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Corrigé Baccalauréat Spécialité 2024

sujet maths

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A. P. M. E. P.

; Corrigé du baccalauréat Amérique du Nord <


21 mai 2024 Jour 1
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points
Partie A

1. On dresse l’arbre pondéré de probabilités en utilisant les données de l’énoncé :


p(R) = 0, 07 ; p R (E ) = 0, 8 et p R (E ) = 0, 4 :
0,8 E
0,07 R
0,2 E

0,4 E
0,93 R
0,6 E
On a p(R ∩ E ) = p(R) × p R (E ) = 0, 07 × 0, 8 = 0, 056.
2. D’après la loi des probabilités
³ ´ totales :
p(E ) = p(R ∩ E ) + p R ∩ E .
³ ´ ³ ´
Or p R ∩ E = p R × p R (E ) = 0, 93 × 0, 4 = 0, 372.
Donc p(E ) = 0, 056 + 0, 372 = 0, 428.
p(E ∩ R) p(R ∩ E ) 0, 056 56 14
3. On a p E (R) = = = = = ≈ 0,130 8 soit 0,131 au mil-
p(E ) p(E ) 0, 428 428 107
lième près.

Partie B

1. Les évènements étant indépendants et la probabilité d’obtenir un objet rare étant


toujours égale à 0,07, la variable aléatoire X suit une loi binomiale B(n, p) avec n = 30
et p = 0, 07.
L’espérance mathématique est E = n × p = 30 × 0, 07 = 2, 1.
2. La calculatrice donne P (X < 6) ≈ 0,983 8 soit 0,984 au millième près.
3. Quel que soit k ∈ N, p(X > k + 1) = 1 − p(X 6 k). D’après la calculatrice :
p(X > 1 + 1) = 1 − p(X 6 1) ≈ 0, 631, et p(X > 2 + 1) = 1 − p(X 6 2) ≈ 0, 351, on a donc
k = 2.
Dans le cadre du jeu ceci signifie que la probabilité d’obtenir au moins 2 objets rares
1
est supérieure à .
2
4. Soit Y la variable correspondant au nombre d’objets rares que le joueur obtient après
avoir remporté N défis Il faut donc trouver Y tel que p(Y > 1) > 0, 95 ou encore 1 −
p(X = 0) > 0, 95 ⇐⇒ p(X = 0) 6 1 − 0, 95 ⇐⇒ p(X = 0) 6 0, 05.
Or p(X = 0) = N0 × 0, 070 × (1 − 0, 07)N = 0, 93N .
¡ ¢

Il faut donc résoudre l’inéquation :


0, 93N 6 0, 05 ⇒ N ln 0, 93 6 ln 0, 05 par croissance de la fonction logarithme népérien
ln 0, 05 1
et enfin N > , car ln 0, 93 < 0 et son inverse aussi.
ln 0, 93 ln 0, 93
ln 0, 05
D’après la calculatrice ≈ 41, 3.
ln 0, 93
Conclusion : il faut que N > 42. À partir de 42 succès la probabilité d’obtenir un objet
rare est supérieure ou égale à 0,95.
Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

E XERCICE 2 4 points

1. On considère les points A(1 ; 0 ; 3) et B(4 ; 1 ; 0).


Une représentation paramétrique de la droite (AB) est :
3
 
−−→ −−→ −−→
On a AB  1 . M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ AM = t AB , t ∈ R ⇐⇒
−3
 x − 1 = 3t  x = 1 + 3t
 

y − 0 = 1t t ∈ R ⇐⇒ y = t t ∈ R Réponse c.
z − 3 = −3t , z = 3 − 3t
 

On considère la droite (d ) de représentation paramétrique


 x = 3 + 4t

y = 6t avec t ∈ R
z = 4 − 2t

2. Réponse d.
4 3
   

3. • Les deux droites ont pour vecteurs directeurs respectifs :  6  et −2 : ces vec-
−2 1
teurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles.
• Les deux droites sont sécantes s’il existe deux réels t et k tels que :
 3 + 4t = −2 + 3k  4t = 3k − 5
 

6t = −1 − 2k ⇐⇒ 6t = −2k − 1
4 − 2t = 1 + k −2t = k − 3
 

Par différence de la ligne 1 et de la ligne 2, on obtient−2t = 5k − 4 = k − 3 (ligne 3)


1 1 11 11
soit 4k = 1 ⇐⇒ k = , puis comme −2t = k − 3 = − 3 = − , d’où t = , mais la
4 4 4 8
3 17 17
première ligne donne 4t = 3k − 5 = − 5 = − , d’où t = : ceci n’est pas possible :
4 4 8
les deux droites ne sont pas sécantes.
• Les deux droites ne sont pas confondues : il reste la réponse b.


4. Le vecteur n vecteur directeur de (d ) est un vecteur normal au plan (P ) . On a donc
−−→ →

M (x ; y ; z) ∈ (P ) ⇐⇒ IM · n = 0 ⇐⇒ 4(x − 2) + 6(y − 1) − 2(z − 0) = 0 ⇐⇒ 4x − 8 +
6y − 6 − 2z = 0 ⇐⇒ 4x + 6y − 2z − 14 = 0 ⇐⇒ 2x + 3y − z − 7 = 0 : réponse a.

E XERCICE 3 5 points
Le but de cet exercice est d’étudier la fonction f définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par :

¡ ¢ 1
f (x) = x ln x 2 − .
x
Partie A : lectures graphiques
On a tracé ci-dessous la courbe représentative (C f ) de la fonction f , ainsi que la droite (T ),
tangente à la courbe (C f ) au point A de coordonnées (1 ; −1).
Cette tangente passe également par le point B(0 ; −4).

Amérique du Nord 2 21 mai 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

6 Cf
5
T
4

1
3
1 2 3
−1
A 1
−2

−3

−4
B
−5

−6

−7

1. Le coefficient directeur de la tangente au point d’abscisse 1 est le nombre dérivé


3
f ′ (1) ; on lit sur le graphique f ′ (1) = = 3.
1
L’ordonnée à l’origine est égale à −4, donc l’équation réduite de la tangente (T ) est

M (x ; y) ∈ (T ) ⇐⇒ y = 3x − 4.

2. • il semble que f est concave sur ]0 ; 1[ ;


• il semble que f est convexe sur ]1 ; +∞[.
Le point A semble être un point d’inflexion de la courbe (C f ).

Partie B : étude analytique

1.
1
= 0, lim x = +∞ et lim ln x 2 = +∞ ; donc par produit de limites
¡ ¢
• On a lim
x→+∞ x x→+∞ x→+∞
lim f (x) = +∞.
x→+∞
1 1
• Avec f (x) = 2x ln x − , on sait que lim x ln x = 0 et lim = +∞, donc
x x→0 x→0 x
lim f (x) = −∞ (l’axe des ordonnées est asymptote verticale de (C f ) au voisinage de
x→0
zéro.
2. On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[.
1
a. Les fonctions x 7−→ x, x 7−→ ln x 2 et x 7−→ − sont dérivables sur ]0 ; +∞[ et
¡ ¢
x
l’on a :
2x 1 1 1
f ′ (x) = ln x 2 +x × 2 + 2 = ln x 2 +2+ 2 ou f ′ (x) = 2 ln x +2+ 2 sur ]0 ; +∞[.
¡ ¢ ¡ ¢
x x x x
b. En dérivant f ′ (x) on obtient :
2x 2 − 2 2 x 2 − 1
¡ ¢
2 2x 2 2 2(x + 1)(x − 1)
f (x) = − 4 = − 3 =
′′
3
= 3
= .
x x x x x x x3
3. a. Comme x 3 > 0 sur ]0 ; +∞[, le signe de f ′′ (x) est celui de (x +1)(x −1) et comme
x + 1 > 1 > 0, le signe de f ′′ (x) est celui de x − 1.
Conclusion :

Amérique du Nord 3 21 mai 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

• Sur ]0 ; 1[, x < 1, f ′′ (x) < 0 : la fonction est concave ;


• Sur ]1 ; +∞[, x > 1, f ′′ (x) > 0 : la fonction est convexe ;
• pour x = 1, la dérivée seconde s’annule en changeant de signe : le point A est
le point d’inflexion de (C f ).
b. Du signe de f ′′ (x) on en déduit les variations de f ′ qui est décroissante sur ]0 ; 1[
puis croissante sur [1 ; +∞[, donc f ′ (1) = 2 + 1 = 3 (vu à la question 1.).
Comme 3 est le minimum de f ′ , on en déduit que f ′ (x) > 0 sur ]0 ; +∞[ et par
conséquent la fonction f est strictement croissante sur R∗+ .
4. a. Tableau de variations de f :

x 0 1 2 +∞

f ′′ (x) − 0 + +

f ′ (x)
3
+∞

≈ 2, 27
f
−1

−∞

Sur l’intervalle ]1 ; 2[ la fonction f est continue (car dérivable) et strictement


croissante avec f (1) < 0 et f (2) > 0 : d’après le théorème des valeurs intermé-
diaires il existe un nombre unique α ∈]1 ; 2[ tel que f (α) = 0.
b. La calculatrice donne f (1, 3) ≈ −0, 09 et f (1, 4) ≈ 0, 23 donc 1, 3 < α < 1, 4, puis
f (1, 32) ≈ −0, 02 et f (1, 33) ≈ 0, 007, d’où 1, 32 < α < 1, 33 et enfin
f (1, 327) ≈ −0, 003 et f (1, 328) ≈ 0, 0004, donc α ≈ 1, 33 au centième près.
¡ ¢ 1
On sait que α est solution de f (x) = 0 ⇐⇒ x ln x 2 − = 0 ⇐⇒
x
¡ 2¢ 1 ¡ 2¢ 1
x ln x = ⇐⇒ ln x = 2 et enfin par croissance de la fonction exponen-
x x
tielle :
1 1
µ ¶ µ ¶
exp ln x 2 = exp 2 ⇐⇒ x 2 = exp 2 .
¡ ¡ ¢¢
x x
1
µ ¶
α vérifie cette équation donc α2 = exp 2 .
α

E XERCICE 4 6 points
Zπ Zπ
In = e−nx sin(x) dx, Jn = e−nx cos(x) dx.
0 0

Zπ Zπ
1. I 0 = 1 × sin(x) dx = sin(x) dx = [− cos x]π0 = − cos π − (− cos 0) = 1 + 1 = 2.
0 0
2. a. On sait que 0 6 x 6 π ⇒ 0 6 sin x 6 1 ⇒ 0 6 e−nx sin(x) 6 e−nx par produit par
e−nx > 0 : la fonction à intégrer étant positive et l’intervalle d’intégration étant
croissant on sait que l’intégrale de cette fonction positive est positive. Quel que
soit n ∈ N, I n > 0.

Amérique du Nord 4 21 mai 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Zπ Zπ
b. Pour n ∈ N, I n+1 − I n = e sin(x) dx −
−(n+1)x
e−(nx) sin(x) dx =
Zπ 0 0
£ ¤
sin x e−(n+1)x − e−(nx) dx par linéarité de l’intégrale, puis
0 Zπ
sin xe−(nx) e−x − 1 dx.
£ ¤
I n+1 − I n =
0
Soit u la fonction définie sur [0 ; π] par u(x) = e−x − 1.
u est dérivable sur [0 ; π] et sur cet intervalle u ′ (x) = −e−x < 0. La fonction u est
donc décroissante de e−0 − 1 = 0 à e−π − 1 ≈ −0, 957.
Comme sin xe−(nx) > 0 et e−x − 1 < 0, la fonction à intégrer dans I n+1 − I n est
négative et donc I n+1 − I n 6 0.
c. On vient de démontrer que I n+1 − I n 6 0 ⇐⇒ I n+1 6 I n , c’est-à-dire que la suite
(I n ) est décroissante ; étant minorée par zéro elle converge donc vers une limite
ℓ > 0.
3. a. On a déjà vu que que 0 6 x 6 π ⇒ 0 6 sin x 6 1 ⇒ 0 6 e−nx sin(x) 6 e−nx , donc
par intégration sur l’intervalle [0 ; +π] on obtient
Zπ Zπ
0 dx 6 I n 6 e−nπ dx.
0 0

In 6 e−nx dx.
0
Zπ ¸π
1 −nx 1 −nx
·
b. Une primitive de e−nx est
e , donc pour n > 1, e−nx dx = e =
−n 0 −n 0
1£ 1£ ¤ 1 − e−nπ
− e−nπ − e0 = − e−nπ − 1 =
¤
.
n n n
1 − e−nπ
c. On sait que lim e−nπ = 0, donc lim 1 − e−nπ = 1 et enfin lim = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n
D’après le théorème des « gendarmes » la suite (I n ) a pour limite 0.
4. a. • IPP1 On pose :
u(x) = e−nx v ′ (x) = sin x
u ′ (x) = −ne−nx v(x) = − cos x

On a donc I n = [−e−nx cos x]π0 − ne−nx cos x dx = e−nπ + 1 − n J n =
0
1 + e−nπ − n J n .
• IPP2 On pose :
u(x) = sin x v ′ (x) = e−nx
1 −nx
u ′ (x) = cos x v(x) = e
−n ¸π Zπ
1 −nx 1 −nx 1 π −nx
· Z
On a donc I n = e sin x − cos x e dx = − e cos x dx =
−n 0 0 −n n 0
1
Jn .
n
b. En égalant les deux valeurs de I n trouvées on obtient :
1 1
µ ¶
1+e −nπ
− n J n = J n ⇐⇒ 1 + e −nπ
= Jn n +
n n
µ 2
n +1

n
⇐⇒ J n = 1 + e−nπ ⇐⇒ J n = 2 × [1 + e−nπ ].
n n +1
1
En, reportant dans l’expression I n = J n , on obtient finalement :
n
1 n ¤ 1 + e−nπ
× 1 + e−nπ = 2 .
£
In = × 2
n n +1 n +1
5. On souhaite obtenir le rang n à partir duquel la suite (I n ) devient inférieure à 0,1.

Amérique du Nord 5 21 mai 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Recopier et compléter la cinquième ligne du script Python ci-dessous avec la com-


mande appropriée.

1 from math import *


2 def seuil() :
3 n=0
4 I=2
5 while I >= 0.1 :
6 n=n+1
7 I=(1+exp(-n*pi))/(n*n+1)
8 return n

Amérique du Nord 6 21 mai 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Amérique du Nord - 22 mai 2024 <
Sujet 2
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

1 Exercice 1 5 points
0,080 8
R
0,228 6 N
0,9192 R
1.
0,012 7
R
0,771 4 N
0,9873 R
2. On calcule p(N ∩R) = p(N )×p N (R) = 0,228 6×0,080 8 = 0,018 471 soit 0,018 5 à 10−4
près.
³ ´
3. On a de même p N ∩ R = p (N ) × p N (R) = 0,771 4 × 0,012 7 = 0,009 797 soit 0,009 8
à 10−4 près.
D’après la loi des probabilités totales :
³ ´
p(R) = p(N ∩ R) + p N ∩ R ≈ 0,018 5 + 0,009 8
p(R) ≈ 0,028 3.
p(R ∩ N ) p(N ∩ R) 0,018 5
4. On a p R (N ) = = ≈ ≈ 0,653 71 soit 0,653 7 à 10−4 près.
p(R) p(R) 0,028 3

Partie I

1. X suit donc la loi binomiale B(n = 500, p = 0, 65).

2. On calcule 500 325


× 0, 35175 ≈ 0,037 384 soit 0,037 4 à 10−4 près. (Utiliser la
¡ ¢
325 × 0, 65
fonction binomiale de la calculatrice si les capacités de calcul de celle-ci sont dé-
passées).

3. On a p(X > 325) = 1 − p(X 6 324) soit d’après la calculatrice 0,479 44, donc
p(X > 325) ≈ 1 − 0,479 4 = 0,520 6 à 10−4 près.

Partie II

1. On a p n = (1 − 0, 65)n = 0, 35n .

2. On a q n = 1 − p n .
On cherche donc n tel que 1 − p n > 0,999 9 ⇐⇒ p n 6 0,000 1, soit par croissance
de la fonction logarithme népérien :
ln 0,000 1 1
n ln0, 35 6 ln 00,000 1 ⇐⇒ n > car < 0.
ln 0, 35 ln 0, 35
ln 0,000 1
D’après la calculatrice ≈ 8, 8.
ln 0, 35
Il faut prendre au minimum n = 9.
Baccalauréat spécialité, sujet 2 A. P. M. E. P.

2 Exercice 2 5 points
On considère le pavé droit ABCDEFGH tel que AB = 3 et AD = AE = 1 représenté ci-
dessous.

H G

E F

D M
C

a
a

A I B

1. F(3 ; 0 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), M(1,5 ; 1 ; 0).


   
3 1, 5
−−→ 
  −−→  
  
2. a. Soit HF −1 et MF  −1 . Ces deux vecteurs ne sont manifestement pas co-
   
0 1
linéaires.

− −−→
On a n · HF = 6 − 6 + 0 = 0

− −−→
On a n · MF = 3 − 6 + 3 = 0.


Conclusion : le vecteur n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du
plan (HMF), il est donc normal à ce plan.
b. On sait qu’alors :
X (x ; y ; z) ∈ (MHF) ⇐⇒ 2x + 6y + 3z + d = 0. Ainsi par exemple :
H(x ; y ; z) ∈ (MHF) ⇐⇒ 0 + 6 + 3 + d = 0 ⇐⇒ d = −9, donc finalement :

X (x ; y ; z) ∈ (MHF) ⇐⇒ 2x + 6y + 3z − 9 = 0.
 
5

− 
c. Le plan P a par exemple pour vecteur normal p  15  et ce vecteur n’est pas
 
 
−3

− 5 5 5
colinéaire au vecteur n , (on a bien 2× = 5, 6× = 15, mais 3× 6= −3) donc
2 2 2
les deux plans ne sont pas parallèles.
 
3
−−→  
3. On a D(0 ; 1 ; 0) et G(3 ; 1 ; 1), d’où DG 0.
 
 
1
On sait que :

Amérique du Nord 2 22 mai 2024


Baccalauréat spécialité, sujet 2 A. P. M. E. P.




 x −0 = 3t
−−→ −−→ 
X (x ; y ; z) ∈ (DG) ⇐⇒ DX = t DG, t ∈ R ⇐⇒ y −1 = 0 t ∈ R ⇐⇒



 z − 0 = 1t



 x = 3t

y = 1 t ∈ R.



 z = t

4. Si la droite coupe le plan en un point N, les coordonnées de ce point vérifient les


équations de la droite et celle du plan soit le système :



 x = 3t


 y = 1

t ∈ R.



 z = t


2x + 6y + 3z − 9 = 0

En remplaçant x, y et z par leurs valeurs en fonction de t dans la dernière équation,


on obtient :
1
6t + 6 + 3t − 9 = 0 ⇐⇒ 9t − 3 = 0 ⇐⇒ 3t − 1 = 0 ⇐⇒ t = . Les coordonnées de N
µ ¶ 3
¡ 1 1
¢ 1
sont donc 3 × 3 ; 1 ; 3 , soit N 1 ; 1 ; .
3
5. • On vérifie d’abord que R appartient au plan (HMF) :
µ ¶
1 1 3 3
R 3; ; ∈ (HMF) ⇐⇒ 6 + + − 9 = 0 ⇐⇒ 6 + 3 − 9 = 0 ce qui est vrai.
4 2 2 2
−−→
• On vérifie maintenant que le vecteur GR est bien un vecteur normal au plan
(HMF) :
   
3−3 0
−−→ 
1
  
  3
On a GR  4 − 1 = − 4 . Or ce vecteur n’est manifestement pas colinéaire au vec-
   
1
2
− 1 − 12
 
2

−  →
− −−→
teur connu n 6 : pour que n soit colinéaire au vecteur GR il faudrait que sa
 
 
3
première coordonnée soit égale à 0, ce qui n’est pas le cas.
Conclusion : le point R n’est pas le projeté orthogonal du point G sur le plan (HMF).

3 Exercice 3 6 points

g (x) = 2x − x 2 .

1. Le trinôme g (x) est dérivable sur R, donc sur [0 ; 1] et sur cet intervalle :
g ′ (x) = 2 − 2x = 2(1 − x).
Or on sait que 0 6 x 6 1 ⇒ −x 6 0 6 1 − x ou en lisant de droite à gauche
1 − x > 0 ⇒ 2(1 − x) > 0 ⇐⇒ g ′ (x) > 0 : la dérivée étant positive sur [0 ; 1] et
ne s’annulant qu’en x = 1, la fonction g est strictement croissante de g (0) = 0 à
g (1) = 2 − 12 = 1.

Amérique du Nord 3 22 mai 2024


Baccalauréat spécialité, sujet 2 A. P. M. E. P.


 u0 1
=
On considère la suite (u n ) définie par 2 pour tout entier naturel n.
u n+1 = g (u n )

µ ¶2
1 1 1 3
2. • u 1 = 2 × − = 1 − = = 0, 75 ;
2 2 4 4
µ ¶2
3 3 3 9 24 9 15
• u2 = 2 × − = − = − = = 0,937 5.
4 4 2 16 16 16 16
3. Démonstration par récurrence :
• Initialisation :
1 3
On a 0 < < < 1, soit 0 < u 0 < u 1 < 1 : l’encadrement est vrai au rang zéro.
2 4
• Hérédité : Supposons que pour n ∈ N, on ait 0 < u n < u n+1 < 1.
Alors par stricte croissance sur [0 ; 1] de la fonction g , on a :
g (0) < g (u n ) < g (u n+1 ) < g (1), soit d’après les résultats précédents :
0 < u n+1 < u n+2 < 1 : l’encadrement est encore vrai au rang n + 1.
Conclusion : la relation est vraie au rang n = 0 et si elle est vraie au rang n ∈ N elle
l’est encore au rang n + 1 : par le principe de récurrence, on a donc
Pour tout entier naturel n, : 0 < u n < u n+1 < 1.

4. Le résultat précédent montre que la suite (u n ) est croissante et qu’elle est majorée
par 1 : elle converge donc vers une limite ℓ 6 1.

5. La relation g (u n ) = u n+1 = 2u n − u n2 donne à la limite car g est continue car déri-


vable sur l’intervalle [0 ; 1] : ℓ = 2ℓ − ℓ2 ⇐⇒
ℓ − ℓ2 = 0 ⇐⇒ ℓ(1 − ℓ) = 0 soit
 
 ℓ = 0 ou  ℓ = 0 ou
⇐⇒
 1−ℓ = 0  1 = ℓ

La solution ℓ = 0 n’est pas possible (la suite est croissante ) ; il reste lim u n = 1
n→+∞

On considère la suite (v n ) définie pour tout entier naturel n par v n = ln (1 − u n ).

6. On a pour n ∈ N, v n+1 = ln (1 − u n+1 ) = ln 1 − 2u n − u n2 = ln 1 − 2u n + u n2 =


£ ¡ ¢¤ ¡ ¢

ln (1 − u n )2 = 2 ln (1 − u n ) (car 1−u n > 0 voir la récurrence ci-dessus, donc ln (1 − u n )


existe). Or ln (1 − u n ) = v n .
Finalement : v n+1 = 2v n ce qui montre que la suite µ(v n ) est
¶ une suite géométrique
1 1
de raison 2 et de premier terme v 0 = ln (1 − u 0 ) = ln 1 − = ln = − ln 2.
2 2
7. On sait qu’alors pour tout n ∈ N, v n = v 0 × 2n , soit v n = − ln 2 × 2n .

8. La relation v n = ln (1 − u n ) donne donc :


n
− ln 2 × 2n = ln (1 − u n ) ⇐⇒ e− ln2×2 = eln(1−un ) , (par croissance de la fonction ex-
ponentielle), soit encore :
n n
e− ln2×2 = 1 − u n ⇐⇒ u n = 1 − e− ln2×2 .
n
Or on sait que lim − ln 2 × 2n = −∞, donc lim e− ln2×2 = 0 et par conséquent :
n→+∞ n→+∞

lim u n = 1.
n→+∞

9.

Amérique du Nord 4 22 mai 2024


Baccalauréat spécialité, sujet 2 A. P. M. E. P.

def seuil() :
n=0
u=0.5
while u < 0.95 :
n=n + 1
u=2*u - u**2
return n

4 Exercice 4 4 points

f (x) = a ln(x).
On note C sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
Soit x 0 un réel strictement supérieur à 1.

1. On a f (x) = 0 ⇐⇒ a ln x = 0 ⇐⇒ ln x = 0 (car a 6= 0) et par croissance de la fonc-


tion exponentielle eln x = e0 ⇐⇒ x = 1.

2. F est une différence de fonctions dérivables sur ]0 ; +∞[, donc sur cet intervalle :
· ¸
′ 1
F (x) = a ln(x) + x × − 1 = a[ln(x) + 1 − 1] = a ln(x) = f (x), ce qui montre que F
x
est une primitive de f sur ]0 ; +∞[.

3. On a vu que C coupe l’axe des abscisses en x = 1 donc la surface bleue correspond


à des points où x > 1, soit ln(x) > 0 ⇒ a ln(x) > 0.
Autrement dit pour x > 1, la fonction f est positive et on sait que sur un intervalle
[1 ; x 0 ] avec x 0 > 1, l’aire de la surface limitée par sa courbe représentative, l’axe
des abscisses et les droites d’équations x = 1 et x = x 0 est égale à l’intégrale :
Zx 0
x
f (x) dx = [F (x)]10 = F (x 0 ) − F (1) = a[x 0 ln(x 0 ) − x 0 ] − a[1 ln(1) − 1] = .
1

l’aire bleutée est en unités d’aire : a[x 0 ln(x 0 ) − x 0 ] + a = a [x 0 ln(x 0 ) − x 0 + 1].

O 1 x0 x

On note T la tangente à la courbe C au point M d’abscisse x 0 .


On appelle A le point d’intersection de la tangente T avec l’axe des ordonnées et B le
projeté orthogonal de M sur l’axe des ordonnées.

Amérique du Nord 5 22 mai 2024


Baccalauréat spécialité, sujet 2 A. P. M. E. P.

y T

B M
a

a
O 1 x0 e x
A

4. On sait (équation de la tangente au point d’abscisse x 0 ) que :


M (x ; y) ∈ T ⇐⇒ y − f (x 0 ) = f ′ (x − x 0 )).
• f (x 0 ) = a ln x 0 ;
a a
• f est dérivable sur ]0 ; +∞[ et sur cet intervalle f ′ (x) = , donc f ′ (x 0 ) = .
x x0
On obtient donc :
a ax
M (x ; y) ∈ T ⇐⇒ y − a ln x 0 = × (x − x 0 ) ⇐⇒ y = a ln x 0 + − a.
x0 x0
En particulier T coupe l’axe des ordonnées si x = 0, d’où y = a ln x 0 − a (ordonnée
de A).
L’ordonnée de B est égale à f (x 0 ) = a ln (x 0 ).
¯ ¯
On a AB = ¯ y B − y A ¯ = |a ln(x 0 ) − (a ln x 0 − a)| = |a| = a (car a > 0).
Remarque : On a f (e) = a lne = a × 1 = a.
f (e) = a : on a mis en évidence ceci sur le dessin ; le corollaire est que la tangente à
la courbe au point d’abscisse e contient l’origine O !

Amérique du Nord 6 22 mai 2024


A. P. M. E. P.
; Baccalauréat Centres étrangers (groupe 1) - 5 juin 2024 <
Jour 1
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points
Partie A

1. f est dérivable sur son ensemble de définition, en tant que fraction rationnelle.
0, 96 × (0, 93x + 0, 03) − (0, 96x × 0, 93)
∀x ∈ [0 ; 1], f ′ (x) =
(0, 93x + 0, 03)2
0, 8928x + 0, 0288 − 0, 8928x
=
(0, 93x + 0, 03)2
0, 0288
=
(0, 93x + 0, 03)2
On arrive donc bien à l’expression demandée.

2. On a une fonction dérivée qui est le quotient d’un numérateur strictement positif
par un dénominateur qui est le carré d’un réel non nul, donc strictement positif
également, donc pour tout x dans [0 ; 1], f ′ (x) est strictement positif.
On en déduit que la fonction f est strictement croissante sur [0 ; 1].

Partie B

1. On a l’arbre suivant :

0, 96 T
D
x 0, 04
T

1−x 0, 03 T
D
0, 97
T

2. Ici, on nous demande de déterminer : P (D ∩ T )


P (D ∩ T) = P (D) × P D (T ) = x × 0, 96 = 0, 96x.

3. Les évènements D et D partitionnent l’univers, donc, d’après la loi des probabilités


totales, on a :
P (T ) = P (D ∩ T ) + P (D ∩ T )
= 0, 96x + (1 − x) × 0, 03
= 0, 96x + 0, 03 − 0, 03x
= 0, 93x + 0, 03
On arrive bien à la probabilité annoncée.
Baccalauréat Général Épreuve d’enseignement de spécialité A. P. M. E. P.

4. Dans cette question, on veut calculer P T (D).


P (D ∩ T )
Par définition des probabilités conditionnelles, on a : P T (D) = .
P (T )
0, 96x
D’après les questions précédentes, cela donne : P T (D) = = f (x).
0, 93x + 0, 03
On est, dans cette question, avec 50 sportifs dopés sur les 1 000 testés, donc en
choisissant un sportif au hasard, on est en situation d’équiprobabilité et donc la
50
probabilité qu’un sportif soit dopé est, pour cette question x = = 0, 05.
1 000
0, 96 × 0, 05 32
La probabilité demandée est donc bien f (0, 05) = = ≈ 0, 627
0, 93 × 0, 05 + 0, 03 51
soit environ 0,63 au centième près.

5. a. La valeur prédictive positive du test est donc la probabilité P T (D). D’après la


question 4. a., pour toute probabilité x dans [0 ; 1], on a : P T (D) = f (x).
On veut donc résoudre, dans [0 ; 1], l’inéquation : f (x) > 0, 9.
0, 96x
f (x) > 0, 9 ⇐⇒ > 0, 9
0, 93x + 0, 03
⇐⇒ 0, 96x > 0, 9(0, 93x + 0, 03) car sur [0 ; 1], 0, 93x + 0, 03 > 0
⇐⇒ (0, 96 − 0, 9 × 0, 93)x > 0, 9 × 0, 03
⇐⇒ 0, 123x > 0, 027
27 9
⇐⇒ x > =
123 41
9
C’est donc pour x supérieur à ≈ 0, 22 que la valeur prédictive positive du
41
test sera supérieure ou égale à 0,9.
b. Si on accepte comme vraie l’affirmation « les sportifs les plus performants
[sont les] plus fréquemment dopés », alors le fait de restreindre la population
testée aux sportifs les plus performants doit avoir pour conséquence de faire
augmenter x, la proportion de sportifs dopés dans la population testée.
Comme la valeur prédictive positive est donnée par f (x) et que la fonction f
est strictement croissante sur [0 ; 1], plus x augmente, plus f (x) augmente et
donc plus on teste une population où la proportion de dopés est élevée (ce
qui est le cas si on ne teste que les sportifs les plus performants), meilleure
est la valeur prédictive positive du test.

E XERCICE 2 5 points

1. a. Résolvons, dans [0 ; 1], l’équation demandée :


f (x) = x ⇐⇒ 2xe−x = x
⇐⇒ 2xe−x − x = 0
⇐⇒ x(2e−x − 1) = 0
⇐⇒ x = 0 ou 2e−x − 1 = 0
⇐⇒ x = 0 ou 2e−x = 1
1
⇐⇒ x = 0 ou e−x =
2µ ¶
1
⇐⇒ x = 0 ou − x = ln
2
⇐⇒ x = 0 ou x = ln(2)
Or, 0 et ln(2) sont deux réels dans [0 ; 1] (en effet, la stricte croissance de ln sur
R∗+ donne : 1 < 2 < e =⇒ 0 < ln(2) < 1).
L’équation a donc deux solutions dans [0 ; 1] : 0 et ln(2).

Centres étrangers groupe 1 - J1 2 session 2024


Baccalauréat Général Épreuve d’enseignement de spécialité A. P. M. E. P.

b. f est dérivable sur [0 ; 1], en tant que composée et produit de fonctions qui
pourraient être définies et dérivables sur R :
∀x ∈ [0; 1], f ′ (x) = 2 × e−x + (2x) × (−e−x ) = (2 − 2x)e−x = 2(1 − x)e−x .
On arrive donc à l’expression demandée.
c. On sait que la fonction exponentielle est à valeurs strictement positives sur
R. On a : f (0) = 2 × 0e−0 = 0 et f (1) = 2 × 1e−1 = 2e−1 .
On peut donc établir le tableau de variations de la fonction :

x 0 1

signe de 2 +

signe de (1 − x) + 0

signe de e−x +

signe de f ′ (x) + 0

2e−1
variations de f
0

2. a. Initialisation : Calculons u 1 . u 1 = f (u 0 ) = f (0, 1) = 2 × 0, 1e−0,1 ≈ 0, 18.


On constate que l’inégalité est vraie pour n = 0, on a bien : 0 6 u 0 < u 1 6 1.
Hérédité : Pour un entier naturel k donné, on suppose que l’inégalité 06
u k < u k+1 6 1 est vraie.
Montrons que l’inégalité sera vraie au rang suivant :
Par hypothèse de récurrence on a :
0 6 u k < u k+1 6 1 =⇒ f (0) 6 f (u k ) < f (u k+1) 6 f (1)
car f est strictement croissante sur [0; 1]
=⇒ 0 6 u k+1 < u k+2 6 2e−1
car f est la fonction de récurrence de la suite (u n )
=⇒ 0 6 u k+1 < u k+2 6 1
car 2e−1 ≈ 0, 74 < 1
Ainsi, la véracité de l’inégalité est héréditaire.
Conclusion : L’inégalité est vraie au rang 0, et sa véracité est héréditaire pour
tout entier naturel, donc, en vertu du principe de récurrence, on a :
∀n ∈ N, 0 6 u n < u n+1 6 1.
b. On a notamment :
• ∀n ∈ N, u n < u n+1 . La suite (u n ) est donc (strictement) croissante.
• ∀n ∈ N, 0 6 u n 6 1. La suite (u n ) est donc bornée par 0 et 1.
La suite étant croissante et majorée, on en déduit qu’elle est donc conver-
gente, vers une limite ℓ vérifiant 0 6 ℓ 6 1.

3. La suite (u n ) est une suite convergente, définie par récurrence par la relation
u n+1 = f (u n ), où la fonction f est continue (car dérivable) sur [0; 1], intervalle qui
contient la limite ℓ de la suite.
D’après le théorème « du point fixe », on en déduit que la limite ne peut être qu’une
solution de l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0 ; 1].

Centres étrangers groupe 1 - J1 3 session 2024


Baccalauréat Général Épreuve d’enseignement de spécialité A. P. M. E. P.

D’après la question 1. a., cette équation n’a que deux solutions dans [0; 1] : 0 et
ln(2), or la suite est (strictement) croissante, donc minorée par son premier terme :
u 0 = 0, 1, donc la limite ne saurait être inférieure à 0,1 : la possibilité d’avoir ℓ = 0
est donc écartée, et finalement, l’unique valeur possible pour ℓ est donc ln(2).
La suite (u n ) converge donc vers ln(2).

4. a. La suite (u n ) est croissante et converge vers ln(2), donc elle est majorée par
l n(2).
On a donc : ∀n ∈ N, u n 6 ln(2) =⇒ ln(2) − u n > 0.
Pour tout entier naturel n, la différence ln(2) − u n est bien positive.
b. Un terme de la suite (u n ) sera donc toujours une valeur approchée par défaut
de ln(2). Si on veut que la valeur approchée soit à 10−4 près, cela signifie que la
différence entre u n , la valeur approchée, et ln(2) doit être inférieure ou égale
à 10−4 .
On va donc explorer les termes consécutifs de la suite (u n ) tant que
ln(2)−u n > 0, 0001, de sorte que la boucle s’interrompra dès que la différence
deviendra inférieure ou égale à 10−4 = 0, 0001.
Le script ci-dessous convient (à condition d’avoir importé les fonctions exp
et log qui est la fonction logarithme népérien, de la librairie math, au préa-
lable).
On a dans ce corrigé ajouté les deux lignes qui rendent le programme exécu-
table

from math import exp


from math import log as ln
def seuil():
n=0
u=0.1
while ln(2) - u > 0.0001:
n=n+1
u=2*u*exp(-u)
return(u,n)

Remarque : on peut aussi importer la constante d’Euler de la librairie maths et


utiliser une variante : from math import e en lieu et place de la première
ligne et u=2*u*e**(-u) ou u=2*u/(e**u) pour l’avant dernière.
c. n = 11

E XERCICE 3 5 points

1. Soit f (x) = k une fonction constante définie sur R solution de (E 0 ).


On a donc f ′ = f soit 0 = k.
L’unique fonction constante solution de l’équation différentielle (E 0 ) est donc la
fonction nulle.

2. Les solutions de l’équation différentielle (E 0 ) sont les fonctions de la forme


f (x) = C ex avec C ∈ R.

Centres étrangers groupe 1 - J1 4 session 2024


Baccalauréat Général Épreuve d’enseignement de spécialité A. P. M. E. P.

3. Pour tout réel x on a : h ′ (x) = −2 sin(x) + cos(x).


D’autre part : h(x) − cos(x) − 3 sin(x) = 2 cos(x) + sin(x) − cos(x) − 3 sin(x) =
cos(x) − 2 sin(x)
d’où pour tout réel x, h ′ (x) = h(x) − cos(x) − 3 sin(x), c’est à dire, h est solution
de l’équation différentielle (E ).

4. Supposons que f soit une solution de (E ).


Pour tout réel x on a :
( f − h)′ (x) = f ′ (x) − h ′ (x) =⇒ ( f − h)′ (x) = f (x) − cos(x) − 3 sin(x) − (h(x) − cos(x) − 3 sin(x))
car f et h sont solutions de (E )
=⇒ ( f − h)′ (x) = f (x) − cos(x) − 3 sin(x) − h(x) + cos(x) + 3 sin(x)
=⇒ ( f − h)′ (x) = f (x) − h(x) = ( f − h)(x)
Donc f − h est solution de (E 0 )

Réciproquement : supposons que f − h soit solution de (E 0 )


On a donc ( f − h)′ (x) = f (x) − h(x) soit f ′ (x) − h ′ (x) = f (x) − h(x)
D’où : f ′ (x) = f (x) − h(x) + h ′ (x) = f (x) − h(x) + h(x) − cos(x) − 3 sin(x) car h est
solution de (E )
Donc : f ′ (x) = f (x) − cos(x) − 3 sin(x) c’est à dire f est solution de (E ).
Conclusion : f est solution de (E ) si et seulement si f − h est solution de (E 0 ).

5. On a donc f (x) − h(x) = C ex avec C ∈ R


Toutes les solutions de l’équation différentielle (E ) sont donc les fonctions
f (x) = C ex + 2 cos(x) + sin(x) avec C ∈ R

6. g est solution de l’équation différentielle (E ) donc il existe un réel C tel que


g (x) = C ex + 2 cos(x) + sin(x).
De plus g (0) = 0 donc g (0) = C e0 + 2 cos(0) + sin(0) = 0.
D’où C × 1 + 2 × 1 + 0 = 0 ⇐⇒ C = −2
On a donc : g (x) = −2ex + 2 cos(x) + sin(x).
Zπ Zπ
2 2
−2ex + sin(x) + 2 cos(x) dx =
¡ ¢
7. Calculons : I= g (x) dx
0 0
Zπ iπ
2
h
2
−2ex + sin(x) + 2 cos(x) dx = − 2ex − cos(x) + 2 sin(x)
¡ ¢
I=
0 0
π
³π´ ¡
³π´
− −2e0 − cos(0) + 2 sin(0)
¢
I = −2e − cos2 + 2 sin
2 2
π π π
I = −2e 2 − 0 + 2 × 1 − (−2 − 1 + 2 × 0) = −2e 2 + 2 + 3 = −2e 2 + 5

E XERCICE 4 5 points
       
−1 − (−2) 1 1 − (−2) 3
−−→     −−→    
1. On a AB  3−0  =  3  et AC  −1 − 0  = −1
       
       
0−2 −2 2−2 0
3 −1 −−→ −−→
6= donc les vecteurs AB et AC ne sont pas colinéaires donc les points A, B et
1 3
C ne sont pas alignés

Centres étrangers groupe 1 - J1 5 session 2024


Baccalauréat Général Épreuve d’enseignement de spécialité A. P. M. E. P.


− −−→
2. a. n · AB = 1 × 1 + 3 × 3 + 5 × −2 = 1 + 9 − 10 = 0

− −−→
n · AC = 1 × 3 + 3 × −1 + 5 × 0 = 3 − 3 + 0 = 0
 
1

− 
Le vecteur n 3 est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan
 
 
5


(ABC) donc n est orthogonal au plan (ABC).


b. Le vecteur n est orthogonal au plan (ABC), c’est donc un vecteur normal du
plan (ABC).
Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc de la forme :
x + 3y + 5z + d = 0 avec d ∈ R
De plus, le point A appartient au plan (ABC) donc ses coordonnées verifient
l’équation du plan. On a donc :
−2 + 3 × 0 + 5 × 2 + d = 0 ⇐⇒ −2 + 10 + d = 0 ⇐⇒ d = −8
Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc x + 3y + 5z − 8 = 0.
c. x D + 3y D + 5z D − 8 = 0 + 3 × 0 + 5 × 3 − 8 = 15 − 8 = 7 6= 0
Donc le point D n’appartient pas au plan (ABC) d’où les points A, B, C et D ne
sont pas coplanaires.

x = t


3. a. Une équation paramétrique de D1 est : y = 3t avec t ∈ R

z = 3 + 5t


x = 0


D’une part : pour t = 0, on a y = 3×0 = 0 .

z = 3 + 5 × 0 = 3

On reconnait les coordonnées du point D, donc D appartient à la droite D1 .


 
1
 
D’autre part : un vecteur directeur de D1 est donc le vecteur 3 c’est à dire
 
 
5


le vecteur n qui est orthogonal au plan(ABC).
Donc la droite D1 est orthogonal au plan (ABC).
Donc la droite D1 est bien la hauteur du tétraèdre ABCD issue de D.
b. Pour déterminer les points
 éventuels d’intersection des droites D1 et D2 ré-
t = 1 + 3s


solvons le système (S) : 3t = −1 − 5s

3 + 5t = 2 − 6s

 
 t = 1 + 3s  t = 1 + 3s

 

(S) ⇐⇒ 3 × (1 + 3s) = −1 − 5s ⇐⇒ 3 + 9s = −1 − 5s
 
3 + 5 × (1 + 3s) = 2 − 6s
 3 + 5 + 15s = 2 − 6s

 −2 1
t = 1 + 3s = 1 + 3 × 7 = 7

 t = 1 + 3s


4 2

 

(S) ⇐⇒ 14s = −4 ⇐⇒ s = − = −
  14 7
s = − 6 = − 2
21s = −6
 


21 7
Le système admet une unique solution donc les droites D1 et D2 sont sé-
cantes.
1
Remplaçons t par dans l’équation paramétrique de D1
7

Centres étrangers groupe 1 - J1 6 session 2024


Baccalauréat Général Épreuve d’enseignement de spécialité A. P. M. E. P.

 1
x = 7


1 3


y = 3× =
 7 7
z = 3 + 5 × 1 = 26



7 7
Les droites D1 etµ D2 sont donc
¶ sécantes et les coordonnées de leur point d’in-
1 3 26
tersection sont ; ; .
7 7 7
4. a. Soit H le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
H est donc l’intersection du plan (ABC) et de la hauteur issue de D dans le
tétraèdre ABCD c’est à dire la droite D1 .
Les coordonnées de H vérifient donc l’équation cartésienne du plan (ABC) et
l’équation paramétrique de la droite D1 .
t + 3 × (3t ) + 5 × (3 + 5t ) − 8 = 0 ⇐⇒ t + 9t + 15 + 25t − 8 = 0 ⇐⇒ 35t = −7 ⇐⇒
7 1
t =− =−
35 5
1
Remplaçons t par − dans l’équation paramétrique de D1
5
 1
 x =−
5


3

 −1
y = 3× =−
 5 5
z = 3 + 5 × −1 = 10 = 2



5 5
Le projeté
µ orthogonal ¶ du point D sur le plan (ABC) est le point H de coordon-
1 3
nées H − ; − ; 2 .
5 5
b. La distance du point D au plan (ABC) est égale à la longueur DH car H est le
projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
¶2 µ ¶2
1 3 1 9 35
µ
DH2 = − − 0 + − − 0 + (2 − 3)2 = + +1 =
5 5 25 25 25
p
35 7 14 p 35
r r r
DH= = = = 1, 4 ou ≈ 1, 183 soit 1,18 au centième près.
25 5 10 5

Centres étrangers groupe 1 - J1 7 session 2024


; Baccalauréat Centres étrangers 1 6 juin 2024 <
Sujet 2
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points

1. Un tirage est donc un triplet (c’est-à-dire une 3-liste ou un 3-uplet) ordonné d’élé-
ments choisis dans un ensemble E de cardinal Card(E ) = 8 (il y a 8 jetons), qui ne
s’amenuise pas (car on remet le jeton avant de tirer le suivant, et donc les répéti-
tions sont possibles.)
Le nombre de tirages possibles est donc de : Card(E )3 = 83 = 512.
Il y a 512 tirages possibles.

2. a. Si on souhaite un tirage sans répétition de numéro, alors, c’est comme si on


avait fait un tirage sans remise (un numéro déjà choisi ne peut pas être choisi
à nouveau), et donc un triplet ordonné d’éléments choisis dans un ensemble
qui s’amenuise.
8!
Il y a donc = 8 × 7 × 6 = 336 tirages possibles sans numéro répété.
(8 − 3)!
Remarque : On peut parler d’arrangement, même si ce mot n’est pas explici-
tement à connaître en terminale.
On peut aussi voir cette valeur comme étant : 8 choix possibles pour le pre-
mier numéro du triplet, puis 7 choix possibles pour le deuxième numéro, sa-
chant qu’il doit être différent du premier et enfin 6 choix possibles pour le
dernier numéro, qui doit être différent des deux précédents.
b. Le nombre de tirages avec au moins une répétition de numéro est donc la
différence des deux résultats précédents : 512 − 336 = 176.
En effet, l’ensemble des tirages possibles est la réunion de deux ensembles
disjoints : les tirages sans aucune répétition de numéro et les tirages avec au
moins une répétition de numéro.
Remarque : On pouvaità ! aussi compter le nombre de tirages avec deux numé-
3
ros identiques : 8 × × 7 = 168 (huit choix pour le numéro répété, multiplié
2
à !
3
par façons de placer ces deux numéros identiques dans le triplet, multi-
2
plié par sept choix pour le numéro différent des deux premiers) et l’ajouter
au nombre de tirages avec trois numéros identiques : 8 (huit choix possibles
pour le numéro qui sera répété trois fois), mais dans ce cas, on obtient 176
sans le déduire des questions précédentes.

3. Le sac étant opaque et les jetons indiscernables au toucher, chaque sélection d’un
jeton dans le sac est une situation d’équiprobabilité, et donc on a une loi équiré-
partie.
On peut donc présenter la loi de probabilité de la variable aléatoire X 1 sous la
forme du tableau suivant :
1. Europe
Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

xi 1 2 3 4 5 6 7 8
1 1 1 1 1 1 1 1
P (X 1 = x i )
8 8 8 8 8 8 8 8
4. L’espérance de la variable aléatoire X 1 est donc donnée par :
E (X 1 ) = x 1 × P (X 1 = x 1 ) + x 2 × P (X 1 = x 2 ) + ...x 8 × P (X 1 = x 8 )
¡ ¢ 1
= x 1 + x 2 + ... + x 8 × car la loi est équirépartie
8
¢ 1
= 1 + 2 + ... + 8 ×
¡
8
1+8 1
= ×8× avec la formule de la somme des premiers termes d’une
2 8
suite arithmétique
= 4, 5

5. On a E (S) = E (X 1 + X 2 + X 3 ) = E (X 1 )+E (X 2 )+E (X 3 ), et puisque X 1 , X 2 et X 3 suivent


la même loi de probabilité, alors on en déduit :
E (S) = 3 × E (X 1 ) = 3 × 4, 5 = 13, 5

6. L’évènement {S = 24} n’est réalisé que par le tirage (8 ; 8 ; 8), donc sur les 512 is-
sues possibles de l’expérience aléatoire, une seule est favorable à l’évènement : la
1
probabilité est donc de (puisque l’on est en situation d’équiprobabilité).
512
Remarque : On peut aussi dire que l’évènement {S = 24} est égal à l’évènement
{X 1 = 8} ∩ {X 2 = 8} ∩ {X 3 = 8}.
Et comme les variables aléatoires X 1 , X 2 et X 3 sont indépendantes :
P (S = 24) = P {X 1 = 8} ∩ {X 2 = 8} ∩ {X 3 = 8} = P (X 1 = 8) × P (X 2 = 8) × P (X 3 = 8)
¡ ¢
µ ¶3
1 1
= =
8 512
7. a. • Le nombre 24 ne peut être obtenu que par la somme 8 + 8 + 8, qui ne
procède que d’un seul tirage (le tirage (8 ; 8 ; 8)).
• Le nombre 23 ne peut être obtenu que par la somme 7 + 8 + 8, cette
somme est constituée d’un doublon (le 8) et d’un entier présent une
seule fois (le 7). Ã !
3
Elle peut procéder de trois tirages différents, car il y a = 3 façons de
2
placer les deux entiers identiques dans un triplet.
Les trois triplets conduisant à {S = 23} sont : (7 ; 8 ; 8) ; (8 ; 7; 8) et
(8 ; 8 ; 7).
• Le nombre 22 peut être obtenu comme somme de trois entiers naturels
entre 1 et 8 en faisant : 6 + 8 + 8, ou bien en faisant 7 + 7 + 8.
Chacune de ces sommes est constitué d’un doublon et d’un troisième
entier différent, et est donc le résultat de trois tirages différents.
Il y a donc six tirages donnant 22 (les tirages (6 ; 8 ; 8) ; (8 ; 6 ; 8) ; (8 ; 8 ; 6) ;
(8 ; 7 ; 7) ; (7 ; 8; 7) et (7 ; 7 ; 8)).
On a donc bien finalement 1 + 3 + 6 = 10 tirages conduisant au gain d’un lot.
b. On est en situation d’équiprobabilité pour les 512 tirages possibles (nombre
déterminé à la question 1.), donc, avec 10 tirages favorables à l’évènement
10 5
« gagner un lot », la probabilité de gagner un lot est donc de = .
512 256

Centres étrangers 2 6 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

E XERCICE 2 6 points

1. a. La fonction exponentielle est continue sur R donc : lim ex = e1 = e > 0.


x→1
Par limite de la somme, on a : lim x − 1 = 0, et comme on travaille sur ] −
x→1
∞ ; 1[, on a x − 1 < 0. (on peut noter lim x − 1 = 0− ).
x→1
Par limite du quotient, on a : lim f (x) = −∞.
x→1
b. On en déduit que la courbe C admet une asymptote verticale, d’équation
x = 1.

2. On a : lim ex = 0 ;
x→−∞
Par limite de la somme, on a : lim x − 1 = −∞,
x→−∞
Par limite du quotient, on en déduit : lim f (x) = 0.
x→−∞
On en déduit que C admet également une asymptote, d’équation y = 0, au voisi-
nage de −∞.

3. a. f est dérivable sur ] − ∞ ; 1[, en tant que quotient de fonctions définies et


dérivables sur cet intervalle, avec la fonction au dénominatuer ne s’annulant
pas sur l’intervalle.
ex × (x − 1) − e x × 1
∀x ∈] − ∞ ; 1[, f ′ (x) =
(x − 1)2
x
e × (x − 1 − 1)
=
(x − 1)2
(x − 2)ex
=
(x − 1)2
b. La fonction exponentielle est à valeurs strictement positives sur R, et pour
tout x dans ]−∞ ; 1[, (x −1)2 est strictement positif, donc le signe de f ′ (x) est
le même que le signe de (x − 2).
x − 2 > 0 ⇐⇒ x > 2, donc sur ] − ∞ ; 1[, (x − 2) est strictement négatif, donc
f ′ (x) également.
Finalement, on peut donc en déduire que f est strictement décroissante sur
] − ∞ ; 1[, et donc, on a le tableau de variations suivant (avec les limites justi-
fiées aux questions 1. a. et 2.) :

x −∞ 1

signe de f ′ (x) −

0
variations de f
−∞

4. a. Pour étudier la convexité de la fonction f sur l’intervalle ] − ∞ ; 1[, on va étu-


dier le signe de f ′′ (x).
Comme, pour tout x dans ] − ∞ ; 1[, on a (x − 1) < 0 et donc (x − 1)3 < 0 et
ex > 0, on en déduit que le signe de f ′′ (x) est l’opposé du signe du trinôme :
x 2 − 4x + 5.
Or, ce trinôme a un discriminant ∆ = (−4)2 − 4 × 1 × 5 = −4 qui est stricte-
ment négatif, donc n’admet pas de racine, et donne des images strictement
positives (car le coefficient dominant est positif) pour tout réel x.

Centres étrangers 3 6 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

Rem. On peut écrire :


x 2 − 4x + 5 = (x − 2)2 − 4 + 5 = (x − 2)2 + 1 > 1 > 0 : le trinôme est positif quel
que soit x ∈ R.
Finalement, la dérivée seconde f ′′ est à valeurs strictement négatives sur
]−∞ ; 1[, on en déduit que la fonction f est concave sur ] − ∞ ; 1[.
b. Pour déterminer l’équation de T , il nous faut connaître f ′ (0) et f (0) :
(0 − 2)e0 −2
• f ′ (0) = = = −2 ;
(0 − 1)2 1
e0 1
• f (0) = = = −1.
0 − 1 −1
La formule classique donne une équation pour T :
y = f ′ (0)(x − 0) + f (0) ⇐⇒ y = −2x − 1
L’équation réduite de T est donc : y = −2x − 1.
c. Puisque f est concave sur l’intervalle ] − ∞ ; 1[, la courbe C est donc située
sous ses tangentes, notamment sous la tangente T , sur cet intervalle.
Pour tout réel x dans cet intervalle, l’ordonnée d’un point sur la courbe C
(c’est-à-dire f (x)) est donc inférieure ou égale à l’ordonnée du point ayant la
même abscisse sur la tangente T (or, sur la tangente T , l’ordonnée du point
d’abscisse x est −2x − 1, d’après la question précédente).
On en déduit donc : x ∈] − ∞ ; 1[ =⇒ f (x) 6 −2x − 1
ex
=⇒ 6 −2x − 1
x −1
=⇒ ex > (x − 1)(−2x − 1)
car sur ] − ∞ ; 1[, x −1 < 0
x
=⇒ e > (−2x − 1)(x − 1)
On arrive donc à l’inégalité demandée.

5. a. La fonction f est :
• continue sur ] − ∞ ; 1[ (car dérivable sur cet intervalle) ;
• strictement décroissante sur ] − ∞ ; 1[ (d’après la question 3. b.) ;
• telle que −2 est une valeur intermédiaire entre lim f = 0 et lim f = −∞ ;
−∞ 1
D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué aux
fonctions strictement monotones, l’équation f (x) = −2 admet une unique
solution α sur l’intervalle ] − ∞ ; 1[.
b. Comme on a repéré à la question 4. b. que f (0) = −1, on sait que la solution
sera à chercher dans l’intervalle ]0 ; 1[.
À l’aide de la calculatrice, par balayage, on a :
• f (0, 31) ≈ −1, 98 > −2 ;
• f (0, 32) ≈ −2, 03 < −2 ;
Un encadrement de α d’amplitude 10−2 est 0, 31 < α < 0, 32[.

E XERCICE 3 5 points

1 1
µ ¶ µ ¶
1. On a : I ; 0 ; 0 et J 1 ; 1 ; .
2 2

Centres étrangers 4 6 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

2. On en déduit :
1 1
       
1−0 1
   
0−1 −1 −1 −

→     −−→  →2
 =  1  ; et −

  2
  
EJ  1 − 0  =  1  ;
  
FH  1 0 FI = .
  
0−0  0 
−   
1   1    
−1 − 1−1 0 0−1 −1
2 2
donc :

→ −−→ 1
EJ · FH = 1 × (−1) + 1 × 1 − × 0 = 0
2

→ − → 1 1
EJ · FI = − × 1 + 1 × 0 − × (−1) = 0
2 2
−→
Le vecteur EJ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (FHI)
−→
donc EJ est normal au plan (FHI).
 
1
 
−2
−→ 
  →
− −→
3. Le vecteur EJ  1  est normal au plan (FHI) donc le vecteur n = −2 EJ −2

 est

 1
− 1
2
aussi un vecteur normal au plan (FHI).
Une équation cartésienne du plan (FHI) est donc de la forme : −2x −2y +z +d = 0
avec d ∈ R.
De plus, le point F appartient au plan (FHI) donc ses coordonnées verifient l’équa-
tion du plan. On a donc :
F ∈ (FHI) ⇐⇒ −2 × x F − 2 × y F + z F + d = 0
⇐⇒ −2 × 1 − 2 × 0 + 1 + d = 0
⇐⇒ −2 + 1 + d = 0
⇐⇒ d = 1
Une équation cartésienne du plan (FHI) est donc −2x − 2y + z + 1 = 0.


4. Le vecteur EJ est un vecteur directeur de la droite (EJ) et E est un point de la droite
(EJ). Une représentation paramétrique de la droite (EJ) est donc :
 


 x = 0 + 1 × t x = t


 
y = 0+1×t avec t ∈ R c’est à dire : y = t avec t ∈ R
 1  1
z = 1 − × t z = 1 − t

 

2 2
5. a. Soit K est le projeté orthogonal du point E sur le plan (FHI).
K est donc l’intersection du plan (FHI) et de la droite orthogonale au plan
(FHI) passant par E, c’est à dire la droite (EJ).
Pour cela, on va considérer le point M t de paramètre t sur la droite (EJ).
M t ∈ (FHI) ⇐⇒ −2x M t − 2y M t + z M t + 1 = 0
1
µ ¶
⇐⇒ −2 × t − 2 × t + 1 − t + 1 = 0
2
1
⇐⇒ −2t − 2t + 1 − t + 1 = 0
2
9
⇐⇒ − t = −2
2
4
⇐⇒ t =
9
Le seul point de la droite étant aussi sur le plan est donc K, c’est le point de
4
paramètre dans l’équation paramétrique de (EJ).
9

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Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

Ses coordonnées vérifient :


4 4 1 4 2 7
xK = , y K = et z K = 1 − × = 1 − = .
9 9 2 9 9 9
Le projeté
µ orthogonal du point E sur le plan (FHI) est le point K de coordon-
4 4 7

nées K ; ; .
9 9 9
1
b. Le volume V d’une pyramide est donné par V = Bh où B est l’aire de la
3
base et h la hauteur correspondante.
Prenons le triangle EFH comme base, la hauteur issue de I est donc la droite
(IL) et la distance de I au plan EFH est donc égale à la longueur IL.
1×1 1
EFH est un triangle rectangle en E et son aire est égale à =
2 2
1
µ ¶
L a pour coordonnées L ; 0 ; 1 donc
2
¶2
1 1
µ
LI2 = − + (0 − 0)2 + (1 − 0)2 = 1 donc LI= 1.
2 2
1 1 1 ¡ 3¢
On a donc V= × × 1 = cm .
3 2 6
c. Calculons maintenant le volume en prenant le triangle FHI comme base. La
hauteur sera donc la longueur EK.
¶2 µ ¶2 µ ¶2
4 4 7 16 16 4 36
µ
2
EK = −0 + −0 + −1 = + + =
9 9 9 81 81 81 81
6 2
donc EK= =
9 3
On a donc :
1 1 2 1 3
= × AFHI × ⇐⇒ × 3 × = AFHI
6 3 3 6 2
1 3
⇐⇒ × 3 × = AFHI
6 2
3
⇐⇒ AFHI =
4
3 ¡ 2¢
L’aire du triangle FHI est cm .
4

E XERCICE 4 4 points
Partie A
p
1. f est de la forme u avec, pour tout x réel positif : u(x) = x + 1 et u ′ (x) = 1.
u′ 1
Donc f′= p donc pour tout x ∈ [0 ; +∞[, f ′ (x) = p .
2 u 2 x +1
La fonction racine carrée étant à valeurs positives, pour tout x ∈ [0 ; +∞[, f ′ (x) > 0
donc la fonction f est croissante sur l’intervalle [0 ; +∞[.

2. Soit x un réel appartenant à l’intervalle [0 ; +∞[ :


¡p ¢ ¡p ¢ ¡p ¢2
p x +1−x × x +1+x x + 1 − x 2 −x 2 + x + 1
f (x) − x = x + 1 − x = p = p = p .
x +1+x x +1+x x +1+x

−x 2 + x + 1
3. f (x) = x ⇐⇒ p =0
x +1+x
⇐⇒ −x 2 + x + 1 = 0

Centres étrangers 6 6 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

p
Car sur [0 ; +∞[, le dénominateur x + 1 + x est strictement positif, en tant que
p
somme d’une expression strictement positive ( x + 1) et d’une autre positive (x),
donc ce dénominateur est non nul.
On a un polynome du second degré. Calculons le discriminant.
∆ = 12 − 4 × (−1) × 1 = 5
On a donc deux racines réelles distinctes :
p p
−1 − 5 1 + 5
x1 = = >0
−2 2
p
−1 + 5
x2 = < 0 donc n’est pas solution de l’équation sur [0 ; +∞[
−2
L’équation f (x) = x admet donc une unique solution sur l’intervalle [0 ; +∞[ :
p
1+ 5
ℓ= .
2
Remarque : ce nombre est connu sous l’appellation « nombre d’or ».

Partie B

1. • Initialisation : pour n = 0, on a u 0 = 5.
p p
u 0 ∈ [0 ; +∞[, donc f (u 0 ) est définie et u 1 = f (u 0 ) = f (5) = 5+1 = 6≈
2, 45.
L’inéquation 1 6 u 0+1 6 u 0 est bien vérifiée.
• Hérédité : Pour un naturel n, on suppose que l’inégalité est vraie au rang n,
c’est-à-dire : 1 6 u n+1 6 u n .
En appliquant la fonction f aux trois membres de cette inégalité, la crois-
sance de f sur [0 ; +∞[ donne :
p
f (1) 6 f (u n+1 ) 6 f (u n ) =⇒ 2 6 u n+2 6 u n+1
p
=⇒ 1 6 u n+2 6 u n+1 , car 2 ≈ 1, 4 > 1
Cette conclusion est l’inégalité, au rang suivant.
• Conclusion : l’inégalité est vraie au rang 0, et sa véracité est héréditaire, pour
tout entier naturel, donc, en vertu du principe de récurrence, pour tout entier
naturel n, l’inégalité est vraie, soit : 1 6 u n+1 6 u n .

2. La question précédente donne :

• ∀n ∈ N, u n+1 6 u n la suite est donc décroissante ;


• ∀n ∈ N, 1 6 un la suite est donc minorée, par 1 ;

La suite (u n ) étant décroissante et minorée, elle est donc convergente, vers une
limite qui doit être supérieure ou égale à 1 (et inférieure ou égale à u 0 car la suite
est décroissante).

3. La suite (u n ) est une suite convergente, définie par récurrence par la relation
u n+1 = f (u n ), où la fonction f est continue (car dérivable) sur [0 ; +∞[, intervalle
qui contient la limite de la suite.
D’après le théorème « du point fixe », on en déduit que la limite ne peut être qu’une
solution de l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0 ; +∞[.
D’après la question
p 3. de la Partie A, cette équation n’a qu’une solution dans
1+ 5
[0 ; +∞[ : .
2

Centres étrangers 7 6 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

On constate également que cette valeur satisfait les critères supplémentaires que
l’on connaît pour cette limite (supérieure à 1 et inférieure à u 0 ).
p
1+ 5
La suite (u n ) converge donc vers ℓ = .
2
4. La fonction seuil présentée initialise la variable u à 5, c’est-à-dire u 0 et la variable
i à 0, c’est-à-dire l’indice de u 0 .
Tant que la valeur absolue de la différence entre ℓ et u est supérieure ou égale à
10−n , on remplace dans la variable u le terme de la suite par le terme suivant, et
dans la variable i l’indice par l’indice suivant.
La boucle s’arrête donc dès que u contient un terme de la suite dont la distance à ℓ
est strictement inférieure à 10−n et renvoie l’indice de ce terme (qui est donc une
valeur approchée à 10−n près de la limite).

a. seuil(2) va donc renvoyer l’indice du premier terme qui est à moins d’un
centième de la limite ℓ.
Par exploration à la calculatrice, on a u 4 − ℓ ≈ 0, 02 > 10−2 et
u 5 − ℓ ≈ 0, 007 < 10−2 donc la fonction renverra l’indice du premier terme
pour lequel le test du while n’est pas satisfait : 5.
b. Si seuil(4) renvoie 9, c’est que le premier terme de la suite qui est une valeur
approchée de ℓ à 10−4 près sera u 9 .
Remarque : comme la suite (u n ) converge vers ℓ en décroissant, tous les ter-
mes de la suite sont des valeurs approchées de ℓ par excès, l’utilisation de la
fonction abs dans la fonction Python n’était indispensable pour cette fonc-
tion de récurrence.

Centres étrangers 8 6 juin 2024


; Baccalauréat Asie 10 juin 2024 <
Sujet 1
CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points
Partie A

1. Par lecture graphique :

x 0 1, 5 5

2, 4
variations de f
−5, 5 0, 35

2. La courbe C semble traverser la tangente au point A et donc admettre un point d’inflexion au


point A.

3. La fonction f est croissante sur l’intervalle [0 ; 1, 5[ puis décroissante sur l’intervalle ]1, 5 ; 5],
sa dérivée est donc positive puis négative. La courbe représentant la dérivée f ′ de f est donc la
courbe C 2 .
La fonction f est concave sur [0 ; 2, 5[ puis convexe sur ]2, 5 ; 5], sa dérivée seconde est donc
négative puis positive. La courbe représentant la dérivée seconde f ′′ de f est donc la courbe
C 1.

4. Si F est une primitive de f , on aura donc f = F ′ et f ′ = F ′′ .


f est négative sur [0 ; 0, 5[ puis positive, une primitive est donc décroissante sur [0 ; 0, 5[ puis
croissante : ce n’est pas le cas (c’est même exactement le contraire) de la fonction représentée
par C 3 .
C 3 n’est donc pas la représentation graphique d’une primitive de la fonction f .

Partie B

1. a. f est de la forme u × v avec u(x) = 4x − 2 et v(x) = e−x+1 .


On a donc u ′ (x) = 4 et v ′ (x) = −1 × e−x+1 .
f ′ = u ′ v + v ′ u donc, pour tout réel x positif :
f ′ (x) = 4 × e−x+1 − 1 × e−x+1 × (4x − 2) = (4 − 4x + 2)e −x+1 = (−4x + 6)e−x+1 .
b. Déterminons le signe de −4x + 6 : −4x + 6 > 0 ⇐⇒ 6 > 4x
3
⇐⇒ > x
2
les images pertinentes sont : f (0) = (4 × 0 − 2)e−0+1 = −2e
3 3
µ ¶ µ ¶
3 1
et f = 4 × − 2 e− 2 +1 = 4e− 2 (la limite en +∞ est admise).
2 2
Remarque : On a −2e ≈ −5, 43, ce qui confirme la lecture graphique de la partie A
3
µ ¶
et f ≈ 2, 43, là aussi, conforme.
2
On a donc le tableau :
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

3
x 0 +∞
2
signe de −4x +6 + 0 −

signe de e−x+1 + +

signe de f ′ (x) + 0 −
1
4e− 2
variations de f
−2e 0

c. Pour tout réel x positif on a :


f ′′ (x) = −4 × e−x+1 − 1 × e−x+1 × (−4x + 6) = (−4 + 4x − 6)e −x+1 = (4x − 10)e−x+1
Déterminons le signe de 4x − 10 : 4x − 10 > 0 ⇐⇒ 4x > 10
5
⇐⇒ x >
2
5
x 0 +∞
2
signe de 4x − 10 − 0 +

signe de e−x+1 + +

signe de f ′′ (x) − 0 +

5 5
· ¸ · ·
La fonction f est donc concave sur 0 ; et convexe sur ; +∞ .
2 2
5
Le point A, d’abscisse est un point d’inflexion de la courbe représentative de f .
2
2. a. Soit F la fonction définie sur [0 ; +∞[ par F (x) = (ax + b)e−x+1 avec a et b deux nombres
réels.
F est dérivable sur [0 ; +∞[ comme produit de fonctions dérivables sur [0 ; +∞[.
Pour tout réel x positif on a :
F ′ (x) = 1 × e−x+1 − ×e−x+1 × (ax + b) = (a − ax − b)e−x+1 = (−ax − b + a)e−x+1
F est une primitive de f ⇐⇒ F ′ = f
⇐⇒ ∀x ∈ R+ (−ax − b + a)e−x+1 = (4x − 2)e−x+1
⇐⇒ ∀x ∈ R+ (−ax − b + a) = (4x − 2) car e−x+1 > 0
(
−a = 4
⇐⇒ par identification des coefficients
a − b = −2
(
a = −4
⇐⇒
b = a + 2 = −4 + 2 = −2
F (x) = (−4x − 2)e−x+1 est une primitive de f sur [0 ; +∞[.
Z8 i8 3
µ ¶
3 1
h
b. I = f (x)dx = (−4x −2)e−x+1 3 = (−4×8−2)e−8+1 − −4 × − 2 e− 2 +1 = −34e−7 +8e− 2
3
2 2 2
I ≈ 4, 821 soit 4, 82 à 10−2 près.
3
µ ¶
1
3. a. La hauteur du point de départ est égale à f = 4e− 2 ≈ 2, 426
2
soit 2, 43 m au centimètre près.

Asie 2 10 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

b. L’aire, en unité d’aire, est égale à l’intégrale I calculée à la question 3.


L’unité est le mètre, une unité d’aire est donc égale à 1 m2 .
75
On veut donc couvrir une surface de : × 4, 82 m2 soit environ 3, 62 m2 .
100
3, 62
De plus : ≈ 4, 525
0, 8
Il faudra donc 5 bombes de peinture pour réaliser cette œuvre.

E XERCICE 2 5 points

       
4−3 1 0−3 −3
−−→     −−→    
1. On a : AB −1 − (−1) =  0 
   et AC 3 − (−1) =  4 .
  

0−1 −1 2−1 1
−→ = −3x −−→ , mais y −−→ 6= −3y −−→ , les vecteurs sont donc non colinéaires, et donc les points
On a x −AC AB AC AB
A, B et C ne sont pas alignés.

2. a. On sait que A, B et C ne sont pas alignés, et donc qu’ils définissent un plan. Pour montrer
que les points A, B, C et D sont coplanaires, il suffit de montrer que D est un point du plan
(ABC), ce qui équivaut à prouver qu’un vecteur reliant un point du plan (ABC) au point D
est coplanaire à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC).
Pas tout à fait au hasard (car on a regardé l’énoncé de la question suivante), on va choisir
−−→ −−→
d’exprimer le vecteur CD en fonction d’une base de (ABC) constituée des vecteurs AB et
−−→
AC dont on a déjà déterminé les coordonnées précédemment.
   
4−0 4
−−→    
On a : CD   3 − 3  =  0 .
  

−2 − 2 −4
−−→ −−→ −−→
On remarque que l’on a : CD = 4 × AB + 0 × AC .
−−→ −−→ −−→
Le vecteur CD peut donc être écrit comme combinaison linéaire des vecteurs AB et AC ,
donc c’est un vecteur du plan (ABC), et puisque C est dans le plan (ABC), on en déduit que
D est également dans (ABC).
Finalement, puisque D est dans (ABC), les quatre points A, B, C et D sont bien coplanaires.
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→
b. À la question précédente, on a établi CD = 4 × AB + 0 × AC , c’est-à-dire CD = 4 × AB . Les
−−→ −−→
vecteurs AB et CD étant colinéaires, les segments [AB] et [CD] sont portés par des droites
parallèles (strictement, car C n’est pas aligné avec A et B).
ABCD est donc une figure plane (les quatre points étant coplanaires), c’est donc un qua-
−−→ −−→
drilatère, non croisé (puisque AB et CD sont colinéaires de même sens, cela signifie que
ABDC est non croisé, ABCD serait un quadrilatère croisé), dont les côtés [AB] et [DC] sont
parallèles : le quadrilatère ABDC est donc bien un trapèze, de bases [AB] et [DC].
³ →
− → − → −´
3. a. Comme on est dans un repère O ; ı ,  , k orthonormé, on va utiliser les coordonnées
des vecteurs pour calculer le produit scalaire :

− −−→ →
− −−→
• n · AB = 2 × 1 + 1 × 0 + 2 × (−1) = 2 + 0 − 2 = 0 : n et AB sont donc orthogonaux ;

− −−→ →− −−→
• n · AC = 2 × (−3) + 1 × 4 + 2 × 1 = −6 + 4 + 2 = 0 : n et AC sont aussi orthogonaux ;


n étant orthogonal à une base (deux vecteurs non colinéaires) du plan (ABC), on en dé-


duit que n est un vecteur normal au plan (ABC).

Asie 3 10 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

 
2

−  
b. n de coordonnées 1 étant normal à (ABC), on en déduit que (ABC) admet une équation

2
de la forme : 2x + y + 2z + d = 0, où d est un réel donné.
De plus, A ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x A + y A + 2z A + d = 0
⇐⇒ 2 × 3 + (−1) + 2 × 1 + d = 0
⇐⇒ 6 − 1 + 2 + d = 0
⇐⇒ d = −7
Finalement, une équation de (ABC) est : 2x + y + 2z − 7 = 0.


c. Si ∆ est orthogonale à (ABC), cela signifie que n , qui est normal à (ABC) doit diriger ∆.
Et si la droite passe par S, de coordonnées (2 ; 1 ; 4), on en déduit qu’une représentation
paramétrique de ∆ est :
 
x = 2 + 2t

 −t
x = x S + x→
n



−t
y = y S + y→
n
t ∈ R ce qui donne ici : y = 1+t t ∈ R.
 

 z = z + z→ −t
z = 4 + 2t

S n
d. On nomme M t le point de paramètre t sur la droite ∆.
M t ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x M t + y M t + 2z M t − 7 = 0
⇐⇒ 2(2 + 2t ) + (1 + t ) + 2(4 + 2t ) − 7 = 0
⇐⇒ 4 + 4t + 1 + t + 8 + 4t − 7 = 0
⇐⇒ 9t + 6 = 0
−2
⇐⇒ t =
3
Il existe donc un unique point de ∆ qui est sur le plan (ABC), c’est le point de paramètre
−2
t= dans la représentation paramétrique. Ce point est donc le point I (ou bien M −2 ), et
3 3
2 1 8
µ ¶ µ ¶
−2 −2 −2
a bien pour coordonnées : 2 + 2 × ; 1+ ; 4+2× = ; ; .
3 3 3 3 3 3
³ →
− → − → − ´
Dans le repère orthonormé O ; ı ,  , k , on a donc :
s
¶2 µ ¶2 µ ¶2
2 1 8
q µ
2
¡ ¢2 2
SI = (x I − x S ) + y I − y S + (z I − z S ) = −2 + −1 + −4
3 3 3
s
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2 r r
4 2 4 16 4 16 36 p
= − + − + − = + + = = 4=2
3 3 3 9 9 9 9
³ →
− → − → −´
On arrive bien à SI = 2 unités graphique, et comme O ; ı ,  , k est d’unité graphique
1 cm, on a bien SI = 2 cm.
   
−1 3
−−→   −−→  
4. a. Avec les coordonnées données pour H, on a BH   4  et CH  0 .
  

−1 −3
−−→ −−→
On a donc : CD · BH = 4 × (−1) + 0 × 4 + (−4) × −1 = −4 + 0 + 4 = 0, donc les vecteurs sont
orthogonaux, et les droites (BH) et (CD) qu’ils dirigent sont orthogonales.
−−→ 3 −−→
Par ailleurs : CH = CD , les points C, H et D sont alignés, donc H est sur la droite (CD).
4
H est donc le point de la droite (CD) tel que (BH) est orthogonale à (CD), donc c’est bien
le projeté orthogonal de B sur (CD).
p p p p
On a BH = (−1)2 + 42 + (−1)2 = 1 + 16 + 1 = 18 = 3 2.
p
La distance BH est bien égale à 3 2 cm.

Asie 4 10 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

b. On a donc besoin de connaître les longueurs des deux bases du trapèze :


p p
• AB = 12 + 02 + (−1)2 = 2 cm ;
−−→ −−→ p
• Comme on a CD = 4 × AB , on a notamment, CD = |4| × AB = 4 2 cm.
p p p
2+4 2 p 5 2 p
L’aire du trapèze ABDC est donc : AABDC = ×3 2 = × 3 2 = 15 cm2
2 2
1
5. Finalement, le volume de la pyramide est : VABDCS = × 15 × 2 = 10 cm3 .
3

E XERCICE 3 5 points
Partie A

1. Puisque l’individu est choisi dans la population française, on suppose qu’il y a une situation
d’équiprobabilité et que les proportions sont assimilables à des probabilités.
Comme 5,7 % des adultes avaient déjà été infectés, d’après l’étude du Lancet, la probabilité que
l’individu choisi ait déjà été infecté est de P (I ) = 0, 057.

2. a. • On a une épreuve de Bernoulli, dont le succès : « l’individu choisi a déjà été infecté »,
a une probabilité p = 0, 057 ;
• Cette épreuve est répétée N = 100 fois, de façon identique et indépendante (car le
prélèvement des 100 individus est assimilé à un tirage avec remise) ;
• X est une variable aléatoire qui compte le nombre de succès parmi ces répétitions.
Avec ces éléments, on peut affirmer que X suit la loi binomiale de paramètres N = 100 et
p = 0, 057.
Remarque : le paramètre donnant le nombre de répétitions est souvent noté n, plutôt que
N , mais dans la question 2. e., un entier n est introduit, donc pour éviter le conflit de
notation, on utilise N ici.
b. Puisque X suit une loi binomiale, on a : E (X ) = N × p = 100 × 0, 057 = 5, 7. On en déduit
que dans un échantillon de 100 personnes adultes choisies au sein de la population fran-
çaise le 11 mai 2020, en moyenne, 5,7 d’entre eux avaient déjà été infectés par la COVID
19.
c. La probabilité demandée est celle de l’évènement {X = 0}.
Pour les variables aléatoires
à ! régies par la loi binomiale, on a (pour k entier naturel infé-
N
rieur à n) : P (X = k) = × p k × (1 − p)N −k .
k
à !
100
On a donc, ici : P (X = 0) = × 0, 0570 × 0, 943100 = 0, 943100 ≈ 0, 0028.
0
d. La probabilité qu’au moins deux personnes de l’échantillon aient été préalablement in-
fectées est de :
¡ ¢
P (X > 2) = 1 − P X > 2 = 1 − P (X 6 1) = 1 − P (X = 0) − P (X = 1). (Certains modèles de
calculatrices n’ont pas besoin de ce calcul).
À la calculatrice, on obtient : P (X > 2) ≈ 0, 9801.
e. Par exploration à la calculatrice, on constate que pour n 6 8, on a une probabilité infé-
rieure ou égale à 0,9, avec P (X 6 8) ≈ 0, 8829 et P (X 6 9) ≈ 0, 9408.
L’entier cherché est 9.
Cela signifie que dans un échantillon de cent adultes choisis dans la population française
le 11 mai 2020, il y a plus de neuf chances sur dix que le nombre d’entre eux préalablement
infectés par la COVID 19 est inférieur ou égal à 9.

Asie 5 10 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Partie B

1. L’évènement I est l’évènement déjà utilisé dans la Partie A. On avait P (I ) = 0, 057.

• La description de la sensibilité nous fait comprendre qu’il s’agit de la probabilité condi-


tionnelle : P I (T ) = 0, 8 ;
• celle de la spécificité indique que est : P I T = 0, 99.
¡ ¢

Avec ces informations, on peut compléter l’arbre probabilisé :

0, 8 T
I
0, 057 0, 2
T

0, 943 0, 01 T
I 0, 99
T

2. Les évènements I et I partitionnent l’univers, donc, d’après la loi des probabilités totales :
¡ ¢ ¡ ¢
P (T ) = P I ∩ T + P I ∩ T = 0, 057 × 0, 8 + 0, 943 × 0, 01 = 0,055 03.

3. La question posée est de calculer : P T (I ).


D’après la définition des probabilités conditionnelles :
P (T ∩ I ) 0, 057 × 0, 8 4560
P T (I ) = = = ≈ 0,828 6.
P (T ) 0,055 03 5503
Cela signifie qu’une personne dont le test est positif n’a qu’une probabilité de 0,828 6 (environ)
d’avoir été préalablement infectée par la COVID 19.

Partie C
Si le test est le même, sa sensibilité et sa spécificité sont les mêmes, ce qui change, c’est donc la
probabilité d’avoir été préalablement infecté. Cette probabilité n’est pas connue, notons la x.
On a donc l’arbre suivant :
0, 8 T
I
x 0, 2
T

1−x 0, 01 T
I 0, 99
T
Les évènements I et I partitionnent toujours cet univers différent, donc, d’après la loi des probabilités
totales :
¡ ¢ ¡ ¢
P (T ) = P I ∩ T + P I ∩ T = x × 0, 8 + (1 − x) × 0, 01 = 0, 8x + 0, 01 − 0, 01x = 0, 79x + 0, 01.
D’après l’énoncé, 29,44 % des gens ont un test positif, donc la probabilité de choisir un individu dont
le test est positif est de 0,2944.
On a donc une double égalité, dont on déduit l’équation suivante : 0, 79x + 0, 01 = 0, 2944
Résolvons : 0, 79x + 0, 01 = 0,294 4 ⇐⇒ 0, 79x = 0,284 4
0,284 4
⇐⇒ x =
0, 79
2 844
⇐⇒ x =
7 900
2 844
La probabilité que la personne choisie ait été infectée est donc de = 0, 36.
7 900
Dans cet autre pays, la proportion de personnes préalablement infectées est donc 36 %.

E XERCICE 4 5 points

Asie 6 10 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

1. Affirmation 1 : FAUSSE.
La propriété du cours indique que toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers une
limite ℓ, avec ℓ > 0.
Il suffit donc d’exhiber un contre-exemple.
La suite constante égale à 1 est décroissante (mais pas strictement décroissante) et minorée par
0 (entre autres), et pourtant, elle converge vers 1, et pas vers 0.
Si on préfère donner un contre exemple avec une suite strictement décroissante, on peut par
1
exemple choisir la suite définie sur N∗ et de terme général : u n = 1 + , par exemple. Cette
n
suite est assez clairement décroissante, minorée par 0 et converge vers 1.

2. Affirmation 2 : VRAIE.
µ ¶n
3
n n µ ¶n 1 − µ ¶n µ µ ¶n ¶
−9 + 3 9 9 9 1
En effet, pour n entier naturel : v n = = − × = − × 1 −
7n 7 1 7 3
µ ¶n
9 9
Comme on a : > 1, on en déduit que lim = +∞.
7 n→+∞ 7
µ ¶n
1 1
Par ailleurs : −1 < < 1, donc on en déduit lim = 0, donc, par limite de la somme :
µ ¶n 3 n→+∞ 3
1
lim 1 − = 1.
n→+∞ 3
µ ¶n µ µ ¶n ¶
9 1
Finalement, par limite du produit : lim − × 1− = −∞.
n→+∞ 7 3
Si on a, pour tout n naturel, u n 6 v n et lim v n = −∞, alors, par comparaison : lim u n =
n→+∞ n→+∞
−∞.

3. Affirmation 3 : VRAIE.
L’appel terme(4) commence par initialiser la variable U avec la valeur 1 (ligne 2 de la fonction).
Puis, la boucle for va s’exécuter N fois, ici donc 4 fois, avec le compteur i qui va prendre les
valeurs entières entre 0 et N-1, donc ici 0, 1, 2 et 3.

• La première exécution « modifie » U en U + 0, la valeur reste égale à 1 ;


• La deuxième exécution modifie U en U + 1, la valeur devient égale à 1 + 1 = 2 ;
• La troisième exécution modifie U en U + 2, la valeur devient égale à 2 + 2 = 4 ;
• La dernière exécution modifie U en U + 3, la valeur devient égale à 4 + 3 = 7.

On a donc bien la valeur 7 renvoyée par cet appel.

4. Affirmation 4 : FAUSSE.
Pour connaître le montant total du prix A, il suffit de multipler 1000 par 15. Le montant total est
donc de 15 000 (.
Pour le prix B, il s’agit d’additionner les 15 premier termes d’une suite géométrique de premier
terme 1 (le montant du prix le premier jours) et de raison 2 (car le montant chaque jour est le
double du montant de la veille).
1 − 215 1 − 215
On applique la formule connue : 1× = = 215 − 1 = 32 767.
1−2 −1
Comme 32 767 > 15 000, le prix B est (nettement) plus avantageux.
Remarque : En cas d’oubli de cette formule, on peut aussi (patiemment) calculer la somme des
15 termes, voire même remarquer que la somme reçue au quinzième jour sera de 215−1 = 16 384,

Asie 7 10 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

donc rien que la somme reçue le quinzième jour du prix B est strictement supérieure aux quinze
jours cumulés pour le prix A.

5. Affirmation 5 : VRAIE.
Soit n un entier naturel non nul quelconque :

• La fonction ln est strictement croissante sur R∗+ , et ln(1) = 0, donc on en déduit que la
fonction ln est à valeurs positives sur [1 ; +∞[ (voire à valeurs strictement positives sur
]1 ; +∞[).
Zn+1 Zn
• v n+1 − v n = ln x dx − ln x dx
1 1
Zn+1
= ln x dx par la relation de Chasles
n
• l’expression v n+1 −v n est donc l’intégrale, entre deux bornes ordonnées dans l’ordre crois-
sant (car n < n + 1) d’une fonction à valeurs positives sur l’intervalle d’intégration (car
[n ; n + 1] ⊂ [1 ; +∞[, puisque n > 1) : cette expression est donc positive.

Pour un n quelconque supérieur à 1, la différence entre les termes v n+1 et v n est positive, donc
la suite (v n ) est bien croissante.

Asie 8 10 juin 2024


; Baccalauréat Asie 11 juin 2024 <
Sujet 2
CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

Exercice 1 5,5 points


Partie A :

1. • Limite en 0 :
lim x 2 = 0 et, d’après la propriété des croissances comparées : lim x ln(x) = 0
x→0 x→0

Par limite de la somme, on a donc : lim x 2 − x ln(x) = 0


x→0
• Limite en +∞ :
µ ¶
2 2 ln(x)
f (x) = x − x ln(x) = x 1−
x
µ ¶
ln(x) ln(x)
Par croissances comparées lim = 0 donc, par limite de la somme, lim 1 − =1
x→+∞ x x→+∞ x
µ ¶
2 2 ln(x)
De plus lim x = +∞, donc, par limite du produit, lim x 1 − = +∞
x→+∞ x→+∞ x
1
2. Pour tout réel x strictement positif, on a : f ′ (x) = 2x − 1 × ln(x) − x × = 2x − 1 − ln(x).
x
1 2x 1 2x − 1
3. Pour tout réel x strictement positif, on a : f ′′ (x) = 2 − 0 − = − = .
x x x x
4. Déterminons le signe de 2x − 1 :
2x − 1 > 0 ⇐⇒ 2x > 1
1
⇐⇒ x >
2
L’image pertinente est : (les limites aux bornes ne sont pas attendues)
µ ¶ µ ¶
′ 1 1 1
f = 2 × − 1 − ln = 1 − 1 + ln(2) = ln(2)
2 2 2
On a donc :
1
x 0 +∞
2
signe de 2x − 1 − 0 +
signe de x 0 + +
signe de f ′′ (x) − 0 +

variations de f ′
ln(2)

5. Le minimum de la fonction f ′ sur ]0 ; +∞[ est donc ln(2) qui est strictement positif, donc, sur
]0 ; +∞[, f ′ (x) > 0 et donc, la fonction f est strictement croissante sur ]0 ; +∞[.
Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

Partie B :
1 x −1
1. Pour tout réel x strictement positif, on a : g ′ (x) = 1 − = .
x x
Déterminons le signe de x − 1 :
x − 1 > 0 ⇐⇒ x > 1
L’image pertinente est : (les limites aux bornes ne sont pas attendues)
g (1) = 1 − ln(1) = 1 − 0 = 1
x 0 1 +∞
signe de x − 1 − 0 +
signe de x 0 + +
signe de g ′ (x) − 0 +

variations de g
1
On a donc :

2. f (x) = x ⇐⇒ x = x 2 − x ln(x)
⇐⇒ 0 = x 2 − x − x ln(x)
⇐⇒ 0 = x (x − 1 − ln(x))
⇐⇒ 0 = x − 1 − ln(x) car x > 0 donc x 6= 0
⇐⇒ 1 = x − ln(x)
⇐⇒ 1 = g (x)
⇐⇒ x = 1
L’équation f (x) = x admet une unique solution sur ]0 ; +∞[, cette solution est x = 1.

Partie C :
1
1. Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n, 6 u n 6 u n+1 6 1.
2
µ ¶ µ ¶2 µ ¶
1 1 1 1 1 ln(2)
Initialisation : Calculons u 1 . u 1 = f (u 0 ) = f = − ln = + ≈ 0, 597.
2 2 2 2 4 2
1
On constate que l’inégalité est vraie pour n = 0, on a bien : 6 u 0 6 u 1 6 1.
2
1
Hérédité : Soit n ∈ N, tel que 6 u n 6 u n+1 6 1.
2
Montrons que l’inégalité est vraie au rang suivant :
Par hypothèse de récurrence on a :
µ ¶
1 1
6 u n 6 u n+1 6 1 =⇒ f 6 f (u n ) 6 f (u n+1 ) 6 f (1)
2 2
car f est strictement croissante sur ]0 ; +∞[
µ ¶
1
=⇒ f 6 u n+1 6 u n+2 6 1
2
car f est la fonction de récurrence de la suite (u n )
1
=⇒ 6 u n+1 6 u n+2 6 1
2 µ ¶
1 1
car f ≈ 0, 60 >
2 2

Asie 2 11 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

Ceci montre que les inégalités sont vraies au rang n + 1.

Conclusion : Les inégalités sont vraies au rang 0, et si elle sont vraies au rang n naturel, elles
sont vraies au rang suivant n + 1, donc, en vertu du principe de récurrence, on a :
1
∀n ∈ N, 6 u n 6 u n+1 6 1.
2
2. On a notamment :

• ∀n ∈ N, u n 6 u n+1 . La suite (u n ) est donc croissante.


1 1
• ∀n ∈ N, 6 u n 6 1. La suite (u n ) est donc bornée par et 1.
2 2
La suite étant croissante et majorée, on en déduit qu’elle est convergente, vers une limite ℓ
1
vérifiant 6 ℓ 6 1
2
3. La suite (u n ) est une suite convergente, définie par récurrence par la relation u n+1 = f (u n ), où
la fonction f est continue (car dérivable) sur ]0 ; +∞[, intervalle qui contient la limite ℓ de la
suite.
D’après le théorème « du point fixe », on en déduit que la limite ne peut être qu’une solution de
l’équation f (x) = x dans l’intervalle ]0 ; +∞[.
D’après la question 2. de la Partie B, cette équation n’a qu’une solution dans l’intervalle ]0 ; +∞[ :
1.
La suite (u n ) converge donc vers ℓ = 1.

Exercice 2 5,5 points

1. D’après l’énoncé, si elle vient de gagner une partie, elle gagne la suivante dans 70% des cas, elle
perd donc la suivante dans 30 %.
On a donc PG 1 (D 2 ) = 0, 3

2. On a l’arbre suivant :

G2
0, 7
G1
0, 5 0, 3
D2

0, 5 G2
0, 2
D1
0, 8
D2

3. Les évènements G 1 et D 1 partitionnent l’univers, donc, d’après la loi des probabilités totales,
on a :
g 2 = P (G 2 ) = P (G 1 ∩G 2 ) + P (D 1 ∩G 2 )
= 0, 5 × 0, 7 + 0, 5 × 0, 2
= 0, 35 + 0, 1
= 0, 45

4. a. On a l’arbre suivant :

Asie 3 11 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

G n+1
0, 7
Gn
gn 0, 3
D n+1

1 − gn G n+1
0, 2
Dn
0, 8
D n+1

b. Pour tout entier naturel n non nul, les évènements G n et D n déterminent une partition de
l’univers, donc, d’après la loi des probabilités totales, on a :
g n+1 = P (G n+1 ) = P (G n ∩G n+1 ) + P (D n ∩G n+1 )
= g n × 0, 7 + (1 − g n ) × 0, 2
= 0, 7g n + 0, 2 − 0, 2g n
= 0, 5g n + 0, 2
On arrive bien au résultat annoncé.

5. a. Soit n un entier non nul.


v n+1 = g n+1 − 0, 4 par définition de la suite (v n )
¡ ¢
= 0, 5g n + 0, 2 − 0, 4 par définition de la suite g n
= 0, 5(v n + 0, 4) − 0, 2 car v n = g n − 0, 4 ⇐⇒ g n = v n + 0, 4
= 0, 5v n + 0, 2 − 0, 2
= 0, 5v n
La suite (v n ) est donc une suite géométrique de raison q = 0, 5 et de premier terme
v 1 = g 1 − 0, 4 = 0, 5 − 0, 4 = 0, 1
b. On peut donc en déduire que pour tout entier naturel n non nul :
v n = v 1 × q n−1 = 0, 1 × 0, 5n−1
Or pour tout entier naturel n non nul g n = v n + 0, 4 donc g n = 0, 1 × 0, 5n−1 + 0, 4.

6. Soit n un entier naturel non nul.


g n+1 − g n = 0, 1 × 0, 5n + 0, 4 − 0, 1 × 0, 5n−1 − 0, 4
= 0, 1 × 0, 5n−1 × (0, 5 − 1)
= 0, 1 × 0, 5n−1 × (−0, 5)
= −0, 1 × 0, 5n
or 0, 5 > 0 et 0, 1 > 0 donc g n+1 − g n < 0 ⇐⇒ g n+1 < g n
¡ ¢
La suite g n est strictement décroissante.

7. −1 < 0, 5 < 1, donc on en déduit lim (0, 5)n = 0, donc, par limite du produit et de la somme :
n→+∞
lim 0, 1 × 0, 5n−1 + 0, 4 = 0, 4.
n→+∞
Sur le long terme, Léa gagnera son match dans 40 % des cas.

8. Déterminons les valeurs de n pour lesquels g n − 0, 4 6 0, 001

Asie 4 11 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

g n − 0, 4 6 0, 001 ⇐⇒ 0, 1 × 0, 5n−1 + 0, 4 − 0, 4 6 0, 001


⇐⇒ 0, 1 × 0, 5n−1 6 0, 001
⇐⇒ 0, 5n−1 6 0, 01 car 0, 1 > 0
⇐⇒ ln 0, 5n−1 6 ln(0, 01) par croissance de la fonction ln sur R∗+
¡ ¢

⇐⇒ (n − 1) ln (0, 5) 6 ln(0, 01)


ln(0, 01)
⇐⇒ (n − 1) > car ln(0, 5) < 0
ln(0, 5)
ln(0, 01)
⇐⇒ n > +1
ln(0, 5)
ln(0, 01) − ln(100) ln(100) + ln(2) ln(200)
Or +1 = +1 = = ≈ 7, 64 donc, n étant un entier, la plus
ln(0, 5) − ln(2) ln(2) ln(2)
petite valeur de n tel que g n − 0, 4 6 0, 001 est 8.

9. Le programme complété est :

def seuil(e):
g = 0.5
n = 1
while g > 0.4 + e :
g = 0.5 * g + 0.2
n = n + 1
return(n)

Exercice 3

1. Affirmation 1 : VRAIE.
En effet, pour tout n entier naturel non nul, on a :
µ ¶
2 4 7 4 7
2 n 3+ + 2 3+ + 2
3n + 4n + 7 n n n n
= ¶ =
6n 2 + 1 1
µ
1
n2 6 + 2 6+ 2
n n
1 1
lim = lim 2 = 0
n→+∞ n n→+∞ n
4 7 1
donc par limite de la somme : lim 3 + + 2 = 3 et lim 6 + 2 = 6
n→+∞ n n n→+∞ n
4 7
3+ + 2
et donc par limite du quotient lim n n =3=1
n→+∞ 1 6 2
6+ 2
n
1 1
D’autre part : lim = .
n→+∞ 2 2
1
La suite (u n ) est donc encadrée par deux suites ayant pour limite donc, d’après le théorème
2
1
des gendarmes, lim u n = .
n→+∞ 2
Remarque : il ne faut pas se laisser déstabiliser par le fait que tous les termes de la suite sont
1
strictement supérieurs à , quand on « passe à la limite », les inégalités deviennent large. Par
2
1
exemple, la suite de terme général a des termes tous strictement plus grands que 0, et pour-
n
tant, sa limite est 0.

Asie 5 11 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

2. Affirmation 2 : FAUSSE.
Sur [−1 ; 3], la fonction dérivée h ′ n’est pas croissante, la fonction h n’est donc pas convexe sur
[−1 ; 3].

3. Affirmation 3 : VRAIE.
Il y a 10 × 10 × 10 × 10 × 3 × 2 = 60 000 codes possibles. (10 valeurs possibles pour chacun des
chiffres et 3 valeurs possibles pour la première lettre et deux valeurs possible pour la deuxième
car elles doivent être distinctes.)
Déterminons le nombre de code ne contenant pas de 0 :
Il y a 9×9×9×9×3×2 = 39 366 codes ne contenant pas de 0. (9 valeurs possibles pour chacun des
chiffres et 3 valeurs possibles pour la première lettre et deux valeurs possible pour la deuxième
car elles doivent être distinctes.)
Il y a donc 60 000 − 39 366 = 20 634 codes contenant au moins un zéro.

4. Affirmation 4 : VRAIE.
f est dérivable sur ]0 ; +∞[ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle et pour
tout réel x strictement positif en dérivant ce produit on a :
1
f ′ (x) = 1 × ln(x) + x × = ln(x) + 1, donc
x
x f ′ (x) − f (x) = x (ln(x) + 1) − x ln(x) = x ln(x) + x − x ln(x) = x.
Conclusion : f est bien solution sur ]0 ; +∞[ de l’équation différentielle x y ′ − y = x.

Exercice 4 5 points
Partie A

1. Vérifions si les coordonnées des points vérifient ou non l’équation de (P ) :

• 2x A + 2y A − 3z A + 1 = 2 × 1 + 2 × 0 − 3 × 1 + 1 = 2 + 0 − 3 + 1 = 0 : A est dans le plan (P ) ;


• 2x B + 2y B − 3z B + 1 = 2 × 2 + 2 × (−1) − 3 × 1 + 1 = 4 − 2 − 3 + 1 = 0 : B est dans le plan (P ) ;
• 2x C + 2y C − 3z C + 1 = 2 × (−4) + 2 × (−6) − 3 × 5 + 1 = −8 − 12 − 15 + 1 = −34 6= 0 : C n’est pas
dans le plan (P ).
     
0 − (−4) 4 2
−−→′     →
−  
2. On a : CC  −2 − (−6) =  4 , d’après l’équation que l’on a du plan (P ), n  2  est un vec-
    

−1 − 5 −6 −3
teur normal au plan (P ).
−−→ →

Comme on a manifestement CC′ = 2 n , ces vecteurs sont colinéaires, et donc la droite (CC’) est
orthogonale au plan (P ).
De plus : 2x C′ + 2y C′ − 3z C′ + 1 = 2 × 0 + 2 × (−2) − 3 × (−1) + 1 = 0 − 4 + 3 + 1 = 0 : C’ ∈ (P ).
Finalement, C’ est un point du plan (P ) tel que (CC’) est orthogonale à (P ) : cela confirme que
C’ est le projeté orthogonal de C sur (P ).
 
1
−−→  
3. La droite (AB) passe par A(1 ; 0 ; 1) et est dirigée par AB −1

, donc une représentation para-
0
 
−→ t
x = x A + x −AB
x = 1 + t

 


métrique de (AB) est : −→ t
y = y A + y −AB avec t ∈ R, soit ici : y = −t avec t ∈ R.

 

z = z + z −−→ t z = 1
A AB

Asie 6 11 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

4. Si H est un point de (AB), cela signifie qu’il existe un réel t 0 tel que H est le point de paramètre
t 0 sur (AB).
On a : (AB) et (CH) seront orthogonales (et donc nécessairement perpendiculaires, car elles ont
−−→ −−→
H en commun) si et seulement si les vecteurs AB et CH sont orthogonaux.
     
1 (1 + t 0 ) − (−4) 5 + t0
−−→    −−→ 
   
On a les coordonnées suivantes : AB  −1 et CH  (−t 0 ) − (−6)  = 6 − t 0 . Comme le re-
  

0 1−5 −4
−−→ −−→
père est orthonormé, on a : AB · CH = 1×(5+t 0 )+(−1)×(6−t 0 )+0×(−4) = 5+t 0 −6+t 0 = 2t 0 −1
−−→ −−→
On a donc : (AB) et (CH) sont orthogonales ⇐⇒ AB · CH = 0
⇐⇒ 2t 0 − 1 = 0
1
⇐⇒ t 0 =
2
L’unique pour H de la droite (AB) pour lequel (AB) et CH) sont orthogonales est donc le point de
1
paramètre t 0 = = 0, 5 dans la représentation que nous avons donnée à la question précédente.
2
Ses coordonnées sont donc : H(1, 5 ; −0, 5 ; 1).
Remarques : H est le milieu de [AB].
Si vous avez une représentation paramétrique différente de celle présentée dans ce corrigé,
vous aurez aussi une valeur différente pour t 0 .
−−→
Par exemple, si vous avez choisi B comme point de référence et AB comme vecteur directeur
pour construire votre représentation paramétrique, vous arriverez à t 0 = −0, 5, mais dans votre
représentation paramétrique, cela vous conduira aux mêmes coordonnées pour le point H.

Partie B
−−→
Les coordonnées admises pour le vecteur HC sont cohérentes avec les coordonnées du point H à la
question précédente.

1. On est dans un repère orthonormé, donc :



11 2 11 2
¶ µ ¶ r r
°−−→°
2
121 121 153 p
° HC ° = − + − +4 = + + 16 = = 76, 5.
° °
2 2 4 4 2
r
°−−→° 153 p
La valeur exacte de ° HC ° est donc : = 76, 5.
° °
2
2. Le point H, en tant que point de (AB) tel que (CH) est orthogonale à (AB), est donc le pied de la
hauteur issue de C dans le triangle ABC.
base × hauteur
Pour calculer la surface du triangle, on va donc utiliser la formule : A = .
2
Ici, le plus simple sera donc de
°−−→ ° choisir [AB] comme base, de longueur AB et donc la hauteur
correspondante est CH = ° CH °.
° °

On a déjà calculé CH à la question précédente, donc :


p p
AB = 12 + (−1)2 + 0 = 2.
r
p 153 p

AB × CH 2 153
L’aire de ABC est donc : S = = = .
2 2 2

Partie C

Asie 7 11 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.

1. • On a établi au début de l’exercice que A et B appartiennent à (P ), donc toute la droite (AB) est
incluse dans (P ), et donc notamment H appartient à (P ) aussi.
• H et C′ sont donc deux points de (P ), et on sait que (CC′ ) est orthogonale à (P ).
(CC’) étant orthogonale à (P ), elle orthogonale à toute droite de (P ), dont la droite (C’H), ces
droites sont donc perpendiculaires, car elles se coupent évidemment en C’.
Le triangle CHC’ est donc un triangle rectangle en C’.
Dans un triangle rectangle, le cosinus d’un angle aigu est donné par le quotient de la longueur
du côté adjacent à l’angle (ici C′ H) par la longueur de l’hypoténuse du triangle (ici CH).
r
17

r r r
CH 2 17 17 × 1 1 1
Ici, on a donc : cos(α) = =r = = = = .
CH 153 153 17 × 9 9 3
2
2. a. Méthode 1 : le plus rapide, ici, serait de calculer le produit scalaire des vecteur directeurs
des deux droites, et de prouver qu’il est nul.
Mais comme on a fait quelque chose de similaire dans ce corrigé, on va explorer une voie
différente :
Méthode 2 :
• On sait que (CH) est orthogonale à (AB), d’après la définition du point H à la question A
4. ;
• on sait que (CC′ ) est orthogonale à (AB), car (CC′ ) étant orthogonale à (P ), elle est or-
thogonale à toute droite incluse dans (P ), notamment (AB) ;
• on sait que les droites (CH) et (CC′ ) sont sécantes (en C), car les points C′ et H sont les
intersections de ces deux droites avec (P ), et sont séparés par une distance non nulle.
Ainsi, on vient de démontrer que C, C′ et H définissent un plan, et que deux droites sé-
cantes du plan (CC’H) sont orthogonales à (AB), donc que (AB) est orthogonale au plan
(CC′ H) et donc à toutes les droites de ce plan là, notamment à la droite (C′ H).
Remarque : le plan (CC′ H) est ce que l’on appelle le plan médiateur du segment [AB] : le
plan qui passe par le milieu (H) du segment et lui est perpendiculaire.
b. On applique à nouveau la formule de calcul de l’aire d’un triangle.
Ici, on va prendre [AB] comme base et donc, d’après la question précédente, [C′ H] est la
hauteur correspondante.
r
p 17 p
′ 2×
AB × C H 2 17
On a donc : S ′ = = = .
2 2 2
AB × C′ H
′ ′
C H AB × C H 2 S′
c. On a donc : cos(α) = = = = .
CH AB × CH AB × CH S
2
Voilà une relation possible.
On peut aussi écrire : S ′ = cos(α)S par exemple.

Asie 8 11 juin 2024


; Baccalauréat Métropole 1 19 juin 2024 <
Sujet 1
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 4 points

x x
1. On sait que xe−x = x
et que lim x = 0, donc lim f (x) = 0 : géométriquement l’axe des
e x→+∞ e x→+∞
abscisses est asymptote horizontale à la représentation graphique de f au voisinage de plus
l’infini. L’affirmation 1 est vraie.
On a f ′ (x) = 5e−x − 5xe−x = e−x (5 − 5x) = 5e−x (1 − x).
f ′ (x)+ f (x) = 5e−x (1−x)+5xe−x = 5e−x , donc f vérifie l’équation différentielle (E ) : l’affirmation
2 est vraie.

2. La suite (v n ) est minorée et majorée mais on ne sait rien de sa monotonie, rien sur sa conver-
gence : l’affirmation 3 est fausse.
1 1
Exemple : u n = −1 − , v n = (−1)n et w n = 1 + : on ne peut rien dire de la suite (v n ).
n n
Si (u n ) est croissante et (w n ) décroissante, on a donc
u 0 6 u 1 6 . . . u n 6 v n 6 w n 6 w n−1 6 . . . 6 w 1 6 w 0 : on a bien l’encadrement considéré :
l’affirmation 4 est vraie.

E XERCICE 2 5 points

1. Voici l’arbre pondéré :

0,75 S
I
0,6 0,25 S

0,9 S
0,3
M
0,1 S

0,1 0,8 S
G
0,2 S

2. La probabilité cherchée est p(I ∩ S) = p(I ) × p I (S) = 0, 6 × 0, 75 = 0, 45.

3. On a de même p(M ∩ S) = p(M ) × p M (S) = 0, 3 × 0, 9 = 0, 27.


p(G ∩ S) = p(G) × p G (S) = 0, 1 × 0, 8 = 0, 08.
D’après la loi des probabilités totale :
p(S) = p(I ∩ S) + p(M ∩ S) + p(G ∩ S) = 0, 45 + 0, 27 + 0, 08 = 0, 45 + 0, 35 = 0, 8.
1. Antilles-Guyane, Maroc
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

p(S ∩ I ) p(I ∩ S) 0, 45 45 9
4. on a p S (I ) = = = = = = 0,562 5, soit 0,563 au millième près.
p(S) p(S) 0, 8 80 16
5. a. Les conditions de l’étude sont telles que la variable aléatoire X suit une loi binomiale de
paramètres n = 30 et p = 0, 8.
b. D’après la calculatrice p(X > 25) = 1 − p(X 6 24) ≈ 1 − 0,572 5 soit environ 0,4275, donc
0,428 au millième près.

6. Il faut trouver n ∈ N tel que p(X > n) > 0, 99, donc tel que 1 − 0, 8n > 0, 99 ⇐⇒ 0, 8n < 0, 01 ⇐⇒
ln 0, 01
n ln0, 8 < ln 0, 01 ⇐⇒ n >
ln 0, 8
ln 0, 1
Or ≈ 20, 6.
ln 0, 8
Il faut donc interroger au moins 21 personnes.

7. a.
• E (T ) = E (T1 ) + E (T2 ) = 4 + 3 = 7 et T1 et T2 sont deux variables indépendantes, donc
• V (T ) = V (T1 ) + V (T2 ) = 2 + 1 = 3.
b. Il faut trouver :
p(5 6 T 6 9) ou encore p(4 < T < 10) = p(4 − E (T ) < T − E (T ) < 10 − E (T )) =
p(−3 < T − E (T ) < 3) soit p(|T − E (T )| < 3) ou encore 1 − p(|T − E (T )| > 3) et finalement
d’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
V (T )
p(5 6 T 6 9) > 1 − 2 , soit
3
3
p(5 6 T 6 9) > 1 − et finalement :
9
2
p(5 6 T 6 9) > .
3

E XERCICE 3 5 points

   
5 0
−−→   −−→  
1. a. On a CA  5  et DC  0 .
  
25
−10 2
Or ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires et :
−→ −−→
n 1 · CA = 5 − 5 + 0 = 0 et
−→ −−→
n 1 · DC = 0 + 0 + 0 = 0.
−→
Conclusion : le vecteur n 1 est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (CAD) :
il est donc normal à ce plan.
b. On sait qu’alors :
M (x ; y ; z) ∈ (CAD) ⇐⇒ 1x − 1y + 0z + d = 0 ⇐⇒ x − y + d = 0, avec d ∈ R.
Ceci est vrai pour exemple pour C :
C (0 ; 0 ; 10) ∈ (CAD) ⇐⇒ 0 − 1y + 0 + d = 0 avec d ∈ R, soit d = 0.
Donc M (x ; y ; z) ∈ (CAD) ⇐⇒ x − y = 0.

2. a. Si la droite (D) est sécante au plan (CAD) en un point H les coordonnées de ce point véri-
fient les équations paramétriques de (D) et celle du plan soit :

Métropole, Antilles-Guyane 2 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.




 x = + 52 t

 y = 5 − 25 t
 µ ¶
5 5
H(x ; y ; z) ∈ D ∩ (CAD) ⇐⇒ (t ∈ R) ⇒ t − 5 − t = 0 ⇐⇒


 z = 0t 2 2


x−y =0

5t − 5 = µ0 ⇐⇒ t =¶ 1.
5 5
Donc H ; ; 0 .
2 2


 x = 0 + 25 t

b. On a M (x ; y ; z) ∈ D ⇐⇒ y = 5 − 25 t


z = 0 + 0t

 
5
 2  5−→
On reconnait dans les coefficients de t les coordonnées du vecteur − 5 , soit et
 2 2 n1
0
(0 ; 5 ; 0) sont les coordonnées de B.
−→
Donc D est la droite contenant B et de vecteur directeur n 1 .
−→
Or on a vu que le vecteur n 1 est normal au plan (CAD), donc la droite D est perpendicu-
laire à (CAD) au point H.
−→
3. a. On a vu que (BH) = D donc a pour vecteur directeur n 1 .
 
5
2
−−→   −→ −−→ 5 5
HA  52 

 et n 1 · HA = 2 − 2 + 0 = 0.
0
−−→ −−→
Les vecteurs BH et HA sont orthogonaux donc les droites (BH) et (HA) sont perpendicu-
laires, le triangle ABH est rectangle en H.
p
°−−→°2
25 25 50
°−−→° q
50 5 2
b. On a ° BH ° = 4 + 4 + 0 = 4 , d’où ° BH ° = BH = 4 = 2 et
° ° ° °
p
¯−−→°2 °−−→° q 5 2
¯ HA ° = 25 + 25
+ 0 = 50
, d’où HA = HA = 50
= .
¯ ° ° °
4 4 4 ° ° 4 2
p p
BH × HA 1 5 2 5 2 25 × 2 25
Donc A (ABH) = = × × = = .
2 2 2 2 8 4
4. a. Les points A, B et H ont une cote nulle : ils appartiennent donc au plan définis par les

− →

vecteurs
³ → unitaires ı et  et C a une abscisse et une ordonnée nulles, donc appartient à
− ´
l’axe O, k qui est perpendiculaire au plan (ABH), donc (CO) est la hauteur contenant C
du tétraèdre ABCH.
b. De façon évidente CO = 10, donc :
25
A (ABH) × CO × 10 125
V (ABCH) = = 4 = .
3 3 6
   
5 0
−−→   −−→   −−→ −−→
5. On a BA 0 et BC −5
  
, d’où BA · BC = 0 + 0 + 0 = 0 : les vecteurs sont orthogonaux donc les
0 10
droites (BA) et (BC) sont perpendiculaires, le triangle (ABC) est rectangle en B.
p p
On a BA2 = 52 , donc BA = 5 et BC2 = 52 + 102 = 25 + 100 = 125, donc BC = 125 = 5 5.
L’aire du triangle (ABC) est égale à :
p p
AB × BC 5 × 5 5 25 5
A (ABC) = = = .
2 2 2

Métropole, Antilles-Guyane 3 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

A (ABC) × d
On a V (ABCH) = , d étant la distance du point H au plan (ABC).
3
p
25 5
125 ×d 125 3 × 2 p
On a donc : = 2 ⇐⇒ d = × p = 5.
6 3 6 25 5

E XERCICE 4 6 points
Partie A : étude de la fonction f .

1
f (x) = x − 2 + ln x, sur ]0 ; +∞[
2
1. a.
• Limite en 0 : On sait que lim+ x − 2 = −2 et que lim+ ln x = −∞, donc par somme de
x→0 x→0
limites lim+ f (x) = −∞.
x→0
• Limite en plus l’infini :
On a lim x = lim ln x = +∞, d’où par somme de limites : lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞ x→+∞
b. Sur l’intervalle de définition f est une somme de fonctions dérivables et sur cet intervalle :
1 1 1 2x + 1
f ′ (x) = 1 + × = 1 + = .
2 x 2x 2x
c. On a successivement : 0 < x ⇒ 0 < 2x < 2x + 1 et
2x + 1
2x + 1 > 2x > 0 ⇒ > 1 > 0 : donc f ′ (x) > 1 > 0 : f ′ (x) > 0 donc f est croissante sur
2x
]0 ; +∞[ de moins l’infini à plus l’infini.
d. f ′ est elle-même dérivable sur ]0 ; +∞[ et sur cet intervalle, en dérivant le quotient :
1 × x − 1 × (x + 1) x − x − 1 1
f ′′ (x) = = =− 2.
x2 x2 x
1
Or x > 0 ⇒ x 2 > 0 ⇒ 2 > 0 et enfin f ′′ (x) < 0.
x
Conclusion : la fonction f est concave sur ]0 ; +∞[

2. a. Sur l’intervalle ]0 ; +∞[, la fonction f est continue car dérivable sur cet intervalle et stric-
tement croissante de moins à plus l’infini : d’après le théorème des valeurs intermédiaires,
il existe un réel unique α ∈]0 ; +∞[ tel que f (α) = 0.
Comme f (1) = 1 − 2 + 0, 5 × ln 1 = −1 et
ln 2 ln 2
f (2) = 2−2+ = > 0, le même théorème appliqué à l’intervalle [1 ; 2] montre
2 2
que α ∈ [1 ; 2].
b. On a donc :
• f (x) < 0 sur ]0 ; α[ ;
• f (x) > 0 sur ]α ; +∞[ ;
• f (α) = 0.
c. Le dernier résultat s’écrit :
1 1
α − 2 + ln α = 0 ⇐⇒ ln α = 2 − α ⇐⇒ ln α = 2(2 − α)
2 2

Partie B étude de la fonction g


7 1
Sur ]0 ; 1], g (x) = − x 2 + x − x 2 ln x.
8 4

Métropole, Antilles-Guyane 4 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

1. g est une somme de produits de fonctions dérivable sur ]0 ; 1], elle est donc dérivable sur cet
intervalle et
µ ¶
′ 7 1 2 1 7 1 1 8 1
g (x) = −2 × x + 1 − 2x ln x + x × = − x + 1 − x ln x − x = − x + 1 − x ln x =
8 4 x 4 2 4 4 2
x ln x
1 − 2x − .
2
µ ¶
′ 1 1
Puisque x 6= 0, on peut factoriser x et g (x) = x − 2 − ln x .
x 2
µ ¶
1 1 1 1
Posons X = ⇐⇒ x = ; en remarquant que X = ⇒ ln X = ln = − ln x, on peut écrire :
x X x x
µ ¶ µ ¶
′ 1 1 ′ 1
g (x) = X − 2 + ln X , soit g (x) = x f
X 2 x
2. a. On a vu dans la partie A que 0 < x < α ⇒ f (x) < 0, soit en prenant les inverses de ces
nombres positifs :
µ ¶
1 1 1
< ⇒f > 0.
α x x
b. D’après le tableau de signes admis comme 0 < x 6 1 on en déduit par produit que :
¸ ·
1
• g ′ (x) > 0 sur 0 ; ; g est croissante sur cet intervalle
α
¸ ·
1
• g ′ (x) < 0 sur ; 1 ; g est décroissante sur cet intervalle
α
• g ′ α1 = 0 ; g α1 est un maximum de g sur l’intervalle [0 ; 1].
¡ ¢ ¡ ¢

Partie C : un calcul d’aire

1
1. a. On sait que sur l’intervalle ]0 ; 1], ln x 6 0 et comme x 2 > 0, on conclut que − x 2 ln x > 0.
4
7 2 7 2 1 2
Conclusion : sur l’intervalle ]0 ; 1], − x + x 6 − x + x − x ln x ce qui signifie géomé-
8 8 4
triquement que sur cet intervalle l’arc de la parabole est en dessous de la représentation
graphique de g .
b. Ne connaissant pas de primitive évidente de la fonction x 7−→ x 2 ln x, on effectue une in-
tégration par parties en posant
1
u(x) = ln x u ′ (x) =
d’où x .
v ′ (x) = x 2 x3
v(x) =
3 · ¸
1
Les fonctions u et v sont dérivables sur l’intervalle ; 1 et leurs dérivées sont continues
α
sur ce même intervalle,
· 3 ¸1 Z1 2 · 3 ¸1
x3
Z1
x x x
donc x 2 ln x dx = ln x − dx = ln x − =
1
α
3 1 1
α
3 3 9 1
α α
µ ¶ µ ¶
1 1 1 1 1 1 1
− − ln − = − − 3 − ln α − ,
9 3α3 α 9α3 9 3α 3
soit en remplaçant ln α par 2(2 − α),
Z1 µ ¶
1 1 1 1 4 2 1
x 2 ln x dx = − − 3 −4 + 2α − =− + 3 − 2 + 3 =
1
α
9 3α 3 9 3α 3α 9α
−α3 + 12 − 6α + 1 −α3 − 6α + 13
= .
9α3 9α3

Métropole, Antilles-Guyane 5 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

2. L’aire de la partie hachurée est égale la différence des intégrales :


Z1 µ ¶ Z1 µ ¶
7 2 1 2 7 2
A= − x + x − x ln x dx − − x + x dx, soit par linéarité de l’intégrale :
1
α
8 4 1
α
8
Z1 µ ¶ Z1
1 1
− x 2 ln x dx = −
¡ 2 ¢
A= x ln x dx,
1
α
4 4 α1
soit d’après le calcul précédent :
1 −α3 − 6α + 13 α3 + 6α − 13
A =− × = ≈ 0, 07.
4 9α3 36α3

Métropole, Antilles-Guyane 6 19 juin 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Métropole 19 juin 2024 J1 (secours)<
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points

On
³ considère un repère orthonormé H G

− → − → −´
A ; ı ,  , k de l’espace dans le-
quel on place les points I
B(4 ; 0 ; 0), D(0 ; 4 ; 0), E(0 ; 0 ; 4), E b
F

et les points C, F, G et H de sorte que


le solide ABCDEFGH soit un cube.

D C

K

− b

k →


A →
− B
ı
−−→ −−→ −−→ →
− →

1. De AC = AB + AD = 4 ı + 4  , on déduit que C(4 ; 4 ; 0) ;
−→ −−→ −−→ →
− →

De AF = AB + AE = 4 ı + 4 k , on déduit que F(4 ; 0 ; 4) ;
−−→ −−→ −−→ −−→ →
− →− →

De AG = AB + AD + AE = 4 ı + 4  + 4 k , on déduit que G(4 ; 4 ; 4) ;
−−→ −−→ −→ →− →

De AH = AD + AE = 4  + 4 k , on déduit que H(0 ; 4 ; 4).
µ ¶
0+4 0+0 4+4
2. Le point I, milieu de [EF], a pour coordonnées ; ; = (2 ; 0 ; 4).
2 2 2
−−→ −→
On sait que M (x ; y ; z) ∈ (IC) ⇐⇒ IM = t IC , avec t ∈ R.
2
 
−→  
Avec IC 4 , on a donc :
−4
 
 x − 2 = 2t  x = 2 + 2t
M (x ; y ; z) ∈ (IC) ⇐⇒ y − 0 = 4t avec t ∈ R ⇐⇒ y = 4t où t ∈ R.
 
z − 4 = −4t , z = 4 − 4t
3. On désigne par P le plan orthogonal à la droite (IC) passant par le point G, et par J
l’intersection de P avec (lC).

2
 
−→  
a. Le vecteur IC 4 est un vecteur normal au plan P . On sait qu’alors :
−4
M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x + 4y − 4z + d = 0, avec d ∈ R.
Ainsi G(4 ; 4 ; 4) ∈ P ⇐⇒ 2 × 4 + 4 × 4 − 4 × 4 + d = 0 ⇐⇒ d = −8.
On a donc M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x + 4y − 4z − 8 = 0 ⇐⇒ x + 2y − 2z − 4 = 0.
b. J étant commun à (IC) et P , ses coordonnées (x ; y ; z) vérifient les équations
paramétriques de (IC) et l’équation cartésienne de P , soit le système :
Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.



 x = 2 + 2t

 y = 4t

 z = 4 − 4t

x + 2y − 2z − 4 = 0

En remplaçant x, y et z par leurs valeurs en fonction de t dans la dernière équa-


tion on obtient :
2 + 2t + 2 × 4t − 2 × (4 − 4t ) − 4 = 0 ⇐⇒ 2 + 2t + 8t − 8 + 8t − 4 = 0
5
⇐⇒ 18t − 10 = 0 ⇐⇒ 9t − 5 = 0 ⇐⇒ t = .
9
En utilisant la représentation paramétrique de (IC), on obtient :
5 18 + 10 28 5 20 5 36 − 20 16
x = 2+2× = = ; y = 4× = et z = 4 − 4 × = = .
9 9 9 9 9 9 9 9
Donc C est la perpendiculaire (IC) au plan P qui coupe ce plan en J : J est donc
le projeté orthogonal de C sur le plan, P .
c. K(0 ; 2 ; 0) ∈ P ⇐⇒ 0 + 2 × 2 − 2 × 0 − 4 = 0 : cette égalité est vraie
d. On vient de voir que K est un point de P et K est un point du plan de la base
(ABCD) du cube.
D’autre part B(4 ; 0 ; 0) ∈ P ⇐⇒ 4 + 2 × 0 − 2 × 0 − 4 = 0, qui est vraie donc B est
un point de P et bien sur de (ABC).
Conclusion : les deux points B et K sont communs aux deux plans, donc l’inter-
section des plans P et (ABC) est la droite (BK).

4. a. On prend comme base le triangle CBG de la face de droite BCGF : son aire est la
42
moitié de celle du carré de côté 4, soit = 8.
2
La hauteur de la pyramide est alors [DC) avec DC = 4.
8 × 4 32
On a donc : VCBKG = = .
3 3
b. En prenant pour la même pyramide la base BKG, la hauteur est [CJ].
4 − 28
  8
−→ 9 9
Comme CJ 4 − 20   16 
9 = 9 , d’où :
16 16
9 9
µ ¶2 µ ¶2
µ ¶2 µ ¶2
2 −→ 2 8 16 16 64 + 256 + 256 576 9 × 64 64 8
CJ = k CJ k = + + = = = = = .
9 9 9 81 81 9×9 9 3
8
Donc CJ = .
3
Le volume de la pyramide est égal à :
8
32 aire(BKG) × 3 3
= ⇐⇒ aire(BKG) = 32 × = 4 × 3 = 12.
3 3 8
c. On a déjà vu que B est un point de P et G aussi par définition, donc la droite
(BG) est incluse dans le plan P .
d. On note I′ un point de l’arête [EF], et P ′ le plan orthogonal à la droite (I′ C)
passant par G.

→ −→
Le point I′ a pour coordonnées (x ; y ; z) telles que EI ′ = k EF avec k ∈ [0 ; 1].

 x − 0 = (4 − 0)k 4k 4 − 4k
   
−−

Donc y − 0 = (0 − 0)k et donc I′  0  ; on a donc I’C  4 .

z − 4 = (4 − 4)k 4 −4

Métropole 2 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.

0
 
−−→   −−→ −−→ −−→ −−→
BG 4 donc I’C · BG = (4 − 4k) × 0 + 4 × 4 + (−4) × 4 = 0 donc I’C ⊥ BG .
4
−−→ −−→
G appartient au plan P ′ qui est le plan orthogonal à (I′ C) ; comme I’C ⊥ BG , on
peut dire que B appartient aussi à P ′ . Donc la droite (BG) est incluse dans P ′ .

Métropole 3 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.

E XERCICE 2 4 points

Partie A

1. La variable aléatoire X suit d’après les conditions de l’énoncé une loi binomiale de
paramètres n = 10 de probabilité p = 0,25.
2. On a P (X 6 3) ≈ 0,775 8, d’où P (X > 3) ≈ 0,224 2 soit environ 0,224 au millième près.
3. E (X ) = n × p = 10 × 0,25 = 2,5.
Sur un grand nombre de tirages 25 clients sur 100 passeront moins de 12 minutes à
la station.

Partie B

Un client arrive à la station et se dirige vers une pompe. Il constate que deux voitures sont
devant lui, la première accédant à la pompe au moment de son arrivée.
On désigne par T1 ,T2 ,T3 les variables aléatoires qui modélisent les temps passés en minute
par chacun des trois clients, dans leur ordre d’arrivée, pour alimenter son véhicule entre
l’instant où la pompe est disponible pour lui et celui où il la libère.
On suppose que T1 , T2 et T3 sont des variables aléatoires indépendantes de même espé-
rance égale à 6 et de même variance égale à 1.
On note S la variable aléatoire correspondant au temps d’attente total passé à la station du
troisième client entre son arrivée à la station et son départ de la pompe après avoir alimenté
son véhicule.

1. La variable aléatoire T1 correspond au temps d’attente passé par le premier client


à la station ; comme ce premier client n’a personne devant lui, la variable aléatoire
correspondant au temps d’attente total passé à la station par le premier client est T1 .
La variable aléatoire T2 correspond au temps d’attente passé par le deuxième client
à la station ; comme ce deuxième client avait le premier client devant lui, la variable
aléatoire correspondant au temps d’attente total passé à la station par le deuxième
client est T1 + T2 .
La variable aléatoire T3 correspond au temps d’attente passé par le troisième client à
la station ; comme ce troisième client avait deux autres clients devant lui, la variable
aléatoire correspondant au temps d’attente total passé à la station par le troisième
client est T1 + T2 + T3 .
Donc S = T1 + T2 + T3 .
2. a. L’espérance est linéaire donc :
E (S) = E (T1 + T2 + T3 ) = E (T1 ) + E (T2 ) + E (T3 ) = 6 + 6 + 6 = 18.
Cela signifie que le temps moyen d’attente à la station d’un client qui a deux
personnes devant lui est de 18 minutes.
b. Les 3 variables aléatoires T1 , T2 et T2 sont indépendantes, donc on peut utiliser
l’additivité de la variance :
V (S) = V (T1 + T2 + T3 ) = V (T1 ) + V (T2 ) + V (T3 ) = 1 + 1 + 1 = 3.
3. La variable aléatoire S a pour espérance E (S) = 18 et pour variance V (S) = 3 donc,
d’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on a :
¤ £ ¡¯ ¯ ¢ V (S) ¡¯ ¯ ¢ 3
pour tout δ ∈ 0 ; +∞ , P ¯S − E (S)¯ > δ 6 2 , c’est-à-dire : P ¯S − 18¯ > δ 6 2 .
δ δ

Métropole 4 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.

¡¯ ¯ ¢ 3
En prenant l’événement contraire, on a donc : P ¯S − 18¯ < δ > 1 − 2 .
δ
La probabilité que le troisième client passe un temps strictement compris entre 14 et
22 minutes à la station est : P (14 < S < 22),
¯ soit : P (18 − 4 < S < 18 + 4), ou encore :
¡¯ ¢
P (−4 < S − 18 < 4), c’est-à-dire : P S − 18 < 4 .
¯ ¯
¡¯ ¯ ¢ 3 ¡¯ ¯ ¢
En prenant δ = 4, on a donc ; P ¯S − 18¯ < 4 > 1 − donc P ¯S − 18¯ < 4 > 0,8125.
16
On en déduit que la probabilité que le troisième client passe un temps strictement
compris entre 14 et 22 minutes à la station est supérieure ou égale à 0,81.

E XERCICE 3 6 points

Partie A : étude d’une fonction

On considère la fonction f définie sur R par f (x) = x − ln x 2 + 1 ,


¡ ¢

où ln désigne la fonction logarithme népérien.

1. a. En posant u(x) = x 2 + 1 et avec u ′ (x) = 2x, on obtient :


¤′ u ′ ¤′ 2x
donc ln(x 2 + 1) = 2
£ £
ln(u) = , et donc :
u x +1
2x x 2 + 1 − 2x (x − 1)2
pour tout nombre réel x, f ′ (x) = 1 − = = 2 .
x2 + 1 x2 + 1 x +1
b. Pour tout réel x, on a x 2 > 0 donc x 2 + 1 > 1 donc x 2 + 1 > 0.
Comme (x − 1)2 > 0 quel que soit x ∈ R, on a par quotient f ′ (x) > 0 : la fonction
f est croissante sur R.
2. Pour tout nombre réel x > 0n on a :
· µ ¶¸ µ ¶ µ ¶
2 1 2 1 1
f (x) = x − ln x 1 + 2 = x − ln(x ) − ln 1 + 2 = x − 2 ln(x) − ln 1 + 2 .
x x x
3. On a :
1 1
• lim 2 = 0, donc lim 1 + 2 = 1, puis par composition
x→+∞ x µ ¶ x→+∞ x
1
lim ln 1 + 2 = ln 1 = 0.
x→+∞ x
µ ¶
ln(x)
• x − 2 ln(x) = x 1 − 2 .
x
ln(x)
On sait (puissances comparées) que lim = 0, donc
x→+∞ x
lim x − 2 ln(x) = lim x = +∞.
x→+∞ x→+∞
Conclusion : lim f (x) = +∞.
x→+∞

Partie B : étude d’une suite

On considère la suite (u n ) définie par :


½
u0 = 7
u n+1 = f (u n ) = u n − ln u n2 + 1 pour tout n ∈ N
¡ ¢

Métropole 5 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.

1. Soit la propriété « u n > 0 ».


Initialisation On a u 0 = 7 > 0 : la propriété est vraie au rang 0 ;
Hérédité Soit n ∈ N, tel que u n > 0 : la fonction f étant croissante on a donc u n > 0 ⇒
f (u n ) > f (0) ; or f (u n ) = u n+1 et f (0) = 0, donc u n+1 > 0.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et si elle est vraie au rang n ∈ N elle l’est
aussi au rang n + 1 : d’après le principe de récurrence u n > 0, quel que soit n ∈ N.
2. De la relation de récurrence : u n+1 = u n − ln u n2 + 1 on déduit :
¡ ¢

u n+1 − u n = − ln u n2 + 1 .
¡ ¢

u n2 > 0 ⇒ u n2 + 1 > 1 ⇒ ln u n2 + 1 > ln(1)0 par croissance de la fonction logarithme


¡ ¢

népérien sur R∗ .
ln(1) = 0 donc ln u n2 + 1 > 0 et donc − ln u n2 + 1 6 0.
¡ ¢ ¡ ¢

On a donc pour tout n ∈ N, u n+1 − u n 6 0 ⇐⇒ u n+1 6 u n : la suite (u n ) est décrois-


sante.
3. La suite (u n ) est décroissante et minorée par zéro ; d’après le théorème de la conver-
gence monotone, elle converge vers une limite ℓ > 0.
4. La fonction f est continue car dérivable sur R∗ , donc la relation de récurrence donne
par limite en plus l’infini :
ℓ = ℓ − ln ℓ2 + 1 ⇐⇒ ln ℓ2 + 1 = 0 ⇐⇒ ℓ2 + 1 = 1 ⇐⇒ ℓ2 = 0 ⇐⇒ ℓ = 0
¡ ¢ ¡ ¢

5. a. On complète le script ci-dessous écrit en langage Python : afin qu’il

from math import log as ln


#permet d’utiliser la fonction ln
#Le Logarithme népérien

def seuil(h) :
n=0
u=7
while u > h :
n=n+1
u = u – ln(u**2+1)
return n

b. La calculatrice donne u 96 ≈ 0,010 03 et u 97 ≈ 0,009 9


Le programme Python renverra la valeur 97 ; à partir du 98e les termes seront
inférieurs à un centième.

Partie C : calcul intégral

1. f est croissante sur [0 ; +∞[, donc, pour tout x > 0, f (x) > f (0).
Or f (0) = 0 donc f (x) > 0 sur [0 ; +∞[.
Z4
2. Soit l’intégrale : I = f (x) dx.
2
f étant positive sur R+ l’est sur l’intervalle [2 ; 4], donc I est égale (en unités d’aire) à
l’aire de la surface limitée par la représentation graphique de f , l’axe des abscisses et
les droites verticales d’équations x = 2 et x = 4.
3. On admet dans cette question que, pour tout nombre réel x ∈ [2 ; 4], on a l’encadre-
ment : 0,5x − 1 6 f (x) 6 0,25x + 0,25.

Métropole 6 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.

Sur l’intervalle [2 ; 4], l’intégration conserve l’ordre donc :


Z4 Z4 Z4
0,5x − 1 6 f (x) 6 0,25x + 0,25 =⇒ (0,5x − 1) dx 6 f (x) dx 6 (0,25x + 0,25) dx
2 2 2
· 2 ¸4 · 2 ¸4
x x
=⇒ −x + 0,25x
6I 6
4 2 8
µ 2 ¶
1 1
=⇒ 4 − 4 − (1 − 2) 6 I 6 2 + 1 − +
2 2
=⇒ 1 6 I 6 2

E XERCICE 4 5 points

1. On considère ci-dessous le tableau de variations d’une fonction f définie sur R \{−2}.

x −∞ −2 1 +∞
5 3
f
−∞ −∞ 1

a. Affirmation 1 : « La droite d’équation y = −2 est asymptote horizontale à la


courbe C f de la fonction f . »
La droite d’équation y = −2 est asymptote horizontale à la courbe C f de la fonc-
tion f si et seulement si lim f (x) = −2 ou lim f (x) = −2.
x→−∞ x→+∞
Or, d’après le tableau de variations de f , lim f (x) = 5 et lim f (x) = 1.
x→−∞ x→+∞
Affirmation 1 fausse
2
b. Affirmation 2 : « lim = +∞. »
x→−∞ f (x) − 5

D’après le tableau de variations de f , celle-ci est décroissante sur l’intervalle


] − ∞ ; −2[, donc sur cet intervalle f (x) < 5 et donc f (x) − 5 < 0.
Comme lim f (x) = 5, on a donc lim f (x) − 5 = 0− et donc
x→−∞ x→−∞
1 2
lim = −∞ et enfin lim = −∞.
x→−∞ f (x) − 5 x→−∞ f (x) − 5

Affirmation 2 fausse
2. On considère la fonction g définie sur R par g (x) = x e −x .
µ ¶
2
a. Affirmation 3 : « Le point A 2 ; 2 est l’unique point d’inflexion de la courbe
e
C g de la fonction g . »
La fonction g produit de fonctions dérivables sur R est dérivable et sur cet in-
tervalle :
g ′ (x) = e −x − x e −x = e −x (1 − x), qui est elle-même dérivable sur R et
g ′′ (x) = − e −x − (1 − x) e −x = e −x (x − 2).
On a g ′′ (x) = 0 ⇐⇒ e −x (x − 2) ⇐⇒ x − 2 = 0, puisque e −x 6= 0, quel que soit
x ∈ R, donc la dérivée seconde ne s’annule qu’en x = 2.
2
Comme g (2) = 2 e −2 = 2 et comme g ′′ (x) a le signe de (x − 2) et donc change
e µ ¶
2
de signe (de moins à plus) en 2, le point A 2 ; 2 est l’unique point d’inflexion
e
de la courbe C g .

Métropole 7 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.

Affirmation 3 vraie
b. Affirmation 4 : « Pour tout nombre réel x appartenant à ]−∞ ; 2[, on a g (x) 6 x. »
g (x) 6 x ⇐⇒ x e −x 6 x ⇐⇒ x 6 x e x ⇐⇒ 0 6 x e x − x ⇐⇒ x ( e x − 1) > 0
On établit un tableau de signes :

x −∞ 0 2
x − 0 +
x
e −1 − 0 +
x ( e x − 1) + 0 +

Donc, pour tout x de ] − ∞ ; 2[, on a x ( e x − 1) > 0 donc g (x) 6 x.


Affirmation 4 vraie
3. Affirmation 5 : « L’équation x ln(x) = 1 admet exactement deux solutions sur l’inter-
valle ]0 ; +∞[. »
¤ £
Soit f la fonction définie sur 0 ; +∞ par f (x) = x ln(x) − 1.
x ln(x) = 1 ⇐⇒ x ln(x) − 1 = 0 ⇐⇒ f (x) = 0

1
• La fonction f est dérivable et f ′ (x) = 1 × ln(x) + x ×
− 0 = ln(x) + 1.
x
• f ′ (x) > 0 ⇐⇒ ln(x) + 1 > 0 ⇐⇒ ln(x) > −1 ⇐⇒ x > e −1
• lim x ln(x) = 0 donc lim f (x) = −1
x→0 x→0
x>0 x>0

• lim x = +∞ et lim ln(x) = +∞ donc lim f (x) = +∞


x→+∞ x→+∞ x→+∞
−1
• f (e ) = e −1 ln( e −1 ) − 1 = − e −1 − 1 < 0

D’où le tableau de variation de f :

x 0 e −1 +∞

f (x) − 0 +
−1 +∞
f (x)
− e −1 − 1

Sur l’intervalle 0 ; e −1 , la fonction f est négative, donc l’équation f (x) = 0 n’a pas
¤ £

de solution.
Sur l’intervalle e −1 ; +∞ , la fonction f , continue et strictement croissante, passe
¤ £

du négatif au positif : d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires,


l’équation f (x) = 0 admet une solution unique.
Affirmation 5 fausse

Métropole 8 19 juin 2024


; Corrigé du baccalauréat Métropole 20 juin 2024 <
Sujet 2
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points
Puisque l’on interroge un étudiant au hasard, on est en situation d’équiprobabilité, et les
proportions sont assimilables à des probabilités.

1. Comme 91,7 % des étudiants ont répondu oui, on a donc P (Q) = 0, 917.
¡ ¢
Et P R Q = 0, 65, cela correspond à la probabilité que le candidat interrogé ait ré-
pondu « non », sachant qu’il a échoué à l’examen.

2. a. L’arbre pondéré complété est :

0, 98 Q
R
x 0, 02
Q

1−x 0, 35 Q
R 0, 65
Q

b. On sait que P (Q) = 0, 917, or, comme R et R partitionnent l’univers, en vertu


de la loi des probabilités totales, on a également :
¡ ¢ ³ ´
P (Q) = P Q ∩ R + P Q ∩ R
= x × 0, 98 + (1 − x) × 0, 35
= 0, 98x + 0, 35 − 0, 35x
= 0, 63x + 0, 35
Puisque la probabilité de Q est unique, on peut donc écrire, puis résoudre
l’équation : 0, 63x + 0, 35 = 0, 917 ⇐⇒ 0, 63x = 0, 567
0, 567
⇐⇒ x =
0, 63
⇐⇒ x = 0, 9
La solution de l’équation est donc 0,9 : la probabilité que l’étudiant ait réussi
son examen est donc de 0,9 (ou bien : 90 % des étudiants ont réussi leur exa-
men).

3. Pour cette question, on doit calculer PQ (R).


P (Q ∩ R) 0, 9 × 0, 98 0, 882 126
On a : PQ (R) = = = = ≈ 0, 962
P (Q) 0, 917 0, 917 131
Si l’étudiant interrogé a répondu « oui » à la question, la probabilité qu’il ait réussi
l’examen est d’environ 0,962 (à 10−3 près).
C’est-à-dire qu’environ 96,2 % des étudiants ayant répondu « oui » ont effective-
ment réussi l’examen.

4. Par exploration à la calculatrice, avec une loi binomiale de paramètres (20 ; 0, 615),
on a : P (N > 11) ≈ 0, 797, et P (N > 12) ≈ 0, 649.
En choisissant de récompenser les candidats dont la note est supérieure ou égale
à 11, la directrice récompensera environ 80 % d’eux.
5. Comme les dix variables aléatoires suivent la même loi binomiale de paramètres
20 et 0,615, chacune de ces variables aléatoires a

• pour espérance : E (Ni ) = n × p = 20 × 0, 615 = 12, 3 ;


• et pour variance : V (Ni ) = n × p × (1 − p) = 20 × 0, 615 × 0, 385 = 4, 7355.

S étant la somme de ces dix variables aléatoires, on a :

• E (S) = E (N1 ) + E (N2 ) + · · · + E (N10 ) = 12, 3 + 12, 3 + ... + 12, 3 = 123 ;


• comme les variables aléatoires sont indépendantes,
V (S) = V (N1 ) + V (N2 ) + · · · + V (N10 ) = 10 × 4, 7355 = 47, 355.

6. a. La variable aléatoire M donne la moyenne des notes obtenues par un groupe


(un échantillon) de 10 étudiants choisis au hasard.
b. On a bien
1 1
• E (M ) = × E (S) = × 123 = 12, 3 ;
10 10
µ ¶2
1 1
• V (M ) = × V (S) = × 47, 355 = 0,473 55.
10 100
c. On remarque que l’intervalle de notes considéré : ]10, 3 ; 14, 3[ est un inter-
valle centré sur l’espérance de M , autrement dit, la probabilité qui nous inté-
© ª
resse est celle de l’évènement : A = |M − E (M )| < 2 .
© ª
L’évènement contraire de cet évènement est : A = |M − E (M )| > 2 .
L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev affirme que :
¡ ¢ V (M ) ¡ ¢ 0, 47355
P |M − E (M )| > 2 6 ⇐⇒ P |M − 12, 3| > 2 6
22 4
¡ ¢
⇐⇒ P |M − 12, 3| > 2 6 0, 1183875
¡ ¢
⇐⇒ P |M − 12, 3| < 2 > 1 − 0, 1183875
¡ ¢
⇐⇒ P |M − 12, 3| < 2 > 0, 8816125
L’affirmation « La probabilité que la moyenne des notes de dix étudiants pris
au hasard soit strictement comprise entre 10,3 et 14,3 est d’au moins 80 % »
est donc bien correcte, la probabilité que cet évènement soit réalisé étant su-
périeure à 0,88, elle est aussi supérieure à 0,8 qui correspond à 80 %.

E XERCICE 2 5 points
Partie A : étude d’un modèle discret.

1. Ajouter 15 g, soit 15 000 mg, de chlore, dans une piscine de 50 m3 , soit 50 000 L, c’est
15000 15 3
donc faire augmenter la concentration de : = = = 0,3 mg · L−1 .
50000 50 10
2. Remarque : la relation de récurrence peut s’interpréter, en disant que sous l’action
du milieu ambiant, 8 % du chlore présent dans la piscine disparaît chaque jour (et
donc 92 % du chlore présent une journée est encore présent le jour suivant).

a. Initialisation : on a v 0 = 0, 7
d’après la relation de récurrence : v 1 = 0, 92v 0 + 0, 3 = 0, 944.
On a donc bien : v 0 6 v 1 6 4.
L’inégalité souhaitée est donc vérifiée au rang 0.
Hérédité : soit n naturel donné, tel que l’inégalité est vraie au rang n, c’est-à-
dire que : v n 6 v n+1 6 4.
Par hypothèse de récurrence, on a :
v n 6 v n+1 6 4 =⇒ 0, 92v n 6 0, 92v n+1 6 0, 92 × 4 car 0, 92 > 0
=⇒ 0, 92v n + 0, 3 6 0, 92v n+1 + 0, 3 6 3, 68 + 0, 3
=⇒ v n+1 6 v n+2 6 3, 98
=⇒ v n+1 6 v n+2 6 4
La véracité de l’inégalité est donc héréditaire.
Conclusion : L’encadrement est vrai au rang 0 et s’il est vrai au rang n ∈ N, il
l’est encore au rang n + 1, donc en vertu du principe de récurrence, pour tout
entier n naturel, on a : v n 6 v n+1 6 4.
b. De la question précédente, on retient :
• ∀n ∈ N, v n 6 v n+1 donc la suite (v n ) est croissante ;
• ∀n ∈ N, vn 6 4 donc la suite (v n ) est majorée par 4.
D’après le théorème de croissance monotone la suite (v n ) est donc conver-
gente, vers une limite ℓ inférieure ou égale à 4.
De plus, la suite (v n ) est définie par récurrence, et la fonction de récurrence :
x 7−→ 0, 92x +0, 3 est continue sur R, puisque c’est une fonction affine, donc
la suite ne peut converger que vers un point fixe de la fonction de récurrence
ℓ est donc une solution de l’équation : x = 0, 92x + 0, 3 ⇐⇒ 0, 08x = 0, 3
0, 3
⇐⇒ x =
0, 08
⇐⇒ x = 3, 75
L’équation n’a qu’une solution, donc la suite (v n ) converge vers 3, 75.

3. À long terme, le taux de chlore ne sera pas conforme à la préconisation des pisci-
nistes, car si la limite est 3, 75 alors tout intervalle ouvert contenant 3, 75 contiendra
tous les termes à partir d’un certain rang. Notamment l’intervalle ]3 ; 5[.
Il existe donc un rang à partir duquel les termes de la suite seront dans l’intervalle
]3 ; 5[, et donc la concentration en chlore dépassera strictement la limite supé-
rieure de 3 mg · L−1 recommandée par les piscinistes.

4. C’est un algorithme de seuil classique, on va calculer les termes de la suite, les uns
après les autres. Pour s’arrêter dès qu’un terme est strictement supérieur au seuil
s, il faut continuer tant que (while) les termes ne sont pas strictement supérieurs,
donc tant que les termes sont inférieurs ou égaux au seuil s.
Le programme complété est donc :

def alerte_chlore(s) :
n=0
u = 0.7
while u <= s :
n=n+1
u = 0.92*u + 0.3
return n

5. En saisissant l’instruction alerte_chlore(3), le programme renvoie 17 (en ef-


fet, v 16 ≈ 2, 95 6 3 et v 17 ≈ 3, 01 > 3).
Dans le contexte de l’exercice, cela veut dire que si Alain applique cette méthode,
17 jours après le 19 juin, le taux de chlore dans sa piscine serait trop élevé, par
rapport aux recommandations des piscinistes.
Partie B : étude d’un modèle continu.

1. Les équations différentielles de la forme y ′ = a y + b, où a et b sont des réels (a


b
non nul), ont pour solutions les équations de la forme x 7−→ C eax − , où C est
a
une constante réelle.
q
Ici, avec a = −0, 08 et b = , cela conduit à :
50
q
q
x 7−→ C e−0,08x − 50 = C e−0,08x + .
−0, 08 50 × 0, 08
q
On arrive donc bien à une solution f de la forme f (x) = C e−0,08x + où C est une
4
constante réelle.

2. a. Puisque −0, 08 < 0, on a : lim −0, 08x = −∞


x→+∞
donc, par composition : lim e−0,08x = lim e y = 0
x→+∞ y→−∞
puis, par limite du produit : lim C e−0,08x = 0
x→+∞
q
enfin, par limite de la somme : lim f (x) = .
x→+∞ 4
b. Si on veut que le taux de chlore se stabilise autour de 2 mg · L−1 , il faut que la
limite de la fonction f soit 2, donc on veut :
q
= 2 ⇐⇒ q = 8.
4
Pour cet objectif à long terme, Alain devra donc ajouter 8 grammes de chlore
par jour dans sa piscine.
À l’instant t = 0, on avait donc un taux de 0,7 mg · L−1 , donc f (0) = 0, 7.
8
f (0) = 0, 7 ⇐⇒ C e−0,08×0 + = 0, 7
4
⇐⇒ C + 2 = 0, 7
⇐⇒ C = −1, 3
La fonction f donnant l’évolution du taux de chlore dans la piscine d’Alain
est donc : f : x 7−→ −1, 3e−0,08x + 2.

E XERCICE 3 6 points
Partie A : exploitation du graphique.

1. On lit que B a pour coordonnées (−1 ; −2), or la courbe C f passe par B, donc
f (−1) = f (x B ) = y B = −2.
On nous dit que la tangente T , tangente à C f en B, d’abscisse −1, est aussi la droite
(AB), dont le coefficient directeur est 1, donc f ′ (−1) = 1.

2. La fonction f n’est manifestement pas convexe sur son ensemble de définition,


car la courbe C f passe en dessous de sa tangente T pour les valeurs x inférieures à
−1, 7, environ. Si la fonction était convexe sur tout son ensemble de définition, elle
serait au-dessus de n’importe quelle tangente, sur tout son ensemble de définition.
Ici, on a l’impression que la fonction est d’abord concave, puis convexe, avec un
point d’inflexion dont l’abscisse est aux alentours de −1, 4.

3. De ce que l’on peut voir de C f , on ne voit qu’une seule solution à l’équation, qui
est environ 0,1 (à 10−1 près).
Partie B : étude de la fonction f .

1. On a : lim x 2 + 2x − 1 = (−2)2 + 2 × (−2) − 1 = −1, car x 7−→ x 2 + 2x − 1 est une


x→−2
fonction polynôme, continue sur R et donc notamment continue en −2.
de plus : lim (x + 2) = 0
x→−2
et donc, par composition : lim ln(x + 2) = lim ln(y) = −∞
x→−2 y→0

finalement, par limite de la somme : lim f (x) = −∞.


x→−2
Graphiquement, cela signifie que la courbe C f admet une asymptote verticale,
d’équation x = −2.

2. Remarque : la justification de la dérivabilité de f , donnée ci-après, n’est générale-


ment pas attendue.

La fonction x 7−→ ln(x + 2) est dérivable sur ] − 2 ; +∞[, en tant que composée de
x 7−→ x + 2 définie et dérivable sur ] − 2 ; +∞[ et à valeurs dans R∗+ , où la fonction
ln est définie et dérivable.
f est dérivable sur ]−2 ; +∞[, en tant que somme de deux fonctions dérivables sur
cet intervalle (une fonction polynôme et une fonction composée).
1
∀x ∈] − 2 ; +∞[, f ′ (x) = 2x + 2 + 0 +
x +2
(2x + 2)(x + 2) + 1
=
x +2
2x 2 + 4x + 2x + 4 + 1
=
x +2
2x 2 + 6x + 5
= .
x +2
On arrive bien à l’expression attendue pour la fonction dérivée f ′ .

3. Pour tout x réel strictement supérieur à −2, x + 2 est strictement positif, donc le
signe de f ′ (x) est le signe de son numérateur. Ledit numérateur étant une expres-
sion polynomiale de degré 2 ayant un coefficient dominant (2) positif, cela signifie
que les images seront positives, sauf entre d’éventuelles racines.
Déterminons le discriminant du numérateur : ∆ = 62 −4×2×5 = 36−40 = −4 < 0.
Le trinôme n’a donc pas de racines réelles, et a donc des images strictement posi-
tives pour tout x réel.
f ′ est donc une fonction à valeurs strictement positives sur ] − 2 ; +∞[, et f est
donc strictement croissante sur ] − 2 ; +∞[.
On peut donc établir le tableau de variations suivant :

x −2 +∞
signe de f ′ (x) +
+∞
variations de f
−∞

4. La fonction f est continue (car dérivable) sur ] − 2 ; +∞[, de plus, elle est stric-
tement croissante sur cet intervalle et enfin, 0 est une valeur intermédiaire entre
lim f = −∞ et lim f = +∞.
−2 +∞
D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué aux fonc-
tions strictement monotones, l’équation f (x) = 0 admet une unique solution sur
] − 2 ; +∞[, que l’on notera α.
Avec une exploration à la calculatrice (éclairée par notre lecture graphique de la
partie A), on trouve 0, 115 < α < 0, 12, donc une valeur approchée à 10−2 de α est
0, 12.

5. Puisque f est strictement croissante sur ] − 2 ; +∞[, on a :


−2 < x < α =⇒ f (x) < f (α) α < x =⇒ f (α) < f (x)
=⇒ f (x) < 0 =⇒ 0 < f (x)
f est donc à valeurs strictement négatives sur ]−2 ; α[, nulle pour x = α et à valeurs
strictement positives sur ]α ; +∞[.

6. Pour étudier la présence d’un point d’inflexion, on va étudier le signe de la dérivée


seconde de f , notée f ′′ .
f est deux fois dérivable sur ] − 2 ; +∞[, car sa dérivée première est une fraction
rationnelle, et donc f ′ est dérivable partout où elle est définie.
(4x + 6) × (x + 2) − (2x 2 + 6x + 5) × 1
∀x ∈] − 2 ; +∞[, f ′′ (x) =
(x + 2)2
4x 2 + 8x + 6x + 12 − 2x 2 − 6x − 5
=
(x + 2)2
2
2x + 8x + 7
=
(x + 2)2
Pour tout x réel strictement supérieur à −2, (x + 2)2 est une quantité strictement
positive, donc le signe de f ′′ (x) est le signe de son numérateur, un polynôme de
degré 2, dont le coefficient dominant est strictement positif, dont les images sont
strictement positives, sauf entre ses deux éventuelles racines.
Le discriminant est : ∆ = 82 − 4 × 2 × 7 = 8 × 8 − 8 × 7 = 8 > 0.
Le trinôme a exactement deux racines réelles distinctes, et donc s’annule en chan-
geant de signe deux fois, pour :
p p p
−8 − 8 −8 − 2 2 2
x1 = = = −2 − .
2×2 4 2
p p p
−8 + 8 −8 + 2 2 2
x2 = = = −2 + .
2×2 4 2
La valeur x 1 est manifestement strictement inférieure à −2, et donc :
# p " Ã p !
2 ′′ ′′ 2
Sur −2 ; −2 + , f est à valeurs strictement négatives, on a f −2 + =0
2 2
# p "
2
et sur −2 + ; +∞ , f ′′ est à valeurs strictement positives.
2
# p " # p "
2 2
Ainsi, f est concave sur −2 ; −2 + et convexe sur −2 + ; +∞ et donc
2 2
p
2
son unique point d’inflexion est le point d’abscisse −2 + .
2
p
2
Remarque : On a : −2 + ≈ −1, 29, ce qui n’est pas incohérent avec l’estimation
2
graphique formulée en partie A dans ce corrigé.
Partie C : une distance minimale.

1. Le point J a pour coordonnées (0 ; 1) et M a pour coordonnées x ; g (x) .


¡ ¢

Comme on est dans un repère orthonormé, on a : JM = (x M − x J )2 + (y M − y J )2


p

Donc, ∀x ∈] − 2 ; +∞[, h(x) = JM 2


= (x M − x J )2 + (y M − y J )2
¢2
= (x − 0)2 + g (x) − 1
¡
¤2
= x 2 + ln(x + 2) − 1 .
£

On arrive bien à l’expression attendue.

2. a. La fonction racine carrée est strictement croissante sur R+ , et la distance JM


est nécessairement positive, en tant que distance.
Donc JM x1 6 JM x2 ⇐⇒ JM x21 6 JM x22 .
La distance JM sera donc minimale pour la valeur x qui rend minimale le
carré de cette distance, c’est-à-dire h(x).
2
On sait que, pour tout x dans ] − 2 ; +∞[, est strictement positif, donc
x +2
h ′ (x) est du signe de f (x).
On peut donc établir le tableau suivant :
x −2 α +∞
signe de f (x) − 0 +
signe de h ′ (x) − 0 +

variations de h
h(α)

b. Comme h est décroissante sur ] − 2 ; α[ et croissante sur ]α ; +∞[, la valeur


de x pour laquelle la distance JM est minimale est donc bien le nombre α,
solution de l’équation f (x) = 0, défini à la question 4. de la partie B.

3. a. On sait que α est la solution de l’équation f (x) = 0.


f (x) = 0 ⇐⇒ x 2 + 2x − 1 + ln(x + 2) = 0
⇐⇒ ln(x + 2) = 1 − 2x − x 2
Comme α est solution de cette équation, on en déduit bien :
ln(α + 2) = 1 − 2α − α2 .
1
b. La tangente à C g au point M α a pour coefficient directeur : g ′ (α) = .
α+2
La droite (JM α ) a pour coefficient directeur :
y Mα − y J g (α) − 1 ln(α + 2) − 1 1 − 2α − α2 − 1 α(−2 − α)
= = = = = −2 − α.
x Mα − x J α−0 α α α
1
Le produit de ces deux coefficients directeurs est donc : ×(−2−α) = −1.
α+2
On en déduit dont que la tangente à C g au point M α et la droite (JM α ) sont
perpendiculaires.
Remarque : on aurait aussi pu mobiliser des connaissances du programme de
première et utiliser des vecteurs normaux ou des vecteurs directeurs de ces
deux droites, et en calculer le produit scalaire (entre les deux vecteurs direc-
teurs, ou entre les deux vecteurs normaux) ou vérifier la colinéarité (entre le
vecteur directeur de l’une et le vecteur normal de l’autre), pour arriver à la
même conclusion.
E XERCICE 4 4 points
Affirmation 1 : Vraie
Ici, il y a deux éléments à justifier : d’une part A, C et D définissent un plan et d’autre part,
ce plan a bien l’équation annoncée.

4−2 2
     
−2
−−→  −−

• On a : AC 4 − 0 = 4    et AD 0 . 
1−0 1 4
−−→ −−→
−→ = −x −−→ mais y −−→ 6= −y −−→ , il est évident que les vecteurs AC et AD ne
Avec x −AD AC AD AC
sont pas colinéaires, donc que les points A, C et D ne sont pas alignés, et donc :
A, C et D définissent un plan ;
−→
• le plan d’équation 8x − 5y + 4z − 16 = 0 admet pour vecteur normal n 1 , de coor-
8
 

données −5.

4
−→ −−→
On a : n 1 · AC = 8 × 2 − 5 × 4 + 4 × 1 = 16 − 20 + 4 = 0
−→ −−→
et n 1 · AD = 8 × (−2) − 5 × 0 + 4 × 4 = −16 − 0 + 16 = 0
−→
n 1 est donc bien orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ACD), donc
−→
n 1 est orthogonal au plan (ACD).
Le plan dont on a l’équation partage un vecteur normal avec (ACD) : ces deux plans
sont parallèles.
Comme, de plus, 8x A − 5y A + 4z A − 16 = 8 × 2 − 5 × 0 + 4 × 0 − 16 = 16 − 16 = 0
on en déduit que les coordonnées de A vérifient l’équation donnée, et donc que A
est dans le plan dont on a l’équation, ce plan est donc confondu avec (ACD).

Finalement, on a bien confirmé que les points A, C et D définissent un plan P d’équation


8x − 5y + 4z − 16 = 0.
Remarque : pour le deuxième point de cette question, on pouvait aussi vérifier que A, C
et D avaient des coordonnées vérifiant l’équation donnée, cela revenait au même.
Affirmation 2 : Fausse
Puisque l’on sait que A, C et D définissent le plan P d’équation 8x −5y +4z −16 = 0, alors
on a : les points A, B, C et D sont coplanaires ⇐⇒ B ∈ P
⇐⇒ 8x B − 5y B + 4z B − 16 = 0
⇐⇒ 8 × 0 − 5 × 4 + 4 × 3 − 16 = 0
⇐⇒ 0 − 20 + 12 − 16 = 0
⇐⇒ −24 = 0
Comme −24 6= 0, on en déduit que B n’appartient pas à P , et donc que les points A, B, C
et D ne sont pas coplanaires.
Affirmation 3 : Vraie
2
   
−1
−−→   −−→  
les droites (AC) et (BH) sont dirigées par AC 4 et BH −3 respectivement. Comme ces
1 −1
vecteurs sont visiblement non colinéaires, les droites sont soit sécantes, soit non copla-
naires.
Pour chercher un éventuel point d’intersection, on a donné des représentations paramé-
triques des deux droites :
 
x = 2 + 2s  x = −t

 

(AC) y = 4s où s ∈ R (BH) y = 4 − 3t où t ∈ R.
 

z = s z = 3 − t

Si on considère M s le point de paramètre s sur la droite (AC) et N t le point de paramètre


t sur (BH), alors
:
2 + 2s = −t


M s = N t ⇐⇒ 4s = 4 − 3t

s = 3 − t


2 + 2(3 − t ) = −t


⇐⇒ 4(3 − t ) = 4 − 3t

s = 3 − t


2 + 6 − 2t = −t


⇐⇒ 12 − 4t = 4 − 3t

s = 3 − t


8 = −t + 2t


⇐⇒ 12 − 4 = −3t + 4t

s = 3 − t


t = 8


⇐⇒ t = 8

s = 3 − 8


t = 8


⇐⇒ t =8


s = −5
Le système a une unique solution, donc les deux droites ont un unique point commun,
c’est M −5 , qui est confondu avec N8 , autrement dit, le point de coordonnées : (−8 ; −20 ; −5).
Les droites sont bien sécantes.
Affirmation 4 : Vraie
Il y a deux éléments à vérifier ici pour répondre positivement : le point H est-il un point
−−→
du plan (ABC), et le vecteur DH est-il normal au plan ?

• On a : x H − y H + 2z H − 2 = −1 − 1 + 2 × 2 − 2 = −2 + 4 − 2 = 0
Les coordonnées de H vérifient l’équation donnée pour (ABC), donc H est bien un
point du plan (ABC) ;
 
−1
−−→  
• On a : DH 1 . D’après l’équation donnée pour (ABC), un vecteur normal
−2
1
 
−→
à (ABC) est : n 2 −1.
2
−→ −−→
Comme on a : n 2 = − DH , on en déduit que les vecteurs sont colinéaires, donc
−−→
que DH est normal au plan (ABC).

En conclusion, H est un point de (ABC) tel que (DH) est orthogonale à (ABC) : H est bien
le projeté orthogonal de D sur (ABC).
A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Métropole 20 juin 2024 J2 (dévoilé)<
Sujet 2
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

E XERCICE 1 5 points
Les parties A et B sont indépendantes.
Partie A

1.
0,47 F
a. Reproduire l’arbre ci-contre et complé- 0,6 R
ter les pointillés. 0,53 F

b. On a p(R ∩ F ) = p(R) × p R (F ) = ... F


0, 6 × 0, 47 = 0, 282. 0,4 R
... F
2. Il faut trouver p R (F )
D’après la loi des probabilités totales, on a :
³ ´ ³ ´
p(F ) = p(F ∩ R) + p F ∩ R = p(R ∩ F ) + p R ∩ F , soit :
³ ´ ³ ´
0, 38 = 0, 282 + p R ∩ F , d’où p R ∩ F = 0, 38 − 0, 282 = 0, 098.

R ∩F 0, 098
Puis p R (F ) = = = 0, 0245.
R 0, 4
p(F ∩ R) 0, 282
3. On a p F (R) = = ≈ 0, 74, soit 74 %. L’affirmation est fausse.
p(F ) 0, 38
4. a. Le choix des 20 clients s’effectue de façon indépendante et chaque tirage corres-
pond à un choix de probabilité 0,38, la variable aléatoire X donnant le nombre
de clients ayant acheté la carte de fidélité est une loi binomiale de paramètres
n = 20, p = 0, 38.
b. On a p(X 6 4) ≈ 0,072 6, donc p(X > 5) ≈ 1 − 0,072 6 soit environ 0,927 3 soit
0,927 au millième près.

Partie B

1. La variable aléatoire X 2 suit la loi binomiale de paramètres n = 1 000 et p = 0, 47 donc


son espérance E (X 2 ) est égale à np = 1 000 × 0, 47 = 470.
Cela signifie qu’en moyenne, sur un échantillon de 1 000 clients réguliers, il y en aura
470 qui ont acheté la carte de fidélité.

On note Y = Y1 + Y2 la variable aléatoire égale au total général, en euros, des montants


offerts (bon d’achat et prime de fidélité) aux 1 000 clients. On admet que les variables aléa-
toires Y1 et Y2 sont indépendantes.
Y
On note Z la variable aléatoire définie par Z = .
1 000
Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 2 (dévoilé) A. P. M. E. P.

2. La variable Z représente la moyenne par client des montants offerts aux 1 000 clients.

• On utilise la linéarité de l’espérance.


Y E (Y )
Z= donc E (Z ) = , et Y = Y1 + Y2 donc E (Y ) = E (Y1 ) + E (Y2 ).
1 000 1 000
De plus, Y2 = 50X 2 donc E (Y2 ) = 50E (X 2 ) = 50 × 470 = 23 500
On sait que E (Y1 ) = 30 000.
On en déduit que : E (Y ) = E (Y1 ) + E (Y2 ) = 30 000 + 23 500 = 53 500, et donc que
E (Y ) 53 500
E (Z ) = = = 53, 5.
1 000 1 000
• Les variables étant indépendantes, on va utiliser l’additivité de la variance.
V (Y ) = V (Y1µ + Y2 ) ¶= V (Y1 ) + V (Y2 ), V (Y2 ) = V (50X 2 ) = 502 V (X 2 ) = 2 500V (X 2 ),
Y V (Y ) V (Y )
et V (Z ) = V = =
1 000 1 0002 106
La variable aléatoire X 2 suit la loi binomiale de paramètres n = 1 000 et p = 0, 47
donc sa variance V (X 2 ) est égale à np(1 − p) = 1 000 × 0, 47 × (1 − 0, 47) = 249, 1.
On en déduit que V (Y2 ) = 2 500V (X 2 ) = 2 500 × 249, 1 = 622 750.
On sait que V (Y1 ) = 100 000 donc
V (Y ) = V (Y1 ) + V (Y2 ) = 100 000 + 622 750 = 722 750.
V (Y ) 722 750
V (Z ) = = = 0,722 75
106 106
3. La variable aléatoire Z a pour espérance E (Z ) = 53, 5 et pour variance V (Z ) = 0,722 75
donc, d’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on a :
¤ £ ¡¯ ¯ ¢ V (Z )
pour tout δ ∈ 0 ; +∞ , P ¯ Z − E (Z )¯ > δ 6 .
δ2
51, 7 < Z < 55, 3 ⇐⇒ 53, 5 − 1, 8 < Z < 53, 5 + 1, 8 ⇐⇒ −1, 8 < Z − 53, 5 < 1, 8
¯ ¯
⇐⇒ ¯ Z − 53, 5¯ < 1, 8
En remplaçant E (Z ) et V (Z ) par leurs valeurs, et en prenant δ = 1, 8, l’inégalité de
¡¯ ¯ ¢ 0,722 75
Bienaymé-Tchebychev devient : P ¯ Z − 53, 5¯ > 1, 8 6
1, 82
¡¯ ¯ ¢ 0,722 75
En considérant l’évènement contraire, on a : P ¯ Z − 53, 5¯ < 1, 8 > 1 − .
1, 82
0,722 75
1− ≈ 0, 777
1, 82
Donc la probabilité que Z soit strictement compris entre 51, 7 euros et 55, 3 euros est
supérieure à 0, 75.

E XERCICE 2 4 points
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse
doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. Les quatre questions de
cet exercice sont indépendantes.

A(0 ; 4 ; −1), B(6 ; 1 ; 5) et C(6 ; −2 ; −1).

2




Affirmation 1 : Le vecteur n  2  est un vecteur normal au plan (ABC).
−1
6 6
   
−−→ −−→
On a AB −3 et AC −6.
6 0

Métropole 2 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 2 (dévoilé) A. P. M. E. P.


− −−→ →
− −−→
Or n · AB = 12 − 6 − 6 = 0 et n · AC = 12 − 12 + 0 = 0.
−−→ −−→
Or il est admis que les points A, B et C ne sont pas alignés, donc les vecteurs AB et AC ne
sont pas colinéaires.


Donc le vecteur n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un
vecteur normal à ce plan : affirmation Vraie. Affirmation 2 :
On sait que :
−−→ −−→
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ AM = u AB.
x −0 6 2
     
−−→  −
−→ 1 −−→
Avec AM y − 4  et AB −3, vecteur qui est colinéaire à AB −1.
3
z − (−1− 6 2
 
 x −0 = 2u  x = 2u
Donc M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ y −4 = −u où u ∈ R. ⇐⇒ y = 4−u où ∈
 
z − (−1) = 2u z = −1 + 2u
R.
On pose u = t + 1 et on obtient un autre système paramétrique :

 x = 2t + 2
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ y = 3−t où t ∈ R.

z = 2t + 1
L’affirmation est Vraie.
−−→
Affirmation 3 : Puisque P est orthogonal à la droite(AB) , le vecteur AB ou plus simplement
2
 
1 −−→
le vecteur AB −1 est un vecteur normal au plan P .

3
2
On sait qu’alors M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x − y + 2z + d = 0 avec d ∈ R.
Comme C(6 ; −2 ; −1) ∈ P ⇐⇒ 12 + 2 − 2 + d = 0 ⇐⇒ 12 + d = 0 ⇐⇒ d = −12, on obtient
finalement :
M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x − y + 2z − 12 = 0 : l’affirmation est Fausse.

= 2t ′
 
 x = 3+t  x

D y = 1 + t où t ∈ R ; D y = 4− t′ où t ′ ∈ R.
  ′
z = 2+t z = −1 + 2t
Affirmation 4 : D et D ′ ne sont pas coplanaires.
1
 


La droite D contient le point D(3 ; 1 ; 2) et a pour vecteur directeur d 1 et la droite D ′

1
2
 


contient le point E(0 ; 4 ; -1) et a pour vecteur directeur d ′ −1.
2

− →
−′
Les vecteurs d et d ne sont pas colinéaires donc les droites ne sont pas parallèles.
Si elles ont point commun les coordonnées de celui-ci vérifient les deux systèmes d’où le
nouveau système :
 ′  ′
 3 + t = 2t  t = 2t − 3 ½ ′
2t − 3 = 3 − t ′

1+t = 4−t ⇐⇒ t = 3− t′ ⇒ ⇐⇒
 ′  ′ 3− t′ = −3 + 2t ′
2 + t = −1 + 2t t = −3 + 2t
½ ′ ½ ′
3t = 6 t = 2
⇐⇒ et comme t = 3−t ′ = 3−2 = 1. Le système a une solution.
6 = 3t ′ 2 = t′
Conclusion : les droites sont sécantes au point de coordonnées (4 ; 2 ; 3) ; elles sont copla-
naires : l’affirmation 4 est Fausse

E XERCICE 3 5 points

Métropole 3 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 2 (dévoilé) A. P. M. E. P.

Soit a un nombre réel strictement supérieur à 1.


On considère la suite (u n ) définie par u 0 = a et, pour tout entier naturel n :

u n+1 = u n2 − 2u n + 2.

On admet que pour tout entier naturel n, u n > 1.


L’objectif de cet exercice est d’étudier la suite (u n ) pour différentes valeurs du nombre réel
a.

Partie A : étude de la suite (u n ) dans le cas 1 < a < 2

1. a. D’après la définition : pour tout entier naturel n


u n+1 = u n2 − 2u n + 2 ⇐⇒ u n+1 − 2 = u n2 − 2u n ⇐⇒ u n+1 − 2 = u n (u n − 2).
b. Méthode 1 : d’après la définition : pour tout entier naturel n
u n+1 = u n2 − 2u n + 2 ⇐⇒ u n+1 = (u n − 1)2 − 1 + 2 ⇐⇒ u n+1 = (u n − 1)2 + 1 ⇐⇒
u n+1 − u n = (u n − 1)2 + 1 − u n ⇐⇒ u n+1 − u n = (u n − 1)2 − 1 (u n − 1) ⇐⇒ u n+1 −
u n = (u n − 1) (u n − 1 − 1) ⇐⇒ ] ⇐⇒ u n+1 − u n = (u n − 1) (u n − 2)
Méthode 2 : Soit P n = u n+1 − u n = u n2 − 2u n + 2 − u n = u n2 − 3u n + 2 ; en posant
u n = x, on obtient
P n = x 2 − 3x + 2 : ce trinôme a deux racines (car ∆ = 32 − 4 × 2 = 1) :
3+1 3−1
x1 = = 2 et x 2 = = 1.
2 2
Donc P n = (x − 1)(x − 2) = (u n − 1) (u n − 2).

2. a. Initialisation : u 0 = a et 1 < a < 2, donc u 0 < 2 : l’inégalité est vraie au rang 0 ;


Hérédité : soit n ∈ N tel que u n < 2.
u n < 2 ⇐⇒ u n − 2 < 0 et on a admis que u n > 1 ⇐⇒ u n − 1 > 0, donc d’après le
1 b. (u n − 1) (u n − 2) < 0 c’est-à-dire u n+1 − u n < 0 ⇐⇒ u n+1 < u n < 2, d’où par
transitivité : u n+1 < 2 : l’inégalité est vraie au rang n + 1.
Conclusion : l’inégalité est vraie au rang 0 et si elle est vraie au rang n, elle l’est
aussi au rang n + 1, donc par le principe de récurrence :
pour tout naturel n ∈ N, 1 < u n < 2.
b. On a vu dans la question précédente que 1 < u n+1 < u n < 2 qui montre :
• que la suite (u n ) est décroissante ;
• que la suite (u n ) est minorée par 1.
La suite (u n ) est monotone décroissante et minorée par le 1 : elle converge donc
vers un réel ℓ > 1.
Par continuité de la fonction polynôme x 7−→ x 2 −2x+2, la relation de récurrence
donne à la limite en plus l’infini :
 
 ℓ−1 = 0  ℓ = 1
ℓ = ℓ2 − 2ℓ + 2 ⇐⇒ ℓ2 − 3ℓ + 2 = 0 ⇐⇒ ou ⇐⇒ ou
 
ℓ−2 = 0 ℓ = 2
ℓ = 2 n’est pas possible puisque (u n ) étant strictement décroissante :
ℓ < u 0 = a < 2, d’où ℓ < 2, donc ℓ = 1.

Partie B : étude dans le cas particulier a = 2

1. u(2,1) renvoie 2 et u(2,2) renvoie 2

2. On peut conjecturer que la suite (u n ) est constante : u n = 2 quel que soit n ∈ N

Métropole 4 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 2 (dévoilé) A. P. M. E. P.

Partie C : étude dans le cas général

1. On considère la suite (v n ) définie, pour tout entier naturel n, par v n = ln (u n − 1).

a. Quel que soit n ∈ N, v n+1 = ln (u n+1 − 1) = ln u n2 − 2u n + 2 − 1 = ln (u n − 1)2 =


¡ ¢ £ ¤

2 ln (u n − 1) car on sait que u n > 1 ⇐⇒ u n − 1 > 0.


Finalement : v n+1 = 2 ln (u n − 1) = 2v n .
L’égalité v n+1 = 2v n vraie pour tout n ∈ N montre que la suite (v n ) est une suite
géométrique de raison 2 de premier terme v 0 = ln a − 1)
b. On sait que quel que soit n ∈ N, v n = v 0 × 2n = 2n ln(a − 1).
n
On peut écrire v n = ln(a − 1)2 = ln (u n − 1) soit par croissance de la fonction
logarithme népérien :
n n n
(a − 1)2 = u n − 1 ⇐⇒ u n = 1 + (a − 1)2 = 1 + e2 ln(a−1)
.

2.
• Si 1 < a < 2, alors 0 < a − 1 < 1 ⇒ ln(a − 1) < 0 (par croissance de la fonction loga-
rithme népérien).
n
On a donc 2n ln(a − 1) < 0 et on sait que lim e2 ln(a−1)
= 0, donc lim u n = 1.
n→+∞ n→+∞
n
• Si a = 2, ln(a − 1) = ln 1 = 0, donc 2 ln(a − 1) = 0 et u n = 1 + 1 = 2. u est constante et
on peut écrire lim u n = 2.
n→+∞
n
• Si a > 2, a − 1 > 1, donc ln(a − 1) > 0 et lim e2 ln(a−1)
= +∞, donc lim u n = +∞.
n→+∞ n→+∞
La suite est divergente.

E XERCICE 4 6 points

N
2

M P
0
−2 −1 0 1 2 3 4 5

−1
T

Partie A : étude graphique

On répondra aux questions suivantes en utilisant le graphique.

1. a. On lit f (0) = 2.
b. Déterminer f ′ (0). Le nombre dérivé f ′ (0) est égal au coefficient directeur de la
0−2
droite (NP) soit à = −1 = f ′ (0)
2−0
2. Il semble que f (−2) = 0. S = {−2}.

Métropole 5 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 2 (dévoilé) A. P. M. E. P.

3. Il semble que la fonction est convexe sur l’intervalle [0 ; +∞[ : sur cet intervalle toutes
les tangentes à la courbe représentative C f sont sous cette courbe.
Toujours graphiquement sur l’intervalle [0 ; +∞[ les coefficients directeurs des tan-
gentes à la courbe (−1 et 0 au voisinage de plus l’infini) sont croissants : autrement
dit la fonction f " est croissante donc f ′′ (x) > 0

Courbe 1 Courbe 2 Courbe 3


2 2 2
1 1 1
0 0 0
−1 0 1 2 3 4 5 6 7
−2−1 −1 0 1 2 3 4 5
−4 −3 −2−1 −1 0 1 2 3 4 5 6 7
−2−1
4. −2 −2 −2
−3 −3 −3
−4 −4 −4
−5 −5 −5
−6 −6 −6
−7 −7 −7
−8 −8 −8
• On sait que f (x) > 0 sur [0 ; +∞[, donc une primitive sur le même intervalle est
croissante ce qui élimine la courbe 3 ;
• Si F est une primitive de f et est représentée par la courbe 1, alors F ′ (0) = 0 = f (0) =
−1 : ceci est faux donc la courbe 1 est éliminée.
Il ne reste que la courbe 2.

Partie B : recherche d’une expression algébrique

On admet que la fonction f est de la forme

f (x) = (ax + b)eλx ,

où a, b et λ sont des constantes réelles.

1. On a vu que f (0) = 2 ⇐⇒ beλ×0 = 2 ⇐⇒ b = 2.


Donc f (x) = (ax + 2)eλx .

2. On a donc f (x) = (ax + 2)eλx .


On sait aussi que f (−2) = 0 ⇐⇒ (−2a + 2)e−2λ = 0 et comme e−2λ 6= 0 on a donc
−2a + 2 = 0 ⇐⇒ a = 1.
Donc f (x) = (x + 2)eλx .

3. On a vu que f ′ (0) = −1
La fonction f est dérivable sur R et sur cet intervalle :
f ′ (x) = eλx + λ(x + 2)eλx = eλx (1 + λx + 2λ)eλx .
Donc f ′ (0) = −1 ⇐⇒ 1 + 2λ = −1 ⇐⇒ 2λ = −2 ⇐⇒ λ = −1.
On a donc finalement f (x) = (x + 2)e−x .

Partie C : étude algébrique

Métropole 6 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité sujet 2 (dévoilé) A. P. M. E. P.

On admet que la fonction f est définie sur R par

f (x) = (x + 2)e−x .

1. On a lim x + 2 = −∞ et lim e−x = +∞, donc par produit de limites lim f (x) =
x→−∞ x→−∞ x→−∞
−∞.

2. Produit de fonctions dérivables sur R, f est dérivable et sur cet intervalle :


f ′ (x) = e−x − (x + 2)e−x = e−x (1 − x − 2) = (−x − 1)e−x .
On sait que quel que soit x ∈ R, e−x > 0 : le signe de f (′ x) est donc celui de −x − 1.
• − x − 1 > 0 ⇐⇒ −1 > x ⇐⇒ x < −1 : sur l’intervalle ] − ∞ ; −1[ f ′ (x) > 0 : la fonction
f est croissante sur cet intervalle ;
• − x − 1 < 0 ⇐⇒ −1 < x ⇐⇒ x > −1 : sur l’intervalle ] − 1 ; +∞[ f ′ (x) < 0 : la fonction
f est décroissante sur cet intervalle ;
• − x − 1 = 0 ⇐⇒ −1 = x, f ′ (1) = 0 ; f (−1) = (−1 + 2)e1 = e est le maximum de f sur R.
Il reste à calculer la liite en plus l’infini : comme f (x) = xe−x + 2e−x .
Or on sait que lim xe−x = 0 (puissances comparées) et lim 2e−x = 0, d’où par
x→+∞ x→+∞
somme de limites : lim f (x) = 0.
x→+∞


3. a. f est elle-même dérivable sur R et sur cet intervalle :
f ′′ (x) = −e−x + (x + 1)e−x = e−x (x + 1 − 1) = xe−x .
Comme e−x > 0, le signe de f ′′ (x) est celui de x, donc :
• f est convexe sur [0 ; +∞[ ;
• f est concave sur ] − ∞ ; 0] ;
b. – Donc d’après le résultat précédent la courbe C f a un seul point d’inflexion de
coordonnées (0 ; 2).

4. Zt
I (t ) = (x + 2)e−x dx.
−2

a. On pose u(x) = x + 2 et v ′ (x) = e−x , d’où


u ′ (x) = 1 et v(x) = −e−x .
Toutes ces fonctions étant continues car dérivables on peut intégrer par parties :
Zt
−x t
¤t ¤t
e−x dx = −(x + 2)e−x − e−x −2 = (−x − 3)e−x −2 =
£ £
I (t ) = [−(x + 2)e ]−2 +
−2
(−t − 3)e−t + 1e2 = e2 − (t + 3)e−t .
b. f est positive sur l’intervalle [−2 ; +∞[ ; on sait qu’alors l’aire de la surface limi-
tée par la courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équations x = −2 et x = t
est égale à l’intégrale I (t ).
Or quand t → +∞, la surface n’est pas limitée à droite alors que l’intégrale l’est
elle puisqu’on a lim (t + 3)e−t = 0, donc lim I (t ) = e2 .
t →+∞ t →+∞

Métropole 7 20 juin 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Polynésie 19 juin 2024 <
Sujet 1
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
Sauf mention contraire, toute réponse devra être justifiée

Exercice 1 4 points

A(2 ; 1 ; −1), B(−1 ; 2 ; 1) et C(5 ; 0 ; −3).

On note P le plan d’équation cartésienne : x + 5y − 2z + 3 = 0.


 x = −t + 3

On note D la droite de représentation paramétrique : y = t + 2 , t ∈ R.


z = 2t + 1

Affirmation 1 :
2 5
   
−−→   −−→  
On a OA 1 et OC 0 : ces vecteurs ne sont pas colinéaires donc les points O, A et C
−1 −3
ne sont pas alignés et définissent bien un plan.

− −−→ →
− −−→ →

D’autre part : n · OA = 2 + 0 − 2 = 0 et n · OC = 5 + 0 − 6 = −1 ; conclusion le vecteur n est
−−→ −−→
orthogonal au vecteur OA du plan (OAC) mais n’est pas orthogonal au vecteur OC de ce
même plan ; il n’est donc pas normal au plan (OAC) : l’affirmation 1 est fausse.

Affirmation 2 :
On cherche la représentation paramétrique de (AB). On a :
 
−3
−−→ −−→ −−→  
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ AM = u AB, avec u ∈ R. Comme AB 1 on obtient :
2

 x − 2 = −3u  x = 2 − 3u
 

M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ y −1 = 1u , u ∈ R ⇐⇒ y = 1 + u , u ∈ R.
z +1 = 2u z = −1 + 2u
 

 2 − 3u = 3−t

Donc M (x ; y ; z) ∈ (AB) ∩ D ⇐⇒ 1+u = 2+t


−1 + 2u = 1 + 2t

La deuxième équation donne u = t + 1 et en remplaçant u par t + 1 dans les deux autres on


obtient le système :
= t +1 = t +1 = t +1
  
 u  u  u
2 − 3(t + 1) = 3−t ⇐⇒ 2 − 3t − 3 = 3−t ⇐⇒ −4 = 2t :
−1 + 2(1 + t ) = 1 + 2t −1 + 2 + 2t = 1 + 2t 1 = 1
  

d’où t = −2 et u = t + 1 = −2 + 1 = −1.
En remplaçant t ou u dans l’une des équations paramétriques de (AB) ou (D) on obtient le
point commun de coordonnées (5 ; 0 ; -3), donc le point C.
Conclusion : l’affirmation 2 est vraie.

Affirmation 3 :
Si un point M (x ; y ; z) est commun à la droite D et au plan P ses coordonnées vérifient
l’équation paramétrique de D et l’équation cartésienne de P , donc le système :
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.



 x = −t + 3
= t +2

 y
, t ∈ R,

 z = 2t + 1
 x + 5y − 2z + 3

= 0
D’où en remplaçant dans l’équation du plan x,y et z par leurs valeurs en fonction de t :
−t + 3 + 5(t + 2) − 2(2t + 1) + 3 = 0 ⇐⇒ −t + 3 + 5t + 10 − 4t − 2 + 3 = 0 ⇐⇒ 0t = −14 cette
équation n’a pas de solution : D et P sont parallèles (strictement) ; l’affirmation 3 est vraie

Affirmation 4 :
−1 + 5 2 + 0 1 − 3
µ ¶
• Le milieu H de [BC] a pour coordonnées H ; ; , soit H(2 ; 1 ; −1).
2 2 2
3x H − y H − 2z H − 7 = 3 × 2 − 1 − 2 × (−1) − 7 = 0 donc H ∈ Q.
5 − (−1) 6
   
−−→
• Le vecteur BC a pour coordonnées  0−2  = −2.

−3 − 1 −4
3
 


Le plan Q a pour vecteur normal le vecteur v de coordonnées −1.
−2
−−→ →
− −−→
BC = 2 v donc le vecteur BC est normal au plan Q.
L’affirmation 4 est vraie.

Exercice 2 5 points

Soit (E ) l’équation différentielle : y ′ + 0,02y = m.

Partie A

1. On sait que l’équation différentielle y ′ + 0,02y = 0 a pour solutions les fonctions


t 7−→ y = k e −0,02t , avec k ∈ R.
D’autre part une fonction constante y = α, α ∈ R est solution de (E ) (avec donc y ′ = 0)
m
si 0 + 0,02α = m ⇐⇒ 0,02α = m ⇐⇒ α = = 50m.
0,02
Conclusion : toutes les solutions de (E ) sont les fonctions définies par

t 7−→ y = k e 0,02t + 50m, avec k ∈ R

2. On sait que lim e −0,02t = 0, donc lim k e −0,02t = 0 et lim k e −0,02t + 50m = 50m.
t →+∞ t →+∞ t →+∞
3 6
Or on a lim k e −0,02t + 50m = 30, donc m = = = 0,6.
t →+∞ 5 10
3. Avec 50m = 50×0,6 = 5×6 = 30, les solutions de (E ) sont les fonctions f définies par :
t 7−→ f (t ) = k e −0,02t + 30
On a f (0) = 210 ⇐⇒ k × 1 + 30 = 210 ⇐⇒ k = 180.
Finalement : f (t ) = 180 e −0,02t + 30.

Partie B

Soit f la fonction définie par f (t ) = 180 e −0,02t + 30.

Polynésie 2 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

température (en °C)


200

150

100

50

temps (en s)
0
0 20 40 60 80 100 110 120 140 160 180 200

1. a. On lit sur le graphique T ≈ 110 (s).


b. f (T ) = 50 ⇐⇒ 180 e −0,02T + 30 = 50 ⇐⇒ 180 e −0,02T = 20
1
⇐⇒ 20 × 9 e −0,02T = 20 × 1 ⇐⇒ 9 e −0,02T = 1 ⇐⇒ e −0,02T =
9
1
µ ¶
⇐⇒ −0,02T = ln par croissance de la fonction logarithme
9
népérien) ⇐⇒ −0,02T = − ln 9 ⇐⇒ 0,02T = ln 9
ln 9
⇐⇒ T =
0,02
ln 9
Donc T = = 50 ln 9 ≈ 109,86.
0,02
2. La valeur moyenne t de la température sur les 100 premières secondes est :
Z100 ¸100
1 1 180 −0,02t
·
180 e −0,02t + 30 dt =
¡ ¢
t= − e + 30t
100 0 100 0,02 0
1 £ −0,02t 100 1 −2
−9000 e + 30t 0 = −9000 e + 9000 + 3 000
¤ £ ¤
=
100 100
1 £
9000 1 − e −2 + 3 000 = 90 1 − e −2 + 30 ≈ 107,82
¡ ¢ ¤ ¡ ¢
=
100
soit environ 107,8 (°C).

Exercice 3 5 points

Les probabilités demandées seront exprimées sous forme de fractions irréductibles

Partie A

On lance trois fois de suite une pièce de monnaie bien équilibrée. On note X la variable
aléatoire qui compte le nombre de fois, sur les trois lancers, où la pièce est retombée du
côté « Face ».

1. On lance 3 fois une pièce de monnaie bien équilibrée donc il s’agit d’une répétition
de 3 épreuves identiques et indépendantes ; la variable aléatoire X qui compte le
nombre de fois, sur les trois lancers, où la pièce est retombée du côté « Face » suit
1
donc la loi binomiale de paramètres n = 3 et p = .
2
3 1 0 1 3−0
à !µ ¶ µ µ ¶3
1 1

2. P (X = 0) = 1− = =
0 2 2 2 8

Polynésie 3 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

3 1 1 1 3−1
à !µ ¶ µ µ ¶3
1 3

P (X = 1) = 1− =3 =
1 2 2 2 8

3 1 2 1 3−2 1 3 3
à !µ ¶ µ ¶ µ ¶
P (X = 2) = 1− =3 =
2 2 2 2 8

3 1 3 1 3−3
à !µ ¶ µ µ ¶3
1 1

P (X = 3) = 1− = =
3 2 2 2 8
On complète le tableau donnant la loi de probabilité de X :

k 0 1 2 3
1 3 3 1
P (X = k)
8 8 8 8

Partie B

Voici les règles d’un jeu où le but est d’obtenir trois pièces du côté « Face » en un ou deux
essais :

• On lance trois pièces équilibrées :


◦ Si les trois pièces sont tombées du côté « Face », la partie est gagnée ;
◦ Sinon, les pièces tombées du côté « Face » sont conservées et on relance celles
tombées du côté « Pile ».
• La partie est gagnée si on obtient trois pièces du côté « Face », sinon elle est perdue.

On considère les évènements suivants :


• G : « la partie est gagnée ».
Et pour tout entier k compris entre 0 et 3, les évènements :
• A k : « k pièces sont tombées du côté « Face » au premier lancer ».

1. P A 1 (G) est la probabilité de l’événement « on a gagné sachant que lors du premier


lancer, on a obtenu une fois « Face ». C’est donc la probabilité qu’au deuxième lancer,
les deux pièces tombent sur « Face ».
Il y a 4 résultats équiprobables possibles : PP - PF - FP - FF, dont un seul favorable ; la
1
probabilité cherchée est donc égale à .
4
2. On complète l’arbre pondéré ci-dessous :

Polynésie 4 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

1 G
8
A0
7
8 G
1
8
1 G
4
3
A1
3
8 4 G

3
8 1 G
2
A2
1 1
8 2 G

A3 1 G

3. D’après la loi des probabilités totales on a :


p = P (A 0 ) × P A 0 (G) + P (A 1 ) × P A 1 (G) + P (A 2 ) × P A 2 (G) + P (A 3 ) × P A 3 (G)
1 1 3 1 3 1 1 1 + 6 + 12 + 8 27
= × + × + × + ×1 = =
8 8 8 4 8 2 8 64 64
4. La partie a été gagnée. La probabilité qu’exactement une pièce soit tombée du côté
« Face » à la première tentative est :
3 1 3
P (A 1 ∩G) 8 × 4 3 64 2
PG (A 1 ) = = = 32 = × = .
P (G) 27 27 32 27 9
64 64
5. Les parties sont à chaque fois indépendantes et la probabilité de gagner est à chaque
27
fois égale à . Pour n parties jouées, on appelle Z la variable aléatoire comptant le
64
27
nombre de parties gagnées, Z suit une loi binomiale de paramètres n et p = .
64
0
à ! µ ¶ µ ¶n µ ¶n µ ¶n
n 27 27 37 37
P (Z = 0) = × × 1− = donc P (Z > 1) = 1 − .
0 64 64 64 64
Il faut trouver n ∈ N tel que P (Z > 1) > 0,95.
On résout donc l’inéquation :
µ ¶n µ ¶n
37 37
1− > 0,95 ⇐⇒ < 0,05
64 64
µµ ¶n ¶
37
⇐⇒ ln < ln(0,05) (croissance de la fonction ln)
64
37
µ ¶
⇐⇒ n ln < ln(0,05)
64
ln(0,05) 1
⇐⇒ n > ¡ 37 ¢ car ¡ 37 ¢ < 0
ln 64 ln 64
ln(0,05)
Or la calculatrice donne ¡ ¢ ≈ 5,46. Il faut donc faire au moins 6 parties.
ln 37
64

Exercice 4 6 points
4
On considère la suite (u n ) définie par u 0 = 3 et pour tout n ∈ N : u n+1 = .
5 − un

Polynésie 5 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Partie A

1. On complète la fonction Python suivante suite(n) qui prend comme paramètre le


rang n et renvoie la valeur du terme u n .

def suite(n):
u = 3
for i in range(n) :
u = 4/(5 - u)
return u

4 4
2. À la première boucle on trouve u 1 = = = 2.
5−3 2
4 4
À la seconde on trouve u 2 = = ≈ 1,333.
5−2 3
3. À l’aide des affichages ci-dessous, émettre une conjecture sur le sens de variation et
une conjecture sur la convergence de la suite (u n ).

» suite(2)
1.3333333333333333
» suite(5)
1.0058479532163742
» suite(10)
1.0000057220349845
» suite(20)
1.000000000005457

Les affichages successifs sont des approximations de u 2 , u 5 , u 10 , u 20 et leur examen


laisse à conjecturer que la la limite de la suite est égale à 1.

Partie B
4
Soit f la fonction définie et dérivable sur l’intervalle ] − ∞ ; 5[ par : f (x) = .
5−x
Ainsi, la suite (u n ) est définie par u 0 = 3 et pour tout n ∈ N, u n+1 = f (u n ).

1. La fonction f quotient de fonctions dérivables sur ] − ∞ ; 5[, de dénominateur non


nul puisque x 6= 5, est dérivable et sur cet intervalle :
0 − 4 × (−1) 4
f ′ (x) = 2
=
(5 − x) (5 − x)2
Quotient de deux carrés cette dérivée est strictement positive, donc la fonction f est
strictement croissante sur ] − ∞ ; 5[.
2. Soit la propriété : 1 6 u n+1 6 u n 6 4.
Initialisation : on a vu que u 1 = 2 et on a u 0 = 3, donc 1 6 u 1 6 u 0 6 4.
La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n ∈ N tel que 1 6 u n+1 6 u n 6 4 : ces nombres étant rangés dans l’ordre
croissant leur images par f fonction strictement croissante pour des réels plus petits
que 4, sont rangées dans le même ordre, soit f (1) 6 f (u n+1 ) 6 f (u n ) 6 f (4).

Polynésie 6 19 juin 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

4 4
Comme f (1) = = 1 et f (4) = = 4, on obtient 1 6 u n+2 6 u n+1 6 4.
5−1 5−4
Donc la propriété est vraie au rang n + 1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et elle est héréditaire ; d’après le principe
de récurrence, elle est vraie pour tout n.
Donc, pour tout n ∈ N, on a : 1 6 u n+1 6 u n 6 4.
3. a. Soit x un réel de l’intervalle ] − ∞ ; 5[.
On a pour x < 5 :
4
f (x) = x ⇐⇒ = x ⇐⇒ 4 = x(5 − x) ⇐⇒ 4 = 5x − x 2 ⇐⇒ x 2 − 5x + 4 = 0.
5−x
b. Résoudre f (x) = x dans l’intervalle ] − ∞ ; 5[, revient d’après la question précé-
dente à résoudre l’équation du second degré x 2 − 5x + 4 = 0.
Les racines de cette équation 1 et 4 sont évidentes (sinon on calcule le discrimi-
nant), donc :
x −1 = 0 x = 1
 
2
x − 5x + 4 = 0 ⇐⇒ (x − 1)(x − 4) = 0 ⇐⇒  ou ⇐⇒  ou
x −4 = 0 x = 4
La solution 4 est vraisemblable puisque x 6 4, on a donc S = {1 ; 4}.
4. L’encadrement démontré par récurrence montre deux choses : pour tout n ∈ N
• u n+1 6 u n signifie que la suite (u n ) est décroissante ;
• 1 6 u n signifie que la suite (u n ) est minorée par 1.
La suite (u n ) décroissante et minorée par 1 est donc convergente vers un réel ℓ > 1.
Par continuité de la fonction trinôme la limite ℓ est solution de l’équation précédente
et cette solution est 1 ou 4, mais on a vu que u 0 = 3 et la suite étant décroissante la
solution 4 est à rejeter..
Conclusion : lim u n = 1.
n→+∞
La suite (u n ) converge vers 1.
4 4
5. Avec u 0 = 4, on a u 1 = = = 4 et donc en répétant le calcul u n = 4 quel que soit
5−4 1
n ∈ N.
Dans ce cas la suite est constante : tous ses termes sont égaux à 4, elle converge vers
4.

Polynésie 7 19 juin 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Polynésie 20 juin 2024 <
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ Jour 2

Exercice 1 4 points

8
1. D’après l’énoncé P (J ) = 0,6 et P J (S) = .
9
8 4,8 3 × 1,6 1,6 5 × 1,6 8
On a donc P (J ∩ S) = P (J ) × P J (S) = 0,6 × = = = = = .
9 9 3×3 3 5×3 15
2
2. a. On sait que P (S) = .
3
On commence l’arbre de probabilités pondéré suivant :
8
9 S
0,6 J
1 S
9

x S
0,4 J
1−x S
D’après la loi des probabilités totales :
³ ´ 2 8 ³ ´ ³ ´ 2 8
P (S) = P (J ∩ S) + P J ∩ S , soit = + P J ∩ S ⇐⇒ P J ∩ S = − =
3 15 3 15
10 8 2
− = .
15 15 15
La probabilité que la personne choisie n’a pas l’intention de regarder les JO à la
2
télévision et a une activité sportive régulière est égale à ;
³ ´ 15
P J ∩S 2 2
2 5 1
b. On a P J (S) = ³ ´ = 15 = 15 2
= × = = x.
P J 0,4 5
15 2 3

3. a. Les personnes sont choisies au hasard et chacune d’elles a une pratique sportive
2
régulière avec une probabilité de .
3
La variable aléatoire X suit donc une loi binomiale de paramètres n = 30 et
2
p= .
3 Ã !µ ¶ Ã !µ ¶
30 2 16 2 30−16 30 2 16 1 14
µ ¶ µ ¶
b. On a P (X = 16) = × 1− = × ≈ 0,0462 soit 0,046
16 3 3 16 3 3
au millième près à la calculatrice.
Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 2 A. P. M. E. P.

10 000
c. On a ≈ 26,3 : on peut donc offrir 26 entrées gratuites au maximum.
380
La calculatrice donne P (X 6 26) ≈ 0,9967 soit environ 0,997. La probabilité que
le budget soit insuffisant est donc égale à environ 1 − 0,997 soit environ 0,003 ou
trois millièmes.

Exercice 2 5 points

1. La solution f de l’équation différentielle y ′ = −3y + 7 telle que f (0) = 1 est la fonction


définie sur R par :

4 7
A. f (x) = e−3x B. f (x) = − e−3x +
3 3
7 10 −3x 7
C. f (x) = e−3x + D. f (x) = − e −
3 3 3

L’équation différentielle y ′ = −3y a pour solutions les fonctions x 7−→ f (x) = K e−3x ,
avec K ∈ R.
La fonction x 7−→ α, avec α ∈ R est solution de l’équation différentielle y ′ = −3y + 7 si
7
et seulement si y ′ = 0 = −3α + 7 ⇐⇒ 3α = 7 ⇐⇒ α = .
3
On sait qu’alors les solutions de l’équation différentielle y ′ = −3y +7 sont les fonctions
7
x 7−→ K e−3x + .
3
7 4
En particulier la fonction f solution telle que f (0) = 1 ⇐⇒ K + = 1 ⇐⇒ K = − .
3 3
4 −3x 7
La seule solution est donc la fonction définie par f (x) = − e + : réponse B.
3 3
2. La courbe d’une fonction f définie sur [0 ; +∞[ est donnée ci-dessous.

0
0 1 2 3 4 5 6

Polynésie 2 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 2 A. P. M. E. P.

Le dessin est clair : la fonction est positive sur l’intervalle[1 ; 5] ; l’intégrale est (en unités
d’aire) la mesure de la surface limitée par la représentation graphique de f , l’axe des
abscisses et les droites d’équations x = 1 et x = 5.
La surface grise contient les 5 carreaux hachurés et est inscrite dans le polygone de 10
unités en bleu. Réponse C.
3. On sait que si g ′ est la dérivée de g , alors g est une primitive de la fonction g ′ , donc :
Z2
¢¤2
g ′ (x) dx = x 2 ln x 2 + 4 0 = 22 ln 22 + 2 = 4 ln 4 + 4) = 4 ln 8 ou 4 ln 23 = 3 × 4 ln 2 =
£ ¡ ¡ ¢
0
12 ln 2 ≈ 8,31 soit 8,3 au dixième près. Réponse B.
! Ã
31
4. Le nombre de groupes de 5 élèves parmi les 31 est . Réponse : D.
5
à !
20
5. Elle choisit 3 élèves parmi les 20 faisant SES : elle a possibilités ; ensuite dans
3
chacun deÃces!casÃelle! choisit 2 élèves parmi les 31−20 = 11 élèves qui ne font pas SES,
20 11
ce qui fait × possibilités. Réponse A.
3 2

Exercice 3 6 points

On considère la suite (u n ) définie par :


³u ´
n
u 0 = 8 et pour tout entier naturel n, u n+1 = u n − ln .
4
1. a.
• u 1 = 8 − ln 2 ≈ 7,31 ;
• u 2 = 8 − ln 2 ln 8 − ln 24− ≈ 6,70.
b. mystere(10) donne la somme des premiers termes de la suite de u 0 à u 9 , soit
Xn
u0 + u1 + . . . + u9 = uk .
k=0
c. Il suffit en ligne 7 de remplacer S par (S /k)
2. ³x´
f (x) = x − ln .
4
La fonction f somme de fonctions dérivables sur [0 ; +∞[ est dérivable et sur cet in-
x 1
tervalle en posant u(x) = , d’où u ′ (x) = ,
4 4
′ 1 1 1 1 1 x −1
f (x) = 1 − × x = 1 − × 4 = 1 − =
4 4 x x x
4
Comme x > 0, le signe de f ′ (x) est celui de x − 1 :
• si 0 < x < 1, alors x − 1 < 0 : la fonction f est décroissante sur ]0 ; 1[ ;
• si x > 1, alors x − 1 > 0 : la fonction f est croissante sur –1 ; +∞[
1
• si x = 1, alors f ′ (1) = 0 et f (1) = 1 − ln = 1 − (− ln 4) = 1 + ln 4 est le minimum de la
4
fonction f sur [0 ; +∞[.

Polynésie 3 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 2 A. P. M. E. P.

Dans la suite de l’exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u n+1 = f (u n ).
3. a. Initialisation : on a vu que u 1 ≈ 7,3 et comme u 0 = 8, on a donc :

1 6 u1 6 u0
l’encadrement est vrai au rang 0.
Hérédité : soit n ∈ N, tel que 1 6 u n+1 6 u n .
On sait que sur l’intervalle [1 ; +∞[ la fonction f est croissante, donc on a
f (1) 6 f (u n+1 ) 6 f (u n ) .
1
Or f (1) = 1 − ln ≈ 2,39, donc f (1) > 1 et on a
4
1 6 u n+2 6 u n+1 : l’encadrement est vrai au rang n + 1.
Conclusion : l’encadrement est vrai au rang 0 et s’il est vrai au rang n ∈ N il l’est
encore au rang suivant : d’après le principe de récurrence :
pour tout entier naturel n, on a : 1 6 u n+1 6 u n .
b. L’encadrement précédent montre que : pour tout naturel n
• u n+1 6 u n : la suite (u n ) est décroissante ;
• 1 6 u n : la suite (u n ) est minorée par 1.
On sait qu’alors la suite (u n ) converge vers une limite ℓ > 1
³x ´ ³x´ x
c. f (x) = x ⇐⇒ x − ln = x ⇐⇒ 0 = ln ⇐⇒ = 1 ⇐⇒ x = 4.
4 4 4
d. Par continuité de la fonction f (car elle est dérivable sur ]0 ; +∞[), la relation
³u ´
n
u n+1 = u n − ln , donne puisque lim u n = ℓ :
µ ¶ 4 n→+∞

ℓ = ℓ − ln : d’après la question précédente ℓ = 4.
4

Exercice 4 5 points

5 2
   
−−→ −−→
1. On a AB  −1  et AC  −2 .
−13 −10
Ces vecteurs ne sont pas colinéaires donc les points A, B et C sont distincts et non
alignés : ils définissent le plan P = (ABC).
2
 

− 
Dans la suite, on considère le vecteur n −3 .
1

− −−→ →
− −−→
2. a. On a n · AB = 10 + 3 − 13 = 0 et n · AB = 4 + 6 − 10 = 0.


Le vecteur n orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) est nor-
mal à ce plan
b. On sait qu’alors :
M (x ; y ; z) ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x − 3y + 1z + d = 0, d ∈ R.

Polynésie 4 20 juin 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 2 A. P. M. E. P.

Par exemple A(−1 ; −1 ; 17) ∈ (ABC) ⇐⇒ −2 + 3 + 17 + d = 0 ⇐⇒ d = −18, donc


M (x ; y ; z) ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x − 3y + z − 18 = 0.
3. 
 x = 3t + 2
d : y = t + 5 , avec t ∈ R.

z = 4t + 1


a. On sait que les coordonnées d’un vecteur directeur d de d sont les coefficients
3
 


de t , soit d 1

4
b. Les coordonnées de E commun à d et au plan (ABC) vérifient les équations para-
métriques de d et l’équation cartésienne de (ABC) soit le système

 x
 = 3t + 2

 y = t +5
, avec t ∈ R.

 z = 4t +1

 2x − 3y + 1z − 18 = 0
En remplaçant x, y et z par leurs valeurs en fonction de t dans la dernière équa-
tion on obtient :
2(3t + 2) − 3(t + 5) + 4t + 1 − 18 = 0 ⇐⇒ 6t + 4 − 3y − 15 + 4t + 1 − 18 = 0 ⇐⇒
7t − 28 = 0 ⇐⇒ 7t = 28 ⇐⇒ t = 4.
D’où les coordonnées de E en remplaçant t par dans les équations de d : E(14 ; 9 ; 17)
4. La droite ∆ contient D et a pour vecteur directeur un vecteur normal au plan (ABC)


soit le vecteur n . 

 x = 2t + 2

 y = −3t + 5
Une équation de ∆ est donc , avec t ∈ R.

 z = t +1

2x − 3y + 1z − 18 = 0

En résolvant le système obtenu en rajoutant l’équation de P permet d’obtenir t = 2,
d’où F(6 ; −1 ; 3).
Puisque la droite (DF) est perpendiculaire au plan P , la distance DF est la (plus courte)
distance du point au plan P .
4
 
−−→   °−−→°2
Or DF −6 , d’où ° DF ° = DF2 = 42 + (−6)2 + 22 = 16 + 36 + 4 = 56 = 4 × 14.
° °
2
p p p p
On a donc DF = 4 × 14 = 4 × 14 = 2 14 (en centaines de metres).
p
5. La plus petite distance du point de lancer au plan (ABC) est égale à 2 14 centaines de
mètres : il faut donc calculer le temps mis à la vitesse de 18,6 m.s−1 par un drone pour
effectuer ce parcours de D à F.
p
d d DF 2 14 × 100
On sait que v = , ou t = = = ≈ 40,23 (secondes).
t v v 18,6
Conclusion : le drone n’arrivera pas à temps.

Polynésie 5 20 juin 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du Baccalauréat Polynésie <
Sujet 1 – 5 septembre 2024
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

Exercice 1 5 points
Une concession automobile vend deux sortes de véhicules :

• 60 % sont des véhicules tout-électrique ;


• 40 % sont des véhicules hybrides rechargeables.

75 % des acheteurs de véhicules tout-électrique et 52 % des acheteurs de véhicules hybrides ont


la possibilité matérielle d’installer une borne de recharge à domicile.
On choisit un acheteur au hasard et on considère les évènements suivants :

• E : « l’acheteur choisit un véhicule tout-électrique » ;


• B : « l’acheteur a la possibilité d’installer une borne de recharge à son domicile ».

On crée un arbre pondéré résumant la situation.

0,75 B
E
0,6 1 − 0,75
= 0,25 B

0,52 B
0,4
E
1 − 0,52 B
= 0,48

1. La probabilité que l’acheteur choisisse un véhicule tout-électrique et qu’il ait la possibi-


lité d’installer une borne de recharge à son domicile est :
P (E ∩ B ) = P (E ) × P E (B ) = 0,6 × 0,75 = 0,45.
2. D’après la formule des
³ probabilités
´ totales :
P (B ) = P (E ∩ B ) + P E ∩ B = 0,45 + 0,4 × 0,52 = 0,658.
3. Un acheteur a la possibilité d’installer une borne de recharge à son domicile.
La probabilité qu’il choisisse un véhicule tout-électrique est :
P (E ∩ B ) 0,45
P B (E ) = = ≈ 0,684.
P (B ) 0,658
4. On choisit un échantillon de 20 acheteurs. On assimile ce prélèvement à un tirage avec
remise. On note X la variable aléatoire qui donne le nombre total d’acheteurs pouvant
installer une borne de recharge à leur domicile parmi l’échantillon de 20 acheteurs.
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

a. On est dans le cas d’une répétition avec remise d’une expérience n’ayant que 2 is-
sues : la possibilité d’installer une borne de recharge, avec la probabilité p = 0,658,
ou non. Donc la variable aléatoire X qui donne le nombre total d’acheteurs pouvant
installer une borne de recharge à leur domicile suit la loi binomiale de paramètres
n = 20 et p = 0,658.
à !
20
b. P (X = 8) = × 0,6588 × (1 − 0,658)20−8 ≈ 0,011
8
c. La probabilité qu’au moins 10 acheteurs puissent installer une borne de recharge
est : P (X > 10) = 1 − P (X 6 9) ≈ 1 − 0,045 2 ≈ 0,955
d. L’espérance de X est : E (X ) = np = 20 × 0,658 = 13,16.
e. La directrice de la concession décide d’offrir l’installation de la borne de recharge
aux acheteurs ayant la possibilité d’en installer une à leur domicile. Cette installa-
tion coûte 1 200 (.
L’espérance de X représente le nombre moyen de clients pouvant installer une borne
de recharge à leur domicile. L’installation d’une borne coûte 1 200 (.
Il faut donc prévoir : 13,16 × 1 200 soit 15 792 (.

Exercice 2 6 points
1. On considère la fonction f définie sur R par f (x) = e x + x.
Affirmation A : La fonction f admet pour tableau de variations le tableau ci- dessous :

x −∞ +∞
+∞
variations de f
−∞

• lim e x = 0 et lim x = −∞ donc lim f (x) = −∞


x→−∞ x→−∞ x→−∞
• lim e x = +∞ et lim x = +∞ donc lim f (x) = +∞
x→+∞ x→+∞ x→+∞
• f ′ (x) = e x + 1 > 0 sur R, donc la fonction f est strictement croissante sur R.

Affirmation A vraie

Affirmation B : L’équation f (x) = −2 admet deux solutions dans R.

x −∞ α +∞
+∞
variations de f −2
−∞

La fonction f est dérivable donc continue sur R. Elle est strictement croissante sur R
et va de −∞ à +∞. Donc, d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires,
l’équation f (x) = −2 admet une solution unique dans R.

Polynésie – corrigé 2 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Affirmation B fausse

ln(x) − x 2 + 2 1
2. Affirmation C : lim 2
=− .
x→+∞ 3x 3
³ ´
2 x 2 ln(x)
− 1 + 2 µ ¶
ln(x) − x + 2 x2 x2 1 ln(x) 2
Pour x 6= 0, on a : = = − 1− 2 − 2
3x 2 3x 2 3 x x
ln(x) ln(x) 1
• = ×
x2 x x
ln(x) 1 ln(x)
On sait que lim = 0 et que lim = 0 ; donc par produit : lim = 0.
xx→+∞ x→+∞ x x→+∞ x 2
1 2
• On sait aussi que lim 2 = 0 donc lim 2 = 0.
x→+∞ x x→+∞ x
µ ¶
ln(x) 2 ln(x) − x 2 + 2 1
On en déduit que lim 1 − 2 − 2 = 1 et donc que lim 2
=− .
x→+∞ x x x→+∞ 3x 3

Affirmation C vraie
2
3. On considère la fonction k définie et continue sur R par k(x) = 1 + 2 e −x +1
.
Affirmation D : Il existe une primitive de la fonction k décroissante sur R.
Toute primitive K de la fonction k a pour dérivée k. Or, pour tout réel X , on a e X > 0.
2 2
Donc pour tout réel x, on a e −x +1 > 0, donc 1 + 2 e −x +1 > 0, et donc k(x) > 0.
La primitive K a donc une dérivée toujours strictement positive, donc elle est strictement
croissante sur R.

Affirmation D fausse

4. On considère l’équation différentielle (E ) : 3y ′ + y = 1.


1
Affirmation E : La fonction g définie sur R par g (x) = 4 e − 3 x +1 est solution de l’équation
différentielle (E ) avec g (0) = 5.
1
• g (x) = 4 e − 3 x + 1 donc g (0) = 4 e 0 + 1 = 4 + 1 = 5
µ ¶
1 1 4 1
• g est dérivable sur R et g ′ (x) = 4 × − e − 3 x = − e − 3 x .
3 3
µ ¶ ³ ´
4 1 1 1 1
Donc 3g ′ (x) + g (x) = 3 × − e − 3 x + 4 e − 3 x + 1 = −4 e − 3 x + 4 e − 3 x + 1 = 1
3
Donc la fonction g est solution de l’équation différentielle (E ).

Affirmation E vraie
Z1
5. Affirmation F : Une intégration par parties permet d’obtenir : x e −x dx = 1 − 2 e −1 .
0
½ ½ ′
u(x) = x u (x) = 1
En prenant : , on a :
v ′ (x) = e −x v(x) = − e −x
Cela donne par intégration par parties :
Z1 Z1
£ ¤1 £ ¤1
x e −x dx = −x e −x 0 − − e −x dx = −x e −x − e −x 0 = − e −1 − e −1 + 1 = 1 − 2 e −1 .
0 0

Polynésie – corrigé 3 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Affirmation F vraie

Exercice 3 4 points
On considère une pyramide à base carrée formée de boules identiques empilées les unes sur
les autres :

• le 1er étage, situé au niveau le plus haut, est composé de 1 boule ;


• le 2e étage, niveau juste en dessous, est composé de 4 boules ;
• le 3e étage possède 9 boules ;
• ...
• le n-ième étage possède n 2 boules.

Pour tout entier n > 1, on note u n le nombre de boules qui composent le n-ième étage en
partant du haut de la pyramide. Ainsi, u n = n 2 .

1. Le nombre total de boules d’une pyramide de 4 étages est :


u 1 + u 2 + u 3 + u 4 = 12 + 22 + 32 + 42 = 1 + 4 + 9 + 16 = 30.
2. On considère la suite (S n ) définie pour tout entier n > 1 par S n = u 1 + u 2 + . . . + u n .
¡ ¢
a. S 5 = u 1 + u 2 + u 3 + u 4 + u 5 = u 1 + u 2 + u 3 + u 4 + u 5 30 + 52 = 55
Le nombre total de boules d’une pyramide de 5 étages est : S 5 = 55.
b. On complète la fonction pyramide ci-dessous de sorte que, pour tout entier naturel
non nul n, l’instruction pyramide(n) renvoie le nombre de boules composant une
pyramide de n étages.

def pyramide(n) :
S = 0
for i in range(1, n+1) :
S = S + i**2
return S

c. Pour tout entier naturel n :


n(n + 1)(2n + 1) (n + 1)(2n 2 + n) 6(n + 1)2
• + (n + 1)2 = +
6 6 6
(n + 1)(2n 2 + n + 6n + 6)
=
8
(n + 1)(2n 2 + 7n + 6)
=
6
(n + 1)(n + 2)[2(n + 1) + 1] (n + 1)(n + 2)(2n + 3) (n + 1)(2n 2 + 3n + 4n + 6)
• = =
6 6 6
(n + 1)(2n 2 + 7n + 6)
=
6
n(n + 1)(2n + 1) (n + 1)(n + 2)[2(n + 1) + 1]
Donc + (n + 1)2 =
6 6
n(n + 1)(2n + 1)
d. On démontre par récurrence que pour tout entier n > 1 : S n = .
6

Polynésie – corrigé 4 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

• Initialisation
n(n + 1)(2n + 1) 1(1 + 1)(2 × 1 + 1) 1 × 2 × 3
Pour n = 1, on a S 1 = 1 et = = =1
6 6 6
Donc la propriété est vraie au rang 1.
• Hérédité
n(n + 1)(2n + 1)
On suppose la propriété vraie au rang n, avec n > 1, c’est-à-dire S n = .
6
C’est l’hypothèse de récurrence.
¡ ¢
S n+1 = u 1 + u 2 + · · · + u n + u n+1 = u 1 + u 2 + · · · + u n + u n+1
n(n + 1)(2n + 1)
= S n + (n + 1)2 = + (n + 1)2
6
(n + 1)(n + 2)[2(n + 1) + 1]
= (d’après la question précédente)
6
(n + 1)[(n + 1) + 1][2(n + 1) + 1]
=
6
Donc la propriété est vraie au rang n + 1.
• Conclusion
La propriété est vraie au rang 1, et elle est héréditaire pour tout n > 1.
Donc, d’après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout n > 1.

n(n + 1)(2n + 1)
On a donc démontré par récurrence que pour tout entier n > 1 : S n = .
6
3. Un marchand souhaite disposer des oranges en pyramide à base carrée. Il possède 200 oranges.
Il faut donc trouver le plus grand entier n tel que S n 6 200.
7(7 + 1)(2 × 7 + 1 8(8 + 1)(2 × 8 + 1)
On calcule : S(7) = = 140 < 200 et S(8) = = 204 > 200.
6 6
Le marchand utilise donc 140 oranges pour construire une pyramide à 7 étages.

Exercice 4 5 points
H
L
G
E
On considère un cube ABCDEFGH et l’es-
pace
³ −−→est−−→rapporté au repère orthonormal
−→´ F
A ; AB , AD , AE .
Pour tout réel m appartenant à l’intervalle
[0 ; 1], on considère les points K et L de coor-
données : D

K (m ; 0 ; 0) et L (1 − m ; 1 ; 1).
C
A K
B

1. Le point E a pour coordonnées (0 ; 0 ; 1).


−−→ −−→ −−→
Comme AC = AB + AD , le point C a pour coordonnées (1 ; 1 ; 0).
2. Dans cette question, m = 0. Ainsi, le point L (1 ; 1 ; 1) est confondu avec le point G, le point
K(0 ; 0 ; 0) est confondu avec le point A et le plan (LEK) est donc le plan (GEA).

Polynésie – corrigé 5 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

−−→ −−→
a. • ABCD est un carré donc ses diagonales sont perpendiculaires, donc DB ⊥ AC .
−→ −→
• Le vecteur AE est normal au plan (ABD) donc AE est orthogonal à tout vecteur
−→ −−→
du plan (ABD), donc AE ⊥ DB .
−→ −−→
• Les vecteurs AE et AC ne sont pas colinéaires.
−−→
Le vecteur DB est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (GEA) donc
−−→
le vecteur DB est normal au plan (GEA).
b. On déduit de la question précédente que le plan (GEA) a une équation de la forme
1 × x + (−1) × y + 0 × z + d = 0, soit x − y + d = 0.
Le plan (GEA) passe par le point A de coordonnées (0 ; 0 ; 0) donc 0−0+d = 0 et donc
d = 0.
Le plan (GEA) a donc pour équation x − y = 0.

On s’intéresse désormais à la nature de CKEL en fonction du paramètre m.

3. Dans cette question, m est un réel quelconque de l’intervalle [0 ; 1].


       
m 0 0−m −m
−→
a. • K  0  et E 0 donc KE a pour coordonnées  0 − 0  =  0 .
0 1 1−0 1
       
1 1−m 1−m −1 −m
−→
• C 1 et L  1  donc CL a pour coordonnées  1 − 1  =  0 .
0 1 1−0 1
−→ −→
KE = CL donc CKEL est un parallélogramme.
       
m 1 1−m 1−m
−− →
b. K  0  et C 1 donc KC a pour coordonnées  1 − 0  =  1 .
0 0 0−0 0
−−→ −→
−→ ×x −→ +y −−→ ×y −→ +z −−→ ×z −→ = (1−m)×(−m)+1×0+0×(−1) = m(m−1)
KC · KE = x −KC KE KC KE KC KE
c. CKEL est un rectangle si, et seulement si, CKEL possède un angle droit
−−→ −→
si, et seulement si, KC ⊥ KE
−−→ −→
si, et seulement si, KC · KE = 0
si, et seulement si, m(m − 1) = 0
si, et seulement si, m = 0 ou m = 1
1
4. Dans cette question, m = .
2
µ ¶ µ ¶
1 1
Ainsi, L a pour coordonnées ; 1 ; 1 et K a pour coordonnées ; 0; 0 .
2 2
1 1 1 1  
2 2 2
−2 0
−→
a.     
• K 0 et L 1 donc KL a pour coordonnées 1 − 0 = 1.  
0 1 1−0 1
       
0 1 1−0 1
−−→
 
• E 0 et C 1 donc EC a pour coordonnées 1 − 0 = 1 .
    
1 0 0−1 −1
−→ −−→ −→ −−→
• KL · EC = 0 × 1 + 1 × 1 + 1 × (−1) = 0 donc KL ⊥ EC
Le parallélogramme CKEL a ses diagonales perpendiculaires donc c’est un losange.
µ ¶
−−→ −→ 1 −−→ −→ 1 1 1
b. • KC · KE = m(m − 1) ; or m = donc KC · KE = −1 = −
2 2 2 4

Polynésie – corrigé 6 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

−−→ −→ ¡ ¢
• KC · KE = KC × KE × cos CKE 
  1
1−m 2
−−→
• KC a pour coordonnées  1  =  1 
0 0
µ ¶2 p
2 1 2 2 5 5
Donc KC = + 1 + 0 = donc KC =
2 4 2
   1
−m −2
−→
• KE a pour coordonnées  0  =  0 
1 1
µ ¶2 p
2 1 2 2 5 5
Donc KE = − + 0 + 1 = donc KE =
2 4 2
p p
1 5 5 ¡ ¢
On a donc : − = × × cos CKE
4 2 2
1 5 ¡ ¢ ¡ ¢ 1
Donc − = × cos CKE  et donc cos CKE  =−
4 4 5
On en déduit avec la calculatrice que CKE  ≈ 101,5°, soit CKE
 ≈ 102°.

Polynésie – corrigé 7 5 septembre 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du Baccalauréat Métropole Antilles-Guyane <
11 septembre 2024
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

Exercice 1 6 points

On considère un cube ABCDEFGH de côté 1.

∆ b
K

H b

b
G
E b

F b
b

D b

b
b
C
A b
I
b

→ 3 −→

Le point I est le milieu du segment [BD]. On définit le point L tel que IL = IG .
4
³ −−→ −−→ −→´
On se place dans le repère orthonormé A ; AB , AD , AE .
µ ¶
1 1
1. a. D (0 ; 1 ; 0), B (1 ; 0 ; 0), I ; ; 0 et G (1 ; 1 ; 1)
2 2
     
xL − xI x L − 12 x L − 21
−→      
b. • IL a pour coordonnées   y L − y I
 =  yL − 1  =  yL − 1 
  2  2
zL − zI zL − 0 zL
     
xG − xI 1 − 12 1
2
−→     
• IG a pour coordonnées    1 1
 y G − y I  = 1 − 2  =  2 
zG − zI 1−0 1
  
 1 3 1  3 1  7
→ 3 −→
−  xL − 2 = 4 × 2
  xL = 8 + 2
  xL =
 8
IL = IG ⇐⇒ y L − 12 = 43 × 12 ⇐⇒ y L = 38 + 12 ⇐⇒ yL = 7
4 
 
 

8
 z = 3 ×1  z = 3  z = 3
L 4 L 4 L 4
2. Soit P le plan d’équation cartésienne x + y − z − 1 = 0.

• x B + y B − z B − 1 = 1 + 0 − 0 − 1 = 0 donc B ∈ P .
• x D + y D − z D − 1 = 0 + 1 − 0 − 1 = 0 donc D ∈ P .
Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

• x G + y G − z G − 1 = 1 + 1 − 1 − 1 = 0 donc G ∈ P .

Donc le plan (BDG) a pour équation cartésienne x + y − z − 1 = 0.


3. On considère la droite ∆ perpendiculaire au plan (BDG) passant par L.
 
1

−  
a. (BDG) a pour équation x + y − z − 1 = 0, donc il a pour vecteur normal n 1
−1


La droite ∆ est perpendiculaire au plan (BDG) donc elle a le vecteur n comme
vecteur directeur. Donc la droite ∆ est l’ensemble des points M (x ; y ; z) tels
−−→ →

que LM = t n avec t ∈ R.
 
 7  7
 x − = t × 1  x = 8 +t
−−→ →
−  8 
LM = t n ⇐⇒ y − 78 = t × 1 ⇐⇒ y = 87 + t où t ∈ R

 

 
z − 43 = t × (−1) z = 34 − t
µ ¶
13
b. Soit K le point de coordonnées 0 ; 0 ; .
8
• On regarde si les coordonnées de K vérifient la représentation paramétrique

 7
 0 = 8 +t

de ∆, autrement dit on cherche s’il existe un réel t tel que ; 0 = 78 + t


 13 3
8 = 4 −t
7
Le réel t = −convient donc K ∈ ∆.
8
   
0 0
−→ −−→
• AE a pour coordonnées 0 et AK a pour coordonnées  0 .
13
1 8
−→ −−→
Donc les vecteurs AE et AK sont colinéaires donc K ∈ (AE).

Les deux droites ∆ et (AE) sont donc sécantes en K.


−→ 3 −→
c. • IL = IG donc L ∈ (IG) donc L ∈ (BDG).
4
• La droite ∆ est perpendiculaire au plan (BDG).
• K ∈ (BDG)
Donc le point L est le projeté orthogonal du point K sur le plan (BDG).
µ ¶ µ ¶
13 7 7 3
4. a. K a pour coordonnées 0 ; 0 ; et L a pour coordonnées ; ; . Donc
8 8 8 4
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶ µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
7 7 3 13 2 7 7 7 49 49 49 147
KL2 = −0 + −0 + − = + + − = + + =
8 p 8 p 4 8 8 8 8 64 64 64 64
147 7 3
donc KL = =
8 8
π
b. On admet que le triangle DBG est équilatéral, donc chaque angle mesure .
3
Le point I est le milieu de [BD] donc I est aussi le pied de la hauteur issue de G
dans le triangle DBG.
¡ ¢ IG
Dans le triangle GIB rectangle en I, on a : sin IBG d = .
BG
p p
BG est la diagonale du carré BCGF de côté 1, donc BG = 2. De même BD = 2.
³ π ´ IG p p
3 IG 6
On a donc sin = , donc = p et donc IG = .
3 BG 2 2 2
p p p p p p
BD × IG 2 × 26 2× 2× 3
2 3
L’aire du triangle BDG vaut : = = = .
2 2 2 2

Métropole Antilles-Guyane 2 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

c. Le tétraèdre KDBG a pour base le triangle


p BDG p et pour hauteur KL, donc son
1 1 3 7 3 7
volume vaut : × aire(BDG) × KL = × × =
3 3 2 8 16
5. On désigne par a un réel appartenant à l’intervalle ]0 ; +∞[ et on note Ka le point de
coordonnées (0 ; 0 ; a).
a. On exprime le volume Va de la pyramide ABCDKa en fonction de a.

• La base de la pyramide est le carré ABCD d’aire 1.


• Le point Ka a pour coordonnées (0 ; 0 ; a) donc il appartient à la droite (AE)
et donc AKa est la hauteur de la pyramide ABCDKa .
• De façon évidente, AKa = a.

1 a
Donc Va = ×a ×1 = .
3 3
 ′
 x = t
b. On note ∆a la droite de représentation paramétrique y = t′ où t ′ ∈ R.

z = −t ′ + a
On appelle La le point d’intersection de la droite ∆a avec le plan (BDG).


 x = t′

 y = t′
Les coordonnées de La vérifient le système

 z = −t ′ + a


x + y −z −1 = 0
a +1
On a donc t ′ + t ′ − (−t ′ + a) − 1 = 0 soit 3t ′ = a + 1 donc t ′ = .
3
a +1 a +1 a +1 −a − 1 + 3a 2a − 1
x = t′ = ; y = t′ = et z = −t ′ + a = − +a = =
3 3 3 3 3
µ ¶
a + 1 a + 1 2a − 1
Donc les coordonnées du point La sont ; ; .
3 3 3
c. On cherche le volume du tétraèdre GDBKa .
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
a +1 a +1 2a − 1
• Ka L a 2 = −0 + −0 + −a
3 3 3
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
a +1 a +1 −a − 1 (a + 1)2 (a + 1)2
= + + = 3× =
3 3 3 9 3
a +1
Donc Ka La = p .
3
• Le volume du tétraèdre GDBKa est :p
1 1 a +1 3 a +1
× Ka La × aire(GBD) = × p × =
3 3 3 2 6
Le tétraèdre GDBKa et la pyramide ABCDKa sont de même volume si et seule-
a +1 a a + 1 2a
ment si = , soit = , soit a + 1 = 2a, et donc si a = 1.
6 3 6 3

Exercice 2 5 points

Partie A

Un artisan crée des bonbons au chocolat dont la forme rappelle le profil de la montage
locale représentée en Figure 1. La base d’un tel bonbon est modélisée par la surface grisée,
définie ci-dessous dans un repère orthonormé d’unité 2 cm (Figure 2).

Métropole Antilles-Guyane 3 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

Cf
1

3 cm −1 0 1

Figure 1 Figure 2

Cette surface est délimitée par l’axe des abscisses et la représentation graphique notée C f
¡ ¢
de la fonction f définie sur [−1 ; 1] par : f (x) = 1 − x 2 e x .
L’objectif de cette partie est de calculer le volume de chocolat nécessaire à la fabrication
d’un bonbon au chocolat.

1. a. Pour tout réel x, on a e x > 0, et si x ∈ [−1 ; 1], on a 1 − x 2 > 0.


Donc pour tout x de [−1 ; 1], on a f (x) > 0.
Z1
b. Soit I = f (x) dx.
−1
On pose u(x) = 1 − x 2 et v ′ (x) = e x . Donc u ′ (x) = −2x et v(x) = e x .
Zb Zb

£ ¤b
Par intégration par parties : u(x)v (x) dx = u(x)v(x) a − u ′ (x)v(x) dx.
a a
Z1 Z1 Z1
£ ¤1 x x
Donc I = (1 − x 2 ) e x −1 − (−2x) e dx = 0 + 2 x e dx = 2 x e x dx
−1 −1 −1
2. Le volume V de chocolat, en cm3, nécessaire à la fabrication d’un bonbon est donné
par : V = 3 × S où S est l’aire, en cm2, de la surface colorée (Figure 2).
Z1
On calcule x e x dx par une intégration par parties.
−1
On pose u(x) = x et v ′ (x) = e x . Donc u ′ (x) = 1 et v(x) = e x .
Z1 Z1
x
£ x ¤1 £ ¤1 £ ¤1 £ ¤ £ ¤
x e dx = x e −1 − 1 × e x dx = x e x −1 − e x −1 = 1 e 1 − (−1) e −1 − e 1 − e −1
−1 −1
= e + e −1 − e + e −1 = 2 e −1
Z1 Z1
Donc S = f (x) dx = 2 x e x dx = 4 e −1 .
−1 −1
V = 3 × S = 12 e −1
donc V ≈ 4,4 cm3 .

Partie B

On s’intéresse maintenant au bénéfice réalisé par l’artisan sur la vente de ces bonbons au
chocolat en fonction du volume hebdomadaire des ventes.
Ce bénéfice peut être modélisé par la fonction B définie sur l’intervalle [0,01 ; +∞[ par :
B (q) = 8q 2 [2 − 3 ln q] − 3.
Le bénéfice est exprimé en dizaines d’euros et la quantité q en centaines de bonbons.
On admet que la fonction B est dérivable sur [0,01 ; +∞[. On note B ′ sa fonction dérivée.

1. a. • lim ln q = +∞ donc lim 2 − 3 ln q = −∞


q→+∞ q→+∞
2
• lim q = +∞
q→+∞

Métropole Antilles-Guyane 4 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

• Donc lim 8q 2 [2 − 3 ln(q)] = −∞ et donc lim 8q 2 [2 − 3 ln(q)] − 3 = −∞


q→+∞ q→+∞

On a donc démontré que lim B (q) = −∞.


q→+∞
µ ¶
¡ ¢ 23
b. Pour tout q > 0,01 : B (q) = 8 × 2q 2 − 3 ln q + 8q 0 −

−0
q
¡ ¢ ¡ ¢
= 8q 4 − 6 ln q + 8q (−3) = 8q 1 − 6 ln q
c. q > 0 donc B ′ (q) est du signe de 1 − 6 ln q.
1 1
1 − 6 ln q > 0 ⇐⇒ 1 > 6 ln q ⇐⇒ > ln q ⇐⇒ e 6 > q
6
1
³ 1´
e 6 ≈ 1,2 : B e 6 ≈ 13,7 ; B (0,01) ≈ −3
On dresse le tableau de variation complet de la fonction B .

1
q 0,01 e 6 ≈ 1,2 +∞
B ′ (q) + 0 −
≈ 13,7
B (q)
≈ −3 −∞

³ 1´
d. Le maximum de la fonction B est B e 6 ≈ 13,7, donc le bénéfice maximum que
peut espérer l’artisan est de 137 (.
2. a. Sur l’intervalle [1,2 ; +∞[ :
• La fonction B est dérivable, donc continue, et strictement décroissante.
• Elle décroît de 13,7 à −∞.
Donc, d’après le corollaire des valeurs intermédiaires, l’équation B (q) = 10 ad-
met une solution unique sur l’intervalle [1,2 ; +∞[. On l’appelle β.
¾ ¾
B (1) = 13 > 10 B (1,5) ≈ 11,1 > 10
=⇒ β ∈ [1 ; 2] =⇒ β ∈ [1,5 ; 1,6]
B (2 ≈ −5,5 < 10 B (1,6 ≈ 9,1 < 10
¾
B (1,55) ≈ 10,17 > 10
=⇒ β ∈ [1,55 ; 1,56]
B (1,56 ≈ 9,97 < 10
¾
B (1,558) ≈ 10,007 > 10
=⇒ β ∈ [1,558 ; 1,559]
B (1,559 ≈ 9,986 < 10
Donc β a pour valeur approchée 1,558 à 10−3 près.
b. On admet que l’équation B (q) = 10 admet une unique solution α sur [0,01 ; 1,2[.
On donne α ≈ 0,757, et on complète le tableau de variation de B .

q 0,01 α 1,2 β +∞
13,7

B (q) 10 10

−3 −∞

Pour réaliser un bénéfice supérieur à 100 euros, le nombre minimal de bonbons


au chocolat à vendre correspond à α centaines, soit environ 76, et le nombre
maximal de bonbons au chocolat à vendre correspond à β centaines, soit envi-
ron 156.

Métropole Antilles-Guyane 5 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

Exercice 3 5 points

1. On considère une suite (t n ) vérifiant la relation de récurrence :


pour tout entier naturel n, t n+1 = −0,8t n + 18.
Affirmation 1 : La suite (w n ) définie pour tout entier naturel n par w n = t n − 10 est
géométrique.

Pour tout n : w n+1 = t n+1 − 10 = −0,8t n + 18 − 10 = −0,8t n + 8 = −0,8 (t n − 10)


= −0,8w n
Donc la suite (w n ) est géométrique de raison −0,8.
Affirmation 1 vraie
2. Soit la suite (S n ) qui vérifie pour tout n ∈ N∗ : 3n − 4 6 S n 6 3n + 4.
Sn
La suite (u n ) est définie, pour tout entier naturel n non nul, par : u n = .
n
Affirmation 2 : La suite (u n ) converge.

n > 0 donc
3n − 4 S n 3n + 4 4 4
3n − 4 6 S n 6 3n + 4. entraîne 6 6 c’est-à-dire 3 − 6 u n 6 3 + .
n n n n n
4 4
• lim = 0 donc lim 3 − = 3
n→+∞n n→+∞ n
4 4
• lim = 0 donc lim 3 + = 3
n→+∞ n n→+∞ n
4 4
• Pour tout n > 0 : 3 − 6 u n 6 3 +
n n
Donc, d’après le théorème des gendarmes, on peut déduire que la suite (u n ) est conver-
gente et que lim u n = 3.
n→+∞
Affirmation 2 vraie
1
3. Soit la suite (v n ) définie par : v 1 = 2 et pour tout entier naturel n > 1, v n+1 = 2 − .
vn
n +1
Affirmation 3 : Pour tout entier naturel n > 1, v n = .
n
On va démontrer cette propriété par récurrence.

• Initialisation
n +1 1+1
Pour n = 1 : v 1 = 2 et = = 2. Donc la propriété est vraie au rang 1.
n 1
• Hérédité
n +1
On suppose la propriété vraie au rang n, c’est-à-dire v n = (hypothèse de
n
récurrence).
1 1 n 2(n + 1) − n 2n + 2 − n n + 2
v n+1 = 2 − = 2 − n+1 = 2 − = = =
vn n
n +1 n +1 n +1 n +1
(n + 1) + 1
=
n +1
Donc la propriété est vraie au rang n + 1.
• Conclusion
La propriété est vraie au rang 1, et elle est héréditaire pour tout n > 1. Donc,
d’après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout n > 1.

Affirmation 3 vraie

Métropole Antilles-Guyane 6 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

4. On considère la suite (u n ) définie pour tout entier naturel n par u n = e n − n.


Affirmation 4 : La suite (u n ) converge.

Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = e x − x. Donc u n = f (n) pour tout n.
µ x ¶
e
Pour x > 0, f (x) = x −1 .
x
x µ x ¶
e ex e
On sait que lim = +∞ donc lim − 1 = +∞ et donc lim x − 1 = +∞.
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞ x
On a alors lim f (x) = +∞n ce qui entraîne que lim u n = +∞.
x→+∞ n→+∞
Affirmation 4 fausse
5. On considère la suite (u n ) définie à l’aide du script écrit ci-dessous en langage Python,
qui renvoie la valeur de u n .

def u(n) :
valeur = 2
for k in range(n) :
valeur = 0.5 * (valeur + 2/valeur)
return valeur
p
On admet que (u n ) est décroissante et vérifie pour tout n : 2 6 u n 6 2.
p
Affirmation 5 : La suite (u n ) converge vers 2.
(
u0 = 2 ³ ´
D’après le script Python, (u n ) est définie par :
u n+1 = 0,5 u n + u2n pour tout n

• La suite (u n ) est décroissante.


p p
• Pour tout n, on a : 2 6 u n 6 2 donc la suite est minorée par 2.
• D’après le théorème de la convergence
p monotone, on peut dire que la suite (u n )
converge vers un réel ℓ tel que ℓ > 2.

lim u n = ℓ et lim u n+1 = ℓ


n→+∞ n→+∞
µ ¶ µ ¶
2 2
De l’égalité u n+1 = 0,5 u n + , on déduit : ℓ = 0,5 ℓ + .
un ℓ
On résout cette équation.
µ ¶
2 2 2 p p
ℓ = 0,5 ℓ + ⇐⇒ 2ℓ = ℓ + ⇐⇒ ℓ = ⇐⇒ ℓ2 = 2 ⇐⇒ ℓ = 2 ou ℓ = − 2
ℓ ℓ ℓ
p p
On a vu que ℓ > 2 donc ℓ = 2.
Affirmation 5 vraie

Exercice 4 4 points

Un laboratoire fabrique un médicament conditionné sous forme de cachets.

Partie A

Un contrôle de qualité, portant sur la masse des cachets, a montré que 2 % des cachets
ont une masse non conforme. Ces cachets sont conditionnés par boîtes de 100 choisis au

Métropole Antilles-Guyane 7 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

hasard dans la chaîne de production. On admet que la conformité d’un cachet est indépen-
dante de celle des autres.
On note N la variable aléatoire qui à chaque boîte de 100 cachets associe le nombre de
cachets non conformes dans cette boîte.

1. Un cachet peut être non conforme, avec la probabilité p = 0,02, ou conforme.


Un échantillon de 100 cachets correspond à une répétition avec remise de l’expé-
rience qui consiste à tirer un cachet de la production totale.
Donc la variable aléatoire N qui à chaque boîte de 100 cachets associe le nombre de
cachets non conformes dans cette boîte suit la loi binomiale de paramètres n = 100
et p = 0,02.
2. L’espérance de N est E (N ) = np = 100 × 0,02 = 2.
Il y a donc, en moyenne, 2 cachets non conformes par boîte.
3. a. La probabilité qu’une boîte contienne exactement trois cachets non conformes
¡ ¢
est : P (N = 3) = 100
3
× 0,023 × (1 − 0,02)100−3 ≈ 0,182.
b. La probabilité qu’une boîte contienne au moins 95 cachets conformes est la
probabilité qu’elle contienne au plus 5 cachets non conformes, c’est-à-dire :
P (N 6 5) ≈ 0,985.
4. Le directeur du laboratoire veut modifier le nombre de cachets par boîte pour pou-
voir affirmer : « La probabilité qu’une boîte ne contienne que des cachets conformes
est supérieure à 0,5 ».
Pour N suivant la loi binomiale à !de paramètres n, à déterminer, et p = 0,02, on veut :
n
P (N = 0) > 0,5. C’est-à-dire : ×0,020 ×(1−0,02)n > 0,5. On résout cette inéquation.
0
à !
n ¡ ¢
× 0,020 × (1 − 0,02)n > 0,5 ⇐⇒ 0,98n > 0,5 ⇐⇒ ln 0,98n > ln (0,5)
0
ln (0,5)
⇐⇒ n × ln (0,98) > ln (0,5) ⇐⇒ n <
ln (0,98)
ln (0,5)
≈ 34,3
ln (0,98)
Donc le nombre maximum de cachets dans la boîte pour que la probabilité qu’une
boîte ne contienne que des cachets conformes soit supérieure à 0,5 est 34.

Partie B

On admet que les masses des cachets sont indépendantes les unes des autres. On prélève
100 cachets et on note M i , pour i entier naturel compris entre 1 et 100, la variable aléatoire
qui donne la masse en gramme du i -ème cachet prélevé.
On considère la variable aléatoire S définie par : S = M 1 + M 1 + . . . + M 100 .
On admet que les variables aléatoires M 1 , M 2 , . . ., M 100 suivent la même loi de probabilité
d’espérance µ = 2 et d’écart-type σ.

1. Chaque variable aléatoire M i suit une loi de probabilité d’espérance µ = 2.


S = M 1 + M 2 + . . . + M 100
On utilise la linéarité de l’espérance donc :
E (S) = E (M 1 + M 2 + . . . + M 100 ) = E (M 1 ) + E (M 2 ) + . . . + E (M 100 ) = 100 × 2 = 200
La masse de 100 cachets est donc en moyenne de 200 grammes.

Métropole Antilles-Guyane 8 5 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.

2. On note s l’écart type de la variable aléatoire S.


Chaque variable aléatoire M i suit une loi de probabilité d’écart-type σ, donc de va-
riance V (M i ) = σ2 .
Les variables M i étant indépendantes, on va utiliser l’additivité de la variance :
V (S) = V (M 1 + M 2 + . . . + M 100 ) = V (M 1 ) + V (M 2 ) + . . . + V (M 100) = 100σ2
p p
s = V (S) = 100σ2 = 10σ
3. On souhaite que la masse totale, en gramme, des comprimés contenus dans une
boîte soit strictement comprise entre 199 et 201 avec une probabilité au moins égale
à 0,9, c’est-à-dire que P (199 < S < 201) > 0,9.
a. 199 < S < 201 ⇐⇒ 199 − 200 < S − 200 < 201 − 200 ⇐⇒ −1 < S − 200 < 1
¯ ¯
⇐⇒ ¯S − 200¯ < 1
¡¯ ¯ ¢
Donc P (199 < S < 201) = P ¯S − 200¯ < 1
En prenant l’événement contraire :
¡¯ ¯ ¢ ¡¯ ¯ ¢
P ¯S − 200¯ < 1 > 0,9 ⇐⇒ P ¯S − 200¯ > 1 6 0,1
b. La variable aléatoire S a pour espérance E (S) = 200 et pour variance V (S) =
100σ2 donc, d’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on a :
¤ £ ¡¯ ¯ ¢ V (S)
pour tout δ ∈ 0 ; +∞ , P ¯S − E (S)¯ > δ 6 2 ,
δ
¤ £ ¡¯ ¯ ¢ 100σ2
c’est-à-dire, pour tout δ ∈ 0 ; +∞ , P ¯S − 200¯ > δ 6 ,
δ2
¡¯ ¯ ¢
On cherche σ pour que P ¯S − 200¯ > 1 6 0,1.
On prend δ = 1 donc l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev devient :
¡¯ ¯ ¢ 100σ2 ¡¯ ¯ ¢
P ¯S − 200¯ > 1 6 2
, c’est-à-dire P ¯S − 200¯ > 1 6 100σ2
1
p
Il suffit que 100σ 6 0,1 donc que σ2 6 10−3 , et donc que σ 6 10−3 .
2

La valeur
p maximale de σ qui permet d’assurer la condition requise est
σ= 10−3 ≈ 0,031 6.

Métropole Antilles-Guyane 9 5 septembre 2024


A. P. M. E. P.
; Baccalauréat Métropole Antilles-Guyane <
12 septembre 2024 – Jour 2
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

Exercice 1 5 points

On considère le cube ABCDEFGH représenté ci-dessous.


Les points I et J sont les milieux respectifs des segments [AB] et [CG].
Le point N est le milieu du segment [IJ].
L’objectif de cet exercice est de calculer le³volume du tétraèdre HFIJ.
−−→ −−→ −→´
On se place dans le repère orthonormé A ; AB , AD , AE .

H b
G

E b

F b
J

N b

D C

A I B
1. a. Donner les coordonnées des points I et J.
En déduire les coordonnées de N.

− −−→
b. Justifier que les vecteurs IJ et NF ont pour coordonnées respectives :

0,5 0,25
   

→   −−→ 
I J 1 et NF −0,5
0,5 0,75


→ −−→
c. Démontrer que les vecteurs I J et NF sont orthogonaux.
p
14
On admet que NF = .
4 p
21
d. En déduire que l’aire du triangle FIJ est égale à .
8
4
 

− 
2. On considère le vecteur u −1 .
−2


a. Démontrer que le vecteur u est normal au plan (FIJ).
b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (FIJ) est : 4x − y − 2z − 2 = 0.
c. On note d la droite orthogonale au plan (FIJ) passant par le point H. Déterminer
une représentation paramétrique de la droite d .
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

p
5 21
d. Montrer que la distance du point H au plan (FIJ) est égale à .
21
e. On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par la formule
1
V = × B × h où B est l’aire d’une base et h la longueur de la hauteur relative à
3
cette base.
Calculer le volume du tétraèdre HFIJ. On donnera la réponse sous la forme
d’une fraction irréductible.

Exercice 2 5 points

La partie C est indépendante des parties A et B.


Un robot est positionné sur un axe horizontal et se déplace plusieurs fois d’un mètre sur cet
axe, aléatoirement vers la droite ou vers la gauche.
1
Lors du premier déplacement, la probabilité que le robot se déplace à droite est égale à .
3
S’il se déplace à droite, la probabilité que le robot se déplace de nouveau à droite lors du
3
déplacement suivant est égale à .
4
S’il se déplace à gauche, la probabilité que le robot se déplace de nouveau à gauche lors du
1
déplacement suivant est égale à .
2
Pour tout entier naturel n > 1, on note :
• D n l’évènement : « le robot se déplace à droite lors du n-ième déplacement » ;
• D n l’évènement contraire de D n ;
• p n la probabilité de l’évènement D n .
1
On a donc p 1 = .
3
Partie A : étude du cas particulier où n = 2
Dans cette partie, le robot réalise deux déplacements successifs.

1. Reproduire et compléter l’arbre pondéré suivant :

... D2

... D1
... D2

... D2
...
D1
... D2

2. Déterminer la probabilité que le robot se déplace deux fois à droite.


7
3. Montrer que p 2 = .
12
4. Le robot s’est déplacé à gauche lors du deuxième déplacement. Quelle est la proba-
bilité qu’il se soit déplacé à droite lors du premier déplacement ?

Partie B : étude de la suite (p n ).


On souhaite estimer le déplacement du robot au bout d’un nombre important d’étapes.

Métropole Antilles-Guyane 2 12 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

1. Démontrer que pour tout entier naturel n > 1, on a :

1 1
p n+1 = p n + .
4 2
On pourra s’aider d’un arbre.
2. a. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n > 1, on a :

2
p n 6 p n+1 < .
3

b. La suite (p n ) est-elle convergente ? Justifier.


2
3. On considère la suite (u n ) définie pour tout entier naturel n > 1, par u n = p n − .
3
a. Montrer que la suite (u n ) est géométrique et préciser son premier terme et sa
raison.
b. Déterminer la limite de la suite (p n ) et interpréter le résultat dans le contexte de
l’exercice.

Partie C
Dans cette partie, on considère un autre robot qui réalise dix déplacements d’un mètre
indépendants les uns des autres, chaque déplacement vers la droite ayant une probabilité
3
fixe égale à .
4
Quelle est la probabilité qu’il revienne à son point de départ au bout des dix déplacements ?
On arrondira le résultat à 10−3 près.

Exercice 3 5 points

Partie A
On considère la fonction f définie sur R par :

6
f (x) =
1 + 5 e −x
On a représenté sur le schéma ci-dessous la courbe représentative C f de la fonction f .

Cf

A b

O 1

Métropole Antilles-Guyane 3 12 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

1. Montrer que le point A de coordonnées (ln 5 ; 3) appartient à la courbe C f .


2. Montrer que la droite d’équation y = 6 est une asymptote à la courbe C f .
3. a. On admet que f est dérivable sur R et on note f ′ sa fonction dérivée. Montrer
que pour tout réel x, on a :

30 e −x
f ′ (x) = .
(1 + 5 e −x )2
b. En déduire le tableau de variations complet de f sur R.
4. On admet que :
• f est deux fois dérivable sur R, on note f ′′ sa dérivée seconde ;
• pour tout réel x,
30 e −x (5 e −x − 1)
f ′′ (x) = .
(1 + 5 e −x )3
a. Étudier la convexité de f sur R. On montrera en particulier que la courbe C f
admet un point d’inflexion.
5
b. Justifier que pour tout réel x appartenant à ] − ∞ ; ln 5], on a : f (x) > x + 1.
6
5. On considère une fonction F k définie sur R par F k (x) = k ln( e x + 5), où k est une
constante réelle.
a. Déterminer la valeur du réel k de sorte que F k soit une primitive de f sur R.
b. En déduire que l’aire, en unité d’aire, du domaine délimité par la courbe C f ,
l’axe des
µ ¶ abscisses, l’axe des ordonnées et la droite d’équation x = ln 5 est égale
5
à 6 ln .
3
Partie B
L’objectif de cette partie est d’étudier l’équation différentielle suivante :

1
(E )y ′ = y − y 2.
6
On rappelle qu’une solution de l’équation (E ) est une fonction u définie et dérivable sur R
telle que pour tout x réel, on a :

1
u ′ (x) = u(x) − [u(x)]2 .
6

1. Montrer que la fonction f définie dans la partie A est une solution de l’équation dif-
férentielle (E ).
1
2. Résoudre l’équation différentielle y ′ = −y + .
6
3. On désigne par g une fonction dérivable sur R qui ne s’annule pas.
1
On note h la fonction définie sur R par h(x) = .
g (x)
On admet que h est dérivable sur R, On note g ′ et h ′ les fonctions dérivées de g et h.
1
a. Montrer que si h est solution de l’équation différentielle y ′ = −y + , alors g est
6
1
solution de l’équation différentielle y ′ = y − y 2 .
6
b. Pour tout réel positif m, on considère les fonctions g m définies sur R par :

6
g m (x) = .
1 + 6m e −x
Montrer que pour tout réel positif m, la fonction g m est solution de l’équation
1
différentielle (E ) : y ′ = y − y 2 .
6

Métropole Antilles-Guyane 4 12 septembre 2024


Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.

Exercice 4 5 points

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse
doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
Les cinq questions de cet exercice sont indépendantes

1. On considère le script écrit en langage Python ci-dessous.

def seuil(S) :
n=0
u=7
while u < S :
n=n+1
u=1.05*u+3
return(n)

Affirmation 1 : l’instruction seuil(100) renvoie la valeur 18.


2. Soit (S n ) la suite définie pour tout entier naturel n par

1 1 1
Sn = 1 + + 2 +... + n .
5 5 5

5
Affirmation 2 : la suite (S n ) converge vers .
4
3. Affirmation 3 : dans une classe composée de 30 élèves, on peut former 870 binômes
de délégués différents.
4. On considère la fonction f définie sur [1 ; +∞[ par f (x) = x(ln x)2 .
Affirmation 4 : l’équation f (x) = 1 admet une solution unique dans l’intervalle [1 ; +∞[.
5. Affirmation 5 :
Z1
e −2
x e −x dx = .
0 e

Métropole Antilles-Guyane 5 12 septembre 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Amérique du Sud 21 novembre 2024 <
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ Jour 1

Exercice 1 5 points
PARTIE A
1 1
On considère l’équation différentielle (E ) :y ′ + y = 20 e − 4 x ,
4
d’inconnue y, fonction définie et dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[.

1
1. Soit g la fonction définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ par g (x) = ax e − 4 x .
1
La fonction linéaire u définie par u(x) = − x est dérivable sur R et sur cet intervalle
4
′ 1
u (x) = − .
4
La fonction composée g (u(x)) = ax e u(x) est elle aussi µ ¶dérivable sur R³ et sur cet inter-
1
x 1 1
x 1
x ax ´
valle, g ′ (u) = a e u(x) + axu ′ × e u(x) = a e − 4 + ax × − e − 4 = e 4 a −

.
4 4
1 1
³ ax ´ 1 1 1
³ ax ax ´ 1
Or g ′ (x) + g (x) = e − 4 x a − + × ax e − 4 x = e − 4 x a − + = a e−4x.
4 4 4 4 4
Donc g est solution de l’équation différentielle sur [0 ; +∞[, si sur cet intervalle :
1 1 1
a e − 4 x = 20 e − 4 x ⇐⇒ a = 20, car quel que soit x réel, e − 4 x 6= 0.
1
La fonction g : x 7−→ 20x e − 4 x définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ est une solution particu-
lière de l’équation (E ).
1
2. On considère l’équation différentielle (E ′ ) : y ′ + y = 0,
4
d’inconnue y, fonction définie et dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[.
1
L’équation (E ′ ) peut s’écrire y ′ = − y et on sait que les solutions de cette équation (E ′ )
4
sont les fonctions f définies par :
1
f (x) = K e − 4 x , avec K ∈ R.
3. Les solutions f de l’équation (E ) sont telles que pour x ∈ [0 ; +∞[,
1 1
f ′ (x) + f (x) = 20 e − 4 x ou d’après la question 1. :
4
1 1 1
f ′ (x) + f (x) = g ′ (x) + g (x) ⇐⇒ f ′ (x) − g ′ (x) = [ f (x) − g (x)] soit par linéarité de la
4 4 4
dérivation :
1
( f − g )′ (x) + [( f − g ](x) = 0 : ceci signifie que la fonction f − g est solution de (E ′ )
4
c’est-à)dire que
1 1 1 1
f (x) − g (x) = K e − 4 x ⇐⇒ f (x) = K e − 4 x + g (x) ou enfin f (x) = K e − 4 x + 20x e − 4 x ⇐⇒
1
f (x) = (20x + K ) e − 4 x , avec K ∈ R.
Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

Les solutions de (E ) sur l’intervalle [0 ; +∞[ sont donc les fonctions f définies par :
1
f (x) = e − 4 x (20x + K ), avec K ∈ R.
4. On a f (0) = 8 ⇐⇒ (20 × 0 + K ) e 0 = 8 ⇐⇒ K = 8, donc :
1 1
f (x) = (20x + 8) e − 4 x = 4 (5x + 2) e − 4 x .

PARTIE B
1
On considère la fonction f définie sur [0 ; +∞[ par f (x) = (20x + 8) e − 4 x .

1. a. La fonction f est la fonction trouvée à la fin de la partie A : elle est donc dérivable
et vérifie l’équation (E ), soit
1 1
f ′ (x) + f (x) = 20 e − 4 x donc
4
1 1 1 1 1
f (x) = 20 e − 4 x − × 4(5x + 2) e − 4 x = e − 4 x (20 − 5x − 2) = (18 − 5x) e − 4 x .

4
1
b. Comme quel que soit x, e − 4 x > 0, le signe de f ′ (x) est celui de 18 − 5x :
· ¸
18 18
• 18 − 5x > 0 ⇐⇒ > x : sur l’intervalle 0 ; , f ′ (x) > 0 : la fonction f est
5 5
croissante ;
· ¸
18 18
• 18 − 5x < 0 ⇐⇒ < x : sur l’intervalle ; +∞ , f ′ (x) < 0 : la fonction f est
5 5
décroissante ;
µ ¶ µ ¶
′ 18 18
f = 0, donc f est le maximum de la fonction f sur l’intervalle [0 ; +∞[.
5 5
µ ¶
18 1 18 9
On a f = (72 + 8) e − 4 × 5 = 80 e − 10 ≈ 32,53.
5
On a vu à la partie A que f (0) = 8, et on admet que lim f (x) = 0.
x→+∞
D’où le tableau de variations :

18
x 0 5
+∞

f (x) + 0 −
9
− 10
80 e

8 0

2. Dans cette question on s’intéresse à l’équation f (x) = 8.


a. On a f (14) = 288 e −3,5 ≈ 8,7 et f (15) = 300 e −3.75 ≈ 7,2.
Sur l’intervalle [14 ; 15], la fonction f est continue car dérivable sur [0 ; +∞[,
donc sur [14 ; 15] et elle est strictement décroissante ; comme 8 ∈ [ f (15) ; f (14)], il
existe d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires un réel unique
α telle que f (α) = 8.
b. On complète le tableau ci-dessous en faisant tourner étape par étape la fonction
solution_equation écrite en langage Python

Amérique du Sud 2 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

a 14 14 14,25 14,375 14,4375


b 15 14,5 14,5 14,5 14,5
b−a 1 0,5 0,25 0,125 0,0625
m 14,5 14,25 14,375 14,4375
Condition
FAUX VRAI VRAI VRAI
f (m) > 8

c. L’objectif de la fonction solution_equation est de déterminer, par dichotomie,


un encadrement d’amplitude 0,1 de la solution de l’équation f (x) = 8 dans l’in-
tervalle [14 ; 15].

Exercice 2 6 points
On dispose de deux urnes opaques U1 et U2 . L’urne U1 contient 4 boules noires et 6 boules
blanches. L’urne U2 contient 1 boule noire et 3 boules blanches.
On considère l’expérience aléatoire suivante : on pioche au hasard une boule dans U1 que
l’on place dans U2 , puis on pioche au hasard une boule dans U2 .
On note :
• N1 l’évènement « Piocher une boule noire dans l’urne U1 ».
• N2 l’évènement « Piocher une boule noire dans l’urne U2 ».
Pour tout évènement A, on note A son évènement contraire.

PARTIE A

1. a. Si on a pioché une boule blanche dans U1 et qu’on l’a mise dans U2 , il y a dans
l’urne U2 1 boule noire et 4 boules blanches. La probabilité de piocher alors une
1
boule noire dans l’urne U2 est P N1 (N2 ) = = 0,2.
5
b. Dans U1 il y a 4 boules noires et 6 boules blanches donc la probabilité de piocher
4
une boule noire est P (N1 ) = = 0,4.
10
Si on a pioché une boule noire dans U1 et qu’on l’a mise dans U2 , il y a dans l’urne
U2 2 boules noires et 3 boules blanches. La probabilité de piocher alors une boule
2
noire dans l’urne U2 est P N1 (N2 ) = = 0,4.
5

N2
0,4
N1
0,6
0,4 N2

0,6 N2
0,2
N1
0,8
N2

Amérique du Sud 3 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

2. La probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U1 et une boule noire dans l’urne
U2 est : P (N1 ∩ N2 ) = P (N1 ) × P N1 (N2 ) = 0,4 × 0,4 = 0,16.
3. On cherche la probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U2 .
D’après la formule des probabilités totales :
³ ´
P (N2 ) = P (N1 ∩ N2 ) + P N1 ∩ N2 = 0,16 + 0,6 × 0,2 = 0,28.
4. On a pioché une boule noire dans l’urne U2 .
La probabilité d’avoir pioché une boule blanche dans l’urne U1 est :
³ ´
³ ´ P N2 ∩ N1 0,12 3
P N2 N 1 = = = ≈ 0,43.
P (N2 ) 0,28 7

PARTIE B

n désigne un entier naturel non nul.


L’expérience aléatoire précédente est répétée n fois de façon identique et indépendante,
c’est-à-dire que les urnes U1 et U2 sont remises dans leur configuration initiale, avec res-
pectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l’urne U1 et 1 boule noire et 3 boules
blanches dans l’urne U2 , entre chaque expérience.
On note X la variable aléatoire qui compte le nombre de fois où on pioche une boule noire
dans l’urne U2 .
On rappelle que la probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U2 est égale à 0,28 et
celle de piocher une boule blanche dans l’urne U2 est égale à 0,72.

1. D’après le texte, on est dans le cas de n répétitions, de façon identique et indépen-


dante, d’une expérience qui n’a que deux issues.
Donc la variable X qui donne le nombre de succès, c’est-à-dire le nombre de fois où
on pioche une boule noire dans l’urne U2 , suit la loi binomiale de paramètres n et
p = 0,28.
2. On résout l’inéquation 1 − 0,72n > 0,9.
1 − 0,72n > 0,9 ⇐⇒ 1 − 0,9 > 0,72n ⇐⇒ 0,1 > 0,7n
⇐⇒ ln (0,1) > ln 0,72n
¡ ¢ ¡ ¢
fonction ln croissante sur [0 ; +∞[
⇐⇒ ln (0,1) > n ln (0,72)
ln (0,1) ¡ ¢
⇐⇒ 6 n ln (0,72) < 0
ln (0,72)
ln (0,1)
≈ 7,01 donc le plus petit entier naturel n tel que : 1 − 0,72n > 0,9 est 8.
ln (0,72)
3. 0,72 est la probabilité de piocher une boule blanche dans l’urne U2 .
0,72n est la probabilité de piocher n boules blanches dans l’urne U2 lors des n tirages.
1 − 0,72n est la probabilité de l’événement contraire, c’est-à-dire la probabilité de pio-
cher au moins une boule noire lors des n tirages.
Il faut donc au moins 8 tirages pour que la probabilité de piocher au moins une boule
noire soit supérieure à 0,9.

Amérique du Sud 4 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

PARTIE C

Dans cette partie les urnes U1 et U2 sont remises dans leur configuration initiale, avec res-
pectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l’urne U1 et 1 boule noire et 3 boules
blanches dans l’urne U2 .

On considère la nouvelle expérience aléatoire suivante : on pioche simultanément deux


boules dans l’urne U1 que l’on place dans l’urne U2 , puis on pioche au hasard une boule
dans l’urne U2 .
à !
10
1. Dans l’urne U1 il y a 10 boules et on en prend 2 simultanément ; il y a donc = 45
2
tirages possibles.
2. Il y a 4 boules noires et 6 boules blanches dans l’urne U1 ; le nombre de tirages pos-
sibles de deux boules simultanémentà dans! Ãl’urne
! U1 contenant exactement une boule
4 6
blanche et une boule noire est donc × = 4 × 6 = 24.
1 1
3. On examine les différents cas.
• On a pioché 2 boules noires dans U1 (événement noté N N ).
¡ 4¢
2 6 2
⊲ P (N N ) = ==
45 45 15
⊲ On a mis les 2 boules noires piochées dans U1 dans l’urne U2 ; l’urne U2
contient alors 3 boules noires et 3 boules blanches.
3 1
La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est alors = .
6 2
• On a pioché 1 boule noire et 1 boule blanche dans U1 (événement noté N B ).

24 8
⊲ P (N B ) = =
45 15
⊲ On a mis les 2 boules, une noire une blanche, piochées dans U1 dans l’urne
U2 ; l’urne U2 contient alors 2 boules noires et 4 boules blanches.
2 1
La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est alors = .
6 3
• On a pioché 2 boules blanches dans U1 (événement noté B B ).
¡6¢
2 15 1
⊲ P (B B ) = ==
45 45 3
⊲ On a mis les 2 boules blanches piochées dans U1 dans l’urne U2 ; l’urne U2
contient alors 1 boule noire et 5 boules blanches.
1
La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est alors .
6
On résume la situation dans un arbre pondéré.

Amérique du Sud 5 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

2
N2 ◮ 15
× 21 = 15
1
= 6
90
1
2
NN
1
2
N2
2
15
8
N2 ◮ 15
× 31 = 45
8
= 16
90
1
8 3
15 NB
2
3
N2
1
3

N2 ◮ 31 × 16 = 1
18
5
= 90
1
6
BB
5
6
N2

La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est, d’après la formule des proba-
bilités totales :
6 16 5 27 3
P (N2 ) = P (N N ∩ N2 ) + P (N B ∩ N2 ) + P (B B ∩ N2 ) = + + = = = 0,3
90 90 90 90 10
La probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U2 avec cette nouvelle expé-
rience est égale à 0,3 ; elle est donc supérieure à la probabilité de tirer une boule noire
dans l’urne U2 avec l’expérience de la partie A qui était de 0,28.

Exercice 3 4 points
25 + (−1)n
1. On considère la suite (u n ) définie pour tout n non nul par u n = .
n
Affirmation 1 : La suite (u n ) est divergente.

Pour tout n non nul, on a : −1 6 (−1)n 6 +1 donc 25 − 1 6 25 + (−1)n 6 25 + 1 donc


24 25 + (−1)n 26 24 26
24 6 25 + (−1)n 6 26 donc 6 6 donc 6 un 6
n n n n n
24 26
Or lim = lim = 0 donc, d’après le théorème des gendarmes, on peut déduire
n→+∞ n n→+∞ n
que la suite (u n ) est convergente et que lim u n = 0.
n→+∞
Affirmation 1 fausse
w0 = 1
(
2. On considère la suite (w n ) définie pour tout entier naturel n par wn
w n+1 =
1 + wn
On admet que pour tout entier naturel n, w n > 0n et on considère la suite (t n ) définie
k
pour tout entier naturel n par t n = où k est un nombre réel strictement positif.
wn
Affirmation 2 : La suite (t n ) est une suite arithmétique strictement croissante.
k k k (1 + w n ) k + k w n k
Pour tout n, on a : t n+1 = = wn = = = + k = tn + k
w n+1 1+w n
wn wn wn

Amérique du Sud 6 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

Donc la suite (t n ) est arithmétique de raison k.


De plus, k > 0 donc la suite (t n ) est strictement croissante.
Affirmation 2 vraie
½
v0 = 1
3. On considère la suite (v n ) définie pour tout entier naturel n par
v n+1 = ln (1 + v n )
On admet que pour tout entier naturel n, v n > 0,
Affirmation 3 : La suite (v n ) est décroissante.

Soit P n la propriété : v n > v n+1 .


On va démontrer par récurrence que cette propriété est vraie pour tout n.

• Initialisation
v 0 = 1 et v 1 = ln (1 + v 0 ) = ln (2) ≈ 0,69 ; donc v 0 > v 1 .
La propriété est vraie pour n = 0.
• Hérédité
On suppose que v n > v n+1 ; c’est l’hypothèse de récurrence.
v n > v n+1 donc 1 + v n > 1 + v n+1
Or la fonction ln est croissante sur ]0 ; +∞[ donc ln (1 + v n ) > ln (1 + v n+1 ), ce qui
veut dire que v n+1 > v n+2 . La propriété est donc héréditaire.
• Conclusion
La propriété est vraie au rang 0. Elle est héréditaire pour tout n > 0. Donc, d’après
le principe de récurrence, elle est vraie pour tout n > 0.

On a démontré que, pour tout n > 0, on avait : v n > v n+1 ; donc la suite (v n ) est dé-
croissante.
Affirmation 3 vraie
Ze
¤n
4. On considère la suite (I n ) définie pour tout entier naturel n par I n =
£
ln(x) dx.
1
Affirmation 4 : Pour tout entier naturel n, I n+1 = e − (n + 1)I n .
Ze Ze
£ ¤n+1 £ ¤n+1
I n+1 = ln(x) dx = 1 × ln(x) dx
1 1
On va calculer I n+1 au moyen d’une intégration par parties :
Zb Zb
¤b
u ′ (x)v(x) dx = u(x)v(x) a − u(x)v ′(x) dx
£
a a
¤n+1 1 £ ¤n
On pose u ′ (x) = 1 donc u(x) = x, et v(x) = ln (x) donc v ′ (x) = (n + 1)× × ln (x) .
£
x
Ze
h £ ¤n+1 i e 1 £ ¤ n
I n+1 = x × ln (x) − x × (n + 1) × × ln (x) dx
1 1 x
³ £ Ze
¤n+1 £ ¤n+1 ´ £ ¤n
= e ln ( e) − 1 ln (1) − (n + 1) ln (x) dx
1
= e − (n + 1) I n
Affirmation 4 vraie

Amérique du Sud 7 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.

Exercice 4 5 points
L’objectif de cet exercice est de déterminer la distance entre deux droites non coplanaires.
1
 
−→  
Soit (d 1 ) la droite passant par A(1 ; 2 ; −1) de vecteur directeur u 1 2 et (d 2 ) la droite dont
0

 x = 0
une représentation paramétrique est : y = 1 + t , t ∈ R.

z = 2+t

−−→ −→
1. On a M (x ; y ; z) ∈ (d 1 ) ⇐⇒ il existe t ′ ∈ R, tel que AM = t ′ u 1 ⇐⇒
= 1t ′ ′
 
 x −1  x = 1+t

y −2 = 2t t ∈ R ⇐⇒ y = 2 + 2t ′ t ∈ R.
 ′ 
z − (−1) = 0t z = −1
2. On démontre que les droites (d 1 ) et (d 2 ) sont non coplanaires.
0
 
−→  
• (d 2 ) a pour vecteur directeur le vecteur u 2 1 et ce vecteur n’est pas colinéaire à
1
−→
u 1 : les droites (d 1 ) et (d 2 ) ne sont pas parallèles.
• (d 1 ) et (d 2 ) sont sécantes s’il existe t et t ′ deux réels tels que :
= 1+ t′ ′
 
 0  −1 = t
1 + t = 1 + t ′ ⇐⇒ t = t ′ : ce système n’a pas de solution.
 
2 + t = −1 t = −3
Conclusion : les deux droites ne sont ni parallèles ni sécantes, elles sont donc non
coplanaires.
2
 
−→ − → 
3. Soit P le plan passant par A et dirigé par les vecteurs non colinéaires u 1 et w −1 .
1
On va justifier qu’une équation cartésienne du plan P est : −2x + y + 5z + 5 = 0.
−→
Si un point M (x ; y ; z) appartient au plan défini par le point A et les deux vecteurs u 1

→ −−→ −→ −→
et w , on sait que il existe α et β tels que : AM = α u 1 + β w ,
 
 x − 1 = 1α + 2β  x = α + 2β + 1
soit avec les coordonnées : y − 2 = 2α − 1β ⇐⇒ y = 2α − β + 2
 
z + 1 = 0α + 1β z = β−1
Or quels que soient α et β :
−2(α + 2β + 1) + 1(2α − β + 2) + 5(β − 1) + 5 = −2α − 4β − 2 + 2α − β + 2 + 5β − 5 + 5 = 0.
Donc une équation cartésienne du plan est −2x + 1y + 5z + 5 = 0.
4. a. On a vu que (d 1 ) et (d 2 ) ne sont pas coplanaires donc (d 1 ) ne peut appartenir au
plan précédent et (d 1 ) et (d 2 ) ne sont pas parallèles donc la droite (d 2 ) est sécante
au plan P .
b. On note F le point d’intersection de la droite (d 2 ) et du plan P .
Si F est commun à (d 2 ) et au plan P ses coordonnées vérifient le système :

Amérique du Sud 8 21 novembre 2024


Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.



 x = 0

 y = 1+t
, d’où en remplaçant dans la dernière équation :

 z = 2+t

 −2x + y + 5z + 5 = 0
8
−2×0+1+t +5(2+t )+5 = 0 ⇐⇒ 1+t +10+5t +5 = 0 ⇐⇒ 6t +16 = 0 ⇐⇒ t = − ,
µ ¶ 3
5 2
d’où en remplaçant dans x, y, et z, on obtient F 0 ; − ; − .
3 3


Soit (δ) la droite passant par F et de vecteur directeur w .µOn admet que¶ les droites
2 4
(δ) et (d 1 ) sont sécantes en un point E de coordonnées − ; − ; −1 .
3 3
 2 
 3 
−→  1
5. a. Des coordonnées du vecteur EF  − 3  on déduit que :

1
 
3
−→ −→ 2 2 −→ −→ 2 2
EF · u 1 = − + 0 = 0 et EF · u 2 = 0 − + = 0.
3 3 3 3
−→
Conclusion : EF est orthogonal aux vecteurs directeurs des deux droites (d 1 ) et
(d 2 ), E ∈ (d 1 ) et F ∈ (d 2 ) donc EF est bien la distance entre les droites (d 1 ) et (d 2 ).
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
2 2 1 1 4 1 1 6
b. On a EF = + − + = + + = .
3 3 3 9 9 9 9
r p
6 6
Conclusion : EF = = .
9 3

Amérique du Sud 9 21 novembre 2024


A. P. M. E. P.
; Corrigé du Baccalauréat Amérique du Sud 22 novembre 2024 <
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ Jour 2

Exercice 1 5 points
Voici la répartition des principaux groupes sanguins des habitants de France :

40 % 38,2 %
36,5 %

35 %

30 %
Partie des Français

25 %

20 %

15 %

10 %
7,7 %
6,8 % 6,5 %

5%
2,5 %
1,4 %
0,4 %
0%
A+ O+ B+ A− O− AB+ B− AB−

Une expérience aléatoire consiste à choisir une personne au hasard dans la population fran-
çaise et à déterminer son groupe sanguin et son rhésus.
Partie 1

1. Le pourcentage de personne ayant un rhésus positif est : 38,2 + 36,5 + 7,7 + 2,5 soit
84,9 %. Donc la probabilité P (Rh+) que la personne choisie soit de rhésus positif est
égale à 0,849.
P (Rh + ∩A) P (A+)
2. On cherche P Rh+ (A) = =
P (Rh+) P (Rh+)
Il y a 38,2 % de personnes A+ dans la population donc P (A+) = 0,382.
0,382
Donc P Rh+ (A) == ≈ 0,450.
0,849
3. Une personne se souvient que son groupe sanguin est AB mais a oublié son rhésus.
P (Rh − ∩AB ) P (AB −)
La probabilité que son rhésus soit négatif est : P AB (Rh−) = = .
P (AB ) P (AB )
Il y a 0,4 % de personnes AB– dans la population donc P (AB −) = 0,004.
2,5+0,4 = 2,9 donc il y a 2,9 % de personnes AB dans la population donc P ( AB ) = 0,029.
0,004
≈ 0,138 donc la probabilité que son rhésus soit négatif est 0,138 à 0,001 près.
0,029
Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.

Partie 2

Un donneur universel de sang est une personne de groupe sanguin O et de rhésus négatif.
On rappelle que 6,5 % de la population française est de groupe O− donc P (O−) = 0,065.

1. On considère 50 personnes choisies au hasard dans la population française et on note


X la variable aléatoire qui compte le nombre de donneurs universels.
a. Le choix au hasard de 50 personnes peut être assimilé à un tirage avec remise
donc la variable aléatoire X qui compte le nombre de donneurs universels suit la
loi binomiale de paramètres n = 50 et p = 0,065.
La probabilité que 8 personnes soient des donneurs universels est donc :
à !
50
P (X = 8) = × 0,0658 × (1 − 0,065) 50−8 ≈ 0,010.
8
b. On considère la fonction ci-dessous nommée proba d’argument k écrite en lan-
gage Python.

def proba(k):
p = 0
for i in range(k+1):
p = p + binomiale(i , 50 , 0.065)
return p

Cette fonction utilise la fonction binomiale d’argument i ,n et p, créée pour l’oc-


casion, qui renvoie la valeur de la probabilité P (X = i ) dans le cas où X suit une
loi binomiale de paramètres n et p.
La valeur numérique renvoyée par la fonction proba lorsqu’on saisit proba(8)
dans la console Python correspond à P (X 6 8) et vaut environ 0,995 ; cela veut
dire qu’il y a une probabilité de 0,995 que sur les 50 personnes, il y en ait au plus
8 de groupe O–..
2. On veut déterminer le nombre minimal de personnes à choisir au hasard dans la po-
pulation française pour que la probabilité qu’au moins une des personnes choisies soit
donneur universel, soit supérieure à 0,999.
Autrement dit on cherche n pour que P (X > 1) > 0,999, donc en passant par l’événe-
ment contraire : 1 − P (X = 0) > 0,999.
Pour une variable
à !aléatoire X qui suit la loi binomiale de paramètres n et p = 0,065, on
50
a : P (X = 0) = × 0,0650 × (1 − 0,06()n = 0,935n .
0
On résout l’inéquation : 1 − 0,935n > 0,999.
1 − 0,935n > 0,999 ⇐⇒ 1 − 0,999 > 0,935n ⇐⇒ 0,001 > 0,935n
⇐⇒ ln (0,001) > ln 0,935n
¡ ¢
(croissance de la fonction ln)
⇐⇒ ln (0,001) > n × ln(0,935)
ln (0,001)
⇐⇒ <n (car ln (0,935) < 0)
ln (0,935)

Amérique du Sud 2 22 novembre 2024


Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.

ln (0,001)
Or ≈ 102,8 donc le nombre minimal de personnes à choisir au hasard dans la
ln (0,935)
population française pour que la probabilité qu’au moins une des personnes choisies
soit donneur universel, soit supérieure à 0,999 est n = 103.

Exercice 2 5 points
Partie 1

1
u 0 = 10 et pour tout entier naturel n, u n+1 = u n + 2.
3

1. Affirmation 1 : Vraie Démonstration par récurrence :


soit P n la proposition : « 0 6 u n+1 6 u n ».
1 10 6 16 30
Initialisation : I 0 = 10 et I 1 = × 10 + 2 = + = < , soit 0 6 I 1 6 I 0 : la propo-
3 3 3 3 3
sition est vraie au rang 0 ;
Hérédité : supposons que pour n ∈ N, 0 6 u n+1 6 u n ; il en résulte par produit par le
1 1 1
réel positif que 0 6 u n+1 6 u n puis par somme avec 2 :
3 3 3
1 1
2 6 u n+1 + 2 6 u n + 2, soit finalement :
3 3
2 6 u n+2 6 u n+1 : la proposition est vraie au rang n + 1.
Conclusion : la proposition est vraie au rang 0 et si elle est vraie au rang n ∈ N elle l’est
aussi au rang n + 1. D’après le principe de récurrence quel que soit n ∈ N,
0 < 2 6 u n+1 6 u n , autrement dit la suite est décroissante et minorée par 0.
2. Affirmation 2 : Fausse
En effet dans la question précédente on a montré au moment de l’hérédité que pour
n ∈ N, u n+1 > 2, donc pour n ∈ N, u n > 2 > 0 : la limite de la suite ne peut être nulle.
3. Affirmation 3 : Vraie .
1 1 1 1
v n+1 = u n+1 − 3 = u n + 2 − 3 = u n − 1 = (u n − 3) = v n .
3 3 3 3
1
L’égalité v n+1 = v n vraie pour tout naturel n montre que le suite (v n ) est une suite
3
1
géométrique de raison et de premier terme v 0 = u 0 − 3 = 10 − 3 = 7.
3
µ ¶n
n 1
On sait qu’alors pour n ∈ N, v n = v 0 × q (avec q raison de la suite), soit v n = 7 × .
3
1
Comme 0 < < 1, on sait que lim v n = 0 et il en résulte que lim u n = 3, ce qui
3 n→+∞ n→+∞
améliore le résultat de la question précédente.

Partie 2
3
On considère l’équation différentielle (E ) : y ′ = y + 2 d’inconnue y, fonction définie et dé-
2
rivable sur R

Amérique du Sud 3 22 novembre 2024


Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.

1. Affirmation 4 : Vraie. Il existe une fonction constante solution de l’équation différen-


tielle (E).
Soit g la fonction constante définie sur R par g (x) = K , avec K ∈ R ; alors g ′ (x) = 0.
g est donc solution de l’équation différentielle si
3 3 3 4
g ′ (x) = g (x) + 2 ⇐⇒ 0 = × K + 2 ⇐⇒ K = −2 ⇐⇒ K = − .
2 2³ 2 3

− → −´
2. Dans un repère orthonormé O ; ı ,  on note C f la courbe représentative de la fonc-
tion f solution de (E ) telle que f (0) = 0.
3. Affirmation 5 : Vraie La tangente au point d’abscisse 1 de C f a pour coefficient direc-
3
teur 2e 2 .
Soit f une solution sur R de l’équation (E ), alors :
3 3
f (x) + 2. Or on a vu que g ′ (x) = g (x) + 2, d’où par différence membre à
f ′ (x) =
2 2
membre de ces deux égalités :
3 3 3
f ′ (x) − g ′ (x) = f (x) − g (x) ⇐⇒ f ′ (x) − g ′ (x) = ( f (x) − g (x)) ⇐⇒
2 2 2
3
(( f − g )′ (x) = ( f (x) − g (x)) par linéarité de la dérivation : ceci signifie que la fonction
2
3 3
f −g est solution de l’équation y ′ = y dont les solutions sont les fonctions x 7−→ K e 2 x ,
2
avec K ∈ R.
µ ¶
4 3
On a donc f (x) − g (x) = f (x) − − = K e 2 x , avec K ∈ R.
3
3 4
Finalement les solutions de (E ) sont définies sur R par f (x) = K e 2 x − .
3
4 4
En particulier la fonction f 1 telle que f 1 (0) = 0 vérifie K e0 − ⇐⇒ K = , donc
3 3
4 3x 4
f 1 (x) = e 2 − .
3 3
· ¸
′ 3 3 4 3 ×1 4
Puisque f 1 est une solution de (E ), on a f 1 (1) = f (1) + 2 = e2 − +2 =
2 2 3 3
3 3
2e 2 − 2 + 2 = 2e 2 . Le nombre dérivé en 1 est égal à la pente de la tangente à la courbe
représentative de f 1 au point d’abscisse 1.

Exercice 3 5 points
Partie 1

On considère la fonction f définie sur l’ensemble des nombres réels R par :

f (x) = x 2 − 4 e−x .
¡ ¢

1. Limites :
• : en −∞ : de lim x 2 = +∞ d’où lim x 2 − 4 = +∞ et lim e−x = +∞ on en déduit
x→−∞ x→−∞ x→−∞
par produit de limites que lim f (x) = +∞ ;
x→−∞
2 −x
• : en +∞ f (x) = x e − 4e−x : on sait que

Amérique du Sud 4 22 novembre 2024


Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.

x2
lim 4e−x = 0 et que lim x 2 e−x = lim = 0 (puissances comparées), donc :
x→+∞ x→+∞ x→+∞ e x
lim f (x) = 0.
x→+∞
2. f est dérivable comme produit de deux fonctions dérivables sur R. Sur cet intervalle :
f ′ (x) = 2xe−x + x 2 − 4 × (−1)e−x = e−x (2x − x 2 + 4) = −x 2 + 2x + 4 e−x .
¡ ¢ ¡ ¢

3. On sait que quel que soit x ∈ R, e−x > 0, donc le signe de f ′ (x) est celui du trinôme
−x 2 + 2x + 4.
On a −x 2 + 2x + 4 = − x 2 − 2x − 4 = − (x − 1)2 − 1 − 4 = − (x − 1)2 − 5 =
¡ ¢ £ ¤ £ ¤
p ¢¡ p ¢ p p
−x 2 + 2x + 4 = − x − 1 + 5 x − 1 − 5 : ce trinôme a deux racines 1 − 5 et 1 + 5.
¡

On sait que le trinôme a le signe de a = −1, donc est négatif sauf sur l’intervalle
£ p p ¤
1 − 5 ; 1 + 5 où il est positif.
On a donc le tableau de variations :

p p
x −∞ 1− 5 0 1+ 5 +∞
f ′ (x) − + −
+∞ ≈ 0,25
f −4
≈ −8,5 0

p ¢ ¡ p ¢ p
On a f 1 − 5 = 2 − 2 5 e 5−1 ≈ −8,5 ;
¡

p ¢ ¡ p ¢ p
f 1 + 5 = 2 + 2 5 e 5−+1 ≈ 0,25 ;
¡

f (0) = −4

Partie 2
Z0
On considère la suite (I n ) définie pour tout entier naturel n par I n = x n e−x dx.
−2

Z0
¤0
1. I 0 = e−x dx = −e−x −2 = −e0 − e2 = e2 − 1.
£
−2
2. On calcule I n en faisant une intégration par partie : on a
 u(x) = e−x u ′ (x) = −e−x

x n+1 on a
 v ′ (x) = x n v(x) =
n +1
n+1 ¸0
(−2)n+1 e2 I n+1
· Z0
x
I n = e−x × − −e−x x n = 0 − + ⇐⇒
n + 1 −2 −2 n +1 n +1
(n + 1)I n = −(−2)n+1 e2 + I n+1 ⇐⇒ I n+1 = (−2)n+1 e2 + (n + 1)I n .
3. L’égalité précédente donne avec :
• n = 0 : I 1 = (−2)1 e2 + I 0 = −2e2 + e2 − 1 = −e2 − 1,
• n = 1 : I 2 = (−2)2 e2 + I 1 = 4e2 − 2e2 − 2 = 2e2 − 2.

Amérique du Sud 5 22 novembre 2024


Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.

Partie 3

1. f a le signe du trinôme x 2 − 4 car quel que soit x ∈ R, e−x > 0.


Comme x 2 − 4 = (x + 2)(x − 2) ce trinôme a le signe de a = 1 donc est positif, sauf sur
l’intervalle borné par les deux racines soit sur l’intervalle ] − 2 ; 2[ où f ′ x) < 0.
Donc sur l’intervalle ] − 2 ; 2[, f (x) < 0 et sur ] − ∞ ; −2[∪]2 ; +∞[, f (x) > 0.
2. C f coupe l’axe des abscisses au point d’abscisse −2 t on vient de voir que sur l’inter-
valle ]−2 , 0[, f (x) < 0, donc l’aire S du domaine D est égale à l’opposé de l’intégrale de
la fonction d de x = −2 à x = 0.
Z0 Z0 Z0 Z0
¡ 2 ¢ −x 2 −x
aire(D) = − f (x) dx = − x − 4 e dx = − x e +4 e−x = −I 2 + 4I 0 =
¢ ¡−2 2 −2 −2 −2
4 −e − 1 − 2e − 2 = 2e2 − 2 ≈ 12,78 (ce que l’on peut conforter avec la figure).
¡ 2 ¢

Cf



O →

ı

Exercice 4 5 points
→− →− →³ −´
L’espace est muni d’un repère orthonormé O ; ı ,  , k .
On considère les trois points A(3 ; 0 ; 0), B(0 ; 2 ; 0) et C(0 ; 0 ; 2).

Partie 1 : Distance du point O au plan (ABC)

Amérique du Sud 6 22 novembre 2024


Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.



1. Soit le vecteur n (2 ; 3 ; 3).
−−→
• Le vecteur AB a pour coordonnées (−3 ; 2 ; 0).
−−→ →
− −−→ →−
AB · n = −3 × 2 + 2 × 3 + 0 × 3 = 0 donc AB ⊥ n
−−→
• Le vecteur AC a pour coordonnées (−3 ; 0 ; 2).
−−→ →
− −−→ →−
AC · n = −3 × 2 + 0 × 3 + 2 × 3 = 0 donc AC ⊥ n

− −−→ −−→
Le vecteur n est donc orthogonal aux deux vecteurs AB et AC non colinéaires, donc il
est normal au plan (ABC).
−−→ →−
2. Le plan (ABC) est l’ensemble des points M de coordonnées x ; y ; z tels que AM ⊥ n .
¡ ¢

−−→ ¡ ¢
Le vecteur AM a pour coordonnées x − 3 ; y ; z .
−−→ → − −−→ → −
AM ⊥ n ⇐⇒ AM · n = 0 ⇐⇒ 2 (x − 3) + 3y + 3z = 0 ⇐⇒ 2x + 3y + 3z − 6 = 0
Le plan (ABC) a donc pour équation cartésienne :

M (x ; y ; z) ∈ ABC ⇐⇒ 2x + 3y + 3z − 6 = 0.


3. La droite d passant par O et de vecteur directeur n est l’ensemble des points M de
¡ ¢ −−→ → −
coordonnées x ; y ; z tels que OM et n soient colinéaires, c’est-à-dire tels que
−−→ →

OM = t . n où t ∈ R.

−−→ ¡ ¢ −−→ →
−  x = 2t
Le vecteur OM a pour coordonnées x ; y ; z . Or OM = t . n ⇐⇒ y = 3t

z = 3t


La droite d passant par O et de vecteur directeur n a donc pour représentation para-

 x = 2t
métrique : y = 3t t ∈R

z = 3t
4. On note H le point d’intersection de la droite d et du plan (ABC).


 x = 2t

y = 3t

Les coordonnées de H vérifient le système

 z = 3t

2x + 3y + 3z − 6 = 0

3
On a donc : 2 (2t ) + 3 (3t ) + 3 (3t ) − 6 = 0, donc 22t = 6 donc t = .
11
µ ¶
6 9 9
Les coordonnées de H sont donc : ; ; .
11 11 11
5. La distance du point O au plan (ABC) est OH.
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2 p p
2 6 9 9 36 + 81 + 81 198 198 3 22
OH = + + = = 2 donc OH = = .
11 11 11 112 11 11 11

Partie 2 : Démonstration de la propriété

1. En prenant pour base le triangle OAB et pour hauteur OC, le volume du tétraèdre OABC
OC × aire(OAB)
vaut .
3

Amérique du Sud 7 22 novembre 2024


Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.

OA × OB 3 × 2
OC = 2 et aire(OAB) = = =3
2 3
2×3
Le volume du tétraèdre OABC est donc égal à = 2.
3
2. En prenant pour base le triangle ABC et pour hauteur OH, le volume du tétraèdre
OH × aire(ABC)
OABC vaut .
3
p p
3 22
3 22 × aire(ABC)
Ce volume vaut 2 et OH = , donc 2 = 11 .
11 3
6 6 6 × 11 22 p
On en déduit que : aire(ABC) = = p = p = p = 22.
OH 3 22 3 22 22
11
3. Soit la propriété : pour le tétraèdre OABC, « le carré de l’aire du triangle ABC est égal à
la somme des carrés des aires des trois autres faces du tétraèdre ».

• aire(OAB) = 3 donc (aire(OAB))2 = 9


OA × OC 3 × 2
• aire(OAC) = = = 3 donc (aire(OAC))2 = 9
2 2
OB × OC 2 × 2
• aire(OBC) = = = 2 donc (aire(OBC))2 = 4
2 2

Donc (aire(OAB))2 + (aire(OAC))2 + (aire(OBC))2 = 9 + 9 + 4 = 22.


p
Comme aire(OABC) = 22, on a :
(aire(OABC))2 = 22 = (aire(OAB))2 + (aire(OAC))2 + (aire(OBC))2 .
La propriété est vérifiée.

Amérique du Sud 8 22 novembre 2024

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