Gravitation 2 LE SYSTÈME GÉOCENTRIQUE DE PTOLÈMÈE
1 La Terre plate
La plupart des civilisations humaines ont considérés que la Terre est un monde plat. C’est ce qui
apparaît au premier abord. Ce qui observé par un être humain au cours d’une vie, sans autre moyen
d’observation que sa vue. Cette image d’une Terre plate perdurera jusqu’au XVIème siècle. L’image la
plus répandue sera des terres émergées entourée de mers tels que décrite par Anaximandre de Millet. 1
Figure 1 – Le monde d’Anaximandre
Cependant, l’observation de marins, comme les égyptiens du IIème millénaire avant J-C, montre
que lorsque l’on rentre au port l’on voit d’abord le haut d’un phare et non sa base (ou le haut du mat
d’un bateau quand on est sur la terre ferme). De plus, lors d’une éclipse lunaire, nous percevons bien
l’ombre de la Terre sur la [Link] Terre est donc sphérique.
2 Le système géocentrique de Ptolèmèe
2.1 La Terre est une sphère
Au VIème siècle avant J-C, Pythagore enseigne déjà que la Terre est sphérique.
Au IIème siècle avant J-C, Ératosthène est un gréco-égyptien qui notamment fut à la tête de
la bibliothèque d’Alexandrie. Il fut le premier à mesurer avec une bonne précision le périmètre de
la Terre (40 000 km). Le schéma suivant montre sa méthode de mesure. Sa méthode repose sur la
mesure précise au même moment de l’ombre de 1 mats l’un à l’Alexandrie et d’un trou (permettant de
visualiser que le soleil est bien au Zénith) à Syène (aujourd’hui Assouan) et l’utilisation des triangles
semblables.
Afin de montrer que l’évolution du savoir n’est pas linéaire, mais est fait d’avancées et de reculs,
il est intéressant de savoir que 3 siècle avant J-C (soit plus de 1700 ans avant Copernic), Aristarque
de Samos fait déjà l’hypothèse héliocentrique. Aristarque de Samos tente (avec beaucoup d’erreurs)
d’établir la distance Terre-Lune.
1. VIème siècle av. J-C
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Gravitation 2 LE SYSTÈME GÉOCENTRIQUE DE PTOLÈMÈE
Figure 2 – Mesure de la circonférence de la Terre par Ératosthène
2.2 Le monde sub-lunaire et supra-lunaire de Ptolèmèe
Ptolèmée est un astrologue gréco-égyptien qui vécut à Alexandrie au Ier siècle après J-C. Il fit la
synthèse de la conception astrologique grecque.
La perfection est sphérique. La Terre est sphérique et au centre de l’Univers. Il existe deux
mondes avec des lois différentes : le monde sublunaire et le monde supralunaire.
Le monde sublunaire est le monde qui s’étend de la Terre à la Lune. C’est un monde impar-
fait.
Le monde supralunaire s’étend au-delà de la Lune. C’est un monde parfait où vivent les
divinités (d’où les noms des planètes et des constellations). Il explique le parcours rétrograde de
certaines planètes (Mars) par des épicycles.
Figure 3 – Le monde selon Ptolèmèe.
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Gravitation 3 L’HÉLIOCENTRISME
Figure 4 – Le mouvement des épicycles.
3 L’héliocentrisme
3.1 Copernic
Nicolas Copernic 2 est un chanoine 3 catholique, mais aussi un astronome de langue allemande qui
vécut dans l’actuelle Pologne au XVIème siècle. Se rendant compte que le calendrier julien conduit à
une décalage entre la date du calendrier et la position des astres 4 , le clergé catholique lui demande
de résoudre ce problème. Ceci le conduit à être le premier à émettre l’hypothèse que le Soleil serait
au centre de l’Univers. Cependant, il continue à expliquer le mouvement des planètes par des orbites
circulaires (et compense les orbites elliptiques par des épicycles).
3.2 Tycho-Brahé
Tycho-Brahé 5 est un grand mathématicien et astronome danois 6 qui vécut au XVIème siècle. Il
effectue des mesures très précises de la positions des astres et il développe des outils mathématiques
pour prédire leur position. Cependant, ces croyance religieuses l’empêchent d’adhérer à l’héliocen-
trisme. Il conçoit un monde avec deux centres ; la Terre et la Lune d’une part, et le soleil et les autres
planètes d’autre part.
2. 1473/1543
3. Un clerc de l’Église catholique intégré dans la société, s’occupant notamment des chants religieux.
4. et notamment l’équinoxe de printemps, dont dépendait la date de Pâques
5. 1546/1601
6. Le royaume de Danemark incorporait la Suède à l’époque.
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Gravitation 3 L’HÉLIOCENTRISME
3.3 Kepler
Johannes Kepler 7 est un astronome allemand, disciple de Tycho-Brahé. Il réutilisa les travaux
de son maître dans une logique héliocentrique. Il est le grand mathématicien de la révolution
copernicienne.
Il définit 3 lois reprises ci-dessous.
1. Les orbites des planètes sont elliptiques et non circulaires, et le soleil occupe l’un
des foyer.
2. La vitesse d’un astre en orbite elliptique augmente en passant de l’aphélie à la
périhélie, et diminue en passant du périhélie à l’aphélie. Le mouvement de chaque
planète est tel que le segment de droite reliant le Soleil et la planète balaie des
aires égales pendant des durées égales.
T2
3. R3
= constante où T est la période et R est le rayon moyen.
3.4 Galilée
Galilée 8 est un savant italien du XVI/XVII ème siècle. Il est le précurseur de science moderne par
son affirmation que les observations sont les arguments ultimes de la science.
Il fit de grandes observation grâce à l’utilisation de la lunette astronomique (observations de la
Lune, des satellites de Jupiter, des taches solaires, ...).
Il développa les notions d’inerties et de déplacement. Il est le premier à à développer la notion de
relativité (en terme de position et de temps). 9
Il affirma que la Terre tournait autour du Soleil. Traîné en procès par l’Église catholique en 1633,
il dut se rétracter vu le risque de peine de mort qu’il encourait.
Un moine dominicain et philosophe, Giordano Bruno 10 , d’origine napolitaine contredit de fa-
çon véhémente la doctrine aristotélicienne de l’Église Catholique. Il est à l’origine de l’idée d’inertie
(conservation du mouvement), d’infini de l’Univers, d’anti-géocentrisme (absence de centre de l’Uni-
vers) et de système mécanique (lors qu’un objet tombe, il conserve sa vitesse due au mouvement de la
Terre) qui sera développé par la suite par Galilée. Il sera envoyé au bûcher en 1600 par l’Inquisition.
La prédiction du retour de la comète de Halley 11 par lui-même, mais après sa mort, finira par faire
admettre que les orbites sont bien elliptiques et non circulaires.
La démonstration ultime du mouvement de la Terre sera donnée par le pendule de Foucault 12 en
1851.
7. 1571/1630
8. 1564/1642
9. Einstein étendra ensuite la notion de relativité en liant le temps et l’espace grâce à la vitesse de la lumière, et en
liant cet espace-temps avec la densité de masse environnante.
10. 1548/1600
11. astronome anglais 1656/1742
12. Léon Foucault, physicien et astronome français 1819/1868
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Gravitation 3 L’HÉLIOCENTRISME
3.5 Newton
Isaac Newton 13 fut un philosophe, mathématicien/physicien, alchimiste et théologien anglais du
XVII/XVIIIème siècle.
Il réutilisa les travaux de Galilée et Kepler pour développer la notion de force.
Il fut fortement influencé par René Descartes 14 et par Gottfried Wilhelm Leibniz 15 .
La pensée physique de Newton peut se résumer en 3 lois :
— Principe d’inertie : un corps conserve son mouvement en ligne droite. L’ensemble des
données d’un mouvement peuvent être décrit par rapport un système de référence cartésien
(rectiligne).
— Principe de la dynamique de translation : le mouvement rectiligne d’un corps est dû à une
force motrice proportionnel à sa masse et à son accélération.
— Principe d’action-réaction : tout force exercée sur un corps, génère une contre-force (force
de réaction) opposée au sens de la force initial.
3.5.1 La notion de force
Alors que Kepler et Copernic ne faisait que décrire le mouvement des planètes, Newton va l’expli-
quer grâce à la notion de force.
Pour Newton, la force est le produit d’une masse par une accélération. La masse est différente du
poids (masse pesante). La quantité de matière est différente des forces qui agissent sur cette matière.
F =m×a (1)
3.5.2 Force de gravitation
La force de gravitation (Fg ) est la force dues à l’attraction de deux masses.
Gm1 m2
Fg = (2)
d2
où :
— G est la constante de gravitation universelle (6, 67.10−11 N m2 /kg 2 )
— m1 est la masse du premier objet
— m2 est la masse du second objet
— d est la distance entre les deux objets
3.5.3 Force centrifuge
La force centrifuge (Fc ) est la force due à la rotation de l’objet qui le pousse vers l’extérieur. Cette
force est proportionnelle au carré de de la vitesse.
mv 2
Fc = (3)
r
où :
— m est la masse de l’objet
— v est la vitesse de l’objet
— r est le rayon du déplacement
13. 1642/1727
14. Philosophe et mathématicien français, 1596/1650
15. Philosophe et mathématicien allemand, 1646/1716
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Gravitation 3 L’HÉLIOCENTRISME
3.5.4 Force de réaction
Si un objet est immobile par rapport à un autre, c’est que les forces s’équilibrent autour de cet
objet.
Si on applique une force sur un objet (force d’action Fa ) et que cet objet ne bouge pas, c’est qu’il
produit lui-même une force (force de réaction Fr ) qui contrecarre la force d’action.
Fa = Fr (4)
De la même manière, si un satellite ne tombe pas, c’est la force de gravitation est contrecarrée par
la force centrifuge.
Fg = Fc (5)
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Gravitation 4 LA COSMOLOGIE CONTEMPORAINE
4 La cosmologie contemporaine
4.1 Théorie de la relativité
A la fin du XIXème siècle, de nombreuses expériences montrent que la vitesse de la lumière est
invariable. Ceci est en totale contradiction avec la théorie de Newton. Au début du XXème siècle,
Albert Einstein développe un modèle mathématique tenant compte de cette observation. Ce modèle
sera conforté dès les années 20 et confirmé par de nombreuses observations. Ce modèle impose que le
temps et l’espace (l’espace-temps) sont des notions relatives à un objet (et non absolue comme dans
la théorie de Newton).
Quelques conséquences de ce modèle :
— La lumière est déviée par les objets massiques
— Une augmentation de vitesse dilate le temps et contracte les distances
— L’espace-temps se courbe d’autant plus que la masse à proximité est grande.
— La gravité influence l’écoulement du temps.
Si l’on ne tenait pas compte de la relativité, les système de positionnement GPS générerait une
erreur. En effet, la vitesse du satellite modifie son temps et donc les distance mesurées.
La théorie d’Einstein a été résumée par la formule :
E = mc2
où
— E est l’énergie totale contenue dans la masse
— m est la masse de l’objet
— c est la vitesse de la lumière 16
La première confirmation du modèle de la relativité générale a été confirmé par Eddington 17 grâce
à l’éclipse solaire du 29 mai 1919 en mesurant la déviation de la lumière d’étoiles proche du Soleil en
deux points Sobral au Brésil et Sundy à Sao-Principe et Tomè 18 .
4.2 Galaxies, Big bang et Univers
Edwin Hubble est un astrophysicien américain qui mit en évidence dans les années 1920 que
certaines structures sidérales appelées « nébuleuses » sont en fait un agencement de systèmes stellaires,
semblable à la Voie Lactée. Il appela ces structures « galaxies », de l’ancien grec qui désignait la voie
lactée.
Hubble observe également que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approxima-
tivement proportionnelle à leur distance. Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle
semble s’éloigner rapidement.
Suite à cette découverte, une intense activité du cartographie du ciel est toujours en cours afin
d’identifier les galaxies, les systèmes stellaires qui les composent avec leurs exoplanètes.
Ces observations permirent de mettre en évidence de nombreuses formes de structures stellaires
(tels que étoile à neutrons -pulsar-, supernova, trou noir, géante rouge, naine blanche, ...) et leurs
conditions de développement et d’évolution.
Georges Lemaître est un prêtre belge qui à partir des travaux d’Einstein prédit l’expansion de
l’Univers. S’il y a expansion, c’est qu’il y a une origine. Ce point d’origine est appelé « mur de
Planck », moment avant lequel les équations physiques sont vides de sens.
Lemaître montra que cette expansion initiale brutale a généré un rayonnement électromagné-
tique(appelé fond diffus cosmologique) dans le spectre électromagnétique. Ce fond diffus cosmologique
sera observé en 1965 par Arno Penzias et Robert Wilson. Sur base des observations actuelles, on es-
time le mur de Planck (le moment du Big Bang) à 13,7 milliard d’années et le diamètre de l’Univers
observable à 93 milliards d’années-lumière.
16. 300 000 km/s
17. Astronome anglais 1882/1944
18. Un pays insulaire africain dans l’Atlantique Sud
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Gravitation 4 LA COSMOLOGIE CONTEMPORAINE
Figure 5 – Expansion de l’Univers
En conclusion,
— L’Univers est un espace courbe d’une dimension finie (93 milliards d’années-lumière, en dia-
mètre) en expansion.
— L’Univers est composé d’amas de galaxies. Les galaxies ont tendances à s’amasser dans de
lieux précis de l’Univers.
— Les galaxies sont composés de de centaines de milliards (1011 ) de systèmes stellaires. De
nombreuses observations mènent à penser qu’au centre de chaque galaxie se trouve un trou noir
supermassif. La Voie lactée est notre galaxie. La taille de la Voie lactée est approximativement
de 100 0000 années-lumière.
— Un système stellaire est une structure composé de une à trois étoiles ayant divers objets
en orbite (planètes, comètes, astéroïdes, ...). La plupart des systèmes stellaires sont binaires (2
étoiles). Notre étoile est le Soleil. La dimension du système solaire est de 30 unités astronomique
(ua) 19 , soit 4 heures-lumière.
4.3 Formation des objets célestes : naines, étoiles, géantes, pulsars et trous noirs
Deux notions sont nécessaires pour comprendre la formation et l’évolution des étoiles :
— la gravitation : toute masse attire les masses à sa proximité
— les réactions thermonucléaires ou réactions de fusion nucléaire : soumis à des hautes énergies,
les atomes tendront à fusionner. L’hydrogène donnera de l’hélium, qui lui-même donnera du
lithium, du béryllium, du bore, .. (suivant le tableau de Mendéléev). Lorsque le fer sera formé,
la production d’énergie due à la fusion sera inférieure à l’énergie nécessaire à sa formation.
L’étoile tendra à s’effondrer sur elle-même.
Le volume de l’étoile est déterminée par l’équilibre entre la force de gravitation centripète et les
réactions thermonucléaires centrifuges.
Si les réactions thermonucléaires sont trop fortes à un moment donné, ce sera l’explosion sous
forme de supernovas ou de nébuleuses planétaires, ou l’expansion sous forme de géante rouge.
Si les les réactions thermonucléaires sont trop faibles à un moment donné, il y aura une contraction
du volume, donc une augmentation de température permettant de réactiver des réactions thermonu-
cléaires (naines blanches, pulsars).
Plus la masse de la proto-étoile est importante, plus les réactions sont rapides à l’échelle de l’Uni-
vers.
19. ua = distance Terre-Soleil (150.166 km, la limite d’une système solaire est donnée sur base de la ceinture au-delà
de la Neptune « zone transneptunienne »).
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Gravitation 4 LA COSMOLOGIE CONTEMPORAINE
L’observation des objets célestes se fait par :
— la spectrophotométrie 20 : chaque atome émet un rayonnement électromagnétique précis (raie
du champs électromagnétique). On peut donc connaître la composition atomique des étoiles.
— l’intensité du rayonnement, soit l’énergie émise.
L’atome le plus présent dans l’Univers est l’hydrogène (à 75%).
La formation et l’évolution des objets célestes ne dépend que d’un seul facteur : la masse initiale.
Si la masse est suffisante des réactions thermonucléaires pourront se produire. La réaction principale
sera la fusion de l’hydrogène en hélium.
4H −→ He
Figure 6 – Évolution des objets stellaires en fonction de la masse initiale.
20. Chaque atome émet une onde électromagnétique précise, ce qui permet par la lumière émise (et non réfléchie) par
un astre de connaître sa composition atomique sur ces couches externes.
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Gravitation 4 LA COSMOLOGIE CONTEMPORAINE
Plusieurs types d’étoiles ont été déterminées :
— Les naines brunes sont des objets dont la masse est inférieur à 0,075 fois la masse du Soleil, soit
≃ 13 fois celle de Jupiter. Leur masse leur permet d’émettre des infra-rouges par compression
due à la gravité 21 , mais ne leur permet pas de produire une réaction thermonucléaire. C’est
une étoile « ratée ».
— Les naines rouges ont entre 0,075 et 0,4 fois la masse solaire. Les naines rouges sont les étoiles
les plus fréquentes dans l’Univers (même si elles sont beaucoup moins visibles). Des réactions
thermonucléaires s’y déroulent, mais les températures atteintes sont relativement faibles. De ce
fait, elles peuvent fonctionner des centaines de milliards d’années avant de devenir des naines
blanches. Lorsque les atomes seront trop lourds, les réactions thermonucléaires arrêteront et
dés que l’ensemble de l’énergie sera rayonnée, la naine blanche ne sera plus qu’un caillou inerte
dans l’espace. Cependant, comme la durée de vie des naines rouges est de plusieurs centaine de
milliards d’années, aucune n’est dans cet état.
— Les naines jaunes sont des étoiles comparables à notre Soleil. Leur masse se trouve entre 0,7
et 1,2 fois celle de notre soleil. La durée de vie des naines jaunes est de dix milliards d’années.
En fin de vie, la naine jaune se transforme en géante rouge, puis explose en nébuleuse
planétaire qui permettra de reformer une nouvelle étoile 22 . Notre Soleil s’est formé, il y a 4,5
milliards d’année ; il est donc à la moitié de sa vie.
— Les géantes bleues sont de étoiles dont la masse est jusqu’à 10 fois la masse du Soleil. Leur
durée de vie est de 100 millions d’années. Elles se transformeront donc rapidement en géante
rouge avant d’exploser en supernova. La matière résiduelle extrêmement lourde forme un
pulsar, ou étoile à neutrons. Une étoile à neutrons est un objet extrêmement dense en rota-
tion sur elle-même (rotation entre 1 seconde et une milliseconde). Elle émet donc une onde
électromagnétique périodique.
— Les supergéantes bleues ont une masse entre 10 et 70 fois la masse du Soleil. Leur durée de vie
est de 10 à 50 millions d’années. Après un explosion sous forme de supernova, elles termineront
leur « vie »sous forme de trou noir. Le trou noir est un objet dont la masse volumique est
extrêmement élevée 23 . Même les photons ne peuvent sortir de son champ gravitationnel, il
n’émet donc aucun rayonnement électromagnétique.
Il faut distinguer :
— les trous noirs stellaires produits par l’effondrement des géantes bleues qui ont une masse d’au
moins 3,3 masses solaires
— les trous noirs intermédiaires qui ont une masse comprise 100 et 10 000 masses solaires, ils sont
difficiles à observer probablement car au sein d’amas globulaires 24 .
— les trous super-massifs ont une masse de l’ordre du million de soleils, ils sont au centre des
galaxies. Le trou noir de notre galaxie est Sagittarius A*. Récemment (10 avril 2019), un
photographe de l’horizon des évènements 25 du trou noir de la galaxie M27 a pu être prise.
21. Comme la Terre en son centre qui est en fusion, mais dans ce cas, la croûte terrestre empêche l’émission d’infra-rouge
lié à cette compression.
22. Notre Soleil est probablement une étoile de « 3ème génération »depuis la naissance de l’Univers
23. Si la Terre était absorbée par un trou noir, son volume se réduirait à celui d’une pomme.
24. Un amas globulaire est une zone d’une galaxie où la concentration stellaire est très importante.
25. zone limite d’absorption des photons
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Gravitation 4 LA COSMOLOGIE CONTEMPORAINE
4.4 Concepts non-observés
4.4.1 Matière noire
Si on observe la rotation des étoiles autour du centre des
galaxies, on peut observer que la vitesse en périphérie est qua-
siment la même qu’au centre(7).
Ceci pourrait s’expliquer si une quantité importante de ma-
tière non-observables se trouvait soit sur les orbites intermé-
diaires, soit les orbites externes.
Cette matière serait la matière noire. Plusieurs hypothèses
ont été émises sur la nature de cette matière :
— soit inobservable (naines brunes, naines rouges, planètes),
— soit extrêmement dense (pulsars),
— soit les deux à la fois (trous noirs stellaires ou intermé-
Figure 7 – Vitesse des objets par
diaires).
rapport à la distance du centre de
Certains proposent une présence importante de particules
la galaxie (A Théorie de Newton, B
massives comme les neutrinos.
Données observées)
4.4.2 Énergie noire
La notion d’Énergie noire (ou d’Énergie sombre) est inti-
mement liée à la théorie de la relativité générale d’Einstein. Ein-
stein, en 1915, dans ces équations, introduit une constante (appelée constante cosmologique) permet-
tant de conserver un Univers statique (sans expansion « Big-Bang », ni compression « Big-Crunch »).
Or les observations d’une part de Hubble 26 , et d’autre part de de Penzias et Wilson (et ultérieurs)
montrent que cette expansion est effective. Il existe donc une « énergie »permettant cette expansion.
Diverses hypothèses permettrait d’expliquer cette « Énergie noire », mais aucune n’a assez d’observa-
tions pour corroborer ces hypothèses.
Figure 8 – Répartition de la matière de l’Univers
26. Loi de Hubble : les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approximativement proportionnelle à leur
distance.
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Gravitation 4 LA COSMOLOGIE CONTEMPORAINE
4.4.3 Trou de ver / Trou blanc
Un trou de ver est, en astrophysique, un objet hypothétique prévue par la généralité générale qui
relierait deux feuillets distincts ou deux régions distinctes de l’espace-temps et se manifesterait, d’un
côté, comme un trou noir et, de l’autre côté, comme un trou blanc.
Un trou de ver formerait un raccourci à travers l’espace-
temps. Pour le représenter plus simplement, on peut figurer
l’espace-temps non en quatre dimensions mais en deux, à la ma-
nière d’un tapis ou d’une feuille de papier, dont la surface serait
pliée sur elle-même dans un espace à trois dimensions. L’utili-
sation du raccourci « trou de ver » permettrait un voyage du
point A directement au point B en un temps considérablement
réduit par rapport au temps qu’il faudrait pour parcourir la dis-
tance séparant ces deux points de manière linéaire, à la surface
de la feuille. Visuellement, il faut s’imaginer voyager non pas
à la surface de la feuille de papier, mais à travers le trou de
ver ; la feuille, étant repliée sur elle-même, permet au point A
de toucher directement le point B, la rencontre des deux points
correspondant au trou de ver.
L’utilisation d’un trou de ver permettrait théoriquement le
voyage d’un point de l’espace à un autre (déplacement dans l’es- Figure 9 – Principe d’un trou de
pace), le voyage d’un point à l’autre du temps (déplacement dans ver.
le temps), et le voyage d’un point de l’espace-temps à un autre
(déplacement à travers l’espace et, simultanément, à travers le
temps).
Les trous de ver et les trous blancs sont des concepts purement théoriques : l’existence
et la formation physique de tels objets dans l’Univers n’ont pas été vérifiées. Ils ne doivent pas être
confondus avec les trous noirs, dont l’existence a été vérifiée en 2019 et dont le champ gravitationnel
est si intense qu’il empêche toute forme de matière de s’en échapper.
Certains physiciens pensent que le Big-Bang correspondrait à un trou blanc.
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Gravitation TABLE DES MATIÈRES
Table des matières
1 La Terre plate 1
2 Le système géocentrique de Ptolèmèe 1
2.1 La Terre est une sphère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2.2 Le monde sub-lunaire et supra-lunaire de Ptolèmèe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
3 L’héliocentrisme 3
3.1 Copernic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.2 Tycho-Brahé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.3 Kepler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.4 Galilée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.5 Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.5.1 La notion de force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.5.2 Force de gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.5.3 Force centrifuge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.5.4 Force de réaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4 La cosmologie contemporaine 7
4.1 Théorie de la relativité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2 Galaxies, Big bang et Univers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.3 Formation des objets célestes : naines, étoiles, géantes, pulsars et trous noirs . . . . . . 8
4.4 Concepts non-observés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.4.1 Matière noire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.4.2 Énergie noire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.4.3 Trou de ver / Trou blanc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
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