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TP Oscillateur Sinusoïdal et CAG

Ce document présente un travail pratique sur l'étude d'un oscillateur sinusoïdal basse fréquence et d'un circuit de contrôle automatique de gain à l'IUT de Cergy-Pontoise. Il détaille les objectifs, la préparation, et les questions à traiter, ainsi qu'une étude théorique sur l'oscillateur à pont de Wien et le contrôle automatique de gain, suivie d'une étude expérimentale. Les étudiants doivent réaliser des calculs, des réglages et des mesures pour observer les comportements du circuit.

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TP Oscillateur Sinusoïdal et CAG

Ce document présente un travail pratique sur l'étude d'un oscillateur sinusoïdal basse fréquence et d'un circuit de contrôle automatique de gain à l'IUT de Cergy-Pontoise. Il détaille les objectifs, la préparation, et les questions à traiter, ainsi qu'une étude théorique sur l'oscillateur à pont de Wien et le contrôle automatique de gain, suivie d'une étude expérimentale. Les étudiants doivent réaliser des calculs, des réglages et des mesures pour observer les comportements du circuit.

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Travaux pratiques d’Électronique spécialisée IUT de Cergy-Pontoise

Département GEII Neuville

TP3 Oscillateur sinusoïdal et Contrôle automatique de gain

Objectifs :
• Étudier un oscillateur sinusoïdal basse fréquence et le circuit de commande de gain associé.
• Mettre en œuvre les compétences en asservissement et automatique.
Préparation : Conseillée à l’aide de votre logiciel de simulation préféré.
Compte rendu : À remettre à la fin de la séance de TP.

Cet TP comprend 11 questions sur un total de 20 points.

1 Étude théorique
Dans une première partie, on étudiera l’oscillateur à pont de Wien, en faisant le lien avec les notions vues en asservisse-
ment, puis la mise en œuvre du contrôle automatique de gain sera réalisée dans une seconde partie.

1.1 Oscillateur à pont de Wien


Un oscillateur sinusoïdal est un système électronique qui fournit une tension de sortie sinusoïdal en l’absence de tension
d’entrée vin (t). Pour fabriquer un oscillateur sinusoïdal, il faut utiliser une boucle de rétroaction positive constituée par
un amplificateur et un réseau sélectif en fréquence. Le principe consiste à remplacer le signal d’entrée par le signal de
réaction. À la condition dite d’oscillation, il existe un signal à la sortie même sans signal d’entrée. En fait on décompose
généralement la fonction de transfert en deux parties. Le principe de fonctionnement de la structure de base est représenté
à partir du schéma bloc suivant :

vin vout
A(p)
+

β(p)

L’étude du schéma bloc permet d’exprimer la fonction de transfert :

vout A(p)
=
vin 1 − A(p)B(p)

avec A(p) le gain de l’amplificateur, β(p) le gain de la boucle de réaction et p la variable de Laplace. Si à une fréquence
spécifique (ou fréquence d’oscillation) f0 le gain de boucle ouverte |A||β| = 1, il en résulte que le gain de la fonction de
transfert (boucle fermée) sera infini. En fait, l’étude des systèmes bouclés montre que l’oscillation se produit à la fréquence
f0 pour laquelle (critère de Barkhausen) :
φA + φB = 0
.
À l’aide de ce principe nous étudions l’oscillateur à pont de Wien :


R1
C1

R4

R3 R2 C2

1/ 3 Conception : A. Arciniegas
Travaux pratiques d’Électronique spécialisée IUT de Cergy-Pontoise
Département GEII Neuville

Cette représentation consiste à faire apparaître :


R4
• la structure d’un amplificateur non inverseur de gain A = 1 + R3
• un filtre sélectif de gain β

Quelle est l’expression de β(p) ? En déduire les conditions d’oscillation.


Afin d’éviter une saturation du signal de sortie, donc une distorsion, on peut rajouter en parallèle sur R4 la branche suivante :

R5

Ainsi tant que l’amplitude de la tension de sortie de l’AOP est inférieure à la tension Zener des diodes, celles-ci sont
bloquées et le gain est toujours A = 1 + R
R3 . Par contre dès que l’amplitude de sortie est supérieure à VZ + 0,6 V, alors
4

R5 vient en parallèle sur R4 et le gain devient A = 1 + R4R


//R5
3
. La mise en conduction progressive des diodes implique
une diminution progressive du gain et donc une moindre distorsion.

1.2 Contrôle automatique de gain (CAG)


L’oscillateur précédent fournit un signal non sinusoïdal, dont la fréquence n’est pas la fréquence voulue (déterminée théo-
riquement). Afin d’obtenir un signal sinusoïdal, il faut éviter les non-linéarités, en limitant l’amplitude du signal lorsque
celle-ci devient trop importante. Il faut donc faire une contre-réaction sur le gain de l’amplificateur en fonction de la tension
de sortie. On étudie le montage suivant :


R1
C1

R4

R3 R2 C2

R C

Dans ce schéma, un transistor JFET vient se glisser sous la résistance R3 dans un mode de fonctionnement Résistance
Drain-Source (RDS ) commandée en tension. Le gain total du montage dépend donc de R4 , R3 , et RDS . L’ensemble C,
R et D jouent le rôle de détecteur crête négative (cf. sens de la diode). On admet une tension sinusoïdale symétrique à
v+, celle-ci se voit amplifiée, et la crête négative est mémorisée dans la capacité C. Cette tension correspond en fait à la
tension VGS et influence la valeur de la résistance RDS . Pour un JFET canal N :
RDSon
RDS =
1 − VVGS
P

avec VP < 0. Cette tension de pincement VP est la tension pour laquelle une augmentation supplémentaire de VDS
est compensée par une augmentation proportionnelle de la résistance de canal.

Le principe de ce montage est le suivant : la tension VGS correspond à la valeur minimale (la plus négative) de la tension
de sortie de l’AOP. Cette tension permet ensuite de modifier la valeur de la résistance R3 (via la résistance du JFET) et
donc d’agir sur le gain de l’amplificateur. En effet, lorsque l’amplitude des oscillations augmente, la tension VGS recueillie
par le détecteur de crêtes diminue, entraînant une diminution du dénominateur de RDS . Ainsi, afin de limiter la tension
de sortie, RDS augmente, le gain de l’amplificateur diminue et donc l’amplitude des oscillations diminue. Ce dispositif
permet de rester dans une zone de fonctionnement quasi-linéaire et donc de produire une tension de sortie quasi-sinusoïdal.

2/ 3 Conception : A. Arciniegas
Travaux pratiques d’Électronique spécialisée IUT de Cergy-Pontoise
Département GEII Neuville

2 Étude expérimentale
L’AOP TL081 sera alimenté en -12 V et 12 V.
On donne : R1 = 100 kΩ, R = R2 = R3 = 10 kΩ, C1 = 3,3 nF, C2 = 33 nF et VZ = 3,7 V.

2.1 Oscillateur sinusoïdal (9 points)


1. (1 point) Calculer les valeurs théoriques de f0 et de R4 pour obtenir un oscillateur.
2. (2 points) Régler la valeur de R4 (résistance variable) jusqu’à apparition de l’oscillation.
3. (2 points) Mesurer la fréquence d’oscillation et la valeur expérimentale de R4 .
4. (2 points) Observer la tension de sortie. Préciser son évolution lorsqu’on augmente la résistance R4 .
5. (2 points) Régler R4 de telle façon que la saturation dure environ 30% de la période. Mettre ensuite le circuit de
stabilisation. Que se passe-t-il ? Interpréter les résultats (amplitude, forme, fréquence) et mesurer le TDH.

2.2 Contrôle automatique de gain (11 points)


2.2.1 Étude du détecteur de crêtes
1. (1 point) Que vaut la période T0 de l’oscillateur sinusoïdal ? Quelle doit être la valeur de C pour que le signal soit
lissé ?
2. (1 point) Câbler le détecteur de crêtes et tester le montage isolé en injectant une tension sinusoïdale de forte amplitude
(au moins 5 V) provenant d’un GBF. Balayer en fréquence : que constatez-vous ?
3. (1 point) Choisir une fréquence de l’ordre de f0 . Diminuer l’amplitude. La détection de crête se fait elle correctement ?
Commenter.

2.2.2 Étude de l’oscillateur et le CAG


1. Câbler le schéma complet (sans circuit de stabilisation).
2. (4 points) Interpréter les résultats (amplitude, forme, fréquence).
3. (4 points) Mesurer le TDH.

3/ 3 Conception : A. Arciniegas

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