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Variables aléatoires discrètes infinies

Le document traite des variables aléatoires discrètes infinies, définissant leur loi de probabilité, fonction de répartition, espérance et variance. Il présente des exemples illustrant ces concepts, notamment avec des lancers de pièces et des jeux de hasard. Enfin, il aborde des lois usuelles comme la loi géométrique et la loi de Poisson, en fournissant des formules pour leur espérance et variance.

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Variables aléatoires discrètes infinies

Le document traite des variables aléatoires discrètes infinies, définissant leur loi de probabilité, fonction de répartition, espérance et variance. Il présente des exemples illustrant ces concepts, notamment avec des lancers de pièces et des jeux de hasard. Enfin, il aborde des lois usuelles comme la loi géométrique et la loi de Poisson, en fournissant des formules pour leur espérance et variance.

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VII - Variables aléa-

toires discrètes infinies


Révisions tées pour que sa collection soit complète. La variable aléa-
Variables aléatoires discrètes finies. toire T peut prendre les valeurs :
⋆ 23 si elle a obtenu à chaque achat une carte différente,
⋆ 24 si elle a obtenu exactement une carte en double,
I - Variables aléatoires discrètes infinies ⋆ ...
Ainsi, T (Ω) = {24, 25, 26, . . .}.
I.1 - Loi de probabilité
Définition 2 - Loi de probabilité
Définition 1 - Variable aléatoire discrète infinie
Soit X une variable aléatoire discrète infinie. La loi de probabilité
Une variable aléatoire X est discrète infinie si les valeurs prises
de X est la donnée :
par X sont en nombre infini et peuvent être indexées par N. On
• des valeurs x0 , x1 , x2 , . . . prises par X,
notera
• de la famille infinie de probabilités
X(Ω) = {x0 , x1 , x2 , x3 , . . .} = {xi , i ∈ N} . (P ([X = x0 ]) , P ([X = x1 ]) , . . . , P ([X = xn ]) , . . .).

Dans toute la suite, on se limitera aux variables aléatoires qui ne Exemple 2 - Instant du premier Pile
prennent que des valeurs positives.
On note T le numéro du premier lancer permettant d’obtenir Pile
lors de lancers successifs et indépendants d’une pièce de monnaie
Exemple 1
qui renvoie Pile avec probabilité 13 et Face avec probabilité 32 .
• Un dé est lancé jusqu’à obtenir la valeur 6. On note T D’une part, T (Ω) = N∗ .
le rang du lancer où le premier 6 est obtenu. La variable D’autre part,
aléatoire T peut prendre les valeurs : • [T = 1] correspond à obtenir un Pile lors du premier lancer.
⋆ 1 si le 6 appraît au premier lancer, Ainsi,
1
⋆ 2 si le 1er lancer n’est pas un 6 et que le 2e l’est, P ([T = 1]) = .
⋆ 3 si les 1er et 2e lancers ne sont pas des 6 et que le 3e 3
l’est, • [T = 2] correspond à obtenir Face lors du premier lancer
⋆ ... et Pile lors du second lancer. Ainsi,
Ainsi, T (Ω) = {1, 2, 3, . . .} = N∗ . 2 1
• Une étudiante collectionne les cartes de 23 joueurs de foot P ([T = 2]) = P ({(F, P )}) = × .
3 3
de son équipe nationale qui sont distribuées dans des ta-
blettes de chocolat. On note T le nombre de tablettes ache- • [T = 3] correspond à obtenir Face lors des 2 premiers lan-

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Chapitre VII - Variables aléatoires discrètes infinies ECT 2

cers et Pile lors du troisième lancer. Ainsi, Exemple 3 - Instant du premier Pile

2 2 1 En reprenant l’exemple précédent,


P ([T = 3]) = P ({(F, F, P )}) = × × .
3 3 3 +∞ +∞  k−1
" #
X X 2 1
• ... P ([T = k]) = ×
3 3
• [T = n] correspond à obtenir Face lors des n − 1 premiers k=1 k=1
lancers et Pile lors du ne lancer. Ainsi, +∞  k
 −1 X
1 2 2
= ×
 n−1 3 3 3
2 1 k=1
P ([T = n]) = P ({(F, F, . . . , F, P )}) = × . 1 3 2 1
3 3 = × × × = 1.
3 2 3 1− 2
3
2 k−1
Ainsi, ∀ k ⩾ 1, P ([T = k]) = 31 × 3

.
La loi de T peut être représentée dans un tableau contenant une
infinité de colonnes : I.2 - Fonction de répartition
x 1 2 3 ··· n ··· Définition 4 - Fonction de répartition
1 2 1 2 2 1 2 n−1 1
 
P ([X = x]) 3 3 × 3 3 × 3 ··· 3 × 3 ···
Soit X une variable aléatoire discrète infinie. La fonction de ré-
Si on n’obtient Pile à aucun des lancers, on peut noter T = +∞. partition de X est la fonction FX définie pour tout x réel par
Cependant, la propriété suivante montre que cet événement est FX (x) = P ([X ⩽ x]).
de probabilité nulle.
Exemple 4 - Instant du premier Pile
Définition 3 - Système complet
On note T le rang du premier lancer permettant d’obtenir Pile
Si X est une variable aléatoire discrète infinie, la famille d’événe- lors de lancers successifs et indépendants d’une pièce de monnaie
ments ([X = x0 ], [X = x1 ], [X = x2 ], . . .) est un système complet qui renvoie Pile avec probabilité 13 et Face avec probabilité 32 .
d’événements. En particulier, • Si x < 1, P ([T ⩽ x]) = P (∅) = 0.
+∞ • Si 1 ⩽ x < 2, P ([T ⩽ x]) = P ([T = 1]) = 13 .
X
P ([X = xk ]) = 1. • Si 2 ⩽ x < 3,
k=0 P ([T ⩽ x]) = P (T ∈ {1, 2}) = 13 + 31 × 23 = 59 .
• Si 3 ⩽ x < 4, 2
P ([T ⩽ x]) = P (T ∈ {1, 2, 3}) = 13 + 13 × 23 + 13 × 32 = 19 27 .
• ...
• Si n ⩽ x < n + 1,
n
1 2 k−1
n
= 1 − 23 .
P 
P ([T ⩽ x]) = P (T ∈ J1, nK) = 3 3
k=1
• ...

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Chapitre VII - Variables aléatoires discrètes infinies ECT 2

On obtient le graphe suivant : Exemple 5 - Instant du premier pile

On note T le rang du premier lancer permettant d’obtenir Pile


lors de lancers successifs et indépendants d’une pièce de monnaie
qui renvoie Pile avec probabilité 13 et Face avec probabilité 32 .
+∞
1
nxn−1 = (1−x)
P
On admet que pour tout x ∈ [0, 1[, 2 . Alors,
n=1
n−1
comme 32 ∈ [0, 1[, n 23
P
converge et
+∞  n−1
X 1 2 1 1
E [T ] = n× × = × 2 = 3.
3 3 3 1 − 23
n=1

Proposition 2 - Linéarité de l’espérance

Soient X, Y deux variables aléatoires discrètes infinies admettant


Proposition 1 - Fonction de répartition une espérance et a un réel. Alors,
Soit F la fonction de répartition d’une variable aléatoire discrète E [aX + Y ] = aE [X] + E [Y ] .
infinie et à valeurs positives.
• F est à valeurs dans [0, 1].
• ∀ x < 0, F (x) = 0. Exemple 6 - Instant du premier pile
• lim F (x) = 1. Un joueur joue à Pile ou Face, avec une pièce qui renvoie Pile
x→+∞
avec probabilité 13 , contre son banquier qui lui propose le contrat
suivant :
I.3 - Espérance et Variance • le joueur paye 40 euros pour jouer,
• la pièce de monnaie est lancée successivement jusqu’à ob-
Définition 5 - Espérance tenir Pile. Il gagne 10 euros lors de chacun de ces lancers.
En notant G le gain du joueur et T le nombre de lancers effectués,
Soit X une variable aléatoire discrète infinie à valeurs positives. alors G = 10 × T − 40. En utilisant les propriétés précédentes,
Notons X(Ω) = {xi , i ∈ N}.
La variable aléatoire X admet une espérance si la série
P E [G] = 10 × E [T ] − 40 = 10 × 3 − 40 = −10.
xi P ([X = xi ]) est convergente. L’espérance de X est alors :
+∞ Théorème 1 - Théorème de transfert
X
E [X] = xi P ([X = xi ]) . Soient X une variable aléatoire discrète infinie à valeurs po-
i=0 sitives et f une fonction réelle à valeurs positives. Notons

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Chapitre VII - Variables aléatoires discrètes infinies ECT 2

X(Ω) = {xi , i ∈ N}. Si


P
f (xi )P ([X = xi ]) converge, alors
II - Lois usuelles
+∞
X II.1 - Loi géométrique
E [f (X)] = f (xi )P ([X = xi ]) .
i=0 Définition 7 - Loi géométrique

Soit p ∈]0, 1[. La variable aléatoire T suit une loi géométrique de


Définition 6 - Variance, Écart-type
paramètre p si
Soit X une variableP aléatoire discrète infinie. Notons • T (Ω) = N∗ ,
X(Ω) = {xi , i ∈ N}. Si x2i P ([X = xi ]) converge, alors X ad- • ∀ k ∈ N∗ , P (T = k) = p(1 − p)k−1 .
met une variance et On note T ,→ G (p).

V (X) = E (X − E [X])2 .
 
Loi géométrique
p
L’écart-type de X est la quantité σ(X) = V (X). Si X est le premier instant de succès dans un schéma de Ber-
noulli dont la probabilité de succès vaut p, alors X suit une loi
Proposition 3 - Propriétés de la variance géométrique de paramètre p.

Soient X une variable aléatoire discrète infinie qui admet une Proposition 4 - Espérance, Variance
variance et a, b deux réels.
• Formule de Kœnig-Huygens. V (X) = E X 2 − E [X]2 . Soit T ,→ G (p). On admet que
 

• V (aX + b) = a2 V (X).
1 1−p
E [T ] = et V (T ) = .
p p2
Exemple 7 - Pile/Face contre le banquier

On reprend l’exemple précédent et on admet que V (T ) = 6. Exemple 8 - Instant du premier pile


Alors,
Reprendre les exemples de la partie précédente.
V (G) = V (10T − 40) = 102 V (T ) = 600
et σ(G) ≃ 24,5.

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Chapitre VII - Variables aléatoires discrètes infinies ECT 2

II.2 - Loi de Poisson table approchée d’une loi de Poisson de paramètre 4 ci-dessous :

Définition 8 - Loi de Poisson z 0 1 2 3 4 5 ···


P ([Z = z]) 0,018 0,073 0,147 0,195 0,195 0,156 · · ·
Soit λ > 0. La variable aléatoire Z suit une loi de Poisson de
paramètre λ si Alors,
• Z(Ω) = N, • P (X = 0) ≃ P (Z = 0) ≃ 0,018.
k
• ∀ k ∈ N, P (Z = k) = e−λ λk! . • P (X ⩽ 3) ≃ P (Z ⩽ 3) ≃ 0,018 + 0,073 + 0,147 + 0,195
On note Z ,→ P(λ). ≃ 0,433.
• P (X > 3) = 1 − P (X ⩽ 3) ≃ 1 − 0,433 ≃ 0,567.
Loi de Poisson

Étant donnée une suite de N épreuves de Bernoulli dont la pro-


babilité de succès est égale à p. Si N est grand et p est petit, la
variable aléatoire égale au nombre de succès suit approximative-
ment une loi de Poisson de paramètre λ = N p.

Proposition 5 - Espérance, Variance

Soit Z ,→ P(λ). On admet que

E [Z] = λ et V (Z) = λ.

Exemple 9 - Accidentés

Une banque accorde quotidiennement des crédits. Étant donné un


crédit, la probabilité qu’il revienne au service contentieux dans un
laps de temps d’un an est égale à 4%. On suppose que 100 crédits
ont été accordés au mois de janvier.
On note X le nombre de ces crédits qui sont revenus au ser-
vice contentieux un an plus tard. Comme X compte le nombre
de succès (contentieux) lors d’une suite de 100 épreuves de Ber-
noulli de probabilité de succès 4%, alors X ,→ B 100, 100
4
. Ainsi,
E [X] = 4.
On suppose que X peut être approchée par une variable aléatoire
Z suivant une loi de Poisson de paramètre E [X]. On donne la

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