Méthodologie
I. TECHNIQUE DE DISSERTATION
En général, la dissertation est une épreuve de culture qui consiste à développer une
argumentation. Elle passe par un développement raisonné dans une organisation et une mise
en forme parfaite. L’analyse du sujet, la mobilisation des connaissances, la construction du
plan autour d’une idée directrice précède toujours la rédaction.
A- COMMENT ABORDER UN SUJET DE DISSERTATION ?
1- L’analyse du sujet
- Lire attentivement le sujet au moins trois fois
- Souligner les expressions et les mots clés
- Définir clairement le sens des mots pour mieux comprendre le sujet exemple : la
population ne signifie pas la même chose que les populations. Ici, le singulier renvoie
à un ensemble, à la globalité et le pluriel à des groupes ethniques
- Reformuler le sujet
- Préciser le type de sujet
2- La construction du plan
- Mobiliser les connaissances au brouillon dans le désordre
- Formuler la problématique
- Organiser les connaissances autour de deux ou trois grands thèmes
3- Les différents types de plan
Quel que soit le sujet proposé, évitez le « plan à tiroir » (Economie, société politique,).
Apprenez à reconnaître les différents types de sujets
a- EN HISTOIRE
- Le sujet - tableau :
Exemple : Tableau de l’Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale
La construction du plan peut partir du principe qu’une année est un point
d’aboutissement et un point de départ. Le plan doit mettre en valeur les mutations et
leurs causes.
- Le sujet - évolution
Exemple : « les rapports soviéto- américain de 1945 à 1975 »
Le plan doit s’efforcer de reconstituer les étapes d’une évolution. Il sera donc,
chronologique (« situation de départ », « évolution », « situation d’arrivée »)
- Le sujet comparatif
Exemple : « comparer l’administration Française et Anglaise dans les colonies
d’Afrique ».
Si on demande de faire une comparaison, c’est qu’il existe un minimum de points
communs et de différences. Le plan doit les faire ressortir et hiérarchiser leur poids
respectif. On termine sur ce qui est le plus important.
Si les différences l’emportent, la première partie porte sur les points communs et la
deuxième partie fait ressortir les différences.
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Il est interdit d’étudier les termes de la comparaison :
(Exemple : 1 – l’administration coloniale Française ; l’administration coloniale
Anglaise).
- Le sujet biographique
Exemple : Houphouët, de 1944 à 1950
Il se rapproche en fait du sujet évolution car il s’agit de marquer les étapes d’un destin
individuel et aussi celles de l’évolution du rôle d’un homme dans l’histoire.
- Le sujetanalytique
Exemple 1: la première crise de Berlin
Exemple 2: la première guerre mondiale
Il s’agit de traiter :
Les causes
Les manifestations (les faits)
Les conséquences
- Le sujet typologique
Exemple : « les traites négrières »
Remarquez que ce sujet est très différent de la traite négrière atlantique ou arabe.
Le pluriel indique qu’il faut souligner les différents types de traite négrière (Arabe et
Atlantique). Les origines et les conséquences de ces traites doivent être présentées
brièvement en introduction et en conclusion.
- Les sujets comportant « dans » ou « et »
Exemple 1: le plan Marshall dans la reconstruction de l’Europe
Exemple 2: Les États-Unis et la guerre froide en Amérique Latine
Il faut traduire correctement le sujet en une question en se rappelant que le premier
thème est le plus important.
La question principale n’est pas évidemment quelles sont les influences de l’Europe sur
le plan Marshall mais quel est le rôle du plan Marshall dans la
Reconstruction de l’Europe ?
Un des plans possibles est chronologique :
1) L’influence Américaine sur l’île de cuba : 1898- 1959
2) Les américains face au communisme à cuba : 1959 à 1962
- Le sujet dialectique
Il se rencontre aussi bien en Histoire qu’en Géographie
Exemple : Pensez-vous que la politique coloniale est la fille de la politique industrielle
en Europe ?
Ce type de sujet permet de donner son point de vue. Le plan comporte donc très
souvent deux parties :
1) La thèse : développez le point de vue suggéré par le sujet.
2) L’antithèse : le contraire c’est à dire donner une opinion différente de la thèse en
mettant l’accent sur les limites du sujet.
b- EN GEOGRAPHIE.
- Le sujet analytique :
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Il porte sur un secteur de l’économie (l’agriculture, l’industrie, les transports…) ou sur
la population d’un pays.
Exemple : l’agriculture ivoirienne.
I– Les fondements de l’agriculture Ivoirienne
II– Les productions agricoles
III– Les problèmes liés à cette agriculture et les solutions
- Les sujets comportant « dans » ou « et »
Exemple: la France et le commerce international
Il faut traduire correctement en une question :
Quelle est la place de la France dans le commerce mondial ? En quoi la France
influence-t-il l’économie du monde ?
- Le sujet typologique :
Exemple : « Existe-t –il une ou des croissances démographiques dans le tiers
monde ? »
Dans un tel sujet, le plan est suggéré par les termes mêmes du libellé.
Le premier plan possible consiste :
À rappeler les critères communs qui font l’unité des croissances
démographiques dans le tiers monde.
À exposer en les classant selon une ou plusieurs typologies, les facteurs
qui différencient les croissances démographiques dans le tiers-monde.
Un autre plan est souvent admis :
Les critères communs
Les facteurs de différenciation.
Une typologie
- Les sujets « forces et faiblesses » ou « atouts et handicaps » :
Exemple : forces et faiblesses de l’industrie japonaise
Un plan possible :
1 - Les forces
2 - Les faiblesses et handicaps
3 - Le bilan
- Les sujets comparatifs :
Exemple : « Comparez l’agriculture ivoirienne et l’agriculture française »
Comme en Histoire, le plan interdit est l’étude successive des deux termes et de la
comparaison (1) l ‘ agriculture ivoirienne 2) l ‘agriculture française).
En géographie la démarche est plus simple.
Un plan possible :
1 - Les fondements de l’agriculture ivoirienne et française
2 - Les productions et la place de l’agriculture en Côte d’Ivoire et en France.
3 - Les problèmes des deux agricultures.
N.B : Dans chaque partie, l’élève s’efforcera de dégager les points communs et les
différences.
- Les sujets centrés sur l’organisation de l’espace :
Exemple : « les conditions naturelles et humaines de l’organisation de l’espace
subéquatorial ivoirien »
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Ce type de sujet nécessite une connaissance préalable et maîtrisée de l’espace
géographique d’un pays.
Un plan possible
Les éléments naturels de l’espace subéquatorial ivoirien
L’Homme organise l’espace (l’action de l’homme sur l’espace).
Typologie de l’espace subéquatorial ivoirien. (Espace agricole,
industriel, touristique, commercial, etc.)
En résumé, en Côte d’Ivoire on distingue deux grands types de sujets :
Les sujets de cours qui regroupent en Histoire comme en Géographie les sujets
analytiques
Les sujets de synthèse qui regroupent en Histoire comme en Géographie les
autres types de sujets.
B- LA REDACTION DELA DISSERTATION
La Rédaction de la dissertation est la phase pratique du devoir.
Sa qualité tient à une présentation soignée, à une expression correcte et à une progression
logique. Dans sa conception, la rédaction comporte les éléments suivants :
- L’introduction
- Le développement ou le corps du devoir
- La conclusion
1- L’introduction et la conclusion.
Leur forme impérative. L’introduction présente le sujet, formule la problématique, annonce le
plan.
La conclusion répond au problème posé dans l’introduction.
a- L’introduction
Elle comporte toujours 3 étapes :
- La présentation du sujet.
C'est-à-dire expliciter le sujet de manière à le rendre plus claire. En d’autre termes plus
intelligible, compréhensible.
Dans l’introduction d’une dissertation d’histoire, l’explication porte généralement sur
le contexte historique du sujet, c’est-à-dire les circonstances où se situe un événement.
La précision du thème proposé.
La justification des bornes chronologiques que présente le sujet pour éviter le
hors sujet et l’oubli d’une partie du sujet.
L’identification des protagonistes en présence. Alors que dans l’introduction
d’une dissertation de géographie, l’explication met l’accent sur :
la situation géographique c’est- à - dire la localisation par rapport à
la région.
La place ou le rang dans un groupe de pays ou de produits par
exemple et l’état d’un groupe ou d’une nation dans un domaine
précis.
La présentation du sujet doit échapper à la digression et se garder de vagues
généralités.
- la formulation de la problématique
Problématiser, c’est transformer le sujet en problème à résoudre et qui prête à
discussion c’est-à-dire la manière particulière d’envisager la question. La
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problématique peut se résumer à une question centrale qui selon le sujet peut se scinder
en plusieurs sous questions.
Exemple 1: Les conditions naturelles dans le développement économique de la Côte-
d’Ivoire. La question centrale peut être :
Quel est l’impact des conditions naturelles dans le développement économique
de la Côte d’Ivoire ?
Elle peut être scindée en plusieurs sous questions :
Quelles sont ces conditions naturelles ?
Comment contribuent-elles au développement économique de la Côte
d’Ivoire ?
En quoi limitent-elles le développement économique de ce pays ?
Exemple 2 : La première guerre mondiale
Dans ce cas, la problématique peut se résumer à une question qui donne les différentes
articulations du devoir :
Quelles sont les causes, les manifestations et les conséquences de cette guerre ?
N.B : L’élève doit savoir que la problématique peut se présenter sous la forme
interrogative mais également sous la forme affirmative. Il doit également éviter de
morceler la problématique en plusieurs questions car cela risque de constituer une
difficulté majeure au moment de conclure, c’est à dire au moment de répondre à la
question posée dans l’introduction.
La problématique doit être ramassée en une ou deux questions pour une réponse plus
aisée dans la conclusion, car répondre à plusieurs questions à la fois peut donner lieu à
un résumé du développement ce qui n’est pas l’objectif assigné à la conclusion.
- L’annonce du plan
C’est l’organisation des différentes parties de la dissertation à développer.
Le plan doit être bon. Pour cela, il doit être logique c’est à dire cohérent, raisonné,
équilibré, progressif et simple. Comment formule d’annonce du plan, nous pouvons
utiliser la formule suivante :
Nous analyserons dans un premier temps ……………………………….,
Ensuite…………………………. Et enfin …………………………..
b- La conclusion
Elle est la réponse à la question posée dans l’introduction. Elle n’est pas nécessairement
tranchée dans les sujets dialectiques : Exemple : d’un côté ……. Mais de l’autre…………
Elle doit se terminer par une ouverture sur l’avenir qui peut se formuler sous forme
interrogative.
Il faut éviter de résumer le devoir en respectant ce qui à été déjà écrit dans le développement.
2- Le développement
Le développement ou corps du devoir traite les différentes parties du sujet annoncées dans le
plan.
Le candidat doit y expose, démontrer, argumenter, illustrer chaque partie de son plan.
Le candidat doit y exposer, démontrer, argumenter, illustrer chaque partie de son plan. Les
faits doivent être présentés de façon cohérente de sorte à susciter l’intérêt du correcteur.
Pour un bon développement il est recommandé aux candidats, une bonne présentation son
devoir, l’utilisation d’une bonne expression, l’enchaînement des différentes parties et la
rédaction des paragraphes.
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a- La présentation du devoir
Le respect de quelques règles assure une présentation agréable :
Ecrire lisiblement en évitant les ratures et les abréviations.
Aérer la copie en laissant une marge pour les annotations.
Faire apparaître le plan en sautant deux lignes entre l’introduction, le
développement et la conclusion et une ligne entre les différentes parties du
développement.
b- L’expression
L’usage correct de la langue écrite conditionne la note finale.
Une dissertation est entièrement rédigée et bannit le style télégraphique. Il est
indispensable d’utiliser des phrases simples et des termes précis ; il faut bannir
les mots familiers ou impropres.
Respecter la ponctuation ; utilisation de majuscules aux noms propres et en
début de phrase facilitant ainsi la lecture.
L’orthographe demande un soin particulier notamment celle des noms propres.
Une relecture finale est indispensable pour corriger les fautes éventuelles.
c- L’enchaînement des parties.
Un développement doit comporter au plus trois parties.
Le choix d’une idée directrice et la rédaction de transition assure un enchaînement logique
aux différentes parties du devoir, construites autour d’un thème ou d’une question.
Une transition est le lien entre ce qui vient d’être écrit et l’idée suivante. Selon le plan retenu,
on peut exprimer un lien de causalité ou de conséquence, une analogie, une opposition, …
d- La rédaction des paragraphes
Chaque partie du développement se subdivise en paragraphe : Une idée, un paragraphe.
Les paragraphes sont organisés en trois temps :
Là où les premières phrases formulent l’idée principale (une petite phrase
introductive) celle-ci est ensuite développée et argumentée en quelques lignes.
Enfin un ou deux exemples l’illustrent.
N.B : Pour passer d’une partie à une autre, d’un paragraphe à un autre et pour argumenter il
faut utiliser des mots de liaison :
Pour marquer la cause : en effet, car, parce que, comme……….
Pour indiquer la conséquence : donc, c’est pourquoi, par conséquent.
Pour énumérer : en outre, par ailleurs, encore, enfin ………..
Pour marquer une opposition : mais, cependant, néanmoins, en revanche.
Pour marquer un lien de concession : bien que, malgré, en dépit de.
II. TECHNIQUE DE COMMENTAIRE DE DOCUMENTS
1- Qu’est-ce qu’un commentaire de documents ?
Le commentaire de document est avant tout un exercice littéraire. Une bonne connaissance de
la méthodologie est donc indispensable pour tout élève du second cycle. Cet exercice peut
porter sur plusieurs types de documents dont les plus courant sont : le texte, le tableau
statistique, la carte, la courbe d’évolution, la pyramide des âges. Le commentaire de document
au secondaire est fait d’une série de questions (3 à 4) auxquelles le candidat se doit de
répondre dans un ordre de son choix.
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2- Comment aborder un commentaire de documents ?
Numéroter 5 en 5 s’il s ‘agit d’un texte, faire une lecture approfondie.
C’est à dire lire plusieurs fois le document pour mettre en relief les mots et
expressions essentielles, indispensables à la compréhension du document.
Il faut lire ensuite les questions, toutes les questions de façon aussi attentive
que le document.
Elucider toutes les allusions historiques et géographiques ; appuyer les
argumentations par des exemples si possibles.
Rédiger entièrement son devoir en évitant les abréviations et le style
sténographique.
Il faut éviter la paraphrase c’est à dire répéter ce qui est dit dans le
texte avec des mots différents.
Il faut éviter les déversements de cours c’est à dire l’exposé générale qui fait fi
du contexte donc perd de vue le texte.
Il faut éviter de faire étaler ses propres convictions avec un ton
polémique et discourtois.
3- Les types de questions dans un commentaire de document.
Dans le commentaire de documents, l’ordre des questions obéit à la progression suivante :
Une question introductive, une question demandant une recherche dans le texte, dans le
tableau statistique, sur la courbe d’évolution, une question portant sur l’éclaircissement d’un
passage du document et enfin une question d’ouverture.
a- La question introductive
Elle porte sur la présentation du document ou une matérialisation schématique du document
(le cas de la construction d’une courbe d’évolution). La présentation d’un texte porte sur
plusieurs éléments :
La nature : c’est l’ensemble des traits distinctifs d’un document. Pour les textes, il se
distingue en fonction du style et du ton. La nature des documents peut être un
mémoire, un article de journal, une lettre, la synthèse d’un recensement, une
production agricole un discours.
L’origine : il s’agit de dire la provenance du document.
La date : il s’agit d’indiquer quand a été écrit le document.
Le Destinataire : tout document écrit a un but, il est donc destiné à certaines
personnes, à tout un peuple où à l’humanité.
Auteur : il s’agit de dire qui a écrit le document. Faire une biographie simple (sa vie,
sa fonction, ses idées).
Contexte historique : Le contexte historique d’un document est l’ensemble des faits,
des circonstances, des motivations, qui ont suscité l’objet du texte, la rédaction du
document. Le candidat doit rappeler tous ces éléments (en tout cas l’essentiel de
façon chronologique du plus ancien au plus récent en montrant des liens de causalités
et d’interdépendance entre eux. Le contexte historique prend aussi en compte des
considérations géographique) car l’histoire se situe à la fois dans le temps et dans
l’espace.
L’idée Générale : C’est l’axe central du texte qui sert de fil conducteur à l’ensemble
du texte. Dégager l’idée générale, revient à faire ressortir l’idée que l’auteur se
préoccupe tant à montrer ou à démontrer. En d’autres termes, il s’agit de l’idée
directrice sur laquelle se greffent les autres idées. Aussi il est important de savoir que
l’idée générale se donne en une phrase et souvent sous forme de groupe nominal
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(ensemble de noms). Dégager l’idée générale n’est donc pas un prétexte pour faire un
deuxième texte.
N.B : Ce travail se fait préalablement au brouillon et rédiger entièrement sur la copie de façon
cohérente. La question introductive peut porter sur un ou deux éléments cités ci-dessus.
b- La question demandant une recherche dans le texte.
Les formulations possibles sont :
Relevez dans le texte……
À partir du texte et de vos connaissances personnelles quel(s) ou quelle(s) est
sont…… ?
Pour répondre à de telles questions, le candidat doit éviter :
De recopier le texte.
Les tirets (l’utilisation des tirets est contraire à la méthodologie du
commentaire de document).
L’utilisation des tirets expose le candidat à des sanctions.
Exemple : si la question est notée sur 3 et que tous les éléments de réponse y
sont, le candidat ne pourra avoir au maximum que la moitié des points, soit
1,5 /3.
Dans le cas contraire, il devra s’attendre à une note nettement inférieure 1/3 ou
même 0,5/3.
A partir de ce constat, tout candidat est invité à n’utiliser sans aucun prétexte
des tirets pour marquer les différentes idées relevées dans le texte. En
revanche, il pourra s’en servir sur son brouillon pour effectivement recenser
tous les éléments de réponse. Ensuite, il passera à la rédaction sur la feuille de
copie en coordonnant les différentes idées relevées selon préférence ou selon
l’importance des idées ou encore selon une succession logique des idées.
c- La question portant sur l’éclaircissement d’un passage du texte ou la question
d’analyse.
Elle invite à examen des faits, ce qui exige explication, commentaire et analyse. Elle est
formulée comme suite :
Analysez le rôle joué par…
Montrez que…
Montrez à travers les tableaux statistique, l’évolution de…
Commentez le passage suivant du texte…
Comparez les tableaux 1 et 2…
Expliquez le passage suivant
Expliquer :
Expliquer, c’est faire comprendre, autrement dit, il s’agit pour le candidat de faire connaître
les causes, les origines d’un fait donné. Il peut s’agir aussi de préciser l’intention ou les
raisons qui animent l’auteur. En définitive, expliquer c’est dire le pourquoi, le comment d’un
phénomène ou d’un événement
Analyser
Pour analyser un passage du texte, le candidat doit d’abord remarquer que le passage en
question comporte plusieurs idées. Il devra les identifier et les expliquer les uns après les
autres.
Aussi l’analyse consiste à dégager et à définir ces opinions, sentiments dans leurs diverses
composantes, de rechercher et d’expliquer aussi leurs motifs, leurs mobiles profonds. Il ne
s’agit pas d’analyser les passages mais plutôt des faits, opinions qui en constituent la
quintessence.
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Commenter
Le commentaire d’un passage consiste à:
Expliquer l’idée de l’auteur c’est-à-dire le pourquoi de l’affirmation ou de
l’interrogation de l’auteur.
Critiquer la position de l’auteur en relevant les insuffisances de ses dires.
Remarque:
Dans certains cas, le commentaire d’un passage se limite à la première partie c’est-à-dire
l’explication. Cela signifie que la deuxième partie qui consiste à relever les insuffisances des
dires de l’auteur n’existe pas ou du moins, les dires de l’auteur ne souffrent d’aucune
contestation au point d’en faire l’objet d’un exposé.
d- La question d’ouverture ou d’évolution
Elle se présente par deux aspects : l’esprit critique ou la discussion et l’esprit d’ouverture ou
la portée historique.
L’esprit critique ou la discussion
Les formulations possibles sont :
Partagez-vous le point vu de l’auteur lorsqu’il dit…?
Partager-vous l’opinion de l’auteur ?
Êtes-vous d’accord lorsque l’auteur affirme…?
Que pensez-vous de l’affirmation de l’auteur…?
Discutez l’opinion de l’auteur dans le passage suivant...
Appréciez exemples à l’appui, le passage suivant du texte.
Le candidat commencera sa réponse par une prise de position clairement exprimée. Il
indiquera de préférence par les termes suivants : oui, nous partageons pas son point de vue ;
non, nous ne partageons pas son point de vue.
Le deuxième élément de réponse consiste à argumenter la position adoptée. Cette partie
dépend du degré de culture du candidat et son niveau de maniement de la langue de travail (la
langue française). Toutefois, malgré la pose de position du candidat, il pourra si cela est
nécessaire relever les insuffisances de l’affirmation ou de l’interrogation de l’auteur. Dans ce
cas la réponse prend une forme dialectique. Le pour et le contre.
L’esprit d’ouverture ou la portée historique
Les formulations possibles sont :
Dégagez la portée historique du document.
Quel est l’impact de…?
Quelles sont les conséquences de…?
En vous appuyant sur le texte et sur le vos connaissances, dites en quoi…?
Quelles sont selon vous les freins au développement de…?
D’après- vous que peut- on dire de.
La réponse à la question d’ouverture ne se trouve pas nécessairement dans le texte. Elle relève
souvent des connaissances propres du candidat, c'est-à-dire sa culture générale. C’est
pourquoi le candidat doit se cultiver, grâce à une documentation appropriée et s’intéresser à
l’actualité nationale et internationale.
La portée historique d’un fait consiste à relever les conséquences immédiates ou lointaines de
ce fait.
4- Comment analyser un tableau statistique et un graphique dans le commentaire de
documents ?
a- L’analyse du tableau statistique.
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Le tableau statistique est un ensemble de données chiffrées qui présente une évolution, une
répartition, une comparaison…
Exemple : la structure de la population ; le commerce extérieur du Japon ; la production
agricole de la côte d’Ivoire et du Brésil.
Avant de répondre aux questions, on commence par lire son titre pour savoir s’il s’agit d’une
évolution, d’une répartition à une date donnée, d’une comparaison entre des pays. On
repère aussi les unités employées : sont-elles en valeur brute (quantité totale) ou en
valeur relative (pourcentage) ?
Dans le tableau statistique, si tous les chiffres sont donnés en valeur absolue (quantité
totale), il est demandé d’opérer des calculs simples. Ainsi pour estimer l’importance d’une
évolution, on calcule le taux de croissance ou de décroissance. Pour évaluer une répartition,
on convertir tous les chiffres en pourcentage du total afin de faire apparaître la part de chaque
composante.
Pour analyser une évolution, les questions clés sont les suivantes :
Quelle est la tendance générale (croissance, stagnation, déclin) ? Peut-on observer des
fluctuations des phrases successives (croissance puis déclin) ? Enfin on cherche avec quels
éléments peut-on les mettre en relation pour avancer une explication.
Pour analyser une structure, les questions clés sont : quelle est la composante majeure ? Se
rattache – t-elle à un type général (par exemple : les structures par âge : pays jeune / pays en
voie de vieillissement ; les structures économiques : pays sous-développés à dominante
agricole, pays industrialisés) …
Pour faire une comparaison ; les questions clés sont :
Où est le plus ? Où est le moins ?
b- L’analyse des graphiques
Il peut s’agir d’une répartition à une date donnée ou d’une répartition dans le temps ou
d’une évolution.
Concernant la répartition, les questions clés sont les suivantes : Est-elle régulière ? Sinon, les
disparités sont-elles importantes ? Quelle est la composante majeure ?
S’il s’agit d’une évolution, il faut caractériser la tendance générale : croissance ? Déclin ?
Stagnation ? Il faut distinguer les phases qui sont déterminées par des ruptures de rythmes
(accélération, décélération). Ou des changements de sens (croissance, déclin). Enfin expliquer
les différentes phases.
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