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Agriculture de conservation à Madagascar

Le document traite du développement de l'agriculture de conservation à Madagascar, en mettant l'accent sur les Hautes Terres et le lac Alaotra. Il souligne les défis rencontrés dans l'adoption des systèmes de culture en semis direct avec couverture végétale (SCV) et l'importance de l'intégration agriculture-élevage pour améliorer la productivité et la durabilité. Des projets récents visent à diffuser ces techniques agro-écologiques, mais l'adoption par les agriculteurs reste limitée en raison de divers obstacles techniques et organisationnels.

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Le document traite du développement de l'agriculture de conservation à Madagascar, en mettant l'accent sur les Hautes Terres et le lac Alaotra. Il souligne les défis rencontrés dans l'adoption des systèmes de culture en semis direct avec couverture végétale (SCV) et l'importance de l'intégration agriculture-élevage pour améliorer la productivité et la durabilité. Des projets récents visent à diffuser ces techniques agro-écologiques, mais l'adoption par les agriculteurs reste limitée en raison de divers obstacles techniques et organisationnels.

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Pépites tache 5

Terrain Madagascar
Histoire du développement de l'agriculture de conservation

Sur les Hautes Terres


Sur les hautes terres malgaches, l’accroissement de la pression démographique s’est traduit
par la saturation des terres inondées destinées à la riziculture et par une emprise agricole de
plus en plus forte sur les terres de versant (tanety). Au cours des années 70 et 80 la recherche
a tenté de trouver des solutions à la faible productivité des tanety et à leur rapide dégradation,
mais ces études n'ont pas permis de proposer des solutions durables réalistes et acceptables
économiquement : les recommandations portaient sur des doses d'intrants trop élevées pour
être réalistes et des aménagements contraignants.
Suite à ces échecs, le CIRAD, fort de son expérience brésilienne, s’est orienté à partir de 1990
sur la mise au point de systèmes de culture en semis direct avec couverture végétale (SCV) en
liaison avec l’ONG TAFA. Des résultats positifs ont été obtenus concernant la restauration
durable de la fertilité, l'augmentation de la productivité, et la réduction globale des coûts
(travail, intrants).
Malgré tous leurs avantages, il n'en reste pas moins que les itinéraires en SCV sont jusqu'ici
très peu adoptés par les agriculteurs sur les Hautes Terres. Cela s’explique car ils ont été mis
au point progressivement au cours de la dernière décennie, et les toutes premières actions de
diffusion n’ont commencé qu’en 1995-1996 avec une insuffisance de structures de formation
et d’encadrement formées aux SCV. Mais la diffusion est actuellement appuyée par le projet
de développement BVPI, récemment implanté pour une durée de 5 ans (2007-2011), qui vise
à protéger les bassins versants de l’érosion et à restaurer la fertilité des collines les plus
dégradées par la diffusion de techniques agro-écologiques dans la région.
Créé en fin 2001, le Pôle de compétence en partenariat (PCP) SCRiD (Systèmes de Culture et
Rizicultures Durables), devenu URP (Unité de recherche en partenariat) en 2004, est né de la
volonté du FOFIFA et du CIRAD de renforcer leur coopération pour assurer
l'accompagnement agronomique et socio-économique du développement rapide de la
riziculture pluviale sur les collines. L’Université d'Antananarivo y a été associée pour
promouvoir à la fois une recherche de qualité répondant aux besoins du développement, et la
formation sous tous ses aspects. Le défi majeur de développement auquel l’unité se propose
de répondre porte sur l’augmentation durable de la production rizicole, par l'amélioration de la
productivité et de la durabilité technique et socio-économique des systèmes pluviaux, en
promouvant l’adoption des systèmes de culture avec semis direct sur couverture végétale
(SCV).
Dans la région centrale des Hautes Terres, le développement des systèmes pluviaux SCV se
heurte souvent à la compétition entre l’agriculture et l’élevage pour les résidus de récolte et,
plus généralement, pour toutes les formes de biomasse. L’agriculture à base de SCV en a
besoin pour la protection du sol et l’amélioration de sa fertilité, l’élevage en a besoin pour
l’alimentation du bétail. Au cours des dernières années, les structures d'encadrement agricole

1
(FIFAMANOR , TAFA, et d'autres ONG) ont développé une approche visant à intégrer
l’agriculture et l’élevage. Dans ce cadre d’importants travaux sur les cultures fourragères et
leur double usage de plante de couverture et d’aliment pour cheptel laitier ont été entrepris.
Mais à ce jour peu de solutions techniques satisfaisantes sont disponibles et prêtes à être
vulgarisées pour un usage judicieusement raisonné, par les animaux, des biomasses de
couverture disponibles.

Au lac Alaotra
Suite aux premiers travaux initiés dans les années 1990 sur les Hautes Terres par TAFA, de
petites opérations de développement ont démarré en 1998 au lac avec ANAE et AVSF. La
très mauvaise qualité tant des équipes que des travaux de terrain n’a pas permis de déboucher
sur des résultants probants. Le démarrage du projet BV-lac/AFD/CIRAD, avec de nouveaux
opérateurs qualifiés motivés et bien formés (TAFA, BRL, AVSF, ANAE et SD-mad sur le
plan technique et Best pour la socio-organisation) ont permis un réel décollage d’une
vulgarisation de qualité puis d’une adoption par les paysans locaux, surtout sur les zones Est
et Sud, d’un nombre important de systèmes en fonction des caractéristiques de toposéquences
très variées autour du lac. Les techniques SCV, initialement développées avec une approche
« parcelle », sont maintenant appréhendées sous une approche « exploitation » qui prend
mieux en compte les contraintes (et opportunités) et les stratégies globales d’adoption.
L’élevage étant un des moteurs d’adoption, l’intégration agriculture-élevage est prise en
compte. Globalement, on peut dire que les systèmes SCV apportent une meilleure sécurité et
une plus grande régularité dans les productions sur les tanetys, avec des objectifs moyens (des
rendements de 2 et 3 t/ha/an en riz et maïs par exemple) très compatibles avec les niveaux
d’intensification choisis par les paysans. Certains systèmes, sur Baibohos par exemple,
peuvent être très intensifs, avec un niveau de sécurité par rapport aux aléas climatiques
proches de ceux de la riziculture irriguée. L’adoption de variétés poly-aptitudes et plus
partiellement de techniques SCV permet de mieux régulariser les productions en RIA
(Riziculture à Irrigation Aléatoire). Ces actions ont été menées avec un intense effort de
formation des personnels des projets, des membres des différentes catégories d’OP (GSD,
Groupements semis direct, ACCS, Association Crédit a Caution Solidaire, Fédérations..) et
d’efforts sur les accès aux services de l’agriculture en général, indispensable a toute
« durabilité » des actions en cours. Un effort particulier a été mené pour la mise en place
d’outils d’aide à la décision dans les projets pour améliorer les recommandations techniques
en fonction des catégories de producteurs (sessions API, Réseau modélisé de fermes de
références, etc…). Une action spécifique est également engagée depuis 2008 avec les grands
producteurs, avec l’opérateur SD-mad, dans une perspective de conseil de gestion direct.

2
Les systèmes techniques

Sur les hautes terres

SYSTEMES DE CULTURES SCV A DIFFUSER SUR LES HAUTS PLATEAUX


D’après SDMad – Projet BVPI-SEHP
(en rouge le système retenu pour le dispositif expérimental)

Type de Milieu Intrants Système de culture Remarques

Haricot + Stylosanthes // Manioc + L'installation de riz pluvial ne


Fumure sera possible que sur certains
A1 stylo // manioc + stylo // Riz pluvial
organique sols.
+ stylo
Sol pauvres et Traitements des semences de riz
jachères Manioc + Brachiaria // Manioc +
Fumure A2a Légère fertilisation à prévoir lors de
Brachiaria // maïs + légumineuse
organique chaque coupe du Brachiaria et
(Tanety Haricot ou niébé ou pois de terre + traitement herbicide nécessaire après
Avec
ferralitiques et A2b Brachiaria // Haricot + Brachiaria // Brachiaria
herbicide Association possible de Téphrosia ou
basaltiques) maïs + légumineuse
Crotalaire avec le Brachiaria
Haricot ou niébé ou pois de terre + Traitements des semences de maïs et
Fumure
A2c Brachiaria // Brachiaria // traitement insecticide des légumineuses
organique
Brachiaria
Ecobuage Riz pluvial + Brachiaria // Haricot +
et/ou B1a
Brachiaria // Pomme de terre + avoine Légère fertilisation à prévoir lors de
fertilisation chaque coupe du Brachiaria
chimique Riz pluvial + Brachiaria // Haricot + Traitements des semences de riz et maïs
nécessaires et traitement insecticide des
B1b Brachiaria // Maïs + légumineuse +
Avec légumineuses
avoine
herbicide
Ecobuage Maïs+haricot/avoine // Haricot ou soja
et/ou B2a
Sols + avoine // Riz pluvial Traitements des semences de riz et maïs
fertilisation
moyennement et traitement foliaire des légumineuses
chimique B2b Maïs+haricot/avoine // Riz pluvial
riches nécessaires
Ecobuage
(Tanety et/ou Pomme de terre+Avoine // Riz pluvial
volcanisme Traitements des semences de riz et maïs
fertilisation B3 // Haricot ou soja+Avoine // et traitement foliaire des légumineuses
ancien, terrase chimique Maïs+haricot/avoine
aménagées, bas nécessaires
de pentes et Fumure
Traitement herbicide nécessaire après
fluvio-lacustre) organique Pois de terre ou arachide + Brachiaria
B4a
Avec Brachiaria // Haricot + Brachiaria Association possible de Téphrosia ou
herbicide Crotalaire avec le Brachiaria
Traitements des semences de maïs et
Fumure Pois de terre ou arachide + avoine //
B4b traitement foliaire des légumineuses
organique maïs + haricot + avoine
Manioc + Brachiaria // Manioc +
Fumure Associer le Brachiaria avec de
B5 Brachiaria // et ensuite Brachiaria
organique la crotalaire ou du Téphrosia
fourrage
Maïs+haricot / Pomme de
C1a
terre+avoine // Maïs+haricot / avoine
Sols riches Ecobuage Maïs+haricot / Pomme de
et/ou C1b terre+avoine // Riz pluvial // Ecobuage à privilégier avant
(tanety fertilisation Maïs+haricot / avoine maïs + légumineuse
Traitements des semences de maïs et de
volcanisme chimique Maïs+haricot / Pomme de
C1c riz et traitement foliaire des
récent et nécessaires terre+avoine // Maïs+soja / avoine légumineuses et pomme de terre
baiboho) Pomme de terre / Blé ou orge ou
C1d avoine + vesce // Maïs+haricot /
avoine

3
Au lac Alaotra

Tableau 1 : principaux systèmes de culture SCV et perspectives actuelles


(en rouge les systèmes retenus pour le dispositif expérimental)

Système de Type de Avantages Vitesse de Perspectives


Origine Contraintes
culture milieu recherchés diffusion d'avenir
TAFA Systèmes intensifs
Riz / vesce +
Baiboho, puis très rémunérateurs, Divagation
haricot / riz +++ +++
RIA Paysans + faciles à mettre en animale
/…
techniciens place
Systèmes extensifs
Nécessité d'un
mais très
Systèmes sur TAFA an de jachère
Tanety rémunérateurs +++ +++
stylosanthes pour un résultat
Production de
optimal
fourrage
Sols de bonne
qualité
Intensifs en
Maïs +
Tanety, TAFA Systèmes intensifs main d'œuvre et
légumineuses ++ +++
Baiboho très rémunérateurs en intrants
/ Riz
Niveau de
risque assez
élevé
Une plante de
couverture doit
Si les moyens du
Maïs + être implantée
paysan sont limités,
légumineuses avec la
TAFA permet de cultiver la
/ Tanety légumineuse ++ +++
+ paysans légumineuse
légumineuses souterraine, au
souterraine sans un
souterraines risque de ne pas
gros investissement
générer de
biomasse
Utilisation
Systèmes extensifs et
d'herbicides
Systèmes sur TAFA rémunérateurs
Tanety Manque de + ++
brachiaria Production de
ressource
fourrage
fourragère
Utilisation
Systèmes sur d'herbicides
TAFA Systèmes extensifs et
Cynodon Tanety Manque de + +++
rémunérateurs
dactylon biomasse
disponible
Systèmes extensifs et Utilisation
Systèmes sur
TAFA rémunérateurs Pour d'herbicides Peu
couverture Baiboho - +
éleveurs de place pour la
vive
principalement culture du riz
Riz/vesce en Systèmes intensifs Sur baibohos
Baiboho Recherche ++ ++
baibohos très rémunérateurs uniquement

4
Les réseaux sociaux auxquels elle a conduit

Les techniques agro-écologiques sont largement diffusées depuis une dizaine d’années dans
de vastes projets de développement visant à protéger les bassins versants de l’érosion et à
restaurer la fertilité des collines les plus dégradées (BV-LAC et BVPI).

Sur les hautes terres

La diffusion des techniques agro-écologiques auprès des paysans des bassins versants (appui
aux producteurs aux plans technique, organisationnel, voire financier) est confiée à différents
opérateurs locaux non gouvernementaux (TAFA, FAFIALA, SD MAD), et est appuyée par le
Groupement Semis Direct de Madagascar (GSDM).

Les principales questions qui se posent aujourd'hui

Au Vakinankartra, sur les hautes terres, les enquêtes réalisées en 2007 et 2008/2009 montrent
clairement l’absence de systèmes fiables et durables par manque de plantes de couverture
adaptées au climat hivernal, c'est-à-dire de plantes produisant suffisamment de biomasse dans
les conditions contraignantes des Hautes Terres.
La principale question est donc la recherche de plantes de couverture adaptées au climat
permettant la mise en place de systèmes peu complexes mais éventuellement intensifs dans
des zones ou le foncier n’est pas limitant.
La principale question de ces zones concerne l’adaptation des rotations et des systèmes dans
une perspective « exploitation ».

Dans la plupart des cas, les techniques de SCV sont encore en phase d’essai/démonstration.
Leur appropriation/utilisation par les paysans des bassins versants reste limitée. A côté des
questions purement agronomiques soulevées par les techniques de semis direct sur couverture
végétale (production de biomasse, gestion de la fertilité des sols, calendriers culturaux), il se
pose la question de leur intégration accrue et raisonnée dans les systèmes d’élevage et des
niveaux d'intégration pertinents à prendre en compte dans les études proposées, qu'il s'agisse
de l'exploitation (innovations techniques, durabilité économique) ou de la réalité du bassin
versant en tant qu'entité considérée dans sa globalité (impacts environnementaux, impacts
économiques intersectoriels, organisations de producteurs, filières et circuits de
commercialisation, transformation). Cette intégration apparaît comme un incontournable dans
l’adoption effective des techniques de couvert végétal.

Au Lac Alaotra, où on observe une réelle dynamique d’adoption et d’appropriation des


systèmes SCV, les principales questions sont les suivantes :
- durabilité de ces systèmes à la fin des projets, une fois les techniciens partis : le focus
est mis sur les systèmes simples et robustes.
- Financement des mises en place : le Crédit a caution solidaire a clairement montré ses
limites et l’objectif est de proposer des systèmes avec des niveaux d’intensification
compatible avec les objectifs des producteurs sur la base d’une typologie mise au
point en 2007.
- Intégration agriculture élevage : valorisation d’une partie des plantes de couverture en
fourrages pour les animaux de trait et, dans le futur, le lait. Que laisser sur le sol,

5
quelle partie peut-on exploiter par rapport au fonctionnement de la couverture sur
l’érosion, le bilan hydrique, les adventives, le stockage du C.
- Gestion de la fertilité au long terme en terme de fumure de fond pour compenser les
exportations des systèmes autour de 3 t/ha/an. La fumure de fond est actuellement
inexistante et très peu pratiquée.
- Intégration des pratiques actuelles au niveau territoire pour protéger les bassins
versants (érosion, maintien fertilité, équilibre avec zones de paturages et reboisement).
Les ZGC, zone de gestion concertée, à l’ouest, semble être les outils idéaux pour cela.
- Il existe des systèmes SCV pour les rizières, les baibohos et les tanety, lesquels
proposer en fonction du type d’exploitation et de sa localisation.

Les ressources et les dispositifs en place

Hautes Terres

Le siège de l’URP se trouve à Antsirabe. Il est hébergé à la station régionale de Recherche du


FOFIFA.
Pour tester ses hypothèses de recherche, l’unité met en œuvre des approches
pluridisciplinaires et intégrées. L’équipe regroupe les compétences suivantes :
- Amélioration variétale
- Physiologie et écophysiologie
- Agronomie : systèmes de culture, gestion de la fertilité, biologie du sol, bilan hydrique
et érosion, propriétés physico-chimique du sol
- Protection des cultures : entomologie, phytopathologie, épidémiologie
- Socio-économie (processus d’innovation, exploitations agricoles et territoires, impact
des politiques publiques, filières ..)
- Technologie et nutrition

Dispositif expérimental SCRiD d’Andranomanelatra installé depuis fin 2002 sur une surface
totale de 3,2 ha, où sont testés et comparés différents systèmes de culture, présents selon 2
modes de gestion du sol (Labour et SCV) et 2 niveaux de fertilisations (Fumier seul et fumier
avec fertilisation minérale).
Depuis 2007 les systèmes comparés sont :
S1 : riz en rotation avec du maïs associé à du haricot avec de l’avoine en dérobé
S2 : riz en rotation avec du maïs associé à de l’éleusine
S3 : riz en rotation avec du maïs associé au soja avec le radis fourrager en dérobé

Des parcelles sont également réservées pour des tests de nouveaux systèmes de cultures
associées (expérimentation mis en place dans le cadre d’un projet CORUS, dont le sujet est la
production de fourrages dans les systèmes rizicoles pluviaux) : systèmes comportant des
doubles lignes de riz et de maïs associé avec des plantes fourragères (radis fourrager, vesce,
cajanus, lupin, eleusine,…). Un ou 2 systèmes pourraient être étudiés dans le cadre du projet.

Lac Alaotra
SCRiD a investi le terrain avec un chercheur à 2/3 temps sur le lac Alaotra et des stagiaires (7
en 2007, 4 en 2008, 1 en 2009) et 2 thèses en cours avec des cofinancements divers (BV-lac,
Forma, BVPI…). En 2009, les principaux financements seront issus de Pépites et projet
Pampa.

6
Une thèse est en cours sur le sujet avec un thèsard malgache, Narilala RANDRIANARISON,
dont le titre est « Développement Durable Et Processus D’innovation Pour L’agriculture Paysanne
Malgache ». Montpellier I. Avec C Poncet, Mr Wanko (Toulouse III) et E Penot en co-direction.
Réseau de parcelles paysannes…

Dispositif expérimental SCRiD au CALA


Ce dispositif sera mis en place lors de la campagne 09-10, sur 2 types de terrain : versant de
colline (tanety) et bas de pente avec proximité de la nappe d’eau (Baiboho)

Baiboho
taille totale de la parcelle : environ 2 ha
Propositions de systèmes de culture sur baiboho
Système Saison 2009- Contre Saison2010- Contre Saison 2011-
10 saison 11 saison 12 Contre
2010 2011 saison
2012
Riz/Vesce Riz Vesce Riz Vesce Riz Vesce
Riz/haricot Riz Haricot Riz Haricot Riz Haricot
Maïs+dolique//riz Maïs+dolique Dolique Riz dolique Maïs+dolique Riz
Maïs+dolique//riz Riz Dolique MAïs+dolique Dolique Maïs+dolique Dolique

*2 niveaux de fertilisation (faible, moyenne)


*3 modes de gestions du sol et des résidus : sans labour avec résidus laissés au sol (SCV),
avec labour avec exportation des résidus, avec labour sans exportation des résidus
(enfouissement)
*4 blocs

Tanety

Propositions de systèmes de culture tanety

systèmes Saison 2009- Contre saison Saison 2010-


Contre saison 10 2010 11
2009
Maïs+stylo//stylo//riz Dolique Maïs+stylo Stylo Stylo
Maïs+stylo//stylo//riz Dolique Stylo Stylo Riz
Maïs+stylo//stylo//riz Dolique Riz rien Maïs+stylo
Maïs+dolique//riz Dolique Maïs+dolique dolique Riz
Maïs+dolique//riz Dolique Riz rien Maïs+dolique
*2 niveaux de fertilisation (voir baiboho)
* 3 modes de gestion du sol (voir baiboho)
*4 blocs

7
Affiner le positionnement du terrain dans le projet PEPITES et les questions qui se
posent

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