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Td2 Batna2 Oct 2022 New

Le document présente une série d'exercices de mécanique du point matériel pour des étudiants de Licence MI à l'Université de Batna2. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux tels que la vitesse, l'accélération, le mouvement rectiligne, et les trajectoires de projectiles, avec des solutions détaillées. Les exercices incluent des calculs de vitesse, d'accélération, de distance parcourue, et d'angles de lancement.

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Université de Batna2 — Mécanique du point matériel — L1 Licence MI 2021/22 — ———– Prof. M.A.

Belkhir

TD n◦ 2 —— Octobre 2022 (3 séances)


Exercice 1 :
À partir du graphe ci-contre représentant la vitesse v d’une particule v (m/s)
en mouvement rectiligne en fonction du temps t, trouver : a) le ou 6
les temps où la vitesse s’annule ; b) à quel instant, le cas échéant, la 4
particule inverse le sens de son mouvement ; c) l’accélération moyenne 2 α
entre t = 1 s et t = 4 s ; d) l’accélération instantanée à t = 3 s, t = 3.5 s
−2 2 4 6 t (s)
et à t = 5 s.
−4
Solution : a) La vitesse s’annule à t = 0 s et t = 3 s. b) La particule
inverse le sens de son mouvement à t = 3 s (car elle passe de − à + à
t = 3 s). c) amoy = ∆v/∆t = (v(4) − v(1))/(4 − 1) = (4 − (−2))/3 = 6/3 = 2 m/s2 . d) L’accélération à un
intant t quelconque est donnée par la pente de v(t) à l’intant t. Donc l’accélération à t = 3 s vaut (voir figure)
a = tan α = 4/1 = 4 m/s2 .
Exercice 2 : Trouver à partir du graphe v(t) ci-contre : a) le vecteur vitesse moyenne entre t = 0 s et t = 6 s.
b) la vitesse scalaire moyenne pour le même intervalle de temps. La vitesse scalaire moyenne est définie
comme la distance parcourue divisée par le temps mis pour la parcourir.
Solution : On sait que vmoy = ∆x/∆t. Mais attention, ici on vous
v (m/s)
demande d’utiliser le graphique ci-contre donnant v en fonction de
t. a) On sait que pour avoir x il faut intégrer v. Sur le graphe, 10
l’intégrale est donnée par l’aire (algébrique) de la surface comprise 5
entre la courbe v(t) et l’axe des t. L’aire vaut −10 entre t = 0 et 0
−5 2 4 6 t (s)
t = 2 ; +10 entre t = 2 et t = 4 ; +10 entre t = 4 et t = 5 ; +5
−10
entre t = 5 et t = 6. Donc, entre t = 0 et t = 6, le déplacement est
∆x = −10 + 10 + 10 + 5 = 15 et vmoy = 15/6 = 2.5 m/s. Pour la
distance totale parcourue d, il faut prendre chaque parcourt effectuté
en valeur absolue, ce qui donne entre t = 0 s et t = 6 s d = | − 10| + | + 10| + | + 10| + | + 5| = 35 m. La vitesse
scalaire moyenne est donc vscalmoy = 35/6 = 5.83 m/s.
Exercice 3 : On laisse tomber à l’instant t0 = 0, sans vitesse initiale, une pierre dans un puits de 490 m de
profondeur. 1) Calculer la vitesse avec laquelle la pierre atteint le fond du puits. 2) Sachant que la vitesse du
son dans l’air est de 340 m/s, au bout de combien de temps, après avoir lâché la pierre, entend-t-on le bruit
de l’impact au fonds du puits ? Prendre g = 9.8 m/s2 .
Rép. : 1. La pierre atteint le fond à la vitesse de 98 m/s, 2. On entend le bruit de l’impact après 11.44 s.
Exercice 4 : On lance une balle du toit d’un bâtiment haut de 44 m avec une vitesse initiale v0 orientée
suivant un angle θ au-dessous de l’horizontale. La balle atterrit 2 s plus tard, le point d’impact est situé à
32 m de la base du bâtiment. Trouvez θ et v0 . Prendre g = 9.8 m/s2 .
Solution : On a : v0 cos θ × 2 = 32 =⇒ v0 cos θ = 16(i) et 0 = −9.8 × 22 /2 − v0 sin θ × 2 + 44 =⇒
v0 sin θ = 12.2(ii). (ii)/(i) =⇒ tan θ = (12.2/16) =⇒ θ = 37.3◦ au-dessous de l’horizontale. (i)
=⇒ v0 = 16/ cos 37.3 = 20.1m.
Exercice 5 : Une bille est lancée verticalement vers le haut, elle monte jusqu’à une hauteur maximale puis
elle retombe au sol. Lequel des graphes ci-dessous représente le mieux la variation de sa vitesse en fonction
du temps ? Justifier.
Solution : Une fois lancée (avec une vitesse initiale v0 ), la vitesse de la bille s’écrit : v(t) = −gt + v0 . Si on
dessine la courbe v(t) on obtiendra quelque chose de similaire au graphe (c). Le graphe (c) est donc celui qui

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v v v v

t t t t
(a) (b) (c) (d)

représente le mieux la courbe de variation de v(t).

Exercice 6 : Une particule se déplace sur un cercle de rayon r = 5 m avec une vitesse constante en module.
Elle effectue un tour complet toutes les 20 s. a) Quelle est la vitesse moyenne y
(en grandeur et en direction) de la particule durant les cinq premières
P1 v
secondes de son mouvement sachant qu’à t = 0, la particule se trouve sur
l’axe x au point P0 ? b) Quelle est la vitesse (vectorielle) moyenne de la P
particule durant les vingt-cinq premières secondes de son mouvement ?
j P0
Remarque : On parle ici du vecteur vitesse moyen qui est donné par le x
O
vecteur déplacement divisée par le temps mis pour faire le déplacement. i
Sachez (voir cours) qu’on définit aussi une vitesse scalaire moyenne qui est
donnée par la distance parcourue divisée par le temps mis pour parcourir
cette distance. Ici la distance parcourue durant les 5 premières secondes
vaut 1/4 de cercle, soit 2πr/4 = 7.85 m. La vitesse scalaire moyenne est
donc : 7.85/5 = 1.57 m/s.
b) Durant les 25 premières secondes, la particule effectue un tour et un quart et se retrouve à nouveau en P1 ,
autrement dit elle a effectué le même (vecteur) déplacement qu’à la question précédente mais avec ∆t = 25 s.
Donc
5(−~i + ~j) m 1
~vmoy = = (−~i + ~j) m/s.
25 s 5

On peut aussi répondre vmoy = 5
2
m/s, dirigée à 135◦ de l’axe x.

Exercice 7 : La position d’un point M au court du temps, dans une base orthonormée (~i, ~j, ~k), est donnée
par : ~r = ~i + 4t2~j + t~k. a) Exprimer la vitesse et l’accélération de M en fonction du temps dans la base
(~i, ~j, ~k). b) Quelle est la forme de la trajectoire de M ?
Solution : On a : ~r = ~i + 4t2 ~j + t ~k → a) ~v = d~r/dt = 8t ~j + ~k, ~a = d~v /dt = 8 ~j.
b) Le vecteur ~r s’écrit ~r = x~i + y ~j + z ~k avec x = 1, y = 4t2 et z = t. On élimine t et on obtient : x = 1 et
y = 4z 2 . C’est une parabole située dans le plan x = 1, de sommet (x = 1, y = 0, z = 0) et qui a pour axe la
droite (z = 0 et x = 1).
Exercice 8 : Une camionnette file en ligne droite dans le sens ouest-est à v1 = 90 km/h. Soudain, elle
entame une phase de décélération constante (freinage) sur une distance de 80 m faisant réduire sa vitesse
à v2 = 54 km/h. a) Exprimer v1 et v2 en m/s. b) Calculer sur cette phase la grandeur et la direction de
l’accélération ? c) Calculer la durée de la décélération. d) En supposant que la camionnette continue avec la
même décélération au delà des 80 m, quel temps et quelle distance lui seront nécessaires pour s’immobiliser
complètement ?
Solution : a) v1 = 90 × 1000/3600 m/s = 25 m/s, v2 = 54 × 1000/3600 m/s = 15 m/s.

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b) v22 − v12 = 2a(x2 − x1 ) =⇒ a = (v22 − v12 )/[2(x2 − x1 )] → a = (152 − 252 )/(2 × 80) = (225 − 625)/160 =
−2.5 m/s2 . L’accélération a une grandeur de 2.5 m/s2 , son signe − indique qu’elle a un sens opposé à celui
de la vitesse (ce qui est normal puisque c’est une phase de décélération). c) Si t1 et t2 désignent le début
et la fin de la phase de décélération, la durée de la décélération est ∆t21 = t2 − t1 . On sait que durant
cette phase la vitesse de la camionnette est donnée par (voir cours : mouvement rectiligne uniformément
décéléré) : v = a(t − t1 ) + v1 . On a alors : v2 = a(t2 − t1 ) + v1 = a∆t21 + v1 =⇒ ∆t21 = (v2 − v1 )/a soit,
∆t21 = (15 − 25)/(−2.5) = (−10)/(−2.5) = 4 s
d) On va considérer la phase allant de t2 jusqu’à l’instant t = t3 où la comionnette s’immobilise complètement
(v(t3 ) = 0). Puisque la décélération est la même que dans la phase précédente, on a : 02 − v22 = 2a(x3 − x2 ) ,
x3 désigne la position de la comionnette au temps t3 . La distance qui lui est nécessaire pour s’immobiliser
complètement est donc : ∆x32 = (x3 − x2 ) = −v22 /2a = −152 /(2 × −2.5) = 45 m. Durant cette phase la
vitesse s’écrit : v = a(t − t2 ) + v2 . Cette vitesse s’annule à t = t3 : 0 = a(t3 − t2 ) + v2 . Le temps nécessaire à
la comionnette pour s’immobiliser complètement est donc ∆t32 = (t3 − t2 ) = v2 /(−a) = 15/2.5 = 6 s.
Exercice 9 : Un tracteur agricole part d’un point A situé sur une route droite pour se rendre en un point B
situé dans un champ à la distance d = CB de la route, figure ci-contre.
En quel point D (autrement dit à quelle distance DC = x) l’engin doit-il A D x C
quitter la route pour effectuer le trajet ADB dans un temps minimal ?
Les trajets AD et DB sont supposés rectilignes et parcourus à vitesse d
constante par l’engin qui va deux fois moins vite dans le champ que sur
la route. B

Solution : Le tronçon AD est parcouru avec la vitesse 2v en un temps √


t1 = (AC − x)/2v. Le tronçon DB est parcouru avec la vitesse v en un temps t2 = DB/v = x2 + d2 /v.
Il faut trouver le minimum de t1 + t2 par rapport à x. On doit avoir pour cela : d(t1dx +t2 )
= 0. Calculons
d(t1 +t2 ) dt1 dt2 −1 1 √ 2x
cette dérivée : dx = dx + dx = 2v + 2v x2 +d2 . L’égalisation à 0 du résultat précédent conduit à :
√ √
2x = x + d =⇒ 4x2 = x2 + d2 =⇒ 3x2 = d2 =⇒ x = ±d/ 3. Sachant que x est√une distance (une
2 2

distance est positive par définition), on rejette la solution négative et on a donc x = d/ 3.

Exercice 10 : On lance à θ = 30◦ de l’horizontale, du toit d’un bâtiment haut de h = 16 m, un projectile


P avec une vitesse v0 = 21 m/s. On ignore la résistance de l’air.
a) Exprimer à un instant t quelconque le vecteur vitesse ~v et le vecteur y v0
−−→
position OP du projectile en fonction de ~v0 et de l’accélération ~g de la
P0 P θ
pesanteur. En déduire que le mouvement du projectile se fait dans le 11111
00000
plan vertical contenant ~v0 et ~g. b) Calculer le temps d’envol. Prendre 00000
11111
00000
11111
00000
11111
g = 9.8 00000
11111 g
h 00000
11111
2
m/s . c) Trouver la portée horizontale P du mouvement. d) Calculer la 00000
11111
hauteur maximum atteinte par rapport au sol. e) Calculer la vitesse quand
00000 sol
11111 x
O
le projectile se trouve à 2 m au-dessus de l’immeuble. f) Calculer l’angle
sous lequel le projectile frappe le sol.
−−→
Solution : a) Par rapport au point de lancement P0 , la position du projectile P est donnée par P0 P . Si on
néglige la résistance de l’air, le projectile, une fois lancé, n’est soumis qu’à l’accélération ~g de la pesanteur.

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Donc ~a = ~g. Il s’ensuit que

~v = ~v0 + ~g t (1)
−−→ 1
P0 P = ~v0 t + ~g t2 (2)
2
Le cours sur les vecteurs nous a appris que quand un vecteur s’écrit sous forme d’une combinaison linéaire de
−−→
deux vecteurs non colinéaires, il est forcément dans le plan formé par ces deux vecteurs. Donc P0 P est, à
chaque instant, dans le plan de ~v0 et ~g, autrement dit, le mouvement du projectile P s’effectue dans le plan
(~v0 ,~g), qu’on va appeler dans la suite le plan Oxy, l’origine O est au niveau du sol et Oy contient P0 (voir
figure).
−−→ −−→ −−→ −−→
b) Par rapport au repère Oxy, la position du projectile est : OP = OP0 + P0 P = OP0 + ~v0 t + 12 ~gt2 . En
projetant sur les axes x et y on a :

x = v0 cos θ t (3)
1
y = h + v0 sin θ t − g t2 (4)
2
L’envol se termine quand P arrive au sol, c’est-à-dire quand y = 0. On a alors
p
2 −10.5 ± 10.52 − 4 × (−4.9) × 16
16 + 10.5t − 4.9t = 0 =⇒ tenvol = = 3.17 s; −1.03 s (5)
2 × (−4.9)
On obtient deux solutions, une solution positive et une solution négative. La solution négative est physiquement
rejetée car, après l’instant de lancement choisi comme origine des temps, t ne peut être que positif. Donc
tenvol = 3.17 s.
c) La portée horizontale R est donnée par la distance parcourue suivant x durant le vol :

3
R = v0 cos θ tenvol = 21 × × 3.17 = 57.7 m. (6)
2
d) Quand P atteint sa hauteur maximale hmax , sa vitesse suivant y s’annule. Pour calculer hmax , on peut
calculer le temps où vy = 0, puis rempacer dans l’équation (4). Mais on peut faire plus simplement et plus
rapidement en utilisant la relation (qui ne fait pas intervenir explicitement le temps t) entre le point de
lancement et le sommet de la trajectoire : 02 − (v0 sin θ)2 = −2g(hmax − h) d’où l’on tire

(v0 sin θ)2 (21 × 0.5)2


hmax = h + = 16 + = 16 + 5.6 = 21.6 m
2g 2 × 9.8

e) La vitesse suivant x ne change pas et vaut à chaque instant vx = v0 cos θ = 21 × 23 = 18.2 m. La vitesse
vy quand le projectile se trouve à 2 m (c’est-à-dire à y = h + 2 = 16 + 2 = 18 m) au-dessus du toit est donnée
par l’équation :
q p
vy2 − (v0 sin θ)2 = −2g(18 − 16) = −4g =⇒ vy = ± (v0 sin θ)2 − 4g = ± 10.52 − 4 × 9.8 = ±8.4 m. (7)

Il y a deux solutions pour vy . Les deux sont valables, le projectile monte à 2 m au-dessus du toit, continue
jusqu’au sommet de sa trajectoire et redescend pour se retrouver une deuxième fois à 2 m au-dessus de
l’immeuble. Ceci mène donc à deux solutions pour la vitesse : ~v1 = 18.2~i + 8.4~j et ~v2 = 18.2~i − 8.4~j. Le
projectile revient à la même hauteur avec la même vitesse (en module).

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f) Si vxsol et vysol désignent les composantes de la vitesse au moment où P touche le sol, l’angle α entre
~v et l’axe x est tel que : tan α = vysol /vxsol . Sachant vy = v0 sin θ − gt, il vient vysol = v0 sin θ − gtenvol =
10.5 − 9.8 × 3.17 = −20.6 m → tan α = −20.6/18.2 = −1.13, ce qui donne α = −48.5◦ , autrement dit, 48.5◦
en dessous de l’axe horizontal x.
Exercices additionnels
Exercice 11 : Une camionnette file en ligne droite dans le sens ouest-est à v1 = 90 km/h. Soudain (instant
t1 ), elle entame une phase de de freinage avec une décélération constante sur une distance de 80 m (allant
jusqu’à un instant t2 ) faisant réduire sa vitesse à v2 = 54 km/h. a) Exprimer v1 et v2 en m/s. b) Calculer
sur cette phase la grandeur et la direction de l’accélération ? c) Calculer la durée de la décélération. d) En
supposant que la camionnette continue avec la même décélération au delà des 80 m, quel temps et quelle
distance lui seront nécessaires pour s’immobiliser complètement ?
a) v1 = 90000 m/3600 s = 25 m/s, v1 = 54000 m/3600 s = 15 m/s. b) v22 − v12 = 2a(x2 − x1 ) =⇒ a =
(v22 − v12 )/[2(x2 − x1 )]. A.N. : a = (152 − 252 )/(2 × 80) = −2.5 m/s2 . Le signe − de l’accélération indique que
celle-ci est dirigée dans le sens est-ouest, contraire au sens de la vitesse. C’est normal puisqu’il s’agit d’une
décélération (un freinage). Sa grandeur (son module) vaut 2.5 m/s2 . c) Dans la phase de décélération la vitesse
s’écrit : v = v1 +a(t−t1 ) où t1 désigne l’instant où le freinage a commencé. À l’instant t2 marquant la fin du frei-
nage, on a : v2 = v1 +a(t2 −t1 ). La durée de la décélération est donc t2 −t1 = (v2 −v1 )/a = (15−25)/−2.5 = 4 s.
d) Si timmobil et ximmobil désignent l’instant et la position où la camionnette s’immobilise complètement, alors
on a : 0 = v2 + a(timmobil − t2 ) et 02 − v22 = 2a(ximmobil − x2 ). D’où l’on tire : (timmobil − t2 ) = −v2 /a = 6 s et
(ximmobil − x2 ) = −v22 /2a = 45 m.
Exercice 12 : Deux voitures A et B roulent, l’une vers l’autre, sur une même voie rectiligne, à des vitesses
de 16 m/s et 8 m/s respectivement. Lorsqu’elles sont à 45 m l’une de l’autre, les deux conducteurs actionnent
les freins. Les deux voitures décélèrent alors au taux de 2 m/s2 pour A et de 4 m/s2 pour B. a) Quand et où
les deux voitures entrent en collision ? b) Si la voiture A pouvait freiner plus fortement, quelle devrait être la
décélération minimale qui éviterait la collision ? c) Dans les mêmes conditions de vitesse et de décélération
qu’en a), quelle distance minimale est nécessaire entre les deux voitures au moment où on actionne les freins
pour qu’il n’y ait pas collision ?
On désigne la voie rectiligne par un axe x0 x orienté vers la droite. Prenons pour instant initial t = 0, l’instant
où les deux conducteurs actionnent les freins et où les deux voitures sont à 45 m l’une de l’autre et choisissons
la position de la voiture A à t = 0 comme origine de x0 x. Les conditions initiales sont alors : x0A = 0,
x0B = 45m, v0A = 16m/s, v0B = −8m/s, aA = −2m/s2 , aB = +4m/s2 et les équations horaires s’écrivent :
xA = 16t − t2 (i) et xB = 45 − 8t + 2t2 (ii). a) Quand et où les deux voitures entrent en collision ? Elles entrent
en collision quand xA = xB . Cette égalité mène à l’équation 3t2 − 24t + 45 = 0 (E) qui fournit deux racines :
t = 3s et t = 5s. Laquelle des deux correspond au temps où les deux voitures entrent en collision ? Les
données du problèmes indiquent que la collision aura lieu quelque part entre x0A et x0B . Pour t = t2 = 5, on
a : xA = xB = 55, ce qui signifierait que les voitures entrent en collision à l’extérieur du segment [x0A , x0B ],
en contradiction avec les données du problème. Donc, la collision ne peut pas avoir lieu à t = t2 = 5. Pour
t = t1 = 3, on a : xA = xB = 39. Cette position se trouve dans le segment [x0A , x0B ] et on peut être tenté de
conclure que la collision à lieu à t = 3 s et à x = 39 m.
En fait, aucune des deux racines n’est la solution ; le raisonnement précédent n’est pas rigoureux. Pourquoi ?
Il faut être prudent et bien observer le mouvement des deux voitures quand on résout le problème. En réalité,
en décélérant au taux de 4 m/s2 la vitesse de la voiture B va décroître jusqu’à s’annuler au temps tb tel
que : vB = −8 + 4tb = 0 =⇒ tb = 2 s. À ce moment-là, la voiture B se trouve à (d’après l’équation (ii))
l’arrêt à xB = 37 m pendant que la voiture A roule toujours. La voiture B restera là jusqu’à ce que la voiture

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A vienne la percuter. L’équation à résoudre est donc 16t − t2 = 37 et non l’équation (E) ! !. On obtient les
racines t = 2.8 s et t = 13.2 s. La collision aura lieu à t = 2.8 s et à x = 37 m. On rejette t = 13.2 s car la
collision n’a lieu qu’une seule fois.
b) B étant déjà à l’arrêt à la position xB = 37 m, pour éviter la collision, la voiture A doit freiner avec une
décélération aA tel qu’elle puisse s’arrêter, à instant ta , avant de toucher la voiture B : 16ta + aA t2a /2 ≤ 37
(iii) et 16 + aA ta = 0 (iv). De (iv), on tire ta = −16/aA et par substitution dans (iii) on obtient :
aA ≤ −162 /(2 × 37) ≈ −3.46m/s2 . La décélération minimale doit être de 3.46m/s2 .
c) À partir du moment où les freins sont actionnés, la voiture A roule (s’il n’y a pas d’obstacle) jusqu’à
s’immobiliser : vA = 16 − 2tc = 0 =⇒ tc = 8 s et aura alors parcouru une distance de xA = 16 × 8 − 82 = 64 m
pendant que B aura parcouru |xB (tb ) − x0B | = 8 m dans le sens opposé avant de s’immobiliser. Pour éviter la
collision, la distance minimale doit être de 64 + 8 = 72 m.
Exercice 13 : On appelle cycloïde la courbe générée par un point M d’un cercle roulant sans glissement
sur une droite. Si le cercle possède un rayon a et roule sur l’axe x dans le plan cartésien Oxz, alors l’équation
−−→
paramétrique peut être donnée par : x = a(θ + sin θ) et z = a(1 + cos θ) où θ est l’angle entre Oz et ΩM , Ω
étant le centre du cercle. Montrer que le rayon de courbure en un point M quelconque de la cycloïde est :
ρ = 4a cos(θ/2)
(ẋ2 +ż 2 )3/2
Solution : On a, d’après le cours, ρ = |ż ẍ−ẋz̈| .
ẋ = aθ̇(1 + cos θ), ẍ = aθ̈(1 + cos θ) − aθ̇2 sin θ,
ż = −aθ̇ sin θ → z̈ = −aθ̈ sin θ − aθ̇2 cos θ.
ẋ2 + ż 2 = 2a2 θ̇2 (1 + cos θ) → (ẋ2 + ż 2 )3/2 = 23/2 a3 θ̇3 (1 + cos θ)3/2 .
ż ẍ − ẋz̈ = −aθ̇ sin θ × [aθ̈(1 + cos θ) − aθ̇2 sin θ] − aθ̇(1 + cos θ)(−aθ̈ sin θ − aθ̇2 cos θ)
→ |ż ẍ − ẋz̈| = a2 θ̇3 (1 + cos θ), et par suite ρ = 23/2 a(1 + cos θ)1/2 . On peut encore simplifier ce résultat si on
est bon en trigonométrie. En effet, on a : cos θ = 2 cos2 θ/2 − 1 =⇒ 1 + cos θ = 2 cos2 θ/2, ce qui mène à
ρ = 23/2 a(2 cos2 (θ/2)1/2 → ρ = 23/2 21/2 a[cos2 (θ/2)]1/2 , soit ρ = 4a cos(θ/2) .
Exercice 14 : On considère l’hélice circulaire d’équations paramétriques (x = R cos θ, y = R sin θ, z = hθ),
−−→
où R et h sont des constantes positives et θ est l’angle entre Ox et Om, m étant le projeté orthogonal du
point (x, y, z) sur le plan (xy). a) Par un calcul similaire à celui de l’exercice précédent, montrer que le rayon
de courbure en n’importe quel point de l’hélice vaut ρ = R(1 + h2 /R2 ). b) Calculer la longueur de l’arc
d’hélice compris entre θ et θ + π.
(ẋ2 +ẏ 2 +ż 2 )3/2
Solution : Le rayon de courbure, voir le cours, s’écrit :ρ = .
[(ẏz̈−ż ÿ)2 +(ż ẍ−ẋz̈)2 +(ẋÿ−ẏẍ)2 ]1/2
Calculons :
ẋ = −Rθ̇ sin θ, ẍ = −Rθ̇2 cos θ − Rθ̈ sin θ, ẋ2 = R2 θ̇2 sin2 θ
ẏ = Rθ̇ cos θ, ÿ = −Rθ̇2 sin θ + Rθ̈ cos θ, ẏ 2 = R2 θ̇2 cos2 θ
ż = hθ̇, z̈ = hθ̈, ż 2 = h2 θ̇2
(ẋ2 + ẏ 2 + ż 2 )3/2 = θ̇3 (R2 + h2 )3/2
[(ẏz̈ − ż ÿ)2 + (ż ẍ − ẋz̈)2 + (ẋÿ − ẏẍ)2 )]1/2 = R2 θ̇3 [1 + h2 R2 θ6 ]1/2 = θ3 R(R2 + h2 )1/2
!
θ̇3 (R2 + h2 )3/2 (R2 + h2 ) h2
ρ= 3 = = R 1 +
θ R(R2 + h2 )1/2 R R2

p élémentaire ds et √
b) Entre l’arc le module v de la
√vitesse, on a la relation √ le cours) : v =√ds/dt. On tire
(voir
R2 + h2 θ̇dt = R2 + h2 dθ =⇒ s = θθ+π R2 + h2 dθ = π R2 + h2 , soit
R
ds = vdt = ẋp 2 + ẏ 2 + ż 2 dt =

encore s = πR 1 + h2 /R2 .

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