KARL MARX
La liberté est matérielle chez Marx.
L’existence sociale dépend de l’existence de la satisfaction de
leurs besoins vitaux. La structure sociale, politique dépend de
l’existence de la matérialité. Selon Marx, il considère que notre
existence sociale et politique est résultat, une conséquence de la
nature matérielle de l’existence même de l’Homme. En clair,
l’humain est conditionné matériellement. Dans ce cadre, Marx rejette
clairement le libre arbitre et s’inscrit en continuité de Spinoza.
L’illusion est liberté en tant que libre-arbitre est le produit des
représentations que se fait l’Homme de lui-même. Dans la
philosophie de Marx, ces représentations, nécessairement fausses de
la liberté s’appellent idéologie d’où le titre de l’extrait. L’idéologie
étant la fausse représentation de la liberté. L’idéologie humaine est
décrite ici dans son rapport à la volonté, que nous le voulons ou non,
il insiste sur l’indépendance à la matérialité.
L’être humain s’illusionne sur sa liberté en tant que libre-
arbitre car il a un rapport abstrait à la réalité. En d’autres termes, un
rapport de négligence ou de rejet des faits en tant qu’ils sont de
terminer, c’est à dire concret. L’abstraction se présent alors sous
forme de spéculation ou de mystification. L’attitude scientifique se
fonde à l’inverse sur des faits.
Dans la philosophie de Marx, fausse ou vraie, nos
représentations sont des idées et ces idées déterminent l’ensemble
de notre existence, c’est à dire nos rapports aux autres, à la nature
et à notre propre nature. La thèse centrale qu’il rejette est
l’autonomie de la conscience. En clair, il rejette l’idéalisme en tant
que philosophie fondée sur le primat de l’idée. Les êtres humains
sont conditionnés matériellement. Il affirme que les représentations,
donc les idées et les actions sont le produit de leur production. La
conscience réflexive devient synonyme de liberté parce que la liberté
à réussi à se libérer de l’idéologie et devient ainsi plus ou moins
indépendante de la matérialité qui est en dernière instance la cause.
Et ainsi, sa volonté sera indépendante des causes premières.
Le déterminisme matérialisme de Marx est relatif. Il rejette la
liberté absolue, le “libre arbitre” parce que l’être humain est
déterminé par sa matérialité.