Corrigé Baccalauréat Spécialité 2024
Corrigé Baccalauréat Spécialité 2024
E XERCICE 1 5 points
Partie A
0,4 E
0,93 R
0,6 E
On a p(R ∩ E ) = p(R) × p R (E ) = 0, 07 × 0, 8 = 0, 056.
2. D’après la loi des probabilités
³ ´ totales :
p(E ) = p(R ∩ E ) + p R ∩ E .
³ ´ ³ ´
Or p R ∩ E = p R × p R (E ) = 0, 93 × 0, 4 = 0, 372.
Donc p(E ) = 0, 056 + 0, 372 = 0, 428.
p(E ∩ R) p(R ∩ E ) 0, 056 56 14
3. On a p E (R) = = = = = ≈ 0,130 8 soit 0,131 au mil-
p(E ) p(E ) 0, 428 428 107
lième près.
Partie B
E XERCICE 2 4 points
y − 0 = 1t t ∈ R ⇐⇒ y = t t ∈ R Réponse c.
z − 3 = −3t , z = 3 − 3t
y = 6t avec t ∈ R
z = 4 − 2t
2. Réponse d.
4 3
3. • Les deux droites ont pour vecteurs directeurs respectifs : 6 et −2 : ces vec-
−2 1
teurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles.
• Les deux droites sont sécantes s’il existe deux réels t et k tels que :
3 + 4t = −2 + 3k 4t = 3k − 5
6t = −1 − 2k ⇐⇒ 6t = −2k − 1
4 − 2t = 1 + k −2t = k − 3
E XERCICE 3 5 points
Le but de cet exercice est d’étudier la fonction f définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par :
¡ ¢ 1
f (x) = x ln x 2 − .
x
Partie A : lectures graphiques
On a tracé ci-dessous la courbe représentative (C f ) de la fonction f , ainsi que la droite (T ),
tangente à la courbe (C f ) au point A de coordonnées (1 ; −1).
Cette tangente passe également par le point B(0 ; −4).
6 Cf
5
T
4
1
3
1 2 3
−1
A 1
−2
−3
−4
B
−5
−6
−7
M (x ; y) ∈ (T ) ⇐⇒ y = 3x − 4.
1.
1
= 0, lim x = +∞ et lim ln x 2 = +∞ ; donc par produit de limites
¡ ¢
• On a lim
x→+∞ x x→+∞ x→+∞
lim f (x) = +∞.
x→+∞
1 1
• Avec f (x) = 2x ln x − , on sait que lim x ln x = 0 et lim = +∞, donc
x x→0 x→0 x
lim f (x) = −∞ (l’axe des ordonnées est asymptote verticale de (C f ) au voisinage de
x→0
zéro.
2. On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[.
1
a. Les fonctions x 7−→ x, x 7−→ ln x 2 et x 7−→ − sont dérivables sur ]0 ; +∞[ et
¡ ¢
x
l’on a :
2x 1 1 1
f ′ (x) = ln x 2 +x × 2 + 2 = ln x 2 +2+ 2 ou f ′ (x) = 2 ln x +2+ 2 sur ]0 ; +∞[.
¡ ¢ ¡ ¢
x x x x
b. En dérivant f ′ (x) on obtient :
2x 2 − 2 2 x 2 − 1
¡ ¢
2 2x 2 2 2(x + 1)(x − 1)
f (x) = − 4 = − 3 =
′′
3
= 3
= .
x x x x x x x3
3. a. Comme x 3 > 0 sur ]0 ; +∞[, le signe de f ′′ (x) est celui de (x +1)(x −1) et comme
x + 1 > 1 > 0, le signe de f ′′ (x) est celui de x − 1.
Conclusion :
x 0 1 2 +∞
f ′′ (x) − 0 + +
f ′ (x)
3
+∞
≈ 2, 27
f
−1
−∞
E XERCICE 4 6 points
Zπ Zπ
In = e−nx sin(x) dx, Jn = e−nx cos(x) dx.
0 0
Zπ Zπ
1. I 0 = 1 × sin(x) dx = sin(x) dx = [− cos x]π0 = − cos π − (− cos 0) = 1 + 1 = 2.
0 0
2. a. On sait que 0 6 x 6 π ⇒ 0 6 sin x 6 1 ⇒ 0 6 e−nx sin(x) 6 e−nx par produit par
e−nx > 0 : la fonction à intégrer étant positive et l’intervalle d’intégration étant
croissant on sait que l’intégrale de cette fonction positive est positive. Quel que
soit n ∈ N, I n > 0.
Zπ Zπ
b. Pour n ∈ N, I n+1 − I n = e sin(x) dx −
−(n+1)x
e−(nx) sin(x) dx =
Zπ 0 0
£ ¤
sin x e−(n+1)x − e−(nx) dx par linéarité de l’intégrale, puis
0 Zπ
sin xe−(nx) e−x − 1 dx.
£ ¤
I n+1 − I n =
0
Soit u la fonction définie sur [0 ; π] par u(x) = e−x − 1.
u est dérivable sur [0 ; π] et sur cet intervalle u ′ (x) = −e−x < 0. La fonction u est
donc décroissante de e−0 − 1 = 0 à e−π − 1 ≈ −0, 957.
Comme sin xe−(nx) > 0 et e−x − 1 < 0, la fonction à intégrer dans I n+1 − I n est
négative et donc I n+1 − I n 6 0.
c. On vient de démontrer que I n+1 − I n 6 0 ⇐⇒ I n+1 6 I n , c’est-à-dire que la suite
(I n ) est décroissante ; étant minorée par zéro elle converge donc vers une limite
ℓ > 0.
3. a. On a déjà vu que que 0 6 x 6 π ⇒ 0 6 sin x 6 1 ⇒ 0 6 e−nx sin(x) 6 e−nx , donc
par intégration sur l’intervalle [0 ; +π] on obtient
Zπ Zπ
0 dx 6 I n 6 e−nπ dx.
0 0
Zπ
In 6 e−nx dx.
0
Zπ ¸π
1 −nx 1 −nx
·
b. Une primitive de e−nx est
e , donc pour n > 1, e−nx dx = e =
−n 0 −n 0
1£ 1£ ¤ 1 − e−nπ
− e−nπ − e0 = − e−nπ − 1 =
¤
.
n n n
1 − e−nπ
c. On sait que lim e−nπ = 0, donc lim 1 − e−nπ = 1 et enfin lim = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n
D’après le théorème des « gendarmes » la suite (I n ) a pour limite 0.
4. a. • IPP1 On pose :
u(x) = e−nx v ′ (x) = sin x
u ′ (x) = −ne−nx v(x) = − cos x
Zπ
On a donc I n = [−e−nx cos x]π0 − ne−nx cos x dx = e−nπ + 1 − n J n =
0
1 + e−nπ − n J n .
• IPP2 On pose :
u(x) = sin x v ′ (x) = e−nx
1 −nx
u ′ (x) = cos x v(x) = e
−n ¸π Zπ
1 −nx 1 −nx 1 π −nx
· Z
On a donc I n = e sin x − cos x e dx = − e cos x dx =
−n 0 0 −n n 0
1
Jn .
n
b. En égalant les deux valeurs de I n trouvées on obtient :
1 1
µ ¶
1+e −nπ
− n J n = J n ⇐⇒ 1 + e −nπ
= Jn n +
n n
µ 2
n +1
¶
n
⇐⇒ J n = 1 + e−nπ ⇐⇒ J n = 2 × [1 + e−nπ ].
n n +1
1
En, reportant dans l’expression I n = J n , on obtient finalement :
n
1 n ¤ 1 + e−nπ
× 1 + e−nπ = 2 .
£
In = × 2
n n +1 n +1
5. On souhaite obtenir le rang n à partir duquel la suite (I n ) devient inférieure à 0,1.
1 Exercice 1 5 points
0,080 8
R
0,228 6 N
0,9192 R
1.
0,012 7
R
0,771 4 N
0,9873 R
2. On calcule p(N ∩R) = p(N )×p N (R) = 0,228 6×0,080 8 = 0,018 471 soit 0,018 5 à 10−4
près.
³ ´
3. On a de même p N ∩ R = p (N ) × p N (R) = 0,771 4 × 0,012 7 = 0,009 797 soit 0,009 8
à 10−4 près.
D’après la loi des probabilités totales :
³ ´
p(R) = p(N ∩ R) + p N ∩ R ≈ 0,018 5 + 0,009 8
p(R) ≈ 0,028 3.
p(R ∩ N ) p(N ∩ R) 0,018 5
4. On a p R (N ) = = ≈ ≈ 0,653 71 soit 0,653 7 à 10−4 près.
p(R) p(R) 0,028 3
Partie I
3. On a p(X > 325) = 1 − p(X 6 324) soit d’après la calculatrice 0,479 44, donc
p(X > 325) ≈ 1 − 0,479 4 = 0,520 6 à 10−4 près.
Partie II
1. On a p n = (1 − 0, 65)n = 0, 35n .
2. On a q n = 1 − p n .
On cherche donc n tel que 1 − p n > 0,999 9 ⇐⇒ p n 6 0,000 1, soit par croissance
de la fonction logarithme népérien :
ln 0,000 1 1
n ln0, 35 6 ln 00,000 1 ⇐⇒ n > car < 0.
ln 0, 35 ln 0, 35
ln 0,000 1
D’après la calculatrice ≈ 8, 8.
ln 0, 35
Il faut prendre au minimum n = 9.
Baccalauréat spécialité, sujet 2 A. P. M. E. P.
2 Exercice 2 5 points
On considère le pavé droit ABCDEFGH tel que AB = 3 et AD = AE = 1 représenté ci-
dessous.
H G
E F
D M
C
a
a
A I B
X (x ; y ; z) ∈ (MHF) ⇐⇒ 2x + 6y + 3z − 9 = 0.
5
→
−
c. Le plan P a par exemple pour vecteur normal p 15 et ce vecteur n’est pas
−3
→
− 5 5 5
colinéaire au vecteur n , (on a bien 2× = 5, 6× = 15, mais 3× 6= −3) donc
2 2 2
les deux plans ne sont pas parallèles.
3
−−→
3. On a D(0 ; 1 ; 0) et G(3 ; 1 ; 1), d’où DG 0.
1
On sait que :
x −0 = 3t
−−→ −−→
X (x ; y ; z) ∈ (DG) ⇐⇒ DX = t DG, t ∈ R ⇐⇒ y −1 = 0 t ∈ R ⇐⇒
z − 0 = 1t
x = 3t
y = 1 t ∈ R.
z = t
3 Exercice 3 6 points
g (x) = 2x − x 2 .
1. Le trinôme g (x) est dérivable sur R, donc sur [0 ; 1] et sur cet intervalle :
g ′ (x) = 2 − 2x = 2(1 − x).
Or on sait que 0 6 x 6 1 ⇒ −x 6 0 6 1 − x ou en lisant de droite à gauche
1 − x > 0 ⇒ 2(1 − x) > 0 ⇐⇒ g ′ (x) > 0 : la dérivée étant positive sur [0 ; 1] et
ne s’annulant qu’en x = 1, la fonction g est strictement croissante de g (0) = 0 à
g (1) = 2 − 12 = 1.
u0 1
=
On considère la suite (u n ) définie par 2 pour tout entier naturel n.
u n+1 = g (u n )
µ ¶2
1 1 1 3
2. • u 1 = 2 × − = 1 − = = 0, 75 ;
2 2 4 4
µ ¶2
3 3 3 9 24 9 15
• u2 = 2 × − = − = − = = 0,937 5.
4 4 2 16 16 16 16
3. Démonstration par récurrence :
• Initialisation :
1 3
On a 0 < < < 1, soit 0 < u 0 < u 1 < 1 : l’encadrement est vrai au rang zéro.
2 4
• Hérédité : Supposons que pour n ∈ N, on ait 0 < u n < u n+1 < 1.
Alors par stricte croissance sur [0 ; 1] de la fonction g , on a :
g (0) < g (u n ) < g (u n+1 ) < g (1), soit d’après les résultats précédents :
0 < u n+1 < u n+2 < 1 : l’encadrement est encore vrai au rang n + 1.
Conclusion : la relation est vraie au rang n = 0 et si elle est vraie au rang n ∈ N elle
l’est encore au rang n + 1 : par le principe de récurrence, on a donc
Pour tout entier naturel n, : 0 < u n < u n+1 < 1.
4. Le résultat précédent montre que la suite (u n ) est croissante et qu’elle est majorée
par 1 : elle converge donc vers une limite ℓ 6 1.
La solution ℓ = 0 n’est pas possible (la suite est croissante ) ; il reste lim u n = 1
n→+∞
lim u n = 1.
n→+∞
9.
def seuil() :
n=0
u=0.5
while u < 0.95 :
n=n + 1
u=2*u - u**2
return n
4 Exercice 4 4 points
f (x) = a ln(x).
On note C sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
Soit x 0 un réel strictement supérieur à 1.
2. F est une différence de fonctions dérivables sur ]0 ; +∞[, donc sur cet intervalle :
· ¸
′ 1
F (x) = a ln(x) + x × − 1 = a[ln(x) + 1 − 1] = a ln(x) = f (x), ce qui montre que F
x
est une primitive de f sur ]0 ; +∞[.
O 1 x0 x
y T
B M
a
a
O 1 x0 e x
A
E XERCICE 1 5 points
Partie A
1. f est dérivable sur son ensemble de définition, en tant que fraction rationnelle.
0, 96 × (0, 93x + 0, 03) − (0, 96x × 0, 93)
∀x ∈ [0 ; 1], f ′ (x) =
(0, 93x + 0, 03)2
0, 8928x + 0, 0288 − 0, 8928x
=
(0, 93x + 0, 03)2
0, 0288
=
(0, 93x + 0, 03)2
On arrive donc bien à l’expression demandée.
2. On a une fonction dérivée qui est le quotient d’un numérateur strictement positif
par un dénominateur qui est le carré d’un réel non nul, donc strictement positif
également, donc pour tout x dans [0 ; 1], f ′ (x) est strictement positif.
On en déduit que la fonction f est strictement croissante sur [0 ; 1].
Partie B
1. On a l’arbre suivant :
0, 96 T
D
x 0, 04
T
1−x 0, 03 T
D
0, 97
T
E XERCICE 2 5 points
b. f est dérivable sur [0 ; 1], en tant que composée et produit de fonctions qui
pourraient être définies et dérivables sur R :
∀x ∈ [0; 1], f ′ (x) = 2 × e−x + (2x) × (−e−x ) = (2 − 2x)e−x = 2(1 − x)e−x .
On arrive donc à l’expression demandée.
c. On sait que la fonction exponentielle est à valeurs strictement positives sur
R. On a : f (0) = 2 × 0e−0 = 0 et f (1) = 2 × 1e−1 = 2e−1 .
On peut donc établir le tableau de variations de la fonction :
x 0 1
signe de 2 +
signe de (1 − x) + 0
signe de e−x +
signe de f ′ (x) + 0
2e−1
variations de f
0
3. La suite (u n ) est une suite convergente, définie par récurrence par la relation
u n+1 = f (u n ), où la fonction f est continue (car dérivable) sur [0; 1], intervalle qui
contient la limite ℓ de la suite.
D’après le théorème « du point fixe », on en déduit que la limite ne peut être qu’une
solution de l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0 ; 1].
D’après la question 1. a., cette équation n’a que deux solutions dans [0; 1] : 0 et
ln(2), or la suite est (strictement) croissante, donc minorée par son premier terme :
u 0 = 0, 1, donc la limite ne saurait être inférieure à 0,1 : la possibilité d’avoir ℓ = 0
est donc écartée, et finalement, l’unique valeur possible pour ℓ est donc ln(2).
La suite (u n ) converge donc vers ln(2).
4. a. La suite (u n ) est croissante et converge vers ln(2), donc elle est majorée par
l n(2).
On a donc : ∀n ∈ N, u n 6 ln(2) =⇒ ln(2) − u n > 0.
Pour tout entier naturel n, la différence ln(2) − u n est bien positive.
b. Un terme de la suite (u n ) sera donc toujours une valeur approchée par défaut
de ln(2). Si on veut que la valeur approchée soit à 10−4 près, cela signifie que la
différence entre u n , la valeur approchée, et ln(2) doit être inférieure ou égale
à 10−4 .
On va donc explorer les termes consécutifs de la suite (u n ) tant que
ln(2)−u n > 0, 0001, de sorte que la boucle s’interrompra dès que la différence
deviendra inférieure ou égale à 10−4 = 0, 0001.
Le script ci-dessous convient (à condition d’avoir importé les fonctions exp
et log qui est la fonction logarithme népérien, de la librairie math, au préa-
lable).
On a dans ce corrigé ajouté les deux lignes qui rendent le programme exécu-
table
E XERCICE 3 5 points
E XERCICE 4 5 points
−1 − (−2) 1 1 − (−2) 3
−−→ −−→
1. On a AB 3−0 = 3 et AC −1 − 0 = −1
0−2 −2 2−2 0
3 −1 −−→ −−→
6= donc les vecteurs AB et AC ne sont pas colinéaires donc les points A, B et
1 3
C ne sont pas alignés
→
− −−→
2. a. n · AB = 1 × 1 + 3 × 3 + 5 × −2 = 1 + 9 − 10 = 0
→
− −−→
n · AC = 1 × 3 + 3 × −1 + 5 × 0 = 3 − 3 + 0 = 0
1
→
−
Le vecteur n 3 est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan
5
→
−
(ABC) donc n est orthogonal au plan (ABC).
→
−
b. Le vecteur n est orthogonal au plan (ABC), c’est donc un vecteur normal du
plan (ABC).
Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc de la forme :
x + 3y + 5z + d = 0 avec d ∈ R
De plus, le point A appartient au plan (ABC) donc ses coordonnées verifient
l’équation du plan. On a donc :
−2 + 3 × 0 + 5 × 2 + d = 0 ⇐⇒ −2 + 10 + d = 0 ⇐⇒ d = −8
Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc x + 3y + 5z − 8 = 0.
c. x D + 3y D + 5z D − 8 = 0 + 3 × 0 + 5 × 3 − 8 = 15 − 8 = 7 6= 0
Donc le point D n’appartient pas au plan (ABC) d’où les points A, B, C et D ne
sont pas coplanaires.
x = t
3. a. Une équation paramétrique de D1 est : y = 3t avec t ∈ R
z = 3 + 5t
x = 0
D’une part : pour t = 0, on a y = 3×0 = 0 .
z = 3 + 5 × 0 = 3
1
x = 7
1 3
y = 3× =
7 7
z = 3 + 5 × 1 = 26
7 7
Les droites D1 etµ D2 sont donc
¶ sécantes et les coordonnées de leur point d’in-
1 3 26
tersection sont ; ; .
7 7 7
4. a. Soit H le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
H est donc l’intersection du plan (ABC) et de la hauteur issue de D dans le
tétraèdre ABCD c’est à dire la droite D1 .
Les coordonnées de H vérifient donc l’équation cartésienne du plan (ABC) et
l’équation paramétrique de la droite D1 .
t + 3 × (3t ) + 5 × (3 + 5t ) − 8 = 0 ⇐⇒ t + 9t + 15 + 25t − 8 = 0 ⇐⇒ 35t = −7 ⇐⇒
7 1
t =− =−
35 5
1
Remplaçons t par − dans l’équation paramétrique de D1
5
1
x =−
5
3
−1
y = 3× =−
5 5
z = 3 + 5 × −1 = 10 = 2
5 5
Le projeté
µ orthogonal ¶ du point D sur le plan (ABC) est le point H de coordon-
1 3
nées H − ; − ; 2 .
5 5
b. La distance du point D au plan (ABC) est égale à la longueur DH car H est le
projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
¶2 µ ¶2
1 3 1 9 35
µ
DH2 = − − 0 + − − 0 + (2 − 3)2 = + +1 =
5 5 25 25 25
p
35 7 14 p 35
r r r
DH= = = = 1, 4 ou ≈ 1, 183 soit 1,18 au centième près.
25 5 10 5
E XERCICE 1 5 points
1. Un tirage est donc un triplet (c’est-à-dire une 3-liste ou un 3-uplet) ordonné d’élé-
ments choisis dans un ensemble E de cardinal Card(E ) = 8 (il y a 8 jetons), qui ne
s’amenuise pas (car on remet le jeton avant de tirer le suivant, et donc les répéti-
tions sont possibles.)
Le nombre de tirages possibles est donc de : Card(E )3 = 83 = 512.
Il y a 512 tirages possibles.
3. Le sac étant opaque et les jetons indiscernables au toucher, chaque sélection d’un
jeton dans le sac est une situation d’équiprobabilité, et donc on a une loi équiré-
partie.
On peut donc présenter la loi de probabilité de la variable aléatoire X 1 sous la
forme du tableau suivant :
1. Europe
Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.
xi 1 2 3 4 5 6 7 8
1 1 1 1 1 1 1 1
P (X 1 = x i )
8 8 8 8 8 8 8 8
4. L’espérance de la variable aléatoire X 1 est donc donnée par :
E (X 1 ) = x 1 × P (X 1 = x 1 ) + x 2 × P (X 1 = x 2 ) + ...x 8 × P (X 1 = x 8 )
¡ ¢ 1
= x 1 + x 2 + ... + x 8 × car la loi est équirépartie
8
¢ 1
= 1 + 2 + ... + 8 ×
¡
8
1+8 1
= ×8× avec la formule de la somme des premiers termes d’une
2 8
suite arithmétique
= 4, 5
6. L’évènement {S = 24} n’est réalisé que par le tirage (8 ; 8 ; 8), donc sur les 512 is-
sues possibles de l’expérience aléatoire, une seule est favorable à l’évènement : la
1
probabilité est donc de (puisque l’on est en situation d’équiprobabilité).
512
Remarque : On peut aussi dire que l’évènement {S = 24} est égal à l’évènement
{X 1 = 8} ∩ {X 2 = 8} ∩ {X 3 = 8}.
Et comme les variables aléatoires X 1 , X 2 et X 3 sont indépendantes :
P (S = 24) = P {X 1 = 8} ∩ {X 2 = 8} ∩ {X 3 = 8} = P (X 1 = 8) × P (X 2 = 8) × P (X 3 = 8)
¡ ¢
µ ¶3
1 1
= =
8 512
7. a. • Le nombre 24 ne peut être obtenu que par la somme 8 + 8 + 8, qui ne
procède que d’un seul tirage (le tirage (8 ; 8 ; 8)).
• Le nombre 23 ne peut être obtenu que par la somme 7 + 8 + 8, cette
somme est constituée d’un doublon (le 8) et d’un entier présent une
seule fois (le 7). Ã !
3
Elle peut procéder de trois tirages différents, car il y a = 3 façons de
2
placer les deux entiers identiques dans un triplet.
Les trois triplets conduisant à {S = 23} sont : (7 ; 8 ; 8) ; (8 ; 7; 8) et
(8 ; 8 ; 7).
• Le nombre 22 peut être obtenu comme somme de trois entiers naturels
entre 1 et 8 en faisant : 6 + 8 + 8, ou bien en faisant 7 + 7 + 8.
Chacune de ces sommes est constitué d’un doublon et d’un troisième
entier différent, et est donc le résultat de trois tirages différents.
Il y a donc six tirages donnant 22 (les tirages (6 ; 8 ; 8) ; (8 ; 6 ; 8) ; (8 ; 8 ; 6) ;
(8 ; 7 ; 7) ; (7 ; 8; 7) et (7 ; 7 ; 8)).
On a donc bien finalement 1 + 3 + 6 = 10 tirages conduisant au gain d’un lot.
b. On est en situation d’équiprobabilité pour les 512 tirages possibles (nombre
déterminé à la question 1.), donc, avec 10 tirages favorables à l’évènement
10 5
« gagner un lot », la probabilité de gagner un lot est donc de = .
512 256
E XERCICE 2 6 points
2. On a : lim ex = 0 ;
x→−∞
Par limite de la somme, on a : lim x − 1 = −∞,
x→−∞
Par limite du quotient, on en déduit : lim f (x) = 0.
x→−∞
On en déduit que C admet également une asymptote, d’équation y = 0, au voisi-
nage de −∞.
x −∞ 1
signe de f ′ (x) −
0
variations de f
−∞
5. a. La fonction f est :
• continue sur ] − ∞ ; 1[ (car dérivable sur cet intervalle) ;
• strictement décroissante sur ] − ∞ ; 1[ (d’après la question 3. b.) ;
• telle que −2 est une valeur intermédiaire entre lim f = 0 et lim f = −∞ ;
−∞ 1
D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué aux
fonctions strictement monotones, l’équation f (x) = −2 admet une unique
solution α sur l’intervalle ] − ∞ ; 1[.
b. Comme on a repéré à la question 4. b. que f (0) = −1, on sait que la solution
sera à chercher dans l’intervalle ]0 ; 1[.
À l’aide de la calculatrice, par balayage, on a :
• f (0, 31) ≈ −1, 98 > −2 ;
• f (0, 32) ≈ −2, 03 < −2 ;
Un encadrement de α d’amplitude 10−2 est 0, 31 < α < 0, 32[.
E XERCICE 3 5 points
1 1
µ ¶ µ ¶
1. On a : I ; 0 ; 0 et J 1 ; 1 ; .
2 2
2. On en déduit :
1 1
1−0 1
0−1 −1 −1 −
−
→ −−→ →2
= 1 ; et −
2
EJ 1 − 0 = 1 ;
FH 1 0 FI = .
0−0 0
−
1 1
−1 − 1−1 0 0−1 −1
2 2
donc :
−
→ −−→ 1
EJ · FH = 1 × (−1) + 1 × 1 − × 0 = 0
2
−
→ − → 1 1
EJ · FI = − × 1 + 1 × 0 − × (−1) = 0
2 2
−→
Le vecteur EJ est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (FHI)
−→
donc EJ est normal au plan (FHI).
1
−2
−→
→
− −→
3. Le vecteur EJ 1 est normal au plan (FHI) donc le vecteur n = −2 EJ −2
est
1
− 1
2
aussi un vecteur normal au plan (FHI).
Une équation cartésienne du plan (FHI) est donc de la forme : −2x −2y +z +d = 0
avec d ∈ R.
De plus, le point F appartient au plan (FHI) donc ses coordonnées verifient l’équa-
tion du plan. On a donc :
F ∈ (FHI) ⇐⇒ −2 × x F − 2 × y F + z F + d = 0
⇐⇒ −2 × 1 − 2 × 0 + 1 + d = 0
⇐⇒ −2 + 1 + d = 0
⇐⇒ d = 1
Une équation cartésienne du plan (FHI) est donc −2x − 2y + z + 1 = 0.
−
→
4. Le vecteur EJ est un vecteur directeur de la droite (EJ) et E est un point de la droite
(EJ). Une représentation paramétrique de la droite (EJ) est donc :
x = 0 + 1 × t x = t
y = 0+1×t avec t ∈ R c’est à dire : y = t avec t ∈ R
1 1
z = 1 − × t z = 1 − t
2 2
5. a. Soit K est le projeté orthogonal du point E sur le plan (FHI).
K est donc l’intersection du plan (FHI) et de la droite orthogonale au plan
(FHI) passant par E, c’est à dire la droite (EJ).
Pour cela, on va considérer le point M t de paramètre t sur la droite (EJ).
M t ∈ (FHI) ⇐⇒ −2x M t − 2y M t + z M t + 1 = 0
1
µ ¶
⇐⇒ −2 × t − 2 × t + 1 − t + 1 = 0
2
1
⇐⇒ −2t − 2t + 1 − t + 1 = 0
2
9
⇐⇒ − t = −2
2
4
⇐⇒ t =
9
Le seul point de la droite étant aussi sur le plan est donc K, c’est le point de
4
paramètre dans l’équation paramétrique de (EJ).
9
E XERCICE 4 4 points
Partie A
p
1. f est de la forme u avec, pour tout x réel positif : u(x) = x + 1 et u ′ (x) = 1.
u′ 1
Donc f′= p donc pour tout x ∈ [0 ; +∞[, f ′ (x) = p .
2 u 2 x +1
La fonction racine carrée étant à valeurs positives, pour tout x ∈ [0 ; +∞[, f ′ (x) > 0
donc la fonction f est croissante sur l’intervalle [0 ; +∞[.
−x 2 + x + 1
3. f (x) = x ⇐⇒ p =0
x +1+x
⇐⇒ −x 2 + x + 1 = 0
p
Car sur [0 ; +∞[, le dénominateur x + 1 + x est strictement positif, en tant que
p
somme d’une expression strictement positive ( x + 1) et d’une autre positive (x),
donc ce dénominateur est non nul.
On a un polynome du second degré. Calculons le discriminant.
∆ = 12 − 4 × (−1) × 1 = 5
On a donc deux racines réelles distinctes :
p p
−1 − 5 1 + 5
x1 = = >0
−2 2
p
−1 + 5
x2 = < 0 donc n’est pas solution de l’équation sur [0 ; +∞[
−2
L’équation f (x) = x admet donc une unique solution sur l’intervalle [0 ; +∞[ :
p
1+ 5
ℓ= .
2
Remarque : ce nombre est connu sous l’appellation « nombre d’or ».
Partie B
1. • Initialisation : pour n = 0, on a u 0 = 5.
p p
u 0 ∈ [0 ; +∞[, donc f (u 0 ) est définie et u 1 = f (u 0 ) = f (5) = 5+1 = 6≈
2, 45.
L’inéquation 1 6 u 0+1 6 u 0 est bien vérifiée.
• Hérédité : Pour un naturel n, on suppose que l’inégalité est vraie au rang n,
c’est-à-dire : 1 6 u n+1 6 u n .
En appliquant la fonction f aux trois membres de cette inégalité, la crois-
sance de f sur [0 ; +∞[ donne :
p
f (1) 6 f (u n+1 ) 6 f (u n ) =⇒ 2 6 u n+2 6 u n+1
p
=⇒ 1 6 u n+2 6 u n+1 , car 2 ≈ 1, 4 > 1
Cette conclusion est l’inégalité, au rang suivant.
• Conclusion : l’inégalité est vraie au rang 0, et sa véracité est héréditaire, pour
tout entier naturel, donc, en vertu du principe de récurrence, pour tout entier
naturel n, l’inégalité est vraie, soit : 1 6 u n+1 6 u n .
La suite (u n ) étant décroissante et minorée, elle est donc convergente, vers une
limite qui doit être supérieure ou égale à 1 (et inférieure ou égale à u 0 car la suite
est décroissante).
3. La suite (u n ) est une suite convergente, définie par récurrence par la relation
u n+1 = f (u n ), où la fonction f est continue (car dérivable) sur [0 ; +∞[, intervalle
qui contient la limite de la suite.
D’après le théorème « du point fixe », on en déduit que la limite ne peut être qu’une
solution de l’équation f (x) = x dans l’intervalle [0 ; +∞[.
D’après la question
p 3. de la Partie A, cette équation n’a qu’une solution dans
1+ 5
[0 ; +∞[ : .
2
On constate également que cette valeur satisfait les critères supplémentaires que
l’on connaît pour cette limite (supérieure à 1 et inférieure à u 0 ).
p
1+ 5
La suite (u n ) converge donc vers ℓ = .
2
4. La fonction seuil présentée initialise la variable u à 5, c’est-à-dire u 0 et la variable
i à 0, c’est-à-dire l’indice de u 0 .
Tant que la valeur absolue de la différence entre ℓ et u est supérieure ou égale à
10−n , on remplace dans la variable u le terme de la suite par le terme suivant, et
dans la variable i l’indice par l’indice suivant.
La boucle s’arrête donc dès que u contient un terme de la suite dont la distance à ℓ
est strictement inférieure à 10−n et renvoie l’indice de ce terme (qui est donc une
valeur approchée à 10−n près de la limite).
a. seuil(2) va donc renvoyer l’indice du premier terme qui est à moins d’un
centième de la limite ℓ.
Par exploration à la calculatrice, on a u 4 − ℓ ≈ 0, 02 > 10−2 et
u 5 − ℓ ≈ 0, 007 < 10−2 donc la fonction renverra l’indice du premier terme
pour lequel le test du while n’est pas satisfait : 5.
b. Si seuil(4) renvoie 9, c’est que le premier terme de la suite qui est une valeur
approchée de ℓ à 10−4 près sera u 9 .
Remarque : comme la suite (u n ) converge vers ℓ en décroissant, tous les ter-
mes de la suite sont des valeurs approchées de ℓ par excès, l’utilisation de la
fonction abs dans la fonction Python n’était indispensable pour cette fonc-
tion de récurrence.
E XERCICE 1 5 points
Partie A
x 0 1, 5 5
2, 4
variations de f
−5, 5 0, 35
3. La fonction f est croissante sur l’intervalle [0 ; 1, 5[ puis décroissante sur l’intervalle ]1, 5 ; 5],
sa dérivée est donc positive puis négative. La courbe représentant la dérivée f ′ de f est donc la
courbe C 2 .
La fonction f est concave sur [0 ; 2, 5[ puis convexe sur ]2, 5 ; 5], sa dérivée seconde est donc
négative puis positive. La courbe représentant la dérivée seconde f ′′ de f est donc la courbe
C 1.
Partie B
3
x 0 +∞
2
signe de −4x +6 + 0 −
signe de e−x+1 + +
signe de f ′ (x) + 0 −
1
4e− 2
variations de f
−2e 0
signe de e−x+1 + +
signe de f ′′ (x) − 0 +
5 5
· ¸ · ·
La fonction f est donc concave sur 0 ; et convexe sur ; +∞ .
2 2
5
Le point A, d’abscisse est un point d’inflexion de la courbe représentative de f .
2
2. a. Soit F la fonction définie sur [0 ; +∞[ par F (x) = (ax + b)e−x+1 avec a et b deux nombres
réels.
F est dérivable sur [0 ; +∞[ comme produit de fonctions dérivables sur [0 ; +∞[.
Pour tout réel x positif on a :
F ′ (x) = 1 × e−x+1 − ×e−x+1 × (ax + b) = (a − ax − b)e−x+1 = (−ax − b + a)e−x+1
F est une primitive de f ⇐⇒ F ′ = f
⇐⇒ ∀x ∈ R+ (−ax − b + a)e−x+1 = (4x − 2)e−x+1
⇐⇒ ∀x ∈ R+ (−ax − b + a) = (4x − 2) car e−x+1 > 0
(
−a = 4
⇐⇒ par identification des coefficients
a − b = −2
(
a = −4
⇐⇒
b = a + 2 = −4 + 2 = −2
F (x) = (−4x − 2)e−x+1 est une primitive de f sur [0 ; +∞[.
Z8 i8 3
µ ¶
3 1
h
b. I = f (x)dx = (−4x −2)e−x+1 3 = (−4×8−2)e−8+1 − −4 × − 2 e− 2 +1 = −34e−7 +8e− 2
3
2 2 2
I ≈ 4, 821 soit 4, 82 à 10−2 près.
3
µ ¶
1
3. a. La hauteur du point de départ est égale à f = 4e− 2 ≈ 2, 426
2
soit 2, 43 m au centimètre près.
E XERCICE 2 5 points
4−3 1 0−3 −3
−−→ −−→
1. On a : AB −1 − (−1) = 0
et AC 3 − (−1) = 4 .
0−1 −1 2−1 1
−→ = −3x −−→ , mais y −−→ 6= −3y −−→ , les vecteurs sont donc non colinéaires, et donc les points
On a x −AC AB AC AB
A, B et C ne sont pas alignés.
2. a. On sait que A, B et C ne sont pas alignés, et donc qu’ils définissent un plan. Pour montrer
que les points A, B, C et D sont coplanaires, il suffit de montrer que D est un point du plan
(ABC), ce qui équivaut à prouver qu’un vecteur reliant un point du plan (ABC) au point D
est coplanaire à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC).
Pas tout à fait au hasard (car on a regardé l’énoncé de la question suivante), on va choisir
−−→ −−→
d’exprimer le vecteur CD en fonction d’une base de (ABC) constituée des vecteurs AB et
−−→
AC dont on a déjà déterminé les coordonnées précédemment.
4−0 4
−−→
On a : CD 3 − 3 = 0 .
−2 − 2 −4
−−→ −−→ −−→
On remarque que l’on a : CD = 4 × AB + 0 × AC .
−−→ −−→ −−→
Le vecteur CD peut donc être écrit comme combinaison linéaire des vecteurs AB et AC ,
donc c’est un vecteur du plan (ABC), et puisque C est dans le plan (ABC), on en déduit que
D est également dans (ABC).
Finalement, puisque D est dans (ABC), les quatre points A, B, C et D sont bien coplanaires.
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→
b. À la question précédente, on a établi CD = 4 × AB + 0 × AC , c’est-à-dire CD = 4 × AB . Les
−−→ −−→
vecteurs AB et CD étant colinéaires, les segments [AB] et [CD] sont portés par des droites
parallèles (strictement, car C n’est pas aligné avec A et B).
ABCD est donc une figure plane (les quatre points étant coplanaires), c’est donc un qua-
−−→ −−→
drilatère, non croisé (puisque AB et CD sont colinéaires de même sens, cela signifie que
ABDC est non croisé, ABCD serait un quadrilatère croisé), dont les côtés [AB] et [DC] sont
parallèles : le quadrilatère ABDC est donc bien un trapèze, de bases [AB] et [DC].
³ →
− → − → −´
3. a. Comme on est dans un repère O ; ı , , k orthonormé, on va utiliser les coordonnées
des vecteurs pour calculer le produit scalaire :
→
− −−→ →
− −−→
• n · AB = 2 × 1 + 1 × 0 + 2 × (−1) = 2 + 0 − 2 = 0 : n et AB sont donc orthogonaux ;
→
− −−→ →− −−→
• n · AC = 2 × (−3) + 1 × 4 + 2 × 1 = −6 + 4 + 2 = 0 : n et AC sont aussi orthogonaux ;
→
−
n étant orthogonal à une base (deux vecteurs non colinéaires) du plan (ABC), on en dé-
→
−
duit que n est un vecteur normal au plan (ABC).
2
→
−
b. n de coordonnées 1 étant normal à (ABC), on en déduit que (ABC) admet une équation
2
de la forme : 2x + y + 2z + d = 0, où d est un réel donné.
De plus, A ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x A + y A + 2z A + d = 0
⇐⇒ 2 × 3 + (−1) + 2 × 1 + d = 0
⇐⇒ 6 − 1 + 2 + d = 0
⇐⇒ d = −7
Finalement, une équation de (ABC) est : 2x + y + 2z − 7 = 0.
→
−
c. Si ∆ est orthogonale à (ABC), cela signifie que n , qui est normal à (ABC) doit diriger ∆.
Et si la droite passe par S, de coordonnées (2 ; 1 ; 4), on en déduit qu’une représentation
paramétrique de ∆ est :
x = 2 + 2t
−t
x = x S + x→
n
−t
y = y S + y→
n
t ∈ R ce qui donne ici : y = 1+t t ∈ R.
z = z + z→ −t
z = 4 + 2t
S n
d. On nomme M t le point de paramètre t sur la droite ∆.
M t ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x M t + y M t + 2z M t − 7 = 0
⇐⇒ 2(2 + 2t ) + (1 + t ) + 2(4 + 2t ) − 7 = 0
⇐⇒ 4 + 4t + 1 + t + 8 + 4t − 7 = 0
⇐⇒ 9t + 6 = 0
−2
⇐⇒ t =
3
Il existe donc un unique point de ∆ qui est sur le plan (ABC), c’est le point de paramètre
−2
t= dans la représentation paramétrique. Ce point est donc le point I (ou bien M −2 ), et
3 3
2 1 8
µ ¶ µ ¶
−2 −2 −2
a bien pour coordonnées : 2 + 2 × ; 1+ ; 4+2× = ; ; .
3 3 3 3 3 3
³ →
− → − → − ´
Dans le repère orthonormé O ; ı , , k , on a donc :
s
¶2 µ ¶2 µ ¶2
2 1 8
q µ
2
¡ ¢2 2
SI = (x I − x S ) + y I − y S + (z I − z S ) = −2 + −1 + −4
3 3 3
s
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2 r r
4 2 4 16 4 16 36 p
= − + − + − = + + = = 4=2
3 3 3 9 9 9 9
³ →
− → − → −´
On arrive bien à SI = 2 unités graphique, et comme O ; ı , , k est d’unité graphique
1 cm, on a bien SI = 2 cm.
−1 3
−−→ −−→
4. a. Avec les coordonnées données pour H, on a BH 4 et CH 0 .
−1 −3
−−→ −−→
On a donc : CD · BH = 4 × (−1) + 0 × 4 + (−4) × −1 = −4 + 0 + 4 = 0, donc les vecteurs sont
orthogonaux, et les droites (BH) et (CD) qu’ils dirigent sont orthogonales.
−−→ 3 −−→
Par ailleurs : CH = CD , les points C, H et D sont alignés, donc H est sur la droite (CD).
4
H est donc le point de la droite (CD) tel que (BH) est orthogonale à (CD), donc c’est bien
le projeté orthogonal de B sur (CD).
p p p p
On a BH = (−1)2 + 42 + (−1)2 = 1 + 16 + 1 = 18 = 3 2.
p
La distance BH est bien égale à 3 2 cm.
E XERCICE 3 5 points
Partie A
1. Puisque l’individu est choisi dans la population française, on suppose qu’il y a une situation
d’équiprobabilité et que les proportions sont assimilables à des probabilités.
Comme 5,7 % des adultes avaient déjà été infectés, d’après l’étude du Lancet, la probabilité que
l’individu choisi ait déjà été infecté est de P (I ) = 0, 057.
2. a. • On a une épreuve de Bernoulli, dont le succès : « l’individu choisi a déjà été infecté »,
a une probabilité p = 0, 057 ;
• Cette épreuve est répétée N = 100 fois, de façon identique et indépendante (car le
prélèvement des 100 individus est assimilé à un tirage avec remise) ;
• X est une variable aléatoire qui compte le nombre de succès parmi ces répétitions.
Avec ces éléments, on peut affirmer que X suit la loi binomiale de paramètres N = 100 et
p = 0, 057.
Remarque : le paramètre donnant le nombre de répétitions est souvent noté n, plutôt que
N , mais dans la question 2. e., un entier n est introduit, donc pour éviter le conflit de
notation, on utilise N ici.
b. Puisque X suit une loi binomiale, on a : E (X ) = N × p = 100 × 0, 057 = 5, 7. On en déduit
que dans un échantillon de 100 personnes adultes choisies au sein de la population fran-
çaise le 11 mai 2020, en moyenne, 5,7 d’entre eux avaient déjà été infectés par la COVID
19.
c. La probabilité demandée est celle de l’évènement {X = 0}.
Pour les variables aléatoires
à ! régies par la loi binomiale, on a (pour k entier naturel infé-
N
rieur à n) : P (X = k) = × p k × (1 − p)N −k .
k
à !
100
On a donc, ici : P (X = 0) = × 0, 0570 × 0, 943100 = 0, 943100 ≈ 0, 0028.
0
d. La probabilité qu’au moins deux personnes de l’échantillon aient été préalablement in-
fectées est de :
¡ ¢
P (X > 2) = 1 − P X > 2 = 1 − P (X 6 1) = 1 − P (X = 0) − P (X = 1). (Certains modèles de
calculatrices n’ont pas besoin de ce calcul).
À la calculatrice, on obtient : P (X > 2) ≈ 0, 9801.
e. Par exploration à la calculatrice, on constate que pour n 6 8, on a une probabilité infé-
rieure ou égale à 0,9, avec P (X 6 8) ≈ 0, 8829 et P (X 6 9) ≈ 0, 9408.
L’entier cherché est 9.
Cela signifie que dans un échantillon de cent adultes choisis dans la population française
le 11 mai 2020, il y a plus de neuf chances sur dix que le nombre d’entre eux préalablement
infectés par la COVID 19 est inférieur ou égal à 9.
Partie B
0, 8 T
I
0, 057 0, 2
T
0, 943 0, 01 T
I 0, 99
T
2. Les évènements I et I partitionnent l’univers, donc, d’après la loi des probabilités totales :
¡ ¢ ¡ ¢
P (T ) = P I ∩ T + P I ∩ T = 0, 057 × 0, 8 + 0, 943 × 0, 01 = 0,055 03.
Partie C
Si le test est le même, sa sensibilité et sa spécificité sont les mêmes, ce qui change, c’est donc la
probabilité d’avoir été préalablement infecté. Cette probabilité n’est pas connue, notons la x.
On a donc l’arbre suivant :
0, 8 T
I
x 0, 2
T
1−x 0, 01 T
I 0, 99
T
Les évènements I et I partitionnent toujours cet univers différent, donc, d’après la loi des probabilités
totales :
¡ ¢ ¡ ¢
P (T ) = P I ∩ T + P I ∩ T = x × 0, 8 + (1 − x) × 0, 01 = 0, 8x + 0, 01 − 0, 01x = 0, 79x + 0, 01.
D’après l’énoncé, 29,44 % des gens ont un test positif, donc la probabilité de choisir un individu dont
le test est positif est de 0,2944.
On a donc une double égalité, dont on déduit l’équation suivante : 0, 79x + 0, 01 = 0, 2944
Résolvons : 0, 79x + 0, 01 = 0,294 4 ⇐⇒ 0, 79x = 0,284 4
0,284 4
⇐⇒ x =
0, 79
2 844
⇐⇒ x =
7 900
2 844
La probabilité que la personne choisie ait été infectée est donc de = 0, 36.
7 900
Dans cet autre pays, la proportion de personnes préalablement infectées est donc 36 %.
E XERCICE 4 5 points
1. Affirmation 1 : FAUSSE.
La propriété du cours indique que toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers une
limite ℓ, avec ℓ > 0.
Il suffit donc d’exhiber un contre-exemple.
La suite constante égale à 1 est décroissante (mais pas strictement décroissante) et minorée par
0 (entre autres), et pourtant, elle converge vers 1, et pas vers 0.
Si on préfère donner un contre exemple avec une suite strictement décroissante, on peut par
1
exemple choisir la suite définie sur N∗ et de terme général : u n = 1 + , par exemple. Cette
n
suite est assez clairement décroissante, minorée par 0 et converge vers 1.
2. Affirmation 2 : VRAIE.
µ ¶n
3
n n µ ¶n 1 − µ ¶n µ µ ¶n ¶
−9 + 3 9 9 9 1
En effet, pour n entier naturel : v n = = − × = − × 1 −
7n 7 1 7 3
µ ¶n
9 9
Comme on a : > 1, on en déduit que lim = +∞.
7 n→+∞ 7
µ ¶n
1 1
Par ailleurs : −1 < < 1, donc on en déduit lim = 0, donc, par limite de la somme :
µ ¶n 3 n→+∞ 3
1
lim 1 − = 1.
n→+∞ 3
µ ¶n µ µ ¶n ¶
9 1
Finalement, par limite du produit : lim − × 1− = −∞.
n→+∞ 7 3
Si on a, pour tout n naturel, u n 6 v n et lim v n = −∞, alors, par comparaison : lim u n =
n→+∞ n→+∞
−∞.
3. Affirmation 3 : VRAIE.
L’appel terme(4) commence par initialiser la variable U avec la valeur 1 (ligne 2 de la fonction).
Puis, la boucle for va s’exécuter N fois, ici donc 4 fois, avec le compteur i qui va prendre les
valeurs entières entre 0 et N-1, donc ici 0, 1, 2 et 3.
4. Affirmation 4 : FAUSSE.
Pour connaître le montant total du prix A, il suffit de multipler 1000 par 15. Le montant total est
donc de 15 000 (.
Pour le prix B, il s’agit d’additionner les 15 premier termes d’une suite géométrique de premier
terme 1 (le montant du prix le premier jours) et de raison 2 (car le montant chaque jour est le
double du montant de la veille).
1 − 215 1 − 215
On applique la formule connue : 1× = = 215 − 1 = 32 767.
1−2 −1
Comme 32 767 > 15 000, le prix B est (nettement) plus avantageux.
Remarque : En cas d’oubli de cette formule, on peut aussi (patiemment) calculer la somme des
15 termes, voire même remarquer que la somme reçue au quinzième jour sera de 215−1 = 16 384,
donc rien que la somme reçue le quinzième jour du prix B est strictement supérieure aux quinze
jours cumulés pour le prix A.
5. Affirmation 5 : VRAIE.
Soit n un entier naturel non nul quelconque :
• La fonction ln est strictement croissante sur R∗+ , et ln(1) = 0, donc on en déduit que la
fonction ln est à valeurs positives sur [1 ; +∞[ (voire à valeurs strictement positives sur
]1 ; +∞[).
Zn+1 Zn
• v n+1 − v n = ln x dx − ln x dx
1 1
Zn+1
= ln x dx par la relation de Chasles
n
• l’expression v n+1 −v n est donc l’intégrale, entre deux bornes ordonnées dans l’ordre crois-
sant (car n < n + 1) d’une fonction à valeurs positives sur l’intervalle d’intégration (car
[n ; n + 1] ⊂ [1 ; +∞[, puisque n > 1) : cette expression est donc positive.
Pour un n quelconque supérieur à 1, la différence entre les termes v n+1 et v n est positive, donc
la suite (v n ) est bien croissante.
1. • Limite en 0 :
lim x 2 = 0 et, d’après la propriété des croissances comparées : lim x ln(x) = 0
x→0 x→0
variations de f ′
ln(2)
5. Le minimum de la fonction f ′ sur ]0 ; +∞[ est donc ln(2) qui est strictement positif, donc, sur
]0 ; +∞[, f ′ (x) > 0 et donc, la fonction f est strictement croissante sur ]0 ; +∞[.
Baccalauréat spécialité sujet 2 A. P. M. E. P.
Partie B :
1 x −1
1. Pour tout réel x strictement positif, on a : g ′ (x) = 1 − = .
x x
Déterminons le signe de x − 1 :
x − 1 > 0 ⇐⇒ x > 1
L’image pertinente est : (les limites aux bornes ne sont pas attendues)
g (1) = 1 − ln(1) = 1 − 0 = 1
x 0 1 +∞
signe de x − 1 − 0 +
signe de x 0 + +
signe de g ′ (x) − 0 +
variations de g
1
On a donc :
2. f (x) = x ⇐⇒ x = x 2 − x ln(x)
⇐⇒ 0 = x 2 − x − x ln(x)
⇐⇒ 0 = x (x − 1 − ln(x))
⇐⇒ 0 = x − 1 − ln(x) car x > 0 donc x 6= 0
⇐⇒ 1 = x − ln(x)
⇐⇒ 1 = g (x)
⇐⇒ x = 1
L’équation f (x) = x admet une unique solution sur ]0 ; +∞[, cette solution est x = 1.
Partie C :
1
1. Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n, 6 u n 6 u n+1 6 1.
2
µ ¶ µ ¶2 µ ¶
1 1 1 1 1 ln(2)
Initialisation : Calculons u 1 . u 1 = f (u 0 ) = f = − ln = + ≈ 0, 597.
2 2 2 2 4 2
1
On constate que l’inégalité est vraie pour n = 0, on a bien : 6 u 0 6 u 1 6 1.
2
1
Hérédité : Soit n ∈ N, tel que 6 u n 6 u n+1 6 1.
2
Montrons que l’inégalité est vraie au rang suivant :
Par hypothèse de récurrence on a :
µ ¶
1 1
6 u n 6 u n+1 6 1 =⇒ f 6 f (u n ) 6 f (u n+1 ) 6 f (1)
2 2
car f est strictement croissante sur ]0 ; +∞[
µ ¶
1
=⇒ f 6 u n+1 6 u n+2 6 1
2
car f est la fonction de récurrence de la suite (u n )
1
=⇒ 6 u n+1 6 u n+2 6 1
2 µ ¶
1 1
car f ≈ 0, 60 >
2 2
Conclusion : Les inégalités sont vraies au rang 0, et si elle sont vraies au rang n naturel, elles
sont vraies au rang suivant n + 1, donc, en vertu du principe de récurrence, on a :
1
∀n ∈ N, 6 u n 6 u n+1 6 1.
2
2. On a notamment :
1. D’après l’énoncé, si elle vient de gagner une partie, elle gagne la suivante dans 70% des cas, elle
perd donc la suivante dans 30 %.
On a donc PG 1 (D 2 ) = 0, 3
2. On a l’arbre suivant :
G2
0, 7
G1
0, 5 0, 3
D2
0, 5 G2
0, 2
D1
0, 8
D2
3. Les évènements G 1 et D 1 partitionnent l’univers, donc, d’après la loi des probabilités totales,
on a :
g 2 = P (G 2 ) = P (G 1 ∩G 2 ) + P (D 1 ∩G 2 )
= 0, 5 × 0, 7 + 0, 5 × 0, 2
= 0, 35 + 0, 1
= 0, 45
4. a. On a l’arbre suivant :
G n+1
0, 7
Gn
gn 0, 3
D n+1
1 − gn G n+1
0, 2
Dn
0, 8
D n+1
b. Pour tout entier naturel n non nul, les évènements G n et D n déterminent une partition de
l’univers, donc, d’après la loi des probabilités totales, on a :
g n+1 = P (G n+1 ) = P (G n ∩G n+1 ) + P (D n ∩G n+1 )
= g n × 0, 7 + (1 − g n ) × 0, 2
= 0, 7g n + 0, 2 − 0, 2g n
= 0, 5g n + 0, 2
On arrive bien au résultat annoncé.
7. −1 < 0, 5 < 1, donc on en déduit lim (0, 5)n = 0, donc, par limite du produit et de la somme :
n→+∞
lim 0, 1 × 0, 5n−1 + 0, 4 = 0, 4.
n→+∞
Sur le long terme, Léa gagnera son match dans 40 % des cas.
def seuil(e):
g = 0.5
n = 1
while g > 0.4 + e :
g = 0.5 * g + 0.2
n = n + 1
return(n)
Exercice 3
1. Affirmation 1 : VRAIE.
En effet, pour tout n entier naturel non nul, on a :
µ ¶
2 4 7 4 7
2 n 3+ + 2 3+ + 2
3n + 4n + 7 n n n n
= ¶ =
6n 2 + 1 1
µ
1
n2 6 + 2 6+ 2
n n
1 1
lim = lim 2 = 0
n→+∞ n n→+∞ n
4 7 1
donc par limite de la somme : lim 3 + + 2 = 3 et lim 6 + 2 = 6
n→+∞ n n n→+∞ n
4 7
3+ + 2
et donc par limite du quotient lim n n =3=1
n→+∞ 1 6 2
6+ 2
n
1 1
D’autre part : lim = .
n→+∞ 2 2
1
La suite (u n ) est donc encadrée par deux suites ayant pour limite donc, d’après le théorème
2
1
des gendarmes, lim u n = .
n→+∞ 2
Remarque : il ne faut pas se laisser déstabiliser par le fait que tous les termes de la suite sont
1
strictement supérieurs à , quand on « passe à la limite », les inégalités deviennent large. Par
2
1
exemple, la suite de terme général a des termes tous strictement plus grands que 0, et pour-
n
tant, sa limite est 0.
2. Affirmation 2 : FAUSSE.
Sur [−1 ; 3], la fonction dérivée h ′ n’est pas croissante, la fonction h n’est donc pas convexe sur
[−1 ; 3].
3. Affirmation 3 : VRAIE.
Il y a 10 × 10 × 10 × 10 × 3 × 2 = 60 000 codes possibles. (10 valeurs possibles pour chacun des
chiffres et 3 valeurs possibles pour la première lettre et deux valeurs possible pour la deuxième
car elles doivent être distinctes.)
Déterminons le nombre de code ne contenant pas de 0 :
Il y a 9×9×9×9×3×2 = 39 366 codes ne contenant pas de 0. (9 valeurs possibles pour chacun des
chiffres et 3 valeurs possibles pour la première lettre et deux valeurs possible pour la deuxième
car elles doivent être distinctes.)
Il y a donc 60 000 − 39 366 = 20 634 codes contenant au moins un zéro.
4. Affirmation 4 : VRAIE.
f est dérivable sur ]0 ; +∞[ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle et pour
tout réel x strictement positif en dérivant ce produit on a :
1
f ′ (x) = 1 × ln(x) + x × = ln(x) + 1, donc
x
x f ′ (x) − f (x) = x (ln(x) + 1) − x ln(x) = x ln(x) + x − x ln(x) = x.
Conclusion : f est bien solution sur ]0 ; +∞[ de l’équation différentielle x y ′ − y = x.
Exercice 4 5 points
Partie A
−1 − 5 −6 −3
teur normal au plan (P ).
−−→ →
−
Comme on a manifestement CC′ = 2 n , ces vecteurs sont colinéaires, et donc la droite (CC’) est
orthogonale au plan (P ).
De plus : 2x C′ + 2y C′ − 3z C′ + 1 = 2 × 0 + 2 × (−2) − 3 × (−1) + 1 = 0 − 4 + 3 + 1 = 0 : C’ ∈ (P ).
Finalement, C’ est un point du plan (P ) tel que (CC’) est orthogonale à (P ) : cela confirme que
C’ est le projeté orthogonal de C sur (P ).
1
−−→
3. La droite (AB) passe par A(1 ; 0 ; 1) et est dirigée par AB −1
, donc une représentation para-
0
−→ t
x = x A + x −AB
x = 1 + t
métrique de (AB) est : −→ t
y = y A + y −AB avec t ∈ R, soit ici : y = −t avec t ∈ R.
z = z + z −−→ t z = 1
A AB
4. Si H est un point de (AB), cela signifie qu’il existe un réel t 0 tel que H est le point de paramètre
t 0 sur (AB).
On a : (AB) et (CH) seront orthogonales (et donc nécessairement perpendiculaires, car elles ont
−−→ −−→
H en commun) si et seulement si les vecteurs AB et CH sont orthogonaux.
1 (1 + t 0 ) − (−4) 5 + t0
−−→ −−→
On a les coordonnées suivantes : AB −1 et CH (−t 0 ) − (−6) = 6 − t 0 . Comme le re-
0 1−5 −4
−−→ −−→
père est orthonormé, on a : AB · CH = 1×(5+t 0 )+(−1)×(6−t 0 )+0×(−4) = 5+t 0 −6+t 0 = 2t 0 −1
−−→ −−→
On a donc : (AB) et (CH) sont orthogonales ⇐⇒ AB · CH = 0
⇐⇒ 2t 0 − 1 = 0
1
⇐⇒ t 0 =
2
L’unique pour H de la droite (AB) pour lequel (AB) et CH) sont orthogonales est donc le point de
1
paramètre t 0 = = 0, 5 dans la représentation que nous avons donnée à la question précédente.
2
Ses coordonnées sont donc : H(1, 5 ; −0, 5 ; 1).
Remarques : H est le milieu de [AB].
Si vous avez une représentation paramétrique différente de celle présentée dans ce corrigé,
vous aurez aussi une valeur différente pour t 0 .
−−→
Par exemple, si vous avez choisi B comme point de référence et AB comme vecteur directeur
pour construire votre représentation paramétrique, vous arriverez à t 0 = −0, 5, mais dans votre
représentation paramétrique, cela vous conduira aux mêmes coordonnées pour le point H.
Partie B
−−→
Les coordonnées admises pour le vecteur HC sont cohérentes avec les coordonnées du point H à la
question précédente.
Partie C
1. • On a établi au début de l’exercice que A et B appartiennent à (P ), donc toute la droite (AB) est
incluse dans (P ), et donc notamment H appartient à (P ) aussi.
• H et C′ sont donc deux points de (P ), et on sait que (CC′ ) est orthogonale à (P ).
(CC’) étant orthogonale à (P ), elle orthogonale à toute droite de (P ), dont la droite (C’H), ces
droites sont donc perpendiculaires, car elles se coupent évidemment en C’.
Le triangle CHC’ est donc un triangle rectangle en C’.
Dans un triangle rectangle, le cosinus d’un angle aigu est donné par le quotient de la longueur
du côté adjacent à l’angle (ici C′ H) par la longueur de l’hypoténuse du triangle (ici CH).
r
17
′
r r r
CH 2 17 17 × 1 1 1
Ici, on a donc : cos(α) = =r = = = = .
CH 153 153 17 × 9 9 3
2
2. a. Méthode 1 : le plus rapide, ici, serait de calculer le produit scalaire des vecteur directeurs
des deux droites, et de prouver qu’il est nul.
Mais comme on a fait quelque chose de similaire dans ce corrigé, on va explorer une voie
différente :
Méthode 2 :
• On sait que (CH) est orthogonale à (AB), d’après la définition du point H à la question A
4. ;
• on sait que (CC′ ) est orthogonale à (AB), car (CC′ ) étant orthogonale à (P ), elle est or-
thogonale à toute droite incluse dans (P ), notamment (AB) ;
• on sait que les droites (CH) et (CC′ ) sont sécantes (en C), car les points C′ et H sont les
intersections de ces deux droites avec (P ), et sont séparés par une distance non nulle.
Ainsi, on vient de démontrer que C, C′ et H définissent un plan, et que deux droites sé-
cantes du plan (CC’H) sont orthogonales à (AB), donc que (AB) est orthogonale au plan
(CC′ H) et donc à toutes les droites de ce plan là, notamment à la droite (C′ H).
Remarque : le plan (CC′ H) est ce que l’on appelle le plan médiateur du segment [AB] : le
plan qui passe par le milieu (H) du segment et lui est perpendiculaire.
b. On applique à nouveau la formule de calcul de l’aire d’un triangle.
Ici, on va prendre [AB] comme base et donc, d’après la question précédente, [C′ H] est la
hauteur correspondante.
r
p 17 p
′ 2×
AB × C H 2 17
On a donc : S ′ = = = .
2 2 2
AB × C′ H
′ ′
C H AB × C H 2 S′
c. On a donc : cos(α) = = = = .
CH AB × CH AB × CH S
2
Voilà une relation possible.
On peut aussi écrire : S ′ = cos(α)S par exemple.
E XERCICE 1 4 points
x x
1. On sait que xe−x = x
et que lim x = 0, donc lim f (x) = 0 : géométriquement l’axe des
e x→+∞ e x→+∞
abscisses est asymptote horizontale à la représentation graphique de f au voisinage de plus
l’infini. L’affirmation 1 est vraie.
On a f ′ (x) = 5e−x − 5xe−x = e−x (5 − 5x) = 5e−x (1 − x).
f ′ (x)+ f (x) = 5e−x (1−x)+5xe−x = 5e−x , donc f vérifie l’équation différentielle (E ) : l’affirmation
2 est vraie.
2. La suite (v n ) est minorée et majorée mais on ne sait rien de sa monotonie, rien sur sa conver-
gence : l’affirmation 3 est fausse.
1 1
Exemple : u n = −1 − , v n = (−1)n et w n = 1 + : on ne peut rien dire de la suite (v n ).
n n
Si (u n ) est croissante et (w n ) décroissante, on a donc
u 0 6 u 1 6 . . . u n 6 v n 6 w n 6 w n−1 6 . . . 6 w 1 6 w 0 : on a bien l’encadrement considéré :
l’affirmation 4 est vraie.
E XERCICE 2 5 points
0,75 S
I
0,6 0,25 S
0,9 S
0,3
M
0,1 S
0,1 0,8 S
G
0,2 S
p(S ∩ I ) p(I ∩ S) 0, 45 45 9
4. on a p S (I ) = = = = = = 0,562 5, soit 0,563 au millième près.
p(S) p(S) 0, 8 80 16
5. a. Les conditions de l’étude sont telles que la variable aléatoire X suit une loi binomiale de
paramètres n = 30 et p = 0, 8.
b. D’après la calculatrice p(X > 25) = 1 − p(X 6 24) ≈ 1 − 0,572 5 soit environ 0,4275, donc
0,428 au millième près.
6. Il faut trouver n ∈ N tel que p(X > n) > 0, 99, donc tel que 1 − 0, 8n > 0, 99 ⇐⇒ 0, 8n < 0, 01 ⇐⇒
ln 0, 01
n ln0, 8 < ln 0, 01 ⇐⇒ n >
ln 0, 8
ln 0, 1
Or ≈ 20, 6.
ln 0, 8
Il faut donc interroger au moins 21 personnes.
7. a.
• E (T ) = E (T1 ) + E (T2 ) = 4 + 3 = 7 et T1 et T2 sont deux variables indépendantes, donc
• V (T ) = V (T1 ) + V (T2 ) = 2 + 1 = 3.
b. Il faut trouver :
p(5 6 T 6 9) ou encore p(4 < T < 10) = p(4 − E (T ) < T − E (T ) < 10 − E (T )) =
p(−3 < T − E (T ) < 3) soit p(|T − E (T )| < 3) ou encore 1 − p(|T − E (T )| > 3) et finalement
d’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
V (T )
p(5 6 T 6 9) > 1 − 2 , soit
3
3
p(5 6 T 6 9) > 1 − et finalement :
9
2
p(5 6 T 6 9) > .
3
E XERCICE 3 5 points
5 0
−−→ −−→
1. a. On a CA 5 et DC 0 .
25
−10 2
Or ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires et :
−→ −−→
n 1 · CA = 5 − 5 + 0 = 0 et
−→ −−→
n 1 · DC = 0 + 0 + 0 = 0.
−→
Conclusion : le vecteur n 1 est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (CAD) :
il est donc normal à ce plan.
b. On sait qu’alors :
M (x ; y ; z) ∈ (CAD) ⇐⇒ 1x − 1y + 0z + d = 0 ⇐⇒ x − y + d = 0, avec d ∈ R.
Ceci est vrai pour exemple pour C :
C (0 ; 0 ; 10) ∈ (CAD) ⇐⇒ 0 − 1y + 0 + d = 0 avec d ∈ R, soit d = 0.
Donc M (x ; y ; z) ∈ (CAD) ⇐⇒ x − y = 0.
2. a. Si la droite (D) est sécante au plan (CAD) en un point H les coordonnées de ce point véri-
fient les équations paramétriques de (D) et celle du plan soit :
x = + 52 t
y = 5 − 25 t
µ ¶
5 5
H(x ; y ; z) ∈ D ∩ (CAD) ⇐⇒ (t ∈ R) ⇒ t − 5 − t = 0 ⇐⇒
z = 0t 2 2
x−y =0
5t − 5 = µ0 ⇐⇒ t =¶ 1.
5 5
Donc H ; ; 0 .
2 2
x = 0 + 25 t
b. On a M (x ; y ; z) ∈ D ⇐⇒ y = 5 − 25 t
z = 0 + 0t
5
2 5−→
On reconnait dans les coefficients de t les coordonnées du vecteur − 5 , soit et
2 2 n1
0
(0 ; 5 ; 0) sont les coordonnées de B.
−→
Donc D est la droite contenant B et de vecteur directeur n 1 .
−→
Or on a vu que le vecteur n 1 est normal au plan (CAD), donc la droite D est perpendicu-
laire à (CAD) au point H.
−→
3. a. On a vu que (BH) = D donc a pour vecteur directeur n 1 .
5
2
−−→ −→ −−→ 5 5
HA 52
et n 1 · HA = 2 − 2 + 0 = 0.
0
−−→ −−→
Les vecteurs BH et HA sont orthogonaux donc les droites (BH) et (HA) sont perpendicu-
laires, le triangle ABH est rectangle en H.
p
°−−→°2
25 25 50
°−−→° q
50 5 2
b. On a ° BH ° = 4 + 4 + 0 = 4 , d’où ° BH ° = BH = 4 = 2 et
° ° ° °
p
¯−−→°2 °−−→° q 5 2
¯ HA ° = 25 + 25
+ 0 = 50
, d’où HA = HA = 50
= .
¯ ° ° °
4 4 4 ° ° 4 2
p p
BH × HA 1 5 2 5 2 25 × 2 25
Donc A (ABH) = = × × = = .
2 2 2 2 8 4
4. a. Les points A, B et H ont une cote nulle : ils appartiennent donc au plan définis par les
→
− →
−
vecteurs
³ → unitaires ı et et C a une abscisse et une ordonnée nulles, donc appartient à
− ´
l’axe O, k qui est perpendiculaire au plan (ABH), donc (CO) est la hauteur contenant C
du tétraèdre ABCH.
b. De façon évidente CO = 10, donc :
25
A (ABH) × CO × 10 125
V (ABCH) = = 4 = .
3 3 6
5 0
−−→ −−→ −−→ −−→
5. On a BA 0 et BC −5
, d’où BA · BC = 0 + 0 + 0 = 0 : les vecteurs sont orthogonaux donc les
0 10
droites (BA) et (BC) sont perpendiculaires, le triangle (ABC) est rectangle en B.
p p
On a BA2 = 52 , donc BA = 5 et BC2 = 52 + 102 = 25 + 100 = 125, donc BC = 125 = 5 5.
L’aire du triangle (ABC) est égale à :
p p
AB × BC 5 × 5 5 25 5
A (ABC) = = = .
2 2 2
A (ABC) × d
On a V (ABCH) = , d étant la distance du point H au plan (ABC).
3
p
25 5
125 ×d 125 3 × 2 p
On a donc : = 2 ⇐⇒ d = × p = 5.
6 3 6 25 5
E XERCICE 4 6 points
Partie A : étude de la fonction f .
1
f (x) = x − 2 + ln x, sur ]0 ; +∞[
2
1. a.
• Limite en 0 : On sait que lim+ x − 2 = −2 et que lim+ ln x = −∞, donc par somme de
x→0 x→0
limites lim+ f (x) = −∞.
x→0
• Limite en plus l’infini :
On a lim x = lim ln x = +∞, d’où par somme de limites : lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞ x→+∞
b. Sur l’intervalle de définition f est une somme de fonctions dérivables et sur cet intervalle :
1 1 1 2x + 1
f ′ (x) = 1 + × = 1 + = .
2 x 2x 2x
c. On a successivement : 0 < x ⇒ 0 < 2x < 2x + 1 et
2x + 1
2x + 1 > 2x > 0 ⇒ > 1 > 0 : donc f ′ (x) > 1 > 0 : f ′ (x) > 0 donc f est croissante sur
2x
]0 ; +∞[ de moins l’infini à plus l’infini.
d. f ′ est elle-même dérivable sur ]0 ; +∞[ et sur cet intervalle, en dérivant le quotient :
1 × x − 1 × (x + 1) x − x − 1 1
f ′′ (x) = = =− 2.
x2 x2 x
1
Or x > 0 ⇒ x 2 > 0 ⇒ 2 > 0 et enfin f ′′ (x) < 0.
x
Conclusion : la fonction f est concave sur ]0 ; +∞[
2. a. Sur l’intervalle ]0 ; +∞[, la fonction f est continue car dérivable sur cet intervalle et stric-
tement croissante de moins à plus l’infini : d’après le théorème des valeurs intermédiaires,
il existe un réel unique α ∈]0 ; +∞[ tel que f (α) = 0.
Comme f (1) = 1 − 2 + 0, 5 × ln 1 = −1 et
ln 2 ln 2
f (2) = 2−2+ = > 0, le même théorème appliqué à l’intervalle [1 ; 2] montre
2 2
que α ∈ [1 ; 2].
b. On a donc :
• f (x) < 0 sur ]0 ; α[ ;
• f (x) > 0 sur ]α ; +∞[ ;
• f (α) = 0.
c. Le dernier résultat s’écrit :
1 1
α − 2 + ln α = 0 ⇐⇒ ln α = 2 − α ⇐⇒ ln α = 2(2 − α)
2 2
1. g est une somme de produits de fonctions dérivable sur ]0 ; 1], elle est donc dérivable sur cet
intervalle et
µ ¶
′ 7 1 2 1 7 1 1 8 1
g (x) = −2 × x + 1 − 2x ln x + x × = − x + 1 − x ln x − x = − x + 1 − x ln x =
8 4 x 4 2 4 4 2
x ln x
1 − 2x − .
2
µ ¶
′ 1 1
Puisque x 6= 0, on peut factoriser x et g (x) = x − 2 − ln x .
x 2
µ ¶
1 1 1 1
Posons X = ⇐⇒ x = ; en remarquant que X = ⇒ ln X = ln = − ln x, on peut écrire :
x X x x
µ ¶ µ ¶
′ 1 1 ′ 1
g (x) = X − 2 + ln X , soit g (x) = x f
X 2 x
2. a. On a vu dans la partie A que 0 < x < α ⇒ f (x) < 0, soit en prenant les inverses de ces
nombres positifs :
µ ¶
1 1 1
< ⇒f > 0.
α x x
b. D’après le tableau de signes admis comme 0 < x 6 1 on en déduit par produit que :
¸ ·
1
• g ′ (x) > 0 sur 0 ; ; g est croissante sur cet intervalle
α
¸ ·
1
• g ′ (x) < 0 sur ; 1 ; g est décroissante sur cet intervalle
α
• g ′ α1 = 0 ; g α1 est un maximum de g sur l’intervalle [0 ; 1].
¡ ¢ ¡ ¢
1
1. a. On sait que sur l’intervalle ]0 ; 1], ln x 6 0 et comme x 2 > 0, on conclut que − x 2 ln x > 0.
4
7 2 7 2 1 2
Conclusion : sur l’intervalle ]0 ; 1], − x + x 6 − x + x − x ln x ce qui signifie géomé-
8 8 4
triquement que sur cet intervalle l’arc de la parabole est en dessous de la représentation
graphique de g .
b. Ne connaissant pas de primitive évidente de la fonction x 7−→ x 2 ln x, on effectue une in-
tégration par parties en posant
1
u(x) = ln x u ′ (x) =
d’où x .
v ′ (x) = x 2 x3
v(x) =
3 · ¸
1
Les fonctions u et v sont dérivables sur l’intervalle ; 1 et leurs dérivées sont continues
α
sur ce même intervalle,
· 3 ¸1 Z1 2 · 3 ¸1
x3
Z1
x x x
donc x 2 ln x dx = ln x − dx = ln x − =
1
α
3 1 1
α
3 3 9 1
α α
µ ¶ µ ¶
1 1 1 1 1 1 1
− − ln − = − − 3 − ln α − ,
9 3α3 α 9α3 9 3α 3
soit en remplaçant ln α par 2(2 − α),
Z1 µ ¶
1 1 1 1 4 2 1
x 2 ln x dx = − − 3 −4 + 2α − =− + 3 − 2 + 3 =
1
α
9 3α 3 9 3α 3α 9α
−α3 + 12 − 6α + 1 −α3 − 6α + 13
= .
9α3 9α3
E XERCICE 1 5 points
On
³ considère un repère orthonormé H G
→
− → − → −´
A ; ı , , k de l’espace dans le-
quel on place les points I
B(4 ; 0 ; 0), D(0 ; 4 ; 0), E(0 ; 0 ; 4), E b
F
D C
K
→
− b
k →
−
A →
− B
ı
−−→ −−→ −−→ →
− →
−
1. De AC = AB + AD = 4 ı + 4 , on déduit que C(4 ; 4 ; 0) ;
−→ −−→ −−→ →
− →
−
De AF = AB + AE = 4 ı + 4 k , on déduit que F(4 ; 0 ; 4) ;
−−→ −−→ −−→ −−→ →
− →− →
−
De AG = AB + AD + AE = 4 ı + 4 + 4 k , on déduit que G(4 ; 4 ; 4) ;
−−→ −−→ −→ →− →
−
De AH = AD + AE = 4 + 4 k , on déduit que H(0 ; 4 ; 4).
µ ¶
0+4 0+0 4+4
2. Le point I, milieu de [EF], a pour coordonnées ; ; = (2 ; 0 ; 4).
2 2 2
−−→ −→
On sait que M (x ; y ; z) ∈ (IC) ⇐⇒ IM = t IC , avec t ∈ R.
2
−→
Avec IC 4 , on a donc :
−4
x − 2 = 2t x = 2 + 2t
M (x ; y ; z) ∈ (IC) ⇐⇒ y − 0 = 4t avec t ∈ R ⇐⇒ y = 4t où t ∈ R.
z − 4 = −4t , z = 4 − 4t
3. On désigne par P le plan orthogonal à la droite (IC) passant par le point G, et par J
l’intersection de P avec (lC).
2
−→
a. Le vecteur IC 4 est un vecteur normal au plan P . On sait qu’alors :
−4
M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x + 4y − 4z + d = 0, avec d ∈ R.
Ainsi G(4 ; 4 ; 4) ∈ P ⇐⇒ 2 × 4 + 4 × 4 − 4 × 4 + d = 0 ⇐⇒ d = −8.
On a donc M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x + 4y − 4z − 8 = 0 ⇐⇒ x + 2y − 2z − 4 = 0.
b. J étant commun à (IC) et P , ses coordonnées (x ; y ; z) vérifient les équations
paramétriques de (IC) et l’équation cartésienne de P , soit le système :
Baccalauréat spécialité sujet 1 (secours) A. P. M. E. P.
x = 2 + 2t
y = 4t
z = 4 − 4t
x + 2y − 2z − 4 = 0
4. a. On prend comme base le triangle CBG de la face de droite BCGF : son aire est la
42
moitié de celle du carré de côté 4, soit = 8.
2
La hauteur de la pyramide est alors [DC) avec DC = 4.
8 × 4 32
On a donc : VCBKG = = .
3 3
b. En prenant pour la même pyramide la base BKG, la hauteur est [CJ].
4 − 28
8
−→ 9 9
Comme CJ 4 − 20 16
9 = 9 , d’où :
16 16
9 9
µ ¶2 µ ¶2
µ ¶2 µ ¶2
2 −→ 2 8 16 16 64 + 256 + 256 576 9 × 64 64 8
CJ = k CJ k = + + = = = = = .
9 9 9 81 81 9×9 9 3
8
Donc CJ = .
3
Le volume de la pyramide est égal à :
8
32 aire(BKG) × 3 3
= ⇐⇒ aire(BKG) = 32 × = 4 × 3 = 12.
3 3 8
c. On a déjà vu que B est un point de P et G aussi par définition, donc la droite
(BG) est incluse dans le plan P .
d. On note I′ un point de l’arête [EF], et P ′ le plan orthogonal à la droite (I′ C)
passant par G.
−
→ −→
Le point I′ a pour coordonnées (x ; y ; z) telles que EI ′ = k EF avec k ∈ [0 ; 1].
x − 0 = (4 − 0)k 4k 4 − 4k
−−
→
Donc y − 0 = (0 − 0)k et donc I′ 0 ; on a donc I’C 4 .
z − 4 = (4 − 4)k 4 −4
0
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→
BG 4 donc I’C · BG = (4 − 4k) × 0 + 4 × 4 + (−4) × 4 = 0 donc I’C ⊥ BG .
4
−−→ −−→
G appartient au plan P ′ qui est le plan orthogonal à (I′ C) ; comme I’C ⊥ BG , on
peut dire que B appartient aussi à P ′ . Donc la droite (BG) est incluse dans P ′ .
E XERCICE 2 4 points
Partie A
1. La variable aléatoire X suit d’après les conditions de l’énoncé une loi binomiale de
paramètres n = 10 de probabilité p = 0,25.
2. On a P (X 6 3) ≈ 0,775 8, d’où P (X > 3) ≈ 0,224 2 soit environ 0,224 au millième près.
3. E (X ) = n × p = 10 × 0,25 = 2,5.
Sur un grand nombre de tirages 25 clients sur 100 passeront moins de 12 minutes à
la station.
Partie B
Un client arrive à la station et se dirige vers une pompe. Il constate que deux voitures sont
devant lui, la première accédant à la pompe au moment de son arrivée.
On désigne par T1 ,T2 ,T3 les variables aléatoires qui modélisent les temps passés en minute
par chacun des trois clients, dans leur ordre d’arrivée, pour alimenter son véhicule entre
l’instant où la pompe est disponible pour lui et celui où il la libère.
On suppose que T1 , T2 et T3 sont des variables aléatoires indépendantes de même espé-
rance égale à 6 et de même variance égale à 1.
On note S la variable aléatoire correspondant au temps d’attente total passé à la station du
troisième client entre son arrivée à la station et son départ de la pompe après avoir alimenté
son véhicule.
¡¯ ¯ ¢ 3
En prenant l’événement contraire, on a donc : P ¯S − 18¯ < δ > 1 − 2 .
δ
La probabilité que le troisième client passe un temps strictement compris entre 14 et
22 minutes à la station est : P (14 < S < 22),
¯ soit : P (18 − 4 < S < 18 + 4), ou encore :
¡¯ ¢
P (−4 < S − 18 < 4), c’est-à-dire : P S − 18 < 4 .
¯ ¯
¡¯ ¯ ¢ 3 ¡¯ ¯ ¢
En prenant δ = 4, on a donc ; P ¯S − 18¯ < 4 > 1 − donc P ¯S − 18¯ < 4 > 0,8125.
16
On en déduit que la probabilité que le troisième client passe un temps strictement
compris entre 14 et 22 minutes à la station est supérieure ou égale à 0,81.
E XERCICE 3 6 points
u n+1 − u n = − ln u n2 + 1 .
¡ ¢
népérien sur R∗ .
ln(1) = 0 donc ln u n2 + 1 > 0 et donc − ln u n2 + 1 6 0.
¡ ¢ ¡ ¢
def seuil(h) :
n=0
u=7
while u > h :
n=n+1
u = u – ln(u**2+1)
return n
1. f est croissante sur [0 ; +∞[, donc, pour tout x > 0, f (x) > f (0).
Or f (0) = 0 donc f (x) > 0 sur [0 ; +∞[.
Z4
2. Soit l’intégrale : I = f (x) dx.
2
f étant positive sur R+ l’est sur l’intervalle [2 ; 4], donc I est égale (en unités d’aire) à
l’aire de la surface limitée par la représentation graphique de f , l’axe des abscisses et
les droites verticales d’équations x = 2 et x = 4.
3. On admet dans cette question que, pour tout nombre réel x ∈ [2 ; 4], on a l’encadre-
ment : 0,5x − 1 6 f (x) 6 0,25x + 0,25.
E XERCICE 4 5 points
x −∞ −2 1 +∞
5 3
f
−∞ −∞ 1
Affirmation 2 fausse
2. On considère la fonction g définie sur R par g (x) = x e −x .
µ ¶
2
a. Affirmation 3 : « Le point A 2 ; 2 est l’unique point d’inflexion de la courbe
e
C g de la fonction g . »
La fonction g produit de fonctions dérivables sur R est dérivable et sur cet in-
tervalle :
g ′ (x) = e −x − x e −x = e −x (1 − x), qui est elle-même dérivable sur R et
g ′′ (x) = − e −x − (1 − x) e −x = e −x (x − 2).
On a g ′′ (x) = 0 ⇐⇒ e −x (x − 2) ⇐⇒ x − 2 = 0, puisque e −x 6= 0, quel que soit
x ∈ R, donc la dérivée seconde ne s’annule qu’en x = 2.
2
Comme g (2) = 2 e −2 = 2 et comme g ′′ (x) a le signe de (x − 2) et donc change
e µ ¶
2
de signe (de moins à plus) en 2, le point A 2 ; 2 est l’unique point d’inflexion
e
de la courbe C g .
Affirmation 3 vraie
b. Affirmation 4 : « Pour tout nombre réel x appartenant à ]−∞ ; 2[, on a g (x) 6 x. »
g (x) 6 x ⇐⇒ x e −x 6 x ⇐⇒ x 6 x e x ⇐⇒ 0 6 x e x − x ⇐⇒ x ( e x − 1) > 0
On établit un tableau de signes :
x −∞ 0 2
x − 0 +
x
e −1 − 0 +
x ( e x − 1) + 0 +
1
• La fonction f est dérivable et f ′ (x) = 1 × ln(x) + x ×
− 0 = ln(x) + 1.
x
• f ′ (x) > 0 ⇐⇒ ln(x) + 1 > 0 ⇐⇒ ln(x) > −1 ⇐⇒ x > e −1
• lim x ln(x) = 0 donc lim f (x) = −1
x→0 x→0
x>0 x>0
x 0 e −1 +∞
′
f (x) − 0 +
−1 +∞
f (x)
− e −1 − 1
Sur l’intervalle 0 ; e −1 , la fonction f est négative, donc l’équation f (x) = 0 n’a pas
¤ £
de solution.
Sur l’intervalle e −1 ; +∞ , la fonction f , continue et strictement croissante, passe
¤ £
E XERCICE 1 5 points
Puisque l’on interroge un étudiant au hasard, on est en situation d’équiprobabilité, et les
proportions sont assimilables à des probabilités.
1. Comme 91,7 % des étudiants ont répondu oui, on a donc P (Q) = 0, 917.
¡ ¢
Et P R Q = 0, 65, cela correspond à la probabilité que le candidat interrogé ait ré-
pondu « non », sachant qu’il a échoué à l’examen.
0, 98 Q
R
x 0, 02
Q
1−x 0, 35 Q
R 0, 65
Q
4. Par exploration à la calculatrice, avec une loi binomiale de paramètres (20 ; 0, 615),
on a : P (N > 11) ≈ 0, 797, et P (N > 12) ≈ 0, 649.
En choisissant de récompenser les candidats dont la note est supérieure ou égale
à 11, la directrice récompensera environ 80 % d’eux.
5. Comme les dix variables aléatoires suivent la même loi binomiale de paramètres
20 et 0,615, chacune de ces variables aléatoires a
E XERCICE 2 5 points
Partie A : étude d’un modèle discret.
1. Ajouter 15 g, soit 15 000 mg, de chlore, dans une piscine de 50 m3 , soit 50 000 L, c’est
15000 15 3
donc faire augmenter la concentration de : = = = 0,3 mg · L−1 .
50000 50 10
2. Remarque : la relation de récurrence peut s’interpréter, en disant que sous l’action
du milieu ambiant, 8 % du chlore présent dans la piscine disparaît chaque jour (et
donc 92 % du chlore présent une journée est encore présent le jour suivant).
a. Initialisation : on a v 0 = 0, 7
d’après la relation de récurrence : v 1 = 0, 92v 0 + 0, 3 = 0, 944.
On a donc bien : v 0 6 v 1 6 4.
L’inégalité souhaitée est donc vérifiée au rang 0.
Hérédité : soit n naturel donné, tel que l’inégalité est vraie au rang n, c’est-à-
dire que : v n 6 v n+1 6 4.
Par hypothèse de récurrence, on a :
v n 6 v n+1 6 4 =⇒ 0, 92v n 6 0, 92v n+1 6 0, 92 × 4 car 0, 92 > 0
=⇒ 0, 92v n + 0, 3 6 0, 92v n+1 + 0, 3 6 3, 68 + 0, 3
=⇒ v n+1 6 v n+2 6 3, 98
=⇒ v n+1 6 v n+2 6 4
La véracité de l’inégalité est donc héréditaire.
Conclusion : L’encadrement est vrai au rang 0 et s’il est vrai au rang n ∈ N, il
l’est encore au rang n + 1, donc en vertu du principe de récurrence, pour tout
entier n naturel, on a : v n 6 v n+1 6 4.
b. De la question précédente, on retient :
• ∀n ∈ N, v n 6 v n+1 donc la suite (v n ) est croissante ;
• ∀n ∈ N, vn 6 4 donc la suite (v n ) est majorée par 4.
D’après le théorème de croissance monotone la suite (v n ) est donc conver-
gente, vers une limite ℓ inférieure ou égale à 4.
De plus, la suite (v n ) est définie par récurrence, et la fonction de récurrence :
x 7−→ 0, 92x +0, 3 est continue sur R, puisque c’est une fonction affine, donc
la suite ne peut converger que vers un point fixe de la fonction de récurrence
ℓ est donc une solution de l’équation : x = 0, 92x + 0, 3 ⇐⇒ 0, 08x = 0, 3
0, 3
⇐⇒ x =
0, 08
⇐⇒ x = 3, 75
L’équation n’a qu’une solution, donc la suite (v n ) converge vers 3, 75.
3. À long terme, le taux de chlore ne sera pas conforme à la préconisation des pisci-
nistes, car si la limite est 3, 75 alors tout intervalle ouvert contenant 3, 75 contiendra
tous les termes à partir d’un certain rang. Notamment l’intervalle ]3 ; 5[.
Il existe donc un rang à partir duquel les termes de la suite seront dans l’intervalle
]3 ; 5[, et donc la concentration en chlore dépassera strictement la limite supé-
rieure de 3 mg · L−1 recommandée par les piscinistes.
4. C’est un algorithme de seuil classique, on va calculer les termes de la suite, les uns
après les autres. Pour s’arrêter dès qu’un terme est strictement supérieur au seuil
s, il faut continuer tant que (while) les termes ne sont pas strictement supérieurs,
donc tant que les termes sont inférieurs ou égaux au seuil s.
Le programme complété est donc :
def alerte_chlore(s) :
n=0
u = 0.7
while u <= s :
n=n+1
u = 0.92*u + 0.3
return n
E XERCICE 3 6 points
Partie A : exploitation du graphique.
1. On lit que B a pour coordonnées (−1 ; −2), or la courbe C f passe par B, donc
f (−1) = f (x B ) = y B = −2.
On nous dit que la tangente T , tangente à C f en B, d’abscisse −1, est aussi la droite
(AB), dont le coefficient directeur est 1, donc f ′ (−1) = 1.
3. De ce que l’on peut voir de C f , on ne voit qu’une seule solution à l’équation, qui
est environ 0,1 (à 10−1 près).
Partie B : étude de la fonction f .
La fonction x 7−→ ln(x + 2) est dérivable sur ] − 2 ; +∞[, en tant que composée de
x 7−→ x + 2 définie et dérivable sur ] − 2 ; +∞[ et à valeurs dans R∗+ , où la fonction
ln est définie et dérivable.
f est dérivable sur ]−2 ; +∞[, en tant que somme de deux fonctions dérivables sur
cet intervalle (une fonction polynôme et une fonction composée).
1
∀x ∈] − 2 ; +∞[, f ′ (x) = 2x + 2 + 0 +
x +2
(2x + 2)(x + 2) + 1
=
x +2
2x 2 + 4x + 2x + 4 + 1
=
x +2
2x 2 + 6x + 5
= .
x +2
On arrive bien à l’expression attendue pour la fonction dérivée f ′ .
3. Pour tout x réel strictement supérieur à −2, x + 2 est strictement positif, donc le
signe de f ′ (x) est le signe de son numérateur. Ledit numérateur étant une expres-
sion polynomiale de degré 2 ayant un coefficient dominant (2) positif, cela signifie
que les images seront positives, sauf entre d’éventuelles racines.
Déterminons le discriminant du numérateur : ∆ = 62 −4×2×5 = 36−40 = −4 < 0.
Le trinôme n’a donc pas de racines réelles, et a donc des images strictement posi-
tives pour tout x réel.
f ′ est donc une fonction à valeurs strictement positives sur ] − 2 ; +∞[, et f est
donc strictement croissante sur ] − 2 ; +∞[.
On peut donc établir le tableau de variations suivant :
x −2 +∞
signe de f ′ (x) +
+∞
variations de f
−∞
4. La fonction f est continue (car dérivable) sur ] − 2 ; +∞[, de plus, elle est stric-
tement croissante sur cet intervalle et enfin, 0 est une valeur intermédiaire entre
lim f = −∞ et lim f = +∞.
−2 +∞
D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué aux fonc-
tions strictement monotones, l’équation f (x) = 0 admet une unique solution sur
] − 2 ; +∞[, que l’on notera α.
Avec une exploration à la calculatrice (éclairée par notre lecture graphique de la
partie A), on trouve 0, 115 < α < 0, 12, donc une valeur approchée à 10−2 de α est
0, 12.
variations de h
h(α)
4−2 2
−2
−−→ −−
→
• On a : AC 4 − 0 = 4 et AD 0 .
1−0 1 4
−−→ −−→
−→ = −x −−→ mais y −−→ 6= −y −−→ , il est évident que les vecteurs AC et AD ne
Avec x −AD AC AD AC
sont pas colinéaires, donc que les points A, C et D ne sont pas alignés, et donc :
A, C et D définissent un plan ;
−→
• le plan d’équation 8x − 5y + 4z − 16 = 0 admet pour vecteur normal n 1 , de coor-
8
données −5.
4
−→ −−→
On a : n 1 · AC = 8 × 2 − 5 × 4 + 4 × 1 = 16 − 20 + 4 = 0
−→ −−→
et n 1 · AD = 8 × (−2) − 5 × 0 + 4 × 4 = −16 − 0 + 16 = 0
−→
n 1 est donc bien orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ACD), donc
−→
n 1 est orthogonal au plan (ACD).
Le plan dont on a l’équation partage un vecteur normal avec (ACD) : ces deux plans
sont parallèles.
Comme, de plus, 8x A − 5y A + 4z A − 16 = 8 × 2 − 5 × 0 + 4 × 0 − 16 = 16 − 16 = 0
on en déduit que les coordonnées de A vérifient l’équation donnée, et donc que A
est dans le plan dont on a l’équation, ce plan est donc confondu avec (ACD).
• On a : x H − y H + 2z H − 2 = −1 − 1 + 2 × 2 − 2 = −2 + 4 − 2 = 0
Les coordonnées de H vérifient l’équation donnée pour (ABC), donc H est bien un
point du plan (ABC) ;
−1
−−→
• On a : DH 1 . D’après l’équation donnée pour (ABC), un vecteur normal
−2
1
−→
à (ABC) est : n 2 −1.
2
−→ −−→
Comme on a : n 2 = − DH , on en déduit que les vecteurs sont colinéaires, donc
−−→
que DH est normal au plan (ABC).
En conclusion, H est un point de (ABC) tel que (DH) est orthogonale à (ABC) : H est bien
le projeté orthogonal de D sur (ABC).
A. P. M. E. P.
; Corrigé du baccalauréat Métropole 20 juin 2024 J2 (dévoilé)<
Sujet 2
ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
E XERCICE 1 5 points
Les parties A et B sont indépendantes.
Partie A
1.
0,47 F
a. Reproduire l’arbre ci-contre et complé- 0,6 R
ter les pointillés. 0,53 F
R ∩F 0, 098
Puis p R (F ) = = = 0, 0245.
R 0, 4
p(F ∩ R) 0, 282
3. On a p F (R) = = ≈ 0, 74, soit 74 %. L’affirmation est fausse.
p(F ) 0, 38
4. a. Le choix des 20 clients s’effectue de façon indépendante et chaque tirage corres-
pond à un choix de probabilité 0,38, la variable aléatoire X donnant le nombre
de clients ayant acheté la carte de fidélité est une loi binomiale de paramètres
n = 20, p = 0, 38.
b. On a p(X 6 4) ≈ 0,072 6, donc p(X > 5) ≈ 1 − 0,072 6 soit environ 0,927 3 soit
0,927 au millième près.
Partie B
2. La variable Z représente la moyenne par client des montants offerts aux 1 000 clients.
E XERCICE 2 4 points
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse
doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. Les quatre questions de
cet exercice sont indépendantes.
2
→
−
Affirmation 1 : Le vecteur n 2 est un vecteur normal au plan (ABC).
−1
6 6
−−→ −−→
On a AB −3 et AC −6.
6 0
→
− −−→ →
− −−→
Or n · AB = 12 − 6 − 6 = 0 et n · AC = 12 − 12 + 0 = 0.
−−→ −−→
Or il est admis que les points A, B et C ne sont pas alignés, donc les vecteurs AB et AC ne
sont pas colinéaires.
→
−
Donc le vecteur n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un
vecteur normal à ce plan : affirmation Vraie. Affirmation 2 :
On sait que :
−−→ −−→
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ AM = u AB.
x −0 6 2
−−→ −
−→ 1 −−→
Avec AM y − 4 et AB −3, vecteur qui est colinéaire à AB −1.
3
z − (−1− 6 2
x −0 = 2u x = 2u
Donc M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ y −4 = −u où u ∈ R. ⇐⇒ y = 4−u où ∈
z − (−1) = 2u z = −1 + 2u
R.
On pose u = t + 1 et on obtient un autre système paramétrique :
x = 2t + 2
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ y = 3−t où t ∈ R.
z = 2t + 1
L’affirmation est Vraie.
−−→
Affirmation 3 : Puisque P est orthogonal à la droite(AB) , le vecteur AB ou plus simplement
2
1 −−→
le vecteur AB −1 est un vecteur normal au plan P .
3
2
On sait qu’alors M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x − y + 2z + d = 0 avec d ∈ R.
Comme C(6 ; −2 ; −1) ∈ P ⇐⇒ 12 + 2 − 2 + d = 0 ⇐⇒ 12 + d = 0 ⇐⇒ d = −12, on obtient
finalement :
M (x ; y ; z) ∈ P ⇐⇒ 2x − y + 2z − 12 = 0 : l’affirmation est Fausse.
= 2t ′
x = 3+t x
′
D y = 1 + t où t ∈ R ; D y = 4− t′ où t ′ ∈ R.
′
z = 2+t z = −1 + 2t
Affirmation 4 : D et D ′ ne sont pas coplanaires.
1
→
−
La droite D contient le point D(3 ; 1 ; 2) et a pour vecteur directeur d 1 et la droite D ′
1
2
−
→
contient le point E(0 ; 4 ; -1) et a pour vecteur directeur d ′ −1.
2
→
− →
−′
Les vecteurs d et d ne sont pas colinéaires donc les droites ne sont pas parallèles.
Si elles ont point commun les coordonnées de celui-ci vérifient les deux systèmes d’où le
nouveau système :
′ ′
3 + t = 2t t = 2t − 3 ½ ′
2t − 3 = 3 − t ′
′
1+t = 4−t ⇐⇒ t = 3− t′ ⇒ ⇐⇒
′ ′ 3− t′ = −3 + 2t ′
2 + t = −1 + 2t t = −3 + 2t
½ ′ ½ ′
3t = 6 t = 2
⇐⇒ et comme t = 3−t ′ = 3−2 = 1. Le système a une solution.
6 = 3t ′ 2 = t′
Conclusion : les droites sont sécantes au point de coordonnées (4 ; 2 ; 3) ; elles sont copla-
naires : l’affirmation 4 est Fausse
E XERCICE 3 5 points
u n+1 = u n2 − 2u n + 2.
2.
• Si 1 < a < 2, alors 0 < a − 1 < 1 ⇒ ln(a − 1) < 0 (par croissance de la fonction loga-
rithme népérien).
n
On a donc 2n ln(a − 1) < 0 et on sait que lim e2 ln(a−1)
= 0, donc lim u n = 1.
n→+∞ n→+∞
n
• Si a = 2, ln(a − 1) = ln 1 = 0, donc 2 ln(a − 1) = 0 et u n = 1 + 1 = 2. u est constante et
on peut écrire lim u n = 2.
n→+∞
n
• Si a > 2, a − 1 > 1, donc ln(a − 1) > 0 et lim e2 ln(a−1)
= +∞, donc lim u n = +∞.
n→+∞ n→+∞
La suite est divergente.
E XERCICE 4 6 points
N
2
M P
0
−2 −1 0 1 2 3 4 5
−1
T
1. a. On lit f (0) = 2.
b. Déterminer f ′ (0). Le nombre dérivé f ′ (0) est égal au coefficient directeur de la
0−2
droite (NP) soit à = −1 = f ′ (0)
2−0
2. Il semble que f (−2) = 0. S = {−2}.
3. Il semble que la fonction est convexe sur l’intervalle [0 ; +∞[ : sur cet intervalle toutes
les tangentes à la courbe représentative C f sont sous cette courbe.
Toujours graphiquement sur l’intervalle [0 ; +∞[ les coefficients directeurs des tan-
gentes à la courbe (−1 et 0 au voisinage de plus l’infini) sont croissants : autrement
dit la fonction f " est croissante donc f ′′ (x) > 0
3. On a vu que f ′ (0) = −1
La fonction f est dérivable sur R et sur cet intervalle :
f ′ (x) = eλx + λ(x + 2)eλx = eλx (1 + λx + 2λ)eλx .
Donc f ′ (0) = −1 ⇐⇒ 1 + 2λ = −1 ⇐⇒ 2λ = −2 ⇐⇒ λ = −1.
On a donc finalement f (x) = (x + 2)e−x .
f (x) = (x + 2)e−x .
1. On a lim x + 2 = −∞ et lim e−x = +∞, donc par produit de limites lim f (x) =
x→−∞ x→−∞ x→−∞
−∞.
′
3. a. f est elle-même dérivable sur R et sur cet intervalle :
f ′′ (x) = −e−x + (x + 1)e−x = e−x (x + 1 − 1) = xe−x .
Comme e−x > 0, le signe de f ′′ (x) est celui de x, donc :
• f est convexe sur [0 ; +∞[ ;
• f est concave sur ] − ∞ ; 0] ;
b. – Donc d’après le résultat précédent la courbe C f a un seul point d’inflexion de
coordonnées (0 ; 2).
4. Zt
I (t ) = (x + 2)e−x dx.
−2
Exercice 1 4 points
Affirmation 1 :
2 5
−−→ −−→
On a OA 1 et OC 0 : ces vecteurs ne sont pas colinéaires donc les points O, A et C
−1 −3
ne sont pas alignés et définissent bien un plan.
→
− −−→ →
− −−→ →
−
D’autre part : n · OA = 2 + 0 − 2 = 0 et n · OC = 5 + 0 − 6 = −1 ; conclusion le vecteur n est
−−→ −−→
orthogonal au vecteur OA du plan (OAC) mais n’est pas orthogonal au vecteur OC de ce
même plan ; il n’est donc pas normal au plan (OAC) : l’affirmation 1 est fausse.
Affirmation 2 :
On cherche la représentation paramétrique de (AB). On a :
−3
−−→ −−→ −−→
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ AM = u AB, avec u ∈ R. Comme AB 1 on obtient :
2
x − 2 = −3u x = 2 − 3u
M (x ; y ; z) ∈ (AB) ⇐⇒ y −1 = 1u , u ∈ R ⇐⇒ y = 1 + u , u ∈ R.
z +1 = 2u z = −1 + 2u
2 − 3u = 3−t
d’où t = −2 et u = t + 1 = −2 + 1 = −1.
En remplaçant t ou u dans l’une des équations paramétriques de (AB) ou (D) on obtient le
point commun de coordonnées (5 ; 0 ; -3), donc le point C.
Conclusion : l’affirmation 2 est vraie.
Affirmation 3 :
Si un point M (x ; y ; z) est commun à la droite D et au plan P ses coordonnées vérifient
l’équation paramétrique de D et l’équation cartésienne de P , donc le système :
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.
x = −t + 3
= t +2
y
, t ∈ R,
z = 2t + 1
x + 5y − 2z + 3
= 0
D’où en remplaçant dans l’équation du plan x,y et z par leurs valeurs en fonction de t :
−t + 3 + 5(t + 2) − 2(2t + 1) + 3 = 0 ⇐⇒ −t + 3 + 5t + 10 − 4t − 2 + 3 = 0 ⇐⇒ 0t = −14 cette
équation n’a pas de solution : D et P sont parallèles (strictement) ; l’affirmation 3 est vraie
Affirmation 4 :
−1 + 5 2 + 0 1 − 3
µ ¶
• Le milieu H de [BC] a pour coordonnées H ; ; , soit H(2 ; 1 ; −1).
2 2 2
3x H − y H − 2z H − 7 = 3 × 2 − 1 − 2 × (−1) − 7 = 0 donc H ∈ Q.
5 − (−1) 6
−−→
• Le vecteur BC a pour coordonnées 0−2 = −2.
−3 − 1 −4
3
→
−
Le plan Q a pour vecteur normal le vecteur v de coordonnées −1.
−2
−−→ →
− −−→
BC = 2 v donc le vecteur BC est normal au plan Q.
L’affirmation 4 est vraie.
Exercice 2 5 points
Partie A
2. On sait que lim e −0,02t = 0, donc lim k e −0,02t = 0 et lim k e −0,02t + 50m = 50m.
t →+∞ t →+∞ t →+∞
3 6
Or on a lim k e −0,02t + 50m = 30, donc m = = = 0,6.
t →+∞ 5 10
3. Avec 50m = 50×0,6 = 5×6 = 30, les solutions de (E ) sont les fonctions f définies par :
t 7−→ f (t ) = k e −0,02t + 30
On a f (0) = 210 ⇐⇒ k × 1 + 30 = 210 ⇐⇒ k = 180.
Finalement : f (t ) = 180 e −0,02t + 30.
Partie B
150
100
50
temps (en s)
0
0 20 40 60 80 100 110 120 140 160 180 200
Exercice 3 5 points
Partie A
On lance trois fois de suite une pièce de monnaie bien équilibrée. On note X la variable
aléatoire qui compte le nombre de fois, sur les trois lancers, où la pièce est retombée du
côté « Face ».
1. On lance 3 fois une pièce de monnaie bien équilibrée donc il s’agit d’une répétition
de 3 épreuves identiques et indépendantes ; la variable aléatoire X qui compte le
nombre de fois, sur les trois lancers, où la pièce est retombée du côté « Face » suit
1
donc la loi binomiale de paramètres n = 3 et p = .
2
3 1 0 1 3−0
à !µ ¶ µ µ ¶3
1 1
¶
2. P (X = 0) = 1− = =
0 2 2 2 8
3 1 1 1 3−1
à !µ ¶ µ µ ¶3
1 3
¶
P (X = 1) = 1− =3 =
1 2 2 2 8
3 1 2 1 3−2 1 3 3
à !µ ¶ µ ¶ µ ¶
P (X = 2) = 1− =3 =
2 2 2 2 8
3 1 3 1 3−3
à !µ ¶ µ µ ¶3
1 1
¶
P (X = 3) = 1− = =
3 2 2 2 8
On complète le tableau donnant la loi de probabilité de X :
k 0 1 2 3
1 3 3 1
P (X = k)
8 8 8 8
Partie B
Voici les règles d’un jeu où le but est d’obtenir trois pièces du côté « Face » en un ou deux
essais :
1 G
8
A0
7
8 G
1
8
1 G
4
3
A1
3
8 4 G
3
8 1 G
2
A2
1 1
8 2 G
A3 1 G
Exercice 4 6 points
4
On considère la suite (u n ) définie par u 0 = 3 et pour tout n ∈ N : u n+1 = .
5 − un
Partie A
def suite(n):
u = 3
for i in range(n) :
u = 4/(5 - u)
return u
4 4
2. À la première boucle on trouve u 1 = = = 2.
5−3 2
4 4
À la seconde on trouve u 2 = = ≈ 1,333.
5−2 3
3. À l’aide des affichages ci-dessous, émettre une conjecture sur le sens de variation et
une conjecture sur la convergence de la suite (u n ).
» suite(2)
1.3333333333333333
» suite(5)
1.0058479532163742
» suite(10)
1.0000057220349845
» suite(20)
1.000000000005457
Partie B
4
Soit f la fonction définie et dérivable sur l’intervalle ] − ∞ ; 5[ par : f (x) = .
5−x
Ainsi, la suite (u n ) est définie par u 0 = 3 et pour tout n ∈ N, u n+1 = f (u n ).
4 4
Comme f (1) = = 1 et f (4) = = 4, on obtient 1 6 u n+2 6 u n+1 6 4.
5−1 5−4
Donc la propriété est vraie au rang n + 1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et elle est héréditaire ; d’après le principe
de récurrence, elle est vraie pour tout n.
Donc, pour tout n ∈ N, on a : 1 6 u n+1 6 u n 6 4.
3. a. Soit x un réel de l’intervalle ] − ∞ ; 5[.
On a pour x < 5 :
4
f (x) = x ⇐⇒ = x ⇐⇒ 4 = x(5 − x) ⇐⇒ 4 = 5x − x 2 ⇐⇒ x 2 − 5x + 4 = 0.
5−x
b. Résoudre f (x) = x dans l’intervalle ] − ∞ ; 5[, revient d’après la question précé-
dente à résoudre l’équation du second degré x 2 − 5x + 4 = 0.
Les racines de cette équation 1 et 4 sont évidentes (sinon on calcule le discrimi-
nant), donc :
x −1 = 0 x = 1
2
x − 5x + 4 = 0 ⇐⇒ (x − 1)(x − 4) = 0 ⇐⇒ ou ⇐⇒ ou
x −4 = 0 x = 4
La solution 4 est vraisemblable puisque x 6 4, on a donc S = {1 ; 4}.
4. L’encadrement démontré par récurrence montre deux choses : pour tout n ∈ N
• u n+1 6 u n signifie que la suite (u n ) est décroissante ;
• 1 6 u n signifie que la suite (u n ) est minorée par 1.
La suite (u n ) décroissante et minorée par 1 est donc convergente vers un réel ℓ > 1.
Par continuité de la fonction trinôme la limite ℓ est solution de l’équation précédente
et cette solution est 1 ou 4, mais on a vu que u 0 = 3 et la suite étant décroissante la
solution 4 est à rejeter..
Conclusion : lim u n = 1.
n→+∞
La suite (u n ) converge vers 1.
4 4
5. Avec u 0 = 4, on a u 1 = = = 4 et donc en répétant le calcul u n = 4 quel que soit
5−4 1
n ∈ N.
Dans ce cas la suite est constante : tous ses termes sont égaux à 4, elle converge vers
4.
Exercice 1 4 points
8
1. D’après l’énoncé P (J ) = 0,6 et P J (S) = .
9
8 4,8 3 × 1,6 1,6 5 × 1,6 8
On a donc P (J ∩ S) = P (J ) × P J (S) = 0,6 × = = = = = .
9 9 3×3 3 5×3 15
2
2. a. On sait que P (S) = .
3
On commence l’arbre de probabilités pondéré suivant :
8
9 S
0,6 J
1 S
9
x S
0,4 J
1−x S
D’après la loi des probabilités totales :
³ ´ 2 8 ³ ´ ³ ´ 2 8
P (S) = P (J ∩ S) + P J ∩ S , soit = + P J ∩ S ⇐⇒ P J ∩ S = − =
3 15 3 15
10 8 2
− = .
15 15 15
La probabilité que la personne choisie n’a pas l’intention de regarder les JO à la
2
télévision et a une activité sportive régulière est égale à ;
³ ´ 15
P J ∩S 2 2
2 5 1
b. On a P J (S) = ³ ´ = 15 = 15 2
= × = = x.
P J 0,4 5
15 2 3
3. a. Les personnes sont choisies au hasard et chacune d’elles a une pratique sportive
2
régulière avec une probabilité de .
3
La variable aléatoire X suit donc une loi binomiale de paramètres n = 30 et
2
p= .
3 Ã !µ ¶ Ã !µ ¶
30 2 16 2 30−16 30 2 16 1 14
µ ¶ µ ¶
b. On a P (X = 16) = × 1− = × ≈ 0,0462 soit 0,046
16 3 3 16 3 3
au millième près à la calculatrice.
Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 2 A. P. M. E. P.
10 000
c. On a ≈ 26,3 : on peut donc offrir 26 entrées gratuites au maximum.
380
La calculatrice donne P (X 6 26) ≈ 0,9967 soit environ 0,997. La probabilité que
le budget soit insuffisant est donc égale à environ 1 − 0,997 soit environ 0,003 ou
trois millièmes.
Exercice 2 5 points
4 7
A. f (x) = e−3x B. f (x) = − e−3x +
3 3
7 10 −3x 7
C. f (x) = e−3x + D. f (x) = − e −
3 3 3
L’équation différentielle y ′ = −3y a pour solutions les fonctions x 7−→ f (x) = K e−3x ,
avec K ∈ R.
La fonction x 7−→ α, avec α ∈ R est solution de l’équation différentielle y ′ = −3y + 7 si
7
et seulement si y ′ = 0 = −3α + 7 ⇐⇒ 3α = 7 ⇐⇒ α = .
3
On sait qu’alors les solutions de l’équation différentielle y ′ = −3y +7 sont les fonctions
7
x 7−→ K e−3x + .
3
7 4
En particulier la fonction f solution telle que f (0) = 1 ⇐⇒ K + = 1 ⇐⇒ K = − .
3 3
4 −3x 7
La seule solution est donc la fonction définie par f (x) = − e + : réponse B.
3 3
2. La courbe d’une fonction f définie sur [0 ; +∞[ est donnée ci-dessous.
0
0 1 2 3 4 5 6
Le dessin est clair : la fonction est positive sur l’intervalle[1 ; 5] ; l’intégrale est (en unités
d’aire) la mesure de la surface limitée par la représentation graphique de f , l’axe des
abscisses et les droites d’équations x = 1 et x = 5.
La surface grise contient les 5 carreaux hachurés et est inscrite dans le polygone de 10
unités en bleu. Réponse C.
3. On sait que si g ′ est la dérivée de g , alors g est une primitive de la fonction g ′ , donc :
Z2
¢¤2
g ′ (x) dx = x 2 ln x 2 + 4 0 = 22 ln 22 + 2 = 4 ln 4 + 4) = 4 ln 8 ou 4 ln 23 = 3 × 4 ln 2 =
£ ¡ ¡ ¢
0
12 ln 2 ≈ 8,31 soit 8,3 au dixième près. Réponse B.
! Ã
31
4. Le nombre de groupes de 5 élèves parmi les 31 est . Réponse : D.
5
à !
20
5. Elle choisit 3 élèves parmi les 20 faisant SES : elle a possibilités ; ensuite dans
3
chacun deÃces!casÃelle! choisit 2 élèves parmi les 31−20 = 11 élèves qui ne font pas SES,
20 11
ce qui fait × possibilités. Réponse A.
3 2
Exercice 3 6 points
Dans la suite de l’exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u n+1 = f (u n ).
3. a. Initialisation : on a vu que u 1 ≈ 7,3 et comme u 0 = 8, on a donc :
1 6 u1 6 u0
l’encadrement est vrai au rang 0.
Hérédité : soit n ∈ N, tel que 1 6 u n+1 6 u n .
On sait que sur l’intervalle [1 ; +∞[ la fonction f est croissante, donc on a
f (1) 6 f (u n+1 ) 6 f (u n ) .
1
Or f (1) = 1 − ln ≈ 2,39, donc f (1) > 1 et on a
4
1 6 u n+2 6 u n+1 : l’encadrement est vrai au rang n + 1.
Conclusion : l’encadrement est vrai au rang 0 et s’il est vrai au rang n ∈ N il l’est
encore au rang suivant : d’après le principe de récurrence :
pour tout entier naturel n, on a : 1 6 u n+1 6 u n .
b. L’encadrement précédent montre que : pour tout naturel n
• u n+1 6 u n : la suite (u n ) est décroissante ;
• 1 6 u n : la suite (u n ) est minorée par 1.
On sait qu’alors la suite (u n ) converge vers une limite ℓ > 1
³x ´ ³x´ x
c. f (x) = x ⇐⇒ x − ln = x ⇐⇒ 0 = ln ⇐⇒ = 1 ⇐⇒ x = 4.
4 4 4
d. Par continuité de la fonction f (car elle est dérivable sur ]0 ; +∞[), la relation
³u ´
n
u n+1 = u n − ln , donne puisque lim u n = ℓ :
µ ¶ 4 n→+∞
ℓ
ℓ = ℓ − ln : d’après la question précédente ℓ = 4.
4
Exercice 4 5 points
5 2
−−→ −−→
1. On a AB −1 et AC −2 .
−13 −10
Ces vecteurs ne sont pas colinéaires donc les points A, B et C sont distincts et non
alignés : ils définissent le plan P = (ABC).
2
→
−
Dans la suite, on considère le vecteur n −3 .
1
→
− −−→ →
− −−→
2. a. On a n · AB = 10 + 3 − 13 = 0 et n · AB = 4 + 6 − 10 = 0.
→
−
Le vecteur n orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) est nor-
mal à ce plan
b. On sait qu’alors :
M (x ; y ; z) ∈ (ABC) ⇐⇒ 2x − 3y + 1z + d = 0, d ∈ R.
Exercice 1 5 points
Une concession automobile vend deux sortes de véhicules :
0,75 B
E
0,6 1 − 0,75
= 0,25 B
0,52 B
0,4
E
1 − 0,52 B
= 0,48
a. On est dans le cas d’une répétition avec remise d’une expérience n’ayant que 2 is-
sues : la possibilité d’installer une borne de recharge, avec la probabilité p = 0,658,
ou non. Donc la variable aléatoire X qui donne le nombre total d’acheteurs pouvant
installer une borne de recharge à leur domicile suit la loi binomiale de paramètres
n = 20 et p = 0,658.
à !
20
b. P (X = 8) = × 0,6588 × (1 − 0,658)20−8 ≈ 0,011
8
c. La probabilité qu’au moins 10 acheteurs puissent installer une borne de recharge
est : P (X > 10) = 1 − P (X 6 9) ≈ 1 − 0,045 2 ≈ 0,955
d. L’espérance de X est : E (X ) = np = 20 × 0,658 = 13,16.
e. La directrice de la concession décide d’offrir l’installation de la borne de recharge
aux acheteurs ayant la possibilité d’en installer une à leur domicile. Cette installa-
tion coûte 1 200 (.
L’espérance de X représente le nombre moyen de clients pouvant installer une borne
de recharge à leur domicile. L’installation d’une borne coûte 1 200 (.
Il faut donc prévoir : 13,16 × 1 200 soit 15 792 (.
Exercice 2 6 points
1. On considère la fonction f définie sur R par f (x) = e x + x.
Affirmation A : La fonction f admet pour tableau de variations le tableau ci- dessous :
x −∞ +∞
+∞
variations de f
−∞
Affirmation A vraie
x −∞ α +∞
+∞
variations de f −2
−∞
La fonction f est dérivable donc continue sur R. Elle est strictement croissante sur R
et va de −∞ à +∞. Donc, d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires,
l’équation f (x) = −2 admet une solution unique dans R.
Affirmation B fausse
ln(x) − x 2 + 2 1
2. Affirmation C : lim 2
=− .
x→+∞ 3x 3
³ ´
2 x 2 ln(x)
− 1 + 2 µ ¶
ln(x) − x + 2 x2 x2 1 ln(x) 2
Pour x 6= 0, on a : = = − 1− 2 − 2
3x 2 3x 2 3 x x
ln(x) ln(x) 1
• = ×
x2 x x
ln(x) 1 ln(x)
On sait que lim = 0 et que lim = 0 ; donc par produit : lim = 0.
xx→+∞ x→+∞ x x→+∞ x 2
1 2
• On sait aussi que lim 2 = 0 donc lim 2 = 0.
x→+∞ x x→+∞ x
µ ¶
ln(x) 2 ln(x) − x 2 + 2 1
On en déduit que lim 1 − 2 − 2 = 1 et donc que lim 2
=− .
x→+∞ x x x→+∞ 3x 3
Affirmation C vraie
2
3. On considère la fonction k définie et continue sur R par k(x) = 1 + 2 e −x +1
.
Affirmation D : Il existe une primitive de la fonction k décroissante sur R.
Toute primitive K de la fonction k a pour dérivée k. Or, pour tout réel X , on a e X > 0.
2 2
Donc pour tout réel x, on a e −x +1 > 0, donc 1 + 2 e −x +1 > 0, et donc k(x) > 0.
La primitive K a donc une dérivée toujours strictement positive, donc elle est strictement
croissante sur R.
Affirmation D fausse
Affirmation E vraie
Z1
5. Affirmation F : Une intégration par parties permet d’obtenir : x e −x dx = 1 − 2 e −1 .
0
½ ½ ′
u(x) = x u (x) = 1
En prenant : , on a :
v ′ (x) = e −x v(x) = − e −x
Cela donne par intégration par parties :
Z1 Z1
£ ¤1 £ ¤1
x e −x dx = −x e −x 0 − − e −x dx = −x e −x − e −x 0 = − e −1 − e −1 + 1 = 1 − 2 e −1 .
0 0
Affirmation F vraie
Exercice 3 4 points
On considère une pyramide à base carrée formée de boules identiques empilées les unes sur
les autres :
Pour tout entier n > 1, on note u n le nombre de boules qui composent le n-ième étage en
partant du haut de la pyramide. Ainsi, u n = n 2 .
def pyramide(n) :
S = 0
for i in range(1, n+1) :
S = S + i**2
return S
• Initialisation
n(n + 1)(2n + 1) 1(1 + 1)(2 × 1 + 1) 1 × 2 × 3
Pour n = 1, on a S 1 = 1 et = = =1
6 6 6
Donc la propriété est vraie au rang 1.
• Hérédité
n(n + 1)(2n + 1)
On suppose la propriété vraie au rang n, avec n > 1, c’est-à-dire S n = .
6
C’est l’hypothèse de récurrence.
¡ ¢
S n+1 = u 1 + u 2 + · · · + u n + u n+1 = u 1 + u 2 + · · · + u n + u n+1
n(n + 1)(2n + 1)
= S n + (n + 1)2 = + (n + 1)2
6
(n + 1)(n + 2)[2(n + 1) + 1]
= (d’après la question précédente)
6
(n + 1)[(n + 1) + 1][2(n + 1) + 1]
=
6
Donc la propriété est vraie au rang n + 1.
• Conclusion
La propriété est vraie au rang 1, et elle est héréditaire pour tout n > 1.
Donc, d’après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout n > 1.
n(n + 1)(2n + 1)
On a donc démontré par récurrence que pour tout entier n > 1 : S n = .
6
3. Un marchand souhaite disposer des oranges en pyramide à base carrée. Il possède 200 oranges.
Il faut donc trouver le plus grand entier n tel que S n 6 200.
7(7 + 1)(2 × 7 + 1 8(8 + 1)(2 × 8 + 1)
On calcule : S(7) = = 140 < 200 et S(8) = = 204 > 200.
6 6
Le marchand utilise donc 140 oranges pour construire une pyramide à 7 étages.
Exercice 4 5 points
H
L
G
E
On considère un cube ABCDEFGH et l’es-
pace
³ −−→est−−→rapporté au repère orthonormal
−→´ F
A ; AB , AD , AE .
Pour tout réel m appartenant à l’intervalle
[0 ; 1], on considère les points K et L de coor-
données : D
K (m ; 0 ; 0) et L (1 − m ; 1 ; 1).
C
A K
B
−−→ −−→
a. • ABCD est un carré donc ses diagonales sont perpendiculaires, donc DB ⊥ AC .
−→ −→
• Le vecteur AE est normal au plan (ABD) donc AE est orthogonal à tout vecteur
−→ −−→
du plan (ABD), donc AE ⊥ DB .
−→ −−→
• Les vecteurs AE et AC ne sont pas colinéaires.
−−→
Le vecteur DB est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (GEA) donc
−−→
le vecteur DB est normal au plan (GEA).
b. On déduit de la question précédente que le plan (GEA) a une équation de la forme
1 × x + (−1) × y + 0 × z + d = 0, soit x − y + d = 0.
Le plan (GEA) passe par le point A de coordonnées (0 ; 0 ; 0) donc 0−0+d = 0 et donc
d = 0.
Le plan (GEA) a donc pour équation x − y = 0.
−−→ −→ ¡ ¢
• KC · KE = KC × KE × cos CKE
1
1−m 2
−−→
• KC a pour coordonnées 1 = 1
0 0
µ ¶2 p
2 1 2 2 5 5
Donc KC = + 1 + 0 = donc KC =
2 4 2
1
−m −2
−→
• KE a pour coordonnées 0 = 0
1 1
µ ¶2 p
2 1 2 2 5 5
Donc KE = − + 0 + 1 = donc KE =
2 4 2
p p
1 5 5 ¡ ¢
On a donc : − = × × cos CKE
4 2 2
1 5 ¡ ¢ ¡ ¢ 1
Donc − = × cos CKE et donc cos CKE =−
4 4 5
On en déduit avec la calculatrice que CKE ≈ 101,5°, soit CKE
≈ 102°.
Exercice 1 6 points
∆ b
K
H b
b
G
E b
F b
b
D b
b
b
C
A b
I
b
→ 3 −→
−
Le point I est le milieu du segment [BD]. On définit le point L tel que IL = IG .
4
³ −−→ −−→ −→´
On se place dans le repère orthonormé A ; AB , AD , AE .
µ ¶
1 1
1. a. D (0 ; 1 ; 0), B (1 ; 0 ; 0), I ; ; 0 et G (1 ; 1 ; 1)
2 2
xL − xI x L − 12 x L − 21
−→
b. • IL a pour coordonnées y L − y I
= yL − 1 = yL − 1
2 2
zL − zI zL − 0 zL
xG − xI 1 − 12 1
2
−→
• IG a pour coordonnées 1 1
y G − y I = 1 − 2 = 2
zG − zI 1−0 1
1 3 1 3 1 7
→ 3 −→
− xL − 2 = 4 × 2
xL = 8 + 2
xL =
8
IL = IG ⇐⇒ y L − 12 = 43 × 12 ⇐⇒ y L = 38 + 12 ⇐⇒ yL = 7
4
8
z = 3 ×1 z = 3 z = 3
L 4 L 4 L 4
2. Soit P le plan d’équation cartésienne x + y − z − 1 = 0.
• x B + y B − z B − 1 = 1 + 0 − 0 − 1 = 0 donc B ∈ P .
• x D + y D − z D − 1 = 0 + 1 − 0 − 1 = 0 donc D ∈ P .
Baccalauréat spécialité sujet 1 - corrigé A. P. M. E. P.
• x G + y G − z G − 1 = 1 + 1 − 1 − 1 = 0 donc G ∈ P .
1 a
Donc Va = ×a ×1 = .
3 3
′
x = t
b. On note ∆a la droite de représentation paramétrique y = t′ où t ′ ∈ R.
z = −t ′ + a
On appelle La le point d’intersection de la droite ∆a avec le plan (BDG).
x = t′
y = t′
Les coordonnées de La vérifient le système
z = −t ′ + a
x + y −z −1 = 0
a +1
On a donc t ′ + t ′ − (−t ′ + a) − 1 = 0 soit 3t ′ = a + 1 donc t ′ = .
3
a +1 a +1 a +1 −a − 1 + 3a 2a − 1
x = t′ = ; y = t′ = et z = −t ′ + a = − +a = =
3 3 3 3 3
µ ¶
a + 1 a + 1 2a − 1
Donc les coordonnées du point La sont ; ; .
3 3 3
c. On cherche le volume du tétraèdre GDBKa .
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
a +1 a +1 2a − 1
• Ka L a 2 = −0 + −0 + −a
3 3 3
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
a +1 a +1 −a − 1 (a + 1)2 (a + 1)2
= + + = 3× =
3 3 3 9 3
a +1
Donc Ka La = p .
3
• Le volume du tétraèdre GDBKa est :p
1 1 a +1 3 a +1
× Ka La × aire(GBD) = × p × =
3 3 3 2 6
Le tétraèdre GDBKa et la pyramide ABCDKa sont de même volume si et seule-
a +1 a a + 1 2a
ment si = , soit = , soit a + 1 = 2a, et donc si a = 1.
6 3 6 3
Exercice 2 5 points
Partie A
Un artisan crée des bonbons au chocolat dont la forme rappelle le profil de la montage
locale représentée en Figure 1. La base d’un tel bonbon est modélisée par la surface grisée,
définie ci-dessous dans un repère orthonormé d’unité 2 cm (Figure 2).
Cf
1
3 cm −1 0 1
Figure 1 Figure 2
Cette surface est délimitée par l’axe des abscisses et la représentation graphique notée C f
¡ ¢
de la fonction f définie sur [−1 ; 1] par : f (x) = 1 − x 2 e x .
L’objectif de cette partie est de calculer le volume de chocolat nécessaire à la fabrication
d’un bonbon au chocolat.
Partie B
On s’intéresse maintenant au bénéfice réalisé par l’artisan sur la vente de ces bonbons au
chocolat en fonction du volume hebdomadaire des ventes.
Ce bénéfice peut être modélisé par la fonction B définie sur l’intervalle [0,01 ; +∞[ par :
B (q) = 8q 2 [2 − 3 ln q] − 3.
Le bénéfice est exprimé en dizaines d’euros et la quantité q en centaines de bonbons.
On admet que la fonction B est dérivable sur [0,01 ; +∞[. On note B ′ sa fonction dérivée.
1
q 0,01 e 6 ≈ 1,2 +∞
B ′ (q) + 0 −
≈ 13,7
B (q)
≈ −3 −∞
³ 1´
d. Le maximum de la fonction B est B e 6 ≈ 13,7, donc le bénéfice maximum que
peut espérer l’artisan est de 137 (.
2. a. Sur l’intervalle [1,2 ; +∞[ :
• La fonction B est dérivable, donc continue, et strictement décroissante.
• Elle décroît de 13,7 à −∞.
Donc, d’après le corollaire des valeurs intermédiaires, l’équation B (q) = 10 ad-
met une solution unique sur l’intervalle [1,2 ; +∞[. On l’appelle β.
¾ ¾
B (1) = 13 > 10 B (1,5) ≈ 11,1 > 10
=⇒ β ∈ [1 ; 2] =⇒ β ∈ [1,5 ; 1,6]
B (2 ≈ −5,5 < 10 B (1,6 ≈ 9,1 < 10
¾
B (1,55) ≈ 10,17 > 10
=⇒ β ∈ [1,55 ; 1,56]
B (1,56 ≈ 9,97 < 10
¾
B (1,558) ≈ 10,007 > 10
=⇒ β ∈ [1,558 ; 1,559]
B (1,559 ≈ 9,986 < 10
Donc β a pour valeur approchée 1,558 à 10−3 près.
b. On admet que l’équation B (q) = 10 admet une unique solution α sur [0,01 ; 1,2[.
On donne α ≈ 0,757, et on complète le tableau de variation de B .
q 0,01 α 1,2 β +∞
13,7
B (q) 10 10
−3 −∞
Exercice 3 5 points
n > 0 donc
3n − 4 S n 3n + 4 4 4
3n − 4 6 S n 6 3n + 4. entraîne 6 6 c’est-à-dire 3 − 6 u n 6 3 + .
n n n n n
4 4
• lim = 0 donc lim 3 − = 3
n→+∞n n→+∞ n
4 4
• lim = 0 donc lim 3 + = 3
n→+∞ n n→+∞ n
4 4
• Pour tout n > 0 : 3 − 6 u n 6 3 +
n n
Donc, d’après le théorème des gendarmes, on peut déduire que la suite (u n ) est conver-
gente et que lim u n = 3.
n→+∞
Affirmation 2 vraie
1
3. Soit la suite (v n ) définie par : v 1 = 2 et pour tout entier naturel n > 1, v n+1 = 2 − .
vn
n +1
Affirmation 3 : Pour tout entier naturel n > 1, v n = .
n
On va démontrer cette propriété par récurrence.
• Initialisation
n +1 1+1
Pour n = 1 : v 1 = 2 et = = 2. Donc la propriété est vraie au rang 1.
n 1
• Hérédité
n +1
On suppose la propriété vraie au rang n, c’est-à-dire v n = (hypothèse de
n
récurrence).
1 1 n 2(n + 1) − n 2n + 2 − n n + 2
v n+1 = 2 − = 2 − n+1 = 2 − = = =
vn n
n +1 n +1 n +1 n +1
(n + 1) + 1
=
n +1
Donc la propriété est vraie au rang n + 1.
• Conclusion
La propriété est vraie au rang 1, et elle est héréditaire pour tout n > 1. Donc,
d’après le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout n > 1.
Affirmation 3 vraie
Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = e x − x. Donc u n = f (n) pour tout n.
µ x ¶
e
Pour x > 0, f (x) = x −1 .
x
x µ x ¶
e ex e
On sait que lim = +∞ donc lim − 1 = +∞ et donc lim x − 1 = +∞.
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞ x
On a alors lim f (x) = +∞n ce qui entraîne que lim u n = +∞.
x→+∞ n→+∞
Affirmation 4 fausse
5. On considère la suite (u n ) définie à l’aide du script écrit ci-dessous en langage Python,
qui renvoie la valeur de u n .
def u(n) :
valeur = 2
for k in range(n) :
valeur = 0.5 * (valeur + 2/valeur)
return valeur
p
On admet que (u n ) est décroissante et vérifie pour tout n : 2 6 u n 6 2.
p
Affirmation 5 : La suite (u n ) converge vers 2.
(
u0 = 2 ³ ´
D’après le script Python, (u n ) est définie par :
u n+1 = 0,5 u n + u2n pour tout n
Exercice 4 4 points
Partie A
Un contrôle de qualité, portant sur la masse des cachets, a montré que 2 % des cachets
ont une masse non conforme. Ces cachets sont conditionnés par boîtes de 100 choisis au
hasard dans la chaîne de production. On admet que la conformité d’un cachet est indépen-
dante de celle des autres.
On note N la variable aléatoire qui à chaque boîte de 100 cachets associe le nombre de
cachets non conformes dans cette boîte.
Partie B
On admet que les masses des cachets sont indépendantes les unes des autres. On prélève
100 cachets et on note M i , pour i entier naturel compris entre 1 et 100, la variable aléatoire
qui donne la masse en gramme du i -ème cachet prélevé.
On considère la variable aléatoire S définie par : S = M 1 + M 1 + . . . + M 100 .
On admet que les variables aléatoires M 1 , M 2 , . . ., M 100 suivent la même loi de probabilité
d’espérance µ = 2 et d’écart-type σ.
La valeur
p maximale de σ qui permet d’assurer la condition requise est
σ= 10−3 ≈ 0,031 6.
Exercice 1 5 points
H b
G
E b
F b
J
N b
D C
A I B
1. a. Donner les coordonnées des points I et J.
En déduire les coordonnées de N.
→
− −−→
b. Justifier que les vecteurs IJ et NF ont pour coordonnées respectives :
0,5 0,25
−
→ −−→
I J 1 et NF −0,5
0,5 0,75
−
→ −−→
c. Démontrer que les vecteurs I J et NF sont orthogonaux.
p
14
On admet que NF = .
4 p
21
d. En déduire que l’aire du triangle FIJ est égale à .
8
4
→
−
2. On considère le vecteur u −1 .
−2
→
−
a. Démontrer que le vecteur u est normal au plan (FIJ).
b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (FIJ) est : 4x − y − 2z − 2 = 0.
c. On note d la droite orthogonale au plan (FIJ) passant par le point H. Déterminer
une représentation paramétrique de la droite d .
Baccalauréat spécialité sujet 1 A. P. M. E. P.
p
5 21
d. Montrer que la distance du point H au plan (FIJ) est égale à .
21
e. On rappelle que le volume d’une pyramide est donné par la formule
1
V = × B × h où B est l’aire d’une base et h la longueur de la hauteur relative à
3
cette base.
Calculer le volume du tétraèdre HFIJ. On donnera la réponse sous la forme
d’une fraction irréductible.
Exercice 2 5 points
... D2
... D1
... D2
... D2
...
D1
... D2
1 1
p n+1 = p n + .
4 2
On pourra s’aider d’un arbre.
2. a. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n > 1, on a :
2
p n 6 p n+1 < .
3
Partie C
Dans cette partie, on considère un autre robot qui réalise dix déplacements d’un mètre
indépendants les uns des autres, chaque déplacement vers la droite ayant une probabilité
3
fixe égale à .
4
Quelle est la probabilité qu’il revienne à son point de départ au bout des dix déplacements ?
On arrondira le résultat à 10−3 près.
Exercice 3 5 points
Partie A
On considère la fonction f définie sur R par :
6
f (x) =
1 + 5 e −x
On a représenté sur le schéma ci-dessous la courbe représentative C f de la fonction f .
Cf
A b
O 1
30 e −x
f ′ (x) = .
(1 + 5 e −x )2
b. En déduire le tableau de variations complet de f sur R.
4. On admet que :
• f est deux fois dérivable sur R, on note f ′′ sa dérivée seconde ;
• pour tout réel x,
30 e −x (5 e −x − 1)
f ′′ (x) = .
(1 + 5 e −x )3
a. Étudier la convexité de f sur R. On montrera en particulier que la courbe C f
admet un point d’inflexion.
5
b. Justifier que pour tout réel x appartenant à ] − ∞ ; ln 5], on a : f (x) > x + 1.
6
5. On considère une fonction F k définie sur R par F k (x) = k ln( e x + 5), où k est une
constante réelle.
a. Déterminer la valeur du réel k de sorte que F k soit une primitive de f sur R.
b. En déduire que l’aire, en unité d’aire, du domaine délimité par la courbe C f ,
l’axe des
µ ¶ abscisses, l’axe des ordonnées et la droite d’équation x = ln 5 est égale
5
à 6 ln .
3
Partie B
L’objectif de cette partie est d’étudier l’équation différentielle suivante :
1
(E )y ′ = y − y 2.
6
On rappelle qu’une solution de l’équation (E ) est une fonction u définie et dérivable sur R
telle que pour tout x réel, on a :
1
u ′ (x) = u(x) − [u(x)]2 .
6
1. Montrer que la fonction f définie dans la partie A est une solution de l’équation dif-
férentielle (E ).
1
2. Résoudre l’équation différentielle y ′ = −y + .
6
3. On désigne par g une fonction dérivable sur R qui ne s’annule pas.
1
On note h la fonction définie sur R par h(x) = .
g (x)
On admet que h est dérivable sur R, On note g ′ et h ′ les fonctions dérivées de g et h.
1
a. Montrer que si h est solution de l’équation différentielle y ′ = −y + , alors g est
6
1
solution de l’équation différentielle y ′ = y − y 2 .
6
b. Pour tout réel positif m, on considère les fonctions g m définies sur R par :
6
g m (x) = .
1 + 6m e −x
Montrer que pour tout réel positif m, la fonction g m est solution de l’équation
1
différentielle (E ) : y ′ = y − y 2 .
6
Exercice 4 5 points
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse
doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
Les cinq questions de cet exercice sont indépendantes
def seuil(S) :
n=0
u=7
while u < S :
n=n+1
u=1.05*u+3
return(n)
1 1 1
Sn = 1 + + 2 +... + n .
5 5 5
5
Affirmation 2 : la suite (S n ) converge vers .
4
3. Affirmation 3 : dans une classe composée de 30 élèves, on peut former 870 binômes
de délégués différents.
4. On considère la fonction f définie sur [1 ; +∞[ par f (x) = x(ln x)2 .
Affirmation 4 : l’équation f (x) = 1 admet une solution unique dans l’intervalle [1 ; +∞[.
5. Affirmation 5 :
Z1
e −2
x e −x dx = .
0 e
Exercice 1 5 points
PARTIE A
1 1
On considère l’équation différentielle (E ) :y ′ + y = 20 e − 4 x ,
4
d’inconnue y, fonction définie et dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[.
1
1. Soit g la fonction définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ par g (x) = ax e − 4 x .
1
La fonction linéaire u définie par u(x) = − x est dérivable sur R et sur cet intervalle
4
′ 1
u (x) = − .
4
La fonction composée g (u(x)) = ax e u(x) est elle aussi µ ¶dérivable sur R³ et sur cet inter-
1
x 1 1
x 1
x ax ´
valle, g ′ (u) = a e u(x) + axu ′ × e u(x) = a e − 4 + ax × − e − 4 = e 4 a −
−
.
4 4
1 1
³ ax ´ 1 1 1
³ ax ax ´ 1
Or g ′ (x) + g (x) = e − 4 x a − + × ax e − 4 x = e − 4 x a − + = a e−4x.
4 4 4 4 4
Donc g est solution de l’équation différentielle sur [0 ; +∞[, si sur cet intervalle :
1 1 1
a e − 4 x = 20 e − 4 x ⇐⇒ a = 20, car quel que soit x réel, e − 4 x 6= 0.
1
La fonction g : x 7−→ 20x e − 4 x définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ est une solution particu-
lière de l’équation (E ).
1
2. On considère l’équation différentielle (E ′ ) : y ′ + y = 0,
4
d’inconnue y, fonction définie et dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[.
1
L’équation (E ′ ) peut s’écrire y ′ = − y et on sait que les solutions de cette équation (E ′ )
4
sont les fonctions f définies par :
1
f (x) = K e − 4 x , avec K ∈ R.
3. Les solutions f de l’équation (E ) sont telles que pour x ∈ [0 ; +∞[,
1 1
f ′ (x) + f (x) = 20 e − 4 x ou d’après la question 1. :
4
1 1 1
f ′ (x) + f (x) = g ′ (x) + g (x) ⇐⇒ f ′ (x) − g ′ (x) = [ f (x) − g (x)] soit par linéarité de la
4 4 4
dérivation :
1
( f − g )′ (x) + [( f − g ](x) = 0 : ceci signifie que la fonction f − g est solution de (E ′ )
4
c’est-à)dire que
1 1 1 1
f (x) − g (x) = K e − 4 x ⇐⇒ f (x) = K e − 4 x + g (x) ou enfin f (x) = K e − 4 x + 20x e − 4 x ⇐⇒
1
f (x) = (20x + K ) e − 4 x , avec K ∈ R.
Corrigé du baccalauréat spécialité Jour 1 A. P. M. E. P.
Les solutions de (E ) sur l’intervalle [0 ; +∞[ sont donc les fonctions f définies par :
1
f (x) = e − 4 x (20x + K ), avec K ∈ R.
4. On a f (0) = 8 ⇐⇒ (20 × 0 + K ) e 0 = 8 ⇐⇒ K = 8, donc :
1 1
f (x) = (20x + 8) e − 4 x = 4 (5x + 2) e − 4 x .
PARTIE B
1
On considère la fonction f définie sur [0 ; +∞[ par f (x) = (20x + 8) e − 4 x .
1. a. La fonction f est la fonction trouvée à la fin de la partie A : elle est donc dérivable
et vérifie l’équation (E ), soit
1 1
f ′ (x) + f (x) = 20 e − 4 x donc
4
1 1 1 1 1
f (x) = 20 e − 4 x − × 4(5x + 2) e − 4 x = e − 4 x (20 − 5x − 2) = (18 − 5x) e − 4 x .
′
4
1
b. Comme quel que soit x, e − 4 x > 0, le signe de f ′ (x) est celui de 18 − 5x :
· ¸
18 18
• 18 − 5x > 0 ⇐⇒ > x : sur l’intervalle 0 ; , f ′ (x) > 0 : la fonction f est
5 5
croissante ;
· ¸
18 18
• 18 − 5x < 0 ⇐⇒ < x : sur l’intervalle ; +∞ , f ′ (x) < 0 : la fonction f est
5 5
décroissante ;
µ ¶ µ ¶
′ 18 18
f = 0, donc f est le maximum de la fonction f sur l’intervalle [0 ; +∞[.
5 5
µ ¶
18 1 18 9
On a f = (72 + 8) e − 4 × 5 = 80 e − 10 ≈ 32,53.
5
On a vu à la partie A que f (0) = 8, et on admet que lim f (x) = 0.
x→+∞
D’où le tableau de variations :
18
x 0 5
+∞
′
f (x) + 0 −
9
− 10
80 e
8 0
Exercice 2 6 points
On dispose de deux urnes opaques U1 et U2 . L’urne U1 contient 4 boules noires et 6 boules
blanches. L’urne U2 contient 1 boule noire et 3 boules blanches.
On considère l’expérience aléatoire suivante : on pioche au hasard une boule dans U1 que
l’on place dans U2 , puis on pioche au hasard une boule dans U2 .
On note :
• N1 l’évènement « Piocher une boule noire dans l’urne U1 ».
• N2 l’évènement « Piocher une boule noire dans l’urne U2 ».
Pour tout évènement A, on note A son évènement contraire.
PARTIE A
1. a. Si on a pioché une boule blanche dans U1 et qu’on l’a mise dans U2 , il y a dans
l’urne U2 1 boule noire et 4 boules blanches. La probabilité de piocher alors une
1
boule noire dans l’urne U2 est P N1 (N2 ) = = 0,2.
5
b. Dans U1 il y a 4 boules noires et 6 boules blanches donc la probabilité de piocher
4
une boule noire est P (N1 ) = = 0,4.
10
Si on a pioché une boule noire dans U1 et qu’on l’a mise dans U2 , il y a dans l’urne
U2 2 boules noires et 3 boules blanches. La probabilité de piocher alors une boule
2
noire dans l’urne U2 est P N1 (N2 ) = = 0,4.
5
N2
0,4
N1
0,6
0,4 N2
0,6 N2
0,2
N1
0,8
N2
2. La probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U1 et une boule noire dans l’urne
U2 est : P (N1 ∩ N2 ) = P (N1 ) × P N1 (N2 ) = 0,4 × 0,4 = 0,16.
3. On cherche la probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U2 .
D’après la formule des probabilités totales :
³ ´
P (N2 ) = P (N1 ∩ N2 ) + P N1 ∩ N2 = 0,16 + 0,6 × 0,2 = 0,28.
4. On a pioché une boule noire dans l’urne U2 .
La probabilité d’avoir pioché une boule blanche dans l’urne U1 est :
³ ´
³ ´ P N2 ∩ N1 0,12 3
P N2 N 1 = = = ≈ 0,43.
P (N2 ) 0,28 7
PARTIE B
PARTIE C
Dans cette partie les urnes U1 et U2 sont remises dans leur configuration initiale, avec res-
pectivement 4 boules noires et 6 boules blanches dans l’urne U1 et 1 boule noire et 3 boules
blanches dans l’urne U2 .
24 8
⊲ P (N B ) = =
45 15
⊲ On a mis les 2 boules, une noire une blanche, piochées dans U1 dans l’urne
U2 ; l’urne U2 contient alors 2 boules noires et 4 boules blanches.
2 1
La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est alors = .
6 3
• On a pioché 2 boules blanches dans U1 (événement noté B B ).
¡6¢
2 15 1
⊲ P (B B ) = ==
45 45 3
⊲ On a mis les 2 boules blanches piochées dans U1 dans l’urne U2 ; l’urne U2
contient alors 1 boule noire et 5 boules blanches.
1
La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est alors .
6
On résume la situation dans un arbre pondéré.
2
N2 ◮ 15
× 21 = 15
1
= 6
90
1
2
NN
1
2
N2
2
15
8
N2 ◮ 15
× 31 = 45
8
= 16
90
1
8 3
15 NB
2
3
N2
1
3
N2 ◮ 31 × 16 = 1
18
5
= 90
1
6
BB
5
6
N2
La probabilité de piocher une boule noire dans U2 est, d’après la formule des proba-
bilités totales :
6 16 5 27 3
P (N2 ) = P (N N ∩ N2 ) + P (N B ∩ N2 ) + P (B B ∩ N2 ) = + + = = = 0,3
90 90 90 90 10
La probabilité de piocher une boule noire dans l’urne U2 avec cette nouvelle expé-
rience est égale à 0,3 ; elle est donc supérieure à la probabilité de tirer une boule noire
dans l’urne U2 avec l’expérience de la partie A qui était de 0,28.
Exercice 3 4 points
25 + (−1)n
1. On considère la suite (u n ) définie pour tout n non nul par u n = .
n
Affirmation 1 : La suite (u n ) est divergente.
• Initialisation
v 0 = 1 et v 1 = ln (1 + v 0 ) = ln (2) ≈ 0,69 ; donc v 0 > v 1 .
La propriété est vraie pour n = 0.
• Hérédité
On suppose que v n > v n+1 ; c’est l’hypothèse de récurrence.
v n > v n+1 donc 1 + v n > 1 + v n+1
Or la fonction ln est croissante sur ]0 ; +∞[ donc ln (1 + v n ) > ln (1 + v n+1 ), ce qui
veut dire que v n+1 > v n+2 . La propriété est donc héréditaire.
• Conclusion
La propriété est vraie au rang 0. Elle est héréditaire pour tout n > 0. Donc, d’après
le principe de récurrence, elle est vraie pour tout n > 0.
On a démontré que, pour tout n > 0, on avait : v n > v n+1 ; donc la suite (v n ) est dé-
croissante.
Affirmation 3 vraie
Ze
¤n
4. On considère la suite (I n ) définie pour tout entier naturel n par I n =
£
ln(x) dx.
1
Affirmation 4 : Pour tout entier naturel n, I n+1 = e − (n + 1)I n .
Ze Ze
£ ¤n+1 £ ¤n+1
I n+1 = ln(x) dx = 1 × ln(x) dx
1 1
On va calculer I n+1 au moyen d’une intégration par parties :
Zb Zb
¤b
u ′ (x)v(x) dx = u(x)v(x) a − u(x)v ′(x) dx
£
a a
¤n+1 1 £ ¤n
On pose u ′ (x) = 1 donc u(x) = x, et v(x) = ln (x) donc v ′ (x) = (n + 1)× × ln (x) .
£
x
Ze
h £ ¤n+1 i e 1 £ ¤ n
I n+1 = x × ln (x) − x × (n + 1) × × ln (x) dx
1 1 x
³ £ Ze
¤n+1 £ ¤n+1 ´ £ ¤n
= e ln ( e) − 1 ln (1) − (n + 1) ln (x) dx
1
= e − (n + 1) I n
Affirmation 4 vraie
Exercice 4 5 points
L’objectif de cet exercice est de déterminer la distance entre deux droites non coplanaires.
1
−→
Soit (d 1 ) la droite passant par A(1 ; 2 ; −1) de vecteur directeur u 1 2 et (d 2 ) la droite dont
0
x = 0
une représentation paramétrique est : y = 1 + t , t ∈ R.
z = 2+t
−−→ −→
1. On a M (x ; y ; z) ∈ (d 1 ) ⇐⇒ il existe t ′ ∈ R, tel que AM = t ′ u 1 ⇐⇒
= 1t ′ ′
x −1 x = 1+t
′
y −2 = 2t t ∈ R ⇐⇒ y = 2 + 2t ′ t ∈ R.
′
z − (−1) = 0t z = −1
2. On démontre que les droites (d 1 ) et (d 2 ) sont non coplanaires.
0
−→
• (d 2 ) a pour vecteur directeur le vecteur u 2 1 et ce vecteur n’est pas colinéaire à
1
−→
u 1 : les droites (d 1 ) et (d 2 ) ne sont pas parallèles.
• (d 1 ) et (d 2 ) sont sécantes s’il existe t et t ′ deux réels tels que :
= 1+ t′ ′
0 −1 = t
1 + t = 1 + t ′ ⇐⇒ t = t ′ : ce système n’a pas de solution.
2 + t = −1 t = −3
Conclusion : les deux droites ne sont ni parallèles ni sécantes, elles sont donc non
coplanaires.
2
−→ − →
3. Soit P le plan passant par A et dirigé par les vecteurs non colinéaires u 1 et w −1 .
1
On va justifier qu’une équation cartésienne du plan P est : −2x + y + 5z + 5 = 0.
−→
Si un point M (x ; y ; z) appartient au plan défini par le point A et les deux vecteurs u 1
−
→ −−→ −→ −→
et w , on sait que il existe α et β tels que : AM = α u 1 + β w ,
x − 1 = 1α + 2β x = α + 2β + 1
soit avec les coordonnées : y − 2 = 2α − 1β ⇐⇒ y = 2α − β + 2
z + 1 = 0α + 1β z = β−1
Or quels que soient α et β :
−2(α + 2β + 1) + 1(2α − β + 2) + 5(β − 1) + 5 = −2α − 4β − 2 + 2α − β + 2 + 5β − 5 + 5 = 0.
Donc une équation cartésienne du plan est −2x + 1y + 5z + 5 = 0.
4. a. On a vu que (d 1 ) et (d 2 ) ne sont pas coplanaires donc (d 1 ) ne peut appartenir au
plan précédent et (d 1 ) et (d 2 ) ne sont pas parallèles donc la droite (d 2 ) est sécante
au plan P .
b. On note F le point d’intersection de la droite (d 2 ) et du plan P .
Si F est commun à (d 2 ) et au plan P ses coordonnées vérifient le système :
x = 0
y = 1+t
, d’où en remplaçant dans la dernière équation :
z = 2+t
−2x + y + 5z + 5 = 0
8
−2×0+1+t +5(2+t )+5 = 0 ⇐⇒ 1+t +10+5t +5 = 0 ⇐⇒ 6t +16 = 0 ⇐⇒ t = − ,
µ ¶ 3
5 2
d’où en remplaçant dans x, y, et z, on obtient F 0 ; − ; − .
3 3
−
→
Soit (δ) la droite passant par F et de vecteur directeur w .µOn admet que¶ les droites
2 4
(δ) et (d 1 ) sont sécantes en un point E de coordonnées − ; − ; −1 .
3 3
2
3
−→ 1
5. a. Des coordonnées du vecteur EF − 3 on déduit que :
1
3
−→ −→ 2 2 −→ −→ 2 2
EF · u 1 = − + 0 = 0 et EF · u 2 = 0 − + = 0.
3 3 3 3
−→
Conclusion : EF est orthogonal aux vecteurs directeurs des deux droites (d 1 ) et
(d 2 ), E ∈ (d 1 ) et F ∈ (d 2 ) donc EF est bien la distance entre les droites (d 1 ) et (d 2 ).
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2
2 2 1 1 4 1 1 6
b. On a EF = + − + = + + = .
3 3 3 9 9 9 9
r p
6 6
Conclusion : EF = = .
9 3
Exercice 1 5 points
Voici la répartition des principaux groupes sanguins des habitants de France :
40 % 38,2 %
36,5 %
35 %
30 %
Partie des Français
25 %
20 %
15 %
10 %
7,7 %
6,8 % 6,5 %
5%
2,5 %
1,4 %
0,4 %
0%
A+ O+ B+ A− O− AB+ B− AB−
Une expérience aléatoire consiste à choisir une personne au hasard dans la population fran-
çaise et à déterminer son groupe sanguin et son rhésus.
Partie 1
1. Le pourcentage de personne ayant un rhésus positif est : 38,2 + 36,5 + 7,7 + 2,5 soit
84,9 %. Donc la probabilité P (Rh+) que la personne choisie soit de rhésus positif est
égale à 0,849.
P (Rh + ∩A) P (A+)
2. On cherche P Rh+ (A) = =
P (Rh+) P (Rh+)
Il y a 38,2 % de personnes A+ dans la population donc P (A+) = 0,382.
0,382
Donc P Rh+ (A) == ≈ 0,450.
0,849
3. Une personne se souvient que son groupe sanguin est AB mais a oublié son rhésus.
P (Rh − ∩AB ) P (AB −)
La probabilité que son rhésus soit négatif est : P AB (Rh−) = = .
P (AB ) P (AB )
Il y a 0,4 % de personnes AB– dans la population donc P (AB −) = 0,004.
2,5+0,4 = 2,9 donc il y a 2,9 % de personnes AB dans la population donc P ( AB ) = 0,029.
0,004
≈ 0,138 donc la probabilité que son rhésus soit négatif est 0,138 à 0,001 près.
0,029
Baccalauréat spécialité Jour 2 - corrigé A. P. M. E. P.
Partie 2
Un donneur universel de sang est une personne de groupe sanguin O et de rhésus négatif.
On rappelle que 6,5 % de la population française est de groupe O− donc P (O−) = 0,065.
def proba(k):
p = 0
for i in range(k+1):
p = p + binomiale(i , 50 , 0.065)
return p
ln (0,001)
Or ≈ 102,8 donc le nombre minimal de personnes à choisir au hasard dans la
ln (0,935)
population française pour que la probabilité qu’au moins une des personnes choisies
soit donneur universel, soit supérieure à 0,999 est n = 103.
Exercice 2 5 points
Partie 1
1
u 0 = 10 et pour tout entier naturel n, u n+1 = u n + 2.
3
Partie 2
3
On considère l’équation différentielle (E ) : y ′ = y + 2 d’inconnue y, fonction définie et dé-
2
rivable sur R
Exercice 3 5 points
Partie 1
f (x) = x 2 − 4 e−x .
¡ ¢
1. Limites :
• : en −∞ : de lim x 2 = +∞ d’où lim x 2 − 4 = +∞ et lim e−x = +∞ on en déduit
x→−∞ x→−∞ x→−∞
par produit de limites que lim f (x) = +∞ ;
x→−∞
2 −x
• : en +∞ f (x) = x e − 4e−x : on sait que
x2
lim 4e−x = 0 et que lim x 2 e−x = lim = 0 (puissances comparées), donc :
x→+∞ x→+∞ x→+∞ e x
lim f (x) = 0.
x→+∞
2. f est dérivable comme produit de deux fonctions dérivables sur R. Sur cet intervalle :
f ′ (x) = 2xe−x + x 2 − 4 × (−1)e−x = e−x (2x − x 2 + 4) = −x 2 + 2x + 4 e−x .
¡ ¢ ¡ ¢
3. On sait que quel que soit x ∈ R, e−x > 0, donc le signe de f ′ (x) est celui du trinôme
−x 2 + 2x + 4.
On a −x 2 + 2x + 4 = − x 2 − 2x − 4 = − (x − 1)2 − 1 − 4 = − (x − 1)2 − 5 =
¡ ¢ £ ¤ £ ¤
p ¢¡ p ¢ p p
−x 2 + 2x + 4 = − x − 1 + 5 x − 1 − 5 : ce trinôme a deux racines 1 − 5 et 1 + 5.
¡
On sait que le trinôme a le signe de a = −1, donc est négatif sauf sur l’intervalle
£ p p ¤
1 − 5 ; 1 + 5 où il est positif.
On a donc le tableau de variations :
p p
x −∞ 1− 5 0 1+ 5 +∞
f ′ (x) − + −
+∞ ≈ 0,25
f −4
≈ −8,5 0
p ¢ ¡ p ¢ p
On a f 1 − 5 = 2 − 2 5 e 5−1 ≈ −8,5 ;
¡
p ¢ ¡ p ¢ p
f 1 + 5 = 2 + 2 5 e 5−+1 ≈ 0,25 ;
¡
f (0) = −4
Partie 2
Z0
On considère la suite (I n ) définie pour tout entier naturel n par I n = x n e−x dx.
−2
Z0
¤0
1. I 0 = e−x dx = −e−x −2 = −e0 − e2 = e2 − 1.
£
−2
2. On calcule I n en faisant une intégration par partie : on a
u(x) = e−x u ′ (x) = −e−x
x n+1 on a
v ′ (x) = x n v(x) =
n +1
n+1 ¸0
(−2)n+1 e2 I n+1
· Z0
x
I n = e−x × − −e−x x n = 0 − + ⇐⇒
n + 1 −2 −2 n +1 n +1
(n + 1)I n = −(−2)n+1 e2 + I n+1 ⇐⇒ I n+1 = (−2)n+1 e2 + (n + 1)I n .
3. L’égalité précédente donne avec :
• n = 0 : I 1 = (−2)1 e2 + I 0 = −2e2 + e2 − 1 = −e2 − 1,
• n = 1 : I 2 = (−2)2 e2 + I 1 = 4e2 − 2e2 − 2 = 2e2 − 2.
Partie 3
Cf
→
−
O →
−
ı
Exercice 4 5 points
→− →− →³ −´
L’espace est muni d’un repère orthonormé O ; ı , , k .
On considère les trois points A(3 ; 0 ; 0), B(0 ; 2 ; 0) et C(0 ; 0 ; 2).
→
−
1. Soit le vecteur n (2 ; 3 ; 3).
−−→
• Le vecteur AB a pour coordonnées (−3 ; 2 ; 0).
−−→ →
− −−→ →−
AB · n = −3 × 2 + 2 × 3 + 0 × 3 = 0 donc AB ⊥ n
−−→
• Le vecteur AC a pour coordonnées (−3 ; 0 ; 2).
−−→ →
− −−→ →−
AC · n = −3 × 2 + 0 × 3 + 2 × 3 = 0 donc AC ⊥ n
→
− −−→ −−→
Le vecteur n est donc orthogonal aux deux vecteurs AB et AC non colinéaires, donc il
est normal au plan (ABC).
−−→ →−
2. Le plan (ABC) est l’ensemble des points M de coordonnées x ; y ; z tels que AM ⊥ n .
¡ ¢
−−→ ¡ ¢
Le vecteur AM a pour coordonnées x − 3 ; y ; z .
−−→ → − −−→ → −
AM ⊥ n ⇐⇒ AM · n = 0 ⇐⇒ 2 (x − 3) + 3y + 3z = 0 ⇐⇒ 2x + 3y + 3z − 6 = 0
Le plan (ABC) a donc pour équation cartésienne :
M (x ; y ; z) ∈ ABC ⇐⇒ 2x + 3y + 3z − 6 = 0.
→
−
3. La droite d passant par O et de vecteur directeur n est l’ensemble des points M de
¡ ¢ −−→ → −
coordonnées x ; y ; z tels que OM et n soient colinéaires, c’est-à-dire tels que
−−→ →
−
OM = t . n où t ∈ R.
−−→ ¡ ¢ −−→ →
− x = 2t
Le vecteur OM a pour coordonnées x ; y ; z . Or OM = t . n ⇐⇒ y = 3t
z = 3t
→
−
La droite d passant par O et de vecteur directeur n a donc pour représentation para-
x = 2t
métrique : y = 3t t ∈R
z = 3t
4. On note H le point d’intersection de la droite d et du plan (ABC).
x = 2t
y = 3t
Les coordonnées de H vérifient le système
z = 3t
2x + 3y + 3z − 6 = 0
3
On a donc : 2 (2t ) + 3 (3t ) + 3 (3t ) − 6 = 0, donc 22t = 6 donc t = .
11
µ ¶
6 9 9
Les coordonnées de H sont donc : ; ; .
11 11 11
5. La distance du point O au plan (ABC) est OH.
µ ¶2 µ ¶2 µ ¶2 p p
2 6 9 9 36 + 81 + 81 198 198 3 22
OH = + + = = 2 donc OH = = .
11 11 11 112 11 11 11
1. En prenant pour base le triangle OAB et pour hauteur OC, le volume du tétraèdre OABC
OC × aire(OAB)
vaut .
3
OA × OB 3 × 2
OC = 2 et aire(OAB) = = =3
2 3
2×3
Le volume du tétraèdre OABC est donc égal à = 2.
3
2. En prenant pour base le triangle ABC et pour hauteur OH, le volume du tétraèdre
OH × aire(ABC)
OABC vaut .
3
p p
3 22
3 22 × aire(ABC)
Ce volume vaut 2 et OH = , donc 2 = 11 .
11 3
6 6 6 × 11 22 p
On en déduit que : aire(ABC) = = p = p = p = 22.
OH 3 22 3 22 22
11
3. Soit la propriété : pour le tétraèdre OABC, « le carré de l’aire du triangle ABC est égal à
la somme des carrés des aires des trois autres faces du tétraèdre ».