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DL14 Math Mpsi

Ce document traite de l'étude du crochet de Lie dans un espace vectoriel de dimension finie. Il présente des résultats généraux sur les endomorphismes, des propriétés de nilpotence, et des équations impliquant des endomorphismes non nuls. Le document est structuré en plusieurs parties, abordant des questions théoriques et des démonstrations mathématiques détaillées.

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Emane Bouaouid
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Centre des classes préparatoires DL14

Lydex de Benguerir A.S : 2019-2020


.
A rendre avant le 13 Mai Mpsi3

ÉTUDE DU CROCHET DE LIE


• Le but du problème est d’étudier certaines propriétés du crochet de Lie.
• Dans tout le problème, E désigne un C-espace vectoriel de dimension finie n > 2,
et L(E) la C-algèbre des endomorphismes de E.
• Si f et g sont deux éléments de L(E) , on note f g la composée f ◦ g, et [f,g] l’endomorphisme :
[f,g] = f g − gf .
Il pourra être utile de remarquer : [f,g] = 0 ⇐⇒ f et g commutent.
• Pour f et g dans L(E) , on pose : ψf (g) = [f,g]. ψf est donc un endomorphisme de L(E)
(on ne demande pas de le vérifier).
• Pour tout entier k ∈ N, et pour f ∈ L(E) , f k+1 est défini par la relation : f k+1 = f f k ,
et f 0 désigne l’automorphisme identité de E, noté IdE .
• Pour tout polynôme P = a0 + a1 X + . . . + ad X d à coefficients dans C, et pour tout f ∈ L(E) ,
on note P (f ) l’endomorphisme de E défini par : P (f ) = a0 IdE + a1 f + . . . ad f d .

PARTIE A : Quelques résultats généraux.

1◦ ) Soit f un élément de L(E) .


Montrer que f est nilpotent si et seulement si sa seule valeur propre est 0.

2◦ ) Soient f,g,h trois éléments de L(E) . Établir l’égalité :

[f g,h] = [f,h]g + f [g,h]

Établir une égalité similaire pour [f,gh].

3◦ ) Soient f,g deux éléments de L(E) . Dans toute cette question, on fait l’hypothèse :

[f,[f,g]] = 0

et on pose : h = [f,g].

a) Montrer que, pour tout polynôme P de C[X], on a : [P (f ),g] = P 0 (f )h (où P 0 est le polynôme
dérivé de P ) (on pourra d’abord le démontrer lorsque P = X k , k entier).
b) Pour tout entier k ∈ N et tout polynôme P non nul tel que P (f ) = 0, établir l’égalité :
k −1
P (k) (f )h2 = 0 (où P (k) est le polynôme dérivé d’ordre k de P )
k −1 k −1
(on pourra considérer le produit : h2 [P (k) (f )h2 ,g], et raisonner par récurrence sur k).
c) En déduire que h est nilpotent.

4◦ ) Dans toute cette question, f et g désignent deux éléments de L(E) tels que :

f non nul , f nilpotent , [f,[f,g]] = 0

et on pose toujours : h = [f,g].


a) Soit k ∈ N∗ . On note Nk = Ker (f k ).
Montrer que, si x appartient à Nk , on a aussi f g(x) ∈ Nk (utiliser 3.a).
b) Soit x un vecteur propre non nul de f g, dont la valeur propre associée est notée λ, et soit k le
plus petit entier strictement positif tel que x ∈ Nk .
Justifier l’existence de k.
λ
Établir l’égalité : hf k−1 (x) = f k−1 (x).
k
c) En déduire que f g est nilpotent, puis que gf est nilpotent.
d) Montrer qu’il existe un endomorphisme g1 ∈L(E) tel que f g1 et g1 f ne soient pas nilpotents.
En déduire que ψf n’est pas l’endomorphisme nul.

5◦ ) Dans cette question, f désigne un endomorphisme nilpotent non nul, et p désigne son indice de
nilpotence.
a) Soit g ∈L(E) . Établir, pour tout entier k > 1 :
k
X
k
(ψf ) (g) = (−1)i Cki f k−i gf i
i=0

b) En déduire que ψf est un endomorphisme nilpotent de l’espace vectoriel L(E) .


c) Pour tout endomorphisme u ∈L(E) , montrer qu’il existe v ∈L(E) tel que uvu = u.
En déduire que f p−1 appartient à l’image de l’endomorphisme (ψf )2p−2 , et en déduire l’indice
de nilpotence de ψf .

PARTIE B : Étude de l’équation [f,g] = αg

Dans toute cette partie, f et g désignent deux endomorphismes non nuls de E tels que :

[f,g] = αg , où α est un complexe non nul

1◦ ) a) Montrer que : ∀k ∈ N , f g k − g k f = αkg k . En déduire ψf (g k ).


b) Montrer que, pour tout entier k, Ker (g k ) est stable par f .
c) On suppose : ∀k ∈ N∗ , g k 6= 0. Que peut-on alors dire du spectre de ψf ?
En déduire que g est nilpotent.

2◦ ) On suppose désormais que le rang de g est égal à n − 1.


a) Soit k ∈ N. Quelle est la dimension de Ker (g k )? Quel est l’indice de nilpotence de g ?
b) Montrer qu’il existe x ∈ E tel que, si l’on pose xk = g n−k (x) pour tout entier k ∈ [1,n], la
famille (x1 , . . . ,xk ) soit, pour tout k, une base de Ker (g k ).
c) Montrer que x1 est un vecteur propre de f , dont on notera λ la valeur propre associée.
Montrer que la matrice de f dans la base (x1 , . . . ,xn ) est triangulaire supérieure.
d) On note alors λi le terme d’indice (i,i) de cette matrice (λ1 = λ).
Montrer que λi = λi−1 −α. En déduire que f est diagonalisable, et préciser ses valeurs propres.

e) Montrer que, si x est un vecteur propre de f associé à une valeur propre µ différente de λ,
alors g(x) est un vecteur propre de f , dont on précisera alors la valeur propre associée.
f ) Soit en un vecteur propre de f associé à la valeur propre λ−(n−1)α. Pour tout entier k ∈ [1,n],
on pose : ek = g n−k (en ).
Montrer que g n−1 (en ) 6= 0.
Montrer que (e1 , . . . ,en ) est une base de E, et donner les matrices A et B de f et g dans cette
base.
PARTIE C : Étude de l’équation [f,g] = αf + βg

1◦ ) Soient f,g deux éléments de L(E) . Dans toute cette question, on fait l’hypothèse :

∃(α,β) ∈ C2 tels que [f,g] = αf + βg

et on pose h = [f,g].
a) Montrer que h est nilpotent.
Indication : Pour cela, on pourra commencer par envisager le cas β = 0 et utiliser alors la
α
partie précédente; puis, dans le cas β 6= 0, on pourra considérer l’endomorphisme g1 = g + f .
β

b) Montrer que f et g ont un vecteur propre commun.


Indication : Pour cela, on envisagera d’abord le cas α = β = 0, puis le cas α 6= 0,β = 0; enfin,
dans le cas β 6= 0, on pourra calculer [f,h].

2◦ ) Soient f,g deux projecteurs distincts, non nuls, tels que :

∃(α,β) ∈ C2 tels que [f,g] = αf + βg

a) On suppose dans cette question α 6= 0 et α 6= 1.


i. Montrer que : 2αgf + β(1 + α)g = α(1 − α)f .
ii. En déduire : Im (f ) ⊂ Im (g) puis : gf = f .
iii. En déduire : α + β = 0, puis α = −1, puis Im (f ) = Im (g).
iv. Réciproquement, vérifier qu’un couple (f,g) de projecteurs de E tels que :

gf = f et Im (g) ⊂ Im (f )

est solution de l’équation : [f,g] = −f + g.


b) On suppose dans cette question α 6= 0 et α 6= −1.
i. Montrer successivement les résultats suivants : Ker (g) ⊂ Ker (f ) , fg = f ,
α + β = 0 , α = 1 , Ker (f ) = Ker (g).
ii. Réciproquement, vérifier qu’un couple (f,g) de projecteurs de E tels que :

f g = f et Ker (f ) ⊂ Ker (g)

est solution de l’équation : [f,g] = f − g.


c) Conclure de ce qui précède que, si f,g sont deux projecteurs vérifiant l’égalité [f,g] = αf + βg
et dont le produit n’est pas commutatif, le couple (α,β) ne peut prendre que l’une des deux
valeurs (−1,1) ou (1, − 1).

PARTIE D : Étude d’un système d’équations

Dans cette partie, f,g,h désignent trois endomorphismes non nuls de E tels que :

[f,g] = αg , [f,h] = βh , [g,h] = f

où α et β sont deux complexes non nuls.

On rappelle que, d’après les résultats de la partie B, g et h sont nilpotents

1◦ ) Calculer la valeur de (α + β)[g,h], et en déduire : α + β = 0 .


2◦ ) Dans cette question, on suppose que le rang de g est égal à n − 1.

a) Déterminer la somme des valeurs propres de f , et en déduire ces valeurs propres.


Quel est le rang de f ? (penser à utiliser les résultats de B.2 )
b) Déterminer la matrice C de h dans la base définie à la question B.2.f.
Quel est le rang de h?
c) Vérifier que les endomorphismes f,g,h déterminés par les matrices A,B,C satisfont bien aux
conditions posées au début de cette partie D (ainsi, le système d’équations proposé a des
solutions)
d) Montrer que {0E } et E sont les seuls sous-espaces de E stables à la fois par f,g et h.

3◦ ) Dans cette question, on suppose α = 2, et que {0E } et E sont les seuls sous-espaces vectoriels de
E stables à la fois par f,g et h; on ne fait plus d’hypothèse sur le rang de g.

a) Pour tout entier k ∈ N∗ , établir l’égalité :

[g,hk ] = khk−1 (f − (k − 1)IdE )

et en déduire que, si p est l’indice de nilpotence de h, p − 1 est valeur propre de f .


b) Montrer que g est de rang n − 1 et que f est diagonalisable .
Indication : montrer qu’il existe un vecteur propre x de f tel que h(x) = 0, puis considérer le
sous-espace vectoriel de E engendré par les vecteurs g k (x).

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D’après : X P’ 1983, X M’ 1985, ENSAIT 1992
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