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NOMBRES COMPLEXES – Chapitre 1/2
Partie 1 : Forme algébrique et conjugué (Rappels)
1) Forme algébrique d’un nombre complexe
Définition : On appelle forme algébrique d'un nombre complexe 𝑧 l'écriture
𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 avec 𝑎 et 𝑏 réels.
Vocabulaire :
Le nombre 𝑎 s'appelle la partie réelle et le nombre 𝑏 s'appelle la partie imaginaire. On
note : 𝑅𝑒(𝑧) = 𝑎 et 𝐼𝑚(𝑧) = 𝑏.
2) Conjugué d'un nombre complexe
Définition : Soit un nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏.
On appelle nombre complexe conjugué de 𝑧, le nombre, noté 𝑧̅, égal à 𝑎 − 𝑖𝑏.
Méthode : Résoudre une équation dans ℂ
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Résoudre dans ℂ les équations suivantes :
a) 3𝑧 − 6 = 4𝑖 + 𝑧 b) 3𝑧 − 2 = 𝑧̅ + 1 c) 𝑧 ! + 5 = 0
Correction
a) 3𝑧 − 6 = 4𝑖 + 𝑧 b) On pose : 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏. L’équation s’écrit alors :
3𝑧 − 𝑧 = 6 + 4𝑖 3(𝑎 + 𝑖𝑏) − 2 = 𝑎 − 𝑖𝑏 + 1
2𝑧 = 6 + 4𝑖 3𝑎 + 3𝑖𝑏 − 2 − 𝑎 + 𝑖𝑏 − 1 = 0
𝑧 = 3 + 2𝑖 2𝑎 − 3 + 4𝑖𝑏 = 0
Donc : 2𝑎 − 3 = 0 et 4𝑏 = 0
3
Soit : 𝑎 = 2 et 𝑏 = 0
3
D’où : 𝑧 = 2
c) 𝑧 ! + 5 = 0
𝑧 ! = −5
𝑧 ! = 5𝑖 !
Donc : 𝑧 = 𝑖√5 ou 𝑧 = −𝑖√5
Les solutions sont donc 𝑖√5 et −𝑖√5.
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3) Affixe
Définitions : 𝑎 et 𝑏 sont deux nombres réels.
𝑎
- À tout nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, on associe son image, le point 𝑀 de coordonnées 9 :
𝑏
𝑎
et tout vecteur 𝑤
<<⃗ de coordonnées 9 :.
𝑏
𝑎 𝑎
- À tout point 𝑀 9 : et à tout vecteur 𝑤
<<⃗ 9 :, on associe le nombre complexe
𝑏 𝑏
𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 appelé affixe du point 𝑀 et affixe du vecteur 𝑤 <<⃗.
On note 𝑀(𝑧) et 𝑤 <<⃗(𝑧).
Exemple :
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Le point 𝑀(3 ; 2) a pour affixe le nombre complexe 𝑧 = 3 + 2𝑖.
De même, le vecteur 𝑤 <<⃗ a pour affixe 𝑧 = 3 + 2𝑖.
4) Module d'un nombre complexe
Définition : Soit un nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏.
On appelle module de 𝑧, le nombre réel positif, noté |𝑧|, égal à √𝑎! + 𝑏 ! .
𝑀 est un point d'affixe 𝑧.
Alors le module de 𝑧 est égal à la
distance 𝑂𝑀.
5) Argument d'un nombre complexe
Définition : Soit un point 𝑀 d'affixe 𝑧 non nul.
<⃗ ; <<<<<<⃗
On appelle argument de 𝑧, noté 𝑎𝑟𝑔(𝑧), une mesure, en radians, de l'angle F𝑢 𝑂𝑀H.
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6) Forme trigonométrique d’un nombre complexe
Définition : On appelle forme trigonométrique d'un nombre complexe 𝑧 non nul l'écriture
𝑧 = |𝑧|(cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃), avec 𝜃 = 𝑎𝑟𝑔 (𝑧).
Partie 2 : Forme exponentielle d’un nombre complexe
1) Définition
Définition : Pour tout réel 𝜃, on a : 𝑒 "# = cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃.
Remarque :
𝑒 "# est le nombre complexe de module 1 et d'argument 𝜃.
Propriété : 𝑒 "$ = −1
Démonstration :
𝑒 "$ = cos 𝜋 + 𝑖 sin 𝜋 = −1 + 𝑖 × 0 = −1
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Cette relation a été établie en 1748 par le mathématicien suisse
Leonhard Euler (1707 ; 1783). Elle possède la particularité de relier les
grandes branches des mathématiques : l'analyse (avec le nombre e),
l'algèbre (avec le nombre i) et la géométrie (avec le nombre 𝜋).
Exemples :
𝑒 "% = cos 0 + 𝑖 sin 0 = 1 + 𝑖 × 0 = 1
! 𝜋 𝜋
𝑒 " " = cos + 𝑖 sin = 0 + 𝑖 × 1 = 𝑖
2 2
Définition : Tout nombre complexe 𝑧 non nul de module 𝑟 et d'argument 𝜃 s'écrit sous sa
forme exponentielle 𝑧 = 𝑟𝑒 "# .
Méthode : Passer de la forme algébrique à la forme exponentielle et réciproquement
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1) Écrire les nombres complexes suivants sous la forme exponentielle :
a) 𝑧& = −2𝑖 b) 𝑧! = −3 c) 𝑧' = √3 − 3𝑖
2) Écrire les nombres complexes suivants sous la forme algébrique :
! !
a) 𝑧( = 𝑒 " # b) 𝑧) = 4𝑒 " $
Correction
1) a) - |𝑧& | = |−2𝑖| = |−2| × |𝑖| = 2 × 1 = 2
- Pour déterminer un argument de 𝑧& , on peut utiliser le cercle
trigonométrique.
On fait un petit schéma à main levée en plaçant le point 𝑀 d’affixe
𝑧& et on lit graphiquement qu’un argument de 𝑧& est
#
− .
$
!
Ainsi, on a : 𝑧& = 2𝑒 *" " .
b) - |𝑧! | = |−3| = 3
- On place le point 𝑀 d’affixe 𝑧! et on lit graphiquement qu’un argument de 𝑧! est 𝜋.
Ainsi, on a : 𝑧! = 3𝑒 "$ .
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!
c) |𝑧' | = Q√3 − 3𝑖Q = R√3 + (−3)! = √3 + 9 = √12 = 2√3
- Il n’est pas évident de déterminer graphiquement un argument de 𝑧' . La méthode consiste
#!
alors à calculer :
|#! |
𝑧' √3 − 3𝑖 √3 3𝑖 1 3𝑖 × √3 1 3𝑖 × √3 1 √3
= = − = − = − = − 𝑖
|𝑧' | 2√3 2√3 2√3 2 2√3 × √3 2 2×3 2 2
On cherche donc un argument 𝜃 de 𝑧' tel que :
1 √3
cos 𝜃 = 𝑒𝑡 sin 𝜃 = −
2 2
Comme, on a :
𝜋 1 𝜋 √3
cos 9− : = 𝑒𝑡 sin 9− : = −
3 2 3 2
%
L'argument 𝜃 = − convient. Et ainsi :
&
𝑧' 𝜋 𝜋
= cos 9− : + 𝑖 sin 9− :
|𝑧' | 3 3
Soit :
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 !
𝑧' = |𝑧' | 9cos 9− : + 𝑖 sin 9− :: = 2√3 9cos 9− : + 𝑖 sin 9− :: = 2√3𝑒 *" % .
3 3 3 3
! 𝜋 𝜋 √3 1
2) 𝑎) 𝑧( = 𝑒 " # = cos 9 : + 𝑖 sin 9 : = + 𝑖
6 6 2 2
! 𝜋 𝜋 √2 √2
𝑏) 𝑧) = 4𝑒 " $ = 4 9cos 9 : + 𝑖 sin 9 :: = 4 U + 𝑖 V = 2√2 + 2𝑖√2
4 4 2 2
2) Propriétés
Propriétés : Pour tous réels θ et θ ' ,
& & ' ( "# &-
a) 𝑒 "# 𝑒 "# = 𝑒 "+#,# - b) "# = 𝑒 *"# c) $ = 𝑒 "+#*#
( ( "#
/
d) 𝑒WWWW
.# = 𝑒 *"# f) F𝑒 "# H = 𝑒 "/#
Méthode : Appliquer la notation exponentielle
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1) Déterminer la forme exponentielle de 𝑧 = 1 + 𝑖√3.
2) En déduire la forme exponentielle des nombres suivants :
2𝑖
a) 𝑖𝑧 b) 𝑖𝑧̅ c) − 𝑧
Correction
1 03 !
1) 𝑧 = 1 + 𝑖√3 = 2 X2 + 𝑖 2 Y = 2𝑒 " %
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! ! ! ! ! '!
2) a) 𝑖𝑧 = 2𝑖𝑒 " % = 2𝑒 " " 𝑒 " % = 2𝑒 "1 " , % 2 = 2𝑒 " #
! ! ! ! ! !
b) 𝑖𝑧̅ = 2𝑖𝑒 *" % = 2𝑒 " " 𝑒 *" % = 2𝑒 "1 " * %2 = 2𝑒 " #
!
2𝑖 2×+−𝑖- 3 )( " ! !
"1* * 2 *"
'!
c) − 𝑧 = (
! = (
! = 𝑒 " % =𝑒 #
!3 % 3 %
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