15.
5 La téléphonie et la mobilité 537
– Disponible (2 bits) ;
– SIO (Service Indicator Octet) identifie le sous-système utilisateur requis, correspond à la
notion de SAP (Service Access Point) ;
– SIF (Signalling Information Field) champ d’informations de signalisation limitée à
272 octets ;
– DPC (Destination Point Code) identifie le point sémaphore destination (adresse) ;
– OPC (Originating Point Code) identifie le point sémaphore source ;
– SLS (Signalling Link Selection) indication supplémentaire pour assurer un partage de charge
dans le réseau. Le routage se fait en prenant en considération les trois champs (DPC, OPC,
SLS).
Le champ d’information comprend notamment l’identification de l’appelé et de l’appelant,
les informations de taxation (catégorie du demandeur) et, selon le message, une série d’indi-
cateurs.
Évolution du RNIS
Ouvert en 1987 dans les Côtes d’Armor et disponible sur tout le territoire depuis 1990, le RNIS
n’a pas eu à ses débuts, en raison du coût de l’abonnement et de communications plus chères,
un franc succès. Il n’a connu un réel développement que lorsque France Télécom a retiré de
son offre commerciale professionnelle les raccordements MIC. Aujourd’hui, la tarification des
communications est unique quels que soient l’opérateur et le type de raccordement (RNIS ou
analogique).
Développé dans le concept du réseau unique pour tous les services, le RNIS devrait évoluer
vers des débits plus élevés. Le RNIS large bande (B-ISDN, Broadband-ISDN) s’appuyant sur
la commutation de cellules (ATM) devraient offrir des débits allant de 155 à 622 Mbit/s et
des téléservices du type vidéo haute définition pourraient alors être disponibles. Cependant,
Internet et son protocole TCP/IP semble mieux placé aujourd’hui pour concrétiser le réseau
multimédia du futur.
15.5 LA TÉLÉPHONIE ET LA MOBILITÉ
15.5.1 Principes généraux
c Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Le besoin d’alerter ou de communiquer avec une personne en déplacement a conduit aux
concepts de messagerie unilatérale (alerte à personne ou paging) et de radiotéléphonie cel-
lulaire.
Le paging consiste à envoyer par diffusion à un petit terminal de poche un bip sonore ou un
petit message alphanumérique. La communication est unilatérale, le message est transmis par
Minitel ou par l’intermédiaire d’une opératrice. De ce fait, les techniques mises en œuvre pour
le paging sont simples.
Il n’en est pas de même de la téléphonie mobile qui, en plein essor, soulève de nombreuses
questions notamment :
– la bidirectionnalité de la communication et le nombre de communications à établir en même
538 15 • La téléphonie
temps posent un problème d’allocation de fréquences. Le partage du spectre a introduit la
notion de communication cellulaire. Une cellule est une zone dans laquelle les fréquences
utilisées appartiennent à un même ensemble. Deux cellules adjacentes ne devront pas utiliser
le même ensemble de fréquences ;
– l’accès multiple et le partage du support (politique d’accès) ;
– la localisation du mobile en déplacement ou itinérance (roaming) ;
– la possibilité pour le mobile en déplacement de maintenir la communication en cours (hand
over ou handoff ) ;
– la confidentialité des communications.
Structure générale d’un système de radiotéléphonie
La figure 15.36 décrit les différents composants d’un réseau de radiocommunication cellulaire
de type GSM (Global System for Mobile, initialement Groupe Spécial Mobile).
BTS BTS BTS BTS BTS BTS
Lien Lien
voix voix
Mobile GSM HLR Mobile GSM
LAP-D LAP-D
BSC SS7 SS7 BSC
MSC MSC
SS7
VLR SS7 Lien MIC voix SS7 VLR
PSTN ou RTPC
Figure 15.36 Principe d’un réseau GSM.
Un réseau de téléphonie mobile de type GSM comprend :
– des stations mobiles (MS, Mobile Station ou mobile GSM), celles-ci doivent être identifiées
et localisées par le système pour pouvoir établir une communication (appel sortant) et être
alertées (appel entrant) ;
– un sous-système radio (BSS, Base Station Subsystem) comportant un ensemble de bases
radios (BTS, Base Transceiver Station) ou interfaces air qui gèrent le trafic radio avec le
mobile. La zone couverte par une base radio (BTS) constitue une cellule. Une station de
contrôle gère un ensemble de BTS (BSC, Base Station Controller) ;
– un sous-système réseau (NSS, Network SubSystem) comprenant les commutateurs de cœur
de réseau (MSC, Mobile services Switching Center) associés à une base de données locale
(VLR, Visitor Location Register) et une base de données centrale ou registre des abonnés
nominaux (HLR, Home Location Register).
15.5 La téléphonie et la mobilité 539
Principe général de fonctionnement
Chaque BTS diffuse en permanence sur un canal de signalisation (BCCH, Broadcast Control
CHannel) des informations générales sur le type de réseau auquel la cellule est rattachée.
Lorsqu’un mobile est mis sous tension, il recherche (scanning) un canal BCCH. Le mobile
sélectionne alors la BTS (cellule) dont le niveau de réception est le plus élevé en acquittant le
signal de BCCH sur le canal d’accès aléatoire de la cellule (RACH, Random Access CHannel)
et s’y inscrit. Le réseau lui attribue alors un canal de signalisation (SACCH, Slow Associa-
ted Control CHannel). Les données utilisateurs de la HLR (base de données centrale) sont
recopiées dans la VLR (base de données locale des visiteurs de la cellule). À la demande de
la BSC, la HLR enregistre la localisation du mobile pour être en mesure d’y acheminer les
appels entrants. En principe, la base HLR est unique par réseau (PLMN, Public Land Mobile
Network).
15.5.2 Gestion de l’abonné et du terminal
On distingue plusieurs types de terminaux selon leur taille (terminaux portables et portatifs),
leur bande de fréquences (GSM 900 MHz, DCS 1 800 MHz et les terminaux bi-bandes). L’uti-
lisation de systèmes portables miniaturisés, facilement « empruntables » et d’une interface air
a nécessité l’introduction de mécanismes d’identification garantissant une certaine sécurité et
préservant l’anonymat des communications. C’est ainsi, que les identifications de l’abonné et
du terminal ont été dissociées.
L’abonné est identifié par un module spécifique dans lequel sont inscrites toutes les don-
nées propres à l’utilisateur (carte SIM, Subscriber Identity Module). Cette carte, délivrée par
l’opérateur, mémorise un nombre important d’informations :
– des données propres à l’opérateur (réseau...) ;
– des données propres à l’utilisateur (identification, services optionnels, annuaire...) ;
– des données propres à l’usage du terminal (dernière zone de localisation, listes des réseaux
utilisés...) ;
– les informations de sécurité (mots de passe utilisateur, compteurs d’erreur, clé de déblocage,
clé d’authentification, clé de cryptage propre au terminal...) ;
– les mini-messages reçus (SMS, Short Message Service)...
L’utilisation du portable est protégée par un mot de passe utilisateur demandé à l’initialisa-
tion du système (CHV1, Card Holder Verification ou code PIN, Personnal Identity Number),
c Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
certaines fonctions ne sont accessibles qu’après l’introduction d’un mot de passe de second
niveau (CHV2 ou PIN2).
La carte SIM permet de dissocier les données utilisateurs de celles du terminal et permettre
à l’opérateur de bloquer l’un indépendamment de l’autre. Le terminal est identifié par l’IMEI
(International Mobile Equipement Identity). À chaque utilisateur est associé un numéro d’ap-
pel international (MSISDN, Mobile Station ISDN) par lequel l’abonné peut être appelé et un
identifiant utilisé par le réseau pour le localiser (IMSI, International Mobile Subscriber Iden-
tity). Lorsqu’un utilisateur est présent dans une zone, pour ne pas transporter dans le réseau son
identifiant personnel (confidentialité), un identifiant temporaire lui est attribué (TMSI, Tempo-