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Odc L3

Le document présente un cours sur l'organisation des chantiers destiné aux étudiants en BTP, abordant les phases d'organisation, l'organisation administrative et générale, ainsi que les intervenants dans un projet de construction. Il souligne l'importance de la rapidité, de l'économie et de la qualité dans la gestion des chantiers, tout en détaillant les rôles des différents acteurs tels que le maître d'ouvrage, le maître d'œuvre et l'entrepreneur. Enfin, le document traite de l'aménagement du site, de la circulation et des raccordements nécessaires pour assurer le bon déroulement des travaux.

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Le document présente un cours sur l'organisation des chantiers destiné aux étudiants en BTP, abordant les phases d'organisation, l'organisation administrative et générale, ainsi que les intervenants dans un projet de construction. Il souligne l'importance de la rapidité, de l'économie et de la qualité dans la gestion des chantiers, tout en détaillant les rôles des différents acteurs tels que le maître d'ouvrage, le maître d'œuvre et l'entrepreneur. Enfin, le document traite de l'aménagement du site, de la circulation et des raccordements nécessaires pour assurer le bon déroulement des travaux.

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Cours d’organisation des chantiers

(Destiné aux étudiants L3 / BTP)

Par : KABAMBI KATAMBWE Ziv


Assistant Ingénieur /constructions industrielles et bâtiments
Année Académique 2024 / 2025
CHAPITRE I : ORGANISATION INTERNE DE CHANTIER

1.1 Phase de l'organisation de chantier


Un chantier est une installation permanente dans un lieu généralement ouvert, il dure le
temps de la construction de l’ouvrage.
L'organisation d'un chantier est l'ensemble des dispositions envisagées pour l'exécution
dans les meilleures conditions possibles d'un projet ou d'un travail quelconque.
Cette organisation consiste à définir et coordonner les moyens nécessaires a la réalisation de
l'œuvre tout en restant fidèle aux directives générales imposées par le maître de l'ouvrage.
Ces directives générales se résument dans certains éléments qui sont: la rapidité, l'économie
et la qualité (qui aboutissent à l'élaboration d'une certaine économie).
Organiser un chantier revient donc à prendre toutes mesures pour que la réalisation du
projet se face:
 en conformité avec les plans établis;
 de bonne qualité;
 aux moindres délais;
 aux moindres coûts;
 sans accidents humains.
Le tiercé qualité-économie-rapidité demeure l'ossature et l'objectif à atteindre pour une
bonne organisation de l'exécution d'un projet.
a. La rapidité
Exigée par le maître de l'oeuvre ou par le rendement financier de l'opération, est dans de
nombreux cas l'objectif principal recherché. Il est faut de le faire intervenir seul ou lié
simplement au facteur économie. On peut y joindre la qualité, lors que le projet a été
suffisamment étudié dans ce but précis. Si la rapidité se traduit par une économie au stade
de financement de l'ouvrage, il n'en est pas toujours de même à la réalisation. Une exécution
trop rapide exige souvent, en effet, des moyens très importants.

b. L'économie
Est dans très large mesure le résultat d'une organisation rationnelle, elle est garantie par une
étude approfondie du sujet et la distribution rapide des plans détaillés au responsable du
chantier, la synchronisation des actions des diverses entreprises appelées a collaborer
diminuer le temps mort, les fausses manœuvres et constitue de ce fait un des plus
importants facteurs d'économie et de rapidité.
La réduction des circulations, le choix judicieux des installations, la propreté et l'ordre pour
autant de facteurs qui influencés l'économie.

c. La qualité
Elle est obtenue principalement par une connaissance approfondie des matériaux et de leur
mise en œuvre. Par le choix de la main d'œuvre et des cadres appelés a collaboré, un
déroulement rationnel des travaux évite les détériorations. Les réparations et les retouches
peuvent nuire a la qualité des travaux finis.
La propreté du chantier, l'ordre et la lumière constitue les éléments déterminants de
l'amélioration de la qualité.

Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv


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Etant donnée la diversité des types d'ouvrages réalisés, des matériaux employés, des
procédés de construction, du matériel, des conditions locales, des moyens de financement,
de la valeur de la main d'œuvre et des cadres. On peut dire que chaque chantier constitue
un cas particulier d'organisation.
1.2 Organisation administrative ou structurale de chantier
Le chantier dépend du siège central de l'entreprise. Le conducteur de travaux ou le
contremaître est, sur place, le représentant de l'entrepreneur. Selon l'importance du chantier,
le contremaître dirige les chefs d'équipes, qui eux commandent aux compagnons (maçons,
coffreurs, ferrailleurs, etc.) et aux manœuvres.
Chef de chantier est placé sous l’autorité du Conducteur de travaux.
Ses tâches consistent à :
• assister aux réunions préparatoires avec les ingénieurs et les conducteurs de travaux ;
• évaluer les besoins des différentes ressources (hommes, matériel, matériaux) ;
• faire l’analyse des nouveaux plans avec les contremaitres et expliquer la méthodologie à
appliquer ;
• contrôler les approvisionnements ;
• répartir le travail des chefs d’équipes et ou ouvriers ;
• coordonner, le cas échéant, le travail des sous-traitants ;
• contrôler la bonne exécution des travaux ;
• établir le planning d’exécution des travaux.
Conducteur de travaux est responsable sur le terrain d'un ou plusieurs chantiers, c’est un
coordonnateur organisé et réactif, qui s’intéresse autant à l’exécution des travaux qu’aux
hommes qui les réalisent.
1.3 Organisation générale de chantier
Quelque soit sa dimension, une entreprise reste toujours soumise au même impératif qui
consiste à utiliser pleinement son potentiel de main d'oeuvre et de matériel. La ventilation
du personnel et des engins s'envisage alors dans les meilleures conditions en essayant de les
laisser le plus longtemps possible en continuité de travail sur les mêmes lieux.
A toute commande se rattachent des éléments permettant d'organiser la conduite du
chantier à la suite d'une sérieuse réflexion. Ceux-ci correspondent au volume des travaux,
au délai et aux conditions de leur exécution.
Leur connaissance permet au technicien de prévoir :
- les éventuelles installations pour définir le lieu et les emplacements de tout ce qui est
nécessaires au bon déroulement des travaux;
- les transports pour l'approvisionnement et pour le fonctionnement;
- le programme d'exécution pour déterminer les durées de réalisation de chaque nature
d'ouvrage en fonction de son importance et des moyens utilisés.

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1.4 Intervenants dans l’acte de construction :
Un projet de construction est réparti entre plusieurs intervenants :
1.5.1 Maître d'ouvrage(MOA) :
Le maître d’ouvrage est un personne (physique / morale) ou organisme) pour qui les
travaux ou les ouvrages sont exécutés, ce sera celui qui réceptionnera l'ouvrage. Il peut être
un particulier, promoteur, constructeur, état, administrations. En premier lieu c'est celui qui
paie l'entreprise, le maitre d'oeuvre et le bureau de contrôle.
Rôle :
- Etablir précisément quels sont ses besoins en construction
- Organiser toutes les opérations d’investissement (financement sur fonds propres,
contracter des crédits<)
- Choisir le maître d’oeuvre et le BET
- Assurer le suivi et le contrôle des travaux
- Financer les travaux réalisés
1.4.2 Maître d'œuvre(MOE) :
C’est une personne physique ou morale, qui pour son expertise et ses compétences, est
chargé par le maître de l’ouvrage de diriger l’exécution du marché, gérer les intervenants
sur le chantier (architecte, bureau d’études, entrepreneur<), et de régler financièrement
ceux-ci.
Rôle :
- Vérifier la faisabilité du projet
- Concevoir, décrire, évaluer les ouvrages
- Veiller à respecter la règlementation
- Préparer les marchés, faire des consultations avec les entreprises
- Diriger les travaux Contrôler la conformité de l’ouvrage avec le projet
- Superviser les versements d’acomptes aux entreprises

1.4.3 Bureau d’études techniques (BET) :


Il peut s’agir d’une entité spécialisée externe, ou bien être un service interne au sein d’une
entreprise de construction ou encore dans certains cas faire partie du maitre d’oeuvre. Il est
chargé par le maître d’oeuvre de d’étudier sur le plan technique le projet de construction
afin de garantir la résistance mécanique et la stabilité des ouvrages ainsi que le bon
fonctionnement des équipements techniques. Le BET peut être de béton armé, de Charpente
métallique, d’électricité, de thermique, d’hydraulique<
Rôle :
- Rédiger les rapports d’études techniques selon sa spécialisation (hydraulique,
thermique, géotechnique, acoustique, BA)
- Etablir les notes de calcul nécessaires au dimensionnement des ouvrages
- Etablir les différents plans d’exécution des ouvrages accompagnés d’instructions
techniques éventuelles définissant clairement les travaux des différents corps d’états.

1.4.4 Bureau technique de contrôle (BTC) :


Organisme choisi par le maître d’ouvrage (rémunéré aussi par lui), il s’occupe d’assurer la
sécurité des biens et des travailleurs. Il joue les mêmes rôles que le contrôleur technique.

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Rôle :
- Garantir la bonne exécution des travaux (aspect technique).
- Assurer le contrôle des travaux pendant la réalisation (respect du cahier des charges,
sécurité des travailleurs)
- Effectuer tous les essais et les mesures de contrôle (résistance du béton, mise en
oeuvre correcte du béton, enrobages minimums)
- Rédiger les PV correspondants.
1.4.5 Entrepreneur :
Personne physique ou morale qui a la charge de réaliser les travaux définis dans le marché
obtenu.
Rôle :
- Etudier le projet du point de vue cout et prix
- Déterminer les prix de vente unitaire en HT pour la réalisation de chaque ouvrage
élémentaire
- Remplir le bordereau des prix.
- Etablir le devis quantitatif-estimatif prévisionnel.
- Organiser le chantier
- Choisir les méthodes d’exécution
- Elaborer les plannings d’exécution
- Dessiner les plans d’installation de chantier
- Commander les matériaux
- Réaliser les ouvrages
- Etablir le métré des ouvrages et le comparer à l’avant métré
- Présenter aux maîtres d'oeuvre les projets de décomptes mensuels (PDM) liés aux
situations de travaux
- Comparer la prévision des prix à leur réalité
- Établir des statistiques ou des ratios de prix ; de quantités d'ouvrages ; de temps
unitaires
- Modifier les prix de ventes unitaires
- Analyser le bilan de fin de chantier
NB : Il existe deux sortes d’entreprises en génie civil :
1. Entreprises de travaux publics
Entreprises de terrassement : assurent les mises à niveau et les tranchées pour les
fondations.
2. Entreprises de bâtiment
 Entreprises de gros oeuvres: assurent la stabilité et la solidité du bâtiment. Les
métiers qui interviennent dans les gros-oeuvres sont la maçonnerie, le béton armé, la
démolition, la construction, les charpentes ou les ossatures métalliques en bois ou en
béton et les fondations.

 Entreprises de second-oeuvre: assurent l'étanchéité à l'eau et l'air et les éléments de


confort et d'esthétisme du bâtiment. Interviennent les couvreurs, les plombiers-
chauffagistes, les menuisiers-agenceurs, les maçons-carreleurs, les plâtriers, les
métalliers, les serruriers, les peintres, les verriers et les électriciens.

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CHAPITRE II : INSTALLATION DU CHANTIER

A) Aménagement du site
1) Répartition
Le plan d'installation d'un chantier à une importance décisive sur le futur déroulement du
chantier. Il traduit sur le terrain l'état de préparation du chantier et son organisation. Il
fournit aussi les indications nécessaires à la mise en oeuvre des diverses installations et des
matériels prévus pour la réalisation. Il sert aussi à obtenir les autorisations d'installations
des grues, de travaux sur la voie publique, l'installation du chantier suivant les règles
d'hygiène et de sécurité des services de l'inspection du travail, etc. Il est établi généralement
à partir d'un plan de masse. Lorsqu'un un plan d'installation de chantier est mal conçu, le
processus de construction peut s'accompagner:
 de retards importants;
 de coûts supplémentaires non négligeables;
 d'accidents ou d'incidents plus ou moins graves.

Le plan d'installation d'un chantier se compose du plan des bâtiments à construire avec la
disposition de la grue, des routes provisoires, des stocks, des locaux provisoires, des
endroits de déchargement ou des confections du béton, des communications, des
canalisations, etc.
On élabore le plan d'installation du chantier à l'échelle : 1/100, 1/200 et 1/500.
Le plan d'installation d'un chantier doit comprendre:
 contour des bâtiments à construire;
 routes permanentes et provisoires;
 réseaux divers;
 voies de déplacement de la grue;
 locaux provisoires à usage administratif et personnel;
 courbes de niveau et côtes du plancher du rez-de-chaussée et les repères des coins
d’un bâtiment;
 disposition des points de transformateurs provisoires, des projecteurs et des réseaux
électriques de force de l’éclairage ;
 places d'installation des bouches d'incendie et d'équipement contre l'incendie, de
chauffage de bitume, endroit pour fumer, etc.;
 les installations nécessaires à la fabrication du béton;
 les installations utiles au transport et au levage sur le chantier;
 clôtures provisoires.
Ce plan doit se faire en échelle convenable. Sur le même plan on représente la légende des
bâtiments à construire et des installations provisoires nécessaires en utilisant les symboles
conventionnels.
2) Circulation
Les voies d'accès au chantier, de même que les chemins à l'intérieur de celui-ci, doivent être
en bon état et praticables par n'importe quel temps.

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Les cheminements et circulations à l'intérieur du chantier sont nombreux, et sujets de
multiples risques d'interférences :
- la desserte des postes de travail, aires de préfabrication, de stockage et
d'approvisionnement par les engins;
- les déplacements du personnel et de l'ensemble des personnes appelées à intervenir sur le
chantier.
Des aires de stationnement doivent être prévues pour les camions et semi-remorques en
rapport avec les encombrements des engins.

Cheminements dans l’emprise du chantier

3) Raccordements divers
a) Canalisation horizontale
Situées dans le sol, ces canalisations sont généralement exécutées par les maçons. Le
diamètre est choisi en fonction du débit. Pour les petites installations, on compte:
 canalisation d'un W.C. Ø 12 cm;
 canalisation d'une salle de bain ou cuisine Ø 15 cm;
 canalisation d'une descente d'eau pluviale Ø 10 cm.
b) Evacuation des eaux pluviales
La quantité d'eau est fonction de l'intensité des précipitations et de la surface (en projection
horizontale) de la toiture desservie par le chéneau.
Sur le sol, l'eau est récoltée soit sur une dalle en béton brut, soit sur un dallage recouvert
d'une chape de mortier. Un jeu de pentes adéquates guide les eaux vers un point bas ou se
situe un siphon de cour ou un regard de décantation.

Les siphons de cour sont généralement en fonte et conçue de manière à permettre un


nettoyage facile.
Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
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Les dépotoirs, regards et bouches d'égouts : jouent un rôle identique aux siphons de cour,
mais ont une capacité supérieure.

4) Locaux d'intérêt commun


D'une façon générale, pour les chantiers normaux de bâtiments ou d'ouvrages similaires, on
peut tracer le schéma de la manière suivante :
a) Petits chantiers (jusqu'à 15 ouvriers)
 une baraque de chantier comprenant deux pièces séparées, coffre à outils;
 W.C.;
 une bétonnière dont la contenance n'excède pas 250 l;
 une petite grue, un treuil ou un monte-charge;
 peu d'installations électriques.
b) Chantiers moyens (de 15 à 60 ouvriers)
 un bureau de chantier avec téléphone;
 un magasin;
 des vestiaires;
 un garage à bicyclettes;
 W.C.
 une bétonnière dont la capacité ne dépasse pas 500 l;
 une grue à tour;
 des installations électriques;
 des scies à ruban etc.

c) Grands chantiers (de 60 à 200 ouvriers) :


 un bureau pour personnel technique, avec téléphone;
 un bureau pour le chef de chantier et les contremaîtres, avec téléphone;
 un magasin;
 des vestiaires;
 un parc de stationnement pour voitures et un garage à bicyclettes;
 W. C.;
 un atelier de mécanique;
 un atelier de charpentier;
 une installation de bétonnage dont la capacité peut varier de 500 à 3000 l;
 plusieurs grues;
 une installation d'air comprimée;
 une installation électrique, etc.

5) Installations itinérantes
D'une façon générale, dans l'implantation, il faut éviter que les baraques soient attenantes à
l'ouvrage.
a) Le bureau de chantiers
Occupe de préférence, dans le complexe d'aménagement, une position telle que l'on voie
l'entrée du chantier et le lieu de travail. Le bureau doit être indépendant des vestiaires. La
surface est d'environ (0,20 à 0,60) m2 par ouvrier.

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b) Les vestiaires
Situés aussi près que possible des emplacements de travail. Ils seront équipés de telle façon
que les ouvriers puissent s'y laver. La surface est environ (1 à 2) m2 par ouvrier.
c) Les magasins
Dépôts de petit matériel, dépendent dans une large mesure de la nature de l'ouvrage
exécuté. La surface est environ (0,2 à 0,6) m2 par ouvrier.
d) Les W.C.
Installés le plus prés possible des canalisations d'eaux usées. La surface est environ 1 m2. On
compte de 1 à 2 W. C. pour 50 ouvriers.
e) Les ateliers
Nécessaires à la réalisation des éléments préfabriqués confectionnés sur place.
B) Organisation de l'amenée et repli du matériel
A partir des informations que l'on retrouve dans les documents d'un marché et celles issues
d'une visite de l'état des lieux, il incombe à l'entreprise d'établir les besoins en base-vie, en
main d'oeuvre, en équipements, en sous-traitance et en matériaux; la satisfaction de ces
besoins est fortement tributaire des plannings d'exécution du marché, et plus
particulièrement le planning des travaux duquel dépendront les autres plannings que sont :
- Le planning de besoin en main-d’œuvre ;
- Le planning des approvisionnements en matériaux et consommables (carburant,
lubrifiant, graisse, etc.)
- Le planning d'utilisation des engins et matériels de chantier.
Le responsable logisticien, en relation avec le conducteur des travaux, le chef de chantier, et
en se référant au planning des travaux et au marché de l'entreprise, programme le transfert
du matériel sur le chantier :
Il repère dans le devis et sur les plans, les informations relatives aux engagements
contractuels de l'entreprise.
Il repère sur le planning la période de mobilisation de chaque matériel et planifie le transfert
sur le chantier. Pour ce faire, une visite de reconnaissance sur le terrain s'impose.
Contraintes à prendre en compte :
- Le budget alloué au transfert du matériel ;
- La distance du chantier de la base de l'entreprise
- Matériel pouvant se déplacer de façon autonome sur le chantier (certains engins sur
pneus tels que les camions
- Matériel dont le déplacement est obligatoire par remorque matériel sur chenilles.

- Chargement et déchargement du matériel remorqué ;


- Lieu de stationnement du matériel à la base-vie de l'entreprise
- La sécurité du matériel pendant le transport
a) Le budget : à partir de la soumission de l'entreprise, un montant sera dégagé pour
assurer le mouvement du matériel : amenée et repli, transferts sur d'autres chantiers, repli
imprévu pour réparation à la base de l'entreprise.
Ce budget prend en compte le carburant pour les engins à déplacements autonomes et pour
le porte-char de remorque, la location du porte-char le cas échéant.
Il est donc impérieux de maîtriser dès le début du chantier le nombre prévisionnel de
voyages pour une bonne gestion du budget alloué.
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b) L'éloignement du chantier : une reconnaissance sur le terrain permet de maîtriser la
distance du chantier de la base de l'entreprise. Ainsi seront appréciés :
les zones du trajet à forte pente, les radiers trop encaissés dont le franchissement serait
impossible par un porte-char, la possibilité pour les engins sur pneus d'atteindre le chantier
(dans ce cas , on se référera aux recommandations du constructeur).
c) Chargement et déchargement du matériel : prévoir, surtout sur le chantier les modalités
pratiques de déchargement du matériel remorqué.
e) Sécurité du matériel pendant le transport : il s'agit de chargements très lourds
susceptibles de se glisser vers l'avant ou l'arrière, selon qu'on se trouve en montée de rampe
ou en descente de pente, selon les freinages et accélérations du conducteur.
Il est aussi important de ne pas ignorer les forces centripètes ou centrifuges au niveau des
virages.
Pour toutes ces raisons, le matériel sur le porte-char sera soigneusement bloqué pour
garantir son transport en toute sécurité.
C) La gestion inter-chantiers de la logistique
Les méthodes de planification, l'organisation du travail, et le choix des engins dépendent de
qui est propriétaire du matériel (loué ou propriété de l'entreprise), du carnet de commande
(nombre de marchés en cours, à démarrage programmé, en voix d'acquisition, etc.).
Ces informations permettront d'élaborer un planning d'utilisation du matériel incluant leur
transfert d'un chantier à un autre. Les solutions de redéploiement de ce matériel pour
diverses raisons (pannes, chantiers arrêtés, chantiers à accélérer, ...) seront étudiées avec
rapidité afin de faire le choix optimal.
Il est nécessaire de tenir compte des aspects suivants :
- Tout engin en immobilisation sur le chantier doit avoir des raisons sérieuses
(économiques) de l'être. L'évaluation financière tiendra compte de son éventuel
repliement avant d'être transféré à nouveau sur le chantier, du coût d'immobilisation
sur le chantier (voir contrat de location ou amortissement interne), de son transfert
sur un autre chantier environnant, du risque de ne plus pouvoir en disposer le
moment venu, ...
- Tout engin en fonctionnement doit être directement ou indirectement productif ; le
choix du matériel doit donc être bien étudié; éviter de garder sur le chantier du
matériel en location dont on pourra s'en passer ;
Dans la gestion inter-chantiers du matériel, les coûts de déplacements pourraient être
répartis sur les deux chantiers concernés.
Les distances les plus courtes seront recherchées pour minimiser les coûts. Le planning
d'exécution des travaux pourrait être ajusté afin de pouvoir utiliser l'engin au maximum
pendant la période de disponibilité.
Ce dispositif sera apprécié de commun accord entre le conducteur des travaux, le chef de
chantier, le responsable du matériel de l’entreprise et le contrôleur des travaux.
NB : La coordination des commandes de pièces, de carburant, de lubrifiant et de main d'oeuvre requis
pour les travaux et pour le fonctionnement des engins sera pris en compte dans ce réajustement de
planning.

Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv


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CHAPITRE III : MATERIELS DU CHANTIER

3.1. Introduction Le matériel est le nerf du chantier.


Les matériels nécessaires sont envoyés sur place, en fonction des besoins du déroulement
du chantier, ou commandés s’ils ne figurent pas déjà dans le parc de matériel de
l’entreprise. Les éléments de l’atelier d’entretien des matériels seront aussi expédiés sur la
base du chantier. Il faudra souvent, pour le transfert, obtenir des autorisations de transport
exceptionnel, bien des matériels dépassant les normes du code de la route.
 Critère de choix :
Les conditions de levage de manutention des charges dépendent de la taille du chantier,
pour cela, il faut faire l’analyse du planning général pour la détermination de l’ordre de
construction et de la cadence de fabrication retenue et donc la durée d’utilisation, études des
différentes implantations de l’engin en fonction de l’environnement du chantier (obstacles
tels que bâtiments existants, zone de survol interdit, ligne électrique<.)
3.2. Classification des engins de chantier
- Engins de production.
- Engins de transport.
- Engins de levage.
- Vibration du béton
3.2.1. Engins de production:
Sont destinés couramment à extraire, charger les matériaux, et nettoyer les terrains. On peut
citer notamment: - Les pelles hydrauliques - Les chargeuses - Les chargeuses- pelleteuses -
Les mini- pelles - Les mini- chargeuses - Les bouteurs.
 Chargeuse Pelleteuse : engin sur pneus, très polyvalents, elle peut effectuer plusieurs
tâches, pour cela, ce dernier est très utile dans un chantier de petite taille. La
pelleteuse est utilisée pour des travaux :
 de terrassement (industries du bâtiment et travaux publics) ;
 d'extraction (chargement de matériaux dans une carrière<) ;
 d'assainissement (terrassement de fouille, pose de tuyaux, etc.) ;
 de réalisation et nettoyage de fossés et de talus< ;
 de fouilles archéologiques (à la fois pour le décapage initial, le terrassement,
l’évacuation des déblais, et la fouille par niveaux successifs d’une épaisseur
d’environ un centimètre) ;

Fig.3.1. Chargeuse Pelleteuse


Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
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Tableau 3.1. Possibilité d’usage : Grille des utilisations possibles

 Bétonnière Une bétonnière est une machine servant à malaxer les différents
constituants du mortier (ciment ou chaux, sable, eau) ou du béton. Le mot
bétonneuse est parfois employé à la place de bétonnière. Le chargement des agrégats
peut se faire manuellement (à la pelle) sur les bétonnières de petite capacité ou à
l'aide d'une benne relevable par vérin hydraulique ou câble, pour les plus gros
modèles. Les différents constituants du mortier ou du béton sont mélangés dans la
cuve grâce à sa rotation et à la présence d'ailettes dont le rôle est de mixer les
différents constituants. La capacité des cuves varie de 50 à 200 litre pour les modèles
à usage grand et peuvent aller jusqu'à 500 litres pour les modèles à usage
professionnel.
NB. Sur la plupart de bétonnières de chantier, le bloc moteur est équipe d'une roue dentée
sur son axe de sortie, qui entraîne une couronne dentée fixée sur la périphérie de la cuve. La
bétonnière est dite alors « à couronne ». Sur des modèles plus récents la transmission n'est
plus visible, elle se fait directement sur le pivot de rotation de la cuve, situé dans sa partie
basse. On dit alors que la bétonnière est « sans couronne » ou « silencieuse ».

Fig.3.2. Bétonnière et Bétonnière à benne


 Centrale à béton Sur les sites de production de béton prêt à l'emploi ou sur les gros
chantiers on utilise des centrales à béton, qui permettent de produire de grandes
quantités de béton. Il existe de nombreux types de centrales mais elles se
caractérisent toujours par des composants communs :
 Un malaxeur horizontal ou vertical ;

Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv


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 Un dispositif de pesée des agrégats et du ciment ;
 Un ou plusieurs silos de stockage du ciment et des éventuelles adjonctions (calcaire,
cendres...) ;
 Des cuves de stockage des adjuvants ;
 Des éléments permettant le chargement des agrégats et du ciment (trémies et tapis
roulants ou skip (chargeur d'agrégats) vertical à câble pour l'alimentation de
stockages verticaux, rayons raclant). Les centrales actuelles sont équipées
d'automates qui permettent la réalisation en continu de béton selon des formules
préalablement saisies, tout en effectuant automatiquement des corrections de
quantités d'eau en fonction de la teneur en eau des granulats.

Fig.3.3. Centrale à béton


3.2.2. Engins de transport :
Sont généralement des camions à gabarit routier, des tombereaux de chantier, ou des motos
basculeurs. Leurs rôles et de déplacer les matériaux sur chantier.
 Camion routier : Sont des camions au gabarit routier équipé d’une benne basculante
pour permettre le transport de matériaux, sur chantier ou sur le réseau routier
national .son chargement est assuré par des moyens extérieurs au camion

Fig.3.4. Camion routier


 Camion malaxeur À défaut de bétonnière, ou pour de gros volumes, il est possible
d'acheter du béton prêt à l'emploi (BPE). Un camion malaxeur, appelé camion toupie,
sert à transporter le béton depuis la centrale jusqu'au chantier ; il maintient grâce à la
rotation de sa cuve la consistance du béton qu’il transporte. Sur le chantier le
transport du béton entre la centrale (ou le camion toupie) et l'ouvrage se fait à l'aide
d'une pompe (fixe ou sur camion) ou d'une benne à béton levée à l'aide d'une grue.

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Fig.3.5. Camion malaxeur (toupie)
 Bétonnière mobile Une bétonnière mobile, ou auto-bétonnière, est une véritable
centrale à béton sur camion utilisé pour le mélange du béton. Ce type de camion est
différent d'un camion malaxeur traditionnel. Le camion malaxeur ne fait que
transporter le béton frais, préalablement mélangé par une usine à béton. La
bétonnière mobile permet d'avoir du béton de meilleure qualité, car celui-ci n'est
mélangé qu'une fois sur le site de livraison. Le béton n'a pas trop séché durant le
transport et aucun rajout d'eau n'est nécessaire pour liquéfier le béton trop sec. Une
situation qui aurait pu se produire dans le cas d'une bétonnière malaxeur.
NB. La bétonnière comporte plusieurs compartiments où sont stockés les différents
composants du béton (eau, granulats fins, gros granulats, ciment). Un tapis convoyeur
achemine les matériaux solides tandis que des conduits amènes les matériaux liquides
vers l'arrière du camion. Le tout tombe dans une vis sans fin à l'intérieur qui mélange le
béton.

Fig.3.6. Bétonnière mobile


 Pompe à béton Une pompe à béton est un matériel servant à transporter le béton
dans un tuyau souple ou rigide, pour l'acheminer en hauteur ou au-delà d'un
obstacle.
Ces pompes sont couramment intégrées à des camions, alors dits eux aussi « pompes à
béton ».

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Fig.3.7. Pompe à béton Pompe à béton petite
3.2.3. Engins de levage:
Il s’agit d’appareil destiné à transporter d’un point à un autre du chantier des objets
(matériaux façonner, pièces préfabriqués) maintenues suspendus au-dessus du sol grâce à
un système de levage. Ces points de départ et arrivée peuvent être situés dans un même
plan horizontal soit dans des plans de niveau différents. On peut citer notamment:
 Grues auxiliaires de véhicules : Elles sont constituées d’un bâti monté sur un châssis
de camion, et d’une colonne sur laquelle s’articule une flèche repliable ou
télescopique.

Fig.3.8. Grue auxiliaire de véhicules


 Ascenseurs et monte- matériaux chantiers: Ils sont constitués d’un équipage mobile
se déplaçant le long de guides et sont classés en trois catégories :
 Transport des personnels et/ ou des matériaux,
 Transport des matériaux avec accès du personnel sur l’équipage pendant le
chargement.
 Transport des matériaux seulement.
Ils peuvent être auto stables. Verticaux ou inclinés (capacité de levage plus faible), à
adhérence ou non. La gamme des ascenseurs et monte – matériaux de chantiers est la
suivante : - hauteur maximale de 15 à 600 m, -charge maximale de 150 à 4 500 kg.

Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv


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Fig.3.9. Ascenseurs et monte- matériaux chantiers
 Les grues mobiles Automotrices tout terrain sur roues ou chenilles, routières, ou
combinées routières tout terrain sur roues.

Fig.3.10. Grue mobile


 Les grues à tour: Elle peut être à montage par éléments ou à montage automatiser. Ce
type de grues a une flèche orientable située sur la partie supérieure d’une tour. Elle
se compose essentiellement de:
 Un socle d’appui qui répartit les charge et supporte le poids de l’appareil.
 La tour (structure métallique en treillis, de section carrée).
 La flèche (structure métallique en treillis, de section triangulaire) :
 Les mécanismes permettant d’assurer les déplacements de la charge. Lors du choix
de la grue, le bureau d’études se préoccupe de la portance du sol et envisage la
manière la plus rationnelle afin d’obtenir une répartition judicieuse des charges.

Fig.3. 11 Grues à tour

Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv


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3.2.4Vibration de béton :
 Vibration interne (pervibration) : elle s’effectue à l’aide d’une aiguille vibrante
constituée d’un cylindre métallique dans lequel tourne une masselotte, l’aiguille étant
plongée verticalement dans le béton frais, le temps de vibration optimal correspond à
la fin de dégagement des bulles et l’apparition de la laitance en surface.

Fig.3.12. Aiguille vibrante


 Vibration externe (vibration de coffrage) : Ces vibrations fixées au coffrage sont
utilisés : En préfabrication, Sur chantier pour les coffrages compliqués en
complément des vibrations interne, En général on utilise des règles vibrantes.

Fig.3.13. Règles vibrantes

Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv


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CHAPITRE IV : CONDUITE DE TRAVAUX
4.1 Coordination en cours d'exécution des travaux
Coordonner (Dictionnaire) :
C’est lier, agencer des éléments séparés pour atteindre un objectif déterminé.
Fayol : prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler.
La coordination doit être pensée, étudiée, préparée, prévue et organisée à la fois au stade de
la préparation du chantier qu'à celui de l'exécution de la commande.
Le coordinateur aura pour mission : prévoir l'ordonnancement optimal des opérations.
4.2 Interventions confiées au maitre de chantier
a) Mission O.P.C. du chef de chantier
Les tâches et obligations confiées par le Maître d'ouvrage au chef de chantier dans le cadre
de sa mission d'ORDONNANCEMENT - PILOTAGE et COORDINATION, concernent
essentiellement:
- L'ordonnancement et la coordination de toutes les études d'exécution;
- L'organisation et la coordination générale des intervenants et des travaux dans l'espace et
dans le temps;
- L'ordonnancement et la planification de l'ensemble de l'opération;
- L’organisation de la synthèse des études d'exécution dans le cas d'une mission de maitrise
d'oeuvre sans la mission étendue relative aux études d'exécution;
- Le pilotage du chantier;
- La vérification quantitative des situations mensuelles des Entreprises;
- La planification financière périodique de l'opération;
- L'établissement du décompte final des délais d'exécution comportant la ventilation des
retards suivant la responsabilité des Entreprises concernées;
Dans le cadre de cette opération, il est prévu que le maître d’oeuvre remplisse cette mission
d’OPC. La description des relations entre le maître d’oeuvre et le chef de chantier n’a de
sens qu’en cas de sous-traitance.

b) Obligations générales
La mission du chef de chantier porte sur l'ensemble des ouvrages. Elle débute dès la
réception de l'ordre de service par lequel le Maître d'ouvrage prescrit au chef de chantier
d'entreprendre sa mission. Elle s'étend sur toute la durée de la conception et de la réalisation
des ouvrages et prend fin à l'issue des opérations de réception des travaux après levée de
toutes les réserves, établissement des décomptes définitifs, remise des dossiers des ouvrages
exécutés et instruction des contentieux éventuels en matière de délais.
Le chef de chantier exerce ses fonctions pour le compte du chef d'ouvrage en liaison avec
celui-ci, et auprès des Maîtres d'oeuvre, des Entreprises et fournisseurs, et d'une manière
générale de tout intervenant à titre quelconque en vue de la réalisation des ouvrages. Son
intervention ne modifie en rien les responsabilités découlant pour chacun de son statut et de
ses obligations propres.
La mission du chef de chantier ne comporte pas les actions techniques dont la responsabilité
est dévolue aux autres intervenants. Mais il doit recenser ces actions et leurs liaisons, les
localiser sur des calendriers et diriger les opérations qui en découlent. Il fournit ainsi à
chacun le cadre méthodique de ses activités spécifiques.
Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
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La mission du chef de chantier comporte la mise en place d'outils adaptés, permettant une
saisie facile et instantanée des situations réelles comparées aux prévisions, en vue
d'informer le Maître d'ouvrage et les Maîtres d'oeuvre. Le Maître de chantier proposera ces
outils, en temps utile, pour les différentes phases de sa mission.
Le chef de chantier tiendra compte, dans l'exercice de sa mission, des incidences de toutes
natures découlant des contrôles de qualité, quels que soient les intervenants chargés de ces
contrôles.
La composition de l'équipe du chef de chantier sera qualitativement et quantitativement
adaptée à la nature des prestations qu'il assure aux différentes phases de sa mission, ainsi
qu'aux conditions et objectifs particuliers de l'exécution des ouvrages, tels que réalisation
des travaux en plusieurs postes journaliers, prescriptions spécifiques de qualité de finitions,
etc.
Le chef de chantier s'interdit d'accepter des tiers avec lesquels l'exécution du marché le
mettra en rapport, toute autre mission que celles découlant du présent contrat.
Durant toute la durée de la mission (compris période de préparation) :
- L'organisme est responsable de la diffusion des informations entre tous les intervenants
(Maître d'oeuvre, Bureaux de contrôle, Entreprises, etc.);
- Il reçoit et diffuse toutes correspondances relatives au chantier;
- Il reçoit et diffuse tous documents graphiques et écrites, en particulier :
- Plans d'exécution des entreprises;
- Plans de synthèse.
- Il assure la rédaction, l'édition et la diffusion des comptes-rendus des réunions
d'ordonnancement, coordination et pilotage qui devront préciser chaque semaine l'état
d'avancement des travaux, pour chaque lot, par rapport au calendrier d'exécution.
Ces comptes-rendus devront préciser, en outre, les raisons et les responsables des retards
constatés. Ces comptes-rendus ne porterons pas sur la Maîtrise d'oeuvre;
- Il prépare et organise les réunions d'études, il assure l'édition, la diffusion des Comptes-
rendus de ces réunions;
- Il prépare, organise et anime les réunions de coordinations ; il en dresse les Comptes-
rendus, les édite et les diffuse;
- Il informe les entreprises sur l'état d'avancement des études et des travaux, il relance les
intéressés;
- Il informe le Maître d'oeuvre sur l'avancement financier du chantier;
- Il décèle les tendances;
- Il propose au Maître d'oeuvre les mesures propres à prévenir ou pallier les retards, si
nécessaire il propose les actions coercitives appropriées.
- Il pilote les interventions par les objectifs;
- Il tient à jour le cahier de chantier indiquant :
- Les présences et absences des entreprises et leur effectif;
- L'arrivée et le départ des gros matériels.
- Il tient à jour le dossier chantier :
- Dossier Maître d'oeuvre;
- Dossier des plans d'exécution des entreprises, bons pour exécution;
- Dossier des devis d'Entreprises;
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- Dossier des intempéries;
- Dossier des essais et épreuves;
- Il organise et participe aux constats contradictoires sur chantier;
- Il convoque tous les intervenants.
Durant la période de livraison du projet :
- L'organisme élabore le programme des opérations (essais, contrôles, visites) en vue de la
réception;
- Il assure l'édition et la diffusion des comptes-rendus correspondants;
- Il pilote les opérations de parachèvement des travaux avant la réception et durant la
période de garantie;
- Il centralise les plans et documents des ouvrages exécutés et les contrôles avant
transmission au maître d'oeuvre;
- Il établit le rapport final sur l'évolution des travaux, assorti éventuellement d'une
proposition de pénalités avec désignation des Entreprises responsables.
c) Préparation des dossiers d'appels d'offres
Dès sa désignation et pendant la période de consultation des entreprises, le chef de chantier
aura à sa charge l'établissement des documents suivants qui seront joints aux dossiers
d'appels d'offres, afin de les rendre contractuels:
- Calendrier prévisionnel des travaux à l'échelle de la semaine. Celui-ci devra préciser les
dates de début et de fin de tous les lots et visualiser les contraintes.

d) Dépouillement des offres


Le chef de chantier sera appelé à donner son avis, lors de l'analyse des offres, sur les
variantes, les moyens et les méthodes proposés par les Entreprises des lots significatifs, sous
l'angle de leur incidence sur le déroulement du chantier.
e) Préparation du chantier
Pendant la période de préparation des travaux, le chef de chantier aura à sa charge :
- Collecte des documents constituant le dossier de chantier (dossier marché, comptes-rendus
des réunions de toutes natures, ordres de service, avenants), assistance à la rédaction de la
convention régissant les relations inter-entreprises dans le cadre du règlement de chantier;
- Constitution du répertoire de tous les intervenants, avec indication du rôle et des
responsabilités de chacun;
- Etablissement du schéma de diffusion des informations et de circulation des documents
(plans, notes de calculs, courrier, etc.);
- Inventaire des contraintes et formalités administratives conditionnant les travaux de
construction;
- Enquêtes détaillées sur les démarches et opérations à mener par les Entreprises auprès des
Services Municipaux et des concessionnaires publics ou privés.
Examen de l'organisation de chantier: enquêtes et prévisions de son évolution au cours de
l'avancement des travaux (accès, installation, alimentation en fluides, circulation dans le
périmètre du chantier, gardiennage, etc.).
Etablissement du plan de synthèse des installations de chantier, soumission aux Entreprises
et aux Services Publics et Concessionnaires.
Etablissement du calendrier d'exécution détaillé, postérieurement à la passation des
marchés et de concert avec les Entreprises. Il ne devra cependant pas conduire à une
Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
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augmentation des délais assignés à chaque lot mais seulement à améliorer l'imbrication des
interventions, voire à réduire certains délais partiels à la faveur de techniques particulières
suggérées par les Entreprises.
Le chef de chantier aura à sa charge le recueil des cachets et signatures de toutes les
entreprises sur ce document qui se substituera au précédent comme pièce contractuelle et en
assurera la diffusion.
f) Phase de planification des travaux
Durant la phase de planification des travaux, le chef de chantier aura à sa charge:
- Dépouillement des pièces constituant le dossier marché;
- Enquête technique auprès des entreprises, enregistrement des méthodes et moyens ;
- Recherche des durées de préfabrication et approvisionnements significatifs;
- Etablissement et proposition d'un planigramme faisant apparaître les interventions des
divers concessionnaires pendant la durée des travaux ou liés aux livraisons des ouvrages
(eau, gaz, électricité, téléphone, égouts, voirie);
- Edition et proposition d'un calendrier des premiers travaux en attente du calendrier
général;
- Elaboration et proposition des graphes suivant la méthode du potentiel tâches;
- Détermination des tâches, de leurs durées, des moyens et effectifs à mettre en oeuvre, des
contraintes et enclenchements;
- Choix des réseaux, itérations, lissage des charges;
- Traduction de ces graphes en graphes plannings.
- Edition, en liaison avec les Entreprises, du calendrier général des travaux, pour
proposition du maître d'ouvrage, après signature des entreprises.
Ce document sera établi à l'échelle de la semaine et précisera:
- Les principales interventions des entreprises;
- L'organisation retenue par la représentation des contraintes de levage;
- Les contraintes techniques et les marges éventuelles;
- Les dates de mise hors d'eau, hors d'air, de raccordement de chacun des fluides nécessaire
au préchauffage et aux essais;
- Les dates de raccordement des réseaux d'évacuation;
- Les dates d'exécution des V.R.D.;
- Les dates de montage et de replacement des moyens de levage;
- Les périodes d'essais;
- Les dates de réception;
- Les dates et durées de levées de réserves.
Dans le cadre du planigramme général, élaboration des planigrammes d'exécution détaillés,
par bâtiment ou unité de chantier, à l'échelle de la semaine et faisant apparaître toutes les
tâches à exécuter par chacune des entreprises à chacun des niveaux considérés:
- Calendrier du gros oeuvre;
- Calendrier des préfabrications éventuelles;
- Calendriers d'exécution tous corps d'état;
- Calendrier des VRD;
- Calendrier des réceptions et levées des réserves.

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Sur ces documents doivent figurer pour chacun des tâches:
- Les quantités à réaliser;
- Les moyens mis en oeuvre (matériel, effectifs, etc.);
- Les cadences journalières;
- Les contraintes techniques et de levage;
- Les marges.
Tous ces documents seront établis à partir d'une analyse fine et précise des tâches
élémentaires exprimant le même découpage et pouvant être utilisés:
- Pour l'ordonnancement et la planification;
- Pour l'établissement de ratios de quantités pour chaque lot, permettant le suivi et le
contrôle d'exécution;
- Pour la préparation des prévisions de financement;
- Pour la gestion du chantier par les Entrepreneurs (gestion prévisionnelle par objectif) ;
- Pour l'établissement de l'échéancier financier par corps d'état conforme au calendrier des
travaux à travers ses différentes phases d'élaboration, y compris les révisions de prix.

g) Phase d'exécution des travaux


1) Organisation générale de vie commune
Participation aux réunions hebdomadaires de chantier, préparation de l'annexe
"Avancement des travaux" et "Effectifs des Entreprises" à joindre au compte-rendu de
chantier établi par le Maître d'oeuvre.
Tenue à jour du cahier de chantier relatant journellement les événements importants de la
marche des travaux.
Enregistrement des décalages pris en considération par le Maître d'oeuvre.
Tenue à jour du dossier de chantier comprenant en particulier :
- Les marchés et avenants;
- Ordres de services et attachements de travaux établis par le Maître d'oeuvre;
- Devis établis et vérifiés à la suite de la publication des fiches de travaux modificatifs;
- Bibliothèque des documents "bon pour exécution", y compris les modificatifs éventuels, et
des listes correspondantes;
- Assistance et suivi de l'organisation de chantier (accès, installation, alimentation) et des
relations entre les entreprises (repères, gravats, clés, nettoyage, etc.);
- Préparation et animation des réunions inter-entreprises. Etablissement et diffusion des
comptes-rendus correspondants;
- Maintien des liaisons nécessaires entre les divers concessionnaires (eau, téléphone, égout)

2 ) Contrôle des délais et planification complémentaire


- Déclenchement de l'intervention des Entreprises pour l'exécution des tâches, selon les
dispositions convenues lors de l'élaboration des planigrammes;
- Confirmation des dates de début et de fin de tâche;
- Pointage permanent de l'avancement;
- Enregistrement des écarts constatés entre les prévisions des calendriers et les dates réelles
de début et de fin de tâche;
- Détermination de l'origine des écarts constatés, animation, relance, vérification des
moyens, propositions d'actions correctives pour rattrapage des retards de faible ampleur.

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En cours de fin de travaux, et en accord avec le Maître d'œuvre, déclenchement du
nettoyage et de l'entretien du chantier, de ses accès, de ses abords, constat de leur exécution
et imputation des frais y afférent à qui de droit.

3) Phase de réception et de livraison des ouvrages


- Planification des vérifications techniques, des essais et de la mise en route des installations
techniques, des opérations préalables à la réception des travaux, des visites des
Commissions de Sécurité;
- Recueil et établissement de la liste des finitions restant à effectuer;
- Tri et diffusion aux intéressés;
- Pointage périodique de l'avancement correspondant.
- Relances;
- Mise en évidence et planification des décisions à prendre par les Maîtres d'œuvre et le
Maître d'ouvrage;
- Organisation et animation des réunions "planning", où le Maître de chantier commentera
l’état d'avancement en attirant l'attention du Maître d'ouvrage et des Maîtres d'œuvre sur
les points critiques et les décisions à prendre pour respecter les objectifs;
- Etablissement et diffusion des comptes-rendus correspondants;
- Etablissement tous les moins d'un rapport complet comportant notamment une note de
synthèse sur l'état d'avancement;
- En cas de retard, signification immédiate à l'Entreprise défaillante, puis étude avec cette
dernière des moyens permettant de les résorber;
- Proposition au maître de l'ouvrage des mesures qu'il semble judicieux de prendre (le cas
échéant, avertissement et mises en demeure adressés par le Maître d'oeuvre ou le Maître
d'ouvrage);
- En fonction des écarts constatés et des dispositions prévues pour en atténuer les
conséquences, modification des calendriers nécessaires à l'application continue des
méthodes d'ordonnancement et en fonction des tâches restant à exécuter, détermination des
nouveaux chemins critiques;
- Proposition au Maître d'ouvrage et aux maîtres d'œuvre des mesures propres à minimiser
les incidences sur le déroulement des travaux, d'une éventuelle défaillance d'une ou
plusieurs entreprises, due à une cessation d'activité passagère ou définitive;
- Modifications des calendriers résultant de la mise en œuvre des mesures retenue ;
- Vérification des commandes et des approvisionnements qui doivent être effectués par les
entreprises en temps voulu;
- Tenue à jour et en permanence de l'état précisant les responsabilités respectives dans les
retards constatés sur le chantier;
- Fourniture de tous les éléments utile pour le calcul et la répartition des éventuelles
pénalités;
- Organisation relative à l'ouverture et à la fermeture des zones d'intervention des entreprises et des
locaux terminés.

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4.3 Mise en service
Termes du chantier
Effectif : nombre d’ouvriers d’une tâche.
Durée : durée en jours associée à une tâche.
Quantité : quantité totale d’ouvrages associée à une tâche, issue du sous-détail du métré
opérationnel décomposé par niveau et par élément (exemple : 150 m2 de dalle au R+1)
a) Temps unitaire (T.U) :
• le temps unitaire d’exécution
• est le temps théorique mis par ouvrier pour réaliser à lui seul une unité d’ouvrage
élémentaire.
Exemple :
- assemblage et mise en place d’armatures : 0.05 H/kg
- pose d’un escalier préfabriqué : 8.00 H/Unité
Le personnel du chantier affecté directement à la réalisation des ouvrages est appelé main
d’oeuvre productive, les temps unitaires d’exécution s’appliquent par conséquent à ce
personnel.
Les entreprises disposent de recueils de temps unitaires, établis grâce aux données fournies
par des chantiers passées et utilisés pour les chantiers à venir.
Application :
Sur un chantier, une équipe de 5 ouvriers a mis en place 680 kg d’aciers pendant une
matinée de 4.00 H, calculer le temps unitaire de mise en place des aciers.
Solution :
Les 5 ouvriers travaillent chacun 4 h, cela signifie qu’un ouvrier seul aurait mis : 5x4=20.0 H
T.U=20.00/680 kg. Donc T.U=0,03 H/kg

b) Crédit d’heures (C.H)


Pour une partie d’ouvrage, le crédit d’heures ou le temps de main d’oeuvre est égal à la
quantité réalisée multipliée par le temps unitaire.
C’est une quantité de travail qui s’exprime en heures.
On retiendra la formule générale : C.H=Quantité x T.U
Le crédit global d’heures (budget d’heures) est par conséquent la somme de tous les C.H
correspondant aux différentes parties d’ouvrage.
Le calcul des crédits horaires permet d’évaluer le nombre d’heures de travail d’ouvriers qui
devront être versées. C’est une donnée très importante au niveau de l’étude de prix.
Exemple :
- pour le bétonnage de semelles si on a : V=100 m3
T.U= 1,20 H/m3
Alors le crédit d’heure est : C.H=100m3x1, 20 H/m3=120 H
c) Rendement (R) :
Le rendement est la quantité d’ouvrage élémentaire exécutée par un ouvrier en un temps
donné.
Exemple : rendement pour le coffrage de banches : 15 m2/H
En général, on utilise le temps unitaire pour la main d’oeuvre et le rendement pour le
matériel (rendement d’une pelle : 168 m3/ H ).

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CHAPITRE V : GESTION DE CHANTIER
A. La gestion du personnel de chantier
Le personnel de chantier est composé essentiellement : du chef de chantier, des chefs
d’équipes, des ouvriers qualifiés ou spécialisés, des manœuvres, des pointeurs, magasiniers,
gardiens,< Comment gérer les hommes et prévenir les conflits ?
Le chef de chantier ayant sous sa coupe un effectif d'individus à gérer aura plus ou moins
de facilité à exécuter son métier en fonction du jugement qu'aura de lui son personnel.
Cette idée sera forgée autour de l'appréciation que feront les ouvriers de :
- ses compétences techniques
- son sens de pédagogie et de commandeur
- sa moralité
- son sens de l'équité et de la justice
Pour ce faire, il devra en dehors des techniques acquises, connaître la psychologie, la
mentalité de ses ouvriers au sens large du terme.
De l'ambiance sociale régnant sur le chantier dépend fortement les rendements fournis par
les animateurs, donc de leur efficacité.
Il sera recommandé au chef de chantier afin d'éviter ou tout au moins limiter des conflits
éventuels :
- de cultiver le respect mutuel entre ouvriers eux-mêmes ou entre les ouvriers et leurs
supérieurs, de manière à créer un esprit de famille, mais pas de laxisme, le but de la
manœuvre étant entre autres d'éviter des cloisonnements soit entre classes
professionnelle, soit entre classes d'âges, ou autres.
- les hommes de chantiers étant des ‚ ‚colons ‛ pendant la période des travaux, le chef
de chantier veillera à ce que ses hommes s'intègrent harmonieusement autant que
possible dans la population locale.
Il faudra alors sensibiliser le personnel au respect des dites populations. Un problème
survenant entre la population et des éléments du chantier peut perturber énormément le
cours de travaux.
Le chef de chantier doit faire preuve de fermeté dans la gestion de ses hommes au chantier
et ce envers tout le personnel sous ses ordres sans aucune exception. Si cette fermeté est
appliquée avec équité, les effets sont souvent positifs. Il ne s'agit pas d’être méchant, car les
effets seront contraires.
Pour avoir le meilleur de ses hommes, le chef de chantier devra connaître leurs limites de
production de manière à ne pas demander l'impossible ou sous employer personnel.
Il est donc nécessaire qu'il sache le rendement moyen des différents intervenants et exiger
au moins cela afin de respecter les délais d'exécution établis par le planning et de ne pas
occasionner des dépassements financiers en utilisant plus d'effectifs qu'il ne faut pour une
tâche donnée.
Le chef de chantier doit prouver qu'il maîtrise son métier en anticipant la succession des
actions et éviter ou plutôt abolir toute improvisation. Il devra coordonner l’intervention des
différentes équipes, prévoir les difficultés probables et penser aux solutions éventuelles
avant même que celles-ci ne surviennent.

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Exemple
Éclairage à prévoir dans la journée dès lors que l'on prévoit des travaux pouvant se
prolonger nuitamment il devra éviter autant que possible les interruptions intempestives
d’action en cours, ainsi que les mouvements sans arrêt de personnel changeant d’occupation
à tout moment. Il irritera le personnel et perdra dans l'efficacité.
En confiant une tâche à un subordonné, il fera en sorte qu'il n'y ait aucune ambiguïté
possible.
Il doit s'assurer que l'intéressé a compris ce qu'on lui demande et donner toutes les
explications nécessaires à l'exécution de la tâche.
En cours d'exécution, il devra vérifier que l'orientation prise est celle souhaitée, et
encourager l'exécutant si besoin en est. Les ouvriers aiment que l'on s'intéresse à leur travail
et que l’on les apprécie : cela les stimule et les galvanise.
Comment éviter les conflits ?
L'homme n'étant mobilisable que sur la base de ses intérêts, la diversité des effectifs sur un
chantier pourrait confronter des intérêts contradictoires entraînant parfois des conflits dont
la résolution n'est pas toujours évidente.
Le meilleur moyen pour éviter ce genre de problème est d'avoir dès le départ, une base
claire de gestion du personnel.
Pour ce faire, le chef de chantier devra disposer d'outils simples accessibles à la
compréhension du personnel et régissant les mesures d'organisation et de rémunération du
personnel sur le chantier.
Ces mesures tiendront compte de la législation du travail en vigueur dans le pays
d'exécution des travaux et préciseront :
- le mode de recrutement du personnel
- les salaires (évaluation et paiement)
- les règles de discipline, d'hygiène et de sécurité
- les sanctions encourues,...
A cet effet, le chef de chantier utilisera les outils suivants :
- les fiches, cartes, notes ou tout autre document individuel
- d'embauche mettant officiellement le titulaire sous la responsabilité du le titulaire
sous la responsabilité du chef de chantier.
Un cahier d'appel pour le pointage journalier du personnel.
- les fiches mensuelles et hebdomadaires de pointage (tout pointage doit pouvoir être
ultérieurement).
- un journal de chantier contenant toutes les quantités de travaux journaliers,
hebdomadaires et mensuelles exécutées, les intempéries, les pannes, le
quotidien du chantier. Il est aidé dans la tenue de ces documents par le commis
pointeur.
En dehors de ces documents d'usage courant, l'idéal serait que l'ensemble des mesures
soient consignées dans un règlement intérieur régissant la vie sur le chantier.

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Exemple : Exemple d'articles de règlement intérieur
Art.1 : objet
Art.2 : horaires de travail
Art.3 : discipline
Art.4 : utilisation du matériel et engins
Art.5 : interdictions
Art.6 : modalité de paie
Art.7 : fautes et sanctions
Art.8 : hygiène et sécurité
Ceci étant, il sera le plus souvent fait appel au sens de jugement et à la sagesse du chef de
chantier dans le règlement des litiges :
- le chef de chantier préférera la sensibilisation à la sévère sanction ;
- les sanctions doivent être progressives ;
- ne jamais sanctionner sans entendre les justificatifs du fautif si nécessaire ;
- prévoir aussi les mesures incitatives (félicitations, encouragement, primes) ;
- si nécessaire, porter le résultat (bon ou mauvais) des litiges au supérieur
hiérarchique.
Le chef de chantier fera les mêmes efforts qu'il demande à son personnel pour être le plus
correct possible ; il devra donc rendre régulièrement compte de ses activités à son supérieur
hiérarchique pour éviter tout conflit avec ses supérieurs
B. La gestion du matériel
La bonne organisation d'un chantier, donc sa rentabilité, réside pour l'essentiel dans l’état
du matériel. Sans matériel sûr, plus de programmation, place à l'improvisation.
Les principes de bonne exploitation du matériel.
Les performances du matériel de chantier dépendent non seulement de la puissance de la
force motrice, mais aussi d'autres critères qui sont :
1) la fonction du matériel :
Le chef de chantier veillera à ce que tout engin fasse le travail pour lequel il est destiné.
Une utilisation non adaptée est souvent inefficace, onéreuse et nuisible au matériel.
Exemple : Mauvais exemples courants :
- chargeur utilisé comme pelle
- camion comme véhicule léger, ...
2) les conditions d'utilisation :
Les conditions d'utilisation du matériel sont essentielles pour leur longévité. Leur utilisation
tiendra compte de leurs limites qui doivent être connues du chef de chantier.
Exemple
- poids utiles de camions
- capacité des bétonnières
3) la maintenance :
Les constructeurs donnent à l'achat les indications nécessaires à l'exécution de la tache tout
au long de l'utilisation de l'engin.
Il y a des tâches d’entretiens routiniers dire systématiques, et les tâches périodiques
préétablies, ainsi que les réparations éventuelles.
Le chef de chantier qui n'est pas un spécialiste en la matière veillera à ce que l'équipe puisse
exercer cette fonction dans les meilleures conditions.

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Pour les grands chantiers, cette section peut constituer une entité à elle seule avec une
organisation autonome.
Le chef de chantier s'informera auprès des agents responsables de cette équipe avant
d'utiliser le matériel dans les conditions particulières.
Exemple
Faire rouler un engin de terrassement sur une grande distance
4) complémentarité des équipements
L'ensemble du matériel sur un chantier constitue souvent une chaîne et la défaillance d'un
seul élément peut rendre inutilisable l'ensemble de ce matériel pour une tache spécifique ou
au mieux baisser considérablement leur rendement.
Exemple
Défaillance d'un bulldozer en absence de terre gerbée pendant les travaux de remblais.
L'ensemble du matériel doit donc être considéré comme une entité et le chef de chantier
comme un chef de famille veillera sur les engins et sur chaque engin.
5) Les moyens de gestion
Autant le chef de chantier avait besoin de document pour la gestion du personnel, il aura
autant plus besoin de documents conçus pour lui fournir les informations nécessaires à la
gestion rationnelle du matériel.
Ces documents dont la tenue est assurée par les conducteurs, le magasinier et les agents de
maintenance sous la supervision du chef de chantier peuvent se résumer comme suit :
- Le carnet de bord
- La fiche d'entretien ou de maintenance
- La fiche de réparation
- La fiche de consommation de pièces de rechanges
- Le carnet ou feuille d'utilisation du matériel
- Le cahier de suivi du petit matériel
Ces documents dont la liste n'est pas exhaustive doivent être bien tenus et judicieusement
exploités pour permettre un bon suivi et une longue vie du matériel au sein de l’entreprise.
Quelques conseils pratiques
- Tout engin en fonctionnement doit être directement ou indirectement productif ;
- Éviter de garder sur le chantier du matériel en location dont on pourra s'en passer ;
L'entretien et la maintenance du matériel sont essentiels et le chef de chantier veillera à
disposer d'une équipe de maintenance à la hauteur de son matériel ;
- Les pannes intempestives du matériel sont l'ennemi n°1du chef de chantier
Le chef de chantier veillera particulièrement à ce que l'entretien systématique du matériel
soit assuré ; il précisera des horaires appropriés de manière à ce que cette tâche ne pas
perturbe pas le bon déroulement des travaux et ne fasse pas perdre du temps.
Exemple
A la descente pour permettre un bon démarrage matériel : le matériel est le nerf du chantier.
C. La gestion des consommables (Matériaux)
Selon la nature des travaux, les consommables varient sérieusement, mais leur gestion
demande une même rigueur et un même sens de l'organisation.
Selon la nature et la quantité des consommables, les difficultés seront plus ou moins
grandes, mais le principe restera le même.

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On aura à tout moment besoin de savoir :
- qu'a-t-on reçu sur le chantier ?
- de quelle quantité en dispose-t-on ?
- quelle quantité a-t-on déjà utilisée ?
- quel est l'état du disponible ?
- que peut-on faire du disponible ?
Autant de questions auxquelles il est nécessaire de répondre et pour lesquelles il faudra se
doter des voies et moyens pour le faire.
Ces moyens sont :
- le personnel
- les magasins
- clarté du lieu
- des moyens de comptage (carburant)
Les objectifs
La bonne gestion des consommables consiste en une rationalisation des biens
consommables mis à la disposition du chantier.
Pour son fonctionnement, il s'agira alors de prendre les mesures pour que :
- le chantier dispose de ses besoins en consommables à tout moment ; que les produits
consommables soient conservés dans les conditions indiquées ; que les
immobilisations financières par des commandes prématurées ne soient pas effectuées
- que des ruptures de stocks soient évitées ; que des pertes ou des vols éventuels soient
décelés à temps ;
- que les approvisionnements en carburant et matériaux suivent les travaux.
Les outils de gestion
Afin de réaliser les objectifs ci-dessus, le chef de chantier utilisera un certain nombre d'outils
lui permettant d'avoir à tout moment la situation de son chantier en carburant et matériau et
la possibilité de pouvoir prendre les dispositions nécessaires .Ce sont :
1) infrastructure :
- Il s'agira essentiellement de magasin de stockage et des cuves à carburant.
- La capacité du magasin doit être suffisante pour stocker les matériaux nécessaires à une
exécution sans ininterrompue des travaux.
- Le magasin sera conçu de manière à bien protéger les matériaux et faciliter leur stockage
et leur enlèvement.
2) les documents :
Afin de bien suivre l'évolution de ses stocks en carburants, lubrifiants et matériaux, le chef
de chantier utilisera les documents suivants :
- des bons de commande précisant la nature, la quantité, les références s'il y a lieu, la date de
livraison souhaitée. Un exemplaire de la commande restera au chantier, et les autres
transmis au supérieur pour appréciation et nécessaire à faire.
- des fiches de réception ou d'entrée au magasin précisant :
 la nature du produit réceptionné
 la date de livraison
 la référence de la commande
 le fournisseur
 le numéro de la fiche de stock sur laquelle sera enregistrée l'entrée du produit.

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- des fiches de stock (carburant et par types de matériaux) précisant :
 la nature
 les entrées (quantités et dates)
 les sorties (quantités et dates)
 les stocks disponibles
 les références de commande
- des carnets de bordereau d'envoi accompagnent les produits transportés vers des
bénéficiaires éloignés ou retournés au magasin central.
Tous ces documents doivent être remplis par un responsable désigné (magasinier) sous la
supervision du chef de chantier qui devra donc :
- contrôler que le travail se fait bien et quotidiennement
- suivre le niveau des stocks
- vérifier la conformité des matériaux reçus
Le chef de chantier aidera à la mise en place d'un système d'approvisionnement rapide de
son chantier.
Il devra maîtriser les délais de livraison et lancer les commandes avec une marge
confortable pour éviter des ruptures de stocks.
D. Hygiène et sécurité
Pour la bonne marche d'un chantier, il faut un personnel sain et afin d'éviter des pertes de
vie humaine et des pertes financières et sociales, il y a lieu pour les chefs de chantier de
prendre des mesures de prévention pour parer à toutes éventualités (maladies, épidémies,
accidents ... )
La législation du travail impose des normes de sécurité pour la protection des travailleurs
dans l'exercice de leurs fonctions.
Prévention des accidents
En général, les accidents survenant sur le chantier sont dus aux motifs suivants :
- désordre sur le chantier
- mauvaise ou inexistence de signalisation des dangers
- ignorance, mysticisme (fatalisme) du personnel
- routine, paresse, inattention
- fatigue, excès
Pour prévenir cet état de fait, le chef de chantier devra :
- concevoir le plan d'installation du chantier en ayant à l'esprit la sécurité des
personnes et des biens et organiser les déplacements sur le chantier en fonction de
l'importance des moyens utilisés ;
- savoir les règlements de sécurité et de prévoyance dans son domaine d'activité et les
appliquer lui-même de façon rigoureuse pour donner l'exemple ;
- faire exécuter les tâches strictement par les personnes qualifiées et habilitées et les
faire utiliser le matériel adapté aux travaux tout en respectant les normes des
constructeurs ;
- vérifier le bon fonctionnement du matériel avant l'usage ;
inculquer au personnel la notion de sécurité en le sensibilisant et en lui indiquant les risques
mettre des panneaux de signalisation partout où peut exister un danger et les faire respecter
;

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- isoler les zones dangereuses (dépôts de carburants, dynamite,...) l'accès au chantier
doit être réglementé et une police du chantier doit être assurée.
Le chef doit relever toute infraction aux mesures de sécurité et sévir si nécessaire.
Le chantier sera signalé de jour comme de nuit par des panneaux de signalisation, pré-
signalisation, barrières réglementaires placées aux distances d'usage.
Hygiène
Pour garantir la santé du personnel et avoir le meilleur d'eux-mêmes, l'hygiène du travail
être respectée, en particulier :
Les installations de soins d'hygiène corporelle élémentaire doivent être disponibles ;
- l'accès des boissons alcoolisées et des ouvriers en état d'ivresse doit être interdit.
Le chef de chantier prendra les précautions pour mettre à la disposition du personnel de
l’eau potable sur le chantier pendant toute la durée des travaux.
- sensibiliser le personnel à la prévention contre les endémies et les pandémies ; isoler
les malades contagieux (sans les abandonner) ;
- tenir un cahier de visite médicale ;
- disposer d'une boîte à pharmacie pour les premiers soins
- éventuellement(le contenu peut être précisé par la médecine du travail) ; son usage
est ponctuel ;
- quand les conditions le permettent, il est bon de rechercher des loisirs sains pour le
personnel en les encourageant à faire du sport après le service (soit au sein du
chantier, soit en s'intégrant à la population locale s'il y a lieu) ;
- faire subir les visites médicales périodiques au personnel.
Conduite à tenir en cas d'accidents
Malgré toute la bonne volonté du chef de chantier, il peut arriver que survienne sur son
chantier un sinistre. Que faire dans ce cas ?
- l'idéal serait que le chef de chantier ait des notions de secourisme pour parer au plus
urgent.
Sans être secouriste, il doit avoir des notions minimales.
- si l'accident est grave, il y a lieu d'alerter le centre le centre médical le plus proche ou
les sapeurs-pompiers s'ils existent et commencer à s'occuper des victimes en
attendant l’arrivée des secours.
- dans le cas où sans danger la victime pourrait être transportée en toute sécurité, le
faire immédiatement vers le centre médical le plus proche.
Après s'être occupé des blessés, le chef de chantier doit immédiatement :
- prévenir ses supérieurs pour leur information et afin qu'ils saisissent les partenaires
concernés dans les délais (caisse de sécurité, assurances).
- prévenir les autorités locales (police ou gendarmerie) afin qu'un constat soit établi.
Les accidents coûtent chers à l'entreprise et tout doit être mis en œuvre pour les éviter dans
la mesure du possible.

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CHAPITRE VI : CONTROLES DANS LES CHANTIERS
6.1 Généralités
a) Buts du contrôle
- Tout projet en cours d’exécution implique un contrôle des actions engagées. Les
responsables directs de la conduite des travaux, à qui sont confiés les ressources à mettre en
oeuvre (personnel, matériel, matériaux) doivent rendre compte de leur gestion, dont
l’efficacité se mesure aux résultats obtenus.
Ce contrôle qui sera dynamique devra permettre :
• D’ajuster les prévisions,
• De redresser les situations en passe d’être compromises, par le déclenchement immédiat
de mesure correctives appropriées ;
• De comparer constamment la réalité aux prévisions ;
• D’exploiter les résultats acquis pour faire progresser les études concernant :
- Le seuil de rentabilité des moyens mis en place,
- La gestion prévisionnelle,
- Les méthodes d’exécution, les prix de revient, etc.<.
Il s’agit là d’un contrôle interne, qui intéresse au premier chef, l’entreprise. Le contrôle vise
d’autres objectifs tels que :
- Le respect du cahier des charges, des clauses du contrat : délais, qualité de l’ouvrage, etc.
- Le respect des lois et règlements en vigueur, relatifs à la construction, au travail, à la
sécurité, à l’hygiène, etc.
Il s’agit là d’un contrôle externe, auquel l’entreprise doit également se préparer et se
soumettre.
b) Objectifs du contrôle :
- Tous les éléments qui agissent sur le prix de revient de l’ouvrage et en particulier ceux
ayant fait l’objet des prévisions chiffrées au moment de l’offre. A savoir :
• La main d’oeuvre,
• Les matériaux,
• Les frais de chantier,
• Le matériel,
• Les méthodes et processus d’exécution,
• Le déroulement des travaux,
• L’exécution des ordres donnés,
• La sécurité du chantier, etc.
- Les rentrées d’argent afin de suivre l’évolution du diagramme financier : c’est le contrôle
budgétaire par la mise en place d’une comptabilité analytique.
- Les contrôles externes relatifs :
• A l’ouvrage : qualités, dimensions, respect des normes, etc.
• A la santé des ouvriers : contrôle médical, hygiène des locaux,
• A l’hygiène et à la sécurité générale du chantier et des engins,
• Au respect du code du travail : l’application des lois sociales,
• Au respect des règlements de construction et d’urbanisme
c) Visualisation du contrôle :
1) La gestion du chantier et son contrôle, se traduisent sous des formes diverses : éléments
chiffrés, tableau, graphiques rédigés sur des documents préétablis en général. Ces écritures

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de gestion concernent soit le chantier (pointage divers de main d’oeuvre, de consommation
de matière d’oeuvre<.) et c’est le chef de chantier assisté parfois du collaborateur qui en a
la charge ; soit le siège (tenu de la comptabilité analytique du chantier et les écritures
d’exploitation des résultats) d’où la nécessité d’apprendre aux ordres d’exécution et de
contrôle, ce qu’est la gestion des chantiers.
2) Le respect des prescriptions du contrat s’exerce au cours des rendez- vous de chantier, et
se traduit sous forme d’ordre de service signés par l’architecte ou son représentant, la
vérification des attachements, des situations de travaux, des mémoires et les réceptions se
concrétisent par le contrôle du maitre d’ouvrage.
3) Le respect de la législation en vigueur s’exerce par la tenue correcte des registres
obligatoires, l’affichage des consignes réglementaires, et peut se traduire sous forme
d’avertissement, de mise en demeure, et même de sanctions pénales. Cela nécessite en outre
la rédaction d’écriture de chantier et de siège concernant le personnel.
6.2 Contrôle de la main d’oeuvre :
1. Objet et but de ce contrôle
Il s’agit principalement de relever les temps passés à l’exécution proprement dite, aux
diverses manutentions, à la mise en place des installations de chantier, à leur repliement.
La connaissance des heures de main d’oeuvre << consommées >> sur le chantier permettra
d’atteindre un double objectif :
- L’évaluation des dépenses réelles de main d’oeuvre utilisée pour mener l’ouvrage à bonne
fin, grâce au calcul des salaires versés.
- La détermination des temps élémentaires réels d’exécution de chaque ouvrage
élémentaire, grâce à la ventilation rationnelle des temps passés.
- Il sera alors aisé de confronter ces dépenses et ces temps passés, respectivement avec ces
dépenses prévues et avec les temps de l’étude des prix, ou avec les temps alloués au
chantier.
2. Modes de contrôle :
Il s’effectuera au niveau du chantier et au siège grâce à la rédaction d’un certain nombre de
document de base, fournissant les relevés de temps ; citons :
- Le carnet ou la feuille de pointage qui collectionne les heures de présence du personnel et
permet le calcul de la paie.
- Le rôle des salaires versés, qui permet calcul du cout moyen de l’heure du travail.
- Le bon de travail par équipe d’après le bordereau.
- Le rapport journalier de ventilation des temps passés, qui permet l’établissement, la mise
à jour du fichier des temps élémentaires.
3. Le pointage des heures de présence :
a) C’est une nécessité permettant :
- Au siège d’établir la rémunération du personnel non seulement en fonction des heures
travaillées, mais aussi selon la multiplicité des tarifs horaires qui varient avec les catégories
professionnelles et les degrés de qualification.
- A l’ouvrier de contrôler la notation de ses heures de travail, évitant ainsi tout litige.
- A l’inspecteur du travail de contrôler le respect de l’horaire convenu et légal, l’arrêt
effectif du travail dans le cas du << chômage-intempérie >>
- Au chef de chantier de vérifier pour chaque ouvrier que l’acompte demandé est dans la
limite autorisée selon les heures travaillées.

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b) Les imprimés utilisés varient selon l’importance du chantier. En outre le pointage peut
être groupé ou individualisé.
- Sur la plupart des chantiers on utilise le procédé du carnet ou cahier de pointage sur
lequel tous les ouvriers sont groupés selon leur date d’embauche ou classés par catégorie
6.3 Contrôle des matériaux
I. Buts visés :
L’exécution de l’ouvrage nécessite la consommation de matériaux de base, de produits
semi-ouvrés, entrant dans la construction. Il s’agit d’en contrôler sérieusement l’emploi, la
destination, pour prévenir et pallier coulages, gaspillages, vols. Une nomenclature détaillée
des matériaux a été établie lors de la préparation du chantier : cette pièce servira de
document de confrontation avec les états rédigés au fur et à mesure du déroulement des
travaux. Pour faciliter ce travail et la comptabilité matière, divers documents de base sont
utilisés.
II. Documents utilisés
a) Documents établis au cours de la préparation du travail :
- Il s’agit du devis qualitatif et quantitatif ;
- Du tableau de la nomenclature des matières d’oeuvre et produits ouvrés ;
- Du devis estimatif des matériaux productifs ;
b) Du planning d’étalement des commandes et approvisionnements
c) Ceux établis en cours d’exécution des travaux et qui concernent :
1) Soit le transport du matériau et sa réception. A savoir :
- Bons de commande adressés au fournisseur par le siège ou le chef chantier ;
- Bons de commande adressés au siège par le chef chantier ;
- Bons de livraison établis par le fournisseur ;
- Bons de mouvement interne, d’enlèvement ;
2) Soit la consommation même du matériau. A savoir :
- Les fiches de stocks ou de contrôle, l’état périodique des stockes
- Le rapport journalier traditionnel
3) Ceux établis pour permettre l’exploitation des résultats, la comptabilisation, la rédaction
des situations des travaux. A savoir :
- Les factures
- Les états récapitulatifs mensuels d’emploi des matériaux
- Les inventaires périodiques
III. Le contrôle des mouvements internes :
Toute marchandise ou matériau quittant le magasin d’entreprise ou le dépôt, ou un chantier
quelconque à destination d’un chantier doit être accompagnée d’un bon de sortie ou
bordereau (en double exemplaire) tiré d’un carnet à souches (un exemplaire demeure au
carnet du service expéditeur) l’un des exemplaires est conservé par le destinataire et l’autre
est retourné au siège.
Cela permettra l’établissement correct des fiches de stocks et de l’inventaire, ainsi que les
factures internes ; en outre, on évite ainsi, le coulage éventuel pendant le transport des
éléments préfabriqués entre l’atelier central et les chantiers desservis.

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IV. Le contrôle des consommations
a) État des stocks
La gestion des matériaux et produits ouvrés, est concrétisée par la tenue à jour des fiches de
stocks sous la responsabilité du chef de chantier, et l’établissement d’états de récapitulatifs
divers, tels que :
- Relevés hebdomadaire des approvisionnements reçus sur le chantier ;
- Rapport mensuels des entrées (sorties des matériaux) ;
- Inventaire annuel et en fin de chantier.
b) Ventilation des consommations :
Il s’agit de maitriser l’emploi réel des matériaux en ventilant les consommations par nature
d’ouvrage ou par poste afin de pouvoir rapprocher cette réalité des prévisions faites et de
déceler les pertes et calculer leurs pourcentages. A cet effet, il est demandé de d’évaluer les
chutes inutiles par mois, les rapports journalier, les relèves d’ouvrage effectué en fin de
mois pour établissement des situations des travaux facilitent la rédaction de cet état
mensuel.
6.4 Contrôle du matériel et de l’outillage
1. Buts visés :
Il s’agit pour le siège de reconnaitre à tout moment ou périodiquement :
• Sur quels chantier se trouve les engins, le matériel ;
• Pour chaque chantier, l’état de marche du matériel et son engagement pratique ;
• Les ‘’consommations’’ d’outillage divers.
Nous allons examiner les principaux documents utilisés à cet effet.
2. Les demandes de matériel :
Elles peuvent être établies soit sur carnet à duplicata, soit sur imprimé spéciale, soit par le
truchement du rapport journalier qui comporte une case réservée à cet effet.
La demande est adressée au service du matériel deux (2) à trois (3) jours d’avance selon le
matériel concerné et l’urgence, et cela pour le matériel existant en entreprise. Il faut déposer
la demande avec un délai de 15 jours.
3. L’avis de restitution :
Le chef de chantier doit renvoyer au siège (dépôt), tout matériel devenu inutile sur son
chantier, afin de remettre au plus vite à la disposition du service matériel et éviter qu’on ne
lui en facture la location, un jour de plus.
Il peut utiliser, pour aviser le siège, des mêmes moyens que pour la demande : rapport
journalier, carnet manifold, imprimé spécial.

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CHAPITRE VII : OUTILS DE PLANIFICATION DES TRAVAUX
I. La nécessité et les objectifs du planning
L'exécution d'un chantier de construction se traduit par la mise en œuvre d'un ensemble
d'activités réparties dans le temps. La réalisation de ces activités entraîne la mise a
disposition de ressources matérielles, humaines et financières, la finalité étant de réaliser
entièrement un ouvrage bien déterminé dans des conditions bien définies de délai, de coûts
et de qualité.
Le non-respect de certaines conditions, notamment en ce qui concerne les délais, peut
entraîner des pénalités pour organiser l'entrepreneur et des surcoûts au niveau des charges
fixes.
Le strict respect des contraintes de délai, de coûts et de qualité suppose une bonne
planification ainsi qu'une bonne programmation des actions dans le temps.
Le planning est la prévention dans le temps des différentes phases d’exécution d’un travail
donné.
1) objectif : Le principal objectif d'un planning n'est pas d'évaluer le retard dans la
réalisation des travaux, mais de permettre au Maître d'ouvrage, au Maître d'œuvre et à
l'Entreprise l'exercice des cinq fonctions suivantes:
- prévoir: établir les programmes d'action et les situer dans le temps;
- mettre en place les moyens propres à la réalisation des prévisions ;
- commander: déclencher l'exécution des différentes phases de réalisation des travaux ;
- coordonner: relier entre elles les différentes phases de réalisation des travaux et évaluer
toutes les répercussions que peut entraîner leur enchaînement;
- contrôler: vérifier que la réalisation des travaux est conforme aux prévisions et prendre
toutes les mesures nécessaires pour corriger tout écart.
Le planning doit :
 être facile à lire pour les exécutants;
 permettre à chacun de situer son intervention;
 faciliter la mise à jour, lors des pointages périodiques;
- prévoir les éventuels incidents de parcours
2) Documents nécessaires à l'établissement du planning:
- les plans d'exécution ; devis descriptif, le devis quantitatif, le devis estimatif
- le CCTP (cahier de clauses techniques particulières),
- le CCAP (cahier des clauses administratives et particulières).
Ces documents doivent permettre de répondre aux questions suivantes:
 quelle est la durée totale du chantier?
 cette durée totale tient-elle compte ou non des jours chômés, fériés?
Les intempéries sont-elles ou non incluses dans le planning? Les congés payés sont-ils ou
non compris dans le planning?
- quelles sont les entreprises attributaires des différents lots?
II. Les différentes méthodes d'élaboration des plannings
Il existe plusieurs méthodes d'élaboration des plannings, mais dans notre cours nous
verrons deux qui sont importantes à savoir :
- le planning GANTT
- la méthode PERT

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A. Le planning GANTT (Planning a barre)
Le planning Gantt est notoirement connu dans le secteur du BTP. Il s'agit d'un graphique
matérialisé par une série de barres horizontales. Cette méthode tire son origine de la gestion
de la production industrielle et a été mise au point par son inventeur du nom de Henry
Gantt. Le planning Gantt avait été très critiqué pour son inefficacité à gérer un projet.
On faisait à son encontre les reproches suivants :
- il ne reflète pas l'imbrication complexe des intervenants ;
- il n'est pas possible lorsqu'une tâche est en retard ou en avance de prévoir sa
répercussion sur les autres tâches ;
- le chemin critique est très difficilement repérable.
Le diagramme Gantt est un outil utilisé (souvent en complément d'un réseau PERT) en
ordonnancement et gestion de projet et permettant de visualiser dans le temps les diverses
tâches composant un projet. Il permet de représenter graphiquement l'avancement du
projet.
Cet outil répond à deux objectifs : planifier de façon optimale et communiquer sur le
planning établi et les choix qu'il impose.
Représentation d’un planning Gantt

B. Planning P.E.R.T.( méthode PERT)


Dans la méthode P.E.R.T. (Program Evaluation and Review Technique), nous avons des
étapes qui sont reliées par des tâches. Une étape sera numérotée et possédera deux dates :
Une au plus tôt, l'autre au plus tard de réalisation de l'étape.

a) Représentation planning PERT

Une étape marque le début et / ou la fin d'une ou de plusieurs tâches.


Une tâche ne peut démarrer avant que toutes les tâches qui la précèdent ne soient terminées.
Les différentes tâches dans l'exécution d'un travail :

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Les travaux sont décomposés en tâches élémentaires; les tâches sont classées en plusieurs
catégories:
- les tâches réelles: celles qui correspondent à l'exécution d'un travail. Ces tâches
consomment temps et travail;
 les tâches d'attentes: qui ne nécessitent pas l'exécution d'un travail, mais sont con-
consommatrices de temps (séchage de cloison, délai d'obtention d’une autorisation
administrative, durcissement d'un béton avant décoffrage,...)
 les tâches fictives: ne consomment ni temps, ni moyens matériels, mais nécessitent
une démarche préalable (date d'arrivée d'une fourniture, mise sous tension d'un
équipement).
C'est une méthode dite ‚ à chemin critique ‛
- tâche critique: tâche ou aucun retard n'est possible sous peine de retarder la date finale
des travaux;
- tâche non critique: tâche ou un certain retard reste possible sans compromettre la date
finale des travaux.
Chemin critique = chemin qui passe par l'ensemble des tâches critiques.
C'est le chemin le plus long de l'origine du réseau à sa fin; c'est lui qui définit la durée totale du
projet.
Sur le chemin critique, les dates au plus tôt et les dates au plus tard des réalisations des
étapes sont identiques.
b) Conventions de la méthode

Tâche = est une intervention caractérisée par une durée.


A3
EX : A3 → tâche = Terrassement qui dure 3 jours

Etape = est une transition c.à.d. Un passage d’une tache à un autre

Antériorité = est une contrainte (prédécesseur)

- La date au plus tôt de l’étape initial = 0

- La date au plus tard de l’étape fin = à la date au plus tôt de l’étape fin

III. Exemples de planning GANTT et planning PERT

L’exécution d’une toiture se déroule comme suit :

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a) Tracez le diagramme GANTT
b) Tracez le diagramme PERT
c) Déterminer le chemin critique

SOLUTION
a) Diagramme GANTT

b) Diagramme PERT

Chemin critique : A+B+C+D+E=10 Jrs

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PLAN DU COURS D’ODC
CHAP I : Organisation interne du chantier
CHAP II : Installation du chantier
CHAP III : Matériels du chantier
CHAP IV : Conduite de travaux
CHAP V : Gestion de chantier
CHAP VI : Contrôles dans les chantiers
CHAP VII : Outils de planification des travaux

BIBLIOGRAPHIE
1. Planification par la méthode du chemin critique, Jean Ceretti, Dunod, 1967.
2. Technologie du bâtiment, Maurice Noverraz, Eyrolles, 1979.
3. Construction du bâtiment, Gérard Baud, Editions Educalivre, 1981.
4. Pratique des couts de chantiers, Hubert Pascal, Collection moniteur entreprise, 1981.
5. Organisation pratique des chantiers, Emile Olivier, Entreprise moderne d'édition, 1983.
6. Planning du coordinateur de travaux. Francis Nicol, Eyrolles, Paris 1978.

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