Cours d'Algèbre et Arithmétique 2020
Cours d'Algèbre et Arithmétique 2020
Université libanaise
Ali Ayad
Professeur assistant à l’université libanaise - Section 1
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1 Arithmétique dans Z 4
1.1 Divisibilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Définitions et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.2 Plus grand commun diviseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3 Algorithme d’Euclide étendu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.4 Entiers premiers entre eux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.5 Plus petit commun multiple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2 Décomposition en facteurs premiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.1 Nombres premiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.2 Théorème fondamental de l’arithmétique . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3 L’équation Diophantienne ax + by = c . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4 Congruences modulo un entier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.5 Inversibles modulo un entier naturel n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.6 L’équation de congruence ax ≡ b (mod n) . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.7 Le petit théorème de Fermat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.8 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3
Chapitre 1
Arithmétique dans Z
1.1 Divisibilité
1.1.1 Définitions et propriétés
Définition 1.1.1 Soient a, b ∈ Z.
1) On dit que a divise b et on écrit a | b s’il existe c ∈ Z tel que b = ac. Dans ce cas,
on dit que b est divisible par a ou que b est un multiple de a, on dit aussi que a est
un diviseur de b. Si a ne divise pas b, alors on écrit a - b.
2) Soit k ∈ N. On dit que ak divise exactement b, et on écrit ak k b si ak divise b et
ak+1 ne divise pas b, i.e., k est le plus grand entier naturel tel que ak divise b.
Exemple 1.1.1
1) 42 divise le nombre 630 car 630 = 42 × 15.
2) Le nombre 14 est divisible par 1, 2, 7, 14, −1, −2, −7 et −14.
3) Le nombre 0 est divisible par tout entier. Le nombre 1 n’est divisible que par 1 et −1.
4) 33 k 540.
Preuve Exercice. 2
4
Chapitre 1 Arithmétique dans Z
Remarque 1.1.1
1) Tout entier a est divisible par ±1 et ±a qu’on les appelle les diviseurs triviaux de
a. Un diviseur de a est dit propre s’il est différent de ±1 et de ±a. Par exemple, les
diviseurs propres de 12 sont ±2, ±3, ±4 et ±6. Le nombre 19 n’a pas de diviseurs
propres.
2) Si a divise b et b 6= 0, alors |a| ≤ |b| et si a est un diviseur propre de b, alors
1 < |a| < |b|.
Exemple 1.1.2
1) Si a = 35 et b = 8, la relation 35 = 4 × 8 + 3 est une division euclidienne dans N.
2) Si a = −35 et b = 8, la relation −35 = (−4) × 8 + (−3) n’est pas une division
euclidienne dans Z car le reste d’une division euclidienne doit être positif ou nul. Par
contre, l’écriture −35 = (−5) × 8 + 5 est bien une division euclidienne dans Z.
3) Si a = −35 et b = −8, la relation −35 = 5(−8) + 5 est une division euclidienne
dans Z.
Remarque 1.1.2
1) Si d1 et d2 sont deux pgcd de a et b, alors d1 = ±d2 , donc l’un d’eux est positif
et l’autre est négatif, celui qui est positif s’appelle le plus grand commun diviseur de
a et b, il est noté par pgcd(a, b) ou a ∧ b.
2) Si a = b = 0, alors on pose pgcd(a, b) = 0.
rN +1 = 0 et rk 6= 0, ∀ 0 ≤ k ≤ N.
Proposition 1.1.2 Soit a, b ∈ Z tels que (a, b) 6= (0, 0). Si d = a ∧ b, alors il existe
u, v ∈ Z tels que d = ua + vb.
2) La réciproque de la proposition 1.1.2 n’est pas vraie en général, i.e., s’il existe
u, v ∈ Z tels que d = ua + vb, alors d n’est pas nécessairement un pgcd de a et
b. Par exemple, 8 = (−2)(3) + (2)(7), mais 8 n’est pas un pgcd de 3 et 7 car
3 ∧ 7 = 1. Par contre, si d est un diviseur commun de a et b et s’il existe u, v ∈ Z
tels que d = ua + vb, alors d est un pgcd de a et b. En effet, si c ∈ Z est un
diviseur commun de a et b, alors c divise ua + vb, donc c divise d. Ainsi d est un
pgcd de a et b.
yk−1 = qk yk + yk+1 , ∀ 1 ≤ k ≤ N − 1.
u = (−1)N y1 et v = (−1)N +1 y0 .
Remarque 1.1.4 En pratique, l’algorithme d’Euclide étendu se présente sous forme d’un
tableau à trois colonnes :
– Dans la première colonne, on place les restes rk .
– Dans la deuxième colonne, on place les quotients qk à partir de la deuxième ligne.
– Dans la troisième colonne, on place les yk en procédant de bas en haut en ignorant
la dernière ligne contenant le reste 0 et en mettant 0 et 1 sur les précédentes
respectivement.
Restes Quotients y
r0 − y0
r1 q1 y1
r2 q2 y2
.. .. ..
. . .
rk qk yk
.. .. ..
. . .
rN −1 qN −1 1
rN qN 0
0 − −
Exemple 1.1.3
1) Soit a = 187 et b = 132.
Restes Quotients y
187 − 7
132 1 5
55 2 2
22 2 1
11 2 0
0 − −
a ∧ b = 11 = (−5)a + (−7)b.
Preuve
C.N. Si a et b sont premiers entre eux, alors 1 = a ∧ b, et donc il existe u, v ∈ Z tels
que 1 = ua + vb d’après le théorème 1.1.2.
C.S. Supposons qu’il existe u, v ∈ Z tel que 1 = ua + vb. Soit d = a ∧ b, alors d divise
a et d divise b, donc d divise ua + vb = 1, mais d > 0, alors d = 1. Ainsi a et b sont
premiers entre eux. 2
Preuve
1) Soit a0 = ad ∈ Z et b0 = db ∈ Z, alors a = a0 d et b = b0 d. Comme d = a ∧ b,
alors il existe u, v ∈ Z tels que d = ua + vb. Donc
a b
1=u +v .
d d
Donc d = ua + vb. De plus, comme d est un diviseur commun de a et b, alors
a ∧ b = d. 2
Preuve Comme a est premier avec b, alors il existe u, v ∈ Z tels que 1 = ua + vb.
En multipliant cette égalité par c, on obtient c = uac + vbc. Puisque a divise bc et a
divise uac, alors a divise uac + vbc, ainsi a divise c. 2
md = |ab|.
Proposition 1.2.2 Tout entier n ≥ 2 est divisible par un nombre premier. Plus
précisement, le plus petit diviseur positif p ≥ 2 de n est premier.
x Preuve Soit n un entier tel que n ≥ 2. Notons Bn l’ensemble des diviseurs positifs d
de n tel que d ≥ 2, i.e.,
n o
Bn = d ∈ N, d | n et d ≥ 2 .
Il est clair que n ∈ Bn , donc Bn est une partie non vide de N. Il s’ensuit que Bn possède
un plus petit élément p. Montrons que p est un nombre premier. En effet, si p n’est pas
premier, alors p admet un diviseur propre positif k (i.e., 2 ≤ k < p). Comme k divise p
et p divise n, alors k divise n, et par suite k ∈ Bn , donc p ≤ k car p est le plus petit
élément de Bn , ainsi k < p ≤ k, ce qui est impossible. D’où p est un diviseur premier
de n. 2
Proposition 1.2.3
√ Si n ≥ 2 est un entier composé, alors n admet un diviseur premier
p tel que p ≤ n.
Preuve Soit p le plus petit diviseur premier de n (proposition 1.2.2). Puisque n est
composé, alors il existe un entier k ≥ 2 tel que n = pk, l’entier k admet un diviseur
premier q qui est aussi un diviseur premier de n. Donc p ≤ q ≤ k, et par suite
p2 ≤ pq ≤ pk = n.
√
Ainsi p ≤ n. 2
Dépuis Euclide, on sait que l’ensemble P des nombres premiers est infini.
Preuve Supposons, par l’absurde, que l’ensemble des nombres premiers est fini et notons
par p1 , . . . , pr tous les nombres premiers. Soit n = p1 · · · pn + 1 ∈ N∗ , alors, d’après la
proposition 1.2.2, il existe un nombre premier pi qui divise n pour un certain 1 ≤ i ≤ r.
Donc pi divise n et pi divise le produit p1 · · · pn , par suite pi divise n − p1 · · · pn = 1,
i.e., pi divise 1, ce qui est impossible. D’où l’ensemble des nombres premiers est infini. 2
n = pk11 · · · pkr r
Par exemple,
Preuve
1) C.N. Soit (x0 , y0 ) ∈ Z × Z une solution de l’équation Diophantienne ax + by = c,
alors ax0 + by0 = c. Comme d divise a et d divise b, alors d divise ax0 + by0 ,
donc d divise c.
C.S. Si d divise c, alors il existe c0 ∈ Z tel que c = dc0 . Comme d = a ∧ b, alors il
existe u, v ∈ Z tels que d = ua + vb, donc
c = dc0 = a(uc0 ) + b(vc0 ).
Ainsi (x0 , y0 ) = (uc0 , vc0 ) ∈ Z × Z est une solution de l’équation ax + by = c.
2) Supposons que d divise c et que (x0 , y0 ) ∈ Z × Z est une solution particulière. Si
(x, y) ∈ Z × Z est une solution quelconque de cette équation, alors
c = ax + by = ax0 + by0
et par suite
a(x − x0 ) = b(y0 − y).
Comme d divise a et b, alors il existe a0 , b0 ∈ Z tel que a = da0 et b = db0 , donc
da0 (x − x0 ) = db0 (y0 − y). Comme d 6= 0, alors
a0 (x − x0 ) = b0 (y0 − y)
Donc b0 divise a0 (x − x0 ) et comme b0 est premier avec a0 , alors b0 divise (x − x0 )
d’après le lemme de Gauss, donc il existe k ∈ Z tel que x − x0 = kb0 , ainsi
b
0
x = x0 + kb = x0 + k .
d
Donc a0 kb0 = b0 (y0 − y), et par suite y0 − y = ka0 (car b0 6= 0), donc
a
y = y0 − ka0 = y0 − k .
d
Réciproquement, s’il existe k ∈ Z tel que x = x0 + kb0 et y = y0 − ka0 , alors
ax + by = ax0 + akb0 + by0 − bka0
= ax0 + by0 + da0 kb0 − db0 ka0
= ax0 + by0 = c.
Donc (x, y) est une solution de l’équation. 2
Restes Quotients y
71 − 20
32 2 9
7 4 2
4 1 1
3 1 1
1 3 0
0 − −
71(−63) + (32)(140) = 7.
Donc (−63, 140) est une solution particulière de l’équation 71x + 32y = 7. Ainsi la
solution générale de cette équation est donnée par :
x = −63 + 32k
y = 140 − 71k où k ∈ Z.
Preuve
1) Comme a − a = 0, alors n divise a − a, donc a ≡ a (mod n).
2) Comme a ≡ b (mod n), alors il existe k ∈ Z tel que a−b = nk, donc b−a = nk0
où k0 = −k ∈ Z. Ainsi b ≡ a (mod n).
3) Comme a ≡ b (mod n) et b ≡ c (mod n), alors n divise a − b et n divise
b − c, par suite n divise (a − b) + (b − c) = a − c, donc n divise a − c, i.e.,
a ≡ c (mod n). 2
2) Pour tout k ∈ N,
ak ≡ bk (mod n).
3) Pour tout polynôme f (X) ∈ Z[X] à coefficients entiers,
Preuve
1) Soient r1 et r2 les restes des divisions euclidiennes de a et b par n respectivement,
alors
a = nq1 + r1
b = nq2 + r2
où q1 , r1 , q2 , r2 ∈ Z tels que 0 ≤ r1 < n et 0 ≤ r2 < n. Donc
a − b = n(q1 − q2 ) + r1 − r2 .
a − b = n(q1 − q2 )
Z
On note par Z ou nZ
l’ensemble quotient de Z par la congruence modulo n, i.e.,
Z n o
Z= = x, x ∈ Z
nZ
Alors
Z n o n o
= r, 0 ≤ r ≤ n − 1 = 0, 1, . . . n − 1 .
nZ
De plus,
Z
card = n.
nZ
Preuve On pose n o
F = r, 0 ≤ r ≤ n − 1 .
u = a = r ∈ F.
Ainsi Z ⊆ F . D’où n o
Z = F = r, 0 ≤ r ≤ n − 1 .
On pose [[1, n]] = {1, . . . , n} et on considère l’application f : [[1, n]] 7−→ Z définie
par :
f (k) = k − 1, ∀ k ∈ [[1, n]].
f est injective : Soient k, t ∈ [[1, n]] tels que f (k) = f (t), alors
k − 1 = t − 1, avec 0 ≤ k − 1 ≤ n − 1 et 0 ≤ t − 1 ≤ n − 1.
f (k) = k − 1 = r = u.
a − b = nh et c − d = nk.
Donc
(a + c) − (b + d) = (a − b) + (c − d) = nh + nk = n(h + k).
Il s’ensuit que
a+c≡b+d (mod n).
De plus,
ac − bd = ac − bc + bc − bd = (a − b)c + b(c − d)
= nhc + bnk = n(hc + bk),
Preuve Montrons que + et · ne dépendent pas du couple des répresentants (x, y) choisis.
En effet, si x = x0 et y = y 0 pour un autre couple (x0 , y 0 ) ∈ Z × Z, alors x ≡
x0 (mod n) et y ≡ y 0 (mod n). Mais la congruence modulo n est compatible avec
l’addition et la multiplication dans Z d’après la proposition 1.4.4, alors
Donc x + y = x0 + y 0 et xy = x0 y 0 dans Z
nZ
. Ainsi + et · sont deux lois de composition
Z
internes sur l’ensemble quotient nZ .2
Remarque 1.4.2 On verra dans le chapitre 3, que pour tout entier n ≥ 2, Z
nZ
, +, ·
est un anneau commutatif unitaire, appelé l’anneau des entiers modulo n.
Exemple 1.5.1
1) L’inverse de 3 modulo 10 est 7 car 3 × 7 = 21 ≡ 1 (mod 10).
2) Comme 7 × 4 ≡ 1 (mod 27), alors l’inverse de 7 modulo 27 est 4 et l’inverse de
4 modulo 27 est 7.
3) L’inverse de 7 modulo 12 est 7 car 7 × 7 = 49 ≡ 1 (mod 12).
Preuve
C.N. Comme a est inversible modulo n, alors il existe b ∈ Z tel que ab ≡ 1 (mod n),
donc il existe k ∈ Z tel que 1 − ab = kn, ainsi 1 = ba + kn avec b, k ∈ Z. On en
déduit, d’après le lemme de Bézout, que a et n sont premiers entre eux.
C.S. Comme a est premier avec n, alors il existe u, v ∈ Z tels que ua + vn = 1, donc
1 − ua = vn est divisible par n, et par suite ua ≡ 1 (mod n). Ainsi a est inversible
modulo n 2
Exemple 1.5.2
1) L’équation de congruence 3x ≡ 1 (mod 27) n’a pas de solutions dans Z car 3 ∧
27 = 3 6= 1.
2) L’équation de congruence 5x ≡ 1 (mod 27) admet de solutions dans Z car 5∧27 =
1. Comme
5(11) = 55 ≡ 1 (mod 27),
alors 11 est une solution de cette équation (unique modulo 27). Si x ∈ Z est une
solution quelconque de cette équation, alors x ≡ 11 (mod 27) et donc il existe
k ∈ Z tel que x = 11 + 27k.
Preuve Puisque p est premier et p ne divise pas a, alors p est premier avec a, donc
l’équation de congruence ax ≡ b (mod p) admet une solution unique modulo p d’après
la proposition 1.6.2. 2
Restes Quotients y
113 − 49
30 3 13
23 1 10
7 3 3
2 3 1
1 2 0
0 − −
Donc 30 ∧ 113 = 1 et par suite l’équation admet une solution unique modulo 113. De
plus, on trouve 30(49) − 113(13) = 1, donc 30(49) ≡ 1 (mod 113) et par suite 49 est
l’inverse de 30 modulo 113. En multipliant l’équation par 49, qui est premier avec 113,
on obtient les équivalences :
Ainsi l’unique solution modulo 113 de cette équation est x ≡ 27 (mod 113) et les
solutions dans Z sont les entiers 27 + 113k avec k ∈ Z. .
Preuve
1.8 Exercices
Exercice 1.1
Pour tout entier naturel n ∈ N∗ , on note par D(n) l’ensemble des diviseurs positifs de n,
i.e., n o
D(n) = d ∈ N∗ , tel que d | n .
On considère l’application σ : N∗ 7−→ N, définie, pour tout n ∈ N∗ , par :
X X
σ(n) = d= d.
d∈D(n) d|n
Un entier naturel n ∈ N∗ est dit un nombre parfait ou un nombre de Thabit ibn Qurra si
σ(n) = 2n, i.e., la somme de ses diviseurs positifs est 2n.
1) Trouver de nombres parfaits.
2) Soit r ∈ N tel que le nombre p = 2r+1 − 1 est premier. Montrer que l’entier
n = 2r p est parfait.
Exercice 1.2
1) Démontrer que, pour tout entier n ∈ N∗ , n! + 1 admet un diviseur premier p > n.
2) Déduire que l’ensemble des nombres premiers est infini.
Exercice 1.3
Tout entier de la forme Mn = 2n − 1 où n ∈ N∗ , s’appelle un nombre de Mersenne.
1) Montrer que si m, n ∈ N∗ tels que m divise n, alors Mm divise Mn .
2) Montrer que pour tout entier n ∈ N∗ , si Mn est premier, alors n est premier.
Exercice 1.4
n
Tout entier de la forme Fn = 22 + 1 où n ∈ N∗ , s’appelle un nombre de Fermat.
Démontrer que :
1) Tout entier n ∈ N∗ s’écrit, d’une manière unique, sous la forme n = 2r (2s + 1)
où r, s ∈ N.
2) Tout nombre premier de la forme 2m + 1 (où m ∈ N∗ ) est un nombre de Fermat
(i.e., m est une puissance de 2).
Exercice 1.5
Soit a, b, c ∈ Z \ {0} et m ∈ N∗ tels que m est premier avec a.
1) (a) Montrer que si a | b et b ∧ c = 1, alors a ∧ c = 1.
Exercice 1.6
Soit a, b, c ∈ Z \ {0} et m ∈ N∗ . Démontrer que :
1) a ∧ b = a ∧ (b + ka) pour tout k ∈ Z.
2) a ∧ b = 1 et a ∧ c = 1 si et seulement si a ∧ bc = 1.
a b
= a∧b
3) Si m divise a et m divise b, alors m ∧ m m
.
4) Si b ∧ c = 1, alors a ∧ (bc) = (a ∧ b)(a ∧ c).
5) a ∧ b = 1 si et seulement si a ∨ b = |ab|.
Exercice 1.7
Résoudre, dans Z × Z, les équations Diophantiennes suivantes :
1) 37x + 7y = 1.
2) 56x − 21y = 14.
Exercice 1.8
Soient x, y ∈ Z, a, n ∈ N∗ et d = a ∧ n.
n
1) Montrer que si ax ≡ ay (mod n), alors x ≡ y (mod d
).
2) En déduire que si ax ≡ ay (mod n) et a est premier avec n, alors x ≡ y
(mod n) (proposition 1.6.1).
3) Montrer que si p est un nombre premier tel que ax ≡ ay (mod p) et p ne divise
pas a, alors x ≡ y (mod p).
Exercice 1.9
Démontrer que pour tout n ∈ N,
1) 2 divise n(n + 1). 3) 6 divise n(n + 1)(n + 2).
2) 6 divise n(n − 1)(2n − 1). 4) 6 divise 5n3 + n.
Exercice 1.10
1) Démontrer que n3 + 2n est divisible par 3 pour tout n ∈ N∗ .
2) Démontrer que 52n − 1 est divisible par 24 pour tout n ∈ N.
Exercice 1.11
Exercice 1.12
Démontrer que pour tout m, n ∈ N∗ ,
1) 11 divise 26n+3 + 32n+1 .
2) 7 divise 2n+2 + 32n+1 .
3) 5 × 43n+1 + 36m est divisible par 7.
Exercice 1.13
1) Montrer que pour tout n ∈ N, l’équation x2n − 2 = 3y n’a pas de solutions dans
Z × Z.
2) a) Montrer que, pour tout a ∈ Z, le reste de la division de a2 par 8 est 0, 1 ou 4.
b) Montrer que, si m est un entier congru à 3, 6 ou 7 modulo 8, alors l’équation
x2 + y 2 = m n’a pas de solutions dans Z × Z.
Exercice 1.14
Résoudre, dans Z, les congruences suivantes :
1) 3x ≡ 5 (mod 101). 2) 10x ≡ 4 (mod 21).
3) 5x ≡ 6 (mod 21). 4) 55x ≡ 35 (mod 75).
5) 42x ≡ 12 (mod 90). 6) 56x ≡ 35 (mod 75).
Exercice 1.15
Utiliser le petit théorème de Fermat pour trouver le reste de la division euclidienne de :
a) 63453 par 11. b) 31100 par 19.
c) 210000 par 29. d) 99999 par 31.
Exercice 1.16
Soient p et q deux nombres premiers impairs distincts tels que (p − 1) divise (q − 1).
Soit a ∈ Z tel que a ∧ p = 1 et a ∧ q = 1.
1) Appliquer le petit théorème de Fermat pour montrer que aq−1 ≡ 1 (mod p).
2) Déduire que aq−1 ≡ 1 (mod pq).