Glossaire des approches pédagogiques
Thèmes abordés
Glossaire des approches pédagogiques
Thèmes abordés
A
Actualisation du potentiel intellectuel (API) (Source http://www.uqar.uquebec.ca/aptic/promo9599/nouvelles_approches_)
L’actualisation du potentiel intellectuel, modèle québécois basé sur des modèles américains proposé par Pierre
AUDY, professeur à l’UQAT, est un programme de formation visant à remédier aux effets de la privation de la
médiation dans le développement intellectuel et humain. Il propose l’apprentissage de stratégies / de principes de
vie qui permettent d’éviter les déséquilibres sociaux, et par le fait même, scolaires. Les moyens utilisés par ce
modèle sont des leçons de médiation qui sont données à un individu ou à un groupe d’individus. Dans ces leçons, on
y enseigne des stratégies de résolution de problèmes qui ont pour but principal, d’outiller l’apprenant dans ces
apprentissages.
Il existe plus de 80 stratégies disponibles qui couvrent trois sphères : l’observation, la recherche de solutions et la
stratégie de réponses.
Sur l’API : Pierre AUDY, API : une approche visant l’actualisation du potentiel intellectuel. Edition Université du Québec en Abitibi-
Témiscamingue, 1993. Sylvie GILBERT, Expérimentation de la méthode d’actualisation du potentiel intellectuel auprès de personnes ayant une déficience intellectuelle. Amos. Édition
Clair-Foyer, 1993.
Alternance
Modèle pédagogique articulant les activités sur un terrain de « production » et des activités dans un lieu de formation
spécifique. Cette articulation est véritablement interactive si, dans un premier temps, l’apprenant identifie, dans le
stage, les difficultés qu’il rencontre (ou que rencontre les professionnels qu’il observe), les transforme, dans un
deuxième temps en objectifs d’apprentissages et dont la pertinence sera, enfin, vérifiée lors du retour en stage.
Ancrages historiques et développements des courants de pensée de l'apprentissage
(Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
B
Behaviorisme (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Conception de l’activité intellectuelle qui s’attache aux corrélations entre les stimuli extérieurs et les comportements.
Courant de pensée en psychologie dit "scientifique" selon lequel les conduites observables découlent
nécessairement d'un ou de plusieurs facteurs, eux-mêmes observables.
Les tenants du behaviorisme soutiennent la thèse selon laquelle nos idées, notre personnalité ainsi que nos
comportements sont le résultat de l'expérience que l'environnement nous fait vivre. Ces théoriciens adoptent ainsi
une attitude empiriste selon laquelle l'explication de nos comportements doit être fondée sur l'expérience et sur
l'observation, car l'expérience sensible est considérée comme le réel.
Cette conception a inspiré les premiers travaux de la pédagogie par objectifs, qui s’efforçaient de traduire
systématiquement les contenus des programmes en comportements attendus de l’apprenant.
Ivan PAVLOV (1849-1936) a effectué des expériences avec des chiens qui lui ont permis de mettre en évidence le
processus de conditionnement répondant (conditionnement classique) qui s'effectue par l'association en de deux
stimuli selon le principe de contiguïté. Il propose aussi des étapes pour le processus d'extinction d'un comportement.
John Broadus WATSON (1878-1958) aborde l'apprentissage humain à partir de son système de stimulus et
réponse élaboré pour les animaux et propose que le lien entre stimulus-réponse se renforce selon la fréquence
des répétitions. Il explique ainsi le conditionnement classique et suppose que toute éducation dépend d'un jeu de
réflexes. Aussi veut-il que la psychologie devienne une science expérimentale où les faits observés sont au centre
de la démarche de compréhension du comportement humain.
Edward THORNDIKE (1874-1949) énonce la loi de l'exercice et de l'effet : la première stipulant que la répétition
d'une réponse conditionnée renforce le lien entre le stimulus et la réponse ; la deuxième voulant qu'une réponse
suivie d'un stimulus agréable sera renforcée alors que celle suivie d'un stimulus désagréable diminuera. Position
connexionniste selon laquelle l'étude du comportement doit se faire à partir du tandem stimulus-réponse.
Voir aussi : Néo-Behaviorisme · Behaviorisme social
Les travaux de STAATS ont suscité plusieurs études en milieu éducatif dont celle de LEDUC et COTE (1985)
portant sur l'augmentation de l'intelligence des similitudes chez une enfant ayant souffert d'isolement social.
Voir aussi : Behaviorisme · Néo-Behaviorisme
C
Cartésianisme (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Le cartésianisme regroupe des philosophes qui ont prolongé la pensée de DESCARTES, laquelle se voulait
articulée autour d'une attitude ultra-rationnaliste où l'esprit à lui seul peut connaître pourvu qu'il recherche
l'évidence. René DESCARTES (1596-1650) accorde à l'esprit et à lui seul le pouvoir de connaître pourvu qu'il soit
en recherche méthodique d'évidence. Selon lui, tous les êtres humains possèdent la capacité de connaître la vérité
à condition de bien utiliser sa raison. Aussi, a-t-il proposé une méthode particulière pour bien diriger sa raison.
Quatre règles en découlent :
o La règle de l'évidence (le doute);
o La règle de l'analyse ou division des problèmes;
o La règle de la synthèse (simple au complexe);
o La règle du dénombrement (recherche continue).
DESCARTES propose une distinction radicale entre le corps et l'âme (esprit), l'âme pensant seule et le corps
assumant les fonctions vitales qui sont mécaniques. Dans cette optique, l'esprit a pour rôle de penser et le corps
n'est pas nécessaire pour penser. Au contraire, il faut s'en distancier si on veut atteindre la vérité, ce qui mène à
privilégier l'aspect rationnel de l'homme et la recherche méthodique de la vérité (preuve nécessaire).
Cognitivisme (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
La perspective cognitiviste, dont l'appellation renvoie au terme cognition (connaissance dans le sens de processus
et de produit) privilégie l'étude du fonctionnement de l'intelligence, de l'origine de nos connaissances ainsi que des
stratégies employées pour assimiler, retenir et réinvestir les connaissances. Elle s'intéresse essentiellement à la
perception, le traitement en mémoire, le langage et ce, en regard du fonctionnement du cerveau.
Voir aussi : Traitement de l'information · Apprentissage stratégique · Conception cognitive de l'apprentissage stratégique selon Jacques
Tardif · Enseignement stratégique
Les deux premiers niveaux sont dits « inférieurs » car ils traitent d’opérations intellectuelles presque automatisées.
Les quatre derniers niveaux sont dits « supérieurs) parce qu’ils abordent des actes intellectuels complexes mettant
en jeu toutes les opérations précédentes. Pour les niveaux 4, 5 et 6 (analyse, synthèse, évaluation), il est difficile
de séparer, dans une réponse donnée, ce qui relève de l’analyse, de la synthèse ou de l’évaluation.
1. CONNAISSANCE Mémorisation et restitution d’informations dans les mêmes termes.
Connaître c'est : Acquérir / Citer / Copier / Décrire / Définir / Désigner / Distinguer / Identifier / Inscrire /
Nommer / Reconnaître / Rappeler / Sélectionner / …
2. COMPREHENSION Restitution du sens des informations dans d’autres termes.
Comprendre c'est : Démontrer / Déterminer / Dire avec ses mots / Distinguer / Expliquer / Illustrer / Interpréter /
Préciser / Trouver / Traduire / Réécrire / Réarranger / Représenter / Résumer / …
3. APPLICATION Utilisation de règles, principes ou algorithmes pour résoudre un problème, les règles n’étant pas
fournies dans l’énoncé.
Appliquer c’est : Adapter / Choisir / Classer / Développer / Employer / Etablir / Généraliser / Mettre en oeuvre
/Poser /Relier /Représenter / Restructurer / Transférer / Utiliser / …
4. ANALYSER Identification des parties constituantes d’un tout pour en distinguer les idées.
Analyser c'est : Catégoriser / Classer / Comparer / Déduire / Discerner / Distinguer / Détecter / Décomposer /
Diviser / Extraire / Identifier / Rechercher / Reconnaître / Séparer / …
5. SYNTHETISER Réunion ou combinaison des parties pour former un tout.
Synthétiser c'est : Assembler / Classer / Combiner / Constituer / Construire / Créer / Ecrire / Formuler /
Modifier / Planifier / Produire / Projeter / Proposer / Rassembler / Relater / Remettre en ordre / Réorganiser /
Spécifier / Transmettre /…
6. EVALUER Formulation de jugements qualitatifs ou quantitatifs.
Evaluer c'est : Argumenter / Décider / Comparer / Evaluer selon les critères suivants / Enumérer par ordre de …
/ Interpréter / Juger / Justifier en / Optimiser / Valider / Vérifier par …
Voir aussi : Taxonomie de Bloom
Voir aussi : Constructivisme · Socio-constructivisme · Psychologie sociale génétique · Psychologie culturelle · Conflit sociocognitif · Métacognition · Tableau de synthèse relatif aux
conceptions préalables ou représentations initiales dans les modèles en éducation · Constructivisme / approche développementale · Constructivisme / Autoconstruction des savoirs /
autosocioconstruction des savoirs · Constructivisme / approche historico-culturelle · Constructivisme / approche constructiviste interactionniste
Conflit sociocognitif
Le concept de conflit sociocognitif s'éloigne de la conception individualiste de Jean PIAGET.
Lev VYGOTSKY prétend que les interactions sociales sont primordiales dans un apprentissage. Il a développé le
concept de la Z.P.D. (Zone Proximale de Développement).
DOISE et MUGNY prolongent les travaux de PIAGET et VYGOTSKY. Ils présentent les interactions entre pairs
comme source de développement cognitif à condition qu'elles suscitent des conflits sociocognitifs.
Selon ces deux auteurs, l'interaction sociale est constructive dans la mesure où elle introduit une confrontation
entre les conceptions divergentes.
Un premier déséquilibre interindividuel apparaît au sein du groupe puisque chaque élève est confronté à des points
de vue divergents. Il prend ainsi conscience de sa propre pensée par rapport à celle des autres. Ce qui provoque
un deuxième déséquilibre de nature intra-individuelle : l'apprenant est amené à reconsidérer, en même temps, ses
propres représentations et celles des autres pour reconstruire un nouveau savoir.
Le narratif devient, dans cette perspective, un moyen de "penser notre propre pensée" (BRUNER, 1995) et
renvoie à la compréhension de sa propre pensée ainsi que celle d'autrui.
Constructivisme (Sources : http://www.schule.suedtirol.it/blikk/angebote/reformpaedagogik/rp70122.htm et http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Le constructivisme en pédagogie fonde une partie de sa théorisation sur le principe que le nouveau savoir n'est
effectif que s'il est reconstruit pour s'intégrer au réseau conceptuel de l'apprenant.
Le constructivisme a pris son essor en réaction au behaviorisme qui limitait trop l'apprentissage à l'association
stimulus-réponse. L'approche constructiviste de l'apprentissage met l'accent sur l'activité du sujet pour
appréhender les phénomènes. La compréhension s'élabore à partir des représentations que le sujet a déjà. Aussi,
dans cette perspective, les auteurs parlent de restructuration des informations en regard des réseaux de concepts
particuliers à chaque personne.
AUSUBEL (1968) parle de ponts cognitifs. La façon dont l'élève assimile les connaissances est primordiale. Il peut
y avoir des apprentissages significatifs (sens, liens avec ce que l'élève sait déjà) et mécaniques (sans liens, du «par
cœur»).
Les thèses structuralistes du psychologue Jean PIAGET (1896-1980), pour en justifier la thèse centrale : toute
connaissance est le résultat d'une expérience individuelle d'apprentissage, font appel aux concepts
d'accommodation et d'assimilation formant le processus d'accommodation.
André GIORDAN ajoute que cette accommodation transforme les schèmes de la pensée et vient, le plus souvent,
s'opposer aux savoirs établis. Ce conflit cognitif, base de la pédagogie constructiviste, se heurte à des difficultés à
différents niveaux :
- Un individu maintient sa représentation sur un objet tant et aussi longtemps qu'il n'a pas de problème avec cette
conception.
- Avec le temps, les représentations spontanées reprennent leur place puisque dans la vie courante, elles
fonctionnent.
- La conception initiale fortement enracinée est trop éloignée de la nouvelle représentation proposée pour que
l'apprenant puisse l'accepter.
- L'élève manque d'informations ou ne dispose pas des ressources (opérations mentales, stratégies et procédures
à utiliser...) nécessaires à l'intégration d'une nouvelle conception.
- Il n'a pas envie de changer parce qu'il n'y trouve pas d'intérêt.
C'est l'élève qui apprend et personne ne peut le faire à sa place. Et cependant, il peut difficilement trouver seul
toutes les données nécessaires à tout changement de conceptions. Le rôle de l'enseignant est alors primordial:
c'est lui qui doit proposer et mettre en place une pédagogie socio-constructiviste pour permettre aux élèves de
construire et intégrer les nouveaux savoirs.
Voir aussi : Socio-constructivisme · Psychologie sociale génétique · Psychologie culturelle · Conflit sociocognitif · Métacognition · Conceptions préalables ou représentations
initiales · Tableau de synthèse relatif aux conceptions préalables ou représentations initiales dans les modèles en éducation · Constructivisme / approche
développementale · Constructivisme / Autoconstruction des savoirs / autosocioconstruction des savoirs · Constructivisme / approche historico-culturelle · Constructivisme / approche
constructiviste interactionniste
E
Empirisme (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
L'empirisme est un courant de pensée qui propose que les connaissances, l'entendement, résultent de l'expérience.
Une distinction s'impose. Communément, le terme "empirisme" porte cette signification générale : les connaissances
émergent des contacts que l'humain a avec le monde extérieur (choses, êtres, situations). Les connaissances
n'existent donc pas a priori.
Selon ARISTOTE (384-322 av. J.C.), l'intelligence par laquelle nous cernons les essences abstraites et
construisons les sciences est une faculté distincte des sens et supérieure car seul l'homme est capable de
comprendre. De plus, elle est une puissance pure, c'est-à-dire qu'elle ressemble au début à une tablette unie (table
rase). Aussi, toutes les idées sont reçues au contact de l'expérience. Cette puissance est immatérielle (de nature
non corporelle). En conséquence, elle n'est pas liée à un organe corporel.
Voir aussi : Empirisme anglais · Empirisme logique
F
Fonctionnalisme(Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Le fonctionnalisme est un courant de pensée qui conçoit l'individu pensant comme un être actif qui mobilise ses
forces internes pour répondre aux problèmes qu'il rencontre dans le monde. Aussi, il exerce des fonctions de
divers types afin de vivre en équilibre : fonctions d'assimilation, d'accomodation, d'équilibration. Ces fonctions
assurent une progression intellectuelle au fil des expériences variées avec le monde. Il importe de se souvenir que
le fonctionnalisme renvoie à l'idée de fonction et que l'agir est au centre de ce courant de pensée tant en
psychologie, qu'en sociologie, qu'en anthropologie.
John DEWEY (1859-1952) Il conçoit l'éducation comme un moteur du progrès social tout en reconnaissant son rôle
sur le plan individuel. Considérant l'école comme une mini-société, il souhaite que les élèves travaillent ensemble à
apprendre les phénomènes en faisant ("learning by doing"). Il s'intéresse au fonctionnement des processus
mentaux. Il dépasse l'aspect de la structure pour considérer le rôle de l'activité et/ou de l'environnement. Il examine
le fonctionnement de l'esprit dans son rapport avec l'action laquelle favorise l'adaptation à environnement.
G
Gestaltisme
La gestalt théorie a contribué largement à la compréhension des phénomènes de la perception en montrant que
l'on perçoit l'ensemble (forme globale) comme un tout organisé (forme organisée). De là émerge l'idée de
phénomènes internes responsables de la perception et de lois spécifiques à l'organisme, ce qui constitue une
rupture avec la psychologie traditionnelle de l'époque.
Emergence de la forme : Les partisans de cette théorie proposent l'idée d'une perception globale des objets,
c'est-à-dire que les divers éléments sont perçus simultanément et s'organisent entre eux pour faire un tout
(phénomènes de perception). Delà découlent les principes de proximité, de similitude, de closure, de continuité.
Rapport figure-fond : les chercheurs en ce domaine ont accordé une grande importance à la distinction figure-
fond. Certains éléments sont traités alors que d'autres sont considérés comme faisant partie du fond. Selon notre
concentration, nous pouvons considérer soit le premier plan ou le second.
Max WERTHEIMER (1880-1943) affirme que la perception d'un mouvement d'un objet dans l'espace ne peut
s'expliquer par une sensation qui se déplace car elle est reçue et perçue comme un ensemble indécomposable. Les
perceptions ont tendance à être organisées en formes significatives où les éléments contribuent à donner du sens
au tout.
Wolfgang KEHLER (1887-1967) travaille avec Koffka à développer la théorie de la gestalt.
Kurt KOFFKA (1886-1947) a formulé les premiers principes dont Wertheimer avait posé les jalons : principes de la
théorie de la gestalt concernant l'émergence de la forme, le rapport figure-fond, la ségrégation des unités et
l'organisation de la forme.
KEHLER et KOFFKA s'intéressent aussi à la résolution de problème et aux phénomène "d'insight" dans ce
processus. Certains auteurs précisent par la suite les étapes de la résolution de problème (GLOVER et BRUNING
(1987)) : détermination du problème, incubation et réflexion, insight, représentation de la solution et généralisation
des solutions et d'autres solutions.
Gestion mentale (Source :http://www.uqar.uquebec.ca/aptic/promo9599/nouvelles_approches_)
La Gestion mentale est une nouvelle approche pédagogique qui, en aidant les apprenants à prendre conscience
des processus mentaux mis en jeu dans la compréhension des connaissances, leur permet de jouer un rôle plus
actif, de devenir plus motivés, plus autonomes et, par le fait même, plus performants. De plus, elle enseigne
comment mettre en place les structures mentales d’apprentissage multiples d’un individu à l’autre.
Cette nouvelle pédagogie de la réussite a été mise de l’avant par Antoine de LA GARANDERIE, un professeur et
pédagogue français, dont les théories visent à considérer que tous les apprenants peuvent réussir. Il leur suffit de
prendre conscience des processus mentaux propres à eux-mêmes et afin de pouvoir comprendre ce qui est
facteur de réussite et d’échec.
De cette recherche, il tira trois conclusions importantes :
• Chacun de nous a recours à des procédés habituels, toujours les mêmes, pour apprendre et pour comprendre ;
• Il existe deux grandes " familles pédagogiques " correspondant aux deux langues maternelles possibles : visuelle et
auditive ;
• Tous les bons élèves pratiquent les deux langues et en retirent une grande sûreté et une grande capacité de
réussir.
Cette pédagogie est centrée sur quatre stades essentiels à l’application de la Gestion mentale :
• LE PROJET : Être en projet, c’est se donner une structure mentale qui nous permettra de bien évoquer ce qui
sera perçu par nos sens ;
• LA PERCEPTION : C’est la prise de contact avec l’information par nos sens ;
• L’EVOCATION : C’est redire, revoir dans sa tête ce qui a été perçu par les sens. C’est le moment où notre
cerveau fait le transfert des données du perceptif au cognitif, donc de la perception à la compréhension.
L’évocation permet à l’élève de relier ce qu’il vient d ‘apprendre à quelque chose de connu, d’ordonner les
apprentissages et de le " stocker " dans sa mémoire ;
• LA RESTITUTION : C’est l’activité mentale qui se produit lorsqu’il faut faire " revenir dans sa tête " les évocations
faites auparavant afin de les mettre en pratique dans une situation donnée.
Sur la Gestion Mentale : Antoine de LA GARANDERIE, Pour une pédagogie de l’intelligence. Éditions le Centurion, Paris, 1990 ; Antoine de LA GARANDERIE, Le dialogue
pédagogique avec l’élève. Éditions le Centurion, Paris, 1984 ; Antoine de LA GARANDERIE, Réussir ça s’apprend. Éditions Bayard, Paris, 1994.
M
Mentalisme (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Conception qui considère que l’activité mentale de l’apprenant ne peut être “ traduite ” en comportements
observables. C’est donc un courant de pensée axé sur l'étude des phénomènes psychiques plutôt que sur l'étude
des comportements. Les auteurs délaissent l'objectivité pour se préoccuper de la subjectivité. Ainsi, ils étudient la
subjectivité de la conscience, les phénomènes psychiques de la perception via l'apprentissage et les processus
mentaux complexes.
La pédagogie par objectifs d’inspiration mentaliste affirme donc l’existence d’une rupture entre, d’une part les
objectifs généraux (formulés en termes de compétence ou de capacité) qui sont analysés pour identifier les
opérations mentales requises et permettre la construction de dispositifs, et, d’autre part, les objectifs opérationnels
qui perdent leur caractère de traduction des objectifs généraux pour devenir de simples indicateurs d’évaluation.
Voir aussi : Psychanalyse · Gestaltisme
Métacognition
Modèle comportementaliste
Modèle transmissif
Modèles constructivistes et socio-constructivistes
N
Néo-Behaviorisme(Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Le néo-behaviorisme s'ancre à la philosophie empiriste anglaise selon laquelle l'expérience donne accès au réel.
Ce courant applique ce principe à l'étude de la conduite humaine, c'est-à-dire que les connaissances, la
personnalité et les comportements sont le résultat de ce que notre environnement nous fait vivre. Aussi, les
théoriciens behavioristes dont SKINNER est le représentant, adoptent et radicalisent la position initiale. Ils évacuent
toutes les causes psychiques (âme, esprit et conscience) et celles physiologiques dont WATSON avait fait état. En
conséquence, c'est le comportement observable qui intéresse et comment l'environnement façonne les
comportements.
Burrhus Frédéric SKINNER (1904-1990). Il a eu une très grande influence sur l'approche behavioriste de
l'apprentissage. Pour SKINNER, l'être humain a appris un large répertoire de comportements au fil de son vécu, et
ce, sous l'influence des renforcements fournis par l'environnement social. À partir d'expériences auprès de rats, il
observe que les réponses augmentent ou diminuent eu égard aux conséquences, ce qui l'amène à considérer les
conséquences et la probabilité d'apparition du comportement humain.
Pour SKINNER, le taux de réponse et la façon dont l'organisme répond (principe du comportement opérant) aux
renforcements fournis par l'environnement sont à considérer. En conséquence, il postule qu'il s'agit de contrôler les
contingences de l'environnement pour instaurer des conduites. En somme, le comportement peut être structuré par
l'emploi de conditionnements pertinents. C'est à partir de cette thèse radicale que les renforçateurs sont devenus
des éléments clés pour la modification des comportements.
Voir aussi : Behaviorisme · Behaviorisme social
O
Objectif - Obstacle
Il s’agit d’une construction de l’apprentissage autour d’un objectif dont l'acquisition permet au sujet de franchir un
palier décisif de progression en modifiant son système de représentation et en le faisant accéder à un registre
supérieur de formulation.
Le concept d’objectif-obstacle a été introduit par J-L MARTINAND (Connaître et transformer la matière, 1986,
Berne, Lang). C’est un concept dialectique, construit sur l’articulation volontaire de deux termes antagonistes,
cherchant à renouveler la notion classique d’objectif qui est considérée d’une manière plus dynamique, en
dépassant son origine behavioriste, en y réinsérant les opérations mentales du sujet et la notion d’obstacle.
Depuis BACHELARD et CANGUILHEM, le fait que la pensée progresse par rupture avec des conceptions
antérieures est pris en considération. Les progrès intellectuels issus du franchissement d’obstacle deviennent des
objectifs majeurs. Sur le plan didactique, il s’agit d’un renouvellement de la conception habituelle des obstacles.
Ceux-ci peuvent être considérés, sans écarter leur potentiel de résistance, du point de vue d’un franchissement
possible et des conditions de ce franchissement et non exclusivement sur un plan négatif.
L’idée d’objectif-obstacle fonctionne comme un mode de sélection, parmi les objectifs possibles, de ceux qui
s’avèrent pédagogiquement « intéressants » (J-L MARTINAND, 1986). En recherchant la dominante taxonomique
dans le progrès accompli (attitudes, méthodes, connaissances, langages, savoir-faire, etc.), il est possible de
traduire le franchissement de l’obstacle dans le langage classique des objectifs.
Ce caractère franchissable - ou non - suppose une appréciation de l’amplitude du «saut conceptuel » qu’exige la
tâche : ni trop facile (il n’y aurait pas d’obstacle), ni trop difficile (les élèves seraient hors d’état de le franchir). Le
défi intellectuel déstabilisant doit pouvoir s’appuyer sur des compétences déjà acquises, sur lesquelles l’élève fera
levier. À travers cette évaluation du possible, se retrouve la problématique de Lev VYGOTSKI concernant la zone
proximale du développement : le travail didactique consiste à devancer, sans forcer à l’excès, la maturation des
structures conceptuelles des élèves.
Trois usages didactiques des objectifs-obstacles apparaissent possibles :
1. Ils fonctionnent d’abord comme une modalité de choix pour l’objectif d’une séquence. Ce premier usage consiste
à construire rationnellement des situations didactiques autour du franchissement d’un obstacle préalablement ciblé
(MEIRIEU, 1988). Cela permet de diversifier la manière dont les séquences d’enseignement sont « commandées ».
La commande habituelle d’une séquence par la notion enseignée conduit à une « mise en texte » linéarisée du
savoir. Il est possible d’envisager des séquences commandées cette fois par le franchissement d’un obstacle dont
on a noté le caractère récurrent. Les situations-problèmes appartiennent à cette catégorie.
2. Une autre modalité didactique transparaît davantage chez J-L MARTINAND. Les séquences n’y sont pas «
calibrées » autour d’un obstacle prédéterminé, mais elles obéissent au contraire à la logique plus souple d’une
démarche d’investigation autonome, dans le cadre d’un curriculum ouvert. Un petit nombre d’objectifs-obstacles
sert alors de repère pour l’enseignant l’aidant à mieux « lire » les difficultés des élèves aux prises avec l’activité, à
préciser le diagnostic, à orienter la nature de ses interventions, à évaluer les acquis, etc. Si les objectifs-obstacles
ne servent pas ici à construire des situations didactiques, ils permettent par contre de réguler les interventions
magistrales.
3. La gestion didactique des obstacles peut encore s’aviser sur un troisième mode, encore prospectif. Elle permet
de réagir à une certaine dérive des pédagogies actives, défendant le caractère spiralaire des apprentissages et
leur inscription dans le long terme. Le problème est que cette idée, juste, peut se traduire par un manque
d’ambition pour la classe, et qu’on ne sait pas toujours exactement quel progrès intellectuel est visé à chacun des «
tours de spire ». Il arrive que cela couvre un évitement du moment décisif de l’apprentissage, renvoyé à plus tard ou
ailleurs, sans grande précision. C’est ainsi que s’émousse l’intérêt des élèves pour des sujets déflorés sans
bénéfice réel. Dans cette perspective, les objectifs-obstacles sont un référent de la construction curriculaire,
permettant d’identifier et de caractériser ce qui se construit vraiment de neuf, à chaque reprise didactique d’un
concept. (Jean-Pierre ASTOLFI)
Obstacle épistémologique /obstacle pédagogique
« Quand on cherche les conditions psychologiques des progrès de la science, on arrive bientôt à cette conviction
que c'est en termes d'obstacles qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de
considérer des obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse
des sens et de l'esprit humain : c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de
nécessité fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C'est là que nous montrerons des causes de stagnation et
même de régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie que nous appellerons des obstacles
épistémologiques. (…) Dans l'éducation, la notion d'obstacle pédagogique est également méconnue. J'ai souvent
été frappé du fait que les professeurs de sciences, plus encore que les autres si c'est possible, ne comprennent
pas qu'on ne comprenne pas. Peu nombreux sont ceux qui ont creusé la psychologie de l'erreur, de l'ignorance et
de l'irréflexion (...) Ils n'ont pas réfléchi au fait que l'adolescent arrive dans la classe de physique avec des
connaissances empiriques déjà constituées. Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est pas jeune, il
est même très vieux car il a l'âge de ses préjugés. (...) Au gré de l'épistémologue, un obstacle, c'est une contre-
pensée. »
Gaston BACHELARD, La formation de l'esprit scientifique, contribution à une psychanalyse de la connaissance objective , Paris, éd. Vrin, 1938, 8ème éd. 1972.
Dans les apprentissages se nouent et s’énoncent des conflits socio-cognitifs imposant des inerties aux possibles
modifications des représentations erronées ou inadéquates des connaissances, des savoirs comme des
expériences. La didactique permet de forger des apprentissages permettant de construire un espace de réflexion
autour d’un problème à résoudre. Il s’agit de situations d’apprentissage fondées sur des « objectifs-obstacles » ou
organisées en « situations-problèmes ».
La possibilité de l’élève de se confronter à un problème à résoudre, potentiellement conçu pour pouvoir être résolu
par lui après un certain seuil de résistance et l’appel à des savoirs et des compétences antérieurement acquis,
l’ouvre à de nouvelles connaissances augmentées de représentations justes en éliminant celles faisant obstacle,
inexactes ou inadéquates.
Le problème à résoudre doit ainsi ne se situer ni trop loin ni trop près de ce que l’élève sait déjà (zone proximale de
développement, cf Lev VYGOTSKI). La situation-problème proposée doit favoriser la prise de conscience par l’élève lui-
même et non par l’enseignant que les savoirs antérieurement acquis sont insuffisants à résoudre le problème posé,
que cette insuffisance n’est pas une faute et qu’elle découle de la situation.
La prise de conscience par l’élève de l’inadéquation de ses représentations et de la nature inopérante de ses
stratégies précédemment développées soulève des besoins et des apports en aide. Cette aide doit apporter à
l’élève les outils de sa progression sans pour autant réaliser le travail à sa place.
P
Pédagogie différenciée
(Définition extraite et formalisée à partir de Vocabulaire de psychopédagogie et de psychiatrie de l'enfant, Ééditions Robert Lafon, Presses universitaires de
France, 5e édition, 1987)
La pédagogie différenciée "permet de tenir compte du déficit de certains élèves en particulier des difficultés
récupérables rapidement dans le niveau scolaire, spécialement en ce qui concerne les matières de base.
Elle constitue une approche de l'enseignement individualisé et s'oppose à l'enseignement simultané et collectif qui
dispense l'instruction à un même groupe d'enfants d'après des programmes constitués a priori.
Elle est facilitée par l'utilisation de matériel scolaire adéquat (par exemple, des fiches de travail élaborées en
fonction des besoins d'apprentissage des enfants). Cette approche tient compte des différences individuelles de
chaque élève dans le domaine psychologique, le niveau scolaire, les aptitudes..., sans qu'il s'agisse pour autant d'un
enseignement strictement individuel.
Pédagogie par objectifs
Dite P.P.O., elle est née aux Etats-Unis à la fin du siècle dernier, la pédagogie par objectifs est connue en Europe
dès les années 50. Elle a pour cadre de pensée la psychologie expérimentale et le béhaviorisme d’une part, et
d’autre part, le management et le taylorisme (rationaliser et améliorer la production pour augmenter les salaires et
donc réduire la tension sociale).
Appliquée à l’éducation, elle introduit la mesure par les tests et l’observation des élèves.
La P.P.O. est le précurseur de l’approche systémique en éducation où la formulation d’objectifs permet
l’optimisation de l’apprentissage, dans tous les domaines. On peut la définir comme l’action de décomposer un objet
d’apprentissage complexe en ses éléments simples et essentiels afin d’en faciliter l’enseignement et l’apprentissage.
Programmation neuro-linguistique (PNL) (Source :http://www.uqar.uquebec.ca/aptic/promo9599/nouvelles_approches_)
C’est un modèle présenté à la base pour permettre aux individus de communiquer efficacement entre eux. La
P.N.L. a été créée le milieu des années 1970 par deux Américains, Richard BANDLER et John GRINDER. Ce
modèle vise à permettre la réalisation de la communication et du changement de façon élégante, simple et rapide.
Dans un contexte scolaire, il peut s’avérer un outil efficace et utile.
La P.N.L. s’appuie sur dix idées clés :
1. La carte mentale n’est pas le territoire et la perception de la réalité n’est pas la réalité ;
2. Une personne fait le meilleur choix parmi ceux qui lui paraissent possibles ;
3. Plus on a de choix, mieux cela vaut ;
4. On ne peut pas ne pas communiquer ;
5. Il faut rencontrer l’autre dans son modèle du monde ;
6. Le niveau inconscient de la communication est le plus important ;
7. La signification d’un message est donnée par la réaction qu’il suscite, donc si la réaction n’est pas celle que
l’émetteur souhaite il doit changer
son message ;
8. Les êtres humains sont toujours plus complexes que les théories qui les décrivent ;
9. La personne possède les ressources nécessaires ;
10. Le cadre dans lequel une situation est perçue détermine le sens qu’on lui accorde.
Chaque individu possède ces trois types de facultés d’apprentissage, dont une seule est généralement dominante.
Caractéristiques particulières de chacun des types :
VISUELS
• Ordonnés, propres, classent les choses selon la couleur ou tout autre système d’ordre ou indices visuels.
• Tranquilles, réfléchis, observateurs
• Moins distraits par le bruit.
• Les premiers à apercevoir une erreur au tableau.
• Choisissent un livre pour les photos et images.
• Se rappellent difficilement les histoires verbales.
• Leurs dessins sont détaillés.
POUR APPRENDRE :
• Ont besoin d’une vue d’ensemble, de voir où ils vont.
• Se souviennent de ce qu’ils voient.
• Ils peuvent lire rapidement.
• Belle écriture.
• Grande imagination, voient les détails.
• Très détaillés en conversation.
AUDITIFS
• Font du bruit et préfèrent lire à haute voix.
• Bougent les lèvres, se parlent tout bas.
• Sont facilement distraits.
• Aiment les sons, ont de la facilité avec la langue parlée.
• Ont plus de difficulté avec les maths et l’écriture.
• On doit leur décrire les éléments visuels (cartes, graphiques)
• Peuvent imiter la voix des autres.
• Aiment la musique, les histoires.
POUR APPRENDRE :
• Se parlent intérieurement.
• Se souviennent de ce qui a été discuté oralement.
• Les plus bavards, aiment parler.
• Monopolisent l’attention.
• Aiment la phonétique des mots.
• Ils parlent mieux qu’ils écrivent.
• Imagination sonore.
KINESTHESIQUES
• Lisent en suivant du doigt.
• Réagissent aux récompenses physiques, toucher, etc.
• Bougent beaucoup.
• Echappent des objets dans la classe.
• Aiment écrire au tableau.
• Bougent les lèvres lorsqu’ils lisent.
• Aiment installer le matériel et l’équipement.
•
Ils sont physiques et manuels.
•
Font de grands mouvements, bousculent, prennent de la place physiquement.
•
L’atmosphère est importante.
POUR APPRENDRE :
• En manipulant des montages, des objets.
• Se souviennent de l’ambiance ou de l’aspect général des choses.
• Lorsqu’ils parlent, ils le font avec leurs mains, font des gestes.
• Ils vérifient leur écriture (fautes d’orthographes) d’après ce qu’ils sentent.
• Ils aiment les livres d’actions.
• Ecriture tassée, épaisse.
• Imagination basée sur le mouvement, ils voient bouger ce qu’ils imaginent.
• Très intuitifs.
L’identification du « profil » visuel, auditif ou kinesthésique des élèves devrait permettre une relation éducative plus
facile en tenant compte de leurs différences. Il existe de ce point de vue des tests ou des outils, faciles d’utilisation.
La PNL peut aussi servir à comprendre ce qui se cache derrière chacune des énonciations des élèves. Il faut voir
plus loin que ce que l'on entend, chercher le sens profond de ce qui est exprimé. Cela aussi est utile dans un
contexte scolaire, car les adolescents n'ont pas toujours appris à exprimer concrètement ce qu'ils veulent dire et le
fait de "deviner" ou de « déduire » peut rendre de grands services aux enseignants ...
Sur la programmation neuro-linguistique : LÉPINEUX, REINE, Nicole SOLEILHAC et Andrée ZERAH, La programmation neuro-linguistique à l’école. Paris,
Éedition Nathan, 1996.
Psychanalyse
La psychanalyse, en tant que théorie psychologique, permet d'expliquer les processus psychiques responsables de
notre propre histoire de vie . Sigmund FREUD (1856-1939), considérant l'homme comme un être régi par
l'inconscient, développe une méthode d'investigation qui permet d'examiner les processus psychiques profonds
responsables des états névrotiques et hystériques. La psychanalyse devient un mode d'exploration du passé. Il
s'agit d'une technique de traitement analytique qui permet de cerner les causes (traumatismes) à la source de
troubles mentaux (angoisse, obsession, phobie, etc.) qui sont, fréquemment, jumelés à des symptômes
physiologiques (paralysie, perte de la vue, de la voix, perte de conscience) même si l'individu est biologiquement
bien.
Milton H. ERICKSON (1901-1980), psychiatre américain, de son côté, situe l'origine du moi infantil, non seulement,
dans l'histoire personnelle mais aussi dans la vie sociale. Il montre comment l'ordre social inscrit l'enfant dans un
style culturel particulier : tout ce qui a produit un effet catalyseur sur les parents (goûts et modèles de la classe
sociale d'appartenance, caractéristiques et traditions liées à l'ethnie) agit sur le "surmoi".
Voir aussi : Mentalisme
Psychologie culturelle
Les chercheurs s'inscrivant dans le courant de pensée que constitue la psychologie culturelle sont à la recherche
de compréhension des phénomènes psychiques selon une approche socio-historique (voir VYGOTSKY).
S'inspirant des écrits de BRUNER et de ses collègues, BROWN, CAMPIONE, GARDNER et PERKINS (1995), on
peut dégager les thématiques qui caractérisent cette vision du développement intellectuel de l'humain.
DEVELOPPEMENT EN CONTEXTE. Dans cette optique le savoir est culturel plutôt qu'universel, c'est-à-dire
qu'il est né de l'échange et est partagé. Il est donc une interprétation culturelle, historique et sociale. La culture est
alors conçue comme un filtre qui permet de donner du sens à la réalité. Divers moyens liés à la culture y
contribuent: moyens intellectuels (modes d'analyse; moyens matériels (technologies) et moyens symboliques
(systèmes symboliques dont la langue, les mathématiques, etc.).
DES SAVOIRS INITIAUX QUI FONT SOUVENT OBSTACLE A L'ELABORATION DES SAVOIRS,
OBSTACLES AVEC LESQUELS IL FAUT COMPOSER. Bien qu'on ne parle pas en termes de conflit socio-
cognitif, on privilégie les modèles coopératifs et la médiation comme moyen visant la régulation.
L'ATTENTION CONJOINTE CONSTITUE UN THEME. Cette disposition (centration autour d'une tâche et
langage partagé) permet aux individus de travailler à atteindre une signification commune. La rencontre des idées
facilitant cette visée.
LA PARTICIPATION DEVIENT CENTRALE car l'individu est vu comme un acteur en quête d'adaptation à la
culture. Bien qu'enculturé par l'action commune, le dialogue lui permettra d'en construire et d'en réorganiser la
signification. On reconnaît ainsi l'intentionnalité du sujet.
LE CONCEPT DE LA METACOGNITION EST RETENU et renvoie à la compréhension de sa propre pensée
ainsi que celles d'autrui. La réflexivité permet à l'individu d'exercer un contrôle partiel sur son activité cognitive et
sur son agir en général.
LE NARRATIF DEVIENT, DANS CETTE PERSPECTIVE, UN MOYEN DE "PENSER NOTRE PROPRE
PENSEE". BRUNER (1995) considère le narratif comme un moyen de structurer notre vécu, de le comprendre et
de s'en souvenir (mémoire collective).
Psychologie humaniste (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
La conception humaniste de la personne suppose que cette dernière a une capacité d'autodétermination, c'est-à-
dire une tendance qui la pousse à se développer selon les fins qu'elle a définies ainsi qu'une capacité à se
réajuster au regard de son vécu. Cette conception axée sur l'épanouissement personnel réintroduit la notion de
conscience individuelle dans l'étude du comportement occulté par le behaviorisme et par la perspective freudienne
(déterminisme du milieu et déterminisme du subconscient). Dès lors, le caractère unique de la personne est
reconnu.
Carl ROGERS (1902-1987) : Liberté, engagement et implication de l'individu socialement inscrit sont les trois
concepts autour desquels la théorie rogérienne de l'éducation s'est élaborée. Reconnaissant la liberté de l'être
humain, Rogers affirme que l'individu doit s'engager même si cela semble paradoxal : il doit prendre la
responsabilité de son existence afin d'assurer sa croissance personnelle laquelle l'habilite à exercer un pouvoir au
plan social. Il reconnaît à la personne la capacité de prendre en charge sa formation, formation vue dans une
perspective de développement global. Aussi dit-il que le seul être formé est celui qui a appris comment apprendre,
comment s'investir (effort continu) dans une démarche où il a conscience des capacités diverses de l'être humain.
Psychologie sociale génétique
Anne-Nelly PERRET-CLERMONT ainsi que DOISE et MUGNY ont étudié le rôle des interactions sociales entre
pairs dans le développement de l'intelligence selon une perspective structuraliste piagétienne. Un rôle important est
reconnu au conflit cognitif mais dans un cadre différent de celui de PIAGET. Ils parlent en terme de conflit socio-
cognitif et démontrent que les confrontations entre individus sont à la source du développement. Ils proposent un
modèle en spirale avec succession alternée de phases : confrontation interindividuelle et construction de schèmes
cognitifs ; nouvelles compétences acquises et activité autonome du sujet permettant de nouvelles constructions.
Michel GILLY et ses collaborateurs (1988) s'intéressent à la construction de compétences liées à des classes de
problèmes et à la perspective procédurale adoptée en résolution de problèmes. La position privilégiée par les
auteurs se résume ainsi : dans certaines conditions relatives aux sujets et à la tâche, les fonctionnements socio-
cognitifs entraînent des changements cognitifs car des actions peuvent être menées sur le système
représentationnel, les procédures de résolution de problèmes et la gestion de l'activité.
Voir aussi : Constructivisme · Socio-constructivisme · Psychologie culturelle · Conflit sociocognitif · Métacognition · Conceptions préalables ou représentations initiales · Tableau de
synthèse relatif aux conceptions préalables ou représentations initiales dans les modèles en éducation · Constructivisme / approche développementale · Constructivisme /
Autoconstruction des savoirs / autosocioconstruction des savoirs · Constructivisme / approche historico-culturelle · Constructivisme / approche constructiviste interactionniste
R
Rationalisme (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Le rationalisme est un courant de pensée qui suppose que le monde est ordonné selon des règles et que l'être
humain peut les comprendre parce qu'il est rationnel. L'esprit humain cherche à comprendre le monde et à discuter
autour de sa compréhension. La compréhension du monde n'est plus considérée un don des dieux aux sages. La
philosophie de l'éducation, dont SOCRATE et PLATON sont des représentants, repose sur cette prise de position.
SOCRATE est un maître penseur qui a avoué son ignorance tout en affirmant être à la recherche continue de la
vérité. Il voyait le savoir et l'ignorance comme deux réalités faisant partie de la démarche de compréhension du
monde. De plus, SOCRATE voulait connaître et partager les idées sur lesquelles les autres s'appuient. Aussi, il
misait sur le dialogue, la discussion, l'explication réciproque des phénomènes pour éveiller l'esprit (accoucheur
d'esprit). L'approche de SOCRATE est connue sous le nom de maïeutique. Il fut le premier à introduire les
principes que nous utilisons aujourd'hui pour établir un consensus (discussion, questionnement sur ses idées et
celles d'autrui, précision du sens des mots, etc.).
PLATON propose une philosophie basée sur un dualisme entre le monde humain et le monde des idées, ces deux
mondes s'opposant. Le monde dans lequel nous vivons, les objets qui nous entourent, notre corps sont des reflets
des Idées. Pour lui, ces Idées constituent le réel absolu. Aussi, connaître suppose que l'esprit apprenne à se
détacher des réalités matérielles et à s'orienter vers le monde purement intellectuel des Idées. Connaître est une
opération essentiellement intellectuelle. Aussi, veut-il que l'éducation favorise l'ascendant de la pensée rationnelle
sur les passions, sur le corps. Il voit l'éducation en termes de processus qui conduit progressivement l'esprit vers la
reconnaissance de la vérité. Il considère que l'être humain possède déjà en lui la connaissance et qu'il n'a qu'à se
souvenir (théorie de la réminiscence). Pour ce faire, il faut que l'être se détache du monde des apparences, ce qui
suppose une série de ruptures et de passages d'un niveau de connaissance à l'autre.
S
Socio-constructivisme
La construction d'un savoir bien que personnelle s'effectue dans un cadre social. Les informations sont en lien
avec le milieu social, le contexte et proviennent à la fois de ce que l'on pense et de ce que les autres apportent
comme interactions.
L’interdépendance de l'apprentissage et de son contexte :
L'acquisition de connaissance dépend du contexte pédagogique, c'est à dire de la situation d'enseignement et
d'apprentissage et des activités connexes. LAVE (1988), BROWN, COLLINS et DUGUID (1989) soutiennent que
l'acte d'apprendre est une interprétation d'une expérience, d'un langage ou d'un phénomène saisi dans leur
contexte.
Les tenants de l'apprentissage contextuel (situated learning) préconisent le recours, en situation d'apprentissage, à
des tâches authentiques dans des contextes les plus réalistes possibles.
Les difficultés de mise en œuvre pratique d'un apprentissage en contexte réel nécessitent la prise en compte de
certaines variables pédagogiques :
1. La place importante accordée à l'exploitation des informations issues de l'environnement d'apprentissage ;
2. La gestion de la complexité ;
3. Son adaptation à l'acquisition de compétences ciblées ;
4. Sa faculté d'éclairer l'apprenant sur ses propres démarches cognitives.
Le socioconstructivisme qui s'ancre au constructivisme met l'accent sur le rôle des interactions sociales multiples
dans la construction des savoirs. Les auteurs parlent de processus interpsychiques et de processus
intrapsychiques plutôt que de processus uniquement intrapsychiques. Des auteurs, dont BROWN et CAMPIONE
(1995) soulignent alors l'aspect culturel des savoirs, c'est-à-dire qu'ils sont le fruit des échanges et qu'ils sont
partagés. Ainsi, la culture est perçue comme filtre socio-cognitif qui permet de donner du sens à la réalité.
Voir aussi : Cognitivisme · Psychologie sociale génétique · Psychologie culturelle · Conflit sociocognitif · Métacognition · Conceptions préalables ou représentations initiales · Tableau
de synthèse relatif aux conceptions préalables ou représentations initiales dans les modèles en éducation · Constructivisme / approche développementale · Constructivisme /
Autoconstruction des savoirs / autosocioconstruction des savoirs · Constructivisme / approche constructiviste interactionniste · Constructivisme / approche constructiviste
interactionniste
La verbalisation est canalisée sur la description d’un vécu de l’action. Il est nécessaire d’effectuer de nouvelles
différenciations, toute action se situe dans un ordre chronologique, dans un contexte donné et comporte des
jugements, des opinions et des commentaires.
L’ACTION VECUE se situe au centre du schéma se situe (pour questionner le procédural : comment avez-vous
fait, qu’est-ce que vous avez fait,).
L’axe vertical repère le rapport du sujet à son vécu et rassemble toutes les informations concernant :
• En haut, les variables de la situation -les contextes, les circonstances, l’environnement- (pour questionner le
contexte : où, quand, avec qui, avec quoi, dans quelles circonstances, dans quel état d’esprit,).
• En bas, les évaluations subjectives de la réalisation de l’action (pour questionner les jugements : qu’en
pensez-vous, qu’en pensez-vous, quelle impression cela vous a fait, qu’en gardez-vous, que croyez-vous,
qu’est-ce que cela vous a fait,). Bien qu’elles s’inscrivent bien dans la tâche spécifiée, elles ne donnent
aucune information sur le faire ou sur le procédural.
L’axe horizontal quant à lui repère le lien entre la réalisation pratique de l’action et ce qui peut lui être relié :
• A droite, la dimension intentionnelle (pour questionner l’intentionnel : dans quel but, pour quel motif, dans
quelle intention, que visiez-vous, …).
• A gauche, la dimension des savoirs théoriques (pour questionner le déclaratif : sur quoi vous basiez vous,
quelle règle avez-vous respectée, utilisée, appliquée, mise en œuvre, que disait la consigne, la règle,).
Pierre VERMERSCH a élaboré un glossaire en août 1999, disponible sur http://www.es-conseil.fr/GREX/presentation.html dont il
présente de la manière suivante :
« Le vocabulaire utilisé par l’explicitation s’origine dans plusieurs champs théoriques : un des plus apparent est celui
de la théorie de la prise de conscience de Piaget dont je ne finis pas de découvrir la richesse et la fécondité. De
manière probablement plus masquée, la psychologie du travail a apporté les concepts permettant l’analyse de la
tâche ou la description séquentielle du déroulement de l’action. De nombreuses pratiques thérapeutiques ont
suggéré leur part de vocabulaire. Il en va de même des approches de la communication, et tout particulièrement la
P.N.L et l'hypnose ericksonnienne. La couche la plus récente est liée à ma rencontre avec la philosophie
phénoménologique principalement, husserlienne. Ce glossaire est destiné à ceux qui souhaitent approfondir les
concepts liés à l’explicitation et qui cherchent une définition sans vouloir reprendre tout le livre paru en 1994, dans
lequel la plupart sont déjà présentés de façon plus intégrée au texte. (P. VERMERSCH)».
Sur l’entretien d’explicitation : Pierre VERMERSCH. L'entretien d'explicitation. (1994, 2003). Paris, ESF.
Voir aussi : Entretien d'explicitation · Verbalisation de l'activité ou de l'action vécue · Domaines de verbalisation dans l'entretien d'explicitation
T
Tableau de synthèse relatif aux conceptions préalables ou représentations initiales dans les modèles en éducation
à compléter
Taxonomie de Bloom (Source : G et V DE LANDSHEERE, Définir les objectifs de l’éducation, P.U.F, Paris).
Le recours et le succès des taxonomies résulteraient des besoins de rationaliser, systématiser, évaluer l’action
éducative.
A l’origine de la taxonomie (taxinomie) ou de la systématique est « la science de la classification des formes
vivantes ». Par extension, le mot taxonomie a désigné la science de la classification en général.
Dans le champ des sciences humaines, donc également dans celui des sciences de l’éducation, une taxonomie ne
pourra avoir la rigueur et une structure de parfaite arborescence telles que dans les sciences de la nature. Elle
procède ainsi dans les sciences de l’éducation d’une classification opérée sur des principes explicites des domaines
cognitifs et affectifs liés aux apprentissages.
La Taxonomie des objectifs cognitifs de B.S. BLOOM sera publiée en 1956. Elle connaîtra rapidement diffusion et
succès en Amérique puis en Europe, servant à déterminer des objectifs éducatifs, des curriculums, l’évaluation
d’examens. Elle fut, dans ses premiers principes, élaborée par équipe rassemblée autour de BLOOM en 1948 à
BOSTON. L’objectif était de concevoir un document de travail simple permettant de répartir les questions
d’examens selon une classification communément utilisée par les examinateurs. Cette première taxonomie de
Benjamin S. BLOOM, puis celles qui suivront, sont édifiées sur la base de quatre principes : - Le principe
didactique. La taxonomie doit s’appuyer sur les grands faisceaux d’objectifs poursuivis dans le processus
d’enseignement ; - Le principe psychologique. La taxonomie doit correspondre, autant que possible, à notre savoir
en matière de psychologie de l’apprentissage ; elle ne peut en aucun cas aller à l’encontre de ses principes
reconnus pour valides ; - Le principe logique. Les catégories taxinomiques doivent s’articuler logiquement ; - Le
principe objectif. La hiérarchie des objectifs ne correspond pas à une hiérarchie de valeurs ; l’importance des
comportements décrits à un niveau donné ne dépend pas de ce niveau. Au-delà de ces principes, la taxonomie
s’ordonne selon un principe structurel : le principe de la complexité croissante. Psychologiquement, mémoriser est
moins complexe qu’évaluer. Pédagogiquement, amener les élèves à retenir par coeur est plus simple que les
conduire à l’autonomie du jugement. L’accroissement de la complexité semble d’ailleurs s’accompagner d’un
accroissement de la difficulté d’enseignement et d’apprentissage. La taxonomie de BLOOM s’articule en trois
volets : - Le domaine cognitif ; - Le domaine affectif ; - Le domaine psychomoteur. Il est évident que la distinction
rigoureuse entre les trois domaines est artificielle, l’homme réagissant comme un tout. La division opérée revêt
donc un caractère surtout didactique ; BLOOM et ses collaborateurs le signalent d’ailleurs sans aucune ambiguïté.
Voir aussi : Comportement observables et taxonomie de Bloom
Théorie triarchique de l'intelligence (Source : http://wwwens.uqac.ca/~pminier/act1/graph1.htm)
Robert STERNBERG (1984-85) a élaboré une théorie de l'intelligence à trois niveaux :
• Le contexte : il retient l'idée d'adaptation comme processus qui assure l'exercice de l'intelligence. Les gens
s'adaptent aux exigences de leur milieu.
• L'expérience : il insiste sur la capacité de réinvestir l'acquis lors de situations nouvelles en tant que
comportement intelligent. L'expérience sert en situation de résolution de problèmes.
• Les composantes (ou les trois processus à l'œuvre) :
o Les méta composantes : elles renvoient à la capacité de prise de conscience des processus cognitifs.
o Les composantes du rendement : Opérations mentales employées pour traiter l'information.
o Les composantes d'acquisition des connaissances : elles sont utilisées pour acquérir de nouvelles
connaissances (ex.: codage, combinaison et comparaison de l'information).
Robert GAGNÉ a élaboré un modèle fondé sur les différents principes du renforcement et sur des éléments de
base de la théorie de l'information. Il propose la présence de 8 phases dans l'acte d'apprendre et précise les
processus les sous-tendant.
David AUSUBEL (1918 - ) accorde la priorité aux relations entre la structure cognitive du sujet, les intentions de
l'apprenant, le contenu à acquérir et les modalités de transmission des connaissances. Un concept clé : la structure
cognitive en place via celle à mettre en place.
Voir aussi : Cognitivisme · Apprentissage stratégique · Enseignement stratégique · Conception cognitive de l'apprentissage stratégique selon Jacques Tardif
V
Verbalisation de l'activité ou de l'action vécue
« L'entretien d'explicitation constitue un ensemble de techniques qui ont pour but de favoriser, d'aider, de solliciter
la mise en mots descriptive de la manière dont une tâche a été réalisée. L'entretien d'explicitation vise donc en
priorité la verbalisation de l'action, telle qu'elle est effectivement mise en oeuvre dans l'exécution d'une tâche
précise. Bien entendu le terme d'action ne recouvre pas seulement des actions matérielles, mais comprend aussi les
actions mentales.
Il y a nécessité d'un travail d'explicitation simplement parce que, quand nous agissons, une part cruciale des savoirs
pratiques utilisés le sont de manière tacite, implicite. Ce caractère implicite n'est d'ailleurs pas un défaut qu'il serait
souhaitable d'éviter. Il est inévitable parce qu'inhérent au fonctionnement intellectuel : par construction, dans nos
interactions avec la réalité, donc dans la réalisation des tâches, nous fabriquons continuellement ce type de savoirs
implicites par le seul fait d'agir. Le caractère crucial de ces savoirs implicites tient précisément à ce qu'ils sont
développés à partir de l'expérience. Ils sont de ce fait nécessairement pertinent pour la compréhension de ce qui
fait l'efficacité d'une action. » (P. VERMERSCH)
Trois buts sont donnés à l’entretien d’explicitation :
• Aider le guidant (l’interviewer) à s’informer (analyse d’erreurs, expertise, recherche,…) ;
• Aider l’acteur (l’interviewé) à s’auto informer (retour réflexif sur la démarche suivie pour une tâche ce qui
lui permet de construire son expérience) ;
• Lui apprendre à s’auto informer (moyen d’apprendre à apprendre dans la mesure où l’acteur apprend à
décrire sa manière de faire et apprend ainsi à en prendre conscience).
Dans cette pratique d’explicitation, on passe de l’interrogation « POURQUOI » (attente d’une réponse pour valider la
compréhension d’une problématique) au questionnement a posteriori « COMMENT » (comprendre le
fonctionnement intellectuel en situation).
Cette démarche se heurte toutefois à plusieurs difficultés :
• L’action est très souvent une connaissance autonome incorporée et contient une part sensible de savoir-faire
non conscient ;
• L’entretien d’explicitation n’est pas un acte habituel et peu d’acteurs ont été formés à sa pratique. Elle requiert en
conséquence une aide, une médiation voire une guidance et l’apprentissage des techniques correspondantes ;
• Elle suppose, dans cet acte pratiqué a posteriori, une qualité de mémoire et de rappel des faits de l’acteur
questionné.
Pierre VERMERSCH précise plusieurs types d’obstacles à la mise en œuvre de l’entretien d’explicitation :
1. « Mettre en mots l'implicite, décrire le détail de sa propre action n'est pas habituel ; pour le faire il est nécessaire
d'adopter une nouvelle attitude. Cela suppose une aide dans la mesure où on ne sait pas comment s'y prendre tout
seul ;
2. Accéder à l'information implicite se heurte au fait que cette information n'est pas immédiatement disponible. Il s'agit
de savoirs en acte. Un savoir en acte est un savoir que possède le sujet, ses actions en témoignent mais ce savoir
n'est pas conceptualisé. Il n'a jamais été verbalisé et de ce fait il est non conscient. Une preuve indirecte de
l'existence de ces savoirs est que celui-là même qui les met en œuvre est souvent convaincu de ne pas les posséder
(c'est le propre de l'implicite ... car sinon: "... je saurais que je sais !").
3. Le troisième obstacle est que les aides proposées par les formateurs, animateurs ou tuteurs sont souvent
inefficaces : ce qui est efficient est l'inverse de ce qu'on aurait envie de faire en premier ! L'intention du formateur
(comprendre) est juste, les moyens (demande d'explication) sont souvent inappropriés car pour viser l'implicite les
outils efficaces ont caractère indirect. »
L’entretien d’explicitation comporte trois spécificités essentielles :
• Il vise à installer l’acteur (l’interviewé) dans une position de parole particulière où il sera plus tourné vers son «
univers intérieur » que sur son environnement de travail. Cette position d’évocation, appelée aussi « position de
parole incarnée », est désignée ainsi parce qu’il est fait appel à la mémoire concrète (GUSDORF 1950) en créant
les conditions d’une ré-émergence des éléments sensoriels (images, sons, ressentis corporels) de la situation
passée ;
• C’est une technique de questionnement à visée de recherche mais également une aide à la prise de conscience.
Elle s’oppose à l’explication en supprimant la question du pourquoi pour aller vers le comment du vécu de l’action.
Elle permet ainsi à l’individu de s’exprimer en étant en contact avec lui-même. C’est une condition sine qua non qui
nécessite une formation pratique pour le guidant ;
• Les aspects procéduraux de l’action présupposent que soient identifiées et écartées les verbalisations relevant
des informations satellites (contexte, intentionnel, émotionnel et jugements).
« Cet ensemble de techniques (cf. entretien d’explicitation) peut être utilisé en situation d'entretien à deux, ou peut
être intégrée à des situations de groupe comme en classe, en formation, ou en analyse de pratique.
L'entretien d'explicitation n'est pas un outil de remédiation en tant que tel, même si par le fait qu'il génère une prise
de conscience il peut être à l'origine d'un processus de changement. Cet ensemble d'outils n'a pas pour vocation de
se substituer à d'autres techniques, ou d'être utilisé seul (à l'exception des entretiens de recherche, quand on
recherche la description précise d'une activité), mais plutôt dans la pratique d'être complémentaire sur des points
où l'on recherche spécifiquement la description de l'action vécue.
Pour permettre la verbalisation de l'action vécue la première difficulté qui se présente est qu'elle est pré réfléchie
pour une bonne part, et tout particulièrement sur les détails de la réalisation d'une action.
Autrement dit pour être verbalisée l'action, comme d'ailleurs les autres aspects du vécu, doit faire l'objet d'une
prise de conscience préalable.
On a donc deux ensembles de techniques d'explicitation :
o Le premier ensemble vise à créer les conditions permettant la prise de conscience ;
o Le second ensemble a pour but, une fois que les conditions sont réunies d'aider à produire une description
précise, détaillée et fidèle du déroulement de l'action.
1. Les conditions :
La verbalisation se situe a posteriori à propos d'une situation réelle et spécifiée. Le sujet verbalise est aidé à
verbaliser son action, et non pas ses savoirs, son imagination, ses émotions, ou uniquement le contexte On aide le
sujet à présentifier la situation passée dont il parle en le guidant dans l'évocation, sensoriellement fondée du passé.
Un contrat de communication est mis en place dès le début et renouvelé autant que nécessaire, il a une fonction
éthique qui marque le respect des limites que le sujet souhaite poser, et une fonction technique dans la mesure ou
permet de vérifier l'accord du sujet.
2. Les techniques :
La formulation des relances est centrée sur une aide à la description, elle exclue les demandes d'explication
directe (comme pourquoi par exemple) et sollicite l'enchaînement des prises d'information et des effectuations.
Cette description est accompagnée à différents niveaux de granularité en fonction des nécessités de l'élucidation
complète de la description de l'action. Les relances basées sur des formulations vide de contenu permettent
d'aider le sujet à décrire ses actions mentales, privées, sans pour autant que les questions induisent les réponses
au plan du contenu. Les dénégations sont contournées en renvoyant sur l'existant : "je n'ai rien fait", appelle la
relance : "et quand vous ne faites rien, que faites-vous ? ".
3. Les buts :
L'aide à l'explicitation peut avoir pour but de s'informer, le questionnement s'arrête alors quand l'intervieweur a
obtenu les informations qu'il recherchait. Cette position est le cas dans les entretiens de recherche par
exemple, ou dans une étape de diagnostic en remédiation. Ou bien le questionnement peut viser à aider l'autre
à s'auto informer, dans tous les cas où il ne saurait pas le faire tout seul et à besoin d'une médiation pour le
réaliser, dans ce cas l'entretien s'achève quand la verbalisation témoigne d'une prise de conscience, quand
c'est possible. Cela signifie que dans ce second cas l'intervieweur peut être conduit à poursuivre son
questionnement alors que lui-même a peut-être déjà comprit ce qui s'est passé.
4. La formation :
Dans la mesure où la maîtrise d'une technique d'entretien est un savoir-faire, elle ne peut s'apprendre que
dans une formation expérientielle, une leçon de mots serait aussi efficace que d'essayer d'apprendre à nager
avec un livre ! Dans la mesure où ce savoir-faire doit être mis en jeu en situation, dans le tempo même de
l'échange il demande de beaucoup s'exercer pour être maîtrisé de façon experte. Mais bien sûr plus on
pratique plus cela devient aisé, et à l'opposé il serait vain d'attendre de savoir complètement le pratiquer pour
commencer à s'en servir.
Enfin, l'apprentissage de toute technique d'entretien mobilise la personne dans ses attitudes profondes vis à vis de
ceux qui sont écouté, ou par rapport aux informations dont on sollicite la verbalisation, un tel apprentissage est
donc nécessairement impliquant pour celui qui l'accomplit et peut lui poser question par rapport aux valeurs qui sont
les siennes comme les chapitres de ce livre l'illustre abondamment. »
Voir aussi : Domaines de verbalisation dans l'entretien d'explicitation
The explicitation interview aims to make implicit knowledge explicit by guiding individuals through detailed verbalization of their actions and thought processes. During the interview, the focus shifts from explaining 'why' actions were taken to exploring 'how' they were executed, allowing for a deeper understanding of cognitive processes . The process involves creating a conducive environment for recalling sensory and emotional details of past actions, assisting in self-awareness and learning. It is facilitated by a trained interviewer who employs non-directive questioning techniques to help the interviewee articulate tacit knowledge .
Educators face several methodological challenges in explicitation interviews, including the difficulty of eliciting implicit knowledge, which may not be readily accessible or conscious to the interviewee . The lack of habituation to such reflective practices can hinder effective verbalization, requiring focused training and guidance for both interviewer and interviewee . There is also the challenge of ensuring a non-directive interview atmosphere that facilitates open and genuine responses, which demands skillful questioning and an understanding of the nuances in communication .
Vygotsky's theory emphasizes the crucial role of social interaction and cultural tools in cognitive development, which suggests educators should focus on collaborative learning experiences and provide scaffolding within the learner's Zone of Proximal Development (ZPD). Piaget's focus on stages of cognitive development highlights the importance of providing appropriate learning tasks that match the learner's developmental stage, ensuring that assimilation and accommodation processes facilitate effective learning . Together, these theories advocate for instruction that is responsive to learners' needs and sociocultural contexts, thereby fostering active, meaningful learning experiences .
Cooperative learning involves structured group activities where learning is dependent on social interaction and information exchange among learners. Each learner is responsible for their own learning while also supporting others. It typically does not require a final product as a result of the group activity . In contrast, collaborative learning aims for a common goal, which includes the production of a final product. It relies on cooperation within a team and the joint accomplishment of a task .
In constructivist education, teachers shift from being direct transmitters of knowledge to facilitators and guides in the learning process. Teachers are tasked with creating environments that encourage exploration and self-directed learning, providing scaffolding when necessary. They help students engage with content by posing problems, asking probing questions, and supporting collaborative learning experiences that challenge students to integrate and apply their knowledge . The constructivist teacher focuses on understanding students' prior knowledge, designing experiences that provoke cognitive conflict and reflection to facilitate deeper understanding .
The constructivist approach addresses challenges with entrenched initial conceptions by encouraging cognitive conflict and reflection. Facilitators design learning experiences that challenge prior knowledge, prompting learners to question and adapt their understanding. By emphasizing the importance of socio-constructivism, learners engage in social interactions that expose them to diverse perspectives, facilitating a gradual integration and restructuring of new ideas within their cognitive frameworks . The approach also focuses on providing resources and scaffolding that bridge the gap between existing and new conceptions, helping learners accommodate more complex understandings .
Metacognition contributes to strategic learning by enabling learners to monitor and regulate their cognitive activities, making adjustments to their learning strategies as needed. Through metacognitive reflection, students become aware of their learning processes, strengths, and areas for improvement, allowing them to employ more effective strategies and enhance their understanding. This self-regulatory capability supports deeper learning and facilitates the integration of new knowledge with existing cognitive structures .
Empiricism challenges the notion of innate knowledge by positing that all knowledge arises from sensory experience and interaction with the external world rather than being pre-existing in the mind. Empiricists argue that the mind starts as a 'tabula rasa' or blank slate, with knowledge continuously built through associations and perceptions gained through lived experiences . This perspective contrasts with the idea of innate ideas and suggests that educational methods should prioritize experiential learning to foster knowledge acquisition .
Metacognition in constructivist learning environments involves learners' awareness and control of their cognitive processes during learning tasks. It plays a crucial role by allowing learners to self-regulate, evaluate their understanding, and adapt strategies for more effective learning. Metacognition helps students reconstruct knowledge by connecting new information to existing conceptual frameworks, thereby facilitating deeper understanding and significant learning .
Vygotsky, Doise, and Mugny argue that sociocognitive conflict is fundamental to cognitive development. Vygotsky's theory emphasizes the importance of social interactions in learning, introducing the concept of the Zone of Proximal Development (ZPD). Doise and Mugny extend this by asserting that peer interactions can lead to cognitive growth if they provoke sociocognitive conflicts, where conflicting viewpoints stimulate learners to reconsider their own and others' perspectives, promoting internal cognitive restructuring .