Correction : La conscience peut-elle
être un fardeau ?
Introduction
(Les titres des parties de l’introduction ne doivent pas se retrouver dans le devoir)
Amorce
Dans son roman Crime et Châtiment, Fiodor Dostoïevski met en scène Raskolnikov, un jeune homme
hanté par le poids de sa propre réflexion après avoir commis un meurtre. Ce personnage, loin d’être
un simple criminel, illustre combien la conscience peut devenir un fardeau : la lucidité sur ses propres
actes et leur portée morale finit par le plonger dans un abîme de souffrance. Ce dilemme tragique
nous invite à nous interroger sur la nature même de la conscience : est-elle une force libératrice ou,
au contraire, un poids qui entrave notre existence ?
Définition et problématisation
La conscience peut être définie comme la faculté qu’a l’être humain de se connaître lui-même et de
réfléchir sur ses pensées, ses actes ou ses valeurs. Liée à cette introspection, la conscience morale
nous pousse à distinguer le bien du mal, mais aussi à ressentir la culpabilité ou le remords. Si elle
nous permet de nous élever au-dessus des autres êtres vivants par la réflexion et le jugement, elle
peut aussi se retourner contre nous, en rendant insupportables certaines vérités sur nous-mêmes ou
sur le monde. Ce paradoxe, où la conscience semble à la fois source de grandeur et de souffrance,
justifie de se demander si elle peut véritablement être perçue comme un fardeau.
Reformulation du sujet
Ainsi, le problème posé est le suivant : dans quelle mesure la conscience, qui semble indispensable à
notre humanité, peut-elle se révéler une charge insoutenable, et sous quelles conditions ?
Annonce de plan
Pour répondre à cette interrogation, nous examinerons d’abord les arguments en faveur de la
conscience perçue comme un fardeau (I). Puis, nous analyserons les perspectives qui la présentent
comme une source de liberté et d’accomplissement (II). Enfin, nous réfléchirons à la possibilité de
dépasser cette opposition en envisageant la conscience comme un élément ambigu, mais nécessaire
à notre humanité (III).