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Analyse du stockage thermique par chaleur

Cette thèse de doctorat vise à améliorer la compréhension du stockage thermique par chaleur sensible et latente pour une utilisation efficace de l'énergie solaire. Elle se divise en deux parties : la première analyse un modèle numérique du stockage par chaleur sensible, tandis que la seconde explore l'intégration de matériaux à changement de phase, montrant que la durée de fusion est presque deux fois plus longue dans une configuration spécifique. Les résultats expérimentaux et théoriques concordent bien, avec des écarts inférieurs à 10%.

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Analyse du stockage thermique par chaleur

Cette thèse de doctorat vise à améliorer la compréhension du stockage thermique par chaleur sensible et latente pour une utilisation efficace de l'énergie solaire. Elle se divise en deux parties : la première analyse un modèle numérique du stockage par chaleur sensible, tandis que la seconde explore l'intégration de matériaux à changement de phase, montrant que la durée de fusion est presque deux fois plus longue dans une configuration spécifique. Les résultats expérimentaux et théoriques concordent bien, avec des écarts inférieurs à 10%.

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UNIVERSITE SAÂD DAHLAB DE BLIDA

Faculté de Technologie
Département de Mécanique

THÈSE DE DOCTORAT EN SCIENCES


En Génie mécanique

Spécialité : Énergétique

ANALYSE ET COMMANDE D’UN STOCKAGE THERMIQUE


PAR CHALEUR SENSIBLE

Par

LAFRI DJAMEL

Devant le jury composé de :

BOUMEDDANE BOUSSAD Professeur USDB 1 Président

KHELLAF ABDELLAH Directeur de Recherche CDER Examinateur

KHARCHI RAZIKA M.R.A CDER Examinatrice

ABBAS MOHAMED MRA UDES Examinateur

SEMMAR DJAFFAR Professeur USDB 1 Directeur de thèse

HAMID ABDELKADER Professeur USDB 1 Co-Directeur de thèse

Blida-2019
2

RÉSUMÉ

L’objectif du présent travail se situe dans le cadre d’une meilleure


compréhension des phénomènes qui se manifestent durant le stockage thermique
par chaleur sensible et par chaleur latente pour une utilisation rationnelle de
l’énergie solaire. Deux parties essentielles sont représentées : la première partie
est relative à l’étude du stockage par chaleur sensible. Pour cela, un modèle
numérique a été élaboré, celui-ci décrit tous les modes de transfert thermiques
impliqués durant la phase de charge et de relaxation. Les équations différentielles
obtenues ont été résolues par la méthode des différences finies. La comparaison
des résultats théoriques obtenus et ceux de l’expérimentation ont montré une
bonne concordance et les écarts obtenus sont inférieurs à 10 %. L’influence du
débit, position de l’échangeur et nature de la paroi de la cuve de stockage ont été
aussi traitées.

La deuxième partie concerne l’intégration des matériaux à changement de


phase (MCP) dans le stockage sensible. Deux cuves de stockages de
configurations différentes ont été expérimentées. Dans la première cuve, le
contenue de la paraffine est intégrée directement dans la partie latérale et pour la
seconde configuration le MCP est centré dans la cuve de stockage. L’analyse a
porté sur la distribution et les évolutions au cours du temps de la température à
l’intérieur du matériau à changement de phase et la détermination de l’interface
solide/liquide durant la charge. La durée de la fusion totale de la configuration (B)
est presque deux fois plus grande de la configuration (A).

Nous avons étudié également le processus de la solidification. Les


expériences montrent que la plage de solidification n’est pas la même que la plage
de fusion, le transfert de chaleur par conduction est prédominant et la solidification
dure plus longue que la fusion dans le cas de la configuration B

Mots-clés :

Chaleur sensible, stratification thermique, relaxation thermique, Matériau à


changement de phase, stockage thermique latent, caractérisation
thermophysique, MCP, fusion, solidification.
3

ABSTRACT

The purpose of the present work falls within the context of a better
understanding of the phenomena that occur during thermal storage through
sensible and latent heat for rational use of solar energy.
Two essential parts are represented: The first part is related to the study of
storage by sensible heat. For this, a numerical model has been developed, it
describes all heat transfer modes involved during the charge and relaxation phase.
The resulting differential equations have been solved by the finite difference
method. Comparison between theoretical and experimental results shows good
agreement and the differences obtained are less than 10%. Flow influence,
position of the heat exchanger and nature of the wall of the storage tank have
been also treated.
The second part deals with the integration of phase change materials
(PCMs) in latent storage. Two different storage tanks of different configurations
have been tested. In the first tank, the content of paraffin is integrated directly into
the lateral part, while for the second configuration the MCP is centred in the
storage tank. The analysis focused on the distribution and evolution over time of
the temperatures inside the phase change material and the determination of the
solid - liquid interface during charging. It is found that the duration of fully melting
of the configuration (B) is almost two times greater than the configuration (A).
We have also studied solidification process. Experiments show that the
solidification range is not the same as the melting range, heat transfer by
conduction is predominant and solidification takes longer than melting in the case
of configuration (B).
Keywords :
sensible heat, thermal stratification, thermal relaxation, phase change
materials, latent heat storage, thermophyical characterization, MCP, melting,
solidification.
‫‪4‬‬

‫ملخص‬
‫يندرج هذا العمل ضمن المجهودات المبذولة لتعميق فهم الظواهر التي تحدث أثناء‬
‫تخزين الحرارة المحسوسة وتخزين الحرارة الكامنة ‪,‬ذلك بغرض ترشيد استغالل طاقة‬
‫الشمسية ‪ .‬تعرض هاته االطروحة جزأين أساسيين ‪ :‬يتناول الجزء األول دراسة تخزين‬
‫الحرارة المحسوسة‪ .‬لهذا الهدف ‪ ،‬تم تطوير انموذج رقمي‪ ،‬يصف جميع انماط النقل‬
‫الحراري المتعلقة بمرحلة الشحن و التفريغ‪.‬‬
‫اعتمد حل المعادالت التفاضلية الناتجة على طريقة الفروق المنتهية‪ ,‬حيث أظهرت‬
‫المقارنة بين النتائج النظرية مع التجريبية منها اف ًقا جي ًدا بتسجيل فروق أقل من ‪.٪10‬‬
‫تناول البحث كذلك تأثير معدل التدفق وموضع المبادل الحراري وطبيعة جدار الخزان‪.‬‬

‫يتطرق الجزء الثاني من االطروحة الى دمج مواد تغيير الطور (‪ )PCMs‬في تخزين‬
‫الحرارة الكامنة‪ .‬تم اختبار صهريجي تخزين ذوا تكوين مختلف‪ .‬في الخزان األول ‪ ،‬يتم‬
‫دمج البارافين مباشرة في محيط الخزان ‪ ،‬اما بالنسبة للخزان الثاني ‪ ،‬فيوضع البارافين‬
‫فالمركز تماما‪.‬‬
‫تم التطرق الى توزيع درجة الحرارة والتغيرات بمرور داخل مادة تغيير الطور وتحديد‬
‫الواجهة الصلبة ‪ /‬السائلة‬
‫ركز التحليل على توزيع درجة الحرارة وتغيراتها بمرور الوقت ;داخل مادة تغيير الطور‬
‫وتحديد الواجهة الصلبة ‪ /‬السائلة أثناء الشحن‪ .‬يالحظ ان مدة االنصهار الكلي للتشكيلة‬
‫(‪ )B‬أكبر مرتين تقريبًا من للتشكيلة (‪.)A‬‬

‫تبين تجارب درسنا لعملية التصلب بان وتيرته ليست نفسها في االنصهار ‪ ،‬وأن انتقال‬
‫الحرارة عن طريق التوصيل سائد‪ .‬يجدر كذلك ذكر أن التصلب يستغرق وق ًتا أطول من‬
‫االنصهار في حالة التشكيلة )‪.(B‬‬
‫الكلمات المفتاحية ‪:‬‬

‫الحرارة المحسوسة ‪ ،‬التدرج الحراري ‪ ،‬التفريغ الحراري ‪ ،‬مواد تغيير الطور ‪ ،‬التخزين‬
‫الحرارة الكامنة ‪ ،‬الوصف الثيرموالفيزيائي ‪ ، MCP ،‬االنصهار ‪ ،‬التصلب‪.‬‬
5

REMERCIEMENTS

Tout d’abord je tiens à remercier les professeurs Djaffar Semmar et


Abdelkader Hamid mon directeur et co-directeur de thèse qui ont su encadré et
dirigé ce travail pendant ces années. Pour le temps qu’ils m’ont consacré et les
conseils qu’ils m’ont apportés.
J’adresse mes plus vifs remerciements à Monsieur Boussad
Boumeddane Professeur à l’Université de Blida, pour avoir manifesté un grand
intérêt pour le sujet en acceptant d’être Président de jury.
Que Monsieur Abdellah Khellaf Directeur de Recherche et Madame
Razika Kharchi Maitre de Recherche du Centre de Développement des Énergies
Renouvelables de BOUZAREAH Alger qui m’ont fait l’honneur de faire partie de
jury d’examination.
Monsieur Mohamed Abbas Maitre de Recherche de l’Unité de
Développement des Équipements Solaires de Bou Ismail Tipaza trouve ici
l’expression de mes sincères remerciements pour l’honneur qu’il me fait en
participant au jury.
Dr Koceila Mehalaine, Mme Nabila Haddadi, M. Toufik Doumas et mes
collègues du Département des Énergies Renouvelables de la Faculté de
Technologie de l’Université de Blida pour toute l’aide qu’ils m’ont apportée.
Je tiens également à remercier Messieurs Ouzzane Djamel, Said
Nourddine et Mefti Rachid, pour leurs générosités, leurs compétences
professionnelles et surtout pour avoir consacré une partie de leurs temps
d’amélioration ce travail.
Je tiens à remercier vivement Monsieur Diaf Said, le Directeur adjoint du
Centre de Développement des Énergies Renouvelables qui m’apporté ces aides
aux matériels scientifiques.
Dr Fatiha Mokhtari et Dr Sabrina Sami, mes collègues du CDER pour le
soutien qu’ils m’ont apporté.
Ceux qui m’ont aidé à tout moment :
Mes parents, mes frères, mes sœurs, mon épouse et mes enfants
(Nourhane et Wassim) qui ont été constamment présents à mes côtés.
6

SOMMAIRE

RÉSUMÉ .................................................................................................................................. 2
ABSTRACT................................................................................................................................ 3
RÉSUMÉ EN ARABE .......................................................................ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
REMERCIEMENTS ..................................................................................................................... 5
SOMMAIRE .............................................................................................................................. 6
NOMENCLATURE ..................................................................................................................... 9
LISTES DES FIGURES ............................................................................................................... 11
LISTES DES TABLEAUX ............................................................................................................ 13
INTRODUCTION GÉNÉRALE..................................................................................................... 14
CHAPITRE 1 : GÉNÉRALITÉ SUR LE STOCKAGE THERMIQUE ...................................................... 17
1.1. INTRODUCTION.......................................................................................................................... 17
1.2. INTEGRATION D’UN SYSTEME DE STOCKAGE SUR UN RESEAU DE CHALEUR ............................................ 17
1.3. LES DIFFERENTS TYPES DE STOCKAGE ............................................................................................. 17
1.3.1. Le stockage d’énergie mécanique .................................................................................. 18
1.3.2. Le stockage d’énergie électrique .................................................................................... 18
1.3.3. Le stockage d’énergie thermique ................................................................................... 19
[Link]. Le Stockage thermique par chaleur sensible ...........................................................................................19
[Link].1. Le stockage par chaleur sensible avec un matériau liquide .............................................................20
[Link].2. Le stockage par chaleur sensible avec un matériau solide ..............................................................20
[Link]. Le stockage par chaleur latente...............................................................................................................21
1.3.4. Le stockage d’énergie thermochimique ......................................................................... 21
[Link]. Réactions chimiques endothermiques réversibles ..................................................................................22
[Link]. Réactions de sorption ..............................................................................................................................23
1.3.5. Propriétés des matériaux à changement de phase ........................................................ 23
1.3.6. Classification des matériaux à changement de phase (MCP) ........................................ 25
[Link]. Les Corps inorganiques ............................................................................................................................26
[Link]. Les corps organiques ...............................................................................................................................27
[Link]. Les eutectiques ........................................................................................................................................30
1.3.7. Méthodes de conditionnement des MCP dans les applications de stockage thermique 31
1.3.8. Les applications des MCP ............................................................................................... 32
1.4. CONCLUSION............................................................................................................................. 33
CHAPITRE 2 : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE DU STOCKAGE THERMIQUE ....................................... 35
2.1. INTRODUCTION.......................................................................................................................... 35
2.2. STOCKAGE PAR CHALEUR SENSIBLE ................................................................................................ 35
2.3. STOCKAGE PAR CHALEUR LATENTE ................................................................................................ 39
2.3.1. Utilisation de MCP dans les réservoirs de stockage ....................................................... 40
2.3.2. Utilisation de MCP dans les microcapsules .................................................................... 43
2.3.3. Utilisation de MCP dans les échangeurs de chaleur....................................................... 45
7

2.4. STOCKAGE THERMIQUE MIXTE (SENSIBLE/LATENTE) ......................................................................... 50


2.5. CONCLUSION............................................................................................................................. 54
CHAPITRE 3 : MODÈLE NUMERIQUE........................................................................................ 56
3.1. INTRODUCTION.......................................................................................................................... 56
3.2. HYPOTHESES SIMPLIFICATRICES .................................................................................................... 56
3.3. BILAN THERMIQUE ..................................................................................................................... 57
3.4. RESOLUTION NUMERIQUE ........................................................................................................... 59
3.4.1. Discrétisation des équations .......................................................................................... 62
3.4.2. Critère de stabilité .......................................................................................................... 64
3.5. CONCLUSION............................................................................................................................. 64
CHAPITRE 4 : RÉSULTATS ET INTERPRÉTATIONS D’UN STOCKAGE PAR CHALEUR SENSIBLE ....... 65
4.1. INTRODUCTION.......................................................................................................................... 65
4.2. PRESENTATION DU DISPOSITIF EXPERIMENTAL ................................................................................. 65
4.2.1. Descriptions de système de stockage ............................................................................ 65
4.2.2. Instrumentations ............................................................................................................ 67
[Link]. Mesure de la température ......................................................................................................................67
[Link]. Mesure de débit ......................................................................................................................................69
4.3. PROCEDURE DE LA PHASE DE RELAXATION ...................................................................................... 70
4.4. RESULTATS ET DISCUSSIONS SUR LA PERIODE DE LA CHARGE THERMIQUE ............................................. 71
4.4.1. Distribution de la température à l’intérieure de la cuve de stockage ............................ 71
4.2.2. Analyse des résultats expérimentaux et celles de numériques ...................................... 74
4.2.3. Étude paramétriques sur le stockage thermique. .......................................................... 76
[Link]. Influence du débit sur la répartition de la température de stockage ......................................................76
[Link]. Influence de la position de l’échangeur sur la répartition de la température de stockage .....................77
4.3. RESULTATS ET INTERPRETATIONS DE LA PHASE DE RELAXATION........................................................... 80
4.3.1. Analyse des résultats numériques et expérimentaux ..................................................... 80
4.3.2. Évolution des profils de température au cours du temps............................................... 81
4.3.3. Influence de la nature de la paroi sur la stratification ................................................... 83
4.4 CONCLUSION.............................................................................................................................. 85
CHAPITRE 5 : INTÉGRATION D’UN MATÉRIAU DE CHANGEMENT DE PHASE DANS UN SYSTÈME
DE STOCKAGE THERMIQUE .................................................................................................... 86
5.1. INTRODUCTION.......................................................................................................................... 86
5.2. CONCEPTION DU DISPOSITIF EXPERIMENTAL ................................................................................... 87
5.3. INSTRUMENTATION .................................................................................................................... 90
5.3.1. Mesure de débit ............................................................................................................. 90
5.3.2. Mesure de température ................................................................................................. 91
5.4. RESULTATS ET DISCUSSION........................................................................................................... 92
5.4.1. Variation temporelle de la température du MCP suivant l’épaisseur et suivant le
diamètre ................................................................................................................................... 93
5.4.2. Évolution des températures du MCP contenant dans la cellule cylindrique et la partie
latérale de la cuve de stockage pour différentes hauteurs ...................................................... 97
5.4.3. La variation de la vitesse de croissance de la température du MCP .............................. 99
5.4.4. La fraction totale de liquide au cours de la charge ...................................................... 100
5.4.5. Position de l'interface solide-liquide ............................................................................ 101
5.5. PROCESSUS DE LA SOLIDIFICATION .............................................................................................. 104
8

5.5.1. Déroulement de la décharge ........................................................................................ 104


5.5.2. Évolution de la température du MCP au cours d’une décharge................................... 105
5.5.3. Évolution de la température du MCP suivant la hauteur pendant la décharge ........... 107
5.5.4. Évolution de la position de l'interface liquide-solide .................................................... 108
5.6. CONCLUSION........................................................................................................................... 112
CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES ........................................................................... 113
RÉFÉRENCES ........................................................................................................................ 116
9

NOMENCLATURE

Lettres latines
Af surface transversale du fluide de la cuve de stockage m²
Ap surface transversale de la paroi de la cuve de stockage m²
Al surface latérale de la cuve de stockage m²
af diffusivité thermique du fluide m/s²
Cf Chaleur spécifique du fluide J/Kg K
Cp Chaleur spécifique de la paroi j/Kg K
Ds Diamètre de la spire m²
Tf Température du fluide °C
Tp Température de la paroi °C
Te Température ambiante °C
D Diamètre de la cuve m
eec épaisseur du tube de l’échangeur m
ea épaisseur de la cuve de stockage m
eis épaisseur de l’isolant m
h coefficient d’échange par convection m
Hc hauteur de la cuve de stockage m
Uec Coefficient d’échange global de l’échangeur W/m²K
Hec hauteur de l’échangeur m
Keq coefficient d’échange global de la cuve de stockage W/m²K
Nu nombre Nusselt
Nueq nombre Nusselt équivalent
Pr nombre de Prandtl
p rapport hauteur/diamètre
q rapport hauteur/épaisseur
r rapport des capacités thermiques du fluide et de la paroi
s rapport de la conductivité thermique du fluide et de la paroi
10

Indices
f fluide
p paroi
ec échangeur
Is isolant
a acier
o valeur initiale

Symboles Grec
μ viscosité dynamique du fluide Kg/ms
ν viscosité cinématique du fluide m²/s
λ conductivité thermique W/mK
ρ masse volumique m3/kg
T* température adimensionnelle
Τ temps adimensionnel
11

LISTES DES FIGURES

FIGURE 1.1 : CLASSIFICATION DES MCP (ABHAT 1983) [13] ..................................................................................... 25


FIGURE 1.2 : DIFFERENTES GEOMETRIES UTILISEES POUR LA MACRO-ENCAPSULATION ........................................................ 32
FIGURE 1.3. REPRESENTE LA BATTERIE THERMIQUE. .................................................................................................... 33
FIGURE 2.1 : NOMBRE D’ARTICLES PUBLIES ANNUELLEMENT CONCERNANT LE STOCKAGE D’ENERGIE THERMIQUE []. ................ 35
FIGURE 2.2 : REPRESENTATION SCHEMATIQUE DE L’INSTALLATION EXPERIMENTALE ........................................................... 37
FIGURE 2.3. À GAUCHE : SCHEMA DES RESERVOIRS SOLAIRES DE STOCKAGE, A DROITE : SCHEMA DU SYSTEME SOLAIRE COMBINE 38
FIGURE 2.4. INSTALLATION EXPERIMENTALE DE CABEZA ET AL. [43]. .............................................................................. 40
FIGURE 2.5. SYSTEME EXPERIMENTAL AVEC UNE VUE DE LA CAPSULE EN ALUMINIUM DE SHOBO ET AL................................... 41
FIGURE 2.6. INSTALLATION AVEC PARAFFINE MICRO-ENCAPSULEE UTILISEE PAR VORBECK ET AL. [87] ................................... 42
FIGURE 2.7. DISPOSITIF EXPERIMENTAL DE CASTELL ET AL [47]...................................................................................... 42
FIGURE 2.8. BANC EXPERIMENTAL DE STOCKAGE THERMIQUE A CHALEUR LATENTE PAR ENCAPSULATION DE NANO3 ENTRE 250 ET
386 °C (ZHANG ET AL).................................................................................................................................. 44
FIGURE 2.9. RESERVOIR A LIT COMPACTE DE ORO ET AL. [52]. ...................................................................................... 45
FIGURE 2.10. ÉCHANGEUR AVEC RECIRCULATION DU MCP IMAGINE PAR N.H.S. TAY ET AL. [54] ........................................ 46
FIGURE 2.11. CALANDRE CONIQUE PROPOSEE PAR AKGÜN ET AL. [57]. .......................................................................... 47
FIGURE 2.12. EXEMPLE DE SYSTEME DE STOCKAGE DE TYPE TUBES & CALANDRE [59]. ....................................................... 48
FIGURE 2.13. PHOTOS TIREES DES TRAVAUX DE KOZAK ET AL. [63]. POUR CHAQUE TEMPS, LA PHOTO DE GAUCHE CORRESPOND AU
CAS OU LA SECTION D’ESSAIS EST DANS LE BAIN THERMOSTATE. SUR LA PHOTO DE DROITE, LA SECTION D’ESSAIS EST A L’AIR
LIBRE. ........................................................................................................................................................ 50
FIGURE 2.14. REPRESENTATION SCHEMATIQUE D’UNE CENTRALE DE TYPE ANDASOL .......................................................... 51
FIGURE 2.15 : REPRESENTATION SCHEMATIQUE DU SYSTEME ETUDIE .............................................................................. 52
FIGURE 2.16. REPRESENTATION SCHEMATIQUE DE L’UNITE PILOTE 2.3 MWH .................................................................. 54
FIGURE 3.1. SYSTEME DE STOCKAGE THERMIQUE ........................................................................................................ 57
FIGURE 3.2. UN ELEMENT DE VOLUME DU SYSTEME .................................................................................................... 57
FIGURE 4.1. CUVE DE STOCKAGE ............................................................................................................................. 66
FIGURE 4.2. ÉCHANGEUR DE CHALEUR ...................................................................................................................... 66
FIGURE 4.3. INSTALLATION COLLECTIVE ..................................................................................................................... 67
FIGURE 4.4. GROUPE DE TRANSFERT GT1 ................................................................................................................. 67
FIGURE 4.5. LA DISPOSITION DES THERMOCOUPLES ..................................................................................................... 68
FIGURE 4.6. LES THERMOCOUPLES DANS LA CUVE DE STOCKAGE COLLES SUR UNE TIGE ....................................................... 68
FIGURE 4.7. DEBITMETRE DIGITAL............................................................................................................................ 69
FIGURE 4.8. PRESENTATION DU SYSTEME EXPERIMENTALE ............................................................................................ 71
FIGURE 4.9. ÉVOLUTIONS DU CHAMP DE TEMPERATURES EN FONCTION DU TEMPS DANS LA CUVE DE STOCKAGE PENDANT LA
CHARGE ...................................................................................................................................................... 73
ERE
FIGURE 4.10. COMPARAISON ENTRE LES RESULTATS NUMERIQUES ET EXPERIMENTAUX DE LA 1 TRANCHE DU FLUIDE EN
FONCTION DU TEMPS .................................................................................................................................... 74
EME
FIGURE 4.11. COMPARAISON ENTRE LES RESULTATS NUMERIQUES ET EXPERIMENTAUX DE LA 4 TRANCHE DU FLUIDE EN
FONCTION DU TEMPS .................................................................................................................................... 75
EME
FIGURE 4.12. COMPARAISON ENTRE LES RESULTATS NUMERIQUES ET EXPERIMENTAUX DE LA 8 TRANCHE DU FLUIDE EN
FONCTION DU TEMPS .................................................................................................................................... 75
EME
FIGURE 4.13. COMPARAISON ENTRE LES RESULTATS NUMERIQUES ET EXPERIMENTAUX DE LA 10 TRANCHE DU FLUIDE EN
FONCTION DU TEMPS .................................................................................................................................... 76
FIGURE 4.14. INFLUENCE DU DEBIT SUR LA REPARTITION DE LA TEMPERATURE AU NIVEAU DE LA CUVE DE STOCKAGE. ............... 77
FIGURE 4.15. INFLUENCE DE LA POSITION DE L’ECHANGEUR SUR LA REPARTITION DE LA TEMPERATURE DE LA CUVE DE STOCKAGE78
12

FIGURE 4.16. TAUX D’ACCUMULATION DE CHAQUE TRANCHE DANS LA CUVE DE STOCKAGE ................................................. 79
FIGURE 4.17. ÉNERGIE TOTALE ACCUMULEE POUR LES TROIS CONFIGURATIONS ................................................................ 79
FIGURE 4.18. PROFIL DE TEMPERATURE EN FONCTION DE LA HAUTEUR DU FLUIDE APRES UNE DUREE DE RELAXATION DE 4 HEURES
................................................................................................................................................................ 80
FIGURE 4.19. PROFIL DE TEMPERATURE EN FONCTION DE LA HAUTEUR DE LA PAROI APRES UNE DUREE DE RELAXATION DE 4
HEURES ...................................................................................................................................................... 81
FIGURE 4.20. PROFILS DES TEMPERATURES DE PAROI ET DU FLUIDE AU COURS DU TEMPS POUR UN CHAMP INITIAL DE FORME
LINEAIRE. .................................................................................................................................................... 82
FIGURE 4.21. PROFILS DES TEMPERATURES DE PAROI ET DE FLUIDE POUR DES DIFFERENTS TEMPS DE RELAXATION THERMIQUE .. 83
FIGURE 4.22. INFLUENCE DE LA NATURE DE LA PAROI SUR LA STRATIFICATION POUR LA MEME DUREE DE RELAXATION............... 84
FIGURE 5.1. À GAUCHE : EMPLACEMENT AU CENTRE ; A DROITE EMPLACEMENT LATERAL ................................................... 87
FIGURE 5.2 : SYSTEME DE CHAUFFAGE ...................................................................................................................... 88
FIGURE 5.3. PHOTO DE L’INSTALLATION EXPERIMENTALE .............................................................................................. 89
FIGURE 5.4. DISPOSITIF EXPERIMENTAL..................................................................................................................... 89
FIGURE 5.5. LA DISPOSITION DES THERMOCOUPLES DANS LES DEUX CONFIGURATIONS ........................................................ 90
FIGURE 5.6. DEBITMETRE A ELECTROMAGNETIQUE...................................................................................................... 91
FIGURE 5.7. LE DISPOSITIF D’ETALONNAGE DES THERMOCOUPLES .................................................................................. 92
FIGURE 5.8. VARIATION TEMPORELLE DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT EPAISSEUR A LA HAUTEUR H=0CM. .................. 93
FIGURE 5.9. VARIATION TEMPORELLE DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT EPAISSEUR A LA HAUTEUR H=12CM ................. 93
FIGURE 5.10. VARIATION TEMPORELLE DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT EPAISSEUR A LA HAUTEUR H=24CM ............... 94
FIGURE 5.11. VARIATION TEMPORELLE DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT EPAISSEUR A LA HAUTEUR H=36CM .............. 94
FIGURE 5.12. VARIATION TEMPORELLE A LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LE DIAMETRE A LA HAUTEUR H=0CM ............... 95
FIGURE 5.13. VARIATION TEMPORELLE A LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LE DIAMETRE A LA HAUTEUR H=12CM ............. 96
FIGURE 5.14. VARIATION TEMPORELLE A LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LE DIAMETRE A LA HAUTEUR H=24CM ............. 96
FIGURE 5.15. VARIATION TEMPORELLE A LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LE DIAMETRE A LA HAUTEUR H=36CM ............. 97
FIGURE 5.16. ÉVOLUTION DES PROFILS DE TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LA HAUTEUR DE LA PARTIE LATERALE DE LA CUVE DE
STOCKAGE................................................................................................................................................... 98
FIGURE 5.17. ÉVOLUTION DES PROFILS DE TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LA HAUTEUR DE MILIEU DE LA CELLULE CYLINDRIQUE
................................................................................................................................................................ 99
FIGURE 5.18. COMPARAISON DE LA VITESSE DE CROISSANCE DE LA TEMPERATURE DE MCP ENTRE LES DEUX CONFIGURATIONS
PENDANT LA CHARGE .................................................................................................................................. 100
FIGURE 5.19. ÉVOLUTION DE LA FRACTION LIQUIDE DE LA PARAFFINE POUR LES DEUX CONFIGURATIONS A ET B AU COURS DE LA
CHARGE .................................................................................................................................................... 101
FIGURE 5.20. POSITION DE L’INTERFACE SOLIDE – LIQUIDE POUR DES TEMPS DIFFERENTS (CONFIGURATION A). .................... 102
FIGURE 5. 21. POSITION DE L’INTERFACE SOLIDE –LIQUIDE POUR DES TEMPS DIFFERENTS (CONFIGURATION B) ..................... 103
FIGURE 5.22. LA BOUCLE HYDRAULIQUE EXPERIMENTALE DE LA PHASE DE DECHARGE ....................................................... 105
FIGURE 5.23. ÉVOLUTION DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT L’EPAISSEUR AU COURS DE DECHARGE DE CAPACITE DE 5 LITRES
.............................................................................................................................................................. 106
FIGURE 5. 24. ÉVOLUTION DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LE DIAMETRE AU COURS DE DECHARGE DE CAPACITE DE 5
LITRES ...................................................................................................................................................... 106
FIGURE 5.25. ÉVOLUTION DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LA HAUTEUR DE LA CONFIGURATION A AU COURS DE
DECHARGE. CAPACITE DE 5 LITRES ................................................................................................................. 107
FIGURE 5.26. ÉVOLUTION DE LA TEMPERATURE DU MCP SUIVANT LA HAUTEUR DE LA CONFIGURATION B AU COURS DE
DECHARGE. CAPACITE DE 5 LITRES ................................................................................................................. 108
FIGURE 5.27. POSITION DE L’INTERFACE LIQUIDE – SOLIDE POUR DES TEMPS DIFFERENTS POUR LA CONFIGURATION A............ 110
FIGURE 5.28. POSITION DE L’INTERFACE LIQUIDE – SOLIDE POUR DES TEMPS DIFFERENTS POUR LA CONFIGURATION B ............ 111
13

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU 1.1 : QUELQUES PROPRIETES DES MATERIAUX DE STOCKAGE DE CHALEUR SENSIBLE A 20 °C [12] ............................ 21
TABLEAU 1.2 : PROPRIETES THERMOPHYSIQUES DES PARAFFINES, (SHARMA ET AL. 2009) [17] ........................................... 27
TABLEAU 1.3 : LISTE DE QUELQUES EUTECTIQUES ([Link] 1997) [ 23] ................................................................ 30
TABLEAU 5.1 : LES PROPRIETES THERMO PHYSIQUES DE LA PARAFFINE ............................................................................ 88
14

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Les statistiques du bilan énergétique de l’Algérie révèlent que notre pays se


classe parmi ceux, qui consomment le plus d’énergie électrique. Une tendance qui
concerne, en premier lieu, les ménages, à hauteur de 40%, suivie par l’industrie
avec moins de 30%. En plus, ces dernières années, la demande en électricité a
connu une évolution importante et particulièrement en périodes estivales,
atteignant des pics de consommation importants. Cette croissance est due à
l’utilisation massive des systèmes de chauffage et de climatisation. Des coupures
volontaires (délestage) qui durent plusieurs heures sont souvent effectuées afin de
préserver le réseau et lui éviter un écroulement total.
Cette situation oblige les pouvoirs publics à choisir de nouvelles
orientations en matière de rationalisation de l’utilisation et de la consommation de
l’énergie. Ainsi, la révision, en 2015, du programme portant sur le développement
des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie à l’horizon 2030, traduit
la volonté des autorités du pays d’opérer progressivement une transition
énergétique. Le programme national de maitrise de l’énergie et de l’efficacité
énergétique est axé sur trois secteurs stratégiques, en l’occurrence, le bâtiment,
l’industrie et les transports, dont le bilan énergétique fait ressortir «un impact
significatif sur la consommation énergétique du pays». La démarche du
gouvernement porte sur la mise en place des instruments censés concourir à une
économie d’énergie, de plus de 63 millions de TEP. Des objectifs qui exigent
l’introduction des mesures d’efficacité énergétique à travers l’isolation thermique
des bâtiments, l’utilisation des équipements performants dans l’éclairage et
l’éclairage public, la promotion de l’utilisation des chauffe-eaux solaires.
La nature intermittente de l’énergie solaire pose des problèmes de
stockage. Il est nécessaire de développer des dispositifs de stockage
permettant le transfert d’énergie des périodes excédentaires aux périodes
déficitaires et adapter ainsi sa production à sa consommation. Donc, vu
l’importance d’énergie solaire et la place qu’elle peut occuper la politique
énergétique du pays nécessite un stockage économe et efficace. Pour cela, il est
amplement justifié de concentrer les efforts de recherche pour améliorer le
15

rendement du stockage des systèmes actuels et de chercher de nouvelles


technologies de stockage.
Il y a trois genres de stockage thermique : stockage de chaleur sensible,
stockage par chaleur latente et stockage de chaleur réversible de réaction
chimique.
La méthode de stockage la plus utilisée dans toutes les applications
mentionnées ci-dessus est le stockage thermique par chaleur sensible. Dans les
systèmes de chauffage solaire, l'eau est encore employée pour les systèmes
solaires qui utilisent les liquides comme fluide caloporteur, alors qu'un lit de roche
est employé pour les installations solaires à air. Il se fait par la simple élévation de
la température du matériau. Toutefois, afin de parvenir à stocker une quantité
appréciable d'énergie, cette technique doit faire intervenir des températures
élevées. Ceci provient du fait que les chaleurs spécifiques de la plupart des
matériaux sont relativement faibles. Par ailleurs, il faut beaucoup plus d'énergie
pour faire fondre un matériau sans pour autant que sa température augmente.
L'énergie est alors stockée sous forme de chaleur latente (chaleur de fusion). Les
matériaux utilisés comme milieu de stockage les paraffines, les acides gras, les
sels et les eutectiques.
Malgré les nombreuses études réalisées par le passé, il est encore possible
de progresser dans l’amélioration et la conception des systèmes de stockage.
L’objectif de la thèse est donc de connaitre les phénomènes qui se manifestent
lors de la charge et la décharge dans les deux types de stockage thermiques les
plus utilisés à savoir le stockage sensible et latent. La thèse s’articule ainsi selon
les points suivants :
- Le premier chapitre est consacré sur les généralités sur le stockage
thermique sensible et latent.
- Le chapitre II est un état de l’art sur le stockage thermique par voie
sensible et latente. Il développe en premier lieu le principe de stockage par
chaleur sensible dans différentes cavités générées par une stratification
thermique. Ces études ont été entreprises expérimentalement et théoriquement.
Elles étudient principalement l’influence des différents paramètres tels que la
position d’entrée dans la cuve de stockage et le débit d’eau dans le système. Pour
le deuxième lieu, l’état de l’art est consacré sur le stockage thermique par voie
latente.
16

- Le chapitre trois présente le modèle numérique d’une cuve de stockage


avec échangeur de chaleur, auquel on aboutit deux équations différentielles
couplées la température du fluide et température de la paroi pour les deux phases
de stockage thermique à savoir : la charge et relaxation.
- Le quatrième chapitre est consacré à la réalisation du prototype
expérimental d’une cuve de stockage, muni d’un système de mesure qui nous a
permis de valider le modèle numérique, nous présentons les résultats dans
différents cas de figure sur l’influence de stockage thermique de la phase de
charge et relaxation.
- Le chapitre cinq aborde la conception et expérimentation de deux cuves
de stockage à chaleur latente. Le contenu de la paraffine est différent pour les
deux cuves. Le principe de notre étude est de suivre le phénomène de fusion et la
solidification pour les deux configurations. Les résultats expérimentaux obtenus
sont analysés et comparés.
Enfin, on terminera par une conclusion générale où l’on rappellera
l’essentiel du travail effectué, ainsi que des perspectives sur notre contribution.
17

CHAPITRE 1 : GÉNÉRALITÉS SUR LE STOCKAGE THERMIQUE

1.1. Introduction

Le stockage de l’énergie est un enjeu majeur du XXIe siècle [1-3], selon


Jeremy Rifkin, représente le troisième des cinq piliers de la troisième révolution
industrielle. En outre, le développement du stockage de l’énergie sous sa forme «
thermique » apparait comme étant un outil pouvant participer à la compétitivité de
nombreux domaines et technologies : les réseaux de chaleur et de froid, mais
aussi les centrales solaires thermiques à concentration, l’industrie agroalimentaire,
l’habitat, l’électronique, etc. ce chapitre vient rappeler et présenter l’essentiel du
stockage thermique.

1.2. Intégration d’un système de stockage sur un réseau de chaleur

Un réseau de chaleur est caractéristique par le fait que son fonctionnement


est soumis à de fortes variations de la charge au cours de la journée, de la
semaine et de la saison. En conséquence, les avantages liés à l’intégration d’un
système de stockage sur un réseau de chaleur sont multiples [4-5]
Les principales possibilités qui s’ouvrent aux gestionnaires de réseau via
l’intégration d’un système de stockage thermique sont les suivantes :
- la récupération dans les installations industrielles de la chaleur perdue
pendant la durée de leur fonctionnement pour l'utiliser ultérieurement pour d’autres
besoins.
- le stockage de l’énergie produite dans les systèmes solaires passifs
pendant le jour ensoleillé peut être utilisé pour combler les besoins énergétiques
pendant la nuit ou dans une autre période ultérieure.
- le refroidissement des circuits électroniques ainsi que le fonctionnement
en régime transitoire ces circuits nécessite généralement des puissances de
refroidissement bien supérieures aux puissances nominales qui engendrent un
surdimensionnement de ces circuits. Par conséquent, il est indispensable de leur
associer un système de stockage qui couvrira ces appels transitoires de
puissance et éviter ainsi le recours à leur surdimensionnement.
18

- la gestion du confort thermique dans les bâtiments qui dépend non


seulement de la température et de l'humidité de l'air ambiant, mais également des
températures des parois. C'est une des raisons pour laquelle le stockage par
chaleur latente est le plus attractif.

1.3. Les différents types de stockage

L’énergie peut être stockée sous les différentes formes suivantes :

- le stockage d’énergie mécanique

- le stockage d’énergie électrique

- le stockage d’énergie thermique

- le stockage d’énergie thermochimique

1.3.1. Le stockage d’énergie mécanique

Parmi les systèmes du stockage d'énergie mécaniques on peut citer le


stockage d'énergie gravitationnel, le stockage par l'hydro puissance pompée, le
stockage d’énergie sous forme d’air comprimé et par volants.

Le stockage par l'hydro puissance pompée (PHPS) et technologies


(Compresse Air Energy Storage) CAES peuvent être utilisées à grande échelle
pour le stockage d'énergie tandis que les volants sont plus convenables pour
stockage moyen [6].

En général, on distingue deux formes de stockage mécaniques :

- stockage sous forme potentielle : L'énergie est stockée sous forme d'un fluide
(eau ou air comprimé).

- stockage sous forme cinétique. Exemple : Stockage par volant d'inertie. [7]
19

1.3.2. Le stockage d’énergie électrique

Le stockage d'énergie à travers des piles est une option pour conserver
l’énergie électrique. Une pile est chargée, en la connectant directement à une
source de courant électrique et quand elle se décharge, l’énergie chimique est
convertie en énergie électrique. Les applications potentielles de piles sont utilisées
dans les heures creuses, on peut citer les applications photovoltaïques qui
utilisent des batteries en guise de système de stockage. Le type le plus commun
de stockage est les batteries d’acide et de nickel Cadmium Ni-Cd [6]. On peut
citer un autre exemple de stockage, batterie d’ion lithium qui utilise un nouveau
matériau de changement de la phase (MCP) utilise par les scooteurs électriques
[8].

1.3.3. Le stockage d’énergie thermique

Pour stocker l’énergie thermique, on utilise d’une manière générale deux


formes de stockage suivantes :

- stockage par chaleur sensible ;


- le stockage par chaleur latente.

[Link]. Le Stockage thermique par chaleur sensible

Le stockage par chaleur sensible s'accompagne d'une élévation de la


température, mais la structure moléculaire du matériau de stockage ne change
pas. Selon l'état physique du matériau de stockage, par exemple l’eau d’une cuve
servant à stocker l’énergie solaire produite par des capteurs thermiques. Le
stockage sensible est produit par un apport thermique qui augmente la
température du milieu récepteur. Le déstockage ou soutirage de chaleur entraine
une diminution de température de ce même milieu.

On peut stocker une énergie donnée par sa variation d'enthalpie [9]


T2
H2 − H1 = ∫T1 mCp (T)dT 1.1
En supposant que Cp = Cste, on obtient la relation suivante :

H2 - H1= m Cp (T2-T1) 1.2


20

Le stockage par chaleur sensible présente deux variantes:


- le stockage par chaleur sensible avec un matériau liquide ;
- le stockage par chaleur sensible avec un matériau solide.

[Link].1. Le stockage par chaleur sensible avec un matériau liquide

- Le stockage par l’eau


L’eau est considérée comme le meilleur milieu pour le stockage aux faibles
températures. Elle a la capacité thermique massique la plus grande par rapport
aux autres corps (4 185 J/ kg.K à 20 °C). Ainsi, pour une variation de température
de 60°C, l’eau peut stocker 250 kJ/kg. De plus, l'eau n’est pas chère et facilement
disponible. Cependant, à cause de sa grande pression de vapeur, pour les
applications à haute température, elle demande une isolation couteuse et un
réservoir de stockage qui résiste aux fortes pressions. L’eau est utilisable non
seulement comme milieu de stockage, mais aussi comme milieu de transport de
l’énergie. Actuellement, l’eau chaude est le vecteur le plus utilisé dans les
systèmes d’applications de l’énergie solaire. Elle est utilisable dans un domaine de
températures allant de 25 à 90°C.
- Le stockage par les autres fluides
Les liquides autres que l’eau utilisés pour le stockage par chaleur sensible
sont généralement des huiles organiques ou des sels fondus. Leurs capacités
thermiques massiques sont de l’ordre de 25 à 40 % de celle de l’eau.
Huiles organiques : Elles ont une pression de vapeur plus faible que celle de
l’eau, elles peuvent être utilisées à des températures supérieures à 300 °C, mais
inférieures à 350 °C pour éviter leur décomposition.
Sels fondus : Le plus courant est l’hydroxyde de sodium. Il a un point de fusion
de 320°C et il est possible de l’utiliser à une température supérieure à 800°C.
Mais, il est fortement corrosif et il est difficile à stocker à fortes températures. [10]
21

[Link].2. Le stockage par chaleur sensible avec un matériau solide

Les pierres, les métaux, le béton, le sable et la brique sont les matériaux
généralement utilisés pour le stockage thermique aux faibles et hautes
températures parce qu’ils ne peuvent ni se congeler ni entrer en ébullition. Les
pierres peuvent servir à stocker l’énergie solaire et ce stockage est utilisé
essentiellement dans le bâtiment. Ce type de stockage est utilisé pour des
températures supérieures à 100°C en conjonction avec le chauffage solaire de
l’air. Les pierres et les cailloux peuvent même être utilisés à des températures
supérieures à 1000°C. [11]
Certaines propriétés des substances utilisées comme matériau de stockage
de chaleur sensible sont données dans le tableau 1.1 m 3

Tableau 1.1 : Quelques propriétés des matériaux de stockage de chaleur


sensible à 20 °C [12]

Matériau Densité Chaleur Spécifique Capacité thermique


(Kg/ m3) (J/kg.K) Volumétrique (J/m3 K)

Argile 1458 879 1.28


Briques 1800 837 1.51
Grés 2200 712 1.57
bois 700 2390 1.67
Bêton 2000 880 1.76
Verre 2710 837 2.27
Aluminium 2710 896 2.43
fer 7900 452 3.57
Acier 7840 465 3.68
Eau 988 4182 4.17

[Link]. Le stockage par chaleur latente

Pour réduire considérablement les volumes de stockage et s'affranchir des


fluctuations de température liées au stockage par chaleur sensible, on peut choisir
l'énergie mise en jeu lors des changements d'état de la matière. Comme le
stockage par chaleur latente est attractif, car il permet de stocker la chaleur sous
la forme de chaleur latente de fusion à une température constante, cette
température correspondant à la température de changement de phase. [10]
22

Dans le cas du transfert thermique par Chaleur latente, le matériau peut


stocker ou céder de l'énergie par simple changement d'état, tout en conservant
une température constante, celle du changement d'état.

La Chaleur latente de Changement de Phase notée Lf (f pour fusion) pour


un changement de phase liquide/solide, et Lv (v pour vaporisation) pour un
changement de phase liquide/Vapeur.

L’énergie stockée est donnée, à la pression constante, par la variation


d’enthalpie suivante :
Tf T2
H2 − H1 = ∫T1 mCps(T)dT + mLf + ∫Tf mCpL(T)dT 1.3

1.3.4. Le stockage d’énergie thermochimique

Le stockage thermochimique repose sur deux types de réactions : les


réactions chimiques endothermiques réversibles et les réactions de sorption.

[Link]. Réactions chimiques endothermiques réversibles

De par sa nature endothermique, la réaction va permettre de stocker de la


chaleur, et étant donné que cette réaction est réversible, cette chaleur sera
restituée lorsque la réaction inverse (exothermique) sera réalisée. Soient A, B et C
trois composés chimiques distincts et Q une quantité d’énergie thermique, la
réaction s’écrit :
𝐴+𝑄⇌𝐵+𝐶

Les produits de la réaction peuvent être conservés à température ambiante et,


s’ils sont isolés, ils ne subiront pas ou peu de détérioration chimique. Dans le cas
du stockage « sensible » et « latent », les pertes thermiques ramènent
invariablement le système à son état initial, déchargé. Le stockage sous forme
thermochimique est peu contraint par la durée de stockage, c’est pourquoi il est
essentiellement destiné à du stockage longue durée (inter saisonnier). Un
exemple de matériau utilisé est la chaux. Lors du stockage, la chaux éteinte est
séchée par de l’air sec chaud. La phase de déstockage se traduit par l’extinction
de la chaux vive par arrosage. La réaction d’extinction s’écrit :

CaO + H2O → CaO + 1155 J/gCaO


23

[Link]. Réactions de sorption

La sorption comprend l’adsorption (en surface) et l’absorption (dans le volume) qui


vont consommer de l’énergie. La transformation inverse, la désorption, résulte en
la libération des molécules précédemment sorbées. Alors que la désorption est
endothermique (stockage), la sorption est exothermique (déstockage).

1.3.5. Propriétés des matériaux à changement de phase

Un grand nombre de matériaux à changement de phase possède une


température de fusion dans la gamme de température (0 - 120°C). Cependant ils
ne peuvent être utilisés comme matériaux de stockage que lorsqu'ils possèdent
certaines propriétés thermodynamiques, cinétiques et chimiques qui sont définies
à partir d'un certain nombre de critères.

- Critères thermodynamiques

Le matériau à changement de phase doit avoir :


 Une température de fusion dans la gamme de température souhaitée ;
 Une chaleur latente par unité de masse élevée (une petite quantité du
matériau doit pouvoir emmagasiner une grande quantité de chaleur) ;
 Une chaleur spécifique élevée de sorte que le matériau puisse disposer
d'une chaleur sensible significative ;
 Une fusion congruente ;
 Une petite augmentation de volume pendant la phase de transition.

- Critères cinétiques

Le matériau à changement de phase ne doit montrer ou presque pas de


phénomène de surfusion. Le matériau fondu doit se cristalliser à la température de
solidification indiquée par les tables thermodynamiques.

- Critères chimiques

Le matériau à changement de phase doit montrer:


 Une stabilité chimique ;
24

 Aucune décomposition chimique de sorte qu'un système de stockage


par chaleur latente soit viable ;
 Aucune action corrosive sur les matériaux de construction ou sur leur
contenant ; aussi le matériau ne doit pas être nocif;
 il doit être non inflammable et non explosif.

- Critères économiques

Le matériau à changement de phase doit être:


 Disponible en grande quantité
 Bon marché
 À priori aucun matériau à changement de phase ne peut satisfaire tous
ces critères. Beaucoup de matériaux ont été étudiés comme de
potentiels matériaux à changement de phase, mais peu d'entre eux sont
commercialisés. Les matériaux à changement de phase se classent en
trois grandes familles: les composés minéraux et les composés
organiques et les mélanges de ces composés.
25

1.3.6. Classification des matériaux à changement de phase (MCP)

Matériaux

Chaleur sensible Chaleur latente Énergie chimique

Gaz-liquide Solide-gaz

Solide-liquide Solide-solide

Organique Inorganique

Eutectique Mélange intervalle Eutectique Mélange intervalle


température unique de température température unique de température

Paraffine Acides gras Sels hydratés


(mélange d’alcanes)

Qualité commerciale

Qualité analytique

Figure 1.1 : Classification des MCP (ABHAT 1983) [13]


26

Les MCP décrits seront donc uniquement des corps avec changement d'état
solide/liquide dans la gamme de températures considérée. On peut classer les
MCP couramment utilisés selon trois catégories :

1- Les corps inorganiques: hydrates salins, sels, métaux, alliages.


2- Les corps organiques: paraffines, corps non–paraffinées, polyalcools.
3- Eutectiques de corps inorganiques et/ou organiques

[Link]. Les Corps inorganiques

Les matériaux ou les substances inorganiques ont une température ou une


plage de températures de fusion comprise entre -100°C et +1000°C. Les plus
utilisés sont : l’eau (température de fusion 0°C), les solutions aqueuses de sel
(température de fusion inférieure à 0°C), des sels hydratés (température de fusion
comprise entre 5°C et 130°C), des mélanges de sels, des mélanges de métaux
(température de fusion supérieure à 150°C). Ils ont plusieurs avantages : ils ont
une chaleur latente importante et une haute conductivité thermique. Ils ont une
fusion nette (c’est-à-dire une plage de fusion étroite). Ils sont non inflammables et
ils ont un cout d’investissement abordable. Ils sont en général facilement
disponibles. Les problèmes majeurs rencontrés lors de leurs utilisations sont en
rapport avec la ségrégation, la corrosion et la surfusion nécessitant ainsi
l’utilisation d’agent de nucléation afin d’être fiables. [14]

- Les hydrates salins

Ce sont des composés obtenus par mélange d'un sel et d'une quantité d'eau en
principe parfaitement définie. Un des plus connus est celui obtenu par mélange de
chlorure de sodium et d'eau et qui forme l'hydrate NaCl, 2.H2O. [15]

Ils ont les propriétés suivantes :

- possèdent une densité de stockage volumétrique large


- grande conductivité thermique
- une grande chaleur de fusion par unité de volume,
- une faible variation de volume pendant le changement de phase,
- une bonne compatibilité avec le plastique,
- une certaine toxicité,
27

- Une certaine corrosivité. [10]

Les problèmes principaux concernant la plupart des hydrates salins sont :

Les problèmes principaux concernant la plupart des hydrates salins sont :

1. La surfusion (ou sous –refroidissement) :


On traite ce problème en ajoutant un agent de nucléation.
2. La ségrégation de phase :
Lorsque la fusion n’est pas congruente, on observe une ségrégation de
phase. Pour prévenir ce problème, plusieurs techniques ont été testées
comme l'utilisation d'agents épaississants ou de dispositifs de stockages
tournants, comme la cellulose, de la fécule, de la sciure, du gel de silice, de
la silice, etc.

3. La perte d’eau d’hydratation en répétant le cycle thermique. Ce problème


peut être évité en rajoutant une quantité d'eau supplémentaire dans l'hydrate et/ou
en utilisant un stockage parfaitement étanche.

4. Leur caractère corrosif, ce qui les rend incompatibles avec de nombreux


matériaux utilisés dans les bâtiments. [10]

[Link]. Les corps organiques

Les PCM organiques sont des matériaux organiques, constitués par des
mélanges d'hydrocarbures saturés de la famille des alcanes de formule générale
CnH2n+2. Ils sont soit extraits à partir du pétrole brut, soit synthétisés par un
procédé chimique où intervient la catalyse du monoxyde de carbone et
d’hydrogène en vue de les convertir en hydrocarbure. Les paraffines sont
essentiellement constituées d'hydrocarbures saturés à chaine linéaire ou parfois
ramifiée avec un groupement méthyle substitué en bout de chaine. Les paraffines
pures uniquement constituées d'alcane peuvent être caractérisées par leur point
de fusion. Cependant les paraffines existent généralement sous forme de
mélange, si bien qu'il n'est pas possible de parler de point de fusion, mais plutôt
d'une zone de fusion. Pour des applications de stockage thermique, les n–
paraffines sont les plus utilisées à cause de leur capacité de stockage plus
importante. Les paraffines intéressantes pour le stockage thermique sont celles
28

qui sont sous forme solides aux températures usuelles et elles sont qualifiées de
« cires paraffiniques ». Le point de fusion des alcanes augmente avec le nombre
croissant d'atomes de carbone. Mis à part certaines caractéristiques favorables
des paraffines, telles que la fusion congruente et de bonnes propriétés de
nucléation elles montrent cependant certaines propriétés indésirables telles que :
faible conductivité thermique, incompatibilité avec les récipients en plastique et
sont modérément inflammables. Tous ces effets indésirables peuvent être
éliminés en partie en modifiant légèrement la cire et l'unité de stockage. Il existe
quelques méthodes développées pour augmenter la conductivité thermique. Une
de ces méthodes est l'utilisation de graphite expansé (Sari, 2004 [18] ; Marin et al.
2005 [19] ; Zhang et Wang, 2006) [20].MEHLING et coll. (2000) [22] ont signalé
que le matériau composite PCM-graphite a une conductivité thermique100 fois
plus élevée que celle de la paraffine pure.
Certaines paraffines sélectionnées sont indiquées dans le tableau 1.2 avec
leur point de fusion et leur chaleur latente de fusion.

Tableau 1.2 : propriétés thermophysiques des paraffines, (Sharma et al.


2009) [17]
Nombre d’Atomes Point de fusion (°C) Chaleur latente de fusion (KJ/Kg)
de Carbone
14 5.5 228
15 10 205
16 16.7 237.1
17 21.7 213
18 28 244
19 32 222
20 36.7 246
21 40.2 200
22 44 249
23 47.5 232
24 50.6 255
25 49.4 238
26 56.3 256
27 58.8 236
28 61.6 253
29 63.6 240
30 65.4 251
31 68 242
32 69.5 170
33 73.9 168
34 75.9 169
29

- Avantages et inconvénients des paraffines [16]

- L’enthalpie de fusion varie entre 180 et 230 kJ/kg. Cette valeur est grande par
rapport à celle des autres matériaux organiques dont la capacité thermique
massique est de 2,1 kJ/kg.K. En tenant compte des deux valeurs (chaleur sensible
et chaleur latente), on obtient une densité importante d’énergie de stockage. La
capacité volumique de stockage de chaleur est 4-5 fois supérieure à celle de l’eau.
- La surfusion est négligeable. La pression de vapeur de fusion est faible même à
des températures relativement hautes.
- Elles sont stables chimiquement, mais il faut les protéger de l’air pour éviter
l’oxydation. En particulier quand elles sont chaudes leur dégradation est similaire
à celle des acides organiques.
- Il n’y a pas de ségrégation de phase.
- Les cires paraffiniques sont inertes chimiquement (d’où le nom paraffine) avec
presque tous les matériaux (sauf certains plastiques ou le cuivre). Il y a donc peu
de problèmes de corrosion avec les paraffines et leur conteneur. En effet, les cires
paraffiniques sont utilisées pour protéger les matériaux de la corrosion (vernis de
protection dans l’industrie automobile).
- Les cires paraffiniques ne présentent aucun danger écologique. Elles n’ont pas
d’effets négatifs sur les plantes, les animaux, l’eau ou les micro–organismes. Elles
sont non – toxiques et 100% recyclables.
- Quelques paraffines commerciales sont adaptées aux applications de l’énergie
solaire. Pour les applications dans les bâtiments, une paroi contenant 3 cm
d’épaisseur de paraffine est l‘équivalent thermique d’une paroi en béton de 40 cm.
- La masse volumique de la phase liquide des paraffines varie de 750 à 850
kg/m3, et celle de la phase solide est de 800 à 900 kg/m3. La dilatation volumique
est donc environ 15 % pendant le processus de changement de phase. On peut
éviter ou au moins réduire ce problème par un conditionnement adapté.
- Les paraffines ordinaires sont souvent des mélanges d’hydrocarbures et ont un
prix raisonnable. En fonction de leur composition, elles présentent des points de
fusion variés. Par contre les cires paraffiniques pures sont très couteuses.
30

- Les deux principaux inconvénients sont les suivants :

- Les cires paraffiniques présentent une très faible conductivité thermique (0,18 –
0,25 W/m K), la moitié de celle des hydrates salins. Cette propriété diminue le taux
de stockage /déstockage de la chaleur pendant les cycles fusion/solidification.
Cette faible conductivité thermique qui est habituellement un handicap, bien que
dans le transport de nourriture elle soit un avantage, peut être compensée par une
grande surface d’échange ou par un conditionnement adaptée.
- Il faut noter que les cires paraffiniques sont inflammables

[Link]. Les eutectiques

Les eutectiques sont des mélanges de deux ou plusieurs corps qui, par
définition, ont des températures de fusion précises. Ils ont un comportement
similaire au comportement des hydrates salins à fusion congruente. Les
eutectiques ont un potentiel important pour les applications de stockage thermique
de l’énergie. Quelques eutectiques sont utilisés pour le refroidissement et dans les
systèmes passifs de stockage de l’énergie solaire. Les eutectiques sont classés
en eutectiques inorganiques, eutectiques organiques et eutectiques organiques –
inorganiques. Sur le tableau 1.3, on donne quelques eutectiques déjà utilisés pour
les applications de stockage thermique..

Tableau 1.3 : Liste de quelques Eutectiques ([Link] 1997) [ 23]

Point de fusion Chaleur latente de fusion


Eutectiques Inorganiques
[°C] [kJ/kg]
49.3% MgCl.6H2O + 50.7% Mg(NO3).6H2O 58 132.3

61.5% Mg(NO3).6H2O + 38.5% NH4NO3 51 131.1

58.3% Mg(NO3).6H2O + 41.7% MgCl2.6H2O 58 106

CaCl2.6H2O + CaBr2.H2O 14 140

Eutectique Organique

Acides Caprique-Laurique 18 120

Acides Palmitique-Laurique 33 145

Acides Stéarique Laurique 34 150


31

1.3.7. Méthodes de conditionnement des MCP dans les applications de


stockage thermique

Le conditionnement des MCP pour leur application dans les dispositifs et


systèmes de stockage thermique doit obéir à certaines exigences :

- Le matériau du conteneur de conditionnement doit être compatible avec le MCP


et ne doit subir ni oxydation, ni ramollissement ou toutes autres dégradations.

- Le conteneur de conditionnement doit assurer une parfaite étanchéité quand le


MCP change de l’état solide à l’état liquide, le liquide ayant une faible viscosité le
taux de fuite se trouvant fortement augmenté.

- Le conteneur doit pouvoir résister à la dilation et au changement de volume du


MCP en phase liquide ; ce changement peut casser le conteneur si celui-ci ne
peut pas absorber le changement de volume.

Il existe deux techniques pour conditionner les MCP (I.O. Salyer, A. K. Sircar) ,
1990[21], et 1993 [25]

- La macro-encapsulation

Le choix de la capsule dépend essentiellement de l’application envisagée.


Les capsules flexibles en plastique ont été développées pour les applications à
basse température. Pour les applications à plus haute température, les capsules
en métal (acier, cuivre, aluminium), plus robustes, sont préférées. La rigidité des
capsules en métal rend la gestion de la pression à l’intérieur plus compliquée à
cause de l’expansion volumique du MCP lors de la fusion. Dans ce cas, environ
20 % du volume de la capsule est laissé vider pour permettre au MCP de fondre
sans générer de surpressions et ainsi limiter les risques de fuites [24]. Une
publication plus récente propose cependant une nouvelle technique
d’encapsulation pour limiter la part de vide nécessaire à l’expansion volumique
[26].
32

a) Billes de métal [23] b) Billes de polyoléfine [23]

c) Capsules cylindriques en métal, d) Panneau plat en métal [24]


projet DISTOR [24]
Figure 1.2 : Différentes géométries utilisées pour la macro-encapsulation

- La micro-encapsulation

La micro encapsulation est un procédé physique ou chimique qui permet


d’emprisonner de petites gouttes solides ou liquides dans une coquille solide de 1
à 1000 μm de diamètre.

1.3.8. Les applications des MCP

- Les moteurs à combustion interne

L'utilisation du stockage par chaleur latente pour préchauffer les moteurs à


combustion interne comme les moteurs diésel avant l'allumage. Ce système
fonctionne avec le dégagement de la chaleur pendant le changement de l'état de
liquide à solide du MCP. Cette opération évite un grand nombre d'effets négatifs
dus au démarrage à froid du moteur comme l'augmentation de la consommation
33

du gazole, la grande concentration de CO et de CnHn dans les gaz


d'échappement.
Le MCP fonctionne comme une batterie de stockage de la chaleur latente. Cette
batterie est connectée au radiateur, où elle stocke une chaleur supplémentaire
quand le moteur tourne à sa température de fonctionnement. Cette chaleur est
utile pour le démarrage à froid suivant et pour une mise en température rapide du
moteur. Grâce à l’excellente isolation de cette batterie, l’énergie peut être gardée
pendant deux jours à une température de –20°C à l’extérieur. [10]

Figure 1.3. Représente la batterie thermique.

- Pile d’ions de lithium

La pile d’ions lithium emploie des MCP pour la gestion thermique, où la pile
est utilisée pour le scooteur électrique. Le système utilise le MCP qui peut
contrôler la température et maintenir l'uniformité de la température dans les piles
sans l'usage de composants de refroidissement actifs tels qu'un ventilateur ou une
pompe trouvée dans les systèmes air/liquide refroidissants.
Les avantages de cette pile :
- compacte ;
- poids léger.
34

1.4. Conclusion

Le stockage de chaleur est devenu aujourd’hui une nécessité qui s’impose


au sein de l’industrie de l’énergie. L’énergie solaire reste la forme la plus exploitée
dans le domaine du stockage. Il peut s’effectuer sous diverses formes, surtout
sous forme de chaleur sensible (eau, huile, béton, céramique, etc.) ou sous forme
de chaleur latente (eau, paraffines, sels, etc.). Le stockage d’énergie sous forme
de chaleur est beaucoup moins couteux que sous forme électrique. Donc, vu
l’importance de l’énergie solaire, la place qu’elle peut occuper dans l’énergétique
future, son stockage thermique économe et efficace, il est amplement justifié de
concentrer les efforts de recherche pour améliorer le rendement du stockage des
systèmes actuels et de chercher de nouvelles technologies de stockage.

Dans la suite de notre thèse, on a opté pour le stockage de chaleur


sensible et latente.
35

CHAPITRE 2 : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE DU STOCKAGE


THERMIQUE

2.1. Introduction

L’étude du stockage thermique suscite un intérêt croissant de la part des


chercheurs, ainsi le nombre de travaux publiés relatifs à ce domaine augmente
exponentiellement. La Figure 2.1. [27] montre le nombre de publications annuelles
qui a dépassé les 1000 articles par an depuis 2011. Globalement, le nombre total
annuel d’articles scientifiques recensés par SCOPUS a doublé entre 2000 et
2014.

Figure 2.1 : Nombre d’articles publiés annuellement concernant le stockage d’énergie thermique
[27].

Vu ces nombreuses publications, que nous allons élaborer de la plupart de


ces travaux les plus en relation avec notre étude.

2.2. Stockage par chaleur sensible

Plusieurs études concernant les performances des systèmes de stockage


ont été menées ces dernières années. Pour ce qui est des études expérimentales,
elles ont été faites soit sous des conditions réelles soit sous des conditions de
laboratoires.
36

Y.M Han [28] propose une revue bibliographique des différents types et des
méthodes de recherche concernant les réservoirs de stockage thermique par
stratification. Principalement l’étude se concentre sur deux principaux types de
réservoirs par stratification, à savoir les systèmes par transfert de chaleur direct et
indirect. De plus, la conception des systèmes de stockages basés sur la prédiction
théorique effectuée par de nombreux travaux est présentée et comparée à leurs
résultats expérimentaux. L’étude présente aussi les développements et les
applications futurs de cette technologie.
D’une manière générale, la littérature aborde le sujet par des études
numériques ou expérimentales.
Des résultats ont été montré que la stratification thermique dépend
essentiellement [29, 30, 31, 32]: a) de la position de l’entrée d’eau chaude, b) du
diamètre de l’entrée, c) du débit massique à l’entrée, d) du facteur de forme de
l’enceinte, e) de la différence de température entre l’entrée et la sortie. En ce qui
concerne les études à caractère numérique, plusieurs modèles mathématiques
ont été développés. Le plus connu est le modèle ‘complètement stratifié’ attribué à
Duffie, Beckman et al [33]. Dans leurs modèles numériques, ont supposé le
stockage divisé en plusieurs tranches horizontales ayant chacune une
température homogène, tout liquide de température T pénétrant dans le stockage
venir se loger dans la température est la plus voisine. Cette supposition de non
mélange est un peu exagérée.
L’installation expérimentale d’Ashmore Mawire et al [34] utilise un
réservoir de stockage isolé de 20 L montré ci-dessous. Les auteurs l’ont utilisé
pour comparer les performances de trois huiles de stockage d’énergie thermique
solaire domestique, pendant les cycles de charges.
37

Figure 2.2 : Représentation schématique de l’installation expérimentale

Pour l’évaluation du rapport entre l’exergie et l’énergie, l’étude introduit un


facteur d’exergie. Les résultats montrent que l’huile « SunFlower » présente les
meilleures performances sous forte charge, les performances thermiques des
autres huiles sont comparables avec une charge faible.
Une étude expérimentale et analytique a été proposée par [Link] [36]
sur la stratification thermique en fonction du temps qui survient dans une masse
d'eau suite à la décharge d'énergie thermique. La nature de la stratification
thermique et sa dépendance vis-à-vis des variables physiques du problème,
particulièrement la configuration du flux ont été étudiés. Un modèle analytique
basé sur les résultats expérimentaux est développé et les courbes prédites par le
modèle concordent bien avec celles obtenues expérimentalement. La nature de la
force de mouvement qui surgit est étudiée dans le modèle analytique et les
mécanismes de transfert de chaleur sont discutés. Wu et Han[37] a étudié une
enceinte fermée adiabatique, de section cylindrique remplie d’eau à une
température de 60°C. L’étude paramétrique réalisée a montré l’influence de la
position h (h=0,05, h=0,03, h=0), du jet d’eau et du débit (écoulement laminaire,
correspondant à un débit de 0,045 kg/s et turbulent correspondant à un débit de
0,16 kg/s), sur la stratification de l’eau.
Le travail aussi bien théorique qu’expérimental de Simon Furbo et al [38]
s’intéresse aux avantages thermiques de la décharge de différents niveaux dans
38

les réservoirs de stockage solaire, à la fois pour les systèmes solaires d’eau
chaude domestique SDHW et pour les systèmes solaires combinés.

Figure 2.3. À gauche : schéma des réservoirs solaires de stockage, à droite : schéma du système
solaire combiné

Les résultats montrent que les performances thermiques des deux


systèmes peuvent être améliorées en utilisant deux niveaux de sous-tirage des
réservoirs solaires au lieu d'un niveau de soutirage à une position fixe. Concernant
le système SDHW étudié, l’augmentation de la performance thermique au second
niveau de soutirage est d'environ 6%. Z. Lavan et al[39] ont étudié
expérimentalement la stratification de température dans les systèmes de stockage
d’eau chaude. L’étude s’intéresse particulièrement aux taux d’extraction élevés à
partir de récipients cylindriques de plastique. Ils ont obtenu des résultats pour
divers rapport longueur /diamètre, diverses différences de température et divers
débits. Ils ont également étudié l’effet de la configuration de l’entrée et de sortie de
réservoir sur la stratification thermique. Les données ont été empiriquement
corrélées afin de fournir des relations utilisables pour la conception de systèmes
de stockage d’eau chaude efficaces. La conclusion de Van Koppen et al. [40] a
montré que la performance thermique augmente avec stratification thermique
dans le stockage de chaleur.
39

Afin d’étudier la stratification thermique, et examiner numériquement,


l’impact des positions des plaques dans un ballon de stockage vertical, destiné à
un dispositif important de chauffe-eaux solaires. T. Bouhal et al [41] ont utilisé un
certain nombre de plaques avec différentes positions inclinées et intégrées dans
un prototype de ballon de stockage d'eau vertical. L’installation fonctionne pendant
le mode de charges, sur la stratification thermique et procédé aux améliorations
de performance possibles à réaliser. Une simulation CFD est entreprise pour
comparer les deux configurations avec un calcul des paramètres de performance
tels que l'évolution de la température, le nombre de Richardson et le nombre de
stratifications. Il a été noté que la stratification thermique à l’intérieur du ballon de
stockage dépend de la position de la plaque. L’auteur arrive à la conclusion que le
nombre de plaques n’influe pas sur la stratification thermique, par conséquent la
position de la plaque et en particulier la position au milieu du ballon de stockage
donne une performance thermique supérieure. En outre, il a été constaté que
l’intégration de la plaque à différents angles améliore le développement de la
structure thermocline.

2.3. Stockage par chaleur latente

Dans le souci permanent de trouver des sources d'énergie alternatives pour


contrer une demande toujours croissante, le travail a conduit à une recherche
extensive dans l'énergie solaire.

Les dispositifs solaires ont besoin de sous-systèmes de stockage d'énergie pour


pallier la nature intermittente de la radiation solaire.
Le système de stockage thermique qui garde l'eau chaude et froide séparée par
l'effet de stratification est intéressant dans les applications de stockage à faible et
moyennes températures pour sa simplicité et son faible cout. Des études
expérimentales ont été entreprises sur les cuves de différentes tailles, matériaux
et épaisseur. Il a été trouvé que la dégradation des thermoclines est plus faible
pour les cuves de parois ayant une plus grande résistance thermique.
40

2.3.1. Utilisation de MCP dans les réservoirs de stockage

La contribution de Luisa F. Cabeza et al [42] consiste en l’intégration d’un


module de matériau à changement de phase MPC en haut d'un réservoir d'eau
chaude avec stratification. Une usine solaire pilote a été construite pour tester le
comportement du MPC dans des conditions réelles. Plusieurs tests de
refroidissement, de réchauffage et de fonctionnement solaire ont été réalisés. Le
module de MPC est composé de graphite granulaire à 90% (en volume), d'acétate
de sodium trihydraté et de 10% (en volume). Il est formé de plusieurs cylindres
placés au sommet du réservoir d'eau. Plusieurs expériences avec deux, quatre et
six modules MPC ont été réalisées dans l'installation réelle.

Figure 2.4. Installation expérimentale de Cabeza et al. [43].

Le calcul montre qu’en utilisant un volume de MPC de 2,05% (du réservoir),


une augmentation d'environ 40% de la densité énergétique du réservoir est
constatée. Tandis qu’avec 4,1% (en volume), l'augmentation de la densité
énergétique avec une différence de température de 1 K était d'environ 57,2%. Les
résultats étaient similaires en fonctionnement solaire pour les systèmes à quatre
et six modules. Avec six modules 6,16% (en volume), la densité d'énergie a
augmenté d'environ 66,7%, avec des pertes thermiques plus élevées et un temps
supplémentaire de presque 45 min avec de l’eau chaude entre 36°C et 38°C. Ce
travail montre l’intérêt de l’association d’un MPC avec le stockage de l’eau chaude
pour des applications domestiques, l’eau chaude serait disponible pour de plus
grandes périodes même sans apport de chaleur extérieure.
41

Shobo A.B et al [44] se sont intéressés à l’effet d’un lit compacté formé de
mésoérythritol encapsulées (dans des capsules sphériques), sur la distribution de
la stratification d’une unité de stockage thermique à l’huile de tournesol pendant
les cycles de charge à différents débits. Les deux systèmes sont chargés avec
des débits de : 3 ml/s, 6 ml/s et 12 ml/s. Pour tous les débits de charge,
l’augmentation des nombres de stratifications est comparable, toutefois, les
nombres de stratifications maximums pour les systèmes à lit compacté sont
légèrement plus élevés aux débits plus élevés de 6 ml/s et 12 ml / s. L’effet de
mélange, probablement dû à la turbulence, est plus évident dans le réservoir à
huile que dans le réservoir à lit compacté au débit maximum, ce qui se traduit par
les oscillations des valeurs du nombre de stratifications.

Figure 2.5. Système expérimental avec une vue de la capsule en aluminium de Shobo et al.

Suivant le même principe, une installation pilote de stockage a été réalisée


par L. Vorbeck et al. [45] pour tester l’efficacité d’une paraffine micro-encapsulée
produite par BASF. Les micros capsules sont dispersés dans de l’eau et stockés
dans un conteneur à échelle commerciale de 5 m3. L’installation pilote est illustrée
sur la figure ci-dessous.
42

Figure 2.6. Installation avec paraffine micro-encapsulée utilisée par Vorbeck et al. [45]

Eman-Bellah. S [46] et al ont utilisé la cire de paraffine en tant que milieu


de stockage dans un capteur solaire. Une étude paramétrique a été réalisée pour
étudier les effets du débit d’eau et la variation de l’énergie solaire sur les
caractéristiques de charge et de la décharge. D’autre part, Castell et al [47] ont
présenté des résultats expérimentaux utilisant différents débits sont utilisés pour la
comparaison avec différent nombres adimensionnels et d’autres paramètres, afin
de déterminer l'influence des variables les plus importantes pour chacune d'elles
(débit, température de l'eau du réservoir, température d'entrée et de sortie,
propriétés thermiques) et identifier les nombres sans dimension les plus utilisés
pour caractériser la stratification dans les réservoirs d’eau.

Figure 2.7. Dispositif expérimental de Castell et al [47].

Les expériences effectuées avec différents débits aboutissent à la


conclusion que le nombre de Richardson est le plus approprié pour définir la
43

stratification dans un réservoir d'eau, alors que les nombres de mélanges


présentent des problèmes ainsi qu’un mauvais comportement. Les autres chiffres
ne caractérisent pas clairement la stratification, mais peuvent être utiles combinés
avec celui de Richardson.

2.3.2. Utilisation de MCP dans les microcapsules

Les micros capsules sont dimensionnés de telle sorte qu’il y a toujours une
stratification thermique entre le haut et le bas du réservoir. La boucle est
constituée de deux échangeurs avec de l’eau : l’un utilisé pour le stockage, c’est-
à-dire la charge de la chaleur dans le coulis, est situé à droite sur le schéma,
l’autre utilisé pour la restitution de l’énergie, c’est-à-dire la restitution de la chaleur
du coulis est situé sur la gauche du schéma. Sur chaque circuit, des pompes, des
vannes et un débitmètre permettent de contrôler le débit du coulis. Les tests ont
été réalisés une fois avec le coulis paraffine/eau et une deuxième fois avec de
l’eau afin d’avoir une référence. Dans le but de comparer les essais, les profils de
distribution de température dans le réservoir ainsi que la quantité de chaleur
stockée et l’énergie requise pour pomper le coulis sont évalués. Il en résulte que
la capacité de stockage du coulis est deux fois supérieure à celle de l’eau lorsque
les températures du réservoir sont proches de la température de fusion. À cause
de sa viscosité élevée, l’énergie de pompage du coulis représente dans ce cas
2,75 % de l’énergie stockée alors qu’elle ne représente que 1 % de l’énergie
stockée dans l’eau. Zheng et al [48] ont encapsulé du NaNO3 (fusion à 308°C)
dans de larges capsules en acier inoxydable de 74 mm de diamètre avec 30% de
vide afin de permettre l’expansion volumique du PCM. Leur banc expérimental a
prouvé ses performances pour stocker l’énergie de l’air à 440°C traversant le TES.
La durée d’un cycle thermique, de l’ambiant jusqu’à 386°C, est de 3h 30min, soit
un stockage de longue durée applicable au cylindroparabolique0par0exemple.
44

Figure 2.8. Banc expérimental de stockage thermique à chaleur latente par encapsulation de
NaNO3 entre 250 et 386 °C (Zhang et al)

Cabeza et Castell [50] présentent les deux avantages de la micro-


encapsulation. Le transfert de chaleur est amélioré, car la surface est grande par
rapport au volume et la stabilité cyclique est augmentée, car la distinction entre
deux phases s’opère pour des distances microscopiques. Bien qu’elles présentent
des avantages, Yamagishi et al. [51] ont cependant observé un phénomène de
surfusion durant la solidification des microcapsules.
L’étude expérimentalement d’Eduard Oro et al [52] concerne un système
de stockage d'énergie thermique d'un réseau de refroidissement urbain pendant
les phases de charge et de décharge. Le réservoir analysé est de forme
cylindrique et d’une capacité de 3,73 L. Il utilise un lit compacté d’un matériau a
changement de phase MPC encapsulé pour des températures basses (entre 2°C
et 13°C), les résultats sont comparés avec ceux du même réservoir sans le lit
compacté.
45

Figure 2.9. Réservoir à lit compacté de Oro et al. [].

La caractérisation de la stratification des réservoirs d’eau se base sur


l’analyse des rendements énergétique et exergétique, ainsi que les nombres de
mélanges.
Les résultats montrent que les profils de températures ne peuvent pas être
utilisés pour caractériser clairement la stratification dans un réservoir de stockage
d'eau. Des nombres sans dimension qui condensent cette information en un seul
paramètre ont été utilisés [16]. Par ailleurs, la mise en œuvre d’un lit compacté du
MPC n'améliore pas la stratification en phase de charge ; cependant les résultats
sont intéressants pour la décharge. De plus le lit compacté offre un stockage
d’énergie plus élevé.

2.3.3. Utilisation de MCP dans les échangeurs de chaleur

Pour améliorer l’échange durant la charge, N.H.S. Tay et al. [53] a pensé à
un système de fusion dynamique qui s’adapte sur un échangeur de type tubes-
calandre. Il se compose de tubes en U à double enveloppe plongés dans un
conteneur rempli de MCP, illustré sur la Figure suivante.
46

Figure 2.10. Échangeur avec recirculation du MCP imaginé par N.H.S. Tay et al. [54]

Dans le tube le plus petit circule le fluide caloporteur. Un thermocouple


permet de contrôler la température dans le tube le plus gros. Dès que l’espace
annulaire atteint la température de fusion du MCP, une pompe située dans le
réservoir de MCP est enclenchée et fait circuler le MCP dans l’échangeur, forçant
la convection autour de la surface d’échange. Un troisième tube de préchauffage
peut être ajouté pour accélérer la fusion du MCP autour des trous de pompage, ce
qui permet de créer une poche de MCP liquide autour du U. On peut imaginer la
difficulté à mettre en œuvre un tel type de stockage dans un réservoir à l’échelle
du prototype.
Lacroix a présenté une méthodologie de calcul pour un stockage de
chaleur latente avec tube ailette et calandre validée avec des données
expérimentales. L’impact de certains paramètres thermiques et géométriques sur
le processus de transfert de chaleur a été mis en évidence. Le stockage de
chaleur latente où le PCM est rempli entre deux tubes cylindriques coaxiaux a été
traité par Bellecci et al.[55] Par contre, Gong et Mujumdar[56] ont proposés une
unité de stockage composé d’un tube entouré d’un cylindre coaxial constitué de
cinq segments de MCP ayant chacun une température de fusion différente.
MITHAT AKGUN et al[57] ont développé une autre technique d'amélioration du
transfert thermique dans un stockage thermique latente, basée sur la modification
de la géométrie de stockage. Cette amélioration est obtenue en inclinant la
surface extérieure de la calandre de l’échangeur avec un angle d'inclinaison de 5°
tel qu’il est montré ci-dessous.
47

Figure 2.11. Calandre conique proposée par Akgün et al. [57].

D. Laing et al[58] ont utilisé une calandre dans laquelle circule un fluide
est parcourue par un faisceau de tubes dans lesquels un autre fluide s’écoule. Les
deux fluides échangent de l’énergie par conduction à travers l’épaisseur des
tubes. Dans le cas du stockage thermique, cette technologie est adaptée, il n’y a
plus d’échange entre deux fluides en mouvement, mais entre un fluide caloporteur
qui circule dans les tubes et le MCP qui est fixe dans la calandre.
Ils concluent que lors de la charge, le fluide caloporteur arrive à une
température supérieure à la température de fusion du MCP et cède de l’énergie à
celui-ci, ce qui entraine sa fusion ; lors de la décharge, le fluide caloporteur
pénètre dans l’échangeur à une température inférieure à la température de fusion
du MCP et récupère l’énergie précédemment stockée, ce qui entraine la
solidification du MCP. Un des problèmes majeurs de cette technologie réside dans
la faible conductivité thermique de la majorité des MCP. Lors de la phase de
solidification, une couche de MCP se forme sur les parois du tube et dégrade
considérablement les transferts thermiques entre le fluide caloporteur et le MCP
encore liquide. Au cours de la fusion, bien que la convection naturelle qui se met
en place dans le MCP soit bénéfique aux transferts thermiques, les échanges
thermiques restent médiocres.
48

Peng et al [58]ont étudié un système de lits composés de capsules pour le


cas d'un stockage thermique efficace en raison de leur efficacité élevée de
transfert de chaleur. La structure générale du système de stockage thermique à lit
tassé est illustrée sur la figure 2.12. ci-dessous, qui se compose d'un réservoir
cylindrique vertical, avec une entrée et un collecteur de sorties au niveau des
extrémités et un matériau isolant autour des parois verticales. La hauteur de la
zone de remplissage est dénotée H. D est le diamètre du réservoir cylindrique. La
majeure partie du réservoir est occupé par un matériau de remplissage, des
sphères PCM, à une porosité ɛ. Le processus de changement de phase de PCM
peut être divisé en trois processus, à savoir phase solide, une transition de phase,
de la phase liquide.

Figure 2.12. Exemple de système de stockage de type tubes & calandre [59].

Une autre étude de l’effet de la géométrie a été proposée par A. Soupart


et al. [60]. Ici les auteurs ont testé quatre géométries d’échangeurs sur une boucle
expérimentale en utilisant le matériau de changement de phase à l’intérieur tube
49

(un tube lisse, un faisceau de tubes en inox, des ailettes longitudinales en acier et
des ailettes circulaires en cuivre), la visualisation a montré que la fusion ne se
comporte pas de la même façon pendant la charge pour les quatre géométries.
Dans le même contexte, Jialin Yang et al [61] ont étudié le comportement
thermique dynamique d'une unité de stockage thermique latente à faisceau
tubulaire. Ils montrent que la fusion complète du mélange mousse de paraffine et
cuivre dure 1/3 de moins de temps que celle de la paraffine pure dans les mêmes
conditions opératoires et que la température et débit de l’eau a une grande
influence sur le processus de la charge. E. Robynne et al [62] ont proposé une
étude en deux étapes, la première partie concerne l’étude expérimentale d’un
stockage d’énergie par chaleur latente pendant la charge et la décharge
simultanément. La deuxième partie est l’étude expérimentale du stockage
d’énergie par chaleur latente pendant la charge et la décharge consécutivement.
Les résultats ont montré pendant la solidification, la convection naturelle est
négligeable et plus le débit HTF est important le changement de phase est
nettement rapide.
En fin il est intéressant de citer le travail de Kozak et al. [63] (2013), qui
présentent une étude concernant le close-contact melting (fusion en proche
contact). La géométrie étudiée est un tube vertical composé de cinq ailettes
radiales. Les ailettes sont épaisses (3 mm) et espacées (33 mm). Le MCP étudié
est de l’eicosane, dont la température de fusion se situe autour de 37 °C. Au cours
des fusions réalisées à l’air ambiant (Figure 86, images de droite), le MCP reste
partiellement collé à la paroi de la calandre transparente. Les mêmes essais
réalisés en plongeant la section d’essais dans un bain thermostats à une
température légèrement inférieure à celle de fusion montrent que le bloc de MCP
solide se détache de la calandre et tombe sur l’ailette située en dessous. Ce
faisant, la fusion est bien plus rapide, car la résistance thermique entre l’ailette et
l’interface solide/liquide est réduite.
50

Figure 2.13. Photos tirées des travaux de Kozak et al. [63]. Pour chaque temps, la photo de
gauche correspond au cas où la section d’essais est dans le bain thermostaté. Sur la photo de
droite, la section d’essais est à l’air libre.

2.4. Stockage thermique mixte (sensible/latente)

[Link] et al [64] ont abordé plusieurs modèles monodirectionnels


1-D pour l’étude de la stratification dans les cuves de stockage thermique, ainsi
qu’une comparaison avec les résultats expérimentaux dans diverses conditions.
Le but étant de donner des recommandations quant à l’utilisation de tel ou tel
modèle pour telle situation. Finalement, une étude sous TRANSYS a permis de
définir trois nombres de performances pour l’évaluation de la précision des
modèles par rapport aux données expérimentales. L’étude de Gregory J.
Kolb[65] s’est aussi basée sur TRNSYS pour la simulation et la comparaison
des performances annuelles de deux centrales de 50MWe de type Andasol. L’une
de ces centrales utilise deux réservoirs alors que l’autre est basée sur un système
thermocline de sels fondus pour le stockage.
51

Figure 2.14. Représentation schématique d’une centrale de type Andasol

L’analyse montre que les performances annuelles des deux centrales sont
quasiment égales. Le système thermocline donne les mêmes performances que le
système à deux réservoirs, car les cycles de décharges (des nombreux blocs) à
fonctionner à une température inférieure à celle prévue lors du dimensionnement,
cependant, si les températures sont proches (des températures de
dimensionnement), la performance de l’usine à deux réservoirs serait
considérablement mieux que la thermocline.
Il est aussi intéressant de signaler qu’un problème appelé "thermal
ratcheting" (détente et rétrécissement du réservoir dû aux chauffages et
refroidissements successifs) est apparu, ce qui pourrait entrainer une défaillance
du réservoir de la thermocline. Si ce problème est résolu, le système thermocline
devient très prometteur pour la réduction du cout.

Zhen Yan [67] a étudié un modèle complet à deux températures est


développé dans le but d’étudier le stockage d'énergie dans une thermocline à sels
52

fondus. Une analyse approfondie des cycles de décharges de ces systèmes est
exposée, la méthode utilisée est valide pour n’importe quelle composition de sel
fondu associé à un matériau de remplissage.

Figure 2.15 : Représentation schématique du système étudié

La figure montrée ci-dessus représente la cuve étudiée, pendant la période


de charge. Le sel fondu entre dans le réservoir de stockage par l’orifice supérieur,
transfère l’énergie au matériau de remplissage froid, et sort du réservoir de
stockage à une température plus basse par le l’orifice du bas. L’énergie thermique
est ainsi stockée dans le milieu de remplissage du réservoir de stockage. Pendant
la décharge, le liquide froid est pompé dans le réservoir de stockage à travers
l’orifice inférieur où il subit un chauffage par le matériau de remplissage. Il est
extrait du réservoir à une température plus élevée par l’orifice supérieur. L’énergie
thermique stockée dans le matériau de remplissage est ainsi récupérée par le
fluide froid pour une utilisation ultérieure.
Pour la modélisation, on fait appel aux équations de masse et de quantité
de mouvement moyennées sur le volume, ainsi que la loi de Darcy (Brinkman-
Forchheimer) pour modéliser la résistance à la porosité moyenne. Les équations
qui régissent sont résolues en utilisant la méthode des volumes finis.
Après la validation, le modèle est utilisé pour étudier le comportement à la
décharge du système de stockage thermique à thermocline, notamment les
caractéristiques thermiques, les profils de température et l'efficacité de décharge.
53

Les résultats montrent que l'efficacité du système en décharge est


améliorée pour de faibles nombres de Reynolds et des hauteurs de réservoir plus
importantes. La taille des particules du matériau de remplissage influence
fortement le transfert de chaleur dans les interstices et donc l'efficacité du système
en phase de décharge.
Dans le but d’améliorer le cout d’un système de stockage thermique,
thermocline utilisant un sel fondu. James E .Pacheco et al [68] ont présenté un
travail où le sel fondu doit aider à la réduction du cout et distribuer l’énergie
thermique à une température presque constante tout au long du cycle de
décharge. L’étude se divise en trois parties principales.

- La Modélisation

Ici, les performances et le cout du système de thermocline ont été simulés.

- Évaluation des sels fondus

 Essai isothermique

dans cette phase, des matériaux de remplissage potentiels ont été


examinés dans des bains isothermes de sel fondu.

 Essais de cycles thermiques

Ici les meilleurs matériaux de remplissage ont été sélectionnés et soumis à


des cycles thermiques répétés.

 Essais du système thermocline

Dans cette partie, une petite unité thermocline de 2,3 MWh, a été construite
pour la validation des performances et l'évaluation pratique des problèmes
opérationnels d'un système de thermocline.
54

Figure 2.16. Représentation schématique de l’unité pilote 2.3 MWh

Les résultats montrent une réduction du cout de 30% environ, par rapport à
un système de sel fondu à deux réservoirs pour des centrales (concentration
parabolique). L’étude des matériaux de remplissage a montré que le sable de
filtration en silice, la roche de quartzite et la taconite sont compatibles avec les
sels de nitrates dans des conditions isothermes et cycliques.
La solution choisie pour un essai à petite échelle est le quartzite et le sable
siliceux en raison de leur disponibilité et de leur faible cout. Dans ce cas l’essai a
validé la capacité thermique de la thermocline qui a était calculée. En particulier, la
valeur du gradient thermique correspond à celle prédite par le modèle. Cette étude
expérimentale montre qu’un système thermocline à sel fondu est réalisable et peut
être envisagée dans une centrale (concentration parabolique).

2.5. Conclusion

Dans ce chapitre, les différents types de stockage thermique par chaleur


sensible et latente ont été présentés et comparés, si on observe le nombre
important de publications présentées dans cette partie.
55

L’ensemble de ces travaux montre une claire préférence pour les


approches numériques et expérimentales par apport aux approches analytiques,
ces travaux portent sur le développement des méthodologies simple de résolution,
en s’appuyant sur un nombre important d’hypothèses simplificatrices. Les
systèmes de stockage par chaleur sensible est une option intéressante du point
de vue du cout d’investissement et d’entretien. Le nombre travaux traitant le
stockage par chaleur sensible en écoulement laminaire est beaucoup plus
important que celui consacré aux écoulements turbulents. Dans notre contribution
est venue composer ce manque, en étudiant les modes de transferts thermiques
impliqués : conduction et convection au sein de fluide, conduction radiale et
longitudinale dans la paroi. Les études traitant le stockage par chaleur latente sont
plus nombreuses par apport à celles qui traitent le stockage par chaleur sensible.
La performance des systèmes de stockage par chaleur latente est limitée par la
faible conductivité thermique des MCP utilisés.
Par ailleurs, la faible conductivité thermique de tous les MCP a amené à
présenter les différentes techniques d’amélioration du transfert thermique dans le
réservoir de stockage latent.
La première solution consiste à agir sur le MCP en ajoutant des structures
métalliques pour augmenter l’échange de chaleur.
La deuxième solution utilise le MCP sous forme de microcapsule peut-être
une solution viable à la mise en mouvement du MCP.
La troisième solution consiste à augmenter la surface d’échange en utilisant
des macro-capsules de MCP, des échangeurs ailettes ou à faisceau tube.
56

CHAPITRE 3 : MODÈLE NUMERIQUE

3.1. Introduction

Dans ce chapitre, on va présenter un modèle mathématique qui décrive le


comportement thermique de la cuve de stockage en tenant compte de deux
phases ; la phase de charge et la phase de relaxation. L’amélioration des
conditions de stockage dans cette partie nécessite une bonne connaissance de la
répartition des températures en cours de chauffe. Pour cela, on propose un
modèle stratifié de la température de la cuve de stockage avec un échangeur de
chaleur immergé à l‘intérieur. Après la phase de charge. On va étudier également
l’évolution du champ de température d’un stock liquide initialement stratifié en
phase de relaxation. Il tient en compte tous les modes de transferts thermiques
impliqués ; conduction et convection au sein de fluide, conduction radiale et
longitudinale dans la paroi.
Il s’agit alors de résoudre un problème complexe de conduction et de
convection naturelle instationnaire au milieu stratifié. La description de la partie
expérimentale ainsi que les techniques de mesure seront données.

3.2. Hypothèses simplificatrices

Les hypothèses simplificatrices du modèle se basent sur des considérations


expérimentales :
- Le fluide est Newtonien et incompressible
- On considère le stockage sans puisage ;
- Le volume d'eau dans la cuve reste constant malgré qu'il y ait une
dilatation de l'eau ;
- La pression de la cuve reste égale à la pression atmosphérique ;
- Le modèle adopté sera du type unidirectionnel ;
- Quelle que soit l’évolution de la température de stockage dans la zone de
l’échangeur, le coefficient d’échange est supposé constant sur toute la longueur
de l’échangeur ;
57

- L’échangeur est divisé en segments égaux, à température du fluide


supposée uniforme. Chaque segment étant associé à la tranche élémentaire de la
zone d’échangeur correspondante.

3.3. Bilan thermique

La méthode est basée sur les bilans thermiques des éléments de volumes
(fluide et paroi) dans une cuve de stockage cylindrique. Il exprime l’égalité entre la
variation de l’énergie interne et les différents flux traversant la frontière de cet
élément.

Figure 3.1. Système de stockage thermique

Figure 3.2. Un élément de volume du système


58

- Bilan thermique au niveau du fluide

ΔUf =Qfx + Qfx+dx + Qec + Qp 3.1


Avec :
ΔUf : la variation de l’énergie interne dans le fluide

Qfx + Qfx+dx : transfert conductif à travers le fluide


Qp : échange de chaleur par convection sur la paroi latérale

- Bilan thermique au niveau de la paroi.

ΔUp =Qpx + Qpx+dx + Qp + Qe 3.2


ΔUp : la variation de l’énergie interne dans la paroi

Qpx + Qpx+dx : transfert conductif à travers la paroi

Qe : perte thermique vers l’extérieure

Les équations aux dérivées partielles s’écrites à partir des bilans thermiques.

Au niveau de fluide :

Tf  2T f
M f Cf   f A f dx   U ec Aec Tec  T f   h Al Tp  T f  3.3
t  x2

Et

au niveau de la paroi

 Tp  2 Tp
M pC p   p Ap dx  h Al T f  T p  U eq Al T p  Te  3.4
t  x2

Où :
1
 1  R e  1  R  e  eis  1 
U eq   ln  c a   ln  c a   

 2L 
c c  Rc  2L 
c is  Rc  ea  2R L h
c c 

Les systèmes d’équations (3.3) et (3.4) sont associés à des conditions aux
limites suivantes.
59

- type adiabatique

 Tf  Tp
x0 ,  0 3.5
x x

Tf  Tp
xH  0 3.6
x x

- On effectue le bilan thermique correspondant à x =H,

- Pour le fluide :

 Tf  Tf
M f Cf
t
 f Af
x
h A l Tf  Tp   3.7

- Pour la paroi :

 Tp  Tp
M pC p   p Ap  h Al T p  T f  U eq Al T p  Ta  3.8
t x

3.4. Résolution numérique

Le système d’équations aux dérivées partielles (3.3) à (3.7) a été résolu


numériquement par le schéma explicite des différences finies.
La discrétisation des équations différentielles nous donne la forme suivante.

fCf
T t 1
fi  T ft i    T t
f i 1  2T ft i  T ft i 1  U 
4 Ds Lc t
Tec i  T ft i 
t x D x
f 2 ec 2
3.8

4h t
D

T p i  T ft i 
Avec :

 f t   f t 4h t 4 Ds Lc t  t
T ft i 1  T t
  1  2    U Tf i
 f C f x 2
f i 1   f C f x 2 D  f C f
ec
D 2 x 
 3.9
 f t 4h t 4 Ds Lc t t
 T ft i 1  T pt i   U ec Tec i
 f C f x 2
D fCf D 2 x
60

Et de la paroi :

 pC p
T t 1
pi  T pt i    T t
p i 1  2 T pt i  T pt i 1   h T t
 T ft i 
t x
p 2 pi
e a
3.10

U eq
ea
T t
pi  Tet 

Avec :

 p t   p t h t K eq t  t
T pt i 1  T pt i 1  1  2   Tp i
 p C p x 2   p C p x ea  p C p ea  p C p
2 
  3.11
 p t h t K eq t
 T pt i 1  T ft i  Tat
 p C p x ea  p C p ea  p C p

Le critère de stabilité si tous les coefficients des nœuds internes des


systèmes d’équations (Ti+1, Ti et Ti-1) sont positifs
Pour la phase de relaxation thermique, on va prendre α =0, où les
équations (3.3) et (3.7) deviennent.

T f
(a) Fluide  fC f
t
f
 2T f

4h

T f T p  3.12
x 2 D

 Tp  2T h
  p 2  T f  T p  Tp  Ta 
K eq
(b) Paroi  pC p 3.13
t  x ea ea

En utilisant les variables adimensionnelles suivantes.


af t x
 X
H2 H

T f  Ta T p  Ta
T f*  T p* 
T f
0
T f0

Où T f0  T f 0,0  T f H ,0
61

Et après changement de variables, les équations (3.12) à (3.13)


deviennent :

1  Tf 1  Tf
*

 
2 *

  Nu T f*  Tp* 3.14
4P   4P  X 2

1  Tp 1  Tp
* 2 *


qr   qs  X 2
 
 Nu T f*  T p*  Nueq T p* 3.15

 T f*  Tp*
X 0 ,  0 3.16
X X

 T f*  Tp*
X 1 ,  0 3.17
X X

Le problème est ainsi entièrement caractérisé par les paramètres


adimensionnels p, qr, qs, Nu et Nueq, définis à partir de :
H H f f Cf U eq H hH
p , q , s ,r , Nueq  et Nu 
D e p  pC p f f

Les calculs ont été effectués pour les conditions suivantes :


Deux types de champ initial de température ont été considérés pour la
température du fluide

1°) cas :

Une fonction « créneau » définie par :

T f*  X ,0  T * 0  const
1 0
0 X  ,
2

T f*  X ,0  T *1  const
1 0
 X 1 ,
2
1 1 T * 00  T * 10
X  , T ( ,0) 
*
f
2 2 2

2°) cas :

Une fonction linéaire est définie par:


62

0  X 1 , T f*  X ,0   X  

avec :

  const
  const

Dans les deux cas, le champ initial de température de la paroi considérée est :

0  X 1 , Tp*  X ,0  T f*  X ,0

Le coefficient d’échange convectif entre la paroi et le fluide a été évalué à partir de


la corrélation [31] :

  
1
Nu  0,13 Gr Pr T f*  Tp* 3

avec :

g f Tf0 H 3
Gr 
 f2
Le couplage des équations différentielles (3.14) et (3.15) est réalisé par
l’intermédiaire des températures (fluide - paroi).
Le système d'équations aux dérivées partielles a été résolu numériquement
par la méthode des différences finies.

3.4.1. Discrétisation des équations

En utilisant un schéma explicite pour l'équation différentielle (3.14), on


aboutit à la forme suivante.

*
1 Tf  t 1
i    tf i 


1 T f i  1  2T f i   T f i  1
* t * t * t
  
 Nu T f* i   T p* i 
t t

4p  4p X 2

T f*
t 1
i    2 T f*t i  1  1  2  2  4 p Nu  T f*t i    2 T f*t i  1  4 p Nu  Tp*t i 
X  X  X

et l'équation (3.2.8), discrétisée par le schéma implicite, s’écrit sous la forme


suivante :
63

*
1 Tp
t 1
i    pt i 

*
1 Tp  t 1
i  1  2Tp*t 1 i   Tp*t 1 i  1
 Nu T f*  t 1
i   Tp*t 1 i  Nueq T p*
t 1
i 
qr  qs X 2

qr  * 
Tp i  1  1  2 qr
t 1  t 1
 qrNu  qrNueq  Tp* i 
qs X 2  qs X 2

qr 
Tp* i  1  Tp* i   qrNu T f* i 
t 1 t t 1

qs X 2

La résolution de l'équation suivante fait appel à des méthodes directes. En


utilisant la notation indicielle, cette équation aura la forme suivante.

 i Tp*
t 1
i  1  i Tp*t 1 i    i Tp*t 1 i  1  i
Avec :
qr 
i 
qs X 2
qr 
 i  1  2  qrNu  qrNueq
qs X 2
qr 
i 
qs X 2
i  T p* i   q r Nu  T f* i 
t t 1

L'ensemble de ces équations constitue un système d'équations dont la


matrice est tri diagonale.

 1  1  T1  1 
*

    T *   
 2 2 2  2   2
       
   *   
  i  i  i  Ti  i 
          
   
  n  n  Tn*  n 

Où n désigne le nombre d'équations.


Le système ainsi obtenu va être résolu par l'algorithme T.D.M.A de Thomas
(Tri diagonal matrix algorithme)
64

3.4.2. Critère de stabilité

Le schéma de la méthode explicite de l’équation (3.2.7) est stable que si t


et x sont choisis de telle façon que :

1 2  4 p Nu   0
X 2
où:
1
 
2
 4 p Nu
X 2

3.5. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons développé un modèle mathématique basé


sur le principe d’un bilan thermique sur une tranche de fluide et un élément de la
paroi de cuve de stockage. La résolution des équations différentielles ont été
résolue numériquement par deux schémas, explicite et implicite de la méthode
des différences finies respectivement au niveau du fluide et à la paroi de la cuve
de stockage. L’étude a permis de dégager les paramètres caractéristiques sur
l’influence de la conductivité et de la capacité calorifique de la paroi et du fluide
sur l’évolution de la stratification.
65

CHAPITRE 4 : RÉSULTATS ET INTERPRÉTATIONS D’UN


STOCKAGE PAR CHALEUR SENSIBLE

4.1. Introduction

La modélisation du stockage thermique sensible a été développée dans le


chapitre précédent. Afin de valider cette nouvelle approche de modélisation d’une
cuve d’eau chaude en deux phases en l’occurrence ; la phase de charge et la
phase de relaxation.
Dans ce chapitre nous allons présenter la réalisation de notre dispositif
expérimental ainsi que les techniques de mesure utilisées. L’objectif est de
vérifier les hypothèses simplificatrices sur lesquelles nous avons basé le modèle
numérique et qui nous ont permis de choisir les coefficients d’échange de chaleur
appropriés qui seront utilisés dans cette étude.

4.2. Présentation du dispositif expérimental

4.2.1. Descriptions de système de stockage

Pour la réalisation de la partie expérience, une cuve cylindrique de capacité


de 400 litres figure 4.1 est nécessaire dont les dimensions sont ; Hauteur H= 120
cm, diamètre d=50 cm. Nous avons procédé à son isolation avec de la laine de
roche de 10 cm d’épaisseur, les fonds ont été également isolés pour minimiser
les ponts thermiques. La cuve repose sur des cales. Pour assurer la charge
thermique, un circuit primaire a été réalisé. Il est constitué d’un échangeur de
chaleur de type serpentin, ce dernier est constitué d’un tube en cuivre de 12 mm
de diamètre intérieur et de 14 mm de diamètre extérieur enroulé en spire de 40 cm
de diamètre. L’échangeur est immergé à l’intérieur de la cuve de stockage,
comme le montre la figure 4.2.
66

Figure 4.1. Cuve de stockage

Figure 4.2. Échangeur de chaleur

Le chauffage du fluide primaire est assuré par un champ de capteurs


solaires composé de 04 capteurs plans figure 4.3 avec possibilité de procéder à
différentes configurations de branchement (en série, en parallèle ou bien mixte).
Le débit est fixé à 240 l/h. Les capteurs sont placés en série. Pour assurer la
circulation du fluide dans le circuit primaire, un groupe de transfert GT1 est mis en
place, il est composé d’un circulateur à trois vitesses; d'un système de régulation
et du vase d’expansion voire la figure 4.4.
67

Figure 4.3. Installation collective

Figure 4.4. Groupe de Transfert GT1

4.2.2. Instrumentations

[Link]. Mesure de la température

Pour déterminer le champ de températures à l’intérieur de la cuve de


stockage en cours de chauffe.
Nous avons effectué des mesures de température selon le protocole suivant :
- dans la cuve de stockage

- à l’entrée et à la sortie de l’échangeur


68

Il existe de nombreux procédés pour la mesure des températures. Les


thermocouples comptent parmi ceux qui sont les plus souvent utilisés lors
d’études effectuées dans des conditions similaires. Dans ce contexte, plusieurs
impératifs sont à considérer :
La gamme de températures à mesurer varie 0 à 100 °C, pour cela nous
avons choisi des thermocouples (Cuivre/Constantan) de type T et des
thermocouples de type K (chromel alumel). Le constantan étant un alliage de
cuivre et de Nickel, en raison de sa disponibilité, sa bonne sensibilité (environ 40
V/k) et un temps de réponse rapide associé à une courbe de réponse quasi
linéaire dans le domaine de températures considéré.

Figure 4.5. La disposition des thermocouples

Figure 4.6. Les thermocouples dans la cuve de stockage collés sur une tige
69

L’ensemble de ces thermocouples a été étalonné avant installation sur le


dispositif. L’incertitude sur la mesure des thermocouples est estimée à plus ou
moins 0,1 °C
Pour la mesure de la température dans la cuve de stockage, à l’entrée et à
la sortie de l’échangeur, nous avons utilisé 48 thermocouples disposés de la
manière suivante :
- 36 thermocouples sont immergés dans différents en droit du fluide dans la
cuve de stockage (figure 4.5) et voir la (figure4.6).
- 10 thermocouples de type K sont collés à la paroi suivant la Hauteur de la
cuve
- 02 thermocouples sont placés à l’entrée et à la sortie de l’échangeur.

[Link]. Mesure de débit

Pour la mesure du débit volumique du fluide qui circule dans le circuit


primaire, nous avons placé un débitmètre digital figure 4.6. L’affichage des valeurs
se fait sur un écran LCD les données sont exprimées (en volt). Pour cela, nous
avons effectué un étalonnage en utilisant un rotamètre. On trouve la relation
suivante.

Débit (L /h) = 45,85 Débit (volt) – 0,23

Figure 4.7. Débitmètre digital


70

4.3. Procédure de la phase de relaxation

Après la phase de charge, le système de stockage va suivre la phase de


relaxation thermique. Ce dernier, il est composé d’une cuve de stockage isolé
avec deux orifices d’alimentation situés sur la partie supérieure et inférieure sur
lesquelles nous avons placé deux diffuseurs figure4.8, aux deux extrémités, pour
permettre de conserver la stratification existante dans la cuve et éviter le mélange.
La procédure utilise lors de notre expérience est la suivante :
Nous avons pris initialement la température de l’eau dans la cuve uniforme.
Ensuite on injecte une tranche d’eau chaude par l’intermédiaire d’un diffuseur
situé sur la partie supérieure de façon à obtenir une répartition uniforme de
vitesses d’injection et de température simultanément, puis on soutire à un débit
égal de l’eau froide de la cuve de façon à ce que la hauteur de la surface libre
reste constante.
Les mesures de températures sont collectées toutes les 5 minutes par une
centrale d’acquisition de marque FLUKE. Sur la mesure de tension est inférieure à
0,01 %. Cette centrale est connectée directement à un micro-ordinateur portable
dans lequel sont stockées les mesures.
71

Figure 4.8. Présentation du système expérimentale

Les mesures de températures sont collectées toutes les 5 minutes par une
centrale d’acquisition de marque FLUKE. Sur la mesure de tension est inférieure à
0,01 %. Cette centrale est connectée directement à un micro-ordinateur portable
dans lequel sont stockées les mesures.

4.4. Résultats et discussions sur la période de la charge thermique

La température initiale de l’eau dans la cuve de stockage est presque


uniforme, elle est de 16 °C environ.

4.4.1. Distribution de la température à l’intérieure de la cuve de stockage

La figure 4.9 représente les isothermes dans la cuve de stockage pour


différentes valeurs du temps. Les mesures des différentes températures ont été
effectuées suivant la hauteur et suivant également le diamètre de la cuve. Sur les
graphes, on voit nettement l’élévation de la température à l’entrée de l’échangeur
72

en cours de chauffe. Suivant la hauteur de la cuve, on remarque que la


température au-dessus de l’échangeur est importante par rapport à celle
enregistrée sur la partie basse. On constate également qu’à la fin de chauffe
(après 7 heures de chauffe), les isothermes sont presque au même niveau de
température de la zone située au-delà de 35 cm vers le haut. Nous remarquons
également que les isothermes sont pratiquement horizontales, ce qui justifie
l’utilisation du modèle monodimensionnel.

120

110
Température (°C) Température (°C)
100

24
90

80 23
Hauteur (cm)

Hauteur (cm)

70
22

----- 60 -----
21

50

20
40

30 19

20

20 30 40 50 60

Diamétre (cm) Diamétre (cm)

Temps = 15 mn Temps = 1 heure


73

120 120

110 110
Température (°C) Température (°C)
36
100 100 45
35
44
34
90 90 43
33 42
32 41
80 80
31 40
Hauteur (cm)

Hauteur (cm)
39
70 30 70
38
29
37
28 -----
60 ----- 60 36
27 35
26 34
50 50
25 33
32
40 24 40
31
23
30
30 22 30 29

20 20

20 30 40 50 60 20 30 40 50 60

Diamétre (cm) Diamétre (cm)

Temps = 3 heures Temps = 5 heures

120

110

Température (°C)
100 56
55

90 54
53

80 52
51
Hauteur (cm)

70 50
49

60 ----- 48
47

50 46
45

40 44
43

30 42

20

20 30 40 50 60

Diamétre (cm)

Temps = 7 heures

Figure 4.9. Évolutions du champ de températures en fonction du temps dans la cuve de stockage
pendant la charge
74

4.2.2. Analyse des résultats expérimentaux et celles de numériques

Les confrontations des résultats expérimentaux et théoriques de la


température de chaque tranche du fluide dans la cuve de stockage sont
présentées par les figures 4.10 à 4.13.
On constate que :
- toutes les courbes ont la même allure sous forme de droite avec une
pente importante. Autrement dit, en l’espace d’une période relativement courte,
les températures augmentent de 15°C à 54°C approximativement. Ce qui explique
les bonnes performances du système.
- les courbes des figures 4.11 et 4.12 changent d’allure, elles deviennent
horizontales à la fin de chauffe (environ 390 minutes de chauffe). Ceci s’explique
par le fait que les températures du fluide vont se stabiliser avant de passer à la
phase de relaxation.

ère
Figure 4.10. Comparaison entre les résultats numériques et expérimentaux de la 1 tranche du
fluide en fonction du temps
75

ème
Figure 4.11. Comparaison entre les résultats numériques et expérimentaux de la 4 tranche du
fluide en fonction du temps

ème
Figure 4.12. Comparaison entre les résultats numériques et expérimentaux de la 8 tranche du
fluide en fonction du temps
76

ème
Figure 4.13. Comparaison entre les résultats numériques et expérimentaux de la 10 tranche du
fluide en fonction du temps

La 1ère tranche reste dans la phase de chauffe par rapport aux autres
tranches. Ceci est dû aux pertes thermiques de la partie inférieure de la cuve de
stockage (présence des ponts thermiques). La comparaison des deux résultats
(numériques et expérimentaux) est pratiquement similaire pour toutes les tranches
de fluides. Néanmoins, ils existent un léger écart qui est dû probablement causes
suivantes;
- aux choix des corrélations empiriques dans le modèle numérique
- à l’inertie thermique du système.
- aux erreurs de mesures.

4.2.3. Étude paramétrique sur le stockage thermique.

[Link]. Influence du débit sur la répartition de la température de stockage

Les courbes de la figure 4.14 montrent le profil axial de la température


après une durée de chauffe de t = 4 h et pour différentes valeurs de débits (60 l/h,
120 l/h, 240 l/h et 300 l/h). On remarque que les courbes ont la même allure.
77

Figure 4.14. Influence du débit sur la répartition de la température au niveau de la cuve de


stockage.

On constate que les écarts des températures pour chaque tranche de fluide
entre les débits successifs (exemple : 60 l/h – 120 l/h et 120 l/h – 180 l/h) sont
différents, et à partir de certaines valeurs de débits de 180 l/h. Les courbes sont
presque confondue ainsi l’augmentation du débit n’influe pas sur l’évolution de la
température à l’intérieure de stockage.

[Link]. Influence de la position de l’échangeur sur la répartition de la


température de stockage

La figure 4.15 montre l’influence de la position de l’échangeur de chaleur


sur la distribution de la température dans la cuve de stockage, pour les
configurations suivantes : con figuration 1 (position inférieure), configuration 2
(position milieu) et configuration 3 (position supérieure). On remarque que les
courbes ne sont pas identiques.
78

On constate que :
La configuration (1) : l’énergie accumulée totale de la figure 4.17 est
supérieure aux deux autres configurations, les températures de la majorité des
tranches sont supérieures à 49°C environ, après 4 heures de charge. Ceci a
conduit un taux d’accumulation de la figure 4.16 presque uniforme pour toutes les
tranches du fluide et pour la configuration (2) également. Le taux d’accumulation
est défini comme étant l’énergie accumulée d’une tranche par rapport à l’énergie
totale accumulée de la cuve de stockage. Par contre le niveau de la température
est très élevé dans les tranches supérieures et le taux d’accumulation est presque
uniforme seulement les 8 premières tranches supérieures.

Figure 4.15. Influence de la position de l’échangeur sur la répartition de la température de la


cuve de stockage
79

18
17
16 Conf 1
15 Conf 2
14 Conf 3
13
12
11
Taux d'accumulation

10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Tranche

Figure 4.16. Taux d’accumulation de chaque tranche dans la cuve de stockage

Dans la configuration (3), le niveau de la température est plus élevé par


rapport aux deux autres configurations, dans les 3 premières tranches de la partie
supérieure de la cuve de stockage.
L’énergie totale accumulée est la plus faible par rapport à deux autres
configurations.
Le taux d’accumulation n’est pas uniforme.
13000

12000

11000
Conf 1
10000
Conf 2
9000
Conf 3
8000
Energie accumulée(J)

7000

6000

5000

4000

3000

2000

1000

Figure 4.17. Énergie totale accumulée pour les trois configurations


80

4.3. Résultats et interprétations de la phase de relaxation

4.3.1. Analyse des résultats numériques et expérimentaux

Les figures 4.18 et 4.19 représentent les répartitions verticales des


températures (paroi-fluide) pour un temps de relaxation thermique de 4 heures. La
comparaison des résultats expérimentaux avec les valeurs théoriques obtenues
montre une concordance satisfaisante avec une erreur ne dépassant pas 10 %.
Dans la partie supérieure de la cuve, les écarts constatés sont dus
essentiellement aux points suivants :
- Mauvaise régulation du débit d’injection et de soutirage de la tranche de
fluide chaude et froide.
- Aux pertes thermiques de la partie supérieure qui sont négligées dans le
modèle numérique, où on considère le cas adiabatique.
- Aux choix des coefficients d’échange de chaleur utilisés dans le modèle
- Aux erreurs de mesure

Figure 4.18. Profil de température en fonction de la hauteur du fluide après une durée
de relaxation de 4 heures
81

Figure 4.19. Profil de température en fonction de la hauteur de la paroi après une durée
de relaxation de 4 heures

4.3.2. Évolution des profils de température au cours du temps

Sur la figure 4.20, on a représenté les évolutions des températures du


fluide et de la paroi pour différentes valeurs du temps, de la répartition verticale
des températures à l’intérieure de la cuve de stockage, pour une répartition
initiale du champ de température de fluide est une fonction linéaire. On constate
que :
82

Figure 4.20. Profils des températures de paroi et du fluide au cours du temps pour un
champ initial de forme linéaire.

- le gradient de température entre la partie supérieure et la partie inférieure


est plus important au début de la relaxation ( =16 pour un = 507,6 E+06) ;
- la partie supérieure se refroidit par contre la partie inférieure s’échauffe ;
- la vitesse de dégradation de la stratification est non – homogène ;
- le gradient de température est plus important dans la partie supérieure par
rapport à la partie inférieure entre deux points fixes par exemple courbe (a) et
courbe (c) où T*sup =17 °C et T*inf =9°C .
On remarque aussi que la température de la paroi est supérieure à celle du
fluide dans la partie inférieure de la cuve, nulle au milieu et inférieure dans la
partie supérieure.
Ainsi, on peut dire que la conduction dans la paroi n’affecte pas seulement
le processus de relaxation thermique de façon quantitative, mais peut aussi
83

modifier qualitativement la direction des mouvements convectifs induits par les


conditions aux limites pariétales.

Figure 4.21. Profils des températures de paroi et de fluide pour des différents temps
de relaxation thermique

La figure 4.21 présente les résultats numériques de la température du fluide


et de la paroi obtenus par une température de fluide initialement stratifie. Pour des
durées de relaxation thermique de 1 heure, 2heures et 4 heures. On remarque
que la dégradation est similaire celle obtenue sur la figure 4.20.

4.3.3. Influence de la nature de la paroi sur la stratification

Les courbes de la figure 4.22 représentent le profil axial de la température


après une durée de relaxation  = 4060.2 E-06 et pour différentes valeurs du
paramètre (s et r).
84

Le paramètre s caractérise le terme conductif entre le fluide et la paroi et r


caractérise le rapport des capacités calorifiques.

On se fixe les caractéristiques thermophysiques du fluide et ainsi en variant


les différents matériaux de la paroi :
- Acier (s = 0,012 et r = 185)
- PVC (s = 45 et r = 1,75)
- Cuivre (s = 0,0015 et r = 1,23)

Les courbes obtenues peuvent traduire directement l'influence des


variations de la conductivité thermique de la paroi. Elles montrent le rôle de "court-
circuit" thermique que joue la paroi entre les zones chaude et froide.

Figure 4.22. Influence de la nature de la paroi sur la stratification pour la même durée de
relaxation
85

4.4 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présenté l’installation expérimentale pour la


phase de charge et la phase de relaxation thermique.
Nous avons décrit les différents instruments de mesure utilisés ainsi que le
protocole d’expérimentation sur lequel nous nous sommes basés pour déterminer
le champ de température ainsi que les débits.
La précision du modèle numérique est acceptable puisque les résultats
théoriques et expérimentaux sont relativement similaires. L’écart est de l’ordre de
7 % pour les deux phases.
D'après les mesures des températures suivant le diamètre et suivant la
Hauteur, nous avons remarqué que le modèle est monodimensionnel.
Nous avons noté également que l’augmentation du débit au-delà de 180 l/h
n’influe pas sur le stockage thermique.
Les dégradations de la stratification thermique sont similaires pour les deux
conditions initiales ; fonction linéaire et par injection de la tranche chaude.
La dégradation de la stratification thermique est en effet accélérée par
l’effet de court-circuit thermique de la paroi entre les zones chaude et froide.
86

CHAPITRE 5 : INTÉGRATION D’UN MATÉRIAU DE CHANGEMENT


DE PHASE DANS UN SYSTÈME DE STOCKAGE THERMIQUE

5.1. Introduction

Le stockage de l'énergie thermique sous forme de chaleur sensible est


certainement le mode de stockage d'énergie le plus utilisé actuellement dans les
systèmes solaires à basse température à cause de sa simplicité et sa robustesse.
Toutefois, cette technique doit faire intervenir des températures élevées ou bien
augmenter la masse de stockage afin de parvenir à stocker une quantité
appréciable d'énergie. Ceci provient du fait que les chaleurs spécifiques de la
plupart des matériaux sont relativement faibles.
Par ailleurs, il faut beaucoup plus d'énergie pour faire fondre un matériau
sans pour autant que sa température augmente. L'énergie est alors stockée sous
forme de chaleur latente (chaleur de fusion). L'importance de l'énergie impliquée
peut être démontrée en comparant la capacité de chaleur sensible du béton (1.0
kJ/kg K) avec la chaleur latente d'un matériau de changement de phase (MCP)
comme hexa hydrate de chlorure de calcium CaCl2-6 H2O (193 kJ/kg). Ainsi,
l’énergie thermique peut-être alors stockée sous forme de chaleur latente, ou bien
sous forme de chaleur sensible ou même les deux à la fois. Les matériaux à
changement de phase peuvent jouer un rôle important dans l’optimisation des
réservoirs thermique.
En effet, les MCP présentent une grande densité de stockage de l’énergie
en faisant intervenir la chaleur latente. Dans ce contexte, une étude expérimentale
a été réalisée sur un stockage mixte sensible latent pour deux emplacements
différents à l’intérieur de la cuve. Dans la première configuration, la paraffine est
intégrée directement dans la partie latérale de la cuve et pour la seconde, le MCP
est centré dans la cuve de stockage. Le but de cette étude est de bien suivre les
phénomènes de fusion et de solidification pour les deux configurations
considérées, d’augmenter la capacité de stockage des installations de chauffage
solaire et de déterminer l’emplacement du MCP à l’intérieur de la cuve le plus
efficace.
87

5.2. Conception du dispositif expérimental

Le dispositif expérimental est conçu de deux boucles d’essais, qui sont des
installations de production de l’eau chaude sanitaire (Figure 5.4 et Figure 5.5).
Chaque boucle est composée d’une cuve de stockage. Les deux cuves, en acier
galvanisé, d’un volume de 50 litres chacun, de 50 cm de Hauteur, 36 cm de
diamètre et une épaisseur de 7cm de la laine de roche assure l’isolation de la
cuve de stockage ayant une conductivité thermique égale à 0.04 W/m K .pour
assurer le chauffage de l’eau dans la cuve, on a incorporé un échangeur de
chaleur en cuivre en spirale, de 12/14 mm diamètre et 10 mètres de longueur.
Dans la première configuration, nous avons ajouté une autre paroi latérale
dans la cuve intérieure, elle est espacée de 2 cm par rapport à la paroi de la cuve.
Dans la deuxième configuration, nous avons mis une cellule cylindrique en acier
galvanisé de 16 cm de diamètre et 45 cm de hauteur au centre de la cuve. La
même quantité du MCP est utilisée pour les deux cuves avec des emplacements
différents qui sont présentés sur les Figure 5.1 et Figure 5.2. Le remplissage de la
paraffine dans les deux configurations se fait à l’état liquide pendant lequel cette
paraffine est maintenue à une température qui avoisine les 65°C

Figure 5.1. À gauche : Emplacement au centre ; à droite emplacement latéral

Le MCP utilisé est la paraffine. Son nom commercial est RT54. Il s’agit
d'hexacosane (tableau 5.1), conduisant à un changement de volume de l’ordre de
10 % lors du passage d’un état à l’autre.
88

Tableau 5.1 : Les propriétés thermo physiques de la paraffine

Chaleur
T fusion Cp Densité Conductivité
Propriétés latente
(°C) ( Kj /Kg K) (Kg/l) (W/mK)
(Kj/Kg)
1,8 solide 0,9 solide 0,21 solide
Valeurs 54 - 56 185
2,4 liquide 0,75 liquide 0,21liquide

Le chauffage du fluide primaire (Figure 5.3) est assuré à l’aide d’un bain
thermostaté composé d’une quinzaine de litres d’eau et chauffé par un
thermoplongeur de 2 KW piloté par un régulateur de Type PID, une pompe
hydraulique assure la circulation et l’agitation du fluide pour avoir une température
homogène du bain.

Figure 5.2 : Système de chauffage

Ce bain thermostaté permet d’imposer la température d’entrée du fluide


primaire dans la cuve qui atteint 66°C à 68°C. Pour assurer la circulation de
fluide caloporteur dans le circuit primaire, un circulateur à trois vitesses est mis en
place avec un système de bypass.
89

Figure 5.3. Photo de l’installation expérimentale

Figure 5.4. Dispositif expérimental


90

5.3. Instrumentation

Les deux cuves expérimentales sont instrumentées avec 105


thermocouples de type T. Dans la première configuration (paraffine – eau –
échangeur) où la paraffine est inséré à la partie latérale de la cuve de stockage,
est équipée de 21 thermocouples situés à différentes positions dans le MCP
suivant la Hauteur espacée de 6 cm et suivant l’épaisseur espacés de 1 cm sur
une matrice de sept rangées sur trois colonnes. Dans la partie d’eau est
instrumenté de 21 thermocouples.
Dans la deuxième configuration (eau – échangeur- paraffine) où la paraffine
est placée au centre de la cuve de stockage, elle est instrumentée par 35
thermocouples situés à différentes positions axiales et radiales du MCP et dans
l’eau pour les deux cuves 49 thermocouples sont mis en places (figure 5.6).

Figure 5.5. La disposition des thermocouples dans les deux configurations

5.3.1. Mesure de débit

Pour la mesure du débit du fluide qui circule dans le circuit primaire. Nous
avons placé un débit mètre digital (Figure 5.7) de type électromagnétique pour
faible débit est également monté en ligne, il est caractérisé par :
91

Température maximale du liquide : 90 ºC


Pression max. : 16 bar
Temps de réponse : <500 m.s
Plage de débit : 1 à 20 l/min
Précision : ±2 % de la lecture

Figure 5.6. Débitmètre à électromagnétique

5.3.2. Mesure de température

Les capteurs de température sont des thermocouples de type T. Ils


permettent un suivi de la température dans les systèmes de stockage.
Des acquisitions de données sont de marque FLUKE et des micro-
portables récupèrent et enregistrent toutes les mesures issues des différents
capteurs.

- La précision des mesures

Les thermocouples utilisés sont de type T et nécessitent un étalonnage.


La sonde d’étalonnage à résistance de platine utilisée et le thermomètre
associé permettent d’atteindre une incertitude sur la température mesurée par les
thermocouples de l’ordre de 0,1°C. Les erreurs effectivement corrigées au cours
de l’étalonnage sont de l’ordre de 0.3°C.
92

Figure 5.7. Le dispositif d’étalonnage des thermocouples

Concernant le déphasage des mesures, le diamètre de la gaine des


thermocouples est de 0,5 mm et le temps de réponse associé est estimé à 0,025
s. Cette incertitude est négligeable devant le temps d’acquisition donnée : 2,5 s
(pour les 60 voies). Concernant l’acquisition de donnée, son incertitude sur la
mesure de tension est inférieure à 0,01 %.

5.4. Résultats et discussion

Avant le démarrage des tests, les deux cuves sont maintenues dans les
mêmes conditions pour avoir la même température initiale (Ti=28°C).Elles sont
alimentées en chaleur à l’aide d’un circuit primaire ou le fluide caloporteur est fixé
à la température de 68°C avec un débit de 0.012l/s. Les mesures sont relevées
avec un pas de temps de 120 secondes.
93

5.4.1. Variation temporelle de la température du MCP suivant l’épaisseur et


suivant le diamètre

72

68

64

60

56

52
Température(°C)

48

44

40

36 EI1
EI2
32
EI3
28 Tres=66 à 68 °C

0 60 120 180 240 300 360 420

Temps(min)

Figure1. Variation temporelle de la température du MCP


Figure 5.8. Variation suivant
temporelle de la température
épaisseur du H=
à la Hauteur MCP0 suivant
cm épaisseur à la Hauteur H=0cm.

72

68

64

60

56

52
Température(°C)

48

44

40

36 EIII1
EIII2
32
EIII3
28 Tres=66 à 68 °C

0 60 120 180 240 300 360 420

Temps(min)
Figure 2. Variation temporelle de la température du MCP
Figure 5.9. Variation suivant
temporelle de la température
épaisseur du MCP
à la Hauteur suivant
H= 12 cm épaisseur à la Hauteur H=12cm
94

72

68

64

60

56

Température(°C) 52

48

44

40

36 EV1
EV2
32
EV3
28 Tres=66 à 68 °C

0 60 120 180 240 300 360 420

Temps(min)
Figure 6.6 Variation temporelle de la température du MCP
Figure 5.10. Variation temporelle
suivant de la
épaisseur température
à la Hauteur H=du 24
MCPcmsuivant épaisseur à la Hauteur
H=24cm

72

68

64

60

56

52
Température(°C)

48

44

40

36 EVII1
EVII2
32
EVII3
28 Tres= 66 à 68 (°C)

0 60 120 180 240 300 360 420

Temps(min)
Figure 6.7 Variation temporelle de la température du MCP
Figure 5.11. Variation
suivanttemporelle
épaisseurdeà la
latempérature
Hauteur H=du
36MCP
cm suivant épaisseur à la Hauteur
H=36cm
95

Les figures 5.8 à 5.11 représentent les évolutions temporelles de la


température du MCP pour différentes épaisseurs et hauteurs. On remarque qu’au
début de la phase de charge, la température augmente assez rapidement en
suivant approximativement un profil parabolique. L’augmentation est due au
transfert de chaleur par conduction parce que le MCP est en état solide (chaleur
sensible). Le MCP proche de la paroi intérieure fond plus rapidement (courbes en
noir) et que le palier du changement de phase n’est pas apparent. On constate
aussi que l’écart de température entre les thermocouples diminue pour les
positions supérieures à cause de la stratification de l’eau de la cuve. Lorsque la
température atteint l’intervalle de fusion, elle reste presque constante (varie
entre 54 à 56°C). Les thermocouples placés loin de la surface d’échange montrent
que la fusion dure plus longtemps. Une fois que tout le MCP est fondu, la
température subit de nouveau une augmentation rapide qui correspond à la
variation de la chaleur sensible (MCP liquide) jusqu'à la température de la source
de chaleur.

72

68

64

60

56

52
Température(°C)

48

44
DI 1
40
DI 2
36 DI 3
DI 4
32
DI 5
28 Tres=66à68 (°C)

0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600 660 720

Temps(min)
Figure 6.8 Variation temporelle de la température du MCP
Figure 5.12. Variationsuivant
temporelle à la température du MCP suivant le diamètre à la Hauteur H=0cm
le diamétre à la Hauteur H= 0 cm
96

72

68

64

60

56

Température(°C) 52

48

44
DIII 1
40 DIII 2
36 DIII 3
DIII 4
32
DIII 5
28 Tres=66 à 68 (°C)

0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600 660 720

Temps(min)
Figure 6.9 Variation temporelle de la température du MCP
Figure 5.13. Variation temporelle
suivant à la température
le diamétre duH=
à la Hauteur MCP
12 suivant
cm le diamètre à la Hauteur
H=12cm

72

68

64

60

56

52
Température(°C)

48

44
DV 1
40
DV 2
36 DV 3
DV 4
32
DV 5
28 Tres= 66 à 68 (°C)

0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600 660 720

Temps(min)

Figure6.10 Variation temporelle de la température du MCP


Figure 5.14. Variation temporelle à la température du MCP suivant le diamètre à la Hauteur
suivant le diamétre à la Hauteur H= 24 cm
H=24cm
97

72

68

64

60

56

Température(°C) 52

48

44
DVII 1
40
DVII 2
36 DVII 3
DVII 4
32
DVII 5
28 Tres =66 à 68 (°C)

0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600 660 720

Temps(min)
Figure6.11 Variation temporelle de la température du MCP
Figure 5.15. Variation
suivanttemporelle à la àtempérature
le diamétre la Hauteurdu
H=MCP suivant le diamètre à la Hauteur
36 cm
H=36cm

Pour la deuxième configuration, les résultats expérimentaux sont


représentés sur les figures de 5.13 à 5.16. On remarque que toutes les courbes
suivent la même forme que celles du cas précédent, et qu’il y a une symétrie
suivant l’axe du cylindre contenant le MCP. Les écarts des courbes de
température sont importants pour chaque niveau du cylindre. Pour les positions
loin de la surface d’échange, la pente de la température est faible, alors que plus
près de la paroi, la pente devient plus importante. Cette différence est due à la
masse importante (inertie thermique) et la faible conductivité thermique du MCP.

5.4.2. Évolution des températures du MCP contenant dans la cellule


cylindrique et la partie latérale de la cuve de stockage pour différentes
hauteurs

Les figures 5.16 et 5.17 illustrent l’évolution des températures du MCP pour
différentes hauteurs pour les deux géométries. Tous les profils de températures
suivent la même évolution, mais décalées dans le temps. Toutes les courbes
atteignent le palier de fusion aux alentours de 56 °C.
98

On observe la stratification thermique dans les deux configurations, sauf


que le point D I3 qui se trouve dans la partie inférieure du fond de MCP de la
configuration (B) dépasse tous les autres points ; ceci est dû à la position du
thermocouple près de la paroi inférieure du fond de la cuve de stockage qui
assure le transfert de la chaleur par conduction. Les paliers de fusion sont autant
plus longs pour les positions basses pour les deux cas. La fusion totale du MCP
est de 400 min pour la géométrie (A), alors que pour la configuration B, elle dure
720 min environ.
72

68

64

60

56

52
Température(°C)

48
EI3
44 E II 3
E III 3
40
E IV 3
36 EV3
E IV 3
32
E IIV3
28

0 60 120 180 240 300 360 420 480

Temps(min)

Figure5.12 Evolution des profils de température du MCP


Figure 5.16. Évolution des profils de température du MCP suivant la hauteur de la partie latérale de
suivant la hauteur de la partie latérale de la cuve
la cuve de stockage
de stockage
99

72

68

64

60

56

52
Température(°C)
48

44 DI3
D II 3
40
D III 3
36 D IV 3
DV 3
32
D VI 3
28 D VII3

0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600 660 720 780

Temps(min)

Figure 6.13 Evolution des profis de température du MCP


Figure 5.17. Évolution
suivant des
laprofils
hauteurde température
de milieu du
deMCP suivantcylindrique
la cellule la Hauteur de milieu de la cellule
cylindrique

5.4.3. La variation de la vitesse de croissance de la température du MCP

Une comparaison de la vitesse de croissance de la température de deux


thermocouples positionnés à la même hauteur dans les deux configurations (A)
et (B) est représentée sur la figure 5.18.
On remarque que les évolutions présentent chacune trois étapes. Elles sont
réparties de la façon suivante : la première étape est la phase solide (chaleur
sensible), la deuxième étape est la partie de changement de phase et la troisième
étape est phase liquide (chaleur sensible).
- La phase solide : la vitesse de croissance de la température de la
configuration (A) (0.2 °C/min) est plus grande que celle de la configuration
(B)(0.06 °C/min).
- La partie fusion : la durée de la fusion de la configuration (A) (90 min) est
plus courte que la configuration (B) (180°C).
- La phase liquide : la vitesse de croissance de la température de la
configuration (B) est plus grande que celle de la configuration (A), ceci est dû à
l’effet de la convection naturelle qui est plus importante dans la configuration (B).
100

On constate aussi dans la même configuration (A) et (B) que la vitesse de


croissance dans la phase liquide croit plus vite (effet de la convection naturelle)
que celle de la partie solide où l’échange est purement conductif.
72

68

64
croissance
60 croissance
0,36 °C/min
0,72 °C/min
56

52
durée de 90 min
Température(°C)

48

44 croissance
0,2°C/min durée de 180 min
40

36
croissance
32 0,06 °C/min
28
D IV 3
24
E IV 3
20
0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600 660 720 780

Temps(min)

Fig6.14 Comparaison de la vitesse de croissance de la


Figure 5.18. Comparaison de la vitesse
température de MCPde croissance
entre lesde la température
deux de MCP entre les deux
configurations
configurations
pendant la charge pendant la charge

5.4.4. La fraction totale de liquide au cours de la charge

En comparant les deux résultats expérimentaux de la fraction de liquide de


la paraffine au cours du temps pour les deux configurations A et B et pour le
même flux de chaleur provenant de l’échangeur de chaleur (figure 5. 19), on
remarque que les évolutions de la fraction liquide pour les deux configurations
suivent la forme d’une droite quasi linéaire avec des pentes différentes. La fusion
totale est atteinte après 3 heures environ pour l’emplacement latéral et plus de 7
heures de fonctionnement pour l’emplacement central. Ceci est dû
essentiellement :
- Pour la Configuration A : Surface d’échange importante et inertie faible (le
MCP est reparti sur le périmètre de la cuve).
- Pour la Configuration B : surface d’échange moins importante et grande
inertie thermique (le MCP est concentré au milieu).
101

1,0

0,9

0,8

0,7

0,6
Fraction

0,5

0,4

0,3
Conf A
0,2 Conf B

0,1

0,0
0 60 120 180 240 300 360 420 480 540 600

Temps(min)

Figure 6.15 Evolution de la fraction liquide de la paraffine


Figure 5.19. Évolution de la fraction liquide de la paraffine pour les deux configurations A et B au
pour les deux configurations A et B au cours de la charge
cours de la charge

5.4.5. Position de l'interface solide-liquide

Les figures 5.20 et 5.21 montrent respectivement les positions du front de


fusion obtenues expérimentalement pour les deux configurations à différents
temps
102

Figure 5.20. Position de l’interface solide – liquide pour des temps différents (Configuration A).
103

Figure 5. 21. Position de l’interface solide –liquide pour des temps différents (configuration B)

Au début du phénomène, le front se déplace d’une façon presque parallèle,


car le transfert thermique est purement conductif. Aussi, la couche liquide à une
épaisseur faible et l’interface se déplace d’une manière parallèle à la surface
d’échange. Lorsque la convection naturelle s’établit, le front de fusion se déforme
et commence à avancer rapidement, surtout la partie supérieure. Quand le haut
104

de l’enceinte est entièrement fondu, la convection naturelle commence à diminuer


et on constate un ralentissement de la vitesse de fusion.
On observe également pour la configuration B, à t = 352 min, l’interface à
une forme d’une cloche. Lorsque la convection naturelle s’établit, on a une
répartition plus rapidement surtout dans la partie supérieure de l’enceinte. Quand
le haut de l’enceinte est entièrement fondu, la convection naturelle commence à
diminuer et le ralentissement de la vitesse de fusion sera vite observé. On
remarque à l’instant t = 590 min et t = 616 min le front de fusion change de forme ;
il prend la forme d’un bocal suspendue sur le support des thermocouples. La
fusion de la partie inférieure est due à l’effet au fond de la cuve qui joue le rôle
d’une ailette.

5.5. Processus de la solidification

5.5.1. Déroulement de la décharge

Une fois que le processus de fusion est terminé, et la paraffine devient


totalement à la phase liquide des deux configurations (A et B), le stockage
thermique est généré par la chaleur sensible dans les deux cuves. La température
de l’eau pendant la décharge est prise de manière égale à la température au
début de la charge ; elle est de 28°C environ. On procède au puisage de l’eau
chaude des deux cuves par le haut, et on remplit simultanément par le bas des
deux cuves de stockage. Après le déclenchement du système de refroidissement,
la phase de solidification est amorcée.
Le dispositif comporte essentiellement les deux cuves de stockages
(Configuration A et Configuration B) et les systèmes hydrauliques suivants : deux
réservoirs de capacité de 5 litres, des circulateurs, des vannes et des tuyaux
flexibles (voir la figure 5.21).
Les circulateurs sont reliés chacun au sens de circulations du fluide froid ou
chaud pour l’injection et le soutirage simultanément. Les systèmes de vannes
permettent de contrôler et de garder le même débit pour chaque boucle.
105

Figure 5.22. La boucle hydraulique expérimentale de la phase de décharge

5.5.2. Évolution de la température du MCP au cours d’une décharge

Les figures 5.22 et 5.23 montrent les profils de températures pendant le


processus de solidification. La figure 5.22 sur laquelle sont représentées les
courbes de la température de MCP suivant l’épaisseur. On voit que les courbes
sont presque confondues, ceci est dû à l’emplacement entre les thermocouples
qui est de 1 cm.
La forme caractéristique les courbes de températures qui se composent de
trois phases principales :
1 - un refroidissement rapide et quasiment-linéaire ceci est dû au fait que
les thermocouples sont près de la paroi et correspondant à la libération de la
chaleur sensible de MCP liquide.
2 - une stabilisation de la température durant la solidification qui correspond
au changement de phase. Troisième phase le refroidissement du MCP solide
représenté sur la courbe ou la pente est moins importante à la première phase (la
température diminuée lentement). Ceci est dû au fait que la paraffine sur la paroi
forme une couche solide qui empêche l’échange par convection et en plus la
résistance thermique devient plus grande avec l’augmentation de l’épaisseur de la
phase solide du MCP, ce qui implique également la paraffine à de faibles
coefficients de conductivité thermique.
106

70
68
L III1
66
L III2
64
62 L III3
60 Cap = 5 Litres
58
56
54
52
Température (°C)

50
48
46
44
42
40
38
36
34
32
30
0 120 240 360 480 600 720 840 960 1080 1200 1320 1440 1560 1680

Temps (min)

Figure 5.23. Évolution de la température du MCP suivant l’épaisseur au cours de décharge de


capacité de 5 litres

Figure 5. 24. Évolution de la température du MCP suivant le diamètre au cours de décharge de


capacité de 5 litres
107

5.5.3. Évolution de la température du MCP suivant la hauteur pendant la


décharge

Les évolutions des températures du MCP en décharge suivant la hauteur


de la cuve de stockage de la configuration A sont présentées dans la figure 5.25.

70
68 L I3
66 L II3
64 L III3
62 L IV3
60
L V3
58
L VI3
56
L VII3
54
Cap = 5 Litres
52
Température (°C)

50
48
46
44
42
40
38
36
34
32
30
0 120 240 360 480 600 720 840 960 1080 1200 1320 1440 1560 1680

Temps (min)

Figure 5.25. Évolution de la température du MCP suivant la hauteur de la configuration A au cours


de décharge. Capacité de 5 litres

On constate que les températures des positions inférieures à la hauteur de


6 cm descendent rapidement et que le palier du changement de phase n’est pas
visible.
Par contre, il apparait pour les autres hauteurs et en plus, la solidification ne
commence pas au même moment à cause de la stratification thermique au niveau
de l’eau dans la cuve de stockage. La durée de la solidification totale est de 800
min
108

70
68
66
64
62
60
58
56
54
52
température (°C)

50 D I3
48 D II3
46
D III3
44
D IV3
42
40 D V3
38 D VI3
36 D VII3
34
Cap = 5 Litres
32
30
0 120 240 360 480 600 720 840 960 1080 1200 1320 1440 1560 1680

Temps (min)

Figure 5.26. Évolution de la température du MCP suivant la hauteur de la configuration B au cours


de décharge. Capacité de 5 litres

Sur la figure 5.26, on voit que les températures chutent simultanément.


Après 40 min, l’ensemble des courbes sont presque confondues à la température
de solidification au voisinage de 56 °C.
Ce phénomène s’explique par l’échange de chaleur qui est purement
conductif.
Par la suite, on constate la superposition des courbes de chaque hauteur.
A titre exemple, la durée de la solidification du bas est de 240 min et celle du haut
est de 1050 min environ.

5.5.4. Évolution de la position de l'interface liquide-solide

- Configuration A

La figure 5.27 montre l’évolution expérimentale de la position de l’interface


solide liquide au cours du temps suivant l’épaisseur. Les positions du front de
solidification sont représentées pour les temps suivants : t = 30min, t = 110 min, t
= 210 min, t = 410 min, t = 610 min et t = 800 min.
109

La zone crise est la paraffine liquide et la zone blanche indique la paraffine


solide.
On constate d’une part que la solidification se propage du bas vers le haut,
à cause de l’injection de l’eau froide par le bas de la cuve de stockage. Et d’autre
part, elle se fait sur la paroi externe au lieu de la paroi interne. Ceci est dû à l’effet
de la paroi du fond de la cuve de stockage qui accélère l’échange de chaleur avec
la paraffine (joue le rôle d’une ailette).
Par contre, en fin de la solidification, à partir de t = 800 min, on remarque
que les pertes thermiques de la partie supérieure influent sur le profil de la
paraffine.
110

Figure 5.27. Position de l’interface liquide – solide pour des temps différents pour la configuration A

Configuration B
111

Figure 5.28. Position de l’interface liquide – solide pour des temps différents pour la configuration B

La figure 5.28 illustre le profil de l’interface liquide- solide de la paraffine


suivant le diamètre. Les positions du front de solidification sont représentées pour
les temps suivants : t = 30min, t = 110 min, t = 210 min, t = 410 min, t = 610 min, t
= 800 min et t =1110 min. .

On observe que le front est presque parallèle à la paroi d’échange de


chaleur, ceci explique la prédominance de la conduction et que la solidification
complète dure plus longtemps que la configuration A.

Au début du refroidissement, une couche de paraffine solide commence à se


former sur la paroi. Cette dernière va isoler thermiquement la partie liquide de la
paraffine, ce qui fait que la solidification continue lentement en raison de la
mauvaise conductivité thermique de la paraffine solide. En plus la masse
importante de la paraffine concentrée au milieu de la cuve avec une faible surface
d’échange ralentit le transfert de chaleur.

On constate que le profil de la paraffine est influencé aussi non seulement


par l’effet de la paroi du fond de la cuve et également par les pertes thermiques
112

sur la partie supérieure comme le cas précédent. À la fin de la solidification à t =


1110 min une poche de paraffine reste sous forme liquide.

5.6. Conclusion

Ce chapitre, nous a permis de mettre en évidence les phénomènes qui se


manifestent dans les processus impliquant le changement d’état solide-liquide et
liquide- solide. L’analyse des résultats expérimentaux lors du changement de
phase a permis de suivre l’interface pour les deux emplacements.
Pendant la fusion, le front se déplace parallèlement à la surface de la paroi,
mais au fur et à mesure que l’épaisseur fondue augmente, la convection naturelle
dans le liquide s’établit et provoque une augmentation de façon non uniforme du
transfert de chaleur à l’interface. Cela se traduit par la déformation de l’interface et
par l’augmentation de la vitesse de fusion qui influe sur le processus de
changement d’état.
La répartition du matériau sur la partie latérale de la cuve de stockage
accélère la fusion et renforce l’isolation de la cuve de stockage.
Le phénomène de la stratification thermique du PCM a été observé dans
les deux configurations.
Au cours de la décharge, la conduction est prédominante. La formation de
MCP solide sur les surfaces d’échange ralentit le transfert de chaleur.
On remarque que la plage de solidification n’est pas la même que la plage de
fusion. La solidification dure plus longue que la fusion dans le cas de la
configuration B.
113

CONCLUSION GÉNÉRALE ET PERSPECTIVES

Les travaux menés dans cette thèse ont pour objectif la compréhension des
mécanismes de transfert et le développement d’un système de stockage de
chaleur pour l’application de valorisation de l’énergie solaire.
L’étude bibliographique a montré que le stockage d’eau chaude sanitaire
représente l’utilisation la plus courante de la chaleur sensible, en permettant de
stocker la chaleur de manière journalière. Dans ce type de stockage, le matériau
cède ou stocke de l’énergie dans une gamme de température excluant le
changement d’état. Il est le moyen le plus ancien, le plus simple et le moins
onéreux d’emmagasiner de l’énergie. Cependant, la faible densité de stockage de
ce type de système est un inconvénient majeur qui implique des volumes de
stockage importants. Par contre, le stockage par chaleur latente est associé à un
changement d’état. La plupart des systèmes de stockage thermique par chaleur
latente étant des solides, l’énergie thermique est stockée sous forme de chaleur
latente de fusion. Les Matériaux à Changement de Phase changent de phase à
une température précise, ou dans une plage de température déterminée (cas des
mélanges non eutectiques). Les MCP permettent de stocker en moyenne 10 fois
plus d’énergie par unité de volume que les systèmes de stockage de chaleur
sensible.

Les chapitres III et IV, comportent l’étude du stockage par chaleur sensible.
Un modèle théorique unidimensionnel est proposé. Il est basé sur les bilans
thermiques au niveau du fluide et de la paroi. La résolution numérique est obtenue
à l’aide du schéma implicite des différences finies. La comparaison des résultats
théorique par l’expérimentation est satisfaisante avec un écart ne dépassant pas
10%. Les résultats théoriques de l’étude paramétrique ont montré que :

- Le débit du circuit primaire influe sur la répartition de température dans la


cuve de stockage pour les valeurs comprises entre 60 à 240 L/h, au-delà de la
valeur supérieure les températures restent inchangées.
114

- La position de l’échangeur influe énormément sur la température à


l’intérieur de la cuve de stockage et sur la quantité d’énergie accumulée.
- La dégradation de la stratification est similaire pour les deux conditions
initiales ; (une fonction linéaire et une fonction initialement stratifiée).
- La nature de la paroi de la cuve de stockage influe sur la stratification
thermique.
Le chapitre 5, traite l’incorporation des matériaux de changement de phase
dans deux cuves de stockage. Pour la première cuve, le matériau de changement
de phase est intégré sur la partie latérale, pour la seconde cuve, le MCP est placé
au centre de la cuve. Cette étude nous a permis de mettre en évidence les
phénomènes qui se manifestent dans les processus impliquant le changement
d’état solide-liquide et liquide- solide. L’analyse des résultats expérimentaux lors
du changement de phase a déterminé les positions de l’interface solide /liquide au
cours du temps pour les deux emplacements.

Pendant la fusion, le front se déplace parallèlement à la surface de la paroi,


mais au fur et à mesure que l’épaisseur fondue augmente, la convection naturelle
dans le liquide s’établit et provoque une augmentation de façon non uniforme du
transfert de chaleur à l’interface. Cela se traduit par sa déformation de et par
l’augmentation de la vitesse de fusion qui influe sur le processus de changement
d’état.

La répartition du matériau sur la partie latérale de la cuve de stockage


accélère la fusion et renforce l’isolation de la cuve de stockage.
Pour le cas de la décharge, nous avons observé que :
- L’échange conductif est prédominant.
- La plage de solidification n’est pas la même que la plage de fusion.
- La durée de solidification est plus longue que la durée de la fusion dans
le cas de la configuration B.
115

Perspectives
Les perspectives de cette étude sont nombreuses, surtout concernant
l’étude expérimentale. Il reste à développer les points suivants :
- La stratification est parfois complexe à maintenir, en particulier le
brassage de l’eau chaude n’est pas uniforme à l’entrée de la cuve de stockage, il
faut que le diffuseur soit perforé trop fine. Il est recommandé ainsi sur une
nouvelle technique de remplissage et de puisage de contrôler le débit d’eau.
- Comparer expérimentalement l’influence de la position de l’échangeur de
chaleur sur la répartition de la température dans la cuve de stockage.
- Amélioration du transfert thermique dans les MCP.
- Soit on combine MCP avec un matériau plus conducteur afin
d’obtenir une conductivité thermique globale plus élevée.

- Soit en augmentant la surface d’échange avec l’utilisation des


ailettes transversales collées sur la paroi latérale intérieure de la cuve de
stockage et en même temps dans la cellule cylindrique ou mettre le MCP dans
des capsules cylindriques en métal (acier, cuivre, aluminium) dans les deux
configurations.

- Revoir la configuration B en changeant la forme de l’échangeur de chaleur


pour réduire la durée de fusion et de solidification (choisir deux cylindres coaxiaux
par exemple).
116

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