COURS DE FISCALITÉ DE L´INGENIERIE FINANCIÈRE
L´ingénieur financier et le financement de l´entreprise par l´impôt.
Ce cours s´articule autour de 3 principaux objectifs exposés dans un ordre croissant.
Niveau 1 Avec la question de comment mobiliser les avantages fiscaux pour la trésorerie de l´entreprise,
les auditeurs seront amenés à trouver des avantages prévus par des règles fiscales au profit des
entreprises dont elles pourraient se prévaloir pour économiser de l´argent.
Niveau 2 À ce stade, il s´agira de se demander comment utiliser au mieux le dispositif fiscal existant pour
la trésorerie de l´entreprise. En d´autres termes, comment mettre en application les règles fiscales dans
le but de soulager la trésorerie de l´ entreprise y compris comment utiliser les réclamations fiscales pour
renflouer la trésorerie de celle-ci.
Niveau 3 Il s´agit de se demander comment faire contribuer les obligations fiscales de l´entreprise à la
bonne santé de sa trésorerie ou comment faire d´une obligation fiscale un avantage de trésorerie. Par
exemple la TVA collectée, les impôts des tiers retenus à la source de l´entreprise peuvent-ils servir à la
trésorerie de celle-ci et de quelle manière.
Finalement, on se demandera comment par son travail l´ingénieur financier peut-il faire de la fiscalité un
outil de financement de l´entreprise pour laquelle il travaille. Notons qu´un excellent principe de bonne
gestion d´une entreprise est de parvenir à ne pas payer que ce qu´elle doit à la collectivité nationale au
regard de la loi fiscale, pas plus. Il arrive parfois que le législateur mette en place des avantages fiscaux
pour favoriser telle ou telle catégorie de l´entreprise. Il revient alors d’en tirer le meilleur parti. Dans ces
conditions, l’ingénieur financier d’une entreprise par son expertise fiscale peut constituer pour
l’entreprise dans laquelle il travail un acteur décisif pour la croissance de celle-ci. C’est sous un double
angle que ce cours propose d’appréhender cet avantage de l’ingénieur financier d’une part au regard des
situations d’insuffisance de paiement des contributions fiscales de l’entreprise ; et, d’autres parts dans
des hypothèses souvent ignoré des cas d’excédent de versement d’impôt.
I- L’INGÉNIEUR FIANCIER ET LES CAS D’INSUFFISANCE DE PAIMENT PAR LES ENTREPRISES.
La gestion quotidienne des entreprises face sous silence dans bien des cas des aspects fiscaux c’est
pourquoi il n’est pas rare de constater les situations d’insuffisance de paiement de la dette d’impôt mise
à la charge de celle-ci. Pourtant, le rôle de la fonction fiscale, sous la responsabilité du directeur financier
est ici déterminant pour accompagner une entreprise dans la prise en charge du risque qui constitue
pour elle situation d’insuffisance de sa contribution fiscale annuelle, trimestrielle ou mensuel. La valeur
ajoutée de la fonction fiscale peut prendre alors une double orientation :
- Une aide à la régularisation spontanée de la situation de l’entreprise.
- Un accompagnement dans le cas où l’insuffisance de cotisation est dévoilée par les services
fiscaux.
A- La régularisation spontanée des insuffisances de paiement
Où ils s’agissent des déclarations de TVA, d’impôt foncier ou de toutes sortes de prélèvement
obligatoire, il peut y avoir des erreurs commises par l’entreprise au moment de leur souscription et leurs
dépôts auprès des services des impôts. Cela conduit à minimiser involontairement la charge fiscale
normalement due par dû par l’entreprise. Il s’agit tout de même d’un risque de gestion au conséquences
parfois désastreuse pour l’entreprise dès lors qu’en cas contrôle fiscale les redressements susceptibles
d’être notifié peuvent fragiliser sa trésorerie. Dans les cas les plus grave une société est même en risque
de faillite. Le recours aux compétences fiscales de l’ingénieur financier devient alors une nécessité.
L’intervention de se spécialiste permettre de mettre en lumière le niveau des insuffisances dans la
détermination dans la charge fiscale de l’entreprise et d’envisager des perspectives de régularisation
spontanée des insuffisances de paiement.
1- Aide à la découverte de l’insuffisance de paiement
Que la fonction fiscale soit internalisé ou externalisé, elle a pour vocation première sous la responsabilité
du directeur financier de conduit l’entreprise de s’acquitter de dette d’impôt dans des proportions
légalement déterminer par les lois de finance annuel. Dns cette perspectives, au moyen d’une
convention passé entre entreprise et un cabinet d’expertise un audit fiscale de ses opérations et
situations peut être utilement réalisé pour déterminer et quantifier les insuffisances de déclaration et de
versement d’impôt.
Les conclusions de cette étude et les paiements d’impôt déjà effectuer permettrons alors de mieux
circoncire le niveau des risques de redressement encouru par l’entreprise en cas de contrôle.
2- Accompagnent à la régularisation des insuffisances de paiement
La régularisation même spontanée par une entreprise de ses insuffisances de paiement ne la met pas à
l’abri de sanctions prononcés par l’administration fiscale. C’est pourquoi une telle démarche doit
nécessairement s’inscrire dans une stratégie globale. Dans cette optique par exemple les règles de la
prescription fiscale pourraient utilement être exploitées dans l’intérêt des entreprises.
3- Anticipation des insuffisances de paiement
Une bonne gestion fiscale passe également par une politique d’anticipation des problématiques fiscales
à l’élaboration de laquelle l’implication du département financier est indispensable. A cette fin, il est
possible d’envisager pour certaines opérations projetées par l’entreprise le recours à la procédure le
rescrit fiscal dans le souci d’assurer une meilleure sécurité juridique à l’entité de sorte à éviter une
remise en cause ultérieure de ses choix pouvant conduire les services fiscaux à rehausser ses bases
d’imposition.
B- Apport de la fonction fiscale en cas d’insuffisance de paiement dévoilé par le FISC
Dans un système déclaratif, le contribuable indique lui-même ses éléments d’impositions puis procède à
la liquidation de sa dette fiscale. En contrepartie, l’administration fiscale est dotée d’un pouvoir
rectification de déclaration ainsi souscrite par les contribuables. En mettant en œuvre cette prérogatives,
les services fiscaux peuvent mettre aussi en lumière des insuffisances dans la détermination de la charge
fiscale de l’entreprise lors d’un contrôle fiscal. Contrairement à la régularisation spontanée, les
conséquences sur la Tréso de l’entreprise sont plus lourdes c’est pourquoi ici encore l’importance et le
rôle de la fonction fiscale de la direction financière peut aider l’entreprise à mieux faire face au contrôle
fiscal et en gérer les suites au mieux de ses intérêts ;
1- L’aide dans le déroulement du contrôle fiscale
Le contribuable qui fait l’objet d’un contrôle fiscal a le droit de se faire assister d’un conseil de son choix
de recours à un tel professionnel présente tout à la fois un intérêt psychologique et technique pour
l’entreprise. En effet, la présence d’un agent des impôts dans les locaux d’une entreprise peut être
difficilement vécu par certains chefs d’entreprise ou par le personnel de l’entreprise mais au-delà de
l’aspect purement psychologique, une entreprise verra la valeur ajouté de la fonction fiscale à l’occasion
du contrôle de sa comptabilité car ceux qui remplissent cette fonction comprennent mieux le langage du
FISC et peuvent mieux décrire la situation de l’entreprise par l’agent vérificateur de sorte à limiter les
incompréhensions et les conséquences dommageables des opérations de vérification. Ainsi par exemple
au stade de la notification provisoire de redressement, la présence et l’intention de l’expert fiscale
constitut un apport inestimable pour l’entreprise. En effet il faut éviter des erreurs dans la réponse à la
proposition de rectification de sorte à obtenir les meilleures chances en cas de recours au juge pour
trancher un litige avec l’administration fiscale.
2- L’aide de la fonction fiscale dans les suites d’un contrôle
Lorsqu’ arrive la phase de recouvrement des suppléments d’impôts à la suite d’un contrôle de
comptabilité le directeur financier doit trouver dans son expertise fiscale les moyens d’aider au mieux
l’entreprise dans cette phase sensible de la relation avec l’administration des impôts. En effet, le
comptable public peut déclencher des mesures de recouvrements force de la créance fiscale en
émettant des avis à tiers du compteur et en recouvrant aux autres formes des saisies des biens de
l’entreprise.
I. FONCTION FISCALE ET CAS D’EXCES DE PAIEMENT DES IMPOTS AIDE A LA REPETITION DE
L’INDU FISCAL
Certes, la gestion d’une entreprise sur le plan fiscal est déjà appréciable lorsque cette dernière parvient a
bien déterminer le montant de ces cotisations d’impôt et s’en acquitter à bonne date dans ce cas sont
alors amoindris les risques fiscaux lies a d’éventuels redressement. Mais, une gestion dynamique de
l’entreprise peut également prendre la forme d’une politique de récupération des impôts payés en trop
de sorte à améliorer sa trésorerie et lui permette d’effectuer ses investissements. Avec de bonnes
connaissances fiscales, la direction financière d’une entreprise peut mettre en œuvre une telle
préoccupation. Il lui suffira d’envisager 2 choses :
A- AIDE A LA DETECTION DES SITUATIONS DE TROP PAYER L’IMPOT
Il arrive souvent aux entreprises de payer plus d’impôt que la loi fiscale ne l’exige. Une ignorance de la
législation relative aux impôts constamment modifiée par les annexes fiscales, une erreur de la part du
contribuable mais également un manquement de l’administration fiscale peuvent donner lieu à un
paiement d’impôt supérieur a ce qu’ une entreprise aurait dû acquitter légalement ainsi pour certaines
raisons une entreprise peut se retrouver en situation de crédit de TVA sans qu’ elle ne s’en aperçoive. En
outre en raison des nombreux prélèvements a la source qui caractérise le système ivoirien, une
entreprise peut se retrouver en situation de sur paiement d’impôt sur les bénéfices. Ces divers cas de
paiements indus de cotisation de l’impôt peuvent être dévoiles et solutionner avec diligence cela
pourrait conduire à mobiliser certaines procédures tendant à obtenir une restitution du trop payer
d’impôt.
B- APPORT DE LA FONCTION FISCALE DANS LA REPARTITION DE L’INDU FISCAL
Lorsqu’à une entreprise est parvenue déterminer les situations d’excédents de paiements d’impôt, il
peut être envisagé de mettre en œuvre une démarche tendant à la restitution des cotisations versées à
tort au trésor public. Aisée dans son principe une telle démarche peut soulever peut soulever des
problèmes car les services fiscaux ne sont pas promptes à rembourser les sommes déjà versées a leur
caisse. Selon les cas, l’ingénieur financier peut proposer d’obtenir la restitution du trop payé en
procédant à des réclamations fiscales qui ont toujours un caractère contentieux. Ce sera le plus souvent
le cas lorsque les délais de prescription ne sont pas encore épuises. Dans les hypothèses contraires, les
mécanismes de la juridiction fiscale gracieuse peuvent alors être sérieusement explorés au profit de
l’entreprise.