Orl Corrige Doc 2022
Orl Corrige Doc 2022
Dr KAPOLI
ISHELEKA
INTRODUCTION
La plupart des sinusites de l'enfance et de l'adulte sont causées par des otites moyennes
chroniques mal traitées ou négligées dans la période initiale. La connaissance de la
symptomatologie clinique et du traitement correct de ces infections peut éviter une série de
complications graves que ces affections peuvent entraîner et réduire la plupart des surdités.
Les progrès récents réalisés dans le domaine de la physiologie, l'histochimie et la biochimie
ont développé à une cadence accélérée les moyens de diagnostic,, de la thérapeutique ainsi
que la réadaptation fonctionnelle dans le domaine oto-rhino-laryngologique.
1ÈRE PARTIE
LA RHINOLOGIE
La rhinologie s'occupe des maladies du nez et de ses cavités annexes, les sinus paranasaux.
Le nez est la porte d'entrée pour l'air inspiré, il est le lieu d'un premier contact entre les
milieux interne et externe. La pathologie nasale a des relations étroites avec celle de l'appareil
respiratoire, c à d que beaucoup de maladies trachéo-broncho-pulmonaires dépendent de l'état
morpho-fonctionnel des fosses nasales. Les maladies du nez entraînent des perturbations au
niveau des sinus, de l’œil, de l'oreille et du tube digestif.
CHAP I :
I. 1. ANATOMIE
Le nez a la forme d'une pyramide triangulaire à base inférieure et à sommet supérieur. Il est
situé à la partie médiane de la face entre les 2 orbites, au-dessus de la cavité buccale et au-
dessous de l'étage moyen de la base du crâne.
Nous décrivons successivement la pyramide nasale, la cavité nasale et les sinus de la face.
I. 1. 1. Pyramide nasale
* Squelette :
Le squelette de la pyramide nasale est constitué dans sa partie supérieure d'os et dans sa partie
inférieure des cartilages et du tissu conjonctif.
Les os sont représentés par les os propres du nez, la branche montante du maxillaire supérieur
et le bord antérieur de l'apophyse palatine.
Les cartilages sont : cartilages latéraux, cartilage de la cloison, et cartilage de l'aile du nez.
* Couche musculaire :
Elle est formée par les muscles pyramidaux, transverses du nez, dilatateurs propres des
narines et receveurs communs de l'aile du nez et de la lèvre supérieure.
Les muscles du nez
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* Revêtement extérieur :
il est constitué par la peau du nez doublé en dedans par une couche cellulo-adipeuse, excepté
au niveau du lobule.
Vascularisation et innervation de la pyramide nasale
La vascularisation artérielle est assurée par l'artère dorsale du nez qui est une branche de
l'ophtalmique, elle-même tributaire du système carotidien interne et par l'artère faciale.
Les lymphatiques aboutissent aux ganglions parotidiens supérieurs et inférieurs et dans les
ganglions sous-maxillaires.
L'innervation motrice est assurée par le nerf facial et l'innervation sensitive provient du
nerf ethmoïdal, branche du V1 (ophtalmique), et du nerf sous-orbitaire, branche du V2
(maxillaire supérieur).
La cavité nasale est divisée par le septum nasi ou cloison nasale en 2 fosses nasales
habituellement de taille inégale et dirigée d'avant en arrière.
Chaque fosse nasale est séparée de l'autre par un squelette ostéo-cartilagineux représenté par
la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, le vomer et le cartilage quadrangulaire ou septal.
La fosse nasale comprend 2 parties : le vestibule nasal et la fosse nasale proprement dites
séparées par la valve vestibulo-nasale.
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* Vestibule nasal :
C'est la partie antérieure de la fosse nasale qui est recouverte de la peau parsemée de longs
poils appelés vibrisses, et contenant de glandes sébacées. Ces dernières sont le lieu d'origine
des furoncles du nez.
Le squelette du vestibule nasal est formé de cartilage septal (cartilage quadrangulaire) sur la
paroi interne et du cartilage de l'aile du nez du côté externe.
La muqueuse des fosses nasales ou muqueuse pituitaire a une surface totale de l'ordre de 140
à 160 cm2. Cette muqueuse est de deux types différents : la muqueuse respiratoire et la
muqueuse olfactive.
nasale est dirigé vers les choanes à la vitesse de quelques millimètres par heure. Cette vitesse
est de 1 cm/h dans la partie postérieure des fosses nasales... Le mouvement ciliaire dépend de
différents facteurs :
la température (optimale 33°C),
la pression osmotique,
l'équilibre ionique,
le pH (pH normal 7,6 à 8,4).
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b. La muqueuse olfactive
Elle représente chez l’homme une surface de 2 à 3 cm 2 pour les deux fosses nasales (tache
jaune). Elle est située à la partie supérieure des fosses nasales, entre le cornet supérieur et la
lame criblée de l'ethmoïde au niveau des deux parois, interne et externe. Elle contient des
cellules nerveuses sensorielles qui forment le neurone olfactif périphérique. Cette zone
olfactive s'appelle zone de SCHULTZE.
L’épithélium neuro sensoriel comprend trois types de cellules :
- les cellules réceptrices bipolaires avec deux prolongements dont un périphérique
dendritique, et un autre central axonique amyélinique ;
- les cellules de soutien épithéliales banales, de type cylindrique avec des microvillosités au
pôle apical ;
- les cellules basales, petites, étoilées, réparties entre les extrémités basales des cellules de
soutien.
le tissu conjonctif sous-jacent contient les axones des cellules réceptrices, des fibres
nerveuses trigéminales, des fibres végétatives, de très nombreux vaisseaux sanguins ; ainsi
que des volumineuses glandes tubulo-acineuses (glandes de Bowman).
Environ 25 millions d’axones qui constituent le nerf olfactif traversent la lame cribléede
l’éthmoïde pour pénétrer dans le bulbe olfactif où s’effectue la synapse avec le deuxième
neurone olfactif.
Les cils sont animés des battements périodiques dont la fréquence chez l’homme est de 8 à
12 par seconde. Les mouvements ciliaires présentent trois grandes propriétés :
- automaticité : ils persistent pendant plusieurs heures in vitro ;
- polarisation : tous les cils battent dans la même direction ;
- coordination : les cils sont disposé en rangées fonctionnelles (les canities) parallèles entre-
elles et perpendiculaires au sens du déplacement.
b. Deuxième ligne de défense spécifique : système immunitaire annexé à la muqueuse
nasale.
Ce réseau, de connaissance relativement récente, comprend :
- les IgA sécrétoires (IgAs) et
- les autres composants du système immunitaire (les IgG, IgM, IgE, lymphocytes activés B
et T, polynucléaires éosinophiles).
c. Troisième ligne de défense : l’inflammation non spécifique.
Elle est constituée des différents acteurs de l’inflammation qui participent continuellement à
la régulation des défenses et sont continuellement sollicités en raison de la situation de la
muqueuse nasale.
Il s’agit des substances fondamentales et fibrilles, micro et macrophages, plasmocytes,
vaisseaux, système nerveux autonome, hormones, interféron, inhibiteur de la protéase,
complément, etc.
1.2.4. Fonction résonatoire
Les fosses nasales et les sinus servent de cavités de résonance au son produit par l'étage
inférieur du larynx suite aux vibrations des cordes vocales.
L'air contenu dans ces cavités fait résonner la sonorité de la voix (timbre) en lui imprimant un
timbre caractéristique pour chaque personne. On connaît la modification de la voix dans le
syndrome de l'obstruction nasale.
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CHAP. II :
Par l'action de certains facteurs d'ordre interne et externe, la muqueuse nasale présente des
modifications morpho-pathologiques qui se traduisent cliniquement par les syndromes du nez.
Les syndromes du nez sont :
l'obstruction nasale,
les infections,
les troubles sensitifs,
les troubles sécrétoires,
les troubles sensoriels,
les troubles circulatoires.
En cas d'obstruction nasale, le malade respire par la bouche. Cette respiration buccale présente
des désavantages en ce sens que l'air n'est ni réchauffé ni humidifié ni stérilisé.
Le nez joue un rôle très important dans la respiration, l'olfaction, la phonation, l'audition, le
développement squelettique et le développement intellectuel.
2. 3. TROUBLES SENSITIFS
Les fosses nasales sont innervées par le trijumeau. La muqueuse nasale peut être une zone de
déclenchement des réflexes et des manifestations douloureuses pouvant provoquer des
perturbations sérieuses à distance.
Les troubles sensitifs sont représentés par l'hyperesthésie et l'anesthésie.
a) L'hyperesthésie
Elle se manifeste par des douleurs de type névralgie faciale et céphalée déclenchée par des
causes d'ordre mécanique : hypertrophie du cornet moyen, déviation de la cloison nasale ou
obstruction des orifices de drainage des sinus de la face.
Les douleurs s'exacerbent dans l'inflammation de la muqueuse nasale. Cependant, certaines
douleurs ayant un caractère particulier sont expliquées par la souffrance du système
sympathique et du ganglion sphéno-palatin.
Elles se localisent à la partie profonde des fosses nasales et irradient vers la base du crâne et la
région occipitale.
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La muqueuse nasale est une zone réflexogène très importante. Des mécanismes de réflexe
spécifiquement nasaux peuvent apparaître :
au niveau du nez et intéresser le nez lui-même,
ans d'autres organes et intéresser le nez,
au niveau du nez et intéresser d'autres organes (réflexe nasofuge).
Le réflexe d'éternuement est un réflexe de défense de l'organisme qui a comme point de
départ la muqueuse de la fosse nasale. Il apparaît dans les rhinites aiguës banales et souvent
dans la rhinite allergique dont d'ailleurs il est le signe clinique principal.
Il existe d'autres réflexes d'origine nasale comme :
le réflexe naso-facial,
le réflexe de toux (toux nasal),
le réflexe de larmoiement,
le spasme de la glotte d'origine nasale et
même arrêt cardiaque Les réflexes nasopètes peuvent partir des poumons, des
bronches ou d'autres zones sous contrôle végétatif. On les observe par exemple après
le refroidissement des extrémités qui modifie la résistance respiratoire.
b) L'anesthésie
L'anesthésie est provoquée par la lésion des fibres sensitives. Les causes en sont :
les rhinites atrophiques et la dégénérescence de la muqueuse nasale qui peuvent altérer les
terminaisons nerveuses sensitives déterminant une anesthésie et une anosmie.
le traumatisme de la base crânienne avec lésion du tronc du nerf maxillaire ou du trijumeau
lui-même peut provoquer l'anesthésie de la muqueuse nasale accompagnée des troubles
trophiques.
Les glandes de la muqueuse nasale sécrètent normalement un mucus clair qui maintient
humide la surface de la muqueuse pituitaire. Par leur action vibratile, les cils rejettent vers le
rhino-pharynx, le mucus chargé des corpuscules inhalés et des germes microbiens.
L'hypersécrétion nasale est un symptôme provoqué dans la majorité des cas par un processus
de type inflammatoire de la muqueuse nasale. L'écoulement nasal peut être aqueux, séreux,
muqueux et purulent.
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a) Rhinorrhée aqueuse
Elle se voit dans la première phase des rhinites banales aiguës ainsi que dans les rhinites
allergiques.
b) Rhinorrhée séreuse :
Elle apparaît dans la phase secondaire (période d'état) des rhinites aiguës et dans les rhinites
chroniques spécialement allergiques de type microbien.
c) Rhinorrhée muqueuse :
La rhinorrhée muqueuse, filante, se trouve dans la phase finale des rhinites aiguës vers la
guérison et chez les enfants avec végétations adénoïdes.
Causes centrales :
névrite olfactive de nature grippale ou diphtérique,
tabès,
paralysie générale,
alcoolisme,
tumeur du gypus incinatus du lobe frontal,
tumeur de l'os temporal, des os pariétaux, méningiome de la petite aile du sphénoïde.
La cacosmie objective est liée à un processus morbide des fosses nasales. L'odeur fétide
perçue par le malade est également perçue par l'examinateur et l'entourage. Les affections qui
donnent cette cacosmie sont : les rhinites atrophiques, les sinusites chroniques, la syphilis
tertiaire, les corps étrangers endonasaux, les T. des fosses nasales.
2.6. LES TROUBLES CIRCULATOIRES
Les parois des fosses nasales sont très bien vascularisées par : l'artère sphéno-palatine, l'artère
palatine, et les artères ethmoïdales.
Toutes les artères s'anastomosent à la partie antéro-inférieure de la muqueuse de la cloison
nasale au niveau de la tâche vasculaire de KIESSELBACH. Dans le cadre de ces troubles,
l'épistaxis ou hémorragie nasale est l'accident le plus important.
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2.6.1. L'épistaxis
Devant un cas d'épistaxis, l'importance de l'hémorragie sera appréciée non pas sur base de
l'interrogatoire, mais plutôt en fonction des éléments cliniques et des arguments biologiques.
Dans 90% des cas, la source d'hémorragie est située au niveau de la tâche vasculaire de
Kiesselbach.
Les causes peuvent être locales ou générales mais il existe également des cas d'épistaxis
essentielles, c'est-à-dire sans cause apparente.
Traitement de l'épistaxis
1° Avant tout, il faut calmer le malade et son entourage, évacuer les caillots sanguins sans
faire pencher la tête du patient en avant ;
2° il faut localiser le siège du saignement antérieur ou postérieur et déterminer ses causes
(contrôle de la tension artérielle)
3° entreprendre un traitement local :
dans les hémorragies faibles : simple compression bidigitale de l'aile du nez contre la
cloison pendant quelques minutes ou tamponnement vestibulaire. On peut compléter ce
tamponnement par l'application d'une compresse froide sur le dos du nez pour obtenir la
vasoconstriction et l'arrêt de l'hémorragie.
dans les hémorragies moyennes : tamponnement antérieur sous anesthésie locale associée à
des vasoconstricteurs s’il n'y a pas de contre indication et plus souvent chez l'adulte.
Contre-indication des vasoconstricteurs : hypertension artérielle.
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Après expulsion du caillot, on introduit dans la narine une mèche de gaze de 1cm de large et
35 cm de long probablement imbibée d'huile goménolée pour rendre sa pénétration facile, par
rhinoscopie antérieure puis on tasse progressivement d'avant en arrière et de base en haut.
En cas de troubles d'hémostase ou de la maladie de RENDU-OSLER on préfère utiliser des
mèches résorbables qui sont atraumatiques.
On peut également utiliser la sonde de Folley.
Dans les hémorragies graves et/ou postérieures, on préconise :
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Le tamponnement postérieur,
Après expulsion de caillot, on introduit une sonde en caoutchouc dans la fosse nasale
saignante. Dès que le bout de la sonde atteint le bucco-pharynx, on extrait la sonde hors de la
bouche avec une pince et on fixe un tampon de gaze du volume d'une noix au bout de la sonde
à l'aide d'un fil de soie, ensuite on retire la sonde par le nez, amenant ainsi la boule de gaze
dans le rhino-pharynx. Enfin on termine par le tamponnement antérieur classique.
NB : En cas de tamponnement antérieur ou postérieur, le tampon doit être laissé en place en
général pendant 48 heures afin d'éviter la surinfection et il est nécessaire de protéger le
malade par des doses très importantes d'antibiotiques par vois générale.
La cautérisation : elle peut être chirurgicale à la solution de nitrate d'argent à 5%, à l'acide
trichloracétique à 10%. Elle peut être aussi électrique par galvano-cautèrisation.
La chirurgie (ligature vasculaire) : on peut ligature la carotide externe par cervicotomie, les
artères maxillaires internes et sphéno-palatines par voie transmaxillaire, les artères
ethmoïdales.
Chapitre III.
L'examen clinique en ORL garde en général les normes classiques de l'interrogatoire qui doit
comprendre les éléments concernant le nom, l'âge, la profession, le lieu de travail ou le milieu
d'activité.
Pour faire un bon examen objectif, il faut tenir compte de certains éléments :
1° la position du malade doit être face à l'examinateur ;
2° le malade doit avoir une position droite de son corps et de sa tête ;
3° l'examinateur doit se placer à une distance telle que la main gauche se place facilement sur
la tête du malade pour la fixer et la mobiliser dans tous les sens ;
4° le centrage et la mise au point de la lumière doit être telle que la lumière se concentre sur le
lobule nasal.
Le matériel indispensable : un réflecteur, le miroir frontal de CLAR, un miroir en aluminium,
concave, de 9-10 cm de diamètre, avec une distance focale de 20 cm, perforé d'un orifice
central dans lequel est placée une petite ampoule électrique et de 2 orifices pour assurer la
vision binoculaire. Ce miroir doit s'articuler à une plaque en plastique adaptée à la tête de
l'examinateur
En plus du miroir, l'examinateur doit se munir d'un spéculum nasal, d'un miroir pour
rhinoscopie antérieure, d’une abaisse langue, d'un porte-coton, des aiguilles et des trocarts.
L'examen objectif commence d'habitude avec la pyramide nasale. Les différentes étapes sont
les suivantes :
e) La rhinoscopie postérieure : c'est un examen indirect par lequel on utilise le miroir frontal,
le miroir pour rhinoscopie postérieure (qu'on place dans la bouche), l'abaisse-langue et le
porte-coton. On introduit le miroir, après avoir déprimé la langue à l'abaisse-langue, par la
bouche jusqu'au dos du voile du palais, ensuite on se place à 20 cm de ce miroir de manière
à ce que la lumière réfléchie par la lampe de Clar se concentre sur le petit miroir à
rhinoscopie. Ce dernier miroir réfléchit la lumière vers le haut, ce qui permet de visualiser
le rhino-pharynx avec ses parois.
Par cet examen on peut visualiser les orifices internes des trompes d'Eustache, l'amygdale
pharyngée de Luschka, les choanes, les queues des cornets inférieur et moyen.
Pour compléter l'examen des fosses nasales, on peut palper par l'intermédiaire d'un stylet
porte-coton la muqueuse des fosses nasales et du rhino-pharynx. Il est recommandé avant
de faire la rhinoscopie antérieure d'instiller des gouttes d'éphédrine à 3% dans les fosses
nasales pour en élargir la lumière.
f) L'endoscopie nasale : on peut utiliser un fibroscope souple pour examiner au microscope
opératoire les fosses nasales.
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Chapitre IV
LA PATHOLOGIE NASALE
Dans ce cours, nous nous limiterons aux maladies fréquemment rencontrées en pratique
courante.
Symptomatologie :
hémorragie nasale qui est généralement abondante,
douleurs,
obstruction nasale par les caillots sanguins ou des hématomes de la cloison,
rhinolalie fermée,
hypoacousie de transmission,
anosmie.
La radiographie est un examen systématique. A l'incidence de profil, elle montre toujours une
fracture si celle-ci existe.
Traitement :
les plaies et contusions de la face seront traitées par désinfection et suture chirurgicale
les luxations et fractures seront réduites à l'aide d'une pince introduite dans chaque narine
et immobilisée par tamponnement à l'aide des mèches introduites dans les narines ou des
tuyaux en caoutchouc. Ces tamponnements seront gardés en place pendant 2 à 3 jours.
* L'eczéma
Se rencontre au niveau du vestibule nasal, soit dans sa forme aiguë, soit dans sa forme
chronique. Il est dû aux sécrétions nasales septiques, à l'allergène de contact. Les facteurs
favorisants sont : le diabète, les facteurs nutritionnels, l'eczéma généralisé. Il se caractérise par
les démangeaisons, des brûlures, des croûtes récidivantes et des fissures qui restent souvent
rebelles à tout traitement.
* Le furoncle nasal
Se traduit par un gonflement très douloureux de l'aile du nez et de la pyramide nasale. Cette
infection est très grave parce que le système veineux de la région (v. angulaire) peut propager
l'infection vers le sinus caverneux par l'intermédiaire de la veine ophtalmique.
* Traitement des rhinites vestibulaires
Traitement local
1. Eczéma : on utilise les matières grasses pour ramollir les croûtes et la pommade aux
corticoïdes
2. Rhagade, fissure, et impétigo : solution de nitrate d'argent à 5 ou 10 %, pommade à l'oxyde
jaune de mercure.
3. Furoncle : crème antibiotique, pansement alcoolisé ou eau glacée appliquée sur le nez,
interdiction de parler et de manipuler les furoncles de peur d'envoyer un embole septique vers
le sinus caverneux (thrombo-phlébite du sinus caverneux). Pas d'incision ni drainage, attendre
l'ouverture spontanée.
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Traitement général
Antibiotiques à dose massive,
Anti-inflammatoire,
Analgésiques.
Traitement :
d'abord local
Désobstruction des fosses nasales par des gouttes désinfectantes et vasoconstrictrices. On
évitera leur utilisation chez les enfants, surtout les nouveau-nés à cause du risque de
provoquer le spasme laryngé ou les crises épileptiformes. Pour eux, on utilise des dérivés
d'imidazoline.
Vasoconstricteurs : ephédrine 2-3%, saphtazoline
Désinfectants : sels d'argent (argyrol), solutions colloïdales d'argent (protargole à1-2%,
collargol à1-2%).
Produits associant vasoconstricteurs et désinfectants : rhinogouttes, endrine gouttes, otrivine
gouttes.s
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En dehors des gouttes, on peut utiliser les inhalations et les pulvérisations (les sprays). Les
antibiotiques ne sont utilisés qu'en cas de surinfection.
Traitement général
Amélioration de la résistance générale par la pratique des sports et des exercices physiques, de
l'hydrothérapie (sauna, cure balnéo-climatique), vit. C.
Mesures hygiéniques : éviter les contacts avec les jeunes enfants.
Immunisation contre les virus du coryza (en étude).
Traitement
Traitement préventif :
stérilisation des voies génitales maternelles pendant la période pré-natale, au cours des
consultations prénatales ;
prophylaxie de CREDE qui consiste à instiller les gouttes d'une solution de nitrate d'argent
à 1% dans les narines et les yeux aussitôt après la naissance.
Traitement curatif :
désobstruction des fosses nasales par instillation de 2 à 3 gouttes de sérum physiologique
par jour dans chaque narine pour fluidifier les sécrétions, suivie de l'aspiration des
mucosités au moyen d'une poire en caoutchouc avant chaque tétée ;
les solutions vasoconstrictrices sont contre-indiquées. cependant, on peut utiliser avec
prudence à très faible dose (instillation d'une à deux gouttes de l'éphédrine à 1% dans
chaque narine ¼ d'heure avant chaque tétée)
b) Rhinite gonococcique :
Elle survient dès le lendemain de la naissance. Elle se caractérise par l'abondance de
l'écoulement nasal qui est crémeux, vert et par l'intensité des phénomènes inflammatoires qui
déterminent la rougeur du nez avec ulcération de la lèvre supérieure.
A la rhinoscopie antérieure, on constate une tendance nécrosante avec des cicatrices vicieuses,
réparatrices des lésions ulcéreuses.
Le diagnostic est établi sur base d'un examen bactériologique appuyé par l'antibiogramme
pour tester la sensibilité du germe vis-à-vis des antibiotiques.
Traitement :
Traitement préventif : comme pour la rhinite aiguë banale du nouveau-né.
Traitement curatif : antibiotiques par voies locale et générale selon les données de
l'antibiogramme.
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a) Rhinite diphtérique
La diphtérie est une maladie causée par le Bacille de Löeffler ou corynebacterium diphteriae.
La rhinite diphtérique peut prendre tous les aspects depuis la rhinite banale jusqu'à une angine
diphtérique.
Symptomatologie :
rhinorrhée mucopurulente avec fausses membranes (signes locaux)
signes généraux : fièvre, fatigue, pâleur.
La rhinoscopie postérieure montre des fausses membranes dont le prélèvement peut mettre en
évidence le bacille de Löeffler.
Complications :
paralysie du voile du palais (très fréquente),
complications respiratoires : laryngite, trachéite, broncho-pneumonie ;
oto-mastoïdite.
c) La rhinite de la scarlatine
d) La Rhinite grippale
Au cours de la grippe, on observe des rhinites, mais aussi très souvent des sinusites, des otites,
des complications pulmonaires.
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Traitement Symptomatique :
traitement local : désobstruction et désinfection des fosses nasales par instillation des
gouttes désinfectantes et vasoconstrictrices ;
traitement général : antipyrétique, vitamines pour remonter l'état général, notamment la
vitamine C.
Traitement étiologique :
de la rougeole : aucun, mais on peut mettre l'enfant sous couverture d'un antibiotique ;
de la diphtérie :
sérothérapie massive associée à l'antibiothérapie (200-500 UI/kg),
parfois des perfusions, des cardiotoniques,
traitement préventif : vaccination antidiphtérique,
traitement des porteurs sains ;
de la grippe : il n'y en a pas ;
de la scarlatine : antibiotique, plus particulièrement pénicilline G-procaïne.
L'infection chronique des fosses nasales détermine des modifications sécrétoires et anatomo-
pathologiques de la muqueuse nasale. Les rhinites chroniques se classifient en :
rhinites chroniques banales ou catarrhales,
rhinites chroniques hypertrophiques,
rhinites chroniques atrophiques.
Elle est la conséquence d'une rhinite aiguë mal soignée. On la rencontre chez les enfants avec
des végétations adénoïdes.
Symptomatologie :
le symptôme prédominant est une rhinorrhée mucoséreuse accompagnée d'un syndrome
d'obstruction nasale ;
la rhinoscopie antérieure montre une muqueuse congestionnée, œdémateuse, tapissée de
sécrétions muco-séreuses.
Traitement :
élimination des causes rhino-pharyngées qui entretiennent cette rhinite : végétations
adénoïdes, sinusites, amygdalites chroniques ;
recherche de l'allergie et traitement anti-allergique, si celle-ci est retrouvée ;
correction des carences vitaminiques : vit A, D ;
correction des troubles endocriniens s'ils existent ;
traitement médicamenteux : instillation des gouttes nasales désinfectantes et
vasoconstrictrices ;
cure balnéo-climatique (Ex. cure d'eau sulfureuse).
NB : L'utilisation au long cours des vasoconstricteurs peut déterminer une rhinite chronique
hypertrophique. Ce sont les produits qu'on considère comme des armes à double tranchant.
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Avant d'instiller les gouttes nasales, il faut procéder au mouchage pour permettre de faire
pénétrer le plus profondément possible le médicament.
Le mouchage est un acte thérapeutique très important. Un mouchage correct doit se faire en
se pinçant les narines alternativement car le pincement bilatéral simultané fera refluer les
sécrétions septiques dans les trompes d'Eustache, ce qui peut entraîner les otites moyennes.
La succession des rhinites aiguës non traitées provoque à la longue une hyperplasie muqueuse
qui se transforme en tissu scléreux hypertrophique qui est plus évident au niveau du cornet
inférieur.
Etiologie
De nombreux facteurs étiologiques ont été identifiés, le terrain joue un rôle important :
diabète, insuffisance hépatique, période des menstruations, ménopause, troubles endocriniens,
effets secondaires de certains médicaments tels que les antihypertenseurs (ex. le Serpasil).
D'autres facteurs sont aussi incriminés :
l’obstruction du drainage nasal par hypertrophie adénoïdienne ou tumeur rhino-
pharyngienne ;
les troubles vasomoteurs de la muqueuse ;
l’irritation chronique de la muqueuse par la fumée de tabac, les poussières, les produits
chimiques, les toxines infectieuses ;
les conditions atmosphériques comme les températures extrêmes, l'excès d'humidité ;
l'allergie infectieuse.
Symptomatologie
Le signe principal est l'obstruction nasale permanente qui s'accompagne d'une anosmie
mécanique. Au début, l'obstruction alterne d'un côté à l'autre. Plus tard, elle devient
permanente, importante et en général bilatérale.
- La rhinorrhée est muqueuse, incolore, rarement purulente, elle est antérieure et postérieure,
vers rhino-pharynx.
- Les autres signes sont : le reniflement, une dacryocystite (infection du sac lacrymal), une
pharyngite secondaire.
La rhinoscopie met en évidence, soit une hypertrophie congestive de la muqueuse avec des
cornets turgescents, rouge-bordeaux, soit une hypertrophie hyperplasique avec une muqueuse
fibreuse, grisâtre, d'aspect scléreux.
Traitement
C'est le même que celui de la rhinite chronique banale mais, quand l'hypertrophie est
importante et rebelle à toute tentative thérapeutique, on recourt à d'autres procédés:
cautérisation intraparenchymateuse du cornet inférieur (à l'aide d'un électrocautère) sans
réséquer la muqueuse nasale ;
résection de la queue des cornets avec l'anse en cas d'hypertrophie postérieure du cornet
inférieur, rarement du cornet moyen ;
application du laser au CO2 ;
turbinectomie (exérèse de la berge inférieure du cornet inférieur et de la partie
hypertrophiée de l'extrémité postérieure de ce cornet) ;
cryothérapie par l'application à l'aide d'une sonde de l'azote liquide sur la muqueuse, ce qui
entraîne une destruction partielle de cette muqueuse.
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Les rhinites atrophiques peuvent être accompagnées ou non d'une odeur désagréable. Dans le
premier cas il s'agit d'un ozène. Elles se caractérisent par la pâleur et l'atrophie de la
muqueuse nasale. Le calibre des fosses nasales s'agrandit. Dans la plus part des cas, elles
s'accompagnent d'une pharyngite atrophique.
Etiologie
Elle n'est pas connue avec certitude, ce qui explique la multiplicité des théories. Ainsi, ont été
évoqués:
les facteurs environnementaux : milieu ambiant et professionnel ;
la théorie endocrinienne se basant sur la fréquence élevée de l'affection chez la femme à
l'âge de puberté ;
l'infection de la muqueuse nasale, aiguë ou chronique, banale ou spécifique ;
les carences vitaminiques, notamment en vitamines A et D.
L'affection est plus fréquente chez les Jaunes que chez les Blancs et plus fréquente chez les
Blancs que chez les Noirs. Il existe des concentrations géographiques : Europe de l'Est, Inde.
Clinique
L'affection intéresse souvent la femme, vers la puberté, qui présente souvent :
- un visage typique, aplati et large,
- une sensation de sécheresse au niveau du nez et de la gorge,
- une anosmie par atrophie de la zone olfactive,
- une obstruction nasale (paradoxale), de type fonctionnel,
- la céphalée frontale.
Dans l'ozène, la malade dégage une odeur repoussante qui entrave la vie sociale. Et à
l'examen objectif, on met en évidence parfois un nez rempli de croûtes jaune-verdâtres ou
brun-noires.
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Traitement
Traitement médical
* local :
nettoyage des fosses nasales par des irrigations plusieurs fois par jour avec du sérum salé et
par l'introduction de gros tampons de coton imprégnés de pommade grasse ;
application locale de gouttes nasales huileuses, d'émulsions ou de pommades. Solution
proposée : 1gr d'iode + 2gr de KI + 30 gr de glycérine ;
application locale des vitamines A et D ;
1. inclure sous la muqueuse nasale du tissu auto ou homologue prélevé sur une autre personne
(fréquemment des cartilages ou d'os)
a. 1. TBC ulcéro-caséeuse
Le plus souvent, elle est secondaire à une dissémination hématogène d'une TBC pulmonaire à
la dernière période. Elle se présente sous forme d'une ulcération au niveau de muqueuse
nasale. L'ulcération peut perforer la cloison. Parfois, la TBC primitive des fosses nasales se
présente comme un tuberculome, c'est-à-dire sous forme tumorale au niveau de la cloison,
plus précisément de la tâche vasculaire de Kiesselbach. Cette tumeur peut s'ulcérer.
C'est une forme primitive de la TBC nasale qui se localise souvent à la partie antérieure ou
postérieure des fosses nasales. Il est le plus souvent associé à un lupus cutané. Le Bacille de
Koch se greffe sur la muqueuse nasale, le plus souvent à l'occasion d'une érosion de la
muqueuse consécutive au grattage. Le malade présente une rhinite atrophique croûteuse et
d'autres lésions de dermatose vestibulaire dont les fissures ayant favorisé l'inoculation. Très
souvent, c'est sous une croûte que l'on découvre la première localisation du lupus. Plus tard,
ce dernier va gagner les téguments après avoir débordé en surface au niveau de l'aile du nez
ou traversé celle-ci. Ensuite, il progresse en congestionnant le lobule du nez et s'étend vers la
joue ; le lupus se propage aussi au niveau des muqueuses.
Le diagnostic repose sur la culture et la biopsie.
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b) La syphilis nasale
La syphilis passe par les trois stades : primaire, secondaire et tertiaire. La syphilis au stade
primaire et secondaire est très rare. Cependant, elle est fréquente au stade tertiaire et tend à
devenir de plus en plus rare. La syphilis tertiaire apparaît chez les malades mal ou
insuffisamment traités.
Traitement :
traitement local dans la syphilis tertiaire, c.à.d. chirurgie reconstructive des séquelles,
traitement général : la pénicillinothérapie (péni G-procaïne ou mieux extencilline).
c) Le rhinosclérome
C'est une affection générale des voies respiratoires causée par le bacille de FRISCH
(Klebsiella Rhinoscleromatis). Cette affection se rencontre en Europe de l'Est, Afrique du
Nord, Amérique centrale, Amérique du Sud, Asie.
Le rhinosclérome est une affection infectieuse chronique, contagieuse, caractérisée par une
rhinite chronique, une infiltration qui s'étend depuis le nez jusqu'aux bronches.
Symptomatologie : le début est marqué par une rhinite chronique avec sécrétions purulentes,
croûtes et épistaxis. La muqueuse nasale s'épaissit, devient irrégulière et forme des plaques
hypertrophiques qui gagnent les voies aériennes jusqu'à la trachée et aux bronches. Le nez
augmente de volume ("Nez de Tapir"). La cicatrisation se fait au prix des cicatrices étendues.
d) La lèpre
C'est une affection tropicale et subtropicale causée par le bacille de Hansen (Mucobacterium
Leprae). Elle se caractérise par une évolution lente.
Symptomatologie :
épaississement nodulaire dans le vestibule nasal avec une rhinite accompagnée de sécrétions
abondantes, fétides et des croûtes abondantes. Les granulomes lépreux peuvent intéresser
aussi les régions de voisinage qui peuvent perdre la sensibilité.
A l'examen objectif, le premier symptôme, c'est l'infiltration de la muqueuse avec une
margelle nette (bord net) et pâleur de la muqueuse aux alentours. Ensuite apparaissent des
ulcérations avec résorption de la pyramide nasale. Les cicatrices et les pertes de substances
modifient l'aspect du visage qui prend l'aspect de « mufle léonin ». On note la disparition
des sourcils et la présence des nodules sur le pavillon de l'oreille.
Diagnostic :
anamnèse : le diagnostic repose sur l'anamnèse qui relève une notion de contage avec un
lépreux ;
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Traitement :
On donne la DDS = Diamino-diphényl sulfone. Les tuberculostatiques (Rifamycine).
Chirurgie plastique pour réparer les séquelles.
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Chapitre V :
LES SINUSITES
Définition : on appelle sinusite toute inflammation ou infection localisée dans les cavités
annexes des fosses nasales ou sinus.
a) Critère anatomique :
sinusites antérieures :
frontale,
ethmoïdale antérieure,
maxillaire.
sinusites postérieures :
ethmoïdale postérieure,
sphénoïdale.
b) Critère pathogénique :
rhinogènes,
odontogènes.
c) Critère évolutif :
aiguës,
chroniques.
Etiologie
La cause déterminante est le germe microbien. Les microbes pathogènes sont le plus souvent
des virus, mais aussi le pneumocoque, l’hemophilus influenzae, le streptocoque hémolytique,
le staphylocoque, l’Escherichia coli, rarement l’infection est mixte, elle peut être également
mycotique. Cependant, il existe des facteurs favorisants tels que : les facteurs climatiques (le
froid, l’humidité et spécialement les changements brusques de température), l'obstruction
nasale aiguë ou chronique déterminée par des causes diverses (végétations adénoïdes, rhinites,
déviation de la cloison nasale, etc.).
Dans les sinusites odontogènes, la cause est la propagation par contiguïté, vers les sinus, de
l'infection apicale des dents antrales (deuxième prémolaire, première et deuxième molaires
supérieures).
L'infection peut également atteindre les sinus par voie indirecte à travers une brèche
fracturaire du maxillaire supérieur.
5. 1. SINUSITES AIGUËS
Symptomatologie
a) Le maître symptôme est la douleur qui est localisée différemment selon les sinus affectés :
à la fosse canine et à la région sous-orbitaire dans la sinusite maxillaire ;
au niveau de l'angle supéro-interne de l’œil dans les sinusites frontales où elle
s'accompagne d'une céphalée intense (frontale) ;
à l'angle interne de l’œil dans les sinusites ethmoïdales ;
les douleurs sont rétro- oculaires dans les sinusites sphénoïdales où elles s'accompagnent
d'une céphalée profonde, occipitale.
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C'est une douleur intense, pulsatile, irradiant vers l'orbite, voire à toute l'hémiface
homolatérale, majorée par la position déclive, les efforts, la toux. C'est une douleur
insomniante, plus prononcée dans l'après-midi et diminuée la nuit.
A l'examen objectif :
la palpation met en évidence une fièvre de 38 à 39°C, une sensibilité au point
correspondant au sinus intéressé ;
la rhinoscopie antérieure montre une muqueuse oedématiée, enflammée et l'issue du pus au
niveau du méat où s'ouvre l'orifice du sinus malade ;
la rhinoscopie postérieure retrouve du pus surtout dans la sinusite sphénoïdale où la
rhinorrhée est postérieure.
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Explorations paracliniques
Radiographie : la Radiographie à blanc selon les incidences de BLONDEAU, profil et
axiale de HIRTZ, met en évidence un voile, une opacité non homogène, rarement un niveau
liquide.
Evolution et complications
L'évolution dépend des moyens de défense de l'organisme et du traitement appliqué. Les
sinusites aiguës peuvent passer à la chronicité. Les complications se rencontrent dans les
formes aiguës mal soignées ou ignorées, ou à l'occasion d'une poussée d'acutisation de la
forme chronique (d'exacerbation).
Complications loco-régionales :
a) orbitaires :
fluxions ou abcès palpébraux ;
abcès sous-périostés ;
phlegmons et cellulites orbitaires,
b) oculaires :
kératite infectieuse,
uvéite,
névrite optique rétrobulbaire,
décollement de la rétine d'origine inflammatoire,
troubles de l'oculo- motricité,
c) crâniennes :
ostéites,
méningites,
abcès intra-crâniens (extraduraux, sous-duraux, intra-cérébraux)
thrombophlébite du sinus caverneux et du sinus longitudinal supérieur ;
d) auriculaires :
otite moyenne aiguë.
Traitement
a) Si la sinusite est d'origine dentaire, la maladie sera traitée par le dentiste (traitement d'abcès
de la racine, extraction d'une dent cariée).
b) Si la sinusite est d'origine nasale :
Traitement local :
désinfection et décongestion de la muqueuse nasale. On peut utiliser des gouttes nasales
antiseptiques et vasoconstrictrices. Les décongestionnants sont importants pour permettre
la perméabilité des ostia. On peut utiliser les aérosols ou spray (colluspray néomyn ou
lémocin) ;
inhalation (fumigation) : synthol liquide ou la solution : 100 gr alcool à 60% + 4 gr
menthol ; R/ 1cc /verre d'eau bouillante ;
application de l'eau chaude sur le sinus malade, application des rayons infrarouges
(physiothérapie des micro-ondes).
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Enfin, en cas d'échec de ces traitements, on peut recourir aux ponctions-lavages des sinus
avec la solution physiologique dans laquelle on a mis des antibiotiques à large spectre et des
corticoïdes. La ponction ne se fera pas dans la phase de début. Elle se fera quelques jours
après application du traitement local et du traitement général.
Traitement général :
antibiothérapie à large spectre ou mieux déterminée par antibiogramme ;
analgésiques et des décongestionnants (Dénoral, Rhinoferbal, Sinutab, Rinomar) ;
anti-inflammatoires.
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5. 2. Sinusites Chroniques
Les poussées aiguës récidivantes des sinusites passent de la période aiguë à la chronicité. La
muqueuse des sinus est soumise à des altérations répétées. Elle devient épaisse, œdémateuse,
gélatiniforme. Le polymorphisme microbien explique le peu de succès du traitement par voie
générale.
Etiologie
Les causes qui favorisent le passage à la chronicité sont :
le mauvais drainage des sinus,
les fréquentes réinfections.
Symptomatologie
Symptômes subjectifs : sont moins intenses que dans les sinusites aiguës. la douleur
devient discontinue, parfois remplacée par une sensation de lourdeur de la tête. le malade
se plaint d'une rhinorrhée purulente, fétide, unilatérale, une obstruction nasale unilatérale
du côté malade, de la céphalée et d'une fatigue générale.
A l'examen objectif, on peut parfois mettre en évidence une fistule cutanée en regard du
sinus malade, la sensibilité des points sinusaux à la palpation.
la rhinoscopie antérieure montre des sécrétions purulentes fétides qui coulent au niveau du
méat moyen, un aspect congestionné de la muqueuse nasale avec parfois un œdème
localisé au niveau du méat moyen sous fourme d'un bourrelet (Oedème de KAUFMAN).
La ponction du sinus révèle la présence du pus et confirme le diagnostic. L'exploration
dentaire peut mettre en évidence une dent minée par la carie, un chicot, etc.
La radiographie de face montre une opacité intense, homogène, du sinus atteint ; un
épaississement en cadre de la muqueuse, l'absence des lésions osseuses.
Parfois, on recourt à l'échographie ou à la tomodensitométrie.
Evolution et complications
L'évolution est traînante, parfois émaillée des complications qui sont les mêmes que celles des
sinusites aiguës.
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Traitement
Le traitement d'une sinusite chronique est toujours chirurgical. Devant la persistance des
signes cliniques, on recourt d'abord à des ponctions-lavages des sinus. On peut répéter jusqu'à
dix fois. En cas d'échec de ce traitement, on pratique la cure chirurgicale.
Sinusite maxillaire : opération de CALDWEL-LUC : L'intervention de CALDWEL-LUC
consiste à la trépanation du sinus maxillaire par la fosse canine, suivie de l'établissement
d'une contre-ouverture nasale au niveau du méat inférieur. Ensuite, on curette la muqueuse
sinusienne avec toutes les fongosités. On introduit une mèche dans la cavité sinusienne et
on referme la plaie de l'incision. La mèche sera retirée dans les 48 heures.
Pour les sinusites frontales :opération d'OGSTON-LUC : on ouvre le sinus par la bosse
frontale, on curette la muqueuse sinusienne et on assure le drainage par un nouveau canal
fronto-nasal creusé en traversant l'ethmoïde.
Dans les sinusites ethmoïdales, on aborde le sinus par voie nasale ou par voie transcutanée
et on curette toutes les cellules ethmoïdales qui sont pleines de formation polyploïdes.
Pour la sinusite sphénoïdale ; on utilise la voie endonasale. Après avoir réséqué le cornet
moyen, on ouvre le sinus à la pince gouge et on curette les fongosités de la muqueuse avec
prudence en raison de la fragilité de la paroi qui sépare le sinus du canal optique.
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Chapitre VI :
ALLERGIE RHINO SINUSIENNE
Définition :
L'allergie peut être définie comme un phénomène d'ordre immunopathologique qui se
caractérise par une réaction particulière exagérée, spécifique, acquise par la suite d'une
sensibilisation à une substance hétérogène qui provoque l'apparition des anticorps
spécifiques. Cette substance hétérogène qui provoque l'allergie s'appelle antigène et se trouve
dans le milieu ambiant avec lequel l'organisme vient en contact.
Pathogénie :
Premier contact avec l'antigène (allergène)
Captation de l'allergène par les macrophages
Transmission de l'information aux lymphocytes B
Différenciation des lymphocytes B en plasmocytes
Production des anticorps IgE
Fixation des IgE sur les mastocytes
Deuxième contact avec l'allergène : fixation de l'allergène sur les sites récepteurs des IgE
établissant le pontage.
Pontage induit en signal de membrane qui provoque la dégranulation des mastocytes avec
libération d'amines vaso-actives (histamine, sérotonine, SRLM, ECFA, PAF) responsables
des manifestations allergiques observées.
Symptomatologie
Elle se rencontre soit sous forme purement allergique, soit sous forme infectieuse et
allergique, soit sous forme purement infectieuse lorsque l'agent infectieux lui-même est
l'allergène.
Les manifestations principales de la crise allergique nasale sont :
éternuement prolongé en salves,
rhinorrhée aqueuse ;
obstruction nasale due à l’œdème réactionnel de la muqueuse ;
anosmie ou hyposmie transitoire ;
céphalée ;
congestion oculaire avec larmoiement ;
prurit nasal (signe très évocateur).
La rhinoscopie antérieure montre une muqueuse oedématiée et congestive à la fois, pouvant
prendre une teinte blanc-laiteuse.
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Dans la forme chronique, les crises se perpétuent, le malade présente une obstruction nasale
avec hypertrophie de la muqueuse et présence, dans le méat moyen, des polypes qui traduisent
un œdème chronique.
L'allergène est le pollen apparaissant au printemps et en automne dans les pays tempérés
(Pollinose). La maladie est souvent héréditaire. C'est une allergie par inhalation.
Clinique : le malade présente la symptomatologie typique décrite ci-haut, dans ces périodes
quand les pollens des fleurs sont présents dans l'atmosphère. Dans les périodes froides,
l'individu est sain et ne présente aucun signe de la maladie.
6. 2. RHINITES ALLERGIQUES APÉRIODIQUES :
Elles sont produites par des allergènes qui se trouvent tout le temps dans l'atmosphère
ambiante. Les plus connus des allergènes qui produisent l'allergie apériodique sont :
les poussières : poussières du sol, des animaux,
Les champignons ou moisissures,
les poils d'animaux,
les acariens,
certains les aliments : poissons, fraises, œufs, laits, farine.
les allergènes professionnels : ex. les boulangers, les menuisiers, les coiffeurs (les cheveux
et la pellicule)
Dans cette sorte d'allergie, l'obstruction nasale est presque permanente, la sécrétion devient
visqueuse. Les crises typiques sont moins évidentes.
Diagnostic :
il repose sur
- l'histoire clinique typique,
- la cytologie de sécrétions nasales qui montrent la présence des
éosinophiles ;
- l'hémogramme et la formule sanguine qui montrent une éosinophilie
élevée ;
- les tests cutanés intradermiques ;
- les tests intranasaux (épreuve de provocation nasale aux allergènes) ;
- le taux d'IgE sérique ;
- le radio-allergo-sorbent test (RAST) et le Radio- immuno- absorbtion test
(IgE total ou RIST) ;
- le pouvoir histamino-pexique du sérum ;
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Traitement :
a) Action sur l’allergène : changement de literie, de lieu de résidence, de métier, suppression
des certains cosmétiques.
b) Action sur la synthèse des anticorps :
Le meilleur traitement est un traitement causal, c à d la désensibilisation spécifique.
Une fois que l'allergène est identifié avec certitude, on réalise une hyposensibilisation
spécifique de l'organisme vis-à-vis à cet allergène en injectant en sous cutané ou en
intradermique à des doses infinitésimales de plus en plus croissantes de cet allergène au
patient. Quand l'allergène est inconnu, on procède à une polydésensibilisation ou à une
désensibilisation non spécifique (méthode de Besredka).
c) Action sur la libération des amines actives :
-le lomusol (chromoglycate sodium) inhibe la libération des substances vaso-actives
(Histamine, sérotonine) par les plasmocytes en stabilisant leurs membranes. On peut le
donner par voie locale ou générale.
- les corticoïdes.
d) Action sur les effets de la libération des amines actives :
les antihistaminiques de synthèse : Prométhazine (phénergan), chlorphéniranine, Avil ;
corticoïdes surtout à usage locale (intranasal) : Triaminic ;
changement de métier ou de milieu ;
lomusol (chromoglycate sodium) inhibe la libération des substances naso-actives
(histamine, sérotonine) par les plasmocytes. On peut le donner par voie locale ou générale ;
Chapitre VII :
I. PHYSOPATHOLOGIE
Le stade cellulaire de l’inflammation est marqué par l’afflux de nombreuses cellules qui, à
leur tour, libèrent des médiateurs entretenant le phénomène. Cette explication sommaire
permet de comprendre les implications thérapeutiques.
II. LA CLINIQUE
Le début peut être rapide à l’occasion d’une rhinite d’apparence banale ou au contraire très
progressif sur des mois, voire des années.
Trois symptômes essentiels forment la symptomatologie nasale :
- l'obstruction nasale progressive uni ou bilatérale,
- l’anosmie ou l’hyposmie avec agueusie (perte ou diminution du goût),
- une rhinorrhée séreuse ou séro-muqueuse souvent associée à des douleurs ou à des
pesanteurs faciales ne reconnaissant aucune systématisation.
A ces trois signes, il faut ajouter :
- un épiphora : larmoiement s’accompagnant de l’écoulement des larmes sur la joue
(lagophtalmie),
- ronflement,
- rhinolalie fermée.
Chez l'enfant, il peut y avoir élargissement du squelette nasal réalisant le faciès de grenouille.
- L'obstruction des ostia sinusiens peut entraîner une sinusite chronique.
- La rhinoscopie antérieure ou mieux l’endoscopie nasale (examen clé) faite avec ou
sans vasoconstricteur fait découvrir une ou plusieurs excroissances charnues, grains
de raisin, œdémateuses, translucides, lisses et régulières, de couleur jaune-rosé ou
gris-pâle, recouvertes d’une muqueuse fine. Elle précise leur implantation et
l’existence d’une éventuelle surinfection. Elle se termine par un examen du cavum.
- Les examens radiologiques complètent les données de l’endoscopie.
- La TDM est l’examen essentiel si une chirurgie est envisagée.
1. Traitement médical :
Principes
La PNS bilatérale étant un état inflammatoire chronique de la muqueuse avec souvent de très
nombreux éosinophiles dans le tissu, la corticothérapie constitue le traitement le plus
efficace pour cette maladie. La voie générale est la plus efficace mais comporte des contre-
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indications. Ainsi, la voie locale dont la tolérance permet son utilisation prolongée est plus
utilisée.
- Corticoïdes locaux :
Tixocortol : PIVALONE®
Beclométasone: BECONASE®/ALDECINE®
Prednisolone: SOLUCORT®
- Corticoides généraux:
Bétaméthasone: BETNESOL®
Bétaméthasone: CELESTENE®
Prednisone: CORTANCYL®
Methyl prednisolone: MEDROL®
Prednisolone: SOLUPRED®
Autres traitements médicaux
- Les antihistaminiques,
- la crénothérapie aux eaux soufrées pour désinfecter et aux eaux
bicarbonatées pour réduire l’inflammation,
- les antibiotiques pour traiter une infection.
2. Traitement chirurgical
- La polypectomie : pour libérer les fosses nasales et améliorer la respiration, mais les
récidives sont fréquentes. On utilise le serre- nœud sous contrôle de la rhinoscopie antérieure
pour réaliser cette intervention,
- Autres interventions dans le but d’améliorer l’anatomie naso-sinusienne et notamment
ethmoïdale : trépanation des sinus pour les rendre accessibles à un traitement local :
- l’évidement ethmoïdal le plus souvent total et bilatéral,
- une éventuelle nasalisation qui associe l’évidement ethmoïdal à l’ouverture du sinus
maxillaire (méatotomie moyenne) et du sinus sphénoïdal.
- Le traitement chirurgical sera toujours appuyé par le traitement médical : corticoïdes
locaux essentiellement, antibiotiques.
IV.FORMES CLINIQUES
2. La polypose unilatérale
La présence de plusieurs polypes dans une fosse nasale est plus rare. Ceci peut se voir au
début avant que l’affection ne devienne bilatérale. Il se pose alors des problèmes
diagnostiques avec une méningocèle ou une méningo-encéphalocèle que seule l’IRM
confirmera.
Les papillomes inversés d’aspect bourgeonnant peuvent être accompagnés d’une polypose
nasale réactionnelle.
Le polype sentinelle réactionnel à une tumeur maligne sous-jacente peut être retrouvé. La
TDM et l’IRM peuvent confirmer ce diagnostic.
Elles correspondent à une pathologie diffuse de la muqueuse naso-sinusienne qui peut être
isolée ou s’intégrer dans une atteinte plu générale des voies respiratoires.
Elle s’installe souvent après une évolution plus ou moins prolongée, marquée parfois par une
rhinite chronique associant obstruction nasale, rhinorrhée aqueuse et éternuements. La
constatation d’une anosmie constitue un signal d’alarme de grande valeur.
Les polypes sont généralement bien visibles lors de l’endoscopie nasale. Suivant leur
développement, on distingue trois stades :
stade 1 : les polypes se limitent au méat moyen ;
stade 2 : la polypose atteint le niveau d’insertion du cornet inférieur ;
stade 3 : les polypes atteignent le plancher de la fosse nasale.
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Si les tests de provocation effectués toujours avec prudence le confirme, il est contre-indiqué
de donner de l’aspirine à un malade soufrant de la polypose naso-sinusienne au risque de le
voir plonger dans un état de mal asthmatique. Il en est de même d’autres anti-inflammatoires
non stéroïdiens (AINS).
Le traitement consiste à l’induction d’une tolérance à l’aspirine. Après 10 jours de période
réfracteur, on donne l’aspirine au long cours. La pulvérisation nasale d’acétyl salicylate de
lysine repose sur le même principe.
La polypose est fréquente dans la mucoviscidose (1 malade sur 3) à cause des altérations de
l’activité muco-ciliaire. A l’inverse, la polypose naso-sinusienne peut révéler la
mucoviscidose dans 10% de cas et un test de la sueur doit être fait systématiquement chez tout
enfant ayant une PNS.
Le traitement est la corticothérapie après chirurgie.
Rare, il est responsable des infections chroniques de voies aériennes débutant très tôt dans la
vie à cause des perturbations de l’activité ciliaire. A l’âge adulte, il s’y ajoute une infertilité.
e. Syndrome de YOUNG
CHAPITRE VIII :
Les tumeurs du nez et des sinus sont relativement rares, mais se caractérisent par leur grande
diversité anatomopathologique ; on distingue les tumeurs bénignes et les tumeurs malignes.
1. CLASSIFICATION ANATOMOPATHOLOGIQUE
Le tableau suivant nous donne les formes anatomopathologiques des tumeurs nasales et
sinusiennes.
Tumeurs malignes Tumeurs bénignes
- Carcinome épidermoïde - Papillome
- Esthésioneuroblastone - papillome inversé
- Mélanome - schwannome
- Sarcomes : - méningiome
Sarcome de KAPOSI - chordome
Rhabdomyosarcome - hémangiome
Chondrosarcome - tumeurs osseuses et dentaires :
Fibrosarcome ostéome
Angiosarcome dysplasie fibreuse
Hémangiopéricytome améloblastome
Tumeurs des glandes salivaires - fibrome naso-pharyngien
Carcinome adénoïde kystique
Carcinome mucoépidermoïde
Adénocarcinome
- Métastases
- Tumeurs rares
1°.LES PAPILLOMES
Ils peuvent être rencontrés dans les fosses nasales comme dans les sinus.
Leur traitement est chirurgical, mais avec possibilité des récidives.
2°.LES SCHWANNOMES
Rares, ils peuvent être associés à d’autres schwannomes dans le cadre de la maladie de Von
Recklinghausen.
Leur traitement est chirurgical.
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Ce sont des formations pseudo-kystiques expansives des sinus de la face dont la paroi est
constituée par la muqueuse plus ou moins modifiée de la cavité sinusienne et dont le contenu
est un liquide aseptique, épais et gluant.
Elles peuvent se développer dans n’importe quelle cavité sinusienne : fronto-ethmoïdale
antérieure le plus souvent, sphénoïdale, maxillaire, à la suite d’un blocage des voies de
drainage des sinus, le classique blocage ostial consécutif à une sinusite chronique, à un
traumatisme facial, à une polypose naso-sinusienne, à un acte iatrogène.
1. Clinique :
- Début asymptomatique, mais si elle se développe sur une sinusite chronique, on retrouvera
la symptomatologie rhinologique de celle-ci.
- Plus tard apparaissent les douleurs faciales, de siège inter, sous ou sus orbitaire, parfois
mal localisées.
Le diagnostic est rarement posé à la suite de ce tableau clinique douloureux, mais le plus
souvent au moment de leurs trois principales complications :
- l’extériorisation de la mucocèle sous la paroi, sous la cavité orbitaire, sous les téguments
de la face ou vers l’endocrâne, suivie de compression cérébrale ;
- la rupture de la mucocèle :
• vers la cavité orbitaire avec un blocage oculomoteur brutal (ptosis + strabisme externe) et
douloureux et stase papillaire imposant un traitement d’urgence ;
• vers la joue avec signes inflammatoires locaux ;
• vers l’endocrâne avec risque de complications méningo-encéphaliques majeures ;
- l’infection de la mucocèle : rare, mais très grave, d’où l’importance d’un diagnostic rapide.
2. Examens complémentaires
• scanner de la face : il montre une opacité sinusienne, une extension vers l’orbite, la fosse
cérébrale antérieure ;
• IRM : elle révèle un hyposignal (cavité sinusienne) ou un hypersignal (mucocèle
protidique).
3. Traitement :
- Préventif :
bien traiter efficacement, la pathologie rhino-sinusienne chronique et veiller à bien aérer
les cavités opérées,
surveillance prolongée, clinique et radiographique, des cavités opérées.
- Curatif :
Il est impérativement chirurgical :
• marsupialisation de la cavité mucocélique dans la filière nasale
• élimination des facteurs étiologiques,
• surveillance à long terme, clinique et radiologique, afin de surprendre la
récidive de la mucocèle précocement.
C’est le polype saignant de la puberté masculine qui est très rare mais remarquable par son
épidémiologie, certaines particularités cliniques et les problèmes thérapeutiques qu’il pose.
Il survient chez les garçons en période de la puberté vers l’âge de 10 à 18 ans, plus volontiers
dans certaines zones géographiques. C’est donc la tumeur de la puberté masculine (Sebileau)
Il se développe toujours le long du trajet de migration embryonnaire du cornet inférieur, ce
qui suggère qu’il puisse correspondre à un reliquat des tissus n’ayant pas migré.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 57 C.T. Dr KAPOLI
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1. Anatomie pathologique
Macroscopiquement, la tumeur apparaît comme une masse unique ou lobulée, rosée, de
consistance dure, mais non sans élasticité. La tumeur pousse des prolongements
caractéristiques. Elle ne s'ulcère pas et ne donne pas des métastases. Le caractère fondamental
du fibrome est d'être une tumeur vasculaire.
2. Symptomatologie
La tumeur nait au pourtour choanal et se manifeste d’abord par les signes d’appel
habituellement rhinologiques.
Au début l'affection se manifeste par un coryza chronique avec :
- rhinorrhée purulente unilatérale,
- obstruction nasale unilatérale avec rhinolalie fermée,
- quelques épistaxis souvent minimes, mais répétées, parfois abondantes.
Plus tard apparaissent les signes de l’extension tumorale vers les parties molles de la face et
de l’endocrâne :
- déformation jugale et palatine ;
- extériorisation à la narine ;
- signes ophtalmologiques et visuels par atteinte orbitaire où du sinus caverneux ;
- hypoesthésie du V, voire céphalées.
Les rhinoscopies antérieure et postérieure retrouvent vite une masse obstructive violacée
parcourue par un lacis vasculaire.
3. Explorations paracliniques
- La TDM du massif facial en coupes axiales et coronales apprécie le volume tumoral et son
extension à la base du crâne,
- L’artériographie précise les pédicules nourriciers provenant souvent de la carotide externe,
mais parfois aussi de la carotide interne,
- Pas de biopsie en dehors du contexte opératoire.
4. Traitement
Il repose sur l’embolisation des pédicules artériels par voie endocavitaire suivie d’une
chirurgie d’exérèse par voie para-latéro-nasale ou par voie de Degloving parfois complétée
par un abord neurochirurgical.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 58 C.T. Dr KAPOLI
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Traitement :
- exérèse large de la tumeur par voie trans-faciale sans geste ganglionnaire systématique du
fait de la faible diffusion métastatique ganglionnaire ;
- radiothérapie complémentaire en cas d’exérèse limite ou de récidive.
Evolution :
Plus souvent fatale. La survie à 5 ans est de 11% et à 10 ans de 0,5%.
- Les signes révélateurs sont dépourvus de spécificité. Ces tumeurs débutent souvent par une
sémiologie rhinologique (70% des cas), mais les signes orbitaires (15% des cas),
neurologiques (10%), faciaux (6%) ne sont pas rares dans l’évolution.
- L’endoscopie nasale (fibroscopie) découvre une tumeur polypoïde friable et saignante,
grisâtre ou gris-rougeâtre, obstruant la fosse nasale.
- Les bilans morphologique (TDM plus IRM) et ophtalmologique permettent d’apprécier
l’extension tumorale, en particulier vers l’endocrâne à travers la lame criblée de l’éthmoïde.
- La palpation cervicale recherche les métastases ganglionnaires présentes dans 20 % de cas.
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TRAITEMENT
- Chimiothérapie : son efficacité a été prouvée
- Radiothérapie : on administre les doses de 60-70 Gy de cobalt 60
- Chirurgie : en cas d’atteinte de la lame criblée ; on fait la chirurgie par les voies d’abord
O.R.L, transfaciale et neurochirurgicale (voie sous frontale)
PRONOSTIC
Il dépend de l’importance de l’extension tumorale.
3° les tumeurs malignes du sinus maxillaire
Les carcinomes épidermoïdes du sinus maxillaire représentent 70% des cancers naso-
sinusiens et 70% de ces carcinomes. Ils se caractérisent par :
- une prépondérance masculine 75% des cas
- l’absence d’intoxication alcoolo-tabagique, notoire comme ce que l’on observe dans les
carcinomes des VADS.
SYMPTOMATOLOGIE
Elle est naso-sinusienne :
- épistaxis même minime,
- douleur faciale,
- signes bucco-dentaires,
- signes orbitaires.
EXPLORATIONS PARACLINIQUES
La RX, la TDM, la biopsie avec analyse histopathologique aident à établir le diagnostic et
précisent l’extension tumorale.
TRAITEMENT
- la chimiothérapie : on donne l’association des antimitotiques : cisplatinum et 5-
fluorouracile en cure continue sur 4-6jours toutes les 4 semaines. Si au bout de 3 semaines il
n’y a pas de changement, il convient de modifier le protocole thérapeutique en associant la
chirurgie à la radiothérapie.
- La chirurgie : c’est une chirurgie à visée curative : résection partielle ou subtotale des
maxillaires supérieurs qui seront suivie de la chirurgie plastique visant à corriger les défets
osseux.
- La radiothérapie : à visée curative, soit on donne 60-70Gy, soit on donne une dose à visée
complémentaire.
EVOLUTION
La survie à 5 ans varie en fonction de la taille de la tumeur : 40-50% pour les lésions sans
ostéolyse faciale, pour les lésions avec ostéolyse faciale.
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SYMPTOMATOLOGIE
Les signes d’appel sont essentiellement rhinologiques, faciaux et orbitaires. La déformation
faciale est rare. Son siège électif est interorbitaire avec distension nasale et soufflure des os
propres du nez.
Le palper est alors souvent douloureux.
L’examen rhinologique doit être fait à l’optique après rétraction de la muqueuse nasale à la
Xylocaïne Naphtazolinée.
Un polype peut masquer la tumeur.
La TDM au mieux compléter par l’IRM apprécie les extensions nasales et vers la base du
crâne.
TRAITEMENT
Il associe radiothérapie, chimiothérapie (cisplatinum et 5-fluoruracile) et chirurgie : on
pratique une ethmoïdectomie totale parfois associée, en cas d’extension à la lame criblée, à
une voie d’abord neurochirurgicale de l’étage antérieur base du crâne.
La radiothérapie est conçue soit à visée curative (65 à 70 Gy), soit à visée complémentaire,
après un acte chirurgical.
Pour la chimiothérapie, on donne l’association cisplatinum et 5-fluoruracile en cures
continues sur 4 à 6 jours toutes les trois semaines.
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I.1. ANATOMIE
1/ LA DYSPHAGIE
La dysphagie est un symptôme qui traduit une difficulté de la déglutition mécanique ou
douloureuse. Devant la dysphagie, le spécialiste doit rechercher les causes qui peuvent
produire cette dysphagie au niveau de la bouche, du pharynx, de l'orifice supérieur du larynx,
et de l’œsophage.
4° Dans l’œsophage
L’œsophage sera examiné après avoir exclu d'autres origines. Les lésions pouvant déterminer
la dysphagie peuvent être inflammatoires (œsophagite aiguë ou abcès). Parfois il peut s'agir
d'un rétrécissement œsophagien d'origine cicatricielle ou tumorale. Il peut également s'agir
d'un corps étranger. Le diagnostic précis se posera avec l’œsophagoscopie, la radioscopie
simple ou la radiographie de contraste. Par exemple, si on veut voir un rétrécissement, on fait
la radiographie de contraste en faisant avaler un repas baryté.
4/ LA PARALYSIE PHARYNGEE
Elle peut être de causes périphériques ou centrales par atteinte des nerfs mixtes (IX, X et XI).
2° Adénoïdite aiguë
3° Pharyngite aiguë
4° Complications suppuratives amygdaliennes
Phlegmon diffus pharyngien (Maladie de Serator)
Phlegmon péri amygdalien
Abcès latéro-cervical
6° Angines spécifiques :
Angine diphtérique,
Angine scarlatineuse,
Angine fusospirillaire (gingivostomatite de Plaut-Vincent),
Angine herpétique,
Angine zostérienne.
Evolution : elle est saisonnière et épidémique, elle dure trois à cinq jours.
b) Angine Erythématopultacée.
Elle est nommée angine bactérienne parce que causée habituellement par le streptocoque béta-
hémolitique, plus rarement le staphylocoque, le pneumocoque, les associations bactériennes.
Symptômes
Début brusque avec une fièvre à 39-40°C, des frissons, une altération de l'état général. Le
malade présente une douleur sourde bilatérale, avec otalgie réflexe. La buccopharyngoscopie
montre les amygdales palatines augmentées de volume, rouges, parsemées des tâches
blanchâtres dues à l'accumulation des sécrétions purulentes dans les cryptes amygdaliennes
(angine pseudomembraneuse). Il existe une adénopathie satellite douloureuse.
Evolution
Les amygdales peuvent rester volumineuses pendant quelques temps et l'infection peut passer
à la chronicité restant cantonnée dans les cryptes amygdaliennes et prête à récidiver.
Les complications
Complications locales :
phlegmon de l'amygdale,
phlegmon péri amygdalien,
otite moyenne aiguë.
Complications générales :
complications rénales (glomérulonéphrite aiguë),
RAA,
endocardite bactérienne ;
thrombophlébite du sinus caverneux ;
appendicite ;
septicémie (rare).
Diagnostic :
Le diagnostic repose sur les signes cliniques et les résultats de l'examen bactériologique.
Parfois, le diagnostic est difficile à faire. il faudra éliminer : la syphilis secondaire, l'angine
diphtérique.
Faire un frottis coloré pour identifier les germes en cause.
Faire ensuite un antibiogramme.
Traitement :
Traitement local : identique à celui de l'angine catarrhale aiguë
Traitement général : antibiothérapie basée sur les données de l'antibiogramme.
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Dans les angines streptococciques, l'antibiotique de chois est la pénicilline procaïne à donner
pendant dix jours. Au bout de ce traitement, il faut contrôler l'écouvillon. Dans les autres
formes étiologiques, on utilise la pénicilline, l'ampicilline, l'érythromycine, la novomycime,
etc.
c) Angine ulcéreuse
Une infection aiguë intense détermine une ulcération avec nécrose plus ou mois étendue des
follicules lymphoïdes amygdaliens. Cela se voit notamment au cours des streptococcies
sévères, de la scarlatine, de la fièvre typhoïde, etc.
Parmi les causes sont également citées le scorbut, les hémopathies : leucémie, agranulocytose.
Symptomatologie
Sensation de sécheresse et de brûlure au niveau du pharynx
respiration bruyante, ronflante,
impossibilité de prendre les seins car risque d'asphyxie,
hypoacousie de transmission,
agitation avec crises convulsives.
Signes généraux : fièvre à 39-40°C avec céphalée.
Examen objectif : à la rhinoscopie postérieure, on voit une masse amorphe tuméfiée,
parsemée de tâches blanchâtres ; une nappe des sécrétions mucopurulentes descendre du
Cavum.
L'otoscopie montre une congestion diffuse du tympan traduisant le processus situé dans le
rhino-pharynx (tympan = miroir du cavum).
Evolution
la température peut se maintenir pendant deux à trois jours avec des oscillations importantes
et irrégulières. Dans cette période, l'enfant peut maigrir.
Complications :
otite moyenne aiguë,
sinusite,
conjonctivite,
bronchite descendante, rarement broncho-pneumonie,
adénite rétro-pharyngienne (ganglion de Gilette - grave) ou sous-maxillaire,
manifestations digestives (diarrhées et vomissements).
Etiologie :
Les agents causaux sont :
les virus : adénovirus, picornavirus (coxsackie, rhinovirus), herpès virus, myxovirus
(influenza)
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Symptomatologie :
sensation de sécheresse et de brûlure au niveau du pharynx,
toux rebelle,
dysphagie intermittente,
A l'examen objectif, on met en évidence une muqueuse pharyngienne congestionnée, un
exsudat purulent adhérant à la paroi postérieure.
Traitement
Gargarisme avec des solutions alcalines (Bicarbonate de soude),
Aérosols ou pulvérisations,
Instillation nasale des gouttes antiseptiques (collargol, protargol)
Traitement prophylactique : élimination des foyers d'infection, des substances toxiques
(changement de profession),
administration des vitamines A et D
Traitement :
antibiothérapie massive en perfusion IV,
incision des ganglions tuméfiés ;
rétablissement de l'état général.
b) Phlegmon péri-amygdalien
Il présente trois caractéristiques essentielles :
sa plus grande fréquence par rapport à d'autres abcès pharyngiens,
son siège au niveau de la partie supérieure du pilier antérieur ;
son unilatéralité ;
Le patient présente un trismus et une déglutition douloureuse de la salive (odynophagie).
L'issue du pus qui est très fétide se fait en général au niveau de la partie supérieure ou au
niveau de l'ogive des piliers.
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Traitement : drainage par ouverture ou quand l'abcès n'est pas constitué, on pratique une
ouverture par voie chirurgicale au niveau du pôle supérieur du pilier antérieur.
c) Abcès latéro-cervical
Il se localise au niveau de la chaîne ganglionnaire sous le muscle sterno-cléido-mastoïdien. Il
ne donne pas d'asymétrie entre les régions amygdaliennes comme le précédent. Il donne le
torticolis.
a) Leucémie
Au cours le la leucémie apparaît souvent une angine ulcéreuse ou membraneuse fréquemment
hémorragique. Le processus ulcéreux envahit aussi la muqueuse pharyngienne et la muqueuse
buccale en totalité. Les lésions prédominent à la région antérieure de la cavité buccale. La
caractéristique de cette angine est de présenter des rémissions passagères et d'être rebelle aux
traitements habituels. Le diagnostic se fait par l'examen hématologique (formule sanguine,
ponction sternale) et par la présence splénomégalie.
b) Mononucléose infectieuse
Elle débute comme une amygdalite banale, pendant l'évolution de la maladie apparaissent des
plages ulcéro-nécrotiques sur les amygdales. On note une adénopathie importante et une
splénomégalie.
Le diagnostic se base sur l'aspect général et l'examen hématologique qui montre une
monocytose importante, et la réaction de Paul et BUNNEL positive.
3° Agranulocytose (idiosyncrasie)
Elle se manifeste chez les sujets ayant subi une intoxication médicamenteuse ou
professionnelle (sulfamidés, benzol, acétone, chloramphénicol, novalgine, etc.) qui provoque
une fixation de la série leucocytaire. Le tableau clinique montre : une leucopénie, un
subictère, une oligurie.
Son pronostic est très sérieux et dépend de l'atteinte d'autres organes hématopoïétiques. les
ulcérations prédominent au niveau de la muqueuse pharyngée.
Symptomatologie
Période de début : le début est brutal ou insidieux.
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Signes généraux :
Fièvre 38-39°C, céphalée, tachycardie, pâleur.
Deux signes viennent renforcer la présomption du diagnostic : une adénopathie cervicale, une
rhinite mucopurulente fétide. On note une albuminurie.
A l'examen objectif, les amygdales palatines sont congestionnées, recouvertes de fausses
membranes. Ces fausses membranes sont également retrouvées à la rhinoscopie postérieure.
L'arrachement de ces membranes laisse une surface excoriée, saignante.
Période d'état :
à la période d'état, les signes généraux sont plus marqués et des paralysies multiples
apparaissent, notamment celle du voile du palais qui est plus fréquente, mais aussi parfois la
paralysie des membres inférieurs et des muscles de l'accommodation de l’œil.
Diagnostic
Se fait sur base de l'examen clinique et de l'examen bactériologique. Le diagnostic différentiel
se fait avec les angines aiguës non spécifiques, les angines aiguës des maladies du sang, les
pharyngites chroniques et la syphilis secondaire.
Evolution
L'extension des fausses membranes au larynx et le croup consécutif, la diffusion de la toxine
diphtérique et les troubles généraux peuvent provoquer de graves complications qui mettent la
vie en danger. Traitée, l'angine diphtérique guérit dès les deux ou trois jours du traitement
sérique et antibiotiques.
Traitement
Traitement prophylactique
Vaccination antidiphtérique qui est obligatoire
Traitement des porteurs sains par antibiothérapie locale.
Traitement curatif
Faire la sérothérapie antidiphtérique massive (200 à 500 UI par kilogramme de poids corporel
en IM) associée à l'antibiothérapie, on peut aller jusqu'à 40-60.000 4/j, perfusion
cardiotonique.
Traitement local : désinfection pharyngée et rhinopharyngée par des installations et des
gargarismes,
b) Angine de la Scarlatine
Elle débute dans la phase d'invasion et se caractérise par une congestion intense de la région
amygdalienne. Le début de cette angine est très brutal avec des vomissements et
l'hyperthermie.
L'exanthème typique apparaît au bout de 24 heures, il débute à la partie supérieure du corps.
Simultanément apparaît une rougeur bien délimitée de la pointe et du bord de la langue,
s'étendant ensuite à la totalité de la langue (langue framboisée).
L'exanthème facial respecte la région péri-orale, il peut être absent. La desquamation cutanée
débute vers le huitième jour.
Traitement
1. Pénicillothérapie,
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2. tonicardiaques,
3. traitement local : gargarisme avec les solutions salines, badigeonnages avec bleu de
méthylène.
Symptomatologie
Cette angine est le plus souvent unilatérale et se manifeste par une douleur amygdalienne, une
ulcération amygdalienne, souvent plus profonde, recouverte d'un exsudat blanchâtre.
Il existe une adénopathie douloureuse sous maxillaire et un abattement général.La fièvre est le
plus souvent absente, et quand elle existe, elle est peu modérée.
Traitement :
surtout local : badigeonnage avec le novar sénobenzol, attouchement de la cavité
nécrotique avec une solution d'acide chromique à 10%,
pénicilline pendant cinq à six jours ;
d) Angine herpétique
L'angine n'est pas qu'une localisation d'une maladie générale due à un virus spécifique.
Symptomatologie
Phase de début
Le début est celui d'une grande pyrexie, la température atteignant 40 à 41°C rappelant la
pneumonie avec convulsions chez l'enfant. Toutefois, dès le lendemain ou le troisième jour,
ces signes généraux s'amendent, le malade accuse alors une violente dysphagie.
L'examen objectif permet au début de constater une rougeur diffuse de la muqueuse parsemée
par endroits de petites vésicules hyalines disposées en bouquet au niveau de l'amygdale, des
piliers, plus rarement de la paroi postérieure du pharynx.
Phase d'état
A la phase d'état, l'angine devient pseudomembraneuse. Elle est souvent associée à une
stomatite herpétique, voire même à l'herpès labial ou facial.
Un caractère essentiel de l'angine herpétique est à signaler : c'est l'intensité de la douleur
qu'elle provoque et l'absence presque complète de l'adénopathie.
Traitement :
c'est celui d'une angine catarrhale aiguë banale auquel on ajoutera les fébrifuges
(antipyrétiques), vitamine C et analgésiques.
Les antiherpétiques : virustat, virumez, acyclovir.
e) Angine zostérienne
Elle se caractérise par une éruption vésiculeuse sur le trajet du nerf maxillaire supérieur. La
symptomatologie subjective se caractérise par une dysphagie plus ou moins intense. A
l'examen objectif, on note la présence des vésicules qui éclosent dans un territoire constant,
celui des nerfs palatins, branches du maxillaire supérieur.
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Traitement
Toujours symptomatique (AAS)
Radiothérapie à dose anti-inflammatoire.
Vitamines neurotropes (B1, B6, B12), exemple : tribexfort, tridocelan.
Soins locaux aux antiseptiques.
On distingue :
les angines chroniques banales :
pharyngite chronique diffuse,
amygdalite chronique localisée,
végétations adénoïdes ;
les angines chroniques spécifiques : syphilis secondaire, syphilis tertiaire, TBC du pharynx
les mycoses pharyngiennes : Actinomycoses, mycoses à leptothrix.
Etiologie
Les causes sont :
les infections rhino-pharyngées et sinusiennes,
l'obstruction nasale allergique ;
la respiration buccale ;
certaines maladies générales (hépatite chronique, RAA, etc.) ;
les facteurs toxiques (substances irritantes, alcool, tabac) ;
les boissons froides.
Symptomatologie
gène de la déglutition,
sensation de sécheresse pharyngienne,
toux rebelle.
La pharyngoscopie met en évidence :
des follicules lymphoïdes hypertrophiques sur la paroi postérieure du pharynx en cas
d'hypertrophie.
parfois, une muqueuse de la paroi postérieure du pharynx sèche et l'isthme bucco-
pharyngien large , conséquence en cas d'atrophie.
Traitement
De longue durée. On utilise :
des gargarismes alcalins avec une solution de bicarbonate de Na,
la glycérine iodée en instillation.
En cas d'atrophie, on donne les vitamines A et D, on soigne l'obstruction nasale et on
supprime les foyers d'infection.
Symptomatologie
C'est une affection, en général de l'adulte, qui se manifeste par une petite gène à la déglutition.
Deux ou trois fois par an survient une poussée aiguë caractérisée: de la fièvre, une toux sèche,
une dysphagie importante, la céphalée, une augmentation de la Vitesse de Sédimentation.
Parfois, l'amygdalectomie qui vient rétrospectivement montrer le rôle de l'amygdalite
cryptique dans une néphrite.
Complications :
L'évolution est lente, émaillée des complications aussi bien locales que générales :
locales : angines à répétition (reviviscence), phlegmon péri-amygdalien,
générales: néphrite, endocardite bactérienne (maladie d'OSLER), RAA, thrombophlébite
du sinus caverneux, septicémie, etc.
Examen de l'amygdale
Il est très important pour le diagnostic. A la surface de l'amygdale, au niveau des orifices des
cryptes, ou entre les lobes amygdaliens, apparaissent des concrétions blanc-jaunâtres qu'une
légère pression avec le porte-coton, un crochet ou même un abaisse langue, évacue
facilement. On constate alors leur nature caséeuse et leur fétidité.
c) Végétations adénoïdes
Dès l'enfance, la muqueuse de la voûte et de la paroi postérieure du cavum présente une nappe
de tissu lymphoïde qui constitue l'amygdale pharyngée de LUSCHKA. Cette amygdale
s'atrophie vers l'âge de 15 ans et la muqueuse du cavum redevient alors lisse. L'infection
répétée de cette amygdale, conséquence des rhinites aiguës du nourrisson, des adénoïdites de
l'enfance et des maladies infectieuses ou éruptives entraîne à la longue l'hypertrophie des
éléments lymphatiques connus sous le nom de végétations adénoïdes.
Symptomatologie
Elle est dominée par le syndrome d'obstruction nasale. La respiration est exclusivement
buccale, bruyante, s'accompagnant de ronflement ; la voix est nasonnée (rhinolalie fermée) ; il
y a hypoacousie de transmission et anosmie.
A l'examen objectif, le malade présente un faciès adénoïdien, c'est-à-dire la face est aplatie
latéralement, le nez effilé, la bouche entrouverte, ce qui donne à la physionomie un air
hébété. La voûte palatine est ogivale et on note une projection antérieure de l'os incisif du
maxillaire supérieur.
La rhinoscopie antérieure met en évidence une masse lobulée, mobile pendant les
mouvements de phonation. La rhinoscopie postérieure montre un amas des mucosités et la
présence de nombreuses granulations lymphoïdes.
Le toucher pharyngien, pratiqué à froid et sans brutalité, note les caractères des végétations :
leur consistance, leur volume, leur sensibilité.
1° Infections :
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Traitement
Il est chirurgical et consiste en une adénectomie, ou adénoïdectomie.
Traitement médical (avant un an) : changement de climat. Il faut un régime, les antibiotiques
pour combattre les infections.
Traitement local : au niveau du nez (voir rhinites)
b) Syphilis tertiaire
La syphilis tertiaire récente a plus d'affinité pour les tissus cellulaire et musculaire. Elle
détermine des lésions profondes, destructives, au niveau des piliers du voile et des parois du
pharynx. Ces lésions apparaissent vers la troisième ou la quatrième année d'une syphilis
primaire insuffisamment traitée.
c) La tuberculose du pharynx
De plus en plus rare aujourd'hui, elle est secondaire à une tuberculose pulmonaire. Elle peut
se représenter sous une forme aiguë (TBC miliaire = généralisée) ou sous une forme ulcéro-
caséeuse. Les ulcérations ont une bordure irrégulière et les amygdales sont d'une couleur pâle.
b) Mycose à Leptothrix
Elle reste le plus souvent latente. A l'examen, on constate des points blanchâtres, saillants,
durs et adhérant à la muqueuse dont la pince ne permet pas l'éradication complète.
Le pharynx intervient dans la déglutition et la phonation. Les affections qui atteignent les
nerfs responsables de ces fonctions, moteurs ou sensitifs, provoquent les troubles de ces
fonctions physiologiques.
otodynie,
otite moyenne aiguë de l'adulte.
Signes rhinologiques :
- L’endoscopie nasopharyngien,
- les examens radiologiques : ils permettent de faire le diagnostic de la tumeur et de préciser
les extensions avant
la biopsie.La TDM, elle donne l’image directe de la tumeur et précise son extension (orbite,
fosse ptérygo-maxillaire, endocrâne)
- L’IRM permet une meilleure analyse des parties molles parapharyngiennes du fait d’un
meilleur contraste (après injection de gadolinium).
TRAITEMENT
La classification de l’UICC de 1986 prenant en compte le problème de l’envahissemenr
ganglionnaire est maintenant mieux adaptée à la classification des NPC : La classification des
NPC :
T1 : Tumeur limitée à une paroi ;
T2 : Tumeur limitée à deux parois ;
T3 : Tumeur étendue à la fosse nasale ;
T4
N1:
N2b : multiples ganglions homolatéreaux sup ou égal à 30 mm mais inf ou égal à 60 mm ;
N2c : ganglions (1) controlatéreaux ou bilatéraux ;
(N3 > 6 cm traduisant mieux le risque métastatique comme pour les autres cancers de la tête
et du cou).
Les procédés thérapeutiques :
- La radiothérapie : l’irradiation transcutanée par le télé cobalt 60 constitue l’essentiel du
traitement (65 à 75 Gy au niveau de la tumeur, 50 Gy pour les deux régions cervicales avec
des surimpressions de 20 à 25 Gy sur les territoires envahis).
Les gouttières porte-gel fluorées seront utilisées pour protéger les organes (glandes, mâchoire
et dents).
On peut observer :
l’hyposialie associée à des caries dentaires,
des otites séreuses,
le trismus,
les nécroses muqueuses ou osseuses,
voire atteinte isolée des nerfs crâniens.
- La chirurgie : sa place est limitée suite à la radio-sensibilité et à la radio curabilité.
- La chimiothérapie : adriamycine, cis-platinum, bléomycine sont plus efficaces. Puis les
alcaloïdes de la pervenche, le méthotrexate, le 5 FU. Les drogues alkylantes donnent les
résultats temporaires.
2. Lymphome malin du cavum
Il représente 1/3 des tumeurs du cavum. le plus souvent il s'agit de lymphosarcome. Les
plasmocytomes et les localisations nasopharyngées de la maladie de Hodgkin sont très rares.
Clinique
* Hypoacousie progressive, obstruction nasale ; mais pas d'épistaxis ni syndrome infectieux,
ni signes déficitaires des nerfs crâniens.
* Adénopathies sous-parotidiennes souvent bilatérales.
* La rhinoscopie postérieure révèle la présence d'une masse grisâtre plus ou moins
irrégulière, développée au niveau de la paroi postérieure du cavum.
Traitement
Evolution
La survie est de 25% à 5 ans.
Le voile est musculo-membraneux avec un riche réseau lymphatique qui sépare l’oro-pharynx
du rhino-pharynx. Il est souvent envahi par l’extension des tumeurs amygdaliennes.
Rarement, il est le siège d’une tumeur primitive.
Symptomatologie
Elle est pauvre ; souvent on note une sensation de corps étranger. La tumeur peut être
bourgeonnante, ulcéro-infiltrante, amputer le voile ou être serpigineuse. Elle peut s’étendre
rarement vers le palais, la loge amygdalienne, le cavum.
Les adénopathies, surtout sous-digastriques sont révélatrices des plus de 1/3 des cas.
Traitement
Il consiste à l’irradiation de la tumeur et des aires ganglionnaires (radiothérapie).
La chirurgie réservée aux échecs de la radiothérapie est limitée à une électro-résection des
reliquats tumoraux.
Les grandes résections sont suivies par la reconstruction avec les lambeaux musculo-cutanés
afin d’éviter une rhinolalie et un reflux nasal à la déglutition.
b. cancer de la base de la langue
La base de la langue située en arrière du V linguales t constituée par les muscles de la langue.
Clinique
Les signes révélateurs sont tardifs : sensation de corps étranger, puis dysphagie douloureuse.
L’examen clinique est difficile, nécessitant un examen indirect au miroir, mais c’est surtout la
palpation qui précise les limites de l’infiltration.
La recherche d’une extension tumorale vers la langue mobile et le plancher antérieur vers le
larynx au niveau des vallécules et vers la loge amygdalienne est indispensable.
Les adénopathies cervicales sont révélatrices dans 1/3 des cas.
Traitement
Il dépend de la taille de la tumeur et de son caractère bourgeonnant ou ulcérant :
- T1 ou T2 : radiothérapie sur la tumeur et les adénopathies surtout qu’elles sont bourgeonnantes ;
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 83 C.T. Dr KAPOLI
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Clinique
Sensation de corps étranger, dysphagie douloureuse, et/ou otalgie réflexe.
Adénopathie fréquente, volontiers bilatérale.
Traitement
La radiothérapie est le traitement de choix.
La chirurgie est réservée en cas d’échec de la radiothérapie ou des récidives après
radiothérapie. Elle se fait par voie endo-buccale pour les tumeurs de petite taille et par la
mandibulotomie parasymphysaire pour les tumeurs plus grandes, suivie de curage
ganglionnaire en cas reliquats résistants plus de 2 mois après la fin de l’irradiation. La survie
globale en 5 ans est d’environ 10%.
Epidémiologie
En France, ces cancers sont les plus fréquents (10 à 15% des cancers des VADS) dont 2/3 se
localisent aux sinus pyriformes. Ailleurs,la répartition est différente. Chez les anglo-saxons et
scandinaves, les cancers rétro-cricoïdiens sont particulièrement fréquents chez la femme,
associés à une anémie sidéropénique en s’intégrant dans le cadre du syndrome de Kelly-
Paterson ou de Plummer-Vinson.
Il existe une prédominance masculine dans plus de 95% des cas et entre 50 et 70 ans.
Les facteurs favorisants manifestes sont :
- l’alcool (fort et en grande quantité) ,
- le tabac,
- le milieu industriel.
Anatomie pathologique
Les carcinomes épidermoïdes constituent la majorité des tumeurs de l’hypopharynx.
Les autres tumeurs malignes sont exceptionnelles: cylindromes, lymphome malin, sarcome,
carcinome indifférencié.
L’extension tumorale se fait de la manière suivante :
- pour le cancer des sinus pyriformes : larynx-oropharynx-bouche oesophagienne ;
- pour le cancer de la paroi de la région rétro-cricoïdienne : cartilage cricoïde, bouche œsophagienne-
sinus piriforme.
- pour le cancer de la paroi postérieure : constricteur inférieur vers la bouche oesophagienne et les
parois laryngiennes latérales.
Le drainage lymphatique se fait vers les chaines jugulo-carotidiennes et principalement les
ganglions sous-digastrique, jugulo-carotidien moyen et sus-omohyoïdien. Une partie du sinus
pyriforme et principalement le fond et la région rétro-cricoïdienne se drainent de plus vers la
chaine ganglionnaire récurrentielle.
Les métastases ganglionnaires sont multiples dans 50% des cas environ. L’atteinte
controlatérale et bilatérale est rare (inférieure à 10%)
clinique
Ils sont frustes, d’apparence banale, semblable aux signes d’une pharyngite aigue ou
chronique.
Chez un sujet cinquantenaire alcoolo-tabagique, tout signe fonctionnel unilatéral doit faire
suspecter le cancer hypo-pharyngé.
Le malade présente :
- une simple gène ou une douleur pharyngienne ,
- une odynophagie (déglutition douloureuse de la salive) ,
- la sensation de corps étranger,
- la dysphagie,
- une hyper siallorrhée ,
- des crachats hémoptoïques,
- voire otalgie (si le tympan et l’oreille externe sont normaux, ce dernier signe est très
évocateur, il peut à lui seul constituer le signe d’appel qui doit faire évoquer le diagnostic de
carcinome des VADS chez un sujet à risque).
Un ou plusieurs de ces signes fonctionnels impose un examen ORL complet.
La dyspnée laryngienne et la dysphonie surviennent au stade avancé.
Une adénopathie cervicale isolée sans aucun autre signe d’appel est aussi un des modes
révélateurs du cancer de l’hypopharynx (sous digastrique, jugulocarotidienne moyenne ou
basse, sus-omohyoïdienne).
Explorations paracliniques
Le bilan locorégional comporte :
- la laryngoscopie indirecte au miroir,
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 85 C.T. Dr KAPOLI
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Traitement
Il est très péjoratif. C’est le plus redoutable de tous les cances des VADS : survie globale
inférieure ou égale à 20% en 5 ans.
En fonction du siège :
- carcinome du sinus piriforme : 30 à 45%,
- région rétro-cricoïdienne : 20 à 25% de survie à 5 ans,
- paroi postérieure : la survie est inférieure à 10% en 5 ans
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a) L’oreille externe (O.E.) : Elle est constituée d’un pavillon qui se continue avec le CAE
partie intégrante de l’os temporal. Le pavillon de l’oreille est formé d’un squelette
cartilagineux recouvert de la peau sauf au niveau du lobule de l’oreille où il n’y a pas de
cartilage. La face externe du pavillon présente des plis et replis qui se distinguent en :
- hélix,
- anthélix,
- conque,
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- tragus,
- antitragus,
- lobule.
Le CAE est un canal sinueux d’à peu près 2,5 - 3 cm de long, il comprend un segment
cartilagineux externe incurvé et qui forme un angle avec un 2 e segment osseux interne. Le
segment cartilagineux est mobile, solidement fixé au conduit osseux (tympanal) par du
tympan conjonctif. Le segment cartilagineux est recouvert d’une peau pourvue de ses annexes
(nombreux poils et des glandes cérumineuses) qui sécrètent une cire jaunâtre appelée
cérumen. Le pH de cette région est acide (5,0 - 6,8).
b) L’oreille moyenne (O.M) : Les cavités de l’oreille moyenne sont constituées par un
important système pneumatique aéré par la trompe d’Eustache et dont les différentes parties
sont :
- la trompe d’Eustache,
- la caisse du tympan,
- l’antre mastoïdien,
- le système pneumatique du temporal.
a) fonction auditive : Le rôle de l’oreille externe est de capter les ondes sonores et de les
transmettre vers la caisse du tympan et l’oreille interne. Les ondes sonores captées par
l’oreille externe sont transformées en ondes vibratoire par la membrane tympanique. Ces
ondes vibratoires sont transmises par le système ossiculaire de l’oreille moyenne aux liquides
de l’oreille interne. Ainsi les ondes arrivent à la rampe vestibulaire et font vibrer la
membrane basale et l’organe de corti. Par l’hélicotrène, ces ondes passent de la rampe
vestibulaire à la rampe tympanique. Les cellules ciliées de l’organe de CORTI transforment
l’énergie mécanique des ondes sonores en énergie bioélectrique. Ces sensations sonores sont
transmises au niveau du cerveau (aires 41, 42 au niveau de la première circonvolution du
temporal=T1) par le nerf cochléaire.
b) Fonction de l’équilibre : elle est assurée par l’appareil vestibulaire. L’organe otolithique
est sensible à l’accélération linéaire alors que les canaux semi-circulaires sont sensibles à
l’accélération angulaire (fonction cinétique et mouvement rotatoire).
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Les principaux symptômes par lesquels le malade consulte en ORL dans le cadre des maladies
de l’oreille peuvent être : (1), (2), (3).
2.1.a. Otodynie : c’est une douleur propre aux oreilles, provoquée par une affection
auriculaire. On peut l’observer dans les otites externes, dans les otites moyennes, dans les
traumatismes de l’oreille avec perforation tympanique ou blessure au niveau du conduit
auditif externe (CAE). Pour soupçonner l’origine de la douleur, on recourt à 2 manœuvres :
- la mobilisation du pavillon de l’oreille et
- la pression pré-tragéenne.
Dans les otites moyennes, la mobilisation du pavillon, tout comme la pression pré-tragéenne,
ne modifie pas l’intensité de la douleur alors que dans les otites externes, ces 2 mécanismes
exacerbent l’intensité de la douleur.
21.b. Otalgie réflexe : Le terme définit une douleur que le malade localise au niveau de
l’oreille, mais dont la cause est située ailleurs dans le territoire innervé par les nerfs trijumeau,
glosso-pharyngien et pneumogastrique (larynx, oesophage, dents, base de la langue,
amygdales). Ce système est posé après avoir exclu une affection de l’oreille par l’otoscopie
qui montre un tympan d’aspect normal. Dans ce cas, il faut rechercher la cause au niveau des
organes pré-cités.
2.2. HEMICRANIES :
Ce sont des douleurs que le malade situe vaguement à la ½ gauche ou droite du crâne,
spécialement autour de l’oreille malade. C’est un signe très important qui signifie que
l’infection a pénétré au niveau de l’os mastoïde et nécessite d’habitude l’intervention
chirurgicale, le seul moyen thérapeutique qui peut assurer la guérison.
C’est une perte plus ou moins accentuée de l’audition. C’est un handicap très sérieux pour le
malade qui ne peut pas participer à la vie sociale. Les causes en sont multiples.
Les hypoacousies se classent en :
- hypoacousie de transmission, c’est-à-dire de conduction ;
- hypoacousie de réception ou, de perception.
Dans le premier groupe, entrent toutes les causes ayant provoqué une atteinte du labyrinthe.
Nous verrons donc ces causes dans le chapitre réservé aux surdités.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 91 C.T. Dr KAPOLI
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2.4. BOURDONNEMENTS
Ce sont des symptômes très pénibles pour le malade, il y a une variété énorme des
bourdonnements :
- bruits musicaux ;
- jeux de vapeur ;
- bruits de la mer ;
- bruits aigus comme le sifflement, le tintement de cloche, le chant d’oiseau ;
- parfois, on note des bruits isochrones aux pulsations artérielles.
Les examens subjectif et objectif peuvent montrer la cause des bruits :
a) dans l’oreille externe : un bouchon de cérumen, un corps étranger, peuvent déterminer la
compression du tympan et secondairement celle de la chaîne ossiculaire à la fenêtre ovale,
b) dans l’oreille moyenne : la congestion de la muqueuse, la présence du pus dans la caisse du
tympan, peuvent comprimer l’étrier et provoquer l’apparition des bourdonnements. Si
l’examen au spéculum (otoscopie) ne révèle aucun signe auriculaire, il faut rechercher une
cause au niveau du labyrinthe : par exemple, les troubles circulatoires des liquides intra
labyrinthiques (hyper ou hypotension, maladie de MÉNIÈRE).
25. OTORRHEE
C’est l’écoulement de l’oreille qui peut être séreux, muqueux, purulent ou hémorragique
(otorragie).
- L’écoulement séreux s’observe au début d’une otite. Il est habituellement mélangé avec du
sang ;
- l’écoulement muqueux est un signe de l’évolution favorable qui annonce la guérison d’une
otite aiguë ;
- l’écoulement purulent s’observe dans les otites chroniques dans lesquelles il est fétide ;
- l’écoulement hémorragique s’observe dans les otites aiguës et souvent dans les
traumatismes auriculaires avec blessure du CAE ou du tympan.
2.6. VERTIGES :
Les paralysies faciales peuvent être périphériques, données par les otites moyennes aiguës
pré-perforatives ou par les otites moyennes chroniques. Les paralysies faciales sans lésions
du tympan relèvent de la neurochirurgie.
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3.1. INTERROGATOIRE
* Technique : le CAE étant sinueux, on redresse le trajet en exerçant une traction du pavillon
en arrière et en haut avec la main gauche. La tête du patient doit être bien immobilisée afin
d’éviter des mouvements intempestifs qui peuvent entraîner la douleur (surtout chez les
enfants).
Le cérumen et les autres matériaux masquant la vue dans le CAE doivent être enlevés. A ce
matériel peuvent être joints un porte-coton, un aspirateur d’oreille avec valve, une poire de
POLITZER, un microscope opératoire (grossissement de 4 à 40 fois ),etc.
* Résultats :
1° Aspects otoscopiques normaux :
2° Tympan pathologique :
- exemple, injection des vaisseaux et inflammation : otites externes et otites moyennes ;
- hémorragie : coloration rouge si elle est récente, brune si elle est ancienne ;
- vésicules hémorragiques (bleu-rouge) : dans les otites grises grippales ;
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- Fonction auditive
- Epreuves vestibulaires
a) ACOUMETRIE :
- Examen à la voix
- Examen à la montre
- Examen au diapason
Dans la tonalité aiguë on utilisera les voyelles «a,é,i,u », les consonnes «p,d,b,t, », les mots
«chacal, passer ».
Cet examen permet de déterminer le siège de la surdité. Les principaux tests acoumétriques
utilisés en pratique quotidienne sont les suivants :
1°Epreuve de Weber : compare l’audition osseuse des 2 oreilles. C’est une épreuve de
latéralisation. Elle se fait en plaçant le diapason en vibration perpendiculairement sur le
vertex du malade. Les sons sont transmis par les os du crâne et arrivent au niveau de l’oreille
interne.
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Résultats : le patient dont l’audition est normale ou qui a une diminution symétrique de
l’audition perçoit la sensation sonore, soit au centre de la tête, soit de façon égale dans les 2
oreilles. En cas de surdité de transmission unilatérale, le son est perçu par l’oreille malade ;
on dit que le Weber est latéralisé du côté malade. En cas de surdité de réception unilatérale,
le son est perçu par l’oreille saine.
Résultats : Normalement, le temps d’audition osseuse est de 20 secondes. Dans les surdités
de transmission, ce temps est supérieur à 20 secondes et dans les surdités de réception ce
temps est inférieur à 20 secondes. L’épreuve se fait en plaçant le diapason en vibration sur
l’os mastoïdien.
3°Epreuve de RINNE :
b) L’AUDIOMETRIE :
Un audiomètre est un générateur électrique des sons utilisé pour déterminer le seuil d’audition
des sons purs, c’est-à-dire les sons harmoniques dans une gamme de fréquence de 125 -
12000 Hz (soit 125, 250, 1000, 2000, 4000 et 8000 Hz).
L’audiométrie comprend :
- l’audiométrie tonale : elle comprend elle-même :
o la détermination des seuils sonores pour différentes fréquences par voie
aérienne et par voie osseuse,
o l’étude du champ sonore au dessus (audiométrie supraliminaire) ;
- l’audiométrie vocale : qui permet l’étude de l’audition de la parole ;
- l’audiométrie objective : pour laquelle la participation active de l’individu n’est pas
nécessaire. Elle comprend la tympanométrie, l’étude du réflexe stapédien, et les
potentiels évoqués.
1. L’audiométrie tonale
Le seuil d’audition est mesuré par la conduction osseuse et aérienne en décibels (dbs). Le
seuil d’audition normale est une ligne droite à 0 db. La perte d’audition est mesurée en dbs
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par rapport à ce seuil pour toutes les fréquences et reporté sur le système de coordonnées d’un
audiogramme.
D’après le résultat de
l’audio-gramme, on
peut avoir 3 types de
surdité :
1°. Surdité de
transmission
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 98 C.T. Dr KAPOLI
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L’audiométrie tonale montre dans la surdité de transmission une courbe osseuse normale, une
aérienne horizontale, l’existence d’un intervalle entre les 2 courbes appelé Rinné
audiométrique.
L’audiométrie vocale montre que la courbe du pourcentage des mots reconnus est décalée
vers les intensités les plus fortes mais est parallèle à la normale
Pour les surdités de perception, l’audiométrie tonale luminaire montre que les seuils
d’audition obtenus par les deux voies sont mauvais. Les 2 courbes sont abaissées, parallèles
et restent accolées, le Rinné audiométrique est égal.
L’audiométrie vocale précise le pourcentage des mots reconnus aux différentes intensités
sonores.
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La courbe osseuse sur l’audiogramme est au-dessus de la courbe aérienne pour les fréquences
graves. La courbe aérienne est inclinée selon l’importance de la lésion du labyrinthe. Le type
classique de la surdité mixte est l’otospongiose à sa période d’état et les otomastoïdites
chroniques.
2. Audiométrie objective ou impédancemétrie
L’impédancemétrie fait partie des moyens utilisés pour explorer l’appareil de conduction en
mesurant la résistance acoustique.
Elle comprend 2 méthodes :- la tympanométrie,
- le réflexe stapédien (réflexe de l’étrier courbe trou ovale). Elle permet de mesurer la
résistance acoustique.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 100 C.T. Dr KAPOLI
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1°. Tympanométrie :
TYMPAN NORMAL
Principe : le sujet est soumis à une stimulation répétée, régulière ou non, un EEG permet de
mettre en évidence des modifications de l’activité cérébrale. Toutefois, la réponse spécifique
peut être distinguée sur l’EEG de l’activité cérébrale non spécifique par l’analyse
mathématique de nombreux potentiels évoqués individuels. Les potentiels évoqués auditifs
donnent mieux que les autres méthodes audiométriques, des renseignements sur les
mécanismes physiologiques de l’organe récepteur du premier neurone et sur le système auditif
central. Ainsi, l’électrode auditive peut être déplacée. Les potentiels évoqués sont utiles pour
étudier les surdités du nourrisson et du jeune enfant, pour juger les fonctions conservées du
SNC chez le traumatisé crânien grave et le comateux.
a. Epreuve de ROMBERG :
- dans les lésions vestibulaires périphériques, le centre de gravité du corps est habituellement
déplacé du côté de la lésion labyrinthique,
- dans les troubles centraux de l’équilibre, l’inclinaison et la tendance à la chute se fait dans
tous les sens. (Romberg central)
b. Epreuves de la marche aveugle d’ INTER BERGER et HIRSH
Par ce test, le malade marche sur place, yeux fermés, bras tendus et pendant quelques
secondes. Des déviations supérieures à 90° de rotation indiquent fortement une altération du
système vestibulaire. En cas de pathologie périphérique, la déviation se fait dans la direction
du coté affecté.
c. Le test de la marche de BABINSKI-WEIL
On demande au malade de faire 4-5 pas en avant suivis de 4-5 pas en arrière, les yeux fermés,
et toujours dans la même direction.
En cas de pathologie labyrinthique, il se produit une déviation du côté du labyrinthe en état
d’hypofonctionnement. C’est la marche en étoile.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 103 C.T. Dr KAPOLI
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En cas de pathologie centrale, on observe des oscillations comme dans le test de Romberg,
une marche ataxique, ou un manque de stabilité, avec des déviations qui ne correspondent pas
à la direction de la phase lente du nystagmus.
d. Le test des index
Le malade est assis, les bras et index tendus. L’on peut observer :
- des déviations des deux bras, lentes dans la direction de la phase lente du nystagmus,
c’est-à-dire du côté atteint ;
- une brusque chute d’un bras, qui témoigne d’une défaillance motrice ;
- une déviation unilatérale d’un bras ;
- l’éloignement ou le rapprochement des deux bras, lents, indiquant une éventuelle
pathologie centrale
e. Epreuve du bout du nez :
Les yeux fermés, le patient ramène lentement, de la position bras tendus à l’horizontale,
l’index à la pointe du nez.
Le nystagmus est un mouvement oculaire conjugué et coordonné autour d’un axe déterminé
qui peut être décomposé en phases rythmiques alternativement lentes et rapides. La direction
de la composante rapide du nystagmus détermine sa latéralisation.
Le nystagmus peut être spontané ou provoqué. Le nystagmus spontané n’est pas provoqué ou
déclenché par stimulation externe vestibulaire ou visuelle.
En cas d’atteinte vestibulaire (le nystagmus par la composante rapide du nystagmus bat du
côté du centre vestibulaire fonctionnellement dominant (c’est-à-dire du côté sain).
Le nystagmus d’ordre labyrinthique est associé à d’autres troubles labyrinthiques (vertiges,
bourdonnements).
Dans les atteintes centrales, les influx inhibiteurs des centres vestibulaires étant supprimés, le
nystagmus bat alors du côté de la lésion.
- Nystagmus directionnel et paralytique : toujours en support avec une lésion centrale, il bat
souvent des 2 côtés et dans les plans horizontal et vertical. Il n’y apparaît que pour une
déviation du globe oculaire supérieure à 30°.
- Nystagmus provoqué
C’est un nystagmus exclusivement vestibulaire induit qui n’apparaît que dans certaines
circonstances déclenchantes telles que les modifications de position du corps ou de la tête
(décubitus dorsal, décubitus latéral droit et gauche)
a. Epreuve rotatoire qui consiste à faire tourner le sujet assis dans un fauteuil spécial tournant
(Fauteuil de HAUTANT).
b. Epreuves caloriques labyrinthiques : consiste à irriguer l’oreille avec de l’eau froide (30°)
ou chaude (44°C), pendant 30 à 44 secondes en vue de déclencher un réflexe labyrinthique.
c. Epreuve galvanique : le principe de cette méthode d’exploration repose sur le fait que le
courant galvanique appliqué sur le récepteur sensoriel ou le nerf vestibulaire produit une
hyper excitation et une dépolarisation, et donc un nystagmus vestibulaire.
d. Epreuve optocinétique : c’est une des méthodes les plus sensibles pour distinguer une
atteinte périphérique d’une atteinte centrale de l’équilibre en saison de l’étroite relation
existant entre les 2 systèmes.
Principe : le sujet observe un objet se déplaçant à l’intérieur d’un champ visuel fixe,
stationnaire
(= stimulation fovéale) ou l’observation du déplacement du champ visuel entier
(= stimulation fovéo-rétinienne).
Résultat : déclenchement d’un mouvement réflexe conjugué des yeux avec un mouvement
lent dans la direction du déplacement de l’objet ou du champ visuel et une phase rapide dans
la direction opposée (= nystagmus optocinétique).
Ce nystagmus est un des signes précoces de la sclérose en plaques.
e. Epreuve de la fistule
Une fistule du canal semi-circulaire horizontal due à une lésion inflammatoire
(cholestéatome) entraîne une élévation brutale de la pression dans le CAE avec vertiges,
nystagmus et latéropulsion.
Ils se distinguent en :
- corps étrangers inanimés : ouate, perle, grain de haricot, d’arachide,...
- corps étrangers animés : insectes.
* Symptômes : - le corps inanimé détermine une hypoacousie de transmission par ses
déplacements sur le tympan.
- le corps animé produit des bruits intolérables, des vertiges.
* Traitement : lavage.
* Traitement :
- antibiothérapie ;
- application des mèches dans l’oreille imbibées de solution antiseptiques : mercurochrome,
nitrate d’argent à 1 %, alcool boriqué à 3 % ;
- incision en cas de fluctuation.
Elle est causée par les champignons du groupe aspergillus (flavus, fumigatus, Niger), plus
rarement par le Candida albicans. Le parasite se localise au niveau des téguments, il pénètre
dans la couche de
Malpighi et il forme des taches noires, vertes ou jaunes.
L’examen otoscopique montre les lambeaux desquamatifs qui peuvent former des bouchons.
Le diagnostic se fait par prélèvement et culture du mycélium sur milieu de SABOURAUD.
* Traitement : - lavage auriculaire,
- instillation de l’alcool iodé salicylé ou du nitrate d’argent 1% ou,
- application de pommade nystatine, jadis, daktarin, chrysophanique, etc.
4.1.1.f. Périchondrite :
C’est l’inflammation périchondrale (cartilage) du pavillon de l’oreille pouvant entraîner
souvent une déformation, voire la disparition du pavillon.
Elle succède soit à la suppuration d’un hématome, soit à une affection cutanée (furoncle,
blessure), soit à un évidement pétromastoïdien.
Clinique
Douleur vive majorée par l’attouchement de l’oreille.
-A l’inspection: le pavillon est épaissi, augmenté de volume, rouge.
- La palpation :est douloureuse.
Traitement : des pansements répétés à l’alcool boriqué à 1%.
En cas de fluctuation : longue incision. Les antibiotiques ne sont pas indispensables, car ils
n’atteignent pas les cartilages. (ATB, Analgésiques, Anti inflammatoires)
Evolution : vers la résorption en quelques jours ou vers des complications suppuratives avec
périchondrite.
Traitement : évacuation du sang par ponction ou par incision large au bord antérieur de
l’hélix, suivie du curetage des tissus nécrotiques. En cas de suppuration, nettoyage copieux,
suivi de l’ablation de tous les tissus nécrotiques et d’un pansement compressif pendant une
semaine sous couverture d’antibiotiques.
Pathogénie : l’obstacle tubaire (au niveau de trompe d'austache) est la cause favorisante. A
côté de cette cause mécanique, il faut également citer l’inflammation de la muqueuse rhino-
pharyngée qui se propage par contiguïté à la muqueuse de la caisse du tympan.
*Evolution : la guérison spontanée n’est pas exceptionnelle mais, très souvent, sans
traitement, l’affection peut passer à la chronicité.
Dans ce cas, un exsudat tend à s’organiser (= otite séreuse) et il se forme un processus
adhésif avec des adhérences entre les osselets, le tympan et la paroi interne de la caisse du
tympan et une surdité chronique s’installe définitivement (= otite adhésive cicatricielle).
*Traitement :
- désinfection rhino-pharyngée avec le collargol, protargol, argyrophédrine,
- éventuellement antibiotique.
*Symptômes :
✓ frissons,
fièvre,
✓ céphalée,
✓ vomissements,
✓ refus de lallaitement,
✓ trouble du sommeil,
✓ signes dirritation méningée.
NB: Ces signes sont plus accentués chez lenfant.
Otoscopie :
montre un tympan inflammatoire,
plat,
- avec des reliefs visibles,
- un important lacis vasculaire et
- la disparition du triangle lumineux.
- Cette phase est appelée phase congestive.
✓ lotodynie et
signes subjectifs et objectifs s’accentuent ;
✓céphalées,
✓ vomissements,
✓ vertiges et
✓ parfois de convulsions chez le petit enfant.
Lexsudat sépaissit progressivement et finit par devenir mucopurulent.
A l’examen otoscopique:
le tympan est congestionné et bombant avec disparition des reliefs.
L’examen acoumétrique met en évidence une hypoacousie de transmission (WEBER
latéralisé du côté malade ; Schwabach prolongé et RINNE négatif).
C’est la phase pré-perforative.
3°Phase perforative :
C’est la phase de l’otite moyenne aiguë suppurée à tympan ouvert.
Au fur et à mesure que l’exsudat devient abondant dans la caisse du tympan, la pression
augmente progressivement à l’intérieur de celle-ci.
A un certain moment, la pression est tellement forte que le tympan finit par céder, il se produit
alors une perforation qui, habituellement est haute, au niveau de la membrane de
SHRAPNELL (Pars Flacccida) mais aussi parfois au niveau de la partie centrale.
Au moment où se produit la perforation,
*Complications :
perforation du tympan évolution vers l’otite chronique avec mastoïdite.
on procède à une
• paracentèse et à
• des aspirations.
2° Traitement général :
✓ antibiotiques,
✓ analgésiques,
✓ anti-inflammatoires,
✓ repos au lit.
Normalement, si lévolution est favorable,
on obtient le tarissement et la fermeture de la perforation en 10 - 15 jours.
Les causes
qui favorisent la transformation d’une otite aiguë en otite chronique sont les suivantes : -
traitement insuffisant,
- augmentation de la virulence des germes(scarlatine, grippe, diabète,...) ,
- avitaminoses A,D,C,
- surmenage chronique,
- obstruction nasale persistante due à la déviation de la cloison nasale, aux sinusites,
aux végétations adénoïdes,
- conditions environnementales : atmosphère riche en poussières ou en gaz toxiques.
Daprès la localisation du processus suppuratif, les lésions anatomopathologiques, et
a.1. Symptômes :
a.2. Evolution : elle est très longue et les complications apparaissent après une très longue
période. Le malade peut guérir ou bien son otite peut évoluer vers la forme maligne.
b.1. Etiologie :
- Thérapeutique défectueuse de l’otite moyenne aiguë suppurée due à l’absence de la
tympanotomie ou paracentèse, car la perforation dans ce cas est haute,
- négligence d’une otite aiguë à début banal,
- négligence de l’infection causale,
Certaines causes générales favorisent la forme maligne de l’otite : un état général
déficient, affaibli par une maladie : rougeole, diphtérie, scarlatine, diabète, TBC, SIDA, ...
b.2. Symptômes :
✓ otorrhée abondante et fétide : le pus est crémeux, mal lié ou mêlé à des lamelles nacrées en
b.3. Evolution
Non traitée promptement et correctement,
l’otite maligne évolue vers les complications :
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- complications locales:
* paralysie faciale,
* labyrinthite,
* méningite,
* abcès intracérébraux : sous duraux et extraduraux,
* thrombophlébite du sinus latéral.
- Traitement conservateur :
° drainage de la caisse du tympan et
° on laisse le système ossiculaire en place,
° instillation des produits médicamenteux antiseptiques.
- Traitement chirurgical :
seul traitement efficace.
Deux procédés peuvent être suivis :
* l’évidement pétromastoîdien partiel si l’audition reste bonne ; ou
* l’évidement pétromastoîdien complet si l’audition est abolie.
Ces 2 procédés peuvent être complétés plus tard par une tympanoplastie.
II.3. OTOMASTOIDITES
* Anatomie pathologique
- Dans la première phase, apparaissent une congestion avec hyperhémie de la muqueuse et
une hypersécrétion des glandes de la muqueuse mastoïdienne.
- dans une étape plus avancée, se voient des destruction osseuses qui conduisent aux
complications sévères. Les perforations de la corticale et la propagation du processus osseux
vers l’endocrâne.
* Evolution et complications :
C’est un processus qui continue une otite grave ou une otomastoîdite aiguë.
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* Etiologie : affection fréquente qui se rencontre à tout âge, mais surtout chez les jeunes. Le
facteur terrain joue un rôle très important dans le passage à la chronicité : diabète, TBC,
grippe, éthylisme chronique.
* Complications : elles intéressent les organes voisins. Il s’agit des complications ci-après :
- paralysie faciale,
- labyrinthite,
- thrombophlébite du sinus latéral,
- méningite,
-abcès intracrâniens.
* Traitement : il est chirurgical et consiste en un :
- évidement pétromastoïdien total en cas d’abolition de la fonction auditive ;
- évidement pétromastoïdien partiel si la fonctionnalité de l’organe est conservée.
Ces 2 procédés seront complétés par la tympanoplastie qui refait le système de transmission
des sons (tympan plus les osselets).
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 118 C.T. Dr KAPOLI
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- vocale : la courbe du pourcentage des mots reconnus décalée vers les intensités plus fortes,
mais parallèle à la normale.
a.4. Potentiel évoqué auditif : rarement demandé, mais il montre un décalage global sans
modification de latence.
a.5. Autres examens : - manométrie tubaire : on mesure la pression dans la caisse du tympan à
l’aide d’une sonde ;
- scanner ;
- radiotomographie.
b. Diagnostic différentiel :
* Oreille externe :
1) inflammations du CAE : furoncle et otite externe diffuse.
2) obstruction du CAE :
- bouchon de cérumen,
-bouchon épidermique,
- corps étranger (surtout chez l’enfant),
- ostéome du CAE particulièrement chez les plongeurs.
- tumeurs : tumeur bénigne : polypes
tumeurs malignes : épithélioma, céruminome
- étroitesse ou absence congénitale du CAE intégrée dans une malformation plus
importante.
b.1. Otospongiose : c’est une affection ,plus précisément une dystrophie de la capsule
labyrinthique avec ankylose stapédo-vestibulaire, bloquant l’étrier au niveau de la fenêtre
ovale. La cause est inconnue, cependant il existe un facteur familial dans 50 - 60% de cas
dominant (déficit enzymatique héréditaire).
L’affection se transmet probablement d’une façon récessive. L’affection est souvent
bilatérale, frappant plus fréquemment la femme et est influencée par la grossesse.
Symptômes :- surdité de transmission pure au début et mixte par la suite par atteinte
cohléaire ;
- para- acousie de WILLIS : le malade entend mieux dans un milieu bruyant,
- autophonie : le malade entend mieux sa propre voix,
- acouphènes permanents et évolutifs,
- rarement vertiges,
- perte de l’audition, le plus souvent unilatérale au début, devenant bilatérale par la suite.
A l’examen objectif :
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- scanner
- artériographie avec embolisation préparatrice à l’intervention si possible.
b.3.2. Neurinome du nerf facial (VII)
Il s’accompagne d’une surdité de transmission et d’une paralysie faciale progressive.
Ce sont les surdités secondaires aux atteintes de l’oreille interne, des voies nerveuses cochléo-
vestibulaires, des centres nerveux. Leur diagnostic est dominé par la recherche de la
topographie lésionnelle.
a)Diagnostic positif :
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b.Diagnostic différentiel :
1° PRESBYACOUSIE :
2° LES TRAUMATISMES:
3° TRAUMATISME ACOUSTIQUE :
4° LES INTOXICATIONS :
6° MALADIE DE MENIERE
Elle est due à des crises d’hydros du labyrinthe membraneux, crise d’hypertension du liquide
endolymphatique.
Etiologie : elle se catégorise par des troubles vasculaires avec perturbation de mécanisme
des liquides labyrinthiques se traduisant par un oedème et une hypertension intralabyrintique.
La maladie est due à un trouble des relations quantitatives entre le volume de la périlymphe et
de l’endolymphe. De plus, une modification quantitative de la pression osmotique dans le
labyrinthe membraneux. Il peut exister des facteurs favorisants généraux :
- troubles vasculaires généraux,
- HTA,
- athéromatose,
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Le schwannome est une tumeur bénigne développée aux dépens de la gaine de Schwann, très
souvent du nerf vestibulaire inférieur au niveau du canal. Ensuite, la tumeur envahit l’angle
ponto-cérébelleux et les nerfs crâniens, engageant lourdement le pronostic vital.
Symptômes : elle est unilatérale :
- hypoacousie progressive (signe de téléphone)
- parfois : surdité brutale, acouphène, sensation de déséquilibre plus souvent que de vertige
vrai (compensation centrale).
L’examen objectif est pauvre et montre :
- une hypoesthésie faciale et cornéenne,
- une parésie faciale,
- des signes cutanés de la maladie de Von Recklinghausen.
Les examens complémentaires compléteront le bilan de la lésion :
- audiométrie,
- impédancémétrie,
- P.E auditifs,
- tomographie,
- scanner.
Un enfant est sourd muet parce qu’il n’a jamais entendu un son. Par contre, lorsque l’enfant
perd l’audition après avoir assimilé le langage, il conservera ces notions de langage. Les
étapes du développement du langage chez l’enfant sont représenté par le tableau suivant :
Age Développement
1. De la naissance à la 7esem. - Période de cris
2. De la 6e semaine - 6 mois - 1ère période de babillage (début du contrôle auditif)
3. Du 6e mois - 9 mois - 2e période de babillage (audition prédominante)
4. Du 8e - 9 mois - écholalie (imitation et début de compréhension du
langage)
5. 9 - 12 mois - Début du langage intentionnel
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10. A partir de 3 ans - Phrases élaborées de plusieurs mots (adoption des 1 ers
principes grammaticaux)
11. A partir de 4 ans - 2e âge de questions, 1ère prise de conscience des relations
logiques et émotionnelles, maturation des processus pensée-
parole.
Nous pouvons résumer ce tableau en disant qu’à 4 mois le nourrisson reconnaît la voix
humaine, à 6 mois (babille), à un an il répète quelques mots et à 2 ans il commence à parler.
Donc, si à 2 ans, l’enfant n’entend pas et ne commence pas déjà à parler, les parents doivent
s’inquiéter et doivent l’amener à consulter chez le spécialiste. C’est dire que l’audition de
l’enfant doit être surveillée et testée tout au long de l’enfance. Cette surveillance est d’autant
plus importante que la découverte précoce de la surdité peut réduire son retentissement sur le
développement du langage et l’éveil psychointellectuel de l’enfant en adressant ce dernier à
un centre spécialisé. Il est à noter que plus tôt apparaît la maladie, plus grave sera son
retentissement sur le langage de l’enfant.
1° Etiologies :
Les causes des surdités de l’enfant sont fort variées et se distinguent en :
a) causes génétiques :
- hypoplasie ou aplasie du labyrinthe avec perte de fonction cochléaire et vestibulaire
pratiquement complète (type Michel MONDINI et SCHEIBE)
- causes dégénératives : dégénérescence de la cochlée et du ganglion spiral (syndrome de
USHER, syndrome de REFSUN).
- anomalies chromosomiques : trisomies 13, 18; monosomie 5 p (maladie de cri de chat), dans
lesquelles il y a hypoplasie labyrinthique avec aplasie de l’organe de Corti et de la strie
vasculaire.
- hypoxie périnatale due à des lésions de la cochlée et des centres auditifs du tronc cérébral,
- prématurité (< 1,5 kg) : par hémorragie intracochléaire,
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- ictère nucléaire dû à l’érythroblastose foetale par dépôt massif de la bilirubine dans le centre
cochléaire,
- traumatisme obstétrical.
d) causes postnatales acquises :
- infections : méningites à hémophilis influenzae, grippe, herpès, méninge encéphalite,
oreillons, otite moyenne, rougeole ;
- intoxications diverses ;
- traumatisme avec ou sans fracture du rocher compliqué de lésions labyrinthiques.
2° Manifestations fonctionnelles :
a) chez le nourrisson : -indifférence vis-à-vis de son entourage, absence de réaction à la voix,
aux bruits même forts.
- abus de babillage jusqu’à un âge où l’enfant devrait bien articuler les
mots.
b) chez l’enfant en âge préscolaire :
- troubles du comportement ;
- troubles caractériels ;
- instabilité ;
- inattention ;
- indifférence ;
- troubles du langage ;
- mauvais résultats scolaires ;
- perte de musicalité (amusie ou para-musie).
3° Traitement : il est pédagogique, la prise en charge est assurée par un groupe
pluridisciplinaire composé des médecins (ORL, neuropsychiatre pédiatrique), psychologue,
pédagogue, orthophoniste, audioprothésiste...
Prescription de la prothèse en cas de surdité de perception. Exercice d’articulation, de
différenciation acoustique.
- surdité légère : seuil entre 20 - 40 dbs sur toutes les fréquences. La prothèse et les séances
d’orthophonie suffisent à soigner cette surdité de réception. Scolarisation dans une école
normale.
- surdité moyenne : seuil d’audition ( 4O à < 60 dbs) : la perte auditive conversationnelle est
en moyenne de 250 à 4000 HZ ; elle se traite par la prothèse et la scolarisation de l’enfant à
l’école des sourds ;
- surdité grave : seuil d’audition ( 60 dbs). Les fréquences sont supérieures à 1000 HZ.
Le traitement consiste au port de la prothèse et à la scolarisation dans l’école des sourds.
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4e Partie : LARYNGOLOGIE
1.1. ANATOMIE
Le larynx est le segment des voies aériennes interposé entre le pharynx au-dessus et la trachée
en bas. Il est situé au niveau des 3 dernières vertèbres cervicales et de la première vertèbre
dorsale.
1. Configuration extérieure :
Le larynx est une pyramide triangulaire présentant 3 faces, 3 bords, une base et un sommet :
a) faces : la face post est en rapport avec l’oesophage et les faces antéro-latérales répondent au
cricoïde et à l’aide du thyroïde.
b) bords : au nombre de 3 : 1 antérieur et 2 postéro-latéraux. Le bord antérieur est formé par
le cartilage cricoïde et par l’angle antérieur du cartilage thyroïde.
c) sommet : il est à l’orifice inférieur qui se continue avec la trachée.
d) base : c’est l’ouverture supérieure du larynx qui est délimitée en avant par l’épiglotte, en
arrière par les cartilages aryténoîdes et latéralement par des replis aryténo-épiglottique.
2. Configuration intérieure :
La cavité laryngée est divisée en 3 étages : sus-glottique, glottique et sous glottique.
- l’étage sus glottique ou vestibule du larynx : est délimité en avant par l’épiglotte en arrière
par les aryténoîdes et latéralement par les replis aryténo-épiglottiques. La partie inférieure
présente des bandes ventriculaires qui forment avec les cordes vocales le sinus de
MORGAGNI.
- l’étage glottique : il est délimité par 2 bandes membranes, les cordes vocales et s’étend
jusqu’à 1 cm en-dessous des cordes vocales.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 133 C.T. Dr KAPOLI
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Chaque corde vocale est constituée par un ligament, un ligament vocal, un muscle vocal et la
muqueuse de recouvrement.
- l’étage (région) sous glottique : il va de la limite inférieure de l’étage glottique jusqu’au bord
inférieur du cartilage cricoïde.
L’espace transglottique comprend la glotte, le ventricule (sinus) de morgagni et les bandes
ventriculaires.
2. Constitution de larynx :
Le larynx est constitué par les cartilages et les muscles doubles à l’intérieur d’un revêtement
muqueux.
Vue latérale
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4. Vascularisation du larynx
- L’étage sus-glottique est irrigué par l’artère laryngée supérieure, branche de la carotide
externe, par l’intermédiaire de la thyroïdienne supérieure.
- L’étage sous-glottique est irrigué par l’artère laryngée inférieure, branche du tronc
thyrocervical, lui-même tributaire de l’artère sous-clavière.
Les veines se condensent en troncs homologues des artères : la veine thyroïdienne
supérieure se jette dans la jugulaire interne et la veine laryngée inférieure se jette dans la
thyroïdienne inférieure qui aboutit au tronc brachio-céphalique.
Les lymphatiques se divisent en supérieurs et inférieurs : les supérieurs aboutissent aux
ganglions de la chaîne jugulocarotidienne ou sterno-cleïdo-mastoîdienale (jugulaire interne)
et les inférieurs se rendent aux ganglions pré-laryngés. La zone glottique contrairement aux
zones sus et sous-glottiques, est pauvre en lymphatiques. L’absence de tout espace clivable
entre les étages sus et pour glottique représente une barrière efficace sous l’extension
tumorale.
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5. L’innervation du larynx :
Elle est assurée par les nerfs laryngé supérieur et laryngé inférieur.
Le nerf laryngé supérieur naît du pneumogastrique au niveau du ganglion inférieur du vaque
et se divise en 2 branches :
- une branche interne, sensitive, qui innerve l’endolarynx supraglottique et
- une branche externe, motrice, qui innerve le muscle cricothyroïdien.
Le nerf laryngé inférieur ou récurrent naît également du nerf X et assure l’innervation motrice
des muscles laryngés intrinsèques et du muscle inter-arytenoîdien. De plus, il assure
l’innervation sensitive de l’endolarynx infraglottique.
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Les fonctions du larynx sont d’ordre vital. Leur dérangement peut produire de graves
perturbations de l’organisme. Le larynx remplit 3 fonctions :
- La respiration,
- La phonation,
- La protection des voies respiratoires inférieures pendant la déglutition.
* La fonction respiratoire :
Cette fonction est remplie grâce à l’interaction des muscles qui assurent l’abduction des
cordes vocales pendant l’inspiration et l’expiration. L’ouverture de la glotte se fait grâce à
l’action des muscles crico-aryténoîdiens postérieurs qui, en se contractant, attirent en dedans
les apophyses musculaires des aryténoîdes et font pivoter en dehors les apophyses vocales.
La contraction des muscles crico-aryténoîdiens latéraux et thyro-aryténoîdiens (faisceau
externe) rapproche les apophyses vocales et provoque la fermeture de la glotte.
* La fonction phonatoire :
Le système phonatoire humain comporte :
- la vibration des cordes vocales (muscle thyro-aryténoïdien = faisceau interne)
- un organe producteur de son, l’étage sous-glottique du larynx,
- un ensemble de résonnateurs (vestibule laryngé, pharynx , cavité buccale, fosses nasales,
caisse du tympan, sinus de la face).
L’intensité de la voix dépend de la pression sous-glottique ; le timbre du tonus des cordes
vocales mais aussi des cavités de résonnance.
2.1. LA DYSPHONIE :
C’est un symptôme qui traduit une altération de la voix parlée ou chantée. Elle varie depuis
un léger voile de voix jusqu’à l’aphonie complète et s’observe dans toutes les affections
aiguës ou chroniques du larynx.
* Etiologies :
Chez les enfants : c’est ce qu’on appelle enrouement de la voix ou raucité. L’enrouement
apparaît au cours des affections aiguës :
- adénoïdite aiguë,
- laryngite diphtérique,
- grippe,
- période initiale des fièvres éruptives.
Les affections chroniques : végétations adénoïdes, bronchite chronique spasmodique de type
allergique, nodules des cordes vocales provoqués par les efforts vocaux ; la papillomatose du
larynx.
Chez l’adulte : l’enrouement à début brusque s’observe dans les affections suivantes:
- la paralysie des muscles laryngés,
- la laryngite aiguë grippale,
- l’effort vocal intense,
- un oedème du larynx.
Chez les femmes : en cas de choc moral ou d’émotion, on peut observer une aphonie complète
surtout chez les hystériques laryngées.
L’ enrouement à évolution chronique s’observe dans la syphilis, la TBC, les tumeurs bénignes
ou malignes.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 138 C.T. Dr KAPOLI
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L’examen clinique nous fournira des renseignements sur la position du larynx et ses rapport
avec les structures anatomiques du cou, la morphologie interne et externe, le type, le siège et
l’extension des lésions à l’intérieur et l’extérieur du larynx, et les troubles fonctionnels.
Cet examen comporte : l’inspection, la palpation et la laryngoscopie.
Deux procédés sont utilisés pour visualiser le larynx :
- laryngologie indirecte
- laryngologie directe
1. LARYNGOLOGIE INDIRECTE :
Elle consiste à examiner le larynx au moyen d’un miroir pour laryngoscopie. On projette les
rayons d’une source lumineuse sur ce miroir appliqué sur la luette et incliné de 45 0, la lumière
se réfléchit dans le larynx dont l’image vient se reproduire sur le petit miroir. Deux
conditions sont nécessaires pour réussir la laryngoscopie :
- respiration calme et régulière du malade
- patience du médecin
Le médecin tire la langue avec une compresse pour éviter le glissement, le miroir est introduit
dans la bouche du malade et appliqué sur la luette qu’il refoule en arrière. On fait émettre au
sujet la voyelle « aaa», l’image du larynx apparaît.
2. LARYNGOLOGIE DIRECTE
Elle se fait sous anesthésie locale ou mieux générale. Le malade sera étendu sur le dos, la tête
reposant sur une têtière. On utilise le laryngoscope de CHEVALLER JACKSON ou de
HASLLINGER.
L’introduction de l’instrument dans la bouche refoule la langue en avant et l’épiglotte et
permet de visualiser la cavité laryngée dans sa totalité. Cette méthode permet d’avoir des
renseignements sur les tensions supérieures siégeant à la face antérieure des aryténoïdes, du
sinus de Morgagni, du sinus piriforme, mais aussi d’entreprendre des interventions
chirurgicales laryngiennes telle l’extraction d’un corps étranger, des papillomes, des polypes.
4. LA STROBOSCOPIE :
Le but de cet examen est d’étudier la mobilité des cordes vocales pendant la phonation. Le
principe consiste à projeter dans le larynx un rayon lumineux qui vibre sur commande à la
même fréquence que les cordes vocales. Si la vibration lumineuse est synchrone à celle du
son émis, les cordes vocales restent immobiles alors qu’elles semblent se mouvoir lentement
pour de faibles différences de fréquence. Cet examen permet de diagnostiquer des troubles de
la mobilité laryngée.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 140 C.T. Dr KAPOLI
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I. AFFECTIONS INFLAMMATOIRES :
Etiologie : origine virale ou bactérienne, plus rarement allergique ou chimique par inhalation
des produits caustiques.
Facteurs favorisants :
- le refroidissement
- une rhinite, une pharyngite, une sinusite, quelque fois la fatigue vocale.
- intoxication tabagique, éthylisme.
Symptômes : picotement laryngé et trouble de la voix allant de l’enrouement jusqu’à
l’aphonie. Toux sèche et pénible au début, devenant productive par la suite avec
expectorations d’abord muqueuses, et ensuite mucopurulentes.
Evolution : est favorable au bout d’une semaine. La voix reprend petit à petit son intensité.
3. Laryngite diphtérique
Elle succède habituellement à une angine diphtérique. C’est une laryngite pseudo-
membraneuse, également appelée croup. Les deux éléments symptômatologiques
caractérisent le croup : - l’un mécanique dû à la présence de fausses membranes dans le
larynx qui va entraîner l’asphyxie ;
- l’autre toxique dû à l’action de la toxine diphtérique.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 141 C.T. Dr KAPOLI
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Traitement : - sérothérapie,
- antibiothérapie,
- trachéotomie en cas d’urgence.
4. Laryngite grippale
C’est une laryngite catarrhale aiguë qu’on observe au cours de la grippe.
Elle est très fréquente, presque toujours associée à une trachéite. Elle est bénigne.
Cependant, les troubles vocaux peuvent durer assez longtemps surtout en cas de parésie des
cordes vocales.
La laryngoscopie peut parfois mettre en évidence des hémorragies de la muqueuse avec
oedème des cordes vocales.
Traitement : voir traitement de la laryngite catarrhale et de la grippe.
7. TBC laryngée :
Elle est consécutive à la TBC pulmonaire. Les Bacilles de Koch atteignent la larynx par voie
ascendante par les crachats souillés.
Les facteurs favorisants sont : - la fatigue vocale ;
- l’alcoolisme ;
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- le tabagisme ;
- la toux,
- les affections banales des voies aériennes : sinusites, rhinite
grippale, amygdalite chronique.
Symptômes : l’affection évolue en 3 phases :
- phase congestive : subjectivement, le malade présente une dysphonie légère et une douleur
au niveau de la région laryngienne.
La laryngoscopie montre une simple rougeur d’une corde, c’est une mono cordite.
- phase granulomateuse : subjectivement, le malade présente une dysphonie accentuée et la
dysphagie se manifeste par une sensation de corps étranger ou par une douleur atroce avec
irradiation vers l’oreille. La laryngoscopie met en évidence une tuméfaction congestive des
cordes vocales.
- phase ulcéreuse : la douleur peut être violente, « en lame de rasoir ».
La dyspnée apparaît, donnée par l’œdème. La laryngologie met en évidence une ulcération de
la muqueuse qui est œdématiée.
Traitement : c’est celui de la TBC. La douleur laryngée doit être soulagée parfois par
alcoolisation du nerf laryngé supérieur. En cas de dyspnée accentuée, une trachéotomie
s’impose.
1° Tumeurs bénignes : (elles sont plus nombreuses que les tumeurs malignes).
a) Nodule vocal : les nodules vocaux peuvent se rencontrer chez tous les professionnels de la
voix parlée. Ils peuvent survenir primitivement ou être le résultat d’une affection laryngée
inflammatoire.
Symptôme : au début, la voix parlée se fatigue vite au cours d’une conversation. La raucité
peut être temporaire ou permanente.
Traitement : nodule récent : repos absolu ,c’est-à-dire cure de silence.
nodule ancien : traitement par la méthode de la microchirurgie laryngée.
Prophylaxie : éviter les efforts vocaux pendant les périodes froides et au cours des rhinites et
de laryngite aiguë.
b) papillomes : la papillomatose du larynx s’observe surtout dans le jeune âge. C’est une
réaction tumorale épithéliocojonctive de la muqueuse laryngée. Les papillomes se présentent
sous une forme irrégulière avec l’aspect villeux et comme des végétations muriformes qui
peuvent remplir complètement le larynx. Ils forment des groupes séparés par des îlots de
muqueuse saine.
Symptômes : troubles vocaux avec raucité et dyspnée sont les symptômes qui amènent à la
trachéotomie.
Traitement : chirurgical : c’est l’ablation sous anesthésie générale et électrocoagulation.
Le cancer cordal
Symptômes : l’affection évolue en 3 phases :
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Période de début : les premiers signes sont : altération de la voix et toux légère et sèche.
L’examen laryngologique montre une formation tumorale qui, à la stroboscopie provoque une
perturbation de la corde vocale.
Période d’état : le cancer devient envahissant. L’examen du larynx montre une
immobilisation de la corde vocale.
Période terminale : la dysphonie est très marquée, la dyspnée très importante nécessitant une
trachéotomie. La laryngoscopie montre un tumeur végétante remplissant le larynx ou une
énorme infiltration creusée d’une ulcération profonde.
Traitement : 2 aspects :
1) chirurgical : s’adresse à la phase de début dans laquelle on fait une chirurgie partielle ou à
la période d’état qui nécessite une laryngectomie totale, le malade respirant par la
trachéotomie.
2) radiothérapie : on l’applique dans les cas inopérables (3 e phase), après l’intervention (un
mois après).
1° Paralysie laryngée :
Symptômes : l’aphonie constitue le signe de début. Plus tard la voix s’améliore. Pas de
dyspnée notable sauf au cours d’un effort physique intense. Le chant n’est pas possible.
L’examen laryngologique montre l’image classique de la corde vocale paralysée qui est
immobile. On observe le cartilage aryténoïde qui est immobile. La corde peut être immobile
sur la ligne médiane ou en position paramédiane. Pendant la phonation, on voit la corde saine
dépasser la ligne médiane par un effet de compensation pour se rapprocher de la corde
paralysée.
2° Spasme du larynx
Il se caractérise par la contraction d’une partie ou de la totalité des muscles laryngés suite, soit
à une irritation réflexe partant d’un point donné dans le territoire du trijumeau, du
sympathique et du pneumogastrique, soit à une irritation directe des fibres motrices nerveuses
qui se rendent au larynx.
Clinique : signes prodromaux : crises de toux sèche et quinteuse avec une dyspnée
progressive, puis rapidement le spasme s’exagère, la dyspnée s’accentue, le malade présente
des agitations et une face cyanotique.
Traitement : - compresses chaudes autour du cou, révulsif, inspiration profonde ;
- dans les cas graves, il y a la trachéotomie.
NB : Chez les femmes hystériques, il existe des pathologies laryngées qui s’accompagnent d’une perte
de la voix totale. A la laryngoscopie on ne voit rien.
Cours d’ l'Oto-Rhino-Laryngologie 145 C.T. Dr KAPOLI
ISHELEKA
BIBLIOGRAPHIE