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Musée de Beyrouth : Trésors et Histoire

Le musée de Beyrouth, inauguré en 1942, abrite une riche collection d'antiquités libanaises et mondiales, ayant subi des dommages pendant la guerre civile mais ayant été restauré depuis. Il présente des influences égyptiennes, grecques et romaines à travers divers artefacts, sculptures et mosaïques, témoignant de l'histoire culturelle du Liban. La visite du musée est encouragée pour éveiller le nationalisme et la quête identitaire des Libanais face à leur riche patrimoine historique.

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Musée de Beyrouth : Trésors et Histoire

Le musée de Beyrouth, inauguré en 1942, abrite une riche collection d'antiquités libanaises et mondiales, ayant subi des dommages pendant la guerre civile mais ayant été restauré depuis. Il présente des influences égyptiennes, grecques et romaines à travers divers artefacts, sculptures et mosaïques, témoignant de l'histoire culturelle du Liban. La visite du musée est encouragée pour éveiller le nationalisme et la quête identitaire des Libanais face à leur riche patrimoine historique.

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Université Saint-Joseph

Faculté de Médecine
License en Sciences Médicales

HL 18 : STAGE DE LECTURE
Cours enseigné par Mme Lidia DEBBAS

Le Musée de
Beyrouth

Alexia El Khoury
1ere année Médecine
Le Samedi 9 décembre 2017
Introduction :

Avant la construction du musée, des groupes de fouilles occidentales prenaient tout ce qu’elles
trouvaient comme trésors sur le territoire libanais et les envoyaient dans des musées comme le
Louvre ou le British Museum. En 1923, Un comité fut alors formé et se chargea de la collecte de
fonds pour la construction du musée sur un terrain situé sur la rue de Damas. En 1937 et l'Emir
Maurice Chéhab, annonça que le Musée National était prêt et qu’il regrouperait désormais toutes
les antiquités recueillies sur le territoire libanais. L’immense bâtiment de style hellénistique bâti
par l’architecte Antoine Nahas fut inauguré officiellement en 1942, et garda ses portes ouvertes
aux nombreux visiteurs jusqu’en 1975, lorsque la guerre civile éclata au Liban pour ne rouvrir
qu’en 1997.

Le musée subit violemment les offenses des obus et bombardements violents pendant la guerre
civile, il fut aussi victime de pillages et vols. C’est pourquoi la Direction générale des antiquités
cacha les œuvres d’art et documents importants au sous-sol, à l’abri des vols et des pillages, et
entoura les sarcophages lourds à transporter de béton armé, pour essayer de les préserver intacts.
Mais ces trésors cachés furent érodés et en partie détériorés puisque le musée était construit sur
des nappes phréatiques. Une équipe alors pris en charge la restauration du Musée pour pouvoir
sauvegarder ses trésors exposés sur deux étages et récemment, un 3eme étage fut récemment
inauguré

1-L’influence égyptienne trouvée à Byblos:

Le temple des obélisques de Byblos a légué au Musée un obélisque datant du 19 eme siècle avant
J.C. placé au milieu du temple sur une pierre sacrée qu’on appelle “Le saint des saints”. Une
inscription en hiéroglyphe : « erichefre » indique qu’il a était dédié au dieu des combats et dieu
protecteur. Cet obélisque témoigne des relations commerciales qu’établit Byblos avant toute
autre ville avec l’Egypte et explique que les objets qui ont été trouvés sur le site de Byblos
portent une grande influence de l’art égyptien. De même, une pierre sculptée montre l’amour que
portait Byblos aux déesses égyptiennes, par l’image du prince de Byblos à genoux devant la
déesse Hathor, déesse de l'amour, de la joie, de la musique et de la danse, qui est représentée
avec le disque solaire et deux cornes de vache sur la tête. On trouve également au musée, la
scène de victoire du pharaon Ramsès II dans la bataille de Kadesh au 13eme siècle avant JC.
L’influence égyptienne se retrouve aussi dans le sarcophage du roi Ahiram qui a régné en l’an
1000 avant JC, avec son fils qui s’avance vers lui. On retrouve sur ce sarcophage une
malédiction destinée à damner les pilleurs de tombes qui étaient fréquents en ces temps.

2- Sidon et une influence double :


La civilisation égyptienne se retrouve aussi dans certains vestiges de la ville de Sidon, par un
grand sphinx majestueux, datant du 2eme siècle av JC, qui symbolise le pharaon combinant en
même temps la force du lion à l’intelligence humaine. On peut également distinguer, près du
sphinx, deux sarcophages en marbre qui réunissent l’art égyptien et l’art grec. L’art perse se
déclare aussi par les têtes de taureaux, sur les chapiteaux des colonnes qui garnissaient le palais
du gouverneur de Satrape.

3- Dieux et Déesses de Phénicie :

Un autre chef-d’œuvre du musée national, est le trône de la déesse Astarté, déesse de la fertilité
et de la fécondité vénérée par les phéniciens qui lui dédiaient un trône au centre duquel on
retrouve son symbole : une pierre sacrée de bétyle, et le symbole de l’arbre de vie. Ainsi, le dieu
Achmoun, dieu de la guérison, était vénéré à travers des statuettes d’enfants qu’on lui présentait,
et qui avaient cette caractéristique de tenir quelque chose à la main, et dont on cassa les têtes.
Nous pouvons également citer la tribune d’Achmoun représentant le Dieu Zeus, son épouse Era,
Athéna, Apollon, sa mère et sa sœur Artémis, et un char solaire avec la déesse de l’agriculture
Déméter et Passefore en avant d’elle, le tout représenté en dessus d’un mouvement de danse
caractéristique de l’art grec du 4eme siècle avant JC.

4- L’époque romaine : (64  392 après JC)

C’est lorsque Beyrouth devint une colonie romaine. C’est à cette époque qu’on voit la
construction du temple de Baalbeck et de villas avec des mosaïques au sol, dont on retrouve
quelques-unes au musée : Une datant du 4eme siècle av JC qui représente la légende de la
naissance d’Alexandre le Grand. Une seconde mosaïque centrale dans le hall du musée, datant du
3eme siècle av JC, représente les sept philosophes de la Grèce antique avec la muse de la poésie
épique, Calliope et Socrate qui présidait le banquier des philosophes au centre. Pour ce qui est
des statues, une statue du musée représente la déesse Europe, qui fut kidnappée par Zeus prenant
la forme d’un taureau, et emmenée à l’ile de Crêtes. Une autre statue est celle de Mercure, dieu
du commerce, mais surtout le dieu messager. On peut aussi remarquer quatre sarcophages datant
du 2eme siècle avant JC, de l’époque romaine, destinés aux gens riches et notables de Tyr qui se
faisaient représenter sur des sarcophages sculptés et importés d’Athènes. Sur l’un d’entre eux est
représentée la guerre de Troie et sur un deuxième, la rançon d’Hector. Sur le troisième
sarcophage, on peut voir les amours ivres.

5- Le deuxième étage ;

Par chance, certains des trésors pillés ont étés retrouvés et exposés au 2eme étage. Le deuxième
étage est garni de vitrines rangées par ordre chronologique, munies de loupes mobiles servant à
observer les détails des objets délicats exposés. On y retrouve de fameuses petites figurines
phéniciennes en bronze et à la feuille dorée, des stèles en pierre ainsi que des offrandes trouvées
à Tyr près de la nécropole romaine de l’époque hellénistique. Un peigne en ivoire du 5ème
siècle avant JC provenant des palais royaux., de multiples objets en bronze de l’époque romaine,
des objets en terre cuite de l’âge du bronze, des récipients attiques qui constituent un témoin des
échanges qui avaient lieu dans le bassin méditerranéen entre les 6 et 4ème siècles avant Jésus
christ et des pièces de monnaies datant du 6ème siècle avant Jésus Christ. Des bijoux byzantins
retrouvés lors des fouilles à Beyrouth en 97, des masques mortuaires en pierre, des bases en
albâtre. Une céramique importée de Grèce qui se caractérise par son vernis noir, canthare,
rhython, flacon, coupelle et bol inscrit de lettres phéniciennes… D’autres vitrines représentent
trois variétés d’écriture : le cunéiforme, le pseudo-hiéroglyphique et l’alphabet phénicien.

6- le sous-sol :

La collection de 520 pièces, toutes représentant l'art funéraire et datant du paléolithique jusqu'à
l'époque ottomane, a été récemment ouverte au public dans le sous-sol du musée grâce au
généreux financement du gouvernement italien. Ces sarcophages en marbre portent chacun un
visage sculpté particulier et proviennent tous de la région de Saida. Le second point fort de la
visite est sans doute la tombe de Tyr dont les parois sont recouvertes de spectaculaires fresques
aux thèmes empruntés à la mythologie grecque. Enfin, l’exposition du matériel découvert dans
une grotte de la Qadisha par une équipe de spéléologues est une première au Liban. À l’intérieur
de la grotte de Assi el-Hadath, 8 corps naturellement momifiés du XIIIe siècle avaient été
effectivement mis au jour à la fin des années 80. Outre les 3 momies qui seront exposées, une
collection d’objets de la vie quotidienne, des habits brodés au point de croix, des bijoux, mais
aussi du matériel céramique, des armes et outils en métal, des peignes, une cuillère en bois,.. sont
présentés. Egalement, 24 manuscrits écrits en syriaque et en arabe découverts dans le même
contexte constituent des documents de première importance.

Conclusion

Le musée de Beyrouth est un endroit qui renferme un énorme nombre de trésors aussi
bien libanais que mondiaux. Après cette visite passionnante, j’ai eu la chance de découvrir un
des aspects que j’ignorais du Liban et surtout même de sa capacité à conserver sa culture. Il est
aussi triste de voir que notre pays ne donne pas assez d’importance à ce que son histoire raconte.
Un pays est reconnu pour son histoire, pour ce qu’il a offert au monde entier. Le Liban est un
petit pays sur la carte mais les ressources littéraire, maritimes et judiciaire qu’il a offertes au
monde sont énormes. Ce musée renferme un vaste étendu de richesses nationales que j’ai
découvert grâce à cette visite, une richesse que doit impérativement apprécier chaque libanais
dans un unique but d’éveiller chez lui son nationalisme et sa quête identitaire perdue avec le
chaos d’aujourd’hui. C’est pourquoi j’invite chaque libanais(e) à visiter ce musée, un musée un
musée qui donne une lueur d’espoir à l’avenir de Beritus.

Références

- La brochure officielle du musée national,


- Informations acquises durant la visite du musée
- A la découverte du musée.
Les civilisations
De très grandes civilisations se sont succédé au Liban, depuis 5000 avant JC en laissant leurs
traces, leurs coutumes et leurs monuments. Ce rapport bref cite ainsi leurs traces principales sur
notre territoire.

Les Egyptiens
Le Liban aurait eu de larges rapports avec les civilisations égyptiennes de -5000 jusqu’a -330 ans avant
JC. En effet, Le nouvel empire égyptien commence en -1580 et son expansion atteint son maximum
avec Ramsès II. Il entreprenait des relations étroites avec le Liban surtout à travers Byblos où il exportait
du blé, du coton, et importait en échange le Cèdre du Liban dont les huiles et la résine aidaient à
conserver les momies des pharaons qu’on enterrait dans les pyramides, prouesses de l’architecture et
symbole de leur puissance. C’est pourquoi On retrouve leurs vestiges dans la ville de Byblos au nord du
Liban.

Les assyriens
Comme les Egyptiens, les Assyriens ont laissé des traces de leur passage sur les stèles taillées de Nahr el
Kalb ; l’une d’entre elles représente Chalmanassar III debout en position de vénération, remerciant les
dieux pour sa victoire, une autre explique que Chalmanassar III a conquis la Phénicie, Sidon et Tyr et qu’il
impose le bois de Cèdre du Liban comme tribut.

Les Babyloniens
Les Assyriens seront vaincus par les Babyloniens avec la conquête de la ville de Ninive. Tyr était le port le
plus important de l’Antiquité et a résisté 13 ans à Nabuchodonosor, roi de Babylone. Babylone était une
ville entourée de remparts et possédait 8 portes sur chacune desquelles se trouvait le nom d’un dieu. La
porte d’Ishtar par exemple a été reconstruite par les Allemands après avoir eu l’autorisation de fouiller
la ville. On retrouve de même des tablettes cunéiformes qui nous en disent plus sur le mode vie de cette
civilisation puissante. En -539, l’empire est conquis par les Perses.

Les Perses
En 550 avant JC, Sirus le Grand s’empare de Babylone et son empire s’étend. La Phénicie faisait partie de
la 5ème satrapie dont Saida était la [Link] force maritime des phéniciens, entraina la formation
d’une alliance avec les Perses .C’est pourquoi on a retrouvé des chapiteaux à tête de taureaux dans
un palais et un temple perse a Saida, constructions typiques à l’art Perse. Ces chapiteaux surmontaient
les centaines de colonnes des grands monuments perses. Les perses ont été par la suite vaincus par
Alexandre le Grand.
Les Grecs
Le roi Philippe de Macédoine a unifié la Grèce, son fils Alexandre le Grand met en fuite le roi des Perses
et se dirige vers la cote phénicienne. Gubla et Sidon l’accueillent en libérateur mais Tyr résiste et le siège
de Tyr dure sept mois avant de briser l’alliance phénicienne avec les perses. 2000 résistants seront
crucifiés. La culture grecque se repend petit à petit dans tout l’empire et arrive même jusqu’en Inde. Les
dialectes locaux disparaissent, laissant place à la langue grecque et les statues en marbres et les vases
en céramique représentant des scènes mythologiques seront retrouvés dans tout l’empire notamment à
Byblos.

Les Romains
Selon la légende, Rome a été fondée en 753 avant JC par Romulus et son frère jumeau Remus autour de
7 collines. L’empire romain prend de l’ampleur vers -50 jusqu’à 476 après J-C. Les colonies étaient de
grandes villes où résidaient les vétérans. Les romains donnaient beaucoup d’importance aux jeux mais
aussi aux festivités sacrées pour contenter les habitants. Pour cette raison, lorsque la Béqaa s’est
peuplée, les romains construisirent les temples d’Héliopolis (Baalbek) ou se déroulaient régulièrement
des festivals sacrés dédies aux Dieux Jupiter, Vénus et Bacchus. On a également retrouvé des thermes
romains qu’on peut visiter aujourd’hui au centre-ville de Beyrouth.

Les Arabes
Vers l’an 610, à la Mecque, dans la péninsule arabique, le prophète Mohammad prêche une
nouvelle religion, l’islam. En 622, il quitte la Mecque pour Médina. Cette année marque l’an 1
de l’hégire, ou le début du calendrier musulman. La plupart des tribus arabes de la péninsule se
convertissent à l’islam et deviennent musulmanes. La langue arabe s’étend dans tout l’empire et
l’art musulman est proche de l’art byzantin car, étant les maitres de la construction, la main
d’œuvre était byzantine. Au Liban, Anjar était construite à l’époque omeyyade.

Croisés
Les croisades ont commencé avec Urbain II qui lança la première croisade pour arrêter Al
Hakim Biumnallah qui avait attaqué le Saint Sépulcre et qui gênait les pèlerins en direction de
la Ville Sainte. Elle aboutit à la prise de la ville de Jérusalem et à la création des états latins :
principautés d’Antioche, royaume de Jérusalem, comté de Tripoli, comté d’Edesse et le
royaume d’Arménie. En tout, huit croisades auront lieu avec à leur tête des rois de France,
d’Angleterre, de Venise,… Les Croisés élargissent énormément l’Eglise du Saint-Sépulcre et
lui annexent des chapelles. Au Liban, les Croisés ont laissé le château de Tripoli, l’église Saint
Marc de Byblos, le château de Beaufort dans le Sud. Le Jami’ al Oumami al Kabir était
à l’origine une église croisée.

Les Mamelouks
Les Mamelouks, anciens esclaves d’origine turque servant dans l’armée ayyoubide, arrachent le
pouvoir à leurs maitres en Egypte en 1250. Ils consolident l’islam sunnite et poursuivent la lutte
contre les croisés. En 1291, les croisés sont définitivement chassés de toute la côte et se
réfugient en Chypre. Le port de Tripoli est détruit, l’activité commerciale du port de Beyrouth
est réduite à néant. Pendant plus d’un siècle, les croisés essaient en vain de rependre leurs
territoires perdus. Par contre, les Mamelouks déploient énormément les sciences, la philosophie
et la politique. La ville de Tripoli est reconstruite au pied du château croisé de Saint Gilles, loin
du port détruit. Mosquées, hammams, madrasas, khans ont été retrouvés datant aussi de cette
période.

Les Ottomans
Les turcs envahissent le Proche-Orient et au XIIIème siècle, une de leurs tributs se déclare
indépendante, ce sont les Ottomans. A partir de la Turquie, ils envahissent une grande partie du
bassin méditerranéen. Ils ne cherchent pas à uniformiser la langue ou la religion, et la diversité
de culture était énorme au sein de l’Empire. L’Empire sera déchu lorsqu’il entre aux cotés des
alliés durant la Grande Guerre de 1914. Au Liban, on possède le Grand Sérail, des hammams,
des palais dans les montagnes qui datent du temps des ottomans.

Références: -Notes de classe


-Wikipedia

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