Etude bibliographique
The second trend of TES integration is the cascade of modularized TES units. Conventional TES
systems used to be made in one block. Novel TES systems now consist of several blocks to reduce thermal
inertia of the systems and easy control of the HTF’s temperature passing through. The main disadvantages
of the cascade concept are their more complicated design than a single unit and their higher costs due to the
use of several heat exchangers, tanks and regulation systems.
One example of this trend is the cascade latent heat storage system [151], using different phase
change materials with different temperatures of phase change (306 – 380 °C) (Figure 10). Therefore, it is
possible to store energy within a wide temperature range or to discharge at a constant temperature.
However, the final design is complicated and the low thermal conductivity of PCMs needs to be improved.
Another example of cascade TES system for Direct Steam Generation (DSG) is shown in Figure 11
[152]. The storage unit is composed of several blocks of sensible material (e.g., concrete, molten salt, sand).
The steam can pass through one or several blocks depending on its temperature. The main advantage of this
system is the reduced thermal inertia of the TES system by dividing one storage block into three. However,
the costs for construction and for the associated control system are inevitably higher than those for a single
block TES system.
Other new concepts proposed involve mechanical displacement of solid PCM or chemicals reactants
[153][154]. A good example of this type of systems is a CSP system using fluidized-bed technology for thermal
energy conversion and solid particles for thermal energy storage [155,156], as shown in Figure 12. This
system uses granular particles as both HTF and storage materials. Solid granular particles are moved from
the cold tank to the solid-particle receiver by a bucket lifter system. After absorbing the solar heat and
reaching a very high temperature (> 1000°C), they then fall into the hot silo used as TES system by gravity.
The stored heat could be discharged to the working fluid of the power generation cycle by circulating the
granular particles through the fixed bed heat exchanger. The mains advantages of this system are the high
34
Chapitre II – Etude bibliographique
stability of particles at high temperature and their low cost. However, its application in large-scale is still
challenging and needs to be further tested.
Figure 12. Example of a pressurized fluidized bed for an air-Brayton gas-turbine combined CSP system [155]
Besides all these new concepts, researchers [157] also proposed to use an intermediate HTF to
reduce the HTF pressure in the heat exchanger. But the number of heat exchangers will increase, leading to
increased costs. Table 8 summarizes these new concepts proposed in the literature for TES integration with
their advantages and disadvantages.
35
Table 8. New concepts for TES integration in CSP plants
Cascade latent heat storage Latent 290-390 °C . Cascade of multiple phase change materials - Higher utilization of the - Complicated final design
system (CLHS) [151] with different temperature of phase change possible phase change - Low thermal conductivity of PCMs
Passive n.a. (Figure 10) - A more uniform outlet
temperature over time
Three-part storage system for Latent-sensible 295-400 °C - 2 sensible storage modules (concrete) used - Compact storage system - 3 storage modules used
direct steam generation (DSG) for preheating and superheating, a PCM adapted for DSG
[149] Passive 80-127 bar storage module used for evaporate/condensate
the HTF (Figure 8)
Reflux heat transfer storage Latent 350-400 °C - TES system composed of a HTF, a block of - Good heat transfer due to the - Complicated design for storage unit
(RHTS) [158] PCM with crossing channels, one heat two-phase HTF and the proper - High cost of the PCM
Passive n.a. exchanger at the bottom (charge) and one heat design of the storage system
exchanger at the top (discharge) - Good stability and reversibility
with alloy-Zn70Sn30 as PCM
Hybrid storage system Sensible 290-500°C - TES composed of 2 systems: one big - Cost reduction compared with - Regulation of complex charge and
integrating a packed bed thermocline tank and tow small tanks classic two tanks storage discharge phases
thermocline tank and a two tank Passive – n.a - Continuous steady power
storage system [159] Active-Indirect generation of the plant
- Avoiding degradations of the
thermocline system due to
frequent charge/discharge
Heat transfer and latent heat Latent-sensible 550 °C - Biphasic thermocline concept where the - Constant temperature in the - Solidification of the salt on heat
storage in inorganic molten salts molten salt used to store heat is also a HTF power block boiler exchanger surfaces
for concentrating solar power Active-Indirect n.a. between the solar receiver and the power cycle - Use of latent and sensible - Intelligent control needed to avoid
plants energy to increase thermal complete solidification of the PCMs
[160] capacity of the TES
Combined sensible-latent heat Latent-sensible 575°C - Thermocline composed of encapsulated PCM - Higher and more steady - complicated design for the storage
for thermal energy storage at on the top and sedimentary rocks on the temperature of the HTF unit
575°C and above n.a. bottom outgoing from the TES tank
[150,161]
36
Chapitre II – Etude bibliographique
Concentrating Solar Power Latent (salts, organic 200-600 °C - Use of a solid-liquid PCM as HTF and storage - High heat transfer rate in the - Possible solidification of HTF
Methods and Systems with and inorganic (Depending on medium evaporator - Mechanical process to bring the
Liquid-Solid Phase Change polymers, metals) materials) - PCM is melt in the solar receiver and a part is solid HTF to the solar receiver
Material for Heat Transfer store in a tank - Complex design of the solar
[153] Active-Indirect n.a. - The solid PCM at the boiler exit need to be receiver
brought to the solar receiver by a mechanical
process to be liquefied
Thermochemical storage system Thermochemical 200-600 °C - TES system composed of 2 reactors in series - Heat storage within a wide - Realization of at least two
with improved storage efficiency (Depending on with 2 different reactants (different range of range of temperature thermochemical reactors with two
[162] Passive materials) reaction temperature) tanks for the storage of the reactions
- The HTF passes successively through either products
n.a. the first or second reactor and subsequently
through the other reactor
Fluidized-bed technology for Sensible > 600 °C - HTF and storage media replaced by solid - No risk of fluid freezing - Development of a particles receiver
thermal energy conversion and particles moved by a bucket lifter system. - Low cost equipments, HTF and -Development of a heat exchanger
solid particles for TES Active direct energy storage media for particles
[155][156] - Good stability at high - Few experimental feedback
temperature (>1000°C)
Chemical looping fluidized-bed Thermochemical 500-1500 °C (in the - Reduction reaction in the solar receiver - High storage energy density - Complex design of the solar
concentrating solar power solar receiver) - A first storage container store solid state - HTF serves as the storage receiver/reactor
system and method Active direct particles produced by the reduction reaction material - Storage of the gaseous products
[154] n.a. - Boiler configured to combine solid state - Mechanical process to bring the
particles and gas through an oxidation reaction chemical materials to the solar
- Mechanical process to bring oxidized material receiver
to the solar receiver
Solar thermochemical Thermochemical 800 °C in the first - First thermochemical reaction in the solar - HTF serves as the storage - 4 tanks for the storage of reactants
processing system and method unit; 250 °C in the receiver; Second thermochemical reaction in a material and products
[163] Active direct second unit second reactor - Control of chemical reactions to
- A part of the second reaction products are avoid side reactions
50-100 bar stored and the second part serves as HTF
37
Chapitre II – Etude bibliographique
38
Chapitre II – Etude bibliographique
II.5. Conclusion
This work provides an extensive review on the thermal energy storage systems (TES) in CSP plants worldwide.
The state-of-the-art for CSP plants, different TES technologies and the concepts for their integration in CSP
plants are discussed. The major conclusions may be summarized as follows.
• CSP technology is already mature and readily available for commercialization, indicated by the
increasing number of commercial CSP plants that are currently under construction or planned and
by their increasing average power output.
• TES systems seem indispensable for the future more powerful CSP plants, for the latter to be more
economically competitive and more dispatchable. Progress in TES technologies permit the increased
storage capacity of their TES systems.
• A vast majority of CSP plants in operation use sensible heat storage, for their reliability, low cost and
large experimental results obtained. The low energy density makes them more suitable for small or
moderate power plants but less competitive for large-scale powerful CSP plants.
• Technologies of latent storage and thermochemical storage have much higher energy density, thus
will have a bright foreground.
Some technological barriers remain to be overcome for latent and thermochemical storage, which are also
the key issues of current research and development:
• To enhance the thermal conductivity of PCMs and thermochemical materials;
• To remove solid deposits that form at the exchange surfaces between PCM and the HTF;
• To enhance the heat and mass transfers during thermochemical reactions;
• To reduce the transition time during the switch from charge to discharge (and vice versa);
• To propose suitable and adaptive concepts for TES integration in CSP plants; and
• To design modularized TES units and their appropriate assembling and management.
39
Chapitre II – Etude bibliographique
References
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Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
49
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
50
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
III.1. Introduction
III.1.1. Introduction
Un état de l’art des centrales solaires existantes et des différents systèmes de stockage hautes températures
pouvant être utilisés dans une centrale solaire à concentration a été réalisé dans le chapitre précédent. Parmi
tous les types de stockage, ce sont les systèmes thermochimiques qui semblent avoir le plus de potentiel.
Dans ce chapitre nous allons nous intéresser aux différentes façons d’intégrer ce type de système à un cycle
de Rankine sous énergie solaire concentrée. Plusieurs critères et paramètres influents seront étudiés et
plusieurs configurations seront proposées, comparées et sélectionnées. Les objectifs de ce chapitre sont de
:
• Proposer plusieurs conceptions de configuration d’intégration d’un système de stockage
thermochimique dans une centrale solaire à concentration
• Réaliser une étude statique énergétique des configurations permettant d’effectuer un classement
des conceptions d’intégration en fonction de leur efficacité énergétique
• Réaliser une étude exergétique des configurations permettant d’effectuer un classement des
conceptions en fonction de leur efficacité exergétique
Le stockage thermochimique est basé sur l’utilisation d’une réaction chimique réversible. La chaleur
provenant de l’énergie solaire est utilisée pour alimenter une réaction chimique endothermique (charge).
Puis lors de la décharge, l’énergie stockée peut être récupérée en utilisant la réaction exothermique inverse.
En charge :
A + Δ𝐻𝐻𝑅𝑅 ↔ 𝐵𝐵 + 𝐶𝐶 (1)
En décharge :
B + C ↔ 𝐴𝐴 + Δ𝐻𝐻𝑅𝑅 (2)
Le couple thermochimique choisi pour notre étude est Ca(OH) 2 /CaO (chaux). Il a été démontré dans l’étude
bibliographique réalisée dans le chapitre II que ses nombreuses qualités (e.g., bonne réversibilité, faible
pression d’opération dans le réacteur, prix faible et non toxicité du matériau et importants retours
d’expérience) en font un couple très prometteur pour une utilisation dans un système de stockage
thermochimique de centrale solaire. On supposera dans la suite de l’étude que certains problèmes
techniques tels que sa faible conductivité thermique, sa tendance à l’agglomération et au frittage ont été
résolus. On considérera de plus que le réacteur thermochimique fonctionne de façon complétement
réversible. L’équation de la réaction s’écrit de la façon suivante :
Avec : Δ𝐻𝐻𝑅𝑅 = 5774 kJ/kg(CaO) pour une pression de 1 bar et une température de 500 °C [1].
La courbe d’équilibre de la réaction (Figure 1) montre qu’une température d’équilibre élevée va de pair avec
une pression d’équilibre élevée.
51
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Figure 2 : Intégration d’un réacteur thermochimique dans une centrale solaire à concentration
L’intégration du réacteur thermochimique dans une centrale solaire est une intégration dite passive (Figure
2). Le fluide de transfert (HTF) circule à travers le réacteur dans le but de lui céder de l’énergie (stockage) ou
d’en récupérer (déstockage). Le matériau de stockage (chaux) ne bouge pas, seule la vapeur
produite/absorbée par la réaction chimique sort/rentre dans le réacteur. Il est possible d’intégrer un réacteur
thermochimique dans une centrale solaire sans qu’il y ait d’interaction directe entre lui et le cycle de Rankine
mais l’intérêt est assez restreint. Un des objectifs de cette étude est d’intégrer des liaisons entre le réacteur
thermochimique et le cycle de Rankine afin d’améliorer le rendement global de l’installation comme on
pourra le voir par la suite.
52
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Lors de l’hydratation du CaO (synthèse), la réaction exothermique a lieu lors du contact entre la chaux
déshydratée et la vapeur d’eau. Il est donc nécessaire de trouver un moyen de vaporiser l’eau stockée
précédemment sous forme liquide et ce de la façon la plus économique possible (voir Figure 4).
Le positionnement du réacteur thermochimique lors de son intégration dans un cycle de Rankine a un rôle
important. Les points clés de ce chapitre qui permettront d’augmenter le rendement global de l’installation
sont les suivants :
- Récupération de l’énergie des vapeurs issues de la décomposition (Figure 3)
- Vaporisation de l’eau avant de la mettre en contact avec la chaux déshydratée (Figure 4)
Les conceptions d’intégration traitées dans la suite de ce chapitre mettront en avant les solutions de ces
points clés.
III.1.3.1. Description d’un cycle de Rankine utilisé dans une centrale solaire
Le cycle de Rankine, régulièrement utilisé dans les centrales thermiques, permet de transformer de l’énergie
thermique en énergie électrique. La Figure 5 est un schéma représentatif d’une centrale solaire produisant
de l’électricité grâce à un cycle de Rankine et dont l’énergie fournie à l’évaporateur provient d’un fluide
caloporteur réchauffé dans une tour solaire. Son fonctionnement est le suivant :
• (1 → 2) : la vapeur surchauffée sortant de l’évaporateur est détendue dans une turbine pour
produire de l’énergie mécanique transformée en électricité par l’intermédiaire d’un alternateur
53
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
54
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
dans la centrale solaire (boucle du fluide caloporteur ou cycle de Rankine) ayant une température
suffisamment élevée pour permettre l’évaporation de l’eau liquide (100 °C à 1 bar).
En prenant en compte les informations précédentes, quatre configurations d’intégration à forts potentiels
ont pu être imaginées. Leur fonctionnement est détaillé dans la partie suivante.
Pendant la phase de déstockage, l'eau est chauffée grâce à un échangeur placé au niveau du soutirage de la
turbine du cycle de Rankine pour être transformée en vapeur et injectée dans le réacteur thermochimique
(voir Figure 7).
55
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Les avantages de cette configuration est qu’elle est techniquement simple à réaliser et peu couteuse. Il n’y a
de plus aucun échange de matière entre le réacteur thermochimique et le fluide de travail du cycle de
Rankine. L’inconvénient est qu’il faut investir dans un réservoir pour stocker l’eau liquide issue de la réaction
thermochimique.
56
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Pendant la phase de déstockage, l'eau est mise sous pression puis chauffée grâce à un échangeur placé au
niveau du soutirage de la turbine du cycle de Rankine pour être transformée en vapeur et injectée dans le
réacteur thermochimique (voir Figure 9).
Les avantages de cette configuration est qu’elle est simple à réaliser et peu couteuse. L’eau liquide issue du
réacteur est stockée avec celle du cycle de Rankine dans un même réservoir pendant la phase de stockage
ce qui permet d’investir dans un réservoir unique. Un système de filtration devra être mis en place pour
éviter que des morceaux de CaO contenus dans la vapeur d’eau issue du réacteur ne se mélange au fluide
travail, devant rester pur au risque d’endommager la turbine du cycle de Rankine.
57
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Pendant la phase de déstockage, l'eau est chauffée grâce à un échangeur placé au niveau du soutirage de la
turbine du cycle de Rankine pour être transformée en vapeur et injectée dans le réacteur thermochimique
(voir Figure 11).
58
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
L’avantage de cette configuration est qu’elle permet de valoriser une partie importante de l’énergie
contenue dans la vapeur d’eau issue du réacteur thermochimique. Cependant, comme pour l’intégration 2,
un système de filtration devra être mis en place pour éviter que des morceaux de CaO contenus dans la
vapeur d’eau issue du réacteur n’endommage la turbine située en aval de celui-ci.
Pendant la phase de déstockage, l'eau est chauffée grâce à un échangeur placé au niveau du fluide
caloporteur pour être transformée en vapeur et injectée dans le réacteur thermochimique (voir Figure 13).
59
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
L’avantage de cette configuration est qu’elle est techniquement simple à réaliser. Elle permet de plus au
cycle de Rankine de fonctionner à un débit nominal que ce soit pendant la phase de stockage ou de
déstockage.
60
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
(ℎ2′ − ℎ1 )
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = (5)
(ℎ2′ − ℎ1 )
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
Avec : - ℎ2𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 , l’enthalpie massique du point 2 dans le cas d’un rendement isentropique (S 2’ = S 2 )
�ℎ4𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ3 �
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = (9)
(ℎ4 − ℎ3 )
D’où :
�ℎ4𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ3 �
ℎ4 = + ℎ3 (10)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
ℎ5 − ℎ4
𝑦𝑦 = (11)
ℎ2′ − ℎ4
D’où :
61
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
�ℎ6𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ5 �
ℎ6 = + ℎ5 (13)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
Tableau 1 : Conditions opératoires, cas de référence – Centrale solaire sans stockage thermique
Points 1 2' 2 3 4 5 6
Température (°C) 480 175 40 40 40 171 171
Pression (bar) 80 8 0,08 0,08 8 8 80
x (titre vap) (%) 1 1 0,8 0 0 0 0
enthalpie (kJ/kg) 3349 2768 2077 170 171 721 729
entropie (kJ/kg/K) 6,66 6,66 6,66 0,58 0,58 2,05 2,05
Bilan énergétique :
• Puissance mécanique obtenue lors de la détente du fluide dans la turbine
Les valeurs obtenues des puissances mécanique et thermique échangées dans ce cycle sont rassemblées
dans le Tableau 2.
Tableau 2 : Puissances mécaniques et thermiques échangées, cas de référence - Centrale solaire sans stockage thermique
Dans les conditions et avec les hypothèses utilisées précédemment on obtient pour le rendement:
𝜂𝜂 = 42,6 % (19)
62
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Hypothèses de fonctionnement :
• Détentes et compressions isentropiques (𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée de la pompe 1 (T 3 = T sat )
• Température à l’entrée de la pompe 2 (T 5 = 75°C)
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans le réservoir (T R3 = T sat(liq) )
• Vapeur d'eau à la sortie du réacteur (p R1 = 1 bar, T R1 = 500 °C) (e.g., Figure 1)
On considère qu'au point X il n'y a que de la vapeur saturée et que la température du point Y est
inférieure de 5°C à celle du point R2 (écart minimal des températures entre les deux branches de
l'échangeur). Cet écart de température entre Y et R2 est appelé point de pincement de l’échangeur,
il sert lors du dimensionnement de l’échangeur. En supposant :
On obtient alors :
𝑚𝑚̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 (21)
ℎ7 = − (ℎ𝑋𝑋 − ℎ𝑅𝑅1 ) + ℎ𝑌𝑌
𝑚𝑚̇
63
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
𝑚𝑚̇
ℎ𝑅𝑅2 = − (ℎ − ℎ6 ) + ℎ𝑋𝑋 (22)
𝑚𝑚̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑌𝑌
Point 1 2' 2 3 4 5 6 7 8 R1 R2 R3
Température °C 480 170 40 40,5 40,7 75 75 95 268 500 100 100
Pression bar 80 8 0,08 0,08 8 8 80 80 80 1 1 1
x (titre vap) % 1 1 0,79 0 0 0 0 0 0 1 0,96 0
Enthalpie kJ/kg 3349 2768 2083 170 171 315 322 404 1176 3489 2588 417
Entropie kJ/kg/K 6,66 6,66 6,66 0,58 0,58 1,02 1,02 1,24 2,95 8,84 7,12 1,30
Bilan énergétique :
• Puissance mécanique obtenue lors de la détente du fluide dans la turbine
Evaporateur Turbine 1 Cond 1 Pompe 1 Réservoir Pompe 2 Ech récup Cond 2 Réacteur
Puissance
mécanique 0 100000 0 60,17 0 599,8 0 0 0
(kW)
Puissance
thermique 176785 0 146963 0 0 0 69518 168150 446854
(kW)
64
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Hypothèses :
• Détentes et compressions isentropiques (𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée des pompes (T 5 = T sat , T 3 = T sat )
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans le réservoir (T R1 = T sat(liq) )
• Vapeur d'eau saturante à l'entrée du réacteur (T R2 = T sat(vap) )
�ℎ4𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ3 �
ℎ4 = + ℎ3 (31)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
�ℎ6𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ5 �
ℎ6 = + ℎ5 (33)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
• Point 3' :
65
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
D’où :
𝑚𝑚̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 . 𝐿𝐿𝑣𝑣
ℎ3′ = − + ℎ2′ (35)
𝑚𝑚̇. 𝑦𝑦
D’où :
𝑚𝑚̇. (ℎ1 − ℎ6 )
𝑚𝑚̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = (37)
𝛥𝛥𝛥𝛥′𝑅𝑅
Avec : - 𝛥𝛥𝛥𝛥′𝑅𝑅 l'enthalpie de la réaction chimique à laquelle on soustrait l'énergie nécessaire pour
chauffer la vapeur d'eau de sa température de vapeur saturante à la température du réacteur. Ici :
Les résultats obtenus en utilisant le mode de raisonnement précédent sont rassemblés dans le Tableau 5.
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur et le réacteur sont les mêmes que celles utilisées pour la phase de stockage.
Celles-ci peuvent être retrouvées dans la partie précédente.
• Puissance thermique échangée dans l’échangeur
Les valeurs obtenues pour les travaux des pompes, de la turbine et pour les échanges de chaleur du
condenseur et de l'évaporateur sont rassemblées dans le Tableau 2.
66
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Pompe
Réacteur Turbine Condenseur Pompe 1 Réservoir Ech_1
2
Puissance
0 100000 0 31,95 0 992 0
mécanique (kW)
Puissance 14781
324821 0 78025 0 0 0
thermique (kW) 9
Dans les conditions et avec les hypothèses utilisées précédemment on obtient pour H j = 11 h et H n = 13 h :
Hypothèses :
• Détente et compression isentropiques (𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée de la pompe 1 (T 3 = T sat )
• Température à l’entrée de la pompe 2 (T 5 = 75°C)
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans le réservoir (T 3 = T R4 = T 4 = T sat(liq) )
Les points de fonctionnement calculés à partir des hypothèses citées précédemment sont donnés dans le
Tableau 7.
67
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Point 1 2 3 4 5 6 R1 R2 R3 R4
Température (°C) 480 40 41,5 41,5 75 280 500 100 41,5 41,5
Pression (bar) 80 0,08 0,08 0,08 8 80 1 1 0,08 0,08
x (titre vap) (%) 1 0,79 0 0 0 0 1 0,90 0,95 0
Enthalpie (kJ/kg) 3349 2083 174 174 315 1235 3489 2459 2459 174
Entropie (kJ/kg/K) 6,66 6,66 0,58 0,59 1,02 3,06 8,84 6,78 7,85 0,59
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur, le réacteur et l’échangeur récupérateur sont les mêmes que celles utilisées
pour la phase de stockage de l’intégration 1.
Turbine Ech
Evapo Cond 1 Pompe 1 Réservoir Pompe 2 Cond 2 Réacteur
1 récup
Puissance
mécanique 0 100000 0 61,75 0 571,4 0 0 0
(kW)
Puissance
thermique 167020 0 150812 0 0 0 267794 195699 466498
(kW)
Hypothèses :
• Détente et compression isentropiques (𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée des pompes (T 5 = T sat , T 3 = T sat )
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans le réservoir
• Vapeur d'eau saturante à l'entrée du réacteur (T R2 = T sat(vap) )
�ℎ𝑅𝑅1𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ3 �
ℎ𝑅𝑅1 = + ℎ3 (43)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
68
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur et le réacteur sont les mêmes que celles utilisées pour la phase de déstockage
de l’intégration 1.
• Puissance mécanique échangée dans la pompe 3
𝜼𝜼 = 𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟑𝟑𝟑𝟑 %
Hypothèses :
• Détente et compression isentropiques (𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée des pompes (T 5 = T sat , T 3 = T sat )
• Température à l’entrée de la pompe 2 (T 5 = 75°C)
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans les réservoirs (T R4 = T sat(liq) , T 5 = T sat(vap) )
• Vapeur d'eau surchauffée en sortie de réacteur (T R1 = 500 °C, p R1 = 1 bar)
69
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
�ℎ𝑅𝑅4𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ𝑅𝑅3 �
ℎ𝑅𝑅4 = + ℎ𝑅𝑅3 (46)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
Les points de fonctionnement calculés à partir des hypothèses citées précédemment sont donnés dans le
Tableau 11.
Point 1 2' 2 3 4 5 6 R1 R2 R3 R4
Température (°C) 480 170 41,5 41,5 41,5 75 75,4 500 159 41,5 41,5
Pression (bar) 80 8 0,08 0,08 8 8 80 1 0,08 0,08 1
x (titre vap) (%) 1 1,00 0,79 0 0 0 0 1 1 0 0
Enthalpie (kJ/kg) 3350 2768 2083 174 175 315 322 3489 2802 174 174
Entropie (kJ/kg/K) 6,66 6,66 6,66 0,59 0,59 1,02 1,02 8,84 8,84 0,59 0,59
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur, le réacteur et l’échangeur récupérateur sont les mêmes que celles utilisées
pour la phase de stockage de l’intégration 1.
Hypothèses :
• Détentes et compressions isentropiques (𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée des pompes (T 5 = T sat , T 3 = T sat )
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans le réservoir (T R1 = T sat(liq) )
• Vapeur d'eau saturante à l'entrée du réacteur (T R2 = T sat(vap) )
70
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur, le réacteur et l’échangeur récupérateur sont les mêmes que celles utilisées
pour la phase de déstockage de l’intégration 1.
𝜼𝜼 = 𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟖𝟖𝟖𝟖 %
Hypothèses :
• Détente et compression isentropiques (η iso = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée de la pompe 1 : T 3 = T sat
• Entrée pompe 2 : T 5 = 75 °C
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans les réservoirs (T R3 = T sat(liq) , T 5 = T sat(vap) )
• Vapeur d'eau surchauffée en sortie de réacteur (p R1 = 1 bar, T R1 = 500°C)
71
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Point 1 2' 2 3 4 5 6 7 R1 R3 R4
Température (°C) 480 170 42 42 42 75 75 295 500 99,6 100
Pression (bar) 80 8 0,08 0,08 8 8 80 80 1 1 1
x (titre vap) (%) 1,0 1,0 0,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 1 0,97 1
Enthalpie (kJ/kg) 3350 2768 2083 174 175 315 322 1527 3489 2615 2676
Entropie (kJ/kg/K) 6,66 6,66 6,66 0,59 0,59 1,02 1,02 3,58 8,84 7,20 7,36
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur, le réacteur et l’échangeur récupérateur sont les mêmes que celles utilisées
pour la phase de stockage de l’intégration 1.
Turbine Cond
Evaporateur Cond 1 Pompe 1 Réservoir Pompe 2 Ech récup Réacteur
1 2
Puissance
mécanique 0 100000 0 65,03 0 599,4 0 0 0
(kW)
Puissance
thermique 148235 0 146964 0 0 0 6679 6771 648476
(kW)
Hypothèses :
• Détentes et compressions isentropiques (η iso = 1)
• p soutirage = p 2’ = 8 bar
• Liquide saturé à l'entrée des pompes (T 5 = T sat , T 3 = T sat )
• Pertes thermiques négligées
• Vapeur en sortie d'évaporateur (p 1 = 80 bar, T 1 = 480 °C)
• Puissance mécanique fournie par la turbine : P m_tur = 100 MW
• Eau liquide saturée dans le réservoir (T R1 = T sat(liq) )
• Vapeur d'eau saturante à l'entrée du réacteur (T R2 = T sat(vap) )
Point 1 2' 2 3 4 5 6 R1 R2
Température (°C) 480 170 42 42 42 170 170 99 100
Pression (bar) 80 8 0,08 0,08 8 8 80 1 1
x (titre vap) (%) 1 1 0,79 0 0 0 0 0 1
Enthalpie (kJ/kg) 3350 2768 2083 174 175 719 723 415 2676
Entropie (kJ/kg/K) 6,66 6,66 6,66 0,59 0,59 0,59 0,59 1,30 7,36
72
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Bilan énergétique :
Les équations servant à calculer le travail de la turbine, des pompes ainsi que la chaleur échangée dans
l’évaporateur, le condenseur, le réacteur et l’échangeur récupérateur sont les mêmes que celles utilisées
pour la phase de déstockage de l’intégration 1.
𝜼𝜼 = 𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏 %
73
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
ℎ2𝑠𝑠 − ℎ1
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = (47)
ℎ2 − ℎ1
ℎ4 − ℎ3
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = (48)
ℎ4𝑠𝑠 − ℎ3
Figure 16 : Digramme T-S montrant les effets des irréversibilités sur une turbine et une pompe [3]
Il semble évident qu’une diminution du rendement isentropique d’une turbomachine (turbines et pompes)
diminue son rendement et par conséquent le rendement global de l’installation. Cependant, comme nos
différents types d’intégrations ne possèdent pas le même nombre de turbines ou de pompes, il peut être
intéressant de faire varier ce paramètre et d’étudier comparativement l’évolution des rendements globaux
de nos trois installations.
0,45
0,4
Rendement du système
Intégration 1
0,35
Intégration 2
0,3
Intégration 3
0,25 Sans stockage
0,2
0,15
0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
Rendement isentropique des turbomachines
74
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
La (Figure 17) montre que pour un rendement isentropique variant de 0,5 à 1, l’intégration 3 possède le
meilleur rendement global. A priori, on aurait pu penser que celle-ci serait plus sensible aux variations de
rendement isentropique car elle utilise une turbine en plus de celle utilisée dans le cycle de Rankine.
Cependant même si l’écart entre son rendement global et celui des autres installations se réduit, environ 4
% pour un rendement isentropique de 1 et 2 % pour un rendement isentropique de 0,5, son rendement
global demeure nettement le plus important. Le cas de référence possède le meilleur rendement. Cependant,
comme on pourra le voir par la suite, sa production sur une journée est beaucoup plus faible.
Dans la suite de l’étude, un rendement isentropique de 0,85 sera utilisé pour se rapprocher des conditions
réelles d’utilisation de turbomachines.
0,44
0,42
Rendement du système
0,4 Intégration 1
Intégration 2
0,38
Intégration 3
0,36
Sans stockage
0,34
0,32
0,3
300 350 400 450 500
Température entrée turbine (°C)
75
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Figure 20 : Digramme T-S montrant les effets de l’augmentation de pression avec la même température de surchauffe
La Figure 21 montre qu’une augmentation de la pression en entrée de turbine accroit le rendement des trois
configurations d’intégration. Augmenter la pression en entrée de turbine permet une augmentation du
travail produit par la turbine. Cependant, si on augmente la pression d’entrée de turbine, il convient
d’augmenter la température d’entrée de turbine pour ne pas avoir un taux de fluide condensé trop important
en sortie de turbine. Comme on peut le voir sur la Figure 20 une augmentation de pression sans augmenter
la température de surchauffe en entrée de turbine conduit à une condensation beaucoup plus importante
en sortie de turbine. La température d’entrée de turbine devient alors déterminante. Une pression maximale
de 80 bars en entrée de turbine a été fixée. Cette pression correspond pour les trois configurations à la
pression assurant le meilleur rendement.
0,45
0,43
Rendement de la centrale
0,41
0,39 Intégration 1
0,37 Intégration 2
0,35 Intégration 3
Sans stockage
0,33
0,31
50 60 70 80 90 100
Pression en entrée de turbine (bar)
76
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
du fluide en sortie de condenseur à 0,08 bar (41,52 °C) et en limite haute, la température de saturation du
fluide à 8 bars pour ne pas introduire de vapeur dans la pompe.
0,4
0,38
0,37
0,36 Intégration 1
0,35 Intégration 3
0,34
0,33
40 60 80 100 120 140 160
Température en sortie réservoir (°C)
Figure 22 : Rendement des intégrations 1 et 3 en fonction de la température de sortie de réservoir pendant la charge
L’intégration 2 (voir Figure 8) ne possédant pas de réservoir mélangeur en phase de stockage elle n’a pas été
étudiée durant cette phase. La Figure 22 montre que les évolutions des rendements sont différentes durant
la phase de stockage pour les intégrations 1 et 3. Le rendement de l’intégration 1 diminue lorsque la
température du fluide en sortie du réservoir (et donc le soutirage) augmente. Le meilleur rendement est
obtenu pour un soutirage nul. Le rendement de l’intégration 3 augmente avec la température du fluide en
sortie de réservoir jusqu’à atteindre un maximum lorsque le fluide atteint sa température de saturation.
Durant la phase de déstockage (Figure 23), on remarque que le rendement maximal est atteint pour une
température de sortie de réservoir égale à la température de saturation du fluide, et ce pour les trois
configurations.
0,4
0,39
Rendement de la centrale
0,38
0,37
Intégration 1
0,36
Intégration 2
0,35 Intégration 3
0,34
0,33
110 120 130 140 150 160 170
Température en sortie de réservoir (°C)
77
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
0,42
Rendement de la centrale
0,4
0,38
Intégration 1
0,36
Intégration 2
0,34 Intégration 3
0,32
0,3
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
Pression en sortie de réacteur (bar)
0,42
0,4
Intégration 1
0,38
Intégration 2
0,36 Intégration 3
0,32
0 2 4 6 8 10 12
Nombre d'heure de déstockage (h)
Figure 25 : Rendement des intégrations 1, 2, 3 et du cas de référence sans stockage en fonction du nombre d’heures
de déstockage
78
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
La Figure 25 montre que le rendement des trois conceptions d’intégration décroit lorsque le nombre d’heure
de déstockage augmente. Pour un temps de déstockage court (< 5h) le rendement des trois installations est
assez proche. L’intégration 3 demeure celle possédant le meilleur rendement suivie de l’intégration 2. Pour
un temps plus long (>10h) on peut voir que le rendement de l’intégration 3 est nettement supérieur aux deux
autres intégrations.
Il peut paraitre étonnant de constater que l’ajout d’un système de stockage thermique diminue le rendement
d’une centrale solaire à concentration. Mais, même si le rendement est diminué, le système de stockage
permet une augmentation importante de la production électrique journalière de la centrale. En effet, comme
on peut le voir sur la Figure 26, l’installation d’un système de stockage dans une centrale solaire permet une
production électrique jusqu’à près de trois fois plus élevée qu’une centrale solaire sans stockage (3010
MW.h/jour pour l’intégration 3 avec 13 heures de stockage contre 1000 MW.h pour une centrale sans
stockage fonctionnant 10 heures) et ce avec le même cycle de Rankine.
3500
Energie produite par la centrale
3000
2500
2000
(MW.h)
Sans Stockage
1500 Intégration 1
Intégration 2
1000
Intégration 3
500
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Nombre d'heure de stockage (h)
79
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
80
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
81
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
La destruction (ou perte) d’exergie (notée 𝑙𝑙 ̇ ) résulte des irréversibilités subie par le fluide lors de son
passage dans le système. L’application du premier et du second principe de la thermodynamique au
82
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
L’efficacité exergétique 𝜀𝜀 est définie comme le rapport des utilisations exergétiques et des ressources
exergétiques [5]. Elle est comprise entre 0 et 1 et est d’autant plus élevée que les irréversibilités sont
faibles. L’efficacité exergétique s’exprime :
∑ 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝜀𝜀 = (51)
∑ 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
Elle peut aussi s’exprimer en fonction de la destruction d’exergie survenue dans le système :
𝑙𝑙 ̇
𝜀𝜀 = 1 − (52)
∑ 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
Une pompe ou une turbine est assimilable à un système ouvert échangeant un travail moteur (Figure
28).
On suppose: - W el = 0
- Δe c = 0
- Δe p = 0
- δq e = 0 (on suppose la turbomachine adiabatique)
La destruction d’exergie dans le système s’écrit alors :
𝑙𝑙 ̇ = −∆𝑒𝑒𝑥𝑥12
̇ + 𝑊𝑊̇𝑚𝑚 (53)
Avec :
83
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
D’où :
𝑙𝑙 ̇
𝜀𝜀 = 1 − (56)
𝑒𝑒𝑥𝑥̇ 1 + 𝑊𝑊̇𝑚𝑚
On suppose: - W el = 0
- Δe c = 0
- Δe p = 0
- Wm = 0
- δq e = 0 (on suppose l’échangeur adiabatique)
La destruction d’exergie dans le système s’écrit alors :
D’où :
𝑙𝑙 ̇
𝜀𝜀 = 1 − (59)
𝑒𝑒𝑥𝑥̇ 1 + 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝐴𝐴
84
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Si on considère que l’évaporateur ou le condenseur sont à la limite du système étudié, ils peuvent être
assimilés à des systèmes ouverts échangeant de la chaleur (Figure 30).
On suppose: - W el = 0
- Δe c = 0
- Δe p = 0
- Wm = 0
La destruction d’exergie dans le système s’écrit alors :
𝑇𝑇
𝑙𝑙 ̇ = 𝑚𝑚̇. � −∆𝑒𝑒𝑥𝑥12 + ∫𝑆𝑆 �1 − 𝑇𝑇(𝑑𝑑𝑑𝑑)
0
� . 𝛿𝛿𝑞𝑞𝑒𝑒 � (60)
D’où :
𝑇𝑇
𝑙𝑙 ̇ = 𝑚𝑚̇. � −∆𝑒𝑒𝑥𝑥12 + �1 − 𝑇𝑇0 � . 𝑄𝑄𝑒𝑒 � (61)
Si on considère le réacteur comme un système ouvert échangeant de la chaleur et étant le siège d’une
réaction chimique, on obtient la Figure 31 :
85
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
On suppose: - W el = 0
- Δe c = 0
- Δe p = 0
- Wm = 0
Avec :
Le calcul de l’exergie chimique reste compliqué car toutes les valeurs permettant de la calculer ne sont
pas accessibles aisément. Une autre méthode permettant de déterminer les pertes exergétiques du
réacteur a donc été mise en place. Nous sommes partis du principe que pour un système choisi :
D’où :
̇
𝑙𝑙𝑅𝑅é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 = � 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 − � 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 − ��𝑙𝑙 ̇ − 𝑙𝑙𝑅𝑅é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎
̇ � (68)
86
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
III.3.2.1. Intégration 1
∑ 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
𝜂𝜂𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = (69)
∑ 𝑒𝑒𝑒𝑒̇𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
87
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
100 100
90 90
Efficacité exergétique (%)
Nuit Jour
Figure 33 : Efficacité exergétique des composants de l’intégration 1
III.3.2.2. Intégration 2
88
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
100 100
90 90
Efficacité exergétique
Efficacité exergétique
80 80
70 70
60 60
50 50
40 40
30 30
20 20
10 10
0 0
Nuit Jour
Figure 35 : Efficacité exergétique des composants de l’intégration 2
III.3.2.3. Intégration 3
89
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
120 100
Efficacité exergétique 100 90
Efficacité exergétique
80
80
70
60 60
40 50
20 40
30
0 20
10
0
Nuit Jour
Figure 37 : Efficacité exergétique des composants de l’intégration 3
Le Tableau 21 rassemble l’ensemble des destructions d’exergie des trois types d’intégration. Il permet
de constater que l’évaporateur, l’échangeur-évaporateur et le réacteur sont les lieux où la destruction
d’exergie est la plus importante. La vanne de détente de l’intégration 2 la pénalise grandement du
point de vue exergétique. La turbine 2 de l’intégration 3 permet de produire une quantité assez
importante de travail tout en limitant les pertes exergétiques (1 %).
L’étude exergétique a montré que les trois types d’intégrations ont un rendement exergétique proche
(51 % pour l’intégration 1, 50 % pour l’intégration 2 et 54 % pour l’intégration 3). Elle a permis de
mettre en avant les composants dans lesquels les pertes exergétiques sont les plus importantes. Ces
composants (évaporateur et condenseur) sont les lieux de transfert d’importantes quantités de
chaleur entre des fluides à des températures très différentes. Il a été mis en avant que l’efficacité
exergétique de certains condenseurs (e.i., condenseur 2) était assez faible. Cependant, il est compliqué
d’augmenter cette efficacité si ce n’est en augmentant la température du fluide froid. On remarque
que les turbines possèdent de bonnes efficacités exergétiques pour chaque configuration
d’intégration.
90
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
Nuit 7 2 - 6 - 3 - - 28 -
Intg
51 5
1
Jour 7 9 9 - 2 3 - - 23 -
Nuit 7 2 - 7 - 3 - - 27 -
Intg
50 7
2
Jour 7 3 3 - 2 3 - 6 23 -
Nuit 6 1,4 - 6 - 3 - - 23 -
Intg
54 9
3
Jour 8,5 3 5 - - 3 1 - 20 11
91
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
92
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
[1] Schaube F, Kohzer a., Schütz J, Wörner a., Müller-Steinhagen H. De- and rehydration of
Ca(OH)2 in a reactor with direct heat transfer for thermo-chemical heat storage. Part A:
Experimental results. Chem Eng Res Des 2013;91:856–64. doi:10.1016/j.cherd.2012.09.020.
[2] Schaube F, Koch L, Wörner A, Müller-Steinhagen H. A thermodynamic and kinetic study of the
de- and rehydration of Ca(OH)2 at high H2O partial pressures for thermo-chemical heat storage.
Thermochim Acta 2012;538:9–20. doi:10.1016/j.tca.2012.03.003.
[3] Moran M, Shapiro H, Munson B. Vapor power and refrigeration systems. Introd. to Therm. Syst.
Eng. Thermodyn. fluid Mech. heat Transf., 2003, p. 561.
[4] The International Association for the properties of Water and Steam. Revised Release on the
IAPWS Formulation 1995 for the Thermodynamic Properties of Ordinary Water Substance for
General and Scientific Use. vol. 95. 2016.
[5] Gicquel R. Analyses quantitatives : bilans énergétiques et exergétiques. 2014.
[6] Le Goff P, Dellacherie J, Balesdent D, Midoux N, Papp R, Petit P, et al. Energétique industrielle.
Centre de perfectionnement des industries chimiques-Nancy; 1980.
[7] Abedin AH, Rosen MA. Closed and open thermochemical energy storage: Energy- and exergy-
based comparisons. Energy 2012;41:83–92. doi:10.1016/j.energy.2011.06.034.
93
Chapitre III – Etude statique et conception des systèmes d’intégration
94
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.1. Introduction............................................................................................................................................. 97
IV.2. Introduction à la modélisation sous Dymola........................................................................................... 97
IV.2.1. Introduction à la modélisation ......................................................................................................... 97
IV.2.2. Le langage orienté objet Modelica ................................................................................................... 97
IV.2.3. Le simulateur .................................................................................................................................... 98
IV.3. Modélisation des composants ................................................................................................................ 98
IV.3.1. Le réacteur thermochimique............................................................................................................ 98
IV.3.1.1. Le réactif .................................................................................................................................... 99
IV.3.1.2. Le volume mort (VM) .............................................................................................................. 104
IV.3.1.3. Paroi du réacteur..................................................................................................................... 105
IV.3.1.4. Partie échangeur fluide caloporteur ....................................................................................... 106
IV.3.1.5 Application du modèle ............................................................................................................. 107
IV.3.2. La turbine à vapeur ........................................................................................................................ 109
IV.3.2.1. Construction du modèle .......................................................................................................... 109
IV.3.2.2. Application du modèle ............................................................................................................ 111
IV.3.3. Les réservoirs.................................................................................................................................. 112
IV.3.3.1. Réservoir ouvert ...................................................................................................................... 112
IV.3.3.2. Le réservoir « Tank_PL » ......................................................................................................... 113
IV.3.4. Les pompes..................................................................................................................................... 115
IV.3.4.1. Equations de conservation et de fonctionnement.................................................................. 115
IV.3.4.2. Application du modèle ............................................................................................................ 116
IV.3.5. Le compresseur .............................................................................................................................. 117
IV.3.5.1. Equations de conservation et de fonctionnement.................................................................. 117
IV.3.6. Vannes ............................................................................................................................................ 117
IV.3.6.1. Vanne quadratique.................................................................................................................. 117
IV.3.6.2. Vanne linéaire ......................................................................................................................... 119
IV.3.6.3. Vanne trois voies ..................................................................................................................... 120
IV.3.7. Récepteur solaire ........................................................................................................................... 122
95
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
96
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.1. Introduction
Après avoir réalisé l’étude statique de plusieurs configurations d’intégration de stockage et sélectionné trois
configurations, le travail s’oriente à présent sur une étude de celles-ci dans un environnement dynamique.
L’intérêt est ici d’étudier le comportement des systèmes au cours du temps pour des conditions variables
(e.g., puissance solaire, température extérieure, température d’eau extérieure). Les simulations dynamiques
permettent aussi d’intégrer la notion d’inertie thermique des composants. En effet, contrairement à l’analyse
statique où toute inertie est négligée, cette dernière joue en dynamique un rôle important dans le
fonctionnement des systèmes. Les simulations dynamiques ont été réalisées sur le logiciel de simulation
Dymola (propriété de Dassault Systèmes).
Ce chapitre va consister en une description en détails des modèles utilisés dans le chapitre suivant (Chapitre
V – Simulation dynamique), dont le but est de simuler le fonctionnement d’une centrale solaire à
concentration avec un système de stockage thermochimique.
97
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.2.3. Le simulateur
Le simulateur associé, en l’occurrence Dymola, a pour tâche de résoudre le système d’équations à chaque
pas de temps. Pour cela il combine toutes les équations des différents modèles et les résoud grâce une
méthode de solveur de système différentiel algébrique raide « Differential-Algebraic Stiff System Solver »
(DASSL) [1]. Ce solveur permet de résoudre des systèmes dits « raides » qui possèdent des dynamiques à la
fois très rapides et très lentes et des systèmes composés d’équations différentielles algébriques, ce qui est
assez compliqué voire impossible à réaliser avec d’autres solveurs. Un des principaux problèmes est la
formation de boucles algébriques lors de l’initialisation des simulations. Ces boucles se produisent lorsque
les entrées d’un bloc sont dépendantes des sorties d’un autre bloc. Le simulateur ne peut décider facilement
quel est le bloc qui doit être résolu le premier.
C’est pour cela que l’initialisation de systèmes bouclés peut s’avérer dans certains cas extrêmement
compliquée. L’initialisation des systèmes doit alors être réalisée à un point de fonctionnement nominal. Ce
qui signifie que les solutions initiales doivent être choisies avec la plus grande attention et leurs valeurs égales
à celles d’un point de fonctionnement statique éprouvé du système.
98
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
b. En Décharge
a. En Charge
Figure 2 : Schéma représentant l’empilement des couches constituant le réacteur thermochimique
La Figure 3 représente les éléments qui composent un réacteur thermochimiques modélisé sous Dymola. Le
bloc réacteur (Figure 3.a.) est constitué de trois blocs (Figure 3.b.) : le bloc caloporteur, le bloc paroi et le
bloc réactif. Ces trois blocs seront développés dans la suite de ce chapitre.
a. Entier b. En morceaux
Figure 3 : Représentation sous Dymola d’un réacteur thermochimique
IV.3.1.1. Le réactif
Le bloc réactif se compose du composite et du volume mort. Dans ce bloc a lieu un transfert de chaleur entre
la paroi et le composite, et le composite et le volume mort, ainsi qu’un transfert de masse entre le composite
et le volume mort.
99
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Le bilan thermique au niveau du réactif peut être représenté par l'équation suivante :
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝐻𝐻2𝑂𝑂
𝑚𝑚𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 . 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 . = ℎ𝑠𝑠𝑠𝑠 . 𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ . �𝑇𝑇𝑝𝑝 − 𝑇𝑇𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 � − ∆𝐻𝐻𝑅𝑅 . + ∆𝑄𝑄𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 (1)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Pour que la réaction de synthèse ait lieu, on considère que la vapeur d'eau doit être à la même température
que le CaO présent dans le réacteur thermochimique. Or, celle-ci entre dans le réacteur à une température
inférieure et utilise donc une partie de l'énergie libérée par la réaction pour se réchauffer.
La vapeur d'eau libérée lors de la décomposition et absorbée lors de la synthèse doit être prise en compte.
La variation de gaz réagissant avec le réactif solide dans le réacteur est calculée grâce à l'équation suivante :
𝑑𝑑𝑛𝑛𝐻𝐻2𝑂𝑂 𝑑𝑑𝑑𝑑
= − 𝛾𝛾. 𝑛𝑛𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . (3)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Avec : - n H2O , le nombre de mole de H 2 O ayant réagi avec le sel
- γ, le coefficient stœchiométrique de la réaction (ici γ = 1)
- n sel , le nombre de mole de sel présent dans le réacteur à l'origine
- X, le taux d’avancement de la réaction
𝑑𝑑𝑛𝑛𝐻𝐻2𝑂𝑂
𝑚𝑚̇𝐻𝐻2𝑂𝑂 = 𝑀𝑀𝐻𝐻20 . (4)
𝑑𝑑𝑑𝑑
Avec : - ṁ H2O , le débit massique de vapeur d'eau entrant ou sortant du réacteur
- M H2O = 18 g/mol, la masse molaire de la vapeur d'eau
100
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
𝑝𝑝𝑒𝑒𝑒𝑒 ∆𝐻𝐻𝑅𝑅 1 1
ln � �= ( − ) (7)
𝑝𝑝𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑅𝑅 𝑇𝑇𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒
∆𝐻𝐻𝑅𝑅
(
1
−
1
𝑅𝑅 𝑇𝑇𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒
) (8)
𝑝𝑝eq = 𝑝𝑝𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 . 𝑒𝑒
Avec : - La température et la pression de référence sont choisies dans le cas de l'équilibre de notre couple
Ca(OH) 2 /CaO.
- p ref = 1 bar, la pression de référence
- T ref = 773,5 K, la température de référence
- R = 8,314 J/K/mol, la constante des gaz parfait
𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜 −𝑝𝑝𝑒𝑒𝑒𝑒
Le terme issu des équations (5) et (6) représente l'écart entre les conditions opératoires et les
𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜
conditions d'équilibre. On en déduit que plus cet écart est important et plus la cinétique de la réaction sera
rapide.
101
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
𝐶𝐶𝐶𝐶𝑅𝑅 = 𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . �(1 − 𝑋𝑋). 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 + 𝑋𝑋. 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶(𝑂𝑂𝑂𝑂)2 � + (1 − 𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ). 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺 (11)
Les équations (12) et (13) ont étaient obtenus à partir des tables de « Springer Handbook of condensed
matter and materials data » écrit par W. Martienssen et H. Warlimont (2005).
102
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Masse du composite
Les masses de composite et de GNE à l'état initial sont déterminées de la façon suivante :
𝑚𝑚𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠0
𝑚𝑚𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(0) = (14)
𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
La masse du sel, qui varie en fonction de l'avancement de la réaction est exprimée grâce à :
Volume du composite
Le volume du composite est déterminé par :
(1 − 𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ). 𝑚𝑚𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠0
𝑉𝑉𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 = (17)
𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . 𝜌𝜌�𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺
Porosités
Les porosités ε correspondent au rapport du volume de vide dans le composite sur le volume de composite.
𝑉𝑉𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣
ε= (18)
𝑉𝑉𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
En rassemblant les équations (8 - 18), on peut alors en déduire une équation permettant de calculer les
porosités du composite :
𝜌𝜌�𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺 𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑋𝑋. 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑋𝑋=1) + (1 − 𝑋𝑋). 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑋𝑋=0)
ε= 1− − 𝜌𝜌�𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺 . .
𝜌𝜌𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺 1 − 𝜏𝜏𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑀𝑀𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(0)
(19)
Ici, on a :
𝑉𝑉𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑋𝑋=1) = 𝑉𝑉𝑉𝑉𝐶𝐶𝐶𝐶(𝑂𝑂𝑂𝑂)2
𝑉𝑉𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑋𝑋=1) = 𝑉𝑉𝑉𝑉𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶
𝑀𝑀𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(0) = 𝑀𝑀𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶
103
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.3.1.2.1. Volume du VM
Le volume mort (V VM ) correspond à l'ensemble des volumes vides dans le réacteur. Il comprend les porosités
du composite et les diffuseurs permettant le transport du gaz.
En développant, on obtient :
Avec : - V diffuseur , le volume des diffuseurs qui sera déterminé en fonction de la géométrie de l'échangeur
réacteur
𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ
𝑉𝑉𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = . 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 (22)
2
Avec : - ep diffuseur , l’épaisseur de la plaque de diffuseur
- S ech , la surface d’échange totale
104
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
La paroi du réacteur est considérée comme un nœud dans lequel la température et la capacité calorifique
sont uniformes. Il n’y a donc pas de gradient de température. Seule l’inertie thermique de la paroi est prise
en compte.
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑝𝑝
𝑚𝑚𝑝𝑝 . 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑝𝑝 . = 𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 . 𝜓𝜓𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 + 𝑆𝑆𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 . 𝜓𝜓𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 (26)
𝑑𝑑𝑑𝑑
Avec : - m p , la masse de la paroi
- Cp p , la capacité calorifique massique de la paroi
- S ext , la surface extérieure de la paroi
- S int , la surface intérieure de la paroi
- 𝜑𝜑𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 et 𝜑𝜑𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 , les flux thermiques surfaciques sur les faces interne et externe de la paroi
L’épaisseur des couches de composite ainsi que celle des couches de diffuseur et de paroi est fixée par
l’utilisateur. La détermination de valeurs précises nécessite une étude complexe permettant de prendre en
compte les problématiques d’échange de chaleur et de masse dans le réacteur. Une optimisation de ces
paramètres est alors possible.
105
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
L’élément échangeur fluide caloporteur (Figure 7) est le lieu de transfert convectif entre le fluide caloporteur
et la paroi du réacteur. Il peut être modélisé :
• En utilisant un modèle discrétisé en plusieurs éléments, précis mais gourmand en temps de calcul
• En utilisant un modèle non discrétisé, moins précis mais très rapide
Le fluide caloporteur étant de l’air, il n’est pas nécessaire d’utiliser un modèle discrétisé car il n’y a pas de
changement d’état (e.g., liquide/gaz) à traiter.
Echange thermique :
La méthode analytique de l’efficacité – NUT (Nombre d’Unité de Transfert) permet de calculer un flux
thermique échangé par convection entre le fluide caloporteur et la paroi du réacteur de façon simplifiée et
rapide (pas de discrétisation). Il est alors possible avec peu de données de déterminer la température du
fluide à la sortie du composant [4].
ℎ .𝑆𝑆
�− 𝑠𝑠𝑠𝑠 � (29)
𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 1 − 𝑒𝑒 ̇
𝑚𝑚.𝐶𝐶𝑝𝑝
Le coefficient d’échange convectif entre le fluide caloporteur et la paroi du réacteur est déterminé grâce au
Nusselt obtenu à partir d’une corrélation utilisé pour les échangeurs à plaques [5].
106
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
𝐶𝐶𝑝𝑝 . 𝜇𝜇
𝑃𝑃𝑃𝑃 = (33)
𝜆𝜆
Avec : - Cp la capacité thermique
- λ la conductivité thermique
- μ la viscosité dynamique
𝑁𝑁𝑁𝑁. 𝜆𝜆
ℎ= (34)
𝐿𝐿𝑐𝑐
Pertes de charge :
Les pertes de charge induites par le passage du fluide sont calculées grâce à des corrélations d’échangeur à
plaques donnant le facteur de friction f. Ces corrélations ont été adaptées pour être quasi continues quelle
que soit la valeur de Re [5]:
Si Re < 40 :
Si Re ≥ 500 :
Des simulations du modèle de réacteur thermochimique avec les hypothèses suivantes ont été réalisées :
• Débit de fluide caloporteur : 10 kg/s
• Masse de sel anhydre : 1000 kg
• Température initiale du composite (charge) : 100 °C
• Température initiale du composite (décharge) : 500 °C
• Température du fluide caloporteur en entrée de réacteur (charge) : 600 °C
• Température du fluide caloporteur en sortie de réacteur (décharge) : 400 °C
• τ sel = 0,9
Les Figure 8.a. et Figure 8.b. montrent des évolutions du taux d’avancement cohérentes que ce soit en charge
(décomposition) ou en décharge (synthèse).
107
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
En charge (Figure 8.a.), le fluide caloporteur transmet sa chaleur faisant augmenter la température du
composite dans un premier temps puis, lorsque cette température dépasse la température d’équilibre, la
décomposition a lieu à température constante. Lorsque tout le réactif est décomposé, la température de
celui-ci augmente à nouveau jusqu’à atteindre la température du fluide caloporteur.
En décharge (Figure 8.b.), le composite cède une partie de sa chaleur au fluide caloporteur, ce qui fait passer
sa température en dessous de sa température d’équilibre. La synthèse du réactif a lieu à température
constante et lorsque celui-ci est sous forme de CaO la température du réacteur diminue.
1,2 1,2
Avancement réaction
Avancement réaction
1 1
0,8 0,8
0,6 0,6
0,4 0,4
0,2 0,2
0 0
0 2000 4000 6000 0 2000 4000 6000
Temps (s) Temps (s)
700 600
Température composite
Température composite
600 500
500 400
400
300
300
(°C)
(°C)
200 200
100 100
0 0
0 2000 4000 6000 0 2000 4000 6000
Temps (s) Temps (s)
a. Charge b. Décharge
Figure 8 : Evolution de l’avancement de la réaction et de la température du composite en fonction du temps
Les Figures 9.a et 9. représentent respectivement l’avancement de la réaction pour différentes températures
d’entrée de fluide caloporteur lors de la décomposition et de la synthèse. On constate que durant la charge
(Figure 9.a.) et la décharge (Figure 9.b.) plus la différence de température est importante entre le fluide
caloporteur et le composite du réacteur thermochimique et plus la réaction est rapide. Ce comportement
est cohérent avec les formules de cinétique chimique utilisées.
De plus, des bilans thermiques réalisés sur le réacteur thermochimique pendant son fonctionnement ont
permis de valider le modèle de façon quantitative.
108
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
a. Charge
b. Décharge
Figure 9 : Evolution de l’avancement de la réaction en fonction du temps pour différentes températures de fluide caloporteur
Une turbine à vapeur permet de transformer l’énergie de la détente de la vapeur d’eau la traversant en
travail mécanique, qui sera transformé en électricité par un alternateur. Il existe plusieurs modèles de
turbines développés dans différentes librairies : SteamTurbineVarEta (ThermoPower),
SteamTurbine_1tapping (ThermoPower), SteamTurbine (Thermocycle), Expander (Thermocycle).
109
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Il a été choisi d’utiliser un modèle de turbine à vapeur provenant de la librairie ThermoCycle [3] car il s’est
avéré simple d’utilisation et robuste. Ce modèle, utilisant la loi elliptique de Stodola est basé sur le modèle
de turbine à vapeur de la librairie ThermoPower [6] et possède quelques modifications rendant le modèle
plus robuste. La loi de Stodola permet de représenter correctement la détente d’un gaz dans une turbine
sans pour autant connaitre les dimensions de celle-ci.
𝑝𝑝 2
𝑚𝑚̇ = 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝. 𝐾𝐾. �𝑝𝑝𝑖𝑖𝑖𝑖 . 𝜌𝜌𝑖𝑖𝑖𝑖 . �1 − � 𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 � [6] (38)
𝑖𝑖𝑖𝑖
L’admission par arc partiel signifie que la vapeur est admise dans la turbine seulement sur une portion des
ailettes. Elle permet de limiter l’admission de la vapeur dans la turbine [7]. La pression d’entrée dans la
turbine varie en fonction du débit de fluide qui la traverse (selon la loi de Stodola). La variation de l’arc partiel
permet de maintenir un gradient de pression constant entre l’entrée et la sortie de la turbine lorsque le débit
est variable.
Si on se place dans le cas de l’utilisation d’un gaz parfait, on obtient :
𝑝𝑝𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 2
𝑚𝑚̇ = 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝. 𝐾𝐾. . �1 − � � (39)
�𝑇𝑇𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑝𝑝𝑖𝑖𝑖𝑖
Dans le but de rendre le modèle plus robuste, Casella et Leva [8] ont proposé une approximation de la racine
carrée possédant une dérivée finie en zéro :
𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 2
𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 2 �1 − � � �
𝑝𝑝𝑖𝑖𝑖𝑖
�1 − � � ≅
𝑝𝑝𝑖𝑖𝑛𝑛 (40)
𝑝𝑝 2
���1 − � 𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 � � + 0.01²
𝑖𝑖𝑖𝑖
Cette approximation permet de faire fonctionner notre modèle avec des pressions p in et p out proches, voir
égales.
De plus, le modèle n’a pas d’inertie. On peut considérer qu’elle est négligeable devant l’inertie des modèles
qui l’entourent. Le rendement isentropique est considéré comme constant.
(ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 )
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = ′ (41)
(ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 )
110
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
On réalise des simulations du modèle de turbine à vapeur avec les hypothèses suivantes :
• Débit nominal : 1 kg/s
• Hypothèse de gaz parfait
• Température et pression nominales du fluide en entrée de turbine : 500 °C / 8 bars
• Pression nominale du fluide en entrée de turbine : 80 bars
• Rendement isentropique : 0,85
• Rendement mécanique : 0,98
• Fréquence électrique : 50 Hz
En faisant varier le débit du fluide entrant de 1kg/s à 0,5 kg/s, on obtient les courbes suivantes (Figure 11).
On constate Figure 11 que la pression d’entrée dépend du débit du fluide traversant la turbine. En effet, si le
débit du fluide diminue, les pertes de charges induites par la turbine diminuent elles aussi. Il sera nécessaire
par la suite de trouver un moyen de réguler les pertes de charges dans la turbine.
111
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
La Figure 12 montre que la puissance électrique produite par la turbine diminue avec le débit de fluide
entrant.
La validation de ce modèle a été réalisée grâce à des bilans énergétiques appliqués à la turbine dont les
résultats ont pu être comparés avec des résultats obtenus analytiquement.
Le réservoir ouvert, inspiré du modèle « OpenTank » de ThermoCycle [3] décrit le stockage d’un fluide sous
forme liquide dans un réservoir ouvert. Les hypothèses de ce modèle sont :
• Equations dynamiques de conservation de la masse et de l’énergie
• Pression extérieure constante
• Transfert thermique à travers la paroi possible
• Niveau minimum de liquide dans le réservoir L=0
• Niveau maximum de liquide dans le réservoir L=1
• Fluide entrant/sortant du réservoir à l’état liquide
Le modèle comprend deux connecteurs de fluide et un connecteur thermique. Le fluide entrant dans le
réservoir se déverse par le haut de celui-ci et sa pression est toujours égale à la pression extérieure fixée par
l’utilisateur.
L’équation de conservation de l’énergie s’écrit :
𝑑𝑑ℎ
. 𝑚𝑚 = (ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ). 𝑚𝑚̇𝑖𝑖𝑖𝑖 − (ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 − ℎ). 𝑚𝑚̇𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 + 𝑆𝑆. 𝜓𝜓𝑝𝑝 (42)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙
Avec : - m l , la masse de liquide contenue dans le réservoir
- h, l’enthalpie massique du fluide dans le réservoir
- S, la surface de contact entre le réservoir et l’extérieur
- 𝜓𝜓𝑝𝑝 , le flux de chaleur surfacique passant par la paroi
L’équation de conservation de la quantité de matière s’écrit :
112
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Le modèle de réservoir « Tank_pL » développé dans ThermoCycle [3] simule un réservoir de fluide diphasique
à l’équilibre thermodynamique (vapeur et liquide saturés) avec la pression et le niveau relatif (L) comme
variables d’état.
Les hypothèses sont les suivantes :
• Equation dynamique de conservation de la masse
• Equation dynamique de conservation de l’énergie
• Fluide sortant : liquide saturé
• Fluide entrant : monophasique ou diphasique
• Niveau minimum de liquide dans le réservoir L = 0
• Niveau maximum de liquide dans le réservoir L = 1
• Pas d’échange thermique avec l’extérieur
La pression totale (p tot ) dans le réservoir est calculée grâce à l’équation suivante :
Le volume total du réservoir (V tot ) représente le volume de fluide sous forme liquide et sous forme gazeuse :
113
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
𝑑𝑑ℎ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑
= 𝑉𝑉𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 . � . �ℎ𝑙𝑙,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . 𝜌𝜌𝑙𝑙,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 − ℎ𝑣𝑣,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . 𝜌𝜌𝑣𝑣,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 �
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
(50)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝜌𝜌𝑙𝑙,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑ℎ𝑙𝑙,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑𝜌𝜌𝑣𝑣,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑ℎ𝑣𝑣,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
+ . �𝐿𝐿. �ℎ𝑙𝑙,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . + 𝜌𝜌𝑙𝑙,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . � + (1 − 𝐿𝐿). �ℎ𝑣𝑣,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . + 𝜌𝜌𝑣𝑣,𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . ���
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
et
𝑑𝑑𝑝𝑝𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑑𝑑ℎ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚̇𝑠𝑠𝑠𝑠 ≤ 0, 𝑚𝑚̇𝑠𝑠𝑠𝑠 . ℎ𝑠𝑠𝑠𝑠 − 𝑚𝑚̇𝑒𝑒𝑒𝑒 . ℎ𝑒𝑒𝑒𝑒 + 𝑉𝑉𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 .
=� 𝑑𝑑𝑑𝑑 (51)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑝𝑝𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑚𝑚̇𝑠𝑠𝑠𝑠 > 0, 𝑚𝑚̇𝑠𝑠𝑠𝑠 . ℎ𝑒𝑒𝑒𝑒 − 𝑚𝑚̇𝑒𝑒𝑒𝑒 . ℎ𝑒𝑒𝑒𝑒 + 𝑉𝑉𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 .
𝑑𝑑𝑑𝑑
114
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
ṁ = 𝑉𝑉̇ . 𝜌𝜌 (52)
La première façon, en définissant un débit volumique maximum admissible et en faisant varier la faction de
débit volumique passant dans la pompe. La deuxième façon, en faisant varier la vitesse de rotation de la
pompe. En effet, le débit volumique qui traverse la pompe est calculé avec l’équation suivante :
115
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
(𝑝𝑝𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 − 𝑝𝑝𝑖𝑖𝑖𝑖 )
ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 = ℎ𝑖𝑖𝑖𝑖 + (55)
𝜂𝜂𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 . 𝜌𝜌
Il est possible d’améliorer ce modèle en ajoutant une fonction faisant varier le rendement isentropique de la
pompe en fonction du débit. Cependant, la pompe ne représente qu’une infime part de la consommation
électrique de la turbine et un rendement isentropique constant permet au système d’être plus stable
numériquement.
Une simulation du modèle de pompe en faisant varier la fréquence de rotation de la pompe entre 0 et 50 Hz
avec les conditions suivantes a été réalisée :
• Pression en entrée de pompe : 1 bar
• Pression en sortie de pompe : 10 bars
• Température en entrée de pompe : 50 °C
• Débit volumique maximum de la pompe : 3.10-3 m3/s
• Rendement isentropique : 0,85
La Figure 16 montre que le débit augmente proportionnellement avec la vitesse de rotation de la pompe,
tout comme la puissance électrique consommée. L’enthalpie du fluide en sortie de pompe ainsi que sa
consommation électrique dépendent bien du rendement isentropique fixé.
De plus, des bilans énergétiques réalisés entre l’entrée et la sortie de ce modèle de pompe ont permis de le
valider.
116
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.3.5. Le compresseur
Le modèle de compresseur utilisé provient de de la librairie Thermocycle [3]. Il permet tout comme la pompe
d’augmenter la pression d’un fluide et de lutter contre les pertes de charge d’un circuit. Cependant,
contrairement à la pompe, le fluide doit impérativement être à l’état gazeux dans le compresseur.
Les équations utilisées dans le compresseur sont les mêmes que celles utilisées pour la pompe. Les
hypothèses de fonctionnement sont les suivantes :
• Fonctionnement non dynamique
• Vitesse de rotation variable
• Pas de transfert thermique à travers la paroi
• Etat du fluide entrant dans le compresseur : gazeux
• Rendement isentropique et mécanique basés sur des courbes empiriques définies par l’utilisateur
Comme pour le modèle de pompe, ce modèle a été validé en comparant les résultats obtenus lors des
simulations avec des résultats obtenus analytiquement.
IV.3.6. Vannes
Les vannes sont des composants importants de notre système. Elles permettent d’effectuer une régulation
générale du système. Il existe plusieurs types de vannes (2 voies, 3 voies) et plusieurs façons de les modéliser
(quadratiques, linéaires).
Le modèle « Valve » de ThermoCycle [3] représente l’expansion d’un fluide à travers la vanne à l’aide
d’équations quadratiques.
117
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
‖𝑚𝑚̇𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 ‖
𝐴𝐴 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐. (57)
�(max(∆𝑝𝑝𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 ; 50) . 2. 𝜌𝜌𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 )
Le débit et les pertes de charges sont calculés grâce aux équations ci-dessous. On définit ΔP 0 comme étant
la valeur minimale des pertes de charges en dessous de laquelle elles sont calculées grâce à une interpolation
du 3ème ordre permettant d’éviter une dérivée infinie pour des débits proches de zéro.
Si Δp > Δp 0 :
Si Δp < - Δp 0
Sinon :
∆𝑝𝑝 ∆𝑝𝑝 2
𝑚𝑚̇ = 𝐴𝐴. �2. 𝜌𝜌. �∆𝑝𝑝0 . . �5 − � � � (60)
4. ∆𝑝𝑝0 ∆𝑝𝑝0
118
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
La Figure 19 montre que les pertes de charge dépendent bien de l’ouverture de la vanne. Elles dépendent
aussi des paramètres nominaux déterminés par l’utilisateur comme le montre la Figure 20.
Figure 20 : Variation de la pression d’entrée en fonction du temps pour différentes pression nominales
Le modèle de vanne a été validé en comparant les résultats obtenus par simulations et analytiquement.
Plusieurs modèles de vannes linéaires ont été réalisés (Queralt [8], Modelica). En modélisation dynamique,
la pression est un paramètre très sensible étant à l’origine de la plupart des problèmes de non convergence.
Les vannes utilisant des équations quadratiques pour modéliser les pertes de charges génèrent des équations
non linéaires. La linéarisation des équations de la vanne permet de simplifier considérablement la résolution
du système et d’augmenter sa robustesse. Cette hypothèse est acceptable si on ne s’intéresse pas en détail
au comportement de la vanne.
Les hypothèses de ce modèle sont :
• Non dynamique
• Pas de perte thermique (on considère l’expansion isenthalpique)
• Fluide incompressible
• Perte de charge linéaire
L’équation de perte de charge est alors modélisée par :
Ce modèle contient de plus une seconde option permettant de simplifier les simulations. Il est possible avec
« check-valve » de transformer la vanne en vanne anti-retour.
119
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Les mêmes simulations ont été réalisées pour les mêmes conditions que pour la vanne quadratique. Celles-
ci montrent que le comportement général de la vanne linéaire est similaire à celui de la vanne quadratique.
Dans le cas d’une dérivation (une voie qui se divise en deux voies) il est plus pratique d’utiliser et de contrôler
une vanne 3 voies plutôt que deux vannes 2 voies. La vanne 3 voies permet de coordonner les ouvertures de
voies de façon simple. Le modèle de vanne 3 voies utilisé est issu de la librairie Buildings [9].
120
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
L’ajout d’un filtre entre la commande d’ouverture de la vanne et les résistances permet l’application d’un
délai temporel entre la commande et la fermeture d’une des vannes. En effet, si la commande est trop
brusque (exemple, fermeture d’une vanne en un temps extrêmement court) le système devient instable. De
plus, ce délai permet d’approcher le comportement réel d’une vanne.
121
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
La Figure 24 montre que la fermeture de la sortie 2 et l’ouverture de la sortie 1 (Figure 23) se fait sans
variation de pression en entrée. Le délai permet de lisser la fermeture de la vanne 2 et l’ouverture de la vanne
1 alors que la commande est brusque (Figure 23).
122
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
123
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
𝑢𝑢𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 . 𝐿𝐿𝑐𝑐
𝑅𝑅𝑅𝑅 = (66)
𝜗𝜗
𝑑𝑑𝑓𝑓 1 − 𝜀𝜀 1
= 1,18. � .� � (68)
𝑑𝑑𝑝𝑝 3. 𝜋𝜋 1 − 𝑒𝑒 −(1−𝜀𝜀).0,04
En ce qui concerne les pertes de charges, elles sont déterminées grâce à l’expression suivante :
On réalise une simulation du modèle de récepteur solaire en faisant varier la puissance solaire incidente avec
les conditions suivantes :
• Fluide caloporteur : air
• Pression du fluide caloporteur en sortie de récepteur : 10 bars
• Pression du fluide caloporteur en entrée de récepteur : 10 bars
• Température du fluide caloporteur en entrée de récepteur : 300 °C
• Débit de fluide caloporteur : 1 kg/s
• Coefficient d’échange convectif : 500 W/K/m²
• Surface d’échange solaire : 1 m²
• Surface d’échange avec le fluide caloporteur : 10 m²
• Volume de fluide caloporteur dans le récepteur : 0,1 m3
• Masse de la paroi: 1000 kg
• Facteur de concentration : 10
• Porosité : 0,8
• Diamètre fibre/pore : 1,7.10-4 / 1.10-3 m
124
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
600
Figure 28 : Températures de sortie du fluide caloporteur (T_out) et du récepteur (T_wall) en fonction du temps
La Figure 28 montre que la température du récepteur est plus élevée que celle du fluide caloporteur, ce qui
est normal. De plus, la masse du récepteur joue un rôle dans l’inertie du système.
125
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.3.8. Le condenseur
Le condenseur permet de condenser la vapeur d’eau issue de la turbine ou de l’échangeur récupérateur pour
que l’on puisse la compresser sous forme liquide de façon moins énergivore qu’avec un compresseur ou la
stocker dans un volume réduit. C’est un des éléments les plus compliqués à modéliser à cause de la présence
d’un fluide diphasique. Il est alors impossible d’utiliser des méthodes d’approximation telles que NUT ou
epsilon. Plusieurs façons de modéliser un condenseur sont explicitées par la suite.
Le modèle « CrossCondenser » (Figure 29) a été développé par Queralt [8]. Il permet de modéliser un
échangeur de chaleur contre-courant dans lequel circulent le fluide de travail à l’état diphasique et le fluide
secondaire monophasique (i.e., liquide). Ces fluides sont considérés comme incompressibles.
La Figure 30 représente le type d’échangeur de chaleur tube-calandre (aussi appelé shell and tubes). Le fluide
secondaire s’écoule dans les tubes en U et le fluide de travail traverse l’échangeur de haut en bas et sort sous
forme liquide.
Dans un condenseur de vapeur, le fluide de travail est principalement diphasique. En effet, les zones où le
fluide est à l’état de vapeur surchauffée ou de liquide sous refroidie sont très petites.
126
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
La partie du fluide de travail peut alors être modélisée comme un échangeur de chaleur semi-isotherme. Son
écoulement est modélisé à l’aide d’une simple source de température permettant de définir le point de
saturation. Le model SourceT de la librairie ThermoCycle [3] est utilisé. Pour le fluide de travail, l’équation de
conservation de l’énergie est écrite :
Le coefficient d’échange de condensation est modélisé par une résistance thermique positionnée entre le
métal (paroi) et le fluide.
La paroi métallique est modélisée par l’élément MetalWall disponible dans ThermoCycle [3].
L’écoulement du fluide de refroidissement (fluide secondaire) discrétisé en plusieurs volumes de contrôle
égaux du type Flow1DimInc développé dans ThermoCycle [3]. Le coefficient de transfert thermique est
considéré comme constant et pour simplifier le modèle, on considère que les tubes en U peuvent être
représentés par un tube droit à la surface d’échange et au volume de fluide équivalent. Le coefficient de
transfert de chaleur du fluide secondaire est calculé en utilisant le modèle de transfert de chaleur disponible
dans ThermoCycle et correspondant à un écoulement dans un tube circulaire en régime turbulent. Le
coefficient dépend uniquement du débit et peut être calculé à partir de la relation suivante :
127
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
0.8
𝑚𝑚̇𝑠𝑠𝑠𝑠
𝑈𝑈𝑠𝑠𝑠𝑠 = 𝑈𝑈𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛,𝑠𝑠𝑠𝑠 . � � (72)
𝑚𝑚̇𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛,𝑠𝑠𝑠𝑠
Le modèle Tank_Condenser (Figure 32) a été développé à partir du modèle de réservoir « Tank » disponible
dans ThermoCycle. Il permet de modéliser un condenseur contenant un réservoir. Ce modèle s’avère très
robuste.
128
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Dans ce modèle, on suppose que les surfaces d’échange entre les fluides et les parois sont suffisamment
importantes pour que toute la puissance thermique puisse être échangée en tout temps. L’équation de
conservation de l’énergie s’écrit :
𝑑𝑑ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
. 𝑉𝑉𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 . 𝜌𝜌 + 𝑚𝑚𝑝𝑝 . 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑝𝑝 . = �ℎ𝐻𝐻𝐹𝐹𝑖𝑖𝑖𝑖 − ℎ�. 𝑚𝑚̇𝐻𝐻𝐹𝐹𝑖𝑖𝑖𝑖 − �ℎ𝐻𝐻𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 − ℎ�. 𝑚𝑚̇𝐻𝐻𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 + 𝑉𝑉𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 . − ṁ𝐶𝐶𝐹𝐹 . �ℎ𝐶𝐶𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 − ℎ𝐶𝐶𝐹𝐹𝑖𝑖𝑖𝑖 � (73)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Ce modèle relativement simple permet une utilisation robuste. Lorsqu’il est couplé avec un système de
régulation PID il permet d’obtenir la consommation en eau du système tout en ayant un modèle simple et
stable.
129
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
1,15
Débit de fluide chaud
(kg/s)1,1
1,05
0,95
0 1000 2000 3000 4000 5000
Temps (s)
0,9
0,8
Pression (bar)
0,7
0,6
0,5 2 m^3
0,4
0,3 1 m^3
0,2
0,1 0,5 m^3
0
0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000
Temps (s)
Figure 34 : Pression dans le condenseur en fonction du temps pour une masse de paroi nulle et différents volumes de réservoir
0,9
0,8
Pression (bar)
0,7
0,6
0,5 2 tonnes
0,4
0,3 1 tonne
0,2
0,1 0 tonnes
0
0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000
Temps (s)
Figure 35 : Pression dans le condenseur en fonction du temps pour un volume de réservoir fixé (1 m3) et différentes masses de
paroi
On peut constater (Figure 33, Figure 34) que lorsque le débit de fluide chaud vaut 1 kg/s la pression
d’équilibre est de 0,08 bars. Puis, lorsque le débit de fluide chaud augmente sans que le débit de fluide froid
augmente, la pression dans le condenseur augmente. Ceci est dû au fait que le condenseur n’arrive plus à
condenser toute la vapeur entrante. La température et la pression dans le condenseur augmentent alors
jusqu’à un nouveau point d’équilibre. On remarque (Figure 35) que l’inertie du condenseur dépend dans
notre cas de la quantité de fluide dans le condenseur (et donc de son volume) et de la masse de paroi du
condenseur.
Ce modèle permet de représenter un condenseur de façon stable et robuste tout en conservant une certaine
inertie de fonctionnement et en permettant un fonctionnement stable à débit nul.
130
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.3.9. L’évaporateur
Le système entier à simuler contient deux évaporateurs :
• Le premier alimenté par le fluide caloporteur et qui permet d’évaporer le fluide du cycle de Rankine
• Le second alimenté par le soutirage de la turbine et permet d’évaporer l’eau du réacteur
thermochimique pendant la décharge.
Comme pour le condenseur, il existe plusieurs façons de modéliser un évaporateur.
Le modèle « Boiler_system » a été développé par Queralt [8] avec des éléments de la librairie ThermoCycle.
Il se décompose en 4 parties : économiseur (ECO), évaporateur (EVA), surchauffeur 1 (SH1) et surchauffeur
2 (SH2). Le but de l’économiseur est d’amener le fluide froid à sa température d’évaporation. Le fluide est
alors stocké dans un réservoir à sa température et à sa pression de saturation. Le fluide est pompé pour être
partiellement évaporé (environ 20 %) et réinjecté dans le réservoir. La surpression dans le réservoir entraine
un débit sortant de vapeur qui passe dans les surchauffeurs avant d’être valorisé dans la turbine.
Les équations des composants constituant ce modèle peuvent être trouvées dans le manuscrit rédigé par
Queralt [8]. Cet évaporateur est assez simple et robuste dans les simulations grâce à l’utilisation de méthodes
simplifiées (ε-NTU et LMTD). Cependant il ne convient pas à une utilisation dynamique ni à une utilisation à
débit nul car des conditions changeantes entrainent des erreurs numériques. Il pourra être utilisé comme
évaporateur du cycle de Rankine dans des cas où les débits de fluide caloporteur et d’eau varient peu.
Typiquement, pour l’utiliser, il faudra se placer dans des conditions qui fluctuent peu et par exemple ne pas
simuler le lancement du cycle de Rankine.
Cet échangeur est basé sur un fonctionnement simplifié reposant sur une température de pincement (écart
de température minimal entre les deux fluides). Il permet un fonctionnement extrêmement robuste.
131
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
𝑚𝑚̇𝑅𝑅
ℎ𝐶𝐶𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 = ℎ𝐶𝐶𝑖𝑖𝑖𝑖 − . �ℎ𝑅𝑅𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 − ℎ𝑅𝑅𝑖𝑖𝑖𝑖 � (75)
𝑚𝑚̇𝐶𝐶
Pincement
La température de sortie du fluide caloporteur est déterminée par le pincement entre les deux fluides qui a
lieu en début d’évaporation du fluide du cycle de Rankine.
132
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Dans ce modèle, on suppose que la surface d’échange est suffisamment importante pour que toute la
puissance thermique puisse être échangée en tout temps. L’équation de conservation de l’énergie s’écrit de
la même façon que dans le cas du « Tank_Condenser ». La température de sortie du fluide secondaire n’est
plus fixée par l’utilisateur mais déterminée grâce à un écart de température entre les deux fluides fixé par
l’utilisateur comme dans le cas du modèle d’évaporateur précédent.
L’équation de conservation de la matière s’écrit de la même façon que pour le « Tank_Condenser » (équation
73).
133
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
• Utiliser un modèle simplifié sur la partie fluide du cycle de Rankine et discrétisé sur la partie
diphasique du réacteur thermochimique.
1 𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑(𝑡𝑡)
𝐶𝐶𝐶𝐶(𝑡𝑡) = 𝐶𝐶𝑆𝑆0 + 𝐾𝐾. �𝑒𝑒(𝑡𝑡) + . � 𝑒𝑒(𝑡𝑡). 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝜏𝜏𝐷𝐷 . � (78)
𝜏𝜏𝐼𝐼 0 𝑑𝑑𝑑𝑑
Le fonctionnement des régulateurs PID sera expliqué plus en détail dans le prochain chapitre lorsque l’on
traitera de la régulation du système.
134
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
IV.4. Conclusion
Ce chapitre a permis de décrire les modèles de composants qui seront utilisés dans le chapitre suivant (e.g.,
modèle de turbine, modèle d’évaporateur) dont le but sera de réaliser des simulations dynamiques des
configurations d’intégration mises en avant dans le chapitre III. Tous les modèles ont été testés et
fonctionnent individuellement. Lors du couplage des modèles, ceux-ci devront être choisis en fonction de
leur robustesse dans un premier temps, puis si les simulations se déroulent bien et que l’ensemble est
suffisamment stable, on pourra alors se permettre de complexifier les modèles et de rechercher une plus
grande finesse.
135
Chapitre IV - Modélisation des composants utilisés dans l’étude dynamique
Bibliographie :
136
Chapitre V – Simulations dynamiques
137
Chapitre V – Simulations dynamiques
138
Chapitre V – Simulations dynamiques
V.1. Introduction
Une étude statique faisant l’objet du chapitre III a mis en évidence trois configurations d’intégration possibles
d’un système de stockage thermochimique à un cycle de Rankine sous énergie solaire concentrée : intégration 1
(dite thermique), intégration 2 (dite massique) et intégration 3 (dite turbine). L’étude statique énergétique et
l’étude exergétique ont permis d’effectuer une première comparaison des trois configurations d’intégration.
Jusqu’à présent, l’intégration 3 est celle qui a le plus de potentiel avec les rendements énergétique et exergétique
les plus élevés (respectivement 33,88 % et 54 %). De plus, l’étude statique énergétique a fourni un premier
dimensionnement (détermination des puissances échangées dans chaque composant des systèmes) des trois
intégrations qui servira de base aux simulations dynamiques.
Cette partie s’intéresse au fonctionnement dynamique des trois intégrations régi par l’ensoleillement qui varie
au cours d’une journée. Les objectifs de cette partie sont les suivants :
• Définition de conditions de fonctionnement des centrales
• Mise en place d’une stratégie de contrôle adaptée (régulateurs PID)
• Simulation des trois configurations d’intégration pour des champs solaires définis (type « été » et type
« hiver »)
• Amélioration des intégrations grâce à des paramètres et un dimensionnement mieux adapté
• Analyse des résultats obtenus (e.g., rendement, production électrique, consommation électrique)
• Détermination de possibles points à améliorer
139
Chapitre V – Simulations dynamiques
800
700
600
DNI (W/m²) 500
400
Juillet
300
200 Janvier
100
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Heure solaire (h)
On constate que la journée type « hiver » a une DNI plus faible que celle de la journée type été. Son
ensoleillement dure aussi moins longtemps (plus de 4h de moins) sur une journée.
Ces données ont été mises en équations afin de pouvoir être utilisées dans les simulations.
Equation permettant de modéliser la journée type « été » :
𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑡𝑡 < 18420, 0
𝑃𝑃𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 = �𝑠𝑠𝑠𝑠 28320 < 𝑡𝑡 < 56220, − 5,609.10−21 . 𝑥𝑥 5 − 3,945.10−16 . 𝑥𝑥 4 + 1,742.10−10 . 𝑥𝑥 3 − 1,359.10−5 . 𝑥𝑥 2 + 0,4236. 𝑥𝑥 − 4073.1 (1)
𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑡𝑡 > 67020, 0
140
Chapitre V – Simulations dynamiques
Figure 2 : Découpage d’une journée en 3 phases dans le cadre d’une utilisation de centrale solaire en production d’électricité de
base
Comme on peut le voir sur la figure précédente, la journée de fonctionnement a été découpée en 3 phases :
• phase 1 : stockage seul
• phase 2 : production et stockage
• phase 3 : production et déstockage
141
Chapitre V – Simulations dynamiques
La phase 1 correspond à la mise en route de la centrale. L’énergie solaire n’est pas suffisante pour que le cycle
de Rankine fonctionne à sa puissance nominale. Durant cette première phase, seule la boucle primaire (boucle
caloporteur) est mise en route. L’énergie solaire entrant dans le système est utilisée uniquement pour le
préchauffage du réacteur et éventuellement pour initier la réaction chimique si la phase 1 dure assez longtemps.
Comme on peut le voir sur la Figure 3, peu d’éléments composent la phase 1. Sa simulation est assez rapide. La
phase 1 s’arrête lorsque la puissance solaire nécessaire au fonctionnement du cycle de Rankine est atteinte. On
relève alors les variables finales (e.g., température du réacteur, température du récepteur, taux d’avancement
de la réaction thermochimique, pression en tous points du système) qui serviront de variables initiales lors du
lancement de la phase 2.
142
Chapitre V – Simulations dynamiques
La phase 2 débute lorsque la puissance solaire dépasse la puissance solaire minimale nécessaire au
fonctionnement du cycle de Rankine et s’arrête lorsqu’elle n’est plus suffisante. Durant la phase 2, il y a en
parallèle de la production et du stockage. Toute l’énergie non nécessaire à la production est stockée.
La Figure 4 représente les éléments constitutifs de la phase 2 de l’intégration 1 sur Dymola. Le système simulé
pendant la phase 2 est composé de plus d’éléments que celui de la phase 1. Cette phase s’avère être la plus
compliquée à initialiser car il s’agit de trouver un point de fonctionnement à l’ensemble des éléments du système
plus complexe. A la fin de la phase 2, les variables finales seront les variables initiales de la phase 3.
Lorsque la phase 2 débute, on suppose que le cycle de Rankine fonctionne déjà à sa puissance nominale. La phase
de démarrage du cycle de Rankine étant compliquée à simuler, le temps de démarrage du Rankine a été choisi
équivalent au temps de mise en régime de l’évaporateur. La simulation d’un évaporateur discrétisé de masse
équivalente au réacteur utilisé pendant les simulations a permis de déterminer quand moyenne 15 minutes
étaient nécessaires à la mise en régime de l’évaporateur. Le démarrage de la phase 2 sera donc différé de 15
minutes de la fin de la phase 1.
143
Chapitre V – Simulations dynamiques
La phase 3 débute immédiatement à fin de la phase 2. Le système de stockage thermochimique entame son
déstockage pour compenser la diminution de l’énergie solaire reçue en fin de journée. La phase 3 s’arrête lorsque
le réacteur a fini son déstockage ou lorsque la température du réacteur atteint une température minimale définie
par l’utilisateur.
La Figure 5 représente l’ensemble des composants utilisés lors de la phase 3 de l’intégration 1. Cette phase
s’avère en générale plus simple que la phase 2 à initialiser étant donné que la majorité des composants sont déjà
présents et qu’un point de fonctionnement nominal peut être obtenu plus facilement. La Figure 6 montre que
l’avancement de la réaction n’est pas égal à 1 lorsque la température du réacteur passe en dessous de la
température minimale fixée (495°C). Ce paramètre sera discuté plus tard dans ce chapitre.
144
Chapitre V – Simulations dynamiques
a.
b.
Figure 6 : a. Température du réacteur en fonction du temps (intégration 1, phase 3)
b. avancement de la réaction en fonction du temps (intégration 1, phase 3)
Les trois phases des simulations ainsi que leurs conditions d’arrêts sont résumées dans la Figure 7.
145
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le bon fonctionnement d’une centrale solaire nécessite une stratégie de contrôle adaptée et relativement
complexe à cause de la multiplicité des contrôles à effectuer. Il est possible d’agir sur une large gamme
d’éléments mécaniques (e.g., pompes, vannes) de façon à contrôler les débits, les températures et les pressions.
Figure 8 : Exemple du contrôle d’une vanne dans le cas de la régulation d’un échangeur de chaleur [2]
L’exemple de la Figure 8 représente le contrôle de la température du fluide froid en sortie d’un échangeur de
chaleur par l’intermédiaire d’une vanne agissant sur le débit du fluide chaud. Un capteur permet de renvoyer la
valeur de la température (PV, Present Value) au système de contrôle qui adapte le signal de contrôle envoyé à
la vanne (CS, Control Signal) en fonction de la température désirée (SP, Set Point) (Figure 9).
Il existe plusieurs types de systèmes de contrôle, dont le contrôleur On/Off simple d’utilisation et peu cher (e.g.,
radiateur, réfrigérateur). Cependant son utilisation dans le cadre du contrôle d’une centrale solaire est limitée
car il oscille en permanence autour d’une valeur de référence sans jamais l’atteindre, ce qui rendra le système
particulièrement instable. Les régulateurs PID sont alors plus largement utilisés, en général choisis pour leur
robustesse et leur efficacité.
146
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le but d’une régulateur PID est d’adapter sa consigne (CS) afin de réduite l’écart e(t) entre la consigne (CS) et la
valeur variable (PV). L’équation temporelle de la consigne d’un régulateur PID s’écrit [3]:
1 𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑(𝑡𝑡)
𝐶𝐶𝐶𝐶(𝑡𝑡) = 𝐶𝐶𝑆𝑆0 + 𝐾𝐾. �𝑒𝑒(𝑡𝑡) + . � 𝑒𝑒(𝑡𝑡). 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝜏𝜏𝐷𝐷 . � (3)
𝜏𝜏𝐼𝐼 0 𝑑𝑑𝑑𝑑
147
Chapitre V – Simulations dynamiques
Une fois le choix du type de contrôleur effectué, il est nécessaire de régler les paramètres (K, τ I , τ D ) pour atteindre
les objectifs suivants : réponse rapide et sans dépassement, stabilité et robustesse du système.
Plusieurs méthodes existent :
• Réglage manuel (dans le cas d’un système simple)
• Méthode d’oscillation de Ziegler-Nichols
• Méthode de courbe de réaction de Ziegler-Nichols
• Méthode de courbe de réaction de Cohen-Coon
Dans les cas où le réglage manuel s’est avéré complexe, la méthode de courbe de réaction de Ziegler-Nichols a
alors été utilisée, sa procédure est la suivante [4] :
• Le système est placé en boucle ouverte à un point de fonctionnement constant
• A l’instant initial t 0 on applique un échelon au niveau de l’entrée, u(t 0 ) = u 1 , de l’ordre de 10% du signal
d’origine (u 0 )
• La réponse du système jusqu’au nouveau point de fonctionnement est enregistrée (Figure 11)
• Les paramètres du modèle sont alors déterminés en utilisant les tables de Ziegler-Nichols (Tableau 2)
Type de contrôleur K τI τD
P T/L ∞ 0
PI 0,9.T/L L/0,3 0
PID 1,2.T/L 2.L 0,5.L
148
Chapitre V – Simulations dynamiques
Différents systèmes de contrôle sont détaillés dans la partie suivante. Le Tableau 3 regroupe en fin de partie les
différents types de contrôle effectués dans les centrales solaires simulées.
Le contrôle de la température du fluide caloporteur en sortie de récepteur (Figure 12), s’effectue en agissant sur
la vitesse de rotation du compresseur placé dans la boucle du fluide caloporteur, permettant ainsi de faire varier
le débit. Le compresseur étant de plus un poste de dépense énergétique important, le contrôle de son débit
permet de limiter l’énergie dépensée.
149
Chapitre V – Simulations dynamiques
400
Puissance solaire
300
200
(MW) 100
0
18000 18500 19000 19500 20000 20500
Temps (s)
a.
800
Température (°C)
600
400
200
0
18000 18500 19000 19500 20000 20500
Temps (s)
b.
3000
Débit (kg/s)
2000
1000
0
18000 18500 19000 19500 20000 20500
Temps (s)
c.
Figure 13 : Exemple de contrôle de la température du fluide caloporteur en sortie de récepteur en faisant varier le débit de fluide
caloporteur
La Figure 13 montre que la température du fluide caloporteur à la sortie du récepteur augmente avec la
puissance solaire entrant dans le système. Lorsque la température désirée est atteinte (600 °C), la vitesse de
rotation du compresseur augmente, ce qui augmente le débit du fluide caloporteur. Même si on peut observer
un léger dépassement lors de l’échelon de puissance solaire (t = 18450 s), le contrôleur permet bien de réguler
la température à la valeur fixée.
150
Chapitre V – Simulations dynamiques
Figure 14 : Schéma représentant le contrôle de la température de vapeur surchauffée en sortie d’évaporateur (phase 2)
Dans le cas de l’exemple illustré (Figure 15), la régulation permet d’obtenir une température de la vapeur
surchauffée sortant de l’évaporateur constante et égale à la valeur fixée (480 °C) (Figure 15.b.) bien que la
puissance solaire varie (Figure 15.a.). La Figure 15.c. montre que le débit de fluide caloporteur régulé par la vanne
et qui traverse l’évaporateur est presque constant. En revanche le débit de fluide caloporteur qui circule dans le
réacteur varie avec le débit total de fluide caloporteur.
151
Chapitre V – Simulations dynamiques
700
a.
500
Température vapeur
490
surchauffée (°C)
480
470
460
450
20000 30000 40000 50000 60000 70000
Temps (s)
b.
5300
débit total
4300
Débit
Débit (kg/s)
3300 réacteur
Débit
2300 évaporateur
1300
300
20000 30000 40000 50000 60000 70000
Temps (s)
c.
Figure 15 : Exemple de contrôle de la température du fluide caloporteur en sortie de récepteur en faisant varier le débit de fluide
caloporteur
152
Chapitre V – Simulations dynamiques
Figure 16 : Schéma représentant le contrôle de la température de vapeur surchauffée en sortie d’évaporateur (phase 3)
On observe Figure 17 une légère variation du débit du fluide caloporteur lors de l’arrêt de la puissance solaire
entrant dans le système. La température de la vapeur surchauffée est régulée autour de la valeur fixée (480 °C),
ce qui valide ce dispositif de contrôle.
153
Chapitre V – Simulations dynamiques
300
Puissance solaire
200
(MW) 100
0
65000 66000 67000 68000 69000 70000 71000 72000 73000 74000 75000
Temps (s)
a.
1500
caloporteur (kg/s)
1450
Débit de fluide
1400
1350
1300
65000 66000 67000 68000 69000 70000 71000 72000 73000 74000 75000
Temps (s)
b.
500
Température vapeur
450
400
350
(°C)
300
65000 66000 67000 68000 69000 70000 71000 72000 73000 74000 75000
Temps (s)
c.
Figure 17 : Exemple de contrôle de la température de vapeur surchauffée en sortie d’évaporateur en faisant varier le débit de
fluide caloporteur (phase 3)
154
Chapitre V – Simulations dynamiques
Les Figure 19.a., b. et c. représentent l’évolution de la pression, du débit et de l’arc partiel de la turbine basse
pression (BP) du cycle de Rankine en fonction du temps et ce lors de la phase 3. La Figure 19.c. montre que la
pression en entrée de turbine est constante malgré une variation de débit du fluide entrant dans la turbine
(Figure 19.a.). Le contrôleur permet bien de réguler la pression en agissant sur l’arc partiel du modèle de turbine
(Figure 19.c.).
155
Chapitre V – Simulations dynamiques
150,00
Débit (kg/s)
100,00
50,00
0,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
a.
1,00
0,80
Arc partiel
0,60
0,40
0,20
0,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
b.
9,00
Pression (bar)
8,50
8,00
7,50
7,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
c.
Figure 19 : Exemple de contrôle de la pression en entrée de turbine en faisant varier l’arc partiel de la turbine
156
Chapitre V – Simulations dynamiques
0,10
Pression (bar)
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
a.
Débit chaud (kg/s)
100
50
0
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
b.
5 000
Débit froid (kg/s)
4 000
3 000
2 000
1 000
0
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
c.
Figure 21 : Exemple de contrôle de la pression de condensation en faisant varier le débit de fluide froid
La Figure 21.a. montre que la pression dans le condenseur reste constante malgré une variation de débit chaud
arrivant dans le condenseur (exemple du condenseur en sortie de turbine BP de la phase 3) (Figure 21.b.). Le
157
Chapitre V – Simulations dynamiques
débit de fluide froid entrant dans le condenseur s’adapte au débit de fluide chaud (Figure 21.c.). Ce contrôle du
débit de fluide froid permet donc de réaliser un contrôle de la pression de condensation de façon convenable.
La Figure 23.b. représente le débit de vapeur absorbée par le réacteur (exemple tiré de la Phase 3 de l’intégration
1) et le débit du soutirage entre les turbines HP et BP au cours du temps. La Figure 23.a. montre que la pression
d’évaporation reste constante à la valeur fixée (1 bar) malgré la variation du débit de vapeur évaporée.
158
Chapitre V – Simulations dynamiques
1,50
Pression (bar)
1,00
0,50
0,00
65000 75000 85000 95000 105000
Temps (s)
a.
100,00
Débit (kg/s)
Réacteur
50,00
Soutirage
0,00
65000 75000 85000 95000 105000
Temps (s)
b.
Figure 23 : Exemple de contrôle de la pression d’évaporation en faisant varier le débit de soutirage
La Figure 25.b. montre que les débits de vapeurs entrant et sortant du condenseur sont égaux, ce qui implique
que le niveau est constant dans le condenseur (Figure 25.a.). Le contrôleur qui agit sur la vitesse de rotation de
la pompe permet d’ajuster le débit de fluide sortant en fonction du débit du condenseur (Figure 25.c.). Ce mode
de contrôle sera utilisé pour réguler les niveaux de condenseurs, évaporateurs et réservoirs.
159
Chapitre V – Simulations dynamiques
1,00
0,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
a.
150,00
Débit (kg/s)
100,00
50,00
0,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
b.
30,00
Fréquence pompe
20,00
(Hz)
10,00
0,00
65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000 100000 105000
Temps (s)
c.
Figure 25 : Exemple de contrôle du niveau de liquide du condenseur du cycle de Rankine de l’intégration 1 (phase 3) en faisant
varier la vitesse de rotation d’une pompe
160
Chapitre V – Simulations dynamiques
La Figure 27 représente un exemple de régulation de la température du mélangeur durant une partie de la phase
3 de l’intégration 1. On constate Figure 27.b. que le débit d’eau absorbée par le réacteur augmente
proportionnellement au débit du soutirage 1. Le débit du soutirage 2 varie (Figure 27.b.) de façon à conserver
une température du fluide en sortie de mélangeur constante (T = 160 °C) (Figure 27.a.).
200
Température (°C)
150
100
50
0
66000 67000 68000 69000 70000
Temps (s)
a.
100
Débit (kg/s)
soutirage 1
50 soutirage 2
réacteur
0
66000 67000 68000 69000 70000
Temps (s)
b.
Figure 27 : Exemple de contrôle de la température en sortie de mélangeur du cycle de Rankine de l’intégration 1 (phase 3) en
faisant varier le débit de soutirage
161
Chapitre V – Simulations dynamiques
2, 3 Niveau d’eau dans un Vitesse de rotation PI Contrôle du niveau d’eau dans un réservoir
réservoir d’une pompe en faisant varier le débit d’eau sortant du
réservoir par l’intermédiaire de la pompe
162
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le récepteur est constitué d’une mousse métallique sur laquelle est concentrée la puissance solaire réfléchie par
les miroirs avant d’être transmise au fluide caloporteur. La surface extérieure et le volume de la mousse
dépendent de la puissance thermique nécessaire au fonctionnement de la centrale solaire (P sol_tot ) dont les
corrélations sont disponibles dans le Chapitre IV.
D’après [5] une centrale à tour reçoit un flux incident moyen de 350 kW/m² (P sol_moye n ) au niveau de son
récepteur. La surface extérieure du récepteur peut alors être déterminée :
𝑃𝑃𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠_𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = (4)
𝑃𝑃𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠_𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
Connaissant le débit de fluide caloporteur et la surface extérieure de mousse il est alors possible de déterminer
la vitesse du fluide caloporteur en entrée (u amont ), ainsi que la vitesse du fluide caloporteur dans la mousse (u pore )
[6]:
ṁ
𝑢𝑢𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 = (5)
𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 . 𝜌𝜌
L’épaisseur de la mousse est déterminée en fonction de la surface d’échange nécessaire pour transmettre la
totalité de l’énergie au fluide caloporteur.
𝑃𝑃𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
ℎ𝑠𝑠𝑠𝑠 . 𝛥𝛥𝛥𝛥. 𝑆𝑆𝑠𝑠𝑠𝑠é (7)
𝛥𝛥𝛥𝛥 =
𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
1 − 𝜀𝜀
𝑆𝑆𝑠𝑠𝑠𝑠é = 6. (8)
𝑑𝑑𝑝𝑝
163
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le Tableau 4 rassemble les dimensions des récepteurs solaires des trois configurations d’intégration.
Le Tableau 4 montre que les différences de surface d’échange et d’épaisseur entre les trois intégrations sont
relativement faibles. Cela peut s’expliquer par le fait que les puissances solaires nécessaires sont relativement
proches. De plus, on remarque que les pertes de charge associées à la mousse sont relativement faibles. En effet,
comme la surface d’entrée de la mousse est grande et la vitesse du fluide caloporteur dans la mousse est très
faible (environ 0,2 m/s), le frottement est faible et les pertes de charges sont faibles. Ainsi, les pertes de charges
au sein de la mousse métallique peuvent être raisonnablement négligées dans la suite de l’étude.
Le dimensionnement du champ solaire (ensemble d’héliostats) des trois configurations d’intégration a été réalisé
en se basant sur les données fournies par l’étude statique. Les temps estimés de stockage/déstockage et la
puissance nécessaire au fonctionnement de la centrale ont été pris en compte dans ce dimensionnement. Dans
ce cas, par simplification, la puissance solaire a été supposée constante pendant l’ensoleillement :
Avec : - t, le temps
- t start , le temps de début d’ensoleillement
- t stop , le temps de fin d’ensoleillement
- P sol_max , la puissance solaire pendant l’ensoleillement
La Figure 28 représente les approximations réalisées pour le dimensionnement du champ solaire. Cette
approximation a permis d’établir un premier dimensionnement du champ solaire pour les trois configurations
d’intégration. Celui-ci pourra par la suite être affiné en fonction des résultats obtenus avec les simulations
164
Chapitre V – Simulations dynamiques
dynamiques. Le Tableau 5 rassemble les dimensions du champ solaire de chaque configuration et du cas de
référence sans stockage.
800
600
DNI (W/m²)
400 P_réelle
P_approximée
200
DNI mini
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Temps (h)
Tableau 5 : Premier dimensionnement du champ solaire des trois configurations d’intégration et du cas de référence
165
Chapitre V – Simulations dynamiques
Boucle Rankine
Pompes
Rendement isentropique 0,85 0,85 0,85
Rendement volumétrique 1 1 1
Turbine HP
Rendement isentropique 0,85 0,85 0,85
Rendement mécanique 1 1 1
Turbine BP
Rendement isentropique 0,85 0,85 0,85
Rendement mécanique 1 1 1
Evaporateur
Température de sortie caloporteur (°C) 250 250 250
Condenseur
Volume (m3) 100 100 100
Température de sortie de fluide froid 30 30 30
(°C)
166
Chapitre V – Simulations dynamiques
167
Chapitre V – Simulations dynamiques
168
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le Tableau 10 rassemble les résultats des simulations réalisées pour les intégrations 1, 2 et 3 pour une journée
type « été » et une journée type « hiver » qui seront discutées dans les sections suivantes. Pour rappel, le
dimensionnement des centrales a été réalisé pour un fonctionnement optimal durant une journée type « été »
et pour une production d’électricité en base.
Lors du calcul du rendement des intégrations, il est possible de faire une distinction entre le rendement calculé
pour la totalité de la centrale, composée de la boucle caloporteur et de la boucle Rankine (rendement global) et
le rendement calculé uniquement pour la boucle Rankine (rendement Rankine). Une même démarche est
applicable pour la puissance électrique consommée. L’utilisation des valeurs globales de rendement et de
puissance est utile pour quantifier le fonctionnement général de la centrale. Toutefois, l’intérêt des valeurs pour
le cycle de Rankine est de permettre une comparaison avec l’étude statique présentée dans le Chapitre IV.
169
Chapitre V – Simulations dynamiques
Une simulation dynamique d’une centrale solaire sans système de stockage a été réalisée afin de pouvoir servir
de cas de référence. Le dimensionnement des composants a été réalisé pour une production de 100 MW.h
pendant 12h. Le Tableau 11 rassemble les résultats pour le cas de référence. Le premier constat que l’on peut
réaliser est que le rendement global est très proche du rendement Rankine. La consommation électrique du
compresseur liée au débit de fluide caloporteur est faible.
170
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le Tableau 10 montre que la durée de stockage (et de production) de l’intégration 3 est plus importante que
celle des deux autres intégrations. Cela peut s’expliquer par les différences de dimensionnement des trois
configurations. De plus, le cycle de Rankine de l’intégration 3 a besoin d’une puissance minimale plus petite que
celle des autres intégrations pour fonctionner, il peut donc démarrer plus tôt et s’arrêter de fonctionner plus
tard. La différence entre la durée de stockage pour une journée type « été » et une journée type « hiver » est
due à la différence d’ensoleillement, plus faible pour une journée type « hiver ».
On remarque aussi Tableau 10 que la durée de déstockage de l’intégration 3 est plus importante que celle des
deux autres intégrations. Celle-ci dépend directement de la puissance stockée dans les réacteurs
thermochimiques des intégrations. Or, on remarque Figure 29 qu’en fin de phase 2 (phase de stockage)
l’avancement de la réaction n’est pas le même pour les 3 intégrations. L’intégration 3 est celle qui a été le mieux
dimensionnée, l’avancement de sa réaction en fin de phase 2 est le plus faible. De plus, on constate Figure 29
que l’avancement de la réaction pendant les journées type « hiver » est élevé (supérieur à 0,6). Cela s’explique
par le fait que les centrales ne disposent pas de la puissance solaire nécessaire pour décomposer tout le réactif
chimique du réacteur largement surdimensionné pour une journée type « hiver ».
1
Avancement de la
0,8
réaction
0,6
0,4
0,2
0
Intg 1 Intg 2 Intg 3 Intg 1 Intg 2 Intg 3
(été) (été) (été) (hiver) (hiver) (hiver)
Type d'intégration
La production électrique est l’ensemble de l’énergie produite par les turbines des centrales. Le Tableau 10
montre que l’intégration 2 possède une production plus importante que les deux autres intégrations. Cependant,
ce critère seul n’est pas suffisant pour comparer les centrales. En effet, la production est fonction du
dimensionnement, de la durée de production et des rendements.
171
Chapitre V – Simulations dynamiques
50
Puissance électrique
40 BP
30 HP
(MW)
20 BP1
10
0
5 7,5 10 12,5 15 17,5 20
temps (h)
La Figure 30 montre que la production des turbines BP et HP de l’intégration 3 est égale et constante pendant la
phase 2. Cependant, la production de la turbine basse pression (BP1) reliée au réacteur est variable car elle
dépend du débit de vapeur d’eau issue du réacteur, lui-même dépendant de l’ensoleillement. Cette variation n’a
pas d’impact dans ces simulations car le rendement isentropique des turbines est considéré constant. En
revanche, si l’hypothèse d’un rendement variable est prise en compte, on assistera à une diminution de la
production de la turbine BP1 ainsi qu’à une diminution du rendement global de l’installation. De plus, le Tableau
10 montre que la production sur une journée type est environ deux fois plus faible en hiver qu’en été à cause de
la diminution de la durée de production.
Enfin, si l’on compare la production des centrales solaires avec stockage en été au cas de référence sans stockage
(respectivement 2300 MW.h et 1100 MW.h) on constate que qu’elle est deux fois plus importante. En effet, le
système de stockage permet pour un dimensionnement proche du cycle de Rankine une production plus élevée.
Afin d’effectuer une comparaison plus facile entre les consommations des trois intégrations, on a ramené leur
consommation en MW.h consommé /MW.h produit (Figure 31).
0,1200
consommé/MW.h produit)
0,1000
Consomation (MW.h
Conso globale
0,0800
Conso Rankine
0,0600
0,0400
0,0200
0,0000
Intg 1 (été) Intg 2 (été) Intg 3 (été) Intg 1 Intg 2 Intg 3 Cas de
(hiver) (hiver) (hiver) référence
Type d'intégration
Figure 31 : Consommation électrique des trois intégrations ramenée en MW.h consommé /MW.h produit
La Figure 31 montre que la consommation électrique du cycle de Rankine est nettement inférieure à la
consommation globale des installations. Le compresseur (cf Figure 3, 4 et 5 dans le circuit primaire) représente
172
Chapitre V – Simulations dynamiques
le poste de dépense le plus important pour les trois intégrations. Les consommations électriques du cycle de
Rankine sont quasiment égales pour les trois intégrations. Ceci peut s’expliquer par le fait que les débits dans le
Rankine sont proches d’une configuration à l’autre. L’intégration 3 possède la consommation électrique globale
la plus élevée, due au débit plus important de fluide caloporteur (travail du compresseur plus important).
L’écart entre les consommations électriques global et Rankine du cas de référence est faible. De plus, elles sont
proches de la consommation Rankine des centrales avec stockage. L’intégration d’un système de stockage
entraine donc une surconsommation due à un débit important dans la boucle caloporteur. En effet l’ajout d’un
système de stockage augmente l’énergie que le fluide caloporteur de la boucle primaire doit transporter.
Une façon de réduire la consommation des intégrations serait de remplacer le fluide caloporteur gazeux (air sous
pression) par un liquide (e.g., sels fondus) dont la mise en circulation pourrait être réalisée avec une pompe
beaucoup moins énergivore qu’un compresseur.
La consommation en eau est la quantité d’eau nécessaire au refroidissement des différents condenseurs des
intégrations :
• Condenseur du cycle de Rankine placé en aval de la turbine basse pression (BP)
• Condenseur placé en aval du réacteur thermochimique
La température de sortie de l’eau froide des condenseurs est régulée à 30 °C (température de rejet maximale
admissible). Pour effectuer une comparaison de la consommation d’eau des intégrations, on a représenté sur la
Figure 32 la consommation d’eau de la centrale par kW.h produit.
Pour une journée type « été », la consommation d’eau des trois intégrations est très proche (environ 135
kg eau /kW.h produit ). Pour une journée type « hiver » la consommation de l’intégration 3 est la plus importante,
suivie de l’intégration 1. A part pour l’intégration 2, les consommations sont légèrement supérieures en hiver. La
consommation d’eau plus importante de l’intégration 3 est due à la consommation plus importante d’eau du
condenseur en sortie de turbine BP1. En effet, le condenseur de vapeur issue du réacteur des intégrations 1 et 2
est situé en aval de l’échangeur récupérateur alors que le condenseur de l’intégration 3 est situé en aval de la
turbine BP1. La consommation d’eau du cycle Rankine des trois intégrations est proche de celle du cas de
référence. L’ajout d’un système de stockage entraine une consommation d’eau plus importante.
Ces résultats peuvent servir par la suite dans le cas d’une réflexion sur l’utilisation de condenseurs à air. Ceux-ci
entraineraient une réduction du rendement des intégrations (à cause de à la présence de ventilateurs et d’une
température plus élevée des condenseurs) et plus particulièrement pour l’intégration 3 qui possède les plus gros
besoins en condensation.
173
Chapitre V – Simulations dynamiques
180
Figure 32 : Consommation d’eau des trois intégrations et du cas de référence par kW.h produit
V.3.2.6. Rendement
Le Tableau 12 rassemble les rendements Rankine calculés pour chaque intégration ainsi que pour le cas de
référence, uniquement à partir des consommations électriques des éléments du cycle de Rankine.
Tableau 12 : Comparaison des rendements calculés en étude statique avec ceux obtenus en dynamique dans le cycle de Rankine
(journée type « été »)
Le Tableau 12 montre que les rendements obtenus pendant l’étude dynamique sont proches des rendements
obtenus dans l’étude statique (moins de 1 % d’écart) pour les intégrations. En revanche, on remarque que le
rendement du cas de référence a été divisé par deux. En effet, les simulations dynamiques montrent qu’une
grande partie de l’énergie solaire entrant dans le système est perdue faute de stockage. L’analyse de la
comparaison des trois intégrations est par conséquent similaire à celle de l’étude statique : le rendement de
l’intégration 3 est supérieur à celui de l’intégration 1, lui-même meilleur que celui de l’intégration 2.
Le Tableau 10 montre que lorsqu’on prend en compte le compresseur, le rendement global des centrales est
nettement dégradé, environ 2,5 % de moins (sauf pour le cas de référence).
Les rendements des trois intégrations sont meilleurs pour une journée type « hiver » alors que l’on aurait pu
s’attendre à obtenir un meilleur rendement pour une journée type « été » pour laquelle les trois intégrations ont
été dimensionnées. Cela peut s’expliquer par le fait que plus la durée de stockage est faible et plus le rendement
sera élevé (voir Chapitre 3 : Etude statique). De plus, en hiver, le surdimensionnement du système de stockage
permet de stocker une grande part d’énergie sous forme de chaleur sensible ayant un meilleur rendement que
le stockage sous forme thermochimique.
174
Chapitre V – Simulations dynamiques
On constante lors de la première étude que l’ensemble du réactif n’est pas complétement décomposé en fin de
phase 2 (voir Figure 29). Cela s’explique par une puissance solaire disponible trop faible et donc à un sous-
dimensionnement du champ solaire.
Dans la partie suivante, on déterminera le champ solaire optimal pour chaque intégration permettant d’obtenir
une décomposition quasi parfaite du réactif (avancement de 0,05) en fin de phase 2. Pour obtenir la surface du
champ solaire nécessaire on réaliser un processus itératif, présenté Figure 33.
Le Tableau 13 rassemble les surfaces de champ solaire optimisées et non optimisées des trois configurations
d’intégration. L’écart le plus important de dimensionnement est celui de l’intégration 2 et le moins important
celui de l’intégration 3.
175
Chapitre V – Simulations dynamiques
Tableau 13 : Nouvelles surface de champs solaire optimisée pour les trois intégrations
1
0,99
Avancement de la
0,98
réaction
0,97
0,96
0,95
0,94
0,93
Intg 1 (été) Intg 2 (été) Intg 3 (été)
Type d'intégration
Figure 34 : Avancement de la réaction thermochimique en fin de phase 2 pour une température d’arrêt de 495 °C
35
Rendement de système
30
25
20 Avec compresseur
15 Sans compresseur
10
5
0
480 485 490 495 500
Température de fin de phase 3 (°C)
176
Chapitre V – Simulations dynamiques
Avancement réaction
0,8
0,6
0,4
0,2
0
480 485 490 495 500
Température de fin de phase 3 (°C)
Figure 36 : Variation de l’avancement de la réaction de l’intégration 1 en fin de phase 3 en fonction de la température d’arrêt en
fin de phase 3
La Figure 35 montre que plus la température d’arrêt est basse et plus le rendement du système est élevé. En
effet, une température d’arrêt basse implique une synthèse du réactif plus importante (voir Figure 36), l’énergie
qui a permis de décomposer le réactif est mieux restituée. Par la suite, une température d’arrêt de 485 °C sera
utilisée car il faut qu’il subsiste un écart de température entre le réacteur et la vapeur surchauffée du cycle de
Rankine (à 480 °C).
La Figure 37 montre que la surface optimale de champ solaire augmente lorsque la température d’arrêt en fin
de phase 3 diminue. En effet, une diminution de cette température augmente la puissance totale stockée par le
réacteur dont la part de stockage sensible augmente.
1034000
Surface de champ solaire
1032000
1030000
(m²)
1028000
1026000
1024000
480 485 490 495 500
Température de fin de phase 3 (°C)
177
Chapitre V – Simulations dynamiques
La solution pourrait être d’utiliser un système de stockage thermochimique sous forme de modules dont le
fonctionnement est indépendant. Il serait possible d’ajuster le nombre de modules utilisés en fonction de la
nécessité du moment, ce qui permettrait de ne pas chauffer l’ensemble du système de stockage à chaque
utilisation. Cette conception modulaire est aussi envisageable dans le cas d’une journée type « été » afin de
réduire l’inertie du système de stockage pendant sa charge.
Des travaux ont été réalisés pour modéliser un système de stockage modulaire fonctionnant en cascade (Figure
38).
La régulation se fait par l’intermédiaire de vannes commandées par des régulateurs PID. L’étude était basée sur
un dimensionnement de blocs assez petits (quelques mètres cubes), impliquant une régulation de plus d’un
millier de blocs pour chaque intégration. Le nombre important de systèmes de régulations présents rend
l’ensemble numériquement instable (grand nombre d’équations non linéaires et recirculation de fluide entre les
modules).
Cette amélioration n’a pas pu être réalisée dans la suite de cette étude mais reste envisageable en considérant
des blocs de taille plus importante (exemple : division d’un système de stockage en 4 blocs) ou en simplifiant la
façon dont est codée la régulation.
Jusqu’à maintenant, les pertes thermiques du réacteur ont été négligées. Cependant, dans une démarche visant
à améliorer les modèles, il est intéressant de déterminer si leur prise en compte est significative ou si elles sont
négligeables.
178
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le coefficient d’échange global entre l’air extérieur et le réacteur peut être calculé de la façon suivante :
1
𝐻𝐻 =
1 𝑒𝑒𝑒𝑒
+ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 + 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅
(10)
ℎ𝑠𝑠𝑠𝑠 𝜆𝜆𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
179
Chapitre V – Simulations dynamiques
a. b.
Figure 40 : a. Modélisation d’un bloc de réacteur entouré d’isolant
b. Vue en coupe de la température dans l’isolant
La Figure 40.a. représente un bloc réacteur entouré d’une couche d’isolant thermique. La Figure 40.b. représente
la température dans la couche d’isolant d’une coupe du bloc dans sa longueur. On obtient un écart entre les
résultats obtenus analytiquement et numériquement inférieur à 1 %. On pourra donc supposer dans la suite de
l’étude que les ponts thermiques sont négligeables.
On part du principe que les blocs peuvent être mis en parallèle (superposés et côte à côte) mais pas en série afin
de garantir une température de fluide caloporteur suffisante dans l’ensemble des blocs. La surface extérieure de
180
Chapitre V – Simulations dynamiques
chaque module (ensemble de blocs) S extM dépend du nombre de blocs superposés (H T ) et mis côte à côte (L T ).
Elle peut être calculée de la façon suivante :
En prenant : - nb e = 5
- nb c = 20
On obtient S extM = 234,24 m²
La surface extérieure totale (S tot ) se calcule alors en multipliant le nombre de modules utilisés par la surface
extérieure d’un module.
V.4.1.3.3. Simulations
Afin de quantifier les pertes thermiques du réacteur, son modèle a été modifié pour prendre en compte la
convection thermique naturelle à sa surface. L’équation de conservation de l’énergie s’écrit à présent :
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝐻𝐻2𝑂𝑂
𝑚𝑚𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 . 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 . = ℎ𝑠𝑠𝑠𝑠 . 𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ . �𝑇𝑇𝑝𝑝 − 𝑇𝑇𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 � − ∆𝐻𝐻𝑅𝑅 . + ∆𝑄𝑄𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 + 𝐻𝐻. 𝑆𝑆𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 . (𝑇𝑇𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 − 𝑇𝑇𝑝𝑝 ) (12)
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Le fonctionnement du réacteur pendant une phase de non utilisation (débit de fluide caloporteur nul) a été
simulé. La Figure 42 montre que lorsque le réacteur est isolé, l’écart de température entre le début et la fin des
simulations est faible (0,6 °C pour S=4660 m² et 1,3 °C pour S=10000 m²) et ce même pour une durée relativement
longue de 10 h. En revanche si le système n’est pas isolé, il perd près de 30 °C en 10h. De plus, on constate Figure
42 que la surface d’échange extérieure n’a pas une grande influence sur la baisse de température du réacteur.
Son calcul pourra donc être approximé si besoin dans le futur.
Les pertes thermiques déterminées à partir de la diminution de température du réacteur sont rassemblées dans
le Tableau 14. Celui-ci montre que les pertes thermiques sont importantes lorsque le système n’est pas isolé (400
fois plus importante que pour le système isolé). Par la suite, si on considère que le système est isolé, les pertes
thermiques pourront être négligées. En revanche, si l’isolation fait défaut, les pertes thermiques devront être
prises en compte dans les simulations car elles auront un impact important sur le rendement des systèmes.
181
Chapitre V – Simulations dynamiques
Figure 42 : Variation de la température du réacteur au cours du temps en fonction de la surface d’échange extérieure et du
coefficient d’échange convectif
Coefficient d’échange thermique (W/m2/K) Surface totale (m2) Pertes thermiques (MW.h)
0,201 4660 4,5
0,201 10000 9,6
10 4660 216,9
V.4.2. Exploitation
Le Tableau 15 rassemble les résultats des simulations réalisées en utilisant des paramètres améliorés pour une
journée type « été ».
182
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le Tableau 15 montre que la durée de stockage (et de production) de l’intégration 3 est plus importante que
celle des deux autres intégrations. Cela s’explique par des différences de dimensionnement et par le fait que le
cycle de Rankine de l’intégration 3 a besoin d’une puissance minimale moins élevée que celle des autres
intégrations pour être mis en route. De plus il peut sembler étonnant que les durées de stockage et de déstockage
des centrales soient supérieures à 24h mais cela résulte d’un surdimensionnement du système de stockage.
L’amélioration des paramètres a permis d’augmenter la durée de déstockage des trois intégrations grâce à une
utilisation plus complète du réacteur.
La variation de durée de déstockage constatée entre les trois intégrations est due à son calcul qui débute lorsque
le déstockage commence et ce même pour une faible puissance déstockée (cas de l’intégration 1 et 2) lorsque la
puissance solaire est encore en partie disponible.
Comme dans la partie précédente, la comparaison de la production électrique des trois intégrations dépend de
leur dimensionnement et de leur rendement. La Figure 43 montre que la production des trois intégrations
améliorées est proche. De plus, la production des intégrations améliorées est plus importante que celle des
intégrations non améliorées. Cela s’explique par un champ solaire mieux dimensionné et par une meilleure
exploitation du système de stockage qui ont permis une durée de déstockage plus importante et donc une
production plus importante.
3000
Production électrique (MW.h)
2500
2000
Non améliorées
1500
Améliorées
1000
500
0
Intg 1 Intg 2 Intg 3
Type d'intégration
Afin d’effectuer une comparaison plus facile, la consommation des 3 intégrations a été ramenée en
MW.h consommé /MW.h produit (Figure 44). Comme dans la partie précédente, on remarque (Figure 44) que la
consommation électrique du cycle de Rankine est nettement inférieure à la consommation totale. La
consommation électrique des cycles de Rankine des intégrations améliorées et non améliorées est proche. En
revanche, la consommation totale est nettement plus importante dans le cas des intégrations améliorées 1 et 2.
183
Chapitre V – Simulations dynamiques
Ceci peut s’expliquer par le fait que le débit du cycle caloporteur est plus élevé pour les intégrations améliorées
(car le champ solaire est plus important) et entraine une augmentation de la consommation du compresseur. En
ce qui concerne l’intégration 3, sa consommation électrique globale est légèrement plus faible dans le cas de la
centrale 3 améliorée ce qui implique un meilleur rendement électrique.
Dans le cadre de simulations futures, une augmentation de la température maximale du fluide caloporteur
permettrait de faire baisser son débit, ce qui se traduira par une diminution de la consommation du compresseur
et augmentation du rendement global de l’installation. Cependant, une fusion du réactif et des détériorations
matérielles pourrait être à prévoir.
0,1400
consommé/MW.h produit)
0,1200
Consommation (MW.h
0,1000
0,0800 Conso totale
0,0600 Conso Rankine
0,0400 Conso totale (améliorée)
0,0200 Conso Rankine (améliorée)
0,0000
Intg 1 Intg 2 Intg 3
Type d'intégration
Figure 44 : Consommation des trois intégrations ramenée en MW.h consommé /MW.h produit
La Figure 45 montre que la consommation d’eau de l’intégration 3 est moins importante que celle des deux
autres intégrations. Cette différence est due à la consommation du cycle de Rankine qui est moins importante.
En effet, le soutirage plus important dans l’intégration 3 détourne une partie du fluide à condenser
140
Consommation eau (kg/KW.h
120
100
80
produit)
60 Conso_React
40 Conso_Rank
20
0
Intg 1 Intg 2 Intg 3
Type d'intégration
184
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le Tableau 16 montre que les rendements Rankine obtenus pendant l’étude dynamique sont une nouvelle fois
relativement proches des rendements obtenus dans l’étude statique (moins de 1 % d’écart) sauf dans le cas de
l’intégration 2 pour laquelle le rendement a augmenté de 1,5 % lors de l’amélioration de l’intégration. Le
rendement Rankine de l’intégration 3 est le plus important suivi des intégrations 1 et 2 que l’on peut considérer
à égalité.
On remarque que lorsqu’on prend en compte le compresseur, le rendement global est toujours nettement
dégradé (environ 3% de moins). Le rendement global de l’intégration 3 demeure le plus important.
Le Tableau 17 montre que les améliorations des intégrations ont fait baisser légèrement le rendement global des
intégrations 1 et 2 et légèrement augmenter celui de l’intégration 3. Dans le cas des intégrations 1 et 2,
l’augmentation de la surface de champ solaire entraine une augmentation de débit de fluide caloporteur et donc
une augmentation des dépenses énergétiques des intégrations.
Tableau 16 : Comparaison des rendements calculés statiquement et obtenus grâce aux simulations dynamiques en prenant en compte
uniquement le cycle de Rankine (journée type « été »)
Tableau 17 : Comparaison des rendements des intégrations aux paramètres améliorés et non améliorés
On peut conclure en disant que de façon générale, l’amélioration des paramères (surface de champ solaire et
température du réacteur en fin de déstockage) a permis d’améliorer leur rendement ainsi que leur
fonctionnement (système de stockage utilisé dans sa totalité).
L’intégration 3 est celle qui possède le meilleur rendement global (31,39 %) suivie de l’intégration 1 (28,16 %)
puis de l’intégration 2 (27,18 %). Cette tendance est la même que celle obtenue lors de l’étude statique. Enfin,
la production de l’intégration 3 est légèrement inférieure à celle des deux autres intégrations. Ce résultat est dû
à son dimensionnement. Si on voulait augmenter son rendement, on pourrait par exemple augmenter le débit
du cycle de Rankine pendant la phase de stockage.
185
Chapitre V – Simulations dynamiques
Le Tableau 18 rassemble l’ensemble des résultats obtenus pour les simulations d’une centrale basée sur une
production en pic et un ensoleillement type « été ».
186
Chapitre V – Simulations dynamiques
La durée de stockage correspond à la durée totale d’ensoleillement. La durée de déstockage (1,1 h) dépend de
la puissance stockée par le système de stockage thermochimique et de la puissance nécessaire au
fonctionnement du cycle de Rankine.
La turbine placée en aval du réacteur thermochimique produit 550 MW.h elect en récupérant l’énergie de la vapeur
surchauffée produite par la réaction chimique (Tableau 18). Le cycle de Rankine produit 1002 MW.h elect sur une
durée de 1,1 h avec les turbines haute et basse pression (HP et BP). L’intégration d’une turbine en sortie de
réacteur (intégration 3) permet de récupérer une quantité d’énergie non négligeable. En effet, les intégrations 1
et 2 n’auraient pas permis de valoriser l’énergie issue de la réaction thermochimique.
La Figure 47 montre que la consommation électrique du cycle de Rankine est négligeable devant la
consommation globale. De plus, dans le cas d’un fonctionnement en pic, la consommation du compresseur est
beaucoup plus importante (0,37 MW.h consommé /MW.h produit ) que pour un fonctionnement en base (0,09
MW.h consommé /MW.h produit ). Cela peut s’expliquer par le débit beaucoup plus important de fluide caloporteur
(environ 16000 kg/s en production en pic contre 1500 kg/s en production en base) lors du déstockage qui
entraine des pertes de charges importantes (environ 2,4 bars en production en pic et 0,025 bars en production
en base) et une consommation élevée du compresseur.
0,4000
consommé/MW.h produit)
Consomation (MW.h
0,3000
Conso globale
0,2000 Conso Rankine
0,1000
0,0000
Intg 3 (pic) Intg 3 (base)
Type d'intégration
187
Chapitre V – Simulations dynamiques
La Figure 48 montre que la consommation d’eau pour une production en pic est plus importante que pour une
production en base. Lorsque l’on regarde en détails les consommations, on s’aperçoit que celle du cycle de
Rankine est plus faible et que l’augmentation est due à la consommation du condenseur du réacteur qui est plus
élevée.
150
Consommation eau
(kg/KW.h produit)
100
Réacteur
50
Rankine
0
Intg 3 (pic) Intg 3 (base)
Type d'intégration
Figure 48 : Comparaison entre la consommation d’eau de l’intégration 3 pour une production en pic et en base
Le Tableau 19 montre que le rendement Rankine est moins élevé pour le mode de production en pic (27,9 %
en pic contre 34,2 % en base). De plus, la différence entre rendement Rankine et rendement global est très
importante pour le mode de production en pic (10 % en pic contre 3 % en base). Le rendement global de
l’installation (17,89 %) est faible. Si l’on se base sur un critère énergétique, le mode de production en pic est
beaucoup moins intéressant que le mode de production en base. Cependant, comme le but de cette installation
est la production et la revente d’électricité, une étude économique est nécessaire pour savoir si ce type de
production est définitivement à écarter ou si malgré son faible rendement elle est économique intéressante.
Tableau 19 : Comparaison des rendements calculés statiquement et obtenus grâce aux simulations en prenant en compte uniquement
le cycle de Rankine (journée type « été »
188
Chapitre V – Simulations dynamiques
189
Chapitre V – Simulations dynamiques
[1] Sustainability EC for E and. Système d’information géographique photovoltaïque-carte intéractive 2012.
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190
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
191
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
VI.1. Introduction
L’étude a été réalisée en collaboration avec le professeur Azzaro-Pantel du Laboratoire de génie chimique
(LGC) basé à l’ENSIACET INPT à Toulouse.
L’objectif de cette partie est la comparaison basée sur des critères environnementaux des configurations
d’intégration d’un système de stockage thermochimique à un cycle de Rankine sous énergie solaire
concentrée. Précédemment, une étude statique a mis en évidence trois configurations d’intégration
prometteuses (intégration 1 dite thermique, intégration 2 dite massique et intégration 3 dite turbine).
Cette étude a permis d’établir un premier dimensionnement de leurs composants et de classer les trois
types d’intégration en fonction de leur rendement énergétique.
Une analyse du cycle de vie (ACV) permet de quantifier les impacts environnementaux d’un produit sur
l’ensemble de son cycle de vie (extraction des matières premières, transport, utilisation, recyclage). La
définition faite par le référentiel ISO 14040 (2010) est la suivante : ‘’l’ACV est une méthode pour analyser
les aspects environnementaux et les potentiels impacts associés à un produit, par la réalisation d’un
inventaire comprenant les principales entrées et sorties d’un système ; par l’évaluation des impacts
potentiels associés à ces entrées et sorties et par l’interprétation des résultats des phases d’inventaire et
d’impact, en relation avec les objectifs de l’étude.’’
L’ACV est un outil normalisé, reconnu et permettant l’utilisation de bases de données. Elle est la méthode
la plus aboutie dans le cadre de la réalisation d’une évaluation globale environnementale. Les impacts
potentiels sur l’environnement sont déterminés par les bilans de quantité de flux de matières et d’énergie
liés à chaque état du cycle de vie du produit.
Généralement une ACV s’effectue en 4 étapes (ISO 14040 (2010)):
• définitions des objectifs et du champ d’étude : définition de la fonction, de l’unité fonctionnelle et
des frontières du système
• inventaire des émissions : description du processus, collecte et calcul des données, interprétation
des résultats et analyse de leurs limites
• analyse des impacts environnementaux : traduction des données de l’inventaire en impacts et
agrégation des données pour avoir le moins de paramètres possibles
• interprétation des résultats : classification et comparaison des scénarios en utilisant une méthode
d’analyse multicritère
La méthode ACV permet une analyse plus complète que les méthodes d’analyse de flux monocritères (e.i.,
Bilan Carbone), puisque la totalité des impacts est étudiée. L’étude ne porte pas uniquement sur un groupe
de matière mais sur l’ensemble des impacts liés à un procédé, produit ou service. Il sera en effet possible
dans le cadre d’une réduction des impacts environnementaux d’un procédé de vérifier si le bilan global des
émissions est positif ou négatif. Cependant, les ACV ne permettent pas d’effectuer d’analyse de risques et
n’incluent pas automatiquement d’étude économique de marché [2].
192
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
Le but de cette ACV est d’analyser et de comparer l’impact écologique de trois concepts d’intégration d’un
système de stockage thermochimique à un cycle de Rankine sous énergie solaire concentrée. On pourra
alors déterminer quelle intégration est la plus respectueuse de l’environnement, ainsi que les processus et
matériaux les plus impactants.
L’unité fonctionnelle (UF) de cette ACV est basée sur la production d’une quantité d’énergie de 100 MWhe
produit par les centrales solaires. La durée de vie de la centrale considérée est de 25 ans. L’ACV
comparative des trois intégrations sera basée sur des limites de système et des hypothèses communes
pour ne pas biaiser l’analyse.
Les limites du système sont représentées sur la Figure 2. L’extraction et la transformation des matériaux
sont prises en compte. Le transport des matériaux mis en jeu est considéré identique entre les trois
scénarios et n’a pas été pris en compte car il n’apparaît pas comme un facteur différenciant. Les opérations
de maintenance pendant le fonctionnement de la centrale se limitent au lavage des miroirs. Le recyclage
des éléments constitutifs de la centrale n’a pas été traité dans cette étude (il semble que cette phase soit
régulièrement négligée dans les ACV de centrales solaires) ([7],[3] ).
193
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
VI.2.2.1.1. Dimensionnement
Les composants mis en jeu dans les cycles de Rankine des trois intégrations sont presque les mêmes.
Cependant, leurs puissances et leurs conditions d’utilisation varient. Chaque composant a été choisi et
dimensionné pour son fonctionnement critique, c’est-à-dire celui qui nécessite le plus gros volume ou la
plus grande surface d’échange. Le dimensionnement a été réalisé à l’aide d’un logiciel interne. L’acier au
carbone, moins cher et moins polluant que l’acier inoxydable a été choisi à chaque fois qu’il été possible de
l’utiliser. Le Tableau 1 rassemble des masses des éléments constitutifs du cycle de Rankine des trois
intégrations.
194
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
195
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
VI.2.2.2.1. Dimensionnement
Le réacteur thermochimique est conçu comme un échangeur à plaque (voir Chapitre 4). Son
dimensionnement dépend de la puissance nécessaire lors du déstockage et du temps pendant lequel on
souhaite pouvoir déstocker. On détermine dans un premier temps la masse de réactif nécessaire :
𝑉𝑉𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶
𝑛𝑛𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 = (2)
𝐿𝐿.𝑙𝑙.𝑒𝑒𝑒𝑒
196
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
197
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
VI.2.2.3.1. Dimensionnement
Le champ solaire est constitué de l’ensemble des héliostats permettant de concentrer la puissance solaire
au niveau du récepteur. Son dimensionnement dépend de la puissance nécessaire au fonctionnement de la
centrale et du nombre d’heures d’ensoleillement. En se basant sur le dimensionnement réalisé dans le
chapitre 5, on obtient le Tableau 5 :
Hypothèses :
• durée d’ensoleillement : 11h
• durée de déstockage : 13h
Tableau 5 : Dimensionnement du champ solaire
Les héliostats sont composés en majorité de métal et de miroirs. Leurs émissions seront détaillées par la
suite.
198
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
VI.2.2.4. Récepteur
VI.2.2.4.1. Dimensionnement
Le dimensionnement de la tour et plus particulièrement de sa hauteur a été réalisé en suivant les règles
d’approximation déterminées par Falcone en 1986 [12] permettant un dimensionnement rapide [7] (Figure
3).
Figure 3 : Schéma représentant les ordres de grandeur d’une tour solaire entourée d’un champ d’héliostats
La densité d’héliostats peut être définie comme le rapport de la surface de miroirs sur la surface de terrain
et est en général comprise entre 0,2 et 0,25. On peut alors en déduire l’équation suivante :
𝑚𝑚𝑆𝑆 .4
𝑇𝑇𝑇𝑇 = �𝜋𝜋.80,4375.𝑑𝑑 (4)
199
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
En se basant sur des centrales déjà construites ou en construction et possédant un champ solaire égal voir
légèrement supérieur, on a pu relever les dimensions de champ solaire et de tour [13] (Tableau 8). Au vu de
ces données, les hauteurs de tour trouvées semblent cohérentes. Dans la suite de ce chapitre une hauteur
de tour de 250 m a été choisie pour les trois intégrations. Une étude de sensibilité permettra aussi de voir
si le récepteur est un élément ayant un impact important.
Tableau 8 : Exemple de hauteurs de tours d centrales à concentration
200
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
201
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
0,0014
Centrale 1 Centrale 2 Centrale 3
0,0012
ecopoint/MW.h produit
0,001
0,0008
0,0006
0,0004
0,0002
0
radiation
carcinogens
Respiratory
occupation
Respiratory
extraction
Carcinogens
Ozone layer
ecotoxicity
ecotoxicity
Non-renewable
acidification
Terrestrial
eutrophication
warming
acid/nutri
Terrestrial
inorganics
Ionizing
depletion
Global
Mineral
organics
Aquatic
Aquatic
Land
Non-
Aquatic
energy
Figure 4 : Comparaison midpoint pondérée des 3 intégrations
120
Champ Solaire Stockage Rankine Recepteur a tour
100
80
60
%
40
20
0
radiation
carcinogens
Respiratory
occupation
extraction
Carcinogens
Ozone layer
Respiratory
ecotoxicity
ecotoxicity
Non-renewable
acidification
Terrestrial
eutrophication
warming
acid/nutri
Terrestrial
inorganics
Ionizing
depletion
Global
Mineral
organics
Aquatic
Aquatic
Land
Non-
Aquatic
energy
a. Intégration 1
202
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
120
Champ Solaire Stockage Rankine Recepteur a tour
100
80
60
%
40
20
renewable…
radiation
carcinogens
Respiratory
occupation
extraction
Carcinogens
Ozone layer
Respiratory
ecotoxicity
ecotoxicity
acidification
Terrestrial
eutrophication
warming
acid/nutri
Terrestrial
inorganics
Ionizing
depletion
Global
Mineral
organics
Aquatic
Aquatic
Non-
Land
Non-
Aquatic
b. Intégration 2
120
Champ Solaire Stockage Rankine Recepteur a tour
100
80
60
%
40
20
renewable…
radiation
carcinogens
Respiratory
occupation
extraction
Carcinogens
Ozone layer
Respiratory
ecotoxicity
ecotoxicity
acidification
Terrestrial
eutrophication
warming
acid/nutri
Terrestrial
inorganics
Ionizing
depletion
Global
Mineral
organics
Aquatic
Aquatic
Non-
Land
Non-
Aquatic
c. Intégration 3
Figure 5 : Etude midpoint des trois intégrations
203
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
14
12
(kg CO2_eq/MW.h) 8
Recepteur a tour
6 Rankine
4 Stockage
2 Champ solaire
0
Intégration Intégration Intégration Sans
1 2 3 stockage
Type d'intégration
Figure 6 : Comparaison du Global Warming Potential des configurations d’intégration et du cas de référence
204
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
Figure 7 : Comparaison des GWP publiés pour les technologies de production d’électricité [18]
205
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
35
Temps de retour énergétique (mois)
30
25
20
15
10
0
Centrale sans Intégration 1 Intégration 2 Intégration 3 Eolienne
Eoliène 22MW
MW Solaires
stockage photovoltaïque
Figure 8 : Comparaison du temps de retour énergétique des trois configurations d’intégration avec des systèmes produisant de
l’énergie renouvelable [19], [20]
206
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
L’indicateur de sensibilité peut être défini comme le rapport des variations relatives des grandeurs de sortie
sur les valeurs d’entrée.
𝛥𝛥𝐼𝐼 /𝐼𝐼
𝑆𝑆 = 𝛥𝛥𝑥𝑥𝑗𝑗/𝑥𝑥𝑗𝑗 (5)
𝑖𝑖 𝑖𝑖
Les résultats de l’étude de sensibilité ont été obtenus en prenant une variation relative des entrées
(récepteur, Rankine, champ solaire, stockage) de l’ordre de 20 %.
Les Figure 9.a. et Figure 9.b. montrent que le champ solaire est le composant le plus sensible de
l’installation. Une erreur lors de son dimensionnement (surface d’héliostat) ou de l’évaluation de ses
émissions entrainera une incertitude importante lors du calcul des impacts finaux de la centrale. Même s’il
n’est pas aussi sensible que le champ solaire, le système de stockage reste un élément important dont le
dimensionnement doit être réalisé avec précaution. Le récepteur et le cycle de Rankine sont des éléments
peu sensibles, des valeurs approchées des masses de leurs composants pourraient être suffisantes pour
réaliser cette ACV. Ces résultats pouvaient être attendus, le champ solaire et le système de stockage
représentant les masses de matériaux les plus importantes.
0,8
0,7
0,6
Sensibilité
0,5 Intégration 1
0,4
Intégration 2
0,3
0,2 Intégration 3
0,1
0,0
Récepteur Rankine Champ solaire Stockage
a. Cas du GWP
0,8
0,7
0,6
Sensibilité
0,5 Intégration 1
0,4
Intégration 2
0,3
0,2 Intégration 3
0,1
0,0
Récepteur Rankine Champ solaire Stockage
Figure 9 : Etude comparative de la sensibilité des composants des intégrations 1, intégration 2 et intégration 3
207
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
VI.3. Conclusion
Dans ce chapitre, une analyse du cycle de vie comparative des trois types d’intégration retenus dans les
chapitres précédents a été réalisée. Un dimensionnement des trois installations a été effectué de façon à
évaluer les quantités de matériaux mis en œuvre dans la fabrication des éléments constitutifs des
installations. Ensuite, une analyse des émissions et de leurs impacts sur le réchauffement climatiques (kg
CO 2eq ) ainsi que sur la consommation d’énergie primaire a été réalisée. Enfin, une étude de sensibilité des
différents composants des centrales (cycle de Rankine, récepteur à tour, système de stockage et champ
solaire) a été effectuée, ainsi qu’une comparaison des résultats obtenus avec d’autres types de
technologies productrices d’énergie renouvelable. Les conclusions de ces études sont les suivantes :
• l’intégration 3 est celle dont les impacts environnementaux sont les moins importants, suivie de
l’intégration 1 puis 2 :
• le temps de retour énergétique de l’intégration 3 est de 120 jours alors que les temps de
retour des intégrations 1 et 2 sont respectivement de 127 et 130 jours
• le GWP de l’intégration 3 est de 10,64 g CO 2_eq /MW.h alors que les GWP des intégrations 1
et 2 sont respectivement de 11,27 g CO 2_eq /MW.h et 11,59 g CO 2_eq /MW.h
• les impacts environnementaux des trois types d’intégration sont proches
• le champ solaire et le système de stockage sont les éléments les plus sensibles et les plus impactant
(70 % pour le champ solaire et 25 % pour le réacteur)
• les impacts environnementaux d’une centrale sans système stockage sont plus faibles que pour une
centrale avec un système de stockage thermochimique (temps de retour énergétique de 90 jours et
GWP de 8,5 g CO 2_eq /MW.h) mais l’écart reste faible
• les impacts du solaire concentré couplé à un système de stockage thermochimique sont faibles
comparés aux autres technologies de productions d’électricité renouvelable
Il sera possible d’améliorer ces résultats en affinant le dimensionnement des composants, en incluant le
transport de tous les éléments de leur lieu de construction à l’emplacement des centrales solaires ainsi
qu’en prenant en compte le recyclage des matériaux lors de la fin de vie de l’installation.
208
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
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[21] National Renewable Energy Laboratory. Concentrating Solar Power 2008.
209
Chapitre VI - Analyse du cycle de vie
210
Chapitre VII - Conclusion générale et perspectives
Dans le chapitre I, l’intérêt d’utiliser un système de stockage thermochimique dans une centrale solaire à
concentration a été présenté. Les objectifs ainsi que les lignes directrices de la thèse ont été listés.
Dans le chapitre II, l’étude bibliographique a montré que l’intégration d’un système de stockage thermique
dans une centrale solaire est nécessaire pour garantir son bon fonctionnement et palier au caractère
intermittent de l’énergie solaire. Ce chapitre a révélé que les études sur les systèmes de stockage
thermiques sensibles sont nombreuses et leur utilisation répandue. Cependant, concernant les systèmes
de stockage thermochimiques, aucun n’est actuellement utilisé dans une centrale solaire à concentration.
Un travail d’optimisation de l’intégration des systèmes de stockage thermochimique est à réaliser.
Dans le chapitre III, quatre configurations d’intégration d’un système de stockage thermochimique dans
un cycle de Rankine sous énergie solaire concentrée ont été mises en avant : intégration 1 dite thermique,
intégration 2 dite massique, intégration 3 dite turbine et intégration 4 dite caloporteur. Cette dernière a
été écartée par la première étude énergétique à cause de son rendement trop faible. Une étude
paramétrique des intégrations 1, 2 et 3 a ensuite été réalisée afin d’identifier les paramètres influant sur
les systèmes. Les points de fonctionnement des systèmes permettant d’obtenir les meilleurs rendements
ont alors été fixés. Cette étude a mis en évidence le fait que dans des conditions optimales, l’intégration 3
possède le meilleur rendement énergétique (33,88 %) suivi de l’intégration 1 (30,8 %) puis 2 (30 %). Une
étude exergétique a ensuite été réalisée. Elle a permis de conclure qu’une fois de plus l’intégration 3
possède un meilleur rendement (exergétique cette fois) (54 %) suivie de l’intégration 1 (51 %) puis 2 (50
%).
Dans le chapitre IV, le but était de préparer le travail de simulation dynamique du chapitre V. Des modèles
représentant les composants d’une centrale solaire ont été créés et testés. Une attention particulière a
été apportée au modèle de réacteur thermochimique dont le respect de l’inertie de fonctionnement est
211
Chapitre VII - Conclusion générale et perspectives
particulièrement important. Plusieurs types de modèles ont parfois été créés pour un même composant
(discrétisé, non discrétisé) afin de pouvoir choisir lors des simulations le modèle le plus stable.
Dans le chapitre V, des simulations dynamiques de l’intégration 1, 2 , 3 et d’un cas de référence ont été
réalisées pour différentes journées types (« été » et « hiver ») et pour un mode de production d’électricité
en base. Le dimensionnement et les paramètres de fonctionnement des trois intégrations ont été
améliorés. Les pertes thermiques du réacteur ont pu être considérées comme négligeables si celui-ci est
isolé. L’intégration 3 est celle qui possède le meilleur rendement (31,39 %) suivie des intégrations 1 (28,15
%) et 2 (27,81 %). L’intégration 3 a aussi été simulée pour un mode de production en pic, son rendement
s’est avéré très faible (17,89 %). La nécessité d’utiliser un système de stockage modulaire permettant
d’adapter le nombre de modules utilisés en fonction de la saison a été démontrée. Enfin, il a été montré
que l’utilisation d’un système de stockage thermique est primordiale pour améliorer le rendement et la
production journalière des centrales solaires (rendement sans stockage : 21,5 %).
Dans le chapitre VI, une analyse comparative du cycle de vie des trois configurations d’intégration retenues
a été réalisée afin de les comparer sur des critères environnementaux. L’intégration 3 est celle dont les
impacts environnementaux sont les moins importants (e.g., GWP et temps de retour énergétique). Les
impacts environnementaux ne sont pas déterminants dans le choix d’une configuration. En effet, ils
demeurent relativement proches pour les trois configurations.
Les travaux réalisés dans cette thèse sont une première étape dans le processus d’intégration d’un
système de stockage thermochimique à une centrale solaire concentrée. Cependant, les résultats obtenus
sont encourageant. En effet, les simulations ont montré que le rendement d’une centrale solaire
concentrée intégrant un système de stockage thermochimique était élevé (31,39 % pour l’intégration 3)
et que l’impact environnementale était faible comparé aux autres technologies de production d’électricité.
Il a aussi été montré qu’un système de stockage rend possible une production journalière beaucoup plus
importante.
212
Chapitre VII - Conclusion générale et perspectives
• La mise en place d’une étude expérimentale permettant de valider les simulations d’intégration
d’un système de stockage thermochimique.
• L’optimisation économique permettant tout en étant couplée à une optimisation du rendement
de l’installation d’avoir une électricité la moins chère possible.
• Une étude de la qualité de la vapeur d’eau issue du réacteur permettant de confirmer ou
d’infirmer la faisabilité d’un couplage réacteur thermochimique/turbine et la mise en contact de
la vapeur d’eau et de l’eau du cycle de Rankine.
213
Chapitre VII - Conclusion générale et perspectives
214
Ugo PELAY
Intégration d’un procédé de Stockage Thermochimique à un cycle
de Rankine, sous Energie solaire concentrée (In-STORES)
Integration of a Thermochemical Storage process in a Rankine cycle, under solar
concentrated Energy (In-STORES)
Résumé Abstract
L’intégration d’un système de stockage thermique dans The integration of a thermal energy storage (TES)
une centrale solaire à concentration augmente la durée system in a concentrated solar power (CSP) plant
de production journalière de la centrale tout en increases the daily production time and permits to
permettant de surmonter le caractère intermittent de overcome solar energy’s intermittent character. Among
l’énergie solaire. Parmi les trois types de stockage the three types of existing thermal storage technology
thermique existants (sensible, latent et (sensible, latent, thermochemical), thermochemical
thermochimique), le stockage thermochimique semble storage receives an increasing attention in recent years.
être le plus avantageux. En effet, sa grande densité Indeed, its high energy density and its capacity to store
énergétique et sa capacité à stocker de l’énergie sans energy without heat losses during a long period of time
pertes pendant une grande période de temps en font le make it the most promising candidate for CSP
candidat ayant le plus de potentiel pour équiper les application.
centrales solaires à concentration. L’objectif principal de The principal objective of this PhD dissertation is to
cette thèse est de développer un procédé innovant de study the innovative thermochemical storage process, to
stockage de l’énergie solaire et d’optimiser son propose conceptions for its integration into a CSP plant
intégration dans une centrale solaire à concentration par and to optimize the CSP plant’s overall efficiency.
une démarche qui vise l’optimisation globale des Various methodologies were used, including energy and
performances de la centrale. Des méthodes numériques exergy analyses based on the first and second law of
permettant de simuler le fonctionnement d’une centrale thermodynamics, dynamic numerical simulations for the
solaire ont été utilisées afin d’étudier le fonctionnement operation cycle and the life cycle analysis.
de la centrale et de déterminer ses performances. Three integration configurations have been firstly
Trois configurations d’intégration ont été proposées, proposed, studied and compared based on the energy
étudiées et comparées. Des études énergétiques et and exergy analyses. Dynamics models for individual
exergétiques statiques ont permis d’effectuer des component of the system and the CSP plant as a whole
comparaisons des configurations d’intégration en se were created and tested. These simulations made it
basant sur les rendements énergétiques et exergétiques possible to carry out a comparison or the integration
obtenus. Des modèles dynamiques de composants ont configurations taking into account the inertia of the
été créés afin de réaliser des simulations dynamiques components and the variable solar irradiation. Several
des configurations d’intégration. Ces simulations ont electricity production modes have also be tested (base
permis d’effectuer une comparaison des configurations production, peak production). Finally, a life cycle
d’intégration en prenant en compte l’inertie des analysis was carried out in order to compare the three
composants et le caractère variable de l’ensoleillement. integration configurations based on environmental
Plusieurs modes de production d’électricité ont aussi pu criteria.
être testés (production en base, en pic). Enfin une
analyse du cycle de vie a été réalisée afin d’effectuer Key Words
une comparaison des trois configurations d’intégration Concentrated solar power plant (CSP), Thermal
en se basant sur des critères environnementaux. energy storage (TES), Thermochemical, Energy,
Exergy, Dynamic simulation, Life cycle analysis
Mots clés
Centrale solaire à concentration (CSP), Stockage
d’énergie thermique (TES), Thermochimique, Etude
énergétique, Exergie, Simulation dynamique,
Analyse du cycle de vie