Risques d'inondation en France
Risques d'inondation en France
Les inondations
DOSSIER D’INFORMATION
Le phénomène inondation
Quelques définitions ..................................................................................... 3
Le processus de formation des crues ........................................................... 6
L’influence des facteurs naturels.................................................................. 6
L’aléa inondation
La période de retour des crues ..................................................................... 7
La hauteur et la durée de submersion......................................................... 7
La vitesse du courant..................................................................................... 8
Le volume de matière transportée............................................................... 8
Le risque inondation
L’influence des facteurs anthropiques......................................................... 9
Les atteintes aux hommes, aux biens et aux activités............................. 10
Les atteintes à l’environnement................................................................. 10
Les événements historiques en France .......................................................11
Votre commune face au risque sur [Link].................................. 11
Références ....................................................................................................... 20
Organismes de référence, sites internet consultés et bibliographie
Glossaire........................................................................................................... 20
Conception et réalisation :
Alp’Géorisques [38420 Domène]
Graphies [38240 Meylan]
Août 2004
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Introduction
Les inondations constituent un risque
majeur sur le territoire national, mais
également en Europe et dans le monde
entier. Au premier rang des catastrophes
naturelles dans le monde, elles font environ
20 000 victimes par an. Certaines résultent de
phénomènes qui se renouvellent chaque an-
née comme la mousson, d’autres sont le fait
de circonstances particulières (cyclones,
typhons, orages violents).
En France, le risque inondation concerne
une commune sur trois à des degrés divers
dont 300 grandes agglomérations. Pour
160 000 km de cours d’eau, une surface de
22 000 km2 est reconnue particulièrement
inondable : deux millions de riverains sont
concernés. Les dégâts causés par les inon-
dations représentent environ 80 % du coût Les communes à risque inondation
des dommages imputables aux risques naturels, soit en moyenne Avec enjeu humain
Enjeu humain non défini
250 M€ par an. La moitié de cette somme relève des activités éco- Sans enjeu humain
nomiques. Deux millions de riverains sont concernés
par le risque d’inondation
En raison de pressions économiques, sociales, foncières ou encore (Source : Recueil national des communes à risques,
MEDD-DPPR-SDPRM, 2004).
politiques, les cours d’eau ont souvent été aménagés, couverts, dé-
viés, augmentant ainsi la vulnérabilité des populations et des biens.
Pour remédier à cette situation, l’amé-
lioration de la prévision et de la pré-
vention des inondations reste l’outil
essentiel de l’État. Une meilleure in- L’aléa
formation des populations exposées et Quelques définitions sont nécessaires
la diminution de la vulnérabilité des à la compréhension de ce document.
L’aléa est la manifestation
biens situés dans les zones inondables d’un phénomène naturel d’occurrence
sont à privilégier. Cependant, si l’État et d’intensité données.
et les communes ont des responsabili- L’enjeu est l’ensemble des personnes
et des biens susceptibles d’être affectés
tés dans ce domaine, chaque citoyen par un phénomène naturel.
doit aussi contribuer à se protéger L’enjeu Le risque majeur est la conséquence
d’un aléa d’origine naturelle ou humaine,
efficacement et diminuer sa propre dont les effets peuvent mettre en jeu
vulnérabilité. un grand nombre de personnes,
occasionnent des dégâts importants
et dépassent les capacités de réaction
des instances directement concernées.
La vulnérabilité exprime et mesure
le niveau de conséquences prévisibles
de l’aléa sur les enjeux.
Le risque Différentes actions peuvent la réduire
en atténuant l’intensité de certains aléas
ou en limitant les dommages
sur les enjeux.
LES INONDATIONS
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LE PHÉNOMÈNE INONDATION
Quelques définitions
En Asie, la mousson d’été est à l’origine des inon-
dations les plus catastrophiques au niveau mondial.
L’inondation
Entre avril et octobre, l’air surchauffé des tropiques
s’élève au-dessus de l’Himalaya, créant une dépres-
L’inondation est une submersion, rapide ou lente, d’une zone ha-
sion qui attire l’air de la mer plus humide. En alti- bituellement hors d’eau.
tude, la vapeur d’eau se condense et crée des pluies
durables et abondantes. Le risque d’inondation est la conséquence de deux composantes :
l’eau qui peut sortir de son lit habituel d’écoulement et l’homme
qui s’installe dans l’espace alluvial pour y implanter toutes sortes
de constructions, d’équipements et d’activités.
On distingue trois types d’inondation.
Inondation par remontée de nappe La montée lente des eaux en région de plaine
Les inondations de plaine se produisent lorsque la rivière sort len-
tement de son lit mineur et inonde la plaine pendant une période
relativement longue. La rivière occupe son lit moyen et éven-
tuellement son lit majeur.
Après une ou plusieurs années pluvieuses, il arrive
que la nappe affleure et qu’une inondation spontanée
se produise : on parle d’inondation par remontée de
nappe phréatique. Ce phénomène concerne particu-
lièrement les terrains bas ou mal drainés. Sa dynamique lente
perdure plusieurs semaines.
La formation rapide de crues torrentielles
Lorsque des précipitations intenses, telles des averses violentes, tom-
bent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent
rapidement dans le cours d’eau, engendrant des crues torrentielles
brutales et violentes. Le cours d’eau transporte de grandes quantités
de sédiments et de flottants (bois morts, etc.), ce qui se traduit par
une forte érosion du lit et un dépôt des matières transportées. Ces
dernières peuvent former des barrages, appelés embâcles, qui, s’ils
viennent à céder, libèrent une énorme vague pouvant être mortelle.
Embâcle
Le ruissellement pluvial
sur un torrent
L’imperméabilisation du sol par les aménagements (bâtiments, voi-
ries, parkings, etc.) et par les pratiques culturales limite l’infiltra-
tion des précipitations et accentue le ruissellement. Ceci occasionne
souvent la saturation et le refoulement du réseau d’assainissement
des eaux pluviales. Il en résulte des écoulements plus ou moins
importants et souvent rapides dans les rues.
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Au sens large, les inondations comprennent également les inonda-
tions par rupture d’ouvrages de protection (brèches dans les digues)
et les inondations dans les estuaires. Ces dernières résultent de la Crue
conjonction de la crue des fleuves, de fortes marées et de situations
dépressionnaires (régime de tempête). Tempête
Le débit de la rivière
La crue
La crue correspond à l’augmentation de la quantité d’eau qui s’écou- Le débit (Q) d’un cours d’eau en un point donné est
le volume d’eau passant en ce point pendant une
le dans la rivière (débit) et peut concerner l’ensemble du lit majeur unité de temps ; il s’exprime en m3 / s ou en l / s.
de la rivière. L’importance de l’inondation dépend de trois paramè-
tres : la hauteur d’eau, la vitesse du courant et la durée de la crue.
Ces paramètres sont conditionnés par les précipitations, l’état Bassin versant
du bassin versant et les caractéristiques du cours d’eau
(profondeur, largeur de la vallée, etc.). Ces caracté- Le bassin versant d’une
rivière est son aire géo-
ristiques naturelles peuvent être aggravées par graphique d’alimentation
la présence d’activités humaines. en eau.
L’exutoire est le point le
L’étiage plus en aval du réseau hydro-
graphique, par lequel passent tou-
Le débit d’étiage est le débit minimum tes les eaux de ruissellement drainées
par le bassin versant.
d’un cours d’eau, observé sur un temps
Exutoire
donné en période de basses eaux.
LES INONDATIONS
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Le lit de la rivière
Lit mineur
Le lit mineur
Le lit mineur est constitué par le lit ordinaire du cours d’eau, pour
le débit d’étiage ou pour les crues fréquentes (crues annuelles).
Le lit majeur
Le lit majeur comprend les zones basses situées de part et d’autre
du lit mineur, sur une distance qui va de quelques mètres à plusieurs
kilomètres. Sa limite est celle des crues exceptionnelles.
Lit moyen
On distingue deux types de zones :
- les zones d’écoulement, au voisinage du lit mineur ou des che-
naux de crues, où le courant a une forte vitesse ;
- les zones d’expansion de crues ou de stockage des eaux, où la
vitesse est faible. Ce stockage est fondamental, car il permet le la-
minage de la crue, c’est-à-dire la réduction du débit et de la vitesse
Lit majeur de montée des eaux à l’aval.
Le lit moyen
Sous certains climats, notamment méditerranéens, on peut identi-
fier un lit moyen. Pour les crues de période de retour de 1 à 10 ans,
La ripisylve est la végétation abondante et variée
qui borde les rivières. On distingue trois étages :
l’inondation submerge les terres bordant la rivière et s’étend dans
- arborescent (frêne, peuplier, saule blanc, etc.), le lit moyen. Il correspond à l’espace fluvial ordinairement occupé
- arbustif (fusain, troène, cornouiller, saules buisson- par la ripisylve, sur lequel s’écoulent les crues moyennes (cf chapi-
nants, etc.),
- herbacé (ortie, « roseaux », etc.).
tre sur la qualification de l’aléa).
6
Le processus de formation des crues
Comprendre ce processus revient à analyser les différents facteurs
concourant à la formation et à l’augmentation temporaire des débits
d’un cours d’eau. En simplifiant, on distingue :
• l’eau mobilisable, constituée de l’eau reçue par le bassin versant ;
• le ruissellement, qui correspond à la part de l’eau qui n’a pu s’in-
filtrer dans le sol. Il dépend de la nature du sol, de son occupation
de surface et de l’intensité de l’épisode pluvieux ;
• le temps de concentration, qui est défini par la durée nécessaire
pour qu’une goutte d’eau partant du point le plus éloigné de l’exu-
toire du bassin versant parvienne jusqu’à celui-ci ;
• la propagation de l’onde de crue, qui est fonction de la structure
du lit et de la vallée alluviale, notamment de la pente et des carac-
téristiques du champ d’inondation.
L’ALÉA INONDATION
Le transport solide
Chacun des trois derniers paramètres a plus ou moins d’importance Morphodynamique : ensemble des paramètres
morphologiques (tracé du cours d’eau, pente en
selon les caractéristiques morphodynamiques de la rivière. Par long, etc.) et dynamiques (vitesse de montée des
exemple, l’aléa inondation d’une rivière, dont la pente en long est eaux, érosion, alluvionnement, etc.) d’une rivière.
faible (inférieure à 0,1 %) sera surtout caractérisé par la hauteur et Pente en long : pente longitudinale d’un cours
d’eau.
la durée de submersion. L’aléa inondation d’une rivière torrentielle
sera essentiellement caractérisé par une vitesse du courant élevée et
un fort transport solide.
LES INONDATIONS
9
LE RISQUE INONDATION
Les responsabilités
Face au risque d’inondation, l’État et les collectivités territoriales
ont un rôle de prévention qui se traduit notamment par des actions
d’information et une politique d’entretien et de gestion des cours
d’eau domaniaux.
De plus, les collectivités territoriales ont à leur charge la prise en
compte du risque dans les documents d’urbanisme et l’État la réa-
lisation des plans de prévention des risques naturels (PPR) pour les
communes les plus menacées.
Cependant, les propriétaires riverains de cours d’eau non domaniaux
ont aussi un rôle essentiel à jouer. Ils ont l’obligation :
- de curer régulièrement le lit, pour rétablir le cours d’eau dans sa
largeur et sa profondeur naturelles ;
- d’entretenir les rives leur appartenant ;
- d’enlever les embâcles et débris, pour maintenir l’écoulement
naturel des eaux et assurer la bonne tenue des berges.
La prévision et la prévention
La prévision Le centre météo de Toulouse
exploite les observations
L’inondation est un risque prévisible dans son intensité, mais il est du réseau de radars météorologiques Aramis
difficile de connaître le moment où elle se manifestera. Les para- et les mesures des 170 stations météorologiques
du réseau national.
mètres concourant à la formation des crues sont nombreux, cepen-
Exemple théori
La prévention
Un épisode cévenol se dit d’une situation météo- La prévention regroupe l’ensemble des dispositions à mettre en
rologique durant laquelle soufflent des vents de sud oeuvre pour réduire l’impact d’un phénomène naturel prévisible
chargés d’humidité en provenance de Méditerranée
vers les versants sud du Massif Central (Cévennes). sur les personnes et les biens.
En arrivant sur le continent, l’air chaud rencontre de En matière d’inondation, il est difficile d’empêcher les événements
l’air froid, condition idéale pour que se forment des
orages. De plus, en présence de reliefs, l’air chaud de se produire. De plus, les ouvrages de protection collectifs, com-
est forcé de s’élever en se refroidissant, ce qui ag- me les digues, ne peuvent garantir une protection absolue et pro-
grave considérablement le phénomène orageux. De
fortes quantités d’eau se déversent alors. curent un faux sentiment de sécurité. En conséquence, le meilleur
Par abus de langage, le terme d’épisode cévenol est moyen de prévention contre les risques d’inondation est d’éviter
désormais utilisé pour désigner des épisodes à fortes
pluies sur de petits bassins versants, ou sur des bas- d’urbaniser les zones exposées. Pour autant, de nombreuses habita-
sins versants à fort relief, situés entre la Catalogne tions existent déjà dans ces zones.
et le Piémont italien.
14
Réduire la vulnérabilité
Face à ce constat, il faut agir sur la réduction de la vulnérabilité des en-
jeux, c’est-à-dire sur la limitation des éventuels dommages : on parle
de mitigation. Celle-ci concerne notamment les biens économiques :
les constructions (privées et publiques), les bâtiments industriels et
commerciaux, ceux nécessaires à la gestion de crise, les réseaux de
communication, d’électricité, d’eau, de communication, etc.
La mitigation suppose notamment la formation des divers interve-
nants (architectes, ingénieurs en génie civil, entrepreneurs etc.) en
matière de conception et de prise en compte des phénomènes natu-
rels (climatiques et géologiques), ainsi que la définition de règles
de construction. Leur application doit par ailleurs être garantie par
un contrôle des ouvrages. Cette action sera d’autant plus efficace
quand tous les acteurs concernés, c’est-à-dire également les inter-
médiaires tels que les assureurs et les maîtres d’œuvre, y seront
sensibilisés.
Si l’État et les communes ont des responsabilités dans ce domaine,
les propriétaires, locataires ou plus simples citoyens, peuvent
contribuer à se protéger efficacement et diminuer leur propre
vulnérabilité. Pour cela, il est primordial que chacun connaisse au
préalable le phénomène auquel il est exposé, en s’informant sur sa
description, l’accident possible et les dommages potentiels [voir le
chapitre sur l’information préventive].
Anticiper la crise
Une bonne anticipation de la crise est ensuite nécessaire. La
meilleure réponse permettant de faire face à la gravité d’une inon- Le batardeau
dation en attendant les secours est un plan familial de mise en permet de limiter
la pénétration
sûreté (PFMS). Un tel plan se prépare à l’avance, afin d’éviter la de l’eau
panique au moment de l’événement. Il est recommandé d’y faire dans la maison
(porte, fenêtre, etc.)
figurer des informations sur le signal d’alerte et les consignes de
sécurité, les numéros utiles (urgence, services de l’État, compa-
gnie d’assurance, etc.), les fréquences radio et tout autre élément à
adapter à chaque situation familiale. Le site [Link] donne
des indications pour aider chaque famille à réaliser son PFMS :
[Link]
Le PPR s’appuie sur deux cartes : la carte des aléas [voir le chapitre sur la
qualification de l’aléa] et la carte de zonage. Celle-ci définit trois zones :
• la zone rouge où, d’une manière générale, toute construction est
Le plan de communication établi par le maire peut
interdite, soit en raison d’un risque trop fort, soit pour favoriser le comprendre divers supports de communication,
laminage de la crue ; ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes
aux modèles arrêtés par les ministères chargés de
• la zone bleue où l’on autorise les constructions sous réserve de l’environnement et de la sécurité civile (arrêté du
respecter certaines prescriptions, par exemple une cote de plancher 27 mai 2003).
L’information préventive
La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une infor-
mation sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou
partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les
concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L.125.2
du Code de l’environnement.
Établi sous l’autorité du préfet, le dossier départemental des
risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département
l’ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les
phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du Le maire peut imposer ces affiches :
DDRM, le préfet porte à la connaissance du maire les risques dans • dans les locaux accueillant plus de 50 personnes ;
• dans les immeubles regroupant plus de 15 loge-
la commune, au moyen de cartes au 1 : 25 000 et décrit la nature des ments ;
risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d’État • dans les terrains de camping ou de stationnement
de caravanes regroupant plus de 50 personnes.
mises en place. Les propriétaires de terrains ou d’immeubles doi-
vent assurer cet affichage (sous contrôle du maire)
à l’entrée des locaux ou à raison d’une affiche par
5 000 m2 de terrain.
LES INONDATIONS
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Le maire élabore un document d’information communal sur les
risques majeurs (DICRIM). Ce document présente les mesures de
prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs
de police du maire. Le DICRIM doit être accompagné d’une com-
munication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte
par un plan de prévention des risques) et d’une campagne d’affi-
chage. Ces deux documents sont disponibles en mairie.
AVANT
Un certain nombre de consignes générales à suivre « Avant, Pen-
• radio portable avec piles ;
dant et Après » une alerte ont été définies. Elles sont complétées par • lampe de poche ;
des consignes spécifiques à chaque risque. • eau potable ;
• papiers personnels ;
• médicaments urgents ;
• couvertures ;
• vêtements de rechange ;
PENDANT
de rupture. C’est le cas par exemple des digues qui peuvent être nature du risque.
S’informer : écouter la radio. Les premières
submergées ou des barrages écrêteurs sur les grands fleuves, dont consignes seront données par France-Inter
l’efficacité est faible en cas de crue majeure. (1 852 mGO soit 162 kHz ou 87.8 FM).
Informer le groupe dont on est responsable.
Ne pas aller chercher les enfants à l’école.
S’informer : écouter et suivre les consignes
APRÈS
Les secours
En cas de dépassement des cotes de pré-alerte et d’alerte, les in-
formations sont d’abord transmises au préfet, qui décide d’alerter
les maires des localités concernées. Chaque maire alerte ensuite
la population de sa commune et prend les mesures de protection
immédiates. Certaines collectivités mettent en place leur propre
service d’annonce de crue.
Au niveau communal, c’est le maire, détenteur des pouvoirs de po-
lice, qui a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les
conditions fixées par le code général des collectivités territoriales.
À cette fin, il prend les dispositions lui permettant de gérer la crise
et peut, si nécessaire, faire appel au préfet représentant de l’État
LES INONDATIONS
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CONSIGNES SPÉCIFIQUES dans le département. Un prochain texte législatif prévoit d’instaurer
Prévoir les gestes essentiels : le plan communal de sauvegarde.
AVANT
• aérer ;
• désinfecter à l’eau de javel ;
• chauffer dès que possible ;
• ne rétablir le courant électrique que si
l’installation est sèche.
L’indemnisation
La loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 modifiée, relative à l’indem-
nisation des victimes de catastrophes naturelles (art. L.125-1 à
L.125-6 du Code des assurances) a fixé pour objectif d’indemniser
les victimes de catastrophes naturelles en se fondant sur le principe
de solidarité nationale.
Pour que le sinistre soit couvert au titre de la garantie « catastrophes
naturelles », il faut que l’agent naturel en soit la cause directe.
De plus, les victimes doivent avoir souscrit un contrat d’assurance
garantissant les dommages aux biens ainsi que, le cas échéant, les
dommages aux véhicules terrestres à moteur. Cette garantie est
étendue aux pertes d’exploitation, si elles sont couvertes par le
contrat de l’assuré.
L’état de catastrophe naturelle ouvrant droit à la garantie est cons-
taté par un arrêté interministériel (des ministères de l’Intérieur et de
l’Économie et des Finances) qui détermine les zones et les périodes
où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages
couverts par la garantie (article L.125-1 du Code des assurances).
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Références Glossaire
Anthropique : qui résulte de l’action de l’homme.
Organismes de référence PFMS : plan familial de mise en sûreté.
PLU : plan local d’urbanisme.
• Ministère de l’Écologie et du Développement durable (MEDD) :
SIDPC : Service interministériel de défense et de
[Link] protection civile.
SCHAPI : Service central d’hydrométéorologie et
Sites internet consultés d’appui à la prévision des inondations.
SAC : service d’annonce des crues.
• [Link]
SPC : service de prévision des crues.
Site sur la prévention des risques majeurs.
[Link]
Informations concernant le domaine de l’eau et notamment les inondations.
• [Link]
Définition du risque d’inondation et références des documents de synthèse
existants en matière d’inondations.
• [Link]
Définition du concept de mitigation et liens vers d’autres sites Internet.
• [Link]
Informations sur le phénomène d’inondation.
• [Link]
Informations sur le phénomène de crue torrentielle.
Bibliographie
Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, DPPR/BICI,
1989, Procerisq, procédures et réglementations applicables aux risques tech-
nologiques et naturels majeurs.
Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, DPPR/
SDPRM/ CARIAM, 2001, Recueil des textes fondateurs, textes relatifs à la
prévention des risques naturels majeurs, Cellule d’information documentaire
sur les risques majeurs, 154 pages.
Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, direction de la Sécu-
rité civile, 1994, Organisation-prévention et planification, Services de secours,
volume 1 et 2, Journal officiel de la République française, 934 pages.
Guide méthodologique, Plans de prévention des risques naturels (PPR) : Risques
d’inondation - 1999 - 123 pages - Prix 21,50 euros - Éd. La Documentation fran-
çaise. Diffusion : en vente à la Documentation française (29, rue Voltaire, 75344
Paris Cedex 07 - Tél. : 01 40 15 70 00) ou auprès de votre libraire habituel.
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